31/12/2011

Port d'arme interdit au Sénégal

Sénégal: le port d'armes interdit pour 4 mois après des violences politiques

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Le port d'armes sera interdit au Sénégal début janvier pour quatre mois, sur une période couvrant la campagne électorale et le scrutin présidentiel de 2012, a annoncé vendredi le gouvernement, après des violences politiques ayant un fait un mort par balle le 22 décembre à Dakar.

"Est interdit sur l'ensemble du territoire national, durant la période allant du 04 janvier 2012 au 30 avril 2012, le port d'armes et de munitions de toutes catégories et de matières explosives", stipule un arrêté signé vendredi par le ministre de l'Intérieur Ousmane Ngom, dont l'AFP a reçu copie.

"Durant cette période, aucune arme, quelle que soit sa catégorie ou sa nature, ne pourra être transportée hors des domiciles ou des lieux de travail. Cette interdiction est applicable aux nationaux ainsi qu'aux étrangers ayant leur résidence habituelle au Sénégal et titulaires du permis de port ou de détention d'armes", ajoute ce texte, évoquant "les nécessités de l'ordre public".

Un responsable au ministère de l'Intérieur joint par l'AFP a précisé que la mesure s'appliquera aux civils, les membres des forces de défense et de sécurité en activité n'étant pas concernés car les armes sont considérées comme leur outil de travail.

Le premier tour de la présidentielle sénégalaise est prévu le 26 février 2012. La campagne électorale doit durer trois semaines et se clôturer à l'avant-veille du scrutin. Une vingtaine de candidatures ont déjà été déclarées, dont celle du chef de l'Etat Abdoulaye Wade.

Cette suspension du port d'armes intervient après des violences politiques, le 22 décembre à Dakar, entre des opposants et partisans présumés du pouvoir, qui ont fait un mort par balle et trois blessés.

Dans le cadre de l'enquête sur ces violences, un responsable de l'opposition et maire d'une commune d'arrondissement de Dakar, Barthélemy Dias, a été inculpé et incarcéré le 28 décembre pour "homicide volontaire, coups et blessures volontaires et détention d'arme à feu sans autorisation administrative", selon un de ses avocats.

 

M. Dias, membre du Parti socialiste (PS), avait auparavant été en garde à vue quatre jours. Le 22 décembre, il avait expliqué avoir agi en état de "légitime défense", en tirant des coups de feu pour se protéger de partisans du pouvoir qui voulaient attaquer sa mairie.

Lors d'une conférence de presse jeudi, le chef du PS, Ousmane Tanor Dieng, a accusé des membres du parti au pouvoir - dont certains agissant depuis la présidence, d'avoir commandité ces violences. M. Dieng n'a cependant pas cité de nom et n'a pas présenté de preuve de ses allégations.

Les évènements du 22 décembre se sont produits dans un contexte politique tendu, marqué par une polémique sur la candidature déclarée du président Wade, 85 ans, qui a été investi le 23 décembre comme porte-drapeau de son parti pour 2012.

La liste des candidats autorisés à se présenter au scrutin doit être publiée fin janvier.

Elu pour la première fois en 2000 pour sept ans, M. Wade a été réélu en 2007 pour cinq ans après une réforme constitutionnelle en 2001 ayant institué un quinquennat renouvelable une fois. En 2008, une autre modification de la Constitution a réinstauré le septennat renouvelable une fois.

L'opposition estime qu'Abdoulaye Wade a déjà épuisé ses deux mandats légaux, les partisans de M. Wade considèrent en revanche que le décompte des deux mandats légaux doit se faire à partir de 2007, sur la base de la Constitution de 2001.

AFP

Les Baye Fall

Le mouvement Baye Fall, les sénégalais n’en peuvent plus

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Le mouvement Baye Fall est un culte musulman dérivé du mouridisme. Il a été créé par Cheikh Ibrahima Fall, lui même adepte de cheikh Ahmadou Bamba.  Jadis, l’esprit du mouvement Baye Fall était une forme d’ideologie détachée de toutes possessions matérielles, en se soumettant totalement aux recommandations de son marabout qu’il vénére plus que tout au monde. 

Tout se partageait, le don de soi était naturel, et la foi en l'humain était essentielle. Le travail était pour eux une valeur très importante.

Les baye Fall ont un mode de vie totalement différent du notre, à tel point qu’on pourrait les qualifier de marginaux.     Mais sont-ils vraiment des marginaux ?         

Un marginal par définition est toute personne qui se retire par choix ou obligation du mode de vie commun à un groupe de gens,  il existe deux types de marginaux :

- Ceux qui le sont par obligation : perte d'un emploi et chute dans le niveau social, et en découle un comportement qui par obligation vous oblige a vous marginaliser

- Ceux qui le sont par choix : Par rébellion le plus souvent.

En analysant bien la situation actuelle des baye fall, je ne pourrais pas les classer dans ces deux groupes, puisque la plupart d’entre eux ont hérité de leur mode de vie, ce qui marque une absence de choix. Dés lors, le Baye Fall n’est pas complètement écarté de la société, au contraire il s’est noué une relation étroite avec la société en créant avec celle-ci une sorte de contrat à titre gratuit.

La communauté des Baye Fall s'est multiplié ces dernières années, ils sont présents dans toutes les régions du Sénégal, mais surtout à Dakar qui est leur fief et qui représente pour eux un espace paradisiaque pour leurs dérives mais aussi pour la quête de l’aumône qui est plus fructueuse dans la capitale du fait de la présence importante de touristes étrangers qui leur servent de trappe nigaude.

Devenu aujourd’hui une attraction touristique, le mouvement Baye fall est sorti de son contexte religieux pour devenir un mode de vie d’où l’expression « on ne née pas Baye Fall, on le devient ». Le Baye Fall actuel s’identifie sur le look du mauvais garçon négligé, avec ses rastas mal entretenus, son ensemble de boubous en loques multicolores, sa petite calebasse, son gourdin tagué  et ses bottes poussiéreuses de couleurs noires contrairement à leurs ainés qui marchaient pieds nus. Il s’est forgé un style bien revisité avec une allure brutale, une attitude sympathiquement agressive, une démarche boiteuse qui rappelle celle du petit voyou du quartier. La majorité ont adopté une façon de parler le wolof bien différente de leurs anciens qui parlaient un wolof pur, très peu altéré par les langues étrangères, certainement victime des tendances juvéniles, le Baye Fall moderne a américanisé son wolof de manière Baol Baolique, avec une voix de rogomme qui fait penser à un abus d’alcool d’excessif. Il est insistant dans sa quête de l’aumône, je me remémore encore de mon dernier séjour au Sénégal au mois de Mai de cette année, au cours de laquelle je me baladais avec beaucoup de nostalgie dans les rues de Sandaga, quand soudain je me suis fait importunée par un Baye Fall qui me poursuivait en me demandant de lui acheter un sac de riz avec tous les meilleurs vœux au monde qui allaient avec, et dont je me foutais complètement. Pour me débarrasser, je lui donnai finalement une pièce, il refusa et continua à me poursuivre et à m’attendre même devant les magasins, mais malgré son insistance démesurée il resta sur sa faim,  ce fut vraiment un après midi pénible ce jour là.

Au-delà de leur changement comportemental, les Baye Fall se sont détournés de leur mission première qui était de travailler, apprendre le coran et solliciter l’aumône au nom de leur marabout et pour le compte de celui-ci. Maintenant leur mission est pourvue de vices, désormais ils font la manche pour leur propre compte, ils s’adonnent à la drogue, au vol, à l’intimidation avec leur gourdin qu’ils peuvent utiliser comme arme blanche à tout moment. Ils ne maitrisent plus le coran comme leurs anciens, d’ailleurs la plupart ne s’y connaissent pas mieux que moi. C’est la raison pour laquelle on les octrois le surnom de « Baye Faux » dans les quartiers populaires.

Mais le pire encore, c’est que devant les difficultés de la vie qui rongent le quotidien des sénégalais où chacun cherche tant bien que mal à sortir de cette marée de merde noire, leur présence est de moins en moins souhaitable. Ils sont maudits par la majeure partie des sénégalais dans la plus grande conspiration à cause des tabous. Ils ont été la terreur de notre enfance et certainement encore les enfants qui vivent dans les quartiers, du fait de leur attitude agressive qu’ils dégagent.             

D’ailleurs qui n’a jamais eu peur des Baye Fall dans son enfance ?

Derrière cette conspiration ou cette forme de respect peu sincère envers les Baye Fall se cache une peur qui anime la société sénégalaise au plus profond d’elle même, qui, avouons le, nous empêche de dire nos cris de cœurs et nos ras le bol à ces rastaquouéres bien bâtis, imprévisibles, menaçants et toujours armés de gourdins. C’est ce qui oblige la plupart d’entre nous à céder à leur quémande. Le Baye Fallisme est devenu un phénomène de société, qui est une aubaine pour beaucoup de jeunes sénégalais aspirants à la facilité sous prétexte qu’ils se consacrent à leur marabout.

Ce qui est plus dangereux, c’est hormis l’attraction touristique, les Baye Fall ne participent pas de manière active à l’avancement de la société sénégalaise. La plupart d’entre eux vivent dans la pauvreté et l’assistanat en grignotant les petits sous des pauvres sénégalais, leur communauté augmente de manière considérable les chiffres du chômage et de l’analphabétisme. Ils sont conservateurs et souhaitent perpétuer leurs traditions sur leurs futurs héritiers qui deviennent de plus en plus altérés. En plus, leurs enfants ne sont pas scolarisés, ils n’ont aucune notion de l’éducation et ne sont même pas identifiables dans le secteur  administratif car la plupart d’entre eux n’ont pas de fichier d’état civil.

Les problèmes qui subsistent au sein du mouvement Baye Fall sont plus que sérieux et constituent un frein sur l’épanouissement et le développement économique et social du Sénégal. L’état et le peuple doivent agir contre ce calamité sociale, ne serait ce que pour sauver l’avenir de leurs progénitures. 

Guedakane

30/12/2011

la France interdit la destination Sénégal aux citoyens français

Affaire Barthélémy Dias : La France prévient Wade

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Préoccupée par la situation actuelle du Sénégal et le cas de Dias fils parmi d’autres, la France interpelle Wade .C’est un message clair et net. Un signal fort au régime de Me. Wade dans un contexte d’ébullition politique, marqué par la candidature controversée du président – sortant à la présidentielle de 2012. En réponse à des questions sur la situation de violence actuelle au Sénégal, le porte- parole du ministère français des affaires étrangères tire la sonnette d’alarme. 

D’après nos confrères de "l’Observateur", la France interdit la destination Sénégal aux citoyens français .Les états unis ont franchi le pas en mettant le Sènègal sur la liste rouge, la France en prend le chemin. Une escalade dans la violence politique sénégalaise est inacceptable aux yeux de la France et de Sarkozy selon" l’Observateur". La France en contact permanent avec les autorités sénégalaises, plaide pour que toutes les mesures soient prisespour que de tels incident ne se reproduisent plus.

Seneweb

Barthélemy Dias inculpé pour homicide volontaire

Barthélemy Dias inculpé pour homicide volontaire

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Suite à la fusillade de la semaine dernière devant la mairie de Sicap-Mermoz, le maire de la commune a été déféré au parquet mercredi et inculpé d’homicide volontaire, coups et blessures volontaires et port d’arme sans autorisation. Plusieurs jeunes ont manifesté dans les rues de Dakar pour réclamer sa libération.

L’enquête serait bouclée. L’affaire, elle, est loin de connaître son épilogue. Placé en garde-à-vue depuis samedi suite à l’attaque jeudi 22 décembre à Dakar de la mairie de Sicap-Mermoz qui s’est soldée par la mort par balle d’un des assaillants, le jeune édile socialiste de la commune d’arrondissement, Barthélemy Dias, a été présenté au procureur de la République mercredi et mis en examen pour « homicide volontaire, coups et blessures volontaires et port d’arme sans autorisation ».

Arrivé dans la matinée à bord d’un véhicule 4x4 noir au Palais de Justice de Dakar, où un impressionnant dispositif sécuritaire avait été déployé, le bouillant leader des jeunes socialistes a salué ses partisans. Placé sous mandat de dépôt, il est désormais maintenu en détention provisoire à la prison de Reubeuss et risque très gros. Son camarade Malick Noël Seck avait été condamné récemment à deux ans de prison ferme pour menaces de mort après avoir envoyé une lettre au Conseil constitutionnel. De multiples jeunes sont descendus dans les rues de Dakar pour réclamer la libération du maire de Mermoz. Des protestataires ont incendié un bus de la société de transport Dakar Dem Diik, devant le siège du Parti socialiste, selon la radio RFM. Un d’entre eux a été grièvement blessé au cours de l’intervention des forces de l’ordre.

« Cette affaire est à 80% politique »

Trois personnes restent toujours placées en garde-à-vue au commissariat central de Dakar. Il s’agit d’Habib Dieng, le garde du corps de Barthélemy Dias, et de deux des commanditaires présumés de l’attaque : Cheikh Siby, un proche de Farba Senghor, le chargé de propagande du PDS, et de Seydina Oumar Mangane. Également cité dans l’affaire et activement recherché par la police, Baye Moussé dit « Bro », un des garde du corps du président de la République, s’est lui volatilisé. Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole de la Présidence, est monté au front pour assurer que « le président ne protègera personne ».

Les avocats de Barthélemy Dias plaident la légitime défense, dénoncent un « complot » et réclament la libération immédiate et sans condition de leur client. « Cette affaire est à 80% politique », a ainsi jugé maître Khaly Niang, l’un des défenseurs du socialiste lors d’une conférence de presse tenue à la chambre de commerce. « Ce qui est à l’ordre du jour dans cette affaire, c’est comment ce complot a été organisé aux yeux des Sénégalais. Des témoins oculaires ont vu des gens qui se sont préparés dans un siège de parti avec de l’essence pour venir attaquer une institution de l’Etat », poursuit-il. « Cinq pick-up remplis de nervis du pouvoir ont attaqué la mairie du quartier de Sicap-Mermoz », rappelle Aïssata Tall Sall, porte-parole du parti socialiste. Au même moment à l’extérieur, des affrontements ont opposé des jeunes militants de différents partis de l’opposition aux forces de l’ordre.

« Bienvenue au Far West »

Jeudi, des « nervis » comme on les appelle ici, de jeunes lutteurs désoeuvrés recrutés par des proches du pouvoir pour intimider les opposants, ont fait irruption dans les locaux de la mairie de Sicap-Mermoz-Sacré Coeur. Il s’en est suivi une fusillade au cours de laquelle l’un des assaillants, Ndiaga Diouf, a été tué. Face à la menace, le maire socialiste est descendu dans la rue, un revolver dans chaque main avant de tirer plusieurs coups de feu. « Comme ils sont venus pour se battre, on ne pouvait pas les laisser repartir sans avoir le plaisir d’avoir gagné leur argent. Ce ne sont évidemment pas des jeunes du PDS, le PDS n’a plus de jeunes, ce sont des nervis », expliquait Barthélemy Dias à la presse juste après les faits. « Je reconnais avoir ouvert le feu et pense avoir touché trois personnes. J’espère qu’elles ne sont que blessées. » Réputé pour être une « grande gueule », il avait ajouté : « Abdoulaye Wade avait dit ’œil pour œil, dent pour dent’, je lui souhaite la bienvenue au Far West ! »

Cette attaque, la dernière d’une longue série démarrée avec l’agression à coups de marteaux de l’opposant Talla Sylla en 2003, laisse présager le pire à l’approche des élections présidentielles du 26 février 2012. Depuis une décennie, les violences politiques se sont multipliées au Sénégal dans la plus totale impunité.

Simon Maro

29/12/2011

militaires sénégalais otages de rebelles

Casamance: cinq militaires sénégalais otages de rebelles

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Cinq militaires sénégalais dont on était sans nouvelles après une attaque de rebelles sont depuis deux semaines otages des indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), une région du Sud du Sénégal en proie à des troubles, a annoncé mercredi l'armée sénégalaise.

L'armée informe que cinq parmi les six (soldats) manquant à l'appel sont présentement entre les mains du MFDC, a indiqué la Direction des relations publiques des armées (Dirpa) du Sénégal dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le sort du sixième soldat n'a pas été précisé.

Ces cinq militaires sont vivants et (leurs) familles ont été informées de leur situation, d'après la Dirpa, qui ajoute: L'armée tient à préciser qu'elle a toujours réservé aux éléments du MFDC capturés un traitement humain conforme aux droits de l'homme.

C'est la première fois que des rebelles du MFDC gardent en otages des soldats sénégalais. Nous ne savons pas où ces soldats sont retenus, a affirmé sous couvert d'anonymat un responsable militaire sénégalais joint par l'AFP.

Des médias locaux, citant un responsable du MFDC, avaient annoncé cette semaine la capture par le mouvement rebelle de cinq militaires à la suite de l'attaque, le 13 décembre, du cantonnement militaire du village de Kabeum, à Sédhiou, une des trois régions administratives de Casamance.

Cet assaut a fait plusieurs tués dans les rangs de l'armée, selon des sources militaires sur place alors que l'armée avait nié avoir eu des morts dans ses rangs.

L'armée avait annoncé le 19 décembre rechercher cinq de ses éléments disparus à la suite de l'attaque du 13 décembre.

Depuis le déclenchement de la rébellion en 1982, la Casamance est le théâtre d'attaques, braquages et affrontements entre des militaires et des membres réels ou supposés du MFDC divisé en plusieurs factions politiques et armées.

La région a connu ces dernières semaines une flambée de violences: le 21 novembre, dix civils partis chercher du bois dans une forêt, qui pourrait être une base de repli des rebelles, avaient été tués par des indépendantistes présumés à Diagnon, à une trentaine de kilomètres de Ziguinchor, principale ville de Casamance.

Les 13 et 20 décembre, dans deux attaques de rebelles contre des cantonnements de l'armée, à Kabeum et Diegoune, plusieurs militaires, des rebelles et des civils ont été tués, selon des sources concordantes.

AFP

27/12/2011

Elections Sénégalaises

Le Sénégal dans un climat politique tendu à la veille de l'élection présidentielle

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Le Sénégal, l'exception de la stabilité dans la région d'Afrique subsaharienne, a vécu une année 2011 dans un climat politique tendu en perspective de l'élection présidentielle du 26 février prochain.

L'actuel président Abdoulaye Wade, triomphalement élu en 2000 et réélu en 2007, se présente pour un nouveau mandat, suscitant une forte levée de bouclier de l'opposition qui n'a pas hésité à investir les rues à plusieurs reprises pour contester la recevabilité de cette candidature qu'elle estime "anticonstitutionnelle".

Vendredi dernier, alors que le Parti démocratique sénégalais (PDS au pouvoir) organisait un congrès d'investiture de Wade comme candidat à la prochaine élection présidentielle avec un grand meeting de sympathisants, les opposants du Mouvement des forces vives du 23 juin (M23), une coalition d'une soixantaine de partis et organisations de la société civile, se sont rassemblés par milliers sur une place de Dakar pour dire "Non à cette candidature".

Entre mouvance présidentielle et coalitions de l'opposition, c'est désormais le recours à la rue dans des démonstrations de force inquiétantes.

Tous les observateurs sénégalais sont unanimes sur le fait que l'année 2011 a été marquée par les évènements du 23 juin dernier. Pour la première fois depuis l'alternance au Sénégal en 2000 avec l'arrivée du président Abdoulaye Wade, un projet de loi portant modification du mode de scrutin a provoqué de violentes manifestations à l'appel de l'opposition.

Le projet de loi, contesté notamment pour sa clause permettant l'élection du Président au premier tour à 25 % des voix alors que la constitution prévoyait une majorité à 51 pc des voix, fut finalement retiré. Mais la tension persiste sur la question de la candidature de Wade pour un nouveau mandat. Mouvance présidentielle et opposition soutiennent, chacun de son côté, une interprétation particulière de la constitution.

La mouvance présidentielle, conduite par le PDS, soutient que le Président Wade a été élu sous l'ancienne constitution de 1963. Après une nouvelle constitution adoptée en 2001 et limitant les mandats présidentiels à deux, le premier mandat de Wade sous l'ancienne loi fondamentale ne compterait pas et le Président serait ainsi à son deuxième mandat lors de l'élection présidentielle de février prochain.

Du côté de l'opposition, le mouvement "M23" et la coalition d'une trentaine de partis baptisée "Bennoo Siggil Senegaal" (BSS), l'on réfute cette interprétation de la loi fondamentale du pays et l'on exige un attachement littéral aux termes de la constitution qui limite actuellement les mandats présidentiels à deux.

Chacune des deux parties a tenu à donner consistance à sa propre position en faisant appel à des juristes étrangers et des experts de renommée en droit constitutionnel. Cette guerre d'experts interposés tourne autour de deux principes de droit: "le principe de non-rétroactivité" est brandi par la mouvance présidentielle, alors que l'opposition maintient mordicus "le principe de l'application immédiate des dispositions des lois constitutionnelles".

D'autre part, malgré sa mobilisation contre la candidature de Wade, l'opposition sénégalaise n'a pas réussi sa bataille de l'unité à travers un candidat unique.

Début décembre, la coalition Benno a rendu public son échec à parvenir à un accord sur un candidat unique pour la trentaine de partis constituant ce groupement. La rivalité entre les deux partis les plus puissants de la coalition, Alliance des Forces Populaires (AFP) et le parti Socialiste (PS), ont finit par éclater ce groupement.

Moustapha Niass de l'AFP devra piloter une bonne partie des alliés de Benno alors que le PS a tenu à présenter son propre candidat, Ousmane Tanor Dieng. Même si le candidat de l'AFP a obtenu le vote de la majorité des partis de la coalition, le parti socialiste ne pouvait pas manquer de présenter un candidat, battu qu'il a été en 2000 après 40 ans au pouvoir.

Outre Me Wade et les deux candidats de Benno, plusieurs leaders de la politique sénégalaise se sont déclarés candidats pour la prochaine élection présidentielle. Il s'agit notamment des anciens premiers ministres Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Macky Sall, et les ex-ministres des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio et Ibrahima Fall.

Vers la fin du mois de janvier prochain, le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur la recevabilité des candidatures à ces élections. Une date redoutée au vu de la tension qui règne et les craintes de l'escalade.

Toutefois, le génie politique sénégalais et le flegme du peuple de la Teranga (hospitalité en Wolof) saura sans doute transcender les passions et préserver le principal atout du pays : sa stabilité.

Atlasinfo avec MAP

2 milliards pour la Sénélec

Sénégal : 2 milliards pour assurer l’électricité aux ménages

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2 milliards F CFA, c’est le coût du plan d’extrême urgence de distribution d’électricité lancé par la Société sénégalaise d’électricité (SENELEC), lundi, pour assurer une fourniture d’électricité sans interruption aux ménages.

Initié pour la sécurisation, les problèmes d’acquisition de matériel de réseau, de pièces de rechange et de moyens logistiques, le plan "va permettre d’améliorer sensiblement" les possibilités d’intervention et la rapidité des dépannages en cas d’interruption de la fourniture d’électricité à en croire les autorités sénégalaise.

Il va permettre de "faciliter" l’intervention des agents de la Sénélec en cas de panne et "véritablement commencer les investissements d’urgence pour pouvoir moderniser le réseau" a déclaré Karim Wade, ministre sénégalais de l’énergie.

Le déficit de production semble devenir un lointain souvenir dans ce pays d’Afrique de l’ouest ou les intempestives coupures de courant ont entrainé les très célèbres « émeutes de l’électricité » en fin juin 2011.

"Nous avons régler le problème de production" avec le déploiement de capacités de location de 150 Mégawatts, s’est félicité M.Wade.

Ces unités intermédiaires seront "relayer dans 3 ou 4 ans" par une centrale à charbon qui " véritablement va nous permettre de baisser le prix de l’électricité", a révélé Karim Wade.

L’État sénégalais prévoit renforcer ce programme de distribution avec un programme de transport pour interconnecter l’ensemble des régions du Sénégal et vendre de l’électricité dans la sous-région ouest africaine.

Afriscoop

Belle année sportive pour le Sénégal

2011, une année faste pour le sport sénégalais

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Le sport sénégalais a connu durant l’année 2011 de francs succès au niveau africain, notamment en football et basket.

Après une reconstruction entamé depuis 2010, l’équipe nationale du Sénégal, plus connue sur le surnom "Lions de la Teranga", a fait une bonne participation lors des éliminatoires de la Coupe d’ Afrique des nations(CAN) 2012.

Les Lions de la Téranga ont terminé premiers du groupe E, avec cinq victoires et un match nul. Ils ont empêché le Cameroun et la République démocratique du Congo (RDC) de participer aux phases de la CAN 2012. A cause de cette performance, l’équipe sénégalaise est souvent citée parmi les favoris de la compétition qui démarre le 21 janvier au Gabon et en Guinée équatoriale.

Au classement mondial de la FIFA, le Sénégal a fait un bond en 2011, en passant de la 69ème place au mois de janvier à la 44ème en décembre.

Au niveau sous-régional, l’équipe nationale locale du Sénégal a remporté à domicile en novembre pour la deuxième fois le tournoi de l’Union économique monétaire ouest-africaine, regroupant huit pays. A l’extérieur, deux footballeurs sénégalais ont terminé meilleur buteur de leur championnat. Il s’agit de l’attaquant de Lille (élite française) Moussa Sow et de l’attaquant du FC Copenhague (élite danoise) Dame Ndoye.

Comme le football, le basket-ball s’est illustré avec l’équipe nationale féminine. Elle a remporté la médaille d’or aux Jeux africains de Maputo (Mozambique) et terminé deuxième à l’ Afrobasket de Bamako. Les garçons ont fait une participation honorable à l’Afrobasket masculin, où ils se sont classés huitième.

Dans les autres disciplines collectives, le handball et le volley-ball ont participé aux joutes continentales sans succès.

En discipline individuelle, le judo, le karaté et le taekwondo ont valu au Sénégal des satisfactions. En judo, le Sénégal a pris la sixième place des Championnats d’Afrique organisés à Dakar avec cinq médailles dont une seule en or (Hortense Diedhiou). En karaté, les tireurs sénégalais sont montés sur la plus haute marche du podium lors des Jeux africains de Maputo, avec sept médailles, quatre en or et trois de bronze.

En lutte, les Sénégalais ont remporté le tournoi de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest(CEDEA0, 15 états).

Quant à la spécité sportive sénégalaise, la lutte traditionnelle avec frappe, elle continue son ascension avec centaine de galas organisés durant l’année et près de 500 millions de francs CFA distribués aux lutteurs professionnels. Dans cette discipline, Yakhya Diop dit "Yekini" reste toujours invaincu avec 19 victoires en autant de sorties et en quatre ans de présence dans l’arène.

Afriscoop

Tracasseries routières au Sénégal

Le mauvais classement du Sénégal

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Depuis 2005, l'Observatoire des Pratiques Anormales (OPA)  sur les axes routiers publie chaque trimestre un rapport sur le Corridor Bamako-Dakar. Kaffrine a abrité la 16ème cérémonie de publication dudit rapport, le jeudi 15 décembre, dans lequel le Sénégal est très mal classé en matière de tracasseries routières.

Le jeudi 15 décembre, des acteurs du transport routier s'étaient donné rendez-vous à Kaffrine pour assister à la publication du 16ème rapport De l'Observatoire des Pratiques Anormales (OPA) sur les axes routiers.

En constatant le résultat «désastreux» du Sénégal, les acteurs ont tenté de s'expliquer, d'autres ont essayé de proposer des solutions. Alors que le Sénégal était dans une dynamique de progrès depuis un an, les résultats du deuxième trimestre ont vu tous ses indicateurs remonter. Ce constat est d'autant plus surprenant que le Sénégal est le seul pays de la région dans cette situation.

Le rapport présente les informations sur les points de contrôle, les pots-de-vin et les temps de contrôle, recueillies du 1er avril au 30 juin 2011 sur les six corridors de transit suivis par le Trade Hub : Tema-Ouagadougou, Ouagadougou-Bamako, Lomé-Ouagadougou, Bamako-Dakar, Abidjan-Ouagadougou et Abidjan-Bamako. Les camions étudiés sont en bon état, et les chauffeurs et les marchandises en règle.

Pour le cas du Sénégal, on observe en particulier l'augmentation des tracasseries de la Douane à Kidira, de la Gendarmerie à Missira, Diamniadio, Botou Goudiry et Maka Kahone et de la Police à Tambacounda, Kaolack, Fatick et surtout à Kaffrine. Ainsi, selon Makhtar Thiam, représentant de l'Usaid en Afrique de l'ouest, « on cherche à comprendre pourquoi Kaffrine passe derrière Kidira juste en termes d'impact négatif, peut être que Kaffrine aussi est à mi-chemin avec un poste de contrôle obligatoire pour tous les véhicules ».

Au delà de ces aspects de contrôles, « il y a des décisions qui font qu'on doit contrôler plus à Kaffrine qu'ailleurs », ajoute-t-il. Pour sa part, le directeur Général des Transports terrestres, Dramé Seck, informe que ce problème de tracasseries est un problème général de l'Afrique de l'ouest. Il n'empêche, « le Sénégal a plus intérêt à tenir compte de ces résultats, parce qu'il a un corridor avec le Mali, et il est en compétition avec d'autres Corridors qui travaillent aussi avec le Mali ». Avant d'ajouter que le Sénégal devrait même se réjouir en quelque sorte de ces résultats afin de revoir son système pour l'améliorer.

Sur cette lancée, le Capitaine Ibrahima Ndiaye, Commandant de la Compagnie de Rufisque, estime qu' « il faut des mesures pour vérifier ce que disent les transporteurs. » Avant de proposer à l'OPA d'augmenter le nombre de contrôles en mettant plus d'agents sur le terrain pour des résultats plus fiables. Pour faire face à cette situation, il faut selon Christophe Bruyas, chargé de l'Opa, « promouvoir la conteneurisation des marchandises en transit, éliminer les escortes et convois douaniers, éliminer les barrières sur les routes, mettre en application le Transit routier inter Etat (Trie) et harmoniser le contrôle de la charge à l'essieu ».

Cependant, à l'exception du Sénégal et dans une moindre mesure du Mali, les tracasseries ont affiché au deuxième trimestre, une baisse sensible dans tous les pays couverts par l'OPA. Cette amélioration est due en partie à leur diminution en Côte d'Ivoire. Ces résultats laissent entrevoir un certain changement des mentalités grâce au nombre croissant d'acteurs qui véhiculent sur le terrain, le message d'une « Afrique de l'Ouest sans frontière ». D'ailleurs, au sens du rapport, le Togo est sur la bonne voie tandis que la Côte d'Ivoire est encore en phase de transition.

C'est ainsi que Modou Mboup de l'Aftu(Association de financement des professionnels du Transport Urbain) invite les acteurs du transport à copier l'exemple de la Côte d'Ivoire et du Togo qui, selon lui, sont sur la bonne voie. Lors de la caravane organisée par OPA au Togo en mars 2011, les responsables de la Douane avaient annoncé la fermeture des postes de Kante, Dapaong nord et Cinkansé. Ce présent rapport a montré que cette annonce s'est effectivement concrétisée sur le terrain. En plus, plusieurs autres postes de Douanes ne contrôlent quasiment plus les camions. Quant à la Côte d'Ivoire, du fait des récents troubles politiques, cet axe a vu la baisse du nombre de contrôles et des retards notamment pour les camions allant de Bamako à Abidjan. En revanche, les prélèvements par arrêt sont en hausse. Pour le Burkina, Faso, le Ghana et le Mali, des problèmes ont été localisés et l'OPA a émis certaines recommandations. Au Burkina Faso, l'OPA recommande de fluidifier le trafic à Dakola et de supprimer les postes de Douanes entre Ouagadougou et les frontières Togolaise et Ghanéenne. L'Observatoire estime qu'il faut s'attaquer aux retards occasionnés à Kayes, à Kati et aux postes de contrôles entre Bamako et les frontières Burkinabé. Au Ghana, c'est l'augmentation des temps de passage qui doit être jugulée, selon les recommandations.

Rappelons que l'OPA sur les axes routiers est une initiative de l'Uemoa et de la Cedeao et a été mise en place en 2005 avec l'appui technique et financier de l'Agence Américaine pour le Développement International (USAID) à travers le projet West Africa Trade Hub.

Aissatou DOUCOURE/Sudonline

26/12/2011

Les prostitués Sénégalais

La prostitution a longtemps été l’apanage des personnes de sexe féminin. Aujourd’hui, la réalité est toute autre au Sénégal où les hommes se livrent à ce type de libertinage. Et Toubab Dialaw en est un exemple parfait.

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Prostitution masculine à Toubab Dialaw : Dans l’univers des chasseurs de «Blanches»

Situé à cinquante kilomètres de Dakar, le village de Toubab Dialaw est devenu un nid des prostitués masculins. Ils sont artistes ‘rastamen’ le temps d’une journée. Donc, vendeurs d’objets d’art. Au coucher du soleil, ils rôdent aux alentours des hôtels et des bars à la recherche d’une cliente. Les femmes blanches constituent la cible privilégiée. Aucune importance n’est accordée à leur âge. Jeunes où vieilles, l’essentiel c’est de tirer un coup pour se tirer d’affaire. Pour quelques billets de banque, ces hommes de nuit sont prêts à se plier à tous les désirs. Selon eux, les blanches, en plus d’être sympathiques, décaissent sans compter pour satisfaire leurs envies sexuelles.

A peine âgé de 22 ans, Seydou Diop a quitté Guédiawaye où il vivait avec sa famille. Toubab Dialaw est devenu son ‘lieu de travail’. Là, il espère trouver une femme blanche prête à le prendre en charge. Ce jeune homme de teint clair aux muscles qui lui donnent l’allure d’un lutteur, des dents jaunies par la cigarette, déclare sans ambages qu’il est un homme à la recherche d’une femme pouvant satisfaire ses besoins matériels. ‘Je ne me prostitue pas, mais j’ai le droit de choisir la femme qui me convient. Je suis issue d’une famille pauvre et je n’ai pas eu la chance de poursuivre mes études. J’ai arrêté en classe de Cm2 faute de moyens. Le seul but que je vise en fréquentant ces toubabs, c’est d’avoir un visa pour mettre un terme à la vie de misère qui sévit dans ma famille’, justifie-t-il.

La plupart de ses camarades ont, à peu près, les mêmes arguments. Ils ont tous la même ambition, qui consiste à épouser une blanche pour se garantir un avenir meilleur en Europe. Pourtant, certains parmi eux sont installés à Toubab Dialaw depuis plus de cinq ans et n’arrivent toujours pas à mettre la main sur une ‘proie’. Ils se font même rejeter par les clientes. N’empêche, ils ne désespèrent guère d’aller en hexagone par le biais d’une Européenne.

Ali Diop, la trentaine, est un habitué de ce genre de ‘boulot’. Avant Toubab Dialaw, il était assidu à Gorée où il servait de guide et de gigolo aux touristes. ‘Gorée, avec ses nouveaux règlements, n’attire plus les touristes occidentaux. Toubab Dialaw est, aujourd’hui, leur nouvelle destination. C’est pourquoi j’ai choisi de venir m’installer ici’, explique-t-il.

Contrairement aux autres, Ali Diop soutient qu’il a une copine sénégalaise qu’il compte épouser. ‘C’est pour avoir de quoi la mettre à l’aise que je m’exerce au métier de guide touristique’, dit-il. Ali ne veut pas qu’on le qualifie de prostitué. ‘Je ne me vends pas ; il m’arrive, de temps à autre, de passer un bon moment avec certaines de mes clientes mais c’est souvent elles qui me poussent à le faire’, déclare-t-il, comme pour se dédouaner.

Dans le village, ces nouveaux locataires ne bénéficient pas de la bénédiction de la population qui les voit d’un mauvais œil. Mame Birame Guèye, un des notables du village, affirme par ailleurs qu’au niveau de leur site, les parents ont redoublé de vigilance sur leur progéniture afin qu’ils ne soient pas détournés par ceux qu’il appelle ‘voyous’. ‘Ils n’ont aucun scrupule, ce sont des drogués, des vauriens qui se ne soucient guère de leur avenir. Leur vie se limite à se soûler et se vendre aux blanches’, peste le notable.

En parlant de ses jeunes qui commencent à envahir son village, Mame Birame Guèye est animé par un sentiment de dégoût. Il estime que ‘les villageois doivent se réunir pour trouver des solutions afin de bouter ces jeunes dévergondés hors de leur territoire’.Sa crainte est de voir les jeunes de son village, malgré tous les efforts fournis par leurs parents, suivre le chemin des chasseurs de blanches.

Paule Kadja TRAORE

25/12/2011

La guerre avant la CAN

La CAN, c'est dans 2 mois...

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Le danger guette le football sénégalais. La guerre que se livrent le ministère des Sports et la Fédération sénégalaise de football risque en effet de tout ruiner, alors que le renouveau vient d’atteindre son rythme de croisière.

La guerre entre le ministre des Sports et la Fédération sénégalaise de football continue de prendre des proportions inquiétantes. La cacophonie est telle que la menace d’une chute terrible est plus que jamais perceptible pour un football qui, pourtant, vit une période de grâce dont les Sénégalais savourent les premiers instants avec l’espoir de se retrouver dans les sommets paradisiaques. Mais, à quelques semaines du démarrage de la Coupe d’Afrique des nations, c’est avec un balbutiement terrifiant que l’histoire présente le futur d’une ère que tout le peuple croyait majestueuse et attendait avec une espérance de résurrection incontestable. Dans ce brouillard dont il est encore difficile de maîtriser les racines, la peur accompagne les rêves illuminés dans une grande terreur de voir tout s’écrouler comme un château de cartes. Sans même donner le temps aux uns et aux autres de profiter des réjouissances que promettent les graines semées par la nouvelle génération sur qui reposent tout les espoirs du Sénégal de voir enfin son nom inscrit en lettres d’or dans les annales du football africain.

D’autant que cette guerre infâme, que se livrent la Fédération et la tutelle, n’augure rien de bon pour l’avenir de l’équipe nationale qui, dans moins d’un mois, devrait effectuer son grand retour sur la scène continentale. Vous avez certainement constaté l’utilisation du conditionnel, il s’impose désormais depuis la sortie, jeudi, du président de la Fédération sénégalaise de football, déclarant que son entité « se réserve le droit de remettre en question notre participation à la prochaine Can si des réponses concrètes ne sont pas apportées sans délai aux préoccupations de l’heure : le problème de la participation à la Can, celui de l’entraîneur... Il faut qu’on nous les règles pour qu’on sache sur quel pied danser ». C’est vrai que pour l’heure, personne ne sait sur quel pied danser, ces déclarations venant jeter de l’huile sur le feu déjà attisé par un ministre dont la démarche ne fait guerre rire son monde, encore moins les autorités du football sénégalais. Me Augustin Senghor qui, pourtant, annonçait le week-end dernier que « ce qui s’est passé est derrière nous », semble ouvrir un nouveau front qui vient porter un sérieux coup à l’espoir de la fin d’une crise sans nom qu’avaient suscitée ses déclarations de samedi dernier sur le site web de la Fsf.

Cette fois, c’est à la guerre comme à la guerre. La Fédération a décidé de rompre le fil du dialogue déjà fragilisé par la guerre des égos d’un ministre qui n’inspire plus confiance à une Fédération et une entité fédérale décidée à répondre coup pour coup à ce qu’elle considère comme « des actes de défiance posés par le ministre depuis son arrivée ». Un piège béant dans lequel se perdent les Sénégalais qui ne savent plus à quelle partie se vouer. En attendant de situer les responsabilités dans cette brouille dont les déclarations par presse interposée sont loin d’avoir dévoilé les secrets, une certitude se dégage, seul le football sénégalais risque d’en être la principale victime.

Wahany Johnson SAMBOU/Le Soleil

23/12/2011

Wade investi candidat

Wade investi candidat dans un climat tendu

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Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade, 85 ans, a été investi vendredi candidat à la présidentielle de 2012 par son parti, une candidature à nouveau contestée par des milliers d'opposants à Dakar au lendemain de violences politiques qui ont fait un mort et trois blessés.

Wade, triomphalement élu en 2000, réélu en 2007, sollicite un nouveau mandat en dépit d'une forte opposition de l'intérieur et d'inquiétudes de pays occidentaux qui jugent que sa candidature peut menacer la stabilité du Sénégal jusqu'alors considéré comme un modèle de démocratie en Afrique.

"Vous venez de m'investir candidat du PDS et de ses alliés, laissez-moi donc vous remercier pour ce geste généreux, mais aussi ce geste de responsabilité qui vous engage et m'engage aussi. J'accepte", a déclaré M. Wade sous un tonnerre d'applaudissements après son investiture.

Il a souhaité que la campagne se déroule "dans la paix" avant d'animer un meeting auquel ont participé des dizaines de milliers de personnes, "2.650.000", selon son porte-parole, Serigne Mbacké Ndiaye.

Son investiture est intervenue après des violences meurtrières devant la mairie du quartier Sacré-Coeur Mermoz de Dakar, où un échange de coups de feu entre des partisans de Wade et des opposants a fait jeudi un mort et trois blessés.

Quatre personnes ont été entendues et une enquête ouverte "immédiatement" après les violences, selon la police. Les hommes entendus font partie d'un groupe de partisans armés de Wade qui avaient attaqué la mairie dirigée par un membre du Parti socialiste (PS, opposition), Barthélémy Dias.

Selon le PS, qui va porter plainte pour "tentative d'assassinat", cinq véhicules remplis d'hommes de main armés du pouvoir venus à la mairie PS de Mermoz sont à l'origine des violences.

Barthélémy Dias, qui a reconnu avoir tiré des coups de feu, affirmant avoir agi en état "de légitime défense", s'est rendu à une convocation de la police.

"S'il doit être entendu, c'est en qualité de victime et de plaignant, car il n'a tiré qu'en sitution d'extrême nécessité pour sa survie", a déclaré un porte-parole du PS, Abdoulaye Wilane.

"Milices"

Le porte-parole du gouvernement, Moustapha Guirassy, a condamné "toute forme de violence quelle qu'en soit l'origine" et appelé les leaders politiques à tenir "des discours responsables, des discours qui apaisent".

Des ONG sénégalaises de défense des droits de l'Homme ont demandé que les "milices" politiques soient interdites pour éviter "le chaos" au Sénégal.

Quelques heures avant l'attaque de la mairie PS, un opposant, Abdoulaye Bathily, avait affirmé que son domicile dakarois avait été visité par des hommes de main du pouvoir qui l'ont menacé, pratique courante dénoncée ces dernières semaines par d'autres dirigeants d'opposition.

Les opposants au président Wade, du Mouvement des forces vives du 23 juin (M23), coalition d'une soixantaine de partis et organisations de la société civile, se sont rassemblé par milliers sur une place de Dakar pour dire "Non" à sa candidature "anticonstitutionnelle".

Sur les pancartes des manifestants on pouvait lire: "Contre la violation de la Constitution", "Wade dégage", ou encore "Contre la vie chère, debout!".

Réélu en 2007 pour cinq ans après une réforme constitutionnelle en 2001 qui a institué un quinquennat renouvelable une fois, M. Wade se représente cette fois pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008.

Pour l'opposition, il a déjà épuisé ses deux mandats légaux, mais ses partisans estiment que le décompte doit se faire à partir de 2007, sur la base de la nouvelle Constitution de 2001.

La presse sénégalaise a publié cette semaine une lettre de quatre élus américains adressée à Wade, jugeant sa candidature porteuse de risques "pour le Sénégal et la démocratie en Afrique".

Vendredi, Paris a déploré les violences, mais a refusé de se prononcer sur les candidats à la présidentielle.

AFP

Violences à Dakar

un mort par balle à Dakar dans des violences politiques

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Un homme a été tué par balle jeudi à Dakar dans des violences politiques entre partisans du pouvoir et de l'opposition, a-t-on appris de sources concordantes à la veille d'importants rassemblements politiques prévus vendredi dans la capitale sénégalaise.

"Il y a bien eu un mort par balle", à la suite d'un incident entre opposants et partisans du pouvoir dans un quartier de Dakar, a déclaré à l'AFP Alioune Tine, président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), information confirmée par le Parti socialiste (PS, opposition).

"Je m'incline devant la mémoire de celui qui est décédé. Il y a eu un bras armé, très haut placé qui a commandité" cette violence, a affirmé la porte-parole du Parti socialiste (PS), Mme Aïssata Tall Sall.

Un responsable de la police à Dakar, interrogé par l'AFP, a confirmé cet incident. "Il y eu un mort, une personne blessée mortellement au thorax", a-t-il dit sous couvert de l'anonymat.

Selon Mme Sall, "cinq (véhicules) pick-up, remplis de nervis" du pouvoir qui ont attaqué la mairie du quartier de Sicap-Mermoz, dirigée par le responsable de la section jeunes du PS, Barthélémy Dias. Ce dernier a été cité par des médias comme l'auteur de coups de feu.

Selon la porte-parole du PS "le maire (Barthélémy Dias) était en état de légitime défense" face aux assaillants. Elle a annoncé une "plainte pour tentative d'assassinat" contre les auteurs présumés de l'attaque menée par les partisans du président Abdoulaye Wade contre la municipalité de Sicap-Mermoz.

Aucun responsable du parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir) n'était immédiatement joignable.

Cet incident survient à la veille de deux rassemblements prévus vendredi à Dakar, un des partisans du président Wade et un du Mouvement des forces vives du 23 juin (M23), coalition de partis et d'organisations de la société civile opposés à la candidature de Wade en 2012.

La coalition au pouvoir, menée par le PDS, organise un congrès d'investiture du chef de l'Etat comme candidat à la présidentielle de 2012, suivi d'un meeting.

Le M23 a de son côté prévu un "congrès du peuple pour dire non à un troisième mandat anti-constitutionnel de Wade".

La candidature du président Wade, officiellement âgé de 85 ans, alimente la polémique depuis plusieurs mois au Sénégal.

Le chef de l'Etat, qui s'est déclaré certain de sa victoire au premier tour, a été élu la première fois en 2000 pour sept ans, réélu en 2007 pour cinq ans après une réforme constitutionnelle en 2001 qui a institué un quinquennat renouvelable une fois. En 2008, le septennat a été rétabli.

Pour l'opposition, il a déjà épuisé ses deux mandats légaux mais pour ses partisans, le décompte doit se faire à partir de 2007, sur la base de la nouvelle Constitution de 2001.

L'opposition n'a pas réussi à s'entendre sur un candidat unique et plus de vingt candidatures ont d'ores et déjà été annoncées pour ce scrutin de 2012, dont le premier tour est prévu le 26 février.

Outre M. Wade, plusieurs barons de la politique sénégalaise sont candidats: les anciens Premiers ministres Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Macky Sall, le leader du PS, Ousmane Tanor Dieng, et les ex-ministres des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio et Ibrahima Fall.

La liste définitive des candidats retenus doit être publiée fin janvier par le Conseil constitutionnel.

APS

Arrestations, intimidations et confiscations

tous azimuts de la police à Dakar

Arrestations, intimidations et confiscations tous azimuts de la police à Dakar

Toutes les sérigraphies du Sénégal sont actuellement prises d’ assaut par la Police pour leur interdire de confectionner des tee-shirts pour des formations politiques de l’ opposition ou des mouvements citoyens tel que le M23.

Seuls les tee-shirts du PDS (Parti Démocratique Sénégalais) sont acceptés par la police.

Plusieurs arrestations tous azimuts sont actuellement opérés partout à Dakar, la Police fait de descentes inopinées chez des personnes soupçonnés d’ avoir des relations avec les leaders de

l’ opposition, ou des mouvements citoyens.

A quelques heures de l’ investiture de  Wade et du congrès du M23, la population Dakaroise est dans le désarrois totale.

IBRAHIMA CAMARA

22/12/2011

Gros incident à Dakar

Attaque à la mairie de Baobab: Barthelemy Diaz tire sur la foule et blesse trois nervis

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Attaque de la Mairie de Mermoz-Sacrée Cœur: Barthélémy Dias souhaite à Wade la bienvenue au ... Far West A 24 heures du Congrès du peuple (M23) et du meeting d’investiture du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), la Mairie de Mermoz-Sacrée Cœur que dirige Barthélémy Dias a été attaquée ce jeudi matin par des nervis qui étaient à bord de cinq 4X4 L200. 

«Ce sont des nervis envoyés par le PDS qui se sont attaqués à ma Mairie et qui ont voulu s’attaquer à mon domicile pour y mettre le feu. Je suis sorti, je me suis mis devant la Mairie, nous nous sommes regardés en chiens de faïence pendant quelques instants et puis à un moment donné, nous avons déclenché les hostilités» a expliqué le maire socialiste. Et de poursuivre;

<< Comme ils étaient venus pour se battre, on ne pouvait les laisser partir sans avoir le plaisir d’avoir gagné leur argent>>. Il est convaincu que «ce ne sont pas des responsables ou des jeunes du PDS. Il n’y a plus de jeunes, ce sont des nervis. Pourquoi Abdoulaye Wade n’envoie pas les jeunes de l’UJTL?, aucun jeune de l’UJTL n’est venu. Ce sont des nervis qui ont été recrutés». Agissant en légitime défense, Mr Dias reconnait avoir ouvert le feu. «J’ai tiré deux coups en l’air, c’est ce que dit la loi, le reste, j’ai ouvert le feu sur les gens. 

Je reconnais avoir touché trois personnes, j’espère qu’elles ne sont que blessés, si elles sont morts je présente mes condoléances anticipés à leur famille». Dias fils qui dit ne pas accepter certaines pratiques, déclare la guerre à Me Wade. «Comme Abdoulaye Wade a dit Œil pour Œil dans pour dent, je lui souhaite la bienvenue au Far West».

Le domicile du professeur, Abdoulaye Bathily a été également visité par ces nervis.

Seneweb

Envolée de Sénégal Airlines, chute du tourisme

RESTRICTION DES VOLS DEPUIS L'AVENEMENT DE SENEGAL AIRLINES : Une mesure dont le patronat du tourisme dénonce les effets néfastes sur le secteur

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La compagnie Sénégal Airlines n'a pas produit que des effets positifs sur le tourisme. Dans ses manières de fonctionner, elle porte réellement préjudice au secteur. Ce que le patronat du tourisme a fait comprendre aux autorités, notamment au directeur général de Sénégal Airlines, Christophe Le Loup, au cours de la rencontre qu'il a eue avec le ministre de tutelle, Thierno Lo. Racine Sy et ses amis ont mis le doigt sur les effets pervers de la restriction des vols secs sur le Sénégal et sur les nombreuses conditionnalités. «Nous avions eu parmi nos invités justement M. Christophe Le loup, le directeur général de Sénégal Airlines, nous avons échangé et je crois que nous nous sommes compris. 

Nous allons approfondir notre discussion et trouver une solution heureuse pour la destination Sénégal. Tout pays touristique a besoin d’une compagnie aérienne, Sénégal Airlines est notre outil national et nous devons le consolider tout en l’invitant à prendre également en compte les préoccupations du secteur touristique», souligne Racine Sy, président de de la Fédération des Organisations Patronales de l'Industrie Touristiques au Sénégal-(Fopits) . «M. Le loup s’y est engagé, nous allons travailler de concert pour que ce soit le Sénégal qui y gagne», ajoute-t-il. La question de la Tva «qui a été un combat de longue haleine», a été aussi évoquée.

«Là où la Tva n’est que de 7% dans les pays concurrents du Sénégal, pour nous elle était de 18% donc cela abaisserait la rentabilité de nos entreprises d’autant plus que l’essentiel de notre production se faisait avec l’étranger», souligne Racine Sy. La subvention de la Tva qui a été ramenée de 18 à 10%, le secteur privé s’en félicite, mais nous estimons qu’il faut maintenant aller plus loin et l’intégrer dans le cadre du Code général des impôts pour que cela devienne définitif » avance-t-il. Bien qu’il déclare que Le processus est en cours, M. Sy avertit qu’ils seront extrêmement vigilants sur le caractère irréversible de cette mesure qui n’est pas discutable pour eux. Et au président du patronat d’annoncer : « En dehors de cette Tva qui a été ramenée à 10%, nous poursuivons le combat vers la réduction des taxes aéroportuaires.

Ce sont des préoccupations que nous avons partagées avec le ministre et nous attendons des réponses claires de la tutelle, nous allons revenir ici, d’ici la fin du mois, pour avoir des réponses aux questions légitimes que nous nous posons ». Les discussions ont aussi porté sur comment rendre la destination du Sénégal plus visible, le fonctionnement de l'agence de promotion, du financement de 3 milliards dédié à freiner l’érosion côtière ainsi que des impacts qu’a le salon Ticca sur le flux de touristes.

Le Populaire

21/12/2011

Cigarettes à - 40%

le prix de la cigarette baisse, la colère monte

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Au Sénégal, le cigarettier Philip Morris a baissé de près de 40% le prix d'une marque de cigarette, suscitant la réprobation d'ONG, de l'Etat et des parents d'élèves qui y voient une promotion du tabagisme. Et les autorités veulent désormais durcir la loi anti-tabac.

Contacté par l'AFP, Philip Morris n'a pas souhaité s'exprimer. Au terme de sa décision, inexpliquée, le paquet de vingt cigarettes de la marque Marlboro est passé de 650 à 400 FCFA (de 99 à 61 centimes d'euro), en baisse de 250 FCFA (38 centimes d'euros), soit 38,5%.

Cette baisse est inacceptable. Le Sénégal est le seul pays au monde où l'on peut baisser le prix du tabac et il ne se passe rien, s'emporte Abdou Aziz Kassé, cancérologue et président de la Ligue sénégalaise contre le tabac (Listab) qui regroupe une quinzaine d'associations.

La Listab a annoncé qu'elle allait saisir le gouvernement pour lui demander d'annuler la mesure et n'exclut pas une manifestation devant les locaux de Philip Morris à Dakar, dans un quartier chic du nord de la capitale.

Le ministre de la Santé Modou Fada Diagne a dénoncé une décision catastrophique pour la santé des populations, tandis que la Fédération nationale des parents d'élèves du Sénégal (Fenaps) va s'y opposer énergiquement, selon son président Bakary Badiane.

M. Badiane, également vice-président de la Fédération africaine des associations de parents d'élèves et d'étudiants (Fape), a indiqué qu'il allait porter le combat au niveau africain pour éviter les dangers qui guettent les enfants.

Selon les spécialistes, l'abus de tabac provoque des maladies comme le cancer du poumon, les maladies cardio-vasculaires et l'emphysème pulmonaire.

Payer moins d'impôt

Le but de Philip Morris, avec cette baisse de prix, est de payer moins d'impôt, estime sous couvert d'anonymat un responsable du ministère du Commerce, rappelant que le prix de la cigarette est libre depuis 1994 au Sénégal.

Selon lui, la mesure permet au fabricant de ranger la marque Marlboro, auparavant classée haut de gamme, dans la catégorie économique.

Au Sénégal, la taxation du tabac est, en fonction des prix et de la qualité, de 20% pour les cigarettes économiques et de 45% pour celles dites premium ou haut de gamme.

Philip Morris a profité de la stratégie fiscale de l'Etat pour baisser son prix et s'aligner sur son concurrent direct (la Manufacture de tabac de l'ouest africain, MTOA) pour lui grignoter des parts de marché, estime le quotidien privé Walfadjri.

Philip Morris et MTOA, dont les parts de marché respectives ne sont pas rendues publiques, sont les deux fabricants installés au Sénégal.

Les compagnies de tabac perdent le combat en Occident où la législation anti-tabac a été renforcée mais elles se replient en Afrique, a dit M. Kassé.

Selon la Listab, le marché du tabac au Sénégal était de 53,5 milliards de FCFA (près de 81,6 millions d'euros) en 2004, dont 31,5 milliards de FCFA (plus de 48 millions d'euros) de bénéfices pour l'industrie.

Le Sénégal a ratifié la Convention de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac, entrée en vigueur en 2005, mais ne l'applique pas encore.

La Listab demande la promulgation de la loi tirée de cette convention et une augmentation de 50% de la taxe sur le tabac.

Nous allons accélérer le processus d'adoption de la loi anti-tabac, répond le ministre de la Santé Modou Diagne, en annonçant également une augmentation des taxes (qui permettra de) disposer d'argent pour la santé (publique) et dissuader les jeunes à acheter des cigarettes.

Parmi les mesures annoncées par M. Diagne, figurent une vente de cigarettes circonscrite dans des boutiques spécialisées et des restrictions sur la publicité: on ne pourra par exemple plus porter de T-shirt et de gadgets faisant la promotion du tabac.

AFP

14 morts encore en Casamance

13 morts, 13 blessés lors d'une nouvelle attaque en Casamance

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Treize personnes ont été tuées et treize blessées à l'occasion d'une nouvelle attaque de rebelles présumés mardi contre un poste militaire de Diégoune en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion armée, a appris l'AFP de sources militaires, sécuritaire et médicale.

L'attaque a a eu lieu à 06H45 (locales et GMT) et a été menée par "une bande de rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) d'un volume important", précise un communiqué de la Direction de l'information et des relations publiques de l'armée (Dirpa) transmis à l'AFP.

Il y eu "côté armée un tué, un blessé grave" et un disparu, "côté rebelles, le bilan provisoire donne cinq morts et six blessés", ajoute le communiqué.

"Par ailleurs les éléments du même secteur dépêchés en intervention ont eu un grave accident de circulation qui s'est soldé par la mort de sept militaires, dont un officier, et quatre blessés", affirme la Dirpa.

Une source des services de renseignement de Casamance a parlé de "neuf morts et sept blessés dans les rangs de l'armée".

Elle a précisé qu'un convoi militaire est tombé dans une embuscade alors qu'il se rendait à Diégoune en renfort après l'attaque et que des lance-roquettes ont été utilisés par les rebelles présumés.

Une source médicale de l'hôpital régional de Ziguinchor, ville principale de Casamance, a confirmé que "sept militaires blessés ont été admis ce matin (mardi) aux urgences".

Cette attaque contre le cantonnement du village de Diégoune, situé à 45 km au nord-ouest de Ziguinchor a été confirmée par une source villageoise."Il y a eu d'intenses échanges de tirs pendant au moins trente minutes, nous avons eu très peur", a-t-ell déclaré à l'AFP.

Cette nouvelle attaque des rebelles présumés du MFDC, survient une semaine après celle menée contre un autre cantonnement militaire dans le village de Kambeum, qui, selon des sources militaires sur place, avait tué "plusieurs soldats". La Dirpa avait confirmé l'attaque, mais démenti la mort de soldats.

Lundi, elle avait précisé que "les opérations de ratissage et de sécurisation" étaient toujours en cours après cette attaque de Kambeum, "pour assurer la libre circulation des personnes et des biens, mais aussi pour retrouver cinq de nos éléments manquant toujours à l'appel".

La Dirpa avait ajouté que deux militaires avaient été "blessés, dont un par un engin explosif" dans ces opérations, et que, par ailleurs, un autre soldat avait été tué par une mine vers Nyassia, dans une autre zone de Casamance.

Dans son communiqué de mardi elle affirme que "malgré ces deux attaques du MFDC contre nos positions (...) les armées restent déterminées à assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l'étendue de la Casamance naturelle".

Le 21 novembre, dix civils, partis chercher du bois dans une forêt, "peut-être une base de repli" des rebelles, avaient été tués par des rebelles présumés à une trentaine de kilomètres de Ziguinchor.

Depuis le déclenchement de la rébellion indépendantiste en 1982, la Casamance est le théâtre, avec plus au moins de régularité, d'attaques, braquages et affrontements entre des militaires et des membres réels ou supposés du MFDC divisé en plusieurs factions politiques et armées.

Les divisions au sein du mouvement rebelle se sont amplifiées depuis la mort en décembre 2007 du chef historique du MFDC, l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, rendant plus difficiles les négociations avec Dakar, annoncées et reportées plusieurs fois.

Les violences ont fait des milliers de morts en 30 ans, bien qu'aucun chiffre officiel n'ait jamais été rendu public.

Fin décembre 2010 et début 2011, une vingtaine de soldats sénégalais avaient été tués lors de différentes attaques rebelles.

AFP

19/12/2011

Pas de crash d'avion à Mbodiène

’’Crash’’ d’avion : la DIRPA dément et parle d’une ’’opération de simulation’’

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Après l'annonce d'un crash d'avion venant de Casamance avec 60 personnes à bord, l'état  dément...

Les opérations qui se déroulent ce lundi matin à Mbodiène (département de Mbour) sont ‘’une simulation’’ consistant à chercher un aéronef en détresse et ’’porter secours à ses occupants’’, a confié à l’APS le colonel Abdourahim Kébé, directeur de l’information et des relations publiques des armées.

La Radio Futurs Médias (RFM) a annoncé qu’un avion en provenance du Cap-Skirring (Ziguinchor) s’est écrasé lundi matin vers 9 heures 45 entre Mbour et Ngazobil, dans le département de Mbour, citant le préfet du département de Mbour, Alioune Badara Diop.

Selon le colonel Kébé, il s’agit plutôt de l’organisation d’un exercice dénommé Dak-SAR (Search and Rescue), en réponse aux recommandations ‘’ de l’Organisation de l’aviation civile internationale’’.

Le Centre de coordination des secours de Dakar (CCS), placé sous la responsabilité de l’armée de l’air, en partenariat avec les acteurs SAR (Serach and Rescue), organise cet exercice dénomme DAK-SAR’’, a dit Abdourahim Kébé.

Il a souligné que l’opération consiste à ‘’améliorer la coordination entre es différents acteurs et d’évaluer l’efficacité’’ du plan SAR.

Elle cherche également à mettre à l’épreuve les intervenants face un crash aérien, vulgariser la SAR et à ‘’sensibiliser les acteurs sur leur rôle et responsabilités’’.

APS

5 soldats disparus en Casamance

L'armée recherche cinq soldats portés disparus en Casamance

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L'armée sénégalaise a annoncé lundi rechercher cinq soldats portés disparus en Casamance après une attaque la semaine dernière d'un cantonnement militaire dans cette partie sud du pays, par des rebelles présumés, qui avait fait "plusieurs tués" dans les rangs des militaires.

"Les opérations de ratissage et de sécurisation sont en cours pour assurer la libre circulation des personnes et des biens, mais aussi pour retrouver cinq de nos éléments manquant toujours à l'appel", indique un communiqué de la Direction des relations publiques des armées (Dirpa) transmis à l'AFP.

Ces soldats ont été portés disparus après une attaque attribuée à des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) le 13 décembre contre un cantonnement de l'armée situé dans le village de Kabeum, à Sédhiou, une des trois régions administratives de Casamance.

Elle s'était soldée par "plusieurs tués" parmi les soldats, selon plusieurs sources militaires sur place, alors que l'armée nie des morts dans ses rangs.

Lors des opérations de ratissage menées après l'attaque, deux militaires ont été "blessés, dont un par un engin explosif", selon le communiqué qui précise par ailleurs qu'un soldat "a perdu la vie, victime de l'explosion d'une mine" vers Nyassia, dans une autre zone de Casamance située à une quinzaine de km de sa ville principale, Ziguinchor.

Le 21 novembre, dix civils, partis chercher du bois dans une forêt, "peut-être une base de repli" des rebelles, avaient été tués par des rebelles présumés à une trentaine de kilomètres de Ziguinchor.

Depuis le déclenchement de la rébellion en 1982, la Casamance a été, avec plus au moins d'intensité, le théâtre d'attaques, braquages et affrontements entre des militaires et des membres réels ou supposés de la rébellion, qui ont fait des milliers de morts, bien qu'aucun chiffre n'ait jamais été rendu public.

Une faction du MFDC, mouvement divisé en plusieurs branches politiques et armées, a organisé samedi et dimanche à Ziguinchor les "états-généraux pour la paix", en présence d'environ 150 personnes, dont des représentants de la société civile.

AFP

L'or du Sénégal

Sénégal : un potentiel minier évalué à 300 tonnes d’or

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Le potentiel aurifère est estimé à 300 tonnes d’or et se concentre dans le Sénégal oriental, à la frontière avec le Mali et la Guinée.

Le secteur aurifère au Sénégal attire les convoitises des miniers. Le pays a attribué plus de 30 permis de recherches à des compagnies minières et 32 autorisations à des privés nationaux organisés en GIE. En mars 2009, l’entrée en production de la mine de Sabodala (des ressources évaluées à 1,63 million d’onces) par la société Sabodala Gold Operation, a marqué un grand pas. D'autre part, le gisement de Golouma (45 tonnes d’or exploitables) détenu par la holding Oromin a débuté sa phase de production. Dernière découverte importante : le gisement de Massawa, attribué à la société sud-africaine Randgold, avec un potentiel de 90 tonnes d’or. Depuis 2003, avec l’édification d’un nouveau Code minier, le Sénégal a mis en place un cadre attractif. « Nous avons mis en place des périodes d’exonérations fiscales afin que les investissements miniers bénéficient d’un cadre fiscal et douanier propice », indique le directeur des Mines, Ousmane Cissé. À cela s’ajoutent plusieurs facilités : la possibilité de rétention d’un titre minier pendant deux ans ou encore l’existence de fonds de réhabilitation des sites miniers.

En contrepartie, les sociétés minières en production versent une redevance minière, établie à 3 % de la valeur du produit. Et l’État participe à hauteur de 10 % dans le capital des sociétés en exploitation. Enfin, l’État « est en train de négocier pour qu’il y ait un partage de production afin, précise O. Cissé, qu’en dehors des 10 % de participation gratuite dans les sociétés minières, on ait 10 % de leur production ».

Marchés SIA

Chers visas et cartes de séjour...

Sénégal: Une nouvelle politique migratoire en gestation

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Le Sénégal est en train d'élaborer une nouvelle politique en matière de migration qui va introduire l'application de la réciprocité du visa, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur, Ousmane Ngom, en marge de la semaine du migrant célébrée à Dakar du 14 au 20 novembre, dans le cadre de la journée internationale du migrant prévue dimanche.Selon M. Ngom, les ambassades étrangères tirent des recettes énormes des visas car les frais de dépôts sont non seulement très élevés, mais aussi non remboursables, c’est pourquoi, soutient-il, le Sénégal va appliquer la réciprocité du visa avec des prix parfois même supérieurs à ceux des pays européens.Des cartes de séjours seront aussi établies pour les étrangers, dans le cadre de la nouvelle politique migratoire, a indiqué le ministre.

Afriqueneligne

L'opposition à Wade menace l'instabilité du pays

Idrissa Seck : ‘’J’attache trop de prix à la stabilité du pays pour le déstabiliser’’

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L’ancien Premier ministre Idrissa Seck, en lice pour l’élection présidentielle du 26 février prochain, a déclaré dimanche à Dakar qu’il attache trop de prix à la stabilité de son pays pour travailler à le déstabiliser.

‘’J’attache trop de prix à la stabilité de notre pays pour formuler une quelconque menace de déstabilisation du Sénégal’’, a déclaré M. Seck à l’émission ‘’Point de vue’’ de la chaîne de télévision RTS (publique).

‘’S’il faut déstabiliser le Sénégal parce que tout simplement Abdoulaye Wade veut violer la Constitution, nous sommes prêts à le faire’’, a déclaré Oumar Sarr, un porte-parole du parti d’Idrissa Seck, le 27 novembre sur Radio France Internationale (RFI).

La seule personne qui favorise les ‘’tensions’’ et les ‘’menaces’’ sur la stabilité du pays, c’est celui qui ‘’s’entête à violer la constitution, à solliciter un troisième mandat’’, a dit M. Seck.

‘’Nous sommes pour la paix, la stabilité. Mais, mais nous ferons usage de tous les moyens qu’offre la loi pour nous dresser contre la violation de la Constitution’’, a-t-il soutenu.

‘’C’est lui-même (M. Wade) qui en a donné une bonne interprétation en disant qu’il ne pourrait pas être candidat parce que la Constitution le lui interdisait. […] Le débat est tranché, le candidat sortant n’est pas éligible’’, a fait valoir Idrissa Seck, ancien numéro deux du Parti démocratique sénégalais (PDS).

M. Seck, après avoir quitté le gouvernement en avril 2005, s’est présenté à l’élection présidentielle de février 2007. Il était arrivé deuxième avec 15% des suffrages, derrière le vainqueur du scrutin, M. Wade.

Aujourd’hui, Idrissa Seck et plusieurs leaders de l’opposition, alliés à des organisations de la société civile, s’opposent à la candidature du président Wade à l’élection présidentielle du 26 février prochain.

Ce dernier, qui a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2012, a été élu en mars 2000 et réélu en février 2007.

Il a organisé un référendum constitutionnel en janvier 2001, ce qui a donné au Sénégal une nouvelle Constitution diversement interprétée par les juristes, à la question de savoir si en février 2007 il était élu pour un second ou un premier mandat.

Des constitutionnalistes réunis le 21 novembre à Dakar, lors d’un séminaire international organisé par le président Wade et ses alliés de la mouvance présidentielle, ont fait valoir que, selon la Constitution, la candidature du président sortant est recevable.

Une voix discordante, celle de Seydou Madani Sy, un magistrat à la retraite, ancien ministre de la Justice, s’est élevée lors de ce séminaire, pour dire que la candidature du président Wade est anticonstitutionnelle.

APS

18/12/2011

L’Afrique, le continent émergent de demain

L’Afrique, un continent émergent à découvrir

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OPPORTUNITÉ. Le continent africain s’inscrit dans une phase de croissance durable. Ses ressources, sa démographie, ses besoins en infrastructures en font une nouvelle zone à explorer et à jouer pour l’investisseur en actions. Revue de détails.

Chahutée violemment cette année, la planète boursière présente des disparités inattendues. Alors que la plupart des places mondiales vont terminer 2011 dans le rouge, trois Bourses africaines affichent des gains : l’Afrique du Sud et le Botswana (en monnaies locales seulement) mais aussi la Tanzanie. A l’heure où l’économie européenne fait grise mine et où les Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) montrent leurs limites, le continent noir devrait connaître une croissance de près de 6 % en 2012. Plusieurs facteurs encourageants portent cette expansion. En particulier, l’urbanisation croissante. Ce phénomène se conjugue avec l’émergence d’une classe moyenne qui dope la demande intérieure. Selon une étude de McKinsey, plus de 220 millions d’Africains vont ainsi entrer sur le marché des biens de consommation de base entre 2010 et 2015.

Le regard des Occidentaux sur ce territoire, nouvel entrant parmi les émergents, commence à changer. L’annonce cette semaine de l’ouverture d’une filiale de L’Oréal au Kenya, base du développement du groupe en Afrique de l’Est, le prouve encore. D’autres entreprises françaises ont perçu plus tôt le potentiel du continent, les sociétés minières et pétrolières bien sûr, mais surtout Bolloré et CFAO. « L’Afrique était un réservoir de matières premières, elle va de plus en plus être perçue comme un réservoir de croissance et peut-être demain comme une source de main-d’œuvre, bénéficiant de délocalisations d’activités, à mesure que les salaires augmenteront en Asie, estime Dominique Lafont, directeur général Afrique du groupe Bolloré. Mais cela ne se fera pas de façon linéaire, les événements en Côte d’Ivoire cette année en témoignent. » Outre les incertitudes qui pèsent sur la stabilité des pays, leurs lacunes en termes de gouvernance, d’efficacité économique, de sécurité juridique, d’infrastructures… demeurent un frein aux investissements étrangers. Les besoins annuels sont estimés à plus de 90 milliards de dollars par an, notamment dans les télécommunications, une opportunité pour France Télécom par exemple. Dans ce dossier, nous nous sommes intéressés plus particulièrement à l’Afrique subsaharienne, le « printemps arabe » ayant rebattu les cartes des pays concernés, avec des conséquences encore très incertaines. Pour l’investisseur, les possibilités de « jouer » la croissance africaine sont diverses. Certaines sociétés cotées à Paris constituent des véhicules intéressants, de même que certains fonds et trackers.

Politique Sénégalaise

candidature présidentielle controversée et éclatement de la principale alliance de l'opposition, faits politiques majeurs en 2011 

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La candidature controversée du président sénégalais Abdoulaye Wade et l'éclatement de Bennoo Siggil Senegaal, la principale coalition de l'opposition, constituent les faits politiques majeurs qui on marqué l'année 2011, en prélude à l'élection présidentielle prévue le 26 février 2012.

"Wade ne peut pas se représenter car la constitution qui fixe à deux le mandat présidentielle ne lui permet pas de se présenter une troisième fois", affirme Mounirou Sy, docteur en droit constitutionnel.

Comme lui, plusieurs professeurs agrégés de droit constitutionnel soutiennent que Wade ne peut pas être candidat. Et la forte adhésion de la société civile, des mouvements citoyens et des syndicats à cette idée a donné de l'ampleur à "la lutte contre la candidature de Wade".

Les opposants à la candidature se sont retrouvés dans le Mouvement du 23 juin (M23) mis sur pied au lendemain de la manifestation contre le projet de loi portant institution de la vice-présidence.

Depuis, ils sensibilisent et multiplient les manifestations au Sénégal à l'étranger et mettent ainsi une forte pression sur le président pour qu'il renonce à sa candidature. Avec comme mot d' ordre "Touche pas à ma constitution".

"Nous demandons solennellement au président Wade de renoncer à présenter sa candidature à la présidentielle de 2012. Une candidature que lui-même et l'ensemble des constitutionnalistes sénégalais qui se sont exprimés sur la question s'accordent à reconnaître comme violant la Constitution", déclare Alioune Tine initiateur du M23.

Mais le parti au pouvoir et ses alliés ne semblent guère être ébranlés par cette démarche des opposants.

Pour défendre la recevabilité de la candidature de Wade, ils ont réuni d'éminents juristes étrangers qui ont conclu à une exception près que le chef de l'état peut briguer un nouveau mandat. Ils poursuivent leurs activités en vue de la présidentielle et créent une coalition dénommée : Force des alliés (FAL 2012) pour la réélection du président Abdoulaye Wade.

L'autre fait politique majeur a noté en 2011 est la scission de la principale coalition de l'opposition, Bennoo Siggil Senegaal, à moins de trois mois de l'élection présidentielle.

Cette coalition était constitué de près de quarante partis politiques et organisations.

Elle est sortie vainqueur des élections municipales et locales de 2009 dans la presque totalité des grandes villes.

Forts de succès, les membres de la coalition avaient promis d' aller unis à la présidentielle de 2012 autour d'un candidat de "l' unité et du rassemblement".

Au final, les Sénégalais assistent à l'éclatement de cette coalition, faute de consensus entre les deux ténors de l' opposition (Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste et Moustapha Niasse de l'Alliance des Forces de Progrès) tous deux, candidats à la candidature de Bennoo Siggil Senegaal.

"Il n'y a pas eu de désistement d'un candidat au profit d'un autre. 19 partis sur les 33 favorables à la candidature unique se sont prononcés en faveur de Moustapha Niasse. Et Ousmane Tanor Dieng maintient sa candidature comme il n'y a pas eu de consensus", a constaté le 1er décembre, Pape Demba Sy, porte-parole de l' opposition.

Une déclaration qui officialise ainsi l'éclatement en deux camps de cette coalition de l'opposition. Déçus, certains leaders de l'opposition prédisent d'éventuelles sanctions contre Bennoo à la présidentielle de 2012.

"C'est l'exigence populaire qui est déterminante en matière électorale. Or l'expérience électorale montre que le pays, c'est-à- dire l'électorat, donne une prime à l'union est sanctionne la division", prévient Dialo Diop, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), membre de Benoo.

Donc, conclut-il, "quiconque présentera une véritable dynamique unitaire, sincère et loyale bénéficiera de la prime. Bennoo Siggil Senegaal sera sanctionné pour sa division".

Cette division de Bennoo Siggil Senegaal change la donne de la présidentielle alors que l'incertitude demeure quant la recevabilité ou non de la candidature du président Wade, par le Conseil constitutionnel.

Quoi qu'il soit le jeu reste ouvert pour ce scrutin auquel se présentent outre les opposants traditionnels, plusieurs candidats indépendants, à côté d'anciens compagnons de Wade, aujourd'hui opposants: Idrissa Seck et Macky Sall, tous deux anciens Premiers ministres et proches collaborateurs de Wade.

Xinhua

Casamance: Paradis blessé

La plaie de la Casamance et le trafic de cocaïne

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La tension monte en Casamance, la région du Sénégal située entre la Gambie et la Guinée Bissau, théâtre depuis 1982 d’une guerre « à basse intensité » du fait de la présence d’un mouvement indépendantiste. Le 13 décembre, un groupe armé a attaqué le village de Kabeum, provoquant un nombre non établi de victimes. Le Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), qui se bat depuis des années en faveur de l’indépendance du territoire, s’est désormais divisé en différentes bandes armées qui relèvent plus du banditisme que de la guérilla politique.

« Il existe différents groupes armés qui opèrent en Casamance » explique à l’Agence Fides le Père Giuseppe Giordano, missionnaire OMI qui œuvre depuis des années au Sénégal. « Les affrontements de ces derniers jours ont eu lieu dans les environs de la frontière avec la Gambie mais il existe des phénomènes de banditisme également dans les environs de la frontière avec la Guinée Bissau. Dans ces cas-là, on ne peut exclure qu’il s’agisse de bandits provenant de ce dernier pays où, des militaires mal payés pratiquent depuis longtemps déjà ce type d’actions ».

A propos de la possibilité que les flux de cocaïne croissants qui transitent par l’Afrique occidentale en provenance d’Amérique latine et en direction de l’Europe puissent avoir un rôle dans la croissante instabilité de la Casamance, le missionnaire répond : « On ne peut l’exclure. La drogue arrive certainement d’Amérique latine en Guinée Bissau, surtout dans les îles de son archipel. A partir de là, il n’est cependant pas facile de la faire partir directement pour l’Europe parce que le pays est mal relié au reste du monde. Par exemple, les liaisons avec l’Europe se limitent à deux vols hebdomadaires en direction du Portugal ».

« Donc – indique le Père Giordano – si une zone instable venait à se créer dans la zone frontalière entre le Sénégal et la Guinée Bissau, on peut présumer que cela faciliterait le transfert de chargements de cocaïne au travers du territoire sénégalais jusqu’à l’aéroport de Dakar qui est en revanche bien relié avec le reste du monde : avec le reste de l’Afrique, avec l’Europe et avec l’Amérique du Nord. On parle de cela depuis longtemps au Sénégal mais il est vraiment difficile de savoir quelle est réellement la situation » avertit en conclusion le Père Giuseppe.

Fides

17/12/2011

Adieu Cesaria

ïles proches du Sénégal, le Cap Vert pleure aujourd'hui Cesaria Evora. De très nombreux Sénégalais habitent dans ces îles et, sur le continent aussi, les Sénégalais sont tristes d'avoir perdu une immense Dame...

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Cesaria Evora est partie

La chanteuse capverdienne, qui venait d’avoir 70 ans le 27 août dernier et que l’on avait encore vu en avril très en forme sur la scène parisienne du Grand Rex, est décédée ce samedi à l'Hôpital Baptista de Sousa, Sao Vincente, au Cap Vert, des suites d'une insuffisance respiratoire.  Dans un état de grande faiblesse, ses nouveaux problèmes de santé ont fait suite à plusieurs interventions chirurgicales qu’elle avait subies ces dernières années, dont une opération à coeur ouvert, en mai 2010.

Les médecins qui la suivaient à Paris lui ayant ordonné d’annuler sa prochaine tournée, Cesaria avait décidé en accord avec son producteur et manager, José da Silva, de mettre fin de manière définitive à sa carrière, en renonçant à cette vie itinérante qui la mènait aux 4 coins du monde, depuis ses grands débuts en 1991 sur la scène internationale.

Née dans une petite ville commerçante de São Vicente, l'une des îles du Cap-Vert, elle fait ses premiers pas auprès de ses cinq frères et de sa mère, Dona Joana, cuisinière pour de riches blancs. Son père, Justino da Cruz Evora, musicien, disparaît prématurément quand elle avait sept ans.

En 1992 sort Miss Perfumado, qui connut un grand succès en France et dans de nombreux pays non lusophones. À noter que Bonga Kuenda est le compositeur et interprète original de Sodade, la chanson qui affirma la célébrité internationale de Cesária Évora.

En 2005, elle remporte le Grammy Award du Meilleur album world music contemporain pour l'album Voz d'amor. Elle participe cette même année à l'album Gaia pour la préservation de l'environnement où elle interprète Jangadéro composé par Alan Simon.

Le président de la république française, Nicolas Sarkozy, l'avait distinguée, en 2009, avec la médaille de la Légion d'honneur remise par Christine Albanel.

1 sénégalais sur 2 vit en deça du seuil normal de pauvreté

1 sénégalais sur 2 vit en deça du seuil normal de la pauvreté

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Idrissa Seck a analysé un tableau sombre de la pauvreté qui sévit au Sénégal. Selon, le maire de Thiès 1 sénégalais sur 2 vit en deçà du seuil normal de la pauvreté.

Leral-Net-Idrissa a dressé une situation pitoyable du vécu du Sénégalais car, souligne-t-il, les statistiques indiquent que 1 Sénégalais sur 2 vit en deçà du seuil normal de la pauvreté.

« Notre priorité, c’est trouvé une activité immédiate aux Sénégalais. Le profil psychologique du Sénégalais, c’est qu’il est anxieux pour son avenir, pour sa famille, sa santé, pour l’éducation de ses enfants. Mais le Sénégalais est un entrepreneur naturel, il s’est se débrouiller pour trouver une solution à sa situation. Je veux les accompagner, de réveiller le gagnant qui sommeille dans chaque Sénégalais. Aucun Sénégalais ne reste assis et se met à se lamenter sur son sort, il veut se lever, il veut être debout à la recherche de solutions à ses problèmes. L’emploi et l’accès au financement pour accompagner les projets représentent une sur priorité. Dans mon programme est prévu 50 milliards destinés à des mutuelles d’épargne régionales pour permettre aux personnes désireuses d’entreprendre d’avoir les moyens de la faire, cela soulagera la forte pression de la pauvreté qui sévit au Sénégal car 1 sénégalais sur 2 vit en deçà du seuil de la pauvreté. L’agriculture sera une méga priorité car 70% s’activent ce secteur alors que 10% du Pib en provient. 240 000 ha dans la vallée alors que 60 à 70 mille sont aménagés. Nous payons chaque année111 milliards à l’extérieur pour acheter du riz, 63 milliards pour du blé, plus honteusement encore 12 milliards pour du maïs, 300 milliards au total qui pourraient être des revenus pour les Sénégalais en produisant du riz le long de la vallée et du maïs en abondance une fois la Casamance pacifiée. Quand je parle de l’agriculture, l’élevage et la pêche sont inclus.» 

Leral-Net

Wade réaffirme sa candidature

Wade réaffirme sa candidature

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Le président sénégalais Abdoulaye Wade a réaffirmé, jeudi lors de l’ouverture de la conférence mondiale des maires noirs à Dakar, son intention de briguer un troisième mandat en février 2012, estimant que le débat sur l’irrecevabilité de sa candidature est clos.

Le chef de l’Etat sénégalais a révélé savoir que l’opposition est allée dire aux occidentaux de lui attribuer le prix Nobel de la paix s’il renonce à se présenter à l’élection présidentielle de 2012, mais il ne le fera pas.

« C’est un débat complètement terminé (..). Nous préparons notre congrès du 23 décembre. Nous sommes en pré-campagne et on va gagner », a-t-il déclaré jeudi 15 décembre à Dakar.

Refuser sa candidature à deux mois de l’élection présidentielle, c’est empêcher la majorité des Sénégalais d’avoir un candidat, a-t-il affirmé.

Avocat de profession, le libéral Abdoulaye Wade dirige le Sénégal depuis 2000 après quarante ans de pouvoir socialiste. Il a été réélu dès le premier tour en 2007 au cours d’un scrutin contesté par les principaux partis de l’opposition. Le président sortant a annoncé en 2009 qu’il se représentera en 2012, après avoir dit le contraire après sa réélection de 2007.

Sa candidature est soutenue par ses partisans tandis qu’elle est contestée par le Mouvement du 23 juin (M23, regroupant l’opposition et la société civile), arguant qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux.

Sa candidature est soutenue par ses partisans tandis qu’elle est contestée par des opposants et une partie de la société civile sénégalaise, arguant qu’il a déjà épuisé ses deux mandats légaux, ce à quoi Me Wade répond qu’ « il faut qu’on laisse au Conseil constitutionnel de dire qui sera candidat et au peuple de désigner qui sera président ».

Le Conseil constitutionnel doit publier fin janvier 2012 la liste des candidats autorisés au scrutin présidentiel, dont le premier tour est prévu le 26 février 2012. Pour le M23, « une décision du Conseil constitutionnel en faveur du président Wade pourrait constituer un facteur aggravant de conflit, de tension et de violence dont il est difficile de prévoir les conséquences ».

AfriSCOOP

16/12/2011

Rififi en Casamance

Sénégal/Casamance: une faction rebelle condamne la dernière attaque anti-armée

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Une faction du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), rébellion de cette région du sud du Sénégal, a condamné jeudi avec la plus grande fermeté l'attaque menée mardi contre un cantonnement de l'armée sénégalaise qui a tué plusieurs soldats.

Les drames et autres incidents malheureux survenus ces derniers mois en Casamance sont si absurdes et si irrationnels (...) qu'ils ne peuvent participer d'aucune logique politique, affirme un communiqué signé de Jean-Marie Biagui, qui se présente comme secrétaire général du MFDC.

La dernière attaque du poste militaire de Kabeum (...) menée par des individus non identifiés ne peut donc être mise à l'actif ou au passif du MFDC que nous incarnons, ajoute-t-il. Qui plus est, nous la condamnons, avec la plus grande fermeté, au nom du MFDC et en notre nom propre, écrit M. Biagui.

Une source militaire et un élu local de Casamance avaient indiqué à l'AFP après l'attaque que plusieurs soldats avaient été tués, de quatre à sept selon la presse sénégalaise. Le porte-parole de l'armée avait confirmé l'attaque, mais démenti la mort de soldats.

Des opérations de ratissage sont depuis opérées en Casamance, région en proie à une rébellion indépendantiste depuis 30 ans.

Un habitant du village de Kabeum contacté par l'AFP a affirmé qu'un soldat a été tué mercredi en sautant sur une mine. Une source médicale a confirmé qu'un militaire a bien sauté sur une mine et a été évacué à Dakar, sans dire s'il était décédé.

Le ratissage entamé par l'armée a rencontré une résistance des éléments armés, au point que les populations ont très peur, a déclaré le villageois. Selon lui, les détonations des armes lourdes et légéres sont intenses et il y a aussi les bombardements aériens par l'hélicoptére et des avion militaires.

L'armée a pu réoccuper ses positions dans le cantonnement que les rebelles avaient saccagé, a ajouté ce villageois interrogé par l'AFP.

La rébellion casamançaise es divisée en plusieurs factions politiques au sein du MFDC, ainsi qu'en plusieurs groupes armés dont il est difficile de savoir qui les contrôle vraiment.

Ces divisions se sont amplifiées depuis la mort en décembre 2007 du chef historique du MFDC, l'abbé Augustin Diamacoune Senghor, rendant plus difficiles les négociations avec le pouvoir central de Dakar, annoncées et reportées plusieurs fois.

M. Biagui a prévu d'organiser samedi et dimanche à Ziguinchor, principale ville de Casamance, des états généraux du processus de paix en Casamance. Jeudi, les participants à cette rencontre, en dehors de M. Biagui et de ses partisans, n'étaient pas connus.

AFP

Taux d'enregistrement faible au Sénégal

FAIBLESSE ELEVEE DES TAUX D'ENREGISTREMENT A L'ETAT CIVIL AU SENEGAL : Près de 60% sont déclarés à la naissance, moins de 25% au décès

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Au Sénégal, les taux d'enregistrement à l'état civil se caractérisent par leur faiblesse très élevée. Ne sont déclarés à la naissance que près de 60%, tandis que seulement moins de 25% le sont au décès.

L'enregistrement des naissances continue à être un grand problème au Sénégal. Les taux restent toujours faibles. L'Organisation mondiale de la santé situe les Sénégalais qui sont déclarés à la naissance à 55% et ceux au décès à moins de 25% et les statistiques du pays parlent de 60% enregistrés à la naissance. Deux sources qui malgré leur écart, montrent toutes deux que du chemin reste à être parcouru en matière de bonne tenue de l'état civil.

«Le niveau d'enregistrement à l'état civil au Sénégal demeure toujours très faible. Les statistiques de l'Oms montrent que 55% sont déclarés à la naissances et moins de 25% au décès. Et nous nos propres statistiques révèlent que 60% sont déclarés à la naissances», soutient Mandiaye Ba, directrice du centre national d'état civil, au cours d'un atelier d'évaluation rapide des systèmes nationaux d'enregistrement des faits et de statistiques de l'état civil co-organisé avec l'Organisation mondiale de la santé (Oms).

Consciente du problème que pose la non conformité des chiffres, elle précise : «cet atelier va nous permettre de s'accorder sur un taux. Nous avons des statistiques assez divergentes, éparpillées et nous avons voulu au moment où nous devons dérouler beaucoup de programmes avec des partenaires, faire la situation», ajoute-t-elle.

En vue de régler, d'ailleurs le lancinant problème de la faiblesse de l'enregistrement à l'état civil, le Sénégal entend aller au dela des audiences foraines qu'il a coutume de tenir pour enrôler le maximum de personnes inconnues des registres du pays. «Il y a le problème également de mise en oeuvre de la politique de l'état civil, des stratégies sont mises en oeuvre par l'Etat du Sénégal, régulièrement le ministre de la justice instruit les présidents de tribunaux départementaux à, organiser des audiences foraines sur l'ensemble du territoire, malheureusement, ça ne peut pas combler le déficit, nous allons vers une campagne nationale d'enregistrement de toutes les naissances qui ne l'ont pas été jusqu'à présent», affirme-t-elle.

Relevant le caractère très important de l'enregistrement des populations à l'état civil, Alé Lo, président de l'Union des associations des élus locaux (Uael) souligne : «la tenue d'un état civil fiable c'est d'abord un droit pour les enfants, ensuite ça participe à la tenue des statistiques au niveau national. Si les populations ne sont pas déclarées, toutes les projections sur le plan économique sont faussées au départ». Mieux précise-t-il : «en ce qui concerne la justice également, il y a des conséquences avec les fausses déclarations, les déclarations multiples, quand quelqu'un a deux ou trois extraits de naissance, pouvant avoir deux ou trois nationalités, vous voyez les conséquences que cela peut faire sur le plan de la justice». De l'avis de M. Lo, «la tenue d'une bonne statistique, participe d'une gestion moderne de l'Etat».

Ramatoulaye BA