20/07/2012

Le "scandale" sent mauvais...

Le "scandale" sent mauvais...

cm.jpg

La presse Sénégalaise fait actuellement ses choux gras d'une affaire de sextape orchestrée par une Belge souhaitant témoigner de l'arnaque sentimentale au Sénégal. Un certain Omar, athète émérite du sport national à Saly (et ailleurs) qui consiste à trouver une "blanche", lui faire les yeux doux afin de lui estorquer argent et visa, fait un ramdam bruyant sur le piège qui s'est refermé sur lui.

Le reportage de la télévision belge traite du sujet oh combien "bateau" des arnaques du coeur au Sénégal. Reportage sérieux, d'une télévision nationale, d'une journaliste reconnue. Le cher Omar s'est fait piéger par celle qu'il comptait pigeonner et se dit, sans doute, qu'il peut se faire plaindre à travers les médias locaux et Belges. Sans doute aussi laver son honneur perdu par une douche d'argent sonnant et trébuchant que pourrait lui rapporter un procès...

Voici le reportage dans son intégralité: 

http://www.rtbf.be/laune/emission/detail_devoir-d-enquete...

(il y a 2 sujets dans l'émission, celui qui nous occupe est le second)

A vous de juger!

Le Sénégal a faim

CRISE ALIMENTAIRE AU SENEGAL 

3 milliards pour nourrir 314 000 personnes

talib7.jpg

La crise alimentaire qui frappe la région du Sahel n’épargne pas le Sénégal où dans 6 régions sur les 14, le taux d'insécurité alimentaire franchit la barre de 50%, avec plus de la moitié des personnes qui ont un accès insuffisant à la nourriture. En réponse à cette crise alimentaire, l’Union européenne (UE) a débloqué 5 millions d’euro, soit plus de 3,275 milliards F Cfa pour une assistance alimentaire aux 314.000 personnes les plus vulnérables dans les zones les plus menacées dans les régions de Ziguinchor, Kolda, Sedhiou, Tambacounda, Kédougou et Matam. A l’instar d’autres pays du Sahel, le manque et l'irrégularité des pluies (2011) a entrainé une faible récolte en 2011/12 au Sénégal. La production céréalière était de 36% inférieure à celle de l'année précédente et de 20% inférieure à la moyenne des 5 dernières années. 

L'arachide, la principale culture commerciale du pays, est le secteur le plus touché avec respectivement des chutes de 59% et de 31% par rapport à l’année précédente et la moyenne des cinq dernières années.Conséquence, les réserves alimentaires des communautés les plus touchées sont presque totalement épuisées. Pis, «au total, 739 000 habitants des zones rurales sont en situation de fragilité alimentaire et ont besoin d'une assistance d'ici la prochaine récolte prévue au mois d'octobre. Il est estimé également que 67.000 habitants en zone urbaine sont également affectés par la crise et auraient besoin d'une aide alimentaire d'urgence», renseigne un communiqué de la Commission de l’Union européenne.Les zones les plus affectées sont Ziguinchor, Kolda, Sedhiou, Kedougou, Tambacounda, Matam, Fatick et Kaolack. 

Dans 6 régions sur les 14 que compte le Sénégal, «plus de la moitié des personnes ont un accès insuffisant à la nourriture (un taux d'insécurité alimentaire au-dessus de 50%). Ce taux devrait continuer à augmenter du fait de l'allongement de la période de soudure qui a commencé en mars au lieu de juillet».En réponse à cette crise alimentaire qui frappe la région du Sahel, l'UE a décidé de venir en aide au Sénégal en fournissant, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), une assistance alimentaire aux 314.000 personnes les plus vulnérables dans les zones les plus menacées que sont la Casamance (Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), Tambacounda, Kédougou et Matam, souligne le texte.Il s’agit d’un «programme de 5 millions d’euros (soit 3,275 milliards F Cfa) qui vient en appui des programmes humanitaires de ECHO - le Service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission européenne-». Il déclinera d'ici mars 2013 trois types d'activités à savoir la distribution ciblée de vivres.

 Dans ce cadre, «avec le démarrage précoce de la période de soudure, c'est-à-dire la période précédant les premières récoltes et où le grain de la récolte précédente peut venir à manquer, 58000 bénéficiaires recevront des rations alimentaires complètes».L’autre volet consiste en la distribution de bons d'achat. En tout, «70.000 bénéficiaires recevront des bons d'achat de nourriture qui seront échangés contre des produits alimentaires de base; 180.000 enfants et adultes recevront des vivres à travers une distribution alimentaire auprès de 30 000 femmes enceintes et mères d’enfants de moins de 5 ans. Ces mêmes femmes bénéficieront également de formations adaptées en nutrition et en hygiène alimentaire».

Le dernier aspect du programme, dénommé «Nourriture contre travail» concerne «34.500 bénéficiaires» qui «auront une assistance alimentaire en échange de travaux de construction ou de réhabilitation des infrastructures de production agricole ou de stockage des vivres», informe la source.18 millions de personnes dont 1 million d’enfants et 500 mille femmes enceintes menacés dan 8 pays du SahelLe Commissaire au développement de l’UE, Andris Piebalgs a expliqué cet appui par le fait que «la crise alimentaire menace des centaines de milliers de vie au Sénégal. Il est de notre devoir de solidarité de soutenir le gouvernement sénégalais dans cette épreuve, sur le court mais aussi moyen terme. L'aide apportée aujourd'hui s'inscrit en complément de nos efforts pour renforcer les systèmes agricoles nationaux et garantir une meilleure résilience des pays du Sahel face aux chocs externes».

Dix-huit (18) millions de personnes sont frappées par la crise alimentaire qui sévit actuellement dans huit pays du Sahel.

L’aide de la Commission vise préventivement les plus vulnérables: un million d’enfants âgés de moins de deux ans et 500.000 femmes enceintes ou allaitantes. En sus des 337 millions d’euros mobilisés pour faire face à la crise alimentaire et au conflit au Mali, une enveloppe de 208 millions d’euros a déjà été mise à disposition pour financer les projets de sécurité alimentaire en cours et remédier ainsi au problème d’insécurité alimentaire chronique au Sahel. Ce qui porte à plus de 500 millions d’euros le budget total consacré par la Commission à l’amélioration de la sécurité alimentaire dans la région, rappelle le texte.

Webnews

17/07/2012

La forêt Casamançaise recule

ARRESTATION DE DEUX CAMIONS DE BOIS

Les forêts reculent

Casamance-5.jpg   Les forêts de la Casamance sont entrain d’être massacrées à une grande échelle par des trafiquants profitant de l’insécurité et de la corruption ambiantes. Le péril est imminent ! Chaque année en Casamance, ce sont des dizaines d’hectares de massifs forestiers qui disparaissent du fait d’une exploitation irrégulière, illégale et abusive du couvert végétal. C’est le constat établi par les services de protection de la nature en service dans les régions sud du pays. Pire, l’éventail s’est élargi à la dimension d’un réseau de trafic international de bois. Il y a seulement deux jours, le jeudi 12 juillet, deux camions dont un immatriculé en Gambie, ont été saisis à Boudouck, un village religieux du nord du département de Bounkiling contenant du bois frauduleusement abattu. Selon le commandant Ousmane Fall, inspecteur régional des eaux et forêts de Sédhiou, « ce sont deux camions qui ont été saisis contenant des billes de venne frauduleusement coupées. L’un des deux véhicules est immatriculé en Gambie. Nous n’y avons trouvé personne mais nous avons réussi à mettre la main sur les documents du camion que nous avons finalement remorqué jusqu’à Bounkiling. Pour le second camion, le chauffeur est en état d’arrestation mais son véhicule est complètement rasé au sol du fait de l’hivernage. Cependant, nous trouverons des moyens de le faire remorquer ». Et de poursuivre que « cela dénote l’ampleur des coupes abusives et illégales de bois dans la région de Sédhiou »

Indiens et chinois échangent des motos contre des billes de bois

L’implication des sujets étrangers dans ce réseau fait dire à Daniel André, le directeur national des eaux et forêts, chasses et de la conservation des sols, que l’agression frise la provocation. « Aujourd’hui nous sommes agressés de toutes parts, ce sont des actes de guerre parce que quand on vous pille vos ressources naturelles on pille le pays, on pille les générations futures. Chaque sénégalais doit se lever et prendre le mal à bras le corps pour circonscrire le phénomène qui nous installe progressivement dans la précarité et la catastrophe ». Dans le nord Bignona, le troc du bois avec des motos fait l’effet de mode dit –on, dans toute la bande frontalière avec le pays du président le Dr Yaya Diamé dans la zone du Fogny, de Makhmouda Chérif à Diouloulou en passant par Baïla, Siléty, Kabeum et Oulampane. En visite de travail dans la région, avant-hier samedi, le ministre de l’écologie et de la protection de la nature, Aly Aïdar, promet de prendre des mesures idoines, en rapport avec l’ensemble des corps de défense et de sécurité, à savoir les militaires, les gendarmes, les agents des eaux et forêts et chasse, de la douane entre autres. « Nous ferons en sorte qu’il y ait une synergie dans la protection de la nature car, à défaut, c’est la catastrophe ». Interrogé sur le bras destructeur des corps étrangers impliqués dans ce trafic, le ministre de l’écologie et de la protection de la nature dénonce : « De l’autre côté de nos frontières avec la Gambie, il y a des Indiens et des Chinois qui réceptionnent des billes de venne des mains des jeunes sénégalais à qui ils remettent des motos vitesse. Ce sont des individus qui pillent nos ressources et nul n’ignore que le désert conduit à la misère. Et le processus a commencé, il est temps de le freiner ».

Obstacles multiples

Plusieurs accords dont celui sur l’environnement y compris la convention sur les zones humides lient le Sénégal à la Gambie dans le cadre de la protection commune des ressources naturelles. Mais impossible à ce jour de cerner les véritables contours d’un partenariat bilatéral entre ces deux Etats en matière de défense et de surveillance des forêts. La porosité des frontières entre le Sénégal et la Gambie exacerbée par l’insurrection indépendantiste dans le nord Fogny sous la bannière du mouvement des forces démocratique de Casamance (MFDC) annihile toute propension d’actions communes efficaces et efficientes de terrain. Le ministre a bien conscience des obstacles dont principalement cette question d’insécurité en Casamance. « C’est vraiment un écueil de taille et j’en ai personnellement parlé à l’aile politique du (MFDC) pour leur dire qu’il est de leur responsabilité de préserver les ressources des forêts pour le simple constat qu’il ya des secteurs qu’ils contrôlent », a-t-il indiqué.

La gangrène !

Au lendemain de la saisie, en juin 2007, de douze camions remplis de bois de venne dont plus de la moitié provenait de la Gambie dans la circonscription de Diouloulou et l’incident diplomatique qui s’en était suivi avec ce pays voisin, l’on caressait l’espoir d’une fin du trafic. Que non ! Bien au contraire, ce sont des sujets locaux, de surcroit des élus qui entrent dans la danse. A Tankon dans le nord de Bounkiling, cinq conseillers ont croupi en prison pour ces mêmes délits. Dans la zone de Médina Yoro Foula à Kolda, sept gambiens et cinq sénégalais ont purgé une peine d’un emprisonnement ferme, a confirmé Aly Aïdar à son passage à Sédhiou. Aussi, un citoyen lambda ayant requis l’anonymat a-t-il fait savoir que « des hommes de tenue assimilés à des agents des eaux et forêts, si ce n’est vraiment pas eux, délivrent des permis coupes de bois de complaisance pour en empocher des dividendes », nous dit cet homme, la soixantaine bien sonnée. 

Ajoutez-y ce forestier qui répond à un septuagénaire, non sans préciser qu’ « on ne peut pas mettre derrière chaque arbre un agent des eaux et forêts ».Le péril environnementalIl est très communément admis que l’abattage des forêts supprime des habitants naturels et menace gravement la faune et la flore présentes. Il peut conduire à la réduction de la biodiversité. La déforestation a également des répercussions sur la nature des sols et sur le climat car les arbres et les forêts jouent un rôle prépondérant dans le cycle de l’eau et dans la stabilité des sols. D’une part, en réduisant le ruissellement de l’eau sur les sols, les arbres lui permettent de s’infiltrer dans la terre. Pendant la saison des pluies, trop d’eau se déverse dans le fleuve qui entre en crue. 

La déforestation favorise donc les inondations. Seules les opérations de reboisement peuvent arrêter ce processus. Mais elles ne sont favorisées que pendant la journée de l’arbre. Les forestiers invoquent traditionnellement un manque de bras alors que les villageois rétorquent très inconsciemment que les forêts sont un don de Dieu qui ne tarit jamais. A Bamdoumba, non loin de Djinany et Diallocounda, près de la frontière avec la Gambie, les habitants ont mis en place des comités de veille et de surveillance des forêts. Ce sont du reste eux qui ont contribué à l’arrestation des deux camions il y’a deux jours. La complicité des populations locales sur fond de pauvreté, la délivrance des permis de coupe de complaisance, la corruption des forestiers, le mal est profond et gangrène la région. Il détruit les dernières réserves de forêts et précarise le proche avenir. Les forêts sont en voie de disparition, la biosphère étouffe. Demain la mort !

Webnews

Ndour à Mbour

You à Saly

4493323-6744309.jpg

La visite de Youssou Ndour ministre du tourisme et de la culture à Mbour et à Saly n’a pas fait que des heureux. Certaines voix se sont soulevées pour dénoncer le mimétisme des différents ministres du tourisme qui se sont succédé depuis l’alternance.

Certains professionnels ne se retrouvent pas dans la visite de Youssou Ndour à Saly et à Mbour, une visite considérée comme de l’homochromie

« On dépense beaucoup d’argent pour les visites de ministres. Et cet argent pouvait nous servir à quelque chose de plus bénéfique pour le secteur. De 2000 à nos jours on a enregistré 7 ou 8 ministres, qui ont effectué les mêmes visites et aujourd’hui toutes les conclusions de ces visites dorment encore dans les tiroirs du ministère, » a relevé Doudou Ndiaye Kopa directeur de l’Office communal de Tourisme de Mbour. Pour Mr Ndiaye, il faudrait ressortir ces conclusions et commencer à travailler. Selon Kopa, il est grand temps de s’arrêter et d’impliquer tous les acteurs du tourisme dans la réflexion, pour sortir le secteur de cette situation moribonde. Kopa Ndiaye croit que jusqu’à présent, le Sénégal n’organise que des voyages. Car malgré les fonds engrangés par le tourisme, estimés à 350 milliards de manne financière par an versés à l’état, les populations n’y trouvent leurs comptes. « Quand tu sors d’une station balnéaire, tu sens la pauvreté. Donc, il faut habiller cette forme de tourisme, » propose t-il.

D’après le directeur de l’Office du tourisme, pour développer le tourisme, il faut innover et avoir des initiatives, et cesser l’homochromie. « il faut penser à trouver une politique du tourisme adaptée à nos réalités. Le Sénégal est un pays de culture et de rythme, donc de tourisme. On, peut développer l’écotourisme, le tourisme religieux, le tourisme culturel, le tourisme des jeunes, et revivifier la formule de TRI tourisme rural intégré lancé en 1970 en Casamance. Toutes ces formes de tourisme participent au développement de la localité, » déclare Mr Ndiaye.

Doudou Ndiaye Kopa pense que la saisonnalité est le grand mal du tourisme sénégalais. « Pourquoi une basse saison au Sénégal, s’interroge t-il. Alors que notre pays regorge de bons créneaux porteurs. Si on arrive à enrayer la saisonnalité les 350 milliards seront multipliés par 3. La destination est bien prisée mais on ne travaille pas, » soutient-il, avant de préciser les raisons d’un tel choix, « Nous tablons sur 2 saisons parce que la France est le plus grand client du Sénégal. Or à partir du mois de Mai, il fait très beau en France ; c’est l’été et les français ne voyagent pas. »

les artisans estiment, quant à eux, que ce n’est pas normal que des produits extra réservés aux nationaux soient vendus par des étrangers. « Je l’ai dit depuis 1980, que je ne suis pas d’accord qu’un étranger vende un objet d’art, des cacahuètes, ou des cures dents, » dénonce Kopa qui leur emboite le pas. Tout ce qui appartient aux sénégalais se trouvent dans les boutiques ouvertes à l’intérieur des réceptifs hôteliers. Et les centres commerciaux, les villages artisanaux ne servent plus à rien. Lorsque les touristes arrivent, selon les acteurs, on leur dit dans les réunions d’information de ne pas sortir de l’hôtel, n’ayez pas de contact avec les sénégalais. « Or pour mettre en place un tourisme de développement, il faut y associer ces sénégalais qui jouent les grands rôles dans ce tourisme, avec le sourire, l’hospitalité, le soleil et la sécurité, » indique Kopa.a

Les pensionnaires du village artisanal de Saly se sont plaints du fait que le ministre ne leur a pas adressé la parole lors de son passage au village.

Voilà ce qu'on peut lire sous la plume de MK-Petitecote.net.

Autre traitement de cette visite de You à Saly par Charles Malick SARR:

En se rendant vendredi dernier à Saly-Portudal, le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a annoncé, des mesures allant dans le sens de développer le secteur touristique, à travers notamment son assainissement et le maintien de la taxe sur le tourisme à 10 %. 

Le tourisme se meurt sur la Petite Côte, plus spécialement dans la station balnéaire de Saly-Portudal. En visite de contact, vendredi dernier, avec les acteurs de la Petite Côte, le ministre de la Culture et du Tourisme a pu rencontrer les hôteliers qui lui ont fait part de leurs préoccupations et de leur souhait de voir la destination Sénégal redevenir plus attractive. Selon Pathé Dia, gérant d’un hôtel de la place, le taux élevé des taxes sur la destination Sénégal a fait qu’aujourd’hui beaucoup de touristes préfèrent aller dans des pays comme le Maroc ou la Tunisie au détriment du Sénégal. D’ailleurs, après sa visite des lieux et de sa rencontre avec les acteurs du secteur, Youssou Ndour annonce que de grandes décisions seront prises pour une véritable promotion de la destination. Mais aussi, pour arriver à un tourisme durable et profitable aux Sénégalais et à l'économie nationale. «Nous sommes en train d'examiner les voies et moyens pouvant nous permettre de réduire la cherté de la destination, afin d'inciter une forte fréquentation de la destination. La Tva sur le tourisme est restée à 10 % jusqu'à nouvelle ordre», a fait savoir Youssou Ndour. Non sans ajouter : «Nous prendrons des mesures d'accompagnement sur lesquelles je ne peux pas m'avancer ici».

Abordant le problème des auberges qui font la concurrence aux hôtels, le ministre de la Culture et du Tourisme souligne qu’une identification d’envergure nationale sera faite. Car selon lui, il faut protéger les investisseurs, «parce qu'il est inadmissible que des gens investissent des milliards, en payant également toutes les taxes et qu'ils soient concurrencés déloyalement par des gens qui construisent des résidences et autres structures para hôtelières sans pour autant payer des taxes». A en croire Youssou Ndour, pour ce qui est de la destination Sénégal, les clignotants sont au vert. Il en veut pour preuve, les élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées sans heurts, faisant ainsi du Sénégal un pays stable. «Nous devons profiter de la stabilité de notre pays pour promouvoir la destination», plaide-t-il.

Le déminage en Casamance

Le déminage en Casamance confronté au ralentissement

Download.aspx.jpg

Le retrait des mines terrestres dans les villages, les fermes et les plantations de Casamance, au sud du Sénégal, est un processus qui a gagné en rapidité au prix de plusieurs années d’efforts. Pourtant, les équipes de déminage vont peut-être devoir se retirer, empêchant le pays d’atteindre l’objectif de la Convention d’Ottawa qui prévoit la neutralisation de toutes les mines antipersonnelles d’ici 2016.

Les opérations de déminage ont progressivement commencé en 2008 et leur rythme s’est accéléré depuis. Seize villages ont été dépollués, permettant aux habitants de revenir y vivre. Mi-juin 2012, six autres villages ont été déclarés déminés et prêts à être repeuplés.

Cependant, des centaines de villages et des milliers d’hectares de terres agricoles sont toujours truffés de mines. Jean-François Lepetit, chef de mission en Casamance pour l’organisation non gouvernementale (ONG) Handicap International (HI), estime qu’au moins 90 pour cent des terrains minés reste à être dépollué, la plupart au nord de la Casamance, le long de la frontière avec la Gambie.

HI soutient le Centre national d’action antimines du Sénégal (CNAMS) dans les trois régions de Casamance : Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. HI est responsable du déminage, tandis que le CNAMS supervise et coordonne les activités liées à ce fléau : la sensibilisation aux risques posés par les mines, l’aide aux victimes et le plaidoyer pour l’abandon du recours aux mines antipersonnel.

Si le CNAMS continue son rôle de supervision, un nouveau partenaire - une société privée sud-africaine - va désormais prendre en charge le déminage, conformément aux termes du contrat initial entre HI et ses bailleurs de fonds prévoyant deux sociétés distinctes pour mener les opérations. Le personnel de HI redoute un ralentissement du déminage au cours de l’année prochaine car la nouvelle société devra, d’une part, recruter et former des démineurs, et d’autre part, apprendre à connaître le terrain et le contexte politique.

Des mines sont encore posées à Sindian, à 100 km au nord de la capitale, Ziguinchor, où les combats continuent entre les rebelles du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) et l’armée sénégalaise. Il reste des mines dans plusieurs parties du sud, à la frontière avec la Guinée-Bissau, a dit M. Lepetit. Une étude de 2006, financée par le gouvernement canadien, a signalé la présence de mines dans la région de Kolda, au sud, mais le déminage n’a même pas encore commencé là-bas, a constaté Anne-Sophie Trujillo, directrice des programmes HI au Sénégal.

Début juillet 2012, selon l’armée sénégalaise, il y aurait eu plusieurs rebelles du MFDC tués et deux militaires sénégalais blessés lors d’une échauffourée entre les forces sénégalaises, près du village d’Emaye, à 40 km à l’ouest de Ziguinchor.

Du déminage manuel au déminage mécanique

Le déminage requiert une phase d’apprentissage et d’adaptation rapide car chaque contexte est très différent. Fort des opérations de déminage effectuées dans de nombreux pays comme la Bosnie, le Tchad, le Mozambique et maintenant, la Libye, HI a indiqué qu’il fallait deux ans pour former des équipes locales – la formation des chefs d’équipe requiert 18 mois d’entraînement intensif - et pour bien connaître le terrain.

En 2010, l’organisation a découvert que leurs détecteurs de métaux portatifs n’étaient pas en mesure de détecter un nouveau type de mine, de fabrication belge, utilisé dans au moins cinq villes. Cette découverte a douloureusement ralenti le déminage manuel – un processus ‘méticuleusement long’ a déclaré Mme Trujillo. En 2011, un ‘char de déminage’ de 440 000 dollars a été acheté. Il peut couvrir 200 fois plus de surface qu’un homme par jour, ne nécessite pas une trop longue préparation du sol et assure la sécurité de l’opérateur. « Maintenant, si vous considérez le rapport coût-efficacité, c’est vraiment rentable » a déclaré Mme Trujillo. « C’est le pire moment pour nous de partir [de Casamance] ».

Le Sénégal est signataire de la Convention d’Ottawa – la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction. Le pays a obtenu une extension de délai et a jusqu’à 2016 pour éradiquer les mines terrestres. Il a reçu pour cela des fonds supplémentaires de la part de l’Union européenne (UE) et d’autres organismes donateurs.

Dominique Dellicour, chef de la délégation de l’UE au Sénégal, paraissait optimiste concernant le respect du délai de 2016, tout en continuant d’insister auprès du gouvernement afin qu’il avance des fonds à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du village en juin, à laquelle le ministre des Affaires étrangères sénégalais, Alioune Badara Cissé, et le directeur du CNAMS, Papa Oumar Ndiaye, étaient également présents. Ce dernier a qualifié la cérémonie d’‘événement majeur’ dans les opérations de lutte contre les mines.

Cependant, Mme Trujillo n’est pas convaincue. « Avec l’action d’une seule équipe à la fois, le déminage ne sera pas terminé d’ici 2016 » a-t-elle déclaré à IRIN. Le directeur du CNAMS, le gouvernement sénégalais, les ONG œuvrant pour la paix - à l’image de SOS Casamance - et de nombreux habitants veulent tous que HI reste, mais « personne ne parvient à trouver les fonds nécessaires », a dit M. Lepetit.

HI poursuivra ses efforts de réhabilitation des terres et des villages même si l’organisation n’est plus chargée du déminage. « Nous avons un devoir envers le peuple de Casamance […] Nous avons gagné leur confiance dans cette région marquée par l’instabilité » a déclaré Mme Trujillo. Elle a affirmé que HI continuerait d’œuvrer pour la paix et le développement de la région en offrant un soutien psychosocial aux personnes ayant survécu à l’explosion d’une mine et aux villageois ; en apportant de l’eau et des services sanitaires dans les écoles et les villages ; en proposant une sensibilisation aux risques posés par les mines dans les écoles ; et en aidant les femmes victimes de violence conjugale.

Dans un accord de paix de 2004, les parties en conflit s’étaient engagées à ne plus utiliser de mines mais n’ont pas appliqué ce principe. Les rebelles du MFDC ont largement soutenu le déminage dans les zones autres que celles où ils étaient basés (principalement au nord).

« Une nouvelle vie commence »

Ibrahima Diédhiou, président de la communauté rurale d’Adéane, l’un des nouveaux villages nettoyés, à l’est de Ziguinchor, peut enfin retourner travailler dans les champs et ses enfants pourront de nouveau aller à l’école. « Ici, nous sommes dans une école et la zone déminée est située à quelques mètres seulement, l’accès était interdit depuis des années… Cela signifie tellement pour nous ».

Fatou Diamé, une mère de famille vivant à Gonoumé a déclaré à IRIN : « Pendant des années, nous n’osions pas aller ramasser du bois mort ou cueillir des fruits. Chaque année, des tonnes de fruits pourrissaient dans la brousse tandis que nous vivons dans la pauvreté la plus abjecte. C’est vraiment une nouvelle vie qui commence pour nous ».

La présence de mines a fortement ralenti le développement socio-économique de la région, limitant l’accès aux terres agricoles et aux cultures de cajou. Elle est responsable de la diminution du commerce avec les pays voisins, a déclaré le ministre des Affaires étrangères, M. Cissé, dans un discours lors de la cérémonie de juin. « Les mines antipersonnel sont des armes qui tuent arbitrairement et qui causent des traumatismes permanents chez les personnes physiquement exposées à ce danger au quotidien » a-t-il dit.

Les mines ont d’abord été posées par les rebelles du MFDC et l’armée sénégalaise en 1990, dans le contexte d’un conflit armé vieux de 30 ans qui a transformé certaines régions du sud du Sénégal en véritable poudrière. Depuis, les mines ont tué plus de 800 civils et militaires en Casamance et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de personnes.

Irin

14/07/2012

Les anciens vassaux de Wade se remettent en selle

La présidence de l'Assemblée nationale provoque des remous au sein de la mouvance présidentielle

1646526_3_a83d_affiche-du-candidat-moustapha-niasse_08c18208af8645703b9d9e829d2752ea.jpg

La décision du président Macky Sall de réserver le perchoir de l'Assemblée nationale à Moustapha Niasse, figure politique emblématique du Sénégal de ces dernières décennies suscite des remous au sein de la mouvance présidentielle.

Allié de taille de Macky Sall, lors du second tour de la présidentielle de mars dernier, M. Niasse, ancien Premier ministre du président Wade au début de l'alternance en 2000, et troisième à la présidentielle de février, a dirigé la liste de la Coalition Benno Bokk Yakaar (mouvance présidentielle) lors des législatives du 1er juillet.

Cette coalition a remporté largement ces élections avec 119 des 150 sièges de l'Assemblée nationale, selon les résultats définitifs proclamés jeudi par le Conseil constitutionnel.

Avant la proclamation des résultats des voix se sont élevées au sein de l'Alliance pour la République (APR, parti de Macky Sall) pour dénoncer le choix porté sur Moustapha Niasse pour la présidence de l'assemblée.

Ainsi, les cadres de l'APR ont déclaré qui ne sont pas disposés à servir la présidence de l'Assemblée nationale à Niasse "sur un plateau d'argent".

Pour leur part, les jeunes et les femmes de l'APR ont annoncé leur soutien à Moustapha Cissé Lô. Membre fondateur de l'APR, M. Lô, ancien député exclu de l'ancien parti au pouvoir à cause de son soutien à Macky Sall alors président de l'Assemblée nationale, a annoncé sa candidature pour le poste de président de l'Assemblée nationale. Il a maintenu sa candidature malgré la prise de position de Macky Sall en faveur de Niasse.

Son limogeage de ses fonctions de ministre-conseiller à la présidence de la République a été annoncé ce vendredi par la Radio futures médias (RFM, privée).

Selon la RFM, son limogeage est due à ses sorties contre Moustapha Niasse.

Le porte-parole de l'APR, Seydou Guèye, a invité les membres de la mouvance présidentielle à plus de solidarité dans la gestion du pouvoir.

L'installation de la douzième législature est prévue la semaine prochaine.

AfriqueInfo

Youtube Sénégal est lancé!

LANCEMENT DE YOUTUBE SENEGAL PAR GOOGLE 

Youssou Ndour annonce des mesures contre la piraterie

4511570-6768848.jpg

Youtube Sénégal a été lancé, hier, par Google. Une nouveauté pour promouvoir l’expression artistique locale et permettre aux artistes de vivre de

leur art. Et peut être aussi une solution de baisse du niveau de la piraterie, selon le ministre de la Culture et du Tourisme Youssou Ndour qui a dévoilé un pan de son plan pour contrecarrer une bonne fois pour toute la piraterie au Sénégal.

C’est devant le ministre de la Culture et du Tourisme, plusieurs artistes sénégalais que Youtube Sénégal a été lancé, hier, par Google au restaurant Alkimia. «Lorsque les Sénégalais vont sur Google, ils ne tombent pas sur des artistes et créateurs sénégalais, mais plutôt sur ceux américains et autres. C’est pour cela que Youtube Sénégal a été créé», explique Tidiane Dème Directeur de Google Afrique francophone. Selon lui, cette application sera une occasion pour les créateurs sénégalais d’être vus par des internautes à travers le monde entier, une manière de promouvoir l’expression artistique locale. Youssou Ndour qui a procédé au lancement officiel de cette nouveauté a affirmé que cela pouvait être un début de solution pour stopper la piraterie au Sénégal, surtout avec le thème retenu : «Jeunes artistes, producteurs, créateurs, votre avenir est en ligne».«Les créateurs sénégalais ne parviennent plus à vendre leurs oeuvres. Ce projet permettra aux artistes, lorsqu’ils qui sont regardés un million de fois de gagner de l’argent. Car c’est monétisé. C’est donc tant d’argent pour l’artiste, le créateur et ses droits. C’est une grande opportunité et cela va redynamiser la création. Parce que les artistes étaient découragés à cause du piratage, un problème que nous sommes en train de prendre en charge, d’examiner pour le régler», affirme le ministre. Le ministre de poursuivre en disant que ses prédécesseurs n’ont pas pu régler le problème du piratage parce que qu’ils «ne connaissaient rien à la musique. Moi, c’est mon domaine, je m’y connais et j’ai un plan pour cela, comme créer une grosse usine de production de Cd au Sénégal et d’autres choses». En outre le ministre de la Culture et Tourisme a invité les artistes à créer et à passer sur Youtube Sénégal. «Nous ne devons pas manquer cette rencontre dans un contexte économique difficile. Surtout que, face au piratage, youtube peut être une solution. On doit tout faire afin que l’artiste ait sa part, comme cela la piraterie cessera. Ce sera comme si l’artiste renaissait», dit Youssou Ndour.

Oumou Sidya DRAME

12/07/2012

Allo! Nandadef!?!

Allo le Sénégal!?!

africa-july-21-048.jpg

Je vais tenter de vous raconter l’histoire d’amour entre les sénégalais et leur(S) téléphone(S) portable(S), union déclarée par le lien des ondes. Ici, on change de numéro comme de chemise alors pourquoi se contenter d’un seul numéro et d’un seul téléphone? Soyons fou, un numéro pour chéri(e) n°1, un numéro pour chéri(e) n°2 (“saï saï boumak” = gros coquin), un numéro pour le boulot, un numéro parce que les SMS sont moins chers avec cet opérateur, un autre parce que les appels sont moins chers de telle heure à telle heure ou encore un dernier parce que cet opérateur fait des promos plus souvent…

Acquérir un nouveau numéro, c’est comme acheter une baguette, on trouve des cartes SIM à chaque coin de rue pour 1000F/1,50€. Perdre un numéro est tout aussi facile d’ailleurs… Le paiement mensuel type “forfait” n’est pas courant, en effet, plus de 99% des sénégalais sont en prépayé. Du coup, pour gérer tout ces numéros, il faut bien plusieurs téléphones! Il n’est pas rare de voir un sénégalais avec deux ou trois appareils dans les poches. Les plus aisés sont plutôt smartphone mais la grande majorité possèdent des mobiles bon marché à 15-20€ avec une lampe torche (LA fonction indispensable) et la radio pour écouter du mbalax (musique populaire sénégalaise, prononcez mbalarr) ou encore Nostalgie (oui, cette station existe ici aussi). Il est également très courant de voir des téléphones pouvant accueillir deux cartes SIM.

En panne de crédit? Il suffit de marcher 30 secondes dans la rue pour croiser un vendeur de carte de recharge. Les jours de promo, impossible de rater les “promosssssions” lancés par ces vendeurs. D’ailleurs, ces vendeurs, pour qui vendre des cartes est plutôt un job de survie, “pullulent” dans les rues de Dakar. Ils ne touchent environ que 10% des ventes et sont une manne pour les opérateurs en leur “offrant” un réseau de distribution dense et visible.

A 5000F/7,50€ de l’heure environ, le mobile représente un gros budget pour beaucoup. Même en brousse, beaucoup de personnes sont maintenant “connectées” aux ondes et si l’argent vient à manquer pour recharger, les opérateurs ont pensé à tout, évidemment… Le transfert de crédit d’un numéro à l’autre fonctionne très bien et on peut même demander à “l’oncle qui réussi sa vie en France” d’envoyer du crédit ou de l’argent par internet directement sur le mobile du demandeur, magique (?).

Les dernières études montrent que le taux de pénétration du mobile au Sénégal ne fait que croître au fil des années et on ne s’étonne presque plus de trouver du réseau perdu au fin fond de la brousse. En ville, les antennes réseau camouflées en forme de palmier sont presque aussi vrais que nature. Le marché du mobile en Afrique a déjà connu son boom mais continue de gonfler. C’est maintenant au tour de l’internet mobile de se démocratiser et tout le monde y trouve son compte. Preuve en est, Orange en collaboration avec Facebook vient de rendre accessible le célèbre réseau social via un mobile basique (même un Nokia 3210, si si). Ce n’est maintenant plus une surprise si je vous dis que les sénégalais sont devenus accro à leur(s) mobile(s) et qu’Orange produit 10% des recettes de l’état sénégalais…!

Charles-Henry Thoquenne

Islamistes au Sénégal

Implantation de réseaux islamistes au Sénégal : Des salafistes prennent base à Pikine

4492387-6743018.jpg

La menace terroriste devient de plus en plus réelle au Sénégal. En plus de celle qui semble venir du Mali avec les islamistes d’Ansar Dine, on nous apprend l’implantation d’une branche salafiste à Pikine. D’ailleurs, le groupe des salafistes qui cherche un représentant au Sénégal a eu un écho favorable chez un imam d’une mosquée à Pikine.

La menace terroriste se précise de jour en jour au Sénégal. Selon des informations obtenues d’une source policière, le Groupe des salafistes pour la prédication et le combat devenu Al-Qaïda au Magh­­reb islamique (Aqmi) est sur le point d’implanter une branche, sous le couvert d’un centre islamique, à Dakar, plus précisément à Pikine.

D’après notre informateur, les salafistes ont réussi à trouver un écho favorable pour leur implantation et la propagande de leur doctrine en la personne d’un docteur en théologie et Imam d’une mosquée à Pikine. Et c’est cette mosquée même qui semble être leur lieu de prédilection, étant entendu qu’ils conseillent à leurs frères et sœurs qui cherchent contact au Sénégal de se référer à ce théologien. Cepen­dant, ce dernier ne serait pas le seul à agir. Car, il existe également un Gambien connu des services secrets français et qui a appartenu au Groupe Islamiste algérien (Gia). Il  a même fait l’objet d’une mesure d’expulsion du territoire français. Cette personne aussi a «trouvé refuge à Dakar, dans une librairie islamique de la place».

Seulement, la base de cette organisation en Afrique de l’Ouest se trouve actuellement en Gambie, précisément à Serrekunda, la seconde ville du pays. «Selon les services de renseignement français, leur implantation et leur densification ne font plus aucun doute. Ils disposent dans ce pays limitrophe (Gam­bie) d’une bonne organisation et ont étendu leurs tentacules dans notre pays», nous dit notre interlocuteur.

En fait, la cellule gambienne dé­nom­mée Daarul Athaar a un mo­de opératoire très discret et efficace. Elle se cache toujours derrière des œuvres de charité et profite de l’occasion pour donner des adresses et numéros de comptes bancaires. «Daarul Athaar s’active dangereusement pour la propagation de la doctrine salafiste, organisant des cours coraniques itinérants et des conférences. Un des objectifs ma­jeurs est notamment d’implanter un centre islamique au Séné­gal», précise la source qui semble être convaincue que la menace est plus que jamais réelle.

Babacar WILLANE

Le lac rose

Un lac naturellement rose au Sénégal

437.jpg

À quelques encablures de la mer, ce lac est un trésor pour la biodiversité

Peu connu du grand public, le lac Retba (Sénégal) fait partie des curiosités offertes par Dame Nature.

Plus connu sous le nom de lac Rose, il se démarque par sa teinte atypique et peut « virer » du rose au mauve suivant la course du soleil.

Situé à trente-cinq kilomètres au nord-est de Dakar, sur le bord de la Grande Côte, il tient sa couleur d’une forte teneur en sel et d’un écosystème étrange. En son sein pousse en effet une micro-algue halophile verte, la Dunaliella salina, qui par vent sec produit un pigment rouge lui permettant de résister à la concentration dudit sel. Cette algue est par ailleurs reconnue pour ses capacités antioxydantes qui justifient sa présence dans les produits cosmétiques et les compléments alimentaires.

La pollution n'a pas encore eu raison du lac Rose, mais son exploitation intensive pourrait bien le faire disparaître.

Une biodiversité singulière au service de l’économie locale

D’une superficie d’environ 3 kilomètres carrés, le lac se décompose en quatre « sections » adjacentes nommées Khaar Yaal, Khoss, Virage et Daradji. Son impressionnante concentration de sel (380 grammes par litre) a aussi entraîné une exploitation intense depuis les années 1970. On précisera pour la petite histoire qu’afin de ne pas subir les affres de l’eau salée, les exploitants se recouvrent le corps de beurre de karité avant de se plonger dans l’eau rose pour casser les blocs de sel entier qui tapissent le fond du lac.

Celui-ci fait vivre à lui seul près de 2 000 personnes, mais reste menacé par une exploitation du sel toujours plus forte. Si la pollution ne l’a jusqu’ici pas affecté, il mérite tout de même une attention particulière des autorités nationales et des ONG de protection de l’environnement. Son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO, sept ans après le dépôt d’un dossier en ce sens, augurerait en tout cas d’un avenir moins incertain.

Guillaume Pagès

Le Sénégal aux JO

PARTICIPATION DU SENEGAL AUX JEUX OLYMPIQUES DE 2012

L’etat débloque 400 millions pour faire exceller les athlètes

business-jeux-olympiques-2012.jpg

Le budget de la participation du Sénégal aux Jo 2012 est de 400 millions Cfa. Ce montant est dégagé pour créer des conditions de performance.

Les 31 athlètes sénégalais qualifiés pour les Jeux olympiques de «Londres 2012» (26 juillet- 12 août) seront dans d’excellentes conditions de performance. L’assurance a été donnée par le ministre des Sports, El hadji Malick Gakou. En visite de chantier des stades Massène Sène de Fatick et Caroline Faye de Mbour, hier, le ministre a annoncé un budget de 400 millions débloqué pour permettre aux ambassadeurs de relever le défi de la participation. «L'Etat ne va ménager aucun effort. Toutes les mesures ont été prises pour une bonne participation de nos ‘Lions’. Et mieux, de faire bonne figure pour ne pas décevoir les attentes. Les conditions de participation sont primordiales. D'ailleurs, je félicite le Cnoss pour son appui pour «les frais d'organisation et de participation», déclare-t-il, avant de révéler que «cette somme de 400 millions allouée, à cet effet, sera donnée aux bénéficiaires, la semaine prochaine». Selon le chef du département des Sports, «c’est une subvention de l'Etat à hauteur de 600 millions pour les athlètes aux Jeux olympiques». Sans manquer de rappeler que les athlètes recevront leur appui, au moment de la remise du drapeau national à la délégation aux Jo 2012. En plus des 18 footballeurs, le Sénégal sera présent aux tournois d’athlétisme (Ndèye Fatou Soumah, Amy Mbacké Thiam, Amy Sène, Ndiss Kaba Badji, Mamadou Kassé Hanne, Moussa Dembélé, de lutte (Malal Ndiaye, Isabelle Sambou), de judo (Hortance Diédhiou), d’escrime (Alexandre Bouzaid), de taekwondo (Bineta Diédhiou), de natation (Malick Fall, Marème Faye) et de canoë kayak (Ndiatte Guèye). Interpellé sur la double confrontation entre les «Lions» et les «Eléphants» de Côte d’Ivoire, au dernier tour des éliminatoires de la Can 2013 de football, le ministre appelle à une mobilisation autour de l’équipe. «Nous sommes irrésistibles, quand nous sommes unis. Le plus important, à cette heure, c’est la qualification du Sénégal. Alors, l'heure des calculs et des rivalités est révolue. Il

faut une synergie des forces. Nous avons la pleine confiance de nos responsables. Seulement tous les fédéraux sont invités à cette réflexion», lance-t-il. En outre, il s’est prononcé sur la violence dans les stades, à l’occasion des manifestations de football : «Des mesures énergiques vont être prises pour contrer ce fléau, car nous avons pris la résolution de ne ménager aucun effort pour faire zéro cas de violence. Il est temps de jeter les bases d'un dialogue fructueux pour réconcilier la famille du football». Concernant la lutte, dont la saison tire à sa fin, c’est l’arène nationale qui reste la préoccupation majeure. A ce sujet, il informe que «le financement et l'emplacement sont trouvés et le président de la République va annoncer tout cela, après le Conseil des ministres».

Coumba KA

10/07/2012

A vos agendas Ciné!

Un film à voir en 2013

IMG_3325.jpg

"bonjour, une petite info que nous cherchons à relayer. ce film a été tourné en grande partie à Toubacouta et raconte une histoire d'amitié entre 2 français et un chauffeur de taxi sénégalais, sur le ton de l'humour et la tendresse... Depuis quelque temps nous vous annoncions qu’un nouveau film partant d’Espigoule était en préparation. Ce week-end à l’occasion du 4ème festival d’Espigoule la bande annonce du prochain film de Christian Philibert a été diffusée en avant première au public. Retrouvez dès maintenant cette bande annonce sur internet et faite la circuler le plus largement possible. Le film sortira sur les écrans en 2013, mais d’ici là il faut nous aider à communiquer le plus largement possible à travers vos réseaux sociaux et amis pour que le film soit correctement distribué en salle.

Extrait: http://youtu.be/qNio7-DK4-0

Site: http://www.espigoule.com

Stop aux inondations!

LUTTE CONTRE LES INONDATIONS DANS LES GRANDES VILLES DU SENEGAL

Le Premier ministre évalue le budget nécessaire à plus de 500 milliards…

090926inondations0151.jpg

Une enveloppe de plus 500 milliards de francs Cfa. C’est ce qu’il faut au gouvernement pour venir à bout des inondations dans les grandes villes du

Sénégal. Le Premier ministre l’a dit, samedi, lors d’une visite dans les zones inondées de la banlieue de Dakar. Abdoul Mbaye a, en outre, annoncé que l’audit du «Plan Jaxaay» est en cours de finalisation.

Dans son ambition de sortir les populations qui vivent sous la hantise des eaux pendant et après l’hivernage, le gouvernement de Macky Sall n’entend pas y aller avec la manière douce. La preuve nous a été donnée, samedi, par le Premier ministre Abdoul Mbaye qui chiffrait à «plus de 500 milliards francs Cfa», le budget global pour la réalisation du plan de lutte contre les inondations. Dans sa déclaration faite, alors qu’il était en compagnie des partenaires et ministères concernés pour, dit-il, «constater de visu (si) le dispositif est prêt à fonctionner et que les instructions qui ont déjà été données sont bien en cours d’exécution ou déjà réalisées», le chef du gouvernement s’est aussi voulu très précis. En effet, profitant de sa descente sur les 14 sites de la banlieue touchés par les inondations, avant-hier, Abdoul Mbaye a précisé que le montant global nécessaire n’a pas été estimé, «mais, ce sont des centaines et des centaines de milliards». Rien que pour «l’ensemble des grandes villes du Sénégal c’est plus que 500 milliards. Nous attendons de nous entendre sur les montants et d’aller à la recherche des financements. Ce sont des plans qui, dans leurs réalisations, peuvent être phasés. On peut décider d’en réaliser une première phase la plus urgente, une seconde ensuite». S’expliquant par ailleurs, sur la stratégie de l’Etat pour éradiquer ou réduire drastiquement les souffrances des populations qui vivent dans les zones inondées, le Premier ministre a juste rappelé qu’«au cours du mois de mai dernier, il a été consacré un Conseil interministériel à la problématique des inondations, pas seulement à Dakar, mais dans les grandes régions aussi. A la suite de ce Conseil interministériel, nous avions mis en place un comité technique qui a eu la charge de finaliser une matrice d’actions permettant de prévenir et d’éviter des inondations graves comme celles que le pays a pu connaître dans le passé». Ce comité technique, se réjouit-il, «a achevé son travail, la matrice a été définitivement établie, les moyens de financements des différentes actions et le partage des responsabilités fixés. Et désormais, le plan de lutte contre les inondations à venir est fin prêt».

Youssoupha MINE

08/07/2012

Les islamistes alarment l'Afrique de l'ouest

Suite à l’arrestation de 10 supposés terroristes au Sénégal, Macky Sall sonne l’alerte

4490306-6740136.jpg

Les troubles dans le nord du Mali contrôlé par les forces islamistes, l’arrestation, mercredi 4 juillet2012, au Nord du Sénégal à Dagana, de dix personnes présumées terroristes dont trois Sénégalais, ont fini d’édifier les plus incrédules. Sur terre, air, mer, la menace terroriste en Afrique, dans la sous-région et au Sénégal est d’autant plus préoccupante que l’Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) suit son évolution au point d’atterrir à Dakar pour mettre en place des dispositifs de ripostes au niveau des aéroports. Au même moment et à partir de la France où il est en visite officielle, le Président Macky Sall sonne l’alerte en mobilisant toutes les forces de sécurité du Sénégal, tout en appelant la Cedeao, l’Union africaine, le Conseil de sécurité des Nations unies, à une « coordination urgente » en matière de sécurité et de défense.

En visite en France depuis hier, vendredi 6 juillet 12, soit le lendemain de l’arrestation de dix personnes dont sept Mauritaniens et trois Sénégalais supposés appartenir à un réseau terroriste, Macky Sall se veut formel. «Aucun pays, en tout cas africain, à lui seul ne peut faire face à la menace terroriste puisque, vous savez, nous avons des frontières poreuses entre pays».

Mieux, les populations étant de part et d’autre de la frontière, «il est extrêmement difficile pour nos pays, sans moyens d’investigations poussées, sans  surveillance satellitaire, sans surveillance aérienne permanente, combinées au contrôle terrestre, d’assurer l’étanchéité de nos frontières», a expliqué le président de la République.

Suffisant pour qu’il en appelle à une coordination des efforts en matière de sécurité et de défense au niveau national, sous régional, régional et international pour endiguer le mal. «Donc il y a urgence à coordonner nos efforts en matière de sécurité et de défense. Mais je pense que dans la coopération, à travers la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Union africaine (Ua) et bien sûr le Conseil de sécurité des Nations Unies que cette question sera résolue».

En attendant, au niveau national, le président de la République a décidé de la coordination des efforts de  l’armée, la gendarmerie, la police. «Et dans ce cadre, je viens de décider avant de venir ici (en France-ndlr) d’une coordination de toutes les forces de sécurité pour un contrôle plus efficace de nos frontières».  La veille de cette sortie de Macky Sall, dix personnes dont sept (7) mauritaniens et trois (3) sénégalais supposés appartenir à un réseau terroriste ont été interpellées, dans la matinée, le 5 juillet à Dagana, par la Gendarmerie.

Selon les premiers éléments de l’enquête, des étudiants et des jeunes religieux composeraient le groupe de personnes en question qui proviendraient de Nouakchott en passant par Rosso avec le dessein d’atterrir à Dakar avant d’être appréhendés.Il ya quelques années déjà, juste avant l’ouverture du Sommet de l’Organisation de la conférence islamique en mars 2008 à Dakar, des éléments supposés appartenir à un mouvement terroriste, après une filature, avaient été interpellés en catimini par les forces de sécurité sénégalaise à Bissau.  

MNLA au Mali, AQMI en Mauritanie : la menace terroriste aux portes du Sénégal

D’ailleurs, le président sénégalais Macky Sall lors de sa première visite en France au lendemain de son élection le 19 avril dernier soulignait déjà que le «péril terroriste» touchait désormais tous les pays d'Afrique de l'Ouest et que «le Sénégal est un pays de la ligne de front». C’était à la suite d'une rencontre à Paris avec l’ancien président Nicolas Sarkozy, quelques jours après le coup d'Etat survenu le 22 mars dernier au Mali et l’occupation du Nord de ce pays par des rebelles touareg, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), des mouvements islamistes et divers groupes criminels occupent la moitié nord du pays.

Ce qui fait dire à Alioune Tine, Président de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho)  que le «danger est à nos portes. Les islamistes du Mouvement de libération de l’Asawad (Mnla) qui occupent le Nord du Mali sont mieux équipées, que l’armée malienne. Cela cumulé à Alquaïda au Maghreb (Aqmi) et ‘’Boko Haram’’ au Nigeria qui se connecte au réseau terroriste international, la menace est réelle et l’Afrique n’a pas les moyens d’y faire face».

C’est pourquoi, à son avis, il faut travailler en connexion tout en regardant la question de sécurité de façon globale, tout en mettant en place un politique de rigueur conte le chômage des jeunes (la pauvreté étant un terreau fertile de recrutement pour les islamistes). Cela suppose également la mise en avant de la vertu (politique) qui ne doit plus être un slogan. Ce qui mettrait fin à l’arrogance d’une minorité de nouveaux riches du système à conseillé le président de la Raddho.

Mamadou Sakhir Ndiaye

07/07/2012

Entrevue Sall-Hollande à Paris

Macky Sall et François Hollande ont discuté à Paris

1341602513.jpg

Le président sénégalais Macky Sall a affirmé qu'aucun pays africain ne pouvait "seul faire face à la menace terroriste", en raison des "frontières poreuses" entre les pays du continent, vendredi à Paris, à l'issue d'un entretien avec François Hollande.

Le président sénégalais Macky Sall a affirmé qu'aucun pays africain ne pouvait "seul faire face à la menace terroriste", en raison des "frontières poreuses" entre les pays du continent, vendredi à Paris, à l'issue d'un entretien avec François Hollande.

"Aucun pays, en tout cas africain, ne peut faire face seul à la menace terroriste puisque nous avons des frontières poreuses", a déclaré Macky Sall à la presse.

Selon lui, "il est extrêmement difficile pour nos pays, sans moyens d'investigation poussés, sans surveillance satellitaire, sans surveillance aérienne permanente combinée au contrôle terrestre, d'assurer l'étancheïté de la frontière". Il y a "urgence" à coordonner les efforts en ce sens dans la région.

Dans un communiqué diffusé peu après aux agences de presse, le président Hollande et son homologue sénégalais ont "rappelé leur ferme condamnation des destructions de patrimoine religieux et culturel survenues à Tombouctou, illustration de la folie destructrice des groupes terroristes occupant le Nord du Mali".

Ils se sont également "félicités que les Nations Unies les aient également dénoncées avec la plus grande fermeté", ajoute le communiqué.

"Comme le Conseil de Sécurité, la France et le Sénégal appellent tous les Etats de la région à coordonner leurs efforts pour lutter contre le terrorisme", indique-t-on de même source.

Par ailleurs, M. Hollande a "félicité" M. Sall pour "le caractère exemplaire de son élection à la présidence de la République, et s'est réjoui du bon déroulement des élections législatives tenues au Sénégal dimanche 1er juillet. Ces deux scrutins confirment la force et l'ancrage de la tradition démocratique du Sénégal", affirme la présidence française.

Le chef de l'Etat a également "confirmé la volonté de la France d'accompagner le Sénégal dans ses efforts de redressement économique, social et financier qui se traduira par le versement de la première tranche d'un prêt d'aide budgétaire d'un montant total de 130 millions d'euros".

AFP

06/07/2012

Les Lions héritent de Koto et de la Côte d'Ivoire

Koto confirmé sélectionneur

Foot-Senegal-Joseph-Koto-confirme-au-poste-de-selectionneur_reference.jpg

Le Sénégalais Joseph Koto a été confirmé au poste de sélectionneur de l'équipe nationale du Sénégal, dont il assurait l'intérim depuis la décision du Français Pierre Lechantre d'y renoncer peu après sa nomination, a annoncé mercredi la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Les dirigeants fédéraux ont décidé "de confirmer M. Joseph Koto au poste de sélectionneur national" lors d'une réunion tenue le 15 juin, et il "est nommé à partir de ce jour sélectionneur de l'équipe nationale du Sénégal avec comme adjoint Karim Séga Diouf", a affirmé la FSF dans un communiqué reçu par l'AFP.

Selon elle, "le choix de continuer avec Joseph Koto obéit à la qualité de son CV au niveau des entraîneurs sénégalais. Il a eu à faire les meilleurs résultats ces cinq dernières années sur l'échiquier africain et il a également su donner un nouvel élan à l'équipe nationale lors de la période d’intérim avec, à la clef, une position favorable dans les éliminatoires en cours de la Coupe du monde" de 2014. "Quant à Karim Diouf, outre son expérience au long cours du haut niveau national et international, il vient de qualifier avec brio le football sénégalais à ses premiers jeux Olympiques" (JO), a ajouté la FSF.

M. Diouf devrait quitter ses fonctions de membre du staff de l'équipe nationale olympique aux JO prévus à Londres (27 juillet-12 août), d'après la Fédération. Aucune indication n'a été fournie sur leur contrat, notamment la durée et la rémunération. Le Français Pierre Lechantre, qui était alors en fin contrat avec le club qatari d'Al Arabi, avait été nommé sélectionneur de l'équipe nationale du Sénégal fin avril, au terme d'un long feuilleton né du licenciement du Sénégalais Amara Traoré après une calamiteuse Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2012. Puis en mai, la FSF a annoncé que M. Lechantre avait renoncé à son poste et avait confié l'intérim de la sélection nationale à Joseph Koto, appuyé par le staff de l'équipe olympique.

D'après des sources au sein de l'instance sportive, le Français a renoncé à entraîner les "Lions" (surnom de l'équipe nationale) pour "manque de garanties", après avoir été choisi parmi une soixantaine de candidats dont son compatriote Bruno Metsu. Les instances de la FSF et le technicien français s'étaient entendus pour une rémunération mensuelle à hauteur de 13 millions de FCFA (près de 20.000 euros), mais aucun accord n'a été trouvé sur une avance réclamée par le coach français, selon les mêmes sources. 

D'autre part, le Sénégal rencontrera la Côte d'Ivoire dans le cadre de la dernière phase des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2013, à l'issue du tirage au sort, qui a eu lieu jeudi en Afrique du Sud.

On attendait de voir le Sénégal, mis dans le pot 2 dans le classement de la Confédération africaine de football (CAF), tomber sur une des meilleures équipes du continent.

Finalement, ce sera les Éléphants de la Côte d’Ivoire, finaliste de la dernière édition de la CAN et meilleure équipe africaine du classement de la FIFA.

Le match aller est programmé entre les 7, 8 ou 9 septembre à Abidjan. Le retour est prévu les 12, 13 ou 14 octobre à Dakar.

Voici les résultats du tirage au sort de la CAN 2013 : Mali-Botswana ; Angola- Zimbabwe ; Ghana-Malawi ; Nigeria-Liberia ; Zambie-Ouganda ; Cameroun - Cap-Vert ; Maroc-Mozambique (match retour au Maroc) ; Tunisie-Sierra Leone (match retour à Tunis) ; Guinée-Niger ; Soudan-Éthiopie ; Algérie-Libye (match retour à Alger) ; Côte d'Ivoire-Sénégal ; Guinée Équatoriale-République démocratique Congo (RDC) ; Gabon-Togo ; République Centrafricaine

Eurosport

Wade junior à nouveau entendu

Nouvelle audition de Karim Wade, fils et ex-ministre d'Abdoulaye Wade

dyn002_original_500_361_jpeg_2520752_a1afffa713461f42219321f08ae5a7b3.2.jpg

Karim Wade, le fils et ancien ministre de l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, a été une nouvelle fois entendu jeudi par la gendarmerie sur sa gestion passée dans le cadre d'audits lancés par le nouveau chef de l'Etat Macky Sall, a-t-on appris de sources concordantes.

Karim Wade "est rentré chez lui" au bout de deux heures passées à la section Recherches de la gendarmerie de Colobane, un quartier populaire de Dakar, a déclaré à l'AFP un de ses collaborateurs, confirmant des informations de la presse locale.

Il avait déjà été entendu mardi sur sa gestion et son patrimoine.

Le fils du président Abdoulaye Wade, battu en mars par Macky Sall après douze ans de pouvoir, avait été très critiqué pour sa "mauvaise gestion" des deniers publics.

Son ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l'Energie, doté de gros budgets et de multiples tentacules, lui avait valu d'être surnommé au Sénégal "super ministre" ou "ministre du ciel et de la terre".

Ex-conseiller de son père, il a également occupé plusieurs fonctions dont celle de responsable de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (Anoci), chargée de grands travaux dont la construction d'hôtels, de routes et échangeurs, pour le sommet de l'OCI organisé en mars 2008 à Dakar.

Un de ses principaux collaborateurs à l'Anoci, l'ex-ministre Abdoulaye Baldé, a également été entendu par la gendarmerie mercredi.

"J'ai été interrogé sur mon patrimoine. C'est normal qu'après avoir géré des fonds publics, on rende compte. Je reste à la disposition de la justice", a déclaré à la presse M. Baldé, ex-directeur exécutif de l'Anoci, une structure qui avait été dissoute après le sommet de 2008.

Nommé secrétaire général de la présidence après l'arrivée au pouvoir d'Abdoulaye Wade en 2000, M. Baldé avait ensuite dirigé différents départements ministériels dont les Forces armées et l'Intérieur.

Plusieurs personnalités de l'ex-régime ont été récemment auditionnées par la gendarmerie ou la justice sur leur gestion passée et leur patrimoine.

Au moins trois anciens responsables de sociétés publiques sont actuellement détenus dans le cadre de ces enquêtes.

AFP

05/07/2012

Les écoles de football de Saly subventionnées

Les écoles de football de Saly subventionnées.

groupe.jpg

Les quatre écoles de football de la commune de Saly-Portudal ont reçu hier une subvention de deux millions de francs .Le chèque a été remis au coordinateur de ces structures par le premier adjoint au maire Babacar Guèye et  au président de la commission Jeunesse-Sport Mbagnick Ndiaye.Le premier adjoint au maire de la commune de Saly considère le travail des écoles de football comme un pas déterminant dans le cadre du développement du sport à la base et particulièrement le ballon rond. A l’en croire, la commune va au delà de la contribution financière versée pour le renforcement du matériel didactique .Les pensionnaires des écoles de football de Saly allient sports et études. Les meilleurs élèves qui se sont distingués font l’objet d’une attention particulière. Ils vont être primés et recevoir des récompenses.

Sur un autre registre, dans la lutte contre les noyades et les dérives comportementales, le chargé de la commission Jeunesse et Sports de la commune comptent prochainement accompagner les sapeurs pompiers et les forces de sécurité à faire les interdictions des baignades au niveau des plages dangereuses.

Samba Niébé BA 

Macky Sall a encore gagné

Législatives au Sénégal: 119 députés sur 150 pour la coalition présidentielle

photo_1341425657749-2-0.jpg

La coalition de partis qui soutenait le président sénégalais Macky Sall a largement remporté les élections législatives de dimanche en obtenant 119 des 150 sièges de députés à l'Assemblée nationale, selon les résultats officiels publiés mercredi.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l'ex-président Abdoulaye Wade, qui dominait l'Assemblée sortante, arrive très loin derrière avec 12 députés, suivi d'une coalition de dissidents du PDS qui obtient 4 députés.

De petits partis se partagent les 15 sièges restants, dont 9 reviennent à des listes dirigées par des chefs religieux dans un pays laïc et musulman à 95%.

Le taux de participation (36,6%) est nettement en baisse par rapport au second tour de l'élection présidentielle du 25 mars (55%) mais légèrement plus élevé que celui des dernières législatives de 2007 (34,7%).

Grâce à une loi sur la parité entrée en vigeur en 2010 et appliquée pour la première fois à des législatives, le nombre de femmes passe pratiquement du simple au double, de 33 dans l'Assemblée sortante, à 64 dans la nouvelle.

Les résultats définitifs ne seront prononcés par le Conseil constitutionnel qu'une fois examinés les recours déposés par l'opposition, dont ceux du PDS.

Vingt-quatre listes de partis et coalitions étaient en lice à ce scrutin qui se tenait trois mois après la victoire écrasante (65% des voix) à la présidentielle de Macky Sall face à Abdoulaye Wade, chef d'Etat vieillissant très contesté à la fin de son règne, qui était au pouvoir depuis douze ans.

Macky Sall avait souhaité une victoire de son camp pour disposer d'une solide majorité à l'Assemblée nationale lui permettant de mettre en oeuvre sa politique affichée de "rupture" par rapport aux années Wade, ainsi que des mesures économiques en faveur du développement et de lutte contre la pauvreté.

La forte abstention peut s'expliquer par divers facteurs, selon les observateurs: l'idée selon laquelle l'étape décisive avait été franchie avec la défaite d'Abdoulaye Wade en mars, la mauvaise image de députés considérés comme privilégiés et peu assidus, la présence d'un trop grand nombre de listes, dix de plus qu'en 2007.

La campagne électorale s'était déroulée sans incidents majeurs, contrairement à celle d'avant le premier tour de la présidentielle du 28 février, marquée par des violences liées à la contestation de la candidature d'Abdoulaye Wade, qui avaient fait au moins six morts et 150 blessés.

Mais elle n'a pas enthousiasmé les foules et a été dominée par de vives polémiques concernant les audits sur la gestion du régime d'Abdoulaye Wade pour lesquels d'anciens responsables de services publics ont été écroués, d'anciens ministres convoqués et entendus par la gendarmerie et la justice.

AFP

04/07/2012

Saly condamné?

PARCE QUE LA STATION BALNEAIRE DE SALY EST UN ECHEC Pape Diop préconise une nouvelle station sur la Grande Côte

royam-16~Expanded.jpg

« Nous pensons que les premiers aménagements qui ont été effectués ici dans la Petite Côte ont été un échec, » a déclaré Pape Diop au cours d’un meeting qu’il présidait au quartier  Baydeuk à Mbour, dans le cadre des législatives. La tête de liste nationale de la coalition Bokk Gui Guis estime que pour développer le secteur du tourisme il faut une bonne politique d'aménagement et de promotion. « Je ne crois pas que le tourisme, tel qu'il est pratiqué actuellement au Sénégal, puisse profiter assez largement aux Sénégalais. C'est pourquoi nous, à Bokk Gis-Gis, nous voulons aménager un autre type de tourisme sur la Grande-Côte, entre Dakar et Saint-Louis, » a-t-il laissé entendre.

Pour le leader de Bokk guis Guis le Sénégal que l’on comparait aux pays du Maghreb tels que Le Maroc et la Tunisie, a beaucoup régressé dans le domaine du tourisme. Et pourtant, à l’en croire, notre pays a beaucoup plus d’atouts que ces pays. « Parce qu'en hiver, le climat que nous avons au Sénégal est différent de celui que l'on retrouve au Maghreb, où il fait aussi froid qu'en Europe", a-t-il soutenu. Il s’agit pour Pape Diop d’avoir les mêmes infrastructures touristiques que ces pays, pour booster le flux touristique en direction du pays de la Téranga. « Nous pensons que notre pays, au 21ème siècle, doit dépasser la barre des 800 milles touristes par an. Une telle politique, nous la souhaitons vivement pour notre pays, » lance le président du Sénat, qui relève qu’il reste encore sur la Petite-Côte des espaces à aménager, notamment entre Mbour et Joal. «  Nous sommes confronté à un chômage endémique des jeunes. Et le tourisme est un secteur qui peut beaucoup aider l'Etat du Sénégal à créer des emplois pour les jeunes,, » pense Pape Diop, mais à condition que les politiques mises en œuvres soient à la hauteur de ces ambitions.

Petitecote.net

03/07/2012

Législatives au Sénégal

Sénégal/législatives: large victoire en vue du camp présidentiel, faible participation

photo_1341228499458-1-0.jpg

La coalition présidentielle s'acheminait lundi vers une large victoire aux législatives de dimanche au Sénégal, marquées par une faible participation, en baisse par rapport à la présidentielle de mars remportée par Macky Sall face à Abdoulaye Wade, a appris lundi l'AFP de sources concordantes.

Les premiers résultats officiels provisoires sont attendus mardi, mais les chiffres compilés à Dakar et en province par les médias locaux, dont l'Agence de presse sénégalaise (APS, publique), plaçaient en tête la coalition présidentielle "Benno bokk yaakkar" ("Unis pour un même espoir", en langue wolof). Elle obtiendrait au moins 100 députés sur 150, selon ces premiers résultats officieux. La coalition présidentielle est suivie du Parti démocratique sénégalais (PDS) d'Abdoulaye Wade, qui n'était pas candidat, et de la coalition "Bokk gis gis" ("Vision commune", en wolof), coalition de dissidents du PDS dont le président du Sénat, Pape Diop, et celui de l'Assemblée nationale, Mamadou Seck. Ce scrutin législatif a suscité un faible engouement auprès des 5,3 millions d'électeurs inscrits. Le taux de participation "avoisinait les 37% d'après des calculs faits après la fermeture des bureaux de vote portant sur 20% des bulletins de vote dépouillés à l'échelle nationale", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère de l'Intérieur et de la Commission électorale nationale autonome (Cena). Ce taux, s'il devait être confirmé, serait nettement en baisse par rapport au second tour de la présidentielle du 25 mars (55%) mais légèrement plus élevé que celui des dernières législatives de 2007 (34,7%), boycottées par l'opposition pour exiger des réformes électorales.

A Saly

Victoire de Bës du Niak à Saly avec 52,79% des suffrages La coalition Bës Du Niak de Serigne Mansour Sy Djamil a remporté les législatives de dimanche dans la commune de Saly, avec 2097 des suffrages valablement exprimés, soit 52,79%, a appris l'APS de source préfectorale. Sur 10.401 électeurs inscrits, seuls les 3.976 ont accompli leur devoir civique. Quatre bulletins nuls ont été enregistrés, soit 3972 suffrages valablement exprimés.

La coalition BBY est arrivée en deuxième position avec 958 voix, soit un taux de 24,12%, Bokk Gis-Gis est arrivéé en troisième position avec 141 voix, soit 3,55%. Le PDS suit avec 140 voix, soit 3,52% des suffrages exprimés. Ces listes sont suivies du MRDS avec 67 voix, soit 1,69%, du PVD, 60 voix, soit 1,51%.

A signaler que le maire de Saly-Portudal, le socialiste Ousmane Guèye, a été investi tête de liste départementale de Bës Du Niak.

APS/Belga

02/07/2012

A voté!

Faible mobilisation des électeurs pour les législatives

AFP_120226_pi6he_elections-senegal_sn635.jpg

Des scrutateurs comptent les bulletins dans un bureau de vote près de Dakar, le 1er juillet 2012 au soir des législatives.

Les Sénégalais se sont peu mobilisés dimanche pour renouveler les 150 députés de leur Assemblée nationale, des législatives à un tour qui avaient lieu trois mois après une présidentielle remportée par Macky Sall qui espère obtenir désormais une large majorité.

Selon de premiers chiffres publiés à partir des données des 1.695 observateurs locaux de l'Association culturelle d'autopromotion éducative et sociale (Acapes), "le taux de participation dans l'ensemble du territoire était estimé à 21%" en milieu d'après-midi.

S'il devait se confirmer, ce taux démontrerait le faible intérêt des 5,3 millions de Sénégalais qui étaient appelés à voter à ce scrutin auquel 24 listes de partis et coalitions de partis étaient représentés.

Au second tour de la présidentielle, le taux de participation, déjà faible, avait été de 55%.

La Commission électorale nationale autonome (Céna) s'est déclarée "globalement satisfaite" du déroulement du vote qui s'est tenu sans incidents majeurs.

Dès l'ouverture des bureaux, des files d'attente se sont formées devant plusieurs d'entre eux, mais beaucoup plus clairsemées que lors du second tour de la présidentielle, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Je constate qu'il y a beaucoup moins de monde que lors de la présidentielle, c'est parce que les gens ne comprennent pas l'enjeu du scrutin. Or, pour aider Macky Sall à gouverner sans problème, il faut lui donner une majorité", a affirmé Cheikh Thiaw, électeur de 35 ans, commerçant et partisan de l'actuel président.

Le président Macky Sall a voté en fin de matinée dans sa ville de Fatick (centre) et a appelé les électeurs à se mobiliser afin que "le Sénégal puisse tourner la parenthèse des élections et se mettre résolument au travail".

Après sa victoire avec 65% des voix face à Abdoulaye Wade qui a dirigé le Sénégal douze ans, l'enjeu du scrutin pour Macky Sall est d'obtenir une solide majorité à l'Assemblée nationale qui lui permette de mener sa politique affichée de "rupture" d'avec les années Wade.

L'Assemblée sortante est dominée par les partisans de l'ex-président.

"Imposer la cohabitation"

Les principaux partis et coalitions qui s'opposent à la coalition soutenant Macky Sall, "Benno bokk yaakkar" (Unis pour un même espoir, en langue wolof), sont le Parti démocratique sénégalais (PDS) de M. Wade, qui n'est pas candidat, mais aussi "Bokk gis gis" (Vision commune, en wolof), coalition de dissidents du PDS dont le président du Sénat, Pape Diop, et celui de l'Assemblée nationale, Mamadou Seck. Ils ont appelé à "imposer la cohabitation" à Macky Sall.

La campagne électorale s'est déroulée sans incidents majeurs, contrairement à celle d'avant le premier tour du 28 février, marquée par des violences liées à la contestation de la candidature d'Abdoulaye Wade, qui avaient fait au moins six morts et 150 blessés.

Mais elle n'a pas enthousiasmé les foules et a été dominée par de vives polémiques concernant les audits sur la gestion du régime d'Abdoulaye Wade pour lesquels d'anciens responsables de services publics ont été écroués, d'anciens ministres convoqués et entendus par la gendarmerie et la justice.

L'ex-ministre de l'Intérieur de M. Wade, Ousmane Ngom, qui avait refusé de répondre à une de ces convocations et incité les dirigeants de son camp à suivre son exemple, a même été interpellé sans ménagement par des policiers.

L'opposition a dénoncé une "chasse aux sorcières" destinée à l'empêcher de mener sa campagne.

AFP

01/07/2012

Le pays Bassari patrimoine mondial de l'humanité

Le Pays Bassari inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l’humanité

4468742-6710698.jpg

Le Pays Bassari a été inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’humanité , pour ses paysages culturels Bassari, Peul et Bédick. La décision a été prise par le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO au cours de sa 36e Session tenue à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Selon le Comité du patrimoine mondial, « les expressions et manifestations culturelles des Bassari, des Peul et des Bédik illustrent les interactions complexes entre les facteurs environnementaux, les règles sociales, les croyances et la dimension sacrée, pour produire des traditions culturelles particulières et remarquablement conservées, qui s'expriment aussi dans l’agencement physique et la signification du paysage ».

D’après le Comité du patrimoine mondial, la préservation des paysages et leur schéma d’établissement, ainsi que l’architecture traditionnelle, les forêts sacrées, les sanctuaires, etc., représentent des témoignages universels exceptionnels fondés sur des croyances, des rites, des pratiques sacrées et un système éducatif, qui sont propres à cette région.

L’inscription du Pays Bassari au patrimoine mondial de l’UNESCO est un pas important de fait par le Président de la République dans la conquête touristique Destination Sénégal. La détermination de l’Etat du Sénégal appréciée par les associations locales va favoriser la promotion du tourisme, de l’artisanat, des produits locaux ainsi que la préservation de la diversité des expressions culturelles.

A cet effet, le Ministère de la Culture et du Tourisme est en train de réaliser, à Bandafassi, le plus grand complexe socio-culturel et touristique de la jeune région de Kédougou. Ce complexe comprendra un Ecomusée, un Espace artisanal, un Centre multimédia communautaire, une Infrastructure touristique et une Boutique.

Afin de préserver les valeurs, le Sénégal a élaboré un Plan de gestion (2011-2015) qui vise à coordonner les activités de tous les acteurs impliqués dans la promotion des valeurs sociales et culturelles qui font la richesse du Pays Bassari. L’une des préoccupations majeures du Plan a été de concevoir un instrument fédérant toutes les parties prenantes dans une perspective de développement économique, social et culturel souhaitée par les Bassari, Peul et Bédik qui font vivre, de manière exemplaire, ces zones montagneuses.

Le Pays Bassari comprend trois zones géographiques dans les collines au sud-est du Sénégal où les trois groupes ethniques, dotés de structures sociales et politiques qui leur sont propres, se sont installés. Le Pays Bassari témoigne d’une interaction sociale et culturelle exceptionnelle entre trois groupes ethniques qui partagent la même terre et sont parvenus à une cohabitation pacifique après de longues périodes de conflits et de violences récurrentes.

Chaque élément proposé pour inscription a été sélectionné selon sa pertinence géoculturelle et son intégrité. Les trois zones polarisées par l’inscription s’organisent autour de Bandafassi (Bédick), Salémata (Bassari) et Dindéfélo (Peul) dans la région de Kédougou. 

DakarActu