30/06/2012

Où est le tourisme?

Compétitivité de la destination Sénégal : Le privé dépose ses cahiers de doléances chez Macky

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Les acteurs du secteur privé du tourisme sont déterminés à rendre la destination Sénégal plus attractif. C’est pourquoi, lors de l’atelier de partage qui s’est tenu hier, à Dakar, ils ont exprimé, aux nouvelles autorités, leurs préoccupations qui vont de la réforme de l’Agence nationale de promotion du tourisme (Anpt), à la baisse de la Tva, en passant par la suppression des taxes sur les billets d’avion.

Les nouvelles autorités du pays devront accomplir certaines réformes si elles veulent que la destination Sénégal soit plus attractive. Ces réformes, pour le secteur privé du tourisme, s’articulent autour de la baisse de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) et des taxes sur le billet d’avion. Selon le président de la coordination patronale des industries touristiques du Sénégal, Racine Sy, le secteur privé du tourisme a été vivement préoccupé par la décision du gouvernement de supprimer l’Agence nationale de promotion du tourisme qu’il estime être un outil indispensable pour la promotion de la destination Sénégal. C’est pourquoi, au lieu de la supprimer, Racine Sy demande qu’elle soit réformée.

L’autre préoccupation exprimée par Sy, c’est la baisse de la Tva. Selon Racine Sy, le Sénégal a été toujours cité en exemple dans tous les pays membres de l’Uemoa comme assurant le leadership en matière de tourisme et que cette baisse de la Tva a même servi d’exemple aux autres pays où les acteurs ont réclamé la même chose à leur gouvernement dans le cadre de la directive de l’Uemoa qui prescrit à l’ensemble des pays membres de réduire la Tva dans un délai de deux ans. Le Sénégal, à la demande de son secteur privé, s’est battu et s’est déplacé dans les autres pays pour convaincre les uns et les autres d’aboutir à cette décision. «Nous sommes un secteur transversal, porteur de croissance. Nous ne sommes pas concurrents entre nous au Sénégal. Nous sommes concurrents par rapport à des destinations», a-t-il fait savoir.

A l’en croire, «quand nous regardons le Maroc, la Tva est entre 5 et 7 %, la Tunisie c’est pareil. Tous les pays qui sont des concurrents du Sénégal, ont des Tva réduites». C’est pourquoi, avance-t-il : «Nous estimons, de ce point de vue-là, que le Sénégal se devait de donner un signal politique fort à son secteur privé en baissant cette Tva». Aujourd’hui, fait remarquer Racine Sy, «on parle d’une éventuelle hausse. Nous appelons de nos vœux que cette Tva demeure en l’état, c’est-à-dire à 10 %. Si on ne peut pas la baisser à 5 ou 7 %, qu’on ne l’augmente pas. C’est une préoccupation majeure du secteur du tourisme».

Racine Sy, qui se félicite de la baisse de 10 % sur l’hébergement, demande néanmoins qu’elle soit étendue aux autres métiers du tourisme comme le transport touristique, la restauration, entre autres. Car, selon lui, c’est de cette manière que le gouvernement peut subventionner indirectement le secteur du tourisme qui a beaucoup souffert ces dernières années. Il déplore que les dernières élections ont entraîné une baisse drastique de leurs activités notamment au niveau de l’hôtellerie d’affaire et des loisirs. «Avec le climat de violence, les gens ont suspendu purement et simplement toutes les manifestations qu’ils devaient faire au Sénégal et nous avons fonctionné au niveau des hôtels, avec des taux d’occupation jamais vus au Sénégal depuis plus de dix ans», a-t-il déploré. Pour lui, cela s’était passé dans d’autres pays, les états n’auraient pas hésité à subventionner. Tout en réjouissant du bon déroulement des élections présidentielles, Sy souligne que les marchés vont en tenir compte, pas pour cette saison mais pour la saison prochaine. Car, précise-t-il, «dans le tourisme, les choses se décident un an à l’avance».

Sur la fiscalité sur les billets d’avions, Racine Sy explique : «Avec un billet d’avion offert, rien qu’avec les taxes, on peut se payer un autre billet entre la France et les Etats-Unis parce que c’est prohibitif». Avant d’ajouter : «Nous avons toujours dénoncé ces taxes-là et nous espérons qu’aujourd’hui, avec les nouvelles autorités, on va mettre à plat tout ce qui a été décidé en matière de fiscalité.» Il poursuit : «La baisse de la Tva a un caractère irréversible.» Selon lui, l’Etat n’a pas vocation à construire des hôtels ou à créer des agences de voyage. Ce que demande le secteur privé de l’hôtellerie à l’Etat, c’est de l’accompagner et de créer le cadre juridique et institutionnel lui permettant de mener à bien ses activités afin d’être un vecteur de croissance économique.

Walfadjri

La grande peur de Saly

Erosion côtière à Saly: Pourquoi les hôteliers sont–ils si inquiets ?

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Face à l’avancée inexorable de la mer, le dernier espoir, à savoir le gabionnage réalisé il y a un an par le Génie militaire, s’est effondré comme un château de cartes. En effet, l’ouvrage conçu pour une durée de vie de cinq ans n’a pu résister aux assauts de la mer.

Erosion côtière à Saly: Pourquoi les hôteliers sont–ils si inquiets ?

A chaque grosse marée, de nombreuses cages cèdent, les pierres et les bouts de ferrailles sont éparpillés un peu partout, rendant caduc l’effet des gabions. Devant l’ampleur du désastre, les hôteliers étaient obligés de mettre en œuvre des initiatives individuelles et variées, chacun y allant de sa petite idée.

« Le gabionnage qu’on a fait l’année dernière, en partenariat public privé, avec le projet Intac, Sapco, Génie militaire, nous a permis de pouvoir encore exister jusqu’ici. Si ce gabionnage n’avait pas été fait, je crois qu’il n’y aurait plus de plage à Saly aujourd’hui. C’est vrai que ça a été très mal vieilli. Après ce gabionnage, nous sommes à 45 millions de francs Cfa pour essayer par exemple de faire de l’enrochement. La question que l’on doit se poser c’est de savoir si on peut réellement continuer dans cette optique », souligne le Directeur administratif et financier d’un établissement hôtelier de la place. Qui renseigne qu’un mètre linéaire de gabionnage revient à 1 million de francs. Cet enrochement est présenté par ses adeptes comme étant « plus léger » et « moins coûteux que le gabionnage réalisé par le génie militaire ».

Il consiste à faire un petit mur avec des sacs remplis de sable dans les moins où il n’y a pas trop d’eau. Le sable qui arrive est bloqué par les sacs de riz, et au fur à mesure que ça monte, les sacs sont montés et on finit par un enrochement pour stabiliser. Le procédé à l’avantage de bloquer le sable d’un côté, mais ça gratte légèrement également de l’autre côté; il faut alors faire une digue environ tous les 100 mètres. Seulement, cette option ne vient pas à bout du fléau, car les promoteurs déplorent la non extension d’une telle initiative sur le reste de la côte.

Concernant les digues, un des promoteurs hôteliers, se réjouit des ouvrages réalisés par les hôtels menacés par l’avancée de la mer. «Ces digues sont valables, mais elles transposent le problème ailleurs. Si l’hôtel Téranga avait aujourd’hui réussi sa petite digue, on aurait de la plage, mais c’est le village de Saly qui allait disparaître totalement. On ne pas nous au niveau de notre hôtel, regarder d’autres digues se faire si le village ne peut pas être pris en compte »illustre Pathé Dia.

Depuis les travaux de gabionnage de l’année dernière, le Ministère de l’Environnement avait décidé de ne plus autoriser les solutions individuelles, chacun y allant de sa petite idée : brise- lames, digues etc.…Ce qui avait amené les autorités en charge de l’environnement d’alors d’interdire d’alors d’interdire les solutions individuelles au motif que le département ministériel avait un projet beaucoup plus global qui prenait en compte toute la Petite Côte. Seulement, ce projet, dénommé Intac et dont le démarrage était prévu pour le mois d’avril, connaît un retard. Ce qui explique une certaine anxiété.

Pathé Dia dont l’hôtel a été le premier à avoir bénéficié d’un projet de digue, considère le projet qui avait coûté 45 millions, comme « un coup d’épée dans l’eau » par rapport aux charges que son établissement supporte pour faire face à l’avancée de la mer et qui s’élèvent aujourd’hui à 150 millions.

Les mêmes inquiétudes soulevées ici, sont valables chez d’autres promoteurs qui clament leur incapacité à faire face efficacement au phénomène érosif, alors que l’Etat tarde toujours à exprimer clairement des pistes de solutions qui pourraient faire revenir la sérénité pour ne pas dire tout simplement l’espoir dans le milieu hôtelier de la première station balnéaire du Sénégal.

ASB Petitecote.net 

Elections ce dimanche

Le peuple appelé à élire ses députés ce dimanche

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Le président Macky Sall, élu avec 65% des voix, disposera-t-il d'une majorité à l'Assemblée ? Tel est l'enjeu de ce scrutin.

Les Sénégalais se rendent dimanche 1er juillet aux urnes pour élire leurs députés, des législatives à l'issue incertaine qui ont lieu trois mois après l'écrasante victoire à la présidentielle de Macky Sall, dont l'objectif est maintenant d'avoir une forte majorité à l'Assemblée nationale.

Les 24 listes de partis et coalitions en lice achèvent vendredi soir une campagne électorale qui s'est déroulée sans incident majeur. Elle a été marquée par de vives polémiques concernant les audits sur la gestion du régime d'Abdoulaye Wade, l'ex-président, audits pour lesquels d'anciens responsables de services publics ont été écroués, d'anciens ministres convoqués et entendus par la gendarmerie et la justice.

L'ex-ministre de l'Intérieur d'Abdoulaye Wade, Ousmane Ngom, qui avait refusé de répondre à une de ces convocations et incité les dirigeants de son camp à suivre son exemple, a même été interpellé sans ménagement par des policiers. L'opposition a dénoncé une "chasse aux sorcières" destinée à l'empêcher de mener sa campagne.

Ces législatives à un seul tour visent à renouveler pour cinq ans les 150 députés à l'Assemblée nationale (90 au scrutin majoritaire et 60 au scrutin proportionnel). Plus de 7.000 candidats briguent les suffrages de plus de 5,3 millions d'électeurs, dont 205.911 dans 43 pays étrangers.

"Rupture"

Les élections se tiennent trois mois après le second tour de la présidentielle du 25 mars, largement remporté par Macky Sall avec 65% des voix face à Abdoulaye Wade, chef d'Etat vieillissant, très contesté après 12 ans de pouvoir.

Des violences avaient marqué la campagne du premier tour du 28 février, faisant au moins six morts et 150 blessés.

Après son éclatante victoire, l'enjeu du scrutin pour Macky Sall est d'obtenir une solide majorité qui lui permette de mener sa politique affichée de "rupture" d'avec les années Wade. "Un président sans majorité n'a pas la possibilité de gouverner et nous nous retrouverions dans une impasse", a-t-il déclaré, en appelant à voter pour la coalition "Benno bokk yaakkar" (Unis pour un même espoir, en langue wolof) qui le soutient.

"Il lui faut cette majorité"

Ses principaux concurrents sont le Parti démocratique sénégalais (PDS) de Wade, qui n'est pas candidat, et "Bokk gis gis" (Vision commune, en wolof), coalition de dissidents du PDS dont le président du Sénat, Pape Diop, celui de l'Assemblée nationale, Mamadou Seck, et plusieurs anciens ministres. Ils ont appelé à "imposer la cohabitation" à Macky Sall. "Si le président n'a pas de majorité parlementaire, c'est l'opposition qui nomme un Premier ministre et forme le gouvernement. Pour qu'il puisse gouverner à l'aise, il lui faut cette majorité", explique le juriste Ismaïla Madior Fall.

L'actuelle Assemblée nationale, issue des législatives de 2007 qui avaient été boycottées par l'opposition pour exiger des réformes électorales, est largement dominée par le PDS qui a cependant connu de nombreux départs depuis la défaite d'Abdoulaye Wade en mars.

Beaucoup plus de femmes

Le peu d'engouement populaire pendant la campagne, les fissures dans la coalition présidentielle, dont des responsables se présentent sous leur propre bannière, l'émiettement des listes - dix de plus que lors des législatives de 2007 - rendent l'issue du scrutin incertaine.

Un des enjeux sera également le taux de participation, déjà faible à la présidentielle de mars (55%), qui pourrait être plus bas encore, craignent les observateurs.

La nouvelle Assemblée aura la particularité de comprendre beaucoup plus de femmes - 33 actuellement - grâce à une loi adoptée en mai 2010 qui instaure la parité absolue dans toutes les institutions totalement ou partiellement électives.

AFP

29/06/2012

Début de dialogue en Casamance

Sall se dit prêt à discuter avec les rebelles de Casamance

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Le président sénégalais Macky Sall s'est dit mercredi prêt à "ouvrir des discussions" avec les rebelles de Casamance, lors d'une réunion du gouvernement à Ziguinchor, principale ville de cette région sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste.

"Nous sommes prêts à ouvrir des discussions avec les combattants et les acteurs qui interviennent dans le processus de paix, les chefs religieux, les hommes et femmes de bonne volonté", a déclaré à la presse Macky Sall.

"Nous voulons la paix mais il y a des procédures pour créer des opportunités de rencontre. Je tends la main à Salif Sadio, à César Atoute Badiatte et aux hommes de Ousmane Niantang Diatta", des chefs militaires rebelles, a-t-il dit.

Le chef de l'Etat sénégalais avait auparavant rendu visite à des militaires à Mpack, à la frontière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

Le Premier ministre sénégalais, Abdoul Mbaye, avait promis mardi soir "une digne réinsertion" aux rebelles qui accepteront de déposer les armes en Casamance, région touchée depuis 1982 par une rébellion indépendantiste déclenchée par le Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC).

En trente ans, le conflit qui perdure en dépit de plusieurs accords de paix jamais respectés, a fait des milliers de victimes civiles et militaires et des dizaines de milliers de déplacés et réfugiés.

"Je veux que l'on tienne compte des spécificités de chaque région ainsi que de ses priorités et potentialités afin de mieux les exploiter. Différents projets ont été passés en revue pour assurer le désenclavement de la Casamance", a indiqué M. Sall, après avoir présidé un conseil des ministres décentralisé à Ziguinchor, en Casamance, région séparée du nord du Sénégal par la Gambie.

Ce conseil des ministres décentralisé est le troisième tenu en province, après ceux de Saint-Louis (nord) et de Kaolack, depuis l'entrée en fonction en avril du nouveau gouvernement.

Ces réunions décentralisées initiées par Macky Sall, qui a battu le 25 mars Abdoulaye Wade au second tour de la présidentielle, sont destinées à mieux s'imprégner des réalités en province et à rapprocher le gouvernement des populations, selon le gouvernement.

AFP

28/06/2012

Le Sénégal ne pense qu'au sexe

Sénégal : la tyrannie du sexe

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Selon une statistique de l’année 2008, 97% des femmes au Sénégal connaissent l’orgasme. Merci qui ? Eh ! bien, merci les substances aphrodisiaques. La femme sénégalaise ne recule devant aucune originalité pour stimuler sa libido. Et ferrer son homme, comme on dit dans les rues de Dakar.

Y a-t-il un mode d’emploi pour faire l’amour ? Si l’on en croit les pratiques et traditions sénégalaises, oui ! La recherche du plaisir et la satisfaction du partenaire valent tous les détours.

Aux traditionnels jeux de danses érotiques, certaines préfèrent aujourd’hui l’utilisation des aphrodisiaques, qu’elles jugent plus stimulants et bien plus efficace. Les parties sex-toys ont également pris le dessus sur les longues séances de déhanchements en béthio (petits pagnes troués).

Exit l’image de la femme docile et soumise. Les femmes sénégalaises assument de plus en plus leur sexualité et s’essayent aux techniques les plus folles pour donner du plaisir à leur conjoint. En plus des philtres d’amour, élixirs et autres potions, les Sénégalaises disposent de tout un arsenal de séduction pour faire tomber n’importe quel mâle.

Cure-dents, gels, pastilles, savons, comprimés, mixture à base de beurre de karité sont utilisés pour faire « grimper au rideau » son homme. Comme en témoigne une jeune dame, « une fois les volets tirés et les lumières éteintes » tout est permis pour redonner un peu de couleur à la vie sexuelle.

Marché du sexe au cœur de la capitale

Dans les méandres du marché HLM de Dakar, sis au cœur de la capitale, un véritable business du plaisir existe. Ici, le sexe est au cœur d’une véritable industrie. Mais, on est bien loin des sex-shops des grandes capitales européennes, où les objets de désir sexuel s’exposent sans complexe.

Dans ces lieux là, rien ne laisse présager de ce commerce rose. Rien de bien attirant, à part les effluves d’encens qui vous titillent les narines à quelques mètres à la ronde.

Ramatoulaye, nom d’emprunt, est bien connue dans ce milieu.

La quinquagénaire, d’origine malienne, a blanchi sous le harnais de la vente des produits aphrodisiaques. Depuis près de 20 ans, la vieille dame est spécialisée dans le commerce de ces produits. Elle détient tous les codes et rouages pour être au top sous la couette.

Certaines femmes, trouvées dans son magasin, lui prêtent même des pouvoirs mystiques, car elle détiendrait également un pouvoir de guérison contre le mauvais œil.

« Voilà ma fille, puisque vous êtes une jeune mariée. Il faut juste utiliser ce produit que vous malaxerez sur le pénis de votre mari 30 minutes avant les rapports sexuels. Cela augmentera la taille de son sexe », susurre-t-elle à l’oreille d’une jeune fille accompagnée de sa mère.

Poursuivant son discours, la propriétaire expose son arsenal. A côté des bine-bines (perles de reins), encens et autres petits pagnes, la dame fait l’inventaire de ces différents produits :

« J’ai une mixture à base de karité que l’on applique sur la paroi vaginale et qui excite l’homme. Tu peux aussi utiliser les pastilles pour rétrécir la paroi vaginale », détaille-t-elle.

La dame explique que ces pastilles plus connues sous le nom de « Saf safal » (pimentez) procurent une jouissance inouïe aux hommes et fait ainsi durer le plaisir pour le couple.

Un peu plus loin, Mor, tient également boutique. Dans son magasin grouille, une panoplie de bouteilles, parfums, boites à l’emballage aguicheur et aux noms provocateurs, Crazy, Touch me. La boutique grouille de monde. Quatre vendeurs sont aux petits soins des clientes. Et vantent les effets des derniers produits arrivés.

Tout cela est-il sain pour la santé ?

Des gels au goût de menthe, fraise ou encore banane, des sprays à la fois antiseptiques et stimulant la libido, des cure-dents, des gels pour augmenter le volume des seins, des hanches ou encore des fesses sont disponibles et même des pastilles au gout de poivre, sont proposés à la clientèle qui souhaite agrémenter leur vie intime. Excusez du peu !

La dernière trouvaille qui fait des émules : un café stimulant. « Il faut le faire boire à l’homme une heure avant les rapports sexuels pour stimuler sa libido », explique le vendeur. A moindre coût, entre 5000 Fcfa et 12.000 Fcfa (entre 7,5 et 18 euros), les femmes peuvent disposer de tous les produits nécessaires pour faire tourner la tête à n’importe quel homme. Mais à quel prix ?

Bien souvent l’utilisation de ces produits est stigmatisée. Ils ne sont, en effet, soumis à aucun contrôle et par conséquent ne sont pas protégés par la Pharmacie nationale d’approvisionnement. Mais Mor rassure :

« Cela fait plus de 10 ans que je vends ces produis, et je n’ai jamais reçu de plainte de clients. Il n’y a jamais eu de problèmes avec mes produits ».

Pourtant, il y a trois semaines, la plus grande entreprise de commercialisation de produits aphrodisiaques au Sénégal, le groupe Excaf Telecom a été épinglé par la douane. Les produits, Ngora Keng et Mbir bi, vendus comme de petits pains, ont été saisis et interdits de vente. Mais, cet épisode est loin de freiner les ardeurs des utilisateurs, qui en usent et abusent. Le plus important, « est d’arriver à garder son homme », lance cette jeune femme rencontrée dans le magasin. Qu’importe les moyens !

« Je séduis donc j’existe »

Le sexe dans la société sénégalaise est souvent considéré comme un sujet tabou. Mais dans l’intimité, les femmes laissent libre cours à leurs élucubrations. Dans un ouvrage, intitulé Erotisme et Sexualité au Sénégal et en Afrique, Oumou Touré, l’auteur de l’ouvrage explique que le « jeu de la séduction permet aux femmes qui s’y adonnent d’affirmer et de sentir la consistance de leur soi féminin ».

Et, écrit en ce sens « je séduis donc je suis une femme », qui est une paraphrase de la célèbre formule de Descartes, « je pense donc je suis ». Mais qui dans ce sens prend une tout autre signification.

Ainsi, quoiqu’il se passe dans l’intimité des chambres, « le jeu de la séduction se raconte entre femmes mariées sur le chemin du marché, de la borne fontaine, autour du fourneau ou lors de rencontres de femmes, ces fameux tours (cérémonies de rencontre) lors desquels elles rivalisent d’arsenal et de recettes », raconte l’ouvrage. Une manière pour ces femmes de vivre une sexualité longtemps refoulée.

Dans la boutique du jeune commerçant Mor, une jeune dame, qui requiert l’anonymat se confie. « Il faut y aller mollo avec le café sinon il ne va pas s’arrêter », lance-t-elle à sa voisine, qui à son tour raconte son expérience.

« Cela m’est arrivée une fois avec les pastilles au poivre. C’était la première fois que je les utilisais et j’en ai trop mis. Malheureusement cette nuit, il ne s’était rien passé au lit. J’avais le sexe en fourmis, j’ai dû aller aux toilettes pour les retirer pour dormir tranquillement », explique-t-elle dans un éclat de rires. La discussion s’anime. Chacune y va de son expérience.

« Et toi pourquoi es-tu si timide ? N’es-tu pas mariée ? Parle, on est entre femmes mariées », lance une jeune dame à une jeune mariée restée silencieuse au fond du magasin. Dans un roulement des yeux, Fanta, une quinquagénaire, intervient. « Laisse-la faire sa timide. En tout cas, il faut être jongué (coquine) pour ferrer son homme, sinon il ira voir ailleurs », avertit-elle. Qui disait qu’aux jeux de la séduction et de l’érotisme tous les coups ne sont pas permis ?

Lala Ndiaye

Torture et traitements inhumains

Torture et traitements inhumains : le Sénégal en flagrant délit

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Dire que le Sénégal est un «Etat de torture» n’est pas exagéré partant de ce qui se passe dans les lieux de privations de liberté, avec les méthodes utilisées par les officiers de police judicaire pour extorquer des preuves. Les défenseurs des droits de l’homme sont catégoriques. Durant les 10 dernières années, on assiste à une récurrence de la pratique des mauvais traitements dans les commissariats et brigades avec à la clé, plus d’une dizaine de morts.

Au Sénégal, depuis plus de 10 ans, on note une récurrence de la pratique de la torture et des mauvais traitements dans des lieux de privation de liberté. Selon Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh), durant la dernière décennie, «plus d’une dizaine de personnes ont été victimes de torture ou de mauvais traitement, la plupart étaient en garde à vue dans un commissariat de police ou brigade de gendarmerie».

L’avocat prenait part à une conférence sur «la problématique de la torture au Sénégal : quelles solutions ?», organisée par l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) en partenariat avec Amnesty International, la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (Raddho) et la Lsdh (Ligue sénégalaise des droits de l’homme) hier, mardi, à la Fondation Konrad Adenauer. La rencontre rentre dans le cadre de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Selon Me Assane Dioma Ndiaye, en matière de droits humains, il y a des interdits non dérogatoires dont la torture, l’esclavage, etc..

Aussi, vu la «récurrence des cas de torture ces douze dernières années, on peut parler de pratique structurelle impunie ». Or, la Convention de l’ONU de 1884 contre la torture «oblige l’’Etat, en cas de torture déclarée, d’ouvrir au moins une enquête». Faute de quoi on assiste à une violation des droits des personnes à un procès, des engagements internationaux.

De l’avis du juriste, les problèmes qui font que la pratique persiste sont, entre autres, la reconnaissance de preuve, l’indifférence des autorités, le problème de certificat médical car le médecin peut constater, mais n’a pas vocation d’imputer. Aussi le juge « refuse» de voir les faits, les preuves matérielles, cautionnant du coup la torture.

C’est pourquoi il préconise comme solutions le respect des instruments, à travers : une déclaration solennelle de l’Etat ; un suivi afin que les crimes évoqués fassent systématiquement l’objet d’enquêtes ; l’interdiction de l’application de la loi sur la base des aveux obtenus par torture ; l’éducation aux droits humains et une sensibilisation des hommes de loi.

Il y a aussi l’éducation des magistrats, la possibilité d’autosaisie du parquet, la suppression des ordres de poursuite, l’institution de l’avocat de la première heure comme c’est le cas en France, la nullité des procès verbaux établis sur la base de la torture pour extorquer des aveux. Cela suppose une volonté politique manifeste reconnaît-il, précisant qu’il y a beaucoup de choses à corriger. «Le juge vous relaxe lors d’un procès et aussitôt après, le pénitencier qui est à côté vous remet les menottes, faisant fi de la décision de justice qui vient de tomber».

Plus de 10 Sénégalais morts victimes de maltraitance des hommes de loi

Face à la recrudescence de la torture ces dernières années, plus de dix Sénégalais « ont été tués » dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie alors qu’ils étaient en garde à vue. Il s’agit de Alioune Badara Mbengue, torturé le 12 juillet 2002 par six gardes pénitentiaires de la prison de Rebeuss de Dakar, Bineta Guèye, Margo Samb, Ousmane Ndiaye, Serigne Boubou Ndoye et El Hadji Malick Samb violentés et torturés le 26 septembre 2006 par des éléments de la Légion de la gendarmerie d’intervention (Lgi) à Ouakam.

Un an après, Dominique Lopy est décédé dans les locaux du commissariat de Kolda le 13 avril 2007. Le président du Conseil régional avait porté plainte contre lui pour vol d’un poste téléviseur, fait qu’il a toujours nié. Aussi, Alioune Badara Diop a rendu l’âme dans les locaux du commissariat de Ndorong à Kaolack, le 13 décembre de la même année.

La liste des victimes s’allonge avec Aïda Camara, tuée dans les locaux du commissariat central de Dakar, le 27 novembre 2008, Mamadou Bakhoum retrouvé mort le 23 janvier 2009 dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Karang, poste frontalier avec la Gambie et Aboubacry Dia, tué dans les locaux du commissariat de Matam le 18 novembre 2009.

S’y ajoutent Abdoulaye Wade Yinghou, tué le 14 juillet 2010 par des policiers du commissariat de Yeumbeul, lors d’une manifestation et Yatma Fall, torturé dans les locaux du commissariat de police de Saint-Louis, le 13 avril 2011. Il y a également le cas de Malick Ba à Sangalkam, tué à bout portant lors d’une manifestation.

En plus de ces cas, plusieurs personnes on fait l’objet de tortures et de peines ou « traitement cruels, inhumains et dégradant » à la veille de la présidentielle de février 2012 et durant la campagne. D’autres auraient été tués comme Ousseynou Seck à Gand Yoff et Mamadou Diop écrasé par un camion de police à la place de l’Obélisque, etc.

Qu’est ce que la Torture ?

Selon la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, du 10 décembre 1984 en son article I alinéa 1, «… le terme ‘’torture’’ désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur la discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles».

PiccMi

27/06/2012

Dehors les Russes!

Le Sénégal interdit de pêche les chalutiers russes

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Dakar veut protéger un secteur qui emploie un Sénégalais sur six.

Des hommes s'avancent dans l'eau vers d'énormes pirogues, pour récupérer les deux tonnes de poissons que les pêcheurs ont ramenées en une semaine de mer. Ces derniers ont dû travailler à plus de 40 km des côtes. Il y a moins de dix ans, il leur suffisait de lancer leurs filets à 5-10 km de la plage de Kafountine, un des plus gros ports de pêche au sud du pays...

« Maintenant, on peut travailler en paix »

Mais aujourd'hui, au Sénégal, la quasi-totalité des espèces est surexploitée. Notamment à cause de la pêche industrielle. Un handicap quand on sait que le poisson reste le principal apport en protéines animales pour la population. Et qu'un Sénégalais sur six travaille dans le secteur de la pêche.

Pour tenter de résoudre ce problème, le nouveau ministre de la Pêche a suspendu, le 30 avril, vingt-neuf autorisations accordées à des chalutiers étrangers, pour un an, par le précédent gouvernement. En majorité des Russes, qui pêchaient des poissons pélagiques (sardinelles, chinchards, maquereaux) à une trentaine de kilomètres des côtes. Voire « à 10 km de la plage, mais ceux-ci étaient alors arraisonnés », indique Moustapha Thiam, de la Direction des pêches maritimes.

« Maintenant, on peut travailler en paix, raconte, soulagé, Magueye Mergane, un pêcheur de Kafountine. Avant, les chalutiers n'hésitaient pas à couper nos filets. » Mais pour Greenpeace Africa, la décision du gouvernement est insuffisante. « Il ne faudrait pas octroyer des autorisations de pêche à d'autres bateaux, qu'ils soient étrangers ou sénégalais, car la vitesse de régénération des ressources halieutiques est trop faible par rapport à la quantité de poissons extraits », explique Raoul Monsembula, chargé de la campagne océan chez Greenpeace Afrique.

Idem chez les autres professionnels du secteur, qui veulent aller plus loin. « Il faut sensibiliser les pêcheurs artisanaux sur la pêche des juvéniles, sur la taille des mailles des filets, car la pêche artisanale représente 80 % des prises au Sénégal », précise Moro Demba, président du quai de pêche de Kafountine.

Autre souci, les chalutiers battant pavillon sénégalais mais qui restent propriétaires de pays européensà 49 % et qui sont également responsables de la surexploitationde la ressource. Le Sénégal n'a pas renouvelé, depuis 2006, ses accords de pêches avec l'Union européenne, pour justement éviter la prise d'espèces exportées. Mais sans succès.

Aurélie FONTAINE

26/06/2012

96% des touristes ne reviennent pas au Sénégal

Teranga sénégalaise : 96% des touristes ne souhaitent plus revenir au Sénégal

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La faiblesse du taux de retour des touristes au Sénégal (4% au plus) renseigne sur l’énorme travail que le ministre de la Culture et du Tourisme a pourtant décidé de remporter.

Des spécialistes indiquent que 4% des touristes reviennent au Sénégal et que moins d’un touriste sur un souhaite revenir au Sénégal, en dépit des superbes sites, de l’histoire et du littoral du pays. Des chiffres qui ont une incidence « très défavorable » sur les rentrées de devises qui sont descendues sous les 309 milliards de francs CFA de 2007. De 409 316 arrivées dont 92 500 résidents en 2007, les arrivées sont descendues à 350 000, selon les dernières estimations de 2010.

Les raisons de la baisse de la fréquentation touristique de la destination Sénégal sont nombreuses. Des spécialistes du secteur qui rivalisent d’analyses dans leurs blogs évoquent le manque de productivité lié à un très mauvais rapport qualité-prix de l’hôtellerie et au déficit chronique de promotion et de concertation (Nouhad Bourgi, consultant en ingénierie du tourisme).

S’y ajoute selon cet expert « l’impact dévastateur du renchérissement constant des taxes de toutes sortes. » « Une situation qui achève de ruiner la crédibilité de la destination : un matraquage en règle du secteur touristique qui risque de rendre le Sénégal infréquentable », affirme-t-il dans son blog.

C’est ainsi qu’un observateur se demande si l’on peut parler encore du Sénégal comme le pays de la Téranga (hospitalité).

« Le Président Macky Sall a dit lors de l’inauguration de la biennale que la Teranga est plus forte que l’hospitalité, Youssou Ndour se bat beaucoup pour vendre la destination Sénégal aux hommes d’affaire sénégalais comme aux internationaux, mais peut-il à lui seul changer les choses si l’on ne fait pas du tourisme une cause nationale ? », s’interroge l’observateur.

A ce propos, Bourgi est sans équivoque. « Parmi les multiples prélèvements, citons le renchérissement sans frein des redevances aéroportuaires dont l’accumulation peut représenter jusqu’à 50% du prix du billet, faisant de Dakar l’un des aéroports les plus chers au monde. »

Cette analyse revient dans le discours des spécialistes, mais aussi des voyageurs. ASI24 a fait l’expérience en décortiquant des billets d’avion dont les prix nets de 125 000 francs sont vendus à 394 000 francs CFA, voire plus.

Outre le renchérissement des taxes « qui ne se comprennent dans parce que l’aéroport Léopold Sédar Senghor dégoûte n’importe quel voyageur », s’ajoute la « qualité d’accueil exécrable et un environnement inacceptable. »

« Quand un étranger l’aéroport de Dakar, il n’a plus envie de revenir. Les policiers ne sont pas mis dans de très bonnes conditions, l’étranger a l’impression qu’ils sont fatigués. Arrivé aux bagages, le voyageur découvre un b… indescriptible.

« Il est agressé par les bagagistes qui n’ont rien à y faire, à la sortie, le voyageur est assailli par des cambistes, des voleurs, des chauffeurs de taxi clandestin, des taximen qui ne parlent ni français ni anglais. Tout ce qui est mauvais et inacceptable est vu par le touriste dès l’aéroport », regrette un spécialiste qui requiert l’anonymat.

La source d’ajouter que le touriste ne retrouve la quiétude que dans sa chambre d’hôtel et quand il quitte le Sénégal. « Ce n’est pas étonnant qu’il ne désire plus revenir. Youssou Ndour a beaucoup à faire, vraiment », martèle-t-il.

Pendant que le Sénégal régresse dans secteur touristique, de nombreux pays ont enregistré une reprise en dépit de la crise économique, grâce au dynamisme de la demande touristique domestique et internationale pour conforter la progression de l’ensemble de leurs économies, note dans son blog Mouhamed Faouzou Dème,administrateur directeur général de la société de communication et promotion touristique, Maison du Sénégal.

Pour un Boubacar Ndiaye, un expert en tourisme, les ministères de l’Intérieur, de l’Economie et des Finances doivent s’associer à l’effort de Youssou Ndour.

« Youssou Ndour est en train de marquer le terrain. Jamais dans l’histoire la culture et le tourisme n’ont été autant médiatisés tant au Sénégal qu’à l’international. Cela veut dire que Youssou Ndour a impacté, maintenant il faut aussi lui donner les moyens de réussir, parce que c’est tout le Sénégal qui va en bénéficier »

Une remonté pourrait être notée cette année avec l’arrivée de Youssou Ndour au ministère de la Culture et du Tourisme. « Après sa déclaration de candidature à la présidentielle et pendant les deux campagnes électorales, le secteur hôtelier a enregistré l’arrivée de centaines de journalistes dont certains sont restés plus d’une semaine à Dakar. Et cela, on le doit à Youssou Ndour », note Charles Faye, son conseiller en communication.

En avril, le ministre a invité les membres du gouvernement et les hommes d’affaires de passer leurs vacances à Dakar. Selon un fonctionnaire, le tourisme domestique pourrait monter « opportunément ces prochains mois ».

NB/ASI24

Habre n'ira pas en Belgique

Le Sénégal n'extradera pas l'ex-président Hissène Habré vers la Belgique

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Le Sénégal n'extradera pas l'ex-président Hissène Habré vers la Belgique mais le jugera lui-même. C'est la déclaration faite ce lundi au magazine jeune Afrique par le président sénégalais. La Belgique avait lancé en septembre 2005 un mandat d'arrêt international contre Hissène Habré pour crimes contre l'humanité, crimes de guerre et tortures, toutes infractions graves du droit humanitaire international et puis avait saisi la cour internationale de justice en 2009.

Ancien chef rebelle devenu président du Tchad en 1982, Hissène Habré a été renversé en 1990 par l'actuel président tchadien Idriss Deby. Depuis sa chute, il vit en exil à Dakar en résidence surveillée.

Sous son régime, plus de 40 000 citoyens ont été assassinés et de nombreux autres torturés. Sur base d'une plainte d'une victime belge d'origine tchadienne qui permet l'application de la loi de compétence universelle, la Belgique a lancé contre lui un mandat d'arrêt international.

À plusieurs reprises, le Sénégal a refusé l'extradition sous divers motifs, mais affirmait qu'il le jugerait lui-même. Mais il disait aussi ne pas avoir d'argent pour organiser ce procès. L'union européenne a alors dégagé un budget suffisant pour le procès

Comme le Sénégal trainait toujours des pieds, la Belgique a saisi la Cour internationale de justice pour qu'elle oblige le Sénégal soit à extrader l'ancien dictateur en Belgique, soit à le juger. Cette requête a été plaidée en mars dernier devant la Cour par le Ministère belge des Affaires étrangères qui a cité en audience de nombreux exemples dramatiques de crimes et tortures.

L'arrêt de la Cour est attendu et, s'il est positif, il constituerait une première. Est-ce pour prévenir cette échéance et à court d'arguments ? Le nouveau président sénégalais annonce en tout cas que son pays va juger lui-même les crimes d'Hissène Habré et refuse de toute façon l'extradition vers la Belgique.  

Marc Molitor

25/06/2012

DETOURNEMENT, CORRUPTION, ESCROQUERIE AU SENEGAL

Des infractions qui ont coûté plus de 1100 milliards de Francs CFA

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Le rapport 2011 du GIABA sur les infractions de types financiers, note que les enquêtes, menées par la Cellule nationale de traitement de l’information financière (CENTIF) concerne plusieurs points, à savoir, l’usage de faux documents (38%) l’escroquerie (23%), la corruption et le détournement de deniers publics (31%) et enfin, l’abus de biens sociaux (8%). Selon le rapport de la CENTIF, le cumul des montants, qui ont fait l’objet de déclaration, s’élève à plus de 1.100 milliards de francs CFA, soit 17,6% du PIB, ce qui reste très alarmant, compte tenu de la taille de l’économie sénégalaise, peut-on lire dans ce rapport.

Sur un autre registre, les rapports de la GIABA se suivent et se ressemblent puisque notre pays demeure un point attractif de par sa position géographique et du niveau de développement des ses infrastructures. Le Sénégal est un important point de transit pour des drogues comme la cocaïne et l’héroïne, en plus de l’importante culture et la contrebande de cannabis qui entre et sort du pays peut-on lire dans le rapport 2011. Qui ajoute que la position géographique du Sénégal, ses réseaux de transport et communication et sa dépendance du tourisme, ont facilité l’exploitation du pays par des organisations criminelles locales et internationales. Selon l’analyse de l’Office Central, chargé du contrôle du trafic de drogues, a révélé le rapport, en 2010, une importante augmentation des saisies de marijuana a été réalisée par rapport à 2009. Ces succès ont été obtenus contre certains réseaux, dirigés par des nationaux de la région, ajoute le rapport, et ces réseaux utilisent le chemin de fer, des grands camions et des tracteurs pour transporter de grandes quantités de cannabis à destination du Sénégal

Mamadou DIOUF

Al Qaïda au Sénégal?

Aqmi aux portes du Sénégal ?

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La nébuleuse Al-Qaïda, à travers sa branche maghrébine "Aqmi" (Al-Qaïda pour le Maghreb islamique), serait aux portes du Sénégal, si l’on en croit le journal "le Quotidien", qui en fait la "Une" de son édition de ce mercredi 20 juin 2012. Motif de la présence d’Aqmi aux frontières (ou à l’intérieur) du Sénégal : l’acceptation du chef de l’Etat Macky Sall d’envoyer de soldats sénégalais dans le Nord Mali, sous contrôle du mouvement islamique et des rebelles touaregs.

«Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a une nouvelle cible : le Sénégal», lit-on dans le journal de Madiambal Diagne, qui renseigne que «les services de renseignements ont interceptés des messages précises d’attaques de cette organisation islamiste armée qui se réclame d’Al-Qaïda contre le Sénégal». Aqmi, qui opère dans le Maghreb (Maroc, Algérie) et le Sahel (Mauritanie, Niger, mali), «veut maintenant ajouter le Sénégal dans sa liste de pays à combattre», parce que considéré comme «ennemi».

La cause du courroux d’Aqmi serait l’acceptation par le Sénégal de constituer, avec la Cedeao, des forces militaires, sous le label «Micema" (Mission de la Cedeao au mali), pour aller combattre dans le Nord Mali contre les troupes rebelles qui en ont pris possession depuis la chute d’ATT. L’information, selon "le Quotidien" «a été confirmée par des sources de renseignements américaines». Les autorités militaires sénégalaises, rassure le journal, ont fait remarquer que cette menace n’altère en rien la volonté du Sénégal de participer à cette mission.

Lesenegalais.net

24/06/2012

Clinton fait pression sur Macky Sall

AFFAIRE HISSENE HABRE Hillary Clinton demande à Macky Sall de juger Habré au Sénégal ou de l’extrader

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Dans un rapport, rendu public le 20 juin 2012, Hillary Clinton a déclaré qu’ « après vingt ans, les victimes méritent justice et de pouvoir faire valoir leur cause devant un tribunal ». La Secrétaire d’État américaine a exhorté le gouvernement sénégalais, à prendre des « mesures concrètes », afin de poursuivre Habré au Sénégal ou de l’extrader vers la Belgique.

Hillary Clinton a exhorté le gouvernement sénégalais à « avancer rapidement » dans la traduction de Habré en justice. « Si des progrès ne sont pas visibles en ce qui concerne les efforts pour poursuivre ou extrader Habré, le Département d’État continuera à insister fermement sur une action rapide de la part du Sénégal, afin que Habré réponde enfin de ses crimes », a déclaré Hillary Clinton dans le rapport.

Suite à la défaite d’Abdoulaye Wade, lors de l’élection présidentielle au mois de mars, le nouveau gouvernement sénégalais a indiqué qu’il préfère juger Habré au Sénégal, plutôt que de l’extrader vers la Belgique. Cependant, les associations de victimes ont exprimé leur crainte qu’un procès au Sénégal requerrait encore plusieurs années, et mettrait la justice hors de portée pour de nombreuses victimes, dont beaucoup sont déjà décédées.

Le rapport de Hillary Clinton note l’intention du nouveau gouvernement de juger Habré au Sénégal, et de se plier à la décision à venir de la CIJ. Le rapport appelle le Sénégal à ne pas attendre la décision de la CIJ et à rapidement entamer les poursuites contre Habré au Sénégal, ou à l’extrader vers la Belgique.

Mamadou Diouf

22/06/2012

Saly: la mer avance!

AVANCEE DE LA MER A SALY Les hôteliers tirent la sonnette d’alarme

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À cause de l’avancée de la mer, au-delà des plages qui ont disparu à Saly, les hôtels risquent de suivre si rien n’est fait. La sonnette d’alarme a été tirée par les hôteliers qui ont fait face à presse hier.

«Si le phénomène de l’érosion côtière n’est pas endigué sitôt, ce sera la catastrophe. Car, il n’y aura plus d’hôtel à Saly.» C’est l’alerte de Nicolas Froger, directeur de Palm Beach, qui faisait face à la presse hier pour attirer l’attention des autorités sur le phénomène. Entouré de ses pairs et des travailleurs, le directeur de Palm Beach a lancé  une alerte à l’endroit des autorités étatiques.

«La mer est en train d’engloutir la plage et les réceptifs hôteliers en seront de même. Si ça continue, nous aurons une mer à la place des hôtels. Ce qui va entraîner une confiscation du bien-être des clients, mais aussi un déficit par rapport à l’emploi, avec des pertes d’emplois directs et indirects», avertit Mamadou Diouf, secrétaire général du Syndicat de l’hôtellerie. Ce dernier se pose, d’ailleurs, des questions sur la passivité  des autorités devant ce phénomène rampant. «Les travailleurs, par ma voix, exigent du gouvernement de Macky Sall, une prise immédiate de décisions idoines dans l’intérêt des travailleurs du secteur afin de limiter les dégâts collatéraux que cela pourrait engendrer», a-t-il lancé.

En effet, l’avancée de la mer prend des proportions inquiétantes, malgré les solutions prises pour juguler le phénomène. «Toutes les solutions préconisées jusqu’ici s’avèrent inefficaces», soutient Pathé Dia, directeur de l’hôtel Teranga, dont la plage est engloutie par les eaux, lors  de la préparation en 2002 de l’équipe nationale de football du Sénégal. Depuis 2009, différentes initiatives ont été prises à Saly pour endiguer le phénomène, mais elles se sont toutes révélées inutiles parce que partielles.

Pourtant, l’Etat avait initié une solution provisoire l’année dernière, dans le cadre d’un partenariat public-privé entre la direction de l’Environnement, le projet Intac, les hôteliers, la Sapco et la mairie de Saly. Ainsi, des ouvrages avaient été érigés par le génie militaire sur les plages de Filaos, de Saly-Hôtel, de Palm Beach et de l’Espadon. Ouvrages constitués des rangées de gabions, c’est-à-dire des cages de fer contenant des rochers qui devaient récupérer le sable lorsque la mer se retire après de fortes houles.

Aujourd’hui, en moins d’un an d’existence, ces cages dont la durée de vie était estimée à 5 ans, ne résistent pas aux assauts de la mer. «Nous sommes obligés de façon perpétuelle d’en refaire. On ne peut pas arrêter l’action de la mer avec de simples gabions. Il faut des actions d’envergure, pour endiguer le phénomène de façon globale. C’est ce que nous attendons de l’État», laisse entendre Nicolas Froger.

Pape DIEYE

Quel durée de mandat présidentiel?

Polémique sur la durée du mandat présidentiel

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La durée du mandat du président sénégalais suscite une vive polémique par médias interposés, entre les alliés de la coalition du camp présidentiel (Bennoo Bokk Yaakar), en pleine campagne électorale pour les élections législatives prévue le 1er juillet prochain.

Macky Sall s’était engagé, lors de la campagne pour l’élection présidentielle du 25 mars dernier, à réduire de sept à cinq ans la durée du mandat présidentiel, renouvelable une seule fois.

Cet engagement a été renouvelé après son élection mais, une controverse enfle depuis deux semaines mettant en doute sa volonté de tenir sa promesse alors que la Constitution lui permet d’exercer un mandat de sept ans.

C’est la sortie du ministre des Affaires étrangères, Alioune Badara Cissé, qui relancé le débat.

Pour ce ministre par ailleurs secrétaire général adjoint du parti de Macky Sall, (Alliance pour la République), les Sénégalais ont élu le président de la République pour un mandat de sept ans et non pour cinq ans ; mais, si le président Sall "pense que le mandat de 7 ans est surabondant, 5 ans auraient suffi pour élire un président, il en trouvera les moyens à travers une majorité que les Sénégalais lui accorderaient à l’Assemblée nationale le 1er juillet, ou par voie référendaire", nuance Alioune Badara Cissé.

Jean Paul Dias, est beaucoup plus ferme sur le sujet. Pour cet allié, qui fut le premier à agiter l’idée de maintien du septennat, le président de la République doit revenir sur sa promesse.

"Le mandat, je le dis haut et fort, doit être de 7 ans. Macky Sall a certes fait une déclaration pour dire qu’il allait ramener le mandat à 5 ans. Mais il a également prêté serment devant le Conseil constitutionnel pour dire qu’il s’engageait à respecter la Constitution. Or la Constitution dit que le mandat du président de la République est de 7 ans", a-t-il expliqué.

Mais tous les alliés de Bennoo Bokk Yakkar ne sont pas de cet avis. C’est par exemple le cas de Idrissa Seck, candidat malheureux à l’élection présidentielle. Selon lui, il est "impératif pour Macky Sall d’honorer son engagement" qui consiste à faire un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

Les médias ont ajouté à la polémique en citant ou en diffusant des extraits de la déclaration de Macky Sall dans laquelle il affirme qu’il réduirait la durée de son mandat de sept à cinq ans.

Dans un communiqué publié, la présidence de la République rassure et précise : "le président, aujourd’hui, plus que jamais, entend réaliser tous les engagements qu’il a pris, devant ses compatriotes. Parmi ces engagements, figure celui de la réduction du mandat présidentiel, qu’il a réitéré, solennellement, à l’occasion de son discours du 3 avril 2012. Rien, ni personne, ne le détournera de cette option volontaire et irrévocable".

Une précision faite moins de vingt quatre heures après la sortie du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Alioune Badara Cissé, qui a valeur de recadrage du débat

AfriscoopCom

Saly englouti?

Saly-portudal menacée de disparition

Sénégal, Saly 

Les professionnels du tourisme et responsables de réceptifs hôteliers de la station balnéaire de Saly-Portudal sont montés au créneau hier,  pour tirer la sonnette d'alarme, suite à l'érosion côtière qui constitue une véritable menace sur leur outil de travail. Les syndicalistes et les responsables des travailleurs ont demandé aux nouvelles autorités étatiques de réagir avant qu'il ne soit trop tard.

Au cours d’une rencontre avec la presse, les délégués des travailleurs du secteur touristique de Saly-Portudal ont exposé leurs inquiétudes face à l’ampleur de l’avancée de la mer et son cortège de destruction d’ouvrages et de plages. Ils ont invité les autorités étatiques à leur venir en aide par la définition de plans d’actions et la mise en oeuvre de solutions idoines pour sauver la station balnéaire de Saly-Portudal de la furie de la mer et des milliers d’emplois. Des dizaines de millions de francs CFA sont déjà engloutis dans la lutte contre l’érosion côtière sans pour autant déboucher sur une solution durable.

Nicolas Forger, directeur de Fram Saly-Portudal, porte-parole des réceptifs est revenu sur e phénomène de l’érosion côtière de venu endémique ces dernières années. A l’en croire, « les causes restent liées en partie à des activités humaines dont l’édification  d’infrastructures inappropriées le long du littoral .Elles ont perturbé  le système d’équilibre et de compensation en provoquant l’interruption des flux sableux longitudinaux».

Les initiatives prises ou envisagées pour endiguer le phénomène depuis 2009 sont restées en partie vaines. Alors que les plages de l’hôtel Téranga et la pointe des pêcheurs de Saly-Koulang ont été dévorés par les eaux marines, celle de Saly est sous la menace d’une disparition. Filaos et Palm Beach disposent ainsi d’espaces de baignade dans un piteux état.

En dépit de travaux effectués il y a un an avec le génie militaire dans le cadre d’un partenariat public-privé, la mer continue d’avancer (voir photos), l’ouvrage est fragilisé par les percées des grosses marées. Les cages réalisées ont cédé pour donner des blocs de pierre et des bouts de ferraille éparpillés, défigurant ainsi les plages tant prisées par les touristes. Selon Nicolas Forger, les images offertes « sont apocalyptiques ». Le collectif des directeurs d’hôtel déplore le manque de cohésion sur les tentatives de trouver des solutions par les services et centres techniques impliqués dans la lutte contre l’érosion côtière. Il déplore aussi  la mise en place d’ouvrages ou de réalisations qui, après avoir réglé des problèmes ponctuels, les transfèrent ailleurs.

Malgré des promesses fermes, le comité de pilotage du projet d’adaptation aux changements climatiques traine encore les pieds face aux urgences. Il tarde à réaliser les grands travaux pouvant endiguer de manière durable le mal. Pourtant,  il risque d’être trop tard si rien n’est fait, car les houles vont continuer leurs œuvres de destruction avec comme conséquences, la perte de la clientèle faute de plages. Avec les conséquences économiques liées à la disparition d’hôtels du fait de l’érosion côtière. Encore affectés par les retombées négatives des tensions liées à l’élection présidentielle dernière, les hôteliers peinent encore à relancer leurs activités.

L’Etat appelé à la rescousse

Mamadou Diouf , Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration des cafés et bars du Sénégal, s’est impliqué avec les travailleurs dans la recherche de solutions à l’érosion côtière. Leur engagement se justifie par la volonté de ne pas voir détruit un pôle de développement économique.

La progression du phénomène de l’érosion côtière entraine, à l’en croire, une perte de plusieurs emplois directs et indirects. Ils demandent au gouvernement de Macky Sall de prendre des mesures immédiates pour sauver la station balnéaire de Saly Portudal et limiter les dégâts collatéraux.

Il se désole du manque de réaction du gouvernement suite aux menaces sérieuses d’engloutissement de la zone touristique de la station balnéaire de Saly-Portudal par la mer. Leur inquiétude reste liée à cette attitude de passivité dans la recherche de solutions. Il en appelle à la mise en œuvre de mécanismes techniques et institutionnels pour une meilleure gestion des risques liés à l’érosion côtière. Il fait observer que  la menace sur les réceptifs hôteliers se traduit par des plages dévorées quotidiennement par les eaux marines.

Samba Niébé BA

L'ancien minsitre de l'intérieur arrêté

Ousmane Ngom sommé de rendre des comptes

Un baron du PDS interpellé à dix jours des élections législatives

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Après celles de Pape Diop, Samuel Sarr, Awa Ndiaye ou Cheikh Tidiane Sy, l’audition de l’ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, aura été particulièrement spectaculaire. Une nouvelle étape est désormais franchie dans la traque aux voleurs de la République.

L’ancien premier flic du Sénégal arrêté comme un vulgaire malfrat. Ousmane Ngom, le tout puissant ministre de l’Intérieur d’Abdoulaye Wade, a été interpellé mercredi matin à Kolda, en Casamance, où il battait campagne depuis deux jours pour les législatives du 1er juillet. Vers 8h30, une vingtaine d’éléments de la Brigade d’intervention polyvalente (BIP), l’élite de la police nationale, cueillent Ousmane Ngom dans sa chambre d’hôtel. D’après plusieurs témoignages relayés par la presse locale, Ousmane Ngom se trouve alors sous la douche obligeant les policiers à défoncer la porte. Sous l’œil ébahi de membres de l’ancien parti au pouvoir et de quelques curieux, il est conduit sous bonne escorte à l’aérodrome de Saré Bidji, situé au nord de la commune, où l’attend un avion.

Arrivé aux environs de midi à Dakar, Ousmane Ngom est directement emmené au bureau du procureur de la République pour y être entendu, selon la presse locale, dans le cadre des audits de la gestion de l’ancien pouvoir et de l’enquête sur la mort de l’étudiant Mamadou Diop, écrasé par une voiture de police le 27 janvier dernier lors d’une manifestation contre la candidature d’Abdoulaye Wade. Ousmane Ngom aurait ensuite été transféré à la section de recherche de la gendarmerie de Colobane dans une voiture banalisée. Serviteur zélé de l’ancien chef de l’État et considéré comme l’un des faucons du régime libéral, il a été particulièrement critiqué pour la répression policière des manifestations de l’opposition avant et pendant la campagne présidentielle.

« Le règne de la terreur »

« C’est avec une manière peu cavalière qu’on est venu arrêter le ministre d’Etat, maître Ousmane Ngom à l’hôtel Hobé. Cela prouve une fois de plus que ce régime est un régime autoritaire, car l’élégance voudrait que l’on attende la fin de la campagne pour l’entendre », juge le représentant du Parti démocratique sénégalais (PDS) à Kolda, Ndiougou Déme. « C’est une façon de casser le moral des militants, de casser l’élan politique du PDS, ajoute-t-il. Ce qui s’est passé est une manière d’humilier Ousmane Ngom. On aurait très bien pu le convoquer normalement. » Des sources judiciaires citées par RFI affirment au contraire qu’Ousmane Ngom avait refusé de déférer à toute convocation, raison pour laquelle le parquet a décerné un mandat d’amener contre lui. Baron du PDS, dont il fut longtemps le numéro 2, Ousmane Ngom avait déjà été convoqué au début du mois dans le cadre des audits lancés par le nouveau pouvoir, mais avait décidé de quitter le Palais de Justice de Dakar après, avait-il affirmé, une trop longue attente. Face aux journalistes, il avait nargué les autorités en expliquant qu’il ne répondrait plus à une convocation de la police avant la tenue des législatives et invité ses camarades à faire de même.

Pour Omar Sarr, tête de liste nationale du PDS en meeting à Sédhiou, cette arrestation est « l’expression du règne de la terreur ». « Nous marcherons pour protester contre l’arrestation d’Ousmane Ngom qui n’est rien d’autre qu’une façon manifeste de tordre le cou à la démocratie sénégalaise », prévient l’opposant. Au même moment, quelques militants du parti manifestaient leur colère devant les grilles de la Présidence. Depuis plusieurs jours, le PDS dénonce le « harcèlement » dont sont victimes ses responsables. « Cette intimidation n’évitera pas à Macky Sall et à sa coalition une défaite cuisante aux législatives », assure Omar sarr. « Ousmane Ngom est pris en otage par un régime qui veut nous divertir », lance de son côté Bara gaye, le patron des jeunes libéraux, au micro de la RFM. « Si Macky Sall veut faire des audits, il n’a qu’à commencer par lui-même. Il doit s’expliquer sur son patrimoine. »

AfrikaCom

19/06/2012

Wade s'accroche

Wade ne veut pas quitter la politique

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L'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, battu à la présidentielle en mars, a affirmé qu'il n'envisage pas de prendra de retraite politique et réitère sa disponibilité et celle de sa famille pour des audits sur leurs biens, dans une interview publiée aujourd'hui par un journal sénégalais.

"Il n'y a pas de retraite politique pour moi. Tant que je serai sur terre avec la capacité des idées, je les émettrai", a dit Abdoulaye Wade, 86 ans, dans un entretien accordé au quotidien privé L'As.

"Mais pourquoi voulez-vous que je copie ce que (Léopold Sédar) Senghor et (Abdou) Diouf ont fait ? Moi j'ai ma personnalité et je me sens le droit de participer toujours à la vie politique sénégalaise", a-t-il indiqué.

Toujours à la tête de son parti

Les présidents Senghor et Diouf, actuel secrétaire général de la Francophonie, ont précédé Abdoulaye Wade à la tête du Sénégal, après l'indépendance de cette ex-colonie française en 1960.

Ils ont renoncé à la politique à leur départ du pouvoir, respectivement en 1980 et en 2000 et se sont abstenus de commenter l'actualité sénégalaise. Abdoulaye Wade s'est une nouvelle fois déclaré prêt à des audits sur ses biens et ceux de sa famille.

Il propose "qu'on crée une commission comprenant des journalistes, des gens de mon camp et de la société civile" pour évaluer son patrimoine et vérifier s'il possède des biens à l'étranger.

"En vérité, mes enfants n'ont pas d'argent, mais j'insiste vraiment pour que cette commission soit créée", a-t-il dit, allusion à son fils et ancien "super-ministre" Karim, critiqué pour sa mauvaise gestion des deniers publics, et sa fille Sindjeli, ex-conseillère à la présidence, qui fut notamment chargée de l'organisation du coûteux troisième Festival mondial des arts nègres en 2010.

L'ex-président est toujours à la tête du Parti démocratique sénégalais (PDS), l'un des principaux partis en lice pour les législatives du 1er juillet.

Le Figaro

18/06/2012

La main de Dieu frappe au Niokolo

PARC NIOKOLO KOBA Un braconnier se tue en nettoyant son arme

Sénégal  

Les chefs de village de Gridiambane et d'Egnissara ainsi que d'autres villageois de la communauté rurale d'Oubadji ont été cueillis, puis envoyés en prison pour avoir inhumé un braconnier qui s'est donné la mort au cœur du Parc Niokolo Koba alors qu'il voulait nettoyer son arme.

Parti en chasse dans le Parc National de Niokolo Koba, comme d’habitude avec son fusil Baikal calibre 12 et son compagnon, le braconnier Pata Bianquinch, âgé de 41 ans et domicilié au village d'Egnissara, dans la communauté rurale d'Oubadji, qui ignorait totalement qu'il avait rendez-vous avec la mort, a voulu nettoyer son arme. Ainsi, en pleine brousse, il se serait mis à dépoussiérer et essuyer le canon de son fusil. Par inadvertance, il appuya sur la gâchette, ce qui provoqua un coup fatal, l'atteignant en plein visage et causant plusieurs autres égratignures corporelles. Il a rendu l'âme sur place. Pris de peur, son compagnon Mami Bindia, âgé de 30 ans, prend ses jambes à son coup pour aller informer les villageois. Ce dernier conduira les chefs de village d'Egnissara, Indéga Boubane, et de Gridiambane, Indéga Bonang, et cinq autres villageois sur les lieux du drame. Ils trouveront sur place le braconnier Pata Bianquinch gisant dans une marre de sang. Sans se soucier de rien, ils procéderont à son inhumation sur place sans autorisation administrative avant de revenir sur leurs pas. Informés, les hommes d'Assane Niang, commandant de la brigade de Salamata, ouvrent une enquête. Laquelle aboutira à l'arrestation de Me Bindia, des deux chefs de village, Indéga Boubane et Indéga Bonang, et de cinq autres complices. Sur instruction du Procureur Demba Traoré, la victime a été exhumée pour les constatations d'usage. Après audition sur procès-verbal, les deux chefs de village et leurs complices ont été envoyés en prison. 

xibar

Merci le Japon!

Le Japon octroie au Sénégal un don de 8,5 milliards FCFA pour l'éducation et la sécurité alimentaire

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Le gouvernement japonais a offert mardi au Sénégal la somme de 8,5 milliards de francs CFA (environ 15,8 millons USD) pour l'appuyer dans la construction de salles de classe et l'assister pour la sécurité alimentaire des agriculteurs défavorisés, a-t-on appris de source officielle à Dakar

L'accord de don a été signé entre le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Amadou Kane, et l'ambassadeur du Japon au Sénégal, Hiroshi Fukada.

Selon les termes de l'accord, sur ces 8,5 milliards de francs, 6,8 milliards cfa serviront à la construction de 240 salles de classe dans 20 collèges d'enseignement moyen dans deux régions centres à savoir Louga et Kaolack.

Le deuxième contrat d'aide consiste en la fourniture au Sénégal des engrais pour un montant de 1,7 milliard de FCFA, afin de soutenir les efforts du gouvernement pour combler les déficits alimentaires et augmenter la production céréalière.

La réalisation de ces projets "se traduira par un progrès notable dans les domaines de l'éducation, de la formation et de la sécurité alimentaire'', a indiqué le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances.

Il a aussi souligné "le caractère non remboursable de ces financements et leur orientation sociale qui font qu'ils vont directement au bénéfice des populations sénégalaises les plus démunies''.

xinhua

La vallée du fleuve souffre

VALLEE DU FLEUVE SENEGAL : Une zone qui souffre du manque d'infrastructures

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Les innombrables difficultés auxquelles elles sont confrontées au quotidien, dans la culture du riz et des légumes qui sont les principales activités de la zone, ne sont guère les seules préoccupations des populations de la vallée du fleuve. Elles souffrent d'un manque d'infrastructures. En effet, les différentes localités installées dans cette partie Nord du pays, présentent le même visage. Des infrastructures scolaires à celles sanitaires en passant par les routes, tout y est une priorité. Désireuses de bénéficier de ces équipements, dont elles ont besoin au quotidien comme il en existe dans les grandes villes, les populations de la Vallée du Fleuve Sénégal ne se fatiguent jamais de lister leurs préoccupations aux politiques qui ne leur rendent visite qu'à l'occasion des campagnes électorales. Situé à 15 km de la frontière mauritanienne, Taba 13 manque de tout. Il n'y existe même pas de structures sanitaires. La pauvreté y est aussi extrême. Les populations, qui peinent à bouillir la marmite, éprouvent d'énormes difficultés pour acheter les semences. D'où leurs fortes attentes que les autorités leur portent assistance rapidement. Mais le grand mal de la localité, c'est sans conteste le manque de route. Taba 13 semble être coupée des autres localités de la vallée du fleuve. C'est une piste qui la relie à Saint-Louis. Et elle est tellement accidentée qu’y passer, relève du parcours du combattant pour les populations. La priorité que l'ex- président Wade a accordée aux infrastructures, ces populations ne la sentent pas. Pis, les seuls moyens pour se déplacer sont les charrettes. Le bilan positif également dont l'ancien régime se prévaut dans le domaine de l'éducation avec la construction en grand nombre d'écoles et de salles de classes, les populations de Taba 13 ne le voient pas. Il n'y a qu'une école primaire dans la localité et tous les élèves sont entassés dans 4 classes. Souffrant pratiquement des mêmes maux, Ndiaye Nguenth qui est une zone de culture d'oignons, est asphyxiée par le manque de moyens de stockage et de commercialisation. Diagmal a les mêmes soucis. La situation y est d'ailleurs plus grave, avec les productions d'oignons qui pourrissent dans les champs, les rues et les maisons. Une situation à laquelle

assistent impuissantes les populations. Les populations de Ross Béthio ne sont pas mieux loties. Au-delà des difficultés qu'il partage avec les autres localités, le traitement et la vente du riz, la commercialisation est un grand souci. Confronté à un manque d'équipements sanitaires, avec un dispensaire qui ne l'est que de nom, Ndioum fait partie des localités du pays où des enfants apprennent encore dans des abris provisoires et non des salles de classe.

Awa DABO

Vacances au Sénégal

Vacances au Sénégal : tout ce qu’il faut savoir d'après Sun Location...

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Le Sénégal : une terre accueillante

Paysages luxuriants, grands espaces parsemés de baobabs centenaires, patrie du poète et président Léopold Sédar Senghor, le Sénégal est l’incarnation du symbole d’une civilisation qui sait à la fois donner et recevoir.

Véritable carrefour des ethnies et des traditions, territoire des Wolofs, des Peuls, des Toucouleurs, des Soninkés, Séréres, des Diolas et des Mandingues, le Sénégal offre un bel exemple de cohabitation pacifiste et chaleureuse dans un cadre authentiquement africain.

En vacances au Sénégal vous serez reçu avec tous les égards et le respect typiquement sénégalais. Tous les touristes ayant découvert le Sénégal pour la première vous le diront : c’est l’un des pays africains les plus accueillants du continent. La langue officielle étant le français, vous serez tout de suite mis à l’aise, la barrière de langue n’existe pas. Certains sénégalais parlent uniquement le wolof, mais c’est rare. Les enfants apprennent le français à l’école et le taux de scolarisation est assez élevé comparé aux autres pays d’Afrique.

La relation entre la France et le Sénégal est très bonne et c’est certainement une des raisons pour laquelle les français en vacances au Sénégal s’y sentent si bien.

Quand partir au Sénégal? 

Pour des vacances au soleil, visez plutôt de mars à juin. Le climat est sec et la température monte. A partir de juillet, la saison des pluies début, bien qu’avec un peu de chance, en partant début juillet, vous pouvez y échapper. Mais la pluie en Afrique est une bénédiction, ne l’oublions pas. C’est là que la nature se régénère.

Comment partir au Sénégal?

A pied, vous aurez du mal…L’avion reste la meilleure solution : vous pouvez trouvez des billets aller-retour pour le Sénégal à partir de 500 euros. Comptez 5 heures de vols : arrivée à Dakar, capitale du Sénégal.

Il est également possible de voyager par la route en passant par le Maroc et la Mauritanie.

Un passeport valide au minimum 3 mois est indispensable. Pour les touristes de l’Union Européenne le visa n’est pas obligatoire.

Précautions à prendre avant de partir au Sénégal : vaccinations

Il est vivement conseillé de se faire vacciner au préalable : vaccins contre la fièvre jaune, hépatite A et B, et vaccin antipaludéen.  Si vous voyagez avec des animaux, notez que le vaccin antirabique et un certificat de bonne santé sont obligatoires.

La monnaie du Sénégal est le Franc CFA. (FCFA)

Dans les grands  restaurants, il est de coutume de laisser un pourboire, ce qui n’est pas le cas dans les petits restaurants de type gargote. Lorsque vous prenez un taxi, négociez le prix avec le chauffeur avant de partir, les taxis n’ont pas de compteur, le prix est à la course. La plupart des prix se négocient au Sénégal : marché, boutique, achat dans la rue etc…

La langue officielle est le français mais il existe de nombreux dialectes : Wolof, Serere, etc… Les sénégalais vous salueront sans vous connaître, la salutation traditionnelle au Sénégal est : Salaam aleikoum, Aleikoum asalaam!

Il est très agréable de constater cette nette différence qu’il y a entre le Sénégal et la France par exemple : là-bas, ne pas saluer quelqu’un dans la rue est un manque de politesse, en France saluer une personne que l’on ne connaît pas peut paraître suspect… C’est une question de culture et on s’y fait très vite. Tellement vite qu’au retour en France on aimerait presque dire bonjour à toutes les personnes que l’on croise dans la rue!

lauryan

15/06/2012

Appel urgent de Baaba Maal

Chères amies, chers amis,

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Mon nom est Baaba Maal, je suis un musicien sénégalais, et ceci est un appel au secours. Je vis en Afrique dans la région du Sahel, durement frappée par la sécheresse. 18 millions de personnes sont au bord du gouffre, dont 1 million d'enfants qui risquent de mourir de faim. Cependant nos appels pour une aide humanitaire d'urgence font face à un silence assourdissant. Seul un appel à l'action ciblé et massif peut éviter une issue tragique à des millions de personnes.

D'après l'ONU, des millions de vies sont en sursis, à moins qu'une aide de 1,2 milliard d'euros ne soit acheminée immédiatement, or la communauté internationale a promis moins de la moitié de la somme requise. Les pays qui peuvent faire toute la différence sont la France, les États-Unis, le Japon et l'Allemagne, mais ils font défaut -- j'ai donc lancé une pétition sur le Site de Pétitions Citoyennes d'Avaaz pour demander au monde d'agir.

D'ici quelques jours, les dirigeants du monde seront à Bruxelles pour discuter du Sahel -- s'ils s'engagent sur place à débloquer leur juste part d'aide, nous pouvons éviter une tragédie. Signez cette pétition urgente maintenant -- Avaaz, Action des Africains pour l'Afrique et Oxfam la remettront directement lors d'une action conjointe quand nous aurons atteint 1 million de signatures:

http://www.avaaz.org/fr/petition/The_grain_sacks_are_empty/?btPhvbb&v=15172

La sécheresse dramatique, l'instabilité politique et la hausse des prix des denrées alimentaires ont fait d'énormes ravages sur une zone de la taille des États-Unis, qui s'étend du Sénégal au Soudan. Sur place, la population fait tout son possible pour survivre, mais la crise a frappé si fort qu'il est difficile de garder espoir. J'ai vu des femmes et des enfants qui tentent désespérément de cultiver des parcelles de terres complètement arides. Ils savent que les gens parlent de ce qui se passe au Sahel, mais ils ne savent pas si l'aide arrivera un jour.

L'ONU n'a reçu que 43% des 1,2 milliard d'euros nécessaires -- c'est une carence énorme. Il faut combler ce besoin, et les pays les plus riches ont ce pouvoir, à condition qu'il y ait une volonté politique. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour éviter des souffrances massives, et je suis déterminé à parler au nom de mon peuple ici jusqu'à ce qu'il ait l'aide dont il a besoin.

Le monde a ignoré des crises similaires par le passé, mais cette fois nous pouvons faire la différence entre la vie et la mort en forçant nos gouvernements à réagir. Signez cette pétition urgente maintenant!

Les membres d'Avaaz se sont unis à maintes reprises pour pallier à des catastrophes naturelles, et ont sauvé des milliers de vies en s'assurant qu'une aide vitale soit livrée aux Birmans, aux Haïtiens, aux Somaliens et aux Pakistanais. Nous avons le pouvoir de forcer nos dirigeants à arrêter la marche funèbre de la crise alimentaire au Sahel. Soyons solidaires maintenant, et exigeons que le monde se donne les moyens de sauver des millions de femmes, d'enfants et d'hommes au Sahel.

Avec espoir et détermination,

Baaba Maal et toute l’équipe d’Avaaz

 

EN SAVOIR PLUS:

Plus d’un million d’enfants en danger de mort au Sahel (L'Humanité)

http://www.humanite.fr/monde/plus-d%E2%80%99un-million-d%E2%80%99enfants-en-danger-de-mort-au-sahel-498501

Au Niger, des tentatives pour casser le cycle des crises alimentaires (Slate Afrique)

http://www.slateafrique.com/88797/au-niger-des-tentatives-pour-casser-le-cycle-des-crises-alimentaires 

Sécheresse au Sahel: situation "critique" dans les prochains mois selon l'ONU (AFP/Jeune Afrique)

http://www.jeuneafrique.com/actu/20120524T202010Z20120524T202008Z/

Crise alimentaire: Baaba Maal lance un appel à une action urgente (APS)

http://www.leral.net/Crise-alimentaire-Baaba-Maal-lance-un-appel-a-une-action-urgente_a39429.html

18 millions de personnes ont désespérément besoin de nourriture au Sahel, une région d’Afrique frappée durement par la sécheresse, or ces ultimes appels au secours ne font pour l'instant face qu'au silence assourdissant des dirigeants mondiaux. Le musicien sénégalais Baba Maal a lancé une pétition appelant la France, les États-Unis, le Japon et l'Allemagne à apporter leur juste part d'aide. Rejoignons-le -- signez la pétition urgente et faites retentir une alarme tonitruante pour secouer nos dirigeants et les pousser à agir.

Soutenez le mouvement Avaaz!

Nous sommes entièrement financés par les dons et nous ne recevons aucune subvention de la part de gouvernements ou d'entreprises. Notre équipe fait en sorte que le plus petit don soit le plus efficace possible.

Le tourisme au Sénégal vu par les Algériens

Le Sénégal: Plages paradisiaques, plongée dans l’histoire et services accessibles

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Voici ce qu'écrit l'office Algérien de promotion et du tourisme concernant le Sénégal:

Sénégal, l’exotisme en un battement d’ailes

Vous cherchez le dépaysement total, un endroit où vous pourrez profiter du soleil tout en ayant les pieds dans l’eau et, le tout, à des prix abordables ?

Inutile de chercher trop loin ou encore de passer des heures à éplucher des dizaines de magazines pour tenter de trouver l’endroit idéal pour passer vos vacances. Situé à un battement d’ailes d’Alger, le Sénégal est une destination capable de satisfaire les attentes des touristes les plus exigeants, avec en prime une note d’exotisme que l’on ne trouve nulle part ailleurs en Afrique de l’Ouest. Lorsqu’on va pour la première fois à Dakar, la capitale du Sénégal, on a bien évidemment toujours à l’esprit l’idée de foncer tout droit à l’autre bout du pays pour y chercher «l’authenticité» et les paysages envoûtants de la région de Ziguinchor. Mais, avant de gagner les plages de la «Petite Côte» ou de partir en brousse en Casamance, il est conseillé de faire une halte dans la capitale. Vous ne le regretterez pas.

Dakar est une cité très agréable autant à vivre qu’à visiter. Dans cette ville dont beaucoup d’habitations datent du XIXe siècle, chaque quartier a son charme, son ambiance. La nuit, Dakar est connue pour faire aussi le bonheur des fêtards grâce à sa multitude de discothèques branchées. Les marchés, les rues commerçantes, les quartiers regorgent de vie et vous plongent instantanément dans l’ambiance africaine. Très souvent, le touriste se surprend à découvrir des trésors dans chaque ruelle de la presqu’île. Aller à la découverte de Dakar et de sa banlieue demande toutefois un peu de curiosité et un vrai sens du dialogue, car les dakarois ont le contact facile et sont très accueillants.                                             

Pour revenir avec de beaux souvenirs à la maison, il n’y a rien de tel que d’entreprendre une virée au marché Kermel. C’est le plus beau marché de la capitale sénégalaise et il est situé au cœur du vieux Dakar.

Il s’agit d’un très beau bâtiment datant de 1860. Au marché Kermel on trouve de tout, mais à des prix Toubab (appellation donnée aux touristes). Bien qu’effectivement les tarifs pratiqués y sont un plus élevés qu’ailleurs, l’endroit est néanmoins idéal pour dénicher de belles petites œuvres artisanales. Au-delà, l’originalité de cet endroit réside surtout dans le fait qu’il donne une image fidèle de la vie trépidante des Sénégalais avec les va-et-vient des gens, les arômes des épices qui titillent vos papilles, les couleurs chatoyantes des étoffes africaines exposées sur les étals... Une halte s’impose aussi au quartier dit Le Plateau pour qui veut s’enorgueillir d’avoir visité Dakar. C’est, en effet, le plus vieux quartier de la ville. C’est là que les colons français ont installé leurs bureaux lors du transfert de la capitale de l’AOF (Afrique-occidentale française) de Saint-Louis, deuxième ville du Sénégal, à Dakar. Le Palais du Gouverneur, aujourd’hui Palais présidentiel fut l’un des tout premiers édifices de taille à être construit. Aujourd’hui, le Plateau constitue le centre-ville et accueille les sièges sociaux de la plupart des grandes entreprises du pays. On y trouve des banques, des sièges de compagnies aériennes, des restaurants, des hôtels, des administrations.

Pompidou : passage obligé des touristes

Le meilleur moyen de s’y rendre est de passer par l’avenue Pompidou, ex-avenue William Ponty. Longue de 400 mètres de boutiques, l’avenue se termine par le marché Sandaga. L’avenue Pompidou, ce sont surtout des cafés, des brasseries, des bijouteries, des banques, de l’artisanat et des boutiques de luxe tenues pour la plupart par des chiites libanais. Bien qu’étant un passage obligé pour les touristes, Pompidou est cependant l’endroit où vous serez le plus harcelé par les vendeurs. Et le terme n’est pas du tout excessif. Depuis que les touristes occidentaux ont commencé à se faire rares en raison notamment de la crise économique en Europe, ceux-ci (les vendeurs) ne lâchent généralement un visiteur qu’une fois qu’ils sont parvenus à lui «coller» un article… et au prix fort en plus.    

Mais pour qui cherche un peu d’exotisme et à fuir le brouhaha des marchés, le sud de la ville (appelé aussi l’extrême sud historique) est tout indiqué. C’est le Dakar «colonial». La plupart des bâtiments datent de la fin du XIXe siècle ou du début du XXe siècle.

Il n’y a que dans cette partie de la ville que l’on peut flâner dans les rues sans prendre le risque de se voir «filer» par un vendeur à la sauvette. Du Cap Manuel, paisible avancée dans la mer ceinturée par la route de la Corniche, jusqu’au Camp Dial Diop, il n’y a qu’une succession de charmantes villas coloniales. Dakar dispose de nombreuses autres zones résidentielles.

L’une des plus huppée est sans conteste la Pointe des Almadies, un site idéal pour passer des soirées en famille ou entre amis et découvrir la délicieuse gastronomie sénégalaise. Evidemment, une visite dans la capitale sénégalaise ne peut être vraiment complète que si l’on se rend sur l’île de Gorée. Classée patrimoine mondial de l’humanité, cette île est un émouvant face-à-face avec l’histoire de l’Afrique de l’Ouest. Et ce n’est qu’après avoir accompli tout ce périple que l’on peut véritablement s’engouffrer dans le pays profond.           

Zine Cherfaoui

13/06/2012

Il faut sauver le tourisme à Saly

Les artisans de Saly invitent les nouvelles autorités à se pencher au plus vite sur le secteur du toursime

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Les artisans «apéristes» du village artisanal de Saly ont profité du montage des cinq comités de leur parti, samedi dernier, pour interpeller les nouvelles autorités sur les difficultés qu’ils vivent dans l’exercice de leur métier. Ils plaident, entre autres préoccupations, pour l’érection d’une police touristique sur la station balnéaire, la baisse des taxes sur les prix d’avion et leur implication dans les foires artisanales.   

En cette période de campagne électorale, ce ne sont pas les doléances qui manquent. Dans tous les secteurs d’activité, on met à profit cette période pour dérouler les doléances. Les artisans «apéristes»  du village artisanal de Saly ont, samedi dernier, interpellé le président Macky Sall et son ministre du Tourisme, Youssou Ndour, sur les difficultés qu’ils vivent dans l’exercice de leur métier.  «Notre préoccupation, c’est la survie du tourisme. Le secteur est mort. Depuis l’accession de Wade à la magistrature suprême en 2000, le tourisme est entré dans une profonde léthargie à Saly. Nous voudrions bien donc que le Chef de l’Etat s’atelle au plus vite à faire revivre le secteur. Le même message est lancé aussi au ministre du Tourisme. Nous savons qu’il a déjà pris ses marques dans son département, mais nous ne l’avons pas encore vu à Saly», a soutenu Mamoudou Diallo, porte-parole des comités Apr du village artisanal de Saly montés samedi dernier par le commissaire politique Mbaye Ndiaye.

Ce dernier annonce qu’il a l’ambition de mettre en place une association pour la promotion du tourisme (Aprotour) dont la première action sera un programme d’investissement humain pour aller à l’assaut des écuries d’Augias sur la station balnéaire. «Le tourisme, c’est la propreté. Les touristes gardent souvent de Saly  le souvenir d’une ville un peu sale. Je pense donc que si on parvient à rendre la ville un peu plus propre et que les taxes sur les prix des avions soient revues à la baisse, le tourisme va connaître un nouvel essor à Saly», ajoute Diallo. Qui demande à leur ministre de tutelle l’érection d’une police du tourisme pour en finir avec les racoleurs qui «détournent les touristes sans aucune gêne».

Abordant la question de la saisonnalité, Diallo ne cache pas sa déception. «Les deux saisons que nous venons de boucler sont un passage à vide. Il n’y a plus de touristes à Saly depuis l’arrivée de Wade au pouvoir en 2000. Plus de 5 000 personnes vivent du tourisme dans la station balnéaire. L’Européen qui débarque ici et qui construit sa maison emploie tout un personnel : un concierge, une femme de ménage, un pisciniste, etc.…Que Youssou Ndour vienne nous rencontrer, car on a plein de projets à lui soumettre. Le tourisme ce n’est pas Dakar, c’est Saly qui a une renommée mondiale», dit-il.  Non sans indiquer que ceux s’activent dans le tourisme, plus particulièrement les artisans, ne tirent plus les marrons du feu depuis 2000. La preuve, confie-t-il, depuis cette période, il n’y a pas un seul artisan qui ait participé aux foires organisées un peu partout par les professionnels.

Pape Mbar FAYE

Le maire de Saly a faim

Socialiste investi par la coalition « BESS DU NiAK » : Ousmane Guèye du Ps défie Ousmane Tanor Dieng à Mbour

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Il y aura un duel entre socialistes dans le département de Mbour. Ousmane Tanor Dieng, tête de liste de la coalition « Bennoo Bokk Yaakar », fera face à son camarade Ousmane Guèye, qui défend les couleurs de « Bess du niak ». Ce dernier, maire de Saly Portudal, veut réussir le défi de battre le patron de sa formation politique.

Socialiste investi par la coalition « BESS DU NiAK » : Ousmane Guèye du Ps défie Ousmane Tanor Dieng à Mbour

Le secrétaire général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, ne fera pas seulement face aux libéraux et aux autres formations politiques de l’opposition dans le département de Mbour lors du scrutin du 1er juillet. La tête de liste de la coalition « Bby » est également en concurrence avec son camarade de parti, le maire de la Commune de Saly Portudal, Ousmane Guèye. Laissé en rade par les investitures de la coalition « Bby », le responsable socialiste de la Petite Côte a été investi candidat par la coalition « Bess du niak » de Mansour Sy Djamil. Ce faisant, une victoire face à son patron de parti est son défi. « Ousmane Tanor Dieng ne doit pas porter le flambeau de la défense des intérêts des populations de Mbour. Il n’a pas le profil de l’emploi. Les populations de Mbour ont besoin d’un bagarreur, d’un homme rompu à la tâche pour défendre leurs intérêts vitaux. Je connais bien les problèmes que rencontrent les populations de Mbour », a-t-il déclaré.

Même s’il dit rester membre du Parti socialiste, Ousmane Guèye juge « inélégante » la démarche de la direction dudit parti. « Ce n’est pas un défi que j’ai lancé à la direction du Ps, mais nous pensons que nous faisons partie des responsables les plus méritants. Nous nous engageons pour l’intérêt des populations. Nous avions gagné au premier tour de la présidentielle, comme au second, à Saly, avec une majorité écrasante », a souligné l’ancien président de la communauté rurale de Malicounda. M. Guèye a ajouté : « La direction du parti devait, au moins, récompenser notre engagement militant. Sur les 45 départements que compte le Sénégal, la coalition « Bennoo Ak Tanor » n’a gagné qu’un seul, celui de Mbour. Et cela porte notre empreinte ».

Pour lui, le leader du Ps ne devrait pas être sur la liste départementale de Mbour. Ousmane Guèye promet de sillonner toutes les localités de la Petite Côte, en vue de faire adhérer à sa cause les citoyens. « J’ai cultivé une affinité avec les populations. Mbour a besoin d’un grand défenseur », a-t-il martelé.

Sur les raisons qui l’ont poussé à choisir la coalition « Bess du niak », Ousmane Guèye a invoqué la philosophie prônée par Mansour Sy Djamil. « Je suis en phase avec Mansour Sy Djamil. Il prône une Assemblée équilibrée. Un Parlement capable de prendre en charge les préoccupations des populations », a-t-il expliqué.

Babacar DIONE

12/06/2012

Législatives au Sénégal

Législatives de juillet, les plus disputées de l'histoire du pays

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Les élections législatives du 1er juillet prochain, dont la campagne a été ouverte ce dimanche, sont parties pour être la plus disputées de l'histoire politique du Sénégal, selon les analystes poltiques.

Après l'élection présidentielle de février-mars derniers remportées par l'opposant Macky Sall, 24 listes sont lancées dans la course pour briguer les 150 sièges l'Assemblée nationale. Un record dans l'histoire politique du Sénégal. En 2007, 14 listes s'étaient présentées.

Un autre record a été aussi enregistré avec quelque 7 200 candidats investis par les 24 partis et coalitions de partis.

Au Sénégal, les élections législatives sont mixtes puisque combinant le scrutin majoritaire à un tour au niveau départemental et le scrutin proportionnel qui s'applique sur la liste nationale.

Dans chaque département, le parti ou la coalition de partis qui arrive en tête rafle la mise.

En ce qui concerne les listes nationales, le mode proportionnel est appliqué.

Les suffrages exprimés au niveau départemental sont compilés pour déterminer les élus sur la liste nationale, selon le quotient électoral (nombre total de suffrages exprimés divisé par le nombre sièges à pourvoir).

Plus le quotient d'une liste est élevé, plus elle a de députés élus dans l'ordre de leur présence sur la liste nationale.

Sur les 150 sièges à pourvoir, 90 le seront sur les listes départementales et 60 sur la liste nationale.

La prochaine Assemblée nationale sera marquée par la présence massive des femmes avec l'entrée en vigueur de la loi sur la parité intégrale qui impose aux partis d'investir autant d'hommes que de femmes et de manière alternative sur les listes de candidature.

La coalition qui a porté le président sénégalais Macky Sall au pouvoir, "Benno Bokk Yakaar", a été reconduite pour les législatives.

Elle compte en son sein les différents partis de l'ancienne opposition. Mais, des partis de moindre envergure se sont démarqués de cette coalition, pour se présenter seuls ou en coalition.

L'ambition de Benno Bokk Yakaar est remporté la majorité afin de pour permettre au président Sall de bien mener son programme.

Du côté de l'ancien parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS), deux listes sont en lice. Il s'agit de la liste du PDS conduite par son coordonateur national Oumar Sarr, restée fidèle au président sortant Abdoulaye Wade, et celle de la coalition "Bokk Gis Gis", formée par des dissidents et amenée par le président du Sénat Pape Diop.

xinhua

10/06/2012

Éliminatoires du mondial 2014

Ouganda - Sénégal: match nul

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Le Sénégal a été accroché par l'Ouganda (1-1), samedi à Kampala pour le compte de la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2014. Les Lions de la Teranga gardent deux points d'avance sur leur adversaire du jour.  

Il n'a manqué que quelques minutes au Sénégal pour ramener trois points de Kampala. Les Lions de la Teranga, qui menaient depuis la demi-heure, ont été rejoints à cinq minutes du terme sur un penalty  accordé par l’arbitre algérien de la partie Mohamed Benouza et transformé par Walusimbi. Le but de Papiss Cissé, consécutif à une belle accélération de Dame Ndoye n'aura donc pas suffi à des Lions de la Teranga, qui pourront regretter d'avoir raté l'occasion de faire le break peu avant la pause par Sadio Mané. Les hommes de Joseph Koto ont rempli l'objectif fixé par leur coach et gardent deux points d'avance sur leur adversaire du jour. Dimanche, le Liberia reçoit l'Angola, qui peut revenir à hauteur du Sénégal en tête en cas de victoire.

Le onze sénégalais : O.Mané – L.Sané, Abd.Ba, P.Guèye, Mbengue – R.Gomis (Badji, 74eme), I.Guèye – So.Camara, S.Mané, P.Cissé – D.Ndoye.

P.J/Football365/FootSud

09/06/2012

La gare de fret de Dakar enfin ouverte

Aeroport Sénégal : 8 ans après, la gare de fret trouve acquéreur

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La Gare de Fret de l’aéroport Léopold Sedar Senghor (GFPLSS) est enfin opérationnelle. Il aura fallu attendre 8 longues années pour qu’elle trouve un concessionnaire.  C’est au groupe Transnet que cet honneur échoit. Il s’est engagé mardi avec les autorités de l’aéroport au travers d’un contrat de concession. Cette gare de fret a pour vocation d’assurer l’exportation des produits périssables. Il y a une décennie, la Banque Mondiale avait consenti de financer sa construction. Celle-ci a coûté 2 millions de dollars américains et s’est achevée en 2004. Depuis, plus rien ne s’était passé. La plateforme à la capacité de 100 à 150 tonnes par jour suivant les saisons restait au chômage. Pendant ce temps, le gouvernement sénégalais n’avait pas d’autre choix que de recourir à la voie maritime. 90 % des exportations passaient par les eaux. Cela a causé un manque à gagner inestimable pendant toutes ces années. Heureusement que ce non-sens fait à présent partie du passé. L’administration de l’aéroport a tenu à faire confiance à une entreprise du secteur privé pour s’assurer de la qualité dans les prestations. Celles-ci, multiples, ne sont pas évidentes : services à des usagers aux besoins conflictuels, maîtrise des délais, affrètement d’avion, … . Pour en assurer la bonne coordination, la certification ISO 9001 semble être le passage obligé. Fort de cette nouvelle collaboration, le gouvernement sénégalais s’est remis à rêver : il a revu ses prévisions d’exportations à la hausse. Ainsi, par exemple, l’objectif d’atteindre 75 000 tonnes d’haricots verts exportés est plus qu’envisageable cette année.

Webnews

Où sont les cfa de Wade?

Traque à l’étranger des biens publics spoliés

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Le nouveau gouvernement sénégalais a décidé de « traquer » les biens publics illicitement acquis et transférés à l’étranger par des responsables du régime précédent tombés en disgrâce à la faveur de la défaite électorale du président Abdoulaye Wade au second tour de la présidentielle de février-mars2012.

A l’intérieur même du pays, une série d’auditions est en cours pour entendre ces dignitaires, soupçonnés pour la plupart de s’être enrichis de manière illégale avec l’argent public.

Pour retrouver les fonds spoliés, le gouvernement sénégalais a demandé l’appui de l’Initiative Stolen Assets Recovery (Star) de la Banque mondiale et l’Organisation des Nations-unies contre la drogue et le crime (Onudc) afin de rapatrier les fonds publics que des dignitaires de l’ancien régime auraient indûment placés à l’étranger.

« Les autorités veulent que ces institutions les aident à recouvrer les biens publics spoliés », écrit le quotidien national le Soleil qui cite des sources du ministère sénégalais de la Justice. Pour parvenir à ses fins, le gouvernement du nouveau président Macky Sall a aussi demandé « l’appui des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne », ajoute la même source.

L’initiative Star a été créée il y a cinq ans « en vue d’aider les pays en développement à recouvrer plusieurs milliards de dollars en avoirs volés », selon la Banque mondiale qui précise sur son site Internet que « les dirigeants corrompus des pays pauvres détournent chaque année jusqu’à 40 milliards de dollars, et mettent ces avoirs volés en sûreté dans des pays étrangers ». Le Nigéria a eu recours à ce procédé qui lui a permis de récupérer une partie des fonds volés par le régime du défunt Général Sani Abacha.

Le président du Sénat, Pape Diop, quelques ministres et dirigeants d’entreprises publiques ont été les premiers a passer devant les enquêteurs sur une longue liste d’anciens responsables qui comprend aussi le fils de l’ex-président Karim Wade.

Au début du mois de mai, une organisation de la société civile sénégalaise dénommée le Forum civil, avait jeté un pavé dans la marre en accusant l’ancien régime, d’avoir caché dans les pays du Golfe, une somme de plus 430 milliards FCFA. Le président Wade a vivement démenti ces allégations, menaçant même de « porter plainte » contre le Forum civil.

La traque des présumés voleurs de fonds publics se fait à la faveur de la « réactivation » par le nouveau régime de la loi sur l’enrichissement illicite qui était en veilleuse depuis trois décennies.

Outré par la rapidité avec laquelle la classe politique s’enrichit, l’opinion public sénégalaise, en tête les organisations de la société civile réclame, de façon insistante des audits pour faire la lumière sur la gestion de l’ancien régime, caractérisé par de forts soupçons de corruption. En mai 2011, Madame Marciat Bernicat, alors ambassadrice des Etats-Unis à Dakar, et l’ex-président Wade ont frôlé l’incident diplomatique après la publication, par la diplomate d’une lettre sur la corruption dans le pays.

Deux mois après la prise du pouvoir par Macky Sall, le débat public reste focalisé autour de la corruption et de l’enrichissement illicite de la plupart des dirigeants sénégalais.

D’un côté, sont visés beaucoup de responsables du défunt régime d’Abdoulaye Wade, qui a dirigé le pays ses douze dernières années. Mais les mêmes accusations et soupçons concernent aussi le nouveau pouvoir, dont la plupart des membres sont des dissidents du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade. L’actuel chef de l’Etat, lui-même ancien du PDS, a occupé d’importantes fonctions (ministre, ministre d’Etat, premier ministre puis président de l’assemblée nationale) lorsque Wade était au pouvoir, faisant dire à ses adversaires que, pour être justes, les « audits » devraient aussi le concerner, lui et ses partisans.

La déclaration du « riche » patrimoine du nouveau président avait même suscité une forte polémique poussant ses ex-camarades au sein du PDS d’exiger qu’il s’explique sur son « immense » fortune.

Ouestaf News 

08/06/2012

Saly sans touristes

L’activité touristique au ralenti dans la Petite Côte

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L’activité touristique est au ralenti dans la Petite Côte, en particulier à Saly Portudal, a indiqué jeudi Babacar Sy, directeur de l’exploitation à la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO).

Cet état de fait, a expliqué M. Sy, est favorisée par la situation pré-électorale tendue, qui a prévalu lors de la dernière présidentielle et qui a poussé ainsi les tours opérateurs à ne pas vouloir programmer le Sénégal.

"Mais grâce à la maturité du peuple sénégalais, tout cela n’a pas eu lieu", s’est félicité le Directeur d’exploitation de la SAPCO, qui pense qu’avec le nouveau ministre du tourisme et de la culture, Youssou Ndour, des mesures idoines seront prises pour relancer l’activité touristique.

"Les informations que nous avons reçues par rapport à la reprise de l’activité touristique sont rassurantes et nous espérons que cela va se concrétiser très rapidement", a-t-il indiqué.

Malgré la situation dans laquelle se trouve le tourisme sénégalais, Babacar Sy signale qu’aucun hôtel n’est fermé pour cause de problèmes d’exploitation.

Les autres structures para-hôtelières, qui sont au niveau de la station balnéaire de Saly, parviennent elles aussi à fonctionner mais au ralenti, a précisé M. Sy.

Parmi les mesures à prendre, il estime qu’il faut d’abord lutter contre l’érosion côtière et rendre la station balnéaire et la commune de Saly beaucoup plus propres comme le revendiquent souvent les touristes et les clients.

De même, il faut aussi, selon lui, lutter contre le phénomène de harcèlement des clients et réduire les billets d’avion, jugés trop chers. "Par rapport à cela, a-t-il indiqué, le nouveau régime a déjà pris des mesures pertinentes, à savoir la suppression de la taxe aéroportuaire.

Des mesures supplémentaires, en concertation avec les professionnels du secteur, seront prises pour pouvoir rendre la destination Sénégal plus attrayante et plus compétitive."

Selon le responsable de la SAPCO, le Sénégal est une destination très prisée par les marchés émetteurs. Il reste maintenant, dit-il, à amoindrir les coûts pour que des zones comme Saly-Portudal soient fréquentées comme par le passé.

 

ADE/ASG