31/03/2011

Sauver la pêche au Sénégal

Les pêcheurs se mobilisent contre des navires étrangers
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Plusieurs milliers de pêcheurs et armateurs ont manifesté mercredi au Sénégal, notamment à Kayar (nord de Dakar), contre la présence dans les eaux sénégalaises de navires étrangers qui, selon eux, sont autorisés par le gouvernement et pillent les ressources du pays.
"Na gnou fii djog!" (qu'ils s'en aillent, en langue nationale wolof), scandaient notamment les manifestants, en référence aux navires étrangers, lors d'une marche ayant rassemblé à Kayar (52 km au nord-est de Dakar) environ 1.000 personnes arborant des brassards rouges, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Non au bradage des ressources halieutiques!", "Koureichi (Thiam, ministre sénégalais de l'Economie maritime), dégage!", pouvait-on lire sur des banderoles et pancartes brandies dans la foule.
Mercredi a été décrétée "journée sans pêche. Personne n'est allé en mer" à Kayar, a assuré à l'AFP le président du Collectif national des pêcheurs du Sénégal, Abdoulaye Guèye Diop, basé dans cette localité qui est le troisième centre de pêche du pays après Joal et Mbour (sud-est de Dakar).
Les pêcheurs artisanaux et le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes), un syndicat patronal du secteur, dénoncent des licences "illégales" accordées à une vingtaine de navires étrangers présents depuis plusieurs mois dans les eaux sénégalaises.
Selon le Gaipes, ces bateaux "russes, béliziens, mauriciens, ukrainiens et comoriens" opèrent avec "la caution" du ministère sénégalais de l'Economie maritime et "par le biais d'accords signés et non enregistrés par le gouvernement". Ils visent des espèces pélagiques dont les sardinelles appelées localement "yaboye" et les chinchards.
"Nous refusons ces autorisations parce que les espèces pélagiques qui sont ciblées sont l'alimentation de nos populations. Aujourd'hui, la sardinelle coûte beaucoup plus cher, la caisse de 45 kg est passée de 3.000 FCFA (4,6 euros) l'année dernière à des sommes variant entre 12.500 et 15.000 FCFA (19 à 23 euros) actuellement", a affirmé Abdoulaye Guèye Diop.
Selon le Gaipes, des manifestations de protestation - marches ou sit-in - ont été organisées également dans d'autres villes du pays, dont Dakar, Joal, Mbour et Saint-Louis (nord). Aucune estimation n'était disponible sur la participation.
A Dakar, quelques milliers de manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police arguant que la marche n'avait pas été autorisée, a précisé à l'AFP Dougoutigui Coulibaly, secrétaire général du Gaipes. Il y a eu au moins un blessé, un Espagnol qui a été molesté par les forces de l'ordre.
Selon M. Coulibaly, les organisateurs ont été avisés une heure avant son démarrage que la manifestation n'était pas autorisée: "Les gens s'étaient déjà rassemblés et attendaient" devant le port de Dakar, ils "ont été empêchés d'évoluer. On n'est plus dans un pays de droit!".
La pêche, un des principaux secteurs pourvoyeurs de devises au Sénégal, est depuis plusieurs années frappé par une raréfaction de la ressource et une diminution des revenus des pêcheurs.

Tourisme à St Louis

Tourisme à Saint-Louis : un secteur au potentiel sous exploité
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En dépit de son potentiel touristique qui aurait dû lui valoir une place plus importante au plan national, la région de Saint-Louis où le secteur souffre d’une absence de promotion conséquente, pointe à la troisième place au classement des régions par taux de fréquentation.
Acteur à part entière du secteur touristique, le secrétaire général de l’Association des guides amis du patrimoine, Amadou Samba Niasse, est convaincu d’une chose : ‘’Quand on parle de tourisme au Sénégal, on pense d’abord à la Petite Côte, notamment à Saly, ensuite Gorée et les Iles du Saloum’’.
Selon lui, ‘’Saint-Louis est considérée comme une étape seulement, alors qu’elle a le potentiel pour être une destination à part entière’’.
‘’Généralement, a-t-il relevé, les touristes y viennent pour se rendre au parc de Djoudj et ne durent pas’’. Il a déploré cette situation que les guides essaient de contourner en proposant des randonnées en ville pour la découverte du patrimoine de Saint-Louis.
Il y a très peu d’efforts faits pour la promotion de la destination comme il se doit à l’exception des actions menées par le syndicat d’initiative, fait remarquer M. Niasse qui juge dérisoire le nombre de 40 000 à 50 000 visiteurs que Saint-Louis reçoit par an.
Chef du service régional du tourisme, Ndéye Awa Badji Sow a elle aussi fait le même constat. Selon elle, ‘’la faible durée moyenne de séjour des touristes, la dégradation continue du patrimoine, l’absence de grands tours operators ou de grandes chaînes hôtelières’’ constituent des contraintes au développement du secteur.
Pour inverser la tendance, elle a plaidé pour une bonne promotion de la destination à travers une présence au niveau des marchés émetteurs et une connexion aérienne. Un avis partagé par Jeans Jacques Bancal de Sahel découverte. Cependant, cet écueil ne saurait être dépassé sans l’existence d’une grande chaîne hôtelière et la relance de l’activité en Mauritanie.
Selon lui, en procédant à une baisse de la TVA de 18 à 10 pour cent, l’Etat a manifesté sa volonté de booster ce secteur, en encourageant les investissements pour la diversification de l’offre et en oeuvrant de façon à permettre aux jeunes de trouver un emploi.
Bancal prie pour le retour à la normale dans les pays maghrébins traversés par un vent de révolte qui a eu un impact sur la destination Saint-Louis de même qu’en Mauritanie, pays où ont été notées quelques actions d’éléments d’Aqmi.
Quant à Mme Sow, elle se dit confiante quant à l’avenir du tourisme avec les mesures du Syndicat d’initiatives qui a édité un manuel de vente en versions française et anglaise pour la promotion de la destination Saint-Louis. Ce syndicat compte aussi créer un site web dont le contenu est déjà élaboré.
Elle salue aussi un autre fait marquant positif lié à l’amélioration de la qualité des prestations qui est due à une forte concurrence avec l‘avènement de quelques nouveaux établissements offrant un service de qualité.
Une dizaine de pages ont par ailleurs été publiées sur la destination Saint Louis par le magazine ‘’Tour Hebdo’’ pour renforcer les efforts de communication et de promotion, a-t-elle relevé.
D’ailleurs, a-t-elle souligné, le secteur a connu un léger mieux avec des nuitées qui ont augmenté de six pour cent entre 2009 et 2010. Un fait qu’elle lie à la tenue de grandes manifestations culturelles, comme le festival de jazz de Saint-Louis. Des manifestations qui constituent une occasion pour des arrivées massives de touristes.

30/03/2011

Erosion sur la petite côte

Lancement d'un projet de lutte contre l'érosion côtière, mercredi
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Le ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature Djibo Leyti Kâ procède, mercredi, au lancement du projet ‘’Adaptation à l’érosion côtière dans les zones vulnérables du Sénégal’’.
La cérémonie de lancement de ce projet aura lieu à l’hôtel Radisson, à 9 heures.
Selon le ministère de l’Environnement et de la Protection de la nature, ce projet est financé par le Fonds pour l’adaptation aux changements climatiques du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Le Centre de suivi écologique (CSE) dudit ministère contribuera à sa mise en œuvre, qui ‘’consiste à mettre en place des infrastructures de protection côtière et de lutte contre la salinisation des terres, avec une forte composante information-éducation et communication’’.
Les communes de Rufisque, Saly et Joal, dans les régions de Dakar et Thiès, doivent bénéficier de ce projet devant ‘’permettre aux communautés vulnérables de mieux s’adapter aux effets négatifs des changements climatiques’’, indique le communiqué.
Il fait savoir que ‘’l’accréditation du CSE a matérialisé la modalité d’accès direct, qui est une nouvelle caractéristique dans le financement du climat initiée par le conseil du Fonds pour l’adaptation aux changements climatiques’’.
Selon ledit ministère, le Fonds pour l’adaptation aux changements climatiques doit ‘’offrir aux pays en développement un moyen simple et rapide pour accéder et gérer les ressources financières’’.

Brussels Airlines et Sénégal Airlines...

Sénégal-Belgique: négociations pour un nouvel accord aérien

Sénégal

Le Sénégal et la Belgique négocient un nouvel accord aérien, a-t-on appris mardi auprès du ministère sénégalais des Transports aériens, trois mois après l'interdiction faite à la compagnie Brussels Airlines de desservir trois capitales africaines à partir de Dakar.
"La rencontre a débuté hier (lundi) à Dakar pour trouver un nouvel accord aérien entre le Sénégal et la Belgique. Les discussions vont au moins durer trois jours", a indiqué à l'AFP le ministère chargé des Transports aériens.
Les négociations ont été ouvertes en présence des ministres sénégalais et belges chargés du transport aérien, Karim Wade et Etienne Shouppe, ainsi que de responsables de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, Senegal Airlines, et de Brussels Airlines.
La compagnie Brussels Airlines avait reçu début janvier une lettre des autorités sénégalaises l'obligeant à cesser ses vols entre Dakar et trois autres destinations africaines, Banjul, Conakry et Freetown.
Ces liaisons étaient opérées dans le cadre de vols combinés, destinés à optimiser le remplissage des avions: l'appareil desservait d'abord Dakar, puis repartait avec une partie de ses passagers vers l'une des trois autres destinations.
Cette autorisation accordée à Brussels Airlines était "exceptionnelle et provisoire, justifiée" par le fait qu'une demande était là et qu'Air Sénégal International (ASI) avait cessé ses activités en avril 2009, avait déclaré à l'AFP Cheikh Tidiane Senghor, directeur général des transports aériens au ministère sénégalais des Transports.
Avec l'arrivée de Senegal Airlines, propriété de l'Etat et d'intérêts privés sénégalais, cette autorisation ne se justifie plus, avait-il ajouté.

29/03/2011

Procès Habré

Le Sénégal favorable à la création d’une Cour internationale ad hoc à Dakar pour juger Habré
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Le Sénégal s’est accordé avec l’Union Africaine en vue créer une "Cour internationale ad hoc" pour juger l’ex-président tchadien Hissène Habré.
Cette décision intervient après la menace du président sénégalais Abdoulaye Wade d’en finir avec l’affaire Habré, en la renvoyant à l’UA qui le lui avait confié.
Elle a été prise à l’issue de deux jours de discussions les 23 et 24 mars 2011 à Addis Abeba, indique un communiqué remis à la presse par des organisations des droits de l’homme.
Accusé de crime contre l’humanité, d’acte de torture et de barbarie, l’ancien président tchadien Hissène Habré est en exil à Dakar depuis qu’il a été évincé du pouvoir en 1990.
Au Comité des Nations Unies contre la Torture qui rappelle au Sénégal son "obligation" de juger ou d’extrader Habré en Belgique, qui en avait fait la demande en 2005, le président Wade signifie que Hissen Habré devait être jugé en Afrique.
Le 10 décembre 2010, le président Wade avait déclaré qu’il "en avait assez" de l’affaire Habré et qu’il la "renvoyait" à l’Union africaine.
Abdoulaye Wade avait même évoqué la possibilité de renvoyer Habré au Tchad pour qu’il y soit jugé. Une initiative à laquelle s’ opposent les organisations de défense des droits humains par crainte que Habré, qui a déjà été condamné à mort par contumace par une Cour tchadienne en 2008, ne bénéficie pas d’un procès équitable au Tchad.
Concernant la Cour internationale ad hoc, il est précisé dans le document que tous les magistrats - sénégalais et africains - seront nommés par le président de la Commission de l’Union africaine.
Dans la première mouture de ce projet de tribunal ad hoc présenté au président sénégalais, il était prévu la création de chambres africaines extraordinaires au sein des tribunaux sénégalais, dont les présidents de chambre, de première instance et d’appel, seraient nommés par l’Union africaine.
C’est en juillet 2006, sous la pression des victimes tchadiennes, appuyées par des ONG, que les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont donné mandat au Sénégal de juger Hissène Habré.
La justice sénégalaise avait inculpé Hissène Habré en 2000 de crime contre l’humanité avant de se déclarer incompétente.
Mais c’est seulement en 2007 que l’Assemblée nationale sénégalaise a voté une loi qui déclare les tribunaux sénégalais compétents pour juger l’ancien président du Tchad.
Et depuis lors, rien n’a été fait. Le Sénégal déclare qu’il ne commencera pas le procès tant qu’il n’aura pas obtenu son financement complet qu’il estime à 18 milliards francs Cfa.
Les pays donateurs se sont engagés à contribuer à hauteur de 8, 6 millions d’euros pour l’organisation du procès, levant ainsi le principal obstacle au jugement de l’ancien président tchadien. Cette décision a été annoncée le 24 novembre 2010, à Dakar, au terme d’une table ronde des donateurs pour le financement de ce procès.
Mais, un autre obstacle est venu s’ajouter aux premiers : la Cour de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, a laquelle appartient le Sénégal) a jugé que les tribunaux sénégalais ne pouvaient pas juger Hissène Habré et qu’il fallait une juridiction spéciale.
Il reste maintenant à finaliser l’accord relatif à la création de la Cour ad hoc, le projet de Règlement de procédure et de preuves ainsi que la feuille de route pour la mise en place du tribunal. Une nouvelle rencontre en sens est prévue à Dakar dans la dernière semaine du mois d’avril 2011.
Et cette rencontre sera suivie par la réunion inaugurale du Comité de gestion des pays donateurs, établi pour gérer les fonds destinés au procès, informent les organisations sénégalaises des droits de l’homme.

27/03/2011

Importer un véhicule au Sénégal

IMPORTER UN VEHICULE AUTOMOBILE AU SENEGAL
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Le décret n°2001-72 du 26 janvier 2001 relatifs à l’importation au Sénégal des véhicules,
cycles et cyclomoteurs usagés, interdit la mise à la consommation des catégories de
véhicules suivant :
 véhicules de tourisme et véhicules utilitaires légers, de moins de 3.5 tonnes PTAC
dont l’âge est supérieur à 5 ans ;
 véhicules de transport des personnes, comportant un minimum de 7 places, dont
l’age est supérieur à 7 ans ;
 véhicules de transport de marchandises de plus de 3.5 tonnes PTAC dont l’âge est
supérieur à 10 ans ;
 cycles et cyclomoteurs usagers n’excédant pas 50 cm3.
La mise à la consommation est le régime douanier qui, moyennant paiement des droits et
taxes et accomplissement des formalités de dédouanement, confère le statut national sur le
plan douanier aux marchandises importées.
Dès lors, l’importation temporaire ou le transit de véhicules visés supra est autorisée.
Toutefois, pour éviter des formalités fastidieuses à leur arrivée au Sénégal, il est fortement
conseillé à toute personne qui désire se rendre au Sénégal avec un véhicule qui relève d’une
des catégories pré-citées, de se faire établir un carnet ATA ou un carnet de passage en
douane auprès de la Chambre de Commerce ou d’un touring ou automobile club avant leur
départ de France.
Formalités de délivrance de passavant de circulation
La délivrance de passavant de circulation demeure applicable aux autres véhicules
appartenant à des non-résidents en transit sur le territoire sénégalais ou y séjournant
notamment pour des motifs touristiques.
Les touristes qui ne disposent pas de carnet de passage en douane ou de carnet ATA, peuvent
se faire délivrer un passavant à leur arrivée au Sénégal sur présentation
- de leur passeport en cours de validité ;
- du certificat d’immatriculation du véhicule concerné (carte grise).
2
Le passavant est délivré pour une période de 10 jours par les bureaux et postes de douane
frontaliers. Ils peuvent être prorogés deux fois au maximum. Chaque prorogation est accordée
pour une durée de 15 jours maximum par les Inspecteurs Régionaux.
Au-delà de cette durée de séjour, le véhicule devra être réexporté hors du territoire
sénégalais. Il pourra éventuellement être mis à la consommation ou placé sous admission
temporaire, aux conditions respectives de ces deux régimes douaniers.
Coordonnées utiles :
Direction Générale des Douanes du Sénégal
Bureau des Relations Publiques et de la Communication
8-10, allées Robert Delmas
Dakar
Tél : (00.221).33.889.74.52 / Fax : (00 221).33.822.12.97
http://www.douanes.sn

LE DEDOUANEMENT DE VEHICULES
Les seuls bureaux de douane compétents pour le dédouanement des véhicules importés au Sénégal sont ceux de Dakar-Port Nord et de Dakar-Port Sud. Cependant, dans des cas exceptionnels (véhicules dédouanés en apurement de régimes suspensifs au niveau des grandes entreprises basées dans les régions, véhicules accidentés, en épave et / ou totalement immobilisés, par exemple), les bureaux de douane régionaux peuvent être autorisés à procéder au dédouanement.
Le taux cumulé des droits et taxes applicables aux véhicules de tourisme (droit d’enregistrement non inclus) est de 44,48% et se décompose comme suit :
Droits de douane (DD) : 20% ;
Redevance statistique (RS) : 1%
Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : 18% ;
Prélèvement communautaire de solidarité (PCS) :1% ;
Prélèvement CEDEAO (PC- CEDEAO) : 0,5%.
Prélèvement COSEC : 0,2% (valable seulement pour les importations par voie maritime).
Ce taux cumulé est de :
32,68% pour les véhicules automobiles pour le transport de dix (10) personnes ou plus, chauffeur inclus, ainsi que pour les véhicules automobiles pour le transport de marchandises ;
26,78% pour les véhicules automobiles à usages spéciaux (c'est-à-dire autres que ceux principalement conçus pour le transport de personnes ou de marchandises « dépanneuses, camions-grues, voitures de lutte contre l’incendie, camions-bétonnières, voitures épandeuses, voitures balayeuses par exemple »).
Pour déterminer les droits et taxes à payer sur un véhicule, il suffit donc d’appliquer le taux cumulé à la valeur taxable, elle-même constituée par la valeur du véhicule majorée des frais de transport (fret) ainsi que, s’il y a lieu, de l’assurance - transport et des autres frais se rapportant à la vente et à la livraison au Sénégal.
Autrement dit :
Valeur taxable = Valeur FOB du véhicule + Montant du fret + autres frais (voir ci-dessus).
Montant des droits et taxes = Valeur taxable x taux cumulé (44,48%  ou 32,68% ou encore 26,78% selon le type de véhicule).
Par ailleurs, au moment du dédouanement, il est perçu un droit d’enregistrement au taux de :
2% sur les véhicules à moteur neufs ;
5% sur les véhicules à moteur d’occasion.
Ce droit d’enregistrement est perçu, pour les véhicules importés, sur la base d’un montant égal à la valeur CAF augmentée du montant du Droit de douane et de la Redevance statistique et de la TVA.
L’assiette du droit d’enregistrement n’intègre pas les divers prélèvements liquidés par la Douane (Prélèvement communautaire de solidarité (PCS), Prélèvement CEDEAO (PC- CEDEAO) et Prélèvement COSEC).
Il est calculé comme suit :
Droit d’enregistrement = (Valeur taxable + Montant des droits et taxes) x (2% ou 5% selon le cas).
Nota :
En prenant en compte le droit d’enregistrement au taux de 5% :
le taux cumulé antérieurement chiffré à 44,48% passe à 51,62% ;
le taux cumulé antérieurement chiffré à 32.68% passe à 39,23%.
En prenant en compte le droit d’enregistrement au taux de 2% :
le taux cumulé antérieurement chiffré à 44,48% passe à 47,34% ;
le taux cumulé antérieurement chiffré à 32.68% passe à 35,30%.
Il est à noter, que le droit d’enregistrement est perçu sous forme de droit fixe de 2000 FCFA pour les véhicules de transport public, de voyageurs ou de marchandises, exploités par des personnes physiques ou morales titulaires des autorisations réglementaires et inscrites, en cette qualité, au rôle des patentes.
Pour les personnes physiques ou morales qui bénéficient normalement de ce droit fixe, ils acquittent d’abord le droit d’enregistrement aux taux de 2% ou 5% et par la suite, ils doivent apporter les justificatifs de leur qualité de transporteur public de marchandises ou de voyageurs (licence, agrément, inscription au rôle des patentes tec.) auprès de la Direction générale des Impôts et des Domaines, en vue d’une restitution du trop perçu au cordon douanier.
Nous allons, ci-après, décliner les méthodes permettant de déterminer les éléments de taxation que sont la valeur du véhicule et le fret applicable :
Valeur FOB à retenir pour le véhicule
Véhicules neufs :
La valeur FOB retenue est celle la plus élevée entre, d’une part, la valeur de la facture et, d’autre part, le prix catalogue au tarif d’exportation ou, à défaut, le prix obtenu après avoir procédé à une assimilation (cas des véhicules non destinés au marché français et, donc, non repris ni dans le catalogue des catalogues, ni dans l’argus).
Toutefois, pour les véhicules importés par les concessionnaires, la valeur FOB retenue est celle de la facture, après application du taux d’ajustement.
Nota :
Le prix des accessoires et équipements montés ne faisant pas partie de l’équipement normal du modèle de base du véhicule importé doit être incorporé, le cas échéant, dans la valeur à déclarer.
Véhicules d’occasion :
Sont considérés comme tels les véhicules ayant déjà été immatriculés préalablement à leur importation au Sénégal.
Toutefois, l’apposition d’une plaque de garage (WW) n’est pas considérée comme une immatriculation. En effet, elle permet, le plus souvent, de faire circuler le véhicule dans des délais impartis, pour l’approcher de son point d’exportation.
Plusieurs cas de figure peuvent se présenter :
Véhicules non encore cotés à l’argus :
Ce sont les véhicules qui, en raison d’une mise à la consommation récente, ne sont pas encore cotés à l’argus.
La valeur FOB à retenir est celle la plus élevée entre la valeur facture et le prix catalogue au tarif d’exportation du véhicule neuf, sur laquelle sont appliqués les abattements suivants :
Mise en circulation dans le mois précédent le dédouanement : 5% ;
Mise en circulation deux (02) mois avant le dédouanement : 15% ;
 Mise en circulation trois (03) mois avant le dédouanement : 20% ;
Mise en circulation plus de trois (03) mois avant le dédouanement : 1% par mois en sus des abattements ci-dessus.
Chaque mois commencé doit être considéré comme complet.
Le montant maximum de la dépréciation calculée conformément aux principes ci-dessus ne peut excéder 75% du prix du véhicule neuf.
Véhicules cotés à l’argus :
La valeur FOB à retenir est celle la plus élevée entre la valeur facture et la cotation à l’argus. Dans l’hypothèse où la cotation est plus élevée, il est appliqué un abattement de 20%.
Véhicules qui ne sont plus cotés à l’argus du fait de leur âge avancé :
La valeur à retenir est celle la plus élevée entre la valeur facture et celle de la dernière cotation du véhicule à l’argus.
Véhicules accidentés (réutilisables ou non) et épaves importées :
Ce sont les seuls cas où le recours à l’expertise est prévu.
La valeur retenue est appréciée par le service, sur la base d’un rapport d’expertise qui, toutefois, ne le lie pas.
Il n’est pas délivré de certificat de mise à la consommation lors du dédouanement des épaves.
Véhicules admis temporairement à titre exceptionnel :
Lors de leur mise à la consommation, la valeur à retenir est celle déclarée au moment de l’entrée.
Les droits et taxes sont alors majorés d’un intérêt de crédit.
Véhicules réformés et proposés à la vente par les missions diplomatiques et organisations assimilées (organisations internationales et ONG) :
La valeur CAF à retenir est la valeur d’adjudication, lorsque la vente est effectuée en présence de la Douane. A défaut, le dédouanement s’effectue selon les principes décrits ci-dessus.
Fret applicable aux véhicules
Le fret à retenir pour les véhicules importés est celui le plus élevé entre la facture et le montant minimum ci-dessous indiqué :
Véhicules de tourisme de 5 places :
Zone Europe 300.000
Véhicules de tourisme de 7 places :
Zone Europe 450.000
Véhicules utilitaires légers (des types Combi, Partner, Berlingo, C/S) :
Zone Europe 300.000
Véhicules utilitaires lourds  (des types : 508, 608, 307, SG2, SG3, 504 bâchées et similaires) :
Zone Europe 900.000
Camions du genre benne :
Zone Europe 1.500.000
Camions du type plateau et bus (grand modèle) :
Zone Europe 2.000.000
Véhicules tracteurs avec remorques :
Zone Europe 1.000.000
Cas Particuliers :
Véhicules transportés sur un autre véhicule :
lorsque l’importateur fait transporter des véhicules sur d’autres véhicules, cette situation n’influe pas sur les considérations ci-dessus.
Véhicules importés par voie terrestre :
le fret à retenir est formellement fixé (zone Europe) ainsi qu’il suit :
véhicules de tourisme de 5 places 200.000
véhicules de tourisme de 7 places 300.000
véhicules utilitaires légers 200.000
véhicules utilitaires lourds 700.000
camions du genre benne 1.000.000
véhicules lourds 1.500.000
véhicules tracteurs / remorques 500.000
Véhicules admis temporairement à titre exceptionnel :
Le fret à retenir est le même que celui qui devait être appliqué à l’entrée
Véhicules admis à titre temporaire (IT et TT) :
Le fret à retenir est celui en vigueur à la date de mise à la consommation.
Véhicules transportés par conteneur:Le fret à retenir est celui du conteneur.

(prix en francs CFA - 1000cfa = +/-1,52euro)

26/03/2011

Sénégal 1 - Cameroun 0

Victoire du Sénégal sur le Cameroum 1 but à 0.
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Le Sénégal vient de battre les lions indomptables du Cameroun par 1 but à 0. Le but est marqué par Demba Bâ à la 92éme minute. Belle victoire des lions pour ces phases de qualification.

Dans le cadre de leur rencontre des éliminatoires de la CAN Orange 2012, le Sénégal a eu raison du Cameroun sur le score étriqué de 1-0. La qualification s’éloigne pour les Lions Indomptables.
Au bout du suspense ! Le Sénégal a battu le Cameroun dans le temps additionnel de la seconde période, grâce au remplaçant Demba Ba. La partie avait bien commencé pour les Lions de la Teranga, qui manquaient d’inaugure le marquoir dès l’entame. Dès la deuxième Sur un centre venu de la droite, le gardien camerounais Idriss Carlos Kameni était battu, mais la tête de Mame Biram Diouf manquait de promptitude (2ème). Seul devant les buts adverses, le joueur de Blackburn manquait une fois de plus la cible (20ème). En réaction,  un ballon en profondeur que le gardien de but Khadim Ndiaye ne parvenait pas à récupérer semait la panique dans la défense sénégalaise. Achille Webo, aux aguets, effectuait une reprise de volée qui passait au-dessus de transversale (22ème). Cette action de jeu contribuait à mettre en confiance les visiteurs, qui avaient jusque là abandonné les commandes du match à leur adversaire. Le doute s’installait alors dans le camp des Sénégalais, les amenant à multiplier des fautes. D’où les deux cartons jaunes respectivement écopés par Diakhaté et Daf. A défaut de buts, le public a eu droit à un spectacle peu ordinaire. Une minute avant la pause, alors que le ballon était sorti en touche, un spectateur a fait irruption sur l’aire de jeu, brandissant une pancarte. L'importun a été vite récupéré par les hommes en charge de la sécurité (44ème). Les deux équipes étaient renvoyées aux vestiaires sur un score nul et vierge.  
De retour sur l’aire de jeu, le match s’enlisait, avec des actions hachées et plein de déchets. Alors qu’on croyait la partie bouclée sur un score de parité, le rentrant Demba Ba, lancé en contre, inscrivait le but assassin. Sur une passe venue de la gauche vers la droite, le joueur de West Ham récupèrait et enchaînait une frappe fatale à Kameni (91ème, 1-0). Le coup de sifflet final plongeait le stade Léopold Sedar Senghor, plein comme un œuf, dans une ambiance indescriptible. Avec ce troisième succès en autant de matches, le Sénégal consolide sa position de leader de la poule E avec 9 points, alors que le Cameroun voit son compteur rester bloqué à 4 points. Pour les Lions Indomptables, la perspective de disputer la phase finale en Gabon et en Guinée équatoriale s’est éloignée ce samedi soir, malgré les déclarations de Samuel Eto’o. « Même en perdant ce match capital, rien n’est encore perdu, nous aurons encore la possibilité de nous relancer dans la course même si nous ne serons plus maitre de notre destin », avait déclaré l’attaquant intériste la veille du match. La délégation quitte Dakar cette nuit en direction de Paris où ils jouent en principe mardi, un match amical contre les Panthères du Gabon. Une rencontre qui reste à confirmer, certains sources non officielles ayant annoncé son annulation…
Paul Nana

25/03/2011

Attaque US contre Wade

Un membre du congrès américain s’attaque à Wade et demande l’annulation
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Un membre influent du Parti républicain, Ed Royce, s’est prononcé le 16 mars dernier pour le retrait du financement accordé au Sénégal, dans le cadre du Millenium challenge account. Dans des propos très durs tenus au Congrès américain contre le président Abdoulaye Wade, rapportés par Sud Quotidien, le congressman californien présente le Monument de la renaissance comme « un monument nord-coréen long de 164 pieds qui a probablement coûté 50 millions de dollars, construit par un homme de 83 ans qui perçoit des pots-de-vin de 35% ». S’adressant à l’administrateur du Millenium Challenge Corporation (Mcc), à l’occasion d’une rencontre sur la politique de l’aide extérieure américaine organisée par la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants du parlement fédéral, Ed Royce a accusé le président Wade de népotisme et de corruption pour justifier sa demande. « On parle ici d’un président de la République qui perçoit des pots de vin reversés à sa fondation personnelle. Voici un homme qui crée un ministère spécial pour son fils, un homme qui donne 200 mille dollars à un fonctionnaire international en guise de cadeau avant de recevoir un prêt de l’institution qu’a représenté le fonctionnaire européen en question. Non seulement l’argent de l’aide américaine a permis au Sénégal de libérer d’autres fonds pour construire un monument plus grand que la Statue de la Liberté, mais de l’argent a été mis dans la poche de la Corée du Nord. Franchement cela signifie que nos impôts ont financé le régime nord coréen, sans parler de la corruption qui est répandue au Sénégal. J’ai écrit à plusieurs reprises. J’ai cherché à attirer l’attention du Secrétaire d’Etat sur cette question, en essayant de convaincre tout le monde à revoir la pertinence de donner 540 millions de dollars au Sénégal. Je sais que vous m’avez toujours dit que vous êtes en train de surveiller tout ça. Mais il (Président Wade) a déjà prolongé son mandat présidentiel à sept ans», a ajouté ce membre très influent du Parti républicain.

Frontières renforcées entre Sénégal et Mauritanie

La Mauritanie construit et restaure actuellement une cinquantaine de postes frontaliers le long de sa frontière avec le Sénégal.

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Les postes en cours d’achèvement seront équipés de matériels de surveillance électronique et d’équipement informatique.
Le projet est financé par un don de 15 millions d’euros de l’Union européenne (UE) et est réalisé avec le concours technique de l’Office International des Migrations (OMI). Ce dernier s’est également engagé à assurer la formation d’une centaine d’agents de sécurité mauritaniens spécialisés dans la gestion des questions de l’immigration.
Une mission conjointe du gouvernement mauritanien et de l’OMI qui s’est rendue récemment dans cette zone, fait état dans son rapport, du délabrement des postes frontaliers existants et qui ne répondent plus aux normes de sécurité internationales.
Si pour l’OMI, c’est le côté immigration qui prime, l’Union européenne s’inquiète de son côté pour les flux migratoire et surtout pour la prolifération de tous genres de trafics et des groupes terroristes basés au Sahel, auteurs d’enlèvement de plusieurs ressortissants de pays européens.

Les délestages coûtent cher

Conséquences des délestages, selon un expert - «depuis plus de cinq mois, pas un franc n'a été investi au Sénégal»
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Le Fmi a raté sa vocation qui était d'aider les pays en difficulté. C'est la conclusion à laquelle est parvenu Mounirou Ndiaye qui présentait, vendredi derrnier, un ouvrage sur 'Economie sénégalaise/enjeux et problématiques'.
L'Institut universitaire de technologie, Iut, de Thiès a abrité samedi dernier la cérémonie de dédicace organisée par le professeur El Hadji Mounirou Ndiaye pour son oeuvre intitulée 'L'économie sénégalaise/ Enjeux et problématiques'. Une occasion pour le professeur de revenir assez largement sur son oeuvre, qu'il dit être d'une écriture très simple pour être à la portée non seulement des économistes mais aussi et surtout du simple lecteur sénégalais et de l'homme politique. Aussi, le professeur de considérer son oeuvre comme un document qui peut être d'une grande utilité puisque traitant des secteurs que l'on dit les plus problématiques de l'économie sénégalaise, à savoir les finances publiques et l'administration ; la croissance et l'emploi ; la justice et l'équité sociale ; la dépendance et la vulnérabilité économique ; la régulation et l'intégration internationale. En effet, dans son ouvrage, le professeur El Hadji Mounirou Ndiaye s'est employé à faire le diagnostic global des difficultés et des défis auxquels l'économie sénégalaise est confrontée. Laquelle économie a connu deux modèles dominants de gouvernance. Le premier étant un modèle socialiste et d'assistance abandonné au lendemain de l'ajustement structurel en 1985. Le second a consisté en une libéralisation définitive de l'économie qui s'est approfondie à partir de 2000 avec l'arrivée aux affaires du régime libéral.
Aussi à l'occasion de ladite cérémonie, l'auteur est largement revenu, pour s'y appesantir, sur l'endettement du Sénégal avec à la clé un doigt accusateur sur le couple Fmi/Banque mondiale. Il trouve en effet inconcevable que trois ans seulement après le programme Programme pays pauvre très endetté (Ppte), qui avait permis au Sénégal de réduire sa dette de 2 400 milliards à 172 milliards, le Sénégal ait pu accumuler 500 milliards de dette supplémentaire pour se retrouver avec un endettement de 1700 milliards de francs Cfa. Une situation qui amène l'économiste à indexer systématiquement le Fmi. Laquelle institution financière donne, selon lui, des instructions infécondes depuis trente aux pays africains sans jamais leur dire ce qu'ils doivent faire pour ne pas s'endetter. Pour lui, le Fmi semble se limiter à dire : 'Je vous donne de l'agent, je regarde si vous êtes solvables et vous en donne selon votre solvabilité.' Pour simplement dire que le Fmi se base sur l'indice de solvabilité et non sur l'accumulation de dettes qui va poser des problèmes aux générations futures. Par conséquent, le professeur d'estimer simplement que le Fmi a raté sa vocation qui était d'aider les pays en difficulté à asseoir une politique budgétaire expansionniste. En termes plus explicites, des politiques qui permettent de relancer la consommation. 'Quand la consommation est relancée dans un pays, les entreprises vont pouvoir vendre et par conséquent recruter pour produire davantage. C'est comme cela que l'on peut régler le problème de la production et celui du chômage'. Paradoxalement, souligne-t-il, au Sénégal, le Fmi milite même pour la suppression de certaines subventions. Or, quand on supprime la subvention, les prix vont flamber et la consommation va être découragée.
Un autre point sur lequel l'auteur du livre 'l'Economie sénégalaise/Enjeux et problématiques' s'est appesanti est relatif à la croissance. Sur ce point précis, il se dira d'avis que, pour que le Sénégal atteigne un taux de croissance de 10 % comme souhaité pour réduire la pauvreté, il faut impérativement qu'il investisse 40 % du Produit intérieur brut, Pib. Or, aujourd'hui le pays est a seulement 26 % du Pib soit un gap à combler de 14 %. Aussi dira-t-il qu'il faut que le Sénégal mette l'accent sur l'attraction des investissements étrangers mais aussi convaincre les Sénégalais qui ont des capitaux, moyennant des facilitations dans le circuit d'investissement, à venir investir dans le pays. Car rien qu'en 2006, les Sénégalais ont épargné dans les banques près de 600 milliards et aucun investissement de leur part.
A CAUSE DES COUPURES D'ELECTRICITE : 'Depuis plus de cinq mois, pas un seul franc n'a été investi au Sénégal', selon Mounirou Ndiaye
Aussi et à l'en croire, la réticence des investisseurs trouve son explication dans la façon dont le régime administratif sénégalais est stratifié. Une stratification extravagante qui fait que les investisseurs ne parviennent plus à identifier leurs interlocuteurs.'Deux agences qui s'occupent de la même chose, deux ministères qui font la même chose voilà des états de fait qui sèment le flou dans la tête des investisseurs qui n'ont plus d'interlocuteur'. C'est, selon lui, cette cacophonie institutionnelle qui est la raison fondamentale de la réticence des investisseurs. A cela est venu s'ajouter, pour l'aggraver, le problème de l'électricité avec les coupures intempestives qui ont fait que l'investissement est complètement freiné au Sénégal. 'Depuis plus de cinq mois, pas un seul franc n'a été investi au Sénégal et si cela continue comme ça, le taux de croissance va être négatif en 2011'.
Sidy Dieng

Le Sénégal, le pays où l'électricité est un luxe

Le Sénégal, le pays où l'électricité est un luxe
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Hé oui ! C'est pas juste un titre d'article à publier sur un site, c'est aussi la réalité qui nous est imposée par la situation actuelle. Le Sénégal avec 7 chaînes de télévision, le Sénégal avec ses cinquantaines de stations radios, le Sénégal qui depuis l'an 2000 a fait de la lutte contre la fracture numérique un cri de guerre.
Ce Sénégal n'arrive plus à servir à sa population de l'énergie de façon continuelle. Nous courons derrière le courant et nous restons sans défense et impuissant devant cette situation catastrophique. À force de se référer aux plannings qui ne sont jamais respectés, nous croisons les doigts tranquillement chez nous dans l'obscurité et nous ne manquons pas de sauter de joie à chaque fois qu'on aperçoit la lumière.
Nous quittons nos maisons tôt les matins dans le noir et nous rentrons les soirs dans l'espoir d'apercevoir une lampe allumée dans à côté de notre domicile. Nous avons fini par ne plus y croire. Au Sénégal, avoir du courant, c'est maintenant une histoire de chance. Quand la chance nous sourit pour quelques heures, nous en profitons pour recharger en toute vitesse nos téléphones portables.
Nous hésitons de plus en plus avant d'allumer nos appareils électroménagers et électroniques par peur de les voir cramer.
Le pays a reculé d'une vingtaine d'années sur le plan énergétique. Le compteur a été remis à zero et il faut tout reprendre ou tout recommencer. Comment recommencer ? Ce serait en vain d'essayer d'y répondre et nous risquons de faire dans l'utopie et même dans l'imaginaire car même nos dirigeants pour qui nous faisons confiance, ne font que se perdre entre discours, promesses, plan de relance et audite.
Il est bien clair que le sentiment de mécontentement ce n’est pas la traduction directe du risque objectif d’être victime de quelque chose. C’est une naïveté et une inactivité entretenues par les politiques. Vous avez vu cette semaine les annonces du ministère délégué à l'énergie à propos du plan de takaal et des 800 milliards dépensés dans des choses pas claires du tout. Nous ne savons plus qui croire et qui écouter.

Quand ils préfèrent investir des vingtaines de milliards pour la location de centrale électrique, et dépenser des milliards pour auditer la SENELEC. En matière d'énergie, l'investissement est recommandé pour le long terme. Un plan qui consisterai à louer des centrales pour palier un récurrent problème énergétique poserai le débat sur un réel soucis d'intelligence collective au niveau de la sphère dirigeante. Comment un gouvernement peut prendre de telles décisions au troisième millénaire. Au stade ou nous parlons de révolution numérique, notre cher Sénégal traine toujours entre bougies, lampes de recharges à piles et groupes électrogène.
Faut bien arriver à joindre les deux bouts en tant que Gorgorlu avant de penser s'offrir le luxe d'un groupe électrogène. Et encore, faudrait quand même réussir à se faire vendre de l'essence dans les bouteilles pour alimenter les groupes.

1500 milliards de cfa pour les routes sénégalaises

1500 milliards seront mobilisés pour un programme quinquennal consacré au secteur (responsable)
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Les pouvoirs publics sénégalais comptent mobiliser 1500 milliards de francs CFA pour financer le programme quinquennal des infrastructures routières au Sénégal, a annoncé, mardi à Dakar, le directeur de la Coopération internationale Cheikh Ibrahima Diongue.
"On est parti sur une mobilisation d’un financement de 1500 milliards de francs CFA pour les cinq ans, pour construire, réhabiliter et stimuler notre politique des infrastructures routières", a-t-il avancé en marge d’une table ronde sur le financement des infrastructures routières au Sénégal.
Selon M. Diongue, également président du conseil d’administration de la compagnie Sénégal Airlines, le portefeuille présenté aux bailleurs de fonds est diversifié en matière de secteurs et comprend notamment des routes, pistes de production, ponts ainsi que des corridors à développer.
"Nous avons également un portefeuille diversifié sur le plan géographique. Nous ne sommes pas seulement en train de construire en milieu urbain, mais aussi pour les zones rurales et périurbaines, notamment les pistes de production" qui, selon lui, contribueront à l’amélioration de l’agriculture et d’autres secteurs porteurs.
En termes d’investissements sur le réseau routier, le directeur des infrastructures Victor Pouye a indiqué qu’entre 1993 et 2000, 136 milliards de francs CFA ont été investis dans le secteur routier, contre 11138 milliards de francs CFA de 2000 à 2008.
Selon lui, il est également prévu la construction et la réhabilitation de 32 ponts dans le cadre du programme quinquennal des infrastructures routières.
"Les fonds destinés à l’entretien des routes devrait atteindre 56 milliards de francs CFA. Plus de 30 milliards seront consacrés à l’entretien des pistes de production entre 2000 et 2012" a-t-il indiqué.
Selon le ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie Karim Wade, le gouvernement est déterminé à minimiser et à gérer les risques liés à la conduite d’un tel programme.
"Aujourd’hui, la fluctuation des devises, c’est un des risques les plus difficiles à gérer. Je voudrais imaginer la mise en place d’un Fonds d’immunisation des projets contre les risques de convertibilité", a-t-il souligné.
A travers le contrôle de charge à l’essieu, le partenariat privé-public dans le domaine des infrastructures, permettra d’éviter les excès de poids sur les routes mais aussi d’économiser 15 milliards de francs CFA sur le budget de l’Etat, a-t-il estimé.

24/03/2011

Quatre putschistes présumés remis en liberté

Quatre putschistes présumés remis en liberté au Sénégal
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Les quatre putschistes présumés arrêtés ce week-end au Sénégal ont été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, a annoncé le gouvernement.
Le ministre de la Justice a annoncé samedi que les forces de l'ordre avaient déjoué un coup d'Etat et arrêté un "commando" lié à l'opposition qui s'apprêtait à commettre des attentats aux alentours de Dakar.
Certains ont parlé d'une manoeuvre pour dissuader les opposants du président Abdoulaye Wade de participer à la manifestation de samedi, organisée à l'occasion du 11e anniversaire de son arrivée au pouvoir.
Les informations obtenues des suspects montrent qu'ils avaient l'intention de semer le trouble le 19 mars. "Cependant, l'enquête n'a révélé à ce jour aucune preuve d'un complot ou d'une tentative de coup d'Etat", a déclaré un porte-parole du gouvernement. Tous les quatre ont été remis en liberté mardi.
L'opposition, qui dénonce les difficultés économiques et des atteintes aux libertés individuelles, soupçonne Wade, âgé de 84 ans, de vouloir briguer un troisième mandat en février 2012 ou de chercher à faire en sorte que son fils Karim lui succède.

Sénégal Airlines conforme aux normes internationales

La flotte de Sénégal Airlines conforme aux normes internationales
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La flotte de la compagnie Sénégal Airlines est « conforme aux normes internationales » de navigation aérienne, selon l’Agence nationale de l’aviation civile du Sénégal (Anacs) qui dénonce, dans un communiqué, les « articles de presse » présentant cette flotte comme « un risque potentiel » d’insécurité. « Des articles de presse parus sur la compagnie aérienne Sénégal Airlines font des allégations sur la qualité des avions de la flotte et les présentent comme étant un risque potentiel pour la sécurité des opérations aériennes », dénonce la direction de l’Anacs dans un communiqué transmis à l’Aps, dimanche. Elle ajoute que « lesdites allégations jettent un discrédit grave sur le dispositif de supervision de la sécurité de l’aviation civile au Sénégal »
« Sénégal Airlines, soutient l’Anacs, a fait l’objet d’une certification en tout point de vue conforme aux normes et exigences d’exploitation technique et de maintenance des aéronefs. »
L’Anacs signale qu’elle applique « une réglementation conforme aux normes internationales par les différents audits de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) et de l’Administration fédérale américaine (Faa) ». Elle affirme aussi qu’elle « assure la surveillance continue [...], à travers des inspections périodiques et inopinées, [...] de tous les exploitants et fournisseurs de services aériens opérant au Sénégal ». « L’Anacs s’étonne que des informations sur la sécurité de l’aviation civile au Sénégal puissent être véhiculées sans qu’au préalable, elle n’ait été consultée. »
La compagnie Sénégal Airlines a démarré ses activités en janvier dernier. Succédant à Air Sénégal International (Asi), qui a fait faillite, elle entretient un partenaire technique avec la compagnie Emirates de Dubaï.
Le capital de Sénégal Airlines est contrôlé par des privés sénégalais (64 %), l’Etat (31 %) et le personnel de la compagnie (5 %).

Samedi: Sénégal/Cameroun

Sénégal/Cameroun du 26 mars prochain : Le match d’Amara Traoré contre Antoine Bell
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Les rencontres entre Lions « indomptables » et celles de la « Téranga » sont toujours âprement disputées. Chacun des Lions voulant montrer à l’autre que c’est lui, le véritable « Roi » de la jungle. Ainsi, au delà de la conquête de la place de leader du groupe E, synonyme de qualification, Antoine Bell et Amara Traoré se livrent un tout autre match.
Plus que 3 jours pour la rencontre entre Sénégalais et Camerounais, comptant pour les éliminatoires de la Can 2012. Déjà, c’est la ferveur dans les deux états-majors. Les listes des joueurs des deux équipes nationales ont été publiées. Amara Traoré compte sur la forme de ses attaquants pour venir à bout de ses adversaires, Clémente a quant à lui, misé sur le leader du groupe, Samuel Eto’o fils, pour résoudre l’équation Sénégal. Les supporters des deux camps crient déjà à la victoire. Cependant, Amara Traoré aura le 26 mars prochain deux challenges. Ses poulains doivent impérativement battre les Lions indomptables pour se maintenir à la première place du groupe E, synonyme de qualification pour la Can qui se déroulera au Gabon et en Guinée Equatoriale. Mais aussi, Amara Traoré à un autre défi à relever devant Joseph Antoine Bell, qui l’avait qualifié « « d’immature » pour prétendre occuper les rênes de la T anière. « Les débuts de Traoré (Amara), sont acceptables, vu les résultats qu’il a obtenus tant en amical qu’en matchs officiels. Mais vous savez, une équipe nationale, c’est un tout. Maintenant, la question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’Amara Traoré a ce tout. Je ne pense pas trop, et c’est lui seul qui pourra répondre à ça », avait-il confié au journal Stades. Pour lui, le match entre Camerounais et Sénégalais doit être du 50/50 avec un léger avantage pour le Cameroun qui a des joueurs plus expérimentés. « Les Sénégalais sont trop euphoriques. C’est vrai qu’ils ont une belle équipe en gestation, mais ils doivent rester sur terre, parce que rien n’est encore acquis. C’est un championnat qui se jouera sur toutes les rencontres. Pour la double confrontation, on peut surprendre, comme il peut y avoir un sursaut d’orgueil. Le Sénégal recevra le premier, mais l’avantage sera du côté du Cameroun qui va recevoir le dernier match à la maison », avait-il martelé. Au-delà de la quête de la première place du groupe E, ce sera un match à distance entre Amara Traoré et Antoine Bell. Un sursaut d’orgueil de part et d’autre reste toujours possible.

La fin de la sardine au Sénégal

Il n' y aura plus de "yaboy" dans 6 mois au Sénégal
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Le secteur de la pêche au Sénégal est en péril. C'est l'avis du Groupement des armateurs et des industries de la pêche du Sénégal (GAIPES) qui tape du poing sur la table. En effet, selon le vice président du Conseil National des Employeurs du Sénégal (CNES), il y’aura plus de poissons au Sénégal dans 6 mois. Et pour cause a-t-il fait savoir,
"la pêche n’a jamais eu de ministre qui travaille pour elle, tous les ministres ont travaillé pour eux-mêmes».
De l’avis des armateurs de la pêche, le bradage des ressources halieutiques par les bateaux pirates cautionné par le ministère de l’économie maritime est l’une des grosses difficultés auxquelles les professionnels de la pêche maritime sont confrontés en plus de l’état dégradé des ressources halieutiques.Dans le communiqué mis à notre disposition, ils font savoir que la principale raison de cette situation a été sans doute l’activité des navires russes qui ont pêché au Sénégal de 1992 à 1999 sous le fameux cadre appellé à l’époque les accords secrets.
En effet, selon Dougouti Coulibaly secrétaire général GAIPES, ces navires qui sont des mastodontes (100 m de long et de haut) prétendent cibler les pélagiques côtiers (sardinelles, chinchards maquereau). Ces espèces constituent l’alimentation de base des populations sénégalaises et sont riches en protéines animales. Ces bateaux écument, en réalité, a-t-il fait savoir systématiquement toutes nos eaux dans la mesure où ces navires sont également équipés d’engins spéciaux de pêche pouvant aspirer toute la flore animale et végétale à des kilomètres à la ronde. Un état de fait qui pousse les acteurs de la pêche à attirer l’attention de la population sur le danger qu’elle coure car si cela continue ont-ils averti, il y aura plus de poissons dans les eaux sénégalaises.
Marième FAYE

Quatre putschistes présumés remis en liberté

Quatre putschistes présumés remis en liberté au Sénégal
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Les quatre putschistes présumés arrêtés ce week-end au Sénégal ont été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre eux, a annoncé le gouvernement.
Le ministre de la Justice a annoncé samedi que les forces de l'ordre avaient déjoué un coup d'Etat et arrêté un "commando" lié à l'opposition qui s'apprêtait à commettre des attentats aux alentours de Dakar.
Certains ont parlé d'une manoeuvre pour dissuader les opposants du président Abdoulaye Wade de participer à la manifestation de samedi, organisée à l'occasion du 11e anniversaire de son arrivée au pouvoir.
Les informations obtenues des suspects montrent qu'ils avaient l'intention de semer le trouble le 19 mars. "Cependant, l'enquête n'a révélé à ce jour aucune preuve d'un complot ou d'une tentative de coup d'Etat", a déclaré un porte-parole du gouvernement. Tous les quatre ont été remis en liberté mardi.
L'opposition, qui dénonce les difficultés économiques et des atteintes aux libertés individuelles, soupçonne Wade, âgé de 84 ans, de vouloir briguer un troisième mandat en février 2012 ou de chercher à faire en sorte que son fils Karim lui succède.

Les Sénégalais sont intolérants!

Wade critique l’intolérance des sénégalais
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Dans une longue interview à Slateafrique, un nouveau média français spécialisé sur l’Afrique, Abdoulaye Wade a déclaré "le Sénégalais supporte tout sauf le délestage. Nous n’avons pas de pétrole, mais le Sénégalais est exigeant. Trop exigeant. (...) Au Sénégal, au bout de cinq minutes de délestage, les gens sont dehors. Ils sont d’une grande intolérance." Une déclaration qui montre que le président sénégalais ne doit pas être très souvent dans son pays ou alors qu’il est peu à l’écoute de sa population. Les particuliers comme les entreprise souffrent beaucoup et les coupures durent souvent plusieurs heures, à tel point que l’économiste Moubarak Lo estime qu’elle coûte plus de 2% du PIB au pays.

Manif à Dakar

Sénégal : des milliers de manifestants pro et anti-Wade dans les rues de Dakar
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Des milliers de Sénégalais, partisans et opposants du président Abdoulaye Wade, ont manifesté samedi à Dakar à l'occasion du 11e anniversaire de son accession au pouvoir, peu après une accusation de "complot" pour le renverser portée par son gouvernement.
Quelques incidents ont émaillé la fin d'un rassemblement de 4.000 à 5.000 opposants sur la place de l'Indépendance, au coeur de Dakar: avant de se disperser, des manifestants ont brûlé un portrait du président Wade et lancé des pierres contre les forces de l'ordre qui n'ont toutefois pas riposté.
D'autres manifestations d'opposants et d'associations de jeunes en colère ont eu lieu en divers lieux de la capitale et de ses banlieues, ainsi que dans plusieurs villes de province.
De leur côté, environ 10.000 partisans du président Wade ont convergé vers le palais présidentiel, dans le centre-ville, lors d'une marche encadrée par un important dispositif de forces de l'ordre. Ils étaient venus à l'appel de la coalition au pouvoir.
M. Wade "a fait beaucoup de réalisations dans ce pays et ses projets d'avenir sont également prometteurs", a déclaré Dame Niang, un des responsables local du Parti démocratique sénégalais (PDS, parti du chef de l'Etat).
Accusation de complot
Peu après minuit, samedi, le ministre de la Justice, Cheikh Tidiane Sy, a lu à la télévision une déclaration du gouvernement, accusant des membres de l'opposition d'avoir fomenté "un complot" visant au "renversement du régime" et annonçant des arrestations.
"C'est impensable, excessif. L'objectif visé, c'est d'intimider, de faire en sorte que les gens ne sortent pas" pour aller aux manifestations, a affirmé Ousmane Tanor Dieng, leader du Parti socialiste (PS), moteur de la coalition d'opposition Benno Siggil Senegal (Ensemble pour le renouveau du Sénégal).
"Nous avons constitué un pool d'avocats qui vont démonter les arguments avancés par le ministre" qui sont "fallacieux", a-t-il dit.
"Cela traduit tout simplement une peur panique de la part des autorités de l'Etat qui considèrent toute manifestation de la jeunesse de notre pays comme une tentative de déstabilisation du régime", a de son côté affirmé Moustapha Niasse, autre leader de la coalition.
MM. Tanor Dieng et Niasse participaient à une manifestation à Rufisque, à l'est de Dakar.
Climat de tension sociale
M. Sy a cité des noms de responsables de mouvements d'opposition qui ont "planifié" des actions "de subversion active et de déstabilisation des institutions par la violence". Egalement dénoncés, "des groupements d'artistes" et des "leaders politiques". Plusieurs arrestations ont eu lieu, mais aucune source officielle contactée par l'AFP n'a pu indiquer leur nombre.
A l'approche de la présidentielle de février 2012, "des politiciens, sachant qu’ils ne peuvent rien attendre d’un suffrage universel libre, démocratique et sincère, veulent tout simplement utiliser la voie du complot", a affirmé le ministre de la Justice.
Ces diverses manifestations se sont déroulées dans un climat de tension sociale, marqué notamment par des coupures d'électricité récurrentes qui exaspèrent les Sénégalais et malmènent l'activité économique.
Les jeunes manifestent depuis des mois, parfois de façon violente, dans les quartiers populaires de Dakar pour exprimer leur ras-le-bol et leur désespoir face à l'avenir dans un pays où le taux de chômage dépasse 40%.
Abdoulaye Wade, qui avait suscité un immense espoir lors de son accession au pouvoir en 2000 après quarante ans de pouvoir socialiste, a déçu: ses détracteurs l'accusent d'avoir favorisé la corruption, privilégié son clan et sa famille - en particulier son fils Karim - et d'avoir mené une politique de prestige au détriment des réalisations sociales.
Le chef de l'Etat, âgé de 85 ans, avait annoncé dès septembre 2009 qu'il allait se représenter pour un nouveau mandat en février 2012.

La pêche ne serait pas en danger au Sénégal...

Dakar nie les accusations des armateurs locaux
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Le Sénégal nie les accusations d'armateurs locaux sur un "bradage" des ressources halieutiques nationales pour des navires étrangers, indiquant leur avoir accordé des autorisations de pêche pour des poissons "migrateurs", insuffisamment exploités par les Sénégalais.
Ces poissons migrateurs "ne font pas partie de notre patrimoine halieutique national", ils passent "au large et (sont) partagés entre le Maroc, le Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et la Guinée", a indiqué le ministère de l'Economie maritime dans un communiqué.
Le ministère dit avoir "souverainement décidé" d'exploiter ces ressources en haute mer, "insuffisamment exploitées" par les nationaux, afin que "le Trésor public puisse en bénéficier à l'instar des autres pays limitrophes".
Les bateaux concernés par les autorisations de pêche "sont confinés" entre 20 et 35 milles nautiques (entre 37 et 65 km) des côtes, des zones de pêche "quasiment inaccessibles à nos navires de pêche et pirogues", indique-t-il, sans préciser le nombre de navires étrangers, l'argent tiré de cette opération et la durée des autorisations.
Une non exploitation de ces ressources "saisonnières et périssables", des sardinelles et des chinchards notamment, entraîne "une perte économique et financière considérable pour notre pays", selon le ministère.
Jeudi dernier, le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes), un syndicat patronal de pêcheurs industriels, avait fustigé le "bradage des ressources halieutiques" du Sénégal.
Il avait aussi dénoncé la venue dans le pays de 22 bateaux "pirates" étrangers qui, selon lui, y opèrent "illégalement" depuis plusieurs mois avec "la caution" du ministère de l'Economie maritime et "par le biais d'accords signés et non enregistrés par le gouvernement". Il s'agirait de navires "russes, béliziens, mauriciens, ukrainiens et comoriens" sont venus au Sénégal avec , selon le Gaipes.
La pêche, un des principaux secteurs pourvoyeurs de devises au Sénégal est depuis plusieurs années frappée par une raréfaction de la ressource et une diminution des revenus des pêcheurs.

Crime économique au Sénégal

L’ introduction de 22 naviresde pêche au Sénégal: un crime économique
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Le groupement des armateurs et des industries de la pêche du Sénégal (GAIPES) a dénoncé ce jeudi une pratique cautionnée par les autorités sénégalaises et qu’ils jugent peu orthodoxe. Le GAIPES s’inquiète de l’introduction dans les eaux sénégalaises de 22 navires présentant au total près de 200000 tonneaux de jauge brute soit 15 fois la capacité de toute la flotte industrielle sénégalaise. Pour les armateurs, les bateaux massacrent quotidiennement la faune marine et en toute impunité. Ce qui d’autant plus grave est que le stock ciblé participe au maintien de la biodiversité, par le rôle qu’il joue dans la chaine alimentaire de l’écosystème marin s’indignent-ils. Ils ont aussi souligné que les petits pélagiques visés, essentiellement composés de sardinelles, chinchards et maquereau constituent l’essentiel de l’approvisionnement en poisson des populations locales, à faibles revenus.
En effet, les bateaux pêchent près de 300 000 tonnes de poissons et que la contrepartie financière serait de 17 FCFA par kilogramme soit près de 5milliards FCFA. Le prix du poisson tout venant peut être estimé au minimum à 400 FCFA par conséquent, ils estiment que le manque à gagner au kilogramme est 383 FCFA. Si on applique au tonnage, on aura un manque à gagner total de 115 milliards de FCFA précisent ces acteurs de la pêche. Une panoplie d’équation qui les poussent à se demander ce que représente 5 milliards de FCFA devant la destruction des stocks, la rupture de la chaine alimentaire, la déstabilisation du tissu industriel et artisanal, la disparition du poisson dans le panier de la ménagère, le non rapatriement des 150 milliards de FCFA issues des exportations annuelles et le sort des milliers de sénégalais qui seront en chômage ?
Last but not least, le GAIPES pense que dans ce type d’opération, il est généralement admis que 30% des captures sont réservés à la partie qui obtient les licences de pêche. Par conséquent, 30% du business équivaut à 36 milliards or le schéma classique reteindrait 5 milliards pour le trésor ; Il y’aurait donc un gap de 31 milliards de FCFA. Cette pratique ont-ils fait savoir n’est rien d’autre qu’un bradage, un pillage des ressources halieutiques qui constituent un patrimoine national et de se demander à qui profite ce crime économique.
Marième FAYE

Exportations en recul au Sénégal

Les exportations de biens en retrait de 4,8 pc au 3ème trimestre de 2010
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Les exportations de biens du Sénégal au troisième trimestre de 2010 se sont inscrites en retrait de 4,8 pc par rapport au trimestre précédent, contre une progression de 10,5 pc en glissement annuel, indique le rapport sur la surveillance multilatérale au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), publié mardi sur le site de la Direction de la prévision et des études économiques du Sénégal (DPEE). Selon le document, cette situation est imputable, notamment, à la baisse des exportations de ciment hydraulique (-13,1 pc), de produits pétroliers (-4,7 pc), d’engrais minéraux et chimiques (-27,6 pc) et d’acide phosphorique (-63,2 pc). Toutefois, cette tendance baissière a été atténuée par la hausse des exportations de produits alimentaires (19 pc) et des autres produits (8,1 pc), précise la même source qui attribue cette bonne tenue des exportations de produits alimentaires aux produits halieutiques (8,5 pc) et arachidiers (113,5 pc).
Les exportations de légumes frais ont, pour leur part, enregistré un recul de 98,2 pc en variation trimestrielle.
Par contre, en glissement annuel, les ventes à l’extérieur ont enregistré une hausse de 10,5 pc, sous l’effet notamment des exportations de produits pétroliers (77,9 pc), de ciment hydraulique (62,3 pc) et de produits alimentaires (24,5 pc).
Mais cette hausse en glissement annuel a été amoindrie par les baisses enregistrées par les exportations d’engrais minéraux et chimiques (-51,9 pc) et d’acide phosphorique (-15,3 pc).
Quant aux importations, elles ont progressé de 11,3 pc en variation trimestrielle et de 7,2 pc en glissement annuel.
En cumul sur les neuf premiers mois de l’année 2010, les importations sont évaluées à 1.681,6 milliards, soit une augmentation de 3,9 pc.
Ainsi, le troisième trimestre de 2010 a été marqué par une détérioration de 66 milliards du déficit commercial (273,5 milliards), ramenant le déficit cumulé sur les neuf premiers mois de 2010 à 764,8 milliards, en baisse de 48 milliards par rapport à fin septembre 2009.
S’agissant des échanges intra-communautaires, le rapport révèle que les exportations du Sénégal vers les autres pays de la CEDEAO sont évaluées à 327,3 milliards à fin septembre 2010, en augmentation de 35 pc par rapport à la même période en 2009, alors que les importations sont estimées à 231,7 milliards, en hausse de 5 pc par rapport à la même période en 2009.
Ainsi, vis-à-vis des partenaires de la CEDEAO, le Sénégal affiche un excédent commercial de 95,6 milliards à fin septembre de 2010, en amélioration de 73,5 milliards par rapport à la même période en 2009 (22,1 milliards).
Les importations en provenance des autres pays de la CEDEAO ont atteint 231,7 milliards, soit 14 pc des importations totales et proviennent essentiellement du Nigeria (81 pc), suivi de la côte d’Ivoire (16 pc) et du Ghana (2 pc).

Impact des coupures d’électricité sur l’économie

Impact des coupures d’électricité sur l’économie sénégalaise
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Les délestages ont provoqué une perte de croissance de 1,4 % en 2010, selon la Dpee
Les délestages ont plombé la croissance économique du pays en 2010. Selon un communiqué de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le Sénégal a perdu 1,4 % de croissance en 2010 du fait de la recrudescence des coupures d’électricité.
Les effets collatéraux des délestages continuent de choquer. Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le Sénégal a perdu 1,4 % de croissance en 2010 du fait des délestages. En effet, selon un communiqué de presse de cette structure du ministère des Finances sur la situation économique et financière du Sénégal, en 2010 et en perspective de 2011, l’année écoulée a été marquée dans notre pays par la recrudescence des délestages qui ont eu un impact non négligeable sur l’économie sénégalaise. ‘L’augmentation de la quantité d’énergie non distribuée en 2010 (+101 %) s’est traduite par une perte de croissance de 1,4 %’, relève le texte. Qui souligne que le secteur secondaire est plus affecté par les délestages, avec une baisse de sa valeur ajoutée de 2 % contre 1,4 % pour le secteur tertiaire.
Cependant, poursuit le communiqué, l’impact négatif des délestages sur la production a été atténué par l’acquisition par une frange importante des entreprises du secteur moderne (76,6 %) de groupes électrogènes alors que dans le secteur informel, seules 30 % des entreprises sont sans moyen de recours adéquat.
Mais, en dépit de cet environnement difficile, la Dpee note que l’économie sénégalaise a été caractérisée durant cette année par la bonne tenue de l’ensemble des indicateurs macroéconomiques. Ce qui s’est traduit par ‘une croissance du Produit intérieur brut (Pib) de 4,2 %, une inflation de 1,2 % malgré l’accélération sur le dernier trimestre de l’année, une augmentation des recettes budgétaires de 11 % couplée à une maîtrise des dépenses publiques, une forte amélioration du déficit du compte courant, ressorti à 5,9 % du Pib, en liaison notamment avec le ralentissement des importations de biens (+2,1 %) et le raffermissement des exportations de biens (+5,7 %), une consolidation des avoirs extérieurs nets de 129,4 milliards, un renforcement des crédits à l’économie (+10,7 %) et une augmentation de la masse monétaire de 14,1 %’.
C’est pourquoi, la Dpee pense qu’en 2011, la reprise économique devrait se conforter à la faveur de la poursuite du redressement de l’économie mondiale et, au plan interne, du démarrage de la mise en œuvre du Document de politique économique et sociale de 3ème génération et de l’exécution des projets retenus dans le cadre du Millenium Challenge Account ainsi que de l’amélioration de la fourniture d’électricité à travers la mise en œuvre du plan Takkal. Une amélioration attendue qui devrait permettre au pays de tabler globalement sur un taux de croissance économique de 4,5 % en 2011.
Le document de la Dpee précise néanmoins que l’activité économique pourrait toutefois être affectée par une hausse plus prononcée que prévue des prix internationaux des produits alimentaires et énergétiques au cours de l’année 2011, en liaison notamment avec la persistance des tensions socio-politiques dans les pays membres de l’Organisation mondiale des pays producteurs de pétrole (Opep) et les mauvaises conditions climatiques dans les grands pays producteurs de céréales.
S. DIOP

Excision en recul

Près de 90 villages sénégalais et maliens s'engagent à abandonner l'excision
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Des représentants de près de 90 villages sénégalais et maliens se sont engagés à abandonner l'excision lors d'une cérémonie solennelle dans l'est du Sénégal, frontalier du Mali, a-t-on appris lundi auprès d'une ONG locale.
Cette cérémonie "de déclaration d'abandon de l'excision et des mariages précoces et forcés des filles", a regroupé environ 1.500 participants représentant "70 villages sénégalais et 19 villages maliens" à Gathiary, localité de la région de Tambacounda, a indiqué à l'AFP Ali Ba, de l'ONG Tostan qui lutte pour l'abandon des mutilations génitales féminines (MGF).
Il s'agit de populations majoritairement mandingue et soninké, deux des communautés pratiquant le plus les MGF qui, selon Tostan, affectent deux à trois millions de filles et femmes chaque année en Afrique notamment.
"Cette déclaration nous a fait atteindre 4.751 communautés sur les 5.000 ciblées (par Tostan) au Sénégal depuis 1997", a ajouté M. Ba, selon qui des chefs religieux sénégalais et maliens ont été impliqués dans la campagne et ont animé des "rencontres de sensibilisation intervillageoises" dans les deux pays avant la cérémonie de Gathiary.
Kalidou Sy, coordinateur national de Tostan, a précisé que la manifestation s'est déroulée en présence de responsables sénégalais mais également mauritaniens. "Il s'agit pour Tostan d'accompagner les populations à faire la promotion de la stratégie transfrontalière" en matière de lutte contre les MGF, a souligné M. Sy.
Le Sénégal a adopté en 1999 une loi interdisant l'excision, mais la pratique persiste dans certaines communautés, où les filles sont excisées en cachette ou conduites dans des pays voisins où les MGF n'est pas pénalisée pour y être excisées, d'après des acteurs de la lutte sur le terrain.

Bonnes nouvelles de Sénégal Airlines

Senegal Airlines
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Senegal Airlines s'ouvre au BSP du marché français, ainsi qu'à Monaco, en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à la Réunion et à Mayotte. Depuis le 11 mars 2011, l'émission des billets est disponible dans toutes les agences IATA du marché français.
La compagnie a démarré ses activités depuis le 25 janvier dernier, déservant Bamako, Banjul, Bissau, Conacry, Niamey, Nouakchott et Ouagadougou. En prévision: l'extention prochaine vers l'Afrique centrale.

Taux de ponctualité supérieur à 88 %

La compagnie aérienne Sénégal Airlines, qui a commencé ses opérations le 25 janvier dernier, enregistre une performance opérationnelle record (avec un « flight dispatch » supérieur à 99 %), fait savoir un communiqué de ladite compagnie. Son taux de ponctualité est supérieur à 88 %, en cumul depuis le début de ses opérations (pourcentage de vols partis dans les 15mn de l’horaire prévu), précise le communiqué de la compagnie aérienne.
Ce qui est une « performance remarquable eu égard à la ponctualité généralement constatée par les compagnies aériennes opérant dans la sous-région ». « Les observateurs noteront que la ponctualité de Sénégal Airlines est par ailleurs supérieure à la ponctualité généralement remarquable que l’analyse du taux de ponctualité porte sur les premiers mois d’activité de la compagnie aérienne », ajoute le communiqué. Sénégal Airlines, fruit d’un partenariat entre l’Etat du Sénégal et le secteur privé national, a scellé des partenariats avec le constructeur aéronautique européen Airbus en matière de flotte, ainsi qu’avec la compagnie Emirates pour la mise en place opérationnelle. La compagnie est le fruit d’un partenariat innovant entre l’Etat du Sénégal et le secteur privé national.

Déminages en Casamance

Ziguinchor : des terres déminées restituées aux villageois
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Le Centre national d’action antimines du Sénégal (CNAMS) vient de restitur une surface de 113.000 m2 de terres déminées à 16 localités des arrondissements de Nyassia et de Niaguiss.
La cérémonie de restitution s’est déroulée Darou Salam (15 km de Ziguinchor) en présence du ministre d’Eat, ministre des Affaires étrangères, Madické Niang, des ministres d’Etat Innocence Ntap Ndiaye, et Abdoulaye Baldé.
Etaient aussi présents les ambassadeurs de France et d’Allemagne, le représentant de l’Union européennes et les autorités administratives et locales et des populations.
La manifestation a été marquée par une remise d’attestations aux villages concernés que sont entre autres, Darou Salam, Mandina Mancagne, Etafoune, Sindone, Boutoute, Bafican, Dioher, Soukouta, Bouraf, Kandialang.
Pour le ministre Madické Niang, la cérémonie de Darou Salam est une ‘’réalité concrète de l’action antimine’’ menée par le Sénégal. L’Etat va continuer le travail pour qu’il n’y ait plus de parcelles minées en Casamance, a-t-il assuré.
‘’Sur cette terre de Darou Salam, nous implorons le Tout-puissant afin que la paix soit totale dans cette région’’, a-t-il ajouté.
Le déminage humanitaire entrepris par Handicap International depuis 2008, opérateur choisi par le CNAMS, a permis de neutraliser quelque 133 mines, deux roquettes , une tête de roquette et deux grenades.
L’Union européenne a promis d’accompagner le Sénégal dans cette opération de déminage.
Plusieurs actions ont été développées par le CNAMS en matière d’assistance aux victimes. Il s’agit, entre autres, du renforcement des capacités de l’association sénégalaise des victimes de mines pour la mise en œuvre de microprojets, l’achat de médicaments, la prise en charge psychothérapique des victimes, la distribution de fournitures et d’équipements scolaires aux élèves et étudiants victimes directes.
Le Sénégal a ratifié la Convention d’Ottawa sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines anti-personnel et sur leur destruction. Conformément à cette disposition internationale, le pays s’est engagé à déminer complètement le territoire d’ici au 1er février 2016.
Le pays s’est également doté d’un plan d’action national pour l’assistance aux victimes de mines couvrant la période 2010-2014. Il vise à assurer aux victimes de mines l’assistance médico-psychologique nécessaire, la réadaptation physique ainsi que la réinsertion socio-économique d’ici 2014.
La pose de mines a fait 757 victimes dont 164 décès.

10/03/2011

Dakar sous haute surveillance

Dakar sous haute surveillance policière
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De quoi ont peur les autorités ?
Malgré la discrétion optée par les autorités en les adoubant d’éléments de la police de circulation leur présence est évidente dans les grandes artères. Selon des sources dignes de foi , cette méthode préventive mise en branle fait suite à plusieurs « bulletins » livrés par les services des renseignements soutenant que la capitale «est devenue une poudrière».
Ils annonceraient « de violentes manifestations des populations du fait de la crise énergétique qui prive les sénégalais de tout ». Egalement les menaces du patron du Groupe Walfadjiri de transformer la place de l’Indépendance en place «Tahrir » le 19 mars prochain sont prises très au sérieux par les autorités , malgré une apparente sérénité ».
Les « bérets rouges» qui quadrillent la ville ne sont que la partie visible de l’iceberg, nous renseignent une source policière. Et de préciser que « les agents en civil se sont fondus dans la masse pour la collecte d’informations précises». Mieux révèlent nos sources « tous les rassemblements sont épiés, surtout ceux qui se passent dans des lieux privés » nous dit on.

Toute la lumière sur le Sénégal

Toute la lumière sur le Sénégal
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Les lampes rechargeables ou à piles, proposées par des commerçants chinois au Sénégalais en cette période de coupure d'électricité, se vendent à Dakar comme de petits pains.
L'afflux des jeunes revendeurs ambulants devant les boutiques des commerçants chinois, sur l'avenue du général de Gaule, attestent du succès indéniables de ce que les Sénégalais appellent les "lampes chinoises".
Derrière le comptoir, un commerçant chinois, apparemment habitué à la bousculade devant sa boutique, explique, avec l'aide de son employé sénégalais, aux clients (revendeurs) le fonctionnement d'une lampe rechargeable.
"C'est une lampe très résistante qui se recharge directement sur secteur en 6 heures pour vous offrir jusqu'à plus de 3 h d' autonomie", indique l'employé.
Ce magasin est l'une des rares boutiques chinoises où il reste encore ce modèle de lampe, cédé aux revendeurs à 1600 francs CFA l' unité.
"Il y a actuellement rupture sur le marché, même pour les lampes torches. C'est le seul commerçant qui dispose encore de stocks. C'est pourquoi il y a tout ce monde", confie Ndiaga Samb, un marchand ambulant.
Non loin de lui, son camarade, Ibn Seck, témoigne de l' engouement des ménages sénégalais pour les lampes chinoises devenues une bouée de sauvetage pendant les fréquents et longs délestages que connaît le pays depuis un an.
"On peut écouler une dizaine de lampe par jour. Les lampes torches sont les moins couteux : ils vont de 600 à 1.000 francs CFA.Quant aux lampes rechargeables, nous les revendons à 1.800 Francs CFA les petits modèles et à 2.000 francs CFA les plus grands", précise-t-il.
Les lampes rechargeables et ultra-brillantes sont les plus prisées, selon les ambulants qui sillonnent les rues de Dakar pour écouler leur produits.
Habitante de Grand Yoff, un quartier populaire de Dakar, Astou Mbengue, mère de famille dit être soulagée par les lampes chinoises en ces périodes de longues coupures d'électricité.
"J'en ai acheté deux rechargeables. Une lampe que j'ai installé dans le salon afin de permettre aux enfants d'étudier en cas de délestage et l'autre dans ma chambre", fait-elle savoir.
Selon Mme Mbengue, les lampes chinoises restent les seuls recours. Parce que, dit-elle, "il est difficile pour nous d' acheter chaque jour des bougies. Or une à deux lampes suffisent pour éclairer toute une maison et elles sont donner à un prix modique".
Quant aux jeunes noctambules, ils s'arment de torches, tout comme, les tenanciers de gargotes et autres commerces dans les quartiers populeux de Dakar.
Le commerce des lampes est devenu ainsi un véritable business à Dakar et dans les autres régions du Sénégal et concurrence la vente des bougies qui étaient jusque là le seul recours lorsque l' électricité fait des siennes le soir.

07/03/2011

Appel à témoins

Appel à témoins
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En vue d'un reportage télévisuel sur la problématique des "arnaques du coeur", une journaliste recherche principalement
des témoignages de femmes Belges, victimes de "Don Juan" Africains. L'enquête, l'émission se penchera principalement sur le phénomène au Sénégal mais également dans d' autres pays Africains.
Tout interview pourra être anonyme, ou pas, suivant le désir de chacune.
Qu'il y ai eu arnaque sentimentale et/ou financière, tout témoignage sera le bienvenu et traité de manière honnête et professionnelle, dans le respect de chacun.
L'équipe journalistique tentera également de donner la parole aux Africains pour expliquer les différentes pratiques mais également leur point de vue, leur regard sur les femmes blanches, victimes de ces pratiques.
Le sujet traitera également de la situation inverse, c'est à dire, la relation d'arnaque d'une femme Africaine envers un homme blanc. Touriste, résident ou correspondant "internet".
Si vous souhaitez répondre à cette demande ou, simplement vous renseignez d'avantage sur la démarche journalistique, vous pouvez-envoyer un mail à niokobok@gmail.com qui transmettra votre souhait.

06/03/2011

Porno le Leumbeul ?

Danse sénégalaise : la dérive pornographique
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Pourquoi des Sénégalaises dansent-elles en exhibant leurs corps sans pudeur ? La polémique fait rage depuis quelques mois au pays de la Téranga après la diffusion de vidéos qui font le buzz sur internet. Sur l’une d’entre elles, on voit des femmes qui dansent le « Leumbeul » en bougeant les fesses au rythme des tambours. Elles n’hésitent pas à montrer leurs parties les plus intimes. Ces pratiques sont devenues un véritable phénomène de société que certains jugent préjudiciables à l’image de la femme sénégalaise. La vidéo Sabar bou graw, qui signifie en wolof « danse indécente », diffusée en mars dernier sur internet et reprise depuis par de nombreux sites communautaires, a défrayé la chronique. Les images, qui datent de 2004, montrent un concours de « Sabar » organisé par des femmes qui dansent le « Leumbeul » de façon obscène, en dévoilant leurs parties intimes. Le « Sabar » fait partie intégrante de la culture sénégalaise. Elle permet aux femmes de se réunir et de se divertir au son des tambours. Mais pour beaucoup, il ne s’agit plus seulement aujourd’hui de danse mais de striptease.
Danse ou striptease ?
Le dévoiement de cette tradition a suscité de vives critiques, notamment chez une partie de la diaspora sénégalaise. « Toutes ces vidéos me choquent. En tant que Sénégalaise, j’avais honte en les regardant. Je me souviens que lorsque j’étais petite, nos mamans ne dansaient jamais de cette façon ! Maintenant, les Sénégalaises copient sans arrêt sur l’Occident, d’où les dérives », témoigne Abby une sénégalaise de 27 ans, étudiante à Paris. D’autres, comme Issa, 23 ans, ingénieure en formation, ne sont pas du même avis. « Je pense qu’il ne faut pas en faire tout une histoire ! Ces filles sont libres de danser comme bon leur semble. Elles le font juste pour s’amuser », estime-t-elle.Le « Leumbeul » se répand aujourd’hui dans les boites de nuit. Des concours y sont souvent organisés.
Les danseuses, payées parfois par les touristes, dansent presque nues, dévoilant tous leurs charmes. Lamine, un jeune cadre en commerce, se souvient de ses soirées en boîte de nuit où, selon lui, les Sénégalaises perdent toute dignité : « Les boîtes de nuit au Sénégal, c’est le bordel ! Lors de mon voyage en avril dernier, j’y ai vu des filles danser presque nues, provoquant les hommes. Toutes ces pratiques portent atteinte à l’éthique de la femme sénégalaise. Elles renvoient une image négative du pays ».
Un phénomène qui se propage chez les plus jeunes
En voyant les adultes danser parfois de façon obscène dans les concours de « sabar » dans la rue, des enfants n’hésitent pas à les imiter. « J’ai assisté l’été dernier à un sabar organisé pour les enfants dans un quartier de la banlieue de Dakar. J’ai été choquée par des petites filles qui dansaient le "Leumbeul" au raz du sol, portant le "Bethio" (un petit pagne transparent), se déhanchant dans tous les sens. Le plus grave dans tout ça, c’est qu’elles imitent leurs mamans qu’elles voient danser sur la place publique. A mon époque on ne dansait pas de cette manière. C’était même impensable ! La danse sénégalaise n’est plus ce qu’elle était », regrette Salimata, une sénégalaise de 48 ans. Même son de cloche chez Ouzin, un sénégalais de 24 ans. « Les enfants ne doivent pas être exposés à ces pratiques, estime-t-il. Si j’avais une fille je ne tolérerais pas qu’elle danse de cette façon ! Que les femmes dansent entres elles pour s’amuser, c’est une chose, mais les enfants ne doivent pas assister à ces scènes ».
Pour mettre fin à ces dérives, Seynabou Diop, ancienne danseuse de Touré Kunda, a décidé de créer sa propre école, dans l’objectif de redonner de la noblesse à la danse sénégalaise. Selon elle, « ce que l’on voit aujourd’hui c’est tout simplement du striptease. Il faut arrêter de confondre le sexe et la danse ».Ce n’est pas la première fois que le Sénégal est confronté au scandale des danses obscènes. La vidéo Sabar bou graw fait écho à « l’affaire Ndeye Gueye » en 2007.
On y voyait dans une vidéo du même acabit une danseuse sénégalaise danser le « Leumbeul » presque nue lors d’une soirée. L’affaire s’était terminée au tribunal. Trois femmes et cinq hommes avaient été inculpés pour outrage public à la pudeur et outrage aux bonnes mœurs.