30/09/2011

Bienvenue aux voitures de plus de 5 ans?

Le président Wade envisage de suspendre l’interdiction d’entrée des véhicules de plus de 5 ans
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A quelques encablures de la Présidentielle de 2012 , tous les moyens sont bons pour récupérer le maximum de frustrés de la part du Président Wade . Parmi les personnes qui ont le plus souffert de l’Alternance , il semble judicieux de compter les Sénégalais de l’Extérieur qui ont , toujours , paru exaspéré par cette décision de l’Etat de ne plus laisser de véhicule vieux de plus de 5 ans franchir les frontières du pays . Aujourd’hui , l’on semble être à deux doigts de la fin de cette interdiction .
En effet , depuis quelques semaines , de bouches à oreilles , des Sénégalais de l’Extérieur ont reçu , venant d’autorités de l’Etat , la ferme promesse que le Président de la République va lever cette interdiction dans les prochaines semaines .A en croire , un responsable libéral vivant en France , Wade a compris que la diaspora ne pouvait , nullement , lui pardonner cette loi qui a contribué à ruiner leurs affaires . D’ailleurs , martèle-t-il , il était difficile pour les responsables Pds d’Europe de massifier le parti er à chaque fois , leurs interlocuteurs leur opposaient cette interdiction .
Cette promesse , si échéant , pourrait permettre au Chef de l’Etat de récupérer une bonne partie de son terrain perdu , d’autant plus que , certains de ses adversaires politiques comme Macky Sall ont promis , si élus en 2012 , de ranger dans les tiroirs cette loi de Wade .

Le Populaire

28/09/2011

Les écaillères de poissons

ECAILLERES DE POISSONS : Un travail rude et dangereux
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Tous les jours, de très bonne heure, des femmes se rendent dans les marchés de poissons et les plages afin de se livrer à leur activité qui est d’écailler les poissons. Un métier très dur qui consiste à préparer les produits de mer commandés par les clients. Elles ouvrent les huîtres, préparent les différents mollusques et coquillages, écaillent les poissons. Rencontrée sur la plage, Ndèye Guèye, la présidente des écaillères de Hann-plage nous fait mieux connaître leur métier. «Écailler un poisson n’est pas une tâche aisée à réaliser si l’on ne dispose pas de petites astuces qui permettent de gagner du temps, mais aussi pour se protéger des éventuels dangers». En effet, c'est à la plage de Hann, à l’arrivée des piroguiers, que ces braves dames accueillent les clients. Véritables expertes, elles règlent les problèmes des ménagères qui n'ont pas de temps à préparer le poisson. Les blessures à la main surtout au doigt sont récurrentes dans ce métier. Si ce ne sont les grosses écailles qui les piquent, les couteaux ou coupe-coupe les blessent. Certaines subissent même de blessures graves en perdant un doigt. «J’ai perdu un doigt à cause de ce métier, mais je n’ai pas arrêté, je l’exerce toujours. C'est un métier trop rude pour les femmes», confie une d'entre elles.
Dans le même marché de bord de plage, Maïmouna Seck, habitant Pikine, ajoute : «Le travail est trop dur, ça demande beaucoup de force et les clients ne nous payent pas assez et ils ne nous laissent aucun répit». En plus, déclare-t-elle, «on se fait souvent blesser par les écailles des poissons».
Malgré tous les risques, ce métier dure ne rapporte pas beaucoup à ces dames. Maïmouna Seck d’informer qu’elle gagner en moyenne 3000 francs par jour. «Juste de quoi préparer le repas à ma famille», confie-t-elle.
Sa voisine, Coumba Camara, domiciliée à Médina-Gounass, affirme : «On est confronté à d’énormes risques. Les outils qu’on utilise sont très tranchants et peuvent causer des accidents».
Tout de même, elle trouve que «c’est un travail très passionnant». Des propos que la doyenne des écaillères de Hann-plage, Ndèye Ndiaye, avec ses 20 ans d’expérience, ne démentira pas. «Ce métier est passionnant parce qu’on se fait beaucoup de connaissances, on arrive à nouer des amitiés et ces derniers nous offrent beaucoup de biens et de l'argent», explique-t-elle.
Mously NDIAYE/Le Populaire

Avions supplémentaires Dakar-Ziguinchor

Dakar-Ziguinchor: Senegal Airlines rajoute deux fréquences hebdomadaires
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La compagnie aérienne Senegal Airlines annonce l’augmentation de ses fréquences sur Ziguinchor. Une augmentation due, selon la compagnie qui est le fruit d’un partenariat innovant entre l’Etat du Sénégal et le secteur privé national, au succès commercial rencontré par la ligne Dakar-Ziguinchor en Basse Casamance. Ainsi dans un communiqué reçu à la rédaction de Pressafrik.com, on apprend que «Senegal Airlines va procéder au renforcement de la desserte avec l’ajout de deux fréquences hebdomadaires à compter du vendredi 23 septembre 2011, portant ainsi à 9 le nombre total de rotations hebdomadaires entre les deux aéroports».
Selon le communiqué, Senegal Airlines propose ainsi 2 vols quotidiens entre Dakar et Ziguinchor les vendredis et les lundis, en complément des vols quotidiens qu’elle opère les autres jours de la semaine.
Le document explique que «le renforcement de la desserte contribuera au désenclavement de la capitale de Basse Casamance tout en facilitant l’accès au réseau régional de Senegal Airlines, ouvrant ainsi de nouveaux horizons dans le développement des échanges sur les plans économiques, sociaux et culturels».
Pour rappel, la compagnie propose actuellement des vols directs vers 13 destinations d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale: Praia, Bamako, Abidjan, Cotonou, Libreville, Banjul, Ziguinchor, Bissau, Conakry, Niamey, Douala et Ouagadougou.
Papa Mamadou Diéry Diallo

27/09/2011

Amoul Sénélec: La fuite à Bamako

Coupures chroniques d’électricité au Sénégal : Karim Wade "crée" des émigrés de l’énergie. Tailleurs, menuisiers, maçons,… s’installent à Bamako
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Les problèmes de courant que connaît le pays sont devenus un facteur d’émigration et de fuite de cerveaux. Illustration par le témoignage de quelques artisans sénégalais rencontrés à Bamako, qui expliquent les raisons de leur «exil». Ils sont nombreux à avoir fui les coupures intempestives d’électricité au Sénégal pour rallier la capitale malienne où on ne connaît pas de délestage. Ils sont souvent tailleurs, bijoutiers, manœuvres ou autres. Pour tous, le discours est le même : les choses ne vont plus bien au Sénégal. Ils ont fui le pays à cause des coupures d’électricité. C’est l’une des raisons qui ont poussé ces jeunes trouvés dans le quartier de Faladié de Bamako à tenter l’aventure.
Si certains sont là depuis quelques mois, d’autres viennent à peine de débarquer au pays de Amadou Toumani Touré, dans l’espoir de trouver de quoi aider à subvenir à leurs besoins et assister leur famille laissée au pays. Au Sénégal, la vie quotidienne est devenue impossible pour eux, comme déclarent certains d’entre eux :
Pape Diouf, tailleur, Keur Massar
«Je suis tailleur. Cela fait trois mois que je suis à Bamako. Je restais plusieurs jours sans avoir l’électricité. Il arrivait des fois où, juste pour confectionner un boubou, il fallait au moins une semaine. A ce rythme, il m’était impossible de rester. C’est pour cette raison que j’ai décidé de partir et de venir tenter l’aventure ici à Bamako. Je ne regrette pas le choix. Même si c’est difficile, j’avoue que c’est mieux qu’à Dakar. Ici au moins, il n’y a pas de coupure, et je parviens à gagner un peu d’argent.»
Mamadou Faye, maçon, Sébikotane
«Je suis là depuis à peine une semaine. Je rends grâce à Dieu. Nous sommes là uniquement pour le travail. Le Sénégal est devenu invivable en ce moment. Il y a trop de problèmes d’électricité. Je veux que les autorités prennent leurs responsabilités. Si les jeunes commencent ainsi à fuir le pays, c’est en grande partie de par leur responsabilité. Beaucoup ne veulent pas retourner au pays. Les gens que j’ai trouvés sur place disent la même chose. Personne n’a envie de retourner au pays. Quand on entend les discours des politiques, on n’a même pas envie de rentrer à Dakar. Surtout qu’ici, la vie est meilleure. On parvient à s’en sortir sans problème.»
Babacar Dione, maçon, Malika
«Cela fait une semaine que je suis arrivé. Ce n’est pas facile. Mais c’est à cause du régime actuel qu’on a tous fui le pays. Je ne pouvais plus m’en sortir. J’ai eu l’opportunité de venir à Bamako et je n’ai pas hésité. Depuis que je suis là, les choses vont bien. Il n’y a pas de coupure ici. On ne se plaint vraiment pas. Ce n’est pas facile, mais on parvient quand même à s’en sortir.»
Pape Sène, Yeumbeul cité Comico
«Je suis un coffreur de bâtiment. Je suis là depuis une semaine. A l’image de mes amis, je ne pouvais plus rester au Sénégal. Je suis l’aîné de ma famille, donc je ne pouvais plus rester. C’est beaucoup de responsabilité. Malheureusement, les choses ne marchaient plus. On s’endette tout le temps. Et le pire, c’est que les gens qui te doivent de l’argent, ne peuvent pas te rembourser. Au-delà de cela, il y a aussi les coupures. Ce qui est bizarre, c’est qu’ici, ça ne coupe jamais. On peut travailler le jour comme la nuit. Les gens sont accueillants. On a une certaine expertise qu’on peut exploiter ici. On aurait aimé le faire chez nous, malheureusement, les conditions ne sont pas réunies.»
Laye Pouye, membre Gie, Sébikotane
«Je suis dans une Gie qui se trouve à Thiaroye Azur et qui s’appelle Senbag Tp. Il n’y a que des experts en bâtiment. Malheureusement, pour les appels d’offres, on donne à des amis ou aux étrangers. On ne fait rien pour les petites entreprises, sinon leur demander des impôts en exigeant souvent 10%. Pour des petites entreprises comme nous, on ne peut pas s’en sortir de cette manière. Pendant ce temps, on voit le président de la République offrir de l’argent aux lutteurs. Alors qu’il y a des gens compétents qui aiment leur pays et qui ne veulent que travailler, mais qui subissent toutes sortes de contraintes parce qu’ils n’ont pas les moyens ou qu’ils n’adhèrent pas à un certain système. Vraiment, la politique a tué notre pays, le Sénégal. Et cela nous fait très mal.»
Le Quotidien

Serge Vilain expose à Saly

Serge Vilain expose à Saly
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Serge Villain, a quitté son Studio parisien pour s'installer à Dakar, au Sénégal, en 1996. Sous cette nouvelle lumière, il travaille sans relâche à magnifier la beauté qui l’entoure, notamment celle des populations de Casamance. L’Ile de Gorée où il a habité six ans et St Louis du Sénégal sont d’autres lieux privilégiés qui inspirent sa vision du Sénégal et ses images. Ses reportages en Mauritanie et aux Iles du Cap Vert l'ont marqué par l'immensité de ces paysages et la qualité humaine de ses habitants. Un récent reportage en Inde auprès des communautés Tibétaines en exil et près du Dalai Lama a été un moment exaltant et enrichissant.
Spécialisé dans les prises de vues de qualité, il excelle aussi dans les photos aériennes pour des clients soucieux de présenter une image de haute tenue de leurs produits. Il s’investit également dans un travail plus personnel avec des artistes plasticiens et témoigne, au travers d’images fortes, de la complexité de la vie africaine. Souleymane Keita, Soly Cisse, Viyé Diba, Ndary Lo, Sambalaay, le Musée d'Art Contemporain de Dakar notamment lui font confiance pour la reproduction et la mise en valeur de leurs œuvres.
Concerné par les difficiles conditions de vie qui l'entourent, il a créé avec des amis proches une Association Humanitaire qui conçoit et réalise avec les populations africaines des projets de développement communautaires avec le soutien de différents bailleurs internationaux.

26/09/2011

Reportage TV ce mercredi

 Les arnaques du coeur à Dakar et Saly
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Ce mercredi, sur la RTBF (sans doute plus tard sur TV5) reportage réalisé à Dakar et à Saly par la télévision Belge sur les arnaques du cœur. Sujet "bateau" déjà traité sur d'autres chaînes en espérant que Catherine Lorsignol aura su capter sans sensationnalisme une réalité, tant des femmes que des hommes toubab en quête d'amour et d'aventure...
J'ai tenté d'aider l'équipe à trouver, sur place, des témoignages. Je n'ai pas encore vu le reportage... Un grand merci à Thérèse et Guy de "l'auberge du Treizeguy" à Niakh Niakhal pour leur aide précieuse.

Haidar El Aly, un homme hors du commun

HAIDAR EL ALY, ECOLOGISTE ET PLONGEUR SOUS-MARIN : L'homme que les rescapés du bateau «Le Joola» n'oublieront pas sitôt
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Ce qui lie Haïdar El Aly au bateau «Le Joola»
«Ma première expérience du bateau Le Joola, hélas, c'est quand il s'est renversé et qu'il a fait tant de morts et que je suis allé pour secourir les personnes. C'est une expérience douloureuse parce qu'on a spontanément décidé d'aller secourir les gens. On est partis avec les moyens du bord d'ici même (Ndlr : l’Oceanium de Dakar où nous l’avons trouvé vendredi dernier). On a navigué pendant une bonne vingtaine d'heures avant d'arriver sur les lieux et de nous rendre compte de l'ampleur des dégâts. Le bateau s'est retourné sur lui-même dérivant au gré des courants et prenant comme prisonniers environ 2000 corps d'Étrangers, d'Africains et de Sénégalais. Ça a été douloureux parce qu'au-delà de la souffrance qui animait tous les plongeurs qui étaient sur place, il fallait faire preuve de dépassement et faire l'effort d'aller secourir des gens, d'ouvrir les cales, d'aller chercher les enfants et leurs mamans. Beaucoup de jeunes étudiants y étaient, beaucoup de jeunes sportifs. J'espère pour le Sénégal que cela ne se reproduira plus jamais.
Le Joola peut toujours être renfloué, selon Haïdar
«Le Joola se trouve à 170 km des côtes de Dakar en allant cap sud et à 35 km cap nord-ouest de Kafountine, en territoire gambien. Il s'est posé là où il a coulé. Et, il est tout à fait possible de le renflouer. Parce qu'il n'est pas profond, il n'est qu'à 18,50 mètres de fond. Techniquement, c'est même une opération qui est relativement aisée à réaliser. Je pense que cela ne se fait pas parce qu'il y a une volonté politique de faire croire aux Sénégalais que le bateau ne peut être sorti. Je me rappelle même, à un moment, on avait annoncé la nouvelle que Le Joola avait disparu et qu'on ne le retrouvait plus. C'était pour essayer de faire passer un message comme quoi l’on ne sait plus où est le bateau. L'histoire est finie. On ne s'en occupe plus. Mais en réalité, c'était des tentatives de bâcher encore plus cette histoire. Mais Le Joola est toujours là où il a coulé. Et il est en train de suivre le processus normal pour une épave. C'est-à-dire qu'avec le temps, il est en train de s'enterrer doucement, d’environ 15 à 20 centimètres par année. Après les 5 à 6 années, il va s'enterrer d'un centimètre par année. Parce que la houle est dans les courants. Le sable va prendre le dessus et va enterrer le bateau».
Sanctuaire pour la famille des victimes, refuge pour les poissons
«La mer est le plus grand cimetière du monde. Il y a énormément d'épaves dedans. Si vous prenez le cimetière de Mbao où, dans les années 70, 80 ont coulé tous les vieux bateaux, il y a près de 100 épaves. Sur la côte de Normandie, il y a des milliers d'épaves du fait de la guerre. La présence du Joola n'a pas de conséquences sur l’océan du point de vue écologique. Au contraire, on pense que les épaves vont servir de refuges artificiels, d'abri pour les poissons. Le bateau Le Joola, aujourd'hui, il y a des pêcheurs qui vont dessus. Quand nous y avions plongé en 2005, mandatés par le gouvernement, je me suis rendu compte en ce temps qu'il y avait des pêcheurs qui posaient leurs filets là-bas. Je l'ai dénoncé en ce temps parce que j'estime que cet endroit doit être un sanctuaire qui est protégé. Et il est en train de suivre son processus normal. Il n'est pas question de pollution bien sûr. Dans les cuves, il existe du gasoil, des batteries, mais c'est un accident. Il y a tellement d'accidents beaucoup plus graves dans la mer que pour moi le bateau Le Joola ne saurait être un problème écologique. C'est un problème humain».
«Avec le prix de la statue de la Renaissance africaine, on aurait pu remonter le bateau 15 fois»
«Comme d'habitude, les autorités font semblant de s'occuper des familles des victimes. Les autorités qui avaient promis aux Sénégalais qu'elles feraient des enfants des victimes des pupilles de la nation, elles qui avaient promis une justice dans cette affaire, elles nous ont montré toute la mesure de leur incompétence. Toute la mesure de leur manque de sérieux et leur volonté à vouloir tromper les Sénégalais. Je rappelle qu'avec le prix de la statue d'une prétendue Renaissance africaine, on aurait pu remonter le bateau 15 fois».
Un naufrage que l'écologiste n'oubliera certainement jamais
«Bien sûr, on ne peut pas traverser une épreuve pareille en restant égal à soi-même. Mais je suis un croyant, je prie Dieu tous les jours. Je pense que c'est cette foi que j'ai pu trouver qui me permet de dépasser ces épreuves. Il faut savoir que Le Joola, c'est la 31e épave dans laquelle nous, les plongeurs de l'Oceanium, intervenons. Avant cela, un bateau avait coulé avec sept pêcheurs sénégalais qui étaient par 42 mètres de fond; et nous sommes allés les sortir. Des parents de victimes nous sollicitaient pour aller chercher les corps de leurs proches. Même si vous vous rappelez, après Le Joola, deux ou trois mois après, dans le port de Dakar, un cargo avait coulé et avait tué deux ou trois personnes. Et l’on nous avait demandé d'intervenir. J'ai moi-même perdu mon fils aîné, noyé en mer. Et je sais la souffrance que cela peu représenter. Mais, moi j'ai cherché mon fils jusqu'à le trouver et je l'ai enterré. Donc, j'estime que les familles des victimes ont aussi ce droit. Elles ne cessent de le réclamer et le gouvernement a le devoir de se soucier de leurs préoccupations».
Awa DABO/Le Populaire
ndlr: Cet homme est une merveille et, si je croyais en dieu, je dirais que c'est un saint! Avec une intelligence de coeur et de terrain extraordinaire

Un cerf-volant pour la vie

Un cerf-volant pour la vie

senegalProjet humanitaire au Sénégal organisé par les Menuiseries BOUVET, partenaires de la course transatlantique à l’aviron BOUVET GUYANE qui part du Sénégal. Lors de l’édition 2009 de la course BOUVET-GUYANE, un cerf-volant a été utilisé comme matériel de secours par les concurrents en difficulté. Celui-ci a été développé par Stéphane BLANCO. Ce dernier permet de tracter une embarcation en difficulté pour les ramener près des côtes (avec 30° de marge avec la force du vent). L’entreprise BOUVET a décidé en 2010 de créer un projet humanitaire au Sénégal, pays de départ de la course BOUVET-GUYANE, pour sauver les pêcheurs sénégalais en mer. Il existe environ 11000 embarcations à risques au Sénégal qui sont des dangers pour les personnes à bord. L’opération 100 cerfs volants pour la vie doit permettre d’installer sur une centaine de pirogues soit 1% de l’effectif des pirogues totales du Sénégal ces cerfs-volants. Le financement et la réalisation des cerfs-volants sont organisés par l’entreprise BOUVET. La matière est envoyée au Sénégal pour y être transformée par des sénégalais formés par l’entreprise BOUVET. Si le test est concluant, ces cerfs-volants seront généralisés à l’ensemble des embarcations sénégalaises. Aidez-nous à faire connaître cet événement pour que celui-ci fonctionne et permette à des milliers de pêcheurs de sénégalais de pouvoir prendre la mer en toute sécurité. Rejoignez notre page FACEBOOK : http://www.facebook.com/pages/100-cerfs-volants-pour-la-v...
Paul WUJEK
Les rendez-vous à ne pas manquer : - Décembre 2011 : reportage vidéo auprès des 100 équipages livrés en cerfs-volants - Janvier 2012 : Voyage de presse et rencontre des pêcheurs de la région de DAKAR - Mars 2012 : Point presse « bilan de l’opération et perspectives »

25/09/2011

1er salon de l'auto de Dakar

Dakar va abriter un salon de l’automobile en novembre
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Avec le coup d’accélérateur pris ces dernières années par l’industrie automobile sénégalaise, l’Etat compte booster Le secteur en organisant un salon de l’automobile au début du mois de novembre prochain.
Le Sénégal va donc organiser, au mois de novembre prochain, son premier salon de l’automobile. Un événement inédit que l’Etat compte réaliser compte tenu de la bonne santé de l’industrie automobile à l’heure actuelle. « L’Industrie automobile est en marche, c’est ce qui nous a poussé, avec les partenaires industriels, des pays amis à organiser, à la fin de l’année, ce salon de l’automobile », a indiqué, avant-hier, le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie, des mines et de l’agro-industrie. Abdoulaye Baldé visitait les unités industrielles de Ccbm Industries à Rufisque et de celles de la Chine (métallurgie) sise à Sébikotane. Selon lui, ce salon, dont la date est fixée au 2 novembre prochain, va réunir « tous les prestataires » de l’automobile, afin de développer ce secteur.
Après les installations de SenIran à Thiès, le groupe Ccbm s’est récemment lancé dans le montage des véhicules. L’ancienne usine Bata de Rufisque est aujourd’hui transformée en unité de montage et de production de véhicules utilitaires. Cette usine peut produire globalement 4500 voitures dans l’année et l’investissement a coûté près de 11 milliards Fcfa. « L’usine tourne avec 85 employés actuellement, mais à terme, nous allons créer jusqu’à 700 emplois directs, sans compter les services commercial, marketing, après-vente. On s’attend donc à 1000 emplois dans les deux ans à venir », a promis Serigne Mboup, le Pdg du groupe. Dans les années à venir, le groupe compte aussi diversifier ses produits en faisant des montages de motos et de camions.
Opportunités d’investissement
L’autre usine visitée par le ministre d’Etat, est la Société métallurgique d’Afrique (Someta). Elle est spécialisée dans la fabrique de fer à béton et de fer plat. Actuellement en chantier, cette usine a une capacité de production de 150 000 tonnes de fer, soit la moitié des importations sénégalaises. Une grande partie de sa production est destinée aux pays de la sous-région. Pour ce qui est des emplois, Someta va créer 650 postes, mais son objectif est d’atteindre 1000 emplois. Expliquant les raisons qui l’ont poussé à  investir au Sénégal, le promoteur chinois Zhang Yun a souligné que le Sénégal est un « beau pays qui offre des opportunités d’investissement ». Mais aussi «un carrefour » qui va lui permettre d’approvisionner les autres pays en fer. Le ministre d’Etat, ministre de l’Industrie a salué cette belle initiative qui, selon lui, « vient combler un vide » car l’industrie métallurgique constitue « le parent pauvre » du tissu industriel sénégalais. Le ministre d’Etat assure que d’autres unités sont en train d’être créées à Tambacounda, à Saint-Louis, Kédougou et Kaolack.
Maguette NDONG

Manifestations à Dakar

Manifestations contre les coupures d’électricité à Dakar
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Au Sénégal, outre les manifestations de protestation à un 3ème mandat du président Wade, de nouveaux mouvements de protestations contre les coupures d’électricité ont éclaté ces deux derniers jours à Dakar. Plusieurs quartiers de la capitale sont concernés et, sur chaque lieu, les manifestants expriment leur exaspération face aux engagements annoncés par le gouvernement concernant son plan de relance du secteur de l’énergie.
Les quartiers de Baobab, de Liberté 1 et de Sacré-Cœur ont rapidement retrouvé leur aspect calme et paisible. Pourtant, cela fait deux soirs de suite que des bandes de jeunes, excédés par les délestages, prennent la rue d’assaut, brûlant des pneus, renversant des poubelles sur la chaussée et lançant des pierres.
Selon la police, trois personnes ont été interpellées et sont toujours en garde à vue au commissariat de Grand Dakar.
« Les jeunes sortent en colère vers 22 heures, lorsque le courant disparaît pour une énième fois », raconte un témoin, qui affirme être lui-même dépassé par la durée des délestages.
« Nous subissons entre dix et douze heures de coupures de courant chaque jour », s’indigne un riverain. « Le gouvernement avait pourtant promis un retour à la normale en septembre », ajoute-t-il, comme pour justifier ces mouvements de protestation.
La tension est aussi montée d’un cran près de la Voie de dégagement nord, non loin du siège du Parti démocratique sénégalais. Un groupe de jeunes y a également brûlé des pneus, provoquant, selon la presse locale, un accident de la circulation.
D’après le porte-parole du Groupement national des sapeurs pompiers (GNSP), joint par RFI, il s’agit d’un car de transport en commun « Ndiaga Ndiaye », qui a dérapé et s’est renversé après avoir évité les manifestants, faisant un mort et 23 blessés.
RFI

Le procès du Joola

Naufrage du bateau sénégalais Le Joola: vers un procès en France
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Le juge d'instruction français chargé du dossier du naufrage du bateau sénégalais Le Joola (officiellement 1.863 morts en 2002) devrait prochainement émettre une ordonnance de renvoi devant un tribunal correctionnel, selon une association de familles de victimes françaises.
L'instruction, qui a été ouverte le 1er avril 2003 au tribunal d'Evry, en région parisienne, "a été très bien menée. (...) On en arrive aujourd'hui à la fin, on devrait aller prochainement vers un procès", s'est félicité samedi à Dakar Alain Versatche, président de l'Association des familles des victimes du Joola (AFV-Joola), regroupant des proches de 22 Français morts dans le naufrage.
Les familles, qui sont parties civiles dans le dossier, ont été informées en juin par le juge d'instruction "de son désir de terminer l'instruction le 30 juin", avant d'observer "un délai de trois mois" prévu pour recevoir les réquisitions du parquet et une éventuelle demande de prolongation de l'instruction des parties civiles, a expliqué M. Versatche lors d'un forum à deux jours du 9e anniversaire de la catastrophe.
"Nous, familles des victimes, on est rassurés sur le fait qu'aujourd'hui, à la fin de cette instruction, le juge d'instruction émettra une ordonnance de renvoi qui terminera l'instruction. Et nous devrions aller en correctionnelle et obtenir un procès. (...) Au moment où je vous parle, on est à ce point précis où on attend l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction", a déclaré M. Versatche.
Selon l'avocat sénégalais Assane Dioma Ndiaye, qui soutient les familles pour la tenue d'un procès, une instruction peut déboucher sur un procès ou un non-lieu. "Et là, vraisemblablement, nous allons vers une ordonnance de renvoi, c'est-à-dire qu'on va renvoyer les personnalités sénégalaises visées par les mandats d'arrêt devant le tribunal correctionnel", a expliqué Me Dioma Ndiaye, par ailleurs coordonnateur de la Ligue sénégalaise des droits de l'Homme (LSDH).
Les parents des victimes françaises avaient saisi la justice de leur pays après que la justice sénégalaise eut classé le dossier sans suite en 2003, arguant que le commandant du Joola, seul maître à bord et, selon elle, principal responsable du drame, avait péri dans l'accident.
En 2008, le juge d'instruction français a lancé neuf mandats d'arrêts internationaux contre de hauts responsables sénégalais en poste au moment du naufrage pour "homicides involontaires par violation délibérée d'une obligation de sécurité et défaut d'assistance à personnes en péril".
Les mandats visant Mme Mame Madior Boye, ex-Premier ministre, et Youba Sambou, ex-ministre des Forces armées, ont été annulés en 2009, annulation confirmée en janvier 2010 par la Cour de cassation au motif qu'ils bénéficiaient d'une immunité liée à leurs fonctions.
Sept responsables civils et militaires sénégalais sont encore visés par des mandats d'arrêt. L'un d'eux, Gomis Diédhiou, chef du bureau de la sécurité maritime lors du naufrage, a été arrêté en octobre 2010 à Paris.
"En dehors de Gomis, les autres n'ont pas été arrêtés jusqu'à présent" et "si le juge prend une ordonnance de renvoi, elle vaudra inculpation contre les personnes contre lesquelles les mandats d'arrêt ont été lancés", a précisé Me Assane Dioma Ndiaye.
Le Joola a chaviré au large de la Gambie le 26 septembre 2002, alors qu'il reliait Ziguinchor, en Casamance (sud du Sénégal) à Dakar. La catastrophe a fait 1.863 morts et disparus, selon le bilan officiel, plus de 2.000 selon les associations de familles de victimes. Il y a eu 64 rescapés.

AFP

24/09/2011

Pas de 3ème mandat pour Wade

Ultimatum des opposants à un 3ème mandat de Wade
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Le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile au Sénégal, a donné vendredi au président Abdoulaye Wade jusqu'à fin octobre pour renoncer à briguer à un nouveau mandat en 2012, lors d'un meeting à Dakar.
"Nous réaffirmons notre opposition à un troisième mandat d'Abdoulaye Wade" et "nous lui donnons jusqu'à fin octobre pour renoncer à sa candidature" à la présidentielle de l'an prochain, a déclaré le porte-parole du mouvement, Alioune Tine, devant plusieurs centaines de personnes rassemblées Place de l'Obélisque.
"Nous lui donnons jusqu'à la Tabaski", fête musulmane de l'Aïd el-Kébir qui sera célébrée fin octobre ou début novembre, "pour qu'il renonce à sa décision" de se porter candidat, a-t-il dit.
Interrogé par l'AFP sur le délai choisi pour l'ultimatum, M. Tine a affirmé: "L'objectif est de faire en sorte que sa candidature ne soit même pas déposée".
Selon les dispositions légales au Sénégal, le Conseil constitutionnel doit publier fin janvier 2012 la liste des candidats autorisés au scrutin présidentiel, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012.
"Plus nous allons approcher de la date" de dépôt des dossiers des candidats à la présidentielle, "plus nous allons assister à de fortes tensions. Donc, mieux vaut que la décision de retrait de la candidature (de Wade) soit prise tôt, avant la Tabaski", a poursuivi Alioune Tine.
"Le peuple vient de fixer à Wade un ultimatum. On attend jusqu'à la Tabaski", et s'il ne renonçait pas, "ce seront des manifestations tous les jours, tous les jours, jusqu'à son départ, comme pour (Zine el Abidine) Ben Ali", président tunisien chassé du pouvoir en janvier suite à un soulèvement populaire, a de son côté affirmé à l'AFP Haïdar el Ali, leader d'un parti écologiste et autre responsable du M23.
Durant le meeting, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à la candidature de Wade, 85 ans, élu une première fois en 2000 pour sept ans, puis réélu en 2007 pour cinq ans après une modification de la Constitution instituant un quinquennat renouvelable une fois. M. Wade a annoncé en 2009 qu'il se représenterait en 2012, après avoir dit le contraire après sa réélection de 2007.
Sa candidature est soutenue par ses partisans, selon qui il peut se représenter, tandis qu'elle est contestée par des opposants et une partie de la société civile et de l'opinion sénégalaises, arguant qu'il doit céder le fauteuil après deux mandats présidentiels consécutifs maximum.
"Qu'il parte, parte, parte", pouvait-on entendre dans la foule levant le poing ou faisant le geste d'une personne qu'on chasse, en référence au président. Sur des pancartes ou banderoles, on pouvait notamment lire: "SMS à Wade: Mame, bayi jotna (+Papy, l'heure du départ a sonné+)", "Wade, yemal, dégage!" ou encore "ALERTE - Non à la candidature de Wade".
AFP

23/09/2011

accident meurtrier à Tivaouane

15 morts dans un accident près de Tivaouane
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Quinze personnes ont été tuées et 17 blessées aujourd'hui dans un carambolage de quatre véhicules dans une localité de l'ouest du Sénégal, a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers sénégalais.
"Il y a d'abord eu une collision entre un mini-car de transport en commun de 12 à 14 places et un autre véhicule de transport (de type pick-up) sur une piste" à environ 50 km de Tivaouane, a précisé à l'AFP le colonel Abdoulaye Ndiaye, porte-parole du Groupement national des sapeurs-pompiers (GNSP) du Sénégal.
"Il s'en est suivi un carambolage avec deux autres véhicules, un camion et un taxi urbain", l'accident survenu en fin de matinée "a provoqué 15 décès sur le coup et 17 blessés dont onze sont dans un état grave", a ajouté le colonel Ndiaye.
Selon lui, les corps ont été déposés à la caserne des pompiers de Tivaouane, les blessés ont été transportés à Thiès, chef-lieu de la région situé à environ 70 km à l'est de Dakar.
"Les accidents de la route sont fréquents" au Sénégal, "mais il est rare d'enregistrer quinze morts d'un seul coup. Il faudrait accentuer la sensibilisation, surtout sur les pistes où la poussière réduit la visibilité" pour les conducteurs, a affirmé l'officier.
AFP

22/09/2011

Incendie à l'aéroport de Dakar

Aéroport de Dakar: La centrale électrique prend feu
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La centrale électrique de l’aéroport Léopold Sedar Senghor de Dakar a pris feu cet après-midi. L’incident serait dû à un retour en force de l’électricité après une longue période de coupure. Selon le reporter de la RFM, le feu a été maîtrisé par les sapeurs pompiers, qui sont très vite intervenus pour circonscrire les flammes. Pendant deux tours d’horloge, aucun avion ne s’est posé sur le tarmac de l’aéroport. Une enquête est ouverte pour trouver les véritables raisons de cet incident dont les conséquences pouvaient être désastreuses pour la sécurité de la navigation aérienne et du personnel de l'aéroport.
Ceci est la version du communiqué de Seneweb. Voici la version de Walfadjri:
Incendie d’une centrale à l’aéroport : Léopold Senghor hors-circuit pendant près de deux heures
‘L’aéroport n’a, à aucun moment, été fermé. La piste a été indisponible à un moment mais la situation a été vite maîtrisée et une solution trouvée au problème d’électricité qui en est la cause’.L’explication est de l’un des responsables de la sécurité incendie de l’aéroport de Dakar, rencontré hier soir sur les lieux de l’incendie.
Il y a eu plus de peur que de mal, pourrait-on dire. Et pour cause, l’incendie qui s’est déclaré hier soir à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar n’aura pas provoqué beaucoup de dégâts. La centrale électrique de l’aéroport, qui alimente les pistes et des équipements de navigation, avait pris feu à 21h 55mn, selon un responsable de la sécurité incendie de l’aéroport qui a préféré recourir à l’anonymat. Le feu a été aussitôt maîtrisé selon ce même responsable. ‘Nos équipes de l’aéroport sont entraînées à intervenir en deux minutes partout dans l’aéroport. C’est au niveau de l’arrivée du courant électrique que le problème est venu’, indique notre interlocuteur.
Ainsi, face à cet incident, l’aéroport de Dakar n’aura été indisponible qu’une heure 35 minutes. Du coup, un avion de la compagnie Sénégal Airlines, qui s’apprêtait à attirer à été dérouté vers Banjul à cause des problèmes de balisage du tarmac de l’aéroport Dakar. Un vol de la Royal Air Maroc, qui devait également se poser plus tôt dans la capitale sénégalaise, a fait une attente en l’air avant de finalement pouvoir atterrir. La compagnie Air France en a également fait les frais. Son vol au départ de Dakar a en effet été retardé avant de finalement prendre les airs quelques instants plus tard.
‘L’aéroport n’a, à aucun moment, été fermé. La piste a été indisponible à un moment mais la situation a été vite maîtrisée et une solution trouvée au problème d’électricité qui en est la cause’, ajoute la même source. Qui annonce qu’une enquête va être ouverte pour déterminer la véritable origine de l’incendie.
Seyni DIOP

Une comtesse pour succéder au président Wade?

Une comtesse pour succéder au président Wade?
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Ils sont près d'une vingtaine de candidats déclarés pour la présidentielle de février 2012  au Sénégal, parmi lesquels… une comtesse.
Fatou Tambédou, chef d’entreprise établie en France et qui la particularité de porter le titre de comtesse Lagarde (du nom de son époux), veut en effet succéder au président Abdoulaye Wade (élu en 2000), indiquait le 19 septembre le quotidien dakarois Le Populaire.
Médecin généraliste, mère de trois enfants, elle se présente comme la candidate idéale et compte prendre en main le destin de son pays:
«Nul ne peut être insensible à ce qui se passe dans notre pays. Il est temps que le Sénégal se prenne en mains. Refaire le pays passe indubitablement par la jeunesse pour retrouver l’espoir. Car sans espoir, il n’y a pas de lumière. On ne peut pas se nourrir de connaissances ou de culture. Il faut d’abord avoir le ventre plein».
La comtesse, qui vit depuis plusieurs années en France, se dit très préoccupée par les difficultés que traversent les Sénégalais:
«J’ai été enfant de la rue en France. C’est pourquoi je peux dire que je connais bien la souffrance de mes frères et sœurs qui vivent dans une situation très difficile au Sénégal. Je vais bientôt déposer mon dossier pour obtenir mon récépissé et mettre rapidement mon parti en place et entrer dans la danse  afin de décliner mon programme qui intéressera les Sénégalais soucieux du développement du pays».
Épouse du sculpteur José-Maria David, Fatou Tambédou, ancienne gloire de l’athlétisme africain (elle a été sacrée championne d’Afrique d’athlétisme aux relais 4x400 m en 1989 à Annaba, en Algérie), veut retourner dans son pays natal où elle compte s’investir pour le développement local.
«Ma priorité, ce sont les femmes, les jeunes, la santé et l’énergie», ajoute-t-elle.
Originaire de la Petite Côte à Mbour, ville située dans la région de Thiès, elle s’engage à œuvrer pour la promotion et le développement de la localité, afin d'en faire une destination touristique incontournable. A cet effet, elle compte organiser une vente aux enchères dans la cité afin de valoriser l'art et attirer de grands investisseurs étrangers.
Fatou Tambédou était jusque-là inconnue de la scène politique et sociale sénégalaise.
«Personne ne parrainera ma candidature. Je suis une candidate libre et indépendante», rappelle-t-elle.
Le Populaire-Xalima

21/09/2011

Wade contre Bourgi

le président Wade va porter plainte contre Robert Bourgi
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Le président sénégalais Abdoulaye Wade va porter plainte pour diffamation contre Robert Bourgi, conseiller officieux du président français pour l'Afrique qui l'a accusé de financements occultes à d'anciens dirigeants français, a appris mardi l'AFP dans l'entourage proche de M. Wade.
La plainte, parallèle à celle du fils du chef de l'Etat Karim Wade, également accusé d'avoir versé de l'argent occulte, sera déposée "cette semaine à Paris et Dakar", selon cette source qui a confirmé une information révélée la semaine dernière par la Lettre du Continent, publication spécialisée sur l'Afrique.
Robert Bourgi, avocat franco-libanais, conseiller officieux Afrique de l'ex-président Jacques Chirac, puis de l'actuel président Nicolas Sarkozy, a accusé les 11 et 12 septembre dans plusieurs médias des présidents africains d'ex-colonies françaises d'avoir versé 20 millions de dollars transportés dans des mallettes à M. Chirac et à son ex-bras droit et ex-Premier ministre Dominique de Villepin.
Le président Wade fait partie des chefs d'Etat incriminés, M. Bourgi l'accusant d'avoir remis un million de dollars, ce qu'avait alors catégoriquement démenti le porte-parole de la présidence sénégalaise.
Sont également mis en cause le président congolais Denis Sassou Nguesso, le président burkinabè Blaise Compaoré, ainsi que les ex-présidents gabonais et ivoirien Omar Bongo Ondimba et Laurent Gbagbo.
Dans un entretien accordé à un quotidien sénégalais, L'Observateur (privé), Robert Bourgi avait ensuite accusé le fils de Wade, Karim, ministre d'Etat chargé de plusieurs portefeuilles, d'avoir remis la même somme à Dominique de Villepin alors que ce dernier était secrétaire général de la présidence française.
Karim Wade avait dénoncé dans un communiqué "ces affirmations hallucinantes, sorties" de la "seule imagination" de M. Bourgi, né à Dakar et ancien proche de la famille Wade. Il y avait vu "des intentions malveillantes et manipulatrices dans un contexte pré-électoral aussi bien au Sénégal qu'en France" et annoncé le dépôt d'une plainte "pour diffamation" à Dakar et Paris à son encontre.
Le premier tour de la présidentielle au Sénégal est fixé au 26 février 2012 et le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000, se présente pour un nouveau mandat, candidature à laquelle s'oppose M. Bourgi. En France, la présidentielle est prévue en mai 2012.
Les plaintes du président Wade et de son fils s'ajoutent à celles qu'ont également l'intention de déposer Jacques Chirac, Dominique de Villepin, ainsi que Jean-Marie Le Pen, ex-dirigeant français d'extrême droite, également accusé d'avoir touché de l'argent occulte de présidents africains.
Le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour entendre M. Bourgi qui reconnaît lui-même n'avoir aucune preuve matérielle de ce qu'il avance.
En juillet, Robert Bourgi avait déjà créé la polémique au Sénégal, en accusant Karim Wade d'avoir demandé fin juin l'intervention de l'armée française lors de manifestations contre les coupures d'électricité ayant tourné à l'émeute à Dakar.
Karim Wade, 43 ans, avait vigoureusement réfuté ses déclarations, les qualifiant "d'élucubrations". Les déclarations de l'avocat avaient également été démenties par la présidence sénégalaise.
AFP

20/09/2011

Positions "béton" à Kirène

Gendarmes et ouvriers s’affrontent à la Cimenterie du Sahel
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Il y eut de la fumée ce matin à la Cimenterie du Sahel. Et ce fut chaud au village de Kirène abritant les Ciments du Sahel. Cette situation n’est ni le fait de l’inactivité des torchères de la cimenterie ni due à la haute température dans les fours de l’usine. C’est plutôt les gendarmes qui s’affrontaient - au moyen de bombes asphyxiantes - aux ouvriers qui ont décidé de l’arrêt des unités de production suite à l’arrestation d’un des leurs pour une affaire de « délit pénal » selon la direction de l’usine.
La gendarmerie s’est violemment affrontée aux ouvriers en grève des Ciments du Sahel (CDS). Pendant des heures, les travailleurs ont opposé une résistance farouche aux pandores avec des pierres faisant le décor du paysage rocailleux de Kirène (village abritant l’usine).
Profitant de la présence de la presse pendant les hostilités, les ouvriers ont révélé leurs conditions « misérables » de travail. « La grille salariale est comprise en 40.000 et 130.000 F et les heures supplémentaires restent impayées », renseigne un ouvrier. C’est pourquoi, même si la libération de leur camarade en détention préventive reste la priorité, les grévistes se disent également déterminés à poursuivre la lutte pour l’amélioration de leur traitement social.
La direction des CDS se dit ouverte aux négociations avec les travailleurs mais regrette de ne pouvoir influer sur la décision de justice puisque, fait-elle observer, « l’action judiciaire est mise en branle ».
Tout est parti d’un tract ayant circulé faisant état d’une mauvaise gestion des Ciments du Sahel (CDS), d’une surcharge d’horaires de travail (60 H la semaine au lieu de 40 H) sans paiement des heures supplémentaires, d’un non versement d’indemnités de congé encore moins de repos médical...
Ce « déballage » à l’interne, les responsables des CDS ont voulu le faire porter à un agent de sécurité cueilli par les gendarmes de Popenguine et mis au frais à Mbour.
Depuis l’arrestation de Saliou Ndiaye, l’usine tourne au ralenti s’il n’est pas carrément à l’arrêt. La chaine de production du ciment (produit fini) est bloquée : concasseur, four, broyeur de ciment et usine d’ensachage sont inactifs. Confrontée au risque d’une baisse sensible de sa production pendant ces quelques jours de grève, la cimenterie croit trouver la solution en recrutant dans les quartiers périphériques de la concurrente de Rufisque, la Société commerciale de ciment au Sénégal (Sococim industries).

Des sous pour terminer l'aéroport de Niass

Saudi Bin Laden sur le tarmac de l’aéroport Blaise Diagne
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L’Etat du Sénégal boucle le financement de la construction de l’aéroport international Blaise Diagne, confiée à la firme Saudi Bin Laden. Une convention de financement à hauteur de 265 milliards FCFA (soit 406 millions d’Euros) va être signée ce lundi à Dakar avec un pool bancaire autour des arrangeurs financiers Blackpearl (ex BMCE Capital) et BNP Paribas.
C’est la fin d’un long road show. Grâce à des arrangeurs-programmeurs Black Pearl et la multinationale française Bnp-Paribas, l’Etat arrive ainsi au closing du financement de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) sis à Ndiass devant compléter les premiers décaissements antérieurs- d’un montant de 265 milliards FCFA (406 millions d’Euros)- Las d’attendre, la compagnie Saudi Bin Laden, constructeur adjudicataire qui peinait depuis plusieurs mois à passer à la vitesse supérieure, pour manque de financements,  peut se frotter les mains.
Selon une source proche du dossier, Saudi Bin Laden, qui commençait à se tourner les pouces voulait rester à tout prix en piste et consolider son image de constructeur adjudicataire aux yeux de ses concurrents.
A travers cette convention de financement Long Terme, un pool bancaire et d’institutions financières (BAD, BID, AFD, BOAD, IFC- Canada, IDC-Afrique du Sud, Fonds OPEP, ont mis à la disposition du gouvernement sénégalais, des lignes de financement d’un montant global de  406 millions d’euros (quatre cent six millions d’euros)  soit 265 milliards (deux cent soixante cinq milliards) de francs Cfa à AIBD.SA.
Ce financement structuré par les conseillers financiers de l’AIBD, les banques Blackpearl et BNP Paribas, qui a permis de mobiliser des groupes bancaires de référence à la rescousse de l’Etat du Sénégal, devra accélérer le rythme des travaux en conformité du cahier des charges.
Ismael Aidara

19/09/2011

Dakar-St Louis en avion

Dakar-Saint Louis par avion
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Le secteur du transport aérien au Sénégal s’enrichit d’une nouvelle ligne nationale. Celle qui relie Dakar à Saint Louis.
Les voyageurs souhaitant rallier la capitale Dakar, à la région de Saint Louis peuvent désormais le faire par avion. En effet, le groupe Transair Sahel Aviation Services a une nouvelle ligne aérienne reliant les deux régions. C’est l’Aps qui donne l’information. Pour rappel, cette ligne avait été suspendue pour diverses raisons. Pour y arriver, les passagers devront payer 49.000 francs CFA Saint-Louis à Dakar et 89.000 francs pour emprunter le sens inverse, avec une franchise bagage de 20 kilogrammes. Mais Transair ne compte pas s’en arrêter là. Il envisage des vols à destination de Tambacounda, Kédougou, Ziguinchor et Kolda. Une décision qui s’explique par la volonté des dirigeants de désenclaver le pays, en faisant de l’avion un moyen de déplacement à la portée du plus grand nombre, à l’intérieur du pays.
S’exprimant sur les avantages de cette nouvelle ligne, le gouverneur de la région de Saint-Louis, Mouhamadou Moustapha Ndao, a dit que ’’cette nouvelle desserte va régler le problème de liaison aérienne dont est confronté la ville de Saint-Louis depuis longtemps et va aider à capter une part importante sur le marché du tourisme sénégalais".
Reussir

Electorap de "Y'en a marre"

Y'en a marre va lancer une campagne électorap
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Y'en a marre, mouvement de jeunes du Sénégal créé par un groupe de rap, va lancer une campagne électorap à l'approche de la présidentielle de février 2012 et organiser une marche nationale contre les coupures d'électricité le 11 octobre, a annoncé dimanche un de ses responsables.
Ces décisions ont été prises lors d'une assemblée générale à Dakar en présence des représentants du mouvement venus de tout le pays, qui ont fait le point de la campagne en faveur de l'inscription sur les listes électorales laquelle s'est achevée en août.
Un succès selon l'un des responsables du mouvement contestataire, Joseph Diouf, qui a indiqué à l'AFP que 450.000 personnes, dont 50.000 de la diaspora, se sont inscrites sur les listes, à 80% des jeunes.
Avec sa nouvelle campagne électorap, le mouvement veut mettre en avant ses idées citoyennes, réaffirmer son opposition à un troisième mandat du président Abdoulaye Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000, et obtenir des candidats qu'ils s'expliquent sur leurs promesses et leurs actions passées.
Selon Joseph Diouf, Y'en a marre organisera un grand plateau radio-télévisé pour recevoir les candidats et que chacun se prononce sur les questions d'éthique et de morale en politique, justifie l'origine de ses revenus et fasse une déclaration de patrimoine.
Il sera aussi question de la responsabilité de ceux qui ont exercé sous les différents régimes. Il faut qu'ils s'expliquent et, peut-être, pour certains, s'excusent, a ajouté M. Diouf.
Le mouvement entend passer au crible les promesses des candidats et les recouper avec l'avis d'experts indépendants dans différents domaines, pour évaluer si elles sont réalisables ou non, a ajouté M. Diouf.
Une des promesses du régime du président Wade est la fin presque totale d'ici le 30 septembre des coupures de courant qui affectent l'activité économique et empoisonnent la vie des Sénégalais, en particulier à Dakar.
A la mi-septembre, la situation ne s'était guère améliorée. Y'en a marre, mouvement né en début d'année en partie de l'exaspération face à ces coupures, doute fortement que la situation s'améliore rapidement, raison pour laquelle il a décidé d'orgniser une marche nationale contre les délestages le 11 octobre.
Depuis sa naissance en janvier, Y'en a marre a bousculé partis politiques et syndicats en s'affirmant comme un levier essentiel dans la mobilisation contre un nouveau mandat du président Wade.
Le mouvement, qui se veut apolitique, va également mener des actions civiques dans les écoles, procéder à la traduction en wolof (langue principale au Sénégal) de la Constitution rédigée en français et distribuer les dix commandements de l'Esprit Y'en a marre pour la sauvegarde des acquis démocratiques.
AFP

18/09/2011

Gardien de nuit à Dakar

GARDIENNAGE ET SAISON DES PLUIES : L’enfer hivernal des gardiens
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Dans les quartiers résidentiels, l’individualisme tue la solidarité entre voisin. Et Les gardiens sont les principales victimes de ce manque de solidarité. En cette période hivernale, ils ont tous les problèmes du monde pour assouvir leurs besoins naturels nécessaires : Manger ou boire et aller à la toilette constitue un menu spécial sous les pluies nocturnes, pour ces pères de familles.
Dans l’univers de ces agents de sécurité qui souffrent dans le mutisme Etre gardien dans un quartier résidentiel, c’est vivre les flammes de l’enfer. Surtout en cette période hivernale. Dans ces milieux chics, chacun pour soit Dieu pour tous. Ici personne on ne se soucie des conditions de travail de son gardien. A Sacré-cœur 1, Moussa Konté loue ses services au détriment de sa vie. Pour juste nourrir sa progéniture. Trouvé devant la concession des Diop, il se niche sous un arbre d’acacia pour se protéger contre la pluie. Ainsi, « nous prenons tous les risques du monde pour y parvenir.
Que faire ? Le salaire est dérisoire. Les conditions sont très difficiles. Il n’y a pas de case devant les maisons. Nous sommes pendant toute une nuit sous la pluie. Parfois on ne mange pas. Quand nous sentons la nécessité parfois d’aller aux toilettes pour se soulager, c’est une éternelle balade. On ne sait pas où aller. Car les propriétaires ne se soucient pas de tout cela. Leurs toilettes sont internes et personne ne nous permet d’en user », renseigne-t-il. Moussa a les habits bien trempés. Sur sa chaise, il essuie son visage avec sa main. 00h a sonné, dans la rue, seuls lui, son voisin (un gardien) et votre serviteur) sont encore dehors sous les quelques goutes d’eaux qui s’infiltre dans nos tête. Monsieur Konté, qui réclame son appartenance à la société Ram Dam, déverse sa bile dans la désolation : « On nous a promis des boubous en toile pour qu’on se protège mais jusqu’à présent on a rien reçu».
A côté, sous le géant immeuble Khady no 82 97, qui s’impose dans toute sa splendeur, Mouhamed Dème range ses quelques affaires, rajuste sa chaise pour bien s’endosser. Il s’agit d’un grand homme, vêtu d’un débardeur multicolore. Lui s’en remet au tout puissant. «Ce métier nous l’exerçons avec une bonne fois. C’est difficile. Mais ce n’est pas grave. Par ce que aussi nous devons nourrir notre famille», fulmine-t-il avant de se révolter : « sauf qu’il faut le dire les sociétés de gardiennage peuvent combattre tout cela. Ici, on ne vous voue aucune considération.
On vient travailler à partir de dix-huit heures. A la coupure du jeun pendant le Ramadan qui vient heureusement de prendre fin. On ne boit que de l’eau. Parfois on ne mange pas. La nuit quand il pleut, on surveille ces matériels. Car ce sont des voitures et des motos qui valent de millions. Si on les vole on est foutu». Entre regret, tristesse et désolation, ces gardiens pères de famille s’accrochent encore mettre leurs familles à l’abri du besoin, en attendant de trouver mieux.
Senxibar.com

Port du voile interdit dans les collèges au Sénégal

COLLÈGE HYACINTHE THIANDOUM : UNE VINGTAINE D’ÉLÈVES EXCLUES POUR PORT DE VOILE
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S'il y a une décision qui risque d'éclabousser l'école sénégalaise, c'est bien celle prise par la Direction de l'enseignement catholique du Sénégal (Didecs) portant interdiction du port du voile dans les établissements privés catholiques du Sénégal. En effet, près d’une vingtaine d'élèves ont été exclues du collège Hyacinthe Thiandoum, parce qu'elles portent le voile. L'interdiction du port du voile dans les établissements privés catholiques est perçue comme une ‘discrimination’ et une ‘stigmatisation de la majorité religieuse au Sénégal’. Ndèye Malick Conté dont la fille est aujourd’hui victime de cette décision de la Didecs est de cet avis. ‘Ce sont les bons résultats que le collège Hyacinthe Thiandoum enregistre chaque année qui m'avaient poussée à y inscrire mes enfants. Voilà que ma fille, qui y est inscrite depuis son ouverture en 2006, a fait l'objet d'une exclusion, à l'instar de 16 autres de ses camarades. La direction de l'établissement m'a tout bonnement remis son dossier. C'est une injustice qui risque de déstabiliser l'avenir scolaire de ma fille’. Sa fille répondant au nom de Coumba Diop (13 ans), en classe de cinquième, soutient avoir fréquenté le collège Hyacinthe Thiandoum quatre années durant. Elle se dit ‘exaspérée par cette situation’, parce que séparée de ses copines de classe,
lorsque nous l'avons retrouvée chez elle, hier après-midi.
Le directeur technique du collège Hyacinthe Thiandoum, Jean Baptiste Kaïnack Dieng, qui a donné lecture de l'article mais qui s'est refusé à tout commentaire, confirme cette nouvelle disposition à laquelle tous les élèves de cette école seront strictement soumis, sous peine d'exclusion. Le responsable moral de l'établissement estime qu'il s'agit d'une circulaire émanant de la Direction de l'enseignement catholique que tous les établissements privés catholiques du Sénégal ont reçue. L'article 3 du ‘règlement intérieur standard pour les élèves des établissements d'enseignement de l'Office national de l'enseignement catholique du Sénégal’ (Onecs) stipule que ‘les élèves ne sont acceptés à l'école que dans la tenue de l'établissement. Toute attitude ou comportement de nature discriminatoire au sein de l'établissement est passible de renvoi temporaire ou définitif’.
Le directeur technique du collège Hyacinthe Thiandoum précise que la nouvelle donne a été portée à la connaissance des parents d'élèves, depuis l'année scolaire précédente. Sur les motivations de la donne ainsi que les commentaires qu'il faut en tirer, les responsables du collège en question renseignent que la hiérarchie compte faire face à la presse pour s'expliquer sur les faits de l'espèce. Précision de la direction du collège catholique : ‘il ne s'agit nullement d'une discrimination, encore moins d'une stigmatisation de la majorité religieuse’. La direction en veut pour preuve le fait que les autres confessions religieuses (musulmans, protestants et autres) sont autorisées à fréquenter l'établissement. L'on s'empresse de préciser que cette mesure ne va guère impacter sur la qualité de l'enseignement servi aux autres confessions religieuses de l'école.
Toutefois, la nouvelle décision sera effective dès la rentrée d’octobre. Mais déjà, les inscriptions ayant débuté dans cet établissement, toutes les élèves voilées, qui y étaient inscrites, ont été victimes d'exclusion, au motif que le port du voile est, désormais, exclusivement interdit au collège Hyacinthe Thiandoum, au même titre que les autres écoles privées catholiques du Sénégal.
AVIS AUX ELEVES DES ECOLES CATHOLIQUES PORTEUSES DE VOILE : Il faut désormais signer une fiche d'engagement
Cet avis est adressé aux élèves porteuses du voile de tous les établissements scolaires privés catholiques du Sénégal. Avec au premier chef, le collège Hyacinthe Thiandoum. Ainsi, pour être admis au sein de ces différents établissements, obligation leur est faite de signer une fiche d'engagement, signé par l'un des parents ou le tuteur. Elle est ainsi intitulée : ‘Je m'engage à ce que ma fille respecte l'article 3 (Ndlr, portant interdiction du port du voile ou de tout signe de quelle-que religion que ce soit) du règlement intérieur pour les élèves de l'Office national de l'enseignement catholique du Sénégal’.
Pape NDIAYE/Walfadjri

17/09/2011

Bourgi: tonton flingueur

L’affaire Bourgi fait les Unes des journaux sénégalais

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Les révélations de l’avocat Français Robert Bourgi sur les transferts de mallettes d’argents des présidents africains vers les hommes politiques français continuent de faire des vagues. Au Sénégal, la presse s’est emparée du sujet avec délectation.
Robert Bourgi n’est plus un ami de la famille Wade. La première sortie de l’avocat fin juin lors des émeutes à Dakar où il révélait que Karim Wade l’avait réveillé en pleine nuit pour lui demander l’aide de la France pour contenir les manifestants avait beaucoup fait rire l’opposition sénégalaise. Les nouvelles révélations sur le transport d’argent par Karim Wade à Dominique de Villepin sonne comme un deuxième coup dur à quelques mois de la présidentielle. Karim Wade a bien entendu démenti formellement, indiquant qu’il allait porter plainte contre Bourgi, alors qu’Abdoulaye Wade a choisi de ne pas commenter. La presse sénégalaise par contre est bien décidée à surfer sur la vague en attendant les prochaines révélations.

Wikileaks révèle sur le Sénégal

Sénégal: plusieurs personnalités mises en cause par WikiLeaks
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Le site WikiLeaks crée l'événement au Sénégal en ce début septembre 2011. Plusieurs Unes de journaux ont été consacrées à des télégrammes diplomatiques américains publiés par ce site internet. Les documents mettent en cause différentes personnalités du régime et notamment le fils du président sénégalais, Karim Wade. Au point qu’un de ses proches collaborateurs a convoqué une conférence de presse pour démentir.
L’un des télégrammes cités par la presse sénégalaise ces derniers jours date de 2008. Le Sénégal est alors en pleine crise financière provoquée par les dépenses extrabudgétaires. Marcia Bernicat, à l’époque ambassadrice des Etats-Unis à Dakar, y décrit comment un système de « paiements injustifiés » s’est mis en place autour de différentes personnalités sénégalaises, système qui selon elle « serait difficile à décrire autrement que criminel et corrompu ». Ce « réseau » a pu conduire, toujours selon le document, à des dépenses irrégulières allant jusqu’à 500 milliards de francs Cfa.
Un autre télégramme a fait couler plus d’encre encore. Il a été écrit en 2009 et vient de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat. Il raconte qu’un officier de police de l’aéroport de Casablanca a été brutalement réaffecté à un poste sans responsabilité à Layoune, au Sahara occidental, après avoir arrêté un proche d’un responsable africain en possession de haschich. Et ce proche ne serait autre que Karim Wade, le fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, selon le télégramme.
Dans une conférence de presse organisée jeudi 15 septembre 2011, le chef de cabinet de Karim Wade, Bachir Diawara, a contesté la fiabilité des documents diplomatiques publiés par WikiLeaks. Il a également démenti que Karim Wade ait été arrêté avec de la drogue. « C’est de la pure invention, de la pure manipulation, a-t-il déclaré à la presse. Il est saugrenu d’imaginer qu’un ministre d’Etat pourrait être arrêté bagages à la main dans un aéroport. »
Ibrahima Lissa FAYE

16/09/2011

Youssou Ndour faiseur de rois

Youssou Ndour, faiseur de rois au Sénégal
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Youssou Ndour se lance en politique, fait savoir l'Agence de presse sénégalaise (APS). Dans une déclaration diffusée sur les ondes de Radio Futurs Médias (RFM) et sur la chaîne de télévision Futurs Médias (TFM), le chanteur sénégalais a déroulé les activités de son mouvement Fecce Ma ci Bollé, qui s’engage dans une dynamique nouvelle de protestation. Précisant toutefois qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle de 2012, il a promis de «faire en sorte que plus personne ne gouverne le Sénégal à sa guise et en toute impunité».
Fecce Ma ci Bollé se veut un espace d’expression libre et démocratique qui «reflète la face des Sénégalais», a expliqué son initiateur. Le mouvement, créé il y a un an, a été relancé le 14 septembre 2011 dans la dynamique du «Disso», (entente en wolof). Il s’agit, dans cette nouvelle approche, de «défendre les valeurs des Sénégalais et de mettre en harmonie les différentes économies, les acteurs politiques et les populations», a affirmé Youssou Ndour, le Pdg du groupe Futurs Médias. L'interprète du tube Seven seconds compte désormais peser sur l’avenir politique du pays.
Le mouvement de protestation Fecce Ma ci Bollé est né en mai 2010, à la suite d’un conflit opposant Youssou Ndour au gouvernement sénégalais. Ce dernier avait refusé à l’époque de lui octroyer une fréquence pour son groupe Futurs Médias. Après de vaines tentatives de lancer sa télé, Fecce Maci Bollé avait donc vu le jour afin de faire pression sur le gouvernement. Grâce au soutien de leaders politiques et de la société civile, le combat a porté ses fruits le 11 septembre 2010. Seulement, quelques temps après le démarrage de la chaîne de télévision, le mouvement avait été jeté aux oubliettes. A l’époque Fecce Ma Ci bollé s'était mué en «Télé maci guéné» (J'abandonne) pour railler le chanteur.
A quelques mois de la présidentielle de février 2012 au Sénégal,  le mouvement sort des tiroirs.
Youssou Ndour le définit comme «un forum [qui] se veut le plateau du peuple sur lequel, hommes et femmes politiques, candidates et candidats à la présidentielle de 2012 pourront présenter leurs programmes aux Sénégalais».
Il est certain qu'avec cette irruption de la star de la World Music sur la scène politique, les différents candidats multiplieront les attentions à son égard. Après avoir trusté le haut des charts de la musique pop, et réussi en tant que magnat des médias, voilà désormais Youssou Ndour faiseur de rois. Fabuleux destin que celui de cet homme issu du quartier populaire de la Médina à Dakar, et devenu l'un des hommes dont la voix compte dans le monde.
Dakaractu

Tapha Somone

Moustapha Fabouré, musicien : La voix montante de la Petite Côte
sénégal
S’il existe des jeunes musiciens sénégalais capables de prendre la relève de demain, Moustapha Fabouré dit ‘Tapha Somone’ en fait bien partie. Cet artiste, qui a préféré la guitare à la craie, est devenu aujourd’hui l’un des musiciens les plus en vue sur la Petite Côte.
Taille moyenne, cheveux en dreadlocks, Moustapha Fabouré dit ‘Tapha Somone’ fait aujourd’hui la fierté des habitants de la Somone, et au-delà de la Petite Côte. Une localité qu’il a découverte un jour en venant rendre visite à un parent malade. C’est la découverte de la Somone qui fera, qu’au bout de deux ans d’enseignement en banlieue dakaroise, il abandonne la craie pour se consacrer à sa passion favorite : la musique. Un choix qui n’a pas été facile. ‘Quand j’ai décidé de quitter l’enseignement pour la musique, beaucoup de gens disaient que je ne voulais pas travailler et que j’optais pour la facilité’, fait-il remarquer.
Tout en assumant son choix de s’adonner à la musique, il quitte Dakar pour déposer sa valise à la Somone où il avait commencé à nouer des relations avec des artistes locaux. Ainsi, commence pour lui une nouvelle vie, sur fond d’un nouveau défi. Celui de ne pas donner raison à ses détracteurs. ‘Même si, j’ai toujours voulu faire la musique depuis l’école primaire, ce n’était pas du tout facile pour moi de laisser l’enseignement’, a-t-il rappelé.
Armé de sa guitare, il sillonne les bars et restaurants de la Somone, de Ngaparou et de la station balnéaire de Saly. Il commence alors à connaître le goût du succès et à se faire un nom. En 2005, il met en place son groupe Somone acoustik avec à la clef un premier album intitulé Emigré. Sur le choix du titre de l’album, il explique : ‘Vous savez, j’évolue dans une zone très touristique et la plupart des jeunes qui y vivent, ne pensent qu’à aller en Europe par tous les moyens. Avec cet album, je voulais juste non pas les décourager mais les demander de rester et de construire le pays’. Avec un style musical varié, l’album, tiré à 1 500 exemplaires, fut apprécié par le public.Après ce succès, ‘Tapha Somone’ enchaîne tournées et sorties sur les radios.
Aujourd’hui, Tapha et son groupe s’activent dans l’enregistrement de leur second album qui aura comme titre : Mon Président. Un appel à la paix en Casamance et aussi au président de la République pour des élections transparentes et apaisées.
Charles Malick SARR

15/09/2011

Autoroute à péage sous eau

Autoroute à péage et Route nationale : Les bijoux de l’Alternance se noient dans les eaux
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Dénommées ‘routes du développement’ par les services de Karim Wade, l’autoroute à péage et la Rn1, qui ont coûté des milliards de nos francs, peinent à faire face aux rigueurs de l’hivernage.
La Route nationale (Rn1) et une partie de l’autoroute à péage, jouxtant toutes les deux la station d’épuration de l’Office national pour l’assainissement (Onas), sont depuis quelque temps sous les eaux de pluie ; des eaux pluviales mélangées aux eaux usées domestiques. Au niveau de l’ouvrage de l’Onas, la Rn1 est complètement submergée sur près de 200 mètres. L’autoroute à péage n’est pas totalement sous les eaux, mais une bonne partie de la chaussée est impraticable. Sur les six voies qu’elle compte, seules deux étaient fonctionnelles, hier après-midi ; les quatre autres étaient sous les eaux, rendant ainsi le trafic routier impossible. (Voir par ailleurs).
Mais les automobilistes, qui reprochent à Eiffage, l’entreprise en charge de la réalisation de ces routes, de n’avoir pas pris en compte la zone humide des Niayes, ne sont pas les seuls à se plaindre. Les pépinières des maraîchers sont également noyées par les eaux usées domestiques, mélangées aux eaux de pluie. Les maraîchers accusent les agents de la station d’épuration de verser volontairement leur surplus d’eaux usées sur leurs parcelles agricoles. D’après eux, c’est parce que la station d’épuration n’est pas en mesure de traiter la quantité d’eau qu’elle reçoit qu’elle la déverse une partie sur leurs cultures.
Des accusations balayées d’un revers de main par la direction de l’Onas. Selon Bassirou Sarr, le chargé de la communication de l’entreprise, la station d’épuration n’est pas à l’origine de l’inondation contrairement aux accusations des maraîchers. ‘Il n’y a pas de surplus d’eau de la station qui se déverse sur la route ou sur les champs’, déclare Bassirou Sarr. Selon lui, les inondations sont dues à deux facteurs. Il s’agit de la remontée de la nappe phréatique, indique Bassirou Sarr. Qui explique que la station ne peut pas mettre un terme à la présence d’eau sur les routes et dans les périmètres cultivables à cause de la nappe phréatique. ‘Cette zone des Niayes est une zone d’eau. De la station jusqu’au technopole, il y a partout de l’eau. Tant qu’il y aura une remontée d’eau, les routes seront toujours englouties’, dit-il.
L’autre facteur, c’est le mélange des eaux de cette nappe avec les eaux usées domestiques. Le responsable de la communication de l’Onas affirme que toutes les eaux usées domestiques qui viennent des quartiers des Maristes et de Grand Yoff n’arrivent pas jusqu’à la station. Une partie se déverse sur les routes, note Bassirou Sarr.
Mais à l’en croire, l’Agence nationale de promotion des investissements et des grands travaux (Apix) et Eiffage sont en train de creuser une canalisation du côté du technopole. Cet ouvrage va drainer les eaux usées domestiques et les eaux de pluies vers la mer. Et Bassirou Sarr espère que cette conduite mettra un terme au problème.
Wal Fadjri

Un vaccin contre le palu

Paludisme : un vaccin qui suscite l'espoir
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Il fait des centaines de milliers de morts chaque année, notamment en Afrique subsaharienne - et notamment chez les enfants. Mais les essais d'un vaccin antipaludéen ont donné des résultats prometteurs, plus probants que ceux observés jusqu'à présent.
Malgré les progrès réalisés pour le combattre ces dernières années, le paludisme reste aujourd'hui encore une maladie dévastatrice. Il fait entre 1 et 3 millions de morts chaque année, selon l'OMS - notamment en Afrique subsaharienne. On estime qu'un enfant en meurt toutes les 30 secondes. Mais les premiers résultats d'un essai clinique mené par une équipe internationale sous la direction de Pierre Druilhe, médecin biologiste à l'Institut Pasteur de Paris, et publiés mercredi aux Etats-Unis, donnent l'espoir que le fléau pourrait un jour être vaincu : un vaccin antipaludéen a donné des résultats prometteurs chez des enfants au Burkina Faso.
"Les résultats de cette étude préliminaire (phase 1) au Burkina Faso sont très encourageants", estime le Dr Louis Miller, ancien responsable du développement de vaccins contre le paludisme aux Instituts nationaux américains de la santé. Des études cliniques plus étendues doivent être menées pour confirmer l'efficacité de ce vaccin candidat MSP3. Les premiers résultats ont montré un effet protecteur significatif contre le paludisme durant la période de suivi. Surtout, les chercheurs ont procédé à rebours de ce qui s'était fait lors de précédentes recherches, en s'inspirant directement de la manière dont certains adultes africains ont pu naturellement développer des anticorps contre le paludisme. Avec, à la clé, une protection qui pourrait être bien plus efficace. "J'ai toujours pensé que cette approche avait un grand potentiel dans un domaine qui a connu peu de succès", explique le Dr Louis Miller.
Un vaccin bien moins onéreux que celui de GSK ?
Jusqu'à présent, le seul vaccin faisant l'objet d'un essai clinique de phase 3 - dernière étape avant la mise sur le marché - et qui pourrait être disponible dès 2015 est en cours de test dans sept pays d'Afrique. Les premiers résultats sont attendus en 2012. Il s'agit du vaccin RTS,S du laboratoire britannique GlaxoSmithKline. Les résultats de la phase II des essais de ce vaccin, publiés en 2008, ont montré une efficacité de 53% chez les jeunes enfants et de 65% chez les nourrissons.
Mais les résultats observés lors des essais de ce nouveau vaccin semblent plus significatifs - et surtout, le vaccin s'annonce bien moins onéreux à produire, un fait qui pourrait être crucial alors que l'argent est souvent la première barrière empêchant l'accès aux soins dans les zones les plus touchées par le paludisme. Cet essai clinique, dont les résultats sont publiés dans le New England Journal of Medicine daté du 15 septembre, a été mené sur 45 enfants âgés de 12 à 24 mois répartis en trois groupes. Le premier a reçu une dose de 15 microgrammes du vaccin MSP3, le second, une dose de 30 microgrammes et le groupe témoin un vaccin contre l'hépatite B. Et chez les enfants traités avec ce nouveau vaccin, la fréquence du paludisme a été de trois à quatre fois moindre que chez ceux qui ont reçu le vaccin contre l'hépatite B. Fait important, les médecins qui ont mené cet essai clinique ont constaté dans les deux groupes vaccinés avec des doses distinctes une similitude tant dans les anticorps créés par leur organisme que dans la protection observée.
L'extrême difficulté à mettre au point un vaccin suffisamment efficace s'explique par les conditions dans lesquelles se propage la maladie : elle est provoquée par le parasite Plasmodium falciparum, transmis par la femelle d'un moustique. Or ce parasite variable est beaucoup plus complexe que des virus comme ceux de la rougeole ou de la poliomyélite. Cette découverte est venue s'ajouter à des observations chez des primates et surtout chez l'homme depuis vingt ans, confirmant le rôle clé de MSP3 dans le paludisme.

13/09/2011

Karim Wade va être en pétard!

Révélation de wikileaks : Karim arrêté au Maroc avec de la drogue
Sénégal   
Une dépêche de wikileak exploitée par le journal Le Quotidien révèle qu’il y a deux ans, un fonctionnaire de la police marocaine trop zélé a arrêté Karim Wade à l’aéroport de Casablanca en possession de haschich. Le ministre d’Etat et fils du président de la République du Sénégal a ainsi été détenu pendant quelques heures avant d’être libéré sur instruction du roi du Maroc, Mouhamed VI. L’officier qui l’avait arrêté avait finalement été muté dans le Sahara marocain. Les autorités marocaines estimaient que «l’arrestation du jeune Wade pouvait mettre en danger les relations entre le Sénégal et le Maroc».
L’ambassade des Etats-Unis au Maroc avait fait une dépêche diplomatique pour rendre compte de cet «incident». «Il a été rapporté à la mi-août qu’un officier supérieur de la police de l’aéroport de Casablanca a été brutalement affecté à un poste à Laayoune (dans le sud du Maroc), au Sahara occidental. Les motifs invoqués étaient divers : un journal déclarait que c’était parce qu’il avait arrêté un proche d’un dirigeant africain qui transportait de la drogue. Des informations de police ont confirmé, ont indiqué que le proche en question était Karim Wade, le fils du président sénégalais, Abdoulaye Wade », écrivait-on dans la dépêche reproduite par wikileaks.
Voici le lien vers le  câble  diplomatique publié par  Wikileaks: http://wikileaks.org/cable/2009/09/09RABAT752.html
Seneweb.com

Le Sénégal se ramasse encore

COMPETITIVITE MONDIALE DANS 142 PAYS
Le Sénégal se ramasse encore
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Classé au 111ème rang mondial sur 142 économies, le Sénégal où corruption et accès difficile au financement se disputent l’environnement des affaires, est absent même du top ten africain des économies africaines les plus compétitives. L’édition 2011-2012 du Rapport Global sur la Compétitivité du Forum économique mondial (WEF) publié mercredi dernier, tresse cependant des lauriers au continent dont la moyenne globale dépasse même celle du gotha mondial.
Le Lion rouge n’a pas rugi. Quand la Gambie qui régresse pourtant de 9 points et chute de la 90ème à la 99ème place, figure dans le top 10 des économies africaines les plus compétitives dans le classement 2011-2012 du forum économique mondial (WEF), le Sénégal a bien de quoi rougir. Avec une moyenne générale de 3.70 points, le Sénégal dégringole de la 104ème marche et atterrit à la 111ème du classement général perdant ainsi 7 places en un an et ne figure même pas dans le top 20 des économies africaines les plus compétitives. Pourtant, s’il fait mieux que la lanterne rouge le Tchad qui ferme le classement 2011-2012 à la 142ème place (tandis que la Suisse plastronne à la 1ère), il fait aussi mieux que des économies comme le Cameroun (116), le Ghana ( qui n’a pas bougé du 114ème rang ), la Côte d’ivoire ( dont la longue période d’instabilité explique le 129ème rang ) et même le Cap-vert (119), le Burkina (136), le Mali (128), etc… Sauf que ce « mieux » par rapport à ces économies dans le présent classement, cache mal une évolution erratique d’année en année du classement du Sénégal qui, en 2009-2010, occupait le 92ème rang parmi 133 pays avant de dégringoler un an plus tard en 2010-2011 au 104ème rang. 
Subissant de vives critiques qui contestent souvent ses méthodologies et résultats, ce classement se veut de plus en plus prudent, essayant d’intégrer de nouveaux critères et d’affiner le traitement des données. Aussi, le Rapport Global sur la compétitivité se fonde-t-il sur le classement établi par l’Indice global de compétitivité (GCI) qui inclut 12 catégories (les piliers de compétitivité) composées de 111 variables recueillies directement auprès des organismes nationaux et internationaux (32 variables) et observés à partir de l’enquête internationale auprès des chefs d’entreprises (79 variables).
Des indicateurs répartis en trois "piliers" fondamentaux de la croissance et de la compétitivité: Il s’agit des exigences fondamentales en matière de compétitivité (à travers les sous-catégories institutions, infrastructure, environnement macroéconomique, santé et éducation de base) ; les améliorateurs d'efficacité (à travers les sous-catégories enseignement supérieur et formation, efficacité du marché des biens, efficacité du marché du travail, développement du marché financier, développement technologique, taille de marché) ; et les déterminants d'innovation et de sophistication (à travers les sous-catégories degré de sophistication des activités commerciales et innovation). Le classement est ainsi établi sur la base d’une combinaison de données statistiques et des résultats de l’Executive Opinion Survey, une enquête annuelle réalisée par le World economic Forum en collaboration avec son réseau d’instituts partenaires.
Le Rapport offre ainsi, selon ses auteurs, une image complète de la compétitivité d’un pays. Cette année, plus de 14 000 chefs d’entreprise ont ainsi été sondés dans 142 pays, un record à ce jour, semble-t-il et le sondage passe en revue un large éventail de facteurs influant sur le climat conjoncturel.
Plombé par la corruption, handicapé par son système judiciaire
Sur une échelle de 1 à 7, la petite taille du marché sénégalais lui vaut une moyenne de 2.7 qui le place au 100ème rang tandis qu’en matière de protection juridique notée sur une échelle de 0 à 10, le Sénégal reçoit une claque et rejoint la 105ème place avec 3 malheureux points. Le mieux qu’il ait pu faire outre sur le premier pilier des institutions dont la qualité a une forte influence sur la compétitivité et la croissance et où il s’est classé au 78ème rang avec 3.7, c’est au niveau de l’environnement macroéconomique où, avec une moyenne de 4.5, il se classe… au 89ème rang et malgré la même moyenne obtenue dans le critère de l’éducation de base et la santé, le Sénégal s’étouffe au 119ème rang du classement. Et encore, le pire qu’il ait pu faire c’est de reculer à la 122ème place avec une moyenne de 2.6 sur la sous catégorie infrastructure.
Bien entendu le Sénégal n’en a pas l’apanage, mais la corruption y apparaît comme un des principaux facteurs entravant la compétitivité et expliquant les contreperformances de son économie sénégalaise, à côté d’un accès difficile au financement du secteur privé dominé essentiellement par les Pme-Pmi, rappelons-le.
Toujours est-il que sur une liste de 15 facteurs dont 5 considérés comme les plus bloquants, 22,1% des sondés ont cité en premier l’accès difficile au financement, suivi de la corruption pour 14.1% des sondés, viennent ensuite le taux d’imposition (12.5%), la règlementation fiscale (7,8%), l’inefficacité de la bureaucratie gouvernementale (7.5%). 
En gros, le Rapport global sur la compétitivité qui fait autorité dans le monde des affaires et est très attendu par les investisseurs, classe l’économie sénégalaise au stade de développement « Factor diven », autrement dit même pas en transition encore moins émergent.
Il convient de signaler que la Tunisie qui a pourtant subi tant de pénibles circonstances économiques post-révolutionnaires, perd 8 places (à la 40ème mondial) par rapport à l’année dernière mais reste le leader africain de la compétitivité.  
Malick NDAW