30/11/2012

Entre présidents...

Abdou Diouf conseille Macky Sall et annonce sa retraite politique en 2014

senegal

Abdou Diouf, l’ancien président du Sénégal a été l’hôte de la capitale sénégalaise. En venant à Dakar, il a donné des conseils à Macky Sall, président du Sénégal pour lui faire comprendre que la mission est certes difficile ; mais il doit faire face pour surmonter les obstacles.

L'homme est toujours resté humble et ce avec une modestie sans façon. Depuis qu’il n’est plus président du Sénégal, on ne l'a jamais entendu se mêler des affaires de l’Etat. Abdou Diouf qui, d’ailleurs dés que son nom est cité à travers les manifestations, provoque quasi systématiquement les applaudissements du public.

Cela signifie qu’il a toujours la nostalgie du peuple Sénégalais qui lui voue un grand respect et beaucoup de considération. Venu à Dakar pour discuter dans la discrétion avec Macky Sall, dans le cadre d'une visite privé, il en a profité pour annoncer la fin de sa carrière politique.

En effet, ce sera en 2014 après le prochain sommet de la francophonie prévu à Dakar à cette date

Bien avant cela, il tient à féliciter le président Macky Sall pour le brio avec lequel il a mené les négociations qui ont abouti à la candidature du Sénégal pour l’organisation du prochain sommet de la francophonie.

Pour l’ancien président du Sénégal, Macky Sall a fait un travail remarquable pour que l’on accepte la candidature du Sénégal. Il laisse entendre qu’il est ravi à ce niveau.

A travers la télévision sénégalaise, le second président du Sénégal a salué la générosité du président Macky Sall .

Le secrétaire général de la francophonie qui s’exprimait à l’issue d’une audience avec le président Macky Sall dira que ce sommet est très important pour lui. Il martèle en informant que ce sera sa dernière mission à la tête de la francophonie ; mieux, il annonce la fin de sa carrière politique.

Abdou Diouf a poursuit ses propos en donnant des conseils à Macky sall : « pour avoir dirigé ce pays, je sais combien la tâche est difficile et complexe ».

Mais Abdou Diouf lui demande de faire face ; parce que , dira t-il, la tâche est parfois ingrate».

Venu d’Abidjan, l’ancien président de la République suggère à Macky Sall de tenir le coup qui, d’après lui, est pénible. A force de s’exercer, Abdou Diouf a soutenu que le président Macky Sall obtiendra des résultats : « il est sur la bonne voie » dit-il.

Dans le cadre de l’enquête sur les biens mal acquis ou du moins le parti socialiste, le secrétaire général de la francophonie a préféré taire ce sujet.

LeTemps

Si cher Sénégal

Destination Sénégalaise : D’exorbitantes taxes aéroportuaires plombent le tourisme

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La destination sénégalaise, très désirée par les touristes, séduits par les nombreux sites d’accueil attrayants (Saint-Louis, Cap-Skiring, Saly, les îles du Saloum…), souffre, depuis 2005, de sa cherté, avec les taxes aéroportuaires prélevées sur chaque billet vendu depuis l’Europe et depuis le Sénégal, pour la construction de l’aéroport Blaise Diagne de Diass. La taxe (environ 1,2 millions de passagers/an, selon l'Apix et une taxe de 150 euros, soit 100 000 CFA sur chaque billet vendu depuis l'Europe et 60 000 F CFA sur les billets vendus depuis le Sénégal) a rapporté, depuis son instauration, en avril 2005, près de 69 milliards de FCFA.

Il faut que les nouvelles autorités qui comptent redorer le blason du tourisme sénégalais se le tiennent pour dit. Si les taxes aéroportuaires en vigueur depuis 2009 qui régissent la destination sénégalaise ne sont pas revues à la baisse, ça ne sera que de l’utopie de vouloir atteindre un million de touristes pour la saison 2012-2013 comme l’a annoncé le ci-devant ministre du Tourisme. Ce ne sont pas les touristes belges rencontrés à l’aéroport International Léopold Sédar Senghor, en partance pour la partie méridionale du pays, qui diront le contraire. « Quitter la France pour le Brésil est deux fois moins cher que quitter la France à destination du Sénégal », déplore Jacques notre interlocuteur. A sa suite, sa dame, elle aussi belge, dit ne pas comprendre que le billet en aller et retour Abidjan-Libreville se vend est à 137 000 F Cfa, alors que Dakar-Abidjan, pour le même trajet, est estimé à plus de 320 000 F Cfa. Pis, près de 229 000 F Cfa en aller seulement. En effet, selon un expert de l’aéronautique, cette cherté de la destination sénégalaise est uniquement due au fait du prélèvement fait sur chaque billet pour la construction de l’aéroport Blaise Diagne. Selon des estimations basées sur le nombre de passagers et sur le montant de la taxe (environ 1,2 millions de passagers/an selon l'APIX et une taxe de 150 euros soit 100 000 CFA sur chaque billet vendu depuis l'Europe et 60 000 F CFA sur les billets vendus depuis le Sénégal) et à considérer que les passagers venant de l'étranger et débarquant au Sénégal représentent la moitié du nombre des passagers, la taxe rapporte, bon an mal an, depuis qu'elle a été instituée au gouvernement de Wade, 150 euros x 600 000 passagers soit = 60 milliards de FCFA, par an mais, seul le gouvernement sortant a les chiffres exacts. Selon des informations tirées du Ministère des Finances du régime sortant, la taxe a rapporté, depuis son instauration en avril 2005, 104 142 162,83 €, soit près de 69 milliards de FCFA. Le Sénégal n'est plus le pays que l'on recommandait jadis : prix des billets d'avion plombé par des taxes iniques (plus de 160€ de taxes, un record mondial), heures de route interminables pour sortir de Dakar, insécurité urbaine en hausse constante, insécurité économique ravageuse, des villes touristiques, comme Foundiougne dans le Saloum, végètent désormais, en raison de routes qui semblent avoir subi des bombardements massifs et Saint-Louis, classée patrimoine mondial de l'Humanité, vit dans le marasme touristique. Conséquence, aujourd'hui, un grand nombre de touristes préfère s'orienter vers des destinations comme le Bénin : les billets d'avion y sont moins chers, le pays est plus propre, les plages plus belles, les hôtels moins chers, la gastronomie plus riche et le patrimoine historique, culturel et architectural plus intéressant... Les potentialités du Sénégal demeurent, cependant, importantes et un plan de redressement du tourisme, mené par des personnes compétentes, peut redorer ce secteur primordial pour l'économie sénégalaise.

Sékou Dianko DIATTA

La sanction des Lions

Les lions interdits de match à Dakar

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Le Sénégal ne pourra pas jouer de match international pendant un an au stade Léopold-Sédar-Senghor de Dakar, a décidé jeudi au Caire la commission de discipline de la Confédération africaine de football, après des incidents survenus en octobre.

Le Sénégal devra aussi payer une amende de 100.000 dollars, dont "la moitié sous deux mois", a déclaré à l'AFP l'avocat Guédel Ndiaye, membre du Tribunal arbitral du sport (TAS) et mandaté par la Fédération sénégalaise de football (FSF) pour sa défense. "Si au bout d'un an aucune équipe nationale du Sénégal, aucun club, aucun supporteur, n'a fait parler de lui en mauvais termes, le Sénégal n'aura pas à payer" le reste de la somme, soit 50.000 dollars, a ajouté M. Ndiaye.

Il a estimé que, "si à première vue", la sanction pouvait paraître lourde "en y réfléchissant bien, elle ne l'est pas". "La CAF aurait pu interdire le Sénégal de toute compétition internationale, auquel cas il n'aurait pas participé aux éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Elle aurait pu interdire le Sénégal de jouer sur son territoire, elle aurait pu obliger le Sénégal à jouer à huis clos. Il n'en est rien. Le Sénégal pourra jouer devant ses supporters au Sénégal, mais pas au stade LSS", a constaté l'avocat.

Selon lui, la FSF a trois jours pour faire appel de cette décision. Le 13 octobre, le match de barrage retour pour la qualification à la CAN-2013, entre le Sénégal et la Côte d'Ivoire avait été interrompu à la 74e minute à la suite d'incidents, alors que la Côte d'Ivoire menait 2 à 0. Après une quarantaine de minutes d'interruption et l'intervention de la police, le match avait été définitivement suspendu. Le Sénégal avait perdu le match aller 4-2 à Abidjan. Le 15 octobre, la CAF avait confirmé le résultat, éliminant d'office le Sénégal de la CAN-2013. 

Eurosport

29/11/2012

Sénégal Airlines n'en rate pas une...

LE VOL DAKAR-ZIGUINCHOR ACCUSE PLUS DE 3H DE RETARD

Les passagers portent plainte contre Sénégal Airlines

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Un collectif de passagers de Sénégal Airlines a décidé de porter plainte contre la compagnie aérienne pour préjudice subi. Ces passagers de la desserte Dakar-Ziguinchor ont accusé un retard de quelque trois heures, hier mardi 26 novembre, pour rallier la capitale du Sud.

Très en colère à leur arrivée à Ziguinchor, hier, vers 21h, les passagers du vol de Sénégal Airlines ont décidé de se réunir en collectif pour traduire en justice la compagnie aérienne. Ils se disent souvent victimes de désagréments de la part de cette dernière. Fiacre Coly, président du collectif, à porté leur parole. « Nous passagers du vol de Sénégal Airlines à destination de Ziguinchor, avons été mis dans une situation inconfortable », indique-t-il.

Convoqués à partir de 14h, hier, pour un départ programmé à 16h10, ils ont été laissés à eux-mêmes jusque vers 19h30 avant de pouvoir embarquer. « C’est cette situation qui nous pousse à nous regrouper en collectif des passagers qui devaient prendre le vol sur Ziguinchor, de convoquer la presse et de soulever les maux par rapport à cette compagnie, qui n’a pas les capacités de desservir les destinations au niveau national et international. Sur ce point-là, nous allons introduire un dossier au niveau de la justice pour préjudice subi », renseigne M. Fiacre Coly.

Les membres de ce collectif reprochent à Sénégal Airlines de ne pas communiquer quand, à l’aéroport, surgissent des problèmes techniques. « La communication n’y était pas. On a été laissés à nous-mêmes pendant plus de 5 heures, sans même avoir ne serait-ce qu’un peu d’eau ou de café. Quand le prix d’avions coûte entre 120 jusqu’à 160 000 F, pour un vol de 45 mn et qu’on ne nous mette pas dans les conditions idoines, cela pose problème », se désole le président du collectif des passagers de Sénégal Airlines.

Nettali

Fidak 2012 à Dakar

310 participants attendus à la Foire de Dakar

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Durant deux semaines, des exposants venus de 38 pays viendront échanger et créer des partenariats économiques

La 21ème édition de la Foire internationale de Dakar (FIDAK) s'ouvre ce jeudi 29 novembre 2012 jusqu’au 12 décembre prochain. Le thème choisi pour cette édition organisée par le Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES), est «Protection de l’Environnement pour un Développement Durable en Afrique de l’Ouest». Cadre privilégié de promotion, de contacts d’affaires et d’échanges commerciaux, la FIDAK demeure l’un des plus grands rendez-vous économiques de l’Afrique, en général, et de la sous région ouest africaine, en particulier. La présence à chacune de ces éditions de plusieurs centaines d’entreprises privées de différents secteurs d’activités, provenant de tous les continents, présente un intérêt certain pour le développement des relations d’affaires.

La Foire internationale de Dakar (FIDAK) offre l’opportunité de découvrir les différentes potentialités économiques, culturelles et touristiques des pays participants; d’élargir ou de renforcer les relations d’affaires entre participants; d’accéder à un marché sous-régional de plus de 200 millions de consommateurs. La FIDAK comprend une exposition (échantillons et/ou vente directe) de biens et services; des tables rondes, conférences et ateliers sur des thèmes intéressant les secteurs de la Foire; des rencontres d’affaires et de partenariat; des animations culturelles.

Près de 310 participants en provenance de 38 pays, ont confirmé leur participation contre 34 l’année dernière a annoncé le directeur général du Centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (CICES), Cheikh Ndiaye. «Des pays comme le Bénin, le Gabon et le Maroc vont venir massivement», a assuré Cheikh Ndiaye. Il a noté que le roi du Maroc, Mohamed VI, s'est par exemple personnellement impliqué pour amener des exposants marocains à participer à cet évènement qui est un cadre idéal de promotion des échanges et lieu privilégié de recherche de partenaires commerciaux. La Foire Internationale de Dakar se tient depuis 1974, date de sa création, tous les deux ans. Mais, la manifestation avait été annulée en 2010. Cette 21ème édition a pour invitée d’honneur la Turquie.

Carmen Olivia Bilé

28/11/2012

L'autoroute à l'hivernage 2013

L’autoroute à péage en service le 1er août 2013

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En conférence de presse hier, la Société Eiffage de la nouvelle autoroute Concédée (Senac Sa) a réitéré sa volonté de respecter le délai de mise en service de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio fixé au 1er août 2013. Le directeur d’exploitation d’Eiffage Sénégal, Alioune Badiane, en a profité pour souligner que le projet de cette autoroute a bel et bien fait l’objet d’un appel d’offres international.

La mise en service totale de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio reste maintenue à la date du 1er août 2013, conformément aux engagements du concessionnaire, Senac Sa. L’assurance a été donnée, hier, à la fois, par le directeur opérationnel de cette structure, Didier Payerne, et le directeur d’exploitation de Eiffage Sénégal, Alioune Badiane.

En collaboration avec l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (Apix), ces deux filiales du groupe Eiffage ont organisé, hier, une conférence de presse, au centre d’exploitation de Senac Sa, au terme d’une visite qui a permis de constater de visu  l’état d’avancement du projet. « Les travaux avancent bien, aussi bien du point de vue de la qualité que sur le plan technique. Sur le plan sécuritaire, Eiffage Sénégal est en train de construire de part et d’autre de l’autoroute pour éviter que les populations environnantes ne la traversent », a dit, avec satisfaction, le directeur opérationnel de Senac Sa, Didier Payerne.  Même satisfécit chez Alioune Badiane, le directeur d’exploitation d’Eiffage Sénégal, la société à laquelle, Senac Sa a sous-traité la construction et l’exploitation de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio.

Mais, tout en affichant sa satisfaction par rapport au déroulement normal des travaux, il a tenu à apporter quelques clarifications, estimant que la population n’a pas toujours la bonne information concernant les tenants et les aboutissants de cette infrastructure. « Certaines personnes pensent que l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio a été l’objet d’un marché de gré à gré ; ce qui n’est pas le cas. Un appel d’offres international a bel et bien été lancé et des entreprises de bonne facture, telles que Msf du Portugal et les Autoroutes du Maroc, y ont pris part », a-t-il souligné.  

M. Badiane a aussi réitéré le fait que le contrat de concession de l’autoroute est très bénéfique pour l’Etat du Sénégal. « C’est un contrat forfaitaire que nous avons signé avec l’Etat du Sénégal, contrairement aux contrats classiques que nous avons l’habitude de voir. Par exemple, le concessionnaire supporte seul  le risque trafic, tandis que le coût de la maintenance est nul pour l’Etat pendant la période de concession (Ndlr : 30 ans) », a-t-il laissé entendre. 

69 milliards de FCfa pour prolonger l’autoroute jusqu’à l’aéroport de Diass

M. Badiane a également précisé qu’Eiffage Sénégal ne peut faire tout ce qu’elle veut dans le cadre de ce projet, comme le font croire certains. « Les pouvoirs publics, par le biais de l’Apix, surveillent et contrôlent en permanence les travaux et appliquent des pénalités s’il y a eu des manquements de la part du concessionnaire ou d’Eiffage Sénégal », a-t-il encore soutenu.

Présent à cette conférence de presse, Abdoulaye Thiam, ingénieur des grands travaux à l’Apix, a félicité Senac Sa pour la bonne tenue des travaux de l’autoroute. D’autant que, selon lui, ce n’était pas facile au départ avec les 2000 foyers entre Pikine et Diamniadio que l’Apix devait déplacer vers le site de recasement situé à Tivaoune Peul.

Il a salué « le travail d’arrache-pied de Eiffage Sénégal qui, à l’en croire, a permis d’être dans les délais par rapport à la date du 1er août 2013 prévue pour la mise en service totale de l’autoroute. L’ingénieur des grands travaux de l’Apix en a profité pour rappeler que l’autoroute à péage sera prolongée jusqu’à l’aéroport international de Diass.

Il a précisé que ce futur tronçon de 17 km entre Diamniadio et Diass, d’un cout de 69 milliards de francs Cfa, n’a pas, cette fois, fait l’objet d’un appel d’offre, mais plutôt d’un marché complémentaire. «Avec un appel d’offres, on aurait perdu beaucoup de temps et dépensé plus d’argent. Cette formule concernant le marché complémentaire nous a permis de réaliser un gain en termes de temps et de faire des économies d’échelle », a-t-il estimé.

200 millions de FCfa générés par mois, dont 50 versés à l’Etat

Parlant des retombées financières de l’autoroute à péage, Alioune Badiane, le directeur d’exploitation d’Eiffage Sénégal, a révélé que la barrière pleine voie de Cambérène, qui sera délocalisée à Thiaroye, génère 200 millions de francs Cfa par mois, dont 50 millions sont reversés à l’Etat du Sénégal au titre de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva). Didier Payerne a ajouté que 23.000 véhicules empruntent, chaque jour, la section Patte d’Oie-Pikine de l’autoroute qui a été mise en service, il y a un an de cela. Un chiffre qui a, d’après lui, connu une hausse à la veille de la Tabaski, période au cours de laquelle 40.000 véhicules ont traversé cette partie de l’autoroute déjà fonctionnelle.

Diégane SARR

Vague d’arrestations de prostituées à Dakar

Vague d’arrestations de prostituées à Dakar

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La police sénégalaise a mené une vaste opération de sécurisation de la ville de Dakar ces dernières 72 heures. C’est ainsi que des bars clandestins ont été fermés et des prostituées arrêtées pour racolage sur la voie publique.

De vendredi à lundi, presque tous les quartiers de Dakar, la capitale sénégalaise, ont reçu la visite des policiers de la Division des investigations criminelles, de la sureté urbaine et du Groupement mobile d’intervention (GMI). Cette vaste opération, dite de sécurisation de Dakar, a rapporté les résultats escomptés. Une centaine de prostituées ont été arrêtées pour racolage sur voie publique. Ces personnes qui pratiquent le plus vieux métier du monde sont âgées de 18 à 49 ans, selon la police, elles risquent deux à trois mois de prison ferme. A cela s’ajoute, la fermeture des bars pour défaut de licence et de non autorisation de prolongation. La police a visité quelques auberges et la plupart est aussi en situation irrégulière. Les propriétaires ont reçu des bons d’amandes à payer auprès du trésor public.

Une centaine de prostituées arrêtées

Dans ce coup de filet, se trouve donc une centaine de prostituées. Les forces de l’ordre ont passé au peigne fin plusieurs quartiers de la capitale sénégalaise, notamment La Corniche, le virage des Almadies, les Hlm, les Parcelles Assainies, Grand-Dakar ou encore Grand-Yoff. Ces quartiers étaient devenus infréquentables, les agressions étaient devenues monnaie courante. Du vendredi au lundi, de 18h à 06h (heure locale), la police a opéré des contrôles et effectué des interpellations.

La situation était tellement alarmante au niveau de la Corniche, que l’ambassade des États-Unis avait publié une circulaire interne pour demander aux ressortissants américains de ne plus y aller courir le matin, entre 7h -7h30. La France avait, également, émis la même recommandation. Et pour cause, un Italien a été victime dans ce quartier d’un coup de machette qui lui a fendu le crâne. Il y a trois semaines, un diplomate canadien avait aussi été agressé.

Toutes les personnes arrêtées dans cette opération seront présentées au procureur de Dakar, qui décidera de leur sort. Cependant, la police envisage d’autres opérations similaires pour traquer tous les agresseurs et autres fauteurs de trouble qui font de la capitale Sénégalaise leur terrain de chasse favori.

Khalil Dieme

Risques de délestages

Le Sénégal risque de sombrer dans le noir

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Pour 40 milliards de FCfa de Tva impayés : Le Sénégal risque de sombrer dans le noir

A moins que les autorités de la Sénégalaise de l’électricité (Sénélec) ne passent à la caisse, on risque d’assister dans les prochains jours à des délestages tous azimuts, avec l’épuisement du stock de combustible qui fait fonctionner les centrales électriques. "Libération" nous informe que, depuis une semaine, la douane a bloqué les cargaisons de la Senelec, à qui elle réclame, pas moins de 40 milliards de francs Cfa consécutifs de Tva non reversée. 

Leral.net

27/11/2012

Concert à Saly

La deuxième édition du concert à l’Ecole française Jacques Prévert de Saly - Encore plus fort que l’an passé !

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Les organisateurs nous ont réservé cette année un spectacle multiartistique avec une liste d’invités de choix ! En tête d’affiche, Takeïfa qui avait mit le feu sur son passage l’an dernier à Saly. Jac Keïta et son crew reviennent avec un nouvel album, un son neuf et novateur mais aussi des surprises guest comme La Chorale Saint-Thomas de Nianing ou Bâba Ly, le peintre renversant qui accordera ses gammes de couleurs au son des guitares.

La soirée débutera avec le spectacle Djilor, une performance danse & poésie autour de l’oeuvre poétique de Senghor. Ils sont jeunes et ils ont la pêche, c’est Khalifa qui montera ensuite sur scène. Une soirée à coup sûr pleine de surprise à ne pas manquer !

Vente des Billets SALY: Ecole française Jacques Prévert, Supermarché Saly Center, Galerie Mémoires Africaines, Agence Esprit Evasion Quads

Vente des Billets DAKAR : Institut français, Fan Club Takeïfa : 77.455.72.12

Navette Bus Gratuite depuis Dakar.

Stands de Restauration et buvette sur place.

Dates, horaires, prix: le samedi 15 décembre 2012 à 19h00 - Prévente : 4 000 Fr - Sur place : 6 000 Fr

Visa pour le Sénégal?...

Plus de visas pour favoriser le tourisme

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Les ministres du Tourisme Youssou Ndour et son collègue des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye ont signé un accord pour favoriser la délivrance des visas, afin d’optimiser le tourisme. Le but est donc d’attirer beaucoup plus de touristes et ainsi dépasser la barre des 419 416 entrées par an.

La semaine dernière à Dakar, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et celui du Tourisme et des Loisirs ont organisé une rencontre d’échanges, pour élaborer de nouvelles stratégies pour relancer le secteur touristique au Sénégal. Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a manifesté sa volonté d’« utiliser les supports diplomatiques pour vendre la destination Sénégal et dépasser le nombre des 419 416 touristes que le Sénégal reçoit annuellement ».

Ces derniers vont désormais s’orienter vers la promotion touristique. Dans chaque ambassade, il y aura désormais un bureau ou un conseiller chargé de la promotion touristique. C’est une nouvelle mission qui sera donc assignée aux ambassades, aux consulats et consuls honoraires du Sénégal à travers le monde.

Favoriser la délivrance des visas

Sur la problématique de la délivrance des visas, exigés pour les ressortissants de certains pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique, le chef de la diplomatie sénégalaise, Mankeur Ndiaye, a annoncé qu’une vaste réforme est en cours pour faciliter leur obtention pour les ressortissants de ces pays soumis à une vaste consultation préalable. « Nous allons lever tous les obstacles pour que la destination Sénégal puisse être rentable, conformément aux aspirations du chef de l’Etat Macky Sall », a indiqué M. Ndiaye.

Dans la même logique, Youssou Ndour, le Ministre du Tourisme et des Loisirs propose, pour sa part, une autre manière de faire valoir la réciprocité des visas. « Nous avons la responsabilité de vendre la destination Sénégal. Pour cela, je propose qu’on donne le visa directement à l’aéroport du Sénégal pour ne pas perdre de temps et faire fuir les touristes », précisant que « le tourisme peut impacter beaucoup sur l’emploi et le développement des richesses et, pour cela, il faut qu’on aille au-delà des 400.000 touristes par an ».

Youssou Ndour compte s’investir personnellement pour relancer le tourisme, en organisant des concerts dans les villes touristiques.

Khalil Dieme

"La pirogue" à encore gagné un prix

Festival de Carthage: Le Sénégal, le grand vainqueur !

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Samedi soir, le rideau est tombé sur la 24e session de l’une des grandes manifestations arabes et africaines dédiées au 7e art, les Journées cinématographiques de Carthage. Une session intervenant un an après la révolution. Alors que les festivaliers se rendaient au cinéma le Colisée pour assister à la cérémonie, un groupe de jeunes cinéastes manifestait devant l’hôtel Africa, brandissant des banderoles, demandant à ce que les JCC ne soient plus sous la coupe du ministère de la Culture.

Avec plus d’une heure de retard, la cérémonie commence. Avant les allocutions du directeur des JCC et du ministre tunisien de la Culture, l’assistance a apprécié le concert néo-oriental des frères Gherbi. Les présents, surtout les participants en compétition, retiennent leur souffle ! Certains croisent les doigts, redoutant de ne point figurer dans le palmarès.

L’attente est longue. Le public s’impatiente. Le jury des trois sections en compétition se succède annonçant les lauréats. Cette année, c’est le film La pirogue du Sénégalais Moussa Touré qui a raflé la mise : prix du public et Tanit d’or long métrage, et ce, pour son “histoire touchante” et pour “l’interprétation extraordinaire de ses personnages”. “La Pirogue” raconte l’histoire de clandestins sénégalais partis de Dakar pour atteindre les îles Canaries. Une traversée pas du tout joyeuse, car souvent meurtrière. Pour la compétition officielle courts métrages, le premier prix est revenu à Courte vie, du Marocain Adil El-Fadili. Quant à la section documentaire, c’est le film Le Président Dia, du Sénégalais Ousmane William Mbaye, qui a décroché le Tanit d’or. Au vu du palmarès final et des autres prix, on constate que la 24e session des JJC a marqué le retour en force du cinéma africain.

D’ailleurs, l’édition 2012 se voulait une réhabilitation de ce continent, à travers les hommages, les films en sélection d’une part, et les prix décernés, d’autre part.

Par ailleurs, l’Algérie n’a décroché aucun prix, malgré sa présence dans les trois catégories (deux films longs, un court et un documentaire), sauf une mention spéciale pour Parfum d’Alger de Rachid Belhadj, décernée par la Fédération internationale des ciné-clubs, lors de la cérémonie des prix parallèles. Pourtant certains des films concourant méritaient mieux qu’une “mention spéciale”.  Le jury en a décidé ainsi, et on ne peut que respecter ce choix !

Enfin, malgré les couacs et autres soucis d’ordre organisationnel ou technique (projections interrompues, voire reportées…), les JJC post-révolution ont mis en compétition 42 œuvres représentant 12 pays arabes et africains.

Palmarès des 24e Journées cinématographiques de Carthage

Section long métrage :

Tanit d'or : La Pirogue de Moussa Touré (Sénégal)

Tanit d’argent : Mort à vendre de Faouzi Bensaïdi (Maroc)

Tanit de bronze : Sortir du jour de Hala Lotfi (Egypte)

Prix spécial du jury : Aujourd’hui Tey, d’Alain Gomis (Sénégal)

Section court métrage :

Tanit d’or : Courte vie, de Adil El-Fadili (Maroc)

Tanit d’argent : Bousculades, 9 avril 1938, de Sawssen Saya et Tarek Khaladi (Tunisie)

Tanit de bronze : Lyzia, de M.C Dusabenjambo (Rwanda)

Mention spéciale : Taleta, de Sabine  El-Chamâa (Liban)

Section documentaire

Tanit d’or : “Le Président Dia”, d’Ousmane William Mbaye (Sénégal)

Tanit d’argent : “La vierge, les Coptes et moi”, de Namir Abdel Messeeh (Egypte)

Tanit de bronze : “It’s all in Lebanon”, de Wissam Charaf

Amine IDJER

Festival du sahel

Au cœur du Festival du Sahel à Loumpoul

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La troisième édition du Festival du Sahel s’est déroulée dans une ambiance festive et conviviale, dans un décor de rêve. Récit d’un week-end qui laissera des souvenirs.

Arrivés à la tombée du jour, nous découvrons à quelques minutes de Lompoul village un cadre exceptionnel, une scène imposante et visible de loin. En arrière plan, les dunes du désert et un campement. Les tentes mauritaniennes regroupées en îlots, éclairées par des lampes à pétrole, illuminent les allées. Le groupe Africa Travel Group, qui organise l’événement, a fait un travail titanesque : un matériel professionnel pour les artistes, une sonorisation de bonne qualité, près de 250 tentes installées pour l’hébergement, un restaurant sous de grandes tentes et des salons arabes, un staff accueillant…

Vendredi

Le groupe Ngueweul Rythme ouvre le bal au son des percussions. Djembés, bougarabous, tabalas et de nombreux autres instruments résonnent sur la scène du festival pour donner le tempo. Hampathé et le Sahel Blues, originaires de la région de Dagana les remplacent avec une musique aux sonorités jazz et soul, des instruments traditionnels de l’Afrique de l’Ouest, avec en arrière plan le rappel de leur musique originelle maure. Puis Mao Otayeck et ses musiciens, accompagnés de la Compagnie Artea (Marianne Niox) : musique et danse africaine, avec de très bons arrangements. Le public suit.

La soirée se termine avec le groupe Djmawi Africa, originaire d’Algérie. Les neuf musiciens et chanteurs sont étonnants ! Un style original, un son qui rappelle le Magreb, avec des instruments traditionnels, mais aussi beaucoup d’influences extérieures, des sonorités méditerranéennes, et des instruments venus de partout : mandole, violon, clarinette, saxophone. Un son très dansant, et un lead vocal qui a su mettre l’ambiance dans le public jusque tard dans la nuit.

Samedi 

Un réveil difficile pour les fêtards de la veille, mais le lever du soleil dans ce cadre magnifique fait vite oublier la fatigue. En fond sonore, les griots de Ngueuweul Rythme.

Après le petit déjeuner sous des cases de paille, les pieds nus dans le sable, les festivaliers se dispersent pour participer à diverses activités : ateliers de percussions et de danse, peinture sur tissu, balades en dromadaire dans les dunes, excursions en 4x4 aux alentours.

La projection d’un film documentaire sur Mariem Hassan « The Voice of Sahara », réalisé par Manuel Dominguez, nous fait réfléchir sur la situation des Sahraouis et leur lutte pour la reconnaissance de leur peuple.

Après le yassa poulet, repos dans les salons arabes, en regardant les enfants tester leurs planches de surf dans les dunes.

Nous profitons de ce moment de calme pour nous entretenir avec Abdoul Aziz Mbaye, ministre de la Culture. «  Les belles rencontres se font dans le désert. » nous dit-il. Pour lui, ce festival est un moment de partage qui permet à des personnes d’horizons différents de se rencontrer, au delà des nombreuses activités et de la programmation. « Le Sahel, lieu de commerce et de paix, de tolérance, est l’endroit idéal pour organiser ce genre d’événement. Et c’est un moyen de faire découvrir la région, d’accueillir des centaines de personnes rassemblées autour de la musique, des arts, de la mode, entre mer et désert ».

Le ministre souhaite ainsi pouvoir, en soutenant de telles initiatives, mettre en valeur d’autres belles régions du Sénégal, comme le pays Bassari ou le Sine Saloum. « La culture, c’est ce que nous montrons, et nous voulons organiser des événements qui servent aux artistes Sénégalais » conclut-il.

La soirée commence au restaurant avec un spectacle de samba et de percussions présenté par Sambaobab, parrainé par l’ambassade du Brésil. Tout en couleur et plein d’énergie, ils sont suivis par la troupe Sencirk, jongleurs, acrobates et danseurs.

Les concerts off débutent. On retiendra Bobby & Sue, duo guitare/voix, très jazzy, très soul. Puis la scène principale accueille le groupe Wato et le public se rapproche. Le Takeifa, très attendu, nous fait découvrir les chansons de leur nouvel album, notamment « Haïti », en soutien à un peuple meurtri. Mariem Hassan, la muse sahraoui, fait son entrée : une voix magnifique, des mélodies traditionnelles avec des influences jazz et blues. Et surtout un message. Mariem Hassan chante avec le cœur.

Ismael Lô entonne ensuite « Tajabone » en cette nuit de Tamkharit, puis enchaîne les tubes pour le plus grand plaisir des connaisseurs et de ceux qui le découvrent pour la première fois. La soirée se termine vers 3 heures.

Dimanche

Le calme après la tempête. Certains profitent des ateliers et les activités proposées, d’autres se reposent. Les festivaliers prennent le chemin du retour au compte-goutte, des souvenirs et des images plein la tête… Un festival très réussi, à mettre sur le compte de l’organisation, des musiciens, des troupes et tous ceux qui ont participé.

Fama Reyane, Philippe Laura

Circulation routière: danger!

Accidents de la circulation : Le gouvernement s’engage à réduire le nombre de victimes de 35 %

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Au Sénégal plus de 22.000 personnes sont victimes d’accidents de la circulation ces 10 dernières années. Pour y faire face, le gouvernement a pris l’option de réduire ce nombre de 35 % en introduisant l’enseignement en sécurité routière dans les écoles. Ces  informations ont été données samedi, à Dakar, lors de la journée mondiale du souvenir des victimes de la route.

Le directeur du cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Aubin Jules Sagna a réaffirmé la volonté du gouvernement de réduire de 35% le nombre des tués et des blessés graves des accidents de la circulation d’ici à 10 ans. Il révèle qu’au Sénégal, qu’entre 2000 et 2010, plus de 22.000 personnes sont victimes d’accidents de la route. Il s’exprimait lors de la cérémonie officielle de la  journée mondiale du souvenir de la route célébrée ce week-end. Le représentant du ministre du Transport a soutenu, à l’occasion, que l’objectif du gouvernement est aussi de réduire de 10% le nombre de décès et la gravité des lésions liées aux accidents de la circulation par de meilleurs services d’urgences dans les structures de santé. Pour réussir ce pari, plusieurs mesures sont prises. Il s’agit, entre autres, du renforcement de la direction des transports routiers pour améliorer la capacité de coordination et en pérennisant le financement de la sécurité routière, de mettre en place un système sûr et efficace d’intervention sur la voie publique, d’avoir des routes plus sûres par une meilleure prise en charge de la sécurité routière dans les infrastructures, de faire en sorte que tous les enfants du premier et second cycle bénéficient d’un enseignement minimum de 50 heures en sécurité routière dans l’année, mais aussi d’aider les candidats au permis de conduire de recevoir une bonne formation. Car, selon Aubin Jules Sagna, les chauffeurs professionnels sont impliqués à 75 % dans les accidents de la route. Il a informé que les piétons ont payé le plus lourd tribut ces dernières années.

Un lourd tribu payé par les piétons

En effet, les piétons ont représenté environ 35% des tués entre 2005 et 2007 avant d’atteindre 41% en 2008 et 46% l’année suivante. Pis, poursuit notre interlocuteur, « les enfants de moins de 12 ans représentent en moyenne 13% des tués, soit en moyenne 50 enfants par an ». Il souligne que le conflit accident véhicule léger/piéton est le plus présent dans les fiches des accidents parce qu’en registrant un taux  45%.  Par contre, le pourcentage des passagers accidentés toutes catégories confondues avoisine 48% avec un nombre important de tués et de blessés. Face à ces chiffres alarmants, des jeunes leaders africains de sept pays de l’Uemoa, rassemblés autour du projet intercontinental (Afrique-Europe) ont sillonné, pendant 50 jours, plusieurs pays du contient pour sensibiliser les jeunes sur les accidents de la circulation.

Leur caravane  qui a pris le départ 12 octobre à Niamey est arrivée au Sénégal ce week-end où les jeunes ont profité de cette journée mondiale du souvenir des victimes de la route organisé par l’Ong Laser international pour s’engager à lutter contre les accidents de la route.  Dans leurs déclarations, les jeunes africains ont indiqué que les accidents de la route constituent la première cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 19 ans car tuant plus de jeunes que le Sida et la malaria. Les caravaniers, qui ont sensibilisé plus de 150.000 jeunes sur les accidents de la circulation, ont déploré le mauvais état des routes des pays de la sous-région. Pour ces jeunes, la sécurité routière passe par la qualité des  routes.

Eugène KALY  

26/11/2012

Les migrants de retour au Sénégal

Aider les migrants de retour au Sénégal à réaliser des profits

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Après cinq ans passés à l’étranger, un migrant sur quatre est rentré vivre au Sénégal, selon l’Institut national d’études démographiques (INED) basé en France. Bon nombre d’entre eux ont acquis de nouvelles compétences qui pourraient favoriser le développement, mais la plupart ne reçoivent pas suffisamment d’aide pour réintégrer leur famille ou cibler leurs compétences, ce qui signifie une perte de ressources, indiquent les organisations d’aide aux migrants du Sénégal.

Selon les statistiques les plus récentes, l’Organisation internationale des migrations (OIM) estime que quelque 500 000 Sénégalais travaillent à l’étranger, principalement en Afrique de l’Ouest et en Europe. La plupart des migrants sénégalais s’installent en Gambie et les 45 pour cent restants partent pour la France, l’Italie et l’Espagne.

La moitié des migrants seront de retour dans leur pays d’origine dans un délai de 30 ans, selon les estimations de l’INED.

« Bon nombre de migrants ne sont pas conscients des connaissances qu’ils ont acquises. Ceux qui ont occupé des emplois non qualifiés ont eux-aussi appris des choses, comme le fait de travailler dans une grande entreprise formelle. Ils ont acquis des compétences dans des secteurs comme celui de la construction, qui a besoin de travailleurs qualifiés », a dit Federico Barroeta, coordonnateur du projet migrant en Afrique de l’Ouest de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Les compétences acquises par les migrants de retour peuvent stimuler l’économie locale, a noté Mame Mbargane Thiam, représentant national de la fondation CEPAIM, un organisme espagnol qui aide les migrants à préparer et à réussir le retour dans leur pays d’origine. Il a évoqué le cas d’un migrant qui s’est installé à Kaolack, une ville du centre-ouest du Sénégal, pour y ouvrir une usine de production de sel qui emploie jusqu’à 100 personnes. « Mais ils ne reçoivent pas l’aide que le gouvernement sénégalais ou d’autres partenaires devraient leur fournir ».

Les migrants de retour partagent cette opinion et disent se sentir abandonnés par le gouvernement de leur pays d’accueil et par le gouvernement de leur pays d’origine. Tafsir Dia, un migrant âgé d’une quarantaine d’années qui a travaillé en Espagne pendant 16 ans, est aujourd’hui employé par une entreprise espagnole implantée au Sénégal. « C’est injuste, je n’aurais pas dû perdre mes droits en Espagne alors que je participais au développement de l’économie espagnole », a-t-il dit à IRIN, expliquant qu’il n’avait plus le droit d’accéder à l’argent qu’il avait versé au cours des deux dernières décennies pour financer sa retraite, son assurance santé et d’autres services.

À leur retour au Sénégal, la plupart des anciens migrants cherchent du travail dans le secteur informel et créent de petites entreprises. Bon nombre d’entre eux font toutefois face à de graves difficultés financières au cours de la première année, et leurs entreprises sont bien souvent en situation d’échec en raison d’un manque de soutien à la formation, a indiqué M. Barroeta de l’OIT.

Les emplois qui offraient sécurité et avantages sociaux en Europe sont mal rémunérés au Sénégal : ainsi, les ouvriers en bâtiment ne gagnent qu’entre 4 et 6 dollars par jour.

Les migrants qui reviennent de France ont en général une meilleure situation que les migrants qui reviennent d’Espagne, car ils sont souvent plus âgés et plus instruits, ils ont vécu sur place plus longtemps et ont eu davantage de temps pour préparer leur retour, selon M. Barroeta.

La récession qui secoue l’Espagne a mis un habitant sur quatre au chômage et forcé bon nombre de migrants à tenter de rentrer chez eux, bien souvent sans argent. Près de la moitié des demandes adressées à l’OIT par des migrants concernant la façon de rentrer chez eux venaient des Sénégalais qui sont sans emploi en Espagne.

Retours forcés

Il est difficile d’évaluer la proportion de retours forcés et de retours volontaires, car il n’y a pas de définition universelle de ces termes.

La situation des migrants forcés au retour – en général, lorsque leur demande d’asile est rejetée - est plus difficile à gérer, car la plupart d’entre eux sont peu préparés, indique l’OIM. Bon nombre d’entre eux souffrent de dépression et sont rejetés par la société à leur retour chez eux, a ajouté l’OIM.

Plusieurs organisations ou fondations ont lancé des projets, dont l’objectif est d’accorder des prêts et des bourses permettant aux migrants de se réinstaller, mais ils n’atteignent qu’une partie des migrants de retour, et le montant de ces subventions – bien que suffisant pour couvrir les dépenses du quotidien – ne permet pas de créer des entreprises viables, indiquent des critiques.

Le ministère des Sénégalais de l’Extérieur a mis en place un fond d’investissement pour les migrants, baptisé FAISE [Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’Extérieur], qui permet, par exemple, à quelque 30 migrants de retour de bénéficier de prêts de 9 540 dollars chaque année. Le CEPAIM accorde des bourses d’un montant de 1 907 dollars à des migrants sélectionnés qui ont réalisé un plan d’affaires, suivi une formation en gestion financière et signé un document dans lequel ils s’engagent à ne pas retourner en Espagne avant un délai de trois ans.

Mais pour y arriver, les migrants ont besoin de plusieurs dizaines de milliers de dollars, une somme difficile à réunir, car les banques proposent des taux d’intérêt de 8 pour cent et exigent une garantie de 100 pour cent pour les prêts.

La plupart des migrants qui arrivent à leurs fins réussissent en dépit du système de soutien inadéquat et non pas grâce au système. Mor Lo (39 ans) a quitté l’Espagne et est retourné au Sénégal pour une courte période en 2008, lorsque son père est décédé ; l’argent dont il a hérité lui a permis de faire un versement comptant et d’acquérir un magasin avant de repartir en Espagne pour trois ans. Lorsqu’il est revenu s’installer au Sénégal en 2011, le CEPAIM lui a versé 1 900 dollars supplémentaires qui lui ont permis d’acheter des moulins à café et à millet. Aujourd’hui, il réalise 190 dollars de bénéfices par mois. Mais il n’aurait pas pu y arriver sans apport personnel, dit-il.

Information et planification

Si les migrants ont besoin d’argent, ils ont également besoin d’informations et de temps pour préparer et planifier leur retour, indique Guité Diop de l’OIT, directeur des politiques au programme de migration du Sénégal. L’action de l’OIT porte sur une meilleure sensibilisation des migrants aux opportunités de travail dans leur pays d’origine par le biais des réseaux de migrants à l’étranger.

Ils organisent également des ateliers de formation à destination des migrants et de leur famille, car 75 pour cent de l’argent envoyé au Sénégal est consacré à l’achat de produits de consommation quotidiens, a-t-il dit. Si les familles des migrants sont bien informées, elles comprendront les réalités de la migration et elles ne rejetteront par les membres de leur famille qui rentrent au pays, a-t-il dit.

Des migrants ont également dit aux journalistes d’IRIN qu’ils auraient davantage de chances de réussir s’ils pouvaient lancer des projets dans leur pays d’origine tout en continuant de travailler à l’étranger.

Afin de répondre à cette demande, le PAISD [Programme D’appui aux initiatives de solidarité pour le Développement], un programme dont l’objectif est de soutenir les initiatives de développement en France et au Sénégal, fait pression sur les autorités françaises pour qu’elles accordent des « visas de circulation » aux migrants, ce qui leur permettrait de se déplacer d’un pays à l’autre plus facilement pour organiser leur avenir. « De manière générale, … l’idée est d’aider les migrants à jouer un rôle dans le développement de leur pays – que ce soit ici, ou depuis l’étranger », a dit Damien Bachau, conseiller technique du PAISD.

Irin

25/11/2012

Bonnes & mauvaises nouvelles

Baisse d’impôts et de taxes, exonération de TVA sur le matériel agricole

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Dans le cadre de la réforme fiscal annoncée au Sénégal, l’impôt sur le revenu baissera, ainsi que les droits d’enregistrement sur les transactions immobilières et sur les actes de création ou d’augmentation de capital des sociétés.

Les acquisitions de matériel faites par les entreprises agricoles bénéficiant d’un agrément seront exonérées de TVA.

En revanche l’impôt sur les sociétés passera de 25 à 30%, en contrepartie des nombreuses incitations ciblées introduites dans le nouveau code des impôts qui visent à encourager l’investissement et la productivité des entreprises, a annoncé cette semaine Abdoul Mbaye (photo), Premier ministre sénégalais.

APS

"La pirogue" couronné à Carthage

"La Pirogue" du Sénégalais Moussa Touré couronné à Carthage

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"La Pirogue" du Sénégalais Moussa Touré a remporté le Tanit d'or, récompense suprême des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), dont la 24e édition a été clôturées samedi soir à Tunis.

Le Tanit d'or a été attribué à ce film "pour son histoire touchante et pour l'interprétation extraordinaire de chaque personnage", a annoncé le président du grand jury, le poète et dramaturge tunisien Ali Touati.

"La Pirogue relate l'histoire d'une vingtaine de passagers clandestins partis de Dakar pour atteindre les îles Canaries au terme d'une traversée souvent meurtrière. Ce long métrage a obtenu aussi le prix du public.

Le Tanit d'argent a été décerné au film "Mort à vendre" du Marocain Faouzi Bensaïdi qui décrit la vie de trois voyous dans une ville portuaire au Maroc.

Le Tanit de bronze est revenu au long-métrage "Sortir du jour" de la réalisatrice égyptienne Hala Lotfi relatant l'histoire de deux femmes qui prennent soin de leur homme malade.

Le Prix spécial du jury a été attribué au film sénégalais "Aujourd'hui" d'Alain Gomis.

Le prix d'interprétation masculine est revenu au Jordanien Ali Suleiman pour son rôle dans "Le dernier vendredi", alors que Ciomara Morais était sacrée meilleure actrice pour son rôle dans "Tout va bien ici" de l'Angolais Pocas Pascoal.

Les JCC, la plus ancienne manifestation de cinéma au sud créé il ya 44 ans, mettait en compétition cette semaine 42 oeuvres représentant 12 pays arabes et africains.

AFP

24/11/2012

De Palmarin en Vendée

Ils bâtissent Terragora Lodges en Vendée, une résidence écolo inspirée du Sénégal

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Dans la vallée de la Sèvre, un projet hôtelier fait le pari de l’écotourisme et du culot architectural. Une aventure familiale qui trouve ses racines en Afrique. Ouverture en juin 2013.

Il y a ces œufs géants, montés sur pilotis, tout en matériaux nobles. Ces igloos lunaires, nommés , faits de boudins astucieusement entassés. Et, bien sûr, ces cabanes en bois plus classiques, plus nombreuses aussi, qui dominent la vallée de la Sèvre.

Bienvenue sur le chantier de Terragora Lodges, un complexe hôtelier hors norme, tourné vers l’écotourisme. Aux Épesses, dans cet écrin de verdure baigné de silence, le projet prend forme à l’abri des regards depuis plusieurs mois. Il est porté par un couple, Jean-Pierre et Sylvie Gaborit, avec un objectif précis : « On veut que les gens trouvent ici deux éléments essentiels : le côté cocon et l’ouverture à la nature. »

On y trouvera donc huit lodges aux formes diverses (terrier, chrysalide ou nymphe), seize cabanes en bois sur pilotis et un espace central de 250 mqui accueillera un restaurant, « ouvert à l’année et aux gens de l’extérieur ». L’eau y sera chauffée « à 70 % » par capteur solaire.

De Mortagne à Palmarin

Cette drôle d’aventure vendéenne est en fait un retour aux sources. Mais elle prend ses racines au Sénégal. Ancien chef d’entreprise à Mortagne-sur-Sèvre, Jean-Pierre a cédé en 2002 sa société (Énergie système) pour investir dans un projet original au Sénégal : bâtir un parc éco-hôtelier sur les collines de Niassam, à Palmarin. Même philosophie. Succès total.

Au fil des années, l’idée de décliner ce concept en France prend forme. Pas forcément dans la facilité. « Il y a ici une lenteur administrative qui sclérose l’économie, assène Sylvie Gaborit. Il faut avoir du courage pour ne pas laisser tomber. » Le couple parvient à trouver un terrain de 19 ha, « dont seulement quatre vont être transformés ».

Leur projet est soumis à un concours d’architecte. Les feux administratifs passent tous au vert, progressivement. En janvier 2011, le conseil municipal des Épesses (Vendée) valide le principe. « Il a fallu être convaincant. Notre idée est bien de garder le site à l’état naturel. On ne vend pas que des séjours de vacances : on propose un point de départ pour découvrir la région. »

Artisans locaux

L’autre originalité du projet, c’est sa dimension familiale. « Nous sommes à la fois les créateurs, les constructeurs et les exploitants, résume Sylvie. On fait beaucoup de choses nous-mêmes, pour mieux gérer notre budget. » Enveloppe totale : 1,4 million d’euros, dont « 80 % de fonds propres, les nôtres et ceux d’amis entrepreneurs ». Une dizaine d’artisans locaux, de jeunes en formation y travaillent avec eux.

François, le fils, ancien étudiant en relations internationales, y est aussi très investi. Le jeune homme a travaillé avec ses parents au Sénégal et a aussi effectué une formation de trois mois en Californie pour apprendre à construire le fameux .

Cette aventure, « c’est aussi de l’apprentissage en temps réel », confie-t-il, soulignant la cohérence écologique du projet : « On a souvent tendance à vouloir réduire la consommation énergétique tout en utilisant du matériel polluant. Pas nous. » Ouverture prévue en juin 2013.

Benoît GUÉRIN

23/11/2012

Revue de presse Dakaroise

Revue de presse des quotidiens sénégalais du 22 Nov. 2012: Karim Wade à la Une via son audition à la gendarmerie

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La deuxième audition de Karim Wade, prévue ce jeudi, dans le cadre de l’enquête pour enrichissement illicite, se taille la part du lion de la livraison du jour de la presse quotidienne.

‘’Karim : jeudi tout ou rien !’’, s’exclame L’Observateur, non sans passer le menu du face-à-face entre le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade et les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Colobane opérant pour la Cour de répression de l’enrichissement illicite.

‘’Le jet privé (utilisé par Karim Wade), l’héritage de ses 3 filles, ses prétendus prête-noms, ses présumés biens immobiliers’’ sont des points de ce dossier auxquels les enquêteurs tenteront d’apporter un éclairage, selon le quotidien du Groupe Futurs Médias.

‘’Soupçonné d’enrichissement illicite, le fils de l’ex-chef d’Etat devra encore répondre sur son supposé énorme patrimoine dans lequel on compterait un jet privé Falcon 50, qui aurait coûté 12 milliards de francs CFA au contribuable sénégalais’’, écrit le quotidien du Groupe Futurs Médias.

‘’Face aux nombreux soupçons qui pèsent sur lui, Karim Meïssa Wade trouvera-t-il la panacée efficace pour ne pas chuter devant les enquêteurs ? Là est l’énigme’’, note Direct Info, qui titre également : ‘’Jeudi de tous les dangers pour Karim Wade’’.

‘’Les écrans du Krim’’, renchérit Le Quotidien via sa manchette dédiée au même sujet. Selon cette publication, les enquêteurs ‘’disposent d’un certain nombre d’éléments d’information +assez édifiants+ sur la fortune du fils du président Wade. Les gendarmes de Colobane ont pisté deux immeubles supposés appartenir à Karim Wade’’.

‘’Et pour la suite du dossier sur l’enrichissement illicite présumé de M. Wade, après Vieux Aïdara entendu mardi et Abbas Jaber qui le sera dans les prochains jours, c’est son autre +ami+, Bibo Bourgi qui intéresse les enquêteurs’’, ajoute Le Quotidien.

‘’Karim Ko ?’’, se demande Rewmi Quotidien. ‘’L’ancien homme fort du régime de Wade (a été) enfoncé par deux de ses proches collaborateurs’’, écrit ce journal. ‘’Outre le jet privé, les enquêteurs sont sur les traces des comptes de ses trois filles’’, ajoute-t-il.

‘’Ça craint pour Karim et Cie’’, souligne Libération, rapportant le cas du fils de l’ancien président Abdoulaye Wade à l’annonce selon laquelle l’Etat sénégalais a commis des avocats, dont le Français William Bourdon, pour traquer les dignitaires de l’ancien régime suspectés d’enrichissement illicite.

‘’Surnommé +le cauchemar des pilleurs des deniers publics+, Me William Bourdon, le président de Sherpa et avocat de Transparency International, à l’origine du mandat d’arrêt international contre Théodorin Obiang Nguema, fils et dauphin du dictateur équato-guinéen, s’est constitué pour l’Etat du Sénégal’’, rapporte Libération.

‘’À ses côtés, figure une autre pointure, étoile montante du Barreau parisien : Me Simon Ndiaye. C’est avec eux que Me Moussa Félix Sow, à Paris depuis mardi dernier, concocte la plainte pour détournement de deniers publics et recel contre vingt-cinq anciens dignitaires du régime déchu le 26 mars dernier’’, ajoute.

A l’opposé de ces analyses, Le Pays au quotidien titre, sur le même sujet : ‘’En avant la persécution’’. Le journal évoque notamment les interdictions de sortie de territoire frappant certains dignitaires de l’ancien régime et l’enquête sur les filles de Karim Wade.

‘’Depuis la seconde alternance intervenue le 25 mars 2012, les interdictions de sortie du territoire national sont monnaie courante au Sénégal. Après celles qui ont frappé, au mois de juillet dernier, d’anciens dignitaires de l’ex-régime comme Sitor Ndour, voilà que la mesure frappe encore sept autres personnalités dans le cadre de la traque des biens mal acquis’’, écrit ce journal.

L’As indexe plutôt l’incapacité, selon ce journal, de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à juger les anciens ministres visés par l’enquête sur les biens mal acquis. ‘’Des va-et-vient à la SR (section de recherche de la gendarmerie) pour rien…’’, affiche ainsi le même quotidien.

‘’Ce matin à 10 heures, l’ancien ministre d’Etat fera une nouvelle fois face aux enquêteurs de la gendarmerie. Une audition pour complément d’informations au sujet de son jet privé, de biens immobiliers et mobiliers et de faramineuses sommes d’argent retrouvées dans des banques européennes et asiatiques’’, avance-t-il.

‘’Toutefois, cette audition ainsi que celles prochaines de Madické Niang, Abdoulaye Baldé, Oumar Sarr et Samuel Sarr ne mèneront à rien car la CREI na aucune compétence pour juger d’anciens ministres, écrit, affirmatif, le quotidien L’As.

Cela n’empêche pourtant pas le ministère de la Justice de ‘’bander ses muscles’’, signale Le Populaire, en citant à sa Une des propos du directeur de cabinet de la garde des Sceaux. ‘’Ceux qui ont abusé des deniers publics rendront compte à tout prix’’, affirme Amadou Baal.

Le Soleil s’intéresse à la visite du chef de l’Etat, Macky Sall, au Koweït. Le journal annonce que plusieurs accords ont été signés, dans le cadre de ce déplacement présidentiel, ‘’pour la réalisation d’infrastructures, telles que le prolongement de la Voie de dégagement nord (VDN)’’.

Sud Quotidien parle de la massification de l’Alliance pour la République (APR), le parti présidentiel. ‘’La posture avant le parti’’, souligne ce quotidien dont la Une est illustrée par une photo du chef de l’Etat, Macky Sall, les bras levés, comme s’il s’adressait à une foule.

Selon Sud Quotidien, la Convergence mixte des républicains (CMR) ‘’accuse +certains leaders de l’Alliance pour la République (APR) de travailler pour leur compte et non pour la massification du parti+. Elle reproche à ces derniers de ne plus se consacrer au parti, mais à leurs intérêts propres’’.

‘’Les +Apéristes+ soutiennent que les alliés ne feront pas ce travail de massification autour du président Macky Sall, mais il incombe à l’APR. La Convergence mixte des républicains était en conférence de presse hier, mercredi 21 novembre, pour se prononcer sur la situation nationale’’, rapporte Sud Quotidien.

APS

Diambars accueille les filles

SALY : Diambars abrite un stage de formation d’entraîneurs de football féminin

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L’Institut Diambars abrite, depuis lundi, une formation de cinq jours destinée aux entraîneurs et éducatrices de football féminin, dans le cadre du partenariat entre la Fédération sénégalaise de football (FSF) et la Fédération néerlandaise de football (KNVB), annonce un communiqué parvenu à l’APS.

Cette session est la 3ème du genre après celles ayant eu lieu à Diourbel et à Sédhiou. Elle regropupe les anciennes joueuses et éducatrices de football féminin.

La formation a pour objectif ‘’d’imprégner les éducatrices pour organiser et animer un club de football et préparer et accompagner les anciennes joueuses pour une reconversion dans l’encadrement technique’’, ajoute la même source.

’’Vingt-cinq stagiaires et trois encadreurs sont attendus dans les locaux du centre de formation à Saly’’, précise la même source ;

Le communiqué mentionne que la réalisation de ce projet a été possible grâce au financement de l’ambassade des Pays-Bas au Sénégal et la KNVB.

mbourinfo

22/11/2012

La Sapco clarifie

SALY- PORTUDAL- RETRAIT DU BAIL DE LA SAPCO:

De nouvelles mesures pour la société

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Paul Faye, le directeur général de la Sapco (Société d’aménagement de la petite côte) a rencontré la presse au cours du week-end. Au cours de ce face à face, ses propos ont été sans équivoque sur plusieurs questions relatives à la gestion de la structure. Il a décliné sa feuille de route qui doit  aboutir à un assainissement des finances  et l’avènement d’un partenariat gagnant Sapco –Etat du Sénégal.

Des révélations ont été faites sur le déficit du recouvrement des redevances des évalué à deux milliards sept cent cinquante milliards (2,7) de francs. Des contrats de cession de terre sur les nouveaux pôles comme Pointe Sarrène vont faire l’objet de révision sur des bases « fiables et claires ». Pour ne pas répéter les erreurs en matière d’aménagement à Saly-Portudal, désormais, il y aura un nouveau canevas et un processus d’occupation des nouveaux à aménager. Des espaces vont être dégagés en premier avec des zones de production et de loisirs avant de donner des sites aux investisseurs.

Selon M. Faye, c’est la Sapco qui a demandé le retrait de son bail à l’Etat vu l’Etat de la situation.

Le mètre-carré de terrain est  à 40 000 francs à Saly –Portudal, alors que certaines grosses pontes de l’ancien régime y ont acquis 28 835 mètres-carré de terrain à 87 francs le mètre-carré. Il a déploré la spéculation foncière de « certains individus » qui, après attribution pour des investissements et des réalisations sur le site, revendent à d’autres.

Le retrait du bail dont l’effectivité est prévue pour le 31 décembre 2012 va ainsi permettre à tous les occupants de devenir propriétaires.

Une épée de Damoclès plane cependant sur la tête des hôtels qui ne sont pas en règle avec l’administration. Obligation leur est faite de verser les arriérés dus à la Sapco pour disposer d’un quitus indispensable à leur enregistrement sur le registre foncier et la délivrance d’un titre de propriété.

Sur la question des employés de Saly, il s’est expliqué en soutenant que pour lui, les travailleurs non repris et remerciés se trouvent dans une position de fin de contrat non renouvelé. Il se défend toutefois de dire que 90 % des employés temporaires de la Sapco viennent de Dakar, tout en déplorant le fait que 90 employés du gardiennage travaillent quinze jours pour empocher un salaire d’un mois.

Aussi, a-t-il pris la mesure consistant à en retenir 45 et remercier l’autre moitié.

Sur la fermeture du restaurant Terral gaan ou le Bistrot de Saly qui affiche un défaut de rentabilité et qui engrange 700 000 francs de subvention de l’Etat sans retombées, Paul Faye a indiqué l’entente trouvée avec les travailleurs et consistant en un accord pour des départs négociés. Une fois cette étape dépassée, ces derniers se constitueront en un groupement d’intérêt économique pour son exploitation.

Sudonline

L'état taxe

L’impôt sur les sociétés au Sénégal passe de 25 à 30% 

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Le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a annonce mardi à Dakar a l’ouverture du premier forum national sur la compétitivité de l’économie sénégalaise une augmentation de 25 à 30%, de l’impôt sur les sociétés au Sénégal (IS)

«Avec 30% d’impôt sur les sociétés au Sénégal (IS) le Sénégal reste dans la moyenne basse sur le plan international » a dit MBaye soulignant que cette mesure mérite d’être davantage expliquée au secteur privé. 

La politique fiscale du gouvernement est basée sur la logique qui est « taxer les revenus du capital plutôt que le capital lui-même » ; a-t-il souligne 

Pour lui, en contrepartie des nombreuses incitations ciblées introduites dans le nouveau code des impôts et visant à encourager l’investissement et la productivité des entreprises, il était logique de renforcer en aval l’imposition des bénéfices. 

Le Premier ministre sénégalais a révélé que le nouveau code des impôts, adopté récemment par le gouvernement est « rempli de bonne nouvelles pour les contribuables sénégalais ». 

Il a cité en premier lieu la baisse de l’impôt sur le revenu. « C’est une baisse d’envergure puisqu’elle coûtera 28 milliards FCFA au finances publiques », avance M. Mbaye qui ajoute que c’est une façon pour l’Etat d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés dans le public comme dans le privé.

La « deuxième bonne nouvelle » porte sur la baisse substantielle des droits d’enregistrement sur les transactions immobilière ainsi que sur les actes de création ou d’augmentation de capital des sociétés.

M. Mbaye n’a pas donné le niveau des baisses concernant les taux de l’impôt sur le revenu ainsi que des droits d’enregistrement.

Enfin la « dernière nouvelle » annoncée par MBaye est relative a l’exonération de TVA (taxe sur la valeur ajoutée) les acquisitions de matériel faites par les entreprises agricoles bénéficiant d’un agrément. 

L’objectif du forum national sur la compétitivité est non seulement d’initier le débat sur les problématiques majeures de la compétitivité à l’échelle du pays en vue d’une prise de conscience nationale, mais aussi de partager les principaux constats soulignés par le rapport 2011.

Apanews

Où est l'argent?

Une maison appartenant à l’Etat du Sénégal vendue aux enchères à Montréal

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Pour n’avoir pas respecté leurs engagements vis-à-vis de la municipalité de Montréal, les autorités du Sénégal vont devoir assister, impuissantes, à la mise en vente aux enchères de la maison acquise dans ladite municipalité, il y a de cela quatre ans.

L’information est de la radio Futurs médias. C’est son correspondant permanent aux Etats-Unis, Baba Haïdara qui a débusqué l’affaire. Et à l’en croire, la maison appartenant au Sénégal et qui a été louée au Liban qui y a installé sont consulat, depuis 4 ans, sera mise en vente, le 12 décembre prochain. Et pour cause, l’Etat sénégalais doit des taxes municipales à la Municipalité de Montréal qui semble obligée de vendre au plus offrant pour recouvrer ses sous. Mais, le plus surprenant dans cette affaire, c’est que le Liban qui a pris en location cette propriété sénégalaise assure être à jour sur les paiements vis-à-vis du Sénégal. Il semble clair que c’est l’Etat du Sénégal qui ne reversait pas les taxes à la municipalité montréalaise. Une question turlupine les sceptiques, c’est de savoir si l’argent de la location a atterri au Trésor public ? 

Revue de presse

Revue de presse des quotidiens sénégalais du 21 Nov. 2012

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Anticipation sur la deuxième audition de Karim Wade

La livraison de mercredi de la presse quotidienne s’inspire d’un menu varié, avec notamment la traque des biens mal acquis et la deuxième audition de Karim Wade, prévue jeudi. Selon Libération, Vieux Aïdara, responsable d’une télévision privée sénégalaise, a été ‘’cuisiné’’ par les enquêteurs, dans le cadre de l’enquête pour enrichissement illicite initiée par la justice, plus précisément pour le compte du volet visant Karim Wade.

‘’Un dossier corsé attend Karim Wade, demain’’ jeudi, date de son deuxième face-à-face avec les enquêteurs de la section de recherches de la Gendarmerie de Colobane, souligne ce journal.

‘’Directeur général de Canal Info News, Vieux Aïdara a été auditionné, hier, par les Gendarmes, dans le cadre de +volet Karim+ de la traque des biens mal acquis’’, écrit ce journal, au moment où la coalition de la majorité présidentielle ‘’sort les dossiers noirs de Karim’’ Wade, selon Rewmi quotidien.

L’Alliance pour la République (APR), le parti du chef de l’Etat, aidée de ses alliés de Bennoo Bokk Yaakaar, ‘’compte venger le président Macky Sall, qui ne cesse de subir les coups à bout portant venant de Wade, de son fils Karim et de ses ex-compagnons dont Ousmane Ngom’’, avance ce journal.

‘’Un plan concocté de mains de maître est en gestation, pour disent-ils, déterrer les dossiers noirs dans lequel le fils de Me Wade est impliqué’’, dont l’organisation du sommet de l’OCI qui aurait couté 205 milliards, le plan Takkal, un programme de relance du secteur de l’énergie chiffré à 650 milliards, selon Rewmi quotidien.

Mais Karim Wade n’a peut-être pas à s’en faire, vu le soutien qu’il a reçu du leader du guide moral du Parti de la vérité et du développement (PVD). ‘’Cheikh Modou kara, +l’avocat+ de Karim Wade’’, annonce ainsi à sa Une Direct Info.

Reçu par Karim Wade à son domicile du Point E, Cheikh Modou Kara

‘’a prodigué des conseils à Wade-fils, en rapport à sa prochaine audition, ce jeudi 22 novembre’’, rapporte Direct Info. Il note que ce soutien du responsable moral du PVD vient conforter celui reçu par M. Wade de la part des Libéraux et de ses sympathisants.

‘’Kara conseille Karim’’, relève également La Tribune, affichant à sa Une une photo de la rencontre entre le fils de l’ancien président, Abdoulaye Wade, et le leader du PVD, avec au second plan Ousmane Ngom et Doudou Wade, deux responsables de l’ancien régime.

Avant sa deuxième audition, prévue jeudi, dans la cadre de la traque des biens mal acquis, Karim Wade ‘’a reçu un soutien de taille. C’est celui de Serigne Modou Kara, leader du PVD et guide du Mouvement mondial pour l’unicité de Dieu’’, rapporte La Tribune.

‘’Venu à bord d’une limousine, toute blanche, hier, au Point E, le guide du Mouvement pour l’unicité de Dieu s’est longuement entretenu avec l’ancien patron de l’ANOCI. A sa sortie, Serigne Modou Kara a déclaré qu’il était venu apporter des conseils à un +citoyen+’’, ajoute le quotidien.

Un soutien bienvenu, pour tout dire, puisque Karim Wade ‘’risque très gros’’, si l’on en croit le quotidien Enquête, qui précise qu’un de ses proches a été arrêté mardi. S’y ajoute que ‘’ses prête-noms (sont) traqués’’.

‘’De sources judiciaires dignes de foi, la justice détiendrait des informations clés sur le fameux jet privé qui aurait coûté la rondelette somme de 12 milliards de francs CFA au Trésor public sénégalais. En outre, les enquêteurs auraient découvert certaines couvertures (prête-noms). Deux d’entre eux sont dans le collimateur de la justice’’, écrit Enquête.

Le Quotidien ouvre sur l’affaire du naufrage du bateau ‘’Le Joola’’ et annonce à sa Une que la Cour de cassation française confirme les mandats d’arrêt internationaux émis par la justice de ce pays contre des personnalités sénégalaises sur plainte de familles des victimes de ce drame, dont des citoyens français.

La juridiction française ‘’a rejeté hier (mardi) à Paris les pourvois que six des sept personnalités sénégalaises avaient formulés aux fins d’annulation des mandats d’arrêt internationaux lancés contre elles ».

Cette juridiction estime que ces responsables sénégalais ne +sont pas partis+ à la procédure où ils ne se sont pas présentés devant la justice française et restent donc recherchés’’, rapporte Le Quotidien.

‘’Le Joola renfloué à… Paris’’, estime Le Populaire à travers sa manchette. Par conséquent, les six responsables sénégalais, objet de mandats d’arrêt en France, restent sous le menace de poursuites éventuelles, souligne ce journal.

Loin de ces affaires, L’As annonce que l’Etat du Sénégal a décidé de poursuivre le Directeur général de la City Bank pour le détournement de 1,4 milliard de francs CFA, dans le cadre d’une affaire d’achat d’armes qui a mal tourné, selon le journal.

En solitaire, Le Soleil indique que le Premier ministre, ‘’Abdoul Mbaye, appelle à un pacte national autour de l’émergence’’. Il présidait, la veille à Dakar, le lancement du premier Forum national sur la compétitivité de l’économie sénégalaise.

Senego

21/11/2012

Joola; "bonne nouvelle"

Joola: les recours rejetés en France sont une "bonne nouvelle", selon des victimes

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Un Collectif de victimes au Sénégal du naufrage du ferry sénégalais Le Joola, qui a fait près de 1.900 morts en 2002, a salué comme "une bonne nouvelle" le rejet mardi par la Cour de cassation française des recours de six responsables sénégalais contestant l'enquête ouverte en France.

Un Collectif de victimes au Sénégal du naufrage du ferry sénégalais Le Joola, qui a fait près de 1.900 morts en 2002, a salué comme "une bonne nouvelle" le rejet mardi par la Cour de cassation française des recours de six responsables sénégalais contestant l'enquête ouverte en France.

"C'est une bonne nouvelle. Nous soutenons toute action de justice visant à faire la lumière (sur le naufrage) et déterminer les responsabilités", a affirmé à l'AFP Nassardine Aïdara, coordonnateur du "Comité d'initiative pour l'érection d'un mémorial-musée Le Joola".

Ce Comité regroupe quatre associations de familles des victimes sénégalaises et françaises, mais aussi d'autres organisations de la société civile et des "bonnes volontés".

"Nous encourageons le gouvernement (sénégalais) à rouvrir le dossier et à soutenir l'action menée en France. Nous envisageons de porter plainte contre X. Il faut que les responsables du naufrage soient un jour jugés", a ajouté M. Aïdara.

La justice sénégalaise a classé le dossier du Joola en 2003 en concluant à la seule responsabilité du commandant de bord disparu dans le naufrage.

Mais la justice française a ouvert en avril de la même année une enquête dans le cadre d'une information judiciaire pour, notamment, homicides involontaires et défaut d'assistance à personnes en danger. Vingt-deux Français sont morts dans le naufrage.

Visés par des mandats d'arrêt internationaux, six des sept responsables sénégalais de l'époque, civils et militaires, qui contestaient l'enquête en France sur ce naufrage, ont vu leurs demandes rejetées mardi par la Cour de cassation française.

Cette dernière a déclaré irrecevable les pourvois formés par les dignitaires sénégalais au motif qu'ils ne "sont pas parties" à la procédure, en ce sens qu'ils ne se sont pas présentés devant la justice française et restent recherchés.

Quant au pourvoi de Gomis Diedhiou, qui était en service au ministère sénégalais de l'Economie maritime et qui est le seul à avoir été interpellé et mis en examen (inculpé), il a été rejeté par la Cour de cassation car il n'a pas respecté le délai de six mois après sa mise en examen, intervenue le 12 octobre 2010, pour contester la procédure.

En 2008, un juge français avait délivré neuf mandats d'arrêt internationaux. La justice a annulé ceux qui visaient l'ex-Premier ministre sénégalais, Mme Mame Madior Boye, et l'ex-ministre des Forces armées, Youba Sambou.

Le Joola avait chaviré au large de la Gambie le 26 septembre 2002, alors qu'il reliait Ziguinchor (sud du Sénégal) à Dakar. La catastrophe avait fait 1.863 morts et disparus selon le bilan officiel, plus de 2.000 selon les associations de familles de victimes, soit davantage que le naufrage du Titanic (1.500 morts). Seules 64 personnes avaient survécu.

AFP

20/11/2012

On nettoie Mbour

MBOUR : OPERATION DE NETTOIEMENT

Le quai de pêche fait peau neuve

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Les membres de l’association Mbour en action ont organisé une opération de nettoiement  du quai de pêche de Mbour le samedi 17 novembre 2012. De gros moyens ont été mobilisés, camions bennes et pelles mécaniques. Les acteurs du quai et des bonnes volontés sont venus s‘associer à l’opération. Les autorités municipales ont été représentées par Mamadou Guèye le président de la commissions des halles et marchés.

Ibrahima Fall, le coordinateur de Mbour en action est revenu sur les motivations profondes qui les poussent à s’investir dans la commune. Leurs préoccupations restent liées aux orientations de partenaires hollandais et belges sous la direction de l’un d’eux  Idrissa Al amine.

Le nettoiement de Mbour qui a débuté au niveau du quai de pêche est pour eux un acte contribuant à rendre propre le poumon économique du quartier Escale. La salubrité de ces lieux donne une image reluisante à la ville et participe à en faire d’elle une cité émergente. Ils ont remercié la coopération belge, les opérateurs économiques Mamadou Ba (Balaye) et Simon Assef.

Il a insisté sur des faits quotidiens comme le passage des touristes chaque matin pour assister à l’arrivée ou au départ en mer des pêcheurs. Selon lui, l’opération de nettoiement participe à la consolidation du maintien de l’agrément de l’Union européenne.

Le communicateur traditionnel Papa Guèye Doudou Diarra porte parole de cette association a invité tous les mbourois à suivre leurs pas. Pour lui, le nettoyage du quai est très bon, mais le maintenir  propre reste l’affaire des acteurs qui  y travaillent. Il a rappelé des activités du quai au cours de la période coloniale.

Samba Niébé BA

Grève des parents d'élèves à Mbour

Mbour : les parents d’élèves protestent en retenant les élèves à la maison.

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Les parents des élèves du Cem Grand Mbour entament à partir de ce lundi un plan d’action contre l’autorité municipale pour montrer leur opposition « aux morcellements » du domaine du collège. Ces parents d’élèves qui ont organisé un grand rassemblement hier, dans l’enceinte de l’établissement en compagnie de leurs enfants décident de « retenir les élèves à la maison durant trois jours ». Pour être plus précis, leurs porte-parole, Bounama Guissé dira que « les élèvent n’iront pas à l’école, le lundi, le mardi et le mercredi ». Il justifie ce véto par le fait que « l’établissement est très étroit, car on y trouve 166 élèves dans une même classe », ce qui est « inacceptable ». La Mairie de Mbour a prélevé « 12.600 mètre-carrés » pour usage d’habitation au lieu de « procéder à des constructions pour les élèves », regrettent-il. Ces « vieux » menacent de reconduire le mot d’ordre, si cet espace « n’est pas restitué » à l’école.

Leral.net 

19/11/2012

Saly "nettoyé"

Préparation de la saison touristique à Saly : Une cinquantaine de personnes interpellées

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La gendarmerie de Saly, à quelques jours de l’ouverture de la saison touristique, a procédé à une opération d’assainissement de la localité. Plus d’une cinquantaine de personnes sont tombées dans les filets des hommes en bleu.
Au cours de l’opération, des racoleurs, des marchands ambulants et des travailleuses du sexe ont été raflés. Une opération saluée par les antiquaires qui se plaignent des agissements des racoleurs qui leur enlèvent le pain de la bouche. Pendant ce temps, ces derniers crient leur ras-le-bol et affirment que de tels actes les empêchent de travailler. En tout état de cause, il s’agit là, de l’exécution d’une directive du ministère de la Culture et des hautes autorités de la gendarmerie.
Souleymane KANE

18/11/2012

Yves le Casamançais expose en France

Yves le Casamançais de Niakh Niakhal expose ses œuvres à Albi

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L'artiste s'est heurté à l'obtention d'un visa, mais ses œuvres sont parvenues à Albi. Jusqu'au 30 novembre, Yves, artiste sénégalais de Casamance de l'ethnie Mancagne, expose 8 tableaux et 11 sculptures sur la mezzanine de l'espace culturel des Portes d'Albi. Un lieu mis à disposition de l'association caritative «1000 étoiles pour l'enfance», dont Christiane Jalibert assure la gestion : «Ce lieu est ouvert à tout artiste, peintre, sculpteur ou photographe». C'est grâce à Sylvie Martinez, une amie de longue date d'Yves, que ce trentenaire expose pour la première fois en France: «Yves a été formé dans une école d'arts et il vit de son travail en Afrique ce qui lui permet de créer sereinement. Je lui ai proposé d'exposer à Albi, par amitié et pour faire découvrir l'Afrique à travers son travail et une autre facette de l'art africain que celui qu'on connait. J'adore ce qu'il fait, je comprends ses œuvres et le message que chacune traduit», confie Sylvie Martinez, qui vit en partie au Sénégal. L'artiste utilise du teck et des matériaux de récupération et mélange peinture et sculpture. 3 personnages, famille ou groupe social, sont chaque fois collés sur la toile, et un détail qui attire l'œil, véhicule un message: «Yves traite des thèmes traditionnels de son pays, la famille, les femmes garantes de la transmission, la fécondité, et le mode vie : danser, marcher, aller chercher l'eau. Son travail traduit la sensibilité et la solidarité, éléments clé de l'Afrique qui rejoignent l'esprit de «1000 étoiles pour l'enfance.» Casimir Ferrer, présent au vernissage, a relevé «la personnalité et l'épaisseur de l'artiste. Je me réjouis que l'art n'ait pas de frontières et qu'il réunisse les peuples.»

Sylvie Martinez sera présente chaque samedi du mois pour expliquer le travail de l'artiste de 15h à 18h. Tel:  (0033)06 25 85 58 53 .

C.F

Guerre sur le Paris-Dakar

Concurrence sur la ligne DAKAR-PARIS : Guerre des prix entre Corsair-Senegal airlines et Air France

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Entre Air France et le duo Corsair international-Senegal airlines, c’est à qui offrira à la clientèle les meilleurs prix sur la ligne Dakar-Paris. Chaque camp brandit des tarifs alléchants et un service de qualité pour remporter cette guerre des prix qui ne dit pas son nom.

Assiste-t-on déjà à une guerre des prix sur la ligne Dakar-Paris entre les compagnies aériennes Air France et le duo de partenaires Corsair international-Senegal airlines ? Ces compagnies viennent de casser leurs prix sur cette destination, avec le secret espoir d’attirer davantage la clientèle. Et chaque camp brandit des arguments. La promotion ponctuelle annoncée sur l’offre tarifaire des billets de la compagnie Air France de décembre à fin janvier entre dans le cadre de la logique commerciale établie au sein de la compagnie, précise le directeur régional de la compagnie française au Sénégal, Jean-Raoul Tauzin. « C’est une réponse à la logique commerciale qu’à une concurrence plus forte, comme l’ont estimé certains observateurs », ajoute-t-il. « Qu’il y eut Corsair ou pas, nous l’aurions fait », précise-t-on du côté d’Air France. Corsair international, qui a signé avec Senegal airlines un accord de coopération pour l’ouverture d’une ligne Dakar-Paris Orly sud sur la base d’un trafic régulier, a reçu des autorités sénégalaises l’approbation d’opérer l’intégralité de son programme de vols d’hiver 2012. Corsair va donc assurer un vol quotidien dès le mois de février, puis quatre vols hebdomadaires desserviront Dakar en décembre. En janvier, Corsair international va passer à cinq rotations directes. « C’est le début de notre partenariat avec Corsair international », explique Mme Fall, chargé de la communication à Senegal airlines.

Le service, un argument de plus

Du côté d’Air France, on explique la nouvelle démarche par une augmentation de l’offre qui sera disponible en classe économique, avec la mise en fonction, dès le mois, prochain d’un nouveau avion plus connu sous le nom de triple 7, de modèle 300 dans la flotte d’Air France. Dans le camp de Senegal airlines, le chargé de communication assure et rassure sur les moyens à mettre au service de la clientèle : « Le service (offert par Corsair) est de qualité, avec de nouveaux appareils ». Forts de ces arguments, les concurrents ont décidé de revoir à la baisse leurs tarifs. Air France va appliquer, à partir du 3 décembre prochain, des prix de 350.000 francs Cfa sur la France et de 398.000 francs Cfa sur le reste de l’Europe. Chez ses concurrents, on annonce déjà « le rush ». Les ventes de billet ont démarré dans les agences de voyage sénégalaises et bureaux de vente de Senegal airlines. « Parallèlement, une opération promotionnelle a été lancée pour tout voyage réalisé entre le 14 novembre et le 17 décembre, et entre le 25 décembre et le 27 juin 2013. » Le prix du billet Dakar-Orly sud ou Orly Sud-Dakar est de 325.000 FCfa Ttc, tandis qu’en « classe affaires grand large », le tarif d’appel est de 721.000 FCfa. Selon Mme Fall, « y a un rush déjà. On a eu beaucoup de demandes au niveau de nos agences, la ligne Dakar-Paris est très prisée. Nous apportons un tarif très bas et accessible ». Ce que gagne Senegal airlines de ce partenariat avec Corsair, ajoute-t-elle, « c’est la visibilité ». Aux passagers d’apprécier.

Malick CISS et Prosper SADIO

Les voyagistes espèrent des retombées financières

Après l’accord que Sénégal Airlines et la compagnie Corsair international viennent de signer, Air France a revu ses tarifs à la baisse. Est-ce une guerre des prix qui s’annonce ou une concurrence positive ? Les voyagistes ont donné leurs points de vue sur la question.

Ibrahima Dia, agent de comptoir à Azur voyage, dans le centre ville, estime que ce n’est pas une guerre des prix, mais plutôt une concurrence légitime. «  La compagnie  Air France avait presque le monopôle des voyages au Sénégal. Elle faisait tout ce qu’elle voulait. Nous, les agences, nous étions fatigués. Avant, nous avions une commission de 9 %, mais du jour au lendemain, nous nous sommes retrouvés avec 1 % de commission », déclare-t-il. Pour M. Dia, les voyagistes ne tiraient plus leur épingle du jeu, mais la situation va changer avec l’accord que Corsair vient de signer avec  Senegal Airlines.  Nous sommes tellement contents de l’arrivée de Corsair. Cette compagnie nous a donné une commission de  7 %. De toute façon, nous, les agences, nous ne faisons que vendre. Si Air France augmente sa commission, nous allons applaudir.

Vive la concurrence », conclut-il. Mme Kane, agent de comptoir à l’agence Sotratour, sise à la Place de l’Indépendance, partage le point de vue de M. Dia. Pour elle, les nouveaux tarifs d’Air France sont abordables. « C’est une bonne chose que la compagnie Air France ait revu ses prix à la baisse. Cela peut s’expliquer par l’arrivée de nouvelles compagnies. La venue de Corsair est aussi à saluer, parce qu’elle favorise la concurrence dans le milieu. Ce qui est une bonne chose », explique la dame.

 A l’agence Mboup voyage, logée à la même place, Dame Diop semble ne pas avoir la bonne information. Il dit ne pas être au courant de ces nouveaux tarifs. « D’habitude, nous recevions des mails s’il y a des changements de prix de ce genre, mais cette fois-ci, nous n’avons rien reçu.

Pour l’accord Sénégal airlines-Corsair, j’en avais entendu parler. Mais sincèrement, je ne savais pas qu’il a été signé », s’étonne-t-il.

Ndiol Maka SECK

Prudence chez les clients, prévient un consumériste

La guerre des prix que se livrent actuellement Corsair (avec son partenaire Senegal airlines) et Air France réjouit les consommateurs. « On ne peut qu’être heureux », se félicite Jean-Pierre Dieng, président de l’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs). Une déclaration qu’il tempère aussitôt par un optimisme mesuré. « Néanmoins, il ne faut pas sauter de joie tout de suite. Il faut voir si cette baisse (du prix du billet) n’aura pas d’incidence sur la qualité du service ou le type d’appareils qui va assurer la desserte Paris-Dakar. Il faut qu’on nous assure qu’il y aura la même qualité de service et que ce seront les mêmes appareils qui continueront à assurer la desserte ». Autrement dit, il redoute que l’on retire par la main gauche ce que l’on a donné par la main droite. De la même manière, il estime que cette baisse ne doit pas avoir d’incidence sur la taxe que le président Abdoulaye Wade avait institué sur les billets d’avions pour financer la construction de l’aéroport de Diass. M. Dieng profite aussi de cette occasion pour dénoncer la cherté des billets entre destinations africaines. « Il n’est pas normal que le billet Dakar-Conakry soit plus cher que celui de Dakar-Paris », dénonce-t-il.

Seydou KA

Autoroute Dakar-Diamnadio

Autoroute Dakar-Diamnadio : sur la bonne voie

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Elle ne fait pour l’instant que quelques kilomètres et s’interrompt à Pikine. Mais l’autoroute à péage sera opérationnelle jusqu’à Diamnadio dès août 2013.

« L’autoroute de l’avenir », dont le contrat de concession a été signé le 2 juillet 2009 avec le groupe Eiffage, doit relier Dakar à Diamniadio (32 km, dont 25 km mis à péage), pour être prolongé ensuite pour desservir le nouvel aéroport international Blaise Diagne, à 42 km de Dakar. Pour l’instant, seul le tronçon Dakar-Pikine est opérationnel (4,5 km). Cela permet déjà de décongestionner la sortie de Dakar en évitant la Nationale 1, très encombrée.

Les usagers sont impatients de voir se concrétiser la fin des travaux, prévus pour le 1er août 2013. Dakar étouffe, mais il n’en restera bientôt qu’un lointain souvenir. Les banlieusards pourront enfin rejoindre la cité sans perdre un temps interminable dans les embouteillages et les camions quitter le port de Dakar vers l’intérieur du pays dans de bonnes conditions : gain de temps, amélioration de l’économie et réduction de la pollution.

La concession, réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé, a été confiée à SENAC SA, filiale du groupe Eiffage Sénégal, pour une durée de trente ans. À charge pour la société de concevoir, financer, exploiter et entretenir ce tronçon, le système de péage devant couvrir les frais d’investissement et d’entretien.

Actuellement, la seule gare de péage fonctionnelle est celle de Cambérène. Les tarifs sont fixés à 200 francs pour les motos, 400 francs pour les véhicules légers, 600 francs pour les camionnettes et 800 francs pour les voitures de transport en commun de plus de 30 places. Le paiement se fait en espèces ou en carte prépayée « Rapido ».

Philippe Laura