30/10/2011

Profils Sexe sur facebook

Facebook: reseau social Senegalais: Pseudo profils hots

1hy2j4.jpgFacebook est devenu le premier site de réseau social le plus visité au monde. Avec plus de 600 millions d'abonnés à travers le monde, facebook permet dans une première mesure à certains de retrouver de vielles connaissances ou de se faire des nouveaux amis mais aussi dans une moindre mesure à certains de s'adonner à la débauche.
Après l'histoire de l'usurpation du compte personnel Facebook de Fadiga et les tentatives de discrétisation du profil de Makhtar le Kagoulard, voici le réseau des sénégalais « adeptes du sexe » sur Facebook.
Difficile de le croire, mais certains profils des sénégalais font pire que de la prostitution en plein jour. Entre « Nekhlé », « Saflé ...», « Reuy D... », « Katan... », « Beug Ko... », ces utilisateurs affichent sans gène leurs parties intimes dans le seul but de se faire des rencontres pour des parties de jambes en l'air. Prostitution déguisée ou virtuelle prostitution ? Une chose est certaine, pour une meilleure image des sénégalais sur le web, ces comptes facebook mériteraient d'être signalés, bannis voire même dénoncés.
DakarInfo

Une brique dans le coffre...

Immobilier à Dakar: 240 milliards suspects

dakar1.jpgSur les 500 millions de dollars de l’immobilier en construction à Dakar, seuls 20 ont une traçabilité au niveau des banques de la place.Cette révélation de l’Onudc, contenue dans une récente étude et rapportée hier par Mouhamadou Mbodj du Forum civil, ouvre les suspicions sur l’immobilier au Sénégal.
Ceux qui soutenaient que le rythme de construction des immeubles à Dakar ne reflétait pas la réalité économique du pays n’ont sans doute pas tort. L'Office des Nations unies pour la drogue et le crime (Onudc) vient, à travers une étude récente, de révéler qu’il n’y avait aucune traçabilité sur 240 milliards de francs Cfa sur l’immobilier en construction à Dakar sur les 250 milliards auxquels ces bâtis sont estimés. C’est Mouhamadou Mbodj du Forum civil qui l’a révélé lors de la signature, hier, d’une convention de partenariat, visant à renforcer la démocratie, la bonne gouvernance et la promotion des valeurs citoyennes, entre sa structure et le Conseil national du patronat sénégalais (Cnp). ‘Aujourd’hui, sur l’immobilier en construction à Dakar, ils estiment à 500 millions de dollars (240 milliards de francs Cfa, Ndlr), les coûts de construction. Et de rapides investigations au niveau du système bancaire leur ont permis de voir qu’il y avait qu’une traçabilité sur 20 millions de dollars, soit 10 milliards de francs Cfa’, dit Mouhamadou Mbodj. Qui s’interroge : ‘Comment peut-on avoir une économie formelle, avoir des statistiques fiables et avoir aussi cette économie marginale qui bouscule l’économie officielle ? On voit que même si ces 240 milliards de francs Cfa ne viennent pas de la corruption, ils ont un lien avec le blanchiment d’argent. Ils ont des liens marginaux avec les transferts de compatriotes de la Diaspora’. Le patron du Forum civil demande ainsi au Cnp d’exiger une régulation du secteur Btp pour mieux identifier ces flux financiers.
Il pense néanmoins qu’avec la signature de ce partenariat, c’est un nouveau départ qui sera opéré. ‘La corruption, on ne peut pas la faire reculer au Sénégal sans le secteur privé et l’Etat. Elle affecte le secteur privé qui paie un tiers de ses gains à l’Etat. La corruption gangrène par des taux usuels, qui varient entre 10 et 15 %, la qualité et la permanence du service public’, poursuit-il. Non sans indiquer qu’on peut trouver des moyens de s’enrichir sans efforts et qu’il urge de restaurer l’intégrité. Car, dit-il, une société corrompue tue le goût de l’effort et la gestion des activités publiques l’emporte souvent, en termes de motivation, sur l’implication dans des initiatives privés. ‘On s’enrichit plus vite aujourd’hui au niveau de l’Etat qu’autour de l’entreprise où il y a plus de risques, d’aléas. L’administration publique est le siège de la corruption essentiellement. Ce n’est pas seulement au Sénégal. A l’échelle du monde, quand on regarde les pays les plus développés, c’est cette valeur qui est suprême, à savoir celle qui restaure le goût de l’effort’, fait savoir le patron du Forum civil.
Mouhamadou Mbodj souligne, par ailleurs, que la société civile et la presse ne sont que des acteurs indirects dans ce processus de lutte contre la corruption, même si on en est arrivé à un niveau où les acteurs indirects ont pris les premières tranchées dans ce combat. Il pense qu’avec cet engagement de cette organisation patronale, l’espoir que cette question soit inscrite dans l’agenda national peut naître. ‘Cela nous réjouit que le Cnp qui représente plus de 70 % de l’activité économique prenne les devants dans ce combat’, dit Mbodj. Qui précise que les membres du Forum civil ne sont pas des politiques et qu’ils ont un ancrage dans l’économie en général et veulent une meilleure régulation de ce secteur. ‘On est à la veille d’une importante crise financière. C’est ce que disent les experts. Une des raisons, c’est le choc entre l’argent illicite et l’argent licite. Il y a un lien entre les ressources tirées de la corruption, du blanchiment de l’argent sale et les raisons de cette crise internationale’, ajoute-t-il.
Seyni DIOP

Karim Wade fait son marché...

PLUS 86 MILLIARDS DE MARCHES DOUTEUX PASSES PAR KARIM WADE
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Entre juillet et septembre, des marchés publics de grés à gré, pourtant proscrits par le code des marchés, et dont le total avoisine les 100 milliards de francs Cfa, ont été passés par le gouvernement d’Abdoulaye Wade. Et comme l’on pouvait s’y attendre, c’est Karim Wade et son plan Takkal qui en ont abusé le plus avec plus de 80 milliards de francs octroyés dans des conditions qui méprisent totalement les règles de base de la transparence des marchés publics.
Karim Wade, champion des contrevérités et du gré à gré
Le quotidien l’Enquête qui a fait ce matin le point de la « situation des marchés passés durant le troisième trimestre 2011 » de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), indique que Karim Wade raconte des contrevérités lorsqu’il prône la transparence dans la mise en œuvre du plan Takkal. En effet, au moment où le fils du président inonde la presse de communiqués faisant état de la transparence dans les appels d’offres sur la fourniture de combustibles aux machines de la Senelec, la Dcmp a découvert tout autre chose. Karim Wade a plutôt passé des marchés de gré à gré pour plus de 80 milliards de nos francs.
L’Enquête révèle ainsi que pour la fourniture de produits finis (diesel, gasoil, fuel) dans le cadre du plan Takkal, la Senelec a contracté avec la Société africaine de raffinage (Sar) un marché de gré à gré pour 50 milliards. L’entreprise Wärtsila France bénéficie également de deux contrats de gré à gré d’un montant de 36, 946 milliards pour la réalisation clés en main de l’extension des centrales de Bel Air et de Kahone. Idem pour l’entreprise Aggreko qui rafle la location d’une centrale temporaire de production de 10 Mw pour Boutoute à Ziguinchor dont le montant est de 775 millions de francs Cfa.
1,197 milliards pour une arène nationale « fictive »
Alors que personne au Sénégal n’a vu un seul site en construction d’une arène nationale, Abdoulaye Wade et son gouvernement budgétisent et décaissent des fonds pour cette arène fictive depuis cinq ans. La Dcmp a ainsi mis à jour des dépenses estimées à plus de 1, 197 milliard de francs Cfa confiées à l’entreprise Sattar-btp. Et c’est une agence créée par Wade après la dissolution du projet de construction d’immeubles administratifs et de réhabilitation du patrimoine bâti de l’Etat (Pcrpe) qui a confié les travaux à l’entreprise Sattar. Et pourtant, il est dit dans les documents du gouvernement trouvés par la Dcmp qu’il y a des travaux préparatoires de terrassement, d’adduction d’eau, d’électrification et d’assainissement du site de cette arène nationale dont le site reste un mystère même pour l’actuel ministre des sports qui déclarait il y a quelques jours vouloir transformer le stade Demba Diop en arène nationale.
Bamboula chez les ministres qui décorent leurs salons avec l’argent des pauvres
Le Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a refait son salon pour un marché gré à gré avec Euro meubles pour une valeur de 10 millions de francs Cfa.
Bamba Ndiaye, ministre conseiller de Wade, Mame Fatim Guèye (la fille d’Aminata Tall), Directeur de cabinet adjoint du président de la République et Papa Abdou Ly, contrôleur fiancier, se sont tous promenés à Déco meubles où ils se sont tapés des salons pour respectivement 9 999 320 francs Cfa, 9 982 800 francs Cfa et 9 994 600 francs Cfa.
Nafy Diouf Ngom, surnommée la Lady Gaga du gouvernement, s’est fait plaisir au même magasin de meubles pour 9 999 910francs Cfa.
Même l’ex ministre Mame Astou Guèye, pourtant limogée du gouvernement depuis le 24 juin 2010 s’est tapé à gré à gré des meubles à 9 999 910 francs Cfa et cela, quatre mois après sa mise à l’écart du gouvernement et sur le dos du contribuable.
2 milliards noyés dans les inondations
Même les inondations ont servi de prétexte pour passer des marchés par entente directe. La Dcmp a ainsi décelé près de 2 milliards de de marchés passés par entente directe par l’Agence de développement municipal(Adm) et le Projet de construction de logements sociaux et de lutte contre les inondations et les bidonvilles (Pclslib) communément appelé Plan Jaxaay.
Leral.net

Les droits de l'homme au Sénégal?...

Le secrétaire général de la FIDH contraint de signer une déclaration pour sortir du territoire

images.jpgLa FIDH et ses organisations membres et partenaires au Sénégal s'indignent de l'obligation faite à M. Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH, de signer une déclaration de sortie du territoire sous peine de lui confisquer son passeport et l'empêcher de quitter le territoire sénégalais.
Le 28 octobre 2011 vers 21h, alors qu'il se trouvait dans l'avion de retour après avoir été refoulé du Sénégal, M. Paul Nsapu, secrétaire général de la FIDH, s'est vu confisqué son passeport par des éléments de la Police de l'air et des frontières sénégalaise. Ces derniers ont conditionné la remise de son passeport et son départ du territoire sénégalais, à la signature, sous la contrainte, d'un document.
La FIDH et ses organisations membres dénoncent une mesure arbitraire et visant uniquement à couvrir une attitude regrettable des autorités. Il est tout à fait probable que les autorités sénégalaises produisent dans les prochaines heures ce document, arraché par un odieux chantage, comme preuve de la pseudo-illégalité de M. Nsapu. M. Paul Nsapu s'est présenté le 27 octobre 2011, en tant que secrétaire général de la FIDH à l'aéroport de Dakar. On lui a refusé l'entrée au Sénégal alors que selon la procédure en vigueur, la FIDH avait adressé, le 24 octobre 2011, un courrier au ministre de l'intérieur, M. Ousmane Ngom, afin de l'informer de la tenue de la conférence de presse de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme à laquelle M. Naspu devait participer. La lettre a bien été reçue sous le numéro d'enregistrement 21424 du Cabinet du Ministre de l'intérieur, contredisant de facto la version des autorités sénégalaises.
« Il est regrettable que les autorités, pour ne pas perdre la face, s'engagent sur le chemin tortueux de la manipulation » a déclaré Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH. « Ce chantage au passeport pour faire signer un document incriminant est inacceptable et indigne d'un grand pays comme le Sénégal » a-t-elle ajoutée.
Rappel des faits : (voir notamment le communiqué de la FIDH du 28 octobre « Rétention du Secrétaire général de la FIDH à l'aéroport de Dakar : illustration supplémentaire d'une démocratie en danger » http://www.fidh.org/Retention-du-Secretaire-general-de)
Le 27 octobre 2011, les autorité sénégalaises avaient bloquées l'entrée sur le territoire national à M. Paul Nsapu, Secrétaire général de la FIDH, lors de son arrivée à l'aéroport Léopold Sendar Sengor de Dakar et l'avaient maintenu en rétention au commissariat de la Police de l'air et des frontières. Cette rétention visait manifestement à empêcher M. Paul Nsapu de participer à la conférence de presse de présentation du 14ème Rapport Annuel de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme portant justement sur la situation des défenseurs dans le monde, qui s'est tout de même tenue, en son absence, à Dakar le 28 octobre.
La douane sénégalaise retient par ailleurs depuis le 19 octobre, des exemplaires en français du dernier Rapport Annuel de l'Observatoire qui avaient été envoyés à Dakar pour la conférence de presse de lancement mondial de ce rapport sur la situation des défenseurs [voir http://www.fidh.org/L-obstination-du-temoignage,10781]. Selon les informations reçues, la Direction de la surveillance du territoire (DST) conditionne le dédouanement à la vérification du chapitre sur la situation des défenseurs au Sénégal. Tout problème douanier est d'ailleurs exclu, puisque les ouvrages, qui ne sont pas vendus, ne sont pas soumis à une quelconque taxation douanière au Sénégal. La rétention de ces rapports est assimilable à une censure déguisée que nos organisations condamne.
Florent GEEL

Biocarburants au Sénégal : le Gouvernement jette l’éponge

Biocarburants au Sénégal : le Gouvernement jette l’éponge
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Le Gouvernement a décidé de suspendre le projet de production de biocarburant à Fanaye après la mort de deux manifestants mercredi.
Le collectif pour la défense des terres de Fanaye a annulé la marche prévue vendredi à Dakar après la décision du Gouvernement de suspendre le projet privé de production de biocarburant à Fanaye.
Le décès de deux manifestants mercredi a contraint les autorités sénégalaises à suspendre ce projet. Environ 20 000 hectares de terres de Fanaye devaient être donnés à des investisseurs privés européens pour la production du biocarburant à partir de la patate douce.
L’annonce du Premier ministre a apaisé les membres du collectif pour la défense des terres de Fanaye qui ont immédiatement annulé leur marche de protestation. Le Gouvernement doit joindre l’acte à la parole en procédant au retrait des engins déployés sur le chantier.
Assane Diawara

29/10/2011

Can 2012 : Le Sénégal dans La Poule A

Can 2012 : Le Sénégal dans La Poule A

3191262-4564757.jpgLe Sénégal partage la poule A avec la Guinée-équatoriale, la Libye et la Zambie à l’issue du tirage au sort de la Coupe d’Afrique des Nations CAN 2012 effectué samedi en début de soirée à Malabo en Guinée-équatoriale.
La cérémonie s’est déroulée en présence de Ali Bongo Ondimba et de Theodoro Obiang Nguéma Mbasogo, respectivement Présidents du Gabon et de la Guinée-équatoriale dont les pays co-organisent la 28e CAN prévue du 21 janvier au 12 février.
Le Sénégal figurait dans le chapeau 3 avec le Maroc et le Burkina Faso.
L’Egypte, vainqueur de la CAN 2010, le Cameroun, l’Algérie, le Nigeria et l’Afrique du Sud ne sont pas qualifiés à la prochaine édition.
Voici la constitution des groupes:
Groupe A: Guinée-équatoriale, Lybie, Sénégal,Zambie
Groupe B: Côte-d’Ivoire, Soudan, Burkina-Faso, Angola
Groupe C: Gabon, Niger, Maroc, Tunisie
Groupe D: Ghana, Botswana, Mali, Guinée
APS

L'armée Française parée pour les élections Sénégalaises

Risques de troubles électoraux: l’armée française se prépare

3de605ccddf654be8a61b7c3fd02c3a4.jpgEn prélude à la présidentielle de 2012 qui se profile à l’horizon, les forces françaises présentes au Sénégal qui remplacent les forces françaises du Cap-Vert depuis que le Sénégal a renégocié les accords de défense les liant à la France, ont entamé des exercices de simulation d’évacuation de leurs ressortissants. Selon des sources militaires, ils s'entrainent depuis quelques temps à la base militaire de Ouakam et veulent se mettre en situation pour être opérationnelles au cas où surviendraient au Sénégal des troubles électoraux comme beaucoup le craignent. Un navire accosté en mer et des hélicoptères devront être utilisés en cas de trouble pour évacuer les français présents au Sénégal.
SenewebNews

L'orchestre national du Sénégal vit

Orchestre national du SENEGAL : Le blues des ambassadeurs de la musique sénégalaise

orchestre_national_du_seneg.jpgL’orchestre national du Sénégal est bien  vivant. Les musiciens refusent de se laisser ranger aux oubliettes. Ils refusent d’entonner le chant du cygne, bien au contraire, ils ont entamé une nouvelle démarche basée sur une stratégie commerciale et marketing pour se faire connaître davantage des Sénégalais, mais aussi leurs produits. Ils demandent cependant plus de liberté dans leurs actions afin de faire continuer à rayonner l’orchestre national, par leur immense talent, reconnu au-delà des frontières.
Evoquer leurs noms  revient à parler du grand talent de ces musiciens de l’orchestre national du Sénégal. Leurs productions musicales de haute facture ont bercé tant de chefs d’Etat étrangers  en visite officielle au Sénégal. C’était un groupe de privilégiés triés sur le volet, avec un seul critère, le talent. Ils viennent pour la plupart de la prestigieuse école nationale d’art où, pendant des années, ils ont été formés à manier les instruments sous l’œil avisé d’éminents professeurs.
Les musiciens de l’orchestre national traînent toujours une certaine idée de prestige. Depuis plus d’une trentaine d’années, ils sillonnent le continent tout en assurant des prestations nationales de haute facture.
Une nouvelle démarche de proximité vers le public
Hélas, la vérité triviale se conforte dans l’adage populaire qui voudrait que nul n’est prophète chez  lui. Elle trouve sa vérité d’aujourd’hui, avec l’orchestre national du Sénégal, qui reste encore quasi inconnu de la majorité des Sénégalais.En cette matinée, la chaleur estivale tenaille les narines, dans la petite salle de répétition du Centre culturel Douta Seck, l’orchestre national qui y a installé ses pénates est en pleine répétition. C’est une salle exigüe, au sol délabré, jonché de fils et autres matériels de musique reliés les uns des autres par de nombreux fils. Les portes sont restées béantes pour aérer  l’intérieur où règne une chaleur étouffante.
Le décor est assez sombre pour un orchestre national constitué « d’agents de l’Etat », comme aime à le rappeler Sanou Diouf,  l’un des musiciens et par ailleurs directeur de l’atelier de musique « tradimoderne », une des branches de l’orchestre national. C’est le même décor, les mêmes peines quotidiennes que subissent durant toute la semaine les musiciens de l’orchestre national, qui se soumettent volontiers à cette galère du fait de leur « statut d’agents contractuels de l’Etat du Sénégal ». Seule maigre consolation, le matériel quasi neuf avec lequel ils jouent.  La répétition de ce matin, renseigne le guitariste bassiste du groupe Alassane Cissé, et chef d’orchestre, est portée sur la participation de l’orchestre national au prochain festival de Jazz. Il s’agit de la rencontre de jazz  à Dakar, organisée par l’animateur Michael Soumah,  à l’Institut culturel Léopold Sédar Senghor. A cette occasion, l’orchestre national, avance Alassane Cissé, va réserver aux jazzophiles des morceaux inédits, créés par les plus grands musiciens en la matière comme le classique « Spain » de l’espagnol Concerto Aran Jues et repris par un autre grand du jazz, Chick Corréa. L’orchestre national compte imposer la nouvelle dénomination « Spain-Sénégal » par rapport à ce célèbre morceau musical, mais surtout il veut l’adapter aux instruments traditionnels comme le xalam.   Alioune Ndiaye, le joueur du xalam, est d’avis que beaucoup d’Africains ignorent l’importance et les performances de cet instrument africain qui existe depuis la nuit des temps.  L’orchestre national a toujours eu en son sein des instrumentistes de grands talents qui n’ont malheureusement pas eu une grande notoriété.
« Le niveau et le talent des musiciens de l’orchestre national est toujours là », le talent est indéniable à l’orchestre national, renseigne le chef d’orchestre, Alassane Cissé. Selon lui, on n’entre pas à l’orchestre national comme dans une auberge. Il faut  avoir du génie, car l’orchestre national est réservé à une certaine élite de musiciens. La preuve, selon lui, c’est la récente invitation en Sardaigne (Italie) où ils ont assisté à un festival de jazz, et leur prestation est restée gravée dans les anales des organisateurs. D’ailleurs, ajoute-il, les Italiens ont été tellement éblouis par le talent des musiciens sénégalais qu’ils veulent désormais que l’orchestre national assiste à cette rencontre internationale. Ils ont participé ainsi à 12 concerts, entre Milan et Sardaigne, où ils ont joué du jazz avec des grands musiciens étrangers.  Au niveau de la production, Alassane Cissé est d’avis qu’il n’y a aucun orchestre qui a  un répertoire aussi riche que l’orchestre national. Ils ont des productions en réserve dans tous les domaines, que ce soit le traditionnel ou dans le registre de musique moderne.
Le grand problème de l’orchestre national est le manque de communication, avance  Sanou Cissé.  Les morceaux sortis par l’orchestre national ne sont pas bien vulgarisés auprès de l’opinion nationale. Selon lui, la floraison des médias au Sénégal a contribué à les reléguer au second plan. Force est de reconnaître qu’aujourd’hui, les médias privés ont fait émerger d’autres groupes et d’autres talents, ainsi que d’autres types de variétés musicales prisées par les Sénégalais. Sanou Diouf, le saxophoniste, est cependant d’avis que les médias doivent s’intéresser davantage  à l’orchestre national qui est comme « l’équipe nationale de football du Sénégal » et qui doit mériter plus d’attention.  La solution, selon lui, est d’opérer, dans les plus brefs délais, une démarche proactive. Pour ce faire, il est d’avis « qu’il nous faut plus de liberté pour faire éclater nos talents ». Il dit entendre par là, avoir plus de liberté de création, d’expression et de stratégie marketing et commerciale pour mieux faire connaître les produits de l’orchestre national.Selon Traoré, le chef de la production, la nouvelle stratégie est d’avoir une démarche axée sur plus de proximité envers le grand public. Faire connaître davantage les produits de l’orchestre national par la diffusion de leurs clips au niveau des différentes chaînes du pays. D’ailleurs, l’amorce a été enclenchée en participant à l’enregistrement d’une émission Salsa sur une chaîne de télévision de Dakar.
Yaté Nara Ndoye

28/10/2011

L'autoroute avance

Autoroute à péage : le tronçon Rufisque-Diamniadio sera ouvert en début janvier

6614_109354217702_73791242702_2546877_359276_n.jpgLe tronçon Rufisque Ouest-Diamniadio, de l’autoroute à péage sera ouvert en ‘’début janvier 2012’’, annonce le communiqué du Conseil des ministres.
Le texte précise que l’annonce a été faite par le ministre-conseiller, directeur général de l’APIX qui souligne que l’ouverture de cet axe ‘’permettra aux automobilistes de contourner Rufisque’’.
Aminata Niane a également ‘’informé le Conseil de la mise en service du péage entre la Patte d’Oie et Pikine à partir du 28 octobre 2011.
‘’La mise en péage, a-t-elle ajouté, permettra également d’assurer la bonne maintenance de ces tronçons en attendant la finalisation complète des travaux de l’Autoroute. Elle a, en outre, rappelé que la Route Nationale 1 (RN1), dont la qualité a été rehaussée au même niveau que l’Autoroute, reste gratuite pour les usagers de la route’’, souligne le communiqué.
Le texte ajoute que Mme Niane a ‘’indiqué avoir pris bonne note de la nécessité de procéder à une large campagne de communication envers les usagers de la route sur les avantages liés à l’emprunt de l’Autoroute à péage, notamment en termes de gain de temps et de consommation de carburant’’.
APS

Tabaski 2011

La Tabaski sera célébrée le 7 novembre

TABASKI.jpgLa fête de la Tabaski, ou Aïd al Kabir, sera célébrée au Sénégal le lundi 7 novembre, a annoncé la Commission de concertation sur le croissant lunaire, mercredi.
‘’Nous avons procédé à l’observation de la lune mercredi soir, mais elle n’a pas été aperçue sur toute l’étendue du territoire national’’, a dit son président Mourchide Iyane Thiam sur les antennes de la Radio Télévision sénégalaise (RTS, publique).
‘’Le premier jour du mois de Tabaski est le samedi 29 octobre’’, a précisé M. Thiam.
L’Aïd al Kabir a lieu le 10 du mois de zil-hijja, le dernier du calendrier musulman. Cette fête commémore la soummission de Ibrahim à Allah. Ce dernier avait accepté de sacrifier son fils, avant que Dieu n’envoie un mouton pour remplacer l’enfant.
Selon communiqué du gouvernement saoudien dont copie est parvenue à l’envoyé spécial de l’APS à la Mecque, la fête de la Tabaski sera célébrée le dimanche 6 novembre en Arabie Saoudite.
Le vendredi 28 octobre est le premier jour du mois lunaire zul-hijja, indique le communiqué qui ajoute que le croissant lunaire a été aperçu jeudi soir dans le royaume.
APS

Le Sénégal va-t-il s'embraser?

Le Sénégal va-t-il s'embraser?

manif_violence.jpgA quatre mois de l'élection présidentielle, la tension politique va crescendo. Les acteurs politiques sont à bout de nerfs. Les affrontements entre jeunes de l'opposition et du pouvoir se multiplient.
«Ça va péter»! Ce refrain du groupe de rap Pee-Frois, sorti en 2003, est sur le point de se matérialiser au regard de l'atmosphère politique tendue que traverse le Sénégal.
A nouveau, «Le Sénégal traverse une grave crise. Une situation explosive», avertit Cheikh Tidiane Gadio, ex-ministre des Affaires étrangères devenu un farouche opposant du président Wade, sur les ondes de RFI le 19 octobre dernier. La situation du pays, à quelques mois de l’élection présidentielle, semble chaotique.
L’opposition fait le tour des capitales pour alerter la communauté internationale sur la crise au Sénégal. Le mouvement du 23 juin (M23), (né au lendemain des manifestations de colère contre le projet de loi qui élirait le président à 25% des voix), sillonne l’Europe et les Etats-Unis pour persuader les partenaires du Sénégal de mettre la pression sur Wade (au pouvoir depuis 2000) pour qu’il ne brigue pas un troisième mandat.
L'opposition et des organisations de la société civile ont récemment exigé qu'il annonce fin octobre le retrait de sa candidature qu'ils jugent anticonstitutionnelle, menaçant au cas échéant, de multiplier les manifestations de rue pour le forcer à ne pas se représenter. Le mouvement Y’en a marre a d’ores et déjà déroulé son nouveau plan d’attaque dénommé Fokkati (arracher en wolof). Ce groupe de jeunes rappeurs menacent de marcher sur le Palais présidentiel et de faire sortir Wade si jamais le Conseil Constitutionnel valide sa candidature.
Le Sénégal au temps des «tontons macoutes»?
Le 23 octobre dernier, des affrontements ont eu lieu entre les jeunes du M23 et ceux du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à Bambey, département situé dans la région de Diourbel, avec l’agression de la coordinatrice départementale du parti politique Luy Jot Jotna que dirige Cheikh Tidiane Gadio. A cela, s’ajoutent des pressions sur des leaders politiques que Moustapha Niasse, secrétaire général de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), dénonçait sur les ondes de RFI. Le chef de l’Afp racontait que de jeunes individus, que l’on a pris l’habitude d’appeler «nervis» au Sénégal, sont venus encercler sa maison de même que celle du secrétaire général du Parti Socialiste (PS) Ousmane Tanor Dieng, le jour du délibéré du procès de l'opposant Malick Noël Seck (le 20 octobre dernier). A l’en croire, ces condottieri du pouvoir attendaient un signal pour les empêcher de manifester à l’issue du verdict.
«Une tentative d’intimidation et de menace», estime Niasse. «Lorsqu’un régime en arrive à recourir au procédé des tontons macoutes comme ce fut le cas en Haïti sous le régime de Duvalier, alors il y a lieu de s’inquiéter. Non pas pour ma sécurité ou d’autres mais pour la démocratie du pays», a-t-il alerté.
Face à cette montée de violence, Moussa Tine, président de l’Alliance Démocratique Pencoo, cité dans les colonnes du journal dakarois le Populaire, a appelé ses camarades de l’opposition à riposter contre les violences qui sont exercées sur eux, les journalistes et des membres de la société civile.
«Des actes ont été commis contre des leaders de l'opposition, contre des leaders d'opinion, des journalistes et des organes de presse, et cela dans la plus grande impunité. Aucune procédure n'a été enclenchée dans ce sens-là. Il est temps que l'opposition pose des actions qui soient à la mesure de l'affront», assène-t-il.
Comme si tout cela ne suffisait pas, Malick Noël Seck, jeune leader de l’opposition, est condamné à deux ans d’emprisonnement. Une affaire de plus, qui attise le vent de colère.
Affaire Malick Noël Seck, le verdict qui risque d’embraser le pays
Le verdict est tombé comme un couperet. Malick Noël Seck, membre du groupe Convergence Socialiste, a été condamné à deux ans de prison ferme le 20 octobre dernier pour avoir adressé une lettre au Conseil constitutionnel. Le jeune leader politique est placé en détention à la prison du Camp pénal de Liberté VI à Dakar. Il a été reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés. Malick Noël Seck avait tenu un sit-in devant le domicile du président du conseil constitutionnel, Cheikh Tidiane Diakhaté dans le but de lui remettre une correspondance dans laquelle il mettait en garde les cinq sages dans l’appréciation de la candidature du président de la République. Une tentative infructueuse. Déterminé à remettre sa lettre, il se rendra finalement devant le siège du Conseil constitutionnel, encore sans succès. Il sera finalement inculpé pour outrage à magistrats, menace de mort et offense au chef de l’Etat.
L’opposition et la société civile crient au scandale. Et dénoncent une cabale politique en vue de réprimer les actions pour l’invalidation de la candidature de Wade pour l’élection présidentielle de février 2012.  Du côté des jeunes militants des partis, la tension commence à monter. Ils promettent de se mobiliser pour décliner des actions à dérouler pour le sortir de prison.
Les Etats-Unis prennent peur
Au soir de la condamnation de Malick Seck, une circulaire de l’ambassade des Etats-Unis adressée à ses ressortissants à Dakar leur intimait de prendre des mesures de prudence dans leurs déplacements à la suite du verdict prononcé par le tribunal des flagrants délits de Dakar. Dans ledit message, il est mentionné que le verdict pourrait aboutir à des «manifestations dans et autour de Dakar soulignant que les partisans de M. Seck ont menacé «de manifester et même de brûler le pays» et que dans la foulée des «contre-manifestations des pro-Wade sont probables. Ce qui pourrait déstabiliser la situation du pays».
Aujourd'hui, Amnesty international est entré dans la danse. Savatores Salguès, chercheur en charge de l’Afrique au sein de l’organisation, a demandé l’annulation de la condamnation du jeune leader politique estimant qu’il n’a fait qu’«exprimer des opinions politiques conformément  au droit de la liberté d’expression».
Pour apaiser le climat, le Rassemblement démocratique sénégalais a invité le président Wade à gracier Malick Seck, à quelques jours de la fête religieuse musulmane de l’Aïd-el-Kebir, qui commémore le sacrifice d’Abraham. Dans une déclaration rendue publique, dénommée «Il est temps pour Wade de calmer le jeu», le mouvement a plaidé pour une grâce présidentielle qui selon les membres de la formation politique, va contribuer grandement à apaiser les tensions.
Mais le pouvoir est resté sourd à cet appel au calme. «Œil pour œil, dent pour dent», c'est la consigne donné par Wade à ses ouailles, révèle le journal l’Observateur. Et c'est Malick Noël Seck, qui vient d'avoir un fils âgé de 15 mois à peine, qui en fait les frais.
Lala Ndiaye

27/10/2011

Le biocarburant a tué au Sénégal

Un mort et des blessés grave dans des heurts autour d'un projet de bio-carburant

10122011pics01.jpgAu moins une personne a été tuée et plusieurs ont été blessées mercredi dans un village du nord du Sénégal lors d'affrontements entre habitants divisées sur un projet privé de production de biocarburant, a appris l'AFP auprès de la gendarmerie.
Il y a eu un mort dans le village de Fanaye (nord) où partisans et adversaires de ce projet se sont violemment opposés, selon un gendarme s'exprimant sous couvert de l'anonymat.
Au moins deux autres personnes ont été grièvement blessées dans ces violences entre villageois qui se sont battus à coup de bâtons, machettes, gourdins et armes à feu artisanales, a-t-il ajouté.
Il a précisé que l'origine de ces affrontements était la cession de terres à des investisseurs italiens pour produire du bio-carburant. Une réunion du conseil rural de Fanaye qui devait statuer sur cette cession de terres a dégénéré et n'a pu se tenir.
Selon la presse locale, une partie de la population de la zone de Fanaye est opposée à la cession par le conseil rural de milliers d'hectares de terres à ces investisseurs italiens. Elle dit craindre la disparition de pâturages et le déplacement des populations de plusieurs villages de cette région.
Fanaye est situé dans la vallée du fleuve Sénégal, une des principales zones de production agricole du pays. Avec l'appui du Brésil, le Sénégal a initié depuis plusieurs années une politique de production de biocarburant dont le président Abdoulaye Wade est un fervent partisan.
AFP

Au Sénégal, le tourisme n'est pas à Lo

THIERNO LO, MINISTRE DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT : « Nous sommes en train de montrer un nouveau visage du tourisme sénégalais»

DSCN00031.jpgCe n’est plus un chuchotis. L’apparence lui trouve, à travers la calvitie, un air de famille avec le virtuose français d’origine algérienne. Sur un terrain de football, le “Zidane" sénégalais se met à la disposition du collectif. Sitôt nommé à la tête du département du Tourisme, Thierno Lô reconstitue la mémoire du Sénégal dans ce secteur : ses prédécesseurs, socialistes comme libéraux, sont conviés au banquer su partage d’expériences. Il s’est aussi appuyé sur les agents du département, convaincu que «notre pays n'a pas de ressources minières, mais il est une grande puissance en ressources humaines». La nouvelle offre touristique, valorise des originalités sénégalaises au-delà du balnéaire, qui a valu une place de leader à notre pays dans un passé assez récent. De nouveaux horizons s’ouvrent, tels que le Monument de la Renaissance africaine, le Parc culturel, les réfections d’hôtels, les infrastructures routières et aéroportuaires, l’Internet, la police touristique… L’objectif est clair : tirer profit de la manne financière générée par le tourisme, 500 milliards de dollars. Malgré la question du financement et autres effets de la crise, les résultats sont palpables, avec une progression de 5%, une part de 6% dans le PIB, 100.000 emplois créés dont 70.000 directs. Pour assainir le secteur, des réceptifs, qui ne se sont pas soumis aux normes en vigueur, ont été fermés.

Monsieur le ministre, vous êtes à la tête du département du Tourisme, un ministère difficile. Malgré tout, vous semblez avoir fait vos preuves depuis votre nomination et le chef de l’Etat vous a félicité publiquement. Quel est votre secret ?

C'est un grand honneur, pour moi, d'avoir été choisi par le chef de l'Etat pour participer à la matérialisation de ses projets. Il n'y a pas de secret particulier. J'ai essayé de comprendre la Lettre de mission donnée par le président de la République, associé les acteurs au travail à faire et assuré la continuité de l'Etat. Quand je suis arrivé à la tête de ce département, j'ai laissé les agents travailler, sans les changer. Je me suis dis que j'ai des défis à relever et qu’il faut utiliser l'ensemble des intelligences sénégalaises. Notre pays n'a pas de ressources minières, mais il est une grande puissance en ressources humaines.
C’est une première dans l'histoire du Sénégal, j’ai convié à un déjeuner tous les ministres qui m'ont précédé dans ce département ministériel : Jacques Baudin, Tidiane Sylla, El Hadji Malick Sy "Souris", feu Ndiawar Touré, Aminata Lô, Ousmane Masseck Ndiaye et Fatou Gassama. Je leur ai dit : «Nous sommes des Sénégalais. Un secteur m'est confié et vous êtes mes devanciers. Réfléchissons, ensemble, pour essayer d'organiser le premier Salon international du Tourisme». Ils étaient très enthousiastes et m'ont donné d’intéressantes contributions. Je les ai associés à tout ce qui tourne autour du secteur du tourisme, en rapport aussi avec le secteur privé et les opérateurs individuels pour réussir cette première édition du Salon dont l’objectif final était de définir l'offre touristique du Sénégal, mettre ensemble les curiosités qui pourraient intéresser les autres et vendre la destination Sénégal en s'attaquant à la diversification des marchés et en faisant une bonne articulation avec le secteur de l'artisanat.
Le tourisme ne peut pas aller sans l'artisanat et vice-versa. C'est ce qui nous a valu les félicitations du président Wade, qui a vu que nous avons compris sa vision : «faire un tourisme haut de gamme, sain et profitable à l'économie». Nous nous sommes basés sur les compétences sénégalaises pour essayer de pousser le Sénégalais à connaître son pays par le développement d'un tourisme intérieur que nous avons initié à travers la «Caravane des Merveilles du Sénégal». C'est cette ouverture, cette implication de toutes les forces intelligences du secteur dans la problématique du tourisme et de l'artisanat, qui nous a permis d’engranger ces résultats dont le chef de l'Etat se réjouit.

La destination Sénégal était très prisée dans le passé avec son tourisme balnéaire, mais aussi ses sites historiques. Qu’en est-il de nos jours ?

C'est vrai, le Sénégal a une vocation de tourisme balnéaire et a occupé une place de leader dans la sous-région. C'est ce qui avait valu, vers les années 70, la première médaille du tourisme décernée à notre pays. Par la suite, des changements importants sont survenus dans le secteur du tourisme. Les Sénégalais se sont attaqués à la création de sites touristiques, d’auberges et ont revalorisé la chasse. Nous sommes passés de deux cents à huit cents sites, aujourd'hui. Les gens ont compris qu'il y a une ressource qui ne s'épuise jamais : c'est le voyage. En nombre important, des touristes parcourent le monde. Evaluée à 500 milliards de dollars, la manne financière que le tourisme va générer a incité des acteurs sénégalais à s'intéresser à ce secteur. Ils ont fait des investissements sans attendre l'Etat. Maintenant, la crise est là et il y aura toujours des crises…
Mais il faut avoir le professionnalisme pour tirer le maximum de profit de ces crises afin les surmonter. Le président de la République l'a compris. D’ailleurs, il faut que les Sénégalais s'arrêtent un peu pour observer la philosophie et la façon de faire du président Abdoulaye Wade. Il ne sert à rien de mettre la charrue avant les bœufs. Si l'on veut faire la promotion d'une destination, on doit d’abord en créer le socle. Le socle, de mon point de vue, c'était d’abord d’amener les Sénégalais à s'approprier l'industrie touristique, ensuite de faire de sorte qu'il y ait des infrastructures pour que les gens puissent accéder aux sites touristiques. Il fallait, enfin, par rapport à la satisfaction d'une curiosité, créer des sites. C'est le sens qu'il faut donner au Monument de la Renaissance Africaine, dont la vocation touristique est là, palpable. Il y a également le Parc culturel que le président veut réaliser, la Case des Tout-petits, l'Aéroport international Blaise Diagne, la réfection du Méridien Président… Tout cela contribue à la construction d'un socle pour permettre le développement du secteur du tourisme.
Nous avons fait des séminaires avec le secteur privé pour l'utilisation de l'e-tourisme, nous permettant de mettre le Sénégal sur une rampe pour que nous puissions tirer le maximum de profit de la nouvelle dimension du tourisme. Car, tout touriste qui veut venir au Sénégal se met devant son ordinateur et fait ses choix. De ce fait, il n'y aura pas d'intermédiaire. Il faut qu'on se rende compte que le secteur de l'avenir, qui génère des rendements immédiats, c'est le secteur du tourisme. Parce que, celui qui voyage l’a préparé à temps ; il est venu avec de l'argent et nous apporte des devises. C’est important, et c'est la nouvelle donne pour le tourisme.
L'essentiel, maintenant, est de détourner les regards vers la zone ouest-africaine. C'est pourquoi nous avons mis en place, au niveau de la CEDEAO, un programme pour un Fonds de Développement du Tourisme sous-régional. Il faut que l'on organise des salons en commun, que nous utilisions des espaces à l'extérieur et une bonne communication pour vendre la destination sous-régionale. Je viens de la Corée, où s’est tenue l'Assemblée générale de l'OMT (Organisation mondiale du Tourisme), et j'ai été approché par la CEMAP pour que tout le monde apporte sa pierre à l’édifice afin que l'Afrique puisse tirer le maximum de profit du flux touristique. Nous avons tous les atouts qu'il faut, mais c'est un problème de communication qui se pose. Il nous faut donc profiter de la télévision, de la radio, de la presse écrite et en ligne pour faire passer nos messages.
C'est toute cette philosophie qui nous a permis de booster le secteur du tourisme en diversifiant l'offre. Au début, c'était le tourisme balnéaire. Mais, maintenant, vous avez tous ces segments de tourisme que nous sommes en train de développer. C'est un tourisme sain que nous allons promouvoir et nous envisageons de mettre en place une police touristique pour faire face à beaucoup de choses négatives.

Généralement, ce sont les tour-operators étrangers qui décident de la destination des touristes, mais également les bureaux de promotion installés dans les grands pays de tourisme. Votre ministère y est-t-il bien représenté pour convaincre les touristes, réticents, de visiter le Sénégal ?

Nous travaillons toujours dans le cadre des salons internationaux, car les tour-operators sont des dispositifs que personne ne peut éliminer. Avec eux, nous avons pris l’initiative de faire des promotions conjointes. Ils sont dans des marchés importants pour les Sénégalais. Le monopole d'apporter des touristes au Sénégal – ce que faisaient les tour-operators – a disparu. C'est en grande partie dû aux Technologies de l'information et de la communication (TIC), qui ont changé la donne. C'est pourquoi il est nécessaire de développer l'e-tourisme. Il faut que les restaurants et les hôtels soient accessibles à l'Internet. Nous sommes ouverts à tous les marchés et c'est ce qui nous a permis de faire des progrès très importants dans le cadre de la promotion de la destination. Nous voyons les résultats car, malgré la crise, nous sommes à 5% de progression. Le tourisme représente 6% du Produit intérieur brut (PIB). Nous avons 100.000 emplois créés, dont 70.000 directs, et nous travaillons à la fidélisation de ces chiffres, à la mise en place d'un compte satellite du tourisme qui permettra de mesurer son impact sur le PIB. Il faut mettre de l'argent dans le secteur du tourisme, ce qui revient à avoir un bon budget pour aider les jeunes qui s'investissent dans le secteur du tourisme.

On évoque une autre forme de tourisme très peu conforme aux mœurs et aux traditions sénégalaises… Sans préciser, vous voyez où nous voulons en venir…

Nous avons fermé 50 sites d'hébergement touristique depuis que je suis à la tête de ce département et il en reste beaucoup. Ce sont des auberges et je me garderai de les citer. Nous avons aussi fermé des hôtels qui n'avaient pas d'agrément, où la sécurité était inexistante et où il y avait de la débauche. Tout peut arriver parce qu'il y a une dépravation des mœurs inexplicable, mais il y avait des jeunes qui étaient exploités sans contrats de travail ni rien.
Les résidences clandestines ont aussi été fermées, parce que travaillant dans l'illégalité. Nous avons sensibilisé beaucoup de personnes pour lutter contre la débauche, la vente de drogue et le proxénétisme. Le chef de l'Etat, dans le cadre de la promotion du secteur du tourisme, a mis en place une société pour l'aménagement des côtes du Sénégal. Maintenant, il ne reste qu'aux Sénégalais de s'approprier l'industrie touristique.
Quant aux mœurs, il y a une démission des parents vis-à-vis de leurs enfants ; ce qui entraîne forcément la débauche. Il faut que l'on continue de combattre ces actes et ne pas considérer le tourisme comme une porte qui mène à la débauche. Nous sommes en train de montrer un nouveau visage du tourisme sénégalais, qui nous préserverait des impacts négatifs du secteur. Dans le cadre du Ministère, nous avons une section qui s'occupe du Sida pour épargner aux gens du milieu cette maladie.

Votre Département a aussi en charge un secteur très important qui est l'artisanat. Quel est la situation dans ce secteur ?

Le président de la République s’est révélé grand visionnaire en associant l'artisanat et le tourisme. Je vais mettre l'accent sur un point car, on construit un pays sur la base de métiers. Les métiers, on les trouve dans le secteur de l'artisanat. Ce n'est pas le fait de porter un carton entre ses bras, vendre des produits qui nous viennent d'ailleurs, qui permettent le développement d'un pays. Un pays, ce sont des métiers qui permettent de fabriquer des machines, des outils, d'habiller des personnes. Nous sommes faits d'artisanat, car si nous l'enlevons de nous, nous perdrons toute notre humanité. C'est un secteur très important, et les pays comme l'Espagne, l'Italie, la Corée se sont développés à partir de la petite forge. Ils sont arrivés à conquérir les marchés extérieurs et vendre leurs produits.
Nous avons une expertise sénégalaise, une jeunesse, des matières premières de qualité dans ce secteur de l'artisanat. Donc, nous devons mettre un accent particulier sur ce secteur qui est composé de 120 corps de métier. Quand vous dites artisanat, vous incluez le secteur informel avec ses plus de quatre millions cinq cents acteurs. C’est une population extraordinaire, extrêmement qualifiée et qui doit permettre le développement du pays.
L'agriculture et la pêche ne peuvent pas se développer sans l'artisanat car, dans tous les secteurs, il y a son intervention. C'est un secteur essentiel auquel je crois fondamentalement. Le Président a compris l'importance de ce secteur et c'est pourquoi il a demandé que l'on encadre les artisans, qu'on leur trouve des équipements et aussi des sites pour qu'ils travaillent normalement. Nous mettrons tous les moyens pour accompagner le secteur de l'artisanat. La première exposition a été organisée sur instruction du chef de l'Etat. C’est un secteur en mouvement avec tous les créateurs qui sont au Sénégal. Il reste une politique de communication pour porter un accent particulier au secteur de l'artisanat, parce que nous sommes convaincus que le développement du Sénégal ne passe pas par les grandes industries, mais plutôt par les entreprises familiales, les fabriques, etc. Et nous avons ici l'expertise pour le faire ! Nous devons assister les ouvriers du secteur pour qu'ils puissent maîtriser leurs coûts de production par la maitrise aussi de l'outil informatique, et leur permettre de voyager, de découvrir ce qui se passe dans le monde. Nous voulons également mettre en place un mécanisme qui leur permettra d'avoir un financement. C'est pourquoi, au niveau du Ministère, nous avons lancé la "financi". Cela veut dire que nous avons regroupé toutes les associations de marchands ambulants et nous avons pris un consultant qui a travaillé sur le dossier pour les pousser à mettre de l'argent nécessaire à la création d’une structure de financement. Prenez les quatre millions cinq cents acteurs, si chacun verse mille francs, ce seront quatre milliards cinq cents millions FCFA. Ils l'ont compris et nous y travaillons pour les pousser vers la formalisation.

Un moment, on parlait d’organiser les ouvriers (mécaniciens, tôliers, électriciens) à travers des garages aménagés. Où en êtes-vous avec ce projet ?

Vous tombez sur deux projets du Président Wade et il faut que l'on puisse lutter contre la nuisance sonore et les garages mécaniques qui sont dans les quartiers. Ils sont utiles, mais ne sont pas conformes à la loi. Vous ne pouvez pas être dans un quartier et taper des marteaux et autres outils ; c'est interdit par le Code de l'Environnement que nous avons voté. Les terrains sont trouvés à Keur Massar pour le déplacement des mécaniciens et autres ouvriers, afin de débarrasser Dakar de l'encombrement. Il n'y aura pas d'inconvénients, car il y a des services à développer. En cas de panne, il y a des services qui viennent prendre votre véhicule et le déplacer chez le mécanicien. Ce sont donc des emplois qui se créent avec les dépanneuses qui seront là. Cela sécurise aussi ; ce n'est pas un problème.

Tout ceci nécessite un budget colossal. Est-ce que votre Ministère a les moyens de sa politique ?

C'est ça le drame ! Je dois reconnaitre que nous avons un intérêt qui est manifesté, mais nous n'avons pas les moyens pour atteindre les objectifs. Il y a énormément de secteurs à développer, on a une clé de répartition pour essayer d'affecter des ressources. Là où j'ai des divergences avec certains, c'est que l'on ne peut pas, d'un seul coup, développer tous les secteurs d'une Nation. Il faut mettre énormément d'argent dans ces secteurs, les rendre solides, visibles et capables d'apporter beaucoup de choses. Il s’agit de déterminer des priorités, et je ne vois pas de priorités plus importantes que le développement du secteur de l'artisanat. Il faut le développer pour le bien de tous.

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Un Africain, un ordinateur

Le président Wade : « Un Africain, un ordinateur»

Wade 2.JPGLe président de la République Me Abdoulaye Wade veut que chaque Africain ait un ordinateur comme le téléphone portable. Il l’a fait savoir en marge de l’ouverture de la 42ème réunion de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN).
Le Chef de l’Etat Me Abdoulaye estime que " les politiques d’internet ne pourront aboutir que lorsque tous les Africains auront un ordinateur".  Me Wade souhaite "voir la 42ème réunion de l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) aboutir à réduire la fracture numérique entre l’Afrique et le Nord". « Je souhaite que cette réunion soit enfin l’occasion pour l’Afrique de réduire l’écart numérique avec le Nord et de prendre sa place dans la société mondiale du numérique », a indiqué Me Wade. Parce que, estime-t-il, l’Afrique n’est pas au cœur des activités de gestion stratégique d’internet. Il a déploré la faible utilisation d’internet dans le continent (moins de 5%). Pour autant, il reconnait aux réseaux numériques le rôle de conducteur idéal de la démocratie. Dans l’objectif d’atteindre l’objectif qu’il s’est fixé, Me Wade annonce le lancement de l’internet dans 8.000 écoles du pays.
Cette rencontre mondiale qui se tient jusqu’à vendredi prochain au Méridien-Président, réunit 1.500 participants en provenance de 130 pays.
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26/10/2011

Foot fou au Sénégal

Championnat de foot chamboulé

foot.JPGOrganisation des championnats en une poule unique : La Ligue professionnelle ‘dévalue’ le niveau du football sénégalais
Les championnats nationaux de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp) 1 et 2 se joueront, cette année, en deux poules de huit équipes, chacune.C’est la décision prise par l’instance dirigeante du football professionnel à l’issue de son conclave de deux jours à Saly Portudal. Une décision rejetée par les techniciens qui l’assimilent à une régression du football sénégalais.
‘Il est regrettable qu’on passe d’une poule unique à deux poules de huit équipes, chacune. En prenant cette décision, on passe de cinq pas en avant pour faire un bon de six pas en arrière. Je suis vraiment très déçu de cette décision prise par les responsables de la Ligue professionnelle’. Le coup de gueule émane de Demba Ramata Ndiaye, entraîneur du Casa Sports. Joint, hier, par téléphone, le technicien sudiste, qui vient de remporter la coupe du Sénégal, assimile cette décision à une régression du football sénégalais. ‘Il est surtout regrettable de voir les gens prendre cette décision sans prendre l’attache des responsables techniques des clubs que nous sommes. Ils n’ont même pas pensé au rendement des joueurs que nous aurons dans les équipes nationales locales. Ils ne se sont même pas soucier du fait que cette décision va contribuer à régresser le niveau de jeu de nos footballeurs’, ne décolère-t-il pas, avant d’argumenter: ‘A la place de 40 à 30 matches dans les jambes, les joueurs n’auront qu’une vingtaine de matches.
Ce qui est très loin d’être suffisant pour un joueur d’un niveau acceptable’. A sa suite, c’est l’entraîneur du Duc, Karim Mané qui rue dans les brancards. ‘On est vraiment tombé des nues en apprenant cette nouvelle mesure des responsables de la Ligue pro’. Selon lui, ‘c’est une décision qui va faire baisser le niveau de notre championnat qui avait commencé à prendre de l’élan. Cette décision va même dévaloriser le titre de champion du Sénégal. Parce qu’au bout du compte, un problème de légitimité et de leadership va se poser. L’équipe qui remportera le titre de championnat ne pourra jamais dire que j’ai gagné tout le monde. Avec cette décision, notre championnat va perdre son aura’, a argumenté Karim Mané que nous avons joint, hier, par téléphone. Face à la ‘colère’ des techniciens, les membres de la Ligue professionnelle disent avoir les mains liées. ‘Devant l’impossible, nul n’est tenu’, a réagi le président de la Lsfp, Louis Lamotte. L’idéale, argue-t-il, ‘c’est de continuer à organiser un championnat en une poule unique. Mais…,’. Louis Lamotte ne terminera pas sa phrase.
A la place des mots, c’est la déception qui se lie à travers son visage. Après trois années d’expérimentation sans le soutien de l’Etat, Louis Lamotte et ses collègues de la Lsfp sont à bout de souffle. Ils ne peuvent plus faire face aux exigences du professionnalisme sans l’appui de l’Etat. ‘C’est avec le pincement au cœur’ qu’ils ont pris la décision de revoir leur copie : Passer d’une poule unique de 16 équipes à deux poules de huit équipes, chacune. ‘La formule unique que nous avons vécue l’année dernière a été très difficile pour les clubs et pour la Ligue pro. On a enregistré 80 millions de déficits’, a-t-il avancé. Et si on continue sans le soutien de l’Etat, on se retrouvera avec un déficit de 200 millions de déficits, voire plus. Pour éviter un surplus de dettes, nous avons préféré revoir la formule pour amoindrir les charges de l’organisation’, a expliqué Louis Lamotte. A l’Etat alors de jouer le jeu en apportant le soutien escompté au football sénégalais.
Mamanding Nicolas SONKO

Allo taxé

Guéguerres entre l’Etat et les opérateurs télécoms

orange-102-pays.JPGOuestafnews – La manne financière qu'engendre annuellement le secteur des télécommunications au Sénégal ne cesse d’aiguiser les appétits du gouvernement, souvent engagé dans des bras de fer, voire des contentieux avec les opérateurs d’un marché en plein boom.
A la tête de ce front gouvernemental pour un plus grand contrôle des retombées financières du secteur des télécoms, le président Abdoulaye Wade en personne, mais dont les décisions et annonces souvent subites et parfois contradictoires révèlent un manque de vision claire et une absence de stratégie de la part du gouvernement dans un domaine dont le potentiel est encore loin d’être exploité, selon plusieurs experts.
Dernière illustration de cette volonté gouvernementale de se frotter aux entreprises de télécommunications, la décision annoncée le 20 octobre 2011 de soumettre au parlement un projet de loi qui fixera désormais « la part de l’Etat à au moins 35% dans le capital de toutes les sociétés opérant dans le pays ». Une annonce qui reste moins polémique que les précédentes mais qui n’en suscite pas moins des réactions hostiles de la part de certaines franges de l’opinion.
Pour le président sénégalais « la licence d’exploitation d’un réseau de télécommunications, concédée à un moment donné de l’évolution de notre pays, entraine d’énormes bénéfices en faveur de l’exploitant », explique-t-il dans un communiqué du gouvernement.
Cette annonce survient alors que ne s’est pas encore dissipé le grand tollé suscité par l’intention du gouvernement de contrôler et de surtaxer les « appels entrants ». Cette initiative gouvernementale a suscité une réaction vigoureuse de la Société nationale de télécommunications du Sénégal (Sonatel) l’ancienne société publique aujourd’hui privatisée, qui s’y oppose vigoureusement.
Plus grande société du Sénégal en termes de chiffres d’affaires(562 milliards en 2009, et 312 milliards rien qu’au premier semestre 2011) la Sonatel est tombée entre les mains de France Télécom, qui de partenaire stratégique au moment de la privatisation a su bien manœuvrer pour en devenir très vite l’actionnaire principal.
« L’Etat ne voit pas sa part des revenus générés évoluer, malgré la croissance économique générale et l’augmentation rapide du nombre d’abonnés au téléphone », déplore le gouvernement dans son communiqué annonçant son intention de mieux se repositionner dans le secteur par une entrée dans le capital de toutes les entreprises de télécoms aujourd’hui au nombre de 3 dans le pays. A la Sonatel se sont ajoutées la soudanaise Sudatel qui vend les produits Expresso et la multinationale Millicom International Cellular propriétaire de la marque Tigo.
Les annonces de l’Etat, pour pertinentes qu’elles soient pour certains adeptes du « patriotisme économique », passent mal aux yeux de l’opinion publique, en raison des nombreux scandales et cas de corruption signalés au sein du gouvernement. Par ailleurs, les critiques ne manquent pas contre les « décisions intempestives » du gouvernement, qui relèvent selon certains observateurs d’un manque de vision.
« Cette énième gesticulation du chef de l’Etat est encore la preuve d’une absence totale de vision quant à la gestion du pays car, si c’est seulement maintenant qu’il se rend compte que la concession d’une licence d’exploitation d’un réseau de télécommunications entraine d’énormes bénéfices, bon réveil, monsieur le président », a ainsi commenté sur un ton railleurs le journal privé Sud quotidien.
Selon l’économiste Moubarack Lô, cité par le « L’observateur » (privé), une telle décision ne sied pas, l’essentiel pour le gouvernement étant de « négocier une renationalisation des infrastructures de télécoms, plutôt que de s’engager dans la voie d’entrer dans le capital des sociétés ».
Engagée dans une campagne médiatique acharnée et soutenue par des moyens financiers colossaux, la Sonatel ne laisse aucun répit à l’Etat, allant même parfois jusqu’à manipuler l’opinion publique en sa faveur, en usant de la fibre « consumériste ».
« L’Etat nous dit de facturer à 140 FCFA l’appel international fixe qui était de 64 FCFA et de lui donner les 76. Idem pour les portables, il veut qu’on les taxe à 141 FCFA et qu’on lui donne les 40 francs », expliquait le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Sonatel, Mohamed Aidara Diop cité dans un article sur Internet daté du 25 août 2011. Selon le syndicaliste, rallié à la direction de son entreprise, « l’Etat veut 150 % », alors que le trafic international connaît une baisse depuis deux ans.
Ces derniers soubresauts dans le secteur des télécoms sénégalais ne sont pas sans rappeler le vieux contentieux avec Millicom International (Tigo), lorsque l’Etat avait dénoncé en 2008 les conditions d’obtention de la licence de cette dernière société.
Millicom, deuxième opérateur à être entré dans le pays et qui ne dispose que d’une licence de téléphonie mobile, avait failli fermer suite à une décision du président sénégalais qui reprochait à cette compagnie d’exploiter « une licence de télécommunications, aux termes d'une concession en date du 3 juillet 1998 sans en avoir payé le prix, encore appelé droit d'entrée ».
Millicom avait acheté sa licence en 1998 à 100.000 dollars (47 millions FCFA au taux d’aujourd’hui) sous le régime du président socialiste Abdou Diouf. Mais selon la société, à l’époque où elle acquérait cette licence, les pratiques actuelles n’étaient pas en cours et on était loin des « licences » vendues à coup de plusieurs millions de dollars.
Le gouvernement avait sommé l’entreprise qui exploite la marque Tigo dans le pays, de verser 100 milliards de FCFA à l’Etat au risque de voir sa licence lui être retirée. Ce que l’entreprise américaine refusa catégoriquement proposant à la place une renégociation du contrat. Dans cette affaire qui était allé devant les centres d’arbitrage internationaux, l’Etat n’a pu obtenir gain de cause et il s’était au contraire attiré les foudres de certains membres du congrès américain, qui accusaient l’entourage présidentiel de corruption.
En 2009 une autre annonce du président Wade concernant le capital de la Sonatel avait fait grand bruit lorsqu’il a voulu céder plus de 9 % des parts de l’Etat (26,87% au total) au sein de Sonatel à France Telecom, ce qui allait faire de ce dernier, déjà détenteur de 42 %, l’actionnaire majoritaire. Devant la forte levée de boucliers des travailleurs de l’entreprise qui affirmaient craindre pour leurs emplois et étaient soutenus par plusieurs couches de la société sénégalaise. Le président Wade s’était ravisé et avait enterré sa décision.
En dépit de ces turbulences notées sur le marché, on annonce depuis plusieurs mois l’arrivée possible d’un 4ème opérateur dans le pays.
A l’instar du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, le Sénégal figure parmi les pays où une forte augmentation des abonnements au téléphone mobile est attendue. Pyramid Research, une entreprise basée aux Etats-Unis et spécialisée dans les nouvelles Technologies de l’information et de la communication (TIC), souligne dans un rapport publié en 2011 que le taux de pénétration du mobile passera au Sénégal de 65% à 93% en 2016.
Ouestaf News

Revue de presse Dakaroise

Revue de presse Dakaroise

grande-510476-651539.jpgLa politique domine dans la livraison des quotidiens sénégalais mardi, en rapport notamment avec les inquiétudes qui montent à quatre mois de la présidentielle 2012 et les soucis des candidats des différents camps politiques.
‘’Démocratie en péril au Sénégal ?’’, se demande Le Populaire qui relève que ‘’la violence politique menace la stabilité du pays’’, avant de faire remarquer que ‘’le pouvoir se radicalise’’ et ‘’l’opposition prône la loi du talion’’. Cependant, signale le journal, ‘’les imams et l’Eglise prêchent la paix’’.
Pour sa part, La Tribune rapporte les prédictions d’Arame Seck qui affirme qu’il y aura ‘’beaucoup de violences (politiques) mêmes’’. ‘’Il y aura des crimes à l’occasion de ces élections (la présidentielle 2012)’’, selon la voyante qui avance des verdicts pour cette compétition politique.
De son côté, Rewmi-Quotidien affirme également que ‘’face à la montée de l’insécurité, les ministres commencent à s’armer’’. Cependant, la surenchère et la violence politique font sortir de leur retraite des sages du pays, pour conjurer le mauvais sort.
‘’Quatre sapeurs pompiers pour sauver le Sénégal’’, signale L’Observateur qui présente l’ancien ministre Famara Ibrahima Sagna, l’ancien médiateur de la République Ousmane Camara, le communicateur traditionnel El Hadji Mansour Mbaye et le dignitaire khadre Cheikh Ousmane Diagne. Ces personnalités sont annoncées dans l’apaisement.
Au sein des états-majors politiques, majorité comme opposition plurielle, les soucis se font jour. Pour les opposants, deux voies se dégagent. Pour les réunir, les initiatives internes ne manquent pas.
‘’Le Pr Babacar Guèye a été choisi, par l’Initiative Bennoo Alternative 2012, pour présider le comité de sélection devant désigner le candidat de la coalition à la présidentielle de 2012’’, rapporte Sud-Quotidien.
Il s’agira, selon le journal, d’‘’un candidat dit de +l’unité et du rassemblement+ et devant porter le combat +de toutes les forces vives acquises aux conclusions des Assises Nationales+’’.
Le Pr Babacar Guèye a été nommé dimanche, signale Sud-Quotidien. M. Guèye est un des rédacteurs de la Constitution sénégalaise dont l’interprétation se fait avec récurrence, notamment sur la limitation des mandats présidentiels.
Aussi les soucis dans le camp de l’opposition vont-ils plus loin qu’ils n’apparaissent, parfois dans la même voie. Le Messager commente les observations de la socialiste Aïssata Tall Sall sur une candidature unique pour la coalition Benno Siggil Senegaal (BSS).
Le journal souligne que la mairesse de Podor (nord) a fait part de ses réserves sur un choix de Moustapha Niasse comme candidat unique à la place d’Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général du Parti socialiste.
Dans un entretien avec Le Quotidien, M. Dieng rectifie son ancien mentor. Abdou Diouf est sorti récemment de sa réserve sur les affaires politiques sénégalaises pour donner son opinion sur les charges du ministre d’Etat Karim Wade.
L’ancien président Diouf dit que ces responsabilités confiées au fils du chef de l’Etat lui rappelaient les siennes, sous le régime de Senghor. ‘’Les deux situations ne sont pas comparables’’, estime toutefois l’opposant Ousmane Tanor Dieng.
De son côté, Walfadjri indique ‘’pourquoi le président Wade ne plus reculer’’ dans la perspective de l’élection présidentielle du 26 février 2012.
‘’Même si certains de ses proches y pensent sérieusement, Me Wade ne peut en aucun cas reporter la présidentielle de 2012.D’abord parce que le temps ne s’y prête plus, mais ensuite il est plus que risqué de vouloir diriger un pays pendant deux ans sans aucune légitimité’’, soutient le journal.
Walf Grand-Place révèle que de "jeunes tidianes" s’opposent à ‘’tout +ndigueul+ électoral’’ de leurs marabouts. ‘’Sévère mise en garde contre les khalifes’’, écrit le quotidien qui signale que les protestataires se démarquent de l’opinion d’un marabout, assimilée à un soutien de politique.
‘’Litige foncier Serigne Mansour Sy/Aliko Dangote’’, situe L’Office en couverture avant de développer en pages intérieures, ‘’les vraies raisons du différend’’ entre le Khalife général des tidianes et l’homme d’affaires nigérian qui investit dans une cimenterie à Pout (région de Thiès).
Le Pays au Quotidien rend compte de ‘’couacs sur le pèlerinage à La Mecque’’, avec ‘’des pèlerins encore laissés en rade à l’aéroport de Dakar’’. ‘’Le voyagiste privé, Tabou, empoche 35 millions (de FCFA) et fait le mort’’, écrit le journal qui poursuit : ‘’Les convoyeurs (sont) cueillis par la gendarmerie’’.
SAB

25/10/2011

A quand un pont sur le fleuve gambie!?!

Traversée de la GAMBIE : Le petit bac de Farafigny chavire en plein nuit

 senegal

La catastrophe a été évité de justesse, à Bambadala où l’un des bacs qui assure la traversé du fleuve Gambie a chaviré sans faire de victimes. Ce qui pose encore la question de sécurité au bac de Farafigny.
Le deuxième bac qui assure la traversée du fleuve Gambie a chaviré dans la nuit de jeudi à vendredi, sans faire de victime. On ignore, pour l’instant les causes et les circonstances de cet accident qui aurait pu être catastrophique. Ce petit bac qui a été envoyé en renfort pour mettre fin aux longues files d’attente de camions et autres taxis brousse, avait assuré la navette entre les deux rives du fleuve, toute la journée de jeudi, avant de sombrer quelques heures plus tard, dans les eaux. Le moins que l’on puisse dire est que cet accident n’est pas en soit, une surprise vu l’état de vétusté avancée dans laquelle se trouvent les deux bacs. Ce qui pose encore la lancinante question de la sécurité des usagers sur ces tombeaux flottants.
Le petit bac marche actuellement, à reculons pour pouvoir accoster sur l’une ou l’autre rive du fleuve. «Il a chaviré avant-hier jeudi, alors qu’il avait travaillé jusqu’à 22 heures. Le lendemain matin, on l’a retrouvé dans l’eau. La catastrophe a été évitée de justesse car il aurait pu chavirer avec les véhicules et quelques passagers ! Il est urgent, pour l’Etat, de réfectionner le raccourci qui va de l’est de Vélingara à Koungheul pour ainsi aider les transporteurs sénégalais de passer par une voie de contournement de la Gambie», déclare Pape Touré, président de la gare routière de Ziguinchor.
Il s’insurge aussi, contre les tracasseries policières et les multiples désagréments que subissent les transporteurs et les passagers qui empruntent l’axe Sénoba-Keur Ayib. Le problème de la traversée a d’ailleurs, empiré depuis vendredi dernier, à Bambadala où un seul bac assure actuellement la liaison entre les deux rives du fleuve. «Nous rencontrons bien des problèmes au niveau du bac de Farafigny. Paradoxalement, chaque fois que nous tentons de trouver une solution au problème de la traversée de la Gambie, ce sont nos propres compatriotes chauffeurs et transporteurs qui nous mettent des bâtons dans les roues», ajoute Pape Touré.  
A quand un vrai pont sur le fleuve? Pour la sécurité et le désenclavement de la Casamance.                             
M. A. DIALLO

24/10/2011

Regain d'intérêt pour les écoles privées

Regain d'intérêt pour les écoles privées
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Au Sénégal, de plus en plus de parents d’élèves préfèrent inscrire leurs enfants dans les établissements privés. Grèves à répétition, manque de moyens, classes surchargées : le système public n’inspire plus confiance et n’est plus synonyme de qualité. A tel point, que 28% des élèves au lycée sont dans le privé. Même constat au niveau préscolaire, où le privé représente 49,60% des effectifs nationaux.
Bineta Diagne

Pouponnière d'Mbour en danger

Pour non-paiement de la facture d’électricité, la pouponnière «Vivre ensemble» bientôt coupé !
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Inquiets, les responsables de la pouponnière «Vivre ensemble» de Mbour le sont. Et pour cause, ils ont reçu un bon de coupure de la Sénélec qui menace de couper le courant de leur pouponnière qui compte 226 bébés dont 80% orphelins. Selon la Rfm, ce 22 octobre était le dernier délai. Le coordonnateur de la structure, Omar Gaye a saisi le préfet Alioune Badara Diop pour un prolongement du délai.
«Je crois que c’est la troisième fois que la Sénélec nous envoie un bon de coupure» a-t-il reconnu sur les ondes de la radio privée. Et d’ajouter: «les bébés ne sont pas fautifs, si on a un retard de paiement de quelques jours, on demande en général un délai. Mais quelque fois le délai qu’on nous conçoit est tellement court».
Pour Mr Gaye, les responsables de la société d’électricité doivent avoir un côté social vis-à-vis de cette pouponnière qui est la leur.
Papa Mamadou Diéry Diallo

Rififi à Manhattan

Achat d’un terrain à Manhattan par l’Etat du Sénégal: Vers un procès entre New York et les autorités sénégalaises
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L’Etat de New York a décidé de saisir temporairement un terrain qui appartiendrait aux autorités sénégalaises pour y apporter les travaux nécessaires afin d’éviter une catastrophe. Selon la Rfm qui a donné l’information, les américains ont tenté à maintes reprises de joindre le véritable propriétaire dudit terrain mais sans suite. La radio privée rapporte qu’ «un procès est en vue entre l’Etat de New York et le véritable propriétaire le 17 novembre prochain».
Une enquête a été même ouverte pour tirer cette affaire au clair. L’ancien Ministre Samuel Sarr est cité dans cette sombre histoire de terrain qui aurait couté au contribuable sénégalais 13 Milliards de FCFA.

23/10/2011

La cuisine Sénégalaise

La cuisine Sénégalaise : Art culinaire de l’Afrique de l’Ouest !
Une cuisine riche et variée qui séduit
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La cuisine fait partie intégrante de la culture sénégalaise. C’est pour cela qu’elle constitue une référence en Afrique de l’ouest avec de nombreux articles et ouvrages la concernant.
Le « Tieb bou djene » est l’emblème culinaire du Sénégal. C’est un plat à base de riz à la sauce tomate, le « Tieb bou khonkh » (riz rouge), de Mérou bronzé (Thioff), et de légumes divers et variés : carotte, choux blancs, oignons… On peut également préparer ce plat sans sauce tomate : le « Tieb bou weikh » (riz blanc, à ne pas confondre avec riz nature). Ce qui fait le charme de ces plats, ce sont surtout les produits typiques du pays tels que le Yet, (mollusque séché), l’Ignam, (plus couramment appelé Manioc), le Roff, (oignons, lauriers, ail pilés qui sert de garniture) le Nettetou (condiment composé de graines du Parkia biglobosa) etc…
En plus d’être riche et variée, la cuisine sénégalaise s’est aussi inspirée de la gastronomie de nombreux autres pays issus de l’Occident, d’Afrique du Nord ou du Portugal. Le bœuf étant assez coûteux, les plats sénégalais, principalement à base de riz (tieb), sont généralement accompagnés de poisson (Jen), de viande de mouton, ou de poulet (Guinar). Les ingrédients utilisés restent en majorité assez connus du public.
Voyager au Sénégal est aussi l’occasion d’enrichir ses connaissances culinaires. Un invité est toujours le bienvenu dans la cuisine sénégalaise pour y être initié. Il suffit simplement d’entrer dans la cuisine et de proposer son aide, une démarche très appréciée des maitresses de maisons !
Quand les célébrités se mettent à la cuisine sénégalaise...
Dans le livre « Sénégal : La cuisine de ma mère », Youssou N’Dour revient sur les saveurs, le rythme et les valeurs de son enfance passée au Sénégal. « L’ambiance du marché, les odeurs, les belles femmes : tout me plaisait. » écrit-il. Du Tieb bou djene, au Mafé, en passant par le mulet farci à la Saint-Louisienne, sa mère livre tout un tas de recettes qui mettent en éveil les papilles des lecteurs. Une invitation au régal !
D’autres, comme la journaliste gastronomique, Coumba Diop, ou l’écrivain Joséphine N’Diaye Haas, ont également repris de délicieuses recettes sénégalaises dans leurs ouvrages Cuisine du Sénégal, (Coumba Diop et Philippe Vaurès) et Cuisine Sénégalaise (Joséphine N’Diaye-Haas). « II a fallu tester toutes les recettes, les temps de cuisson pour que tout le monde puisse y arriver ! Car chez nous, on cuisine au feeling... », a confié Joséphine N’Diaye aux Éditions L’Harmattan.

22/10/2011

Le Petit Futé Sénégal 2012 vient d’arriver

Le Petit Futé SENEGAL 2012
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Le Sénégal est d’abord une terre africaine, donnant sur l’océan Atlantique, bordée par la Mauritanie au nord, le Mali à l’ouest, la Guinée et la Guinée-Bissau au sud, et étreignant la Gambie à l’exception de sa façade maritime. Un condensé d’Afrique qui révèle les identités de ce continent pluriel. Ici cohabitent sans heurts différentes ethnies et cultures : Wolofs, Sérères, Peuls, Diolas, Mandingues, Bassaris, Bediks, Manjaks, Maures… Pays mosaïque donc qui s’ouvre aussi sur le monde. « Aux confluents de l’Europe, de l’Afrique et des Amériques », déclare-t-on officiellement.
Du nord au sud, les paysages variés se succèdent. On y croise savane, baobabs géants, Sahel, dromadaires et éclaboussures de Sahara aux portes de Saint-Louis, entre mer et océan. On y voit des bergers nomades voyageant avec femmes, enfants et ustensiles, juchés sur des charrettes, au gré des pâturages pour leur bétail. Puis on y admire les fleuves Casamance et Gambie étendant leurs bras, serpentant au milieu d’une nature luxuriante nourrie à leur sève et faite de palétuviers, de palmiers, de fromagers, de cocotiers, de rôniers… alors que, quelques dizaines de kilomètres plus loin, des plages de sable blanc s’étalent à perte de vue. Ici, à en voir les yeux plissés de chacun, le soleil brille (presque) toute l’année. Plus encore dans l’est, Tambacounda, Kédougou. Un soleil qui sublime des scènes où la faune joue les premiers rôles : une biche peu farouche, s’attardant sur la fausse pudeur d’hippopotames refusant de sortir du bain, des chimpanzés espiègles se balançant dans une forêt, tout contre les contreforts du massif montagneux du Fouta-Djalon… Voir tout cela et tant d’autres. Et puis, loin de la campagne, court une jeunesse in, aussi « branchée » que celle de Paris, à environ 5 heures de vol. A Dakar, on pourra aussi bien tâter le pouls de la nuit que saluer Gorée, l’île-mémoire de la traite négrière. Et partout le voyageur entendra : « Dalal ak jamm ci Sénégal ! » la formule de bienvenue sénégalaise. « Demm len ak jamm ! », « Partez en paix ! »

21/10/2011

Dakar se rapproche de la Casamance

Dakar se rapproche de la Casamance
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À quelques mois de la présidentielle sénégalaise, le gouvernement multiplie les projets pour désenclaver la région de la Casamance. Avec des premiers pas concrets.
C’est toujours la même chose à Ziguinchor. Deux fois par semaine, le mercredi et le samedi, le brouhaha envahit les berges habituellement calmes du fleuve Casamance. Et la ville, tout à coup, revit… L’Aline Sitoé Diatta, le seul ferry qui la relie à Dakar, déverse son lot de commerçantes de retour de la capitale, de travailleurs ou d’étudiants venus rendre visite à la famille, ainsi que quelques touristes. Pour rien au monde Mamadou ne manquerait le rendez-vous. « C’est le seul moment où je peux gagner des clients », dit-il devant les deux tables de son minuscule restaurant, à deux pas de l’entrée du port. Les langoustes grillées qu’il propose ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Et les touristes sont bien trop rares.
Un espoir tout de même : bientôt, Mamadou pourra peut-être se permettre de ne pas être de chaque arrivée. Si tout se passe bien, dans un peu plus de un an, l’Aline Sitoé Diatta – un ferry moderne pouvant transporter cinq cents passagers, qui a pris la succession du Joola de sinistre mémoire – ne sera plus le seul lien maritime entre le chef-lieu casamançais et le reste du Sénégal. Le 29 septembre, la Corée du Sud a annoncé qu’elle allait financer la construction de deux navires qui assureront la desserte à partir de fin 2012.
« Un seul bateau ne suffit pas. Il ne permet pas aux commerçants de venir régulièrement à Dakar vendre leurs produits », explique un conseiller de Karim Wade, le ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Énergie, qui a signé la convention avec les Coréens. L’accord d’un montant de 27 milliards de F CFA (41 millions d’euros) devrait également permettre la construction, à Ziguinchor, d’un complexe frigorifique d’une capacité de 2 000 tonnes.
L’entrepreneur Pierre-Marie Coly se dit ravi. « C’était une attente de la population depuis longtemps. Avec le ferry actuel, le fret est quasi inexistant. Et puis, les prix sont inaccessibles. » Dans les locaux vétustes de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor, Jean-Pascal Ehemba, son président, est tout aussi enthousiaste. « C’est une excellente nouvelle pour l’économie de la Casamance », dit-il, notamment « parce qu’elle ne vient pas seule ». Depuis quelques jours, Sénégal Airlines propose en effet neuf rotations par semaine entre Dakar et Ziguinchor, avec un avion de quarante-huit places. Auparavant, un transporteur assurait bien des vols quotidiens, mais la place manquait dans son coucou capable d’embarquer tout au plus une dizaine de passagers.
Même Robert Sagna, l’ancien maire de Ziguinchor qui joue aujourd’hui un rôle central au sein de la coalition d’opposition, Benno Siggil Sénégal, applaudit : le désenclavement, rappelle-t-il, « c’est vital » pour la Casamance, sinistrée par trente ans de guerre larvée. Le taux de chômage y oscille entre 60 % et 80 % chez les jeunes, le tourisme est en état de mort clinique et l’agriculture a perdu son lustre d’antan. Or, sans développement économique, on ne viendra pas à bout de la rébellion, estime-t-on au gouvernement.
Promesses
Lors de l’inauguration de la nouvelle ligne aérienne, en août, Karim Wade a d’ailleurs multiplié les promesses : construction d’un aéroport international et d’une route digne de ce nom contournant la Gambie, réhabilitation du pont Émile-Badiane, véritable cordon ombilical qui relie Ziguinchor au nord de la Casamance, si vétuste que les autorités ont dû imposer des restrictions à la circulation des poids lourds… Il a également rappelé que le projet de pont sur le fleuve Gambie restait « une priorité », même si ce vieux rêve est entravé par les réticences de Banjul.
Autant d’annonces qui tombent à point nommé à cinq mois de la présidentielle, ironisent des opposants. Ils rappellent que la Casamance est certes un bastion du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade, mais un bastion menacé qui pourrait basculer dans les prochains mois. « Ce régime nous a habitués à des promesses. Cela fait onze ans qu’on nous parle du désenclavement de la Casamance et qu’on ne voit rien. J’espère que ce ne sont pas des effets d’annonce », alerte Robert Sagna.
Jeuneafrique.com/Rémi Carayol

Film: Le Joola

Retour sur la Projection du film "Le Joola: L'ancre du souvenir"
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Le centre culturel de Thiès a servi de cadre ce mercredi 19 octobre au deuxième lancement du film "Le Joola: l'ancre du souvenir", une réalisation de Pape Moctar Sellane et du producteur Abdou Karim Ndiaye.
L'emotion se faisait sentir ce mercredi dans la salle du centre culturel de Thiès, lors du lancement du film  " Le Joola: l'ancre du souvenir" réalisé par le journaliste Pape Mactar Sellane et produit par son confrère Abdou Karim Ndiaye. Le film plonge au fond du drame, avec les images inédites de l'épave sous l'eau, notamment des images de la plongée effectuée par les membres de l'Océanium de Dakar. Avec l'intervention de différents acteurs concernés par ce naufrage notamment quelques autorités mises en cause, tel Youba Sambou, alors ministre des Transports, des avocats, des parents de victimes et des rescapés.  
Plusieurs questions soulevés: le drame en question, l'echec des secours, le renflouage de l'épave qui n'est toujours pas effectif, la bataille judiciaire, les pupilles de la nation, les conditions de vie dans lesquelles évoluent les familles de victimes, l'absence d'un mémorial et la crise casamançaise, qui à certains égards serait liée, selon le réalisateur, au naufrage du bateau.  Pape Moctar Sellane révéle que le tournage et la réalisation du film ont duré deux ans et six mois: " depuis deux ans je travaille sur le dossier concernant la documentation, les recherches et la prise de contact avec les personnes qui devaient prendre part à ce film, les six mois ont été destinés à la phase réalisation c'est à dire tout ce qui touche à l'aspect technique".
Un film réalisé selon ce dernier dans le but de voir les Sénégalais retenir ce drame dans leurs memoires,  pour  qu'il ne soit pas jeté aux oubliettes, a-t-il ajouté.

Tout le contraire de l'Etat, dira le réalisateur, convaincu que le président de la République ne voudrait plutôt pas que la vérité sur le naufrage soit connue. En effet d'après Pape Moctar Sellane, au lendemain du drame, quand le président est descendu de son avion, il avait parlé d'une responsabilité de l'Etat du Senegal, et tout de suite aprés il a soulevé la question de l'indemnisation des familles de victimes, il n'a pas parlé de justice, ni de la prise en charge des réscapés et des orphelins du Joola, encore moins du renflouage, il a tout simplement parlé d'une indemnisation, ce qui a bouleversé les gens, si l'on sait qu'ils ne se consacraient plus à lutte pour que justice soit faite; et les coupables punis mais plutot au partage de l'argent".
Quant à la projection du film dans les autres régions du Sénégal, Pape Moctar Sellane a fait savoir que si les responsables des centres culturels des autres régions les sollicitent comme l'ont fait ceux de Thiès, ils seront à leur disposition.
Suite à la projection, beaucoup d'intervenants en l’occurrence des réalisateurs, des éducateurs et des journalistes, ont pris la parole pour s'exprimer sur la question. Tous ont abordé dans le même sens à savoir, eveiller les populations à adopter une certaine conscience citoyenne pour que ce genre d'événement ne puisse jamais se reproduire à l'avenir. Car de leur avis il y a d'un coté la responsabilité de l'Etat qui est indéniable, et de l'autre les mauvaises habitudes des Sénégalais en l'occurence la surcharge dans les transports.
Mariama Diaw
Thiesvision.com

vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=uipEBF5YPf4&feature=player_embedded

2 ans de prison pour un opposant

Un opposant condamné à 2 ans ferme pour menace de mort à magistrat
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Un opposant sénégalais, accusé de menace de mort et outrage à magistrat pour avoir dénoncé le silence de juges sur la candidature du président Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012, a été condamné jeudi à deux ans de prison ferme par un tribunal de Dakar.
Le tribunal déclare le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés et le condamne à deux ans d'emprisonnement, indique le jugement à l'encontre de cet opposant, Malick Noël Seck, lu par le président du tribunal des flagrants délits.
Malick Noël Seck est secrétaire général de Convergence socialiste, un mouvement affilié au Parti socialiste sénégalais (PS, opposition).
Il lui est reproché d'avoir menacé et outragé le Conseil constitutionnel dans sa lettre ouverte, remise le 10 octobre au siège de l'institution. Il y dénonçait le silence des cinq magistrats du Conseil sur la candidature de M. Wade à l'élection présidentielle, la jugeant immorale.
Nous sommes venus vous rappeler aujourd'hui le serment tacite que vous avez fait au peuple sénégalais en tant que membres du Conseil constitutionnel, il nous semble aujourd'hui que vous avez manqué à vos engagements et à votre parole, écrivait-il dans cette lettre dont l'AFP a reçu copie.
Wade doit tomber, l'honneur du Sénégal l'exige! Nous sommes venus chez vous manifester nos ressentiments et vous désigner comme les responsables de nos souffrances quotidiennes. (...) Demain, lorsque la parole sera à la rue, nous reviendrons plus nombreux afin que vous nous rendiez des comptes, ajoutait-il.
Le Conseil constitutionnel doit décider en janvier de la validité des candidatures à la présidentielle, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012, qu'il aura reçues.
Abdoulaye Wade, 85 ans, a été élu en 2000 puis réélu en 2007 et a annoncé en 2009 qu'il se représenterait pour un nouveau mandat, après avoir dit le contraire deux ans plus tôt. Dans un récent entretien à un quotidien sénégalais, il a réaffirmé qu'il serait bel et bien candidat et allait terrasser ses opposants dès le premier tour.
L'opposition et des organisations de la société civile ont récemment exigé qu'il annonce fin octobre le retrait de sa candidature qu'ils jugent anticonstitutionnelle, menaçant de multiplier les manifestations de rue pour le forcer à ne pas se représenter.
AFP

Diambars perd deux entraîneurs

Diambars perd deux entraîneurs
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L’équipe de Diambars qui vient d’accéder en ligue 1 sénégalaise a perdu dans la foulée deux membres de son staff technique, Abdoul Salam Lam et Malick Daff.
Le premier nommé qui était en place depuis neuf ans, va diriger l’US Ouakam, champion du Sénégal 2011 et mettre son expérience à la disposition des ‘’Rouge-Blanc’’ qui rêvent de phase des poules pour la Ligue africaine des champions.
Quant à Malick Daf qui est arrivé au centre de formation basé à Saly Portudal depuis trois ans seulement, il a rejoint son ancien, le Port autonome de Dakar qui cherche à remonter en ligue 1.
Pour le président des Diambars, Saer Seck, ces départs seront bénéfiques pour sa structure et le football sénégalais à court terme.
Il prévoit dans quelques années le retour de ces deux techniciens qui auront acquis de nouvelles expériences.
StarAfrica.com

La Lamantin de Saly renaît de ses cendres

le Lamantin Beach Resort a été rénové
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Le Lamantin Beach Resort & Spa situé à Saly au bord d’une longue et grande plage de sable a été entièrement rénové.
Il propose 145 chambres réparties dans un jardin aux essences variées. Spacieuses, elles sont toutes inspirées de l’art africain et tous les éléments sont fabriqués par des artisans du Sénégal. De nombreux éléments et matériaux locaux ont été intégrés comme les briques en latérite, le pagne tissé ou les bois locaux. Entre la marina et la plage ont été crées de nombreux lieux de convivialité à l’ombre des cocotiers : bars, restaurants, boutique. Les trois restaurants de l’établissement offrent une cuisine variée. Et le spa propose des soins et des cures innovantes. En France, le Lamantin est programmé par Thomas Cook, Starter, TUI, Nouvelles Frontières, STI, Aerosun, Voyamar et Look.

20/10/2011

Saly, paradis des vieux Français

Bridge et cocktail dansant : Saly, paradis des vieux français
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De longues plages de sable fin, des palmiers, un océan Atlantique calme, de belles piscines, des jet-skis, des gentils organisateurs musclés et des cocktails mangue-goyave. Saly, la plus grande station balnéaire d'Afrique de l'Ouest, est située à moins de 100 km au sud de Dakar, la capitale sénégalaise.
Familles, couples, bandes de copains (français à 98%) raffolent de cette destination bon marché. Mais hors période de vacances scolaires, c'est le troisième âge qui remplit la moitié des chambres. Leur saison va démarrer début novembre, après les vacances de la Toussaint.
Eux restent pour de longs séjours – trois à quatre semaines en moyenne – contre une semaine pour les autres catégories de touristes. A Saly, on trouve de tout pour le confort et la santé : médecins, pharmacies, laboratoires d'analyse, assureurs, tabacs, supermarchés, boulangeries ou encore opticiens. De quoi rassurer.
Les complexes hôteliers aussi s'adaptent à la demande. Après le déjeuner, les animateurs proposent donc notamment des « jeux d'esprit », comme le Scrabble, les jeux d'échec et les jeux de cartes. Avant le dîner, l'apéro-cocktail se déguste sur des standards de jazz, parfois en live, avec des orchestres de... retraités, invités à passer des vacances ici tout frais payés. Après le dîner, l'orchestre joue à la demande les succès des années 60.
Mais tous les retraités ne viennent pas là uniquement pour jouer aux petits chevaux entre deux baignades. Fabienne David, attachée de direction au Domaine de Nianing, explique :
« Nos équipes d'animation leur proposent aussi des cours de tennis, de foot, de planche à voile ou de water-polo. Nous avons pas mal de jeunes retraités, qui ont environ 55 ans, et qui sont en pleine forme physique. »
Dans ce village vacances, la direction fait régulièrement venir des animateurs de France, en partenariat avec un tour opérateur. Les plus prisés ? Les profs de bridge, de danses de salon, de pétanque, de yoga et de danse country, « en vogue chez les jeunes retraités ». « Les animateurs viennent pour une semaine et organisent deux fois par jour des cours et des tournois », ajoute Fabienne David.
Le troisième âge, cœur de cible
Mais tours opérateurs et hôtels n'affichent pas forcément leur prisme cheveux blancs, comme l'indique Sylvain Alexandre, responsable au Sénégal pour Jet Tours et Thomas Cook :
« Il n'y a pas de communication particulière pour les retraités mais c'est vrai que quand il y a des promotions pour des séjours de quinze jours-trois semaines, le cœur de cible est bien le troisième âge. »
Même discours à l'agence Sénégambie, où on propose seulement « des circuits culturels plus reposants, comme aller à Saint-Louis ou dans le Saloum », indique Youssouf Diallo, un collaborateur. Reste qu'au Sénégal, les retraités sont aussi les plus fidèles des touristes. Fabienne David précise :
« Beaucoup se sont faits des amis en vacances ici, alors ils reviennent ensemble, pour retrouver une atmosphère familiale, avec les mêmes équipes au bar, au restaurant. Et puis il y a les cadres supérieurs qui venaient en famille avant et qui viennent désormais en couple. Ils reviennent tant qu'ils sont capable de prendre l'avion. »
Moustapha Kane, secrétaire général du Syndicat patronal de l'industrie hôtelière, le confirme.
« Les retraités reviennent plusieurs fois par an, et finissent souvent par acheter une résidence dans le coin. »
Et là, c'est une autre démarche, qui semble bien fonctionner à Saly.
Sur les rues sablonneuses de la station balnéaire, boutiques d'artisanat et agences immobilières jouent des coudes.
Aurélie Fontaine

Croissance basse tension...

Croissance ralentie par les coupures de courant en 2011
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La croissance de l'économie sénégalaise a été ralentie en 2011 par les coupures de courant mais le redressement en vue dans le secteur de l'électricité devrait valoir au pays des points de croissance en 2012, a affirmé mercredi le Fonds monétaire international (FMI).
Après un redressement en 2010, l'économie sénégalaise a connu en 2011 un ralentissement attribuable à la persistance des délestages (coupures) de courant, indique le FMI dans une déclaration transmise à l'AFP.
Toutefois, sous l'hypothèse d'une poursuite de la récente amélioration de la situation dans le secteur électrique, la croissance du PIB (produit intérieur brut) devrait s'établir à 4% en 2011 contre 5,1% en 2010, ajoute l'institution.
La prévision de croissance pour 2012 s'établit à 4,4%, selon la même source.
Cette croissance devrait être soutenue par la forte augmentation de l'investissement public, avec en particulier la poursuite de la mise en oeuvre des travaux de l'autoroute à péage et du plan Takkal, poursuit le communiqué, publié à l'issue d'une mission du FMI de deux semaines dans le pays.
L'autoroute à péage doit relier Dakar aux banlieues. Takkal (redémarrer les machines en langue wolof) est un plan mis en place par le gouvernement pour financer le secteur de l'électricité dont le manque de ressources provoque les coupures de courant à l'origine de manifestations dans tout le pays.
La mission du FMI a conclu que tous les critères d'évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme (signé avec le Sénégal) à fin juin 2011 ont été atteints, reflétant une gestion prudente des finances publiques.
Dakar avait signé en octobre 2010 avec le FMI un accord de trois ans pour être conseillé sur sa politique économique à travers l'Instrument de soutien à la politique économique (ISPE), réservé aux pays à faibles revenus souhaitant avoir le soutien de l'institution sans recevoir d'aide financière.
AFP