31/05/2011

MATERNITE "MURIEL AFRICA GRAND MBOUR2"

MATERNITE "MURIEL AFRICA GRAND MBOUR2"
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Donnons la parole à Muriel:
Après avoir passé presque 2 mois en Afrique, je me suis investie et ai enfin trouvé mon équilibre dans mon projet humanitaire. J’ai travaillé 2 jours/semaine dans un dispensaire ou beaucoup d enfants étaient brulés aux fesses à cause des feux à même le sol pour cuisiner, des mains brulées à cause des fers à repasser avec comme combustible du charbon. J’ai pu constaté qu'il y avait un également un grand manque concernant les futures mamans...
Aussi suis-je en train de construire une maternité à Grand Mbour qui sera annexée au dispensaire. Le terrain est là, j’ai les plans, les devis et chaque centime est bien utilisé. Nous avons déjà pas mal de matériel et nous avons déjà bien avancé. Le gros œuvre sera terminé avant la saison des pluies et mon ami Moussa est sur le chantier tous les matins. Tout le gros œuvre doit être fini pour le 1er juillet avant la saison des pluies.
Je retourne le 7 juillet pour l'inauguration officielle de la première partie des travaux avec la présence des autorités locales. Je suis déjà très bien aidée également par des sponsors (Clinique Saint Pierre d Ottignies – Rotary). Mais si vous voulez m'aider personnellement et avoir votre nom gravé sur une brique (parrepain) de MA maternité, vous pouvez, avec votre grand coeur verser sur mon compte une petite contribution. Elle s'appellera "MATERNITE "MURIEL AFRICA GRAND MBOUR2"". Votre nom sera également repris sur une tablette et dans le livre d’or.
J’ai été reçue par l’Ambassadeur du Sénégal à Bruxelles. Il n’en revient pas qu’une femme toute seule, sans ONG, ait pu en 3 mois récolter des sousous et construit une maternité. Mais si je n’avais pas Moussa cela n’aurait jamais pu se réaliser. Il a, également avec le docteur Cheikh, acheté tous les matériaux au prix de gros.
Etant donné que ce n est pas demain que je pourrais avoir la chance d’être grand-mère, je préfère utiliser mes 15 belles dernières années à aider les enfants de mon petit village de Grand Mbour.
D avance un grand merci. Tout don même de 5 € est le bienvenu.  
Muriel Jonckheere (MATERNITE "MURIEL AFRICA GRAND MBOUR2") – marraine de SenFraBel.
Drève des Dix Mètres, 47
1410 Waterloo
Compte ING : 310-0631755-80

Sarkozy a énervé les Sénégalais

Deauville relance la polémique sur la «succession dynastique» au Sénégal
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Quelques images de télévision relancent au Sénégal la polémique sur le projet de « succession dynastique » prêté par l’opposition à Abdoulaye Wade. A l’issue de la « photo de famille » du sommet du G8 à Deauville, le président français, Nicolas Sarkozy, a provoqué une poignée de main et un échange entre le fils du président, Karim Wade, et le président américain, Barack Obama. La rencontre s’est déroulée sous l’œil des caméras du monde entier et provoque beaucoup de spéculations à Dakar.
La scène se déroule à la fin de la photo de famille du G8, à Deauville. Après avoir posé pour la postérité, les chefs d’Etat et de gouvernement s’égaient. Angela Merkel échange quelques mots avec Meles Zenawi. Alpha Condé quitte le plateau en marchant avec Alassane Ouattara.
Nicolas Sarkozy, lui, ne part pas tout de suite. D’un grand geste de la main le président français attire l’attention de son homologue américain et l’amène à engager la discussion avec le président sénégalais. Puis, Sarkozy fait signe à une quatrième personne, hors champ, pour lui dire de venir. Et Karim Wade surgit à l’intérieur de l’écran, on le voit échanger une poignée de main puis quelques mots avec Obama.
Depuis ce week-end, les commentaires se multiplient à Dakar sur ces images du « super-ministre » sénégalais et fils du chef de l’Etat présenté à Obama.
« Quelle mouche a bien piqué le président français ?», s’est interrogé ce matin le journal Le Quotidien selon qui « cette poignée de main met à nu les convictions du président français de voir Wade fils succéder à Wade père ».
« Le vaudeville de Deauville est un navet », a commenté un autre titre, L’Observateur, pour qui le geste de Nicolas Sarkozy a « froissé » beaucoup de Sénégalais.
Laurent Correau

Electricité au Sénégal

l’AFD approuve un prêt de 40,5 milliards de francs CFA
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L’agence française de développement (AFD) a approuvé dimanche un prêt d’un montant de 40,5 milliards de francs CFA (60,6 millions d’euros) dans le cadre d’un programme de mise à niveau de l’électricité sénégalaise, indique un communiqué cité par l’APS. "La part la plus importante de ce montant, soit 32 milliards de F CFA, est destinée à la maintenance et à la réhabilitation de toutes les centrales de production d’électricité de la SENELEC, alors que 8,5 milliards de francs CFA serviront pour effacement et achat de compteurs intelligents", indique le communiqué rendu public à Dakar.
Fort d'autres milliards engrangés par différents prêts et dons venus de différents pays et organisations, le Sénégal est l'un des pays les plus subventionné au monde alors qu'il est loin d'être le plus pauvre. Même si la majorité des Sénégalais vivent dans de grandes difficultés financières, on ne meurt pas de faim dans le pays de la téranga. Ce pays souffre principalement du manque d'électricité et de discipline mais pas de l'aide internationale, souvent intéressée tant par les ressources de la mer et le commerce d'importation que par le maintien d'une démocratie et d'une religion Musulmane non radicale...

30/05/2011

Obama et les Wade

OBAMA : «Karim, vous êtes plus grand que moi ! ». KARIM : «Je suis peut être plus long que vous, mais on ne peut pas être plus grand que le Président des Usa
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En plus de ce que nous avions révélé sur le tête à tête entre le Président de la République des Usa Barack Obama et le Ministre d’Etat Karim Wade (à savoir que Sarkozy ayant présenté le père Wade au président des States, il a fait venir son fils, relégué dans l'assistance, pour le présenter à Obama) nous avons par la suite d’autres détails. Lorsque l’homme le plus puissant au monde Barack Obama a vu le fils du Président, il était impressionné par la taille de ce dernier. «Comment ! Vous êtes plus grand que moi» a d’abord dit Barack Obama s’adressant à Karim Wade.
Ce dernier lui répond : «Je suis peut être plus long que vous, mais on ne peut pas être plus grand que le Président des Usa». Ce bout de phrase de Karim Wade a fait sourire le président américain. C’est vrai qu’il est très rare de voir dans les rencontres internationales un Chef d’Etat qui a la taille de Barack Obama. C’est la raison pour laquelle, son attention a été attirée par la taille de Karim Wade. En plus de cela, le président Obama et Karim ont d’autres points communs. Ils sont tous deux des métis de père noir africain et de mère blanche. Mais cela ne veut pas dire que Karim Wade sera Président de la République comme Obama. Ou bien ?
Dakar-Info

Un fauteuil pour le président Wade

Anniversaire de Wade: Les jeunes d’Idy offrent une chaise pliante
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C'est un message et un cadeau bien ironique que celui envoyé par l'opposition politique, incarnée par Idy, au président Wade qui fêtait hier ses 85 ans:
"C'est un grand plaisir de contribuer à la joie d'une journée comme celle-là, qui est une occasion de venir vous rappeler le respect et l'affection qui vous sont portés. Grand père, nous pouvons dire avec certitude que vous avez, ce 29 mai, au moins 85 ans. Les gériatres ont fixé l’âge de la dégénérescence physique et mentale irréversible à 80 ans.
Vous nous faîtes beaucoup de soucis quand vos actes traduisent l’inconfort du poids de votre âge. Vous en êtes à des oublis dangereux, des déclarations anachroniques, une allure peu fière, des attitudes bizarroïdes. Vous en êtes pour rien, c’est votre âge qui vous joue des tours. Regagner alors votre place, celle des personnes qui méritent amplement le repos. Ne souffrez plus davantage. Votre sacrifice est loin d’être un remède, c’est une souffrance supplémentaire que vous faites subir à votre peuple. Votre âge est une fierté. Nous serons davantage fiers de vous si vous acceptez de prendre votre place. Pour un repos paisible nous avons décidé de vous offrir une chaise pliante et les accessoires du grand père (une bouilloire et un chapelet) pour que vous vous rapprochiez davantage du bon Dieu. Ce n’est qu’un symbole. Vous pourriez ensuite vous en procurer à votre convenance. Mais, nous vous supplions d’accepter notre cadeau. Au moins prenez-y place. Vous y trouverez, sans doute, le repos tant attendu que réclame votre corps. La place du sage du patriarche africain. Cher grand père, Nous te souhaitons en ce jour anniversaire un beau ciel bleu, un soleil d'or, tout ce que tu veux et plus encore, mais de grâce reposes toi. Patriotiquement."

29/05/2011

Croisière sur le fleuve du Sénégal

Croisière à l'ancienne sur le fleuve du Sénégal
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Il a bien fière allure ce petit navire d’une autre époque. Sa vitesse de 10 km/h laisse à ses quelques dizaines de passagers tout le loisir d’observer de près les rives du fleuve, l’une sénégalaise, l’autre mauritanienne. Entre Podor et Saint-Louis sur le fleuve Sénégal, c’est une merveilleuse croisière à l’ancienne que je viens de vivre à bord du Bou El Mogdad.
Plus me plaît l’aspect suranné d’un vieux rafiot que le clinquant des grosses usines à croisières modernes. Et plus me plaît l’ambiance simple et cordiale d’un modeste bateau où les membres d’équipage, polyvalents, sont tantôt au service en salle, tantôt à la manoeuvre sur le pont et sur le quai.
À bord du Bou El Mogdad, point n’est besoin d’habits ni de robes à paillettes, même la soirée du capitaine revêt des airs de chaleureuse réunion de famille.
Les caprices du fleuve
Le fleuve Sénégal, large de 150m à 350m selon les segments, a servi à travers les siècles de voie de pénétration au coeur de cette contrée du Sénégal.
La croisière, longue d’environ 220km que l’on parcourt en 5 jours, est rythmée par l’appareillage matinal, les heures de repas, les excursions et, finalement, l’arrivée dans l’après-midi au point d’escale. Car le navire ne navigue jamais de nuit. Chaque jour, à bord d’une barge, on gagne une ou deux fois, pour le temps d’une visite, tantôt la ville la plus proche, tantôt un village plus reculé, tantôt une réserve naturelle.
Parfois aussi, le repas, préparé par les cuisiniers du bord, est servi sur la rive, comme ce délicieux thiéboudienne (riz au poisson et aux légumes) que nous avons dégusté un midi sous les manguiers. Un autre jour, au crépuscule, nous avons débarqué dans une clairière pour partager, à la lueur des lampes tempête, un agneau cuit en méchoui.
La taille du bateau laisse à la cinquantaine de passagers tout l’espace pour évoluer à leur guise. Le pont soleil, le bar, la petite piscine, le salon central sous le taud, la bibliothèque sont autant de lieux où l’on peut soit socialiser, soit se retirer, selon l’humeur.
Histoire et nature
Le rythme lent de la croisière laisse tout le temps au voyageur curieux de découvrir des pans peu vulgarisés de l’histoire de cette partie du continent africain. Cette histoire est inscrite dans les bâtiments érigés à l’époque coloniale française. À plusieurs endroits s’élèvent les anciens comptoirs commerciaux, à la fois entrepôts et habitations.
Pour protéger ses intérêts dans la région, l’empire français avait bâti des forts et des casernes. Certaines de ces constructions, classées pour leur intérêt historique, ont fait l’objet de travaux de restauration.
La vallée du Sénégal a vu naître, à la fin du XVIIIe siècle, le fameux El-Hadj Omar Tall. À la fois farouche guerrier et prédicateur de l’islam, il a largement contribué à l’expansion de cette religion dans l’ouest du continent, y compris dans des peuplades qui la rejetaient jusque-là.
Les amateurs d’observation d’oiseaux sont comblés, car l’itinéraire du Bou El Mogdad comprend une incursion dans la réserve ornithologique du Djoudj (classée au patrimoine mondial par l’UNESCO), la troisième en importance dans le genre dans le monde.
Quant à ceux qui s’intéressent au sort de la planète, ils peuvent observer, en pleine zone réputée aride, les résultats obtenus grâce à l’irrigation dans la production de riz, de légumes et de canne à sucre sur des dizaines de milliers d’hectares
Esclaves et gomme arabique
Le commerce le long du fleuve Sénégal remonte à des temps très éloignés. Le produit le plus important fut longtemps la gomme arabique. Par le fleuve ont également transité de l’or ainsi que des captifs que l’on déportait pour être vendus comme esclaves.
La gomme arabique, aussi appelée gomme sénégal , provient de la sève de l’acacia. On la récoltait en pratiquant tout simplement une entaille dans l’arbre. Le produit exporté vers l’Europe avait un grand nombre d’usages tant dans la pharmacie (sirops, crèmes, lotions, etc.) qu’en confiserie, dans l’agroalimentaire, mais aussi dans la fabrication de peintures et des colles.
Acacia
Dans une bonne partie de cette région, l’arbre le plus répandu demeure l’acacia, terme générique qui inclut un grand nombre de variétés.
On reconnaît l’acacia à ses petites feuilles finement divisées poussant sur des branches épineuses et à ses fleurs jaunes. Le fruit de l’acacia a la forme d’une gousse de haricot vert.
En des temps plus reculés, avant la pénétration du territoire par les Européens, c’est par cette région de la vallée du Sénégal qu’arrivaient les caravanes venant des zones sahariennes, chercher de l’or et des esclaves.
Ces contrées de la vallée du Sénégal ont également été, du temps de la traite négrière atlantique, une réserve d’humains que l’on acheminait ensuite vers l’île de Gorée, près de Dakar, via Saint-Louis. De là, ils étaient transportés vers le Nouveau Monde.
En amont sur le fleuve, on trouvait également de l’or. On recueillait les pépites en creusant des puits desquels on extrayait la terre. À défaut d’autres outils courants, on utilisait des pots pour mesurer l’or, ce qui expliquerait le nom de la ville de Podor qui fut un important lieu de commerce sur le fleuve.
Les plus anciens, dans les villages des rives du fleuve Sénégal, se souviennent encore du Bou El Mogdad lorsqu’il représentait le seul lien régulier avec le port de Saint-Louis. Le courrier, la marchandise et les gens étaient alors entassés dans les cales.
Il s’agissait, à l’époque coloniale, de ravitailler les comptoirs échelonnés le long du fleuve Sénégal jusqu’aux limites de l’actuel Mali.
Repères
Le Bou El Mogdad, construit aux Pays-Bas, a assuré de 1950 à 1970 le transport du courrier, de marchandises et de personnes sur le fleuve Sénégal entre Saint-Louis et Kayes (actuel Mali).
Durant une trentaine d’années, transformé en navire de croisières, le navire a navigué dans différentes eaux, avant de revenir sur le fleuve Sénégal en 2006.
Il s’agit du seul navire à naviguer sur le fleuve Sénégal.
Comprenant 29 cabines, dont 2 suites, le Bou El Mogdad peut transporter 58 passagers.
La plupart des cabines ne comprennent qu’un lavabo. Douches et toilettes donnent sur les coursives. Il existe une petite piscine à bord. Des massages sont disponibles.
D’octobre à fin mai, le navire effectue le trajet Saint- Louis/Podor en 5 jours. Les passagers optant pour la descente du fleuve sont transférés en minibus jusqu’à Podor. On peut aussi ne faire qu’une partie du trajet à bord.
Chaque fin d’après-midi, le navire jette l’ancre à proximité d’un village pour la nuit.
Une grande barge sert à débarquer les passagers pour les visites et les excursions.
Pour loger à Saint-Louis, avant ou après la croisière, un bel exemple: l’hôtel La Résidence, un établissement de charme au coeur de la ville coloniale.
Info :
www.hoteldelaresidence.com
Info sur le Bou El Mogdad:
www.compagniedufleuve.com
Paul Simier

28/05/2011

85 ans au compteur

Abdoulaye wade: 85 ans!
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Dimanche 29 mai, Abdoulaye Wade fête ses 85 ans. Après Robert Mugabe (Zimbabwe), son aîné de deux ans, il est le doyen des présidents africains en exercice. Candidat à sa propre succession en 2012, il aura 86 ans cette année-là. S’il est réélu, pour cinq ans, il quittera le pouvoir à 91 ans. Un âge où, généralement, ses congénères ont cessé toute activité depuis belle lurette et s’attellent, dans l’ombre, à réaliser ou faire réaliser leurs dernières volontés.
Me Wade ne l’entend pas de cette oreille. Pour lui, qui a accédé au pouvoir en 2000, la retraite, c’est pour plus tard. Dans six ans, au bout de 17 ans à la tête du Sénégal. Et après qu’il aura réalisé ses ‘rêves’ pour son pays. Est-ce bien raisonnable pour un octogénaire qui, dit-on, serait gravement malade ?
Prenant prétexte de son 85e anniversaire, Wal Fadjri a posé le débat sur les vraies motivations du chef de l’Etat : pourquoi, à 85 ans, le fondateur du Pds et théoricien du Sopi, au lieu de se tailler dès maintenant un costume de patriarche africain, style Mandela, préfère rester dans la mêlée, entre ses cadets, ses enfants et ses petits-enfants ?
Sur la question, les positions divergent. Ses partisans ne tergiversent pas. Selon eux, la maladie de Wade n’existe que dans l’imagination fertile de ses contempteurs en panne d’idées, à court d’arguments et en quête d’une improbable crédibilité. Le chef de l’Etat serait bien portant, se plaisent-ils à marteler, et s’il est candidat pour un troisième mandat, c’est qu’il veut placer le Sénégal sur les rampes du développement.
Ailleurs, d’autres sons de cloche tonnent. Les auteurs des notes discordantes sont convaincus de l’invalidité et de l’incapacité de Wade à assumer la charge suprême. Pour eux, son entêtement à se présenter à la présidentielle de 2012 cache mal des motivations peu avouables, peu catholiques.
Certains le soupçonnent de vouloir chauffer le fauteuil présidentiel pour son fils, Karim Wade. Rien de moins. D’autres, moins sévères, estiment qu’il est victime de son entourage. Ces caciques du Pds qui, selon l’opposition, sont incapables d’exister sans Wade, et pour lesquels une vie hors des allées du pouvoir serait un enfer.
Chacun a défendu sa position dans nos colonnes. Avec force arguments. Mais Walf est allé au-delà des querelles de chapelles. Nous avons labouré par-delà le champ politique.
Dans un Sénégal où plus de 50 % de la population a moins de 20 ans, où le jeunisme ambiant est discriminant, nous avons ouvert une fenêtre sur la condition des personnes âgées. Et là, nous sommes tombés sur une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle.
D’abord la bonne : être une personne d’âge avancé n’est pas une fatalité. Il ne rime pas toujours avec maladie. Quoique vers 60, 70, 80 piges et plus, l’organisme répond difficilement. Alors, à bas les préjugés !
La mauvaise nouvelle : au Sénégal, il se pose un véritable problème de prise en charge de nos papys. Coincées entre l’exiguïté des habitations urbaines et le manque de structures adaptées à leur statut dans les campagnes, les personnes âgées sont de plus en plus à l’étroit au sein des familles sénégalaises qui se nucléarisent.
Une solution se profile, mais elle fait peur. Pour permettre à nos parents, grands-parents et arrières grands-parents de vieillir dignement, les maisons de retraite (ou de repos) s’annoncent un passage obligé. Sacrilège ! Les occidentaux l’ont fait. Certains pays africains anglophones l’ont déjà expérimenté. Dans les pays de l’Afrique francophone, la méthode n’est pas d’actualité. Les lignes sont figées à ce niveau.
Pour combien de temps encore ? Selon le Dr Ousseynou Kâ, gériatre au poste de santé de Ouakam, l’option heurte les esprits puritains, mais elle s’impose. Toutefois, le médecin signale que la meilleure manière de vieillir en toute autonomie, c’est de s’assurer une jeunesse saine. Autrement dit, rien ne sert de courir, il faut partir à point.

27/05/2011

Riche président Wade...

Wade paie un immeuble à plus d'un milliard de cfa
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Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a payé cash un milliard cent quatre vingt deux millions à Cheikh Amadou Amar, un Sénégalais établi au Gabon, pour lui acheter son immeuble non bâti de 5435 m2 à Ngor virage. Selon La gazette qui révèle cette transaction foncière suspicieuse, l’affaire remonte au mois de novembre dernier.
Tout a été découvert quand Monsieur Amar s’est rendu dans une banque de la place pour déposer plus d’un milliard liquide. Contraint par les autorités bancaires à justifier l’origine, il a révélé que l’argent lui a été donné par Me Wade.
C’est après cela que la banque a accepté le dépôt mais à condition de complémentaire.
La pièce complémentaire qu’il présentera est une attestation notariée, certifiant la vente de son immeuble à Wade.
D’après La gazette, c’est un haut dignitaire de l’Etat, parent de Me Wade qui a fait parvenir à Cheikh Amar cette attestation. Cette personnalité est citée dans plusieurs dossiers de blanchiment d’argent en instruction ou en cours d’enquête.
L’acte de vente notarié a été certifié par l’étude de Me Patricia L. Diop. Sauf que nos confrères se sont référés à l’expertise d’un spécialiste des actes notariés. Ce dernier suspecte un blanchiment d’argent parce que le paiement s’est fait hors de la vue de la notaire. Le lieu de paiement n’est pas indiqué dans l’attestation. Donc, dans cette affaire d’acte notarié,
Le journal parle de vice de procédure et d’une attestation de complaisance.

900.000 visiteurs en 2010

Le Sénégal a enregistré près de 900 000 entrées en 2010
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L’industrie du tourisme et des voyages est devenue l’une des toutes premières activités économiques de par sa contribution au Produit Intérieur Brut (PIB) mondial à 11%, le nombre d’emploi créés (plus de 200 Millions) et la richesse annuelle générée (plus de 730 Milliards de dollars US en 2007). Avec des arrivées évaluées à 900 Millions en 2007, le tourisme mondial devrait enregistrer près de 1,6 Milliards de voyageurs à l’horizon 2020. Selon un document remis à la presse ce mercredi 25 mai, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du ATA, le Sénégal a enregistré environ 900 000 entrées en 2010. Avec cette performance le pays de la Téranga devrait conforter sa place de leader dans la sous-région et se positionner comme destination phare de l’Afrique de l’Ouest grâce à ces atouts, notamment «une stabilité politique, une tradition d’accueil et d’hospitalité légendaire, des ressources naturelles diversifiées, un potentiel culturel et artistique très riche».
Le même document d’indiquer: «malgré un contexte de crise économique internationale, le continent africain suit une dynamique de croissance continue avec un taux de progression de plus de 6% en termes d’arrivées touristiques en 2010, en dépit de son potentiel très largement sous exploité».
Ainsi l’activité touristique aura permis aux pays développés de consolider leur croissance économique et aux pays en développement à vocation touristique de limiter les effets des crises enregistrées dans les secteurs primaires et secondaires tout en supportant partiellement les contrecoups de la détérioration des termes de l’échange.
Papa Mamadou Diéry Diallo

26/05/2011

Quand Saly gueule

SALY : Le coup de gueule des hôteliers
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La visite du ministre du tourisme à Saly a été l'occasion pour les hôteliers de déverser leur bile, d'exprimer sans ambages leur ras-le bol par rapport aux nombreux problèmes auxquels la station balnéaire est confrontée  notamment celui de l'érosion côtière, des coupures d'électricité... "Les groupes électrogènes ne devaient être pour nous qu'une alternative. Malheureusement,  les coupures d'électricité sont telles que nous sommes obligés de les utiliser à fond, ce qui nous pose problème. Il ya aussi que nous sommes confrontés à des problèmes d'eau car le château d'eau ne peut pas nous satisfaire suffisamment." a déploré Boubacar Sabaly de l'hôtel Savana.
"Les ministres passent, les problèmes demeurent. Rien n' est fait concrètement. Aujourd'hui,  ce qui est nouveau ici c'est l'auditoire. On fait des promesses qu'on ne tient pas. C'est pourquoi,  nous demandons au ministre de nous autoriser à trouver des solutions  puisqu'à leur niveau il n' y a que des paroles." a déclaré Pathé Dia, le Directeur de téranga, un hôtel qui a subi  de plein fouet l'érosion côtière.
"Nous avons débloqué 80 millions de Fcfa pour lutter contre l'avancée de la mer au niveau de la station balnéaire. Mais ce problème nécessite  une solution globale avec l'implication de la sous-région. Il n'est pas juste de dire que le gouvernement n'a rien fait.
La TVA a été diminuée, la destination Sénégal rendue moins chère et les terrains où se trouvent les hôtels légitimés." a rétorqué Thierno Lô. Le  ministre du tourisme a par ailleurs fait un plaidoyer envers les techniciens du tourisme afin de ficeler un dossier qui puisse convaincre le gouvernement à le financer au profit du tourisme.
Aboubakry KANE

Accord entre Senegal Airlines et Brussels Airlines

Transport aérien : accord commercial entre Senegal Airlines et Brussels Airlines
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Les compagnies Senegal Airlines et Brussels Airlines ont signé un "accord commercial" de coopération pour la désserte de capitales ouest-africaines et europénnes avec des billets et des tarifs combinés, a annoncé mercredi le transporteur aérien sénégalais.
Les deux compagnies "s'engagent à coopérer sur la ligne Bruxelles-Dakar ainsi que sur les destinations desservies au delà de leur hubs (plateformes de correspondance) respectifs tant sur l'activité passager que sur l'activité cargo", indique Senegal Airlines dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Ceci va permettre à Senegal Airlines et à Brussels Airlines de combiner leurs tarifs et de faciliter le voyage des passagers souhaitant combiner les deux compagnies lors d'un même voyage et ce sur un même billet", selon la même source.
Elles "sont convenues de tout mettre en oeuvre pour que les accords techniques permettant la mise en place effective de cette coopération soient conclus d'ici l'été 2011".
Cet accord a été signé après des négociations entamées à la suite d'une réduction par le Sénégal des droits de trafic accordés à Brussels Airlines.
La compagnie avait reçu début janvier une lettre des autorités sénégalaises lui ordonnant de cesser ses vols entre Dakar et trois autres destinations ouest-africaines, Banjul, Conakry et Freetown.
"Le problème est résolu. Chaque compagnie va s'appuyer sur l'autre pour relier les destinations concernées. Brussels Airlines va par exemple s'appuyer sur Senegal Airlines pour desservir Conakry et Banjul", a expliqué à l'AFP une source à la compagnie sénégalaise.
Celle-ci devrait également s'appuyer sur la compagnie belge pour relier des destinations europèennes quand elle va commencer ses vols sur l'Europe, à une date indéterminée, selon la même source.
Senegal Airlines assure à partir de Dakar des vols régionaux en Afrique de l'Ouest avec deux Airbus A320 de 126 places.
Propriété de l'Etat et de privés sénégalais, elle a entamé ses vols commerciaux le 25 janvier, plus d'un an et demi après l'arrêt d'Air Sénégal International (ASI) qui appartenait au Sénégal et à la compagnie Royal Air Maroc (RAM). ASI, qui a cessé ses vols en avril 2009, a été liquidée.
AFP

21/05/2011

Sexualité Sénégalaise

Sexualité précoce au Sénégal : le revers de l’occidentalisation ?
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Les Sénégalais s’expriment:
Les jeunes filles n’attendraient plus le mariage pour goûter au fruit défendu comme le veut la tradition. Elles seraient de plus en nombreuses à avoir des rapports sexuels précoces. Un phénomène inquiétant pour nombre de Sénégalais qui estiment que l’occidentalisation de la société et la perte des valeurs traditionnelles y sont pour beaucoup.
« Les enfants font l’amour de plus en plus tôt et ne pensent qu’au sexe ». Nombre de Sénégalais, réprobateurs, partagent l’avis de Sokhna, étudiante à Dakar. Un fait divers a relancé le débat le mois dernier. Fanta, 13 ans, en classe de 6ème, violée à l’âge de 8 ans par les colocataires de sa mère, aurait été initiée par sa tante aux attouchements sexuels et a déjà eu plusieurs rapports avec des hommes plus âgés qu’elle. La petite fille, qui a pris goût à ces pratiques, est désormais nymphomane. Pour assouvir son désir, elle effectue régulièrement des fugues, à la recherche d’hommes pour la soulager. Sa mère a décidé de porter plainte en avril dernier contre tous ceux qui ont perverti sa fille.
Ce fait divers serait, pour certains, révélateur d’une dérive. Bien des jeunes filles seraient victimes d’abus sexuels. Modou, 26 ans, technicien au sein d’une station de radio, pense que cette situation est « due à une inconscience des adultes qui n’hésitent pas à profiter de l’ignorance des petites filles ». « Les chauffeurs de taxi, les enseignants, les maîtres coraniques, tous ceux-là, n’hésitent pas à abuser d’elles sans scrupule », dénonce-t-il.
« C’est le monde à l’envers ! »
Il existe une autre raison qui, selon les Sénégalais, pousserait les mineures à avoir des relations sexuelles précoces. L’occidentalisation de la société. La diffusion de séries télévisées et l’avènement d’internet éloigneraient certaines d’entre elles de la coutume qui veut que les relations sexuelles ne se pratiquent que dans le cadre du mariage. « Avoir des relations sexuelles tôt est devenu un phénomène de mode au Sénégal », constate Dianke, 17 ans, élève en classe de 4ème. Celles, comme elle, qui refusent de s’adonner à ces pratiques seraient considérées comme ringardes. Selon elle, « les jeunes imitent les Européens et les Américains à travers internet et les séries télévisées. Maintenant, ils téléchargent des films pornographiques sur leurs téléphones portables et les visionnent en cours. »
Diaby, 28 ans, étudiant en informatique à Dakar, pense que « le meilleur moyen de faire face à cette situation est d’informer les plus jeunes sur les dangers d’une sexualité précoce. » En traversant les rues de la capitale, il affirme qu’il lui est maintes fois arrivé de « voir des petits garçons et petites filles âgés à peine de 6 ans faire l’amour au pied des manguiers. C’est le monde à l’envers ! », s’offusque-t-il.
« Des parents irresponsables »
Awa, 25 ans, étudiante en économie-gestion à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, pointe du doigt « les parents qui sont irresponsables et la cause de la mauvaise éducation de leurs progénitures. Dès l’âge de 10 ans, certains d’entre eux procurent des téléphones portables à leurs enfants. Il ne faut pas s’étonner après qu’ils aillent voir des films pornographiques qui circulent de nos jours partout. » « Nous avons vraiment mal copié les Occidentaux ! On ne sait plus dans quel monde on vit ! On voit aujourd’hui n’importe quoi au Sénégal ! », déplore-t-elle. Assane, 15 ans, en classe de 5ème, blâme plutôt « les mères qui, selon lui, sont fautives puisqu’elles n’éduquent pas leurs filles ».
Des propos que ne partage pas entièrement Abby Cissé, 45 ans, mère de quatre enfants. Elle admet que certains parents ne jouent pas leur rôle, mais estime que les jeunes se détournent trop souvent des valeurs qui leur ont été transmises. « Les jeunes filles ont souvent de mauvaises fréquentations et sont de plus en plus matérialistes. A mon époque, se remémore-t-elle, il était impossible de se comporter comme elles le font. Nous restions près de nos mères pour les aider dans les tâches ménagères ».
Pour le Dr. Jeanne Diaw, sexologue à l’Hôpital Général de Grand- Yoff, les familles sont pour partie responsable de la situation. « L’éducation sexuelle est de la responsabilité des parents et du système scolaire », souligne-t-elle. Mais, selon elle, « il y a toujours eu une sexualité précoce chez les jeunes. La différence entre avant et maintenant c’est les média. Les faits sont plus exposés qu’auparavant ».
Quand sexualité précoce rimait avec bonnes mœurs
La sexualité précoce des jeunes filles est aujourd’hui sujet de discorde. Pourtant, il fut un temps où elle ne heurtait pas les bonnes mœurs. Par le passé, les mariages de mineures étaient fréquents. Antoinette, 60 ans, qui vit en Casamance, estime que la situation des filles mariées très tôt et celle des jeunes filles qui ont des rapports sexuels hors mariage ne sont pas comparables. Selon elle, « les filles victimes du mariage précoce y ont été contraintes par leurs familles, contrairement aux autres qui ont la liberté de s’abstenir ou de passer à l’acte. » « Une chose est sure, on doit réfléchir sur les conséquences néfastes du mariage précoce qui existe toujours dans nos sociétés, même s’il est plus rare, assure-t-elle. C’est un véritable traumatisme pour les victimes qui parfois n’ont même pas leurs règles ».
D’autres comme Ndeye, 41 ans, ne condamnent pas complètement ce type d’union. Elle pense « qu’il vaut mieux que les filles se marient tôt plutôt qu’elles aillent faire n’importe quoi dehors ! » Elle donne l’exemple de ses voisins toucouleurs [1] qui ont marié leur fille de 13 ans. Celle-ci n’ayant pas encore ses menstruations n’a pas consommé le mariage et vit toujours chez ses parents. « Donc ce n’est pas une si mauvaise chose qu’elle se marie tôt puisqu’elle n’ira chez son mari que lorsqu’elle sera prête », estime-t-elle.
Khadiatou, 16 ans, voilée, n’a pas sa langue dans sa poche Elle dénonce ces pratiques qui, pour elle, n’ont aucun sens. « Les jeunes filles ici subissent des injustices, dénonce-t-elle. Parfois, certaines d’entre elles sont données en mariage dès l’âge de 13 ans. Dernièrement, j’ai une amie qui a été mariée à un vieux à 15 ans, ce n’est pas normal ! Moi je veux avant tout étudier ». Khadiatou fait partie de ces jeunes filles qui ont réussi à trouver leurs repères dans une société où traditions et modernité se combinent pour le meilleur et pour le pire. Mais combien d’autres n’y parviennent pas ?
Trois questions au Dr Djiby Diakhate, sociologue et enseignant chercheur à l’université Cheihk Anta Diop
L’histoire de Fanta est-elle révélatrice d’un phénomène de société ?
Ce n’en est pas encore un. Mais on peut estimer qu’au rythme où ce genre de situation se développe il y a un risque pour qu’il en devienne un. Et cela peut être dangereux.
La Justice sénégalaise est-elle compétente pour traiter ce genre d’affaire ?
L’exploitation des mineurs est sévèrement punie par la Justice. Les peines peuvent aller jusqu’à 10 ans de prison ferme. Mais dans cette affaire, il sera difficile pour la maman de pouvoir mobiliser des preuves suffisantes pour que les responsables soient inculpés.
Comment expliquez-vous que les jeunes filles aient une sexualité de plus en plus tôt ?
Nous avions des sociétés traditionnelles où la sexualité était entourée de tabous et ne pouvait se pratiquer que dans le cadre du mariage. Il y avait même des rites pour maintenir la chasteté tels que l’excision ou la circoncision. Mais l’occidentalisation et la mondialisation ont fait leur entrée dans la société et l’ont profondément modifiée. Désormais, la société sénégalaise devient de plus en plus matérialiste et les considérations charnelles ont pris une place prépondérante dans la vie des individus. Notamment chez les jeunes, qui sont en contact permanent avec les supports de communications tels qu’internet, la téléphonie mobile, la télévision. La famille, qui était une cellule sociale de base importante, s’effrite. Il y a aussi un nouveau phénomène. Dans les zones urbaines, il y a ce que l’on appelle les familles atomiques, qui s’inspirent du modèle occidental. Avec un père et une mère qui travaillent et trois enfants. Les parents qui travaillent n’ont parfois pas le temps d’élever leurs enfants correctement, ce qui peut déboucher sur des drames.
Assanatou Baldé/afrik/com

20/05/2011

La vie des Dakarois

L’électricité, le logement et l’inflation, casse-tête des Dakarois
Sénégal
Les ménages dakarois ont-ils le sourire ? D’après l’enquête de perception trimestrielle consacrée aux ménages, on peut répondre par la négative. Selon une étude faite par la Direction de la prévision et des études économiques, 86% des Dakarois souffrent de l’inflation, tandis que 78% subissent les contrecoups des délestages.
L’enquête de perception trimestrielle des ménages montre à souhait que les Dakarois, dans leur écrasante majorité, tirent le diable par la queue. Selon un document rendu public par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), les chocs subis par les ménages au cours du trimestre passé renseignent que 86% d’entre eux souffrent de l’inflation des prix des denrées de première nécessité. Tandis que 78% subissent les contrecoups des coupures d’électricité.
Pour ce qui est de la situation alimentaire, l’enquête révèle que 67% des ménages dakarois ont trois repas par jour, contre 31% de foyers qui n’en prennent que deux. Toutefois, seul 1% des familles interrogées a un seul repas par jour, souligne la même source.
Concernant les dépenses liées au logement, elles ont augmenté pour 10% des enquêtés, suite aux chocs subis, alors que 11% des familles ont relevé une baisse. Relativement à la scolarité, à la santé et l’accès aux services sociaux de base, on note que 16%, 17% et 13% des ménages de la capitale ont respectivement enregistré une hausse de leurs dépenses suite aux chocs subis.
Concernant l’accès à certains services sociaux de base, il ressort de l’enquête que 90% des foyers ont accès à l’eau potable et 92% à l’électricité. Toutefois, l’assainissement reste encore le service le moins accessible avec seulement 31% des ménages enquêtés.
Par ailleurs, la perte d’emploi a été citée comme un choc par 14% des ménages et selon 9%, c’est l’incapacité du principal soutien qui constitue le choc subi ces trois derniers mois.
En effet, les chocs subis ont eu des impacts sur la vie des ménages de la capitale. Ainsi, 20% d’interviewés ont enregistré une hausse de leurs revenus sur la période sous revue, contre 39% qui ont noté une baisse.
Les résultats de l’enquête de conjoncture sociale du mois de mars 2011 ont montré que la proportion de ménages qui sont propriétaires de logement se situe à 63% contre 35% de locataires.
Papa Ismaila KEITA

Erosion côtière à Saly

L’érosion côtière est ’’un problème très sérieux" à Saly
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L’érosion côtière est ‘’un problème très sérieux" au à la station balnéaire de Saly, qui hypothèque les investissements, a déclaré le ministre de l’Artisanat, du Tourisme et des Relations avec le secteur privé et le secteur informel.
"Nous sommes tous responsables. Pour faire un investissement, il faut le sécuriser. Il faut voir quels sont les impacts négatifs à l’investissement", a dit Lô.
Il s’exprimait, mercredi, à l’occasion d’une visite dans cette zone touristique.
Thierno Lô conduisait une délégation composée, entre autres responsables de son département, d’une douzaine de députés membres de l’intercommission du développement et de l’aménagement du territoire et de la commission de l’économie générale, du plan et de la coopération de coopération de l’Assemblée nationale.
Selon lui, "c’est une erreur monumentale" que de vouloir construire des infrastructures pied dans l’eau sans pour autant prendre les mesures qu’il faut pour sécuriser l’investissement.
‘’Nous sommes en train de payer le prix", a-t-il dit, relevant que "la protection côtière coûte extrêmement chèr et ce ne sont pas des initiatives isolées qui sont à même de régler le problème’’.
‘’Il faut une étude globale pour prendre en charge toute la côte, au risque d’inonder d’autres zones", a indiqué Thierno Lô qui a donné des instructions à la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO) de démarrer les travaux ce jeudi, pour essayer de protéger l’existant.
En outre, il a promis de faire un état des lieux qui permettra à ses services de faire de telle sorte que la station balnéaire de Saly puisse ‘’sortir du marasme dans lequel il se trouve’’.
ADE/AD

Tourisme en Casamance

La saison touristique en Casamance
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Une saison difficile imputée à la crise et au coût élevé du billet d’avion pour se rendre au Sénégal. Voilà le constat général des professionnels du tourisme dans un dossier sur le tourisme réalisé à l’occasion du TICAA 2011.
Pour Armand, propriétaire de l’hôtel Hibiscus en Casamance, c’est l’irrégularité des liaisons aériennes, Dakar-Ziguinchor le principal problème de la baisse de fréquentation dans sa région.
Si les vols en direction de la Casamance se font rares, la gare maritime qui assure la liaison Dakar-Ziguinchor, affirme Mr Cissokho, chargé des relations extérieures, a observé une hausse des arrivées des touristes. Malgré les difficultés liées à l’acheminement jusqu’en Casamance, cette région continue de séduire car authentique et à portée de prix côté hébergement.
Le mauvais état des routes constitue un frein à l’évolution du tourisme en Casamance, dans le Sine Saloum et dans le nord, il faudrait développer les moyens logistiques (bâteau, réouverture de la piste d’Abéné) confie le propriétaire d’ Esperanto Lodge à Kafountine. L’Etat devrait ainsi considérer l’industrie touristique comme un secteur prioritaire, et accentuer sa promotion. Un effort a été fait avec la baisse de la TVA mais d’après la plupart des hôteliers interrogés, il faudrait attendre la fin de la saison pour faire le bilan.
Le club Med, au Cap Skirring
Au Cap Skirring, le club Med ouvert depuis le mois de février a célébré durant 3 jours la fin des travaux de réfection du bar et de la réception. La saison s’est achevée le 31 avril 2011, l’établissement réouvrira ainsi ses portes en octobre 2011.
Le groupe Transair propose des vols tous les jours de la semaine sauf le mardi
- Lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche : Départ de Dakar 16h Arrivée Ziguinchor 16h45 / Départ de Ziguichor 17h30 - Arrivée Dakar 18h15
Des vols sont également programmés en journée selon la demande des clients.
Infos Transair
Tél 33 820 66 95 ; 77 294 52 52 baracky@hotmail.fr

18/05/2011

Des ponts sur les fleuves Sénégal et gambie

La BEI va financer les ponts sur les fleuves Sénégal et Gambie
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La Banque européenne d’investissement (BEI) est disposée à financer les ponts sur les fleuves Sénégal et Gambie, a révélé mardi à Dakar Christophe Lucet, son chef de la représentation régionale pour l’Afrique de l’Ouest.
‘’Nous avons indiqué aux autorités notre disponibilité pour financer les ponts sur les fleuves Sénégal et Gambie’’, a-t-il notamment dit.
Christophe Lucet s’exprimait lors de la cérémonie de signature d’un prêt 6,5 milliards de francs destiné à appuyer le développement de la Bank of Africa (BOA) dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).
M. Lucet a souligné, à cette occasion, que le financement d’un pont sur la transgambienne ‘’figure sur la liste des infrastructures à financer’’.
‘’Nous étudions avec la Commission de l’Union européenne comment financer des projets de rails après les difficultés qu’ont connues de nombreuses concessions ferroviaires sur le continent’’, a expliqué le chef de la représentation régionale pour l’Afrique de l’Ouest de la BEI.
Il a indiqué que la BEI soutient actuellement au Sénégal avec l’Agence française de développement (AFD) et l’UE le projet d’investissement de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES), dans le cadre du Programme d’eau et d’assainissement du millénaire (PEPAM).
M. Lucet a rappelé que sa banque a financé, avec le KWF, l’acquisition du bateau Aline Sitoë Diatta qui assure la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor.
BHC/AD

17/05/2011

DSK: la femme de chambre est Guinéenne et non Sénégalaise

La victime serait une sénégalaise
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Affaire Dominique Strauss-Kahn: La victime "serait" une sénégalaise
L’affaire du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn (DSK) qui a été inculpé pour agression sexuelle, tentative de viol et séquestration par le parquet de New York, commence à livrer ses secrets. En effet, selon le correspondant de la radio Sud Fm à New York, la victime "serait" une sénégalaise. Il a fait savoir que des employés de l’hôtel Sofitel interrogés ont indiqué que la femme agressée est une africaine et plus précisément une sénégalaise. Elle aurait fait 3 ans dans cet hôtel français. Mais comme l’affaire n’est pas encore bouclée, l’identité de la victime n’a pas été donnée.
Pour rappel, l’hôtel Sofitel existe partout dans le monde, aussi en Afrique et au Sénégal.
Dominique Strauss-Kahn, qui fait l'objet d'une plainte pour agression sexuelle, plaidera non-coupable", annonce l'avocat Benjamin Brafman chargé de le représenter, dans un courrier électronique adressé à Reuters.
Papa Mamadou Diéry Diallo/Pressafrik

Il apparait aujourd'hui que la victime présumée est Guinéenne et non pas Sénégalaise.

16/05/2011

60% d’énergies renouvelables au Sénégal

Le Sénégal veut 60% d’énergies renouvelables dans les ménages
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Et si la solution à la crise de l’électricité venait des énergies renouvelables. En tout cas, le gouvernement du Sénégal s’est lancé un défi de taille. Il s’agit de faire en sorte que 60% de l’énergie consommée par les ménages proviennent des énergies renouvelables et seulement 40% de la Senelec.
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« Le Chef de l’Etat nous a instruit de faire en sorte que 60% de la consommation des ménages sénégalais en énergie viennent des énergies renouvelables ». Ces propos de M. Louis Seck, ministre des Energies renouvelables, en disent long sur la place qu’occupent désormais les énergies renouvelables, notamment dans la recherche de solutions aux problèmes de l’électricité. Si l’on en croit le ministre, des mesures incitatives dans la règlementation, ont été prises, afin d’encourager les différents investisseurs.
Ainsi, une grande priorité est accordée au secteur privé dans l’expansion des énergies renouvelables. « C’est pour en même temps aider le secteur privé que le gouvernement a décidé de l’associer à ces grands projets. L’Etat sera juste là pour encadrer, mais va leur faciliter tout le processus », précise le ministre. M. Seck l’a déclaré lors de la présentation du Peracod (Programme pour la promotion des énergies renouvelables, de l’électrification rurale et de l’approvisionnement durable en combustibles domestiques). Un programme qui est le fruit de la coopération sénégalo-allemande. Une occasion saisie par les différentes entreprises venues de multiples coins du monde pour exposer leurs différentes inventions dans les énergies renouvelables. « C’est une grande chance que nous avons de disposer d’autant d’opportunités. En plus d’être une réponse aux problèmes de l’électricité, il faut aussi préciser que les énergies renouvelables avec la non-émission de gaz à effets de serre, constituent une façon de lutter contre la pollution », se réjouit le ministre.
En effet, en plus d’être composé de machines de diverses capacités, l’appareil solaire ne nécessite pas des dépenses additionnelles. « À part le coût et le montage, aucune autre dépense ne suit », déclare un des exposants. Cependant, même si la force des énergies renouvelables n’est plus à démontrer, il n’e demeure pas moins que la main d’œuvre qualifiée dans ce domaine, n’est pas encore disponible. Suffisant pour que le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop tende la main aux partenaires israéliens. « Nous voulons que cet accompagnement s’étende jusque dans la formation, par exemple en organisant des masters formant des techniciens dans le domaine des énergies renouvelables et pourquoi pas dans le domaine de l’agriculture », suggère M. Saliou Ndiaye.
Quoi qu’il en soit, la réalité sur le terrain est que les problèmes de l’électricité sont bien réels et tardent à trouver solutions. Même si le Plan Takkal lancé par le ministre de l’Energie, Karim Wade suscite beaucoup d’espoirs, les délestages persistent et avec la forte présence du soleil, les énergies renouvelables semblent être l’issue de secours.

La crise en Casamance coûte cher

La crise en Casamance a coûté 2.500 milliards de cfa
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Le conflit en Casamance a coûté au Sénégal 2.500 milliards de francs, depuis son éclatement en 1982, a affirmé l’économiste Mamadou Lamine Diallo, leader du Mouvement Tekki.
‘’La paix en Casamance est une priorité pour Bennoo Siggil Senegaal et pour les Assises nationales. Il faut la paix en Casamance, parce que cela a coûté 2500 milliards de francs CFA au Sénégal depuis le début du conflit’’, a-t-il dit, samedi à Ziguinchor lors du meeting national organisé par Bennoo Siggil Senegaal.
Selon le responsable du mouvement, cette somme aurait pu servir à créer des empois pour les femmes et les jeunes.
‘’Aujourd’hui, c’est un jour de joie, un grand jour pour Ziguinchor,parce que depuis longtemps on n’avait pas vu autant de leaders réunis à Ziguinchor pour défendre notre capitale, pour parler de notre Sénégal’’, a pour sa part souligné Benoît Sambou, responsable de l’Alliance pour la République (APR).
Toutefois, il a invité les leaders de l’opposition à partir d’aujourd’hui à ‘’prendre l’engagement devant le peuple sénégalais et les populations de la Casamance qu’ils mettront au cœur de leurs préoccupations la résolution du conflit casamançais’’.
Selon le responsable de l’APR, ils ne veulent pas que demain que ‘’le gouvernement fasse de la question casamançaise un fonds de commerce’’.
Pour sa part, le secrétaire général de l’Alliance des forces du progrès (AFP), Moustapha Niasse, a invité ses camarades à ‘’adopter une résolution qui sera un appel pour la paix en Casamance’’, demandant à tous les Sénégalais à se mobiliser pour le retour de la paix dans cette région.

15/05/2011

Hausse de la production industrielle au Sénégal

Production industrielle au Sénégal Hausse de 26,7% en mars
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L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a sorti, hier, sa dernière note de conjoncture. Le document révèle, outre l’augmentation de l’activité industrielle, le repli de l’Indice national des prix à la consommation, entre autres.
L’activité industrielle sénégalaise a augmenté de 26,7% en mars dernier. Une évolution qui relève d’une performance de l’activité de la quasi-totalité des sous-secteurs, hormis ceux des industries textiles et du cuir. L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) qui donne l’information dans sa dernière note de publication, indique que ce mouvement succède ainsi à un repli du mois précédent. Et non sans souligner que l’Indice harmonisé de la production industrielle s’est établi à 139,7 après 110,3. « Par rapport à mars 2010, le niveau de la production industrielle s’est bonifié de 5,6% », note l’agence rattachée au Ministère de l’Economie et des Finances. Et qui signale que la production moyenne du premier trimestre de 2011 a crû de 4,4% par rapport à celle de la période correspondante de 2010.
Quant à l’Indice national des prix à la consommation, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie révèle qu’elle a enregistré un repli de 0,2% en mars dernier, par rapport février. Selon l’agence, cette évolution est imputable à la baisse des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des articles d’habillement et de chaussures et des services de santé. Aussi, indique l’Ansd, le rapport des prix moyens (à la consommation) des trois premiers mois de l’année 2011 sur ceux de la période correspondante de l’année 2010, laisse apparaître un relèvement de 3,6%.
Mais il est noté une stabilité dans l’évolution de l’inflation au mois d’avril, comparé au mois de mars dernier. Cependant, la note de conjoncture de l’Ansd, les prix à la consommation ont progressé de 3,6%’’, en comparaison du mois d’avril dernier avec celui de 2010. « Sur les quatre derniers mois de 2011, le rapport des prix moyens indique un relèvement de 3,8%, comparé à la même période de l’année dernière. L’indice harmonisé des prix à la consommation a pour population de référence l’ensemble des ménages africains de l’agglomération dakaroise », précise l’agence.
Ibrahima DIAW

Droits de l'homme au Sénégal

Respect des droits humains : Le Sénégal, mauvais élève
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En matière de respect des droits humains, cela ne brille pas pour le Sénégal. Le rapport 2011 de Amnesty révèle, exemples à l’appui, plusieurs cas de torture et d’impunité.
Amnesty international a publié, hier vendredi, son rapport annuel de l'année 2011, sur la situation des droits humains au pays du président Wade. La torture, l’impunité, le conflit casamançais, les atteintes à la liberté d'expression et de manifestation, l’usage excessif et illégal de la force sont, entre autres, les mauvais points de l’alternance.
Au Parlement (Assemblée nationale et Sénat), il est reproché de cautionner l’impunité des forces de sécurité et autres responsables proches du parti au pouvoir. ‘L'Assemblée nationale continue de bloquer toute poursuite contre l'ancien ministre Farba Senghor pour sa responsabilité présumée dans le saccage des locaux des journaux l'As et 24 heures Chrono. A cela, il faut ajouter le vote de lois d'amnistie qui ont effacé des crimes qui ont heurté la conscience des Sénégalais avec notamment la loi d'amnistie de 2004 relative à toutes les infractions commises dans le cadre du conflit casamançais depuis 1991 et la loi Ezzan de 2005’. Quant aux magistrats, Amnesty international leur reproche le refus d'enquêter sur des allégations de torture alors même que les prévenus et les avocats exhibent des preuves irréfutables. Pis, selon l’Ong, ils se basent sur des aveux extorqués sous la torture pour condamner des prévenus à de lourdes peines de prison. C’était le cas des jeunes de Kédougou en 2009 et de ceux de Vélingara en première instance en mai 2010 et en appel en avril 2011.
La torture et les mauvais traitements étant des pratiques bien ancrées dans les mœurs des forces de sécurité, Amnesty se désole du fait que, malgré les rapports et les dénonciations répétées des organisations des droits humains, ces pratiques restent courantes dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. Pour preuve, selon le rapport, ‘entre septembre 2010 et avril 2011, plusieurs personnes sont décédées dans les brigades de gendarmerie pendant leur garde-à-vue. Plusieurs allégations de tortures ont été faites contre la police sans qu'une enquête s'ensuive’. Les régions périphériques sont les plus affectées. Elles semblent être des zones de non droit pour les services de sécurité, gendarmes et policiers notamment, qui s'y comportent comme en terrain conquis. ‘Tant que le gouvernement continue à nier l'existence de la torture et des mauvais traitements dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie, tant qu'il fera tout pour protéger les tortionnaires, nul ne sera à l'abri des abus des forces de sécurité’, avertissent les camarades de Seydi Gassama.
Quant à la liberté d'expression, pilier de tout système démocratique, Amnesty pense qu’elle n'est que théorique au Sénégal. La preuve, 15 ouvrages ont été interdits de circuler sur le territoire national, parce que bloqués par la douane à l’aéroport, sur instruction du président de la République. La situation est la même pour la liberté de manifestation avec des marches pacifiques interdites au seul motif d'insuffisance de forces de l’ordre pour encadrer les manifestations.
MONTEE DE L'INTOLERANCE AU SENEGAL : Amnesty plaide pour les homosexuels et les minorités religieuses
La montée de l'intolérance et du repli sur soi est une préoccupation des camarades de Seydi Gassama qui plaident pour les homosexuels et lesbiennes ainsi que pour les minorités religieuses. Le patron de la section sénégalaise d'Amnesty international accuse l'Ong Jamra de verser dans la surenchère et la désinformation auprès des marabouts, pour la persécution des homosexuels. La protection des minorités religieuses est un devoir qui incombe à l'Etat, selon Amnesty. Ainsi, face aux agissements de la Ligue des imams qui s'en prenaient récemment aux témoins de Jéhovah à qui ils promettent un combat sans merci, Amnesty en appelle à l'Etat pour l’égalité entre les religions au Sénégal.
Pape NDIAYE

14/05/2011

La prostitution à Saly

97% des prostituées de Saly n’habitent pas à Saly»
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LE MAIRE DE SALY A LA CLOTURE DE LA SEMAINE NATIONALE FEMME ET SIDA : «97% des prostituées de Saly n’habitent pas la commune» Le maire de la commune de Saly a profité de la cérémonie de clôture de la Semaine nationale femme et Sida, hier, pour tenter de redorer le blason de sa commune, notamment pour ce qui est du fléau de la prostitution qui y gagne en ampleur de jour en jour. Aussi, selon le maire de la station balnéaire de Saly, l’image que les gens ont de sa commune est fausse.
«Quand on parle de sida, on pense en premier à Saly. Cette image est fausse, elle ne reflète pas la réalité. Saly n’est pas une localité peu vertueuse. Il est bon de rappeler aux Sénégalais que notre commune est antérieure au tourisme. 95% des séropositifs de la commune n’habitent pas la localité. Mieux, les 97% des prostituées de Saly n’habitent pas la commune mais viennent de l’intérieur du pays», souligne Ousmane Guèye.
Pour faire face à ce fléau, il exhorte «les pères de famille qui ont des appartements à louer à ne pas accepter n’importe qui. La plupart des jeunes de Saly qui prennent la mauvaise pente suivent les étrangers qui habitent dans leur maison. Il y a des individus très douteux qui fréquentent la ville. Et ce qui est le plus désolant pour nous, c’est l’impunité des malfrats qui, une fois dénoncés, ne restent que quelques jours en détention», regrette le maire de Saly.
«Depuis une semaine, nous sommes sur le terrain. Le lancement de cette semaine femme et Sida a été présidé par la première dame, Mme Wade, à Keur Massar. Et nous sommes engagés, au ministère de la Famille, comprenant la vulnérabilité de la femme, à tout mettre en œuvre pour éradiquer la pandémie du sida. Nous devons tous avoir en tête le défi de zéro enfant séropositif d’ici à 2015. Et cela demande beaucoup d’engagement», confie Adama Seck, représentant du ministre de la Famille à la clôture de cette semaine nationale.
Mountaga KANE

Ouattara à Dakar

Ouattara à Dakar
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La première visite officielle du président ivoirien Alassane Ouattara au Sénégal a été largement commentée par la presse ivoirienne et sénégalaise ce vendredi. Tour d’horizon.
« C’est un Abdoulaye Wade souriant qui accueille son homologue ivoirien », Alassane Ouattara, jeudi à l’aéroport de Dakar Léopold Sédar Senghor, écrit le quotidien ivoirien Le Patriote, proche du Rassemblement des Républicains (RDR), le parti au pouvoir. C’est « un accueil chaleureux pour un hôte de marque », ajoute le journal, qui estime que « Dakar n’a pas failli à sa réputation de peuple qui sait accueillir les invités de marque ». Son concurrent Le nouveau réveil, favorable à l’ancien parti au pouvoir, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), fait aussi référence à l’hospitalité chaleureuse du pays de la Téranga, en titrant en Une « Dakar accueille en pompe ADO ». Pour le quotidien, c’est un hommage que le chef d’Etat sénégalais a rendu au président Alassane Ouattara à la Côte d’Ivoire entière. Même son de cloche pour le quotidien Fraternité Matin pro-gouvernemental, qui titre « Accueil triomphal du Sénégal à un frère ».
La rencontre entre les deux chefs d’Etats fait également la Une des journaux sénégalais. Le quotidien Le Soleil décrit un « Alassane Dramane Ouattara en costume bleu ciel assorti d’une belle cravate, ADO est visiblement très en forme ». « L’ambiance est à son paroxysme », ajoute le journal. « Partout des jeunes et femmes en liesse. Sur les banderoles qui défilent au passage du cortège présidentiel, on peut lire « Merci ADO », « Vive le démocrate ADO », ou encore « Le Sénégal est fier de vous ADO », poursuit Le Soleil. « Le président sénégalais et son célèbre homologue de la Côte d’Ivoire s’offrent un bain de foule avant de rejoindre le palais de la République », conclut-t-il.
« Ouattara boycotté par le peuple »
Le quotidien sénégalais Walfadjri, contrairement aux journaux ivoiriens, écrit que cette visite d’Alassane Ouattara a été « boycottée par le peuple » sénégalais qui s’y est peu intéressé. Selon le journal, c’est « la communauté ivoirienne de Dakar qui a tenu à célébrer l’arrivée de son président ». « Plus active, plus excitée, elle l’a été face à une mobilisation des libéraux sénégalais loin d’être celle des grands jours », estime Walfdjri. « Arborant des tee-shirts à l’effigie du président Ouattara, les ressortissants ivoiriens composés, en majorité, d’étudiants étaient déjà sur les lieux à 15 h 30mn », ajoute le journal.
Son concurrent Le Quotidien évoque une visite « amère pour certains Dakarois » tant « le dispositif sécuritaire est important ». « Avec l’arrivée du Président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara, le ministère sénégalais de l’Intérieur a lâché ses policiers partout à Dakar. Plusieurs arrestations ont été enregistrées à cet effet », écrit le journal.
Le séjour d’Alassane Ouattara s’est achèvé ce vendredi ne semble pas avoir été de tout repos pour le pays de la Téranga. La presse sénégalaise et ivoirienne se chargera de commenter le moindre pépin…
Assanatou Baldé

13/05/2011

le Sénégal, la nouvelle destination pour les fabricants de voitures

GM débarque au Sénégal
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Le troisième fabricant allemand d'automobiles, Opel, a trouvé un concessionnaire pour sa distribution au Sénégal. La firme, qui appartient au groupe américain Général Motors, est très performant dans le segment des voitures haut de gamme.
Selon le magazine Nouvel Horizon, « le Sénégal a été choisi pour être la plateforme de pénétration pour la conquête du marché ouest africain. Par ailleurs, le magazine souligne qu’une usine de montage de modèles de véhicules chinois va être implantée dans le domaine industriel de Kaolack avec toujours comme objectif, la conquête du marché ouest africain. Nouvel Horizon renseigne que le projet industriel est piloté par la chambre de commerce et d’industrie de Kaolack et devrait créer, dans sa première phase, une centaine d’emplois avec un investissement de départ évalué à une dizaine de milliards de francs.

12/05/2011

Circulation routière au Sénégal

Accidents de la circulation : 350 épaves de voiture enregistrées par an
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Quelque 350 épaves de voiture dues aux accidents de la circulation sont enregistrées chaque année au Sénégal, a indiqué mercredi à Dakar, Nafi Diouf Ngom, estimant que ce chiffre est ‘exorbitant’’.
‘’Le Sénégal, avec un parc de véhicules estimé à 311.020 dont 70% sont immatriculés à Dakar, enregistre 350 épaves de voiture dues aux accidents de la circulation par an’’, a dit le ministre des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire.
Nafi Diouf Ngom présidait mercredi la cérémonie de lancement, à Dakar, de la décennie d’action contre les accidents de la circulation décrétée par l’ONU.
‘’Le gouvernement du Sénégal s’est engagé pour la réduction des accidents d’ici 2020. La sécurité routière doit être définitivement consacrée comme une nouvelle priorité de développement durable’’, a-t-elle estimé.
’’Prenant conscience de ce fléau, le gouvernement a initié un certain nombre de mesures avec au plan législatif et réglementaire la promulgation de la loi 2002-30 du 24 décembre 2002 portant code de la route et de son décret d’application 2004-13 du 19 janvier 2004’’, a dit Mme Ngom.
Il s’agit, selon elle, du renforcement des sanctions aux violations des règles de circulation par l’augmentation du taux des amendes forfaitaires et le cumul des sanctions pénales et pécuniaires.
Elle a également cité le port de la ceinture et de casque obligatoire et l’interdiction de l’utilisation du téléphone portable au volant.
Le représentant de l’OMS, Mamadou Ngom, a souligné que les accidents de la route coûtent à l’Afrique 3,750 milliards de dollars par an, citant la Banque mondiale.
M. Ngom a précisé que contrairement à la lutte contre la tuberculose, le paludisme et le sida qui drainent d’importants financements, la sécurité routière continue de souffrir d’un déficit de financement.
La décennie d’action pour la sécurité routière dont le thème est ‘’il est temps d’agir ensemble nous pouvons sauver des vies’’, est l’aboutissement d’un ‘’puissant plaidoyer de l’OMS qui a attiré l’attention des décideurs publics et privés sur l’ampleur du problème et la gravité de la situation’’, a-t-il dit.
Les actions seront axées sur les facteurs de risque comme la conduite en état d’ivresse, la vitesse excessive, le port du casque et l’utilisation de la ceinture de sécurité ainsi que sur la conception des routes.
L’objectif visé est d’épargner un nombre significatif de vies et d’importantes ressources financières.
ADL/AD

11/05/2011

Réaménagement ministériel au Sénégal

Réaménagement ministériel
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Le réaménagement très attendu par les sénégalais n’aura pas apporté beaucoup de surprises pour ceux qui s’attendaient à une équipe réduite. Quatre ministres partent trois autres (re)viennent. Le ministre d’Etat ministre de la Justice Cheikh Tidiane Sy reprend son poste après avoir démissionné la semaine passée.
Le retour de Cheikh Tidiane Sy au ministère de la Justice après sa démission dans la semaine passée a été effectif après un réaménagement que beaucoup attendaient plus vaste. Cheikh Tidiane Sy reprend son poste au moment où les problèmes qu’il y avait laissés ne sont pas encore résolus.
Ce réaménagement marque le retour du maire de Bambey Aïda M’bodj dans le gouvernement comme ministre d’Etat, ministre de la Famille. Elle a déjà occupé ce poste avant que le ministère ne soit éclaté. Elle remplace Ndeye Khady Diop qui ne s’occupe désormais que de la petite enfance et reste ministre d’Etat.
Innocence Ntap a aussi quitté le gouvernement. Elle était ministre du Travail et des organisations professionnelles. Elle est remplacée par Sada N’diaye, jusque-là ministre des sénégalais de l’extérieur. Ce poste est désormais occupé par Ngoné Ndoye qui entre pour la première fois dans un gouvernement. Elle était sénatrice avant ce remaniement.
Ce réaménagement consacre le départ de Mamadou Bousso Lèye de la Culture et du gouvernement. Il est remplacé par madame Awa N’diaye jusque là ministre du genre et chargée des relations avec les organisations féminines africaines.
Deux autres femmes qui avaient fait leur entrée dans le gouvernement lors du dernier réaménagement quittent leurs postes. Il s’agit de Khady Mbow, ministre de l’hygiène publique et du cadre de vie et de Coumba Gaye, ministre déléguée auprès du ministre de la Justice, chargée des Droits de l’homme. Elles n’ont pas été remplacées. L’appellation de droits humains n’existe plus et le département de l’hygiène publique est rattaché à l’Assainissement.

09/05/2011

"Il faut lapider les homosexuels"

Il faut lapider les homosexuels
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Le Sénégal deviendrait-il fou et barbare?
Ziarra annuel à Tivaouane: Serigne Mansour Sy appelle à la lapidation des homosexuels
Le khalife général des tidianes, Serigne Mansour Sy, a profité de la Ziarra générale de Tivaouane, pour appeler les populations musulmanes à lapider les homosexuels. Selon le guide religieux, c’est la seule voie pour éviter qu’un malheur jamais connu jusqu’ici ne s’abatte sur le Sénégal. Dans un discours lu par Makhtar Kébé, neveu de feu Mame Abdoul Aziz Sy «Dabakh», le khalife des tidianes rappelle que « le prophète Mouhamed enseigne que l’homosexuel doit être poussé dans le vide du haut de l’immeuble le plus haut de la ville, du quartier, de la maison car à chaque fois qu’il y a un homme qui entretient des relations sexuelles avec un autre homme, ou une femme avec une autre femme, les effets que cela peut engendrer équivalent à un tremblement de terre ».
Serigne Mansour Sy soutient que «les catastrophes telles que les maladies graves, les inondations et les nombreux accident ne sont que le résultat de la recrudescence de l’homosexualité ».Le khalife des tidiane a par ailleurs condamné les mariages scellés sans dot et la série d’immolations par le feu qui est aujourd’hui érigé en mode. Selon lui, « les couples unis, sans dot et sans consentement parental vivent dans le concubinage ».
Ce genre de discours religieux devrait amener au procès de son auteur, voire à son internement. Si toute religion est acceptable, elle ne l'est plus quand elle s'attaque à la liberté et à la vie même de tout être humain, quel qu'il soit! Et doit être dénoncée, combattue.

Les Six heures de Dakar

Les 6h de Dakar
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L’équipage Sibenthal-Chapuis remporte les 6 heures de Dakar
Sindia (Mbour), 8 mai (APS) - L’équipage Marc de Sebenthal-Bertrand Chapuis a remporté la 31e édition des 6 heures de Dakar courue dimanche sur le circuit Dakar-Baobab, à Sindia (Mbour), en effectuant un total de 181 tours lors des deux manches cumulées de 6 heures de temps.
La deuxième place est occupée par le duo Jean Azzar-Jean Dagher qui ont effectué 178 tours sur les deux manches, alors que la troisème place du podium est revenue contre toute attente à une Lotus, conduite par le promoteur du circuit, Paul Libens et son co-pilote Jean André Collard.
A bord d’une Porsche, l’équipage suisse qui avait déjà remporté la première manche de trois heures de temps en effectuant 92 tours contre 89 pour ses poursuivants immédiats, le duo Jean Azzar-Jean Dagher, n’a pas eu du mal à confirmer à l’issue d’une seconde manche qu’il a dominée de bout en bout.
Pris en chasse par la Porsche numéro 1, les Suisses Jean Dagher-Jean Azzar n’ont pas laissé les Sénégalais leur chiper la première place une seule fois, gérant bien leur course et les arrêts techniques.
‘’Il fallait faire de la gestion de course plutôt que de chercher à crever le plafond lors de cette seconde manche parce qu’il nous fallait éviter les ennuis’’, a déclaré Bertrand Chapuis qui est habitué du circuit de Dakar-Baobab puisque prenant part au championnat du Sénégal sur circuit.
La seconde manche de la course a été marquée par plusieurs incidents techniques poussant à l’abandon le vainqueur de l’édition précédente, Naggy Kabbaz, qui a quitté la course après quatre heures du fait d’un problème d’alternateur.
Egalement forcé à l’abandon, le véhicule numéro 19 de Gerard de Ville de Goyet, vainqueur de l’épreuve en 2009, qui est rentré aux stands dès la première manche en raison d’ennui mécanique.
Une troisième Porsche, la n°83 conduite par Thibault-Sans et Bernard David a eu un accident, frappant l’un des murets qui serpentent les virages de la zone de décélération.
Ce choc spectaculaire n’a cependant pas fait de victime. Mais, il a forcé l’équipage du Team Feel Godd Sénégal à abandonner.
Classement des Six heures de Dakar édition 2011
1er : N° 63 Marc de Sebenthal-Bertrand Chapuis
2e : N° 1 Jean Dagher-Jean Azzar-J Ibanez
3e : N° 22 Paul Libens-Jean André Collard.
ABK/SAB

08/05/2011

3 nouveaux bateaux pour DAKAR-ZIGUINCHOR

Trois nouveaux bateaux pour DAKAR-ZIGUINCHOR
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La liaison maritime Dakar - Ziguinchor va s’enrichir de trois autres bateaux à partir du premier semestre 2012. L’annonce a été faite hier, par le directeur général du Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama), Seydou Diallo qui est également revenu sur la sûreté et la sécurité dans le navire « Aline Sitoé Diatta » qui respecte les standards internationaux.
Le Directeur général du Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama) a annoncé, hier, l’arrivée de trois nouveaux bateaux pour renforcer la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor. Selon, M. Seydou Diallo, qui s’exprimait au cours d’un point de presse, il s’agit d’un bateau fret qui est un projet d’acquisition du Consortium sénégalais d’activités maritimes et de deux autres bateaux fret et passagers que l’Etat va acquérir en Corée du Sud. Et ces nouveaux bateaux, à son avis, devraient arriver au Sénégal dans le premier semestre de 2012.
Selon le directeur général du Cosama, le budget du bateau fret de son entreprise est estimé à 2,3 milliards de francs Cfa, et il est presque bouclé grâce à l’appui du Fonds de promotion économique (Fpe) qui, a accepté de s’impliquer grâce à la médiation de l’Agence pour la promotion des grands travaux (Apix Sa). « Nous avons identifié un bateau qui est au Congo, et une visite technique sera organisée au début du mois de juin », annonce M. Seydou Diallo. Ce dernier a surtout insisté sur l’aspect qualité de ce navire qui va uniquement transporter de la marchandise entre Dakar et Ziguinchor. Les deux autres bateaux de l’Etat, explique M. Diallo, seront mis au service de cette liaison, mais il n’est pas exclut qu’un des deux soit mis à Foundiougne pour faciliter le transport maritime entre les régions du centre et la région Sud.
Le Consortium sénégalais d’activités maritimes a effectué une recapitalisation financière. Ainsi, le capital est passé de 500 millions de francs Cfa à 1,5 milliards de nos francs. Et, à en croire le directeur général du Cosama, le navire « Aline Sitoé Diatta » qui effectue principalement la liaison maritime Dakar – Ziguinchor sera en arrêt technique pour 10 jours à partir du 30 mai pour effectuer son entretien technique habituel.
Par ailleurs, le Cosama entend profiter de cette période pour le renforcement du personnel.
Respect des normes
Le directeur général est aussi revenu sur la sécurité et la sureté du navire, suite à une information relatée récemment par la presse dans ce sens. « C’est le seule navire du genre au sud du Sahara a procédé à la formation de 5 auditeurs. Il y  a un audit régulier qui se fait. Nous respectons les standards internationaux dans ce domaine. Nous sommes suffisamment outillés pour assurer la sécurité du bateau. Il n’y a jamais eu de surbooking », a soutenu en quintessence Seydou Diallo entouré de ses principaux collaborateurs, chargés notamment des volets sureté et sécurité.
Regrettant l’affaire du bateau « Le Joola », le directeur général du Cosama  a précisé que les normes de transport du navire « Aline Sitoé Diatta » sont conformes à celles recommandées au niveau international. Il a expliqué que ce qui s’est passé en réalité c’est que le responsable de la gare de Ziguinchor n’a fait que respecter les consignes de la direction générale portant sur le fret. Il s’agit d’affecter 11 des 15 charriots de 7 tonnes chacun que compte le navire pour le transport des mangues. « Notre porte n’est pas fermée, seulement nous avons des conditions à respecter pour la sureté et la sécurité du bateau », a-t-il rappelé. Rappel récemment suite à un mouvement d’humeurs de marchands qui réclament le transport de leurs marchandises, les populations de Ziguinchor sont montées au créneau pour exiger le respect des consignes de sécurité et de sûreté.
Aly DIOUF

Drogue au Sénégal

Le Sénégal devient une plaque tournante du trafic de drogue (GIABA)
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Le Sénégal est devenu une plaque tournante dans le trafic international de drogue et de blanchiment d'argent, selon un rapport du Groupe international d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) publié le 5 mai.
"Beaucoup d'étrangers utilisent le territoire sénégalais comme plaque tournante pour exporter de la drogue de tout genre vers l' Europe et plusieurs destinations", dit le rapport.
Les secteurs les plus utilisés pour ce trafic sont les sociétés immobiliers, les systèmes informels de transfert d'argent, les sociétés de vente de voitures d'occasion importées et les sociétés de transport d'espèces, d'or et de pierres précieuses.
Le rapport indique que le Sénégal va bénéficier grandement d'un programme de renforcement de capacité pour ses enquêteurs, procureurs et autres membres des professions judiciaires.
Le rapport "exhorte le gouvernement du Sénégal à travailler pour réaliser la transparence dans les secteurs financiers et immobiliers et continuer à encourager les populations à utiliser les systèmes bancaire formel".