31/08/2012

L'aéroprt de Dakar sous eau

Inondations : l’aéroport international de Dakar bloqué pendant des heures
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L’aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar n’a pas été épargné par les eaux de pluies. Cette situation a causé des dommages sur les installations aéroportuaires à tel point que l’aéroport s’est vu bloqué durant des heures.
Les eaux de pluies semblent vouloir détruire tout sur leur passage. Aussi ont-elles envahi les pistes d’atterrissage de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de même que la salle d’embarquement. Ce qui a occasionné le retard de certains vols dont celui en partance des Etats-Unis de la compagnie Delta. Pour cause, les Américains ont, selon l’Observateur, refusé d’embarquer des bagages qui n’ont pas été passés au scanner car le lieu où ils devaient être scannés était inaccessible à cause des eaux. Toutefois, les services de l’aéroport minimisent l’incident. Pour le nommé Fall, chargé d’informer les journalistes, « il y a eu quelques points d’eau sur la piste, mais ils ont été vite asséchés à l’aide d’appareils ». Il n’empêche que, selon nos confrères, « le mur de la clôture de l’aéroport situé à hauteur du croisement Tonghor, dans le sens aéroport-Patte d’Oie, s’est affaissé. La boue a recouvert la chaussée à ce niveau, obligeant certains automobilistes à rouler à sens interdit en allumant leurs feux de détresse. Ce qui a entrainé un énorme désordre sur l’autoroute « Seydina Limamou Laye » pendant deux bonne heures ».
REWMI

Le ministre Ndour va chanter

le ministre Youssou Ndour chante le 8 septembre pour les sinistrés des inondations  

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L’artiste-musicien sénégalais, Youssou Ndour, nommé ministre de la Culture et du Tourisme dans le gouvernement du régime de Macky Sall, a annoncé qu’il va reprendre le micro le 8 septembre prochain, lors d’un concert de soutien aux sinistrés des inondations.

''Mon conseiller Omar Péne (lui aussi musicien) m’a fait la demande et je lui ai donné mon accord de principe pour participer à l’élan de solidarité’’, a dit M. Ndour.

Les fortes pluies tombées au mois d’août 2012 au Sénégal ont engendré des inondations et plusieurs pertes en vies humaines. Les gestes de soutien se sont multipliés depuis, avec des téléthons par-ci, et des œuvres de bonne volonté par-là.

Revenant sur ses prestations musicales, Youssou Ndour a précisé n’avoir jamais quitté la scène. ‘’Je n’ai jamais dit que je quitte la scène, je n’ai jamais laissé la scène, je suis juste en stand-by. La musique c’est ma passion, si je dois le faire, je le ferai avec désintéressement ou pour une cause comme c’est le cas des inondations. Vous me verrez prochainement’’, a-t-il souligné.

Son dernier concert remonte au 3 avril 2012, organisé, dit-il, fêter la victoire du Président Macky Sall, face à son adversaire du second tour, le Président sortant, Abdoulaye Wade, avec près de 65% des voix.

APADAKAR

Le Sénat à l'eau

Le président Macky Sall propose d'abolir le Sénat pour lutter contre les inondations

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Le nouveau président sénégalais Macky Sall a proposé ce jeudi d'abolir le Sénat, chambre haute du Parlement, et de consacrer les fonds publics ainsi économisés (12 millions d'euros par an) à l'amélioration d'infrastructures de lutte contre les inondations.

Cette mesure, censée être discutée ce jeudi en conseil des ministres, devrait être bien accueillie dans les banlieues déshéritées de Dakar victimes chaque année d'inondations catastrophiques en raison d'une mauvaise planification urbaine. Elle devrait être votée dans les semaines à venir par les députés de l'Assemblée nationale.

Le chef de l'Etat, élu en mars, a dû abréger en début de semaine un séjour privé en Afrique du Sud en raison d'inondations qui ont fait six morts et submergé le week-end dernier plusieurs quartiers. Son prédécesseur, Abdoulaye Wade, avait déjà abrogé le Sénat en 2001 pour faire des économies avant de rétablir la Haute Assemblée, qui compte cent membres, six ans plus tard.

Reuter

30/08/2012

L'eau monte sur le Fleuve Sénégal

Montée des eaux du fleuve Sénégal : Matam et Bakel menacés

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Jusque là, les menaces ne venaient que du ciel du fait des pluies diluviennes. Désormais, il faudra compter avec la montée des eaux du fleuve Sénégal dont la tendance à la hausse inquiète les populations riveraines, les villes de Bakel et Matam ayant déjà dépassé la côte d'alerte.

Après les fortes pluies enregistrées la semaine dernière avec leur corollaire et désagréments, ce sont les eaux du fleuve Sénégal qui continuent d’envahir la zone du Dandé Mayo qui inquiètent les populations. A Matam, le plan d’eau qui était à la côte de 7m, 94 lundi dernier, et qui a atteint par la suite 8m, 24 de hauteur tout juste 24 heures après, a fini de remplir tous ses bras, envahissant du coup de nombreuses terres situées dans la partie nord de la région. Avec l’arrivée de l’onde de crue provenant de l’amont et avec les fortes pluies enregistrées localement les eaux du fleuve se sont remplies favorisant ainsi des débordements au niveau de ses différents bras qui, si l’on ne prend garde pourraient engendrer des inondations au niveau des périmètres irrigués des villages de Garli, Bow, et Thialy. Tout comme d’ailleurs toutes les localités riveraines du fleuve Sénégal dans cette partie Nord-est qui partagent cette particularité de ne disposer d’aucune infrastructure de protection apte à contrer l’avancée des eaux, se trouvent menacées par l’avancée des eaux.

Dans cette partie du Sénégal, le plan de restructuration des villes et surtout des quartiers situés dans des zones inondables tarde à être effectif. En plus de la construction et la réhabilitation des digues de protection, c’est surtout la mise en place de réseaux d’assainissement qui figure parmi les urgences. Face aux menaces pourtant récurrentes, la commune de Matam se déploie encore à colmater la petite diguette de protection située à l’Ouest de la ville. «Une entreprise dérisoire », comme le constate M. Diack un ingénieur de l’aménagement. ‘L’eau pourrait s’ouvrir des brèches, les moyens utilisés ne doivent pas être artisanaux, mais techniques’, fulmine t-il. En ce sens que les moyens d’infortune entrepris spontanément sont loin de régler les problèmes».

De Bakel à Matam, la situation d’alerte reste identique. Dans la ville de Bakel (région de Tamba Counda), le plan d’eau était de 10m il y’a deux jours, la côte a été dépassée de 44 cm atteignant ainsi les 10,44 m contre 10,21 m en 2011. Face à la situation qui n’a plus été enregistrée voilà plus de trente trois ans (33), les populations ahuries, se sont démenées à construire des diguettes faites à partir de sacs remplis de terre. La furie des eaux a finalement eu raison ‘des barricades d’infortune’ poussant les populations riveraines du fleuve à se préparer à d'éventuels déplacements pour leur sécurité.

Pour parer à d’éventuels désagréments, ‘le niveau amont a été abaissé pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence pour Saint Louis’. « le niveau de Diama (amont du barrage) est à, 1m, 82 IGN le 28 Août. 2012 à 8 h 00. A la même période de l’année dernière, le niveau du fleuve était à la côte 1m, 90 IGN. Le débit lâché est égal à 1541 m3/seconde contre 1107 m3 /s en 2011. Le niveau amont a été abaissé pour préparer le passage de la crue sans grande conséquence sur Saint Louis. Cet abaissement permet de moduler les eaux vers Saint Louis et l’embouchure. Le canal de délestage aussi favorise l’évacuation rapide des eaux », renseigne Adama Dianor, le chef de la division régionale de l'hydraulique de Saint Louis.

Il reste aussi que, la situation hydrologique du bassin du Fleuve Sénégal à la date du 28 août 2012, même si elle donne une tendance légère de montée des eaux à Podor avec 4m, 58 contre 3m, 60 en 2011 à 8h, laisse entrevoir toutefois que la côte d’alerte au niveau de la station de la ville qui est de 5m, 00 n’est pas atteinte. A Richard – Toll, le plan d’eau à la même date est de 2,98 m, contre 2,63 m en 2011 à 8 heures, avec une tendance à la baisse. Ce qui renseigne qu’au niveau de cette station aussi on est loin de la côte d’alerte qui se situe à 3m, 35. Le niveau du Bafing Manantali (Amont Barrage) s’est situé à 199,18 le 28 Août à 8 h 00. A la même période de l’année dernière, le niveau du fleuve était à la côte 198, 30. Le débit lâché 205m3/s contre 244 m3/seconde. La côte d’exploitation est de 208 mètres et la côte exceptionnelle est de 211 mètres.

Sud Quotidien

Tigo va payer

Millicom va verser 53 milliards de F CFA au Sénégal pour faire valider sa licence

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La société de téléphonie Millicom (Tigo) va verser près de 53 milliards de F CFA, soit 103 millions de dollars américains, au gouvernement du Sénégal pour faire valider sa licence, annonce un communiqué du ministère sénégalais de l’Economie et des Finances transmis dans la soirée à la PANA.

Selon le communiqué, le gouvernement du Sénégal et Millicom ont trouvé "un accord de principe pour résoudre à l'amiable le différend qui les opposait sur la validité de la licence de Sentel/Tigo au Sénégal".

C’est dans une démarche transparente que cet accord a été trouvé, indique le communiqué, qui rappelle que le différend entre les deux parties est vieux de prés de 10 ans.

"Cet accord, qui prévoit la reconnaissance de la validité de la licence actuelle de Sentel/Tigo et sa prorogation de 10 ans, soit jusqu'en 2028, inclut l'alignement des termes de celle-ci sur ceux des autres opérateurs, y compris la 3G", indique le communiqué,

Selon le communiqué, cet accord entraîne la suspension de la procédure d'arbitrage initiée auprès du Centre d’arbitrage de la Banque mondiale (CIRDI) en 2008, afin de finaliser la documentation nécessaire à la clôture de cette transaction.

Millicom s'est engagé à verser, au titre de cet accord, 103 millions de dollars américains, suivant un échéancier contenu dans le document final à signer entre les deux parties.

Setal.net

29/08/2012

Diambars de Saly caillassé

CAILLASSAGE DU BUS DE DIAMBARS A DEMBA DIOP
La Ligue pro pris dans son propre faux jeu de yoyo

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En refusant de prendre ses responsabilités, après l’indiscipline notoire dont ont fait l’objet de clubs en lice pour les «play-off» de l’élite, la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp) va encore devoir payer les pots cassés. En effet, alors qu’ils croyaient avoir réglé le problème en allégeant sensiblement les sanctions contre les clubs fautifs, les camarades de Louis Lamotte tombent dans le piège des hooligans. La preuve
par le caillassage du bus de Diambars par des supporters de Niary Tally. La situation est aggravée par la blessure de joueurs alors que l’équipe de Saly quittait le stade Demba Diop, où elle venait de prendre une option sérieuse pour le titre en battant Ngb (2-3). Peut-être que, cette fois-ci, la Ligue pro prendra son courage à deux mains pour sanctionner sévèrement cette agression. A moins que les responsabilités, dont l’autorité a été maintes fois bafouée, veuillent poursuivre leur jeu de yoyo. Leur faux-jeu, dirait-on. Comme ils ont l’habitude de faire en donnant l’impression qu’il y a des clubs «intouchables». Ils ne doivent même pas attendre de recevoir la plainte que le président de Diambars, Saër Seck, prévoit de déposer, pour sévir. Les faits sont suffisamment graves pour que ces actes ignobles restent impunis. La Lsfp gouverne sans prévoir. Et c’est déplorable pour une instance dont les membres ont prêté le serment d’être justes et équitables devant tous les clubs. La bande à Louis Lamotte doit se comporter en bons élèves de la Caf (Confédération africaine de football). Puisque l’instance suprême du football continental a donné la preuve que «le football est un jeu dangereux avec lequel on ne joue pas». Cela, suite aux incidents qui ont émaillé le derby tunisien entre l’Etoile sportive du Sahel et l’Espérance. Dans un communiqué de presse publié dans son site, la Caf annonce la disqualification de l’Etoile Sportive du Sahel de la 16e Edition de la Ligue des Champions 2012. «Référence aux incidents regrettables (jets de projectiles, pierres, bouteilles, pétards et envahissement du terrain) qui ont obligé l’arbitre à arrêter le match à la 69e minute de la rencontre n°100 entre l’Etoile Sportive du Sahel (Ess) et l’Espérance Sportive de Tunis (Est) dans le cadre de la 16ème Edition de la Ligue des Champions Orange, la Commission d’Organisation des Compétitions Inter-Clubs de la Caf a décidé, en application de l’article 7 para 6 des Règlements de la compétition, de considérer l’équipe Ess perdante et éliminée de la compétition et ce, sans préjudice aux autres sanctions qui peuvent être infligées par le Jury Disciplinaire de la Caf», lit-on dans le document. Voilà au moins une instance dont la justice sert à quelque chose. Alors qu’au Sénégal, on oublie qu’il n’y a pas de démocratie dans la gestion du sport. Les règlements édictés servant à trancher tous les cas prévus pour encourager la sportivité et le «fair-play».
On joue avec le feu. Et le 15 septembre prochain, le football va à une grande fête que leur offre cette fameuse Ligue pro. A savoir la finale de la Coupe de la Ligue entre Pikine et Ngb. Les supporters des deux protagonistes étant connus pour leur engagement et leur fougue, on peut bien s’attendre à une bataille rangée entre des fanatiques qui ne se piffent pas. On peut assister à des scènes de violences … devant le Premier ministre (sic), le parrain du tournoi.
Youssouph BADJI

28/08/2012

Inondations

Sénégal : le sinistre

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Jusqu’à présent, il était question d’inondations dans quelques poches de la capitale sénégalaise habituées depuis belle lurette à cette calamité. Depuis ce weekend, le problème a pris des proportions vertigineuses et catastrophiques. Dakar est sous les eaux et une partie des Sénégalais est sinistrée par 156 mm de pluie tombée dans la nuit du samedi au dimanche.

Le gouvernement a déclenché le plan Orsec et se montre incapable de faire face au problème. Hier, l’appel d’urgence du ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, demandant aux Sénégalais à se solidariser face à la catastrophe a été entendu : plus de 300 millions F Cfa ont été mobilisés depuis hier par des bonnes volontés pour aider les sinistrés à se sortir de ce désastre.

Mais, cette manne financière ne suffira pas et est loin de régler le problème. Ce dernier est profond et demande des mesures radicales et définitives. Le directeur de l’aménagement du territoire a évalué le coût du problème : il faut 440 milliards F Cfa pour refaire l’assainissement et l’aménagement de Dakar. Le régime de Macky Sall fait face à son premier gros chantier. Hier, au plus fort du sinistre, le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur et les autres membres du gouvernement ont essayé de faire face avec les premiers plans d’urgence. Absent du Sénégal, pour cause de voyage privé en Afrique du Sud, le Président Macky Sall s’est tenu au courant des avancées de la catastrophe et aurait donné des instructions.

Selon des sources officielles, Macky Sall va écourter son voyage au pays de Nelson Mandela et va rentrer incessamment à Dakar. Quelles mesures prendra-t-il à son retour ?

Les Sénégalais désœuvrés et déboussolés par cette catastrophe attendent des réponses et des solutions face à cette calamité qui dure depuis des années. Des milliers de foyers sont dans la rue ou relogés par des connaissances en attendant d’y voir plus clair. Depuis dimanche, des milliers de Sénégalais n’ont plus de toit et sont livrés à eux-mêmes. Comme le rappelait un spécialiste de la question, le Président Macky Sall doit prendre des mesures urgentes et impopulaires quitte à dépeupler certaines zones de Dakar devenus inhabitables. L’heure est à la sortie de crise puisque le problème est connu et a assez duré. Le régime de Wade, en 12 ans, n’a pas su apporter des solutions au cas des inondations. Macky Sall a été élu en partie pour régler ce genre de situation.

Mais, entre une absence de vision claire des nouvelles autorités et un manque de discernement sur les priorités, les Sénégalais ne sont pas sortis de l’auberge. Où va le pays ?

Lerat.net

27/08/2012

La pluie a encore tué à Dakar

Des pluies font quatre morts, le plan d'urgence déclenché

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Quatre personnes, dont des jumeaux âgés de quatre ans et un bébé de deux mois, sont mortes au Sénégal à la suite de pluies "exceptionnelles" qui ont provoqué d'importants dégâts et entraîné le déclenchement d'un plan d'urgence, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

A Diaoulé, un village dans le centre du pays, des jumeaux de quatre ans et un nourrisson de deux mois ont été tués dimanche dans l'effondrement d'une maison blessant également leur mère, a indiqué un responsable du groupement national des sapeurs-pompiers.

A Touba, une localité dans le centre du pays, "l'effondrement de deux murs en construction sur une baraque a également fait un mort" dimanche après qu'il soit tombé 135 mm de pluie, selon la même source.

Les pluies de samedi ont fait des dégâts importants dont "des maisons inondées, des pertes en matériel, des routes coupées" notamment à Touba, Dakar et ses banlieues, a déclaré un responsable de l'Agence de la météorologie nationale, Mamina Camara.

A Dakar, plusieurs grandes artères étaient devenues impraticables à la suite de ces précipitations, selon plusieurs témoins.

Ces pluies sont "exceptionnelles en durée et en intensité. Par exemple, à Dakar, 156 mm d'eau sont tombés en moins de deux heures et Rufisque, une banlieue de Dakar, a eu 88 mm en moins d'une heure", a expliqué M. Camara.

A la suite de ces fortes précipitations, le gouvernement a annoncé dimanche le déclenchement du plan Orsec (organisation des secours) pour faire face aux inondations. Le plan Orsec va permettre aux autorités de mobiliser des moyens financiers et matériels accrus sur l'ensemble du territoire.

"Nous appelons les entreprises privées à ne pas exiger d'être payées" avant d'évacuer l'eau ou de fournir du matériel pour lutter contre les inondations, a déclaré dimanche à la presse le ministre de l'Intérieur, Mbaye Ndiaye, sans annoncer de budget.

Des populations qui manifestaient dans des quartiers populaires de Dakar ont été dispersés par les forces de l'ordre à coups de gaz lacrymogènes, selon des médias locaux.

Le 14 août, neuf personnes, dont un bébé, avaient péri à Dakar en raison d'effondrements de murs ou de noyades causés par de fortes pluies.

Depuis le début de l'hivernage, des milliers de personnes ont été affectées par des inondations dans la capitale et en province d'après les médias locaux, mais aucun bilan précis n'était disponible. C'est dans des quartiers précaires de Dakar qu'on compte le plus de sinistrés.

Selon plusieurs spécialistes, les dégâts provoqués sont liés aux défauts d'assainissement et à la mauvaise qualité des habitations installées dans des zones inondables.

Les inondations sont fréquentes pendant la saison des pluies au Sénégal, généralement de juillet à octobre.

APS

26/08/2012

Mbour étouffe

MBOUR : AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

Une réflexion pour un système durable selon Cheikh Bamba Dièye

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Cheikh Bamba Dièye, ministre de l’Aménagement du territoire et des collectivités locales, a terminé jeudi dernier  une tournée  qui l’a mené dans les localités de Somone, Ngaparou, Saly-Portudal et Mbour.

Le ministre de l‘Aménagement du territoire et des Collectivités locales, a de nouveau posé quelques jalons relatifs à l’acte trois de la décentralisation. Il s’est prononcé sur la communalisation universelle et a insisté sur l’urgence des besoins des collectivités locales en termes de plans spéciaux, d’infrastructures et  de gestion des ordures. Sur le découpage territorial, il a invité à une vision du développement en dehors du tâtonnement et à des prises de décision basées sur l’avis des techniciens.

Pour le ministre Cheikh Bamba Dièye , les questions d’étroitesse et d’étouffement auxquelles sont confrontées les zones visitées sont le lot de grand nombre de grandes villes du pays .Il a évoqué une volonté du chef de l’Etat de créer des espaces viables ,homogènes pouvant donner aux élus les moyens d’appliquer un développement territorial. Sur la refonte des collectivités locales, il s’est appesanti sur l’importance des élus locaux car ils sont les relais de l’Etat dans le développement local.

Tidiane Mané, adjoint au maire, a rappelé au ministre l’importance que Mbour est de par ses dimensions l’une des plus grandes villes du pays avec un rythme de croissance exponentielle. Elle vient après Dakar et Touba et se singularise  par sa superficie et ses activités économiques Un accent particulier a été mis sur l’extension de la commune de Mbour. La ville étouffe, à l’en croire, du fait des collectivités locales l’entourant. La solution est donc à trouver dans l’amitié, la solidarité et la fraternité des collectivités locales.

Cheikhna Cissé, ingénieur des travaux publics, a présenté le projet  d’aménagement d’une voie de dégagement nord et la mise en place d’une voie secondaire dans la ville de Mbour. Il expliqué que les travaux connaissent une pause liée à l’hivernage et la signature d’un avenant pour mieux gérer la voie de contournement nord devant permettre aux gros porteurs ne pas entrer dans la ville de Mbour.

SudOnline

La banque Mondiale va enquêter...

Mission de la Banque mondiale pour appuyer l'enquête sur les "biens volés"

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La Banque mondiale entame lundi à Dakar une mission pour aider le Sénégal à recouvrer les "biens spoliés et placés à l'étranger" alors que les nouvelles autorités sénégalaises mènent des enquêtes sur l'enrichissement illicite, a-t-on appris samedi auprès de cette institution.

Le juge suisse Laurent Kasper-Ansermet est attendu lundi dans la capitale sénégalaise dans le cadre de cette mission, a affirmé à l'AFP un responsable de la représentation de la Banque mondiale à Dakar, sans préciser de durée.

"Le Sénégal avait saisi la Banque mondiale sur (l'initiative) Star. Le juge suisse rend visite aux autorités sénégalaises pour les assister" dans le cadre de cette initiative, a-t-il précisé.

L'initiative Star (Stolen Assets Recovery), pour la restitution des avoirs volés, a été lancée en 2007 par la Banque mondiale, en partenariat avec l'Office des Nations unies contre la drogue et la criminalité (ONUDC).

Elle vise à aider les pays en développement à recouvrer les avoirs volés par des dirigeants corrompus, à investir les fonds restitués dans des programmes de développement efficaces, et à combattre l'existence de refuges internationaux.

Dakar avait annoncé en juin avoir sollicité l'appui de l'Initiative Star, des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne pour recouvrer "les biens publics spoliés de l'Etat placés à l'étranger".

Cette mission de la Banque mondiale est annoncée alors que des audits sur la gestion de l'ex-pouvoir sénégalais sont en cours.

Plusieurs personnalités de l'ex-régime dont le président du Sénat, Pape Diop, et d'anciens ministres ont été ces derniers mois auditionnées par la police, la gendarmerie et la justice dans le cadre d'enquêtes sur "l'enrichissement illicite".

D'anciens directeurs et des responsables de sociétés publiques ont également été interrogés par la justice et/ou emprisonnés.

Les nouvelles autorités sénégalaises ont mis en place une Cour de répression de l'enrichissement illicite pour récupérer l'argent et les biens mal acquis et poursuivre les auteurs de détournement.

Le président Macky Sall a battu en mars Abdoulaye Wade qui était au pouvoir depuis douze ans. M. Sall avait annoncé que des audits seront menés au Sénégal dans un cadre "républicain" et sans "chasse aux sorcières".

Lesechos

25/08/2012

Le poisson revient!

Les captures des pêcheries artisanales ont augmenté, selon Greenpeace, à la suite de l'annulation des autorisations de pêche à des chalutiers étrangers

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« L’espoir renaît dans les pêcheries sénégalaises », tel est intitulé le film-documentaire de l'Ong Greenpeace qui sera rendu public aujourd'hui. Ce documentaire exceptionnel montre des images et de témoignages de pêcheurs sénégalais qui se félicitent de " la courageuse décision prise par le nouveau gouvernement d’annuler 29 autorisations de pêche octroyées à des chalutiers pélagiques étrangers qui pillaient les eaux ouest-africaines ", selon les termes du communiqué de l'Ong parvenu à la rédaction de Seneweb News. En effet, il y a trois mois, le nouveau régime sénégalais avait procédé à l'annulation d'autorisations de pêche à des chalutiers étrangers pour mettre un frein à l'exploitation effrénée et incontrôlée de nos ressources halieutiques (l'Afrique de l'ouest compte parmi l'une des côtes les plus poissonneuses du monde). Or, comme le rappelle Greenpeace, des millions de personnes dépendent de ces ressources halieutiques pour leurs besoins en protéines et leur subsistance. Dans son communiqué, Greenpeace rappelle que le pillage des côtes de l'Afrique de l'ouest a causé l'effondrement des économies traditionnelles de pêche ces 30 dernières années, affectant des centaines de milliers d'emploi. Greenpeace en appelle à une conjonction des forces de la sous-région et à un renforcement du contrôle des côtes de l'Afrique de l'ouest pour maintenir cette tendance à l'amélioration des captures de pêche artisanales et, ainsi, assurer la durabilité des pêcheries artisanales. « Le président Macky Sall a déjà montré la voie. Il est urgent que les décideurs politiques de la sous-région aient une vision commune et s’assurent de la bonne gestion des pêcheries pour l’intérêt des peuples ouest-africains», a déclaré M. Raoul Monsembula, Chargé de campagne Océans à Greenpeace Afrique.

Le Quotidien

Dakar devient dangereux

L'insécurité à Dakar

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Les quotidiens s’intéressent vendredi en priorité à la question de l’insécurité grandissante dans certains quartiers de Dakar, un sujet qui s'est imposé de lui-même, à la faveur de meurtres perpétrés ces derniers jours dans la capitale sénégalaise.

La presse s’était émue en milieu de semaine de meurtres commis dernièrement dans la capitale, notamment au Point E, plus récemment aux HLM Patte d’Oie où un ancien footballeur a été mortellement poignardé devant sa famille, dans un contexte marqué par des inondations et des drames de toutes sortes.

Et comme si cela ne suffisait pas, Direct Info se fait l’écho vendredi du dernier meurtre perpétré la veille à Ouest Foire, un autre quartier de Dakar, où Ibra Diop a tué son grand-frère Dame à coups de couteau’’, suite à une simple altercation. ‘’L’incident s’est passé hier (jeudi) matin aux environs de 10 heures’’, précise le journal.

La Tribune également revient sur cette affaire, en lien avec les précédentes, et titre : ‘’La saison des drames se poursuit’’. Le journal donne en même temps la parole au commissaire Alioune Ndiaye, porte-parole de la Sûreté urbaine, pour ‘’expliquer les nouvelles mesures sécuritaires prises par la police’’.

Selon Rewmi quotidien, la montée de l’insécurité à Dakar serait liée au fait que des gangsters feraient partie des 109 prisonniers graciés par l’ancien président, Abdoulaye Wade. ‘’La police sur les traces d’une bande redoutable qui terrorise Patte d’Oie et Liberté 6’’, indique le même journal.

Le Pays au quotidien affiche, dans une sorte de mise en perspective générale : ‘’Le ciel nous tombe sur la tête’’, avec les agressions mortelles, les inondations et la menace islamiste. Le journal donne également la parole à un expert, pour faire le lien entre tous ces phénomènes.

‘’Nos pays doivent être vigilants, car l’argent facile, les armes et la drogue donnent des idées qui peuvent entraîner la violence’’, estime Alassane Diouf, expert comptable judiciaire et spécialiste des renseignements.

Libération s’inscrit dans la même mouvance et annonce la chute d’un gang d’élèves spécialisé dans la cybercriminalité. Ils ‘’ont soutiré entre trois mille et cinq mille euros à un Allemand, deux Français et un Panaméen avides de sensations fortes’’, écrit le journal.

‘’La grande arnaque’’, titre pour sa part Sud Quotidien, en parlant de la mobilisation de ressources financières pour le secteur agricole. Le journal évoque ‘’la problématique de tous ces milliards qui ont été mobilisés en Inde, en Chine et ailleurs par l’Etat sénégalais, pour des destinations inconnues’’.

Comme illustration, Sud Quotidien rapporte que ‘’le gouvernement indien réclame du gouvernement sénégalais un état d’exécution de la ligne de crédit de 11 millions de dollars soit 5,2 milliards de francs CFA qu’il lui a accordée en 2007’’.

‘’Ce prêt concessionnel du gouvernement indien était destiné essentiellement à l’acquisition d’équipements de transformation alimentaire dont plus de 300 véhicules pick-up destinés au monde rural’’, explique le même quotidien.

Walfadjri et L’Observateur évoquent le rapport sur les tortures infligées aux présumées meurtriers du policier Fodé Ndiaye qui a perdu la vie lors des manifestations de la période préélectorale. ‘’Un rapport médical accable la police’’, affiche le quotidien Walfadjri.

‘’Les cinq jeunes arrêtés dans le cadre des évènements politiques ayant culminé avec la mort du jeune policier Fodé Ndiaye, souffrent de séquelles graves. Cela découle des tortures subies après leur arrestation’’, écrit ce journal.

‘’Le traitement inhumain des présumés meurtriers du policier Fodé Ndiaye’’, renchérit L’Observateur, évoquant ‘’un rapport accablant qui fait ressortir des éléments flippants. Des notes choquantes qui font penser à une…torture’’.

Le quotidien Enquête annonce qu’un juge suisse sera à Dakar lundi, dans le cadre de l’affaire des biens mal acquis qui entre ainsi dans sa phase active, selon le journal. Laurent Kasper-Ansernet, le magistrat en question, a été désigné part la Banque mondiale, sollicitée par l’Etat sénégalais, pour l’aider à rapatrier les fonds planqués à l’étranger.

Des rencontres et séances de travail sont prévues entre le juge suisse et des responsables des Impôts, de la Douane et de la Cellule nationale de traitement de l’information financière (CENTIF) et l’Agent judiciaire de l’Etat sénégalais.

‘’L’avis d’un consultant de renommée internationale comme Kasper-Ansermet a été rendu nécessaire, car les premiers indices laissent entrevoir des sommes qui risquent de laisser pantois beaucoup de Sénégalais en raison de l’ampleur des montants annoncés’’, écrit Enquête.

L’As signale que le groupe privé Millicom ‘’casque 50 milliards (de francs CFA) et s’offre de nouveaux services’’, alors que Le Soleil annonce, pour le 2 octobre prochain, le premier vol des pèlerins sénégalais pour les lieux saints de l’Islam.

APS

28 milliards pour protéger 1,2 million de personnes

Inondations et climat : près de 28 milliards pour protéger 1,2 million de personnes

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La Banque mondiale a accordé un financement de 55,6 millions de dollars, soit environ 27,8 milliards de francs CFA à l’Etat du Sénégal, pour notamment prendre en charge la problématique des inondations, en ciblant notamment 1,2 million de personnes qui vivent dans la banlieue dakaroise, a constaté l’APS.

‘’C’est un financement de 27,8 milliards FCFA de la Banque mondiale, pour la mise en œuvre du projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation aux changement climatique qui cible 1,2 millions d’individus répartis entre Pikine et Guédiawaye dont 600.000 résidents dans des zones inondables’’, a expliqué Abdoulaye Daouda Diallo, ministre délégué chargé du Budget.

M. Diallo s’exprimait au cours de la cérémonie de signature de deux conventions de financement entre la Banque mondiale et l’Etat du Sénégal.

La première convention porte sur le financement de la deuxième phase du programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest. L’autre accord est un financement relatif au projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique.

Selon le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Vera Songwé, ces accords permettront de prendre en charge la problématique des inondations qui affectent la banlieue dakaroise depuis quelques années.

‘’Depuis 2005, notre institution intervient dans la recherche de solutions pour les inondations, mais ce sont des interventions dans l’urgence, et en urgence, on ne peut rien faire de durable. Il faut s'attaquer aux causes profondes du phénomène et traiter le problème dans son entièreté’’, a soutenu Mme Songwé.

Elle a insisté sur la réalisation d’infrastructures adéquates pour résoudre définitivement la question des inondations. ‘’Il faut une mise en œuvre effective du Plan directeur de drainage des eaux pluviales qui a été déjà conçu et validé pour les départements de Pikine et de Guédiawaye’’, a dit Vera Songwé.

‘’84 % des ressources, soit environ 24 milliards FCFA, dans ce projets, seront consacrés au financement d’une partie des infrastructures de ce plan directeur’’, a souligné le Directeur des opérations de la Banque mondiale.

Elle a indiqué que ‘’d’autres contributions seront nécessaires pour financer la totalité des infrastructures de drainage qui s’élève à plus de 100 milliards’’ de francs CFA.

APS

Un sénégalais oublie 27.000 euros dans le RER

Un sénégalais oublie 27.000 euros dans le RER 

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Contactée, hier après-midi, pour examiner un colis suspect en gare de Massy, dans l'Essonne, la police a fait une découverte surprenante : la valise en question, abandonnée dans une rame du RER B, contenait près de 27.000 euros en liquide! Le bagage a été signalé vers 16h00 par des voyageurs, inquiets de le voir abandonné, a raconté une source policière, confirmant une information du Parisien. Lorsque les policiers sont intervenus en gare de Massy, ils ont découvert, dans la valise, des vêtements roulés en boule et des liasses de billets, pour un montant exact de 26.950 euros.

Bien sûr, le propriétaire de la valise a fini par s’apercevoir de sa bourde. Il s’est manifesté, le soir même, auprès du commissariat. Ce Sénégalais de 25 ans a expliqué être venu en France pour acheter des pièces détachées automobiles, qu’il devait revendre dans son pays, après avoir fait un court séjour en Italie, pour récupérer de l’argent en liquide, auprès d’amis et d’associés. Là-bas, il avait tranquillement enregistré sa valise (et donc ses billets) dans la soute de l’avion, qui a atterri à l’aéroport P a r i s - C h a r l e s - d e - G a u l l e . L’homme devait ensuite rejoindre en RER son hôtel, près de la Gare du Nord à Paris mais, il s’est endormi sur le trajet. Se réveillant dans une station et

s’apercevant qu’il avait manqué la sienne, il est précipitamment sorti du train... oubliant son

bagage, qui a continué sa route jusqu’à Massy. D’après la source policière, l’homme doit récupérer

sa valise et ses billets aujourd’hui. Il écopera au passage, d’une amende douanière dont le montant n’a pas été précisé, pour avoir négligé de déclarer ses 27.000 euros.

REWMI

23/08/2012

Habré jugé à Dakar

PROCES HISSENE HABRÉ

Tout est fin prêt pour le début de l'instruction

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Suite à l'accord que vient de signer le Sénégal et l'Union africaine pour la mise en place de chambres africaines extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises en vue du procès de Hissen Habré, le Sénégal va enfin être doté des juridictions compétentes pour juger l'ex-président tchadien en exil au Sénégal depuis 1992.

Un pas de plus vers jugement de l'ex-président tchadien Hissen Habré. En effet, toutes les conditions sont désormais réunies pour procéder à l'entame de l'instruction du procès de l'ancien président du Tchad. Cette annonce est de la ministre de la justice Aminata Touré suite à la signature des accords entre le Sénégal et l'Union africaine.

La ministre de la Justice a fait savoir que plus rien ne s'oppose au début du procès, annonçant au passage le recrutement prochain de juges en vue de débuter l'instruction. ''Ceci est un grand pas, nous marquons une étape décisive vers un procès équitable. Nous avons perdu beaucoup de temps, mais l'essentiel est en train d'être fait. Nous nous acheminons résolument vers la tenue d'un procès tant attendu. (...) Nous sommes en train d'écrire une nouvelle page du droit international et c'est à l'honneur de l'Union africaine ''a t-elle ajouté.

Pour les autorités de l'Union Africaine, cet accord qualifié d'historique est la matérialisation de la lutte contre l'impunité en Afrique. '' L'UA se réjouit de ce que le principe de (lutte contre) l'impunité prend désormais corps'', a affirmé son représentant Robert Dossou.

Cette mesure a été bien accueilli par les organisations de droits de l'homme africaines.« Nous sommes aujourd’hui plus près de la justice », a déclaré Alioune Tine, président de l’association Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), basée à Dakar. « Nous comptons sur le Sénégal et sur l’Union africaine pour agir rapidement dès maintenant et pour faire débuter le procès de Habré avant le décès d’autres survivants. »

Après multiples recours des autorités belges pour une extradition de l'ancien directeur, il semble que les nouvelles autorités sénégalaises soient décidées enfin à donner une issue à cet imbroglio politico-judiciaire qui dure depuis plusieurs années. Pour rappel, l'ex-président tchadien Hissène Habré est poursuivi pour crimes contre l'humanité.

22/08/2012

Macky Sall est-il le François Hollande sénégalais?

Macky Sall est-il le François Hollande sénégalais?

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A Dakar, Macky Sall a fêté ses cent jours au pouvoir. Très différent de son fantasque prédécesseur, le discret chef d'Etat est-il le François Hollande du Sénégal?

«J’ai oublié que nous avons un président qui s’appelle Macky Sall, s’exclame Hassan, un commerçant dakarois. Cela change de la radio Wade. L’ex-président Abdoulaye Wade parlait tout le temps. Ce président-là, il est tellement discret que l’on oublie même qu’il existe.»

Hassan a voté pour Macky Sall, en mars 2012, lors de la présidentielle qui a mis fin à douze ans de règne d’Abdoulaye Wade au Sénégal.

Plus qu’un vote d’adhésion, il s’agissait, selon lui, avant tout, de se «débarrasser du président sortant, le vieux qui ne voulait pas partir».

Une antienne reprise par nombre de Sénégalais qui n’ont jamais été très impressionnés par le candidat Macky Sall.

Sa victoire écrasante au second tour, il la doit essentiellement à la volonté des électeurs de se débarrasser au plus vite d’Abdoulaye Wade.

Tout comme François Hollande, Macky Sall a d’ailleurs construit sa victoire sur sa volonté d’apparaître comme l’anti-Wade. Autant Wade, 86 ans, est volubile, autant son successeur est un homme extrêmement discret.

Ingénieur de formation, Macky Sall, 51 ans, est beaucoup moins adepte des envolées lyriques ou des outrances verbales que son prédécesseur. Macky parle peu. Toujours avec modération. Au point d’apparaître parfois comme un brin ennuyeux.

«L’autre jour, je suis tombé sur lui à TV5, mais j’ai dû arrêter au bout de quelques minutes. Je m’ennuyais trop», explique en éclatant de rire une étudiante de l’université Cheikh Anta Diop, à Dakar.

Tout comme François Hollande, Macky Sall ne semble guère pressé d’occuper le palais présidentiel. Chaque soir, le président français retourne dormir chez lui dans le XVe arrondissement de Paris. Chaque soir, Macky Sall retourne dormir chez lui dans le quartier Mermoz. Quartier tout aussi calme et résidentiel que le XVe.

Selon la presse sénégalaise, Macky Sall est d’autant moins pressé de profiter des ors de la République qu’il souhaite d’abord «lutter contre les forces mystiques»: les marabouts de son prédécesseur sont accusés par certains médias dakarois d’avoir «fétiché» le palais présidentiel.

Quelle que soit la raison invoquée, tout comme Hollande, Macky Sall donne l’impression d’entretenir une certaine distance avec le pouvoir. Feinte ou réelle, elle contribue à le distinguer de son prédécesseur.

Bon nombre de Sénégalais se plaisent à relever les points communs entre les deux nouveaux dirigeants. Au point de les avoir surnommés «normalité Hollande» et «sobriété Sall».

Abdoulaye Wade était, de son propre aveu, l’omniprésident. Il s’occupait de tout et tout le temps. «Particulièrement modeste», il considérait qu’aucun des hommes politiques sénégalais n’arrivait à sa cheville.

A part celui qu’il appelait «l’autre», Léopold Sedar Senghor, au pouvoir de 1960 à 1980. Abdoulaye Wade aime à se qualifier d'«homme le plus diplômé du Cap au Caire». Il n’hésite pas à donner des leçons d’économie à des prix Nobel… d’économie.

«J’avoue que Wade me manque»

Chaque jour, Wade a une nouvelle idée. Une nouvelle provocation qui va mettre le feu aux esprits. Les premiers à le regretter sont les journalistes.

«J’avoue qu’il me manque», répètent à l’envi maints journalistes sénégalais et étrangers.

«Avec lui, il n’était jamais nécessaire de se creuser la tête pour trouver des sujets à mettre à la une», explique le rédacteur en chef d’un quotidien.

Même en ayant quitté le pouvoir, Wade continue à faire parler de lui. Il a récemment accusé un de ses ex-lieutenants d’avoir faire venir des albinos du Mali, afin de procéder à des sacrifices humains. En vue de remporter des élections.

Une déclaration qui a, bien entendu, mis le feu aux poudres. Malgré son grand âge, Wade garde un sens certain de la provocation. Et du happening.

Tout comme Nicolas Sarkozy, Aboudaye Wade est un excellent orateur qui n’hésite pas à «parler peuple». Abdoulaye Wade pratique un wolof savoureux qui amuse ou irrite, mais ne laisse pas indifférent.

Tout comme Sarkozy, Wade souhaitait incarner la rupture. Dans son cas, il voulait en finir avec quarante ans de pouvoir socialiste. Wade dénonçait l’immobilisme de ses prédécesseurs. Ami d’Alain Madelin (ancien ministre français de l'Economie et des Finances, d'Alain Juppé, en 1995) Abdoulaye Wade prétend incarner le libéralisme africain.

slateafrique.com

20/08/2012

Le Dakan à Saly

Le Dakan à Saly Niakh Niakhal

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Une amie m'envoie un post dithyrambique sur un établissement de Saly. Son enthousiasme est tel que je vous le livre...tel quel!

"Il faut absolument que je vous ouvre la porte d’un endroit que j’ai découvert grâce à des amis (Entre parenthèse, Si jamais vous venez vous installez au Sénégal faites appel à cet ami: compétitivité, sérieux, qualité et services avant/après vente ne sont, pour lui, pas de vains mots ! Voici ses coordonnées : Patrice Massot (gérant)/Sen Technologies Power - Sentech-saly@hotmail.fr

Revenons maintenant à cette découverte.

Tout les sens sont en émois dès la porte franchie. Raffinement dans la décoration, espaces verts savamment aménagés, musique d’ambiance feutrée, lumière du soir agréablement tamisée…. Bref vous l’aurez compris je suis d’emblée conquise !

Nous visitons un peu l’hôtel afin d’en avoir une bonne vue d’ensemble, c'est magnifique!

Puis, nous passons à table. Les repas se font sur commande la veille. Vous vous demandez pourquoi ? L’explication est simple ! Le chef ne prépare que des produits frais et, de saison. Il achète en fonction des commandes. Une très bonne idée car, la fraicheur des produits en garanti la saveur.

Et quel saveur! En entrée je me suis régalée avec la salade exotique aux crevettes. Le plat principal, pour moi, fut la lotte farcie aux crevettes et, en dessert, le sorbet de citron, j’ai choisi en fonction du poisson et de mon estomac peu habitué à entrée-plat-dessert...

J’ai un gros regret, ne pas avoir commandé toute la carte, car au vu des plats des amis (que j’ai gouté) tout me plaisait autant. Nous étions 6 à table avec chacun des mets différents de l’entrée au dessert (que dire des aumônières par exemple!?!

Ce n'est pas cher du tout et vu la qualité, rien a dire! Contrairement à pas mal d'établissement ici qui ne, proposent bien souvent qu'un plat pour cette somme!

L’accueil, par les propriétaires est chaleureux, l’on se sent dans un endroit privilégié ou la convivialité est de mise avec pourtant une discrétion de bon aloi.

Le service est impeccable. Le chef vient s’enquérir de vos impressions en fin de repas.

Une chose est sure, nous y retournerons et plutôt mille fois qu’une

Vous avez envie d’y aller alors voici le site : http://ledakan.free.fr/"

RG

2500 emplois menacés à Dakar

Le protectionnisme français menace 1000 emplois dans les centres d'appel de Dakar

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Selon Abdoulaye Sarré, directeur général de PCCI Sénégal, un centre d'appel installé au Sénégal, plus de mille emplois sont menacés dans le pays si la loi sur les rapatriements des centres d'appel est votée en France.

Abdoulaye Sarré a affirmé que "le jour où cette loi sera votée en France, ces emplois seront détruits au Sénégal dans les vingt-quatre heures", indiquant que la France "ne joue pas le jeu de la concurrence et de l'ouverture des marchés qu'(elle) prône, (car) la moitié du produit intérieur brut de la France provient des exportations".

Les téléservices sénégalais ont une forte dépendance vis-à-vis de la France, ce pays représentant une part importante des marchés de ce secteur.

Pour le directeur général de PCCI Sénégal, la France ne doit pas refuser que les entreprises où elle vend ses produits aient accès à ses marchés, car les affaires doivent se faire dans les deux sens. "Je peux comprendre que la France a des problèmes de chômage, mais le Sénégal aussi en a. La France tire plus de revenus d'un pays comme le Sénégal que ce dernier en tire chez elle. (...). Donc, c'est assez injuste et frustrant que des mesures puissent être annoncées sans regarder les implications qui peuvent aller très loin", a déclaré, le patron de PCCI, par ailleurs vice-président du Conseil national du patronat (CNP), chargé de la formation, de l'emploi et de la valorisation des compétences.

Le secteur des centres d'appel du Sénégal compte une dizaines d'entreprises qui emploient plus de 2500 salariés dans différents centres d'appels. 

Ecofin

19/08/2012

Korité!

La communauté musulmane du Sénégal fête la Korité ce lundi.

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La commission nationale de concertation sur le croissant lunaire vient de donner son verdict. Elle s’est inscrit dans le même sillage que les autorités religieuses de la confrèrie Mouride de Touba qui avaient annoncé dès 20h 45 la fin du jeun lundi parce que la lune n’avait été vue nulle part.

Finalement, l’Aïd el fitr sera célébrée au Sénégal ce lundi 20 aout 2012. Après Touba qui a pris la décision, la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire a elle aussi abondé dans le même sens. Son porte-parole qui a réagi sur RFM a déclaré que le croissant lunaire n’a été aperçu nulle part et que tous les imams ratib avaient été consultés et que personne dans le pays n’a confirmé avoir vu la lune.

La face serait ainsi sauvée pour ce qui était partie pour être à deux vitesses. Une bonne partie de la communauté musulmane sénégalaise va jeuner ce dimanche. Le ramadan avait été entamé dans l’unité et pourrait ainsi être achevé dans l’unité aussi...

Seneweb

Le Sénégal est-il encore un pays francophone?

Le Sénégal est-il encore un pays francophone?

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A Dakar, le français recule au profit du wolof. Un phénomène de fond qui n'est pas sans conséquence sur la vie quotidienne.

«Kaay ndékki !» Lorsque l’on se balade au petit matin dans les quartiers populaires de Dakar, difficile de ne pas entendre cette invitation à venir déguster le petit-déjeuner. Une offre sympathique, émanant souvent de gens modestes, qui ont le goût du partage, de la teranga (l’hospitalité à la sénégalaise).

Si cette invitation est formulée en wolof et non pas en français alors qu’elle s’adresse à un toubab (un blanc), n’y voyez pas l’expression d’une quelconque défiance. C’est tout simplement dû au fait que dans ces immenses banlieues dakaroises, l’usage du français est des plus limités.

Le wolof règne en maître. Un grand nombre d’habitants des banlieues sont bien incapables de formuler des phrases en français. Certains n’ont jamais été à l’école. Parmi ceux qui y sont allés, beaucoup n’ont guère entendu la langue de Molière, bien des enseignants préférant s’exprimer en wolof, même pendant les cours.

Parlez-vous wolof?

Dans nombre de capitales d’Afrique francophone, la langue de Voltaire a pu s’imposer comme lingua franca, permettant à des centaines d’ethnies de se mettre d’accord sur l’usage d’une langue, d’avoir un terrain d’entente. A Abidjan, la capitale économique ivoirienne, l’on préfère parler le français plutôt que de donner la primeur à telle ou telle autre langue. Tout est différent à Dakar, la capitale du Sénégal, où le wolof s’est imposé. Même dans les milieux intellectuels, cette langue gagne du terrain.

    «Mon patron impose l’usage du wolof dans toutes les conversations. Même si cette langue n’est pas vraiment adaptée aux discours techniques», explique Aissata, cadre dans une grande compagnie d’assurance.

A Dakar, les autres Africains francophones sont très souvent désarçonnés par cette omniprésence.

    «J’ai demandé à des Sénégalais de m’indiquer le chemin. Ils m’ont répondu qu’il fallait s’exprimer en wolof, alors même que je leur avais expliqué que je ne parle pas cette langue», s’étonne un Ivoirien, qui a dû abandonner la conversation avant qu’elle ne tourne au pugilat.

    «Nombre d’Ivoiriens, de Béninois et autres expatriés se sentent de moins en moins à l’aise à Dakar, à cause de l’omniprésence de cette langue uniquement en usage au Sénégal», explique Alphonse, un enseignant d’origine béninoise.

Même des Sénégalais s’agacent du poids croissant de cette langue.  

    «Très longtemps, le chanteur Baaba Maal a été boudé par les radios sénégalaises parce qu’il chantait en pulaar (la langue des Peuls) et non pas en wolof. Moi aussi je veux défendre ma culture. A la maison, avec mes enfants je ne parle que le français et le pulaar. Je veux leur transmettre cet élément essentiel de l’identité», affirme Assan, un haut fonctionnaire d’origine peule.

En Casamance, dans le sud-ouest du Sénégal, comme dans les autres régions, le poids du wolof irrite parfois. «Au tribunal, les conversations se font le plus souvent dans cette langue. Les populations locales sont défavorisées. Ce n’est pas leur idiome. Comment peuvent-elles se défendre dans une langue qu’elles ne maîtrisent pas?», regrette Savané, un haut fonctionnaire, même s’il reconnaît que des interprètes sont présents dans la plupart des juridictions.

Le français n'a plus la cote

A la télévision et à la radio, le wolof domine aussi. Les programmes en français ou dans les autres langues sont très minoritaires. Les débats politiques, sociétaux ou culturels ont généralement lieu en wolof. Un wolof mâtiné de français. Seules les telenovelas, les films américains ou les séries indiennes sont doublés en français. Mais inutile d’espérer le commentaire d’un combat de lutte dans la langue de Molière. On un quelconque sous-titrage en français des débats en wolof. Par certains côtés, beaucoup d’Occidentaux éprouvent moins un sentiment d’altérité dans le sud du Nigeria où le pidgin-english (encore appelé broken english) sert de langue véhiculaire.

Au Sénégal, nombre d’enseignants se plaignent d’une baisse générale du niveau en français. «Il a considérablement diminué au cours des dernières années. Les professeurs parlent  très souvent en wolof. Dans la vie de tous les jours, le wolof domine», explique Oumar Sankharé, enseignant à l’université de Dakar. Il ajoute une explication politique:

    «Lorsque l’on demande à certains Sénégalais pourquoi ils ont autant de réticence à s’exprimer en français, ils donnent des justifications politiques. Ils affirment que ce n’est pas la langue du Sénégal. Un étrange nationalisme s’est développé ces dernières années.»

Après Léopold Sedar Senghor, Oumar Sankharé est le deuxième agrégé de grammaire du Sénégal. Il vient de décrocher ce précieux titre. Mais, selon Oumar Sankharé, les médias dakarois en ont peu parlé. «Ici, on préfère faire les gros titres sur des lutteurs et des politiciens», constate l’un de ses collègues.

Même les enseignants du primaire s’alarment du niveau des élèves. «Il a considérablement baissé. C’est pire chaque année», s’inquiète Cheikh, un instituteur dakarois. Cheikh constate lui aussi que les enseignants préfèrent parler à leurs élèves en wolof. Même les élites ont pris le parti de s’exprimer de plus en plus souvent en wolof. Le français pratiqué est parfois devenu hésitant ou académique. Comme s’ils parlaient une langue étrangère. Ou même une langue morte. Le vocabulaire est quelques fois daté, ancien, figé.

Une situation d’autant plus étonnante que le Sénégal s’enorgueillit d’être le berceau de la francophonie. Léopold Sedar Senghor (chef de l’Etat de 1960 à 1980) a été un grand défenseur de la francophonie. Il prétendait même au titre de «père de la francophonie». Le président poète a toujours proclamé son amour de la langue française. Son successeur, Abdou Diouf (au pouvoir de 1980 à 2000), dirige désormais la francophonie.

A l’image de Jacques Diouf, à la tête de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) jusqu’à l'été 2011, les Sénégalais sont omniprésents dans les organismes internationaux. Traditionnellement, ils étaient réputés pour leur maîtrise de la langue française. Des Ivoiriens avaient d’ailleurs pour coutume de dire que les Sénégalais parlaient le «gros français», à savoir le français des Français. Mais de plus en plus, le «gros français» donne l’impression de décliner. Il laisse place à un français créolisé, un mélange de français, de wolof et aussi d’anglais.

L'attrait des Etats-Unis

De plus en plus de Sénégalais font des études et de longs séjours en Amérique du Nord et ils truffent leur français d’expressions américaines. Le déclin du français au Sénégal est aussi lié, sans doute, à la perte d’influence de Paris. Et au moindre attrait de la culture française à Dakar.

La capitale sénégalaise est la région la plus à l’ouest d’Afrique, la plus proche des Etats-Unis. Une terre qui fait fantasmer. Même les lutteurs professionnels rêvent d’Amérique. A l’image de l’une des vedettes de la profession, Tyson, qui aime à se vêtir d’une bannière étoilée et à s’entraîner aux Etats-Unis.

Fin juillet à Dakar, j’ai croisé l’ex-ministre d’Etat Landing Savané. Cet ancien militant d’extrême gauche affirme qu’il sera sans doute candidat à l’élection présidentielle de 2012. Même lui qui revendique son passé soixante-huitard à Paris, admet regarder de moins en moins vers le Quartier latin. Quand Landing Savané n’est pas au Sénégal, c’est aux Etats-Unis qu’il se rend désormais. Signe des temps, Sitapha l’un de ses enfants choisit une toute autre voie que celle de son père. Le fils de Landing Savané joue au basket aux Etats-unis... En NBA.

Pierre Cherruau/Slateafrique

18/08/2012

Mairie de Saly

La mairie de Saly est construite

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la construction de l'hôtel de ville sur le site de l’ex école élémentaire de saly est achevée.

Avec ces 550 millions de fcfa (840.000 euros) officiellement dépensés, le maire, Ousmane Gueye, se retrouve ainsi quasi propriétaire d'un superbe bâtiment érigé sur le site de l'ancienne école qu'il a décidé de supprimer pour s'offrir une mairie sise sur un terrain appartenant, non pas à la Sapco mais à la "jeunesse de saly" dont le maire est le président...

Il se dit que la quasi totalité du pâté de maison lui appartient. 

S'il n'est pas interdit de se poser des questions sur la manière dont certains promoteurs immobiliers ont acquit et géré leurs investissements à Saly, au moins, pour Ousmane gueye, c'est assez limpide!...

Et, quand on constate l'état lamentable dans lequel se trouve Saly mais aussi, et surtout, comment vivent les villageois du cru, on se dit aussi que l'argent de la luxueuse mairie aurait pu servir à autre-chose...

BRB

16/08/2012

Joseph Koto, le choix de l’expertise locale

Le technicien sénégalais a enfin signé son contrat

arton26621-62630.jpgLa Fédération sénégalaise de football qui a toujours fait confiance aux entraîneurs internationaux pour diriger l’équipe nationale de football, a misé cette fois-ci sur les sélectionneurs locaux. C’est ainsi que l’ancien international sénégalais des années 80 et 90, Joseph Koto, a signé un contrat de deux ans avec la FSF.

C’est désormais du sérieux. La collaboration n’est plus un bail tacite. Le ministre des Sports, Malick Gackou et le président de la Fédération sénégalaise de football, Augustin Senghor, ont fait parapher, lundi, un contrat de deux ans, à Joseph Koto, sélectionneur national et à son adjoint Karim Sega Diouf. Il a eu à diriger l’équipe locale avec de bonnes performances, dont la dernière en date est le trophée de l’UEMOA remporté à Dakar. Lors de l’intérim au niveau de l’équipe A, Joseph Koto a gagné deux matches dont un contre le Maroc (0-1) en amical et un contre le Liberia (3-1) en qualification pour le prochain Mondial qui aura lieu au Brésil en 2014. D’ailleurs, les Lions occupent la première place de leur poule.

Le contrat est étalé sur une période allant du 1er août 2012 au 31 juillet 2014, a informé le président de la FSF, Augustin Senghor, non sans préciser au staff technique sa mission consistant à faire qualifier les Lions de la Teranga à la Coupe d’Afrique des nations 2013 et à la Coupe du monde 2014. "Une demi-finale serait un bon résultat, pour la CAN, pour la Coupe du monde, à défaut, essayez de faire aussi bien que la génération de 2002 (quart de finale, ndlr)", dira M. Senghor. Le montant des rémunérations étant resté tabou, toutefois, le président de la Fédération a soutenu que toutes les dispositions nécessaires seront prises pour mettre le staff technique dans les conditions adéquates de compétition.

Sénégal-Côte d’Ivoire, une rencontre test

Le ministre des Sports a appelé le staff technique à "faire preuve de sérieux, de discipline, de responsabilité et de travail." Et l’Etat, de son côté, ne ménagera aucun effort pour accompagner l’équipe nationale dans les conditions optimales de performance et de réussite. Même si le baptême du feu sera le dernier tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique 2013 avec la rencontre Sénégal-Côte d’Ivoire, prévue le 8 ou 9 septembre prochain. Un test grandeur nature pour le nouveau staff.

Pour le nouvel entraîneur des Lions, "le travail a commencé depuis longtemps et comme je l’ai même dit, si ce contrat n’a pas été signé ce ne serait pas important pour moi, car, pour moi, c’est le sport qui m’importe le plus. Je rends grâce à Dieu de m’avoir reconverti comme entraîneur. C’est une mission difficile, mais, facile, si tout le monde nous soutient". Il a pour mission également de réconcilier cette équipe, qui a déçu à la CAN 2012, et le public. Car, depuis le mondial de 2002, l’équipe de football ne fait plus la fierté de la nation sénégalaise.

AFRIKFOOT

15/08/2012

Inondations de Dakar

Après les pluies qui ont fait sept morts, 500 millions de FCFA dégagée pour faire face aux inondations

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Une enveloppe de 500 millions de francs CFA va être dégagée par le gouvernement sénégalais pour faire face à la lutte contre les inondations provoquées par les fortes pluies tombées dans la nuit de lundi à mardi dans la région de Dakar, a annoncé mardi le ministre sénégalais de l'Intérieur Mbaye Ndiaye, à l'issue d'une réunion de crise.

Les fortes précipitations (92 mm de pluies en deux heures) ont fait sept morts dans l'effondrement de maisons, selon le Groupement national des sapeurs pompiers.

Des routes principales de la région ont été envahies par les eaux qui les ont rendues impraticables et la circulation automobile était difficile voire impossible sur plusieurs artères de la région de Dakar pendant toute la journée de mardi.

Le Sénégal étant en pleine saison des pluies, les inquiétudes sont grandes quant aux dégâts que pourraient provoquer de nouvelles précipitations sur des sols déjà engorgés.

Parmi les mesures prises par le gouvernement au cours de la réunion d'urgence figurent notamment le pompage des zones inondées et l'ouverture de l'autoroute à péage à tous les véhicules empruntant la route nationale, laquelle est inondée et impraticable, ainsi que la mobilisation des sapeurs pompiers autour des sites inondés.

Les pluies ont également créé des désagréments dans des villes de l'intérieur comme Thiès et Touba où des inondations sont signalées.

Depuis 2005, le Sénégal fait face à un cycle d'inondations surtout dans la banlieue de Dakar où après plusieurs années de sécheresse, les populations se sont installées dans des zones naguère inondables. L'ancien régime avait dégagé plus 67 milliards de francs CFA dans un plan destiné notamment à recaser dans de nouvelles habitations les populations installées dans des zones inondées.

Ce plan a été insuffisant pour reloger toutes les populations dont la plupart continuent de vivre dans les zones inondées alors que la lutte contre les inondations par le pompage et creusement de canaux d'évacuation s'est révélée peu efficace.

Selon des spécialistes, la meilleure solution serait de déloger les quelque 300 000 personnes touchées afin de les recaser ailleurs. Mais, cette solution est, financièrement, hors de portée du gouvernement, selon les spécialistes qui l'estiment à plusieurs centaines de milliards de francs CFA.

Xinhua

Saly vu par une "victime"

REPORTAGE… LES RESIDENTS ENTRE REVE ET DESILLUSION Saly, les vagues du mal

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Une longue plage de sable fin, des palmiers à perte de vue, un climat douillet presque toute l’année, voilà le cadre paradisiaque que Saly offre aux touristes. Malheureusement pour certains tombés sous le charme de la Petite Côte sénégalaise, le rêve ensoleillé a viré à une terrible désillusion. Reportage.

L’homme gît inerte sur son lit d’hôpital. Comme dans un entrelacs de tentacules, des fils branchés sur son bras, son nez, sa bouche, ses poumons… lui permettent de garder un lien avec la vie. Mais le son renvoyé par l’électroencéphalogramme demeure désespérément monotone, plat. Les chocs provoqués par les plaques d’acier n’arrêteront pas l’âme du vieil homme déjà prête à quitter son enveloppe corporelle. Un livre d’Imam Ghazali traitant de la vie après la mort ou un mauvais épisode de science fiction ? Que nenni, une histoire bien réelle racontée par l’intéressé en chair et en os. «Comment vous dire ? J’ai subi un processus de désintégration. Je me suis vu sortir de mon enveloppe corporelle et rejoindre le couloir qui mène à l’Au-delà», révèle Nicolas, à demi couché sur le canapé de son cossu salon de Grand-Mbour.

Nicolas, comme nombre de ses voisins Mbourois, fait partie de ces occidentaux (Français, Suisses, Allemand, Hollandais etc.) qui ont décidé de fuir le froid et le stress européens pour une vie au soleil sur la Petite Côte sénégalaise. Avec leur pension de retraite ou leurs épargnes, ils ont construit chacun, ou presque, une villa ou un commerce à la station balnéaire de Saly Portudal (Mbour). Certain(e)s se sont tapé(e)s une seconde jeunesse en se dégotant une belle «femelle» ou un jeune «mâle» sénégalais et croquent la vie à pleine dents. D’autres, moins chanceux, ont vécu(e)s un véritable drame social en débarquant sur la Petite Côte sénégalaise. Dégoûté(e)s, déçu(e)s, par l’écart constaté entre leur rêve occidental et l’enfer local.

«J’ai rejoint le couloir qui mène vers l’Au-delà»

L’appel d’Outre-tombe. Le quartier Grand-Mbour offre une image de terrain vague et désert en cette après-midi de grande chaleur. Harcelés par la touffeur ambiante et la faim de ce 17e jour de Ramadan, les riverains ont préféré battre en retraite dans l’ombre des maisons. Ou sous la climatisation de leur salon, à l’image de Nicolas et de sa femme qui, confortablement installés dans les fauteuils en cuir marron, regardent qui les dernières nouvelles sur le Net, qui l’écran plat accroché au mur à côté de tableaux ethniques. Engoncé dans une chemise noire barrée par des vaguelettes successives de flammes rouge, bleu et jaune, Nicolas offre avec sa nymphe noire le portrait de l’intégration réussie. Un bien-être qu’il est venu chercher à près de 5 000km de sa France natale, après avoir perçu une voix céleste l’invitant à se rendre en Afrique. «J’ai été électrocuté et conduit à l’hôpital dans un état désespéré. J’étais mort et alors que mon âme se désintégrait, j’ai vu les médecins qui s’activaient sur mon corps. J’ai rejoint le couloir qui mène vers l’Au-delà», explique-t-il en ramassant ses doigts pour former une pente avec la main, l’aspect de ce fameux couloir. Un passage que Nicolas n’arpentera pas, retenu par la réintégration dans sa masse corporelle et surtout par l’appel du Berceau de l’humanité. Seulement, le Français se réveille de son coma, 13 mois après, tétraplégique, ce qui retardera un peu ses projets d’exil. Il aura fallu une longue période de rééducation pour retrouver l’usage complète de ses membres, un temps qu’il mettra à profit pour voir grandir ses deux enfants et solder ses comptes avant de sauter dans le premier avion, direction le quartier populeux de Grand-Yoff où il dépose ses baluchons sans grandes convictions. Il se souvient : «J’ai déménagé aux Parcelles Assainies à l’Unité 6, mais, je n’arrivais toujours pas à trouver la quiétude. Alors je me suis en définitive installé à Mbour où j’ai, d’abord vécu une vie de solitaire.» Avant de trouver l’âme sœur par un (mal)heureux hasard.

«Avec mon épouse, on préfère ne pas être vus»

Pour vivre heureux, vivons cachés. «Je suis passé à ça de la mort. Encore», lance Nicolas en écarquillant ses grands yeux bleus dans un sourire. Nouvellement installé sur la Petite Côte, le Français est victime d’une forme sévère de paludisme qui manque de l’envoyer de l’autre côté, n’eut été l’aide de la mère d’un de ses amis Sénégalais. Il raconte: «Sa jeune fille et elle ont pris grand soin de moi quand j’étais au plus mal. Après mon rétablissement, pour les remercier, je leur ai offert de l’argent.» Un cadeau qu’utilisera la jouvencelle pour confectionner un joli boubou à son bienfaiteur. Le geste noble réunira dans un mariage ceux que tout sépare à première vue. Moulée dans un ensemble Bazin rouge avec un voile noir sur la tête, la jeune femme ébène fait presque 30 ans de moins que son mari. Une différence qui redonne une nouvelle jeunesse à Nicolas et qui laisse les compatriotes de son épouse totalement dubitatifs. «Je peux comprendre cela, c’est pourquoi on préfère ne pas être vus ensemble. La plupart des couples mixtes à Mbour sont motivés par l’argent ou le sexe», révèle le mari. De concert, les tourtereaux ont donc décidé de vivre, par souci de tranquillité, loin des yeux indiscrets. Une existence casanière qui satisfait depuis une dizaine d’années le retraité converti à l’Islam. «La voix de la paix», dit-il en regardant un portrait du guide religieux Baye Niass accroché au mur du salon niché dans le nid d’amour et de tranquillité que le Français entretient avec ses entreprises florissantes. En toute discrétion, au grand dam de certains de ces compatriotes qui peinent à trouver la recette du bonheur qu’ils sont venus chercher sur la Petite Côte.

«Les filles nous pourrissent la vie»

Les filles, la seule constante avec le soleil. «Les filles ici sont nulles à ch…», plaide Christian sur un air de confidence. Rencontré dans l’un des nombreux bars de Saly avec un de ses amis, le Français de 82 ans sirote sa bière, entouré d’une horde de jeunes «rastas» éméchés. Bien bâti dans sa chemise à carreaux bleus, il est venu «essayer un nouveau truc», confie-t-il. En fait de truc, le vieil homme se sert de sa pension retraite pour organiser des festivals sur la Petite Côte. Une activité séduisante sur le papier, mais beaucoup moins réalisable sur le terrain. D’autant que les amateurs de musique Rock ne font pas floraison. La désillusion a rendu l’octogénaire amer et bougon. «L’éducation est à revoir ici», tonne-t-il, en passant une main sur ses longs cheveux blancs. Mais derrière cette colère, se trouve moins l’échec d’un projet que d’un mariage. Christian qui hante les comptoirs de la station balnéaire depuis une treizaine d’années a été marié à une jeune Sénégalaise qu’il a fini par emmener chez lui en France. Le début de la fin pour celui qui a été rudoyé de part et d’autre par les vagues traîtresses d’un amour calculé. «Elle a commencé à changer dès qu’elle a retrouvé ses copines. Elles me harcelaient et me traitaient de tous les noms. Ma femme a déménagé avant de demander le divorce», narre-t-il, en caressant sa barbe de trois jours. Depuis, le Parisien roule sa déception dans les rues de Saly, partagé entre la peur de croiser à nouveau le chemin d’une fille intéressée et le rêve d’une vie au soleil. Il dit, désabusé : «Je regrette d’être venu et de m’être installé. J’envisage, à défaut de repartir, de me déplacer vers la Casamance.»

Michel, lui n’a pas attendu pour rouler sa vieille carcasse dans la verte Casamance. Attablé au bar «Chez Estelle» avec Barnabé qui essaie désespérément de rentrer dans les bonnes faveurs de notre stagiaire, le retraité Marseillais tire sur son cigare avec des lèvres à peine visibles derrière une moustache plus fournie que son cuir chevelure. Il a préféré quitter Saly où il vit pourtant depuis trois longues années. «Il n’y a plus que le soleil qui rende heureux dans la station balnéaire. Les filles nous pourrissent la vie en nous courant après. Les relations sont basées sur l’intérêt», laisse-t-il tomber dans un fort accent du Sud de la France. Une chasse au toubab qui n’est pas trop pour déplaire Michel, à en croire la jeune liane sénégalaise accrochée à ses basques comme pot de colle. Français approximatif, cigarette à la bouche et jalouse à faire pâlir une fillette à qui l’on a arraché son jouet, la copine du sexagénaire, qui paraît beaucoup moins que les 43 années qu’elle dit avoir, rigole à gorge déployée des moindres propos de son copain. Même quand ce dernier avoue, sans gêne aucune, être marié. «Je vais une fois par an à Marseille pour voir ma femme et surtout pour faire un bilan de santé», avoue-t-il. L’une des plus grosses désillusions de Michel qui, en débarquant sur les rives de Saly, pensait trouver sur place un système de prise en charge médical pour ceux qu’on appelle résidents. Une faille qui pousse Barnabé à réfléchir encore à une prochaine installation. Ça et le fait de n’avoir pas encore réussi, en un mois de vacances, à attirer une naïade dans ses filets de vieux pécheur. «Rendez-vous demain aux Almadies», lancera-t-il, sans succès, à sa proie du jour. Une pathétique scène de drague à faire «vomir de honte» un Roger peu amène à l’égard de ses compatriotes blancs et de ceux que les résidents appellent les antiquaires.

«Les antiquaires sénégalais sont des menteurs, voleurs, paresseux et maniaques sexuels»

Les antiquaires, marchands de désillusions. Roger est un Français originaire de la Sicile. Une brûlante île italienne dont les plages ensoleillées ont déteint sur le caractère très affirmé du résidant. «Je me suis déjà installé deux fois, mais si c’était à refaire pour cette troisième fois, je f… le camp», lance-t-il d’emblée en caressant son avant-bras droit où trône un tatouage maori. Roger est venu pour la première fois au Sénégal à l’âge de 30 ans. Des vacances qui se sont, pour l’essentiel, déroulées sur la Petite Côte. Il raconte : «Je suis tombé amoureux de Saly et du potentiel qu’il offrait pour l’homme d’affaires que je suis.» Un potentiel qui l’a poussé, après deux prospections inabouties, à se réinstaller une troisième fois sur la principale artère commerçante de la commune, jouxtant le bruyant village artisanal. Le Français fait, depuis bientôt 5 ans, dans la location de quads et parvient bonant malant à tirer son épingle du jeu, seul gage pour continuer à offrir à sa femme et ses deux enfants une vie au soleil. Mais le tourisme florissant des années 90 a laissé la place à des hautes saisons sporadiques où l’estivant devient de plus en plus une denrée rare. Un déclin qui a touché de plein fouet le commerce de Roger, l’obligeant à se défaire d’une partie de ses employés. «J’avais deux fois plus de salariés que ça», explique-t-il en embrassant d’un regard mordoré l’intérieur de la petite échoppe qui lui sert de bureau. Le tourisme ne rapporte plus et plus qu’une politique gouvernementale catastrophique, le Français pointe un doigt accusateur sur les fameux antiquaires. «Les Sénégalais sont, en général, très grands, t’imagines la peur du touriste entouré par deux gaillards qui le pressent de leurs services», confie-t-il en usant à souhait le cliché du grand Noir contre le Blanc chétif. «Une agression qui commence dès l’aéroport et ce lieu est la première vitrine du pays. Vous voyez un peu l’image catastrophique», renchérit Christelle, une Belge résidant dans Le Ngaparou voisin. Assise par terre, sur la devanture d’un établissement bancaire de Saly, l’octogénaire à la peau rudoyée par les assauts des rayons solaires attend son fils adoptif en esquivant sans cesse les offensives d’un vendeur de cartes téléphoniques désireux de lui refourguer sa marchandise à prix coûtant. Installée au Sénégal depuis 12 ans par amour pour le golf et le soleil, la Belge avoue n’avoir plus rien à faire en Europe : «A part un frère en Allemagne, toute ma famille est morte. Y compris mon mari qui n’a pas voulu d’enfants.» N’empêche, Cristelle a dû mal à vivre avec les tares de la population de son pays d’accueil, en l’occurrence des antiquaires qui semblent cristalliser toute son antipathie. «Ils sont menteurs, voleurs, paresseux et maniaques sexuels…», énumère-t-elle dans un vocabulaire qui ne sent pas la rose, la couleur de son short qui laisse voir de nombreuses petites écorchures. Même retranchée dans sa grande villa de Ngaparou, la Belge dit avoir subi, à de nombreuses reprises, la ruse de ses voisins. «Un jour, l’un d’entre eux est entré dans ma maison pour me demander un verre d’eau, et le temps que j’aille le lui chercher, il m’avait piqué mon porte-monnaie et mon portable. Si je vous disais d’ailleurs le nombre de portable qu’ils m’ont volé !», s’emporte-t-elle en relatant encore un épisode où un supposé antiquaire l’a trouvé sur la plage pour lui proposer une partie de jambes en l’air. Des petits désagréments qui ont poussé Christelle à quitter une première fois le Sénégal pour le Maroc, mais l’aventure a tourné court au détour d’une après-midi de forte canicule où la Belge s’est vue refuser un verre d’eau pour cause de Ramadan. «Heureusement que je ne suis pas Musulmane», conclut-elle, jurant ne plus vouloir remettre les pieds dans l’Atlas.

Tout le contraire de Roger qui vante les mesures prises par le Royaume chérifien contre les antiquaires. «Le Maroc les a réprimandés de façon sévère, ce qui a donné un sacré coup de fouet à leur secteur touristique», argumente-t-il en réajustant les boutons de son sweet-shirt rouge qui met en valeur un teint parfaitement doré. A l’image de Nicolas Sarkozy, l’ancien président Français, qui coule des jours heureux au Maroc avec sa femme, Roger envisage de plier bagages avec femme et enfants pour la destination maghrébine. D’autant plus que certaines autorités mal lunées de la Petite Côte l’ont dans le nez. «Retourne chez toi si tu n’es pas content», lui aurait-on dit à l’occasion d’une visite technique de routine. Un racisme anti-blanc qui, d’après le Sicilien, pointe le bout de son nez depuis quatre ou cinq ans et qui affaiblit de plus en plus la qualité de vie que les résidents occidentaux sont venus cueillir à des milliers de kilomètres de chez eux.

«Les touristes n’ont pas à être résidents»

Lacoste bleu et pantalon noir sur le dos, El Hadj Mbaye Diène n’en finit plus de déverser sa bile sur les résidents. «Je suis pour qu’on instaure une mesure tendant à interdire la création des résidences et que tout touriste rentre chez lui après ses vacances, c’est le seul moyen de faire redémarrer le business», crache le chauffeur, en continuant crescendo : «Les résidents nous volent notre gagne-pain. Ils se sont, par exemple, approprié le monopole des excursions en proposant à leurs compatriotes en vacances les mêmes services.» Une concurrence qui met El Hadj hors de lui d’autant plus que les autorités ne semblent prendre aucune disposition pour permettre aux riverains de se battre à armes égales contre «ceux qui leur volent leur boulot». C’est du moins l’avis de Lamp qui peste encore contre la semaine de prison qu’il a dû faire pour une affaire de prostitution. Il explique : «J’ai été mis en prison parce que la famille d’une de mes amies m’a accusé d’avoir perverti leur fille alors que je n’ai fait que la présenter à une autre qui fréquentait le milieu des Blancs», clame-t-il, en jetant l’opprobre sur le «laisser-aller» des policiers qui n’osent pas s’en prendre aux touristes sexuels. «L’homosexualité et le lesbianisme sont devenus monnaie courante ici et nous n’avons personne sur qui compter pour les combattre, puisque ceux chargés du maintien de l’ordre et du respect des bonnes mœurs, ferment les yeux.» Ces propos de Lamp seront repris par Cheikh, un antiquaire rencontré non loin du village artisanal. Cheikh assume parfaitement son rôle d’assaillant. Il dit : «Les résidents disent à leurs compatriotes que les Sénégalais sont des escrocs et truands alors qu’en réalité, ils sont des escrocs de la pire espèce. Là où un antiquaire leur prend 50 000 FCfa, eux soutirent des millions à l’Economie du pays.»

A la gendarmerie locale aussi, les accusations de vol des résidents à l’encontre des autochtones font bien sourire. «En général, ces vols sont le fait des prostituées que les touristes ramènent chez eux et qui profitent de leur sommeil ou ivresse pour leur soutirer leur porte-monnaie. Au lieu de l’avouer simplement, ils font passer ça pour un cambriolage», raille un gendarme vers qui renvoie le commandant plus pressé de rompre son jeûne que de parler de statistiques qu’il sait «bonnes».

FuturMedia/l'Observateur

L'insécurité à Saly

Lutte contre l’insécurité à Saly Portudal : Le renfort de l’effectif de la brigade demandé

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La population de Saly située dans la zone balnéaire à Mbour est très inquiète. En effet,  depuis quelques temps, sa localité est à la merci des délinquants et autres agresseurs qui  ont fini d’y élire domicile. Des maisons sont cambriolées tandis que les vols de moutons y foisonnent. D’où le cri de cœur  du chef de quartier Arona Ndiaye. Gendarme à la retraite, ce dernier a déversé sa bile sur les  ondes de Wal Fadjri. «Nous voulons que la brigade de Saly soit renforcée.  On constate beaucoup l’augmentation du nombre de visiteurs. Mais, tous ne sont pas animés par les mêmes intentions», regrette-t-il. Parmi les méfaits qui les ont poussés à émettre ce cri de détresse, figurent, la présence des «coxeurs» (rabatteurs) qui ont fini de transformer le carrefour de Saly en gare routière, mais aussi et surtout le manque d’éclairage public qui fait défaut au niveau de station balnéaire de Saly Portugal.

THIERNO BA/Le Sénégalais.net

Entre bonheur et mélancolie

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Je sais, il y a un paradoxe!

Quand je suis au Sénégal, vous ne recevez plus l'actualité du pays. Quand je suis dans mon pays toubab, vous en avez!

Seule explication, quand je suis au Sénégal, ce n'est pas pour vivre devant un ordinateur mais pour me balader, rencontrer les gens, visiter des lieux magiques, voir mes amis, vivre mon Sénégal!

Le monde tourne sans moi et je tourne sans le monde! Pas une radio, pas une télé, pas d'infos, de journaux. Que du bonheur!

L'actu, je la vis au quotidien de mon pays de coeur. Je prends des nouvelles de mes potes, chaque retrouvaille est une fête du coeur, chaque nouvelle rencontre en présage une autre. Chaque endroit que je redécouvre est une découverte. Chaque nouveau paysage une émotion.

Je lis et partage souvent des articles de presse affirmant que le Sénégal est 'ceci", que Saly est "cela", que les Sénégalais sont "comme ceci", "comme cela". Chacun a sa vision. Chaque personnage est apprécié, critiqué par son vis à vis, son témoin. Je tente d'éviter ce piège de la critique, tant j'ai bonheur à revenir, depuis 15 ans, dans ce pays. Tant j'ai tristesse à repartir à chaque voyage. Je viens de fêter mon 50ème séjour. Si Allah est grand, ce ne sera pas le dernier et j'espère que vous resterez encore longtemps sans infos...;-)

Je reviendrai sur mon séjour dans un prochain post. J'ai tant de choses dans le coeur et dans la tête...

Yves