30/10/2012

Ce sale Sénégal

Comment sortir de l'inconscience écologique

senegal

Les Sénégalais commencent seulement à prendre la mesure des dangers qui menacent leur écosystème.

L’écologie au Sénégal est moribonde. Les gouvernements qui se sont succédé, et la population, inconscients, en sont responsables.

Les écologistes sénégalais alertent depuis longtemps sur la dégradation de la situation. Maintenant qu’ils ont obtenu un ministère, ils doivent faire face à de multiples défis et ont besoin de toutes les bonnes volontés.

La désertification gagne du terrain

La désertification gagne le sud du Sahel, par la Mauritanie et, ainsi, le nord du Sénégal. Elle menace la survie des populations. Dans tout le pays, des forêts entières ont disparu pour faire place à la monoculture (arachides, par exemple) ou pour le trafic de bois (essences précieuses, fabrication de djembés, mobilier, et bois de chauffe).

Cheikh Diop, responsable national des jeunes écologistes du Sénégal depuis 2010, fait un constat sans concession sur l’inaction de l’ancien gouvernement:

«Le Sénégal a perdu beaucoup d’arbres avec la complicité des autorités. Ils ne connaissaient que l’argent, l’écologie ne les intéressait pas.» 

Le ministère de l’Ecologie a commencé son action, en avril 2012, par la limitation des feux de brousse provoqués par des chasseurs de miel, les agriculteurs ou les coupeurs d’arbre (un arbre mort peut être coupé légalement).

Arrêtons le massacre!

Pendant la saison des pluies, période propice pour planter des arbres, les équipes du ministère de l’Ecologie, aidées par plusieurs associations, se sont activées dans toutes les régions pour planter le plus possible (principalement des arbres fruitiers).

Mais elles peinent à faire comprendre aux Sénégalais l’urgence de planter des arbres, et d’arrêter le massacre de leur environnement.

Certains se sont attelés à cette mission il y a longtemps, comme Haidar el Ali, ou encore les Brigades Vertes, association franco-sénégalaise qui plante des arbres dans les écoles.

Leur démarche est accompagnée d’une prise de conscience de la valeur de l’environnement dans la région du Baol, spécifiquement touchée par le phénomène de désertification. 

Le ministère de l’Ecologie du Sénégal a fait venir des semences de dattier d’Algérie et 11.000 semences de noix de coco en provenance de Côte d’Ivoire sont stockées au port de Dakar, et sont progressivement plantées.

Haidar el Ali est allé en août 2012 à Touba, ville sainte bâtie par les disciples de Cheikh Hamadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride. Il y a rencontré le kalife général de la confrérie et lui a présenté le projet de «Touba, ville verte».

Cette rencontre a une portée symbolique forte. Au Sénégal la vie sociale et politique est intimement liée à l’influence des marabouts. Leur parole est écoutée, suivie, et leur poids économique certain.

Un réseau de canalisation vétuste

La saison des pluies est aussi et malheureusement celle des inondations, qui ont fait cette années une vingtaine de morts et laissé des quartiers entiers de Touba, Dakar et Rufisque surtout, dans la désespérance. L’eau n’a plus de barrière naturelle, le sol ne l’absorbe plus.

Nombreux sont les quartiers construits sur des zones inondables. Le gouvernement a ordonné l’évacuation des quartiers, parlé de reloger les habitants. Il hérite d’un système urbain anarchique, d’un plan cadastral quasiment ignoré.

Le fléau de l’insalubrité atteint un niveau catastrophique pendant les inondations (écoulement des fosses sceptiques dans les rues), détruisant sans aucun doute l’écosystème des quartiers régulièrement inondés.

Pour lutter contre, le ministère de l’Ecologie doit travailler de concert avec les autorités en charge de l’urbanisme, de l’assainissement, et les services municipaux.

La mer souillée

L’érosion galopante (aggravée par le vol de sable marin, effectué nuitamment pour les innombrables constructions qui envahissent le territoire)  risque aussi de faire disparaître des villages, des quartiers.

De la mer souillée les pêcheurs se plaignent de ne plus tirer leur substance. Ils doivent  aller souvent jusqu’en Guinée, en Sierra Leone (7 jours de mer) pour ramener du poisson.

La commune de Hann, à Dakar, reçoit une masse de déchets domestiques impressionnante chaque jour.

Awa Djigel, transformatrice de poisson originaire de Rufisque, présidente nationale de la fédération des femmes écologistes du Sénégal, depuis 2 ans (10.000 femmes), semble pourtant optimiste quand à la mobilisation populaire:

«Il faut faire comprendre l’écologie aux sénégalais. L’écologie c’est une philosophie, ce n’est pas seulement d’éteindre les feux de brousse, de reboiser. Il faut sensibiliser les sénégalais. C’est la seule voie qui nous reste aujourd’hui face au défi d’agression de notre environnement, de la rareté de la ressource, des effets du changement climatique, de l’érosion marine, des inondations qui nous affectent. Nous avons vraiment beaucoup de défis à relever en tant qu’écologiste. Aujourd’hui les populations se sentent menacées, donc intéressées par la protection de leur environnement. L’action écologique est très importante pour nous. Notre vie en dépend».  

Beaucoup de plages sénégalaises sont une désolation, surtout à proximité des grandes villes. Il n’est pas rare d’y trouver des poissons déjà morts, étouffés par un plastique, ou par un filet de pêche en nylon (non biodégradable) abandonné.

La population, pêcheurs compris, jette ses déchets domestiques à la mer sans remord. Cette situation dure depuis des dizaines d’années. Elle empire avec la démographie croissante et donc, forcément,  le développement de la consommation.

Y'en a marre en sentinelle

Serigne Mbacke Fall, du mouvement Y’en a marre, habitant de la région de Diourbel, ouest du Sénégal, (qualifié de «bombe écologique» par la presse locale tant les déchets s’y amoncellent) précise que le mouvement qui a motivé la jeunesse pour des élections démocratique et pacifiste conserve son rôle de sentinelle et pointe l’inconscience de chacun sur ce sujet.

«Nous sommes sales.  Les gens créent des dépôts. On ne doit pas attendre le gouvernement, on doit faire les petits  gestes écologiques vitaux pour notre pays».  

Le Nouveau type de sénégalais (NTS), prôné par Y’en a marre, ne jette pas ses déchets n’importe où, plante des arbres, forcément écologiste.

Il veut surtout rester chez lui et y vivre bien, sachant maintenant que l’immigration n’est pas une solution viable. 

La population doit prendre conscience de la portée de ses gestes. C’est une question de survie. Elle doit être soutenue par les infrastructures adéquates. Le danger pour la santé réel (paludisme, maladies de peau, respiratoires, etc).

Les poubelles publiques sont rares et vite débordées. Le découragement est général, l’espérance de vie trop courte, dû sans conteste en grande partie à l’environnement dégradé.

La pollution industrielle de plus en plus importante

Ajoutons à cela l'utilisation de carburant de très mauvaise qualité, par des voitures qui ne pourraient rêver de soutenir un contrôle technique, (il n’est pas rare qu’un voiture prenne feu à cause d’un faux contact).

Les émanations d’usines (ciment, par exemple à Rufisque) empoisonnent depuis des années l’atmosphère.

Les carrières de sociétés internationales ne prêtent aucune attention à la  nocivité des matières qu’elles soutirent au sous-sol dans des vastes excavations qu’elles ne prennent pas souvent le soin de reboucher après usage.

Notons aussi la présence fréquente de tuiles d’amiantes sur les constructions et même encore en vente (certaines sociétés locales en fabriquaient jusque l’année dernière). Il faut aussi lutter contre le braconnage: 1 million d’animaux ont été tués l’année dernière, dont certaines espèces rares et protégées.

Les écologistes sénégalais sont persuadés qu’en démocratie, la démarche écologique peut enfin être possible et sauver le pays. La démocratie étant, tous les espoirs sont donc permis…

Laure Malécot

You perd un ministère

le gouvernement réaménagé, Affaires étrangères et Intérieur affectés

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Le président sénégalais Macky Sall a réaménagé lundi son gouvernement, marqué par le départ de sept ministres de la précédente équipe, dont ceux des Affaires étrangères et de l'Intérieur, et l'arrivée d'une douzaine de nouveaux ministres, selon des décrets lus devant la presse.

Alioune Badara Cissé, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'Extérieur, quitte le gouvernement où il est remplacé par Mankeur Ndiaye, précédemment ambassadeur du Sénégal en France.

Le général et ex-haut commandant de la gendarmerie Pathé Seck est nommé ministre de l'Intérieur en remplacement de Mbaye Ndiaye, qui avait été très critiqué à l'intérieur du pays, notamment pour la gestion de violences à Dakar de disciples d'un chef religieux incarcéré pour complicité d'homicide.

Mor Ngom, candidat malheureux au premier tour de l'élection présidentielle, cède son fauteuil de ministre des Infrastructures et des Transports à Thierno Alassane Sall (nouveau). M. Ngom a ensuite été nommé ministre directeur de cabinet du président Sall.

Le maroquin de l'Education nationale est retiré à Ibrahima Sall et remis Serigne Mbaye Thiam, précédemment ministre de l'Enseignement supérieur et porte-parole du gouvernement.

Le réaménagement a été marqué par l'arrivée de douze nouveaux ministres, portant leur nombre à 30 (contre 25 précédemment), sans compter le Premier ministre.

Parmi ces arrivants, figure le journaliste et écrivain Abdou Latif Coulibay, porté à la tête du nouveau ministère de la Promotion de la bonne gouvernance et désigné porte-parole du gouvernement.

Une autre entrée remarquée dans l'équipe est celle de Mbagnick Ndiaye, nommé ministre des Sports en remplacement de El Hadji Malick Gakou, en sursis à ce poste depuis les incidents violents ayant provoqué le 13 octobre à Dakar l'interruption d'un match du Sénégal contre la Côte d'Ivoire dans le cadre des barrages retour qualificatifs pour la Coupe d'Afrique des Nations 2013 (CAN-2013). Les Sénégalais ont été officiellement déclaré éliminés et ne participeront pas à la CAN-2013.

Mbagnick Ndiaye était depuis 2008 président de la Confédération africaine d'escrime, selon l'Agence de presse sénégalaise (APS, officielle).

Malick Gakou ne quitte cependant pas le gouvernement, ayant été désigné ministre du Commerce, de l'Industrie et du Secteur informel en remplacement de Mata Sy Diallo qui, elle, figure parmi les sept ministres non reconduits.

Le chanteur Youssou Ndour, précédemment ministre de la Culture et du Tourisme, est désormais ministre du Tourisme et des Loisirs. Un des nouveaux ministres, Abdoul Aziz Mbaye, est en charge du nouveau département de la Culture.

Il est également créé un ministère de la Restructuration et de l'Aménagement des zones d'inondations, confié à Khadim Diop (entrant). Mary Teuw Niane, recteur de la deuxième université publique du pays, entre au gouvernement comme ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Parmi les ministres reconduits à leurs postes, figurent notamment Augustin Tine (Forces armées), Aminata Touré (Justice, Garde des Sceaux), Awa Marie Coll Seck (Santé et Action sociale) ou encore Amadou Kane (Economie et Finances).

Ce réaménagement intervient près de sept mois après la nomination d'Abdoul Mbaye par Macky Sall, qui a été investi président début avril après avoir battu au second tour de la présidentielle Abdoulaye Wade (président de 2000 à 2012).

Nous avons constaté qu'il était possible de faire mieux, le réaménagement a été effectué dans un souci de rendre l'action plus efficace, a expliqué à la presse le Premier ministre. Certains ministères étaient trop volumineux, a-t-il dit.

AFP

Les projets d'un ministre débarqué...

Mor NGOM, ministre - jusqu'hier - des infrastructures et des transports : « Notre ambition, achever les projets en cours et démarrer d’autres plus importants »

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Dans cet entretien - qui date de la veille de son éviction - le ministre des Infrastructures et des Transports, Mor Ngom, décline les grandes ambitions de son ministère, qui se résument à la finition des projets infrastructurels en cours et à la réalisation d’autres plus importants, au bénéfice des populations. Une politique qui consiste à un maillage du pays afin de permettre aux zones reculées d’écouler leurs produits et donc d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Désenclavement de la Casamance

La politique de désenclavement de la Casamance doit être appréciée de manière globale. La Casamance est une partie intégrante du Sénégal. Elle ne peut pas être mise à l’écart de la politique sectorielle de transport. Il y a une situation que personne ne souhaite voir perdurer. Nous souhaitons tous que la paix y revienne et de manière pérenne. Le traitement de la Casamance reste spécifique. C’est la raison pour laquelle, après y avoir tenu un conseil des ministres décentralisé, le président de la République

nous a instruit, sous la conduite du Premier ministre Abdoul Mbaye, de tout faire pour que ce qui avait été retenu pour cette localité et pour ses populations soit entièrement réalisé, dans les meilleurs délais et dans des conditions optimales. Il faut avoir en perspective la situation géographique. La Casamance est coupée du reste du Sénégal par la Gambie. Pour la désenclaver, il faut agir sur tous les leviers des transports, à savoir aérien, routier, ferroviaire et maritime. Concernant le transport routier, de nombreux projets sont prévus pour désenclaver définitivement la Casamance. D’abord, la Transgambienne, avec le pont de la Gambie, dont la réalisation tarde. Ensuite, il y a la voie de contournement de la Gambie dont le tracé passe par Tambacounda, le pont de Gouloumbou pour revenir vers Kolda, Vélingara et finir à Ziguinchor. Ensuite, nous avons la liaison maritime et enfin, le grand projet ferroviaire entre Tambacounda et Ziguinchor.

Pour l’ensemble de ces projets, nous sommes presque dans des phases de réalisation. Grâce au Mca (Millennium challenge account), le financement est acquis pour la route Vélingara-Ziguinchor, les appels d’offres sont en cours. Il reste un petit tronçon de 35 km entre Mandat douane et Vélingara pour un financement de 11 milliards de francs Cfa. L’Etat a déjà pris ses dispositions pour sa réalisation. Ce qui veut dire que le transporteur quittera Dakar, passera par Tambacounda pour arriver à Ziguinchor sans problème.

Le désenclavement du territoire national ne concerne pas que la Casamance. Il existe des projets dans d’autres régions qui sont aussi structurants pour le désenclavement des zones intérieures du pays. Par le passé, des routes ont été construites. Le régime sortant en avait fait une priorité qui n’a pas été totalement respectée. Je trouve inadmissible que l’on investisse des milliards dans la région de Dakar, j’allais même dire dans la partie la plus huppée de Dakar, au détriment du reste du territoire national. C’est la raison pour laquelle le président Macky Sall, dans le programme « Yonu Yokkuté » qu’il a proposé aux Sénégalais qui l’ont accepté au premier tour à 27 % et au second tour à 65 %, il y a ce slogan : « Un nouvel ordre de priorités ». Cela nous conduit à analyser l’efficacité, sinon l’efficience des projets, les retours sur investissements et la résolution, de manière définitive, de la demande sociale des populations sénégalaises dans toute leur globalité. Celui qui est à Matam, sur l’île à Morphil, a les mêmes droits que le Dakarois qui vit à Soumbédioune. Je ne comprends pas pourquoi le Sénégalais qui est à Soumbédioune doit avoir un tunnel non nécessaire, à coût de milliards, au détriment de celui qui est dans l’île à Morphil, qui aurait besoin simplement d’une piste de production pour pouvoir écouler sa production agricole, mieux, d’un pont pour pouvoir traverser le fleuve, faire ses courses, se ravitailler ou aller travailler.

Transport ferroviaire

La voie ferrée est un projet structurant qui rentre aussi dans cette approche globale, parce que la ligne Dakar-Tambacounda-Bamoko existe déjà. Mais, elle est très mal entretenue. Depuis 2003, la société Transrail, qui a en charge de l’exploitation et l’investissement, n’a absolument rien fait. Il faut oser le dire. Les trains y roulent à 20 km à l’heure, c’est-à-dire en-deçà de la vitesse commerciale, avec beaucoup de déraillements. C’est pourquoi nous nous sommes rendus à Bamako pour discuter, avec notre homologue malien, des voies et moyens afin de résoudre, de la manière la plus efficiente, ce problème. Le transport ferroviaire est important. On doit trouver une solution le plus rapidement possible. On nous parle très souvent de la dégradation des routes. C’est parce qu’elles sont surexploitées. Tout le transport qui devrait se faire par la voie ferroviaire, en termes de fret, s’est retrouvé sur les routes. Ce sont des tonnes, des poids de charge à l’essieu insupportables pour les routes qui accélèrent, de manière exponentielle, leur dégradation. Notre homologue malien est venu à Dakar. Nous avons mis en place un processus de résolution du problème qui consiste à créer, dans chaque Etat, une société de patrimoine. Les deux sociétés seront chargées de rechercher les investissements nécessaires, lesquels seront garantis par les Etats respectifs. Ainsi, nous irons rapidement vers un chemin de fer à écartement standard, parce que les écartements métriques que nous avons actuellement sont dépassés. Après la mise en place de ces sociétés de patrimoine, une société privée d’exploitation sera créée et elle versera des redevances d’exploitation aux sociétés de patrimoine afin de rembourser les prêts.

Le transport aérien

La desserte Dakar-Ziguinchor mérite d’être améliorée. La fréquence, les modules (types d’avions) et la qualité de service doivent être revus. Nous sommes en train de prendre toutes les dispositions dans ce sens. Notre récent déplacement à Ziguinchor le démontre à souhait. Nous avons aussi le Cap Skirring. Des travaux sont en cours pour la reprise de la piste du Cap Skirring. Je ne comprends pas pourquoi les gens parlent d’extension de la piste. Elle est suffisamment large pour recevoir l’ensemble des types d’avion en provenance d’autres pays, comme la France. Ils peuvent se poser au Cap Skirring, transporter les touristes à l’aller comme au retour. Seulement, il y a un problème qui se pose là-bas, c’est celui de la cuve. Cette dernière est pénalisante dans la mesure où les avions ont une charge qui n’est pas extensible. Très souvent, ils prennent du carburant qui leur permet d’atterrir au Cap Skirring, de redécoller pour venir à Dakar ou aller se ravitailler à partir d’un autre aéroport, le plus proche possible. Nous avons déjà pris des dispositions en entrant en contact avec un pétrolier qui a accepté (de résoudre le problème, ndlr), même si ce serait de façon saisonnière. Nous en avons discuté, et aujourd’hui, le processus de résolution est enclenché. Une solution sera trouvée sous peu.

Les grands projets d’infrastructures en perspective

Nous voulons réaliser l’ensemble des corridors. Que ce soit au sud ou au nord. Il y a le pont de Rosso pour lequel, tout récemment, le président Macky Sall s’est rendu en Mauritanie, en vue d’échanger avec son homologue. Très prochainement, quelque chose sera réalisée à ce niveau. Après l’autoroute à péage, il faut achever la phase Diamniadio-Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). Il y a aussi l’autoroute Aibd-Somone-Mbour et l’autoroute Aibd-Thiès. Les Très grands projets, qui sont en phase d’études de faisabilité, sont les tronçons de l’autoroute Thiès-Touba. Nous avons aussi un projet d’autoroute Thiès-Saint-Louis, c’est-à-dire le corridor du nord, sans oublier ce grand projet Mbour-Kaolack. Mais avant cela, l’autoroute Aibd-Mbour sera déjà terminée, parce que l’étude a déjà été faite. Le financement est disponible et bientôt nous allons commencer les travaux. L’importance de Kaolack dans le désenclavement du territoire est notoire car cette ville constitue un autre carrefour qui fait éclater en deux le corridor venant de Dakar en passant par Mbour jusqu’à Kaolack. L’un sera donc une continuité du corridor qui va passer par Tambacounda pour aller vers le Mali. L’autre quittera Kaolack, passera par la Gambie pour aller directement en Casamance : c’est la Transgambienne. Il y a aussi la multi-modalité des types de transports que nous pouvons exploiter à Kaolack parce que le chemin de fer existe déjà. Il y a également la voie maritime. A partir de Kaolack, nous pouvons rallier Kafountine par voie maritime. Cela pourrait régler, de manière définitive, le contournement de la Gambie à travers un raccourci, parce qu’il suffira de quelques minutes pour quitter le port de Kaolack et arriver à Kafountine. Voilà quelques projets majeurs sur lesquels le gouvernement du Sénégal est en train de prendre des dispositions pour les réaliser. Nous voulons le faire soit avec le partenariat public-privé, ou des montages financiers, comme le système Bot (construction, exploitation et le transfert) ou encore avec ce que l’Etat compte comme ressources internes, à travers le Budget consolidé d’investissement (Bci). Ce sont autant de nouvelles approches de réalisation de projets qu’un Etat peut utiliser. Je salue le travail de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), avec ces grands projets qui ne cessent de s’ouvrir, et les recherches des investisseurs intéressés par le Sénégal qu’elle effectue. Notons qu’aujourd’hui, et même avant, le Sénégal possède cette stabilité politique qui permet d’attirer ces investisseurs.

Achèvement de l’Aéroport international Blaise Diagne

L’aéroport international Blaise Diagne (Aibd) est un très grand projet structurant. Qui connaît l’Aéroport de Dakar, sait qu’il est arrivé à saturation, non pas à cause d’une surexploitation de la piste mais en raison de la concentration des habitations, de l’urbanisation qui gêne de plus en plus son exploitation. C’est la raison pour laquelle nous avons salué le projet. Mais, ce dernier, quelque part, a rencontré des difficultés dès le début, dans le montage et le choix des constructeurs. Ces mêmes problèmes se poursuivent dans l’exécution des travaux. Un retard a été déjà constaté et accepté par les prêteurs. On nous avait dit que le projet allait normalement se terminer en décembre 2012. Aujourd’hui, l’entrepreneur parle de novembre 2013. Nous, en tant que responsable du département en charge de ces travaux, nous ne nous avancerons pas sur cette date tant que nous n’aurons pas fini de faire l’évaluation, c’est-à-dire l’audit technique, opérationnel et financier de ce projet. C’est un projet très important pour le Sénégal. Il va faciliter le désenclavement et le transport.

L’engagement des bailleurs de fonds à financer les projets du gouvernement

Nous avons espoir que les investisseurs nous accompagnent. L’investisseur cherche à amoindrir ses risques. Une fois le risque le plus important en termes d’investissement est réglé, c'est-à-dire la stabilité politique, l’investisseur vient. C’est le lieu de saluer la grande hauteur du peuple sénégalais, qui, à chaque fois que de besoin, se lève comme un seul homme pour exprimer son ancrage dans la démocratie. Les Sénégalais ont démontré, à la face du monde entier, qu’ils savent garder, fructifier et surtout parfaire leur ancrage démocratique, qui ne date pas d’hier. Je veux juste citer l’exemple de l’actuel chef d’Etat, Macky Sall, qui, dès son arrivée, a tout fait pour qu’aucun président ne puisse dépasser deux mandats. Il a réduit son mandat de 7 à 5 ans pour permettre aux Sénégalais de pouvoir évaluer l’efficience des politiques. Il faut que les gens puissent comparer les promesses des candidats avec leurs réalisations.

Situation de la compagnie Sénégal Airlines

Quand nous sommes arrivés, la compagnie était dans une phase presque de disparition parce que ne disposant pas de moyens financiers. Nous avons été obligés de réunir le directeur général et le directeur administratif et financier dans les appartements du pavillon présidentiel de l’aéroport. La réunion que nous avons eue m’a permis de constater que la situation était grave. Nous avons pris sur nous, suivant les orientations du chef de l’Etat et les instructions du Premier ministre, de parler directement aux fournisseurs de la compagnie en leur demandant leur bienveillance et de pouvoir compter sur notre volonté politique de remettre dans les airs cette compagnie. Ce qui a été accepté par certains. Pour d’autres, il a fallu aller vers des institutions financières de la place pour renflouer les caisses. Ce qui a été heureusement réalisé avec succès. Aujourd’hui, la situation environnementale aidant (le pèlerinage, la signature avec Corsair), un bol d’air est donné à la compagnie. Les billets d’avion Paris-Dakar ou Dakar-Paris sont diminués de manière considérable. Ils ont été presque divisés par deux et, très bientôt, cette compagnie va devoir exploiter cette desserte. Sénégal Airlines en a aussi profité, car ayant perçu des royalties pour les droits de trafic. Aujourd’hui, la société a repris du poil de la bête. Elle est dans une phase de recapitalisation. Le cabinet d’audit devant conduire sa restructuration est en train d’être choisi par appel d’offres. C’est la même chose que nous avons faite sur le pèlerinage. Sur les instructions du chef de l’Etat, nous avons réduit le billet du pèlerin de 250.000 francs Cfa. Le billet est passé de 1.240.000 FCfa à 990.000 FCfa.

Renouvellement du parc automobile

Le renouvellement du parc automobile se poursuit. Nous l’avons fait avec les cars « Ndiaga Ndiaye », les taxis, et nous sommes en train de le faire avec les poids lourds. Très prochainement, vous allez vous rendre compte de ce renouvellement du parc automobile. Il y a eu, bien sûr, cette extension que le chef de l’Etat a bien voulu faire à l’endroit de la diaspora pour lui permettre de revenir avec un véhicule ayant un âge maximal de 8 ans.

DakarActu

29/10/2012

Sall veut laver plus blanc

le président Sall annonce la poursuite des dossiers des biens mal acquis

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Depuis quelques années, le Sénégal est miné par des activités illicites telles que, le trafic de la drogue et le détournement des biens publics. Le président Macky Sall vient de leur déclarer la guerre « ils seront traqués jusqu’à leurs derniers retranchements ».

Cela fait six mois, que la justice sénégalaise est à la trousse des présumés auteurs des biens mal acquis. Une dizaine de ministres et directeurs de sociétés nationales sont visés, certains séjournent actuellement en prison, et d’autres sont mis en examen.

A la fin de la prière du vendredi 26 octobre, le président Macky Sall se voulait catégorique : « Ceux qui veulent être des milliardaires sans travailler évidemment, ceux-là auront des problèmes. Ceux qui pensent d’ailleurs également, peut-être qu’ils me sont proches ou qu’ils sont dans les environs du pouvoir, que par le trafic d’influence on peut s’enrichir, ceux-là doivent faire très attention car ils seront traqués jusqu’à leurs derniers retranchements ».

Récemment, certains responsables politiques de l’opposition ont déclaré que depuis l’arrivée du président Macky Sall au pouvoir, l’argent ne circule pas au Sénégal. La réponse du président ne se fait pas attendre : « Ceux qui disent que l’argent ne circule pas, ce sont peut-être ceux qui avaient de l’argent et qui n’en ont plus. Mais ceux qui avaient de l’argent mal acquis, cet argent là, avant d’aller désormais le chercher, ils réfléchiront par deux fois avant de commettre ces actes. Que personne ne vienne voir un homme d’affaires, un homme politique ou un chef religieux pour lui dire que je peux vous emmener chez le président, il peut faire ceci, il peut faire cela. Ce sont des actions qu’il faut bannir, je n’ai envoyé personne ».

Bertrand Touly, le président directeur général de Lamantin Beach hôtel, deux douaniers et le promoteur de la lutte avec frappe sénégalaise Luc Nicolaï ont été placés sous mandat de dépôt, par le procureur. Ils sont poursuivis pour les délits d’association de malfaiteurs, de corruption active, d’entrave à la justice, de détention de drogue, d’escroquerie et de faux et usage de faux en écriture.

Avant l’arrivée du président Macky Sall, plusieurs Sénégalais se plaignaient du comportement des gendarmes jugés corrompus et de décisions des tribunaux souvent dictées par les proches des anciens régimes. Cette déclaration du président est perçue par beaucoup de Sénégalais comme une rupture.

Dans cette lutte contre l’impunité et la mal gouvernance, le Sénégal est soutenu par la France. Le Président de la République française, François Hollande, de passage à Dakar, a donné son accord pour le rapatriement des biens mal acquis, logés dans des banques françaises par les anciens dignitaires du défunt régime qui s’élèveraient à plus de 400 milliards de FCFA (soit 609 796 068 euros).

Khalil Dieme

Restauration de forêts dans le Siné Saloum

Restauration de la forêt de palétuviers au Sénégal

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Le projet de restauration de la forêt de palétuviers de la région du delta de Sine-Saloum, au Sénégal, aura un impact sur les générations à venir à cause des nouveaux arbres et de l’engagement des volontaires du Corps de la Paix.

Trois volontaires du Corps de la Paix des États-Unis ont récemment participé, avec plus de 45 bénévoles du Corps de la Paix au Sénégal et 25 membres de la communauté locale, à la restauration de la forêt de palétuviers de la région du delta de Sine-Saloum, au Sénégal.

Selon un communiqué de presse émis le 23 octobre par le Corps de la Paix, les volontaires du Corps de la Paix Garrison Harward d’Ojai en Californie, Robert Rivera de Fremont en Californie et Jamie Whitehead de Tallahassee en Floride, ont mené ce projet de reforestation.

Selon le Corps de la Paix, la troisième édition de cet événement a permis, avec l’aide des organisations non gouvernementales locales, la plantation de 40.000 plants de palétuviers rouges dans la région. En 2010, les volontaires et leurs homologues sénégalais ont planté 10.000 plants et 20,000 en 2011.

« C’est fascinant de voir à quel point ce programme a pris de l’essor au cours des années. Il illustre l’efficacité de l’approche du Corps de la Paix fondée sur la participation des communautés locales », constate Harward, étudiant diplômé de l’université d’État de Californie, qui vit et travaille au Sénégal depuis 2010.

D’après le Corps de la Paix, les palétuviers sont essentiels à la vitalité de l’environnement. Ils contribuent à l’assainissement de l’eau et de l’air et à la prévention de l’érosion. Ils procurent un habitat et représentent une source de nutriments pour les eaux extrêmement fertiles au large de la côte du Sénégal. Le delta du Sine-Saloum sert d’habitat à d’innombrables espèces, y compris des espèces menacées et constitue une zone d’alevinage pour les poissons. La mangrove rouge, dont la croissance est lente, se montre particulièrement sensible à la déforestation.

Les membres de la communauté locale ont choisi le site de reforestation et rassemblé l’ensemble des 40.000 plants – leur engagement visait à créer un sentiment d’appropriation et d’appréciation du projet. Les volontaires ont travaillé avec les membres de la communauté afin de contrôler et d’évaluer le taux de survie et de succès des plantations antérieures. Ces données seront utilisées pour apporter des améliorations au projet à mesure qu’il se poursuit.

« Ce que nous faisons aura un impact sur les générations à venir, non seulement à cause des nouveaux arbres, mais aussi en raison de notre engagement avec les gens d’ici », a déclaré M. Rivera.

Plus de 3.190 volontaires du Corps de la Paix ont servi au Sénégal depuis le début du programme en 1963 et 254 volontaires servent actuellement dans le pays. Ils travaillent dans les secteurs de l’agriculture, de l’environnement, de la santé et des affaires. Ils ont été formés pour travailler dans différentes langues : français, wolof, Pulaar du Nord, fulakunda, pulafuta, seereer, malinké, mandinka et jaxanke.

Assane Diawara

You restera-il ministre?

Gouvernement du Sénégal: Youssou Ndour sur le point de partir ?

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Le 26 octobre 2012, sans le vouloir, le chef par intérim du...Super Etoile a donné une information capitale lors d’une émission sur la TFM - Télé Futurs Médias - du nom de la chaine que Youssou Ndour a mis en place il y a bientôt 2 ans. Répondant à une question de l’animateur Boubacar Diallo dit Boubs, Mbaye Dièye Faye, tête de file du Sing-Sing Rythm et du Super Etoile a dit : «J’ai rencontré Youssou il y a quelques jours. Il m’a dit que les choses sont en route». Et de poursuivre: «Youssou Ndour n’a pas arrêté de chanter et ne pourra jamais arrêter».

Si subliminal soit-il, le message est pourtant clair. Si Youssou Ndour pense à reprendre une carrière de chanteur c’est sûrement parce que ses jours au gouvernement sont comptés. On savait qu’une mission de ministre était un contrat à durée déterminée. Celui du roi du mbalax ne semble pas faire exception.

Le départ de Youssou Ndour du gouvernement est sans doute une question de mois. On se rappelle tous de la sortie de certains responsables de l’Alliance pour la République (APR), adressant des critiques directes au ministre da la Culture dont le groupe de presse est accusé d’être trop critique sur les actions du gouvernement. Sans ambages, les apristes en question demandaient au roi du mbalax de choisir entre son fauteuil de ministre et son groupe de presse.

Le porte-parole de la Présidence de La République Seydou Guèye, interrogé par le journaliste Pape Ngagne Ndiaye dans son émission Faram Facce (juin 2012), avait dû arrondir les angles sans pour autant convaincre. Preuve qu’il existe un réel malaise autour de la présence de Youssou Ndour au sein de l’exécutif malgré les efforts que l’enfant de la Médina ne cesse de faire pour être à la hauteur. Cela dit, on peut se demander par quel procédé et selon quels motifs la séparation se fera. Mais c’est mal connaitre les rouages de la politique que de s’inquiéter de cela.

A ses dépens le roi du mbalax semble découvrir la cruelle réalité du monde politique qui est sans commune mesure avec son empire personnel qu’il gère depuis tant d’années.

Rappelons que Youssou Ndour est ministre de la Culture et du Tourisme depuis le 03 avril 2012. Le chanteur de 52 ans, après avoir vu sa candidature à la Présidentielle rejetée par le Conseil Constitutionnel, avait rejoint les rangs de l’opposition pour faire partir Wade. Deux ans avant, en 2010, il avait fondé un mouvement citoyen baptisé Fekke ma ci Bollé («Je suis là donc j'en fais partie», en langue wolof)

Ndarinfo

28/10/2012

St Louis 2015

Développement touristique et culturel : Défis et ambitions de Saint-Louis à l’horizon 2015

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Faire de la ville tricentenaire la capitale africaine de la culture à l’horizon 2015. C’est le gros chantier du maire de Saint-Louis, Cheikh Abiboulaye Dièye, qui caresse l’ambition de donner à la vieille ville une visibilité internationale afin de faire découvrir autant son riche patrimoine que sa ferveur créatrice. Avec le projet de développement touristique de Saint-Louis et de sa région financé par l’Agence française de développement (Afd) à hauteur de 16 milliards, la municipalité compte rattraper son retard en infrastructures culturelles pour relever ce grand défi.

Saint-Louis, capitale africaine de la culture 2015 ! Une chimère, penseraient certains. Mais, pour les autorités municipales, c’est un rêve réalisable. Dans cette vieille ville privilégiée, où règne naturellement une atmosphère culturelle, le maire, Cheikh Abiboulaye Dièye, qui caresse l’ambition de lui donner une visibilité internationale, compte utiliser, chaque évènement historique, comme un moment de rassemblement. A en croire le maire, c’est un chapelet de manifestations qui seront organisées dans plusieurs domaines comme la musique, le théâtre, les arts plastiques, le sport etc. Parmi celles-ci, tout le monde devrait trouver son compte. « Plus nous attirons les citoyens du monde à Saint-Louis, plus nous influerons sur l’attractivité de notre territoire », a indiqué M. Dièye.

De l’avis du maire, sa ville, depuis l’avènement de ses 350 ans, en décembre 2009, travaille pour devenir, en 2015, la capitale africaine de la culture. Conscient qu’un grand plan de développement culturel était important, le maire fourbit les atouts de sa ville. « Sur toute l’année 2015, nous allons travailler à ce que des manifestations culturelles internationales puissent se dérouler chaque mois ou chaque quinzaine à Saint-Louis. Pour y arriver, il faut que le plateau culturel de la ville se développe », a indiqué le maire de Saint-Louis.

Financement de 16 milliards de FCfa

Cet ambitieux projet demande des moyens conséquents que vient sans doute régler la Convention entre l’Agence française de développement (Afd) et l’État du Sénégal signée lors de la visite de François Hollande, à Dakar. Un financement de 24,5 millions d’euros, soit environ 16 milliards de FCfa, a été accordé au Sénégal pour le développement touristique de Saint-Louis et de sa région. L’objectif est, entre autres, d’augmenter l’attractivité de la ville de Saint-Louis et des parcs naturels de Djoudj et de Gueumbeul, à travers une diversification et une amélioration de l’offre touristique et artisanale, la mise en valeur du patrimoine historique etc. Avec cette aubaine, la municipalité qui ne compte pas ménager ses efforts veut rattraper son retard en équipements culturels. C’est ainsi qu’elle va se lancer dans des chantiers drastiques avec des travaux de reconstruction, de restauration ou de rénovation. Comme l’atteste d’ailleurs le maire. « Près de 1,5 milliard sera investi sur la place Faidherbe et va prendre en charge son aménagement qui tiendra en compte de la multi polarité et de la complexité du site », a indiqué le maire. « Nous y mettrons des moyens, de la sonorisation, des tentes, pour prendre en compte les grandes manifestations de la ville, pour que la place elle-même puisse être un vrai plateau culturel », a ajouté Cheikh Abiboulaye Dièye, qui a également assuré que le bâtiment du Rogniat Sud sera réhabilité pour 600 millions.

« La commune a décidé d’en faire un plateau culturel avec un Théâtre de verdure, des espaces d’exposition et aussi un musée virtuel », a-t-il fait savoir. « Nous allons aussi réhabiliter la maison de Lille pour 400 millions afin que Sor puisse en bénéficier », a souligné le maire, non sans relever que la municipalité est en train d’essayer, d’ici 2015, de donner à la ville les instruments de cette politique culturelle et touristique.

Samba Oumar FAll 

Corsair à l'abordage

Corsair ouvre lundi son compteur vol bihebdomadaire

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La compagnie Corsair entame lundi prochain, soit 24 heures après le début de la saison hivernale, son premier vol bihebdomadaire sur la ligne Paris-Dakar-Paris, a appris ASI24 de source digne de foi.

Les proposés de la police aux salles de débarquement et d’embarquement vont avoir du travail avec cette nouvelle donne de deux vols importants le lundi Corsair et Air France. Selon une source près de 700 personnes sont attendues à l’arrivée de ces deux avions.

La source n’a pas dit toutefois si des dispositions ont été prises pour éviter les nombreux couacs notés à l’arrivée du vol Corsair le mercredi 17 octobre.

Youssou Ndour, le ministre de la Culture et du Tourisme a échangé mercredi avec des cadres de l’aéroport Léopold Sédar Senghor pour une charte d’accueil à l’aéroport international de Dakar. Le ministre de la tutelle et l’Etat qui ont fait du tourisme une niche de développement ont déployé des arguments pour un bon accueil.

La source de ASI24 a révélé, de son côté, la nécessité d’assurer une « qualité améliorée » du tapis roulant en vue de l’augmentation des arrivées. « Le précédent régime avait interdit à la direction de l’aéroport d’opérer les travaux nécessaires au développement de l’aéroport, les choses sont restées en l’état. Il va falloir réparer maintenant que la relance est faite », prévient la source.

Cette nécessité de réparation s’impose pour la relance de la destination Sénégal qui souffre d’offres plus attrayantes. Corsair qui dessert Dakar fait pour l’heure une offre de 519 euros pour la ligne Paris Dakar sur une distance de 4700km et 5H30 de vol. Il propose pourtant 499 euros pour une distance plus longue, 6789km avec plus de 6H de vol, soit Paris-Antilles.

Le coût élevé de la destination Dakar est visible par rapport aux lignes Paris-Port Louis et Paris-Réunion arrêtés à 879 et 767 euros toutes taxes comprises pour respectivement 9400 et 9343km respectivement, soit près de 9h de vol.

Corsairfly qui va devenir Corsair International effectuera dès le mois de décembre 4 fréquences hebdomadaires régulières. A compter de janvier 2013, la compagnie proposera 5 vols par semaines.

Le prix des billets descendra à partir du 1er novembre avec des offres de 499 euros TTC en classe économique et 860 en classe business.

Cette baisse entre dans le cadre de la promesse de campagne du Président Macky Sall devant la diaspora, avait dit Mor Ngom, le ministre des Infrastructures et des Transports, à l’occasion d’une visite des installations de Corsair à l’Aroport Paris-Orly.

asi.info

27/10/2012

Ouverture de la saison touristique en Casamance

L’ouverture officielle de la saison touristique se fera en Casamance

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Ziguinchor et Cap Skirring ont été choisis cette année pour accueillir les cérémonies et festivités de l’ouverture officielle de la saison touristique au Sénégal. Le ministre Youssou Ndour présidera bien sûr ces journées

L’ouverture officielle de la saison touristique 2012-2013 se fera à Ziguinchor et au Cap Skiring les 3 et 4 novembre sous la présidence effective du ministre de la Culture et du Tourisme Youssou Ndour.

Au programme, des rencontres avec les acteurs touristiques de la région, une visite de courtoisie au roi d’Oussouye, un concert gratuit sur la plage du Cap Skirring, des prestations folkloriques, des visites d’hôtels et du musée de Boucotte, pour terminer par l’accueil du vol à l’aéroport du Cap.

Philippe Laura

Discours de Sall à la Tabaski

Le chef de l’Etat met en garde contre l’argent facile et le trafic d’influence

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Le chef de l’Etat a mis en garde vendredi ''ceux qui veulent être milliardaires sans travailler’’ et qui ‘’pensaient que le Sénégal doit être un lieu où l’argent facile doit circuler’’, leur demandant de ‘’faire très attention’’, car il est déterminée à combattre ‘’toutes ces pratiques’’.

Le chef de l’Etat met en garde contre l’argent facile et le trafic d’influence

''Je sais que ceux qui pensaient que le Sénégal doit être un lieu où l’argent facile doit circuler, évidemment, ceux-là ont considéré que l’argent ne circule plus. Mais tous les salaires et toutes les prestations sont payés’’, a dit Macky Sall après sa prière de l’Aïd-El-Kébir à la Grande mosquée de Dakar.

‘’L’Etat a encore une dette intérieure raisonnable qu’il va résorbée et injectera d’avantage de ressources dans l’économie’’, a assuré M. Sall qui était en compagnie du Premier ministre, Abdoul Mbaye, du ministre de l’Intérieur, Mbaye Ndiaye, du ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane, entre autres.

Selon le président de la République, ‘’ceux qui veulent être des milliardaires sans travailler évidemment, ceux-là auront des problèmes’’.

‘’Ceux qui pensent d’ailleurs également, peut-être qu’ils me sont proches ou qu’ils sont dans les environs du pouvoir, que par le trafic d’influence on peut s’enrichir, ceux-là doivent faire très attention’’, a dit-il déclaré.

‘’Je combats de façon déterminée toutes ces pratiques. Ceux qui pensent parler au nom du chef de l’Etat pour orchestrer des gains, je voudrais dire à la communauté que cela n’est pas conforme à ma démarche’’, a assuré Macky Sall.

Il a ajouté : ‘’Que personne ne vienne voir un homme d’affaires, un homme politique ou un chef religieux pour lui dire que je peux vous emmener chez le président, il peut faire ceci, il peut faire cela. Ce sont des actions qu’il faut bannir. Je n’ai envoyé personne. Je veux que nous travaillons et c'est dans cet esprit que j’invite mes compatriotes’’.

Le président de la République a indiqué que c’est dans ‘’cet esprit qu’il fera de (son) mieux pour que le Sénégal aille de l’avant’’.

Macky Sall a réaffirmé son engagement pour servir le Sénégal et donné des assurances à ceux ‘’qui pensent que les choses ne bougent pas assez’’.

‘'Nous nous sommes engagés pour servir le Sénégal. Nous avons quitté un moment A pour aller vers un moment B. Cette transition entre le pouvoir antérieur et le nôtre induit des changements qui peuvent être douloureux’’, a dit le chef de l’Etat.

‘’Beaucoup de gens considèrent que les choses ne bougent pas assez. Je voudrais leur assurer que toute la mécanique est mise en marche’’, souligné Macky Sall, estimant que ‘’pour avoir des résultats palpables, il faut, évidemment un temps entre la mise en œuvre des nouvelles politiques et les fruits qu’elles (nouvelles politiques) sont censées donner’’.

Le gouvernement a mis ‘’les évolutions sur la gouvernance économique, sur la lutte contre l’impunité’’, a dit le chef de l’Etat, soulignant que ‘’les résultats se font sentir déjà avec cet hivernage’’.

En effet, a-t-il expliqué, l’Etat a mis d’importantes ressources à la disposition du monde rural.

Le président de la République, Macky Sall, a assuré que l’Etat va traquer et traduire en justice les auteurs des actes de violences notées lundi matin dans le centre-ville de Dakar.

''L’Etat traquera et arrêtera tous ceux qui se sont adonnés à cette destruction (de biens) et les traduira en justice’’, a déclaré Macky Sall.

Trois personnes ont été blessées et 127 véhicules saccagés, lors d'une manifestation organisée à Dakar, lundi, par les ''Thiantacounes'', les disciples de Cheikh Béthio Thioune, a annoncé la Police nationale, qui fait aussi état de l’interpellation et du placement en garde à vue de 33 personnes. Les manifestants s’insurgeaient contre le transfèrement de leur guide de la prison de Thiès à la MAC de Rebeuss à Dakar.

Cheikh Béthio Thioune a été arrêté le 23 avril, après la découverte des cadavres de deux de ses disciples, Bara Sow (37 ans) et Ababacar Diagne (40 ans). Il est poursuivi pour complicité de meurtre, inhumation de cadavres sans autorisation, détention d’armes et association de malfaiteurs.

Macky Sall rappelle qu’il a été élu le 25 mars dernier pour être ‘’le garant de l’unité nationale et de la sécurité des personnes et des biens’’. ''Je l’assumerai sans faiblesse aucune. Je ne permettrai à personne ni à quelque groupe que ce soit, de perturber l’ordre public et la quiétude des citoyens et de s’adonner à des destructions de biens’’ a-t-il dit.

‘’Cela incombe à l’Etat et il assumera totalement sa responsabilité sur ce point’’, a-t-il poursuivi.

Le président de la République a reconnu ‘’des erreurs’’ dans l’organisation du dispositif étatique dans la gestion de cette affaire.

‘’Il y a eu des erreurs de gestion dans nos dispositifs qui ont permis à ces manifestants de pouvoir faire ce qu’ils ont fait. Mais je tiens à vous assurer que toutes les mesures sont désormais prises pour que force reste à la loi’’, a-t-il insisté.

La communauté musulmane célèbre ce vendredi à l’unisson la fête de l’Aïd-El-Kébir, appelée Tabaski, pour commémorer le rituel du sacrifice d’Abraham. La fête a été marquée ce matin par la prière de deux rakkas dans les mosquées et autres espaces aménagés à cet effet.

L’Aïd El Kébir ou Tabaski commémore le rituel du sacrifice d’Abraham. Pour éprouver la foi d’Abraham, Dieu lui demande de sacrifier son jeune fils, mais l’Ange Gabriel arrête sa main et lui demande de sacrifier un bélier descendu des cieux en rançon à l’âme d’Ismaël.

APS 

26/10/2012

Votre terrain au Sénégal

Quel est le statut actuel de votre terrain au Sénégal?

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Babacar Séye, agent à la retraite de la conservation foncière, à la Direction générale des impôts et domaines

« Les clients ne vérifient pas souvent le statut des terrains qu’on leur propose »

L’activité éditoriale de ces derniers mois est riche de cas d’escroquerie foncière. La Gazette est donc allée à la rencontre de Babacar Sèye pour en savoir plus sur les causes de la récurrence de ces affaires. L’agent à la retraite qui a passé 38 ans à la Conservation foncière donne dans cet entretien les précautions à prendre pour éviter de tomber dans le piège des « Madoff » de l’immobilier dont les agences ont pignon sur rues.

Cause de la récurrence des cas d’escroquerie

Les agences immobilières ne maitrisent pas le droit foncier, raison pour laquelle ils commettent des actes aux antipodes des textes. Et c’est cela la source du problème la plupart du temps. Car en matière immobilière il y’a des décrets fonciers qui ont été remplacés par la loi en 2010 portant réglementation foncière qui organise les formalités d’inscription des droits réels immobiliers sur les titres fonciers. Mis à part le domaine foncier, il y’a le domaine public et le domaine national, dont chacun est géré de manière différente. D’autre part, il faut savoir qu’il n’appartient pas à un huissier ou à un avocat de faire des transactions immobilières. C’est le notaire qui doit s’en charger. C’est ce dernier qui doit s’occuper des ventes de terrains. Il appartient à la direction de la législation des impôts de communiquer sur cela pour éviter les confusions de rôles et par ricochet les cas d’escroquerie.

L’autre chose c’est que les clients ne vérifient pas souvent le statut des terrains qu’on leur propose. Ils ne s’assurent pas non plus que le terrain proposé est au nom du vendeur, encore moins si le terrain est dans une zone non aedificandi.

Vérification du statut du terrain proposé

Il y’a plusieurs niveaux de vérification dans différents services. Les lotissements sont généralement du ressort du service de l’urbanisme. Les permis de construire également. Donc ce service peut attester si la zone où se trouve le terrain proposé est destinée à l’habitation ou non. Pour les papiers administratifs cependant il faut se renseigner au service des domaines. Même les communes doivent passer par le service des domaines avant de procéder à un lotissement. Il faut aussi passer par le cadastre pour voir si le terrain est réglementaire. En outre il faut savoir que le lotissement doit passer par l’ensemble des services techniques (Sde, Tp pour les voieries, à la Sénélec) et il appartient à l’urbanisme de vérifier si le lotissement a été fait dans les normes. Mais malheureusement les clients ne vérifient pas si toutes ces étapes sont respectées. Il faut toujours s’assurer au niveau de l’administration si ce que propose le promoteur immobilier est régulier. Si le terrain n’est pas prévu pour une habitation l’administration l’indique. Si c’est un terrain du domaine national, il faut d’abord l’extraire du domaine national et l’immatriculer par un décret avant de l’attribuer. Des publicités préalables sont effectuées dans ce sens.

« si le notaire n’est pas sûr de la qualité des terrains il ne doit pas recevoir l’argent des clients. »

La loi impose de soumettre le plan à l’urbanisme qui le soumet à son tour à tous les services techniques (Sde, Sénélec, aménagement du territoire, l’urbanisme, le cadastre) qui donnent leur avis. Ensuite un arrêté de lotissement signé par le gouverneur est pris. Il impose au propriétaire d’amener l’eau, l’électricité au niveau de chaque parcelle. C’est après cette étape que le certificat de conformité est délivré. Ce n’est qu’à partir de ce moment qu’on peut procéder à la commercialisation des terrains. L’acte de vente s’établit devant le notaire. Dès que le client est en possession du titre foncier individuel, il peut revendre ou construire s’il le désire.

Rôle du notaire

Le notaire doit être en même temps conseil. C’est lui qui est chargé de dresser des actes. C’est un fonctionnaire nommé par décret. Il est chargé à ce titre de collecter des taxes pour le fisc : les droits de timbre, la Tva, droits d’enregistrement, les droits de mutation. Et perçoit des honoraires sur ça. Quand un promoteur ou un particulier lui annonce qu’il dispose d’un terrain à vendre il doit lui exiger les documents attestant de la propriété. Pour la transaction, le notaire ne doit recevoir l’argent du client que si on lui présente tous les papiers requis. Et le notaire est censé savoir que pour telle transaction il faut présenter au préalable tel document. Car le notaire ne fait que régulariser une situation de fait. En effet la loi dit que dès l’instant qu’il y’a accord sur le prix et la chose, il y’a vente. Donc il faut parfaire cette vente par un acte devant le notaire. Dès cet instant le client peut déposer son argent pour la transaction. Seulement si le notaire n’est pas sûr de la qualité des terrains il ne doit pas recevoir l’argent des clients.

Cession des baux

Quand on parle de bail c’est qu’il y’a déjà un titre foncier de l’Etat ou d’un particulier. Car un particulier peut aussi faire un bail. Mais l’Etat ne peut pas attribuer un bail sur un terrain du domaine national. Il ne peut que donner une autorisation d’occuper. Le bail concerne seulement les titres fonciers de l’Etat. Pour cela il passe par un circuit bien déterminé. Si c’est un lotissement, cela passe en commission dans laquelle siègent plusieurs services. Si la commission entérine l’attribution des parcelles, le bail est détenu par le receveur des domaines compétents. C’est le gouverneur, assisté par le receveur des domaines qui signe l’acte. Ensuite le bail est amené au ministère des finances qui est l’autorité qui l’approuve, l’enregistre et l’inscrit dans le titre foncier.

Un particulier peut vendre un bail mais uniquement sur autorisation. Il ne peut le faire que si l’administration des domaines l’autorise à le faire. Mais, il faut d’abord qu’il soit à jour des redevances, c’est-à-dire qu’il s’acquitte du loyer annuel et mette en valeur le terrain. A partir de ce moment, on peut céder les impenses et se voir transférer le droit. Si la personne obtient une cession définitive du sol il en devient propriétaire et peut revendre le terrain. Mais l’Etat a conçu le bail de telle sorte qu’il soit un droit réel immobilier avec une restriction.

Mamby DIOUF/La Gazette.sn

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L'Etat va vendre les terrains qui ont un bail ou un permis d'occuper. Les occupants vont donc devenir de "vrais" propriétaires. Mais ils devront remettre la main à la poche ! Les terrains seront vendus par l'Etat entre 5 et 10.000 Fcfa le M2 pour renflouer les caisses du Trésor public. On en parlait depuis longtemps. Ce sera une sécurité (enfin, celle des papiers au Sénégal) pour la situation précaire d'occupant d'un terrain. Quelles seront les modalités d'application ? Je vous tiens au courant.

Tout le Sénégal est concerné, mais Saly et ses environs sont une première zone test...

Tak2Senegal

You veut que Yoff soit top!

Acceuil aéroportuaire : Youssou Ndour propose une charte touristique concertée

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La proposition d’une charte touristique concertée de l’accueil aéroportuaire va permettre de tout mettre en  œuvre pour avoir un très bon accueil à Léopold Sédar Senghor. C’est parce que, pour les nouvelles autorités, le tourisme fait partie des priorités.

Le ministre de la Culture et du Tourisme, Youssou Ndour, a proposé, hier, une charte touristique concertée de l’accueil aéroportuaire. C’était lors d’une rencontre avec les acteurs aéroportuaires à la direction des Aéroports du Sénégal (Ads). M. Ndour leur a proposé un draft autour duquel ils ont échangé. Cette charte, explique-t-il, concerne particulièrement l’Aéroport Léopold Sédar Senghor, principale porte d’entrée aérienne du Sénégal.

À l’en croire, « c’est pour faire redémarrer le tourisme ». « Ce n’est pas seulement une affaire d’État. C’est, à la limite, une affaire privée, une affaire des acteurs avant d’être une affaire de l’État », a-t-il ajouté. En proposant cette charte qui est une vision commune, le ministre de tutelle veut « consolider l’image de marque du Sénégal ». L’aéroport, comme l’a rappelé le ministre, est la première et la dernière image qu’un visiteur retient d’un pays. À cet effet, il est important que cette image soit des meilleures.

Ces dix dernières années, le Sénégal a perdu environ 400.000 entrées touristiques. Pendant ce temps, des pays voisins comme le Cap-Vert et la Gambie ont vu leurs entrées aller crescendo. Le tourisme fait partie des priorités des nouvelles autorités. Un objectif  fixé à 1,5 million de touristes est visé pour la saison touristique qui s’ouvre à partir du 1er novembre prochain, soit dans un peu moins d’une semaine. Les entrées touristiques représentent environ 80 % du chiffre d’affaires de l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Au Sénégal, le tourisme a permis la création de quelque 100.000 emplois, soit environ la moitié des emplois créés par le secteur dans l’Uemoa. Un acquis que le Sénégal risque de perdre si des efforts ne sont pas faits aux niveaux individuel et collectif.

Tous les acteurs portuaires, y compris les agents des Ads, la police, la douane, les représentants des tours opérateurs, les prestataires, les taximen, etc., ont fait mention des points à bonifier afin d’avoir un très bon accueil. Par ailleurs, le directeur des Ads, Pape Mael Diop, a confirmé l’opérationnalité de la piste de l’aéroport de Cap Skirring qui dessert la partie Sud du pays. Pour le ministre, le tourisme est un vecteur de développement. Il soutient que les grandes lignes du projet de charte portent sur le comportement, les positionnements, l’étroitesse du lieu, la salubrité, la sécurité, etc. Le ministre a aussi promis le démarrage incessant d’une campagne médiatique dans ce sens afin de sensibiliser davantage les Sénégalais sur l’importance de l’accueil touristique.

Aly DIOUF

Nuages sur l'énergie solaire Casamançaise

ENERGIE SOLAIRE- «RETICENCES» DE SENELEC

La centrale de Ziguinchor plombée

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La  centrale  solaire  de Ziguinchor risque de ne pas se concrétiser de sitôt.  Prévus en début d’année prochaine, les travaux d’installation de cette centrale par la Société implantation et de gestion des centrales à énergies renouvelables au Sénégal (Sicgers) pourraient connaître un retard voire même  une annulation pur et  simple. Les promoteurs du projet ont tenu hier un point  de presse, en présence du représentant du conseil régional.

Selon les promoteurs, l’installation de la centrale  d’énergie solaire  se heurte à la réticence de la Senelec « qui  tarde à finaliser le contrat d’achat de la production ».  Les négociations  butent sur le prix de cession et sur la quantité d’énergie solaire que la Société  nationale voudrait bien leur  acheter pour la déverser dans son réseau de distribution. A les en croire, le représentant de la Senelec aux différents rounds de négociations ne souhaiteraient pas acheter la totalité de leur production qui pourrait assurer près de 90% de la consommation d’énergie en Casamance, pendant la journée. Or de leur point de vue,  la Senelec ayant le monopole  de la distribution, ils ne pourraient pas vendre leur reste d’énergie si elle leur  achetait simplement une partie  de leur production.

Ainsi le projet dont la mise en œuvre devait être assurée par une société allemande CARERA  (capitalisation des ressources en énergie renouvelable en Afrique, ASIE, Amérique) dans le cadre d’un partenariat public/privé avec le conseil régional de ZIGUINCHOR, prend du plomb dans l’aile.

C’est sous le magistère  de l’ancien président du conseil régional de Ziguinchor Omar Lamine Badji que le projet a été lancé en 2003. Il consiste à installer à Niaguiss, dans la région de  Ziguinchor, une centrale solaire de 7.5 mégawatts pour produire de l’électricité en quantité suffisante pour 90 % de la consommation de toute la région de la Casamance, a dit  Hubert Heindl, Directeur de la société allemande CARERA. Le coût global du projet est estimé à 14,5 millions d’euros (9,5 milliards de FCfa).

L’ancien président du Conseil régional de Ziguinchor, Mamadou Lamine Badji, avait approché en 2003 les investisseurs allemands pour venir en Casamance développer les énergies renouvelables et participer ainsi à la relance des activités économiques.

Cela a abouti à la création d’une société, fruit d'un partenariat public-privé entre le Conseil régional de Ziguinchor et la société allemande CARERA, dénommée Société d’implantation et de gestion des centrales en énergies renouvelables au Sénégal (SIGCERS). Cette société compte ainsi implanter plusieurs centrales solaires au Sénégal, en partant du projet pilote de Ziguinchor.

Un prix de l’électricité stable  

Cette production est destinée à être injectée dans le réseau de la Senelec, la société publique sénégalaise détenant le monopole de la distribution de l'énergie électrique. Avec des avantages certains du point de vue du coût et de l’alternative aux  énergies fossiles. « Le coût sera moindre que celui que le Sénégal connaît aujourd’hui dans le domaine de l’électricité avec les fluctuations du marché des combustibles qui tendent régulièrement à la hausse », a estimé  M. Heindl.

Dès lors, des négociations ont été engagées avec la Senelec, du fait que la législation en cours, obligeant la SIGCERS à ne vendre qu’à la société nationale qui a le monopole de la distribution de l'énergie électrique.

Après trois rounds,  l’espoir d’une finalisation était toute proche,  la SENELEC devait s’engager par un contrat  à acheter l’électricité produite pour son réseau.  « Trois rounds de négociations s’étaient déjà tenus et la délégation de CARERA était revenue pour préparer le round final qui devrait aboutir à la signature solennelle en décembre du premier contrat de la SENELEC, avec un projet d’énergie renouvelable solaire », a expliqué M. Heindl.

Aujourd’hui, cet espoir s’est mué en craintes pour les promoteurs du projet  qui s’étonnent de voir la Senelec afficher certaines réticences.  «  Il y a un souci de la part des investisseurs qui notent une certaine réticence de la SENELEC à finaliser le contrat d’achat de la production de SIGCERS après un bon démarrage des négociations au début .Malheureusement, vers la fin, alors que les choses deviennent très concrètes et très palpables, nous sentons aujourd’hui une grande réticence de la SENELEC qui tarde à finaliser les relations économiques avec des investisseurs en énergie renouvelables », souligne M.HEINDL.

Malgré tout, les promoteurs espèrent que le « malentendu » sera bientôt  dissipé, car le projet est en phase avec la vision des pouvoirs publics dans le domaine des énergies renouvelables. Une  vision qui aurait beaucoup participé à motiver la partie allemande.

Ce qui fait dire au  Directeur de CARERA,  que  « la vision des pouvoirs publics sénégalais, consistant à diversifier les sources d’énergie, n’est pas traduite dans les indicateurs de la société nationale chargé d’exécuter cette politique de l’Etat. »

Pour  El Hadj Soyibou Diémé, premier secrétaire élu du Conseil régional de Ziguinchor, chargé de l’énergie et de l’environnement, l’objectif du projet est d’augmenter les ressources en énergie et de relancer les activités économiques de la région. « L’installation de cette centrale solaire aura aussi un impact sur le budget, parce qu'à part le paiement des investissements techniques, il n’y a pas de combustibles à injecter, puisque le soleil est gratuit et notre pays doit aller à un "mix" énergétique pour se libérer du joug des énergies fossiles qui doivent être remplacées par des énergies plus propres », a-t-il ajouté.

Selon lui, le prix de l’électricité resterait stable (une durée  de 20 ans) dès que l’installation sera connectée au réseau de la Senelec, et il n’y aura plus d’investissements  à part le volet maintenance et sécurité, a-t-il annoncé.

Daouda GUEYE

Giresse pourrait entraîner les Lions

Sénégal-Giresse : "Intéressé pour entraîner cette équipe"

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Invité sur le plateau de Canal+ pour commenter le tirage au sort de la phase de poules de la CAN 2013, Alain Giresse a été interrogé sur son intérêt par rapport au poste de sélectionneur du Sénégal, qui vient d’être laissé vacant après l’éviction de Joseph Koto. "Oui je serai intéressé par le projet pour entraîner une telle équipe si on faisait appel à moi", a confié l’ancien homme fort de la sélection malienne. Des déclarations qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, puisque Pape Diouf, ancien président de l’Olympique de Marseille et en contact avec les dirigeants de la Fédération sénégalaise, était également présent...

AfrikFoot

25/10/2012

Joseph Ndiaye

"noires ou blanches, toutes les larmes sont salées" 

Joseph Ndiaye conservateur de la maison des esclaves de Gorée

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Joseph Ndiaye. Âgé de 86 ans, l’ancien conservateur de la Maison des esclaves, sur l’île de Gorée, a franchi la « Porte du non-retour » le 6 février 2009.

Le vent du large ne portera plus sa voix chaude par-dessus les flots, vers les lointaines contrées autrefois gorgées de la sueur et du sang des esclaves dont il racontait les souffrances sans jamais se lasser. Boubacar Joseph Ndiaye, mort à Dakar, à l’âge de 86 ans. Affaibli depuis quelques années, le célèbre conservateur de la Maison des esclaves, située sur l’île de Gorée au large de Dakar, ne faisait plus que de rares apparitions dans la cour de la bâtisse ocre où, pendant plus de quarante ans, il a accueilli des milliers de visiteurs anonymes et célèbres. Doté d’un sens de la narration hors du commun, Joseph Ndiaye, comme on l’appelait, en fit pleurer plus d’un. Michael Jackson, Mohammed Ali, James Brown, Félix Houphouët-Boigny, Bill Clinton… et même le pape Jean-Paul II !

Bien qu’il soit né à Rufisque (à 28 km de Dakar), Joseph Ndiaye était issu d’une famille goréenne. Il ira d’ailleurs à l’école primaire à Gorée avant de poursuivre sa scolarité dans la capitale. Ancien tirailleur sénégalais, sous-officier parachutiste, il combattit aux côtés des troupes françaises pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui lui valut plusieurs décorations, dont la croix de guerre, mais ce n’est que bien plus tard qu’il deviendra célèbre. En 1962, il est nommé conservateur de la Maison des esclaves. Sa passion pour l’histoire de la traite négrière et son ardeur à lutter contre l’oubli dépassent vite les frontières du Sénégal. Même les contestations autour de ses thèses sur l’importance et le rôle de Gorée n’entachent pas sa réputation. Alors qu’il parle de millions d’Africains partis de Gorée – et dont des milliers de cadavres furent jetés à la mer par la « Porte du non-retour » –, quelques historiens estiment qu’à peine 500 esclaves passaient annuellement sur l’île… Au-delà de la polémique, c’est en grande partie grâce à lui que Gorée fut inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1980.

Joseph Ndiaye est l’auteur de quelques ouvrages dont le plus récent est Il fut un jour à Gorée, l’esclavage raconté à nos enfants… (éditions Michel Lafon, 2006). Malgré sa célébrité, il mourut sans avoir jamais connu la gloire. En 2006, dans une interview à la presse sénégalaise, il avait même dévoilé son isolement et les difficultés financières auxquelles il était confronté. « Je suis en train de vivoter », avait-il déclaré.

J'ai eu la chance de visiter la maison des esclaves, de rencontrer Monsieur Ndiaye après son émouvant commentaire de visite. Je m'en souviendrai toute ma vie et cet homme est à jamais dans mon émotion d'être humain.

Mouton de tabaski

Très cher mouton…

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En cette veille de Tabaski, la fête du sacrifice, l’une des plus importantes de l’islam, le prix du mouton atteint des sommets… C’est un peu la même histoire chaque année, comme l’illustre ce dessin publié ce matin dans le quotidien sénégalais Le Soleil. On y voit deux hommes en train de se croiser dans la rue, l’un tire un gros bélier, l’autre porte un petit mouton dans un sac, sur son dos… Le premier lance à l’autre fièrement : « mon bélier n’a pas d’égal ! » Et l’autre, répond, philosophe : « ce n’est pas grave, qu’il soit gros ou petit, le mouton finira au fond de la marmite ! »

Seulement voilà, tout le monde n’est pas aussi philosophe : on se saigne aux quatre veines pour avoir le plus beau mouton… Et les prix montent. C’est ce qu’on constate un peu partout, du Sénégal, en Côte d’Ivoire, en passant par l’Algérie. « En l’espace de quelques mois, constate le quotidien Liberté  à Alger, le prix du mouton est passé du simple au double ! Certes, l’Aïd a toujours été une aubaine pour les spéculateurs de tout poil, mais cette fois-ci, la flambée a atteint des seuils dépassant tout entendement. Des seuils qu’on ne peut justifier ni par la règle de l’offre et de la demande, ni par une augmentation des prix des aliments du bétail, ni encore par la contrebande exportatrice d’ovins vers les pays voisins de l’Algérie. »

Non, en fait pour Liberté, les consommateurs font de la surenchère et « ils se doivent de se libérer de cette fâcheuse habitude, propre aux… moutons de Panurge, qui consiste à imiter stupidement l’autre… à tout prix. L’autre pouvant être, ici, le voisin, le collègue, le cousin ou quiconque a pu s’offrir un gros mouton "cornes double-tour", grâce à ses avoirs importants, que ceux-ci soient d’ailleurs bien ou mal acquis. »

La faute au Nord-Mali ?

A Abidjan en Côte d’Ivoire, le prix du mouton atteint des records… C’est ce que constate le site d’information Koaci : « en effet, écrit-il, les moutons qui se vendaient les années précédentes à 30 mille FCFA sont passés à 50 mille voire 60 mille FCFA. » Pourquoi une telle hausse ? Là, l’argument invoqué est… le conflit au Nord-Mali. « Avec le contexte sociopolitique très difficile dans le Nord du Mali, fournisseur principal de la Côte d’Ivoire en bétails, tout présageait que le prix du mouton ne serait pas à la portée de tous les musulmans qui souhaiteraient sacrifier à la tradition », relève Koaci.

« Nombreux sont donc les musulmans ivoiriens qui ne pourront certainement pas s’offrir cette année un mouton », poursuit Koaci qui indique que certains fidèles se rabattent sur le bœuf, acheté en commun, pour 6 ou 7 familles. Les plus pauvres sacrifiant, eux, un simple poulet…

Même constat pour le quotidien L’Intelligent : « aux dires de quelques importateurs de bétail, l’approvisionnement du marché ivoirien pour la fête de la Tabaski, est une tâche périlleuse. La raison : la crise militaro-politique qui secoue le Mali. Depuis près de 6 mois, le nord du Mali est occupé par des islamistes, rappelle le journal. Il est donc difficile de s’y rendre pour approvisionner le marché. Pour ces raisons, indiquent des importateurs, le prix de la vente au détail ne sera pas accessible pour toutes les bourses. »

Du coup, conséquence de cette envolée des prix du mouton : on fait attention aux autres dépenses, notamment pour les vêtements de fête. C’est ce que constate le quotidien sénégalais La Tribune, qui nous emmène au marché Hlm de Dakar. « Les sonorités distillées par les mégaphones et les chaines à musique, la criée associée à des tapes de mains, saccadée par des pas de danses composent, avec les couleurs des tissus et le vrombissement des machines à coudre, le décor. »

Un décor sonore et chatoyant donc, mais les principaux acteurs, les clients, restent en coulisses… « Il n’y a pas encore de clients cette année. Peut-être d’ici le jour de la Tabaski, ils viendront », relève ce commerçant, interrogé par La Tribune. Ou encore cet autre : « On n’a pas de clients cette année car les gens n’ont pas d’argent. » Bref, « ce n’est pas encore le grand rush », constate La Tribune.

De la symétrie des cornes et des testicules…

Si on n’a pas les moyens d’acheter un magnifique bélier, il reste le plaisir des yeux, avec cette émission de télévision, apparemment très suivie au Sénégal… C’est ce que nous raconte le site d’information Afrik.com: « à la veille de la Tabaski, la place de l’Obélisque à Dakar accueille une émission de télévision pas comme les autres. Khar Bii, "le mouton" en wolof, consiste à élire le plus beau bélier du pays. (…) Pour cette quatrième édition, les organisateurs du concours ont sillonné le pays à la recherche de la perle rare pour ne retenir en finale que seize moutons sur plus de 200 bêtes. Difficile pour le jury, composé d’éleveurs et de vétérinaires, de faire son choix. »

Alors, justement, comment se fait la sélection ? « Les moutons sont notés en fonction de plusieurs critères esthétiques, relève Afrik.com. Costauds mais pas obèses, leurs cornes et leurs testicules doivent par exemple respecter une certaine symétrie. Leur aptitude à défiler compte également. Après le défilé, poursuit le site, place aux délibérations du jury. Eleveurs et moutons attendent le verdict avec impatience.

En plus d’une belle publicité à quelques jours de la Tabaski, les trois premiers moutons font gagner à leur propriétaire entre 1 et 2 millions de FCFA. (…) D’année en année, conclut Afrik.com, l’émission Khar Bii n’en finit pas de faire des heureux, pour le plus grand bonheur des téléspectateurs sénégalais. »

Frédéric Couteau

See, sex, and sun à Saly

Tourisme sexuel : Saly parmi les grandes destinations en Afrique

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SlateAfrique a dressé un classement des " grandes destinations du tourisme sexuel en Afrique " dans lequel figure la station balnéaire de Saly. A côté de villes comme Cape Town, en Afrique du Sud, réputée pour ses homosexuels, Grand-Baie, le Saint Tropez africain des Comores, où les partouzes sont les choses les mieux partagées, Banjul, où la pédophilie est la règle, Nosy Be où le tourisme sexuel se pratique en toute pudeur, ou Kribi où il se fait sans tabou, pour ne citer que ces sites touristiques, Saly fait bonne figure avec ses atours d'allumeuse. Citant un célèbre guide touristique français, nos confrères dépeignent Saly comme « le point de ralliement des Occidentaux vieillissants qui souhaitent goûter aux charmes de jeunes Sénégalais(es), pas toujours majeur(e)s ». C'est à peine sortis de l'adolescence que les jeunes filles apprennent à ferrer de vieux toubabs et les jeunes à mettre en valeur leur musculature pour s'attirer les grâces des Blanches.

Seneweb

24/10/2012

Koto out!

Le sélectionneur Joseph Koto limogé

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La Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé mardi avoir mis fin aux fonctions de Joseph Koto, qui était depuis mi-juin sélectionneur de l'équipe nationale, limogeage décidé dix jours après des violences qui ont marqué l'élimination du Sénégal de la CAN 2013.
Joseph Koto avait été désigné en remplacement du Français Pierre Lechantre, nommé sélectionneur fin avril et qui a ensuite renoncé à entraîner "les Lions", pour "manque de garanties" selon des sources internes à la Fédération. Koto a assuré l'intérim de Lechantre, puis a été confirmé par la FSF sélectionneur le 15 juin, avec comme adjoint Karim Séga Diouf.
Le match Sénégal-Côte d'Ivoire du 13 octobre, disputé dans le cadre des barrages retour qualificatifs à la CAN-2013, a été interrompu à la 74e minute à la suite d'incidents, alors que la Côte d'Ivoire menait 2 à 0: feux allumés dans les gradins, jets de divers projectiles en direction du terrain par des supporteurs sénégalais mécontents. La police est intervenue pour disperser les supporteurs en colère et sécuriser joueurs sénégalais, ivoiriens et supporteurs ivoiriens. Après une quarantaine de minutes d'interruption, le match avait été définitivement arrêté. Le Sénégal avait perdu le match aller 4-2 à Abidjan.
Le 15 octobre, la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé le résultat "à savoir 2-0 en faveur de la Côte d'Ivoire", ce qui éliminait le Sénégal de la Coupe d'Afrique des Nations 2013. La CAF a précisé que sa commission de discipline pourrait imposer "d'autres sanctions" au Sénégal, sans détailler davantage.
Eurosport

Drogue et arnaques à Saly

AFFAIRE DU LAMANTIN BEACH DE SALY : Cinq personnes dont Luc Nicolaï déférées au Parquet de Thiès

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L’affaire du Lamantin Beach de Saly est en train de livrer petit à petit ses secrets. Hier, cinq personnes dont Luc Nicolaï ont été déférées au Parquet de Thiès. Mais ils ont eu un retour de Parquet, cause pour laquelle elles ont passé la nuit à la gendarmerie
L’enquête sur la ténébreuse affaire de la drogue au Lamantin Beach hôtel de Saly, dans le département de Mbour, commence à livrer ses secrets. En effet, cinq autres personnes dont le célèbre promoteur de lutte Luc Nicolaï vont bientôt rejoindre le Directeur Général du Lamantin Beach hôtel, Bertrand Touly, à la maison d’arrêt et de correction (MAC) de Thiès. Entendues depuis samedi à la brigade de recherches de la gendarmerie à Thiès, toutes les cinq personnes ont été déférées hier au Parquet vers 13heures 10. Il s’agit du promoteur du Continent Luc Nicolaï, de deux agents des douanes de Mbour et de deux employés de l’hôtel Lamantin Beach. Hier au crépuscule, ils ont eu un retour de Parquet, ce qui les a contraints à repasser la nuit à la brigade de recherches de la gendarmerie. Des sources concordantes révèlent qu’aujourd’hui, après leur face à face avec le juge, ils seront placés sous mandat de dépôt et acheminer à la MAC où ils rejoindront Bertrand Touly. Selon nos sources, Luc Nicolaï est accusé d’extorsion de fonds, les douaniers de tentative d’extorsion de fonds, de chantage, tandis que les employés mêlés à cette histoire sont accusés d’avoir été de mèche avec Luc Nicolaï. Pour rappel, des tablettes de cocaïne avaient été dissimulées dans le bureau du Directeur Général du Lamantin Beach hôtel et la découverte avait été faite par deux douaniers en civil. Une opération nébuleuse avait été ensuite déclenchée par Luc Nicolaï et les douaniers, pour réclamer une forte somme d’argent à Bertrand Touly contre leur silence. Mais les choses n’avaient pas évalué comme ils le pensaient et Bertrand Touly a été placé sous mandat de dépôt. Mais, il n’a pas pour autant baisser les bras car ayant porté plainte contre les douaniers et Luc Nicolaï. En charge du dossier, le commandant de la brigade de recherches de Thiès a mené l’enquête, et selon nos sources tout a basculé avec l’audition des employés de l’hôtel. Entendu une première fois Luc Nicolaï avait été relâché puis convoqué une seconde fois mais au jour convenu, non seulement il ne s’est pas présenté, mais aussi il s’est permis d’aller en voyage en Gambie. C’est samedi dernier, à son retour de ce pays qu’il a été cueilli par les gendarmeries et remis aux enquêteurs. Après deux nuits passés à la gendarmerie, il a été déféré hier en compagnie de ses 4 compagnons d’infortune, en l’occurrence les deux douaniers et les deux employés de l’hôtel
Lerat

23/10/2012

Le tourisme au Sénégal

PR BIKINE El MOSTAPHA PROFESSEUR DE TOURISME A AGADIR ( MAROC)

«Le Sénégal est bien positionné pour jouer un rôle de locomotive touristique en Afrique subsaharienne»

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Le Sénégal dispose des atouts pour jouer le rôle de locomotive touristique  en Afrique subsaharienne. C’est l’avis du professeur El Mostapha Bikini qui était à Dakar dans le cadre d’un atelier de renforcement de capacités des guides touristique, organisé les 16, 17 et 18 octobre. L’universitaire marocain et spécialiste de tourisme soutient qu’il va falloir définir une démarche professionnelle et mettre une stratégie  afin de repositionner le Sénégal sur le marché touristique international qui est une destination culturelle. Mais aussi d’améliorer et développer la technicité professionnelle des guides touristiques.

Quelle appréciation faites-vous du tourisme sénégalais

J’ai eu le plaisir d’être invité  sur ce séminaire qui est axé sur le patrimoine culturel et le  tourisme. La rencontre a une particularité. C’est le partage avec les guides de Gorée en vue d’améliorer leur domaine de compétences pendant deux jours.

 Il est vrai que la richesse identitaire de chacun des pays est prise sur  ses ressources culturelles. C’est la première fois que je visite le Sénégal. J’ai appris beaucoup de bonne chose. Je suis ravi de côtoyer les guides de Gorée et de participer à leur formation en améliorant  leurs  capacités sur la dimension culturelle. Le Sénégal a beaucoup de potentiels, il suffit de les mettre en œuvre  pour qu’ils soient une valeur ajoutée attractive  dans le contexte touristique.

Quel est, selon vous, le rôle d’un guide

C’est une question technique que nous avons développé au cours de la formation. Le guide joue un rôle d’ambassadeur culturel  de son pays. Donc, il doit se conformer à certaines choses et développer la technicité professionnelle  qui émane de leurs responsabilités en tant que guide. Mais aussi de pouvoir bien représenter cette culture comme il se doit.

La diversification de cette représentative culturelle du métier de guide ne doit pas se focaliser sur l’histoire bien qu’elle ait la part emblématique dans la culture  sénégalaise. Il faut mettre de l’avant les autres composantes de la culture. Que ce soit la gastronomie, l’architecture, le folklore, les loisirs etc.

Quelles sont les actions stratégiques d’accompagnement

C’est une question de grande dimension qui concerne le ministre du Tourisme, les professionnelles et les gestionnaires. Il va falloir définir une démarche professionnelle et mettre une stratégie pour repositionner le Sénégal sur le marché touristique international qui est une destination culturelle. Il faut en amont faire un travail d’ajustement et de restructuration. Mais également de faire de même en suivant les autres secteurs pour que cela soit en parallèle avec les autres secteurs dynamiques. Il y a un effort de marketing à mettre en place, le renforcement de compétences à tous les niveaux. Ce, de par la formation et l’encadrement professionnel. Bref un travail de fond. Les responsables sont conscients à ce niveau. 

Quels sont les perspectives qui se dégagent

En termes de perspectives, il y a toujours de l’espoir. Mais cela va dépendre de l’engouement et de l’engagement de tout un chacun à vouloir faire de cette culture   une valeur ajoutée attractive.

Il y a  des perspectives  qu’il faudrait viser avec sérénité. Il ne faut pas définir des plans d’actions et des stratégies pour ne pas y parvenir. Les opérateurs du secteur touristique sont conscients. A eux seul, ils ne peuvent pas y arriver. Il faut voir forcément s’il n’y a pas de concours des autres intervenants dans les activités.  

Quels sont défis à relever pour la relance touristique

D’après les informations que j’ai eues sur le tourisme sénégalais.  Les  touristes  viennent pour visite et pour le loisir. Il faut avoir une vision globale, faire du tourisme un cheval bataille. On a constaté la position du Sénégal, la proximité qui est développée avec les îles Canaris, Las Palmas, Ténériffe, le Maroc est importante dans cette collaboration. Ils peuvent même contribuer à vendre la destination Sénégal. Je crois que le Sénégal est bien positionné pour jouer un rôle de locomotive touristique en Afrique subsaharienne. Assainir. c’est un objectif. Il faudrait qu’il soit retenu comme un élément  stratégique. Il faut chercher l’engagement de tous les opérateurs. Assainir concerne tous les secteurs de développement (administration, infrastructure, la santé etc.). Lorsqu’il est vu d’une manière générale, il peut être un avantage pour un développement durable du tourisme. 

Awa Diouf

22/10/2012

Menaces de maraboutés

Menaces des Thiantacounes de brûler le pays : Les villes de Thiès, Mbour et Dakar en alerte rouge

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Les menaces des Thiantacounes qui exigent de l’Etat, la libération, au plus tard, ce 24 octobre, de leur guide, sans quoi, ils vont se faire vigoureusement entendre, ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Les autorités compétentes sont dans le qui-vive. Rien ne serait de trop, pour que force reste à la loi. Les villes de Thiès, Mbour et Dakar verront ainsi leur sécurité renforcée, dès ce lundi.

Hormis les premiers remous des Thiantacounes, à Dakar et à Mbour, vendredi et samedi, ayant engendré des dégâts énormes, les menaces concernant une prochaine attaque, en direction de l’ultimatum du 24 octobre donné aux autorités, pour libérer leur guide, sont prises très au sérieux par les forces de sécurité sénégalaises. De sources concordantes provenant de hauts responsables de la police et de la gendarmerie, «les populations n’ont qu’à dormir tranquille car, s’il y a une situation qui est bien suivie, en ces temps qui courent, sur le plan sécuritaire, c’est bien l’emprisonnement de Béthio, notamment, avec ses milliers de talibés qui ont décidé de se faire entendre, pour obtenir sa libération». Mieux, à en croire une source policière, des réunions se multiplient, loin des indiscrets, au ministère de l'Intérieur, aux fins d'harmoniser la conduite de répression à tenir, sans faire trop de dégâts. « Dès ce lundi, les villes de Thiès, Mbour et Dakar où est concentré un nombre important de talibés Thiantacounes, verront leur sécurité considérablement renforcée. D’ailleurs, lors de la réunion du conseil de sécurité nationale de ce lundi, au palais, cette question occupera une place de choix dans les discussions », a-t-elle poursuivi. C’est en ce sens que notre interlocuteur laisse entendre que des points stratégiques seront mis sous haute surveillance des éléments de la police et de la gendarmerie, pour parer à toutes éventualités, comme le remarqueront les populations, ce lundi, début de semaine. Il s’agit, entre autres lieux, de la devanture de la prison centrale de Dakar, où se trouve Cheikh Béthio Thioune, du Palais, de la place de l’Indépendance, devenue le mur des lamentations, où la place mythique de l’Obélisque, le lieu où le Cheikh était, pour la dernière fois, apparu en public, à la veille du second tour, pour apporter son soutien à Me Wade. En sus de ce dispositif sécuritaire, des services de renseignements généraux, révèlent nos sources, sont sur le qui-vive, non sans oublier les patrouilles de la police, notamment, celles nocturnes, pour le contrôle d'identité des personnes et l’inspection de véhicules. Ce, afin de démasquer tous les plans muris qui pourraient porter atteinte à la stabilité du pays. Donc, rien ne sera négligé par les autorités, afin que force reste à la loi, et mettre hors d’état de nuire toute personne malintentionnée.

Piccmi.com

Saly, pourquoi tu tousses?

Saly, carrefour ou plaque tournante de la drogue

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Des interrogations demeurent autour d’un trafic de drogue éventré au grand jour sur la petite côte (voir arrestation de Luc Nicolaï). Les mis en cause ou les présumés impliqués dans cette affaire de drogue sont de gros pontes de la zone. En attendant que cette affaire soit élucidée sur l’état de la lutte contre la drogue dans le département de Mbour.

Les localités de Thiadiaye, Joal-Fadiouth, Saly-Portudal, Mbour et Nianing ont polarisé, au cours de ces quinze dernières années, l’attention des forces de sécurité dans le département de Mbour. Douaniers, policiers et gendarmes se sont illustrés dans la traque et l’arrestation de dealers, convoyeurs et trafiquants de drogue. Des quantités énormes de drogue ont été saisies. Plusieurs tonnes de chanvre indien et une tonne de cocaïne détruite sous la direction des autorités judiciaires en témoignent.

Le mercredi 27 juin 2007, un Vénézuélien, un Colombien et un Equatorien avaient été interpellés dans le cadre d’une enquête sur la saisie record d’une tonne deux cents kilos de cocaïne estimée à 140 quarante milliards de FCFA.

L’internationalisation du trafic de la drogue ne fait plus l’ombre d’un doute. Le fait a conduit à un constat : la capitale de la Petite Côte est en passe de devenir une plaque tournante de la drogue. Les moyens utilisés par les trafiquants rappellent ceux des narcotrafiquants, avec des systèmes de communication hertzienne (liaisons radio genre Vhf) et internet, motos rapides, pneumatiques et zodiac. Les trafiquants de drogue ne lésinent pas sur la protection, des armes Ak 47 ou Kalachnikov sont trouvées en leur possession.  Les grands dealers actuellement au Sénégal et dans la sous-région se réfugient derrière des activités parallèles, des sociétés écrans dans le monde des secteurs économiques fructueux comme la pêche et le tourisme.

«Robins des bois»

Des spécialistes de la lutte contre les stupéfiants sont formels sur des éléments ou facteurs facilitant le convoyage de la drogue dans le département de Mbour.  Les côtes sont d’accès faciles et sablonneuses par endroit. Les lieux de débarquement de marchandises prohibées sont  à moins d’une dizaine de mètres de la voie bitumée.  Le fait est appréciable, pour des agents de la force publique qui y voient une capacité rapide d’évacuation avant leurs interventions. La complicité des riverains est souvent là. Ils prennent certains dealers comme des ‘’héros’’, des ‘’Robins des bois‘’, ce qui ne facilite pas leurs actions. Ils se présentent comme des souteneurs de personnes démunies et vulnérables. Leur arrestation est toujours au coeur d’une grande stupéfaction et d’interrogations ; tant ils sont prompts à distribuer à tour de bras des billets de banque issus du commerce de la mort. La lutte contre le chômage et le sous emploi des jeunes, un plaidoyer et des séances de sensibilisation sur les méfaits de la drogue, des alternatives de survie ou de revenus pour les dealers repentis sont autant de voies à explorer pour faire reculer ce fléau. Une accentuation des méfaits sociaux de la drogue ne sont pas à exclure des programmes scolaires. La police a à son tableau de chasse des succès innombrables. Les dix dernières années ont vu des tonnes et des tonnes de chanvre indien prises et détruites.

Sociétés écrans

Concernant la drogue dure, le phénomène prend les allures d’un fléau avec la saisie record de Nianing. Un exploit des pandores. Des quintaux de cocaïne sont saisis, des caches de ressortissants sud américains identifiées. Les contrevenants ont  été lourdement punis par la justice. Les gendarmes de l’économie ou gabelous ne sont pas en reste. Ils ont aussi à leurs actifs des saisies de drogue. Plus d’une fois, des quantités importantes de drogue ou de produits classés comme tels sont incinérées lors de journées mondiales de lutte contre la drogue. Les pertes en vies humaines dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la drogue sont aussi enregistrées dans le département de Mbour. Des douaniers et un policier y ont laissé la vie lors des quinze dernières années. Les explications liées à la présence des dealers sur la Petite Côte sont diverses. Les potentialités économiques offrent des possibilités d’achat. La zone est dense sur le plan économique avec une croissance urbaine explosive. Le travail du sexe ou la prostitution et le trafic de la drogue ont recruté jusque dans une période récente dans le lot des  ressortissants de la sous région. Elle voit de nos jours, la venue en masse de nationaux dans ces métiers. Ils prennent du galon à travers le monde des affaires délictuelles tout en restant de grands consommateurs de drogue. Ils tombent dans l’anonymat, l’oisiveté et la démence après plusieurs séjours carcéraux.

Samba Niébé BA

La lutte Sénégalaise en danger

La lutte sénégalaise dans les méandres de la mafia et de la drogue

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Le sport sénégalais mérite-t-il de glisser dans l’argent facile ou si vous voulez les méandres de la mafia et de la drogue ; L’arrestation du promoteur de lutte Luc Nicolaï par les limiers de la Gendarmerie n’augure pas de bonne manière de gestion de la lutte au Sénégal. Déjà pour rappel, son acolyte et non moins concurrent, Gaston Mbengue avait été cité dans une affaire de blanchiment, vrai ou faux, Dieu seul sait ! Pourquoi des hommes, parce qu’ils ont de l’argent, et de surcroit douteux font-ils la pluie et le beau temps ? L’état devrai-t-il continuer à subir ? Beaucoup de questions non !

Dans les années 80, la lutte naguère sport purement traditionnelle, s’est transformé en discipline de sport business. Les cachets des lutteurs flambent, des écuries se forment, l’état regarde faire….D’où venait l’argent de la promotion de la lutte ? Les autorités avait-ils fermé les yeux parce que sous pression d’une certaine mafia?

Comme par hasard, cette même période des années 80 a vu une montée fulgurante de la passion à la lutte, qui rappelons-le est traditionnelle. Les media ont été piégés et voilà que la lutte a purement et simplement supplanté toutes les autres disciplines que sont les arts martiaux, le football, le basketball, le handball, le volleyball, l’athlétisme et autre jeux de l’esprit. Toutes les plages du Sénégal grouillent de lutteurs.

Et pourtant les autres sports de masse nous ont valu beaucoup de moments de bonheur de par le passé. Toutes les disciplines citées plus haut, nous ont offerts des médailles au plan continental et mondial. Et les médailles de la lutte ou sont-elles ? Pourrait-on parler de discipline de lutte « jamais gagnant » au plan international?

Je pense que la politique sportive doit être repensé et réorienté. Les économistes ont l’habitude de parler d’avantages comparatifs. Pourtant les pays de l’Afrique de l’est l’ont bien compris, et orientent bien leur sport : ces pays sont haute en altitude, par conséquent, ils misent sur les disciplines athlétiques de fond et demi-fond (marathon, 10000m, 5000m, 1500m); c’est aussi simple que cela, et ils dominent toutes ces disciplines mondiales. Nous savons bien quels sont les avantages comparatifs du Sénégal en matière de sport. Nous pouvons les identifier et y travailler.

Je rappelle que la lutte traditionnelle ne pourra jamais nous donner des médailles au plan international ; elle demeurera toujours traditionnelle. Historiquement les villages organisent des séances de lutte après les récoltes des graines, ces nouvelles graines qui redonnent vie aux populations. Alors l’organisation des séances de lutte demeurait une manière de se tester, ou de voir qui est le plus fort ? Oui dans la joie et l’amitié. Aujourd’hui nous sommes loin de cette image de joie fraternelle dans la communauté, jadis procurée par la lutte appelée « mbappatte ».Comme dans les arts martiaux, les lutteurs doivent recevoir une éducation mentale, une jonction corps-esprit.

De la manière qu’elle est pratique aujourd’hui, la lutte développe les conséquences suivantes :

- Négligence des disciplines dans lesquelles nous excellons

- Faire enrichir des promoteurs se retranchant dans des activités louches

- Faire enrichir des faux Marabouts

- Transformation des jeunes lutteurs en nervis et agresseurs

- Développement de la délinquance (les jeunes sont formes physiquement et nous mentalement) : ils utilisent leurs forces pour faire du mal)

- Développement du houliganisme dans les stades

- Mal orientation du sport en général

- Etc……

Je ne terminerai pas sans saluer mon fils Balla Gaye 2, je rappelle que j’ai supporté son père Double Less dans les années 70. Je n’oublie pas le Tigre de Fass, Moustapha Gueye (mon « gorro » ou beau-frère), les Tyson et Yekini, en un mot tous les lutteurs et écuries du Sénégal. Humanisons le sport noble de la lutte.

Faisons avancer le sport en général, et non faire enrichir des individus. Il n’est pas tard de changer de fusil d’épaule.

Moussa Kandji, Economiste- Leadership & Management

 

La tabaski se prépare

Les alentours du Stade Senghor transformés en foirail

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Les alentours du Stade Léopold Sédar Senghor ont été transformés en lieu de vente de moutons venus du Sénégal, de la Mauritanie et du Mali, mais sur place l’on se plaint d'une absence de clientèle à laquelle s’ajoute le problème de l’insécurité.

‘’Vous avez constaté vous-mêmes, il n’y a pas encore de clients, comme l’année dernière. Du matin au soir on peut voir huit à dix acheteurs’’, indique Modibo Bâ, venu du Mali avec une centaine de moutons, espérant que ‘’d’ici vendredi il y aura beaucoup’’ d’acheteurs. ‘’Les Sénégalais, poursuit-il, préfèrent toujours attendre les derniers moments’’.

Au ‘’Foirail Senghor’’, le prix du mouton varie de 60.000 francs Cfa à 160.000 francs. Pour Ousseynou Ndiaye, un client trouvé sur les lieux, ‘’c’est très cher’’. ‘’J’ai acheté un bélier à 90.000 mille francs, alors qu’auparavant, on pouvait trouver un mouton à 60.000 et parfois même à 45.000 francs'', souligne t-il.

Selon lui, ‘’les vendeurs de moutons devraient penser à la conjoncture actuelle, car trouver de l'argent est un véritable casse-tête pour les chefs de familles''.

Pour Momar Tamsir Goudiaby, ‘’il n'est pas question d'acheter un mouton à 160.000 pour une seule journée’’. ''J'ai 45.000 francs. Les vendeurs me proposent entre 160.000 et 60.000 francs Cfa. Pour moi il n'est pas question d'acheter un mouton à ce prix là’’, tranche t-il.

Confronté à la cherté du mouton, Momar a finalement préféré différer ses achats jusqu’au jour de la Tabaski, espérant que les vendeurs diminueront les prix.

Le coût des bêtes s’explique par les frais de voyage élevés, selon les propriétaires. ‘’Du Mali jusqu’ici, les frais de voyage sont à 250.000 francs. J’ai fais deux fois le trajet. Vous voyez, ça coûte cher. A chaque poste de contrôle, il faut payer 1000 à 10.000 francs Cfa’’, explique Abou Diallo. A cela s’ajoutent les frais de séjour. ‘’Nous payons tous les jours l’eau et l’aliment de bétail. Tout cela nous revient très cher’’, souligne t-il.

Outre la rareté des clients, les vendeurs déclarent qu'ils sont confrontés au vol de bétail. ‘’Nous avons perdu des moutons ici. Chaque jour que Dieu fait, un de nos amis vient nous signaler la perte d’un animal. Il y a un problème d’insécurité’’, selon El Hadji Malick Bâ porte-parole des vendeurs installés dans les abords du Stade Léopold Sédar Senghor.

‘’Nous sommes obligés de payer des gardiens pour qu’ils nous surveillent nos moutons la nuit. Et dans ces conditions, comment voulez-vous qu'on diminue les prix. Nous invitons les autorités locales et étatiques à nous aider avec les policiers et nous renforcer l’éclairage’’, poursuit-il.

APS

21/10/2012

Manifs à Mbour

les thiantacounes remettent le feu à Mbour

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Les manifestations pour la libération de Cheikh Béthio Thioune ne connaissent toujours pas d’épilogue. Après plus de O6 mois passés à la MAC de Thiès, le transfèrement du guide des thiantacounes à la prison de Rebeuss ne finit pas de susciter de violentes manifestations dans bon nombre d’endroits du pays et de l’étranger. Ce samedi, c’est la ville de Mbour qui a rythmé aux pas des manifestants.
Les talibés de Béthio Thioune de cette localité où s’est par ailleurs produit le drame ayant occasionné l’incarcération du marabout, ont pris d’assaut la route nationale 1 qu’ils ont barrée, avant de mettre le feu en brûlant des pneus, nous informe la RFM. Les thiantacounes exigent la libération du Cheikh.
A rappeler que les disciples de Cheikh Béthio Thioune avaient assiégé vendredi dernier les alentours de la prison de Rebeuss, où réside depuis quelques jours leur marabout. Outre les manifestations violentes notées à Dakar, des rassemblements de protestation ont eu lieu à l’étranger pour réclamer la libération du Cheikh.
LeTemps

Luc Nicolaï arrêté

Luc Nicolaï, arrêté

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Comme l’avait annoncé le quotidien EnQuête, la Gendarmerie qui recherchait le promoteur de lutte afin de l’entendre une seconde fois dans cette affaire de trafic de cocaïne dans laquelle, a fini par lui mettre la main dessus.

Une seconde convocation lui a été servie, mais la Gendarmerie n’avait vu nulle trace du promoteur annoncé en Gambie. Une absence, assimilée, selon nos sources, à une fuite qui ne dit pas son nom.

L’on apprend en effet que Luc Nicolaî a finalement été arrêté ce samedi 20 octobre à Kaolack, alors qu’il revenait de Gambie, entendu qu’il doit être dans cette affaire de trafic de cocaïne.

Une affaire qui se révèle être une vraie nébuleuse, n’a donc pas encore révélé tous ses secrets.

A noter que le promoteur de lutte a été cité dans cette affaire qui vaut au président directeur général du complexe hôtelier le Lamantin Beach, Bertrand Touly, d’être inculpé et placé sous mandat de dépôt à la prison de Thiès, depuis le 1er octobre. Luc Nicolaï avait en effet reçu une convocation de la gendarmerie, selon EnQuête qui donne l’information dans son édition du week end (20 et 21 octobre 2012).

Pour rappel, le promoteur de lutte de Mbour a déjà été entendu dans ce scandale de drogue dans la station balnéaire de Saly Portudal, découverte le 27 septembre dernier chez le magnat de l’hôtellerie à Saly.

Et, comme le relatait le même journal, l’affaire s’était emballée car les conseils du promoteur de lutte avaient déposé une plainte à la Brigade de recherches de Thiès pour menaces de mort. Un proche de M. Nicolaï confie que ce dernier aurait reçu, la visite d’individus armés jusqu’aux dents, mais qu’il ne se trouvait pas chez lui au moment de la descente de ces visiteurs du soir, à son domicile à Warang. Seule son épouse était présente sur les lieux, selon un témoignage.

Une version récusée par des sources judiciaires qui avaient estimé que s’ils y avait des gens qui le cherchaient pour le cuisiner, ce sont d’abord les gendarmes.

LeTemps

Un audit qui va déranger...

Audit Annoncé de la fonction publique : Vers la résistance des lobbies maraboutiques ?

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Constatant l’inadéquation entre la masse salariale élevée et les revendications sectorielles tous azimuts, le ministre de la Fonction publique, en collaboration avec le ministre de l’Economie et des Finances ambitionne d’auditer le personnel de la fonction publique. Mais, d’ores et déjà, le secteur de l’éducation qui absorbe 40% du budget de l’éducation se voit pointer du doigt. C’est en tout cas, ce que nous a confié une voix autorisée dans ce secteur qui prévoit l’obstacle des lobbies religieux pour torpiller cette volonté affichée de l’Etat.

Submergé par les revendications effrénées des différentes couches de la société, l’Etat du Sénégal, par la voie du ministre de la Fonction publique, a affiché une ferme volonté de procéder à un audit physique et numérique de ses employés dans l’intervalle novembre-avril. Ce, pour permettre de voir la correspondance entre la masse salariale et le nombre de fonctionnaires. Cependant, selon un fonctionnaire qui a préféré garder l’anonymat, l’audit annoncé ne serait-ce que dans le secteur de l’éducation, risque de révéler des informations sensibles. A l’en croire, depuis l’avènement du quota sécuritaire, il y a des enseignants fictifs payés mais qui se trouvent à l’étranger. Des enseignants sont recrutés dans un département pour servir ailleurs. Des personnes sont recrutées pour servir dans l’éducation et s’activent dans d’autres professions (menuisiers, maçons). C’est pourquoi, prévient-il, « l’audit posera beaucoup de problèmes ». Toutefois, tempere-t-il, « l’Etat est la seule entité dotée de réelles capacités pour mener convenablement son travail de contrôle ». Le probleme, dira-t-il, « c’est que beaucoup d’enseignants sont recrutés et mis à la disposition des marabouts ». Toujours selon notre interlocuteur, il y a une hypocrisie dans le recrutement. « Nous avons des talibés qui après avoir terminé leurs études auprès d’un marabout du coin, sont pris en qualité d’enseignants dans l’école francophone. Ils continuent à enseigner dans les écoles coraniques mais ne mettent jamais les pieds dans leur lieu d’affectation », souligne-t-il. Se voulant plus précis, il ajoute : « comment peut-on bénéficier d’un recrutement dans l’enseignement élémentaire francophone et aller pratiquer dans une école coranique ». L’autre phénomène, regrette-t-il, c’est l’existence d’enseignants recrutés dans le quota maraboutique pour être mis à la disposition des marabouts. Une telle catégorie concerne les talibés qui n’ont que le mérite de l’allégeance à leur guide. Pour récompenser la fidélité due à leur rang, des postes de sinécures sont octroyés à ces “loyaux serviteurs” toujours au service de leur marabout. Le tout pour dire que l’audit de la fonction publique est parti pour remuer le bateau sénégalais...

DakarActu

20/10/2012

Les belles Sénégalaises

L'arme de séduction massive des Sénégalaises

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Bine bine, thiouraye, béthios... Des noms mystérieux pour des techniques de séduction sophistiquées.
Pour beaucoup, la femme sénégalaise est une grande séductrice. Qu’elle soit noire, brune ou basanée, elle demeure l’objet de multiples fantasmes. Et son arsenal de séduction est à la mesure de sa réputation.
Même Nelson Mandela, grand amateur de femmes, a succombé à leur appas: dans ses mémoires, il délivre aux Sénégalaises le prix des femmes les plus élégantes d’Afrique. 
Marché HLM de Dakar, capitale du Sénégal. Un véritable capharnaüm d’articles de séduction orne les trottoirs. Disposés sur des tables et accrochés à la devanture des cantines, les célèbres bine bine attirent les regards. Au point que d’aucuns à Dakar les qualifient d’armes de séduction massive des Sénégalaises.
De différentes couleurs, ces ceintures en perles ont contribué au mythe de la sénégalaise comme «déesse de la séduction». De tailles variables, ces ceintures sont de grandes alliées pour la sénégalaise qui souhaite ferrer son homme. Avec l’encens traditionnel, les ceintures en perles et les petits pagnes sont essentiels dans le processus de séduction. Ils sont nés de l’ingéniosité des femmes de l’ethnie Laobé, réputées pour être de grandes séductrices.
Vertus érectiles du conjoint
Les pagnes ont la spécificité de véhiculer des messages salaces, drôles ou parfois déroutants. Certains d’entre eux célèbrent les vertus érectiles du conjoint avec des formules tirées de la langue wolof. D’autres expliquent le bénéfice matériel que peut tirer la femme de la plénitude sexuelle du mari. Tricotés à la main ou décorés avec des dessins sous forme de bande dessinée, ces pagnes se retrouvent dans la garde-robe de la majorité des femmes.
Oulèye Gadiaga, vendeuse d’articles de séduction, vante les mérites des produits qu’elle propose à sa clientèle:
«Une femme doit disposer de ces objet parce que sans petits pagnes ou ceintures en perles, elle ressemble aux hommes. Une femme qui souhaite garder son homme doit avoir recours à ces articles de séduction», souligne la jeune femme à la peau dépigmentée.
Sa voisine, une femme d’âge mûre, explique les vertus stabilisatrices de ces accessoires sur le ménage:
«Toute femme mariée doit en avoir, car non seulement tu ferres ton mari, mais tu réussis également à écarter d’éventuelles concurrentes. Le "thiouraye" (encens), les "béthios" (petits pagnes) et les "bine bine" constituent l’identité propre de la femme, pour que l’homme puisse la distinguer parmi les autres.»
Coumba Thiam, une autre vendeuse, n’en dit pas moins:
«Dans la pénombre, les perles, souvent lumineuses, guident le conjoint. Les petits pagnes lui permettent d’avoir l’impression de revivre chaque jour sa lune de miel. La femme doit aussi faire en sorte de sentir bon grâce à l’encens.»
Toute sénégalaise, qu’elle soit jeune ou vieille, riche ou pauvre, instruite ou analphabète, connait bien ces astuces de séduction. Si certaines les trouvent ringardes, d’autres en ont fait des outils incontournables. Bineta Diop, une cliente, confirme les vertus de ces articles:
«Au début, je pensais qu'ils n’étaient pas importants dans un couple. En tant qu’intellectuelle, j’avoue que je prenais ça pour des histoires de bonne femme. Mais quand je les ai utilisés mon mari a aimé. Depuis, je me rends compte qu’il y a une évolution positive dans nos rapports intimes.»
Les hommes ne sont pas insensibles à ces jeux de séduction; Cheikh Fall, un polygame, reconnaît l’effet de ces accessoires sur sa libido:
«Une femme sans mbéthio ni bine bine est comme un homme. Je n’imagine pas l’acte sexuel sans ses articles. Une femme doit avoir des salagnes-salagnes (astuces).»
Alioune Touré, pour sa part, ne partage pas cet engouement autour de ces articles de séduction:
«Les gens exagèrent sur les pouvoirs des ceintures et des pagnes. Je ne pense pas pouvoir être séduit à travers ces articles. Ce qui est primordial, à mon sens, c’est ce que l’on ressent pour la personne».
Les jeunes filles essaient d’allier modernité et tradition, en portant des chaînes en or ou en argent autour des reins. Une nouvelle orientation qui fait l’affaire des bijoutiers. Pape Thiam, qui exerce ce métier à Dakar, au marché Tilène, enregistre d’importants bénéfices:
«Les jeunes filles et les mannequins sont mes principales clientes. Avec les chaînes en or ou en argent, elles sortent du lot et montrent qu’elles sont à la mode et qu’elles ont les moyens. Une chaîne en or pour les reins peut coûter jusqu’à 300.000 francs CFA (presque 500 euros) alors que les bine bine ne coûtent que 100 francs».
Ndèye Khady Lo

Faillite du Sénégal

Le Sénégal bientôt en faillite financière : A l’origine du naufrage, une perte sèche de 70 milliards FCFA

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La situation économique du pays devient de plus en plus inquiétante. Six mois seulement après la seconde alternance ayant porté le Président Macky Sall au pouvoir, l’Etat peine à payer les salaires. A l’origine du mal, une perte sèche de 70 milliards consécutive à la suppression de la taxe sur les appels entrant. 

«Monsieur Amadou KANE, Ministre de l’Economie et des Finances, Monsieur Cheikh Tidiane MBAYE, Directeur Général de la Sonatel, Monsieur Mahfoudh Ibrahim, Directeur Général Adjoint de Expresso et Monsieur Karim Salum, Directeur Général de SENTEL ont procédé à la signature du protocole d’accord pour l’abrogation du décret 2011-1271 du 24 Août 2011 relatif aux appels entrant au Sénégal, le samedi 05 mai 2012.»

C’est en ces termes que le ministre de la Communication, Abou Lô, annonçait, en mai dernier, la suppression de la taxe sur les appels entrant sous la pression des travailleurs de la SONATEL, alors coachée par l’ex-Directeur général, Cheikh Tidiane Mbaye dont le frère, Abdoul Mbaye, est devenu entretemps le Premier ministre.

Justifiant la mesure par une certaine promesse électorale de Macky Sall, principal opposant d’alors du régime libéral de Me Abdoulaye Wade, le communiqué ayant diffusé les funérailles de ladite taxe ajoutait une précision de taille en ces termes : «Si la nécessité de l’annulation de cette mesure ne fait pas de doute, particulièrement pour le Chef de l’Etat qui en avait fait un engagement, il reste qu’il faut préserver les intérêts de l’Etat dont une partie des recettes de sa Loi de Finances 2012 repose sur cette taxe.»

Aujourd’hui, le Sénégal est en train d’en subir toutes les conséquences néfastes. D’après certains techniciens du Ministère de l’Economie et des Finances, «c’est la suppression de cette taxe sur les appels entrant qui est à l’origine des graves difficultés de trésorerie que rencontre l’Etat qui, aujourd’hui, peine à payer les salaires des fonctionnaires.»

Une situation «chaotique» qui oblige ce département à faire une gymnastique sans précédent dans l’histoire de l’Etat pour pouvoir payer les derniers salaires. Il faut dire que cette mesure a entrainé une perte de recettes de 70 milliards de FCFA qui devaient aller au budget de l’Etat. Et ce, sur la seule année 2012.

Une simulation sur les cinq ans du mandat présidentiel de Macky Sall révèle un manque à gagner effrayant de 350 milliards de FCFA. Une manne financière qui échappe au Trésor public pour tomber dans les caisses du géant français de la téléphonie, France Telecom.

PRESSION DES FRERES MBAYE

Au-delà des difficultés de paiement des salaires des fonctionnaires, l’Etat peine aussi à honorer les factures de ses fournisseurs. Ce qui fait qu’à ce jour, le stock d’arriérés de la dette intérieure a dépassé la barre des 412 milliards de FCFA. Et ces acteurs de développement vivent sous la hantise d’une «faillite programmée».

Lobby ou pression réussie des frères Mbaye dont l’aîné est actuellement le chef du gouvernement ? Quoi qu’il en soit, le nouveau Président de la République, Macky Sall, a finalement cédé face à une levée de boucliers savamment orchestrée sous la houlette de l’ex-Directeur général de la SONATEL, Cheikh Tidiane Mbaye.

Ce dernier, qui n’a certainement pas eu du mal à obtenir le soutien de son aîné de la Primature, a finalement obtenu gain de cause avec l’abrogation du décret 2011-1271 du 24 août 2011 relatif au contrôle et à la taxation des communications téléphoniques internationales entrant en République du Sénégal le 5 mai 2012. Montant de la facture pour les Sénégalais de ce généreux cadeau à France Telecom : 350 milliards de FCFA.

Interpellé sur le sens de son combat par nos confrère du journal «REUSSIR» dans une interview publiée le 2 juillet passé, comme pour confirmer ceux qui parlent de pression des Mbaye, l’ex-Directeur général de la SONATEL, Cheikh Tidiane Mbaye, a déclaré : «J’étais très engagé parce que c’était, à la fois, la survie et l’image de l’entreprise qui étaient en jeu.»

ACCENTUATION DE LA PRESSION FISCALE

Dans l’impasse, le nouveau régime, craignant la réactivation de la minuterie de la bombe sociale, s’est lancé dans une recherche effrénée de solutions pour tirer le trésor public du gouffre. C’est ce qui a entrainé un harcèlement, une nouvelle pression fiscale et douanière exercés sur de nombreux chefs d’entreprises et autres grands commerçants.

Instruction a été donnée par le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane, de récupérer ces 70 milliards de FCFA perdus sur la taxe ainsi supprimée en faveur de France Telecom, en augmentant l’assiette de recouvrement chez les autres contribuables sénégalais. Une allusion à peine voilée aux  petits commerces, aux petits métiers, aux industries, etc.

Mais le plus cocasse dans cette tentative de renflouement des « caisses de l’Etat » à tout prix, c’est que les agents en charge de l’offensive de recouvrement agressif butent souvent sur des entreprises à qui l’Etat doit énormément d’argent dans le cadre de cette dette intérieure de 412 milliards FCFA et qui sont au bord de l’asphyxie financière et de la faillite qui augmenterait l’armée des chômeurs. Toutes choses qui font qu’au niveau des différents ministères, nombre de projets sont restés en l’état, faute de ressources.

Parce que depuis l’élection de Macky Sall à la magistrature suprême, aucun investissement majeur n’a été enregistré. Les 80 milliards obtenus en prêt auprès de la France à la fin du mandat du Président Nicolas Sarkozy n’ont profité qu’aux entreprises françaises. Elles ont été payées prioritairement par rapport aux autres prestataires et fournisseurs nationaux.

tidiane mbaye

19/10/2012

Exportation de ferraille interdite

Le Sénégal interdit les exportations de ferraille

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La ferraille au menu de la chronique des matières premières. Le Sénégal vient de décider d’en interdire les exportations. Le décret a été adopté en conseil des ministres, il y a deux  semaines. Les explications de notre correspondante permanente à Dakar Carine Frenk.

Chaque mois, des milliers de containers remplis de ferrailles, peut-être 12 000 tonnes, quittent le Sénégal en direction de l’Inde l’un des principaux acheteurs avec Dubaï et la Chine de ces matières premières secondaires.

Conséquence : une raréfaction de la ferraille sur le marché sénégalais. Qui dit raréfaction, dit hausse des prix d’autant que sur les marchés mondiaux les cours de l’acier ont fortement augmenté. Résultat : le prix du kilogramme de fer récupéré a été multiplié par dix en dix ans au Sénégal, passant de 15 à 160 francs CFA (25 centimes d’euros).

Trop cher, trop rare pour développer l’industrie locale de transformation, pour les petits artisans, les fonderies artisanales, les aciéries, les menuiseries métalliques.

Autre problème pour l’Etat : le marché de récupération de la ferraille est encore aujourd’hui dominé par l’informel. Ce sont souvent des jeunes sans emploi que l’on voit sur des charrettes parcourir les villes à la recherche d’épaves de voitures, de machines usées, de canettes. Bref de tout ce qu’ils peuvent trouver en métal mais aussi tout ce qu’ils peuvent piller : glissières d’autoroute, poteaux, couverts d’égouts ou lampadaires.

Il va sans dire que tous ces récupérateurs ne paient aucun impôt. Ils préfèrent revendre leurs stocks au plus offrant à savoir aux exportateurs. Les circuits sont bien rodés et c’est un manque à gagner pour l’Etat. D’où cette décision du gouvernement de stopper les exportations. Une décision qui ne fait bien sur pas que des heureux. A commencer par les commerçants qui travaillent avec les importateurs.

Pour eux, cette interdiction des exportations va créer au Sénégal une situation de monopole en faveur de la Someta, une société chinoise, la seule qui transforme les métaux. « Elle ne peut pas absorber les fortes quantités de ferrailles collectées », affirme dans la presse le partenaire d’une société indienne basée au Sénégal.

« Cette mesure permettra au contraire au secteur de la métallurgie de se développer ici au Sénégal », répond Mata Sy Diallo, la ministre sénégalaise du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. « Déjà deux projets d’usines sont en passe de voir le jour, ajoute-t-elle. Avant, notre ferraille était transformée ailleurs elle produisait de la richesse ailleurs, créait des emplois ailleurs au lieu de rester ici. »

Carine Frenk