31/12/2012

Feu d'artifice géant à Dakar

Pour passer à 2013, Dakar aura « le plus grand feu d’artifice » de son histoire

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La capitale sénégalaise aura « le plus grand feu d’artifice » de son histoire lors d’un « spectacle pyro-musical » pour le Nouvel An, dans la nuit de lundi à mardi, prévoyant l’utilisation de six tonnes de produits pyrotechniques par des artificiers portugais, a annoncé la mairie de Dakar.

La mairie de Dakar en partenariat avec un promoteur privé va offrir aux habitants « un spectacle pyro-musical qui prévoit le plus grand feu d’artifice » de l’histoire de la capitale, « ce sera du jamais vu ici », a déclaré à l’AFP Souleymane Niang, responsable de la communication de la ville de Dakar.

Selon M. Niang, il est prévu « six tonnes de produits pyrotechniques pour ce feu d’artifice géant » qui sera lancé à partir de quatre barges installées dans l’océan Atlantique, à environ 300 m d’une des corniches ceinturant la presqu’île de Dakar.

« Il y aura une distance de 200 m entre chaque barge. (…) Nous avons reçu tout le matériel et les produits » nécessaires », a-t-il indiqué.

Le feu d’artifice, qui va durer une vingtaine de minutes, sera « synchronisé avec la musique, ce sera sur le thème de la danse », le spectacle a été conçu et sera exécuté par des techniciens de la firme portugaise Grupo Luso Pirotecnia, spécialisée dans ce domaine, a précisé Souleymane Niang.

Selon lui, le président sénégalais Macky Sall assistera au lancement du spectacle aux premières minutes de 2013 à partir d’un grand hôtel dakarois.

Depuis fin novembre-début décembre, Dakar s’est parée de nombreuses décorations lumineuses sur ses places publiques, artères principales et édifices symboliques. Un sapin géant d’ossature métallique et de forme conique trônant Place de l’Indépendance, au coeur du centre-ville, s’illumine ainsi dès la tombée de la nuit et attire depuis plusieurs jours des centaines de personnes, dont de nombreux enfants s’adonnant aux tirs de pétards.

Valery Hache 

30/12/2012

L'aéroport avance...

Les travaux de l’AIBD exécutés à plus de 65%

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Malgré la grève actuelle, Le niveau d’exécution des travaux de construction de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (47 Km de Dakar) se situe entre 65 et 70%, a indiqué samedi Rede Jabari, le représentant de la Saudi Bin Laden sans pour autant avancer la date de livraison de l’ouvrage. ‘’L’état d’avancement des travaux de construction se situe entre 65% et 70%. On peut dire que ça a dépassé 65%’’, a-t-il notamment dit au cours d’une visite de chantier organisée par la nouvelle direction de l’AIBD à l’intention de journalistes. Ils ont pu visiter les bâtiments devant abriter le terminal à passagers, le pavillon présidentiel, la piste d’atterrissage, le terminal à fret et le village de recasement. ‘’Les équipements de construction pour les travaux de finition sont commandés et arrivés au fur et mesure’’, a dit le représentant de l’entreprise en charge de la construction de l’AIBD. ‘’Les grands travaux sont terminés, il ne reste que des travaux de finition’’, selon Rede Jabari qui n’a pas avancé une date pour la livraison de l’AIBD, estimant que cela est du ressort des autorités sénégalaises. Environ 800 personnes dont 197 expatriés de 40 nationalités travaillent sur le site de l’AIBD, un des projets phare de l’ancien président sénégalais Maître Abdoulaye Wade. La première pierre de l’infrastructure a été posée le 4 avril 2007. Le coût de la construction est estimé à 235 milliards de francs CFA. L’AIBD aura une capacité de 3 millions de passagers par an.

DakarActu

Le grand Magal de Touba ce 1er janvier

Magal de Touba : les autorités visent un objectif de zéro accident

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Le ministère des Infrastructures et des Transports a lancé, hier, une campagne de sensibilisation des chauffeurs et transporteurs, à l’occasion du grand Magal de Touba prévue le 1er janvier 2013. Cette campagne, lancée par le directeur des Transports routiers, Dramé Seck, au niveau de la gare routière ‘’Pompier’’ de Dakar, vise à réaliser l’objectif ‘’zéro accident’’. S’adressant aux chauffeurs et aux transporteurs, M. Seck a insisté sur l’importance pour les usagers du respect du code la route.

Selon lui, les chauffeurs ne doivent pas conduire plus de 2 h sans se reposer. Ils doivent éviter des excès de vitesse et des dépassements sur les lignes continues, a-t-il notamment déclaré en direction de Mor Boye, président du Regroupement des chauffeurs de ‘’Pompier’’. Il a également demandé aux chauffeurs d’amener leurs véhicules pour un entretien avant de faire de l’inter urbain à l’occasion du grand Magal.

Par ailleurs, les Associations pour le dépannage gratuit seront également de la partie pour venir en aide aux pèlerins dont les voitures tombent en panne. Il s’agit des associations Lamp Fall la lumière, du Regroupement des vrais artisans de l’automobile, de l’Association des mécaniciennes et mécaniciens du Sénégal et de l’Association pour la Promotion des Artisans et Ouvriers. Leurs responsables ont mis des numéros de téléphone à la disposition du Regroupement des chauffeurs pour les joindre facilement en cas de panne. Signalons que seule la main d’œuvre est gratuite, les pièces de rechange étant à la charge des usagers. Les chefs de services régionaux des transports routiers procéderont à des campagnes de sensibilisation de même nature au niveau des différentes régions. Des stations de sensibilisations sont installées à Khombole, Diourbel, Kaolack et Kébémer.

A la gare routière ‘’Pompier’’, le directeur des Transports routiers a mis symboliquement à la disposition du Regroupement des chauffeurs des triangles de signalisation et des gilets réflectorisés. Le président du Regroupement des chauffeurs a salué l’initiative du ministère des Infrastructures et des Transports et a demandé à ses collègues d’avoir un comportement responsable pour permettre l’atteinte de l’objectif ‘’zéro accident’’ à l’occasion de ce grand événement religieux au cours duquel des millions de fidèles font le déplacement vers Touba, à 200 Km environ au nord de Dakar.

Les motos « Jakarta » interdites

Après la réunion sur des derniers réglages en prévision du Grand Magal, le préfet de Mbacké, Alioune Aïdara Niang, a présidé un comité de coordination en présence du président du conseil rural de Touba. Il a passé en revue le système sécuritaire dans la ville et à Mbacké. L’une des mesures consiste à interdire aux motos « Jakarta » de circuler dans la ville sainte. Il ressort des discussions que le ministre de l’Intérieur, réagissant positivement à la demande du khalife général des mourides, a pris un arrêté interministériel interdisant les « Jakartas » de circuler sur toutes les voies qui mènent vers Touba. Le général Pathé Seck a donc donné des instructions à ses collaborateurs (toutes unités confondues) pour veiller au grain. C’est ainsi que les éléments sur place seront renforcés par un contingent de quatre à cinq milles éléments qui sont déjà en place depuis vendredi aussi bien à Touba qu’à Mbacké. Son collègue Abdoulaye Fall, Haut Commandant de la Gendarmerie et directeur de la Justice militaire, a demandé au commandant de la Légion du Centre-Ouest basée à Thiès, le Lieutenant Colonel Amacodou Fall, d’amener ses hommes et de sévir avec fermeté sans restriction contre la circulation des « Jakartas ». Conscient de cette mesure, le Lt-colonel Fall a triplé l’effectif de ses hommes. Ainsi, toutes les artères de la ville seront jalonnées par les hommes en bleu. Toutes les unités sont en alerte depuis la semaine dernière.

MODOU M. FAYE/Ben CHEIKH

3000 emplois créés à Pout

La cimenterie de Dangoté va créer des milliers d’emplois au Sénégal

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La cimenterie du groupe de l’homme d’affaire nigérian, Elhadji Aliko Dangoté qui est installée à Pout dans le département de Thies, va démarrer la production à partir de l’année prochaine. Cette usine va non seulement baisser les prix, mais elle va également créer beaucoup d’emplois chez les jeunes. Selon le directeur général du groupe « Dangoté Sénégal », Serigne Aramine Mbacké, l’usine emploie déjà 900 jeunes avant son ouverture. Il promet que la cimenterie de Pout va créer à terme « 1.000 emplois directs et 3.000 emplois indirects ». En ce qui concerne les prix, le manager de la cimenterie, Sandey Adouna a fait savoir que, « le prix du ciment de Dangoté est compétitif, poussant ainsi la concurrence à baisser les prix du ciment. C’est ce que nous ferons au Sénégal ».

ARTP

29/12/2012

et une taxe de plus!

Une taxe de 10 francs sur chaque communication téléphonique envisagée. Macky réactive le projet de Wade

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Les députés ont adopté avant-hier en séance plénière la loi autorisant la création d’un fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis). Cette structure, prévue pour financer les Pme et des projets sociaux, pourrait également être financée par une taxe sur les appels entrants, à en croire le ministre de l’Economie.

Lors du Conseil des ministres du 16 novembre, le gouvernement du Sénégal avait adopté le projet de loi autorisant la création du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) dont les principales orientations ont été définies par le Président Macky Sall. Ce nouvel instrument a pour objet principal de relancer l’économie nationale et de soutenir les Pme pour permettre une création massive d’emplois et de richesses pour les générations actuelles et futures. Le texte adopté avant-hier, a fait l’objet d’un rapport de la commission des finances, du plan et de la coopération économique.

L’un des aspects les plus notables dans ce fonds, dont la création a été annoncée depuis un certain temps, est son mode de financement. Le rapporteur général de la Commission de l’économie générale, des finances, du plan et de la coopération économique, M. Papa Abdou Khadir Mbodj, a souligné que les membres de ladite commission ont proposé, comme sources de financement de cette structure, entre autres, un prélèvement de «dix francs Cfa sur chaque communication d’un abonné». Pour sa part, le président du groupe Libéral et démocratique à l’Assemblée, M. Modou Diagne Fada, a indiqué avoir proposé au gouvernement de remettre la taxe sur les appels entrants, qui selon lui, permettait de générer 50 milliards de francs Cfa.

Au cours de ses réponses aux députés, le ministre a indiqué que cette proposition sera mise à l’étude dans son département, pour voir dans quelle mesure elle pourrait être appliquée. Et certains de ses collaborateurs ont souligné qu’il était difficile en l’état actuel des choses, d’en dire plus, parce que les principales concernées, les compagnies de téléphonie, n’avaient pas encore été consultées sur ça, ni donné leur avis.

Des observateurs se sont étonnés que Amadou Kane, membre d’un gouvernement dont l’une des premières mesures avait été d’abroger le décret instituant la taxe sur les appels entrants, qui avait été en son temps fortement combattue, se retrouve aujourd’hui à affirmer vouloir «étudier (une) proposition» qui envisage le retour de cette législation. Ce qui suscite la question de savoir comment ce projet pourrait être présenté à l’opinion, éventuellement.

«Une belle idée vendue par un illuminé»

Pour sa part, Modou Diagne Fada a refusé de voter la loi sur le Fonsis. Il a souligné le fait que la Banque de financement des Pme et Pmi et la Caisse des dépôts et des consignations pouvaient remplacer encore valablement ce fonds souverain. Ce qui lui a permis d’ironiser que cela ressemblait à une «belle idée vendue par un illuminé qui cherche du travail». Le député libéral a estimé que ce Fonsis est «un fonds sans fonds». Pour lui, le Sénégal, en proie à des difficultés multiples, sera confronté à la provenance d’excédents financiers capables d’alimenter son fonds.

«Emissions diaspora»

Le ministre de l’Economie et des finances, dans sa réponse, a défendu son «business plan», en ar­guant qu’ «Il est prévu des appels publics en direction de nos émigrés», pour renforcer ce fonds. Toujours selon ses propres termes, il s’agirait d’une sorte d’«émissions diaspora», qui viendraient en com­­plément aux taxes nouvelles prélevées aux opérateurs téléphoniques sur les appels entrants qui représentent selon Diagne Fada, un marché non-négligeable.

Avec une participation de 70% minimum au capital du Fonds, l’Etat s’engage à travers un conseil de surveillance à mettre les bonnes personnes aux bonnes places. L’enjeu de ce fonds est l’avenir des générations futures de ce pays, d’où le besoin pour l’Etat d’impulser l’investissement et non le privé qui, selon Amadou Kane, est guidé par ses propres intérêts.

LEQUOTIDIEN.SN

Grève illimitée au nouvel aéroport AIBD

Grève illimitée au nouvel aéroport

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Les travailleurs de l’AIBD ont cessé toute activité au sein de l’entreprise Saudi Benladin Group (SPG), depuis ce mardi jusqu’à nouvel ordre. Ils l’ont fait savoir ce mardi au cours d’un rassemblement devant l’entrée principale de l’Aéroport.

« Nous subissons beaucoup de torts de la part de la direction. Au niveau du pointage, chaque fin de mois on subi des ponctions non justifiées  de 2 à 3 jours sur nos salaires mensuels. On ne peut plus supporter cela, » a martelé Aliou Faye SG Syndicat des travailleurs SPG/AIBD. Les grévistes exigent le rappel de toutes ces ponctions et des primes « C’est le moment pour que les autorités de ce pays sachent que les employés de l’AIBD sont confrontés à d’énormes difficultés. Entre autres, on peut citer le cas du directeur des ressources humaines (DRH) Abdoulaye Dieng, qui ne maitrise pas la convention collective interprofessionnelle des BTP. Les salaires de base, suivant cette convention, ne sont pas respectés. Il ne consulte pas le collège des délégués, ni n’avise l’inspection du travail, pour la bonne marche de l’entreprise, » a signalé Mr Faye ovationné par ses camarades.

D’après lui, depuis 2009 ils sont sous un contrat avec SPG. Un contrat sans duirée, on a mentionné la limite du contrat à la fin du chantier sans précision, ce qui rend mauvais le contrat, selon lui.  « Nous sommes peu à bénéficier de l’IPRES et l’IPM, » a souligné Ibrahima Diouf 1er Adjoint SG. « Beaucoup d’ouvriers subissent des accidents. Certains même ont perdu leurs jambes d’autres leurs bras, ou périssent,  et n’avons pas de primes de risque, » a t-il ajouté.

Il ya une disproportion dans le traitement entre ouvriers sénégalais et ouvriers saoudiens, à en croire les grévistes. « Un ouvrier expatrié peut payer 5 à 10 fois un ouvrier sénégalais. Pourtant nous exerçons le même boulot. Sinon même nous en faisons plus qu’eux. Pour la plupart c’est nous, qui leur apprenons le métier. Tous nos droits ont été bafoués par l’administration, » clame Mr Faye, qui a lancé un appel au président de la république Mr Macky Sall et à leur  ministre de tutelle de venir les aider. « Car nous sommes très fatigués. Il faut le gouvernement prenne ses responsabilité pour que  le chantier se termine dans les meilleures conditions. C’est cela notre souhait, » a lancé Mr Faye.

« Nous ne bénéficions d’aucune prime. Alors que nous faisons des travaux à hauts risques. D’aucuns montent sur des hauteurs plus de 30 m, d’autres creusent des trous de grandes profondeurs, » a expliqué Mr Diouf  Selon eux, la convention stipule que tous les deux ans, manoeuvre doit échelonner en catégorie. « Mais nous sommes tous de la première catégorie. Or, les expatriés bénéficient d’échelonnement de catégorie. Il y en a certains parmi eux, qui passent toute la journée à jouer au damier, ou à l’ordinateur. Ce qui ne les empêche pas de percevoir des salaires faramineux, » soutient le SG adjoint du syndicat.

Pape DIEYE

Réparation de l'excision au Sénégal

La chirurgie au secours des victimes de l'excision au Sénégal

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Après le Burkina Faso, c’est au tour du Sénégal d’offrir aux femmes excisées une réfection clitoridienne. 

Non seulement pour qu’elles puissant s’épanouir dans leur mariage, mais surtout pour réparer les dégâts provoqués par les mutilations sexuelles, notamment, l’incontinence, les règles douloureuses, ou encore les complications lors des accouchements.

Cette initiative a été lancée au Sénégal peu après que l’Assemblée générale de l’ONU eut adopté sa première résolution dénonçant les mutilations génitales féminines qui affectent quelque 140 millions de femmes dans le monde.

Ces pratiques, qui sont illégales dans une vingtaine de pays africains et en Europe ainsi qu'aux Etats-Unis et au Canada notamment, n'avaient jamais fait l'objet d'une condamnation à un tel niveau dans les instances de l'ONU.

Plus de 110 pays, dont une cinquantaine africains, ont soutenu ce texte fin novembre.  Peu après, sept chirurgiens sénégalais ont suivi une formation sur une technique développée en France en 2004, qui répare le dommage physique de l’excision.

Au Burkina Faso, des médecins offrent aux femmes excisées une réfection clitoridienne depuis déjà 2006, explique le gynécologue Michel Ako-tionga.

LVA

28/12/2012

Le tourisme en chute libre

Le secteur du tourisme en chute libre

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Après un essor considérable dans le passé, le tourisme au Sénégal est en chute libre. Selon les statistiques, ce pays qui accueillait à lui seul neuf millions de touristes par an, dans les années 1970, n’en reçoit plus que 450.000 aujourd’hui.

«Depuis plus de huit ans, les touristes ne viennent plus au Sénégal», déclare Thierno Benjamin Gueye, le responsable de l'auberge "L'Africain" à Saly où IPS s’est rendu, à environ 60 kilomètres de Dakar. Presque tous les touristes et gérants d’hôtels rencontrés dans cette petite ville touristique communément appelée "la petite côte", ont reconnu que le tourisme au Sénégal est en régression.

En été 2000, Gueye avait dans son auberge 58 lits pour 56 chambres, et le tout était occupé (de juin à octobre). Son chiffre d’affaire s’élevait à plus de 750 millions de francs CFA. Mais en en été 2009, il n'a pas encore fait une recette de cinq millions FCFA. Entre 2000 et 2009, le nombre de visiteurs enregistrés au Sénégal est descendu de plus d’un million à 800.000; et les prévisions pour 2009 sont très mauvaises.

Cette baisse de performance inquiète certains acteurs qui en recherchent les causes. Le secteur est frappé par une mauvaise gouvernance et la déperdition des valeurs culturelles, dénonce le Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (SPIHS).

Le coût de vie élevé dans les lieux attractifs du tourisme sénégalais contribuerait aussi à la chute. "Rien ne marche plus comme avant. Les touristes fuient le Sénégal, tout est trop cher", déclare Gueye.

«Imaginez-vous qu’une chambre d’hôtel soit louée jusqu’à 500.000 francs CFA par mois, qu’un paquet de cigarette soit vendu à 1.000 FCFA et une tasse de café à 2.000 FCFA. Comment un touriste peut-il s’en sortir avec la conjoncture actuelle que nous vivons», confie Charles Gertel, un touriste logeant dans l’auberge Hacienda.

Gertel estime que la destination Sénégal coûte trop cher aux touristes qui préfèrent donc aller dans les pays comme le Bénin où le billet d’avion et les hôtels sont moins chers. Pour lui, la concurrence est rude sur le marché du tourisme et pour une grande partie des touristes, elle se joue sur le prix.

Selon Sy, président du SPIHS, le gouvernement fait tout pour augmenter le prix de cette destination en faisant grimper les taxes de l’aéroport à 80 euros. «Quel est le touriste qui acceptera de payer autant pour venir plonger les pieds dans l’eau, sous un soleil qui brille aussi bien à Casablanca au Maroc, ou à Monastir en Tunisie pour beaucoup moins?», se demande-t-il.

«Continuer à maintenir vos taxes sur les billets d’avion», renchérit Gertel, en ironisant.

Avec la baisse de la TVA, la destination Sénégal devrait être moins coûteuse. Un projet de réduction de la TVA de 18 pour cent à 10 pour cent est prévu pour répondre au problème du secteur du tourisme mais il n’est pas encore mis en œuvre. Racine Sy, ne comprend pas pourquoi. «Je pense que ce projet dort dans les tiroirs du gouvernement comme d’autres visant à développer les activités du tourisme».

Abdoulaye Kane, guide touristique pense que si le secteur touristique n’est plus productif, c’est parce que le Sénégal n’a plus de culture à faire valoir. «Chaque année, c’est la même chose; sur le plan culturel, on n’innove pas; c’est toujours le tambour Djembé qu’on joue; on visite la même chose; rien n’attire plus ici à Saly. Notre pays n’a plus rien à faire valoir dans le domaine de la culture».

Selon Abdoulaye Deme, marketeur en économie touristique, les causes du déclin du tourisme au Sénégal sont profondes. Selon lui, la majeure partie du territoire n’est pas accessible; or les séjours touristiques sont courts, de l’ordre d’une semaine, ce qui déjà élimine quelques régions potentiellement touristiques.

«Il faut des heures de route interminables pour sortir de Dakar. A cela s’ajoute l’insécurité urbaine en hausse constante et l’insécurité économique. Le tourisme ne peut se développer dans ce désordre», explique-t-il un peu énervé.

Deme ajoute que le tourisme avait entraîné en 2000, la création de 12.000 emplois directs et 18.000 indirects, mais suite au coût élevé des taxes et au non professionnalisme du ministère de tutelle, la perte d’emploi touristique entre 2001 et 2007 dépasse 50 pour cent.

«Le secteur artisanal est hypertrophié chez les opérateurs dans l’offre d’hébergement. Un déficit en matière de formation, de connaissance des marchés, une utilisation d’une stratégie d’offre plus qu’une mise en œuvre d’un logique marketing et une concentration saisonnière des activités plombent le secteur touristique», dit-il, concluant son diagnostic.

Dans un contexte aussi structuré, recommande Deme, il faudrait que les autorités prennent plus au sérieux l’industrie du tourisme qui s’appuie nécessairement sur les privés pour son développement. Car pour le moment, affirme Gueye, «le gouvernement n'a pas une bonne politique, une bonne stratégie de communication pour développer le secteur».

Au ministère du Tourisme où IPS s’est rendu, les personnes approchées n’ont pas voulu se prononcer sur la question. Un cadre, ayant requis l’anonymat, a toutefois reconnu que le tourisme traverse une période difficile, mais que le gouvernement fait aussi des efforts pour redorer le blason du secteur.

Selon lui, le gouvernement a dégagé, pour cette année, un budget de 12 milliards de FCFA afin de promouvoir la destination Sénégal. Pour SY, ce budget est insuffisant. Mais, le cadre du ministère est optimiste. En association avec les professionnels du tourisme, révèle-t-il, le gouvernement a adopté une cible de 1,5 million de touristes en 2010. (FIN/2009)...nous sommes fin 2012 et le Sénégal n'atteindra pas les 450.000 touristes, soit près de 30% en moins qu'en 2010.

Koffigan E. Adigbli

Yann Arthus Bertrand est à Dakar

Yann Arthus-Bertrand : "Le Paris-Dakar était une manne pour l'Afrique"

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Le photographe et réalisateur français Yann Arthus-Bertrand présente dans la capitale sénégalaise "7 Milliards d'autres", une exposition organisée autour d'une fresque documentaire hors norme.

« On peut éteindre la clim, s'il vous plaît ? Ce n'est pas bon pour l'écologie ! » À la Maison de la culture Douta-Seck, Yann Arthus-Bertrand s'emporte tout en souriant contre la « maladie de la clim ». Nommé en 2009 ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations unies pour l'environnement, le photographe et réalisateur français était spécialement descendu du ciel pour l'inauguration dakaroise de l'exposition « 7 Milliards d'autres ». Un événement construit autour d'une quarantaine de films qui s'efforcent d'atteindre à l'universel en dessinant « un portrait de l'humanité ». À travers 84 pays (dont 18 africains), en quechua, khmer, wolof, tswana, lingala ou dans une quarantaine d'autres langues, 6 000 anonymes répondent aux mêmes questions : « Qu'avez-vous appris de vos parents ? Quelles épreuves avez-vous traversées ? Quel était votre rêve d'enfant ?... » Évoquant tour à tour l'amour, la guerre, l'exil ou le rapport à Dieu, leurs propos s'entremêlent à l'infini. Régulièrement critiqué par les puristes de l'écologie, Yann Arthus-Bertrand assume sereinement cette approche de « Bisounours ». Il entend d'ailleurs la prolonger dans son prochain film, Human : « Le cynisme, le scepticisme, je déteste. On ne peut pas être écolo sans aimer les gens. » Pour la première fois, « 7 Milliards d'autres » est présenté en Afrique, une contrée familière au photographe. Du parc du Massaï Mara au rallye Paris-Dakar, en passant par les gorilles de montagne du Rwanda, le parcours de Yann Arthus-Bertrand est jalonné depuis toujours d'étapes africaines. C'est d'ailleurs sur la terre aride du Mali que ce projet tentaculaire a germé, un jour où le photographe aérien s'était planté à hauteur d'homme.

Jeune Afrique : Le projet "7 Milliards d'autres" est né sur ce continent. Dans quelles conditions précisément ?

Yann Arthus-Bertrand : À la fin des années 1990, je réalisais des photos aériennes pour ce qui allait devenir La Terre vue du ciel. Notre hélicoptère est tombé en panne près d'un petit village malien, où les gens n'ont presque rien mais vous offrent tout. L'homme qui m'a accueilli a tué une chèvre en mon honneur. Il a partagé avec moi le peu qu'il avait et m'a raconté sa vie. J'ai joué avec ses enfants, je leur ai dessiné ma maison, on a rigolé et chanté... Quand cet homme m'a raconté son quotidien, rythmé par l'agriculture de subsistance, focalisé sur la nécessité de nourrir sa famille, je me suis senti moins con.

Ce fut un déclic. À l'époque déjà, la parole de l'autre me manquait. Je me suis promis qu'après La Terre vue du ciel je me consacrerais à recueillir cette parole. Le succès du livre [plus de 3 millions d'exemplaires vendus à travers le monde, NDLR] fut tel que la donne a changé. J'ai créé une fondation, GoodPlanet, puis je me suis tourné vers des sponsors. Quand j'ai présenté le projet « 7 Milliards d'autres » au groupe BNP-Paribas, on m'a dit oui en cinq minutes. Cette aventure, évolutive, se poursuit depuis neuf ans maintenant.

L'exposition a déjà tourné en Europe, en Asie et en Amérique du Sud. C'est son premier passage en Afrique...

Nous verrons si ça marche ou pas. Jusque-là, ce qui m'a frappé, c'est l'intérêt manifesté par le public. À Paris, les gens passent en moyenne 1 h 05 dans une exposition. Quand « 7 Milliards d'autres » a été présenté au Grand Palais, cette moyenne a grimpé à 3 h 45 ! Certains m'ont dit : « On aime plus les gens en ressortant qu'en entrant. » Le projet nous a dépassés. C'est une joie pour moi de le présenter aujourd'hui au Sénégal. Quand j'étais jeune photographe, j'ai plusieurs fois couvert le Paris-Dakar. Pour mon film Home, que j'étais venu présenter lors du 50e anniversaire du Centre culturel français de Dakar, j'ai tourné des séquences avec les pêcheurs de Kayar, près de Thiès. J'ai aussi présenté ici l'une de mes émissions Vu du ciel, avec Haïdar El Ali, qui est un très bon copain. Je ne sais pas comment il s'en sort en tant que ministre de l'Environnement [du président Macky Sall], lui qui est avant tout un militant et un homme d'action !

Comment passe-t-on du rallye Paris-Dakar à la préservation de l'environnement ?

Au Kenya, dans ma jeunesse, j'avais eu l'occasion de photographier le Safari Rallye. Quand je suis rentré en France, je cherchais du travail et on m'a proposé de suivre le Dakar. Je l'ai fait pendant dix ans. On me le reproche parfois mais j'adorais ça. On partait le matin à l'aube, on avait des contacts avec les villageois, on rentrait le soir à minuit, on envoyait nos films et on repartait le lendemain. J'y ai beaucoup appris. À l'époque, le Paris-Dakar était un événement sportif de première importance. C'était aussi une expérience dangereuse, où j'ai perdu pas mal d'amis. Bien sûr, on peut critiquer ses effets nocifs : le CO2, les routes abîmées... Mais pour les régions traversées, c'était une manne. Quand j'ai tourné Home, je suis retourné à Tichit, une ville mauritanienne où passait le Dakar. À la grande époque, quand ils voyaient deux mille personnes débarquer, chacun s'y retrouvait économiquement. Aujourd'hui, ils en parlent avec nostalgie.

Vous dites que votre coeur est "un petit peu en Afrique"...

Il s'agit d'une relation ancienne. Dans ma jeunesse, pendant trois ans, j'ai fait une étude sur les lions dans le parc du Massaï Mara, au Kenya. C'est comme ça que je suis devenu photographe. C'est là aussi que j'ai découvert la photo aérienne : pour gagner ma vie, je promenais les touristes en mont­golfière. Je survolais le parc, dont je connaissais par coeur la faune et la flore. J'allais pêcher avec les Massaïs. Peut-être y a-t-il en Afrique une manière de profiter de l'instant présent qu'en Europe nous avons un peu perdue.

Pour "7 Milliards d'autres", plus de 6 000 personnes ont été interviewées à travers le monde. Parmi elles, une femme sénégalaise semble vous avoir particulièrement marqué.

Je l'adore ! Voilà une femme qui vit dans une décharge [celle de Mbeubeuss, dans la banlieue de Dakar]. Toute la journée, elle a les mains plongées dans les détritus. Son mari l'a quittée, mais il n'est pas question pour elle de se prostituer pour nourrir ses enfants. Elle préfère aller trier les déchets, elle est même heureuse de le faire. Elle dit qu'il faut travailler pour rester honnête et intègre, elle parle de morale et d'éthique. Je crois qu'il y a plus de morale et d'éthique chez les gens démunis que chez les nantis.

Au-delà des questionnements métaphysiques, les films s'attardent aussi sur des enjeux politiques contemporains : le génocide au Rwanda, Melilla, le Darfour...

Le Rwanda, c'était pour moi une interrogation fondamentale, comme au Cambodge ou en ex-Yougoslavie. Comment l'être humain en vient-il à participer à un projet d'extermination ? C'est un film en miroir, qui interroge chacun d'entre nous. Pour Melilla, je voulais poser la question de ces gens capables de quitter leur famille, de traverser l'océan ou le désert pour subvenir aux besoins de leurs proches. Je ne comprends pas qu'on puisse les renvoyer vers leur pays d'origine après ce qu'ils ont vécu et les risques qu'ils ont pris.

Votre prochain film, Human, se présente comme une synthèse entre La Terre vue du ciel et "7 Milliards d'autres"...

Je veux montrer la beauté du monde derrière les paroles de ses habitants. J'aime les projets ronds, où quelqu'un passe dix ans à explorer toutes les facettes d'un sujet. On vit dans un monde où l'on a trop tendance à rester en surface. Un photographe partira deux jours ici, trois jours là, sans avoir le temps de creuser en profondeur. Je me sens attiré par des projets essentiels.

Propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba

- Après la Maison de la culture Douta-Seck début décembre, les projections de 7 milliards d'autres" se poursuivent à l'Institut français de Dakar (jusqu'en janvier 2012) et au musée de l'Ifan (janvier et février 2013). L'ensemble des films du projet peut être visionné en ligne à l'adresse : 7milliardsdautres.org

27/12/2012

Grand nettoyage à l'aéroport de Dakar...

Lutte contre l’anarchie : L’Ads interdit toute activité commerciale non autorisée aux abords de l’aéroport

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Après la proposition d’une charte touristique concertée au mois d’octobre dernier, les autorités, à travers un communiqué, rappellent l’interdiction aux clandestins de commercer dans les environs immédiats de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar. Le communiqué précise que des mesures appropriées seront prises pour faire respecter la loi.
L’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) va lutter contre l’occupation illégale des environs immédiats de l’aéroport Léopold Sédar Senghor (Lss) par les commerçants illégaux. Dans un communiqué, les Ads rappellent que les activités commerciales à l’aéroport Lss s’exercent sur une base réglementaire. « Ne peuvent y exercer des activités commerciales que les personnes morales ou physiques dûment autorisées par le gestionnaire de l’aéroport », à savoir l’Ads. « L’exercice de toute activité commerciale non autorisée y est passible des sanctions prévues par les textes en vigueur », souligne l’Ads.
Elle poursuit : « Toute présence non justifiée dans toutes les zones réglementées de l’aéroport comprenant la devanture de l’aérogare, est passible des sanctions prévues par le code des contraventions ». A cet effet, l’agence rappelle que les forces de sécurité sont chargées de l’application de ce règlement dans toute sa rigueur. Par ailleurs, l’Agence des Aéroports du Sénégal informe les usagers que l’utilisation des chariots à bagages est gratuite.
En visite à l’aéroport, le ministre des Infrastructures et des Transports, Thierno Alassane Sall, avait déclaré : « Nous avons donné des instructions fermes, afin qu’on puisse rapidement assainir l’environnement de l’aéroport et mettre un terme à cette anarchie qui crée beaucoup d’inconforts ». « Il y va de l’image du Sénégal à l’étranger ».  « Certaines lettres que nous avons reçues de touristes ne nous font pas plaisir», avait-il reconnu. 
Le ministre des Infrastructures et des Transports avait ajouté qu’au-delà des désagréments causés aux voyageurs, cette situation anarchique fait peser sur l’aéroport de lourdes menaces d’ordre sécuritaire liées notamment au péril aviaire. Il avait annoncé « des mesures plus hardies » à mettre en œuvre pour donner un visage beaucoup plus reluisant à cet espace stratégique. Le 24 octobre dernier, le ministre du Tourisme, Youssou Ndour, avait rencontré les acteurs aéroportuaires, y compris les travailleurs de l’Ads. Au cours de cette rencontre, il était convenu d’établir une charte touristique concertée afin d’avoir un bon accueil aéroportuaire. En proposant cette charte qui est une vision commune, le ministre de tutelle espère « consolider l’image de marque du Sénégal ». L’aéroport, comme l’avait rappelé le ministre, est la première et la dernière image qu’un visiteur retient d’un pays. À cet effet, il est important que cette image soit des meilleures.
Derrière cette politique, les autorités veulent  « faire redémarrer le tourisme ». Le tourisme fait partie des priorités des nouvelles autorités. Ces dix dernières années, le Sénégal a perdu environ 400.000 entrées touristiques. Pendant ce temps, des pays voisins comme le Cap-Vert et la Gambie ont vu leurs entrées aller crescendo. Un objectif  fixé à 1,5 million de touristes est visé pour cette présente saison touristique. Au Sénégal, le tourisme a permis la création de quelque 100.000 emplois, soit environ la moitié des emplois créés par le secteur dans l’Uemoa. Un acquis que le Sénégal risque de perdre si des efforts ne sont pas faits aux niveaux individuel et collectif.
Ama/LeSoleil

Le Père Noël au Sénégal

Le père Noël se sent bien au Sénégal

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Au Sénégal, musulmans ou catholiques partagent les fêtes de chaque religion. Le 25 décembre est un important moment festif qui rassemble les familles du nord au sud du pays. "Le Père Noël est partout chez lui", raconte Gérard Grizbec, correspondant de France 2 à Dakar.

Depuis déjà dix jours, ils occupent les trottoirs du boulevard de la République, la grande artère de Dakar qui va du Palais présidentiel à la Corniche qui longe la mer. Ils, ce sont ces vendeurs ambulants qui se faufilent entre les voitures bloquées aux feux rouges. Grâce à eux, impossible d’ignorer que les fêtes sont bien là : sapins de Noël, guirlandes, boules de toutes les couleurs.Tout vient de la Médina, quartier populaire de Dakar, plus précisément du côté de l’avenue du général de Gaulle.

La plupart des vendeurs sont des musulmans qui se sont fournis auprès de marchands chinois. Car au Sénégal, on ne rate aucune fête, quelque soit sa religion. Alors, Noël est un moment important pour tous dans un pays où 90% de la population est de confession musulmane.

Ici, on pratique une forme d’islam très tolérant, sous forme de confréries dirigées par des marabouts. La confrérie des Mourides est la plus importante. Ainsi, chaque année au mois de mars, des centaines de milliers de pélerins se retrouvent à Touba pour y commémorer l’exil en 1895 du Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur de cette confrérie. Pour les mourides, ce pèlerinage est plus important que celui de la Mecque.

Noël est fêté donc par tous, comme la Tabaski (l'Aïd al-Adha), célébrée il y a quelques semaines, qui commémore le sacrifice d’Abraham et son obéissance à Dieu. En quelques heures, tous les moutons de Dakar ont été égorgés. Cette fois, Noël est l’occasion de se réunir en famille, d’échanger quelques cadeaux, selon ses moyens, et surtout de partager un bon repas.

Pape habite dans le village de Diass à 50 km au sud de Dakar. Un village tranquille sur la petite côte…pas très loin de Saly, station balnéaire à la mode, très prisée des bobos parisiens… «A Noël le menu est toujours le même : poulet-frites ! Le menu des toubabs !» (les blancs, en langue wolof). A Diass tout le monde est musulman, mais qu’importe ! Et il poursuit : «On refait la même chose le soir du 31 décembre : toujours poulet-frites, soirée dansante, des beignets et quelques pétards…plus les 12 coups de minuit !».

A l’autre bout du pays, tout au sud, en Casamance, Florence habite un autre village : Affignam, à 2h de pirogue de Ziguincho. Là, tout le monde est catholique : «à minuit on va à la messe, puis c'est " l'habituel "poulet-frites, pas d’alcool, on boit du jus de bissap (d’hibiscus) et de bouye (de baobab)».  Seule exception : la bière flag, la plus populaire car la moins chère.

Les marchands ambulants de Dakar se font de plus en plus pressants : «Il n’y aura pas de sapins pour tout le monde» nous dit Abass, ceux-là sont à 5000 francs CFA ( environ 8 euros ). Difficile de croire que la communauté chinoise est en rupture de stock . Difficile également de croire que l’on est fin décembre, il fait 28 degrés…et l’on peut encore se baigner.

Gérard Grizbec

26/12/2012

La France va faire les yeux doux à l'Afrique...

La France entend préserver son influence en Afrique, aussi par l'assouplissement des mesures d'optention de visas...

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Dès la campagne présidentielle qui l'a conduit à la tête de l'Etat français au mois de mai, François Hollande avait exprimé dans son programme son souhait de rompre "avec la Françafrique en proposant une relation fondée sur l'égalité, la confiance et la solidarité".
Depuis, le nouveau président français, discret et pragmatique, a effectué ses premières visites officielles en Afrique, à Dakar, Kinshasa et Alger, et a jeté les bases de nouvelles relations franco-africaines qu'il appelle de ses vœux, prônant le respect mutuel et la transparence.
Se pose alors la question de l'impact qu'aura la nouvelle vision française en Afrique, mais aussi celle du rôle joué sur ce "continent d'avenir", comme l'a qualifié M. Hollande, par les autres grands acteurs internationaux tels que les Etats-Unis et la Chine.
"Je ne suis pas venu ici, à Dakar, pour montrer un exemple, pour imposer un modèle, ni pour délivrer une leçon", a déclaré le président français le 12 octobre dans la capitale sénégalaise, lors de son premier déplacement en Afrique après son entrée en fonctions. M. Hollande prenait ainsi ses distances avec son prédécesseur Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré cinq ans plus tôt dans la même ville que "l'homme africain, n'[était] pas assez entré dans l'Histoire", propos qui avaient provoqué un certain malaise dans les opinions publiques africaines.
LE TEMPS DE LA FRANCAFRIQUE EST REVOLU
Dans le discours fondateur de sa politique africaine, le président français a mis en avant sa "volonté de renouveler la relation entre la France et l'Afrique".
"Le temps de ce qu'on appelait autrefois 'la Françafrique' est révolu. Il y a la France et il y a l'Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, sur la clarté et sur la solidarité", a-t-il déclaré à Dakar. En termes de solidarité et de développement, "l'Afrique sub-saharienne est la première priorité de la politique de la France", a-t-il affirmé dans son discours.
L'un des leviers de cette politique consiste, selon le projet présenté par M. Hollande, à "défendre les intérêts de l'Afrique dans les institutions multilatérales", avec un partenariat accordant une plus grande place au rôle joué par les organisations non gouvernementales et les collectivités locales, pour "en terminer avec ces relations d'Etats à Etats qui ignorent les peuples et les sociétés".
"La France a toujours été un partenaire fiable mais exigeant de la RDC", a affirmé pour sa part l'ambassadeur de France en République démocratique du Congo (RDC), M. Luc Hallade, en résumant les relations qui lient son pays à la RDC, au cours d'une conférence tenue le 6 octobre dernier à Kinshasa. D'après lui, la France tient compte, dans ses relations, de valeurs telles que la démocratie, le respect des droits de l'homme, la transparence et l'équité.
Le 20 décembre, la visite de M. Hollande en Algérie s'achève sur un bilan fructueux. A son actif, la Déclaration d'Alger sur l'amitié et la coopération, ainsi qu'une dizaine d'accords dans des domaines divers, ce qui semble de bon augure pour le "partenariat stratégique d'égal à égal" que la France et l'Algérie cherchent à instaurer.
Les deux pays souhaitent développer un partenariat "exemplaire et ambitieux, fondé sur l'égalité, le respect mutuel, l'équilibre des intérêts et la solidarité", indique la Déclaration d'Alger, qui devrait servir de cadre pour le futur développement économique bilatéral.
Les deux parties entendent aussi jouer un "rôle exceptionnel" dans la construction d'un espace euro-méditerranéen de paix et de sécurité, de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.
Selon certains observateurs, l'évolution de la politique française en Afrique devrait amener à une présence accrue de nouveaux acteurs dans les relations franco-africaines. Ainsi, Paris serait progressivement appelé à jouer un rôle non plus d'acteur direct et quasi-exclusif, mais plus celui d'un coordinateur des actions menées par divers acteurs non étatiques.
L'AFRIQUE EST UN "CONTINENT D'AVENIR"
D'un point de vue économique, le président Hollande voit en l'Afrique un "continent d'avenir" avec "des pays qui connaissent une forte croissance", tandis que l'Europe enregistre des taux de croissance faibles et que plusieurs de ses pays sont entrés en récession.
D'après les perspectives de la Banque africaine de développement (BAD), l'économie de l'Afrique devrait afficher une croissance impressionnante de 4,5% en 2012, et de 4,8% en 2013. L'Europe, de son côté, ne pourrait tabler que sur une croissance économique de 0,8% en 2012, avant d'entrer dans une période de stagnation en 2013, d'après les agences de notation internationales.
"En Afrique, une dynamique économique est née depuis plusieurs années. C'est un continent d'avenir parce qu'il y a une jeunesse qui demande à prendre sa place. C'est un continent d'avenir parce que des entreprises sont en train de s'installer, des pays se sont eux-mêmes investis, notamment la Chine et les Etats-Unis", reconnaissait M. Hollande dans un entretien accordé à RFI, TV5 Monde et France 24 la veille de son départ pour Dakar. Le président français n'avait alors pas manqué d'ajouter que la France souhaitait être de cette "grande aventure".
L'intérêt affiché par le président français pour la dynamique économique africaine est d'autant plus compréhensible que la France se trouve marginalisée dans certains pays africains. A titre d'exemple, la part de marché de la France en Afrique est passée, entre 2000 et 2010, de 16,2 % à 8,9 % au profit des pays émergents.
Si "20% de l'économie en Afrique concernent des entreprises françaises", comme l'a souligné M. Hollande lors de son entretien à la presse du 11 octobre, la France entend développer une diplomatie économique pour garantir cette position, mais aussi pour s'assurer des débouchés, à l'heure où l'Europe est plongée dans un profond marasme économique.
Ainsi, la France est bien consciente qu'elle doit accepter la naissance d'une nouvelle Afrique qui diversifie ses marchés et ses partenaires au profit de nouveaux acteurs tels que la Chine, l'Inde ou encore le Brésil. "Les grands pays se tournent vers l'Afrique et investissent massivement. Vous n'avez pas à avoir peur de cet intérêt nouveau", a déclaré le président français dans son discours de Dakar.
Aux anciens clichés se substitue donc progressivement le visage d'un continent constituant l'un des principaux réservoirs de croissance économique, le plus grand marché en devenir et aussi la plus importante réserve de ressources naturelles.
L'industrialisation progressive du continent pourrait permettre à l'Afrique de renforcer son industrie de transformation primaire des matières premières, notamment agricoles.
La nouvelle équipe gouvernementale française entend également assouplir la politique de visas restrictive de la France qui a conduit une part croissante des jeunes Africains à se tourner vers d'autres pays comme l'Allemagne, le Canada, la Chine, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis pour y effectuer leurs études ou y développer une activité.
L'INTERET DES ETATS-UNIS
L'avenir prometteur de l'Afrique suscite également l'intérêt d'autres grandes puissances comme les Etats-Unis.
Critiqué pour la faiblesse de son engagement avec l'Afrique au cours de son premier mandat, le président américain Barack Obama a lancé fin novembre la campagne "Doing Business in Africa", une campagne de sensibilisation à destination des décideurs économiques américains sur les opportunités d'affaires en Afrique.
Pour le président américain, cette campagne est destinée "à approfondir les échanges et les investissements entre les Etats-Unis et une région qui abrite six des dix pays à la plus forte croissance économique du monde."
Bien que le commerce bilatéral avec l'Afrique subsaharienne ait grimpé de 16% par rapport à 2010 pour atteindre 95 milliards de dollars, les échanges entre les États-Unis et cette partie de l'Afrique ne représentent aujourd'hui que 2,6% du total des échanges commerciaux américains avec le reste du monde, d'où l'intérêt manifesté récemment par Washington pour l'activité économique africaine.
La présence chinoise de plus en plus grande en Afrique, qui vient s'ajouter à la présence historique de la France sur le continent, pourrait aussi être l'un des facteurs de cet intérêt renaissant des Etats-Unis pour le continent africain.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a effectué au mois d'août une tournée de onze jours dans sept pays d'Afrique pour réaffirmer la stratégie africaine des Etats-Unis présentée en juin par le président Barack Obama.
S'il s'agissait officiellement de promouvoir la stratégie américaine en faveur du développement, de faire avancer la paix et la sécurité et de consolider les institutions démocratiques, certains observateurs voient derrière cette mission diplomatique la volonté de Washington de contenir la Chine sur le marché économique africain.
De son côté, la France, consciente, comme son président l'a affirmé à Dakar, que l'avenir économique du monde se jouera en Afrique, entend donc y préserver son influence en prônant "des relations économiques et commerciales plus équitables", tout en composant avec la nouvelle donne américaine et le rôle joué par la Chine sur le continent.
Xinhua

Casamance: 30 ans de conflit

Casamance : 30 ans de conflit

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Voilà 30 ans que le conflit casamançais perdure, depuis la marche du 26 décembre 1982 qui réclamait plus de considération de la part de Dakar. Après une période de durcissement, puis de pourrissement de la situation, le conflit semble depuis l'élection du président Mack Sall trouver une issue.

Tout est parti d’une marche, menée le 26 décembre 1982 à Ziguinchor, par des sympathisants du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC, créé en 1947 à Sédhiou). A l’époque, les populations réclament plus de considérations par le pouvoir central, la région étant quelque peu délaissée. Les manifestants dénoncent notamment le « mépris culturel » des « nordistes » vis-à-vis des Casamançais (sud). Ils pointent aussi du doigt « la confiscation des terres » au profit de « nordistes ».

Suite à la répression de cette marche par les forces de l’ordre, le ton se durcit. Le MFDC met l’accent sur les revendications séparatistes et constitue une aile armée, Atika. Plusieurs personnes animées par la colère et une volonté de vengeance gagnent le maquis. « Dès le déclenchement, et sur une période de plus de dix ans, la méthode utilisée par l’Etat était celle du ' tout sécuritaire ', explique Nouha Cissé, observateur du conflit. Il fallait taper sur tout ce qui bouge, poursuit-il, et cela a entraîné la résistance de tous ceux qui étaient pourchassés suite aux manifestations de 1982-1983 ». C’est un curé, l’abbé Diamacoune Senghor, qui dirige le mouvement pendant vingt-cinq ans. Mais depuis sa mort, survenue en janvier 2007, le MFDC est profondément divisé, avec plusieurs ailes armées et civiles, empêchant tout dialogue interne cohérent.

De son côté, l’Etat va, pendant plusieurs années, mettre en place une « stratégie du pourrissement ». Pour le géographe Jean-Claude Marut*, « tout en proclamant qu’il n’y avait d’autre issue que politique, les dirigeants qui se sont succédé au pouvoir à Dakar entre 1982 et début 2012 n’ont ainsi eu de cesse que de dépolitiser la question, maniant, tour à tour ou simultanément, la carotte et le bâton, chacun à sa manière ».

A ce jour, les nombreux cessez-le-feu et accords de paix entre le gouvernement et le MFDC sont restés lettre morte. Mais une lueur d’espoir apparaît avec le nouveau président Macky Sall, élu en mars dernier. Depuis son élection, Sall se montre ouvert au dialogue avec toutes les factions du mouvement séparatiste, notamment avec l’aile la plus radicale, dirigée par Salif Sadio. En octobre dernier, l’Etat sénégalais, sous l’égide de la communauté Sant’Egidio, a entamé des discussions avec ce groupe armé, suscitant de nouveaux espoirs de paix.

RFI

25/12/2012

Ministre chanteur désenchanté...

Youssou Ndour sur le point de quitter le gouvernement ?

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Youssou Ndour semble s’ennuyer dans ses habits de ministre du Tourisme et des Loisirs. En effet, il serait sur le point de quitter le gouvernement. Le poste de ministre qu’il convoitait tant est devenu une désillusion pour lui, nous affirment des sources proches de son entourage. L’ex patron du Super Etoile, nous dit-on avait un emploi du temps taillé à sa guise, aujourd’hui il est soumis à un régime protocolaire contraignant. Il se lève tôt le matin pour se rendre au bureau ou présider une cérémonie de son département ministériel. Une habitude qu’il n’a jamais eue depuis sa prime jeunesse, indiquent ses proches. Youssou Ndour se produisait la nuit et passait une bonne partie de la journée à dormir. Ce changement d’horaires a sérieusement perturbé You, si l’on se fie à ses amis. Mais la principale raison du départ de Youssou Ndour du gouvernement est d’ordre pécuniaire. Selon des sources de Exclusif Dakar, le train de vie de Youssou Ndour a drastiquement chuté, car son salaire de ministre est insignifiant comparé à ce qu’il gagnait en tant que musicien et homme d’affaires. Mieux ou pire, c’est selon, le fleuron de ses sociétés, son groupe de presse a du plomb dans l’aile, affirment des travailleurs de la boîte. Youssou Ndour, nous dit-on n’en peut plus, il veut retourner à ses vieilles amours, faire de la musique et avoir un œil sur ses affaires. Son départ du gouvernement est imminent, indiquent des sources dignes de foi.

DakarActu

Les mauvaises fortunes du fils Wade...

Karim Wade: la fin est proche

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Son compte à 1,5 milliard découvert par le FBI : Karim Wade « remis » au Procureur spécial

L’entrée en scène du Fbi dans l’enquête sur les biens présumés mal acquis a porté ses fruits. On apprend du quotidien l’Observateur que c’est la police judiciaire américaine aurait découvert 1,5 milliard dans un compte de Karim Wade aux Etats-Unis.

Pour recouvrer les biens susceptibles d’être planqués dans des banques américaines, l’expertise du Federal bureau of Investigation (FBI) a été mise à contribution par les autorités sénégalaises. Et tout porte à croire que ces dernières ont obtenu gain de cause car la police judiciaire américaine aurait découvert un compte de Karim Wade contenant 1,5 milliard FCFA. C’est ce que révèle l’Observateur de ce lundi 24 décembre.

En sus de ce compte, le fils de Wade en posséderait également deux à Paris et à Londres. Au Sénégal, les gendarmes de la section de recherches de Dakar ont découvert 767 millions qui ont été versés dans deux comptes logés respectivement à la Cbao et à la SGBS. Le premier contient 142 millions, le second en est à 625 millions. L’ancien patron de l’Anoci serait actionnaire dans plusieurs entreprises à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. D’ailleurs, ses « hommes-liges » ont été tous entendus par les enquêteurs de la section de recherches.

Après sa sixième audition de jeudi dernier, le quotidien l’Observateur renseigne que le dossier Karim Wade a été bouclé et les conclusions de l’enquête préliminaire transmises au Procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), Alioune Ndao. Ce dernier convoquera l’ancien ministre des Infrastructure pour lui servir une mise en demeure avant de lui notifier qu’il a un mois pour justifier l’origine de ses biens. S'il ne parvient pas à prouver son innocence, la Commission d'instruction de la Crei sera saisie et le fils de Wade risque d'atterrir à l'hôtel...zéro étoile.

DakarActu

Sall en a marre de l'aéroport de Dakar!

Aéroport LSS : le Président Macky Sall instruit les ministres de mettre un terme à l’anarchie qui y prévaut

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Le Président Macky Sall est monté au créneau pour dénoncer dans deux missives envoyées aux ministres : le "désordre", l’"insécurité" et l"insalubrité" qui règnent et sont devenus "intolérables" à l’Aéroport Léopold Sédar Senghor.

En dépit du regain du trafic aérien noté avec les dessertes non négligeables de la compagnie Corsair dernière arrivée dans le ciel sénégalais et d’autres arrivées plus importantes de touristes, l’Aéroport Léopold Sédar Senghor continue de donner une image inacceptable du Sénégal.

Sensible aux nombreuses récriminations dont celle de ASI24 qui a constaté et relaté à plusieurs reprises l’anarchie qui sévit à l’aéroport, le Président de la République a rappelé aux ministres des Forces armées , de l’Intérieur, des Affaires étrangères, des Infrastructures et des Transports aériens, leurs devoirs et leur responsabilité.

Dans la lettre N° 05548 en datte du 19 décembre 2012, rendue publique ce lundi par le quotidien L’Enquête, Macky Sall leur fait la leçon : "Messieurs les Ministres, une aéroport international constitue pour un pays une vitrine essentielle", commence-t-il par dire.

"Il a été constaté aux abords et à l’intérieur de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor un désordre, une insécurité et une insalubrité qui ont atteint un seuil intolérable.", le Président leur rappelle "par ailleurs" que "les conditions d’accueil et la vétusté du matériel n’honorent pas notre pays."

Macky Sall rappelle par ailleurs que "toutes les mesures prises à ce jour n’ont produit aucun résultat probant" et a donc"demandé" aux ministres impliqués dans les activités de l’aéroport de prendre "sans délai et de manière concertée, toutes les dispositions utiles à rendre l’Aéroport Léopold Sédar Senghor une image digne du Sénégal".

Le Président qui a précisé aux ministres qu’il attend le compte rendu des instructions, a aussi indiqué que l’accès au salon d’honneur et au tarmac de l’aéroport sont assujettis à des normes.

"Il m’est revenu que des personnes accédaient aux différentes salles du Salon et au tarmac, en voiture, sans y avoir droit.

Le président dit cet effet aussi, attendre des comptes rendus des diligences ministérielles.

DakarActu

24/12/2012

Macky Sall durcit le ton

L’impunité est terminée, décrète Macky Sall

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Le chef de l’Etat, Macky Sall, a prévenu ses partisans et alliés que l’appartenance à la majorité présidentielle ne les dispensera le cas échéant de rendre compte de leur gestion à la tête de structures ou organismes publics. C'était hier à Mbodiène.

"Il ne faut pas que ceux qui gèrent aujourd’hui, parce qu’ils sont du parti (APR) ou des alliés, croient qu’ils ont un bouclier", a dit le chef de l’Etat, à l’ouverture des travaux de la deuxième édition des universités des jeunesses républicaines initiées par la Convergence des jeunesses républicaines (COJER), sur le thème "Tenons engagements".

"C’est une grave erreur" que de penser cela, a souligné Macky Sall, laissant entendre que la même rigueur sera appliquée à tous, sans distinction d’appartenance politique.

"J’ai créé l’Office national de répression et de lutte contre la fraude et la corruption qui n’est pas destiné aux anciens, mais à ceux qui gèrent aujourd’hui. Pour les autres, c’est la Haute cour de justice. Il faut que les gens comprennent que les choses ont changé, on ne peut plus laisser des managers faire des indélicatesses sans conséquences. Ça, c’est révolu, c’est terminé !", s’est-il exclamé.

"Nous ne pouvons pas laisser le crime économique impuni, il faut que demain, nos enfants comprennent que le bien public est sacré et que le privilège de condition ou de naissance n’est pas une prime à l’impunité", a-t-il fait valoir.

"Dès mon accession à la magistrature suprême et conformément à mes engagements, j’ai décidé de laisser la justice agir en toute indépendance pour situer les responsabilités de chacun dans la gestion des deniers publics", a souligné Macky Sall.

Selon lui, les citoyens doivent s’attacher à la République, une chose commune à l’origine d’un lien fort, afin que chacun puisse œuvrer "pour le bien de tous et que tous œuvrent pour le bien de chacun".

"Quelles que soient ses origines, sa race, son ethnie et sa religion, la République exige de nous tous le sens de la responsabilité et le respect du bien commun", a-t-il dit.

APS/THIESINFO

Inondations: l'hygiène aussi en cause

Les populations inondées invitées à adopter de bonnes pratiques d'hygiène

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Le coordonnateur de l'ONG EVE (Eau, Vie et Environnement), Cheikh Aliou Bèye, a invité samedi à Diamaguène Sicap-Mbao (banlieue dakaroise), les populations des zones inondées à adopter les bonnes pratiques d'hygiène en vue d'éviter certaines maladies liées à la stagnation des eaux.

"Le plus difficile, c'est les comportements. Malgré les difficultés, malgré le fait qu'on est dans une situation d'inondation, je pense qu'il y a des pratiques d'hygiène cruciales que les populations doivent intégrer dans leurs mentalités pour éviter certaines maladies" a-t-il notamment indiqué.

M. Bèye s'exprimait lors de la distribution de kits d'hygiène, dans le cadre d'un programme piloté par son ONG et intitulé "Assistance humanitaire aux populations affectées par les inondations de 2012 à Pikine".

Les kits distribués aux populations sont évalués à 41 millions de francs CFA et se composent de barres de savon, de poubelles en plastique d'une capacité de 50 litres l'unité, de bouteilles d'eau de javel et de grésil. Ils ont été distribués à 3000 ménages de la banlieue touchés par les dernières inondations.

La distribution de ces kits d'hygiène a été précédée d'une évaluation de la qualité de l'eau, l'hygiène et de l'assainissement. Cette action a été déroulée du 12 au 17 septembre dernier dans sept communes d'arrondissement du département de Pikine.

L'évaluation avait ciblé les communes d'arrondissement de Diamaguène Sicap-Mbao, Tivaouane Diacksao, Yeumbeul Sud, Guinaw-rails Sud, Guinaw-rails Nord, Thiaroye gare et Dalifort.

Le même travail a été aussi effectué à Médina Gounass et Wakhinane Nimzat, deux communes d'arrondissement du département de Guédiawaye.

L'étude a montré que les principaux problèmes notés dans ces localités sont liés au remplissage des fosses sceptiques, au manque de conditionnement adéquat des ordures à domicile et de produits d'hygiène (savon, javel, poubelle réglementaire). Il y a aussi l'absence d'un dispositif fixe de lavage des mains.

A cela, s'ajoutent les mauvaises pratiques d'hygiène observées telles que le mélange voulu ou non du trop-plein des eaux des fosses dans les eaux pluviales, le jet des ordures ménagères dans les eaux de stockage à l'intérieur ou aux abords des maisons, etc.

SG/BK

23/12/2012

Webtélé PeopleTV fait ses débuts à Dakar

Webtélé PeopleTV fait ses débuts à Dakar

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Grâce aux avancées constantes des technologies de l’information et des communications, l’Afrique est en train de refaire son retard dans le web 2.0. Dernier exemple en date, la chaîne PeopleTV, la première webtélé sénégalaise qui est en phase de lancement à Dakar.

Ouakam, banlieue nord de Dakar. Après un trajet cahoteux à la vitesse de croisière de 30km/h dans les ruelles en terre du quartier, le taxi s’est enfin arrêté devant la bonne maison, près de la « mosquée verte », non sans avoir demandé son chemin une bonne dizaine de fois. C’est donc là, dans le garage d’une maison somme toute cossue pour la région, que PeopleTV a installé ses locaux. Après l’ère des « garages bands » du rock des 1970’s, voici donc venue l’ère des « garage TV » à la mode africaine !

Un banal téléviseur, un téléphone-fax, une caméra amateur, trois laptops fatigués, une rampe de néon convertie en projecteur, une bannière et un micro bardés du logo de la station, et c’est à peu près tout le matériel dont dispose pour le moment, sur à peine 20 m², celle qui sera bientôt la première webtélé de l’ouest africain. En réalité, la vraie richesse de toute cette entreprise réside dans le savoir-faire et l’ingéniosité de Pape Cissé, son fondateur, ainsi que dans l’énergie d’une jeune équipe, toute excitée à l’idée de vivre bientôt une aventure unique.

Formé à l’école MacDo

Pape Cissé, discours posé et nonchalance naturelle, est à la fois un bourlingueur et un entrepreneur. Pour payer ses études de gestion, d’informatique et d’audiovisuel en France, ce père de famille âgé aujourd’hui de 49 ans a d’abord travaillé à mi-temps chez McDonald’s pour finalement être embauché comme manager dans un McDo parisien, poste qu’il occupera durant sept ans, avant d’aller ouvrir lui-même son propre restaurant : la Teranga (forcément), à Nantes. On est alors très loin de la télé sur internet.

Ce n’est qu’en 2006 que, de retour au pays, le restaurateur se mue en homme d’affaires et monte une société spécialisée dans les contenus pour téléphones mobiles, l’un des secteurs les plus porteurs dans l’Afrique du XXIe siècle. En 2009, Pape fait ses premiers pas dans l’audiovisuel en créant Superstars, une émission de téléréalité façon Star Academy qu’il produit pour RTS, la chaîne publique sénégalaise. Ce succès, car c’en est un, va lui ouvrir des portes et faire naître une ambition : créer lui-même sa propre chaîne.

Il se tourne alors vers Futurs Médias, le groupe de presse créé en 2003 par le chanteur Youssou N’Dour, devenu depuis ministre de la Culture dans le Sénégal de l’après-Wade. Bien qu’il travaille déjà pour le groupe en tant que fournisseur de contenu pour la chaîne TFM, Pape essuie un refus poli pour son projet de webtélé. « A partir de là, explique-t-il, je me suis dit : 'j’ai les compétences, je connais un peu internet, alors pourquoi ne pas faire une télévision sur le net ?’ ». Un pari audacieux mais, finalement, sensé. « Il y a bien certaines télés africaines sur le web, se convainc-t-il alors, mais aucune qui produise ses propres programmes, conçus, filmés, scénarisés comme une télé. »

Bientôt la 4G à Dakar

Sa chance ? La rapidité avec laquelle internet et la téléphonie mobile se développent au Sénégal « On a déjà plus d’1,5 millions d’internautes qui se connectent (sur une population estimée à 13 millions d’habitants, NDLR). Et les réseaux sociaux sont en plein boom, Facebook, Twitter… car on a déjà le réseau 3G+ et on va bientôt avoir la 4G avec Orange en 2013. Et puis on a également le CDMA avec l’opérateur Expresso (1), qui est l’équivalent de la 3G ».

Ces deux dernières années, Pape les a passées à multiplier les contacts et à ficeler un montage financier qui lui permette de mener à bien son projet, tout en continuant ses activités dans la téléphonie mobile mais aussi dans le reportage télé en tant que producteur indépendant. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une webtélé peut fonctionner sans avoir nécessairement recours à la technologie dernier cri.

« Le haut débit n’est pas mon principal problème. Pour moi, la difficulté, c’était de pouvoir émettre de la vidéo de bonne qualité, précise le directeur général de la chaîne en pianotant sur son ordinateur portable. Grâce à Livestream, un service américain par abonnement spécialisé dans la diffusion de contenus sur internet, PeopleTV est même visible par les Sénégalais équipés en low-tech. « Avec ce serveur, indique Pape, on peut regarder de la webtélé avec une connexion en bas débit 512k sans problème. Toute personne qui se connecte sur YouTube ou sur Facebook peut aussi nous voir » …sans même devoir passer par le site de la chaîne.

Des programmes payants

Une fois lancée pour de bon (une version prototype est déjà en ligne depuis près d’un an), la chaîne devrait capter un jeune public grâce à une douzaine de programmes en français et en wolof dont certains - cours d’initiation musicale, découvertes de jeunes talents, spectacles en VOD (vidéo à la demande) - seront payants, par abonnement ou à l’unité, au moyen de numéros courts surtaxés ou bien par sms, un mode de paiement qui n’existe encore même pas en France. L’objectif : atteindre rapidement les 50 000 utilisateurs quotidiens, chiffre à partir duquel la chaîne, qui compte pour le moment une douzaine de collaborateurs, devrait être rentable.

Dès le premier trimestre 2013, PeopleTV aura également ses applications smartphones et tablettes afin de miser à fond sur ce qui devrait être l’atout clef de la chaîne : l’interactivité. Ce lien avec le public, on le trouve par exemple dans l’émission participative Kouma Niémé (en wolof : Tu oses m’attaquer), un jeu inspiré du fameux « ni oui, ni non » mais auquel l’animateur a ajouté une difficulté supplémentaire : ne prononcer aucun mot de français ! Eclats de rire garantis et succès assuré avec des gains pouvant aller jusqu’à 50 000 francs CFA (75 euros) pour les télénautes, de l'argent récolté grâce au mécénat. Sûr de la réussite de PeopleTV, Pape Cissé a déjà prévu d’en créer une version au Cameroun et une autre en Côte d’Ivoire en 2014. 

Christophe Carmarans

22/12/2012

Déficit colossal

Le Sénégal affiche un déficit commercial de 1405 milliards

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La balance commerciale du Sénégal est déficitaire à hauteur de 1405 milliards de francs CFA, a révélé vendredi El Hadji Malick Gakou, le ministre sénégalais du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, indiquant que le gouvernement s’attèle à renforcer la valorisation des exportations pour inverser la tendance.

‘’Le Sénégal a un niveau de balance commerciale […] chroniquement déficitaire qui se chiffre à 1405 milliards de francs CFA, et nous travaillons au fléchissement de ce niveau de déficit en renforçant et en valorisant les exportations du pays vers d’autres destinations’’, a dit M. Gakou.

El Hadji Malick Gakou était à la signature d’une convention de partenariat entre l’Association Afrique agro-export (AAFEX) et l’Association pour le développement des échanges internationaux de produits et techniques agroalimentaires (ADEPTA).

Dans son allocution, il a salué l’exemplarité de la coopération entre le Sénégal et la France en matière d’exportation.

‘’Nous devons valoriser le partenariat entre les pays de la sous-région, de l’Union européenne et de la France, car notre balance commerciale est déficitaire’’, a suggéré le Ministre.

Pour lui, il ‘’paraît essentiel et vital, dans notre pays, de renforcer les entreprises exportatrices en mettant en exergue toutes les potentialités et tous les instruments institutionnels pour soutenir cette perspective’’.

‘’Nous pouvons trouver un cadre approprié de valorisation de l’agro-alimentaire comme la boulangerie, qui est une filière vitale dans notre pays’’, a estimé le ministre du Commerce.

Xalimasn

Pêche: bonne nouvelle!

Le Sénégal prolonge le repos biologique des mers

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Sénégal prolonger le repos biologique des mersLe gouvernement sénégalais a décidé de prolonger le repos biologique de son espace maritime. Ce qui fait qu’il n’octroiera pas de licence de pêche aux armateurs étrangers pendant une année de plus. Cette décision handicape la Russie en particulier. Il y a peu, son gouvernement a annoncé une nouvelle stratégie pour capturer plus de poissons. Cette politique se base sur les eaux des pays de l’Afrique de l’Ouest, dont le Sénégal et les autres pays côtiers. La Russie a proposé aux gouvernements ouest-africains, en échange de leurs ressources halieutiques, du matériel de bureau, des camions, sa maîtrise d’ouvrage dans le domaine de la construction, des navettes pour la surveillance des côtes et des bourses d’étude supplémentaires pour les étudiants. De plus en plus, les navires russes ont du mal à atteindre les côtes ouest-africaines. Au Sénégal par exemple, le nouveau chef d’Etat avait annulé, dès son arrivée au pouvoir, 29 licences accordées par le gouvernement précédent à des armateurs étrangers. Cette décision a contribué à améliorer les prises des pêcheurs sénégalais depuis avril 2012. Dans le domaine de la pêche, l’on sent vraiment le changement à la tête de l’Etat. L’année dernière, l’ONG Greenpeace Afrique se plaignait du gouvernement sénégalais. Le ministre de l’économie maritime de l’époque avait réduit la durée du repos biologique des espaces.

D’abord, cette période était de deux mois, septembre à octobre. Finalement, à la fin du premier mois, l’autorité a estimé que c’était suffisant. Ce changement était à la base des critiques de Greenpeace Afrique. Dans un communiqué, l’ONG avait mis en garde les autorités sénégalaises sur l’extinction de certaines espèces de poisson. Ces avertissements sont à présent pris en compte.

Corinna Leblanc-Justin

21/12/2012

Bientôt un entraîneur pour les Lions

Cinq candidats pour diriger le Sénégal

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Cinq candidats ont été retenus pour le poste de sélectionneur du Sénégal, a indiqué jeudi la Fédération sénégalaise de football (FSF).

Le Sénégalais Aliou Cissé, les Français Alain Giresse et Jacques Santini, l'Allemand Volker Finke, le Suédois Sven-Göran Eriksson sont les postulants.

Le nom du futur sélectionneur, en remplacement du technicien local Joseph Koto, limogé en octobre suite à l'élimination des "Lions" de la CAN-2013, devrait être connu avant la fin du mois en cours après une concertation entre la Fédération et le ministère des sports.

RTBF

Hissène Habré va être enfin jugé!

Le début de la procédure contre Hissène Habré se rapproche

L’Assemblée nationale sénégalaise entérine le Statut des Chambres africaines extraordinaires

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La loi votée par l’Assemblée nationale du Sénégal le 19 décembre pour créer des chambres spéciales au sein des juridictions sénégalaises marque l’approche inéluctable du début de la procédure contre l’ancien président du Tchad Hissène Habré,a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Habré est accusé de milliers d’assassinats politiques et de l’usage systématique de la torture lorsqu’il dirigeait le Tchad, de 1982 à 1990. Il vit en exil au Sénégal depuis plus de 21 ans, mais n’y a toujours pas été traduit en justice.

« Les poursuites contre Hissène Habré n’ont jamais paru aussi proches » s’est réjoui Reed Brody, conseiller juridique de Human Rights Watch. « En huit mois, le gouvernement de Macky Sall a fait plus pour récompenser la persévérance et la ténacité des victimes que le Sénégal n’avait fait en plus de deux décennies.»  

Depuis l’élection de Macky Sall à la présidence du Sénégal et la décision de la Cour internationale de Justice du 20 juillet 2012 ordonnant au Sénégal de poursuivre en justice « sans autre délai » ou d’extrader l’ancien dictateur du Tchad, des négociations entre l’Union africaine et le Sénégal ont débouché sur un projet de « Chambres extraordinaires africaines » au sein du système judiciaire sénégalais. Les deux parties ont signé en ce sens un accord le 22 août 2012. La ministre de la Justice Aminata Touré a déclaré  que le tribunal sera bientôt opérationnel, dès que les juges et autres membres du personnel auront été nommés.

L’adoption par l’Assemblée nationale du statut fait également suite à des accords entre l’Union africaine, le Sénégal et les bailleurs internationaux portant sur le financement du tribunal dont le budget s’élève à 7,4 million d’euros. D’après des informations parues dans la presse, les donateurs seraient le Tchad (avec deux milliards de francs CFA - environ trois millions d’euros) ; l’Union européenne (deux millions d’euros) ; les Pays-Bas (un million d’euros) ; l’Union africaine (un million de dollars) ; les Etats-Unis (un million de dollars) ; l’Allemagne (500 000 euros) ; la Belgique (500 000 euros) ; la France (300 000 euros) et le Luxembourg (100 000 euros).

« Cela fait 22 ans que j’attends de voir Hissène Habré répondre de ses actes », a déclaré Clément Abaïfouta, président de l’Association des victimes de crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH) et qui, en tant que prisonnier politique durant le régime de Habré, fut contraint de creuser des fosses communes pour y enterrer des centaines de ses codétenus.« Nous allons enfin pouvoir confronter notre bourreau et ainsi redevenir des hommes dignes. »

Le Statut prévoit la mise en place d’une chambre d’instruction, d’une chambre d’accusation de la cour d’appel, d’une chambre d’assises et d’une chambre  d’appel. La chambre d’assises et la chambre d’assises d’appel seront chacune composée de deux juges sénégalais et d’un président originaire d’un autre pays membre de l’Union africaine.

Les Chambres  poursuivront « le ou les principaux responsables » des crimes internationaux commis au Tchad entre le 7 juin 1982 et le 1er décembre 1990. Toutefois, Hissène Habré sera probablement la seule personne à être jugée devant ce tribunal.

Human Rights Watch a souligné que le statut des Chambres prévoit la participation des victimes à tous les stades de la procédure en qualité de parties civiles, représentées par leurs avocats, et la possibilité de réparations en leur faveur. Le budget des chambres autorise l’enregistrement des audiences et la mise en place d’un large programme de sensibilisation pour que soient exportées au Tchad et ailleurs les vertus pédagogiques d’un tel procès.

« Le procès de Habré, s’il est juste, transparent et efficace pourra constituer un tournant pour la justice en Afrique » a ajouté Reed Brody. « Le précédent Habré pourrait devenir une source d’inspiration et d’orientation pour les efforts de la justice en Afrique et dans le monde. »

Reuter

20/12/2012

On compte sur la diaspora

ORIENTATION DES FONDS ENVOYES PAR DES MIGRANTS VERS L'INVESTISSEMENT

Pour booster le développement des localités d'origine

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Au Sénégal, on estime à plus de 3 millions de nationaux vivant à l’étranger. Malgré ce nombre important notre pays ne dispose pas de politique migratoire. Suffisant pour Mme Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (AMLD) en appelle à la création d’espaces pour faciliter en plus du transfert de fonds, les investissements des migrants et la restauration d’un guichet unique pour leur accès à l’information tout en les associant surtout aux politiques de développement locale de leurs zones d’origine.

Plus de 214 millions de personnes vivent en dehors de leur pays d’origine à l’échelle mondiale, donc des migrants. Au Sénégal, on estime à plus de 3 millions de nationaux vivant à l’étranger. Seulement, ce chiffre est loin de refléter la réalité car au moins un migrant sur trois n’est pas enregistré dans les consulats. Ces migrants font face à plusieurs difficultés liées à leur mobilité. Pis, certains d’entre eux ne peuvent pas retourner dans leurs pays d’origine.

Malgré cela notre pays ne dispose pas de politique migratoire. C’est pourquoi Mme Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (AMLD) interrogée par nos confrères de la radio Sud FM à l’occasion de la Journée internationale des migrants célébrée hier mardi 18 décembre, suggère l’aménagement de cadre favorable à l’orientation des fonds envoyé par les migrants vers l’investissement et le développement.  «Les migrants peuvent être des investisseurs dans leurs pays d’origine à condition que celui-ci aménage des espaces où ses investissements peuvent se faire. (…) Pour faciliter l’investissement des migrants, l’Etat doit faciliter le transfert de fonds, restaurer un guichet unique afin de faciliter leur accès à l’information et surtout les associer aux politiques de développement locale de leurs zones d’origine».

Selon Ndioro Ndiaye, faciliter l’investissement dépend de la qualité et du statut du migrant. «Si le migrant est un homme d’affaires qui a la possibilité d’avoir assez de ressources pour investir au niveau national dans des actions phares, des actions qui ont de la porté, qui sont d’envergure pour booster l’économie à ce niveau stratégique qu’est l’Etat, c’est une excellente chose». Quant à ceux qui ne sont pas à ce stade, il faut voir comment associer le peu dont ils disposent à celle de collectivités locales d’origine. «Vous avez à côté de ceux-là (ndlr-les émigrés hommes d’affaires) une kyrielle de migrants qui ne sont pas à ce niveau là et qui n’ont pas la capacité ou le pouvoir de financer, mais qui ont la volonté d’investir dans leurs localités d’origine. Et nous avons proposé à Africités VI tout dernièrement (ndlr-sommet tenu à Dakar du 04 au 08 décembre) de voir comment faire pour que le peu que le migrant amène soit associé à ce que sa mairie d’origine, son conseil régional ou sa commune urbaine peu faire pour avoir une somme qui constitue un fonds que la mairie investit selon ses priorités», conseille la présidente de l’AMLD.

Ce qui, à l’en croire, va  contribuer au développement, à la modernité ou la modernisation de la localité plus exactement. Et «c’est comme-çà que l’on peu évaluer ce que la migrant est capable de faire pour contribuer au développement de son pays». Malheureusement, non seulement le Sénégal ne s’est pas doté d’une politique migratoire adéquate, mais les pays développés également n’en n’ont pas. Toutefois, «cela n’empêche pas qu’on fasse l’effort d’en avoir» dans notre pays martèle Mme Ndioro Ndiaye. Et d’inviter à une harmonisation des actions et interventions dans notre pays où plusieurs structures et ministères, notamment le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et celui de l’Intérieur, ont en charge la question des migrations.

Pour rappel, la veille de cette journée, avec le concours de l’Office international des migrations, près de 120 migrants Ouest-africains ont été expulsés de la Libye et parmi eux 40 Sénégalais et 60 Gambiens. Ils sont arrivés avant-hier lundi 17 décembre à Tambacounda après une longue marche dans le désert nigérien. Elargies des prisons libyennes, nos compatriotes on reçu chacun 11500 F Cfa pour rejoindre leur familles alors que les Gambiens ont été convoyés jusqu’à Faragny, précise Sud FM.

Ibrahima DIALLO

Fête nautique à St Louis

Une fête nautique sur les berges

Aviron-_Bouvet_Rames_Guayane_2009_.jpgLa ville de Saint-Louis abrite les 22 et 23 décembre prochain la troisième édition des rames fluviales. Des rameurs du Mali, de la Mauritanie et de la Guinée -Bissau en plus des clubs nationaux, sont attendus à cette fête nautique que les organisateurs ont inscrit sous le signe de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement.

Renvoyé pour cause de décès du Khalife Serigne Mansour, les 3èmes rames fluviales de Saint-Louis se tiendront le samedi 23  décembre sur les berges du fleuve.  Cette édition aura comme marraine la première Dame, Madame Maréme Faye Sall.

En plus des clubs nationaux, des rameurs en provenance de la Mauritanie, du Mali et de la Guinée sont attendus pour coller à la vocation sous-régionale que la Fédération sénégalaise de Canoë-Kayak et d’aviron ambitionne de donner à son événement.

En somme, prés de 500 participants vont investir les eaux pour une série de démonstrations prévue le samedi 22 décembre suivie d’une compétition réservée le lendemain dimanche aux athlètes confirmés de canoë-kayak.

L’internationale sénégalaise Oulimata Fall de Lille (France), qui vient de s’illustrer dans les compétitions européennes,  va jouer sa partition sur embarcation.

Ady Fall, président de l’instance fédérale et les Kayakistes sénégalaises s’appuieront également sur le très propice plan d’eau qu’offre la ville de Mame Coumba Bang pour assurer le spectacle en mettant en exergue la longue tradition de rame dans la vie des populations des peuples.

Selon le président Fall, le canoë-kayak et l’aviron comportent également cet aspect touristique et surtout environnemental qu’il faudra ressortir.

Dans ce cadre, souligne-t-il, un message fort sur la protection de l’environnement sera lancé  dans l’objectif d’appeler les populations à la sauvegarde de la propreté des berges du fleuve.

Des supports de communication, annonce-t-on, seront déployés sur les sites qui seront traversés. «Notre ambition est de consolider les relations de solidarité sportive avec les populations car la rame est un instrument important et fédérateur des peuples de la sous-région. Notre objectif est également de sensibiliser les populations sur l’environnement»,  rappelle le président Ady Fall.

Omar DIAW

18/12/2012

Tourisme malade du Sénégal

Tourisme malade du Sénégal

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Le secteur du tourisme a été pendant longtemps la deuxième source de devises du Sénégal, après la pêche, avec un chiffre d’affaires qui dépassait, bon an mal an, 300 milliards de francs Cfa. Dans certaines zones, le tourisme a toujours constitué le premier pourvoyeur de revenus et d’emplois pour les populations. Toutefois, la promotion de la destination Sénégal a été fortement concurrencée dans son tourisme balnéaire par les pays d’Afrique du Nord comme le Maroc, la Tunisie et l’Egypte, qui offrent une meilleure qualité de services à des coûts moindres et qui sont plus proches pour un voyageur venant de pays européens. Le Sénégal dispose pourtant d’énormes atouts sur le marché régional et international, mais son industrie touristique connaît des difficultés et le pays doit aussi faire face à la concurrence de nouvelles destinations telles que la Mauritanie, les îles du Cap Vert et la Gambie.

Le Président Macky Sall a voulu booster ce secteur en confiant au célèbre artiste Youssou Ndour la mission de le développer afin de renforcer l’attractivité de la destination Sénégal. Dans la même logique, il a confirmé la baisse de 18 à 10% de la Tva sur les produits touristiques. L’objectif à court terme est d’arriver à recevoir plus d’un million cinq cent mille touristes au Sénégal à l’horizon 2015.

Cet objectif qui, de toute évidence apparaissait comme difficilement réalisable, semble aujourd’hui compromis. En effet, les destinations touristiques du Sénégal souffraient de nombreux handicaps. Le premier dans la longue liste est naturellement la cherté de cette destination. Les billets d’avion sont anormalement chers pour tout touriste voulant se rendre au Sénégal, du fait de fortes taxes appliquées sur les billets d’avion afin, entre autres, de financer les travaux du projet de nouvel aéroport de Diass. Il s’y ajoute que les tarifs pratiqués par les hôteliers au Sénégal et le coût de la vie, assez élevé de façon générale, dissuadent les touristes. Les conditions d’accueil, les tracasseries depuis l’aéroport de Dakar, les mauvaises conditions de transfert vers des stations touristiques comme Saly Portudal, la Casamance ou la ville de Saint-Louis notamment, demeurant assez fastidieuses pour les visiteurs. Les autres facteurs qui dissuadent encore les touristes de revenir au Sénégal après une première visite ont trait à des formes de harcèlement dont ils font l’objet au niveau de certains sites touristiques.

C’est ainsi qu’il a été constaté par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie une diminution importante du nombre de visiteurs et des recettes. Le nombre d’entrées à l’aéroport est passé de 491 552 en 2008 à 366 244 en 2009. C’est dire que la destination touristique phare de la région se trouve être en panne. Et comme si tout cela ne suffisait pas, le gouvernement du Président Macky Sall vient de prendre une décision qui risque de plomber gravement le secteur touristique et compromettre tous les efforts de sa relance. En effet, lors du vote du budget du ministère des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie sénégalaise, Mankeur Ndiaye, a annoncé que le Sénégal compte appliquer la réciprocité des visas d’entrée pour les citoyens des pays qui exigent des visas d’entrée dans leur territoire aux détenteurs de passeport sénégalais. On se demande encore où était le ministre Youssou Ndour pour avoir laissé faire cela. Une telle disposition ne figurait pas dans le projet de nouveau Code général des Impôts et n’a été intégré qu’à la dernière minute dans la mouture envoyée à l’Assemblée, à la demande insistante du ministère des Affaires étrangères. L’administration fiscale aurait manifesté ses réserves par rapport à une telle mesure.

L’entrée en vigueur d’une telle mesure est prévue pour le mois de juillet 2013, car les ambassades et autres missions diplomatiques auraient encore besoin de mieux se préparer pour pouvoir assurer son application. L’exigence du visa d’entrée au Sénégal pourrait être pourvoyeur d’importantes ressources pour les caisses de l’Etat si les conditions de recouvrement et de sécurisation des revenus fiscaux sont garanties. Il faut dire que de nombreux responsables du ministère de l’Economie et des Finances considèrent déjà que les ressources fiscales générées par les représentations diplomatiques du Sénégal à l’étranger, notamment en termes de timbres pour les passeports et autres documents administratifs ne sont pas systématiquement reversés dans les caisses du Trésor public. Il faudrait donc régler cette question, surtout que des centaines de milliers de personnes auront à s’acquitter du paiement de frais pour l’obtention de visas car, on ne voit pas comment le Sénégal pourrait rendre gratuit pour tous les pays la délivrance d’un visa d’entrée. En outre, la situation de laxisme et de laisser-aller qui prévaut dans la plupart des missions diplomatiques du Sénégal va rebuter les candidats au visa touristique. Dans la plupart de nos ambassades et consulats à l’étranger, les membres du personnel en poste s’occupent plus de leurs affaires personnelles que des affaires pour lesquelles ils ont bénéficié d’une affectation à l’étranger. Ils sont nombreux, les fonctionnaires sénégalais en poste à l’étranger à s’occuper à travailler au noir plutôt que de se rendre à leur poste aux horaires réguliers. Il suffit d’appeler n’importe quel poste diplomatique du Sénégal à l’étranger pour se rendre compte de l’absentéisme du personnel. Dans ces conditions, quel sera le touriste qui s’échinera à chercher un visa pour le Sénégal en perdant plusieurs heures ou des jours de travail, alors qu’il aura la possibilité d’aller vers une autre destination sans être obligé de se munir d’un visa d’entrée et s’épargner de telles tracasseries ? Comment délivrer des visas à des touristes qui quitteraient certaines villes où le Sénégal ne dispose pas de bureaux diplomatiques ou consulaires ? Tout cela fait que la mesure de réciprocité du visa risque de n’être pas effective pour de nombreux pays. Ainsi, la satisfaction très vite exprimée à l’annonce de la mesure de réciprocité des visas par des personnes qui mettaient en avant des considérations nationalistes risque d’être refroidie. Il n’en demeure pas moins que par le biais de l’exigence du visa d’entrée, le Sénégal pourra mieux s’informer avant leur arrivée sur son sol, sur le compte de visiteurs venant de pays asiatiques qui commencent à être nombreux et dont certains présentent des profils peu recommandables. Est-ce que cela ne serait pas la véritable motivation de l’instauration de la réciprocité du visa ?

Madiambal Diagne

17/12/2012

Saly Aérodrome en colère

Saly-aérodrome : les populations en colère après le morcellement d'un terrain dédié à un lycée

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Les populations de Saly-aérodrome, un quartier situé entre les communes de Mbour, la communauté rurale de Malicounda et la commune de Saly-Portudal, ont dénoncé dimanche le morcellement de 2 des 4,5 hectares dédiés à la construction d’un nouveau lycée d’enseignement général.

Réunies en assemblée générale, elles ont dénoncé cet ‘’acte anti-citoyen’’ qui serait le fait de particuliers. Ces individus dont on ignore pour l’heure l’identité sont en train de construire des bâtiments sur le site.’Nous avons rencontré le maire de Saly-Portudal qui nous a dit que les 4,5 ha étaient destinés à la construction de ce lycée d’enseignement général et que toute autre construction faite par des privés sur ce site était illégale. Nous sommes également allés voir le responsable du service domanial des impôts et domaines de Mbour qui nous a dit la même chose que le maire de Saly’’, a expliqué Mamadou Ndiouga Dione, porte-parole des populations de Saly-aérodrome.Nous voulons que les travaux s’arrêtent, et que l’entière totalité réservée au lycée soit restituée aux populations et à la communauté éducative. Nous demandons à ceux qui y construisent de se retirer du site. Nous allons poursuivre la lutte, en sensibilisant les autorités locales pour que justice soit faite. Nous allons nous battre jusqu’à ce que les deux hectares nous soient restitués’’, a lancé M. Dione.Venu prêter main forte aux protestataires, Ardo Fall, coordonnateur du Cadre unitaire des syndicats d’enseignants (CUSE), a dit constater ‘’une situation inquiétante’’ sur le terrain.’Nous avons estimé qu’il faut se préparer à agir, tout en se prémunissant des moyens légaux, en allant d’abord sensibiliser les autorités, pour que les travaux puissent être arrêtés’’, a lancé le syndicaliste.Cette bataille est une cause juste, parce que l’école doit être sauvée, et il faut que les gens restent debout. Nous sommes venus participer à cette assemblée générale pour aller avec les populations le plus loin possible, afin que tous les 4,5 ha reviennent au lycée et non pas à des parcelles à usage d’habitation’’, a déclaré M. Fall.

Bamba Toure

Nouveau: payement Canal + par Orange Money

Paiement de factures par Orange Money : Canal+ Sénégal et Sonatel signent un partenariat

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Sonatel et Canal + ont signé jeudi un accord de partenariat pour permettre le paiement des services de Canal +/Canalsat via Orange money.

A partir du vendredi 13 décembre 2012, le paiement mobile de l’abonnement Canal+/Canalsat via Orange sera lancé au Sénégal. Ainsi, tous les abonnés sénégalais, à la fois clients Canal+/Canalsat et Orange possédant un compte Orange Money, pourront régler facilement et directement leurs abonnements depuis leurs mobile, et bénéficier d’une grande flexibilité et une livraison instantanée de leurs programmes favoris.

Au cours de la signature de ce partenariat, le Directeur général de Canal+ Sénégal, Fréderic Berardi, a dit toute sa satisfaction. "Nous sommes très heureux de ce partenariat avec Orange autour du paiement mobile", a-t-il souligné , précisant : Avec Orange money, "nous proposerons ainsi à nos abonnés un nouveau mode de paiement innovant, simple, rapide et sécurisé". Sur la même ligne, le Directeur de la Stratégie et Développement, a dit toute sa joie de collaborer avec la structure de Berardi. "Cet accord avec Canal+ Afrique, acteur majeur du monde des contenus numériques, confirme notre volonté d’enrichir en permanence la gamme des services Orange money pour proposer toujours plus de facilité à nos clients utilisateurs", a-t-il dit.

Grâce aux différents partenariats créés autour de Orange money, explique Omar Guèye Ndiaye, Sonatel souhaite améliorer la vie des Sénégalais en général et des clients de Orange en particulier en leur offrant un moyen de paiement rapide, sûr et accessible 24/24 et 7/7 à partir de leur téléphone portable. Le Directeur de la Sonatel promet que la "voie de l’innovation est ainsi tracée au grand bonheur des clients et que cette dynamique sera maintenue en 2013 et sur les prochaines années".

C’est le sentiment aussi de Fréderic Berardi qui estime qu’avec la carte de recharge Canal+/Canalsat, la multiplication des boutiques Canal+ et ses partenaires tels que Wari, et maintenant Orange money, Canal+ Sénégal offre ainsi à ses abonnés plus de confort et de flexibilité en leur permettant de payer leurs services sans se déplacer et de choisir de s’abonner à tout moment, avec une activation instantanée du service Tv.

Ferloo

16/12/2012

Logique sénégalaise...

Plus de visas pour favoriser le tourisme...

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Les ministres du Tourisme Youssou Ndour et son collègue des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye ont signé un accord pour favoriser la délivrance des visas, afin d’optimiser le tourisme. Le but est donc d’attirer beaucoup plus de touristes et ainsi dépasser la barre des 419 416 entrées par an.

La semaine dernière à Dakar, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et celui du Tourisme et des Loisirs ont organisé une rencontre d’échanges, pour élaborer de nouvelles stratégies pour relancer le secteur touristique au Sénégal. Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur a manifesté sa volonté d’« utiliser les supports diplomatiques pour vendre la destination Sénégal et dépasser le nombre des 419 416 touristes que le Sénégal reçoit annuellement ».

Ces derniers vont désormais s’orienter vers la promotion touristique. Dans chaque ambassade, il y aura désormais un bureau ou un conseiller chargé de la promotion touristique. C’est une nouvelle mission qui sera donc assignée aux ambassades, aux consulats et consuls honoraires du Sénégal à travers le monde.

Favoriser la délivrance des visas

Sur la problématique de la délivrance des visas, exigés pour les ressortissants de certains pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique, le chef de la diplomatie sénégalaise, Mankeur Ndiaye, a annoncé qu’une vaste réforme est en cours pour faciliter leur obtention pour les ressortissants de ces pays soumis à une vaste consultation préalable. « Nous allons lever tous les obstacles pour que la destination Sénégal puisse être rentable, conformément aux aspirations du chef de l’Etat Macky Sall », a indiqué M. Ndiaye.

Dans la même logique, Youssou Ndour, le Ministre du Tourisme et des Loisirs propose, pour sa part, une autre manière de faire valoir la réciprocité des visas. « Nous avons la responsabilité de vendre la destination Sénégal. Pour cela, je propose qu’on donne le visa directement à l’aéroport du Sénégal pour ne pas perdre de temps et faire fuir les touristes », précisant que « le tourisme peut impacter beaucoup sur l’emploi et le développement des richesses et, pour cela, il faut qu’on aille au-delà des 400.000 touristes par an ».

Youssou Ndour compte s’investir personnellement pour relancer le tourisme, en organisant des concerts dans les villes touristiques.

Khalil Dieme

Au Sénégal, pas en France...

BAISSE DES IMPOTS SUR LES SALAIRES

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Les nouvelles autorités de l’Etat se sont engagées à baisser la fiscalité sur les salaires à partir du mois de janvier 2013. Cette baisse sera de l’ordre de 15 à 100%, selon les catégories. Le secteur immobilier sera également touché par une mesure de même nature. Deux initiatives  qui, même si elles sont jugées salutaires, restent tout de même floues dans l’entendement de la plupart des travailleurs qui ont du mal à comprendre comment elle devra se traduire dans les faits.

La réforme de la fiscalité devant entrainer la baisse des impôts sur les salaires et sur l’immobilier à partir de janvier 2013 est une mesure qui est encore floue dans l’entendement de la plupart des sénégalais, notamment chez les travailleurs, qui en seront les principaux bénéficiaires.

Cette mesure qui est une promesse du Chef de l’Etat, Macky Sall, a comme objectif, dit-on, de promouvoir la croissance économique en vue de lutter contre la pauvreté.

Trouvé devant la porte de sa maison située au quartier Fann résidence ou règne un calme total, M Camara lit tranquillement son journal. Interrogé sur l’annonce de la baisse de la fiscalité su les salaires cet ancien militaire souligne “Telle que le directeur des impôts l’a expliqué c’est une bonne mesure. Logiquement, la baisse doit avoir un impact sur les salaires et les pensions“. Notre interlocuteur s’en limite là dans ses appréciations.

Deux autres Sénégalais trouvés en pleine discussion à quelques de mètres de lui, ont du mal à en donner plus de détails. En effet un d’eux du nom de El hadji Diop, gardien de son état dans une société de la place dira, “nous ne connaissons pas grand-chose de cette mesure. Nous en  avons entendu parler  la presse mais qui ne donner pas de détails sur comment elle devra se traduire en faveur de l’amélioration de nos conditions de vie. C’est pourquoi il reste sceptique quant à l’effectivité de la décision du Chef de l’Etat.

D’ailleurs, selon ce dernier, la secrétaire de direction de l’entreprise où il travaille lui a déjà demandé d’amener les extraits de naissance de ses enfants dans la perspective de cette diminution des impôts sur les salaires mais il dit avoir constaté que rien n’a été fait jusque-là dans ce sens.

Mais si lui en a entendu parler dans la presse c’est tout le contraire de son ami qui préfère garder l’anonymat. Il affirme que “ je n’en ai jamais entendu parler, c’est pourquoi je ne peux pas répondre à votre question“.

D’autres sénégalais, par contre se demandent comment l’Etat va procéder pour donner un juste équilibre au traitement de cette question cruciale de l’amélioration des conditions des travailleurs par la diminution de l’assiette fiscale.

Nombre d’entre se demandent quelles sont les catégories de travailleurs qui sont concernées  par la mesure?  Quel est le traitement qui sera réservé aux retraités dont la plupart perçoivent de maigres pensions ? «Je ne sais d’ailleurs pas si nous sommes concernés“, s’interroge un ancien militaire.

Ibrahima Baldé