30/08/2011

Fin du Ramadan

les préparatifs de la Korité compliqués par les délestages
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Au Sénégal, les délestages continuent à compliquer la vie des populations, particulièrement à l’approche de fête de la Korité, l’Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du ramadan. Pour de nombreuses familles, la conservation des aliments qui seront servis lors du repas de Korité est un casse-tête avec des frigos qui cessent de fonctionner faute de courant. Les moins affectés par les coupures ont eu la possibilité d'éviter la cohue et de déjà faire leurs achats. Les autres devront attendre le dernier moment pour acheter les victuailles du repas de fête.
RFI

Crue du fleuve Sénégal

Bakel : le fleuve Sénégal dépasse la cote d’alerte
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Le chef du service régional de l’hydraulique de Saint-Louis, Adama Ndianor, a indiqué lundi que les 10 m correspondant à la cote d’alerte sur le fleuve Sénégal ont été largement dépassés à la date du 27 août dernier à la station de référence de Bakel avec une cote de 10 m 21.
A la même période de l’année dernière, elle était de 6, 07 m, a rappelé M. Ndianor, interrogé par la radio privée Sud-Fm.
Selon lui, cette situation s’explique par les importantes précipitations enregistrées depuis le 17 août, lesquelles ont, dit-il, entraîné des écoulements au niveau des affluents non contrôlés du fleuve Sénégal, le Bafing et le Bakoye.
Rappelant que la station de Bakel est la cote de référence pour toutes les stations qui dépendent d’elle, il explique que ce sont ces pluies qui ont entraîné une remontée des eaux du fleuve Sénégal.
M. Ndianor invite les populations à prendre leurs dispositions, surtout, dans les zones inondables, les cuvettes etc,.
Néanmoins, il a assure la situation est bien suivie par les services de l’hydraulique afin d’alerter les autorités en cas de débordement
Les ouvrages sont dimensionnés par rapport aux cotes d’alerte, et il ya des digues assez fragiles qui ne peuvent résister à certaines crues, a prévenu le chef du service régional de l’hydraulique, rappelant que la vallée est une zone inondable.
A Saint-Louis, il faudra attendre à peu près trois semaines pour voir les conséquences d’une telle crue, selon M. Ndianor, estimant qu’avec la brèche qui y a été ouverte, il ne devrait pas y avoir de gros risques pour la ville.
AMD/ASG

29/08/2011

8 jours de rabiot pour l'autoroute à péage

Autoroute de Dakar: Le péage décalé au 8 septembre
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Prévu ce 1er septembre 2011, le péage sur l’autoroute de l’ « avenir » débutera le 08 du même mois. L’Apix et le Groupe Sénac ont convenu de ce décalage pour, disent-ils, ne pas perturber la période de korité qui enregistre de grands départs vers l’intérieur du pays.
Le péage sur le tronçon Patte d’Oies-Pikine de l’autoroute de l’ « avenir », initialement prévu pour le 1er septembre 2011, va finalement débuter sept jours plus tard (le 8 septembre). L’annonce a été faite hier, dimanche 28 août, par Didier Payerne, directeur opérationnel du Groupe Sénac. C’était à l’issue d’une séance de réception et validation technique de la barrière de péage située au niveau de Cambérène. Une opération dont avaient pris part le représentant des chauffeurs de taxi, Cheikh Ndiaye Téranga, le secrétaire général du syndicat des transporteurs routiers, Gora Khouma, du comité de pilotage du projet ainsi que celui du suivi, des représentants de l’Aftu, de Dakar Dem-Dikk…
Le directeur opérationnel du Groupe Senac qui s’est félicité du fait que les tests se sont déroulés parfaitement en compagnie des membres du comité technique de l’Apix, a fait savoir que « la barrière de péage est fonctionnelle et est réceptionnée aujourd’hui conformément à nos engagements signés avec l’Apix en 2009 ». Avant d’affirmer : « nous sommes donc prêts à faire fonctionner le péage à partir du 1er septembre comme convenu ». Mais, a-t-il relevé, « pour mettre en service le trajet, cela nécessite des travaux qui amènent des perturbations sur le trafic de l’autoroute le temps de dévier tout le monde sur la barrière de péage. L’Apix nous a alerté pour nous dire que ces travaux allaient intervenir avant le 1er septembre, juste avant la fête de Korité et que nous allions perturber le trafic le jour des grands départs ». Ainsi, a-t-il fait savoir, « l’Apix et Senac sont tombés d’accord pour que ces grands départs vers l’intérieur du pays puissent se passer le mieux possible. Donc, nous avons accepté de décaler cette mise au péage du 1er au 08 septembre prochain ».
400 FCfa pour Patte d’Oie-Pikine
Même s’ils ont salué le projet, les transporteurs ne s’enflamment pas encore du fait, disent-ils, de la courte distance (5 km) de cette première tranche (Patte d’Oie-Pikine) qui sera livrée. Gora Khouma, secrétaire général du syndicat des transporteurs routiers, dit que sa corporation attend l’ouverture complète de l’autoroute Dakar-Diamniadio qui fait 25 kilomètres. A l’en croire, « notre principal problème c’est au niveau de Rufisque. Les responsables du projet nous ont promis qu’il y’aura une déviation qui passe par Sococim et qui sera disponible dès le mois de décembre prochain. En attendant, nous allons payer pour emprunter le premier tronçon ».
La tarification pour le péage n’a pas échappé aux critiques des usagers de la route. Pour la première partie, les responsables du projet ont fixé le prix du passage à 400 F Cfa. Une décision que les transporteurs avaient du mal à comprendre si l’on sait que le péage se fera à raison de 40 FCfa le kilomètre sur l’autoroute Dakar-Diamniadio. « On n’avait beaucoup de mal à comprendre le péage de 400 F Cfa pour 05 kilomètres seulement mais on nous a expliqué qu’une fois que les travaux atteindront Diamniadio, le kilomètre reviendra à 40 FCfa », a fait remarquer Gora Khouma. Une tarification qui, selon lui, est abordable. Mais, à son avis, « les gens devraient commencer par cette tarification de 40 F Cfa pour y habituer les usages».
Interpellé sur cette question, le directeur opérationnel du groupe Senac a confié que le prix du passage découle d’une longue histoire. Didier Payerne a fait savoir que dans une concession, la détermination du prix du péage nécessite d’abord la définition des trafics, des recettes et dépenses. « Il faut calculer le coût de la construction, le coût de fonctionnement d’une concession et d’un autre côté le nombre de voitures qui seraient susceptible de passer. Ce qui permet de définir la rentabilité pour rembourser les investissements ».
M. Payerne a rappelé qu’au début, « l’Etat du Sénégal avait fait des études par rapport au pouvoir d’achat de l’automobiliste Sénégalais. Ce qui a révélé que ce dernier ne paiera pas plus que 40 FCfa le kilomètre ». Une remarque qui, à l’en croire, a été intégrée dans le modèle du groupe Senac. « Donc pour abaisser le tarif, il a fallu que l’Etat aide à l’investissement. Du coup, moins on investissait, moins on rembourserait et moins ça impacterais le péage ». Il a expliqué que le mécanisme renvoie à une espèce de balance d’équilibre économique entre l’investissement et le trafic. « Plus vous diminuez l’investissement, plus vous diminuez le tarif. C’était la volonté de l’Etat Sénégalais. Du coup, il a mis une subvention et ça a permis de limiter le péage à 40 FCfa le kilomètre ».
D’après lui, « la première tranche a été fixée à 400 FCfa parce que c’est un peu différent. Tout le reste du chantier n’est pas fait. Il faut considérer les 40 FCfa le kilomètre sur l’ensemble de l’autoroute qui fait 25 kilomètres. Aujourd’hui, on ne met en service que 5 kilomètres. On a un fonctionnement spécial pour une petite section qui fait que les coûts sont plus élevés. Ce qui fait que cette première portion a un tarif un peu particulier. Ça c’est contractuel, c’est aussi accepté par l’Apix parce qu’on n’a pas le droit de les fixer comme on veut et ça durera jusqu’en août 2013, date à laquelle toute l’autoroute sera en service entre Patte d’Oie et Diamniadio. En ce moment, on reviendra à un coût kilométrique de 40 FCfa pour l’usager».
Pas de marchands ambulants sur l’autoroute
Depuis l’ouverture à la circulation de l’autoroute à péage, en guise d’essai, les automobilistes qui empruntent ce tronçon ont eu le plaisir de rouler sans les embouteillages. La rupture qui va s’opérer à partir du 08 septembre est donc certaine. Devant cet état de fait, le directeur opérationnel du groupe Senac a assuré que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour ne pas prendre au dépourvu les automobilistes. Pour lui, « Il faut informer les gens parce qu’une fois qu’ils s’engagent sur cette bretelle de l’autoroute, ils ont pris la décision de payer. Donc il n’y a plus de demi-tour possible. On a fait de la signalisation et on va dérouler une campagne de sensibilisation à travers la presse. Toutes ces dispositions seront complétées par le code de la route ».
Sur le volet sécuritaire, les journalistes ont posé la problématique de la probable fréquentation de l’autoroute à péage par les marchands ambulants qui n’hésitent pas à transformer tout lieu en marché. Sur ce point, Didier Payerne a fait remarquer que l’autoroute est complètement close par des murs et des grillages sur les 25 kilomètres. Il ajoute que des « agents viabilité-sécurité » patrouillent en permanence sur l’autoroute. Il a confié que « depuis quelques mois, on travaille déjà avec la gendarmerie qui est en train de créer une brigade autoroutière spéciale pour faire la gestion du trafic et la police sur l’autoroute. Donc, il y a d’abord des barrières physiques et des moyens de contrôle puis des équipes qui sont là pour ça ».
Sudonline

27/08/2011

Allo cher Sénégal !?!

Les décrets cachés d’Abdoulaye Wade
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Avant de s’envoler pour l’Arabie Saoudite, pour y effectuer la "oumra", le chef de l’Etat, Abdoulaye Wade, a signé deux décrets. Dakaractu a appris que le premier instaure un système de taxation des appels internationaux entrants. Depuis le conseil présidentiel sur les télécommunications, au cours duquel il avait annoncé son intention d’instituer cette taxation, Wade n’a eu de cesse de marteler qu’il n’allait pas reculer. Il est même allé plus loin : définir la clé de répartition des 60 milliards de francs cfa attendus de cette taxe. La gestion de cet impôt, de la définition de l’assiette au recouvrement, est ôtée aux administrations classiques de l’Etat pour être confiée à l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp).
Le deuxième décret sur lequel il a apposé sa signature avant de s’envoler est plus problématique. Il accrédite l’idée de la préparation d’une grosse malversation dans la gestion des fonds attendus. Ce décret qui, à coup sûr, va faire couler beaucoup d’encre et de salive, crée un régime dérogatoire du droit commun. La taxation des appels internationaux entrants va échapper à toutes les règles régissant les marchés publics. L’activité de l’Artp y relative n’est régie ni en amont ni en aval par les règles de transparence en matière de gestion publique. L’Artp ne pourra, par exemple, pas être contrôlée par l’Agence de régulation des marchés publics (Armp). Pourquoi cette protection à tout le moins suspecte ? Que cache-t-on au point d’éloigner le regard des sentinelles de la bonne gouvernance ? N’est-ce un moyen d’user des milliards des télécoms à des fins autres que celles annoncées ?
Cheikh Yérim Seck

Les Salygoths de Saly

Les « ripoux » de Saly
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La ville de Saly, touchée aussi bien par la crise financière que par l’érosion côtière de plus en plus conséquente, s’est depuis quelque temps vidée de ses touristes. Pourtant, une poignée d’irréductibles gaulois semble résister envers et contre tout. Qui sont-ils et quelle vie mènent-ils ? La Gazette s’est introduite dans ce cercle fermé afin de comprendre les raisons de leur attachement à Saly.
Saly, c’est la station balnéaire par excellence du Sénégal depuis plus de trente ans. Seulement, érigée officiellement en commune depuis 2009, le tourisme est d’ailleurs, contrairement aux autres villes, sa seule raison d’être. Autour du village, grandes chaînes d’hôtels et tours opérators se succèdent. Des résidences où sénégalais et européens viennent séjourner sont également construites en nombre le long de la petite côte. Parmi ces européens, que beaucoup appellent les « Salygoths », beaucoup sont français, belges, allemands ou italiens. Pourtant, au sein de cette ville qui semble construite de toutes pièces pour des touristes en mal de soleil et non d’Afrique, le niveau de vie des habitants ne s’est pas véritablement amélioré au fil des années. Au contraire, une véritable misère humaine règne dans une atmosphère de dominant-dominé. Certains habitants que nous avons rencontrés n’hésitent d’ailleurs pas à le dire, « Saly, ce n’est pas l’Afrique, c’est un lieu touristique et, comme dans tous les pays du monde, le tourisme attire les choses malsaines. Le sénégalais de Saly est pourri. Et, puisque c’est un pays pauvre, tout s’achète. La caricature de vieux touristes occidentaux courtisant de jeunes filles et garçons locaux, et d’histoires tragiques qui en découlent, est une réalité qui fait autant partie de Saly que de certains quartiers de Bangkok. Mais la ville de Saly n’est plus aujourd’hui à son apogée. Les vices et méfaits amenés par ce tourisme de masse a progressivement fait fuir les véritable amoureux du Sénégal. À tel point que certains de ces hôtels, tournant habituellement à plein régime, ferment quelques mois pour « rénovation ». Ainsi, il est difficile de comprendre comment cette ville, aux allures de « mini-apartheid » et dévorée par la mer, reste le paradis perdu de certains toubabs. Explications.
ENTRE EXOTISME ET FETICHISME RACISTE
L’entrée dans une résidence privée grâce à un natif de Saly habitué à composer avec ces « salygoths » permet d’obtenir les réponses à nos questions. Notre guide insiste : « ceux (les blancs) qui habitent ici ne partagent rien avec nous, ce sont les touristes qui nous font vivre ». D’ores et déjà attablés autour d’un Pastis à 11 heures du matin, Pierre, Gilles et Dominique, tous trois âgés d’une cinquantaine d’années, les cheveux grisonnants, le ventre bedonnant et le rire gras, semblent mener la belle vie. Pierre est propriétaire et responsable de la gestion de cette résidence depuis maintenant dix ans. Il n’a pas manqué de faire partager ce « paradis perdu » à ses amis, aujourd’hui devenus adeptes, non pas du Sénégal, mais de Saly. Lorsqu’il s’agit d’expliquer les raisons de leur attrait pour la localité, le discours se fait prudent. « On s’est donné une mauvaise réputation nous les toubabs, tout simplement parce que certains d’entre nous ont abusé. Il est vrai que 80% des français sont là uniquement pour le sexe. Pour nous, c’est une question de bien être avant tout ! (rires) Je cherche l’amour quelle que soit la couleur, le soleil et l’amitié », explique Pierre. Mais, en écoutant plus attentivement les discussions entre Dominique et Gilles, touristes habitués de Saly, force est de constater que les femmes, le sexe et la fête sont les principales raisons de leurs séjours ici. Le premier semble, après des années de débauche confessée, s’être rangé avec une jeune sénégalaise épousée ici, tandis que le second avoue être lui aussi aujourd’hui à la recherche de « l’amour ». La prostitution, qui n’est pas interdite au Sénégal, leur permet de « pratiquer » en toute légalité tous leurs fantasmes.
En revanche, en ce qui concerne l’amour qu’ils invoquent, pourquoi iraient-ils le chercher aussi loin ? La question semble naïve mais révèlera le malaise ambiant, entre racisme et exotisme, qui anime Saly depuis ses débuts. « On a du mal à comprendre pourquoi les sénégalaises nous attirent tant », affirme Gilles. Citant rapidement l’attrait pour leur couleur de peau, ils ne savent que répondre lorsque l’on rappelle les nombreuses françaises, elles aussi, noires de peau dans leur propre pays. « Je ne connais pas l’africaine en France et cela ne m’a jamais intéressé avant de venir ici. Ces questions font réfléchir…pourquoi on est là, pourquoi on les aime… », fait mine de se demander Pierre un peu gêné. Dominique avoue en revanche avoir compris, après plusieurs séjours en Afrique francophone, ce qu’il était venu chercher, même s’il admet se poser encore des questions. « Il vaut mieux la chercher sur le terrain car il faut qu’elle soit pure ! L’homme européen ne trouve plus son équilibre en Europe où les rôles sont inversés. Je ne cherche pas une femme soumise mais un équilibre. J’ai vécu dans une famille traditionnelle française et les sénégalaises cuisinent très bien. Puis, du moment que tu as un peu de sous, elles acceptent tout, notamment que l’on ait plusieurs femmes, et ça, c’est génial ! », déclare-t-il. Bien évidemment, aucun d’entre eux n’est un fervent pratiquant de l’islam mais ils n’y voient aucun inconvénient. « Mis à part de me faire frapper quelque fois quand je fais une bêtise qu’elle découvre mais après, elle oublie… », lâche Dominique en riant devant sa propre femme. Persuadés dans leur imaginaire d’être de véritables anges face « aux machos avérés que sont les sénégalais », ceux-ci se présentent quasiment comme des sauveurs. Dominique, qui cherche aujourd’hui à faire venir sa femme en France, l’affirme sans malaise : « c’est une opportunité pour elles d’évoluer et d’avancer ». Il regrette néanmoins d’être incompris en France, notamment par ses propres enfants « qui ne saisissent pas pourquoi leur père est avec une africaine beaucoup plus jeune que lui ».
Quant à Gilles, il profite du pouvoir de séduction qu’il n’a nulle part ailleurs mais aimerait, lui aussi, trouver l’amour sans avoir à dégainer son portefeuille en permanence. « Hier, elle était encore cinq à avoir à peine vingt ans autour de moi et je me suis laissé prendre au jeu…ça commence à 30 000 FCFA et ça finit avec des propositions à 5000 mais aujourd’hui, ça ne m’intéresse plus. Puis, un sénégalais est arrivé, je n’ai pas compris ce qu’il leur a dit, mais cinq minutes après, il n’y avait plus personne ! », raconte-t-il, amusé. Des situations comme celle-ci se répètent tous les jours à Saly. Mais, n’ayant pas trouvé ce qu’il était venu chercher, Gilles rentrera dans une heure pour la France avec Dominique avec l’idée de revenir à Saly l’année prochaine. De véritables stéréotypes du colon occidental débarquant à Saly avec ses euros, bien ou mal acquis, pour satisfaire ses caprices.
Dans cette localité au train de vie suspicieux, personne n’ignore ici que ces couples en noir et blanc sont davantage issus d’un commerce sexuel aux relents souvent dépravants plutôt que d’un amour sincère.
LA CHUTE DE CES NOUVEAUX COLONS ?
Après le départ de ses amis pour l’aéroport, la conversation se poursuit ensuite avec Pierre, ayant décidé de rester à Saly depuis maintenant 12 ans et qui semble être « l’éclaireur » du groupe. Il présentera alors une figure féminine de ces toubabs, Sylvie, cliché de la « cougar » peroxydée. Contrairement aux autres, Sylvie se targue de ne pas être venue, il y a 15 ans, à Saly pour des raisons sentimentales. « Ici, les blancs ne viennent que pour le sexe ou pour se planquer ! Ce sont généralement des gens qui ne sont rien là-bas et qui, ici, sont de véritables rois », dit-elle d’une mine désabusée. C’est au départ avec son mari, et pour les vacances, qu’elle avait acheté cette maison dans laquelle elle vit aujourd’hui depuis quinze ans. Au fur et à mesure que la bouteille de rosé commandée se vide, les langues se délient, laissant apparaitre une toute autre réalité…« Après mon divorce, je suis restée faire ma vie ici. Ce qui est drôle, c’est que, à l’époque, je m’étais promis de ne jamais me mettre avec un noir et jamais plus jeune que moi ! Hors de question de me faire avoir et de me faire pomper tout mon fric. Et puis…vu que les français ici n’ont d’yeux que pour les sénégalaises, c’était ça, ou bonne sœur », ajoute Sylvie. C’est donc, malgré elle que Sylvie côtoie les sénégalais depuis des années. « En quinze ans, j’ ai vu des toubabs se faire plumer et marabouter à en devenir dingue ! Nous, on est costaud, on fait partie des anciens », affirme-t-elle fièrement. Entre parano et racisme, Sylvie est ainsi persuadée de m’apprendre ce qu’est le Sénégal. Elle m’apprendra ainsi, un peu plus sur la manière de vivre et de penser Saly qu’ont ces nouveaux colons…
Alors que les termes d’« intégration » et du « vivre ensemble », s’adressant implicitement davantage aux français d’origine étrangère, sont employés à tour de bras en France, ceux-ci ne semblent pas faire écho jusqu’à Saly. « Je ne parle pas wolof et je ne veux surtout pas comprendre ce qu’ils disent ! Sinon, je suis certaine de me battre en permanence et de partir dix fois par jour à la gendarmerie ! Je fais donc une sélection de gens en qui j’ai confiance, et ils sont de plus en plus rares », dit-elle approuvée par Pierre qui, en revanche, comprend quelques mots de wolofs même s’il se refuse à parler. Sylvie ne mange pas non plus de plats locaux dont elle n’a, en quinze ans, pas remarqué la multitude. Se plaignant avec Pierre d’être victime de leur couleur de peau, assaillis et victimes de préjugés, ils n’hésitent pourtant pas à faire de même au sujet des sénégalais. « Ce que les sénégalais cherchent ici, c’est de l’argent et un visa en premier lieu, dit-elle avec assurance. C’est tout de même plus rassurant de partir en Europe avec un vieux qu’en pirogue ! Ce sont eux qui ont le plus la côte avec leur pension et leurs maisons, il ne reste plus qu’à attendre qu’ils meurent ! Tout se fait par intérêt ici. Ils ne recherchent pas un cœur mais un portefeuille. Une fois que tu es avec un sénégalais, il faut tout payer, acheter un mouton pour toutes les fêtes mais, lorsqu’il s’agit de notre foie gras à Noël, ce n’est pas grave ! Ce n’est pas un égoïsme caché mais craché. « C’est ma culture », voilà la phrase clé sous couvert de laquelle nous nous devons de tout accepter… On est naïf et on le veut bien, on rentre dans le système mais aujourd’hui je dis basta ! », s’exclame-t-elle sourire aux lèvres. Avec de telles descriptions sur la population et sur la ville, on ne peut que se demander plus encore pourquoi ces français s’entêtent à rester à Saly. La première raison sur laquelle s’accorde Pierre et Sylvie, confirme les précédentes déclarations : « Ici, c’est un petit village et ça nous plait », déclare Pierre avant d’ajouter, sans complexe : « on se retrouve un peu entre nous, entre blancs et ça fait du bien ». Sylvie acquiesce : « On ne peut pas toujours parler qu’avec des sénégalais, ce n’est pas possible ! On a besoin de se ressourcer pour parler, échanger et faire des affaires. Ce n’est pas possible de travailler avec les sénégalais. Tout d’abord parce qu’ils n’ont pas d’argent, mais aussi parce qu’ils vont nous bouffer cela. » Il y a ensuite le business, fructueux jusqu’à l’année dernière, qui leur permettaient de mener une toute autre vie à Saly. « Ici, j’ai l’avantage d’être propriétaire et la vie revient moins chère même si, pour manger et vivre à la française, il faut quand même un certain budget. Je ne suis pas venue pour l’argent mais pour une qualité de vie que nous n’avons plus aujourd’hui. Nous vivions du tourisme et celui-ci est en train de mourir », déclare-t-elle désabusée.
Un paradis en voie de disparition donc que ces nostalgiques de la colonisation redoutent depuis quelques temps… « Je connais beaucoup de gens qui sont venus il y a quinze ans et qui sont partis, par peur de perdre leur maison », raconte Pierre, un tantinet inquiet pour son business. « On s’est bien gavé, on a beaucoup gagné mais on a aussi créé du travail. Le matériel et le salaire ne sont pas cher et, avec une construction à 15 millions, on revend cela à 50 millions minimum. Cela dit, ce sont surtout les promoteurs qui se sont enrichis car, quand tu vis ici, tu perds aussi beaucoup…Je ne peux même plus rentrer aujourd’hui ! », s’exclame-t-il. Sylvie, qui se retrouve elle aussi coincée dans son propre Eldorado confirme : « La nouvelle génération de sénégalais est dangereuse pour les blancs, les rapports ont changé et aujourd’hui, avec la télévision et internet, ils savent et se révoltent. C’est bien pour le pays, mais pour nous, je pense qu’il faut partir. Le problème, c’est que je ne pourrai pas retourner en France où tout est gris, interdit et où, depuis que je ne suis plus avec un blanc, je n’ai même plus les moyens de revenir ! Nous avons tout perdu en termes d’argent, de relations, d’assurance… » Mais, cette poignée d’irrésistibles gaulois considérant l’Afrique comme une véritable zone de non-droits ne sont apparemment pas près de perdre leurs privilèges. « Il faut trouver un lieu plus sûr pour nous en Afrique », affirme Sylvie. Cette minorité de ripoux » n’est donc pas prête d’arrêter de polluer le continent…
Julia Küntzle

Troubles en Casamance

Attaque en Casamance
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Un nouvel accrochage a opposé aujourd'hui en Casamance (sud du Sénégal) des militaires et des rebelles présumés, peu après une attaque d'autres insurgés dans cette région en proie à un mouvement indépendantiste, a appris l'AFP de sources concordantes.
Des militaires qui sécurisaient la route vendredi "ont été pris pour cible par des rebelles à la hauteur du village de Diango", à 50 km au nord de Ziguinchor, principale ville de Casamance, a indiqué à l'AFP une source militaire.
"Il y a eu des échanges de tirs intenses. Nos éléments ont poursuivi la bande armée qui s'est réfugiée dans la forêt", a-t-elle poursuivi, sans être en mesure d'indiquer s'il y a eu des blessés.
Un hélicoptère de l'armée sénégalaise a ensuite survolé la zone pour appuyer les troupes au sol, selon la même source.
Pillage de boutiques
Peu avant cet incident, des rebelles présumés du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC, rébellion indépendantiste) avaient braqué des véhicules et dépouillé les passagers de leurs biens sur l'axe Sénoba-Ziguinchor, dans le nord de la Casamance, ont indiqué des sources policières et des témoins.
Ces éléments armés ont également pillé des boutiques dans la même zone, selon un habitant joint par l'AFP.
L'accrochage entre soldats et rebelles présumés, ainsi que le braquage sont survenus dans des zones distantes d'une dizaine de kilomètres avec deux groupes distincts de rebelles supposés, selon une source policière.
Ces incidents sont notés après plusieurs actions similaires cette semaine dans plusieurs zones de Casamance où le MFDC mène depuis 1982 une rébellion armée pour l'indépendance. La région avait jusqu'ici connu une certaine accalmie, après un regain de violences fin 2010 et début 2011 marqué par la mort d'une vingtaine de militaires, selon l'armée sénégalaise.

26/08/2011

inondations au Sénégal: Pékin aide

Le Japon au secours du Sénégal
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Le gouvernement du Japon vient de voler au secours du Sénégal en lui offrant un lot de matériels de lutte contre les inondations. Ce matériel est estimé à une valeur de 4 milliards de FCFA.
Le Japon vient d’offrir au Sénégal un lot de matériel de lutte contre les inondations. Un matériel composé de 35 motopompes et 10 électro-pompes de gros débit d’une valeur de quatre (4) milliards de FCFA. Matériel qui a été confié à la Direction de la protection civile du Sénégal (Dpc) et au Groupement national des sapeurs-pompiers (Gnsp). L’ambassadeur du Japon au Sénégal a soutenu qu’un deuxième et troisième lot de matériel devrait arriver.
Dans son discours, le ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Ngom a tenu à remercier l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Hiroshi Fukoda : « c’est un élan de générosité qu’il faut saluer, ce qui montre l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et le Japon. Avec un tel équipement, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que c’est le début de la fin pour le cauchemar des inondations ».
Ousmane Ngom a, toutefois, ajouté que le gouvernement n’est pas resté les bras croisés car, il a entrepris la construction d’infrastructures de grande envergure pour lutter durablement contre les inondations.
« Ces infrastructures sont en train d’être construites. Certaines sont déjà terminées. Elles se résument en stations de pompage, mais aussi en infrastructures gravitaires qui permettent l’écoulement de l’eau vers la mer » a t-il déclaré.
Mouhamed Diaw

Présidentielle sénégalaise en 2012

L’Etat français vote neutre

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La France ne soutiendra aucune candidature au Sénégal. La précision est du ministère français des Affaires étrangères.Elle a été faite, hier, lors d'un point de presse tenu par son porte-parole.Une manière de couper court aux rumeurs qui commencent à circuler et qui véhiculent l'idée selon laquelle la France apporterait son soutien au président Wade.
S'il y a encore ceux qui croient que la France soutiendra la candidature du président Wade en 2012, le ministère français des Affaires étrangères veut être clair à leur endroit : ’La France n’a pas de candidat au Sénégal’, a martelé le porte-parole du Quai d'Orsay lors d'un point de presse, tenu hier. Bernard Valéro a été interpellé sur l'information diffusée par certains médias et selon laquelle la France soutiendrait le président Wade en 2012. Les journalistes, qui faisaient face au porte-parole du Quai d'Orsay, faisaient allusion à Yves Gounin, ancien conseiller juridique auprès du chef de l'Etat sénégalais, qui travaillerait pour assurer la constitutionnalité de la candidature du président Wade. Une candidature contestée par une partie de l'opinion nationale et certains spécialistes du droit sénégalais.
Mais Bernard Valéro a indiqué qu'il ne commente pas ‘des rumeurs de presse’. Toutefois, il a ajouté que la France ‘souhaite que les acteurs politiques sénégalais puissent définir ensemble les modalités et le calendrier des prochaines échéances électorales, dans un climat serein’. ‘Comme vous le savez, la France est attachée à la tradition démocratique du Sénégal. C’est aux citoyens sénégalais qu’il appartient de décider de leur avenir dans le cadre de leurs institutions démocratiques et dans le respect de leur Constitution’, a-t-il soutenu.
Il a fait savoir que depuis 2009, ‘il n’y a plus de conseiller juridique français à la Présidence du Sénégal’. Faisant allusion à Yves Gounin, Bernard Valéro a précisé que ‘depuis son départ de Dakar, le dernier titulaire de ce poste n’entretient aucun contact, ni avec le président, ni avec son entourage’. Une manière de dire que si Yves Gounin travaille auprès du président Wade, c'est à titre privé.
Toutefois, l'on sait que dans la politique africaine de la France, les réseaux jouent un rôle parallèle aux canaux officiels, représentés par les diplomates. La preuve, c'est l'intervention de Karim Wade auprès de Robert Bourgi durant les évènements du 23 juin dernier. Avant, le voyage du président Wade à Benghazi avec l'aval de Sarkozy, avait été interprété comme un deal entre le président Wade et son homologue français. Il faut aussi rappeler que la poignée de mains entre Karim Wade et Barack Oabama avait été aussi interprétée comme un signe de soutien à la succession du président Wade.
Cette précision du Quai d'Orsay intervient également après l'information parue dans la presse sénégalaise, selon laquelle, lors d'une rencontre avec les leaders de Bennoo Siggil Senegaal, l'ambassadeur de France à Dakar, Nicolas Normand, aurait demandé aux leaders de Bennoo d'accepter la candidature de Wade, si le président de la République est si impopulaire que le décrit Bennoo Siggil Senegaal. Si cette information est vraie, le ministère français des Affaires étrangères apporte là un démenti à son représentant à Dakar.
En tous les cas, la communauté internationale suit de près le processus électoral sénégalais.D'ailleurs elle a été impliquée dans l'audit du fichier électoral.
Moustapha BARRY

L'HOPITAL POUR ENFANTS DE DIAMNIADO

Les chinois attendent toujours la contrepartie sénégalaise et l'hôpital risque d'être mortel pour les enfants et le personnel
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L’Etat du Sénégal tarde toujours à verser sa contrepartie de 500 millions de FCFA devant servir à construire les logements du directeur et des chirurgiens, d’un centre d’épuration pour l’assainissement de l’hôpital d’enfants de Diamniadio. Le montant de la contrepartie doit aussi être utilisé pour l’exonération du carburant que les ouvriers chinois utilisent dans le cadre des travaux de construction de l’hôpital. C’est l’information donnée aux membres de la Commission Santé et Affaires sociales de l’Assemblée nationale en tournée pour « contrôler et évaluer l’action de l’Etat ». La fin des travaux (exécutés à 75 %) de cet hôpital est prévue en décembre prochain. Cette infrastructure sanitaire est financée par la République de Chine à hauteur de 6 milliards F Cfa,
Le Sénégal tarde encore à verser sa contrepartie financière de 500 millions F Cfa pour la construction de l’hôpital d’enfants de Diamniadio. Cette infrastructure sanitaire est financée par la République de Chine à hauteur de 6 milliards F Cfa. Et  cette dernière a déjà réalisé 75 % des travaux de construction.
Précisons que c’est le président de la République, Me Abdoulaye Wade qui a décroché, en 2006, ce financement de 6 milliards, lors d’un voyage en République populaire de Chine. La pose de la première pierre de l’hôpital a été faite le 26 mars 2010 par le ministre de la santé, Modou Fada Diagne.
En visite sur les chantiers, les Chinois  ont demandé à la délégation de la commission de santé de l’Assemblée nationale, conduite par son Président, Dr Omar Ndoye, de sensibiliser les autorités sénégalaises, notamment le ministre des Finances, pour verser la contrepartie du Sénagal. La contrepartie  doit servir à construire les logements du Directeur de l’Hôpital et des chirurgiens qui y officient. Les 500 millions seront aussi utilisés dans la construction d’un centre d’épuration pour l’assainissement de l’hôpital, de même que l’exonération du carburant que les ouvriers chinois utilisent dans le cadre des travaux de construction de l’hôpital.
Mais de l’avis de la directrice des Equipements au ministère de la Santé, Awa Ndiaye Diouf, la contrepartie financière du Sénégal est disponible. Seulement, ce sont les procédures d’appel d’offres qui retardent les travaux. Elle a assuré que l’appel d’offres est déjà lancé. « Nous souhaitons l’achèvement des travaux et l’équipement en décembre. Ce délai devrait être respecté », a dit Mme Diouf en recevant mardi des membres de la Commission Santé et Affaires sociales de l’Assemblée nationale en tournée pour « contrôler et évaluer l’action de l’Etat ».
Les travaux de cette infrastructure sanitaire ont débuté en mai 2010, pour un délai d’exécution de 20 mois.
D’une capacité de 130 lits, l’hôpital d’enfants de Diamniadio dispose de bâtiments destinés aux consultations, aux hospitalisations, à la technologie médicale. Il dispose d’un château d’eau qui devrait assurer son autonomie. Cet hôpital, R+ 1, dispose des ascenseurs, des blocs accumulateurs d’énergie et d’une centrale de gaz.
Appréciant la construction de cette structure sanitaire, le président de la Commission Santé et Affaires sociales, Omar Ndoye, a dit : ‘’Avoir un hôpital qui va prendre en charge l’enfant dans les différentes spécialités qui le concernent, c’est extraordinaire’’.
La directrice des équipements au ministère de la Santé, Awa Ndiaye Diouf, a assuré que l’infrastructure en construction à Diamniadio ‘’complétera les hôpitaux déjà existant et constituera une unité de référence pour les régions de l’intérieur’’. ‘’
Bacary Domingo MANE

Construit à proximité d’une usine de plomb : L’hôpital pédiatrique de Diamniadio met ses futurs pensionnaires en danger de mort
L’hôpital pédiatrique de Diamniadio est comme installé sur une poudrière. La structure sanitaire qui doit être livrée en décembre 2011, est, en effet, construite à proximité d’une usine de plomb. Les populations ayant manifesté leurs inquiétudes, les autorités envisagent, après quatorze longs mois de travaux, de mener enfin une étude d’impact environnemental.
Comment peut-on construire une structure sanitaire à proximité d’une usine de plomb ? Pourtant, on l’a fait à Diamniadio, avec l’hôpital pour enfants en construction qui sera livré en décembre prochain après vingt mois de travaux. La visite guidée de ce chantier, hier, par le ministre de la Santé et de la Prévention, Modou Diagne Fada, a permis de constater cet énorme paradoxe. Sur place, l’odeur du soufre est d’une nocivité telle qu’on a du mal à se ré-oxygéner les poumons. Le maire de la commune, Mamadou Moulaye Guèye, qui n’ignore pas le danger qui guette les futurs pensionnaires de cet hôpital pédiatrique, manifestera à son hôte l’inquiétude des populations de Diamniadio. ‘La proximité de l’usine de plomb avec cet hôpital pour enfants constitue un réel danger public. On ne peut pas prétendre soigner des enfants ici, alors qu’ils risquent de contracter une autre maladie. Le plomb est toujours un danger à Diamniadio, il demeure un problème de santé publique’, informe-t-il le ministre de la Santé et de la Prévention.
C’est pour rectifier le tir, précisera le maire de la commune de Diamniadio, qu’il a personnellement adressé une demande pressante à son hôte pour qu’il soit son interprète auprès du chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, et du ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, pour que cette question soit prise à bras-le-corps afin que la santé des enfants qui seront évacués au niveau de cette structure sanitaire, ne soit pas compromise. ‘Le problème préoccupe les populations de la commune’, insiste Mamadou Moulaye Guèye s’adressant au ministre de la Santé et de la Prévention.
Autre invraisemblance, c’est que les internés de ce futur hôpital risquent d’être approvisionnés en eau contaminée, même si, par ailleurs, on tente de rassurer par l’installation d’une station d’épuration et de traitement des eaux. Il est, en effet, prévu la création sur place d’un château d’eau, dont la source liquide sera tirée du sous-sol du site à proximité de l’usine de plomb. ‘Rien ne se perd, tout se transforme’, paraphrase le ministre de la Santé, en référence à la gestion de l’eau dans cet hôpital. Modou Diagne Fada, dans une dynamique d’apaiser les inquiétudes relatives à la présence du plomb sur le site dont il s’est lui-même rendu compte, promet la diligence d’une étude d’impact environnemental sur ce terrain miné. ‘Une mission est à pied d’œuvre pour apporter des mesures de correction’, tempère le ministre de la Santé et de la Prévention qui, justifiant le choix du site par le président Wade pour abriter l’infrastructure, soutient que ‘Diamniadio est la porte d’entrée de Dakar et ceux qui viendront des régions n’auront plus besoin d’aller jusqu’à Albert Royer’.
Véritable labyrinthe, cet hôpital pédiatrique est édifié sur 8 000 mètres carrés pour une superficie totale de 4 hectares à l’entrée de Diamniadio. Son architecture de l’époque de l’empire chinois en fait un chef-d’œuvre unique au Sénégal et dans la sous-région. Fruit de la coopération sino-sénégalaise, ses travaux de construction ainsi que son équipement au complet vont coûter 5 milliards de francs Cfa à la République populaire de Chine. L’Etat du Sénégal n’ayant qu’une contrepartie de 800 millions de francs Cfa d’investissement à faire. Selon Modou Diagne Fada, ‘cet argent (la contrepartie sénégalaise, Ndlr) est destiné à l’achat à hauteur de 150 millions de francs Cfa d’un transformateur pour gratter le mauvais sol à trois mètres sous terre, à la rémunération de la main-d’œuvre ouvrière’. En outre, selon lui, ‘cet argent doit aussi servir à payer les médecins, infirmiers, sages-femmes etc.’. Et dire que l’hôpital ne sera fonctionnel qu’à partir de décembre 2011, date prévue pour la livraison du joyau.
Cet hôpital d’une capacité de 130 lits, comprend, entre autres services, la consultation externe, une unité de chirurgie infantile, la pédopsychiatrie, la médecine infantile, une unité d’aide au diagnostic et des bâtiments pour l’hospitalisation.

25/08/2011

3ème mandat interdir pour Wade

Cinq constitutionnalistes disqualifient Wade
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Le Conseil constitutionnel n’a d’autre choix que de déclarer irrecevable la candidature du chef de l’État à la présidentielle de 2012. Babacar Guèye, Ababacar Guèye, Mounirou Sy, Ameth Ndiaye et Me Doudou Ndoye, tous des constitutionnalistes confirmés, ont été unanimes, hier, lors du Forum initié par les forces vives du Mouvement du 23 juin (M23) : « Wade ne peut pas être candidat et le Conseil ne peut que déclarer irrecevable sa candidature ».
Le Forum organisé, hier, par le Mouvement du 23 juin (M23) a été l’occasion pour cinq éminents constitutionnalistes, Babacar Guèye, Ababacar Guèye, Mounirou Sy, Ameth Ndiaye et Me Doudou Ndoye ont une nouvelle fois invalidé la candidature du chef de l’État à la présidentielle. « Le Président Abdoulaye Wade ne peut pas être candidat et le Conseil constitutionnel ne peut que déclarer irrecevable sa candidature », ont-ils déclaré en choeur.
Le Pr Ababacar Guèye a souligné que certains méconnaissent les principes fondamentaux du droit constitutionnel. « Quand vous regardez les deux camps qui s’opposent, tous ceux qui disent que la candidature n’est pas conforme à la Constitution, ce sont des spécialistes de droit public et des constitutionnalistes. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, c’est comme chez les médecins, tout le monde est professeur, mais il y a des spécialités. Est-ce que quelqu’un qui a un problème d’ophtalmologique peut aller consulter un gynécologue ? Et pourtant, ils sont tous appelés médecin. Il faut que les gens essaient de voir cet aspect de la chose », a-t-il dit.
Selon lui, « tous ceux qui ont fait du droit constitutionnel et les spécialistes en matière constitutionnel savent que, quand il y a intervention du pouvoir conscient originel, c’est-à-dire quand il y a une mise en place d’une nouvelle Constitution, ça se traduit par la substitution d’un ordre constitutionnel nouveau à celui qui existait. La nouvelle Constitution a eu pour effet d’effacer tout ce qui existait avant. Sur la base de ce principe, s’il n’y avait pas les dispositions transitoires, le président de la République, bien qu’élu sur la base de la Constitution de 1963 aurait fait 5 ans ». À l’en croire, « c’est pour éviter cela qu’il y a eu l’article 104. Et le principe de renouvellement lui est applicable. Conclusion : il a fait un premier mandat et un second mandat. C’est terminé. Il n’y a même pas d’interprétation possible. Je ne veux même pas qu’on suit le président de la République dans son argumentation qui consiste à dire : ’Je dis, je ne dis plus’. Ce n’est pas là le problème. C’est une question de droit ».
Abondant dans le même sens, le constitutionaliste Ameth Ndiaye a soutenu que « le principe de la non-rétroactivité est battu en brèche ». En convoquant l’esprit et la lettre, il a déclaré que « la lettre montre que la combinaison des article 27 et 104 interdit au Président un troisième mandat. Même si on conteste la lettre et qu’on pose l’esprit. L’esprit, c’est ce qu’il fallait rompre avec les démons du passé, changer de trajectoire. La parole du président de la République est importante, parce qu’il était l’initiateur de la Constitution. Dans l’article 37 et 40 de la Constitution, on a matière ».
Pour sa part, Mounirou Sy a estimé que « la question qui doit être posée, c’est pourquoi le Président Wade n’a pas le droit de déposer sa candidature ». « Le fait d’aller auprès du Greffe du Conseil déposer sa candidature en vue d’être candidat en soi n’est même pas accepté en droit ». En se basant sur des arguments juridiques, le Pr Sy a ajouté que « les textes l’interdisent ».
Pr Babacar Guéye enfonce le clou : « Aussi bien l’esprit que la lettre de la Constitution interdisent à Wade de briguer un troisième mandat »
Quant au Pr Babacar Guèye, qui a choisi un autre angle, il a déclaré : « J’ai choisi de faire un témoignage en ce mois béni de Ramadan pour avoir été rédacteur de la Constitution, pour la bonne et simple raison qu’il est plus parlant que la démonstration ». Pour lui, « aussi bien l’esprit que la lettre de la Constitution interdisent à Wade de briguer un troisième mandat. Ce n’est pas possible ». Et d’expliquer : « Nous avions été choisi au sein de la Commission pour faire un premier jet de la Constitution. Nous l’avons fait en réalité. C’est Pape Demba Sy et moi. Lorsque nous sommes arrivés sur la question de la durée du mandat, on a dit qu’il ne faut plus qu’un Président puisse rester plus de 10 ans au pouvoir. Il n’est pas question de rétroactivité dans cette affaire, cette Constitution est d’application immédiate et l’article 108 le rappelle. Il n’a jamais été question dans l’esprit des membres de la Commission d’envisager de lui donner un mandat cadeau ».
Pour le Pr Guèye, « c’est ça l’esprit, et c’est cet esprit que le Président Wade a confirmé en 2007 en disant qu’il a verrouillé la Constitution ». Le Constitutionnaliste a invité les uns et les autres à faire la différence entre la durée du mandat et le renouvellement du mandat. « Sur la durée, nous avons concédé une dérogation, mais pas sur le renouvellement. Wade peut nous éviter le syndrome ivoirien. C’est lui qui a la solution », conclut le Pr Babacar Guèye.
Jacques Ngor SARR

23/08/2011

Mauvaises nouvelles du paludisme au Sénégal

Paludisme : mauvaise nouvelle du Sénégal
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La lutte anti-paludisme reste rude. Une mauvaise nouvelle nous vient du Sénégal, résultat d'une étude conduite par une équipe de l'Institut de recherche pour le développement parue dans The Lancet Infectious Diseases.
Cette étude a été réalisée dans le village de Dielmo, au sud du Sénégal, non loin de la Gambie, relativise les succès de ces dernières années. Des succès en grande partie dus à la distribution massive de moustiquaires imprégnées d'insecticide (la deltamethrine, un pyréthroïde) fabriquées selon un procédé mis au point par des chercheurs de l’IRD et du Centre Muraz au Burkina Faso et de traitements à base d'artémisinine, un médicament dérivé de l'armoise, une plante médicinale chinoise, mis au point en Chine.
Ces succès ne sont pas durables si l'on s'en tient à cette stratégie, montre cet article qui vient contredire les espoirs devant les résultats parfois spectaculaires enregistrés par exemple au nord du Sénégal, dans la région du Ferlo, dont j'ai parlé ici, dans un reportage sur la Grande Muraille Verte. Sechage-d-une-moustiquaire IRD T. Martin
Cette étude illustre à nouveau la pertinence de la stratégie scientifique d'étude du paludisme en Afrique menée à l'IRD par une équipe franco-sénégalaise dirigée par Jean-François Trape et Cheikh Sokhna : suivre dans la durée et simultanément l'impact de cette maladie dans des régions où elle sévit uniquement durant la saison d'été ("l'hivernage", autrement dit la saison des pluies) comme dans la régionde Niakhar et dans des régions où elle sévit toute l'année car elles sont plus arrosées, comme le village de Dielmo, au sud du Sénégal, proche d'une rivière permanente.
J'ai décrit cette stratégie dans un reportage au Sénégal réalisé en 2001 paru dans Libération. Cette équipe, en 2006, avait montré par une étude de grande rigueur la pertinence de traitements préventifs massifs des enfants durant la saison des pluies (lire ici un article paru dans Libération)
La recherche de cette équipe (à laquelle ont participé les Instituts Pasteur de Dakar, Paris, Madagascar et le ministère de la Santé sénégalais) publiée dans The Lancet Infectious Diseases (1) montre que deux phénomènes se sont ligués pour provoquer une recrudescence des cas de paludisme dans le village où l'action continue des équipes médicales avait obtenu de grands succès. Une recrudescence nette  en septembre 2010 - deux ans après le début de l'usage massif des moustiquaires imprégnées d'insecticide.
Le premier phénomène est un effet pervers du succès : dans une population où le paludisme est Anopheles-gambiae IRD M. Dukhan endémique, les enfants qui survivent aux atteintes de la maladie en bas âge en sont protégés par une sorte d'immunité. Mais cette immunité nécessite une exposition continue au parasite Plasmodium falciparum. Si elle diminue drastiquement - par le succès de la lutte anti-moustique - les enfants plus âgés et les adultes deviennent plus sensibles aux attaques du parasite.
Le deuxième phénomène consiste en l'apparition de résistance massive chez le moustique Anopheles gambiae à l'insecticide utilisé (la deltaméthrine).
En 2010, 37 % des moustiques sont devenus résistants à la deltaméthrine et la mutation génétique responsable de cette résistance est présente chez près de la moitié des moustiques, contre 8 % en 2007 comme le montrent des études menées après capture des insectes. Quant au parasite Plasmodium falciparum il est de plus en plus résistant à l'artémisinine . Bref : la sélection naturelle selon Darwin exerce toujours sa loi d'airain de la lutte infinie du glaive et du bouclier... parfois on aimerait que les créationnistes aient raison et Darwin tort, mais ce n'est pas le cas. Or, dès 2006, l'OMS attirait l'attention sur le danger d'utiliser seule l'artemisinine en traitement car elle affaiblit le parasite et ne le tue pas systématiquement, ce qui favorise l'apparition de résistance. D'où l'idée que, même si l'on peut toujours chercher de nouveaux glaives - un nouvel insecticide, un nouvel anti-parasite, mélanger les traitements ou les faire se succéder rapidement - la recherche d'un vaccin anti-parasite demeure une nécessité absolue.
Le paludisme, note la fiche d'actualité scientifique de l'IRD, est la maladie parasitaire la plus répandue au monde : entre 300 et 500 millions de personnes sont touchées par an, dont 90% sur le seul continent africain où l’infection est la première cause de mortalité des enfants de moins de cinq ans. A l'échelle mondiale, il tue environ un million de personnes par an, surtout en Afrique, et invalide temporairement des millions de malades terrassés par les fièvres.
(1) Référence : Jean-François Trape, A. Tall, Nafissatou Diagne, Ousmane Ndiath, A. B Ly, J. Faye, Fambaye Dieye-Ba, Clémentine Roucher, Charles Bouganali, A. Badiane, F. Diene Sarr, Catherine Mazenot, A. Touré-Baldé, D. Raoult, P. Druilhe, O. Mercereau-Puijalon, C. Rogier, Cheikh Sokhna. Malaria morbidity and pyrethroid resistance after the introduction of insecticide-treated bednets and artemisinin-based combination therapies: a longitudinal study, The Lancet Infectious Diseases, 2011.
Sylvestre Huet

22/08/2011

Youssou Ndour pour une action contre la famine

Youssou Ndour pour une action contre la famine dans la Corne de l’Afrique
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Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a invité tous les pays à une véritable action contre la famine dans la Corne de l’Afrique, dans un communiqué publié vendredi dans la soirée à Dakar.
Youssou Ndour a notamment appelé tous les pays, 'riches comme pauvres, à une véritable action pour apporter aux populations de la Corne de l’Afrique le soutien dont elles ont besoin pour échapper à la famine'.
'Frères d’Afrique et du monde, il nous est imposé aujourd’hui, habitants des pays riches tout comme ceux des pays moins riches, d’apporter le soutien nécessaire, aux millions de personnes menacées par une mort certaine en Somalie', écrit le chanteur.
'Ne regardons pas la Somalie mourir à petit feu. Ne laissons pas nos frères de cette partie de notre continent disparaître parce qu’ils ne mangent plus, parce qu’ils ne boivent plus', ajoute-t-il.
'Plus de 12 millions de personnes souffrent de la famine dans la Corne de l’Afrique', rappelle-t-il avant d'inviter 'avec humilité les artistes, les chefs d’entreprise, les leaders d’opinion, les sportifs, les autres membres de la société civile, les citoyens africains en définitive, les chefs d’Etat et chefs de gouvernement de l’Union africaine et ceux des autres continents, à s’approprier et à porter l’élan de solidarité pour la Somalie'.
'Certes, le monde traverse un moment difficile dû aux crises financière et économique. Mais, peut-on, au nom des politiques nationales ou régionales, ignorer ce que vivent des millions de personnes affamées, affaiblies et donc menacées par les maladies et les épidémies?', s'interroge-t-il.
'Si la tragédie menace, elle n’est pas inéluctable. Nous pouvons encore changer le cours des choses. Il suffit de le vouloir et de nous y atteler tous ensemble', estime-t-il.
'Notre humanité nous interdit l’indifférence. Le monde que nous formons et partageons dans une relative compréhension des enjeux du moment nous invite à initier un vaste mouvement d’aide, d’entraide, de solidarité tout simplement envers les populations affectées par la faim et menacée dans la Corne de l’Afrique', ajoute le chanteur, également chef d'un important groupe de presse composé d'une radio-télévision et d'un quotidien d'informations.

Diambars de Saly en ligue 1

Diambars accède en ligue 1 sénégalaise
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A la faveur de sa victoire 2-0 contre Suneor samedi, l’équipe des Diambars de Saly a validé son ticket pour la montée en ligue 1 sénégalaise.
Avec 56 points et à deux journées de la fin du championnat, l’équipe du centre de formation basée à Saly Portudal ne peut plus être rejoint dans la course.
Les équipes de Yeggo, 2-ème avec 49 points et de l’Olympique de Ngor, 3-ème avec 48 points vont se disputer l’autre ticket pour la montée.
Fondé en 2003 de l’initiative des anciens pensionnaires de ligue 1 française, Patrick Vieira (Français d’origine sénégalaise), Bernard Lama et Jimmy Adjovi-Bocco et d’hommes d’affaires sénégalais à l’image de Saer Seck, l’institut de formation oblige ses pensionnaires, apprentis footballeurs, à faire une scolarité normale.
A côté du football, les pensionnaires de Diambars occupent les meilleures places dans les examens nationaux du BFEM et du baccalauréat.
Le président des Diambars est ‘’très satisfait’’ de la montée de son équipe en ligue 1, mais va jouer sa première saison dans l’élite du football national sans trois à quatre de ses cadres actuels.
‘’Nous sommes très satisfaits de cette saison, mais nous allons préparer la saison prochaine avec en ligne de mire la grande possibilité de devoir faire sans 3 à 4 cadres de l’actuel effectif’’, a expliqué, Saer Seck dans un entretien avec l’APS.
L’Institut de formation basé à Saly Portudal qui, depuis trois ans, voit ses pensionnaires s’en aller, se prépare au départ ’’des défenseurs El Sady Gueye, Vieux Yaya Sané et les milieux de terrain Emmanuel Gomis et Pape Alioune Ndiaye’’, selon son président.
‘’Ils partiront pour des tests et nous avons l’espoir qu’ils les réussissent’’, a indiqué Saer Seck ajoutant, à propos de ces footballeurs, que ‘’c’est la colonne vertébrale de l’équipe qui vient de monter’’.
Ce sont aussi des pensionnaires de la sélection olympique qualifiée aux Jeux africains 2011 et au tournoi de qualificatif des JO 2012, a-t-il dit.
Pour cette raison, Diambars va jouer pour le maintien en ligue 1. ‘’Ce n’est pas une clause de style, c’est la vérité, nous allons jouer pour nous maintenir en ligue 1’’, a dit Saer Seck.
Fondé en 2003, Diambars a déjà envoyé trois joueurs à Lille (Idrissa Gana Guèye, Omar Wade et Pape Ndiaye Souaré), un à Sochaux (Joseph Lopy) et deux autres à Tromso (Saliou Cissé et Kara Mbodj).
Ousmane Mané n’a finalement pas été retenu par Brest. Mignane Diouf est sociétaire d’Impact Montréal qui va rejoindre la Ligue majeure des Etats-Unis la saison prochaine.

21/08/2011

C'est la lutte finale

C'est la lutte finale...
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Le Sénégal n'a rien inventé! Les empereurs de la Rome antique appliquaient déjà à la lettre le concept "Du pain et des jeux" pour endormir le peuple et renforcer César. Les lutteurs sénégalais sont les gladiateurs du président Wade!
Un peu de pain, un peu d'électricité et beaucoup de jeu...
Ce qui, au départ n'était d'ailleurs que ça: un jeu, devient une affaire d'état, un moyen comme un autre de dissiper le peuple et ses revendications légitimes; un moyen également de faire passer le message de la réélection pour un 3ème mandat de l'actuel président. Si les religieux comptent au Sénégal, désormais, les lutteurs sont entré dans la danse des calculs politiques!
50 millions, un 4 X 4, 2 pick-up, un bus et un complexe sportif: Wade inonde Balla Gaye 2 de largesses  un lutteur emblèmatique.
Le Président de la République a reçu ce jeudi 18 août au palais présidentiel le chef de file de l'école de lutte Balla Gaye, Omara Sakho alias "Balla Gaye II". Abdoulaye Wade a, à cette occasion, déroulé une véritable opération de charme avec des largesses inouïes pour le jeune lutteur. Il lui a ainsi offert, un véhicule 4 X 4, deux pick-up et un bus pour les supporters ou l'encadrement de l'Ecole de Lutte. En plus de ces moyens roulants, le chef de l'Etat a aussi promis un complexe sportif à Balla GAYE II. Comme si cela ne suffisait pas, il a offert à ses hôtes la somme de 50 millions de nos francs en guise de transport.
Cette audience qui intervient à cinq mois de la présidentielle est fortement politique. Et d'ailleurs, le candidat de la Coalition Sopi ne s'est pas gêné à solliciter un soutien politique de ce leader d'opinion et qui est actuellement l'une des coqueluches de l'arène à côté de Modou Lo, Yekini, Eumeu Sène et autres.
Un peuple calme et soumis ça n'a pas de prix...

Le Ramadan à Saly

Contraintes du Ramadan à Saly
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les clients désertent les hôtels qui changent de menus pour les jeûneurs
Le mois du Ramadan a bouleversé le fonctionnement des hôtels. À Saly, les clients ont déserté la majeure partie des hôtels qui ont été contraints de changer leur mode de fonctionnement pour satisfaire les jeûneurs.
Le mois du Ramadan vient toujours avec ses contraintes. Dans les hôtels, des aménagements s'opèrent, notamment sur les menus pour prendre en compte les jeûneurs. Dans la station balnéaire Saly, le Ramadan a bouleversé le cours normal du fonctionnement des hôtels qui ont changé jusqu’à leur menu.
À l'hôtel Savana Saly, l'ambiance est calme en cette mi-journée de mercredi. Quelques touristes et le personnel sont visibles sur les lieux. Dans une salle située près de la cuisine, des séminaristes sont en pleins conclaves. Au niveau de la réception, une jeune dame est assise à côté du téléphone. Ici, le Ramadan se fait sentir. Les clients se font rare. Interpellé sur ce fait, Auguste Diène, le contrôleur général de l'hôtel renseigne : «Nous avons un segment de clientèle, surtout les gens qui viennent en séminaire. Et puisque les gens n'aiment pas voyager durant le mois de Ramadan, la fréquentation baisse, plus particulièrement pour ce qui est du portefeuille séminaire». Il poursuit : «Nous faisons des aménagements et on s'adapte aux besoins du client». Il confie : «Nous faisons dans la mesure du possible pour ne pas dépayser les gens qui jeûnent. Nous servons le petit déjeuner très tôt le matin pour ceux qui veulent et c'est presque comme le petit-déjeuner habituel. Nous servons également le repas au moment de la rupture. Nous servons le dîner. Pour les autres clients non-jeûneurs, le menu reste le même».
Baisse du chiffre d'affaires
Le décor est le même au Beach club hôtel, situé à quelque mètre de Savana. Quelques rares touristes, installés à l'entrée préparent les voiles pour aller en mer. À l'intérieur, c'est presque le désert. Seule la réceptionniste, scotchée devant son bureau, veille sur les lieux. Apostrophée, Bineta souligne que «notre chiffre d'affaires a chuté fortement car la clientèle se fait rare». Bineta qui est à la fois réceptionniste et caissière d'indiquer que «même les touristes qui venaient très souvent, on les voit de moins en moins actuellement. Je ne sais pas si c'est le Ramadan qui les décourage ou pas». Et pour ce qui est du menu, elle précise qu'il n'a pas changé. En revanche, note-t-elle, le réceptif a connu un réaménagement de son fonctionnement pour s'adapter aux exigences du Ramadan.
À l'hôtel Espadon, situé à quelques encablures de là, les clients se font tout aussi rares. «Avec le mois de Ramadan, la clientèle ne vient plus comme avant. Elle se fait de plus en plus rare. Ce qui fait que nous avons une baisse au niveau de notre chiffre d'affaires», confesse la réceptionniste qui, s'agissant du changement de menu, déclare ne pas trop savoir ce qu'il en est.
Contrairement à d'autres réceptifs dont le fonctionnement a été bouleversé par le Ramadan, au niveau de l'hôtel Royam, on confie que le travail se fait selon le rythme habituel. Là, renseigne un responsable, rien n'a changé. «Nous avons une clientèle européenne, donc le Ramadan n'a pas d'effet sur le fonctionnement de l'hôtel», explique un employé.
Marianne NDIAYE

19/08/2011

Code de la route Sénégalais (humour)

Afrique insolite : Le code de la route Sénégalais


prevention-routiere-senegal.jpgLe fameux code de la route Sénégalais tourne de sites en blogs. Après l'avoir lu, je peux vous dire qu'il est appliqué à la lettre.
EN VILLE
A. Chaussée et trottoirs
1. La chaussée est réservée aux véhicules motorisés, aux charrettes, aux troupeaux de vaches, aux moutons, aux vendeurs ambulants.
2. Les trottoirs sont réservés aux vendeuses de mangues et d'arachide, aux préparateurs de café touba, aux réparateurs de voitures (et, consécutivement, aux carcasses des dites voitures), au séchage des briques, au stockage des marchandises diverses. Les véhicules peuvent cependant l'emprunter au cas où la chaussée est encombrée.
3. La rue n'est pas qu'un espace de circulation (ou d'embouteillage) : c'est aussi un marché. Selon la saison et l'arrivage des navires porte-conteneurs, vous y trouverez des guirlandes (Noël), des mouchoirs (prononcer "moussoirs"), des protège-volants et des enjoliveurs (toute l'année), des portraits de Serigne Touba (Magal), des cartes téléphoniques (toute l'année), des dattes (Ramadan), la dernière cassette de Youssou Ndour (une fois par an), des moutons (Tabaski), etc. N'hésitez pas à négocier longuement le prix, celui qui attend derrière vous aurait fait pareil.
B. Priorités
1. Le car rapide a TOUJOURS la priorité
2. En l'absence de car rapide (rare), c'est le taxi qui a priorité.
3. Le piéton n'a JAMAIS la priorité.
4. En cas d'absence de piéton (rare), c'est le deux roues qui n'a pas la priorité.
5. En cas d'absence de car rapide, de taxi, de piéton et de deux roues, c'est le véhicule le plus gros qui a la priorité.
C. Distances de sécurité
1. Ne pas rouler trop près derrière un car rapide au risque de recevoir l'apprenti sur le capot en cas de rupture du train arrière.

2. Ne pas rouler trop près d'un taxi au risque d'emboutir son pare-choc, marqué de "Sant Serigne Touba " ou "A ma mère Anta Ndoye ", en cas de freinage brutal consécutif au "PSST" d'un client.
3. Laisser une distance minimale de 2m50 lorsqu'on double une charrette pour éviter d'exploser la tête du cheval s'il regarde brutalement à gauche.
D. Sens de la marche, intersections
1. Le sens de la marche se fait préférentiellement vers l'avant, mais vous pouvez remonter la bretelle de l'autoroute en marche arrière si vous vous êtes trompé de direction
2. Un feu vert ne signifie pas que vous avez la priorité, il est là à titre indicatif ; regarder à gauche et à droite avant de traverser le carrefour. De toute façon, un feu fonctionnel est un phénomène extrêmement rare.
3. Pour tourner à gauche à un carrefour, emprunter la voie de gauche le plus tôt possible pour raccourcir le trajet et empêcher celui qui vient en face de vous ralentir.
4. D'une manière générale, le côté gauche de la chaussée est toujours en meilleur état que le côté droit. L'emprunter en priorité.
6. Ne pas tenir compte de l'article D4 en cas d'embouteillage : doubler la file de véhicule par la droite, sur le trottoir de préférence, en tenant compte de l'article A2.
5. Les panneaux "Stop", "Cédez le passage" n'ont de sens que si vous avez un petit véhicule. Se référer à l'article B5.
6. Aux intersections embouteillées, s'engager le plus loin possible, par la droite ou par la gauche, pour bloquer le carrefour le plus tôt possible.
E. Signalisation lumineuse et sonore des véhicules
1. Statistiquement, une voiture qui met son clignotant à gauche tourne à 75 % à droite, à 5 % à gauche et va tout droit à 20 % (source : Direction des transports terrestres)
2. Il est indispensable de klaxonner dès qu'un autre véhicule est engagé, veut s'engager ou ne s'engage pas sur la même voie que vous.
3. Il est indispensable de klaxonner la voiture qui est arrêté devant vous au feu rouge AVANT que le feu ne passe au vert.
4. La nuit, rouler en plein phare pour montrer votre détermination au véhicule qui vient en face.
5. Les charrettes n'ont aucune obligation d'avoir une signalisation lumineuse la nuit.
F. Stationnement
1. Le stationnement est libre. Il se fait préférentiellement là où on veut et quand on veut.
2. En cas de panne ou de crevaison, ne pas déplacer la voiture, mais réparer sur place, surtout si on est au milieu d'un carrefour.
EN DEHORS DE LA VILLE
En dehors des agglomérations, les mêmes règles s'appliquent à quelques nuances près.
1. Le camion a TOUJOURS la priorité.
2. En l'absence de camion, c'est le taxi-brousse qui a priorité.
3. En l'absence de camion et de taxi-brousse, les animaux errants ont la priorité.
4. Statistiquement, les ânes restent immobiles au milieu de la chaussée, les chèvres conservent leur direction et vitesse initiales, les moutons et les poules obéissent à la théorie du chaos (trajectoire erratique non prédictible). Source : Direction de l'élevage.
5. L'article D4 (roulez sur la voie de gauche) s'applique en toutes circonstances, surtout au sommet des cotes.
6. Une branche posée au milieu de la route annonce un camion de charbon de bois qui a renversé sa cargaison 500 m plus loin. Ralentir
7. Un parpaing sur le côté de la route annonce une crevasse consécutive à un glissement de terrain dû aux fortes pluies de l'hivernage 2002. Ne pas le déplacer, la direction de la voirie a programmé la réfection de la chaussée (source : Direction de la planification)
8. Dans les villages, les ralentisseurs sont faits pour être évités : les contourner par la droite ou par la gauche en perdant le moins de vitesse possible.

On rêve d'un Sénégal propre

On rêve d'un Sénégal propre
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Vente d’ordures à une société américaine : le Sénégal va gagner 240 millions par mois
L’Etat du Sénégal, qui envisage de créer la Société pour la propreté du Sénégal (SOPROSEN), compte vendre 3200 tonnes d’ordures par jour à une société américaine à raison de 240 millions de francs CFA par mois, a indiqué Awa Ndiaye ministre d’Etat, ministre de la Culture, du Genre et du Cadre de vie.
‘’Dans le but de valoriser et de transformer les ordures en objet utile, nous sommes en contact avec une société américaine qui nous propose d’acheter 3200 tonnes d’ordures par jour à raison de huit millions par jour, soit 240 millions (CFA) le mois’’, a dit Mme Ndiaye qui défendait le dossier pour la création de SOPROSEN devant les députés.
Le projet de loi n°20/2011 portant création de SOPROSEN a été adopté à une large majorité par les députés sénégalais, réunis jeudi en session extraordinaire à l’Assemblée nationale.
‘’Les responsables de la société américaine en question doivent venir dès dimanche prochain à Dakar pour discuter avec les autorités sénégalaises sur les critères de ce partenariat’’, a annoncé Awa Ndiaye sans préciser le nom de la société concernée.
‘’SOPROSEN va jouer le rôle de collecteur des ordures, et il nous faut une masse critique (d’ordures). La société américaine va se charger de transformer, de valoriser et de recycler les ordures’’, a souligné le ministre chargé du Cadre de vie devant les parlementaires de la chambre basse.
En dehors de cette société américaine, Awa Ndiaye a précisé que l’Etat du Sénégal est en négociation avec au moins deux autres entreprises de recyclages qui veulent investir dans le pays.
‘’Les déchets représentent une manne financière assez conséquente. Khalifa Sall (maire de Dakar) a raison : +les ordures c’est de l’or dur+. Il faut ouvrir la porte aux investisseurs pour qu’enfin les ordures soient bénéfiques au pays’’, a dit Awa Ndiaye avec une bonne dose d’humour.
Elle a indiqué que ‘’ces entreprises étrangères vont transformer les déchets médicaux et les déchets des abattoirs par un système d’incinération’’, expliquant que ce type de partenariat comporte beaucoup d’avantages.
‘’Avec la transformation, ces entreprises (étrangères) vont pouvoir produire de l’énergie à revendre à la Sénélec et à tout autre acheteur que l’Etat désignera’’, a en outre expliqué Awa Ndiaye devant les députés.
Elle a ajouté que les entreprises en question vont produire des engrais, avec un système de compostage et d’incinération. Ce qui, selon le ministre chargé du Cadre de vie, sera profitable aux paysans et autres maraichers du pays.
MTN/AAC/ASG

18/08/2011

Facebook au Sénégal

572.500 utilisateurs de Facebook au Sénégal
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Le taux de pénétration du réseau social Facebook au Sénégal est de 4,06%, soit 572.500 utilisateurs, indique le site socialbakers.com visité jeudi à l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Dans un classement mondial des utilisateurs par pays, le Sénégal arrive à la 90ème place sur plus de 200 pays. Il est immédiatement suivi de la Chine.
Sur le contient africain, l’Egypte se classe premier, avec un taux de pénétration de 10,57%, soit 8.506.060 utilisateurs (22ème place mondiale). Elle est suivie de l’Afrique du Sud, avec un taux de pénétration de 8,72%, soit 4.280.380 utilisateurs (30ème place mondiale).
Dans le Top 5 des utilisateurs établi par socialbakers.com, les Etats-Unis arrivent en tête avec 154.040.460 utilisateurs. Ils sont suivis de l’Indonésie, avec 39.568.620 utilisateurs, de l’Inde ensuite, qui en compte 33.587.640, puis de la Turquie, 29.951.960 et du Royaume-Uni, avec 29.942.160.

Baisse de l’excision au Sénégal

Baisse de la pratique de l’excision au Sénégal
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La pratique de l’excision, dont le taux était de 28% en 2005, est tombée à près de 26 % en 2011, rapporte la cinquième enquête démographique et de santé à indicateurs multiples au Sénégal (EDSV-MICS), dont les résultats préliminaires ont été présentés mercredi à Dakar, sous l’égide de l’Agence nationale de la Statistique et de la démographie (ANSD)
‘’En ce qui concerne la pratique, près de 26% de l’ensemble des femmes (enquêtées) ont déclaré être excisée. En 2005, cette pratique était de 28%’’, indique l’étude menée d’octobre 2010 à avril 2011 auprès d’un échantillon national de 8212 ménages sénégalais dont l’APS a obtenu un exemplaire.
L’enquête s’est basée sur les niveaux de fécondité, l’activité sexuelle, les préférences en matière de fécondité et la connaissance et l’utilisation des méthodes de planification familiale.
Elle s’est aussi appesantie sur les pratiques de l’allaitement, l’état nutritionnel des femmes et des enfants et sur la connaissance, les attitudes et les comportements vis-à-vis du SIDA et autres infections sexuellement transmissibles et l’excision.
L’étude révèle que la moyenne nationale ‘’cache cependant des disparités importantes’’. Au niveau de l’âge, précise-t-elle, les femmes de 15-24 ans sont moins nombreuses à avoir été excisées (24%)’’.
‘’Au-delà de 35 ans, la proportion de femmes excisées varie entre 27 et 29 %’’, note le document, soulignant qu’en ‘’ce qui concerne l’urbanisation, la pratique de l’excision est moins répandue dans les villes (23%) que dans les campagnes (28%)’’.
‘’Par ailleurs, ajoute l’Enquête, la fréquence de l’excision diminue avec le niveau d’instruction soit 28% chez les femmes non scolarisées, 24 chez celle de niveau primaire et 20% chez celles de niveau moyen ou plus’’.
Le rapport note également que les différences selon les religions sont importantes. Il souligne que ‘’près de 27% de musulmanes ont subi l’excision contre seulement moins de 7% des femmes chrétiennes’’.
‘’Les disparités les plus importantes sont observées selon l’ethnie et la région. Alors que l’excision est pratiquement inexistante chez les Wolof (moins de 1%) et les Serers (2,2%), elle concerne plus de huit femmes sur dix dans le groupe Mandingue (82%)’’, fait remarquer l’étude.
L’Enquête qui signale ‘’la proportion de femmes excisées se situe à 65% chez les Soninké, près de 55% chez les Poular et près de 52% chez les Diola’’, relève aussi des différences interethniques qui expliquent en partie les écarts interrégionaux.
‘’Ainsi, dans les régions de Kédougou, Matam, Sédhiou, Tambacounda et Kolda à majorité Poular et Mandingue, entre 85% et 92% des femmes sont excisées. Elles sont suivies de Ziguinchor (56%), Saint-Louis (40%), Dakar (20%) et Kaffrine (10%)", poursuit le rapport qui indique que la pratique est ‘’marginale à Diourbel avec à moins de 1% à Thiès et Louga (moins de 4%), Kaolack (moins de 6%) et Fatick (moins de 7%).
‘’Pour ce qui est de l’âge à l’excision des femmes enquêtée, il apparait que la moitié des enquêtées (51%) n’ont pas été en mesure de donner un âge précis, mais situe l’évènement durant la petite enfance’’, observe l’étude.
Cependant, ‘’dans 11% des cas, les femmes ont déclaré avoir été excisées lorsqu’elles avaient entre 0-1 ans, 10% lorsqu’elles avaient entre 2-4 ans et dans 14% des cas, l’excision a eu lieu entre 5-9ans et pour 7% des femmes, l’excision a été effectuée à un âge plus tardif (après 10 ans)’’.
En outre, l’étude note que seulement 8% des femmes n’ont pu donner d’indication concernant l’âge auquel elles ont été excisées.
SG/ASG

3 nouvelles destinations pour Senegal Airlines

Sénégal Airlines va desservir COTONOU, DOUALA et LIBREVILLE
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La compagnie de transport aérien Sénégal Airlines a reçu ce 12 août 2011 son quatrième appareil. De marque A320, cet avion baptisé « Podor » va aider à la desserte des villes de la sous-région et d’Afrique centrale.
La flotte de la compagnie de transport aérien Sénégal Airlines s’enrichit d’un quatrième avion qui va assurer la desserte de Cotonou (Bénin), Douala (Cameroun) et Libreville (Gabon), annonce un communiqué de presse reçu à notre rédaction. L’appareil, reçu vendredi dernier, est un Airbus de marque A320 de 136 sièges. Il est immatriculé 6V-AIJ et est dénommé « Podor ». Le nouvel avion va permettre de faire de nouvelles dessertes dans des pays de la sous-région et en Afrique. Au mois de juillet dernier, Sénégal Airlines annonçait l’arrivée de deux nouveaux appareils, un ATR-42 500 et un airbus A320 qui « viendraient rejoindre sa flotte dans les prochaines semaines ». La compagnie annonçait également qu’elle « ouvrira simultanément l’escale de Praia (Cap-Vert), à raison d’un vol quotidien. Les vols seront opérés en correspondance des vols de Bissau, offrant ainsi de nouvelles liaisons aériennes entre les deux destinations lusophones de la sous-région ».
Il y a environ une semaine, Sénégal Airlines inaugurait son premier vol domestique. La liaison de la ligne Dakar-Ziguinchor s’est faite avec un appareil de type Atr-42 500 baptisé « Marsasoum ». C’est un appareil de 46 sièges qui fait quotidiennement cette liaison.
Sénégal Airlines est le fruit d’un partenariat entre l’Etat du Sénégal et le secteur privé national. Des partenariats technique et stratégique ont été également scellés avec le constructeur aéronautique européen Airbus en matière de flotte, ainsi qu’avec la compagnie Emirates, pour la mise en place opérationnelle. La compagnie a débuté ses activités en janvier 2011 avec deux avions de type Airbus A320.
Aly DIOUF

17/08/2011

France-Sénégal, je t'aime moi non plus

France-Sénégal, je t'aime moi non plus
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Le consulat français de Dakar est connu pour être l'un des pires de l'Afrique de l'Ouest. L'accueil catastrophique et les attentes interminables ne semblent pas émouvoir la présidence sénégalaise.
Des gens font la queue devant le consulat de France à Dakar.
«Quand il pleut, il n'y a même pas d'abri pour protéger les gens de la pluie». Thierno Ibrahima Dia ne décolère pas. Sénégalais, il est membre du conseil d'administration de l'association Survie, en lutte contre le système de la Françafrique. Et comme beaucoup, il dénonce les conditions d'accueil du consulat de France à Dakar.
En 2000, une pétition lancée par le site Senegalaisement.com entendait protester contre «l'incompétence et la mauvaise volonté des fonctionnaires du consulat de Dakar» et signaler «des abus». Aujourd'hui encore, des internautes viennent raconter leurs mésaventures dans les commentaires. Sur la page consacrée à ces doléances, une photo de l'ambassade illustre le propos, accompagnée de cette légende: «Le bâtiment infernal».
«J'avais du sang sur toute ma veste»
L'une des pires histoires est sûrement celle de Léna Diop. En 2004, elle vient spécialement au Sénégal pour récupérer des papiers originaux que détient encore le consulat. On lui propose un rendez-vous deux mois plus tard.
«J'ai dit que je ne pouvais pas, que je restais moins d'un mois.»
Parce qu'elle exigeait qu'on lui rende ses documents originaux avant son retour en France et qu'elle a refusé de bouger tant que ce ne serait pas fait, Léna a fini par être électrocutée au taser, à plus de six reprises, et traînée au sol.
«La peau de mon doigt s'est complètement arrachée. J'avais du sang sur toute ma veste, les cheveux hirsutes, ma peau en lambeaux, mes lunettes cassées.»
Après un article dans Jeune Afrique, le consul s'excuse finalement auprès de Léna, et les trois gendarmes français qui l'ont «malmenée» sont jugés et reconnus coupables par le tribunal de Créteil. Amende de 8.000 euros. Dispensés de peine.
Léna dit avoir encore du mal à digérer cette affaire. «Plein de gens m'ont raconté leur histoire après ça, exactement la même que la mienne... Tout ça était bien rôdé!»
Un petit billet pour accélérer les procédures
Depuis ce scandale, les Français ne sont plus autorisés à rentrer dans le consulat. Pour les autres c'est toujours la queue devant le bâtiment. Il suffit de se rendre sur place pour le constater. Cet après-midi là, le soleil faisait monter la température à plus de 30 degrés. Dans la queue face à la grille du consulat, une centaine de personnes s'agglutine. «Ils traitent les gens comme de la merde», peste Moussa. Il est venu spécialement de France, dont il est originaire, contester un refus de visa pour sa belle mère.
«Elle devait venir voir notre fils né il y trois mois.»
En plus des conditions d’attente, la demande de visa coûte cher. Il faut compter au minimum 40.000 francs CFA (60 euros), une vraie petite fortune alors que le salaire mensuel moyen au Sénégal est de 50.000 francs CFA (76 euros)... Et, ce qui n'est pas pour redorer le blason du consulat, sur la pétition un signataire évoque même une demande de bakchich.
«Le monsieur m'a dit clairement qu'il avait une tonne de dossiers, et que si je souhaitais obtenir ma carte d'étranger rapidement il serait préférable que je verse un petit billet pour accélérer les procédures», témoigne-t-il.
Point noir
Mathieu est proche des milieux diplomatiques. Sous couvert d'anonymat, il a accepté de témoigner.
«En terme de communication, le consulat c'est le point noir. Je crois que c'est partout pareil en Afrique, mais au Sénégal encore plus, parce que c'est un pays de forte émigration.»
Il est lui-même abasourdi par la façon dont on reçoit les gens au consulat.
«On se tire une balle dans le pied. Les visas ça ne concerne pas tout le monde ici, 90% des gens ne peuvent pas se payer le voyage. Donc les demandes concernent la société active, des leaders d'opinion. A ces gens-là, on sert une soupe dégueulasse, un service médiocre.»
Universitaires et hommes d'affaires dégoûtés
A vouloir limiter les migrations, le consulat de France fait fuir les candidats diplômés vers d'autres pays, notamment les Etats-Unis. Devant le consulat, Papa Mody Ndiaye, enseignant à l'Ecole polytechnique de Thiès, raconte:
«J'ai cinq collègues universitaires qui ont juré de ne plus jamais mettre les pieds en France à cause des conditions d'obtention des visas. Maintenant, ils se tournent vers les Etats-Unis pour les échanges universitaires.»
Juste derrière lui dans la queue, Malick Ndiaye, banquier en costume chic, déplore «l'excès dans les demandes et l’accueil du consulat, même pour les hommes d'affaires. J'en connais qui délaissent maintenant la France et se rendent en Chine ou en Turquie, pays pour lesquels l'obtention d'un visa commercial ne pose aucun problème».
Pour Mathieu, tout cela n'est pas le fruit du hasard:
«C'est une politique voulue: on fait tout pour décourager l'immigration venue d'Afrique. On ne peut pas le voir autrement, c'est objectif comme constat.»
Il rappelle cependant que les fonctionnaires, beaucoup critiqués, sont eux-mêmes victimes de conditions de travail difficiles.
«Le consulat est toujours en sous-effectif. Les employés doivent gérer 30.000 demandes par an. Avec leurs petits bras, ils ne peuvent pas tout faire! C'est vraiment dur et ils demandent toujours des effectifs à Paris sans être pour autant écoutés.»
Côté Quai d'Orsay (le ministère des Affaires étrangères français), on se borne à livrer un discours attendu.
«On a des agents qui sont des professionnels dévoués à leur tâche. Ils ont énormément de demandes et de visites, la pression est grande.»
On rappelle que «le consulat général de France à Dakar est l’un des plus importants d’Afrique subsaharienne», et on met en avant les chiffres positifs. «Le taux de délivrance des visas est de 75%. Plus de sept demandes sur dix sont donc satisfaites, situation bien plus favorable qu’il y a sept ou huit ans», où ce taux était alors de seulement 60%.
«Que fait un chef d'Etat pour ses citoyens?»
Et le gouvernement sénégalais dans tout ça? Thierno Ibrahima Dia s'indigne:
«La mission d'un chef d'Etat, c'est quand même d'assurer la protection de ses citoyens. Or, là, on n'est pas protégés, on n'est pas respectés.»
Il estime que cette situation pose la question centrale qui anime le combat de son association: «Que fait un chef d'Etat pour ses citoyens?»
Pourtant, dans d'autres circonstances, le gouvernement Wade sait intervenir dans les actions de l'ambassade. On se souvient encore du départ tumultueux de l’ancien ambassadeur Jean-Christophe Rufin, que Wade avait pris en grippe après quelques petites déclarations qui ne ménageaient pas son clan.
Mathieu dénonce lui aussi «les courts-circuitages permanents qui ont commencé à poindre pendant son mandat». Il évoque une double diplomatie, celle «officielle des petits fours, des réceptions et des ambassades» et celle de l'Elysée, «où les chefs d'Etat appellent directement».
Il illustre son propos par un exemple:
«Il y a deux ans Karim Wade a été reçu à l'Elysée, sans que les gens de l'ambassade aient été prévenus. Tout le monde l'a appris le matin, à la lecture des journaux, dans un contexte aussi compliqué que celui de la succession possible de Karim Wade à son père.»
Mathieu résume:
«Il y a une sorte de retournement; on est plus dans la Françafrique, mais dans l'Afriquefrance. Ce sont les intérêts personnels des hommes politiques qui influencent la politique diplomatique.»
Françafrique
Au début de son mandat, Nicolas Sarkozy promettait une rupture avec le système de la Françafrique. Mais pour Thierno Dia, de l'association Survie, même Jean-Christophe Rufin, souvent désigné comme l'homme de ce renouveau, ne «se livrait finalement qu'à une critique superficielle: il ne dénonçait pas les réseaux, mais le fait que certaines personnes semblaient s'en accaparer».
Olivier Thimonier, secrétaire général de Survie, estime que «Nicolas Sarkozy est revenu sur ses promesses et perpétue la politique de ses prédécesseurs». Il égrène alors:
«Il y a toujours une présence militaire française en Afrique. [...] sur le plan économique, c'est encore pire, on est toujours dans la promotion des intérêts français.»
Enfin, d'un point de vue politique, il évoque «le rôle bien connu d'hémisphères officieux, le plus symbolique étant Robert Bourgi» et «un monopole de l'Elysée qui travaille en toute opacité».
Dernier exemple en date, la nomination comme nouvel ambassadeur de Nicolas Normand. Selon Thierno Ibrahima Dia, «il a été reçu par Karim Wade dès mars 2010; c'est comme s'il était déjà agréé par le régime Wade. Bon nombre de journalistes sénégalais ont publié des articles à ce sujet et n'ont jamais été démentis». Quand on interroge le Quai d'Orsay sur cette accusation, on nous sert pour toute réponse ce qu'on apprend à l'école:
«La nomination des ambassadeurs se fait par le président en Conseil des ministres.»
Juien Duriez et Renée Greusard

14/08/2011

La révolution Sénégalaise

Le Sénégal est-il prêt à faire sa révolution?
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Le vent du printemps arabe va-t-il franchir le Sahara? Dakar est souvent présenté comme l’épicentre de ces nouveaux mouvements. Mais le grand soir est-il pour demain? Reportage.
Le Sénégal allait-il basculer dans le chaos? Ce samedi-là, le 23 juillet, à Dakar, dès l’aube, tout le monde se posait la question. Les médias internationaux soufflaient sur les braises. Dakar n’allait-elle pas s’enflammer tout comme Abidjan quelques mois plus tôt?
Le mois précédent, tout le monde avait craint le pire après plusieurs manifestations particulièrement violentes qui avaient agité la capitale sénégalaise. D’aucuns parlaient même de «Peanuts Revolution», révolution des cacahuètes, le pays étant un important producteur d’arachides. D’une révolte de la société civile contre un président accusé de dérive autoritaire.
Peanuts Revolution? Un néologisme qui n’avait pas eu l’air de plaire à tous les Sénégalais, certains pensant qu’il s’agissait de l’expression d’une certaine condescendance occidentale. Une manière de laisser entendre que leur mouvement comptait pour des… cacahuètes.
Depuis le 23 juin, les rumeurs les plus folles avaient couru Dakar. Le président Wade aurait demandé à l’armée française de l’évacuer. Son fils Karim, ministre d’Etat, suspecté de vouloir succéder à son père à la présidence aurait paniqué. Selon l’influent avocat Albert Bourgi, Karim Wade l’aurait appelé en pleine nuit pour demander de l’aide à… la France. Des propos aussitôt démentis par l’intéressé.
Pendant ces folles semaines, d’aucuns avaient cru que le pouvoir était… dans la rue. Qu’il suffisait de quelques manifestations supplémentaires pour qu’il tombe comme un fruit mûr. Comme une mangue juteuse et sucrée à souhait. Bien des manifestants exigeant d’ailleurs le départ immédiat du président Wade —même s’il a été réélu dès le premier tour de la présidentielle de 2007. Les esprits étaient échauffés.
Alors forcément, un mois plus tard, les Sénégalais s’interrogeaient: le grand soir était-il venu? Le régime Wade allait-il s’écrouler comme un château de cartes?
«Wade dégage!»
En tout cas, des troubles étaient à prévoir: le régime avait décidé de contre-attaquer. En effet, le 23 juillet plusieurs manifestations étaient organisées. L’une d’elles regroupait les partisans du président Abdoulaye Wade: des milliers d’entre eux s’étaient donné rendez-vous pour soutenir leur leader dans la tourmente.
Le chef de l’Etat avait préparé un discours offensif pour galvaniser ses troupes. Il avait même fait affréter des cars pour amener ses fidèles jusqu’à Dakar. Même la lointaine Casamance avait envoyé des «troupes» pour soutenir le «général Wade».
L’autre manifestation réunissait les opposants au régime. Initialement, ils avaient prévu de manifester place de l’Indépendance —au cœur de la capitale—, mais les autorités ont interdit pareil rassemblement. Dès lors, il leur a fallu délocaliser leur mouvement.
Nombre d’entre eux étaient très en colère. Ils réclamaient un départ immédiat du président, avec des slogans tels que «Wade dégage!» ou «Wade dégage, gigolo». Un mois plutôt, ils avaient défilé avec un cercueil symbolisant l’enterrement du régime de Wade.
«Une pratique qui a étonnée au Sénégal, où le respect des personnes âgées fait partie des valeurs essentielles», souligne Fatou, une étudiante qui a rejoint les rangs de l’opposition.
«Il faut vraiment que la jeunesse en ait ras-le bol pour en arriver à cette extrémité. Mais c’est impossible pour nous d’être dirigé par un homme de 85 ans. Un vieillard qui se ferait réélire en février prochain pour un nouveau mandat de cinq ans. Il doit partir tout de suite.»
D’autres opposants, plus modérés, voulaient seulement l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2012, au motif que sa candidature serait inconstitutionnelle: le texte fondamental ne lui permettant pas, selon eux, d’effectuer plus de deux mandats.
Au petit matin, les Sénégalais se montraient extrêmement prudents.
«Je vais rester chez moi toute la journée. On ne sait jamais. J’ai eu très peur le 27 juin. J’ai cru que les manifestants allaient m’agresser. Les voitures avec des plaques d’immatriculations de l’Etat étaient des cibles privilégiées pour les jeunes en colère», explique Alassane, un haut fonctionnaire.
Toute la journée du 23 juillet, un étrange climat a régné sur la ville, chacun restant sur le qui-vive. Les rendez-vous d’affaires étant reportés à des jours meilleurs. Il était jugé plus prudent de rester chez soi.
Mais en fait, aucun affrontement n’a eu lieu. Dès la nuit tombée, le climat a changé du tout au tout. Dakar a poussé un grand ouf de soulagement, et s’est remise à profiter de plus belle de l’été, des vacances.
«Ils vont juste à la mangeoire»
Sur les plages de la capitale sénégalaise, la foule des grands jours est présente. A Ngor Plage, l’effervescence règne. Les jeunes Dakarois et les vacanciers venus d’Europe ou d’Amérique du Nord déambulent sur le sable. Ils font la queue devant des barbecues installés sur la plage pour déguster des poissons frais, grillés à point.
De jeunes Dakarois, allongés sur le sable, se rassemblent autour de réchauds à gaz grâce auxquels ils préparent l’ataya, le thé sénégalais.
Les conversations ne tournent plus guère autour du sujet qui fâche: l’affrontement entre l’opposition et le pouvoir. Enfin, plus de la même façon… Autour de l’ataya, des jeunes font d’étranges confessions:
«Je suis plutôt du côté de l’opposition. Mais on m’a donné 5.000 francs CFA [8 euros] pour assister au meeting de Wade, alors j’ai participé à son rassemblement. Que faire d’autre? J’ai besoin d’argent», explique avec désinvolture Abdoul, un étudiant qui habite une banlieue déshéritée de Dakar.
Almami explique qu’il était chargé de la distribution des billets. Il a fait venir au centre-ville des jeunes originaires de banlieue, comme lui. A leur arrivée au meeting de Wade, il leur a distribué des billets de 5.000 francs CFA pour qu’ils applaudissent le discours du président. Même des mères de famille ont fait le trajet pour le billet vert.
Almami pense lui aussi que le président est trop vieux pour se représenter en 2012. Mais il milite pour Wade. Il explique n’avoir pas vraiment le choix:
«Je n’ai pas de travail fixe. Je suis un goorgoorlu [un débrouillard, en wolof]. Je survis grâce au système D. Alors je prends l’argent où il se trouve. Pour l’instant, il est du côté de Wade. Je m’adapte.»
Autour d’un thé, les partisans de l’opposition et ceux d'Abdoulaye Wade discutent à bâtons rompus. La conversation est parfois animée, mais nulle animosité. «Il est trop vieux», «Il ne pense qu’à construire des routes et des statues, alors qu’il n’y a pas d’électricité», affirment les détracteurs du président.
Ce à quoi les partisans de son régime —qui sont encore nombreux— répondent: «Et vous les socialistes! Qu’avez-vous fait en quarante ans de règne? Vous n’avez rien foutu!», «Quel est votre candidat? Vous n’êtes même pas capable de vous mettre d’accord sur un nom. Vous êtes pires que les socialistes français».
Nombre de Sénégalais sont lassés par le «Sopi», le changement en wolof, surnom donné au régime de Wade, au pouvoir depuis 2000. Mais aucun homme politique ne fait vraiment l’unanimité lorsqu’il s’agit d’évoquer un remplaçant potentiel au chef de l’Etat actuel.
«On aime bien critiquer Wade. Mais on ne voit pas encore qui pourrait le remplacer», explique Mamadou, un enseignant dakarois.
D’aucuns évoquent parfois Idrissa Seck, ex-Premier ministre de Wade. Mais il s’est fait huer par une partie de la foule lors de la manifestation d’opposition du 23 juillet.
«Les Sénégalais sont perplexes. Un jour, Idrissa Seck est avec le parti de Wade; le lendemain, il est du côté de l’opposition. C’est à n’y plus rien comprendre», explique Marie, une militante du parti socialiste.
Un leitmotiv revient souvent dans la bouche des jeunes dakarois:
«On ne va pas faire comme les Ivoiriens, se faire tuer dans la rue, mourir pour des hommes politiques. Ça ne vaut vraiment pas la peine de risquer sa vie pour ces gens-là. La plupart sont des adeptes de la "transhumance". Un jour dans l’opposition, le lendemain avec le pouvoir. Ils vont juste à la mangeoire», affirme Marie, une étudiante de la capitale.
Dakar ne dort jamais
Elle ne veut plus manifester; elle préfère se faire belle pour aller danser. Toute la journée, elle est restée chez elle, s’est reposée pour être en pleine forme la nuit venue. Sa soirée commence à deux heures du matin au Thiossane, la boîte de nuit du chanteur sénégalais Youssou N’dour. Elle se prolonge jusqu’à quatre heures du matin dans les boîtes des Almadies, un quartier résidentiel.
Plus on s’enfonce dans la nuit, et plus l’angoisse disparaît. Ce soir-là, le climat tourne à la fête. Dakar ne dort pas, tel est le titre d’une émission de TFM, la chaîne de télévision du chanteur sénégalais. Au vu de l’ambiance qui règne ce samedi-là, à Dakar, il semble que ce soit une réalité. La capitale ne ferme jamais pas l’œil de la nuit.
Sur la corniche, aux Almadies, à cinq heures du matin, il y a encore des… embouteillages, des coups de klaxon. Des sorties de boîtes qui se prolongent. Le temps de l’été, les Sénégalais de la diaspora de New York, Barcelone ou Paris retrouve ses cousins de Dakar, dans une belle débauche d’élégance dispendieuse.
Les Dakarois font la fête toute la nuit. Comme s’ils avaient déjà oublié que le matin même, ils s’imaginaient au bord du «précipice». Déjà le rythme du mbalax a chassé les discours politiques. Les manifs? Lointain souvenir perdu dans la nuit dakaroise.
Pierre Cherruau

Hausse des tarifs téléphoniques à destination du Sénégal

Hausse des tarifs téléphoniques à destination du Sénégal
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Les Sénégalais de l'étranger vont réfléchir à deux fois avant de téléphoner au pays.
Le président Abdoulaye Wade a décidé de taxer les appels téléphoniques internationaux. Le projet a été présenté et discuté ce mercredi 10 août lors d’un conseil présidentiel, auquel plusieurs partenaires sociaux ont participé. La surtaxe devrait permettre de renflouer en partie le plan de restructuration et de relance du secteur de l'énergie, le plan Takaal.
L’objectif du projet est d’abord de contrôler les appels internationaux intrants. Selon un cadre de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), ce projet permet de « lutter contre les fraudes des prestataires non titulaires d’une licence ».
Ensuite, le Sénégal voudrait surtaxer les appels intrants et utiliser ses bénéfices, estimés à 60 milliards de F Cfa par an, pour constituer un fonds lequel permettrait de financer plusieurs projets notamment le plan Takaal, dans le secteur de l’énergie.
Mais à peine annoncé, le projet de surtaxe téléphonique suscite de fortes réticences au sein de la Sonatel, le principal opérateur du pays. Les travailleurs craignent que cette mesure n’entraîne une baisse de la consommation.
« Ce qui pose problème c’est le principe d’augmenter [les tarifs, NDLR] » s’insurge Mamadou Aïdara Diop, le coordonnateur de l’intersyndicale de la Sonatel. « La hausse va se répercuter sur le trafic international intrant : les gens vont s’ajuster en diminuant le budget de téléphone, c’est donc le chiffre d’affaires de Sonatel qui va être impacté » s’inquiète le syndicaliste. Il y aura une chute de nos revenus provenant du trafic international, or c’est un des aspects qui conforte les résultats de Sonatel, poursuit-il Donc à moyen terme, cela va réduire nos résultats, nos capacités d’investissements, et à moyen terme, peut être une réduction de nos effectifs ».
Pour protéger les intérêts de leur entreprise, les travailleurs affirment être déterminés à empêcher que le décret sur les appels internationaux soit adopté sous cette forme.
Le gouvernement a pour sa part annoncé qu’il convoquera une autre réunion avec les partenaires sociaux pour préciser la répartition des fonds collectés à partir de cette taxe.
Un projet similaire avait déjà été appliqué en juin 2010 et avait provoqué la colère des travailleurs de la Sonatel, le principal opérateur de téléphonie, qui avait constaté une baisse de ses bénéfices.
France Télécom est l'actionnaire majoritaire (42%) de la Sonatel. Le président Abdoulaye Wade a annoncé plusieurs fois qu'il voulait renationaliser l'entreprise.
Reuter/RFI

13/08/2011

Revue de presse Dakaroise

Revue de presse Dakaroise
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L’initiative du président Abdoulaye Wade consistant à racheter les actions de France Télécom à la SONATEL et à opérer une surtaxe sur les appels téléphoniques entrant au Sénégal domine l’actualité dans les journaux, qui se font aussi l’écho de la conférence de presse de Yakhya Diop Yekini, le leader de l’écurie Ndakarou.
Le président Wade a annoncé jeudi la décision de l’Etat du Sénégal de racheter les parts de France Télécom dans la SONATEL. Lors d’un conseil présidentiel sur les télécommunications, il est aussi revenu sur sa décision, abandonnée un temps, de surtaxer les appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal.
‘’Qui avait décidé en 2009 de céder 9,87% des parts de l’Etat sénégalais dans la SONATEL avant qu’une levée de boucliers nationale ne le fasse reculer ?’’, questionne Sud Quotidien.
‘’C’est en tout cas le même (le président Wade) qui, aujourd’hui, proclame son intention de renationaliser la société de télécommunication en rachetant les 42% de l’actionnaire majoritaire, France Télécom’’, indique le même journal.
‘’[…] Avant de chercher à renationaliser, il faudrait bien méditer sur l’exemple de la SENELEC et ce qu’il en a coûté à la Nation de s’être débarrassé d’un partenaire stratégique aussi imparfait qu’il ait pu être’’, conseille Le Quotidien.
‘’Une chose est sûre : c’est plus facile à dire qu’à faire’’, soutient Sud Quotidien. Et Walfadjri de signaler que ‘’la renationalisation de la SONATEL […] n’emballe pas trop les travailleurs de cette entreprise’’.
‘’Malgré l’opposition des travailleurs de la SONATEL et d’une bonne partie des Sénégalais de l’extérieur, Me Wade ne compte pas reculer sur son projet de surtaxer les appels téléphoniques internationaux entrant au Sénégal’’, note Sud Quotidien.
Selon L’As, le directeur général de la SONATEL Cheikh Tidiane Mbaye est ‘’formellement contre’’ cette décision ‘’et n’a en rien cédé’’ devant son auteur, lors du conseil présidentiel consacré à ce sujet, jeudi.
EnQuête estime que ‘’Wade perd le réseau’’ en prenant pareille décision. Quoi qu’il en soit, ‘’les taxes sur les appels entrants seront appliqués bientôt’’ puisque ‘’l’annonce a été faite par le président de la République lui-même’’.
En revanche, ‘’quoi qu’il en soit, le projet de rachat des actions de France Télécom à la SONATEL ‘’ne peut être envisagé avant 2017’’ dans la mesure où ‘’le Sénégal a signé une convention de concession avec la SONATEL sur 20 ans et avant la date précitée, aucune transaction de ce type ne peut être effectuée sans risque de rompre les clauses de la convention’’, explique EnQuête.
Selon ce journal, pour racheter les actions françaises à la SONATEL, ‘’l’Etat [du Sénégal] devra débourser pas moins de 600 milliards de francs CFA’’.
Walfadjri semble croire qu’il est presque impossible de mettre en œuvre cette décision présidentielle. Car, le Sénégal trouvera ‘’difficilement les 600 milliards nécessaires pour racheter les parts de France Télécoms au cas où elles seraient à vendre d’ici à 2017, date de la fin de la convention de concession’’.
Cette initiative du chef de l’Etat, c’est ‘’600 milliards et des tonnes de problèmes’’, selon Le Populaire. ‘’[…] Lorsque [Wade] agite la renationalisation de SONATEL pour faire passer la pilule de la surtaxe, ce n’est qu’une chimère de plus, qui n’engage que ceux qui y croient. Heureusement que les Sonatéliens n’ont pas été dupes’’, note le billettiste du même journal.
Les journaux se sont aussi fait l’écho de la conférence de presse de Yakhya Diop Yekini, le Roi des arènes qui, selon Walf Sports, ‘’n’a pas mis de gants pour revenir sur tous les sujets brûlants’’ le concernant dans l’arène.
Devant la presse, jeudi, Yekini a parlé de ses vœux de rencontrer Balla Gaye 2 au début de la prochaine saison de lutte, de Mohamed Ndao Tyson qu’il accuse de jalousie à son égard. Il s’est aussi prononcé sur ses rapports avec les marabouts et a parlé de ses amitiés dans l’arène, etc.
Extrait de ses propos rapportés par de nombreux journaux dont Walf Sports : ‘’Ces deux (Balla Gaye 2 et Tyson) ont beaucoup parlé. Et, toutes leurs déclarations d’avant et après-combat tournaient autour de ma personne. Et, ce sont les déclarations de Tyson qui m’ont beaucoup surpris. Face à la presse, Tyson a dit que tous les lutteurs en activité ont connu durant leur carrière une défaite. C’est faux. […] Je pense que c’est tout simplement de la jalousie.’’
Sunu Lamb se livre à un rappel des faits qui sont peut-être à l’origine de ‘’la réplique très musclée’’ – termes employés par Le Quotidien – du Roi des arènes : ‘’[…] Yekini était certainement l’absent le plus présent’’ lors d’une récente émission télévisée où Tyson et Balla Gaye 2 revenaient sur leur combat du 31 juillet. ‘’Plusieurs fois, son nom a été cité’’, rappelle Sunu Lamb.
La sortie médiatique du leader de l’écurie Ndakarou s’est déroulée ‘’dans un langage de vérité, sur fond d’avertissements et de menaces’’, rapporte L’Office.
Réagissant aux déclarations de Yekini, dans Walf Sports, le ‘’père et non moins manager de Balla Gaye 2, Double Less, persiste à soutenir que son poulain ne signera pas le combat [contre Yakhya Diop] sans l’aval de ses conseillers mystiques’’.

12/08/2011

Malgouvernance à Saly?

Le maire de Saly gouverne
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Le maire Ousmane Guèye dégage en touche
Ousmane Guèye, le maire de Saly-Portudal, a réagi en début de semaine, aux attaques de ses détracteurs et adversaires politiques qui l’accusent de mal gouvernance et de gestion non transparente .Il a dégagé en touche et s’inscrit en faux contre les allégations des conseillers municipaux libéraux de sa localité.
Au cours d’une conférence de presse, il a révélé que la coopération envisagée avec le Qatar, et faisant l’objet d’une délibération municipale pour l’octroi de six hectares devant servir à la construction d’une académie de sport et 50 résidences privées, ne souffre d’aucune ambiguïté. Sur la délégation spéciale sollicitée par ses adversaires politiques, il rappelle en 2008  la dissolution du conseil rural de Malicounda qu’il dirigeait  avant de prendre en 2009, la mairie de Saly.
A l’en croire, toutes les procédures ont été respectées pour trouver six hectares à cette fin. Le maire de Saly a déclaré qu’il va tout mettre en œuvre pour le développement de Saly .Il est revenu sur son voyage au Qatar et « a fait un compte au ministre des sports Faustin Diatta qui a donné son quitus pour démarcher la coopération avec les qataris », dit-il, avant d’expliquer « qu’au cours d’une audience avec le président de la République toutes les explications ont été données ». Ce dernier très content des projets présentés en matière d’infrastructures, de gestion des questions féminines et de jeunesse,  a envisagé de faire participer le gouvernement à ces réalisations.
Le maire de Saly soutient qu’un stade de 4000 places et les installations proposées dépassent de loin en valeur le prix des 6 hectares demandés .Il s’est attaqué aux conseillers municipaux libéraux pour leur demander de s’expliquer sur la distribution gratuite de parcelles  faite lors des précédentes élections locales de 2009. Il a invité Ibou Sakho Thiandoum à « faire le point sur les 300 parcelles que la Sapco lui avait données pour sa campagne électorale ».

11/08/2011

Revue de presse Dakaroise

Revue de presse Dakaroise
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Les deux Airbus de Sénégal Airlines en panne
Alors que la compagnie Sénégal Airlines a été choisie pour convoyer les pèlerins à la Mecque, la presse révèle que ses deux Airbus, Kayemor et Gandiol, sont en panne. Depuis jeudi, la compagnie nationale s’est ainsi retrouvée sans flotte.
« Lancée en janvier dernier, la nouvelle compagnie aérienne nationale, Sénégal Airlines vit turbulence sur turbulence. Depuis jeudi dernier, elle s’est (presque) retrouvée dans flotte : ses deux avions Airbus 320 sont en panne. Pourtant, son « père-fondateur », Karim Wade, vient de lui confier le convoyage des pèlerins à la Mecque », écrit « L’Observateur ».
« L’Observateur » renseigne que « l’un baptisé « Kayemor » est bloqué dans la boue de l’aéroport de Bamako (Mali) depuis plus d’un mois. L’autre dénommé « Gandiol » est stationné dans la salle de réparation de la compagnie aérienne depuis jeudi dernier. Et jusqu’à hier soir, l’avion était encore cloué au sol dakarois ».
« L’Observateur » informe que « l’appareil ne peut pas reprendre les airs pour un problème de pièce défectueuse liée à la climatisation de l’Airbus ».
« EnQuête » parle d’une autre panne, celle du système Gaïnde de la Douane.
« EnQuête » note que « jamais la plate-forme informatique de la Gestion automatisée des informations douanières et des échanges, communément appelée « Gaïnde » n’avait connu un dysfonctionnement aussi aigu. Cette plate-forme qui garantit l’essentiel des opérations douanières est un des poumons économiques du pays. C’est ce système qui assure à l’Etat du Sénégal au moins 400 milliards de francs Cfa par an, qui est tombé en panne durant deux semaines, installant une grosse panique au sommet ».
« Le Soleil » note que « en campagne contre un troisième mandat du président de la République, une délégation du mouvement du 23 juin a été reçue, avant-hier, par le khalife général des mourides, Serigne Sidy Mokhtar Mbacké ».
« Walfadjri » indique : « on dénigre tout haut à Touba ».
« Après le chef de l’Etat, il y a une semaine, le M23 a, samedi dernier, fait le déplacement de Touba. Alioune Tine et sa suite ont éclairé le guide spirituel mouride sur les causes du conflit qui les oppose à Wade », écrit « Walfadjri ».
« Le Quotidien » informe qu’après le M23, la Cap 21 s’est rendu à son tour à Touba. « Le porte-parole de la Cap 21, Mame Makhtar Guèye, a dit, hier, à Touba, la raison pour laquelle, leur structure a préféré la candidature de Wade aux autres du M23 qui serait infiltré par des lobbies qui veulent que les mariages contre-nature soient autorisés », rapporte « Le Quotidien ».
Dans « L’As », la Cap 21 déclare : « le M23 est infiltré par des lobbies homosexuels… ».
« Walfadjri » informe que « Iba Der Thiam met mal à l’aise le khalife ». « Walf Grand-Place » rapporte, en effet, que le coordonnateur de la Cap 21 a dit au khalife parlant des membres du M23 : « ce qu’ils disent n’est pas vrai, ils mentent. Ils acculent Wade et mentent à propos de lui ».
« Walfadjri » note que l’occasion de la visite du M23 et de la Cap 21 a été saisie par Cheikh Maty Lèye a saisie « pour prendre ses distances vis-à-vis de la politique. Ainsi, il inscrit désormais Touba dans le sens de la neutralité ».
Dans « Le Populaire », « le khalife (des mourides) rassure le M23 ». « Les pressions politiques, économiques et médiatiques ne peuvent me contraindre à dévier des enseignements de Serigne Touba », a déclaré Serigne Sidy Makhtar Mbacké dans les colonnes du journal « Le Populaire ».
Ce qui fait dire à « Sud Quotidien » que « Touba (est) indifférent aux pressions ».
Mouhamed Diaw

Le Sénégal s'incline en match amical

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Le Maroc s'est imposé devant le Sénégal (2-0), mercredi à Dakar en match amical. Les buts des Lions de l'Atlas ont été marqués en première période par Kharja et El Arabi. 
Le choc des Lions a tourné à l'avantage du Maroc, ce mercredi à Dakar. Les hommes d'Eric Gerets, mieux rentrés dans la partie, ont fait le break en début de première période, profitant du laxisme défensif des hôtes. Lancé dans la surface par une astucieuse passe en cloche d'Hadji, Kharja se jouait de Gassama d'un crochet et envoyait une énorme frappe du droit dans la lucarne de Coundoul (9ème, 0-1). Le portier du New Yord Red Bull allait encore s'avouer vaincu quand, suite à une récupération haute d'un de ses équipiers, El Arabi s'enfonçait dans la défense et déclenchait une fulgurante mine du gauche dans la même lucarne (24ème, 0-2). L'ancien Caennais pouvait jubiler, et le Maroc aussi. Les Lions de l'Atlas emmagasinent de la confiance avant le déplacement en Centrafrique début septembre. Quant à ceux de la Teranga, ils trouveront dans cette défaite à domicile matière à ne pas se pas se voir trop beaux.
Sénégal : Coundoul - Gassama, Mangane, Diakhaté, Gassama - R.Gomis, Pape Kouly Diop ; Kamara - Sow, P.Cissé, Ndoye.
Maroc : Lamyaghri - Basser, Alioui, El Kaoutari, El Kaddouri - Boussoufa, Hermach, Kharja, Assaïdi - Hadji, El Arabi.
P.J.

DAKAR - ZIGUINCHOR - Cap SKIRING inauguré

Ouverture de la ligne DAKAR - ZIGUINCHOR - Cap SKIRING de Sénégal Airlines : Un aéroport international sera construit à ZIGUINCHOR
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Lors de l’inauguration de la ligne aérienne Dakar-Ziguinchor-Cap Skirring, hier, le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie a annoncé plusieurs projets. Parmi ceux-ci, il y a la construction d’un nouvel aéroport international à Ziguinchor, une quinzaine d’aéroports régionaux, etc.
Inaugurant hier la ligne Dakar-Ziguinchor-Cap Skirring de la compagnie aérienne Sénégal Airlines, le ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, Karim Wade, a annoncé plusieurs projets. Il s’agit de la construction du « nouvel » aéroport international de Ziguinchor, d’une nouvelle centrale électrique à Boutoute, de 500 kilomètres de routes « supplémentaires » dans la région méridionale, de 15 aéroports régionaux au Sénégal et d’un second pont à Ziguinchor. Il a promis aussi l’interconnexion en fourniture de courant électrique de la Casamance au reste du pays et remis au goût du jour le projet de contournement de la Gambie.  Selon le ministre d’Etat, le nouvel aéroport international sera situé entre Ziguinchor et le Cap-Skirring. Ce sera le second  hub du pays, après Dakar. Son ambition est de prendre tous les trafics au Sud de la Casamance. « Il va venir rejoindre les 15 aéroports régionaux que nous voulons construire. Le Président de la République est particulièrement attaché aux dessertes régionales. Car il souhaite que le Sénégalais puisse quitter Dakar et y aller, dans des conditions favorables et à moindre coût », a-t-il indiqué.
Karim Wade a expliqué que c’est pour cela que la construction des 15 aéroports régionaux va « s’adosser » également au projet de nouvelles compagnies aériennes qui vont permettre de relier Dakar avec l’ensemble des capitales régionales et départementales du Sénégal. Il a ajouté que la construction du nouvel aéroport de Ziguinchor sera complétée par celle des aéroports de Sédhiou, Tambacounda, Kédougou, Podor, Ourossogui, Bakel, Kaolack, Touba et Saint-Louis. « Nous voulons assurer la mobilité des Sénégalais sur l’ensemble du territoire national», a-t-il rassuré, en rappelant un certain nombre de projets réalisés par l’Etat pour désenclaver la Casamance. L’avion qui assure la liaison Dakar-Ziguinchor-Cap Skirring est baptisé Marsassoum, du nom d’une commune de la région de Sédhiou. Il s’agit du troisième avion de la compagnie Sénégal Airlines, un Atr 42 de 46 places qui assurera un vol par jour pour l’instant.
La construction du nouvel aéroport de Ziguinchor se traduira également par la réalisation de 500 kilomètres de routes supplémentaires, la fin des travaux de réhabilitation du pont Emile Badiane, la construction d’un second pont à Ziguinchor « qui fera dans le prolongement du pont de la Gambie et qui permettra de réhabiliter le corridor Dakar-Guinée-Bissau-Guinée-Conakry », a révélé M. Wade. Il a annoncé également l’aménagement de la rive gauche du Pakao. Le ministre d’Etat a évoqué le projet de contournement de la Gambie, visant à « désenclaver la Casamance » et à assurer une « parfaite connectivité » entre cette région méridionale du pays et la capitale Dakar. « Nous allons signer un important accord de financement et de partenariat avec la Corée. Et ce projet devrait voir le jour d’ici la fin de l’année. Ce qui permettra à l’ensemble des Sénégalais de pouvoir voyager en toute sécurité »,  a-t-il déclaré.
Nouvelle centrale électrique
Par ailleurs, Karim Wade a révélé le lancement dans les prochains jours des travaux de construction d’une nouvelle centrale électrique à Boutoute. Les appels d’offres ont été réalisés et le financement est acquis. Il a parlé aussi d’un réseau de transport de courant électrique qui portera sur la construction de lignes Kaolack-Tambacounda-Kédougou-Kolda-Ziguinchor. « Ce qui permettra, a-t-il dit, d’accélérer l’électrification de la Casamance et de  tous ses villages dans les meilleurs délais. » Le ministre d’Etat a mis à profit son séjour dans la région pour passer en revue l’état d’avancement des chantiers de la voirie de Bignona, de la piste de production Tendouck-Diégoune,  des routes en pavés de la ville de Ziguinchor et de l’hôpital de la paix. Il a visité aussi les travaux de réhabilitation du pont Emile Badiane et le stade Aline Sitoë Diatta et la centrale électrique de Boutoute. Il a aussi remis des équipements sportifs et une enveloppe de 2 millions de francs Cfa offerts par la Senelec à l’équipe de Casa Sports pour sa préparation à la finale de la coupe de football du Sénégal. Karim Wade était accompagné par plusieurs ministres, députés et sénateurs
Moussa SADIO

10/08/2011

Le Sénégal offre des vacances aux poissons

REPOS BIOLOGIQUE POUR LA CONSERVATION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES
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La mer fermée aux industriels du 1er septembre au 31 octobre 2011
A partir du 1er septembre, la pêche industrielle sera interdite dans les eaux sénégalaises. La mesure prend fin le 31 octobre 2011. Les intéressés ont été informés de cette mesure. Mais la préférence du Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) est la non-observation d'un repos biologique.
A l'image de nombreux secteurs, la mer observe des vacances. Et ce sera pour une période de deux mois, du 1er septembre au 31 octobre 2011. Au cours de cette période dite de repos biologique, toute pêche industrielle sera interdite dans les eaux sénégalaises. C'est hier que le ministre de l’Economie maritime, Khouraïchi Thiam, a informé par lettre circulaire les armateurs de la pêche industrielle de la fixation de la période de repos biologique. «Conformément aux dispositions de l'arrêté N°005165 du 08 août 2006 fixant les périodes de repos biologiques pour les navires de pêche industrielle démersale exerçant dans les eaux sous juridiction sénégalaise, je porte à votre connaissance que la période annuelle de fermeture temporaire des pêches de deux mois, s'étend du 1er septembre au 31 octobre 2011. Par conséquent, je vous invite à prendre les dispositions nécessaires en vue du respect scrupuleux de la mesure», dit la lettre circulaire N°001080.
Cette mesure, qui rentre dans le cadre de la politique de conservation et de gestion durable des ressources halieutiques, interdit pendant toute la durée de la période de fermeture annuelle à tout navire de pêche concerné de procéder à toute opération de pêche et à des opérations connexes de pêche.
Du 1er septembre au 31 octobre 2011, la pêche par les navires concernés sera punie conformément aux dispositions de l’article 85 de la loi 98-32 portant Code de la pêche maritime et/ou du retrait ou du refus de renouvellement de la licence.
Toutefois, sous réserve de la détention d’une licence de pêche démersale dûment justifiée, en cours de validité, qui donne accès aux eaux sous juridiction d’un autre pays, les navires concernés pourront avoir le droit de débarquer les espèces visées dans le présent arrêté, après autorisation du ministre chargé de la pêche. Ils doivent en outre prouver qu’ils ont effectivement pêché dans les eaux du pays dont ils détiennent la licence.
Par ailleurs, les armateurs ou responsables des navires concernés sont astreints à soumettre aux services compétents du ministère chargé de la Pêche, avant le début de toute période de repos biologique annuelle, la liste nominative des navires sus mentionnés, avec pour chaque navire, une copie certifiée conforme de la licence de pêche donnant accès aux eaux sous juridiction d’un autre pays.
Birane Lo

Controverse à Saly

Mairie Saly Controverse autour de 6ha
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La mairie de la nouvelle commune de Saly a voté par 20 voix contre 9 un projet de partenariat avec l’Etat du Qatar relatif à la construction  d’une académie de sports avec des résidences par la fondation ASPIRE.
Selon ce partenariat NORD SUD la commune de Saly doit octroyer  un domaine de 6 ha au Qatariens qui doivent en échanges construire à Saly des infrastructures. Il s’agit d’un stade de 4 mille places, d’une piscine olympique,, d’un centre aéré, d’ un centre médical, d’un foyer de femme, d’une école à 13  classes. En effet les conseillers libéraux, en conférence de presse ont exprimé leur désaccord par rapport à ce partenariat qui selon eux est entouré d’une opacité.« On sait qu’ à Saly, 6 hectares valent une somme d’un milliard 800. Par contre, on ne sait pas ce que les Qatariens nous proposent. On doit être édifié sur les termes de cette transaction, car il s’agit moins d’un partenariat que d’une transaction qui doit être équitable. Ce que nous remettons doit être l’équivalent de ce que nous recevons. » a déclaré Pape Gana Ngom
« Nous vivons une situation déplorable. Le maire, fort de  sa majorité fait ce qu’il veut. Nous ne sommes pas impliqués dans la gestion de la mairie. Nous ne sommes au courant de rien » ajoute  Ibou Sakho Thiandoum. Il avait à ses côtés Arona Faye, Babacar Sy et Pape Gana Ngom.
Des frères libéraux qui ont scellé l’unité pour combattre le maire socialiste.
Samba Ndiaye