30/11/2011

Incendie à Saly

Encore et toujours l'inconscience de jardiniers...toujours est-il que cet après-midi les résidences du port de Saly, "studios" côté brousse, quelques cases des résidences des orangers et le complexe  de résidence La Mangrove ont brûlé!

IMG_6070.JPG

Quelques mois à peine après l'incendie qui brûla le Lamantin et plus de 80 villas des résidences du port, le scénario se répète à 15 jours de la réouverture du Lamantin. Vers 14h, le feu a été bouté par des jardiniers alors que le vent soufflait assez fort. Est arrivé ce scénario catastrophe à répétition: les brindilles ont été transportées de toits en toits et ce sont des dizaines et des dizaines de cases qui viennent d'être réduites en cendres en moins de 2 heures.

J'essaierai de revenir demain sur cette nouvelle péripétie déplorable et lamentable des incendies à Saly. Mais, tant qu'il n'y aura pas une éducation des jardiniers, que les toits en paille ne seront pas bannis, que les sapeurs pompiers n'auront pas de formation...et d'eau...voici malheureusement un scénario qui se répétera. Il n'y aurait pas de blessés, ce qui est, malgré tout le plus important. Mais, toutes les scènes de sauve qui peut, de solidarité, de vols que l'on a connues en janvier viennent de se répéter ce 30 novembre

25/11/2011

100 nouveaux collèges US au Sénégal

Les Etats-Unis vont construire 100 collèges au SENEGAL

3f46ftdk.jpgLes Etats-Unis ont décidé d’octroyer 43 milliards de F Cfa pour la construction de 100 collèges d’enseignement moyen (Cem) sur l’ensemble du territoire national.
L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal, Lewis Lukens et le ministre de l’Education, ont inauguré les collèges modernes de Ndidny (département de Diourbel) et de Mbour 7 (département de Mbour). La construction de ces 2 collèges entre dans le cadre d’un vaste programme de construction d’infrastructures scolaires au Sénégal. Au total, 100 collèges d’enseignement moyen (Cem) seront construits sur l’ensemble du territoire national. Ils seront entièrement financés par le gouvernement américain, à travers l’Agence américaine pour le développement internationale (Usaid) à  hauteur de 43 milliards de F Cfa. A ces collèges matching (programme de remboursement à coût fixe), s’ajoutent  d’autres axes d’intervention du gouvernement américain. Entre autres, la réhabilitation de plusieurs salles de classe, l’octroi de manuels et de matériels pédagogiques, la formation des enseignants et des comités de gestion. A Ndindy, une localité où le taux brut de scolarisation(Tbs) reste l’un des plus faibles, les autorités locales et les populations ont exprimé leur satisfaction. Le président du conseil rural, Cheikh Seck a remercié le gouvernement américain pour son « soutien sans relâche » au système éducatif sénégalais, non sans demander le bitumage du tronçon Diourbel-Ndindy long de 25 km et la création d’un lycée dans la communauté rurale. A Mbour également, les populations ont soumis des doléances au ministre Kalidou Diallo qui a promis d’apporter des solutions dans le court terme. Dans son allocution, l’ambassadeur des Usa a renouvelé l’engagement du gouvernement américain à accompagner l’Etat du Sénégal dans sa politique d’éducation. Son excellence Levis Lukens a apprécié les efforts du Sénégal en matière d’éducation.
Pape Coly NGOME

24/11/2011

On nous cache tout, on nous dit rien...

Voici le montant du salaire d’Abdoulaye Wade

calb33281274952_1670142_jpg.jpgLe président de la République, Me Abdoulaye Wade ne gagne pas plus de 568.000 francs CFA par mois. Mais il faut savoir que c’est à titre officieux puisqu’en sus de ce montant qui peut paraitre dérisoire pour toutes les tâches auxquelles doit s’atteler un chef d’Etat, d’autres fonds sont alloués budgétairement à la présidence, dont les montants restent secrets. C’est la révélation faite par le site Slate Afrique visité par Leral.net.
Dans un article signé Sabine Cessou, il y est bien mentionné que « dans une enquête sur les caisses noires des présidents africains, le magazine Managers évoqué en juin dernier une réserve colossale de 60 milliards de francs CFA (91 millions d’euros) à la présidence sénégalaise. » des fonds qui ne serviraient qu’à entretenir une clientèle politique. Ou pour assurer à ses invités le billet de retour.
Abdou Khadre Cissé/Leral.net

Wade aux élections ou pas?

Vive polémique au Sénégal sur la recevabilité de la candidature de Wade à la présidentielle de 2012

Wade 2.JPGA l'approche de l'élection présidentielle du 26 février 2012, une vive polémique enfle au Sénégal sur la recevabilité de la candidature du chef de l'Etat sortant, Abdoulaye Wade, pour un nouveau mandat.
Elu en mars 2000 pour 7 ans, une révision de la Constitution en 2001 fixe à cinq ans le mandat du chef de l'Etat, renouvelable une seule fois.
Après sa réélection en 2007, une nouvelle révision constitutionnelle réintroduit le septennat.
Le président Wade, 85 ans, a été le premier à faire part de sa volonté de briguer un nouveau mandat en février 2012, promettant de "terrasser" ses opposants "dès le premier tour" avec un score supérieur à 2007, lorsqu'il a été réélu avec plus de 54 %.
Cette candidature est toutefois vivement contestée par les partis de l'opposition, la société civile et des constitutionnalistes qui avancent une limitation à deux du nombre de mandats dans la Constitution de 2001.
Des manifestations ont eu lieu dernièrement dans plusieurs régions du pays et le "Mouvement du 23 juin" est né dans la foulée pour mener le combat contre cette candidature du président sortant.
A quelques semaines du début de dépô t des candidatures pour ce scrutin, les partis de la mouvance présidentielle ont décidé de porter le combat sur le front du droit, en conviant à Dakar d'éminents constitutionnalistes étrangers pour un séminaire sur la recevabilité de la candidature de leur dirigeant.
Le constat est sans appel: La recevabilité de cette candidature ne souffre d'aucune ambiguïté sur le plan juridique et du droit, car de l'avis de ces constitutionnalistes, le décompte du nombre des mandats présidentiels commence en 2007, et non en 2000, selon le principe de la non-rétroactivité de la loi.
"Seule l'élection de 2007 doit être prise en considération dans le décompte des renouvellements du mandat présidentiel, puisque cette élection s'est faite sous l'empire de la Constitution du 22 janvier 2001, qui limite le nombre desdits mandats", a tranché Charles Zorgbibé, professeur agrégé de droit public à la Sorbonne.
"Cette interprétation est la seule logique. Selon le socle commun de toutes les démocraties de type démocratie libérale fondées sur le respect de l'Etat de droit, une nouvelle disposition dispose pour l'avenir, mais n'a pas d'effet rétroactif", argue-t-il, estimant en conséquence que la recevabilité de la candidature du président Wade "semble évidente".
Selon Michel de Guillenchmidt, professeur émérite et doyen honoraire de l'université Paris Descartes qui présidait les travaux, les échanges au séminaire "ont montré un large consensus pour conclure que la candidature de Me Abdoulaye Wade à la prochaine élection présidentielle est évidemment recevable".
Pour lui, la candidature de Me Wade "doit être admise, car elle s'appuie sur des arguments juridiques forts".
Même minoritaires, les opposants à cette candidature, dans le cercle des constitutionnalistes conviés à ce séminaire, ont tenu à faire entendre leur voix, au grand dam du parti au pouvoir et de ses partisans.
L'ancien ministre de la Justice, Seydou Madani Sy, a jeté un pavé dans la mare en soutenant que Me Wade "ne peut pas se porter candidat pour un autre mandat de président de la République du Sénégal parce qu'ayant déjà exercé deux mandats comme le limite la Constitution".
"Le président de la République a été élu en 2000 et la nouvelle Constitution de 2001 considérait son premier mandat en cours comme le premier de la série de deux mandats qu'il ne peut dépasser", a analysé M. Sy, qui est le premier professeur sénégalais agrégé en droit public, ajoutant que "c'est le premier mandat du président élu en 2000 qui entre en ligne de compte dans le décompte des mandats qui lui sont applicables" et qui fait qu'en 2007, Me Wade briguait son deuxième mandat de président du Sénégal.
Pour trancher le débat, certains proposent de recourir à un référendum
"Le seul moyen de faire arbitrer cette question est de retourner à la source, c'est-à-dire, par élection faire arbitrer le débat par le peuple souverain", a préconisé le Pr Jean Yves de Carra, de la faculté de droit de l'université Paris Descartes.
Les partisans de Me Wade ne cachent pas leur satisfaction des conclusions de ce séminaire, mais disent attendre désormais le verdict du Conseil constitutionnel, le seul habilité à valider les candidatures à l'élection présidentielle.
A l'issue du séminaire, le Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye a déclaré qu'"il faut maintenant accepter la vérité. La vérité, c'est que la recevabilité de la candidature de Wade ne souffre d'aucun doute".
"Laissons maintenant le soin aux juges constitutionnels de trancher le débat", a affirmé M. Nidaye, qui a été désigné par le président sortant son directeur de campagne pour cette élection.
En attendant la sentence de ces juges, la polémique continue d'enfler et les partis de l'opposition ne sont pas prêts à lâcher du lest.
Après avoir fait campagne dans plusieurs capitales contre cette candidature, ils ont averti qu'ils feraient descendre leurs partisans dans la rue si elle était entérinée par le Conseil constitutionnel.
MAP

23/11/2011

Vacances au Sénégal

Sénégal: l'Ile de Gorée pour l’histoire, Mbour pour le dépaysement et Saly pour la plage et le Lac Rose.

drapeau_senegal.jpgJadis meurtrie par l’histoire, la côte Sénégalaise affiche aujourd’hui les couleurs de la vie. De là partirent des milliers d’hommes menés en esclavage… Entre Dakar à Saly, le passé colonial se mêle à la chaude ambiance africaine. Un souvenir qui teinte de mélancolie la beauté des côtes et l’effervescence bigarrée des villages.
Moins de 20 minutes séparent Gorée de Dakar. Et c’est dans un joyeux tintamarre que le ferry déverse, plusieurs fois par jour, son flot de touristes pour quelques heures de calme et de méditation sur cette île au charme authentique. Ils sont immédiatement pris d’assaut par une meute de jeunes sénégalaises aux sourires irrésistibles qui se sont affublées pour l’occasion de prénoms d’artistes à la française. « Je m’appelle Vanessa ! Tu viens me voir dans ma boutique tout à l’heure ? »… Difficile dans cette ambiance d’imaginer d’autres flux, quelques siècles en arrière, quand Gorée se livre au trafic des esclaves… L’île, pour son malheur, se prête au mouillage des bateaux bien mieux qu’ailleurs sur la côte où une barre empêche le débarquement des chaloupes. Et si les vents sont favorables, on touche alors les côtes caraïbes en une vingtaine de jours tout au plus… Des atouts qui scellent un destin funeste. C’est ainsi que Gorée passe successivement aux mains des Hollandais, des Anglais et des Français qui en font un refuge pour les négriers et une prison pour leurs victimes pendant plus de trois siècles.
Les siècles de traite négrière ont marqué l’île de Gorée
Chacun se doit de visiter d’abord la Maison des esclaves, témoin de cette époque peu glorieuse, qui conserve encore la poignante réalité de moments appartenant à l’histoire universelle. Construite dans les dernières années du XVIIIe siècle par une signare, Anne Pépin, une de ces riches métisses s’étant attiré les faveurs des Européens, elle servait à la fois, au niveau du sol, de cachots pour les esclaves avant leur grande traversée sans retour, et, à l’étage, de résidence pour les maîtres. Cruelle cohabitation.
A la pointe de l’île, l’impressionnant fort d’Estrées défendu par ses canons a été transformé en musée historique, avec force documents et objets datant de l’époque coloniale.Si ce premier site d’Afrique de l’Ouest, classé au Patrimoine mondial par l’Unesco, a su préserver les vestiges de cette histoire qui dura des siècles, il a aussi gardé son charme d’antan.
C’est tout le paradoxe de ce lieu de mémoire, de pèlerinage et de tourisme à la fois. Une  dualité présente dans la beauté du site naturel avec ses forts et ses maisons aux crépis mêlant leurs camaïeux de vieux roses au bleu de la mer. Le long des ruelles étroites et paisibles, les bougainvilliers s’accrochent aux façades et derrière les porches entr’ouverts, on devine l’exubérance végétale des jardins s’ouvrant sous des vérandas à colonnes. Dans les sous-sols pourtant, les esclaves s’entassaient jadis avant d’être embarqués pour les Amériques…
Le retour de pêche à Mbour, un spectacle haut en couleur
Changement radical d’ambiance  sur la Petite Côte, à Mbour, 90 km au sud de la capitale. En fin de journée, dans la lumière déclinante, l’animation est à son comble sur le port de pêche, deuxième du pays. Les barques lourdement chargées s’approchent du bord pendant que les chariots, tirés par des chevaux à moitié submergés dans l’eau, viennent les décharger. On dirait le retour d’une pêche miraculeuse.  En fait de port c’est une plage où une foule bigarrée d’hommes et de femmes piétine dans le sable à l’arrivée des dizaines de pirogues. Il faut se faufiler entre les séchoirs à poissons qui longent la plage et les étals déjà approvisionnés, dans une odeur si forte que le cœur chavire, le temps de s’habituer.
Chaque jour, la ville entière est ici affairée à l’heure où arrivent les pêcheurs. Avec, installé pêle-mêle sur le sable, le marché aux poissons. Les transactions vont bon train entre les femmes aux boubous chatoyants, aux coiffes nouées sur la tête. Pas de temps à perdre vue la concurrence des étals. C’est à celle qui vendra la première ses mulets, ses dorades, ses rougets ou ses bars. Dans ce tohu-bohu, les touristes n’ont pas vraiment la cote. Il faut être discrets et gare aux photographes car ici on refuse de  prendre la pose.
Saly Portudal, un petit paradis légèrement ternie par l’image du tourisme sexuel
 C’est à 20 minutes en voiture en longeant la côte que les touristes rejoignent ensuite leur destination fétiche au Sénégal : Saly Portudal. Un petit paradis de sable doré sous les cocotiers dans une baie protégée du vent, des marées faibles, une eau toute l’année au-dessus de 20°… de quoi se remettre de tous les stress accumulés.
Les hôtels donnant sur la plage proposent, pour la plupart, toutes sortes d’excursions : pêche en mer, balades en 4X4 dans la brousse, découverte des réserves naturelles ou du Lac Rose.  Sans oublier l’émotion qu’on ressent en découvrant les étendues de baobabs, ces immenses sculptures à la peau d’éléphant dont les branches telles des griffes portent des feuilles minuscules. On dirait presque des êtres vivants.
 La beauté de la côte est incontestable, la gentillesse des gens proverbiale, mais attention:  « cette description idyllique ne doit pas cacher que le tourisme sexuel a pris de l’ampleur depuis quelques années, malgré la vigilance des autorités et des associations de défense de l’enfance ». A  cet égard, le « Guide du Routard » a mis ses lecteurs en garde contre les abus qui ternissent quelque peu l’image de charme de cette station.
Catherine Gary

Air France exploite une rotation quotidienne sur Dakar en Boeing 777
5 h 40 de vol. Départ CDG Terminal 2E.

Prix : à partir de 649€ TTC A/R
www.airfrance.com
Préparer son voyage
Formalités : passeport en cours de validité. Pas besoin de visa
Aucun vaccin n’est obligatoire mais emportez votre carnet de vaccinations.
Ambassade du Sénégal
14, av. Robert Schumann, 75007 Paris
Tél. : 01 47 05 39 45
www.ambasseneparis
Hébergement
Coup de cœur : Hôtel Palm Beach de Framissima
L’un des fleurons de Saly s’ouvrant sur la plage, entièrement réaménagé. Entre paysages de brousse, étendues de baobabs et villages de pêcheurs. Spa, équipements sportifs, proximité du golf. Possibilités de pêche en mer et d’excursions à Gorée, dans la brousse et au Lac Rose.
A partir de 995 euros TTC, les 7 nuits, le vol A/R, l’hébergement et la formule tout compris.
www.fram.fr
Gastronomie
Les saveurs de l’Afrique du Nord et du  Portugal se sont mêlées à celles de l’Afrique de l’Ouest. Le riz, le mil, l’arachide et le manioc en sont les éléments de base. Le poisson est abondant sur les côtes. En particulier le thiof ou mérou bronzé à la chair fine et ferme. Le tiéboudienne, plat national,  mélange de riz, poissons et  légumes, se cuisine de différentes façons : le "tieb khonhe", à la sauce tomate et le "tieb wekh", sans tomate. Le poulet remplace souvent les autres viandes. A déguster le yassa, plat typique, à base de poulet grillé mariné dans une sauce aux oignons et au citron. Egalement, le riz yolf ou tiebou yape, un plat de légumes et/ou viande mijotés dans une sauce à l'huile et aux tomates.
L'arachide, cultivée partout, entre dans la composition du mafé et du domanah,  toujours à base de viande ou de légumes. Le bassi-salété ("couscous" sur certains menus),  semoule de mil, de légumes et de viandes, est servi en général le soir ou pour les grandes occasions.

Lire
Sénégal et Gambie
Bibliothèque du Voyageur
Editions Gallimard
Prix : 27, 90 euros
Sénégal 2012
Le guide du Routard
Dans toutes les librairies
Catherine Gary (http://www.lindigo-mag.com/Senegal-l-Ile-de-Goree-pour-l-...)

22/11/2011

Wade: bon pour un 3ème mandat

le président Wade peut légalement briguer un mandat en 2012

ALeqM5jpB_bOoFL8KrV7-wPI1PUB0DUf2g.jpgLe président sénégalais Abdoulaye Wade peut légalement briguer un nouveau mandat à l'élection présidentielle de 2012, ont estimé lundi plusieurs juristes africains, européens et américains réunis à Dakar au cours d'un séminaire international.
"Nous n'avons aucun doute sur la recevabilité de la candidature" de M. Wade, a déclaré à l'ouverture des travaux le Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye, avocat de profession.
"La rééligibilité (de M. Wade) ne pose aucun problème d'un point de vue juridique. Manifestement, le constituant (sénégalais) a voulu exclure le mandat 2000-2007" dans le décompte, a affirmé Moustapha Sourang, ancien ministre sénégalais de la Justice et professeur agrégé de droit public.
Abdoulaye Wade, 85 ans, a été élu président une première fois en 2000 pour sept ans, puis réélu en 2007 pour cinq ans après une modification de la Constitution instituant un quinquennat renouvelable une fois. En 2008, le mandat présidentiel de sept ans renouvelable une fois a été re-institué.
En août, lors d'un forum organisé par une coalition de l'opposition et de la société civile qui exhorte M. Wade à ne pas se représenter, des spécialistes de droit constitutionnel avaient estimé que le président n'était pas autorisé par la Constitution à briguer un nouveau mandat en 2012.
Le parti au pouvoir a toujours rejeté les arguments contre un troisième mandat du président Wade, estimant que le décompte doit se faire à partir de 2007, sur la base de la nouvelle Constitution adoptée en 2001.
Le séminaire international réunit des juristes venus d'Afrique, de France et des Etats-Unis, parmi lesquels figure Charles Zorgbibe, professeur à la Sorbonne (France).
Pour M. Zorgbibe, "seule l'élection de 2007 doit être prise en considération dans le décompte des renouvellements du mandat présidentielle puisque seule cette élection s'est faite sous l'empire de la Constitution du 22 janvier 2001" qui limite le nombre de mandat à deux. Il a estimé qu'une "loi nouvelle n'a pas d'effet rétroactif".
Après avoir déclaré en 2007 qu'il ne pouvait briguer plus de deux mandats, M. Wade est revenu deux ans plus tard sur cette déclaration en annonçant qu'il serait en lice pour 2012.
Pour Jacques Mariel Nzouankeu, professeur de droit public à l'Université de Dakar, une déclaration du président Wade ne peut être un motif d'"irrecevabilité de sa candidature. Les éléments sonores ne peuvent être interprétés comme (...) preuve".
D'autres intervenants comme, l'Américain Thurbert Baker du cabinet McKenna Long& Aldridge d'Atlanta et le Malien Me Mountaga Tall ont également estimé que la candidature de M. Wade est recevable.
Seule note discordante, celle d'un professeur sénégalais agrégé de droit public, Seydou Madani Sy. "Je suis minoritaire. Personnellement, j'estime qu'à partir du moment où le président Wade a été réélu en 2007, il a fait un deuxième mandat" selon lui.
Le Conseil constitutionnel doit publier la liste des candidats autorisés à se présenter 29 jours avant le scrutin présidentiel prévu en février 2012.
AFP

10 morts en Casamance

Dix morts dans une attaque armée en Casamance

Guinea_0_1.jpgDix personnes ont été tuées lundi en Casamance (sud du Sénégal) par des membres présumés d'une rébellion indépendantiste active depuis trois décennies dans cette région, selon un élu local, une source militaire ayant fait état de six corps récupérés.
"Il y a eu dix morts", tous des civils, lors de cette attaque qui a eu lieu dans une forêt près du village de Diagnon, à une trentaine de km de Ziguinchor, principale ville de la région, a déclaré à l'AFP un élu local ayant requis l'anonymat.
Un peu plus tôt, une source militaire avait indiqué à l'AFP que des militaires dépêchés sur les lieux avaient "trouvé six corps criblés de balles", en précisant que plusieurs personnes étaient portées disparues.
"Selon les villageois, plus de vingt personnes" sont parties travailler dans la forêt "et plusieurs manquent à l'appel", a dit la source militaire sous couvert d'anonymat.
L'élu local a attribué l'attaque aux "rebelles du MFDC", le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (indépendantiste), créé en 1982. "Ils sont toujours là, c'est eux qui ont commis cet acte ignoble", a-t-il accusé.
Depuis la création du MFDC, la Casamance a été le théâtre d'attaques, braquages et affrontements avec des militaires. Sur le terrain, des périodes d'accalmie alternent avec des regains de tension.
Fin 2010 et début 2011, des violences avaient causé la mort d'une vingtaine de militaires, selon l'armée sénégalaise. De nombreux rebelles présumés avaient aussi été tués, mais aucun bilan n'est disponible de source indépendante.
Ce conflit "oublié" de Casamance peine à trouver une solution, malgré plusieurs accords de paix signés et aussitôt devenus caducs entre Dakar et le MFDC, aujourd'hui divisé en plusieurs factions.
Les divisions du mouvement qui se sont amplifiées depuis la mort en décembre 2007 de son leader historique, l'abbé Diamacoune Senghor, rendent d'autant plus difficiles les négociations.
Le conflit a fait au total des milliers de victimes civiles et militaires depuis 1982, sans qu'aucun bilan précis n'ait jamais été rendu public.
Les mines antipersonnel, qui ont officiellement fait 776 victimes depuis le début du conflit, empêchent les agriculteurs d'aller dans les rizières et vergers de cette région dotée de fortes potentialités agricoles.
En septembre, le Sénégal et la Guinée-Bissau, dont le nord est frontalier de la Casamance, avaient décidé de patrouilles militaires conjointes le long de leur frontière commune pour renforcer la sécurité dans cette région.
Cette décision avait été prise par les chefs militaires des deux pays après la multiplication, de braquages et attaques attribués au MFDC dans des localités proches de la frontière bissau-guinéenne.
En février, le Sénégal et la Gambie, autre pays jouxtant la Casamance, avaient également annoncé qu'ils allaient organiser des patrouilles conjointes dans la région.
AFP

21/11/2011

Excès de vitesse verbalisés à Mbour

Axe Thiadiaye- Mbour : Des automobilistes verbalisés " pour excès de vitesse" versent près d’un million de francs Cfa à la gendarmerie...

2bdbd8e9f6f455fa067205cdd30216ef.jpgLa gendarmerie nationale, Compagnie de Mbour a verbalisé hier samedi à partir de 8 heures jusque dans l’après-midi, quelque 300 conducteurs de véhicules "pour excès de vitesse", a déclaré de son commandant, le capitaine Emile Manga. Votre serviteur a, lui aussi, payé une amende forfaitaire de 3000 F Cfa comme tous ceux qui ont été accusés par "le radar" d’avoir dépassé 50 km/h dans l’agglomération de Sessène. "Quiconque conteste paie 60 000 F Cfa", peste un automobiliste.
La gendarmerie de Mbour s’est fait un gros magot d’argent hier. Avec près de 300 véhicules verbalisés, moyennant 3000 F Cfa chacun, près de 900 000 F Cfa ont été empochés par les hommes en bleu de la Compagnie de Mbour.
Ces automobilistes ‘’ne respectent pas les signalisations du Code de la route, encore moins la limitation de vitesse à l’entrée des agglomérations’’, a dit l’officier de gendarmerie.
Les automobilistes verbalisés doivent payer chacun une amende de 3.000 francs CFA assortie d’un avertissement. Le non-respect de cet avertissement peut entraîner le retrait provisoire du permis de conduire, selon le capitaine Manga.
Cette mesure entre dans le cadre d’une opération menée dans les régions de Diourbel et Thiès, a-t-il indiqué.
Ces ‘’300 conducteurs de véhicules ont été verbalisés pour non-respect de signalisation routière et excès de vitesse (plus de 50 kilomètres/heure), à l’entrée de l’agglomération de Sessène’’, un village situé sur l’axe Thiadiaye-Mbour, a-t-il dit.
Ils ‘’ont été repérés par un cinémomètre, un appareil permettant de détecter un véhicule qui roule à vive allure, à une distance de cinq kilomètres’’, a-t-il expliqué, précisant que l’excès de vitesse est la cause de ‘’nombreux accidents mortels’’ sur ‘’les grands axes à forte circulation’’ du pays.
Mécontents de cette surprise, certains chauffeurs ont râlé et ont voulu réclamer les preuves de leur faute. Cependant, la réponse d’un gendarme qui s’est offusqué du fait qu’un chauffeur de voiture particulière ignore c’est quoi l’excès de vitesse dans une agglomération, répondra très menaçant : "Si vous voulez voir vos fautes, allez-y. Mais si elle est avérée, vous paierez 60 000 F Cfa. Aujourd’hui, la route tue plus que le Sida".
Reculade de tous les contestataires qui ont préféré partir avec le visage renfrogné après avoir déboursé 3000 F Cfa, sauf un qui persiste : "Et si ce n’est pas avéré par le radar ?". Un autre pandore s’énerve et dit à son collègue plus ouvert à la discussion. "Ne lui répond pas. Qu’il rit ou pleure, il paiera. C’est ça l’essentiel".
Le capitaine Manga a aussi déploré ‘’la vétusté du parc automobile’’, ‘’le non-respect du Code de la route par les usagers’’, ‘’l’état de la chassée’’ et ‘’l’indiscipline notoire’’ de certains conducteurs, qui sont des ‘’facteurs aggravants des accidents mortels qu’on enregistre tous les jours sur les routes du pays’’.
Selon Emile Manga, sept personnes ont trouvé la mort dans la collision d’un véhicule 4X4 avec un camion frigorifique, entre les villages de Sessène et Sandiara, samedi.
‘’Cette grande opération de sécurisation sera menée sur tous les axes routiers du pays, pour verbaliser les fautifs d’infraction et prévenir le pire’’, a-t-il assuré.
Ferloo/Aps

19/11/2011

Le manguier

Le manguier (mango en Wolof)) est beaucoup plus que LE fruit emblématique du Sénégal

manguier_mangues_01.JPGCultivé et connu dans tous les pays tropicaux, le Manguier comprend environ 300 espèces, présentes en Asie depuis plus de 4000 ans.
C'est un grand arbre qui peut atteindre vingt à trente mètres. Ses feuilles sont minces et vert foncées. Il fut introduit au 16 ° siècle au Brésil et en Afrique par les Portugais. Les arbres cultivés ont tendance à donner des fruits ayant des fibres attachées au noyau. Ces fruits peuvent être verts, jaunes, oranges ou rouges selon les variétés et le mode de culture et atteindre un poids de 2 kg.
En médecine traditionnelle, le Manguier est surtout utilisé pour ses propriétés anti-diarrhéiques et vermifuges. Ses feuilles sont indiquées pour les maladies respiratoires (asthme, bronchite). Il est aussi employé comme remède contre l'hypertension, les coliques et la dysenterie. La décoction de l'écorce soignerait
les hémorroïdes. Il possède également des propriétés diurétiques, astringentes et laxatives. Il traite l'hypertension artérielle et le fruit assainit et purifie le sang.
- Écorce : en décoction (bain de bouche) contre les affections de la bouche.
- Écorce et feuilles bouillies : contre les diarrhées, les dysenteries.
- Feuilles séchées en infusion (potion à jeun) : pour combattre les caries.
- Jeunes feuilles mâchées : pour combattre les dysenteries, les diarrhées simples.
La sève sert de colle à papier en Afrique, mais nécessite quelques précautions,
elle est urticante et peut provoquer des dermites irritatives de contact.
Quant aux fleurs, elles peuvent provoquer des problèmes d'allergies respiratoires.
Dans un domaine moins médical et pour le plaisir du palais, le fruit sert à confectionner des boissons gazeuses, des boissons pulpeuses, des confitures et une variété de desserts très appréciés. Comme il possède naturellement une teneur en sucre élevée, on peut 1’utiliser pour la fabrication de boissons distillées et de liqueurs par fermentation alcoolique.
En Asie du Sud-est, dans la médecine traditionnelle Bouddhique, le Manguier est employé de la façon suivante :
Scorbut (pulpe du fruit).
Hémorragies utérine, pulmonaire, intestinale (Pellicule).
Ascaridiose, diarrhée, hémorragie utérine, hémorroïdes (Amande).
Rhumatismes, leucorrhée gonococcique (Écorce).
Dysenterie (Racine).
Gonorrhée (Jus d'écorce).
En Afrique Centrale, le fruit est utilisé dans le traitement du scorbut et même dans le traitement de la syphilis.
Le suc de l'écorce verte est prescrit contre les dysenteries.
L'amande pilée dans les gonorrhées et comme vermifuge.
Il est administré par voie interne en poudre, tisane ou teinture.
Diarrhées :
30g de feuilles ou d'écorces à jeter dans 1litre d'eau bouillante.
Couvrir. Laisser infuser 10 minutes, filtrer et boire 3 tasses chaudes par 24 heures
en dehors des repas
Diurétique :5g de feuilles dans 1 litre d'eau froide. Porter à ébullition pendant 10 minutes.
Couvrir, laisser refroidir, filtrer. Boire 1 tasse matin, midi et soir.

Wikepedia

Inauguration endeuillée à St Louis

le président Wade célèbre la rénovation du pont Faidherbe

ALeqM5jiO8dkunK7l9P2UtGOVWfB-PGtXg.jpgLe président sénégalais Abdoulaye Wade a célébré samedi la rénovation du pont Faidherbe, célèbre emblème de Saint-Louis (nord), qu'il a salué comme le "symbole de l'amitié" entre son pays et la France qui a contribué aux travaux d'un coût global de plus de 34 millions d'euros.
Cet ouvrage métallique à sept arches inauguré en 1897 "est un symbole de l'amitié et de la coopération entre le Sénégal et la France (...) J'espère qu'il durera au moins 150 ans, je demande aux générations futures de tenir ce pari", a déclaré M. Wade, en présence de son gouvernement, d'une foule de ses partisans, du directeur général de l'Agence française de développement (AFD), Dov Zerah, et de l'ambassadeur de France à Dakar, Nicolas Normand.
"C'est le pont de mon enfance. J'ai beaucoup souffert de sa dégradation", a ajouté le président officiellement né en 1926 à Saint-Louis (près de 270 km de Dakar), ex-capitale de l'Afrique occidentale française classée en 2000 au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco.
Pour M. Wade, "l'ouvrage est devenu le symbole culturel et historique de Saint-Louis. Il joue un rôle économique important. Chaque jour, ce sont 80.000 piétons et 20.000 véhicules qui l'empruntent".
Le pont Faidherbe avait permis de relier l'île de Saint-Louis, bâtie sur l'estuaire du fleuve Sénégal, au continent. "Cette infrastructure n'est pas seulement utile. Elle est la condition sine qua non de l'existence" de Saint-Louis, ville fondée en 1659, "le mythique pont était tellement dégradé qu'il devait être remplacé", a indiqué Dov Zerah.
L'ouvrage métallique qui mesure 511 m de long et 6,20 m de large a été reconstruit à l'identique, avec ses sept arches, grâce à un financement de 22,5 milliards FCFA (34,3 millions d'euros). Le Sénégal a payé 14,5 milliards FCFA (plus de 22 millions d'euros), l'AFD 8 milliards FCFA (plus de 12 millions d'euros). Les travaux, entamés en novembre 2008, ont été réalisés par plusieurs filiales du groupe Eiffage et l'entreprise Berthold, tous deux français.
La cérémonie d'inauguration a été endeuillée par le décès accidentel de deux députés du parti au pouvoir qui se rendaient à Saint-Louis pour la manifestation.
En route pour assister à la cérémonie inaugurale du Pont Faidherbe ce samedi à Saint Louis, les députés Masseck Guèye et Amadou Dia ont trouvé la mort suite à un accident survenu ce samedi matin à hauteur de Mpal, sur la route de Saint louis. A quelques encablures de cette localités le véhicule qui transportait ces députés est entré en collision avec un bus dénommé «ganila ou Serigne». Le troisième député, Moussa Ndiaye qui conduisait ce véhicule serait grièvement blessé. IL serait aux urgences de l’hôpital de Saint Louis. Les cortèges du ministre Karim Wade et celui du député Samba Bathily de Ouakam arrivés quelques minutes après sur le lieu de l’accident ont apportés les premiers secours et soins, alors que ces députés étaient morts sur le coup. Selon la RFM, les corps du député maire de Kayar et celui de l’ancien maire de l’arrondissement de Hann-Bel Air ont été acheminés à l’hôpital de Saint Louis, où les personnalités présentes pour les besoins de l’inauguration du pont Faidherbe avaient commencé à rallier. Tous les yeux étaient rivés aujourd'hui vers cette capitale nord du Sénégal.
AFP

Nokia mise sur le Sénégal

Nokia veut investir le marché sénégalais des applications locales

afrique6a88a09ft7.jpgLa firme de fabrication de téléphones portables Nokia va investir le marché sénégalais des applications locales, a annoncé l’APS son manager au Sénégal, Ludovic Falcou.
Les applications, a-t-il dit dans un entretien accordé, permettront, par exemple aux détenteurs de téléphones de la marque, de pouvoir suivre l’actualité à travers des plateformes d’informations par SMS qui feront qu’un usager ‘’peut recevoir sur son téléphone des informations générales ou par secteur’’.
Cette politique du fabricant entre dans le cadre de la stratégie de la marque qui essaie de diversifier les applications et de les adapter au contexte africain.
Les applications des différentes marques de téléphonie ne prennent jusqu’ici pas compte de la réalité africaine, proposant plutôt les contenus des pays de fabrication des téléphones.
‘’C’est une manière pour (nous) de contribuer à la rupture de la fracture numérique et, surtout, de la fracture des contenus multimédia’’ dans un contexte où le téléphone ne sert plus seulement à ‘’passer et recevoir des appels’’, a ajouté M. Falcou.
L’utilisation des réseaux sociaux et l’existence de plateforme d’informations via le téléphone sont les nouvelles tendances du monde de la téléphonie dans le monde.
Les dernières générations de téléphone, les smartphones couplés aux puces dites 3 G, permettent aux détenteurs de ce genre de téléphone dans certains pays de suivre même des programmes télé en direct.
Le Sénégal, qui souhaite faire du numérique un moyen de diffusion des informations radiotélévisées et web, est, à l’image de beaucoup de pays africains, très en retard sur ces dernières avancées de la technologie de la téléphonie.
‘’La mise en circulation de ces applications, qui se feront avec des pourvoyeuses d’informations’’, permettra de résorber ce manque, indique Ludovic Falcou.
ABK/ASG/SAB

Les oiseaux attaquent les récoltes de riz

Delta et vallée du fleuve du SENEGAL : Les périmètres rizicoles attaqués par les oiseaux granivores

visite.jpgLe riz paddy dans les champs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal est attaqué par les oiseaux granivores. Ces oiseaux viennent de Mauritanie, pays qui a déjà récolté son riz.
Malgré les dispositions prises par les services de la Direction régionale du développement rural (Drdr) de Saint-Louis pour faire face à la pression aviaire, les oiseaux granivores, en particulier les quéléa-quéléa, continuent de dévorer le riz paddy dans les champs du delta et de la vallée du fleuve Sénégal, en cette période de fin de campagne hivernale. C'est ce qu'a déclaré hier,  Sada Ly, chef de la division Production végétale de la Drdr de Saint-Louis, en marge de la visite guidée des parcelles de démonstration de bonnes pratiques agricoles mises en place à Dagana par la Fondation « Syngenta pour une agriculture durable » basée en Suisse. Dès que l'alerte aviaire a été donnée par les services départementaux de la Drdr, a-t-il rappelé, la directrice régionale du développement rural, Mme Tacko Diawara Ndao, et son équipe ont pris toutes les dispositions pour faire face à ce fléau.
Mais, a précisé Sada Ly, dans la région Nord, la situation relative à cette pression aviaire est toujours préoccupante, car « des nuées d'oiseaux ont quitté la Mauritanie qui a déjà récolté son riz pour se diriger vers notre paddy qui est actuellement au stade de maturation ». Les opérations de lutte contre ces oiseaux granivores ont démarré dans la région Nord, à la suite des prospections menées du 21 au 24 octobre 2011. Du 3 au 11 novembre 2011, des résultats encourageants ont été enregistrés à Tilène, Réfette et dans le casier sucrier Bloc Q. Les oiseaux granivores migrateurs ont commencé à attaquer le riz au moment où il était au stade laiteux-pâteux, a précisé M. Ly. Actuellement, ce riz, qui est en maturation, est récolté prématurément par de nombreux paysans du delta et de la vallée afin de ne pas subir de lourds préjudices causés par ces oiseaux qui ont tendance à se sédentariser à quelques encablures des champs.
Période propice à la reproduction
Dès les premières heures de la matinée, a-t-il poursuivi, ils quittent leurs dortoirs pour aller se nourrir dans ces champs de paddy qui s'étendent à perte de vue. Les paysans passent toute la journée dans les parcelles rizicoles pour surveiller les cultures. Jusqu'au coucher du soleil, pour empêcher ces oiseaux de détruire les cultures, ils sont obligés d'agiter toutes sortes de tissus, de faire du bruit en tapant sur des assiettes, bols, bassines, casseroles et autres ustensiles de cuisine. Le phénomène, selon M. Ly, s'amplifie de jour en jour et les paysans ne cessent de crier leur ras-le-bol. Pour Sada Ly, si ces oiseaux ont eu le temps de migrer vers nos champs, c'est parce que tout simplement, cette année, nos riziculteurs ont démarré tardivement la campagne hivernale de production rizicole. Ils n'ont pas respecté le calendrier cultural, les itinéraires techniques et les dates de semis. Ce qui explique le fait que le stade de maturation coïncide avec le début de la saison froide, période propice pour la reproduction de ces oiseaux qui viennent trouver chez nous une nourriture abondante, une température idéale et favorable au développement des petits oiseaux.   Ces informations ont été confirmées par Mme Khady Dia, présidente du Gie des femmes de Bokhol qui exploitent 80 hectares de terres cultivables dans leur localité.
Même le jour de la Tabaski, selon Khady Dia, les paysans ont passé la journée dans les champs pour chasser ces oiseaux. Et jusqu'à présent, ils s'activent de toutes parts pour mettre en meule la paille de riz. Après la mise en sac, ce paddy est acheminé vers les usines de transformation. Sada Ly a remis sur le tapis un autre problème qui risque de créer des conflits entre éleveurs et cultivateurs. Car, du fait du manque notoire de pâturages dû à une pluviométrie déficitaire, le bétail, par instinct de conservation, aura tendance à pénétrer dans les champs de riz pour se nourrir.
Mbagnick Kharachi DIAGNE

Inauguration du pont Faigherbe à St Louis

Eiffage Sénégal à l’ouverture officielle du Pont Faidherbe de Saint Louis

dsc_4518.jpgLe Groupe Eiffage Sénégal procédera à l’ouverture officielle du Pont Faidherbe de Saint-Louis le samedi 19 novembre 2011. Cet événement qui coïncide avec la commémoration du 85e anniversaire de la société, fait partie d’un programme alléchant qui se tient entre Dakar et Saint-Louis durant ce mois de novembre.
Toute l’équipe d’Eiffage Sénégal, derrière son PDG Gérard Sénac, sera à Saint-Louis le 19 novembre 2011, pour procéder à l’Ouverture Officielle du Pont Faidherbe. Coïncidant avec la fête d’anniversaire des 85 ans d’Eiffage, cet événement qui se tient dans la capitale du nord, entre dans la programmation générale de ses manifestations. La ville tricentenaire, accueillera ainsi, entre autres activités :
- La grande exposition de la Collection d’Eiffage, et d’oeuvres de jeunes artistes, inspirées du Pont, à voir au Comptoir du Fleuve et à l’Institut Français Jean Mormoz
- Le Marathon avec les Écoles, Collèges et Lycées de Saint-Louis ;
- Le Spectacle Sabar, faux lions, et un concert en centre ville ;
- Illuminations et Lasers sur le Pont la nuit du 19 novembre.
Une série d’activités qui plongeront sûrement Ndar dans la gande fête.
Au même moment, Dakar accueille déjà une grande exposition de Daniel Buren à la Galerie Le Manège organisée aussi en collaboration avec Eiffage Sénégal, en tant que partenaire principal. Cette exposition ouverte aux visiteurs depuis le 2 novembre 2011 continue jusqu’au 30 janvier de l’année prochaine. Une exposition qui sonne comme des retrouvailles entre Buren et Eiffage, car en 2009 déjà, la fondation de ladite entreprise, participait, à Paris, à la rénovation de l’œuvre de l’artiste “Les Colonnes de Buren”, dans la cour du Palais Royal. Une rénovation inaugurée le 08 janvier 2010 par le ministre français de la Culture en présence de Jean François Rovérato, président d’Eiffage International.
Ces moments serviront également de cadre de présentation du success story d’Eiffage Sénégal entre les prouesses réalisées par l’entreprise et ses multiples actions dans la culture.
Youssouf Chinois

18/11/2011

Clopes à la baisse

BAISSE DES PRIX DU TABAC : Une mesure qui n’a pas encore révélé tous ses secrets…

dyn002_original_500_375_jpeg_2520752_25b7add9781ecfefdc79141216b5c63a.2.jpgLa mesure est effective depuis le mardi 15 novembre : le prix de certaines marques de cigarettes a baissé. Une telle mesure est unanimement saluée par les amateurs de  bouffées voluptueuses.
Nos tentatives pour en savoir un peu plus sur cette mesure, pour le moins surprenante, sont restées infructueuses. En effet, au niveau d’une grande usine de fabrication de tabac située à quelques encablures du Port de Dakar, nous n’avons pas pu tirer grand-chose des employés trouvés sur place. Ils nous ont clairement fait savoir qu’ils ne s’occupent pas de vente et ne fixent pas les prix. Ensuite les marques qui ont décidé de ramener le prix du bâton de cigarette à 20 Fcfa (ancien prix : 35 Fcfa), ne font pas partie de leurs produits. Ils avaient d’ailleurs décidé depuis longtemps de vendre le paquet (20 mèches), naguère cédé à 650 Fcfa, à 400 Fcfa pour presque toutes les marques qu’ils ont en charge de commercialiser. Au niveau des grossistes aussi c’est pratiquement le même langage qui nous a été tenu.
Un commerçant trouvé à Sandaga estime que cette mesure vient à son heure. Car cette célèbre marque popularisée par un cow-boy est pratiquement celle qui est la plus vendue au Sénégal. Malgré le coût relativement élevé du bâton, les clients ne se sont jamais détournés de la marque. Ce qui signifie pour lui que cette nouvelle mesure va booster certainement les ventes. Un avis que ne partage pas un jeune boutiquier établi prés de l’Hôpital Principal. A son avis, les ventes de cigarettes ont considérablement diminuées. Ce qu’il explique par le fait que les campagnes anti-tabac ont effectivement fait mouche, car le nombre de fumeurs a considérablement chuté. Une explication qu’il est pratiquement impossible de vérifier car les statistiques relatives à ce secteur ne sont pas disponibles à notre niveau.
Il ressort de cette petite enquête que seuls les consommateurs sont entièrement satisfaits de cette mesure. A leurs yeux, avec cette crise ambiante, toute baisse de prix est la bienvenue. Cependant, force est de constater qu’il règne une certaine omerta face à cette baisse-surprise et personne ne semble vouloir trop s’épancher sur ce sujet, plus ou moins délicat. Ce qui suppose qu’il existe trop d’intérêts en jeu dans ce secteur et cette opacité n’arrange en rien les choses. Nous promettons de revenir sur le sujet avec, à la clef, une enquête plus soutenue et plus fouillée.
Lesenegalais.net

17/11/2011

Aéroport de Dakar: après l'eau, le feu!

Feu à l'aéroport de Dakar, une boutique free shop ravagée par les flammes et un blessé

dyn009_original_500_375_jpeg_2520752_0cb2d09f7d7a358d11718b57e814f829.2.jpgAlors que l'on faisait mention dans un article mis en ligne ce matin des misères et manquements graves à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, un incendie ravage une boutique et paralyse l’une des deux salles d’embarquement existantes. L’origine du sinistre serait un cours circuit qui a fait un blessé léger.
L’aéroport Léopold Sédar Senghor a la poisse. Il vit de sinistre en sinistre. On a l’impression qu’il est laissé maintenant à lui-même alors que l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Ndiass n’est pas encore fini. Après «la pluie artificielle», la chaleur suffocante et les agents absents aux postes de police évoqués ce matin dans un article sur PressAfrik.com, c’est un incendie assez violent qui s’est déclaré dans un free shop.
Un contact nous a informé que le feu a commencé à vers 10h 15mn plus précisément dans la salle d'embarquement A en face de la sortie 1. Le communiqué du ministère des Infrastructures et des transports aériens a noté que c’est à 10h 30. Il a, dans le même temps fait remarquer que «l’incendie dont on ignore encore les causes a dévasté ce matin le free shop Serep/Servair de l’aéroport International Léopold Sedar Senghor qui se trouve à côté de la salle d’embarquement vers les coups de 10h 30». Et de préciser : «le service Sécurité Incendie de l’aéroport a vite rappliqué sur les lieux pour maîtriser l’incendie et prendre les dispositions suivantes : Sécurisation de la zone par la police, la salle d’embarquement qui a été fermée et isolée électriquement, la remise du courant sur toute l’aérogare, la mise en service de la salle d’embarquement B, la non interruption du trafic aérien et la continuité de l’exploitation».
Le service presse du ministère de Karim Wade fait savoir que «les sapeurs pompiers continuent la surveillance et le nettoiement de la zone. L’aéroport n’a, à aucun moment, été fermé. Une enquête va être ouverte pour déterminer les causes de cet incendie.
Cependant, l’incendie a occasionné une blessure légère d’un agent de la SAGAM qui a été immédiatement pris en charge par les services sanitaires des Aéroports du Sénégal».
Notre source renseigne que «les agents étaient paniqués et heureusement que les sapeurs pompiers étaient venus à temps pour éteindre le feu avant qu'il se propage dans la boutique freeshop ou était exposé des milliers de parfums de toutes sortes».
Ibrahima Lissa FAYE

Orange en grève ce jeudi

Grève jeudi chez le principal opérateur des télécommunications Sonatel

sonatel2.jpgLes syndicats de la principale société de télécommunication du Sénégal, la Sonatel, ont annoncé mercredi une grève de 24 heures jeudi pour exiger du gouvernement l'abandon d'une surtaxe sur les appels téléphoniques entrants, en vigueur depuis octobre.
Nous avons décrété un mot d'ordre de 24 heures pour exiger l'annulation du décret sur les appels entrants, a déclaré à l'AFP Mamadou Aïdara Diop, un responsable de l'intersyndicale de la Sonatel qui réunit les deux syndicats de la société.
Les travailleurs vont rester chez eux, le service minimum sera assuré, a ajouté M. Diop. Interrogé sur les répercussions de ce mouvement sur les communications, M. Diop s'est contenté de répondre: si les médecins sont en grève, il y a forcément des répercussions sur les malades qui viennent se soigner, c'est la même chose pour les enseignants.
La Sonatel est une filiale de France Télécom à 42%, l'Etat sénégalais en détient 27%. En août 2010, ses employés avaient observé une grève pour protester contre cette surtaxe sur les appels entrants, qui avait sérieusement perturbé les communications nationales et internationales pendant 24 heures.
Selon Mamadou Aïdara Diop, la mesure instituant la surtaxe est entrée en vigueur le 1er octobre, plus d'un an après le gel de ce projet de hausse de tarifs décrié par l'opérateur historique.
La surtaxe des appels entrants devrait générer 60 milliards de FCFA par an (près de 91,5 millions d'euros) d'après le président Abdoulaye Wade, alors que les syndicats estiment qu'elle va augmenter le coût des appels téléphoniques entrant au Sénégal et entraîner une baisse du chiffre d'affaires de la société.
Outre la Sonatel, ayant pour marque Orange, deux autres sociétés de télécommunications opèrent au Sénégal: Millicom Cellular International S.A. (multinationale basée au Luxembourg), ayant pour marque Tigo, et Sudatel (Soudan), avec pour marque Expresso.
AFP

L'aéroport de Dakar prend l'eau

Aéroport Léopold Sédar Senghor : la vitrine du Sénégal craquelée, le ras-le-bol des passagers

3437090-4945903.jpgAéroport Léopold Sédar Senghor : la vitrine du Sénégal craquelée, le ras-le-bol des passagers
Léopold Sédar Senghor est en train de vivre des sévices interminables. Après la panne d’une de ses centrales électriques, les toilettes impraticables, de sérieux problèmes de maintenance et un manque d’assiduité notoire des agents préposés aux postes de police se posent de manière criante. Depuis près d’un mois, de l’eau suinte gravement devant les boxes 3-4 et 5-6 sans qu’aucune personne ne bronche, qu’aucune autorité ne réagisse. En plus de ces manquements des problèmes de climatisation sont notés dans certains bus d’embarquement. Tout ceci nourrit les récriminations et une colère des passagers.

La vitrine du Sénégal s’effrite, craquèle. Il ne se passe plus désormais une semaine voire un mois sans que des manquements graves ou des incidents avilissants ne soient relevés par la presse à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Depuis presque un mois, les postes de police offrent une hideuse image. De l’eau suinte du plafond à grande quantité. Ce sont des seaux et des serviettes qui sont mis au sol pour éviter que les lieux ne soient inondés. Le constat est fait depuis le 16 octobre et jusqu’au 9 novembre, aucune solution n’a été apportée à cette «pluie artificielle» notée en plein cœur de l’aéroport de Dakar.
A côté de ce manquement, les usagers de Léopold Sédar Senghor ne cessent de se plaindre des policiers qui se font désirer à leur poste de travail. Dans cette nuit du 15 au 16 octobre, les passagers étaient trop nombreux et malheureusement il n’y avait que trois parfois quatre postes qui fonctionnaient correctement au moment où la queue était kilométrique. Un calvaire qui a fait exploser de colère beaucoup de gens. «C’est vraiment désolant pour quelqu’un qui connait aujourd’hui la situation des autres aéroports d’Afrique avec toute notre grande gueule», vitupère un consultant qui a l’habitude de faire le tour de la sous région. Ce passager qui a requis l’anonymat de fustiger le fait que sur les huit postes de contrôle disponibles, il n’y a que trois ou quatre qui fonctionnent. «Et le plus grave, c’est que la maintenance est quasi inexistante tandis que la surveillance fait défaut. C’est vraiment honteux», martèle-t-il.
Une autre passagère à destination de Lagos et responsable dans un grand organisme régional d’être plus corrosive. «Ils nous parquent comme des animaux. Nous avons mis plus de 45 minutes dans la queue, ils nous manquent de respect», a martelé Awa Ba. Elle est plus outrée par le fait qu’il (aéroport NDLR) est laissé dans ce piteux état alors que «c’est un lieu de passage de plusieurs nationalités et il donne la première impression du pays en plus de cela, il porte le nom du premier président du Sénégal». La dame qui prend elle aussi souvent les airs de décrier : «le laisser aller et la négligence incompréhensible qui sévissent à l’aéroport de Dakar sans compte l’indiscipline notoire». Elle se désole du fait que malgré il y a des autorités, des structures qui gèrent le service, mais «personne ne rend compte de rien, ce qui sous-tend une culture d’irresponsabilité qui y règne».
Awa Ba et beaucoup d’autres passagers peinent à comprendre que les billets d’avion en provenance ou à destination du Sénégal coûtent trop chers à cause des taxes et qu'ils ne veillent pas sur le bon service à défaut qu'il soit de norme standard. L’Etat prélève beaucoup de taxes sur les billets et ne peut même pas entretenir l’aéroport Léopold Sédar Senghor et lui donner le même standing que ceux des pays de son même rang.
«Pendant que les pays qui se respectent nivellent pas le haut, au Sénégal, on nivelle par le bas. Ce qui se passe ici se réplique ailleurs dans les mêmes conditions, les mêmes syndromes dans presque tous les services du pays», a-t-elle regretté.
Ibrahima Lissa FAYE

16/11/2011

Allo Tonton? Quoi!?! Le Sénégal tousse encore?

"Mallettes africaines": l'enquête sur les accusations de Bourgi classée sans suite

photo_1321460929443-1-0.jpgL'enquête préliminaire ouverte après les accusations de l'ex-conseiller officieux de l'Elysée Robert Bourgi sur la remise de fonds africains occultes à Jacques Chirac et Dominique de Villepin a été classée sans suite, a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Paris.
Dans une retentissante interview au Journal du Dimanche le 11 septembre, l'avocat avait affirmé avoir transporté à plusieurs reprises dans des valises des sommes provenant de chefs d'Etat africains, pour un montant de quelque 20 millions de dollars, pour les remettre à MM. Chirac et Villepin.
Les allégations de M. Bourgi ne peuvent être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations, a-t-on indiqué de source judiciaire.
A supposer que les remises de fonds soient avérées, en raison de la période visée (1997-2005), l'infraction serait prescrite, a-t-on précisé.
L'ancien conseiller de l'ombre chargé des affaires africaines avait également accusé Jean-Marie Le Pen d'avoir lui aussi reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988.
A la suite des accusations de M. Bourgi, le parquet de Paris avait diligenté le 13 septembre une enquête préliminaire, tandis que MM. Chirac et de Villepin ont dit leur intention de l'attaquer en diffamation.
On se souvient aussi que ce même Bourgi avait affirmé que dans la nuit du 23 juin de cette année, Wade Junior avait appelé "tonton" à la rescousse, paniquant du désordre public à Dakar et réclamant l'aide de la France, de son armée, pour sauver la situation...
AFP/BR

14/11/2011

Séoul va construire au Sénégal une centrale à charbon de 250 mégawatts

Séoul va construire au Sénégal une centrale à charbon de 250 mégawatts

centrale charbon.JPGLe gouvernement sénégalais a signé avec la Corée du Sud un accord de coopération en vue de la construction, d'une centrale à charbon de 250 mégawatts, a-t-on appris dimanche de source officielle.
Selon le communiqué du Conseil des ministres transmis à Xinhua, le consortium coréen composé des sociétés d'Etat Kepco, EWP et Korean Development Bank (Banque de développement de Corée du Sud) s'est engagé à financer et à construire une centrale à charbon qui permettra d'assurer le redressement durable du secteur' ' de l'énergie au Sénégal.
« Ce consortium sud-coréen s'engage aussi à réduire considérablement le coût de production de l'électricité et [à] réduire substantiellement le montant du niveau de compensation tarifaire versé à la SENELEC (Société nationale d'électricité), à partir du budget de l'Etat du Sénégal », ajoute le texte.
Le Sénégal est confronté depuis des années à une crise du secteur de l'énergie. Le gouvernement a initié un programme de redressement du secteur de l'énergie, qui vise à créer les conditions techniques et financières nécessaires à la résolution pérenne des problèmes qui se posent au secteur de l'électricité. Ce plan commence à porter ses fruits avec une amélioration sensible de fourniture d'électrité, constatée depuis deux mois.
La Chine intervient dans ce plan de redressement avec la construction prévue d'une centrale à charbon de 500 MW.
Xinhua

13/11/2011

La maison Dakaroise de Senghor deviendra un musée

l'Etat rachète la maison de Senghor pour en faire un musée

1886525-2583301.jpgL'Etat du Sénégal a racheté la maison à Dakar de Léopold Sédar Senghor pour en faire un musée qui portera le nom de l'ancien président sénégalais et chantre de la Négritude, décédé il y a dix ans.
"Le président de la République a indiqué que l'Etat avait racheté cette maison pour en faire un musée qui portera le nom de Léopold Sédar Senghor", indique un communiqué du conseil des ministres publié dimanche, sans préciser le coût et la date de la transaction.
"Ce musée viendra enrichir le patrimoine culturel sénégalais et contribuer à préserver un pan important de l'histoire de notre pays par la sauvegarde d'objets d'intérêt national pour les Sénégalais et les Africains", selon ce texte.
La maison Dakaroise de Senghor est située sur la corniche, dans le quartier huppé de Fann. Cette résidence qui abrite de nombreux objets d'art et livres est restée inoccupée depuis de nombreuses années et est gardée par des forces de sécurité.
L'ancien président sénégalais s'y retirait souvent après son départ du pouvoir au Sénégal, pays qu'il a dirigé de 1960 à 1980. Il séjournait également en France où il décéda. Sa maison natale est à Joal.
Léopold Sédar Senghor, né en 1906 à Joal (ouest du Sénégal), est décédé le 20 décembre 2001 à Verson (France).
En visite dans la maison de Senghor mardi, le chef de l'Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, qui a été son opposant, est reparti avec deux livres qu'il a dit avoir prêtés à l'ancien président sénégalais à une date indéterminée, selon les médias locaux.
Poète et écrivain, Senghor a été un chantre de la Négritude, un mouvement pour la défense des valeurs culturelles du monde noir qu'il a fondé dans les années 30 avec le Martiniquais Aimé Césaire et le Guyanais Léon Gontran Damas.
Cet agrégé en grammaire française a été le premier Africain membre de l'Académie française.
AFP

Février sera chaud au Sénégal

Wade s’oppose au bulletin de vote unique
L’opposition craint des fraudes lors de l’élection présidentielle de février 2012

527315-668899.jpgAdoptée à l’unanimité par les membres de la commission chargée de passer en revue le code électoral, la demande d’instaurer un bulletin de vote unique pour la prochaine présidentielle a été rejetée par le président sénégalais, candidat à sa propre succession.
Longtemps considéré comme le phare de la démocratie en Afrique de l’Ouest, le Sénégal pourrait bien connaître une élection difficile dans quelques mois. Hier, la commission chargée de passer en revue le code électoral a remis son rapport au chef de l’Etat sénégalais. Selon le président de cette commission, les travaux entre représentants des autorités, membres de la société civile et acteurs politiques de tous bords se sont déroulés « dans le respect et la courtoisie, le tout sur fond de consensus ». Lors de la présentation du rapport, le président Wade et son Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, ont cependant rejeté la demande de la commission d’instaurer le bulletin unique pour la présidentielle de février 2012. Les tenants du pouvoir évoquent des problèmes de délai et des risques de « confusion » chez les électeurs. Un nouveau « Waax waxeet » (expression à la mode depuis le revirement d’Abdoulaye Wade sur la recevabilité de sa candidature qui signifie en wolof « j’avais dit, je me dédis ») pour la majorité présidentielle qui avait pourtant initialement accepté l’idée d’un bulletin unique avant de changer d’avis.
Babacar Gaye, porte-parole du parti présidentiel, justifie aujourd’hui la décision d’Abdoulaye Wade dans les colonnes du Quotidien en expliquant que la « révolution du bulletin unique » ne peut se tenir à quelques mois seulement des présidentielles. « On ne change pas les règles du jeu à quatre mois des élections », observe-t-il. Selon lui, modifier ainsi le type de bulletin de vote pourrait provoquer « une déperdition électorale ».
L’opposition crie au « scandale » !
« C’est un scandale ! », juge Ousmane Badiane, président du comité électoral au sein de la coalition d’opposition Benno Siggil Senegaal et membre de ladite commission. « Leurs arguments ne tiennent absolument pas, assure-t-il. Partout en Afrique, au Ghana, au Mali, en Tunisie, au Burkina Faso, en Mauritanie ou en Côte d’Ivoire, les gens votent avec un bulletin unique ! » Les partisans du bulletin unique estiment qu’il permet de réduire les risques de fraudes et de tensions politiques. Aussi, ils soutiennent que le bulletin unique coûte moins cher aux contribuables. Pour eux, le refus d’Abdoulaye Wade n’émane pas du président de la République mais du secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (PDS), candidat déclaré à sa propre succession.
« Ils ont peur, soutient Ousmane Badiane. Le pouvoir n’est pas dans la logique d’organiser une élection transparente, il prépare un système de fraudes massives à grande échelle. » Refus d’adopter un bulletin unique, manque de publicité autour de la période du contentieux électoral qui vient de s’achever, « rétention » des cartes d’électeurs, les griefs de l’opposition et de la société civile contre l’Etat sont nombreux. Amadou Daff, coordonnateur général du Cadre de lutte et d’action pour la régularité et la transparence des élections (Clarté Dey Leer), structure dont la vocation est de veiller à la régularité et à la transparence des prochaines échéances, estime que le rejet d’Abdoulaye Wade est une « décision antidémocratique ». « Les Sénégalais votent depuis 1842, rappelle Amadou Daff. Évoquer un problème de confusion ou de délai n’a aucun sens. Je suis convaincu que ce rejet cache une volonté de fraude. » Avant d’ajouter : « Puisque la négociation ne fonctionne plus, seule la confrontation politique pourra ramener Wade à la raison ». Les citoyens sénégalais espèrent encore une élection libre et transparente. Une élection apaisée sans doute plus.
AfrikCom

12/11/2011

Le Sénégal qui gagne

Les lions royaux!

SENEGAL_ONZE_040911.jpgLe Sénégal, c'est décidément du sérieux. Pourtant privés de nombreux cadres, les Lions de la Teranga ont facilement battu le Syli national de Guinée (4-1), vendredi en match amical à Mantes-la-Ville, en région parisienne. 
A un peu plus de deux mois de la CAN Orange 2012, le Sénégal marque les esprits. Les Lions de la Teranga ont battu (4-1) le Sily national de Guinée, vendredi à Mantes-la-Ville (Yvelines), en match amical de préparation de la CAN 2012. Un large succès obtenu grâce à des réalisations de Guirane Ndaw (12ème, sur coup franc), Souleymane Camara (25ème), Dème Ndiaye (30ème, sur penalty) et du rentrant Mame Birame Diouf (71ème). C'est Pascal Feindouno qui a réduit le score pour le Syli national sur penalty (89ème). Cette performance est d'autant plus remarquable que le sélectionneur Amara Traoré était privé de plusieurs titulaires habituels sur blessure, à savoir Mamadou Niang, Diomansy Kamara, Moussa Sow, Kader Mangane, Armand Traoré, Issiar Dia et Cheikh Mbengue. Prochain match pour les Lions de la Teranga, mardi contre les Eléphants de Côte d’Ivoire à Amiens.
P.J/Football365/FootSud

11/11/2011

L'argent et le pouvoir au Sénégal

Campagne électorale : Idy mobilise 7 milliards et achète 30 véhicules 4X4
senegal
Le président de Rewmi, Idrissa Seck, compte mener en 2012, une campagne électorale qu’il n’a jamais faite et ne lésine pas sur les moyens pour arriver à ses fins. Selon «Le Quotidien», le candidat à la présidentielle a mobilisé une enveloppe de 7 milliards et s’est doté de 30 véhicules de marque Ford auprès d’un concessionnaire sénégalais.
Les véhicules sont actuellement stationnés au siège de Rewmi. Idrissa Seck suit ainsi les recommandations de sa directrice de campagne, Léna Sène, qui mise sur les moyens pour pouvoir sillonner tout le pays et rencontrer toutes les couches de la population pour les amener à voter pour le maire de Thiès.Le directoire de campagne d’Idy compte également utiliser des hélicoptères pour rallier certaines localités difficiles d’accès par les véhicules. Aucun coin du pays ne sera laissé en rade, promettent les proches de l’ex-Premier ministre.
Cette info de "Dakar Info" s'ajoute  aux incessants communiqués relatant l'hémorragie d'argent dépensé, tant par le Président Wade que par ses opposants en vue de l'élection présidentielle de février 2012
A.Wade, hier encore proposait des portefeuilles de ministre d ‘Etat à Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. « Je suis prêt à prendre Tanor Dieng et Moustapha Niasse dans la majorité présidentielle, avec des postes de ministre d’Etat et tout ce que cela comporte comme avantages », a-t-il annoncé le plus sérieusement du monde...
Il y a tellement d'argent en jeu! Tellement de profits à devenir ministre, président ou même simple frotteur de boubou à portefeuille...
Dans un pays où l'argent va toujours dans les mêmes poches, où tant de subsides, de "prêts", d'aides intéressées affluent par milliards quasi quotidiennement, où la religion regorge de richesses, il est scandaleux de voir se battre les grands décideurs du Sénégal pour une manne financière indécente alors que le peuple est pauvre, que les infrastructures de vie décente s'abîment ou n'existent pas. Qu'on vide le pays de ses richesses, de ses poissons, de son tourisme, entre-autres!
Si la corruption, l'enrichissement des puissants existent malheureusement un peu partout dans le monde, il est monstrueux de constater que dans un pays pauvre, naïf, obscurenté par l'argent des "autres" et la religion, ces pratiques sont encore plus actives que dans de véritables démocraties où subsistent encore des hommes et des femmes qui tentent d'arriver au pouvoir pour réellement essayer d'aider un peuple.
Le Sénégal a besoin de dirigeants intègres! Pas de tirelires bouffies de cfa!

Inauguration du pont Faidherbe

Le président  Wade attendu à l’inauguration du pont Faidherbe, le 19 novembre

48137014.jpgL’Institut culturel français de Saint-Louis a préparé un programme comprenant diverses manifestations en perspective de l’inauguration, par le président Abdoulaye Wade, du nouveau pont Faidherbe, prévue le 19 novembre, a appris l’APS de bonne source.
En marge de la cérémonie officielle prévue à la place Faidherbe, l’entreprise Eiffage organisera une exposition à l’Institut culturel français et aux Comptoirs du fleuve, avec les artistes locaux.
Il est prévu, le même jour à 17 heures, un marathon des écoles, collèges et lycées de la ville. Le départ sera donné au pont Khor et l’arrivée, au quai Roume.
’’Sabar’’, jeu de faux-lion et concerts sont au menu de cette manifestation dirigée par l’Institut culturel français. Des ’’illuminations’’ et ’’lasers’’ auront lieu sur le nouveau pont.
Un financement de 12 milliards de francs CFA de l’Agence française de développement (AFD) est allé aux travaux du nouveau pont Faidherbe. Le Sénégal a apporté une contribution de cinq milliards de francs CFA.
Les travaux ont été conduits par le groupe français Eiffage, avec comme maître d’ouvrage l’Agence des routes du Sénégal (Ageroute). Ils avaient démarré en juin 2009, après la démolition de l’ancien pont Faidherbe construit en 1897.
Ce pont relie l’île de Saint-Louis à la Langue de Barbarie.
AMD/OID/ESF

Le Sénégal pillé de sa pêche

Enquête sur le scandale de la pêche au Sénégal : Comment on pille les ressources hallieutiques

25702_1406233965812_1531308427_1032347_7270103_n.jpg

 

Surexploitation maritime, pêche illicite ou sous pavillon de complaisance, accords internationaux iniques… Les ressources de l’Afrique attirent, une fois de plus, l’Europe prédatrice. Résultat : le poisson se fait rare et les pêcheurs sénégalais doivent s’aventurer de plus en plus loin des côtes. Et à défaut de nourrir les populations locales, les poissons d’Afrique viendront garnir les assiettes des Européens.
À proximité de Dakar, la plage de Hann est déserte. Il est un peu plus de 16 heures. À cette heure, la plage devrait grouiller d’une intense activité, avec les pirogues des pêcheurs de nuit et celles des pêcheurs de jour qui viennent décharger leur cargaison. Mais le poisson se fait de plus en plus rare. Une dure réalité qui frappe les 60.000 pêcheurs artisanaux du Sénégal.
Ceux qui devaient partir à 18 heures pêcher toute la nuit sont partis beaucoup plus tôt. Et les pêcheurs de jour, partis à 6 ou 8 heures du matin, retardent leur retour. Ils vont plus loin en mer, et restent plus longtemps sur l’eau. L’une des rares pirogues de retour à cette heure-là est celle d’Alpha Dieng. Pêcheur depuis 12 ans, il commande une petite pirogue de 13 mètres de long. Avec ses deux compagnons de pêche, ils paient une licence annuelle de 25.000 francs CFA (environ 32 euros). Partis à 6 heures ce matin, Alpha Dieng et ses collègues sont fatigués. Ils présentent leur prise du jour : des poissons qui ne remplissent pas un petit seau blanc. « À peine 5.000 francs CFA (environ 7,50 euros), explique Alpha Dieng en wolof. Même pas de quoi payer les frais engagés pour l’essence du moteur aujourd’hui. »
Un poisson trop cher pour les Sénégalais
Les captures se font rares pour tous. Depuis 2003, la pêche maritime au Sénégal enregistre une baisse de 16 % des captures, ce qui a des conséquences désastreuses pour les Sénégalais. L’activité de pêche génère plus de 600.000 emplois directs et indirects, occupés pour les 2/3 par des femmes. Presque deux millions de personnes dépendent de la pêche, qui est aussi le premier secteur d’exportation (30%). La baisse des captures met en péril la sécurité alimentaire du pays. Plus de 75% des apports nutritionnels en protéines d’origine animale proviennent du poisson. Dans les quartiers pauvres de Dakar comme Pikine et Guédiawaye ou de « classes moyennes » comme Sicap, il n’est pas rare d’entendre que le tieboudiene et le thiof, les deux plats nationaux à base de mérou ou de capitaine, sont désormais hors de prix pour les habitants. Avec ses 700 km de côtes, le Sénégal est pourtant riche d’importantes ressources halieutiques : thons, espadons, voiliers, sardinelles, chinchards, maquereaux, crevettes et merlus, dorades, mérous, crevettes blanches ou céphalopodes… Mais à l’instar de pays africains dont les richesses en diamants, pétrole, gaz, terres arables, donnent lieu aux pires pratiques de prédation, cette richesse a, elle aussi, attisé les convoitises.
L’Afrique nourrit l’Europe en poissons
Pillé depuis des décennies par des flottes étrangères – espagnoles, françaises, italiennes, russes, japonaises, coréennes, chinoises ou taïwanaises – le « grenier à poissons » de l’Afrique et du Sénégal se vide de sa substance… Et ce, au prix d’une concurrence déloyale : quand les pêcheurs artisanaux sénégalais ne peuvent rester que quelques heures en mer, les campagnes de pêche des navires étrangers durent deux à trois mois. Le chalutage – qui consiste à racler les faible, moyenne et grande profondeurs des mers (jusqu’à 1.000 m) – entraîne la raréfaction des espèces de poissons et la destruction des environnements marins. Un désastre écologique. À bord des « navires-usines » sont traitées, conditionnées puis congelées, d’énormes quantités de poissons, rapidement expédiés dans les assiettes européennes, coréennes ou chinoises. Près de 70% des produits de la pêche du Sénégal sont expédiés vers l’Europe. Celle-ci importe (tous pays confondus) pour 15,5 milliards d’euros de poisson [1]. « L’Afrique nourrit l’Europe ! », s’indigne Mamadou Diop Thioune, président du Forum des organisations de la pêche artisanale. « C’est un système de vol organisé du poisson en Afrique, à destination de l’Europe et d’autres pays. » De nombreux acteurs de la pêche au Sénégal, révoltés, se mobilisent pour ne pas rester avec une « arête en travers de la gorge » et tentent de s’opposer à ce système.
L’impuissance du Sénégal face à la pêche pirate
Le fléau de la pêche illégale frappe aussi le Sénégal. « Ce sont les pêches INN : illicites, non déclarées et non règlementées. » Comme beaucoup de pays africains, l’État sénégalais dispose de très peu de moyens techniques pour contrôler et arraisonner les bateaux étrangers. Parfois dotés des plus récentes avancées technologiques, ceux-ci peuvent braconner en haute mer presque en toute impunité. Ces derniers mois, les contrôleurs ont été mobilisés par des bateaux battant pavillon russe, géorgien et ukrainien, que la marine sénégalaise n’arrivait pas à chasser durablement de ses eaux territoriales. À l’impuissance du Sénégal s’ajoutent les insuffisances de l’Union européenne et des autres pays du Nord : excepté la mise en œuvre d’une liste noire d’armateurs, rien n’est fait pour assurer une meilleure traçabilité des poissons débarqués dans les ports occidentaux, qui ne disposent pas toujours de déclaration légale de capture.
Le piège des accords de pêche
Les pirates ne sont pas les seuls responsables de la surpêche. Des Accords de partenariat de pêche (APP) permettent à des flottes entières de bateaux européens, russes, chinois de venir légalement surexploiter les ressources halieutiques de la Mauritanie, du Maroc, de la Guinée ou du Sénégal. Au sortir de la colonisation, les États d’Afrique ont investi dans le développement d’une industrie de pêche nationale, plutôt que d’opter pour un soutien massif à la pêche artisanale. Mais les flottilles industrielles sont coûteuses. À la fin des années 1970, le secteur de la pêche n’échappe pas aux effets dévastateurs des programmes d’ajustements structurels néolibéraux, imposés par les institutions financières internationales. Des programmes qui déséquilibrent profondément la filière : les États africains – dont les besoins en devises augmentent – privilégieront dès lors les exportations, au détriment de la consommation locale, et la signature d’accords de pêche avec compensation financière.
Depuis les puissances maritimes tirent un maximum de profit de cette situation. Notamment l’Union européenne qui, depuis 1979, a conclu près de 17 accords de pêche avec le Sénégal. L’accès aux eaux africaines, extrêmement poissonneuses, est un enjeu stratégique primordial pour l’Europe. La Politique commune de la pêche (PCP) européenne limite les captures dans les eaux européennes pour préserver la ressource. Les accords de pêche constituent pour l’Union européenne un moyen de redéployer une partie de sa « surcapacité de pêche », tout en diminuant la pression de la surexploitation de ses propres eaux.
Transfert de la surpêche de l’Europe vers l’Afrique
Formellement les accords de pêche entre « les nations en eaux lointaines et les pays côtiers » sont fondés sur le principe de complémentarité : la surcapacité dans le Nord et l’abondance dans le Sud permettront un accès privilégié des navires des premiers dans les eaux des seconds. Il s’agit de prélever le « reliquat » disponible, seulement après une évaluation scientifique précise des ressources. Les pays du Nord paient une contrepartie financière annuelle, qui s’élevait par exemple à la fin des années 90 à 150 millions d’euros pour l’accord entre Europe et États de l’Afrique de l’Ouest. Mais les autorités sénégalaises ne disposent pas de moyens conséquents pour effectuer une évaluation efficace des stocks de ressources halieutiques. Cela nécessiterait aussi un meilleur contrôle des capacités de capture réelles des navires étrangers et nationaux. Des experts internationaux dénoncent l’obsolescence du mode de calcul – en tonnes de jauge brute ou TJB –, qui ignore totalement l’incroyable progression des moyens électroniques de détection à bord des navires d’aujourd’hui. « La véritable raison des accords tient simplement à leur forte valeur marchande » affirment Karim Dahou, chargé de prospective pour l’ONG Enda Tiers-Monde, et Moustapha Deme, membre du Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye. Les flottes européennes se déplacent dans les eaux africaines pour capturer avant tout les espèces les plus rentables sur les marchés – tant financiers qu’à la criée – du Nord [2]. C’est donc un modèle de pêche aux gros sous que promeut l’Europe à travers les APP.
Pour un euro versé, l’Europe en récupère trois
Dans le cas du Sénégal, l’ONG Coalition pour des accords de pêche équitables soutient que « si la compensation financière versée par l’UE est importante, elle ne représente qu’une petite partie de la valeur des ressources pêchées. Ainsi, un euro dépensé par l’UE pour la signature d’accords de pêche, en rapporte trois ou quatre au niveau européen. » « Les accords n’ont jamais eu d’effet positif social et économique », affirme Mamadou Diop Thioune. « Les gouvernements et les gouvernants se sont enrichis sur la misère des peuples en accompagnant sans conscience cet effondrement des stocks. Les accords sont signés au détriment des consommateurs des pays du Tiers monde qui ne peuvent voir leur consommation satisfaite. »
Pavillons de complaisance et sénégalisation de bateaux étrangers
Après une importante mobilisation des pêcheurs et de leurs organisations, en pleines négociations de renouvellement des APP, le gouvernement sénégalais a été contraint d’interdire aux navires de l’UE de pêcher dans ses eaux territoriales. Mais pour s’assurer l’accès aux eaux sénégalaises, il existe un moyen moins risqué que la pêche pirate, et plus rapide que de longues négociations internationales : la constitution d’une société mixte de droit sénégalais. Un associé sénégalais, soi-disant majoritaire, enregistre l’entreprise au Sénégal, alors qu’il n’est en fait qu’un employé de son partenaire étranger. Celui-ci le rétribue et « distribue également des pots de vin à tous ces “complices” qui ont permis l’établissement de cette société mixte », résume une étude de la Coordination pour des accords de pêche équitable [3]. Le nombre de sociétés mixtes a explosé dans les années 1990, lorsque le régime des « sociétés mixtes subventionnées » a été introduit dans le cadre des échanges entre pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) et l’Union européenne… par l’UE elle-même. Ce régime permet d’octroyer une subvention aux armateurs européens qui transféraient « définitivement » leur navire vers un pays tiers en créant des sociétés mixtes avec des ressortissants de ce même pays, tout en renonçant– pour le navire concerné – à leurs droits de pêche dans les eaux européennes. Les bénéficiaires de cette aide au transfert s’engagent à approvisionner prioritairement le marché européen. Le Sénégal connaît aujourd’hui une explosion de société mixtes : 11 sociétés mixtes espagno-sénégalaises, avec 29 chalutiers ; 3 sociétés franco-sénégalaises, avec 24 chalutiers ; 2 sociétés italo-sénégalaises, avec 7 chalutiers ; au moins 1 société sino-sénégalaise, avec 26 chalutiers ; 1 société gréco-sénégalaise avec 2 chalutiers ; et au moins 1 société coréo-sénégalaise, 1 turco-sénégalaise, 1 américano-sénégalaise…
Des sociétés écrans exemptées de droits de douane
Ces sociétés-écrans ne sont soumises qu’aux contraintes nationales. Autrement dit, à aucune contrainte. Les côtes africaines deviennent une sorte de buffet en self-service. Au-delà des eaux territoriales sénégalaises, les étrangers peuvent pêcher dans les eaux de toute la sous-région (Mauritanie, Guinée Conakry, Guinée Bissau, Sierra Léone), voire de toute l’Afrique. En octobre 2008, c’est de l’autre côté de l’Afrique, à près de 8.000 km des côté sénégalaises que le chalutier El Amine (appartenant une société mixte espagnole « sénégalisée ») a été arraisonné dans les eaux de Madagascar… pour pêche illicite. Les avantages de ces sociétés au pavillon de complaisance ne s’arrêtent pas là. Elles profitent au maximum du principe central de la globalisation financière : toujours moins d’impôt. La Convention de Lomé autorise les produits halieutiques des pays ACP à pénétrer le marché européen sans droits de douane. Ces sociétés mixtes ont également bénéficié d’exonérations de taxes par le gouvernement sénégalais [4]. Pendant ce temps, les entreprises réellement sénégalaises, regroupées notamment au sein de la de Fédération Nationale des GIE de pêche, périclitent et licencient. Depuis 2001, les acteurs de la pêche au Sénégal demandent en vain un audit de ces sociétés mixtes. Les grosses sardines du gouvernement sénégalais font la sourde oreille.
Eros Sana

Voleurs à Nianing

UNE FRANÇAISE DE 71 ANS ATTAQUÉE DANS SON DOMICILE À NIANING

senegal

«Le cambrioleur a tenté de couper mon doigt pour s'emparer de ma bague en or»
Une Française de 71 ans a fait les frais de cambrioleurs la semaine dernière. Elle a reçu à son domicile la visite de malfrats qui, après l'avoir menacée avec des armes blanches, ont dérobé une importante somme d'argent et divers matériels. Une Belge et plusieurs Européens ont également été victimes des agissements des bandits.
Situé à cinq kilomètres de Mbour, le village de Nianing est victime depuis quelques jours de cambriolages. Les Européens sont souvent la cible des malfaiteurs qui repartent comme ils étaient venus. Une Française prénommée Nicole, âgée de 71 ans, n'oubliera pas cette nuit où deux cambrioleurs ont escaladé un arbre pour se retrouver à l'intérieur de sa maison. Après avoir tordu la porte en fer, ils se sont retrouvés en face d'elle. Elle raconte que cette nuit, elle avait mal dormi et s'était réveillée pour se mettre devant l'ordinateur, parce que sa fille lui avait envoyé un message qu'elle était en train de lire. Une heure après, elle est allée se recoucher. Le chien qui était sous le lit n'arrêtait pas d'aboyer. Mais elle n'imaginait pas la présence d'individus dans la maison, pensant que le chien avait envie de sortir. À cet instant, les cambrioleurs avaient déjà fini de tordre la porte en fer et lorsqu'elle est sortie, elle s'est retrouvée en face d'eux. Un des malfrats l'a alors basculée au sol, pointant un couteau sur sa gorge pour lui demander de sortir l'argent. Comme elle hésitait à se plier à leurs exigences, le gus devenait plus violent, serrant davantage le couteau sur sa gorge, puis il la projette sur le canapé. Le sang commence à couler. Le bandit en profite pour lui enlever quelques bagues en or. Comme une alliance en or sortait difficilement, il tente d'user d'un couteau pour couper le doigt. Heureusement, il a pu récupérer l'alliance sans mutiler la dame. Il l'a ensuite poussée sur le lit pour procéder à une fouille et s'emparer d'un ordinateur portable, un téléphone portable, de divers matériels et de la somme de 241.000 francs qui devait servir à payer le personnel. Somme qu'elle avait reçue deux jours auparavant. Après leur forfait, les bandits empruntent la porte d'entrée pour disparaître, laissant la dame gisant sur le sol, toute ensanglantée. «J'avais peur de mourir d'hémorragie», dit-elle, ajoutant que ce qu'elle a subi est l'équivalent d'un viol et qu'elle ne va jamais oublier cette mésaventure.
Le lendemain, c'est une maison appartenant à un couple belge qui a reçu la visite de cambrioleurs. Cette fois-ci, ils sont passés par la fenêtre après avoir écarté les grilles pour faire main basse sur deux ordinateurs, un poste radio, un appareil photo et divers matériels, explique la maîtresse des lieux, Christiane Bindelle.
L’OBS ALIOUNE DIOP

Budget 2012 Sénégalais

Sénégal – Budget 2012 : Priorité à l’investissement

2874343-4064899.jpgL’année 2012 ne sera pas de tout repos pour l’administration sénégalaise. En effet, le pays de la Teranga ira aux urnes, participera à des grands évènements sportifs comme la Coupe d’Afrique des Nations ou les Jeux Olympiques d’été et devra continuer son plan d’urgence contre la crise énergétique entre autres activités. C’est ce qui explique la hausse du budget national, avec l’investissement qui se taille la part du lion. De 2 284,2 milliards de FCFA (4,7 milliards de dollars américains) pour l’année en cours, le budget sénégalais passe à 2 299,2 milliards de FCFA (4,73 milliards de dollars américains), soit une hausse de 14,6 milliards de FCFA (30 millions de dollars américains). Une augmentation poussée notamment par le désir de passer à des actions concrètes, impulsées par le président Abdoulaye Wade. Pour ce faire, 830 milliards de FCFA (1,7 milliard de dollars américains) ont été alloués aux investissements. Cette rubrique connaît également une hausse de 32 milliards de FCFA (65 millions de dollars américains) par rapport à 2011. En clair, les investissements seront d’abord orientés vers la résolution du programme d’énergie, à savoir le plan Takkal. Cela se justifie car, à cause des délestages, le Sénégal a vu sa croissance diminuer de 1,2 % en 2010.    Ensuite, le Sénégal donnera la priorité de ses investissements à la poursuite des Objectifs du Millénaire de Développement (OMD) et à la réalisation des recommandations du Document de Politique Economique et Social, suivant ces engagements internationaux. Rien que ces deux premiers axes représenteront 88 % de la part budgétaire des investissements. Enfin, le reliquat servira aux dépenses de souveraineté nationale, aux charges relatives aux marchés publics, aux contributions régionales comme extrarégionales et à l’entretien de l’administration.
Steven Addamah

Gros plan sur la pêche au Sénégal

Sénégal : Gros plan sur la pêche

Film2009_A_HELL_OF_FISHING.jpgTous ceux qui ont goûté au thiof peuvent le confirmer : le poisson joue un rôle central dans l’héritage économique et culturel du Sénégal. Le secteur de la pêche n’a cependant pas encore atteint son plein potentiel. En conséquence de quoi toute une série d’initiatives sont en cours dans le pays d’Afrique de l’Ouest avec pour objectif d’améliorer la gouvernance et d’adopter des pratiques durables encourageant la croissance de l’industrie de la pêche, notamment par la collaboration avec des bailleurs de fond.
Le Ministre de l’Economie maritime a annoncé le 19 octobre le lancement d’un projet en partenariat avec l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) qui prévoit des investissements à hauteur de 5,5 milliards de francs CFA (8,36 millions d’euros) entre 2011 et 2016. Le projet de Gestion Concertée pour une Pêche Durable Future au Sénégal (COMFISH), par le biais de financements nécessaires au développement de cette industrie clé, apportera son soutien au gouvernement et l’aidera à réaliser ses objectifs.
Le Sénégal a, par le passé, attiré d’importants investissements directs étrangers dans les secteurs du tourisme, des télécommunications et des travaux publics mais ceux-ci sont beaucoup plus rares quant il s’agit de projets de développement industriel. La Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) du Sénégal a toutefois identifié les principales industries du pays, y compris l’agriculture et la pêche, comme des secteurs porteurs qui pourraient stimuler la croissance économique et l’amener à dépasser les 7% dans les cinq prochaines années.
Le secteur de la pêche sénégalais enregistre une bonne performance. En glissement annuel, les exportations de poisson ont connu une hausse de 39,5%, passant de 9,03 milliards de francs CFA (13,7 millions d’euros) en mars 2009 à 12,59 milliards de francs CFA (19,14 millions d’euros) en mars 2010. L’écosystème riche du Sénégal abrite 1060 espèces de poissons, soit l’une des plus fortes concentrations en ressources halieutiques au monde.
Le secteur joue un rôle critique dans la sécurité alimentaire du pays et dans le développement économique de celui-ci. Le secteur de la pêche, qui comprend la pêche artisanale et la pêche industrielle, génère environ 600000 emplois directs et indirects, soit 17% de la population active. Il produit en moyenne 300000 tonnes de protéines de haute qualité par an, ce qui représente 47% des besoins totaux de la population sénégalaise en protéine et 70% des besoins en protéine animale.
Les potentialités du secteur se voient toutefois limitées par une gouvernance insuffisante et une augmentation de la surpêche, ce qui représente une menace non seulement pour les recettes et l’emploi mais aussi pour l’alimentation, le poisson étant une importante source de protéine. La sécurité alimentaire est un problème majeur au Sénégal, où selon les estimations 20% des familles seraient en situation de vulnérabilité alimentaire.
L’objectif du programme USAID/COMFISH est de soutenir les efforts du gouvernement en matière de réforme du secteur de la pêche en renforçant la gouvernance et en adoptant un modèle d’exploitation plus durable des ressources marines. Concrètement, COMFISH va œuvrer à l’amélioration de la gestion des pêcheries et à la mise en place d’un système de gestion concertée qui implique les collectivités locales et les employés.
Depuis l’adoption en 1998 d’un Code de la Pêche Maritime, le gouvernement s’est attelé à la mise en place d’un réseau de Comités Locaux de Pêche et de Comités Locaux de Pêche Artisanale pour impliquer les professionnels du secteur, à l’échelle locale, dans le développement de la réglementation de la pêche. Mais la formation de ces comités a été lente et COMFISH veut raviver le réseau au cours de la première année du projet. Les responsables de COMFISH espèrent que l’implication des collectivités locales dans les efforts d’adoption de pratiques plus durables permettra de mettre un terme à la surexploitation des ressources du Sénégal d’ici 20 à 30 ans.
USAID/COMFISH va évaluer, localement, la vulnérabilité aux effets du changement climatique et développer des projets de renforcement des capacités en réponse à ce problème. Un des objectifs du programme est également de venir à bout de l’un des principaux obstacles au développement durable du secteur – l’absence de mécanisme d’évaluation du niveau des ressources halieutiques. Des études seront réalisées dans le cadre du projet afin d’obtenir des informations détaillées sur les fluctuations de la taille des stocks qui permettront de prendre des décisions plus éclairées en ce qui concerne l’élaboration des politiques et des régulations. Seront particulièrement concernées les zones de pêche clés : Thiès (Kayar et Mbour), Dakar, Kaolack et la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor).
Pour faire face à la diminution des stocks de nombreuses espèces, les autorités sénégalaises envisagent de plus en plus le recours à l’aquaculture comme une alternative à la pêche. D’après les estimations 2011 d’OBG, l’aquaculture contribue déjà à hauteur de 19% au total de la production agricole mais possède un potentiel important et pourrait produire beaucoup plus. Lors d’une visite dans la zone Nord du pays, une délégation d’officiels du gouvernement sénégalais et de la Grappe Produits de la mer et Aquaculture de la SCA a reconnu le fort potentiel de croissance de l’industrie aquacole.
La SCA espère que la production aquacole annuelle atteindra les 35000 tonnes d’ici 2015, grâce surtout à des espèces adaptées à l’environnement local telles que le tilapia, le silure et les huîtres. D’après les estimations de la SCA, en développant l’industrie aquacole, tout en améliorant les méthodes de réduction des prises accessoires et des rejets et en encourageant la pêche artisanale, les recettes des ressources halieutiques devraient atteindre 100 milliards de francs CFA (152 millions d’euros) par an, ce qui donnerait un nouvel élan à cet important secteur.
OXFORD BUSINESS GROUP

10/11/2011

La Star'Ac des moutons

La Star'Ac des moutons

senegalAu Sénégal, le mouton est un animal extrêmement populaire. A tel point qu’une émission de télévision lui est consacrée, explique RFI. Depuis trois ans, Khar Bii (moutons en wolof, la langue la plus répandue à Dakar) est un «concours de beauté qui désigne le plus beau mouton du Sénégal. Durant un mois, l’émission sillonne les quartiers de Dakar et les huit régions du pays à la recherche de la «perle». La finale s’est déroulée le 4 novembre, place de l’Obélisque, dans la capitale du Sénégal.
Khar Bii est un programme très populaire et très suivi à la télévision. Nombre de sénégalais s'impliquent dans la compétition et votent, beaucoup d'entre eux souhaitant voir le mouton de son quartier remporter la victoire
Organisatrice du concours, Marianne Bathily évoque les raisons de ce succès populaire:
«Le mouton est un animal domestique, aux yeux des Sénégalais. Dès leur plus jeune âge, les enfants s'occupent du mouton, ils lui donnent un nom et l'élèvent.»
L’élevage est donc une réelle passion. Les Sénégalais donnent à leurs animaux des noms originaux. Ainsi l'un des moutons du concours s'appelle Obama, apprend-on sur RNW. Mais il a un certain coût comme le rappelle M’Baye N’Diaye, éleveur de 21 ans:
 «J’ai grandi dans l’élevage, tous petit, je voyais mon père et mes voisins élever des moutons. S’occuper d’un mouton, c’est à la fois facile et rigoureux, il faut le nourrir, le soigner. Par mois, un mouton peut consommer un sac entier d’aliments de bétail. Cela revient entre 8.000 et 12.000 francs CFA tous les mois (12 à 18 euros).»
Plus qu’un concours, cette émission est une véritable vitrine pour les éleveurs, c’est ce que nous explique Mamadou Ndoi:
«L’avantage, c’est que les gens vont savoir que j’élève des moutons. Cela me donne un nom dans le milieu.»
Mamadou Ba, vétérinaire, inspecte les animaux:
«Il faut que le mouton soit en bonne santé, souligne Mamadou Ba. Ensuite, il y a la forme des cornes et la beauté du pelage qui comptent.»
«Un grand mouton peut être beau, mais en même temps, je fais attention aux rapports harmonieux des proportions. […]Je juge aussi la symétrie des testicules.»
Cette année, ce dernier a noté quelques évolutions dans le concours:
«On a remarqué une parfaite amélioration. La qualité des produits qui nous sont présentés est maintenant bien meilleure. Avant, nous avions des vieux mâles. Cette année, il nous présente des jeunes mâles, de 1 an et demi, 2 ans et demi au maximum. De plus, nous voyons également que les éleveurs font des efforts pour vraiment présenter les meilleurs sujets.»
Cette année, le concours national a été remporté par un jeune candidat dakarois. Le vainqueur a gagné 2 millions de francs CFA (environ 3000 euros) et une tonne de fourrage.
Slate Afriques

magal gros plan.JPGAu Sénégal, le mouton est un animal extrêmement populaire. A tel point qu’une émission de télévision lui est consacrée, explique RFI. Depuis trois ans, Khar Bii (moutons en wolof, la langue la plus répandue à Dakar) est un «concours de beauté qui désigne le plus beau mouton du Sénégal. Durant un mois, l’émission sillonne les quartiers de Dakar et les huit régions du pays à la recherche de la «perle». La finale s’est déroulée le 4 novembre, place de l’Obélisque, dans la capitale du Sénégal.
Khar Bii est un programme très populaire et très suivi à la télévision. Nombre de sénégalais s'impliquent dans la compétition et votent, beaucoup d'entre eux souhaitant voir le mouton de son quartier remporter la victoire
Organisatrice du concours, Marianne Bathily évoque les raisons de ce succès populaire:
«Le mouton est un animal domestique, aux yeux des Sénégalais. Dès leur plus jeune âge, les enfants s'occupent du mouton, ils lui donnent un nom et l'élèvent.»
L’élevage est donc une réelle passion. Les Sénégalais donnent à leurs animaux des noms originaux. Ainsi l'un des moutons du concours s'appelle Obama, apprend-on sur RNW. Mais il a un certain coût comme le rappelle M’Baye N’Diaye, éleveur de 21 ans:
 «J’ai grandi dans l’élevage, tous petit, je voyais mon père et mes voisins élever des moutons. S’occuper d’un mouton, c’est à la fois facile et rigoureux, il faut le nourrir, le soigner. Par mois, un mouton peut consommer un sac entier d’aliments de bétail. Cela revient entre 8.000 et 12.000 francs CFA tous les mois (12 à 18 euros).»
Plus qu’un concours, cette émission est une véritable vitrine pour les éleveurs, c’est ce que nous explique Mamadou Ndoi:
«L’avantage, c’est que les gens vont savoir que j’élève des moutons. Cela me donne un nom dans le milieu.»
Mamadou Ba, vétérinaire, inspecte les animaux:
«Il faut que le mouton soit en bonne santé, souligne Mamadou Ba. Ensuite, il y a la forme des cornes et la beauté du pelage qui comptent.»
«Un grand mouton peut être beau, mais en même temps, je fais attention aux rapports harmonieux des proportions. […]Je juge aussi la symétrie des testicules.»
Cette année, ce dernier a noté quelques évolutions dans le concours:
«On a remarqué une parfaite amélioration. La qualité des produits qui nous sont présentés est maintenant bien meilleure. Avant, nous avions des vieux mâles. Cette année, il nous présente des jeunes mâles, de 1 an et demi, 2 ans et demi au maximum. De plus, nous voyons également que les éleveurs font des efforts pour vraiment présenter les meilleurs sujets.»
Cette année, le concours national a été remporté par un jeune candidat dakarois. Le vainqueur a gagné 2 millions de francs CFA (environ 3000 euros) et une tonne de fourrage.
Slate Afrique

09/11/2011

Gros plan sur la pêche au Sénégal

Sénégal : Gros plan sur la pêche

panama-200800390.gif.jpg Tous ceux qui ont goûté au thiof peuvent le confirmer : le poisson joue un rôle central dans l’héritage économique et culturel du Sénégal. Le secteur de la pêche n’a cependant pas encore atteint son plein potentiel. En conséquence de quoi toute une série d’initiatives sont en cours dans le pays d’Afrique de l’Ouest avec pour objectif d’améliorer la gouvernance et d’adopter des pratiques durables encourageant la croissance de l’industrie de la pêche, notamment par la collaboration avec des bailleurs de fond.
Le Ministre de l’Economie maritime a annoncé le 19 octobre le lancement d’un projet en partenariat avec l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) qui prévoit des investissements à hauteur de 5,5 milliards de francs CFA (8,36 millions d’euros) entre 2011 et 2016. Le projet de Gestion Concertée pour une Pêche Durable Future au Sénégal (COMFISH), par le biais de financements nécessaires au développement de cette industrie clé, apportera son soutien au gouvernement et l’aidera à réaliser ses objectifs.
Le Sénégal a, par le passé, attiré d’importants investissements directs étrangers dans les secteurs du tourisme, des télécommunications et des travaux publics mais ceux-ci sont beaucoup plus rares quant il s’agit de projets de développement industriel. La Stratégie de Croissance Accélérée (SCA) du Sénégal a toutefois identifié les principales industries du pays, y compris l’agriculture et la pêche, comme des secteurs porteurs qui pourraient stimuler la croissance économique et l’amener à dépasser les 7% dans les cinq prochaines années.
Le secteur de la pêche sénégalais enregistre une bonne performance. En glissement annuel, les exportations de poisson ont connu une hausse de 39,5%, passant de 9,03 milliards de francs CFA (13,7 millions d’euros) en mars 2009 à 12,59 milliards de francs CFA (19,14 millions d’euros) en mars 2010. L’écosystème riche du Sénégal abrite 1060 espèces de poissons, soit l’une des plus fortes concentrations en ressources halieutiques au monde.
Le secteur joue un rôle critique dans la sécurité alimentaire du pays et dans le développement économique de celui-ci. Le secteur de la pêche, qui comprend la pêche artisanale et la pêche industrielle, génère environ 600000 emplois directs et indirects, soit 17% de la population active. Il produit en moyenne 300000 tonnes de protéines de haute qualité par an, ce qui représente 47% des besoins totaux de la population sénégalaise en protéine et 70% des besoins en protéine animale.
Les potentialités du secteur se voient toutefois limitées par une gouvernance insuffisante et une augmentation de la surpêche, ce qui représente une menace non seulement pour les recettes et l’emploi mais aussi pour l’alimentation, le poisson étant une importante source de protéine. La sécurité alimentaire est un problème majeur au Sénégal, où selon les estimations 20% des familles seraient en situation de vulnérabilité alimentaire.
L’objectif du programme USAID/COMFISH est de soutenir les efforts du gouvernement en matière de réforme du secteur de la pêche en renforçant la gouvernance et en adoptant un modèle d’exploitation plus durable des ressources marines. Concrètement, COMFISH va œuvrer à l’amélioration de la gestion des pêcheries et à la mise en place d’un système de gestion concertée qui implique les collectivités locales et les employés.
Depuis l’adoption en 1998 d’un Code de la Pêche Maritime, le gouvernement s’est attelé à la mise en place d’un réseau de Comités Locaux de Pêche et de Comités Locaux de Pêche Artisanale pour impliquer les professionnels du secteur, à l’échelle locale, dans le développement de la réglementation de la pêche. Mais la formation de ces comités a été lente et COMFISH veut raviver le réseau au cours de la première année du projet. Les responsables de COMFISH espèrent que l’implication des collectivités locales dans les efforts d’adoption de pratiques plus durables permettra de mettre un terme à la surexploitation des ressources du Sénégal d’ici 20 à 30 ans.
USAID/COMFISH va évaluer, localement, la vulnérabilité aux effets du changement climatique et développer des projets de renforcement des capacités en réponse à ce problème. Un des objectifs du programme est également de venir à bout de l’un des principaux obstacles au développement durable du secteur – l’absence de mécanisme d’évaluation du niveau des ressources halieutiques. Des études seront réalisées dans le cadre du projet afin d’obtenir des informations détaillées sur les fluctuations de la taille des stocks qui permettront de prendre des décisions plus éclairées en ce qui concerne l’élaboration des politiques et des régulations. Seront particulièrement concernées les zones de pêche clés : Thiès (Kayar et Mbour), Dakar, Kaolack et la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor).
Pour faire face à la diminution des stocks de nombreuses espèces, les autorités sénégalaises envisagent de plus en plus le recours à l’aquaculture comme une alternative à la pêche. D’après les estimations 2011 d’OBG, l’aquaculture contribue déjà à hauteur de 19% au total de la production agricole mais possède un potentiel important et pourrait produire beaucoup plus. Lors d’une visite dans la zone Nord du pays, une délégation d’officiels du gouvernement sénégalais et de la Grappe Produits de la mer et Aquaculture de la SCA a reconnu le fort potentiel de croissance de l’industrie aquacole.
La SCA espère que la production aquacole annuelle atteindra les 35000 tonnes d’ici 2015, grâce surtout à des espèces adaptées à l’environnement local telles que le tilapia, le silure et les huîtres. D’après les estimations de la SCA, en développant l’industrie aquacole, tout en améliorant les méthodes de réduction des prises accessoires et des rejets et en encourageant la pêche artisanale, les recettes des ressources halieutiques devraient atteindre 100 milliards de francs CFA (152 millions d’euros) par an, ce qui donnerait un nouvel élan à cet important secteur.
OXFORD BUSINESS GROUP