31/01/2013

Le palu tue

30 % des paludiques sévères meurent

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Les variations multiformes du paludisme risquent  d'avoir des conséquences inquiétantes face aux acquis que le Sénégal a enregistrés dans la croisade contre cette maladie. Environ 10 à 30 % des cas palustres sévères parmi les adultes âgés de plus de trente ans, meurent dans la région de Dakar et de sa banlieue, selon une étude. Une véritable bombe à retardement causé par un retard précoce de diagnostic avant l'admission dans les structures sanitaires spécialisées. C'est le constat d'alarme et d'alerte aux pouvoirs publics qui ressort de la déclaration des scientifiques délivrée hier à Dakar, à l'occasion de la Journée scientifique consacrée au paludisme durant laquelle une série d'études et de recherches ont été rendues publiques.

Le Sénégal va-t-il réussir à réaliser sa stratégie de contrôle visant à pré éliminer le paludisme d’ici 2015 ? En tout cas, même si des efforts appréciables ont été fournis,  il est difficile de répondre par l’affirmative à cette interrogation.  En effet,  hier à l’occasion de la journée scientifique sur le paludisme organisée à Dakar par le Programme national de lutte contre le Paludisme (Pnpl), plusieurs études commanditées ont été présentées aux partenaires et aux différents acteurs sanitaires qui s’activent dans cette croisade. L’itinéraire thérapeutique des cas de paludisme à Fann, avant leur admission dans cette structure sanitaire, a été au centre des débats.

Des manquements graves ont été soulevés dans la gestion de la maladie. Réalisée en trois mois à l’hôpital de Fann et présentée par le Professeur Sylvie Diop du service des maladies infectieuses, l’étude a permis de révéler que 30 % des cas de paludisme sévère  admis dans cette structure finissent par mourir. Un véritable drame qui est dû selon le Pr Diop, à l’itinéraire thérapeutique emprunté par  le malade avant son admission au service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann.  Ainsi, parmi ceux qui ont été admis à Fann, les 50 %  n’ont pas été consultés dès les premiers signes de la maladie. Le pire  est surtout que la plupart de ces cas  désespérés sont passés par l’auto médication  à base de paracétamol ou ont eu recours à la médecine traditionnelle. D’autres malades se référent aux prescriptions des pharmaciens pendant que d’autres ont été hospitalisés antérieurement dans d’autres structures de soins, précise la spécialiste. Ce qui se traduit par l’exacerbation du mal  passant des cas de paludisme simple à des cas de subite gravité, causant une létalité qui  tourne autour de  33 %, selon l’étude. Le médecin situe par ailleurs  ces cas de paludisme sévère dans la période de fin de saison hivernale, notamment d’octobre à janvier de chaque année.

Recadrer les tradi praticiens

 La  restitution des constats a fait sursauter  les responsables de la lutte contre le paludisme qui,  tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire pour éradiquer le fléau,  estiment  que l’étude sortie du Chu de Fann doit être explorée et capitalisée. Mieux encore, pour d’autres participants, elle devrait se faire dans toutes les structures du pays pour cerner la problématique de l’itinéraire thérapeutique que suivent les malades du paludisme. Dr Mady Bâ, coordonnateur du Pnlp, a abondé dans le même sens en soutenant qu’ils sont en réflexion, pour voir comment travailler ensemble avec tous les secteurs, notamment ceux des officines privées et surtout des tradipraticiens auxquels  les malades urbains, comme en milieu rural, ont recours. « Il y a nécessité de recadrer la médecine traditionnelle et de travailler ensemble avec les pratiquants », a  tonné un des acteurs de la lutte contre le Paludisme. Le responsable de l’Oms a embouché la même trompette  en rappelant aux  responsables  présents la déclaration d’Abuja recommandant une prise en charge précoce des malades du paludisme dans les 24 heures, c'est-à-dire dés les premiers signes pour éviter  que ses formes simples ne deviennent des cas sévères.

D’autres inquiétudes ont été soulevées au cours de cette journée scientifique sur le paludisme, notamment  les Tests de diagnostic rapides (TDR) à disposer dans plusieurs autres  structures sanitaires du pays, à l’instar de l’hôpital de Fann. A ce besoin urgent s’ajoutent les difficultés des patients à  accéder à un médecin et autant d’autres  sources de dysfonctionnement  du système de santé qui plombent la lutte contre le paludisme. Les  débats lors des travaux  n’ayant occulté aucun aspect de la problématique. Plusieurs  autres études menées par les institutions et les partenaires portant sur la surveillance  des femmes enceintes, l’effondrement du palu au Sénégal, la chimiorésistance et le nouveau profil épidémiologique. Tous ces thèmes  de recherches ont été présentés pour  faire le point  sur ce que le Sénégal est  en train de faire dans cette croisade  loin d’être gagnée.

Cheikh Tidiane MBENGUE

Un milliard pour le Mali

Le Sénégal va contribuer pour près d’un milliard FCFA

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Le gouvernement sénégalais va contribuer pour deux millions de dollars, soit plus de 972 millions francs CFA, à la mobilisation internationale dans le but d’équiper les différentes forces d’interventions engagées dans le Nord du Mali, a annoncé le président Macky Sall à Addis-Abeba (Éthiopie), rapporte la RTS1 (publique), mardi soir à Dakar.

‘’En dehors du déploiement de soldats sénégalais au Nord du Mali, j’ai le plaisir d’engager le Sénégal à donner deux millions de dollars pour prendre part à cette contribution financière’’, a-t-il indiqué.

M. Sall intervenait devant ses pairs réunis pour la table ronde des bailleurs de fonds organisée à l’occasion du 20ème sommet de l’Union africaine (UA), tenu dimanche et lundi au siège de l’organisation panafricaine.

Selon l’UA, « une étape importante » a été atteinte dans la résolution de la crise au Mali par la levée de 453 millions de dollars américains visant à combler le déficit de financement pour accélérer le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA). Toutefois, le sommet panafricain s’est engagé sur un montant de 50 millions de dollars pour le déploiement rapide de ladite mission.

‘’Nous espérons que les différentes contributions annoncées seront restituées dans les meilleurs délais pour répondre à l’urgence de la situation’’, a dit le chef de l’Etat sénégalais, qui a salué l’attitude des autorités maliennes.

‘’Je voulais saluer le courage de Dioncounda Traoré (président intérimaire du Mali) et exhorté tous nos frères Maliens à une union autour de la cause sacrée, à savoir la sauvegarde du territoire du Mali’’, a-t-il dit.

Pour Macky Sall, des réflexions doivent être engagées pour trouver une force de stabilisation du Nord du Mali qui est sous la coupe de groupes armés. ‘’Il nous faudra substituer à la MISMA une force pilotée par les Nations unies et composée de casques bleus pour la phase de stabilisation une fois que le territoire malien soit entièrement libéré de toute occupation terroriste’’, a-t-il suggéré.

Il s’est en outre félicité de la grande mobilisation suscitée par la crise malienne. ‘’Cette mobilisation africaine et internationale est rassurante. Elle traduit clairement notre engagement commun et notre détermination à faire face à une menace globale dont les ramifications n’épargnent aucun de nos pays’’, a ajouté le président Sall.

Leralnet

30/01/2013

le Sénégal face à la menace terroriste

le Sénégal face à la menace terroriste

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Pour faire face à la menace terroriste sur son sol, alors que ses soldats se déploient au Mali contre les jihadistes, le Sénégal renforce son dispositif sécuritaire à ses frontières. Les populations et les communautés religieuses sont invitées à la vigilance.

Dans les rues de Dakar, la question alimente des débats animés : le Sénégal est-il ou non a l’abri de la menace jihadiste ? Du côté des autorités, le message est clair : « Si les forces terroristes prévalent au Mali, nos propres intérêts vitaux seront menacés. Alors, poursuit le ministre Sénégalais des affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, « aider le Mali (…) c’est prévenir un danger qui guette à nos frontière ».

Conséquence de la guerre au Mali, dans laquelle 500 soldats sénégalais sont impliqués : le dispositif sécuritaire a été renforcé aux frontières malienne et mauritanienne. Au total, d’après une source militaire, « 500 à 600 éléments » sont déployées dans des zones sensibles, comme celles des ponts de Gouloumbou (centre) et Kidira (est). Selon le colonel Insa Sagna, commandant dans cette dernière région, il s’agit essentiellement d’une « intensification des patrouilles motorisées le long de la frontière » avec le Mali.

Mais combattre l’islam radical n’est pas qu’une affaire des autorités. D’où l’appel lancé, le 15 janvier, par le président aux populations pour qu’elles sonnent l’alerte auprès des sous-préfets, préfets et forces de sécurité, en cas de « présence suspecte d’individus ». Macky Sall a également invité les chefs religieux à appeler « les fidèles à la vigilance ».

Infiltrations

Une précaution qui n’est pas superflue. « Des mouvements radicaux d’obédience salafiste, localisés dans la banlieue de Dakar, tentent d’infiltrer des associations islamiques affiliées aux différentes confréries », avertit un membre de l’entourage présidentiel.

Le Sénégal a beau être connu pour son islam modéré, développé autour des confréries mouride, tidiane et layenne, qui ont jusque là servi de rempart face à la montée du radicalisme au Sahel, la menace est prise très au sérieux. « Si les communautés religieuses traditionnelles ont une certaine influence sur l’écrasante majorité de la population, les moyens et les financements que possèdent les islamistes peuvent entraîner une certaine frange des jeunes à adhérer à leur cause », prévient Babacar Samb, enseignant au département d’arabe de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Sensibilisation

« Une jeunesse désemparée, sans emploi constitue la cible privilégiée des recruteurs jihadistes », confirme l’historien Abderrahmane Ngaïdé. Et il est déjà avéré que des ressortissants sénégalais font partie d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), d’Ansar Eddine et du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao)…

Du coup, les leaders religieux ne se font pas prier outre mesure pour s’engager dans la sensibilisation contre le radicalisme. À l’occasion de la célébration du Maouloud (naissance du prophète Mohamed), le 23 janvier dernier, le porte-parole de la confrérie tidiane, Abdoul Aziz Sy a lancé un appel public à la vigilance face à la poussée du fanatisme religieux. Pour quels résultats ? L’avenir le dira.

Nicolas Ly

Perturbations scolaires

A quand la fin des perturbations dans le système éducatif sénégalais?

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Depuis un certain temps, l’école sénégalaise connait un certain nombre de perturbations. Tantôt ce sont les professeurs qui entrent en mouvement, tantôt ce sont les étudiants voire les élèves. Mais, quand est-ce que cette crise qui prévaut dans ce secteur éducatif va-t-elle être résolue ? C’est en tout cas la question que se posent bon nombre de sénégalais.

La situation dans laquelle l’école sénégalaise est en train d’évoluer n’est ignorée par personne à plus forte raison par nous, élèves et étudiants, qui sommes en réalité les principaux concernés. C’est une crise certes, très complexe mais qui aurait pu être résolue à temps voire évitée dans un pays de valeur comme le Sénégal. Parler de cette crise ne signifie pas seulement observer et relater les faits mais cela reviendrait à situer les responsabilités et à proposer des pistes de sortie de cette situation. Alors, qui aurait pu imaginer qu’on allait rester au Sénégal plus de quatre mois sans faire de cours ? Pourtant, c’est ce qui s’est passé l’année dernière. Combien de jeunes ont été victimes de cette année académique abrégée. Personne ne saurait dire le nombre. Il est temps qu’on recadre le système éducatif sénégalais et pour ce faire il faut que le trio Enseignants-Gouvernement-Apprenants s’y soit entièrement imprégné. C’est la raison pour laquelle, je me dis que la responsabilité est partagée. Ça paraît bizarre mais voyons-nous, c’est la réalité.

D’abord, l’Etat est l’incarnation du pouvoir « détenteur de la coercition légitime », capable de réguler l’ensemble des affaires communes aux habitants de la cité dans le champ social de contradictions et d’agrégations d’intérêts ou d’aspirations. Donc, cet Etat là ou ce gouvernement semble se situer dans l’obligation de « réguler » et d’encadrer des domaines comme l’éducation. De ce fait, des négociations « sérieuses » auraient pu être menées avant que ce que David Easton appelait la « boite du système » ne s’éclatât. Mais malheureusement, du fait de l’accumulation de nombreuses exigences et demandes, l’Education sénégalaise n’a pas pu résister. En demandant l’électorat des Sénégalais, l’actuel Président avait fait une promesse allant dans le sens de résoudre les maux dont souffre le système éducatif. Mais aujourd’hui, les mêmes revendications reviennent. Les mêmes points sont remis sur l’ordre du jour. Qu’est ce qui se passe réellement ? N’y a-t-il pas des non dits dans ce secteur très stratégique ? Quoi qu’il en soit, il faut savoir que dans un pays, l’éducation constitue la base de tout. Paradoxalement, on dit que 40% du budget national est alloué au secteur éducatif. Mais pourquoi donc tout ce problème ?

Ensuite, il est remarqué que la législation sénégalaise accorde à tout travailleur syndicaliste le droit d’aller en grève. Ce qui est d’ailleurs un principe général du droit. Mais dans toute action, il faut une petite dose de morale. Mais oû est la morale dans tout ça ? La grève, c’est possible, mais il faut savoir faire la grève. Nous sommes dans un pays pauvre, donc je pense qu’on peut faire la grève mais en prenant en compte la situation économique du pays. Chaque heure de grève est une perte énorme pour notre économie, et par conséquent un retard pour le pays. Il n’est pas interdit  de revendiquer quoi que ce soit, voire d’exiger plus. Il est, juste, raisonnable de le faire au moment opportun. Pour dire que même si les professeurs sont dans leur plein droit, la règle morale leur obligerait à revoir leurs procédés de grève en essayant de remettre en question cette stratégie qui consiste à décréter des dizaines d’heures. Pour ce qui concerne le mouvement revendicatif des enseignants du SAES de l’année dernière par exemple, ils avaient paradoxalement mentionné dans leur plateforme revendicative que « le SAES dit non à l’année blanche programmée par le ministre de tutelle».Mais la question qu’on ne cessait de se poser était seulement de savoir comment parviendrait-on à éviter une année blanche qui, d’un jour à l’autre, s’approchait davantage ? On voit aujourd’hui que, même si l’année a été « sauvée », les conséquences sont là, bien visibles. Combien d’étudiants ont tout simplement redoublé voire épuisé leurs cartouches? Malheureusement pour les étudiants, le contexte politique dans lequel la crise s’était intervenue ne laissait vraiment aucune chance à sa gestion. Ainsi, une simple analyse politique ou sociologique pourrait dévoiler les facteurs causant la multiplicité des grèves de revendications dans une période pré-électorale : d’abord, le régime pourrait partir, les interlocuteurs pourraient changer et même si on dit souvent que « les hommes passent, les institutions demeurent », on n’exclut pas le fait que si les hommes, avec qui on avait affaire, passent, ça peut influer directement sur les procédures de négociation déjà entamées. Ensuite, le régime en place pourrait être dans l’obligation de satisfaire les revendications pour éviter que ça ait des répercussions sur son électorat. D’où la pression sur le gouvernement…

La responsabilité des apprenants (élèves et étudiants) se résume au fait qu’à chaque fois que les professeurs sont en grève, ils n’agissent pas,en adoptant une position d’indifférence. Par exemple, l’année passée, ils ont agi tardivement. Pourtant, ils ont su dès le début que c’était leur avenir qui était mis en jeu, mais pourquoi rester simples observateurs croyant ne pas être concernés ? Paresse ou facilité ? Il a fallu attendre que la situation s’empire, qu’on se rend finalement compte qu’ils se trouvèrent dans « une position épouvante, entre le marteau du pouvoir et l’enclume des syndicalistes » pour que des voix se fassent entendre dans les médias. Ce qui est sûr, c’est que les apprenants devront faire montre d’une personnalité exemplaire et surtout apprendre à prendre leurs responsabilités pour pouvoir faire face aux pareilles situations dans le futur…

Aujourd’hui, la grève persiste. Du primaire au supérieur, en passant par le moyen et le secondaire, les mouvements ont repris.

Que faire maintenant ? A quand un enseignement sans perturbation au Sénégal? Je pense qu’il devient très urgent de mettre les pendules à l’heure.

Pour recadrer ou assainir le système éducatif sénégalais, tout le monde doit s’y mettre. Il y’a un aspect important qui est l’amour. Ainsi, si on évolue dans un cadre, il est important qu’on éprouve un sentiment d’amour à son égard. Il faudrait d’abord et surtout que des assises de l’éducation soient organisées et dans lesquelles prennent part les différents acteurs du secteur : les enseignants, les apprenants, le gouvernement mais aussi les parents d’élèves et d’étudiants. De par leurs représentants, les apprenants doivent être intégrés dans les négociations car il y’a des points qui leur concernent directement notamment « l’achèvement des constructions en cours », « l’augmentation des budgets des universités… ». Il faut encadrer les textes régissant le domaine de l’éducation, réorganiser le calendrier scolaire en tenant compte des réalités socioculturelles. En outre, lorsque l’Etat mène une politique visant à booster les établissements universitaires, il doit en même temps, prendre des mesures d’accompagnement susceptibles de facilité l’application de ses actes. Par exemple, comme il est constaté, le nombre de bacheliers augmente d’année en année, par conséquent, les campus universitaires doivent être réformés pour pouvoir les accueillir. Il faut aussi que les élèves et étudiants aient leurs mots à dire ; ce qui paraît très logique d’autant plus qu’ils sont les plus concernés. Enfin, des cadres de réflexion doivent être prévues après chaque fin d’année scolaire pour faire le bilan de celle-ci: les avancées, les failles à combler et les manquements à pallier….Bref, les problèmes doivent être résolus une bonne fois pour toutes !

Salla Gueye

28/01/2013

On va voir de quel bois Haïdar el-Ali se chauffe...

Le ministre de l'Environnement sénégalais en campagne contre le trafic de bois

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Kaolack, Tambacounda, Kolda, Ziguinchor… Le ministre sénégalais de l’Environnement Haïdar el-Ali est en tournée dans le sud du pays. Premier sénégalais d’origine libanaise dans un gouvernement au Sénégal, Haidar el-Ali est réputé au niveau mondial pour ses actions de grande envergure en faveur de l’écologie. Un ministre atypique qui a fait du reboisement et de la lutte contre les trafics de bois l’un de ses chevaux de bataille. Reportage en tournée ministérielle.

Au poste de contrôle des eaux et forêt de Kafrine, un registre est posé sur la table. « Quand j'ai été nommé ministre de l'Environnement, j'ai fait une tournée dans les services, raconte Haïdar el-Ali. Arrivé ici, au poste de Kafrine, j'ai vu qu'il y avait énormément de camions de bois d'artisanat, de bois de chauffe, en moyenne 50 par jour. Et 80% des permis de ces passages avaient été délivrés de manière gratuite, soi-disant. C'est-à-dire que l'exploitant lui-même, au lieu de payé 325 000 francs [CFA] à l'Etat, il payait en sous-main 150 à 200 000 francs et tout le monde se sucrait. Moi, au début, j'ai reçu des soi-disant cadeaux dans mon cabinet. Bien sûr, j'ai refusé tout cela, on a mis un terme à tout ce trafic. Aujourd'hui, on est en train d'assainir la surexploitation que subissait nos forêts. »

1000 kilomètres de routes et de pistes en trois jours, le ministre débarque à l’improviste, comme il en a pris l’habitude, dans les scieries, les menuiseries, les fabriques de charbon de bois. A 40 kilomètres de Ziguinchor, en pleine nuit, les eaux et forêts immobilisent un camion : « On vient d'intercepter un camion en train de transporter deux billes de bois. On va embarquer les auteurs, au nombre de quatre, pris en flagrant délit. Ce sont des trafiquants qui ne vivent que de ça », explique le commandant Gora Diop.

Aujourd’hui les choses commencent à changer. Au poste de Kafrine, ce ne sont plus 50 mais une dizaine de camions remplis de bois qui passe chaque jour.

Andrew Burke/rfi

27/01/2013

Un nouveau Lion

Abdoulaye Sané, le seul nouveau de la liste de Giresse

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Alain Giresse, le sélectionneur du Sénégal pour le match amical contre la Guinée prévu le 5 février prochain en région parisienne, a fait appel à un seul nouveau joueur, le jeune attaquant de Rennes, Abdoulaye Sané.

Ce dernier recalé pour les JO 2012 après avoir été dans tous les bons coups avec la sélection olympique fait ainsi son baptême de jeu chez les Lions.

Pour le reste, le sélectionneur des Lions a rappelé des joueurs qui n’ont pas fait leur apparition en sélection depuis plus d’un an avec la CAN 2012.

Pour les rappelés on peut citer, Cheikh Ndiaye (Rennes),  Bayal Sall (Saint-Etienne), Armand Traoré (QPR, Angleterre), Rémi Gomis (Valenciennes), Ndiaye Dème Ndiaye (Lens), Mame Birame Diouf (Hanovre) et

Voici la liste des joueurs sélectionnés :

Gardiens : Bouna Coundoul (Paralimni, Chypre), Ousmane Mané (Diambars) et Cheikh Ndiaye (Rennes, France)

Défenseurs : Armand Traoré (QPR, Angleterre), Bayal Sall (Saint-Etienne, France), Abdoulaye Ba (Porto), Cheikh Mbengue (Toulouse), Zarco Touré (Havre), Lamine Sané (Bordeaux),  Cheikhou Kouyaté (Anderlecht, Belgique)

Milieux : Pape Kouli Diop (Levante, Espagne), Mohamed Diamé (West Ham), Idrissa Gana Guèye (Lille), Rémi Gomis (Valenciennes), Sadio Mané (Red Bulls, Autriche), Ndiaye Dème Ndiaye (Lens, France)

Attaquants : Issiar Dia (Lekhwiya, Qatar), Abdoulaye Sané (Rennes), Papis Demba Cissé (Newcastle), Demba Ba (Chelsea), Moussa Sow (Fenerbahçe), Dame Ndoye (Lokomotiv, Russie), Mame Birame Diouf (Hanovre, Allemagne).

Salif Diallo/Starafrica.com 

26/01/2013

Info à vérifier...

Guerre au Mali :

Cinquante terroristes à 50 km de Tambacounda

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Selon certaines indiscrétions, un groupe de « 50 terroristes islamistes » identifié à  50 km de Tambacounda.

La crise malienne est plus préoccupante et inquiète le Sénégal.

Et pour cause, la menace terroriste s’ approche davantage du Sénégal ; il semblerait que cinquante terroristes sont à 50 kilomètres de Tambacounda.

L ’information, nous dit-on, est bien confirmée par le commandant de la zone militaire N°4 du camp militaire Mamadou LamineDramé de Tambacounda , le colonel Insa Manga.

Outre cette menace terroriste qui pèse sur cette partie orientale, les militaires doivent aussi faire face aux braquages, aux vols de bétail.

« Toutes les mesures sont prises pour faire face à la menace terroriste » indiquent les autorités sénégalaises...

Senenews

Adieu Sénégal authentique!

Une nouvelle station balnéaire prévue à Pointe Sarène d'ici 2016

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Ces infos ressemblent à des catastrophes annoncées depuis des années. Snon que, si ça se concrétise, adieu Sénégal!

Une nouvelle station balnéaire pourrait voir le jour dans le village de Pointe Sarène, à Mbour, d'ici 2016, a indiqué le Directeur général de la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO).

Les coûts de cette station sont estimés à 11 milliards de francs CFA pour les infrastructures de base, a précisé Dr Paul Paye lors d'un atelier de deux jours (vendredi et samedi) qu'organise la SAPCO.

Un site de 110 hectares sera viabilisé dans ce village, a-t-il indiqué, ajoutant que de nouveaux hôtels d'un total de 1.600 chambres, au coût estimé à 130 milliards de francs CFA, seront aussi construits à Pointe Sarène, selon M. Faye.

D'autres infrastructures hôtelières seront construites aussi à Joal (Petite Côte), mais aussi au Parc national des oiseaux du Djoudj, dans la région de Saint-Louis (Nord).

Selon le directeur général de la SAPCO, Fatick, Kaolack, Foundiougne, Sandicoly, Missirah et Fimela (Centre) accueilleront des investissements hôteliers, d'un coût de 256 milliards de francs CFA, pour 6.500 chambres.

Sur la Langue de Barbarie, dans la région de Saint-Louis, 400 chambres d'hôtel seront construites dans les cinq prochaines années, a indiqué M. Faye, qui a énuméré d'autres investissements.

ADE/ESF/OID 

Pirogues à sec

Pénurie de l’essence hors bord au Sénégal ?

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Cela fait cinq jours que les activités des pêcheurs sont au ralenti dans la petite côte, la cause, le manque de l’essence hors bord. Le constat est fait à Mbour où les pêcheurs parlent aussi du climat très frais ces temps pour expliquer la paralysie de leurs activités.

Pareil à Saint-Louis où des pêcheurs ajoutent dans le lot de leurs difficultés le problème des licences de pêche et de la brèche ouverte dans le passé pour lutter contre les inondations et qui leur cause beaucoup d’accidents.

Comme leurs collègues de Mbour et de Saint-Louis, les pêcheurs de Soumbédioune, dans le dossier de la radio Sud FM dans son édition du jour, parlent de ces mêmes difficultés mais vont tout de même en mer car la pêche constitue leur seule activité.

Seulement, les acteurs interrogés comme notre confrère n’ont pas donné des explications, sur la pénurie réelle ou supposée de l’essence de ces pirogues de pêche.

Ndiaga DIOUF

Le Gamou a tué

ACCIDENTS SUR LES ROUTES DU GAMOU

Deux morts et 70 blessés

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Les routes du Gamou, édition 2013 ont fait deux (2) morts et 70 blessés. Les deux victimes qui étaient tous à bord d’une motocyclette ont perdu la vie dans une collusion entre la moto qui les transportait et un car «ndiga-ndiaye» à hauteur de la SOCOCIM.

La 111e du Gamou de Tivaouane, commémorant la naissance du Prophète Mohamad (PSL)  a vécu. L’heure est, maintenant, au bilan. Selon le Bureau informations et relations publiques de la brigade nationale des sapeurs pompiers, à l’occasion du Gamou 2013, les accidents de la circulation ont couté la vie à deux (2) personnes (à bord d’une moto) et 70 autres s’en sont sorties avec des blessures.

Interrogé par nos confrères de la RFM hier, jeudi 24 janvier 2013, le lieutenant-colonel Mayet Konaté, responsable de ce bureau, a expliqué que les deux pertes en vies humaines ont été enregistrées lors d’une collusion entre la motocyclette qui les transportait et un car «ndiaga-ndiaye» à hauteur de la SOCOCIM. «Nous avons dénombré 272 victimes dont 70 assistés et deux corps sans vie. Ces deux corps sans vie ont été enregistrés à hauteur de l’usine de la SOCOCIM. Il s’agit d’une collusion entre un véhicule «ndiaga-ndiaye» et une motocyclette. Malheureusement les victimes sont les deux personnes qui étaient à bord de la moto. C’est ce qui nous a valu ces deux cas de décès», a-t-il affirmé.

Cependant, a précisé le lieutenant-colonel Mayet Konaté,  le Gamou 2013 a enregistré moins d’accidents par rapport à l’édition précédente (2012). Aussi le nombre de victimes est inférieur comparé à l’année dernière. «L’année dernière, à pareil moment on était à 49 sorties dans la circulation. Ce qui veut dire que cette année, on est en nette régression puisque nous en sommes à 38 interventions. Pour le nombre de victimes aussi, l’année dernière nous étions à 189 victimes dont 189 cas de blessés. Les deux cas de décès qu’on a eu l’année dernière, c’était lors d’un incendie qu’il y a eu à Mboro. Ce qui fait aussi que le nombre de blessés a largement diminué cette année. Donc entre 70 et 189 blessés, il y un décalage important», a-t-il noté.

Toutefois, le patron du Bureau informations et relations publiques de la brigade nationale des sapeurs pompiers a souligné qu’il y a eu «beaucoup plus de cas de d’accidents ici à l’intérieur de la ville, mais généralement c’est des cas bénins. Nous en avons enregistré 36 qui ont engendrés pratiquement chacun des victimes. J’en profite aussi pour conseiller aux chauffeurs de toujours respecter le Code de la route», a-t-il suggéré.

La police également n’a pas chaumé. Du 20 au 23 janvier, les flics ont arrêté plus de 100 personnes pour divers délits. La police nationale avait déployé sur le terrain plus de 800 agents environs pour assurer la sécurité des fidèles pour le Gamou 2013 dans la cité religieuse de Tivaouane.

Ibrahima DIALLO

24/01/2013

Saly doit passer à la caisse

Saly-Portudal : la DGID invite les occupants de terrains domaniaux à payer leurs droits

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Les occupants de terrains domaniaux de l’Etat à Saly-Portudal sont invités à se rendre au niveau du Centre des services fiscaux de Mbour (83 km) pour la procédure de délivrance des titres fonciers contre paiement des droits de cession, a annoncé la Direction générale des impôts et des domaines (DGID), dans un communiqué reçu lundi soir à Dakar.

‘’Les titulaires de baux et de sous-baux sur des terrains domaniaux de Saly-Portudal sont priés de se rapprocher du Centre des services fiscaux de Mbour pour la procédure de délivrance de titres fonciers. Ces titres de propriété seront délivrés dans le délai d’un mois à compter du paiement des droits dus’’, rapporte le texte.

L’État du Sénégal a décidé de céder, au prix de 5000 francs CFA le mètre carré, ses terrains domaniaux de Saly-Portudal à leurs occupants, indique la même source qui signale que la DGID a achevé les travaux techniques préalables aux opérations de cession.

‘’Dans une démarche de transparence, signale le communiqué, la DGID a mené de larges concertations avec les investisseurs et autres personnes détentrices de sous-baux, suite au retrait du bail consenti par l’État à la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques (SAPCO-Sénégal).’’

La DGID rappelle que cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle politique de gestion foncière dédiée à la relance des activités touristiques sur la Petite-côte du Sénégal et au renforcement de la sécurisation juridique des détenteurs de sous-baux de la SAPCO à Saly-Portudal.

‘’La précarité des actes de +cession de droit au bail+ que délivrait la SAPCO n’étaient pas de nature à mobiliser des financements notamment bancaires porteurs d’investissements. Par ailleurs, la spéculation sur les transactions foncières réalisées dans ce périmètre s’est beaucoup développée et a entraîné une superposition de droits précaires’’, soutient la DGID.

SenegalBusiness

Remous au Gamou

GAMOU ET TRANSPORT

Le calvaire des usagers

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Les périodes de grands événements religieux sont souvent synonymes de «traite» chez des transporteurs. La célébration du Mawloud ou Gamou, commémorant la naissance du Prophète Mohamad ne déroge pas à cette «réalité» sénégalaise. Seulement, à quelques heures de ce grand rendez-vous de l’Islam où entre autres, Tivaounane est le point de ralliement de milliers de fidèles, les conducteurs de véhicules de transport en commun (privés) de voyageurs ont revu à la hausse les tarifs au grand-dame des fidèles. Un tour à la gare-routière de Colobane et de Pompier, permet d’y voir plus clair.

Le Gamou, commémorant la naissance du Prophète Mohamed (PSL) ne fait pas que des heureux. Presque toutes les artères de la ville se sont vidées de leur monde. Tous les chemins ou presque semblent mener à Tivouane, Kaolack, et certains foyers religieux de l’intérieur du pays, en plus de la famille omarienne à Dakar, qui sont les points de convergence de millions de fidèles musulmans originaires de toutes les régions du pays, de la diaspora et de l’étranger.

Occasion est toute trouvée pour les conducteurs, pour qui les grandes manifestations religieuses sont une période de traite, pour revoir à la hausse les tarifs des transports vers ces cités religieuses notamment Tivaouane la plus grande attraction. Du coup, au niveau de différent arrêts le long de la route nationale n°1, des dizaines de fidèles, hommes et femmes, enfants, jeunes adultes et vieux munis de leurs sacs de voyages et d’autres accessoires, attendent, marchandes plusieurs dizaines de minutes, voire des heures pour trouver un hypothétique car de transports pour rallier leur foyer religieux préféré. La hausse des prix du transport est passée par là. De Mbao au croisement de Cambérène en passant par Bountou Pikine, Sips, Poste Thiaroye, Diamagueune, le constat est partout le même.

Cependant, les pèlerins en partances pour ces cités religieuses ne sont pas les seuls à souffrir de cette incurie des transporteurs.  Au contraire, ceux qui vont vers des destinations (à l’intérieur du pays) autres que les foyers religieux tout comme ceux qui restent à Dakar aussi vivent un véritable calvaire en cette période, pour se déplacer. En plus de la rareté des moyens de transport ces derniers doivent faire avec le sectionnement des distances et le doublement voire plus des tarifs de transport urbain. Conséquence, des dizaines voire centaines de personnes se retrouvent «entachés» au niveau de différents arrêts et gares routières urbaines à la recherche d’un éventuel véhicule. Un tour au niveau des gares-routières de Colobane et de Pompier, nous a permis de voir plus clair.

La gare-routière de Colabane qui d’habitude  servait de lieu de prédilection aux  passagers pour embarquer vers leur destination, a montré un autre visage le temps de ce Gamou. Astou Ndiaye, la mine triste, un sac à la main, court plus d’une heure  pour aller à  Thiaroye «je suis très épuisée et cela fait à peu prés deux heures que je court derrière les apprentis pour une place et rejoindre mes enfants mais la majorité qui sont la ,n’ont pour destination que Tivaoune,alors que j’avais  pas prévu que la situation allait être comme ça, l’argent que je dispose ici ne me permet pas de prendre un taxi», se désole-t-elle, sous le regard anxieux d’autres voyageurs.

A quelques mètres de Colobane, à la gare routière interurbaine de Pompier précisément, l’atmosphère est autre. Ici l’ambiance est plus dense, les prix ont connu une hausse considérable au niveau de certains tableaux des départs avec des chauffeurs qui n’ont pas hésité à doubler le prix. En atteste, pour voyager à bord d’un minicar ou d’un taxi brousse communément appelé «7 places» dont les tarifs étaient respectivement de 1500 et 2000 FCfa, pour les besoins du Gamou, il faut désormais débourser respectivement de 2000 à 4000 F Cfa pour se rendre à Tivaouane.

Ce qui ne laisse pas Mohamed indifférent. «C’est regrettable que les chauffeurs profitent de pareilles occasions  pour augmenter le prix du transport au lieu de réduire pour permettre à ceux qui ont un revenu limité de pouvoir y assister», se désole-t-il. Se tenant tout juste à côté de notre interlocuteur, Pape, un rabatteur (coxer) de tient noir, taille élancé, enveloppé dans un jacket de la même couleur explique: «d’habitude c’est comme ça. Lors des événement, les transporteurs, du fait de la ruée profitent sur les passagers qui n’ont pas d’autres solutions».

Hamadou Adama BA

23/01/2013

Faire comme le tourisme Marocain!?!

le Maroc agressif, le Sénégal compte sur Youssou Ndour

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L’agressivité déployée par le Royaume du Maroc pour relancer le secteur du tourisme démontre une volonté de faire du secteur un outil stratégique dans le développement économique du royaume chérifien à l’instar de la démarche du ministre sénégalais du Tourisme, Toussou Ndour.

Au Sénégal, le ministre du Tourisme et des Loisirs montre la même détermination, notée récemment avec une déclaration relative au célèbre rallye Le Dakar qui s’est disputée courant janvier en Amérique latine.

Toutefois, contrairement à son homologue marocain qui peut compter sur des fonds colossaux affectés à la politique du tourisme, Youssou Ndour doit compter avec son nom-label et son savoir-faire. Le budget de son ministère qui est faible, a de plus enregistré une baisse de 93 millions de francs CFA pour l’exercice 2013, passant de 2 milliards 953 millions de francs CFA à 2 milliards 859 millions pour 2012.

Cette baisse a surpris en décembre dernier les spécialistes du secteur qui attendent du nouveau pouvoir« plus de culot et d’ambitions ». Compte tenu du peu d’intérêt que le Président Abdoulaye Wade a manifesté pour le tourisme durant ses deux mandats, ils attendaient plus de l’administration Macky Sall.

Le Président Wade avait soutenu en public qu’il ne croyait pas au tourisme, en dépit de la contribution de 4% du secteur au Produit intérieur brut (PIB). Le tourisme a rapporté 400 milliards de francs CFA en 2010.

Après une hausse de 2% notée dans le tourisme international en 2012 par rapport à l’année écoulée, le Maroc compte sur une croissance de fréquentation de 7% tous marchés confondus. C’est ce qui explique le choix de tripler le nombre de vols vers le Maroc d’ici 2020, pour accompagner l’offre d’hébergement devant passer de 180 000 à 400 000 lits.

Sans perturber les équilibres, le Maroc tient à maintenir la proposition actuelle de 30% de charter, environ 30% de vol régulier et près de 40% de vol low-cost, ce d’autant que les destinations marocaines ne nécessitent pas toutes le mix aérien.

Son ministre du Tourisme, Lahcen Haddad, indique que sur des villes culturelles comme Marrakech ou Fès, le charter peut se « développer davantage ».

Cette perception a semble-t-il échappé échapper au Sénégal qui a concédé, selon des sources de bonnes foi, ses deux dernières fréquences à la compagnie Corsair alors que XL Airways France présentait une offre low cost de moins de 300 euros toutes taxes comprises.

Au Maroc, le tourisme est l’un des secteurs prometteurs de l’économie. Il contribue à 7,8% du PIB et l’Etat avait fixé un objectif de 10 millions de touristes en 2010.

En 2000, le tourisme marocain a connu une hausse de prés de 11% des arrivées et 12% des recettes. En 2003, les recettes touristiques se sont maintenues à environ 3 milliards de dollars, soit plus de 1500 milliards de francs CFA (plus de 50% du budget national du Sénégal).

Dans ce pays comme au Sénégal, les économistes estiment que le tourisme est aujourd’hui la première source de recettes d’exportation. Par ailleurs, il met en jeu des investissements considérables de capitaux, génère des revenus substantiels et crée des emplois importants.

Toutefois, s’il est au Maroc, au Sénégal et dans d’autres pays, une source indispensable de devises, il tarde à être considéré comme un secteur stratégique pour le développement économique du Sénégal.

Convaincu que le tourisme peut rapporter beaucoup de satisfaction au Sénégal, le ministre Youssou Ndour va lancer sa communication et des projets en vue d’une perception nouvelle avec des découvertes innovantes avec davantage d’implication des populations locales en vue du développement local et durable, de la préservation de l’environnement, indiquent des sources fiables.

ASI24

Représailles islamistes au Sénégal

Représailles islamistes au Sénégal

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Craintes de représailles de groupes islamistes au Sénégal: Interpol, la police de l’Air, des Frontières, des Mers, l’armée nationale et la gendarmerie sur le qui-vive

L’aéroport de Dakar, le port, la place de l’Indépendance et l’ambassade de France sous haute surveillance.

C’est depuis janvier 2012, avec la présence de groupes islamiques dans le nord du Mali revendiquant l'autodétermination et l'indépendance de l'Azawad qui correspond aux trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao, avec la prise de Douentza, le 5 avril 2012, que le Sénégal avait pris les mesures sécuritaires qui s’imposent. Aujourd’hui, avec l’intervention des troupes sénégalaises, aux côtés des militaires maliens et français, toutes les frontières sont en alerte maximale. D'éventuelles représailles de groupes islamistes au Sénégal étant prises au sérieux. «L’aéroport de Dakar, le port, la place de l’Indépendance et même l’ambassade de la France au Sénégal, tous au cœur de la capitale sont surveillés comme l’huile sur le feu».

Que tous les compatriotes qui craignent une attaque terroriste, suite à l’intervention du Sénégal au Mali, se rassurent. De sources concordantes, les déclarations du chef de l’Etat annonçant l’intervention du Sénégal au Mali ont été suivies par la prise de mesures sécuritaires drastiques, pour parer à d’éventuelles représailles de groupes islamistes. Ainsi, aucun moyen sécuritaire, selon un haut gradé de la police nationale ne sera de trop pour stopper net ou mettre hors d’état de nuire toute présence identifiée ou un éventuel développement des niches d’islamistes intégristes au Sénégal. A en croire notre interlocuteur, les autorités sénégalaises ont déjà mis les moyens nécessaires permettant aux forces de sécurité de veiller scrupuleusement sur le territoire national, notamment, au niveau des frontières. Plus précisément, dans sa partie nord-est. «Interpol, la police de l’Air, des Frontières, des Mers, l’armée nationale et la gendarmerie sont sur le qui-vive, sans parler des différents services de renseignement en alerte maximale», révèle notre source, déclarant que des points stratégiques, comme l’aéroport de Dakar, le port, la place de l’Indépendance et même l’ambassade de la France au Sénégal, tous au cœur de la capitale, sont sous haute surveillance. Poursuivant, elle ajoutera que c’est dans ce sens que les militaires sénégalais au nord et au sud du pays se sont retrouvés avec leurs homologues de Bissau et de Mauritanie, dans des patrouilles conjointes. Il s’agit, non seulement, de lutter contre le banditisme frontalier, avec le vol de bétail récurrent, mais surtout, d’aller en croisade contre le terrorisme qui constitue une véritable menace dans la sous région, depuis la prise du nord Mali par des groupes islamistes qui tentent d'accorder leurs différences d'opinions pour la mise en marche d’un nouvel état islamique.

Sékou Dianko DIATTA

22/01/2013

Faits divers à Saly/Mbour...

Viols, prostitution et drogue à Mbour...

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Dans les faits divers quasi quotidiens de Saly/Mbour, on retiendra deux arrestations:

La brigade de recherches du commissariat urbain de Mbour a réussi à démanteler une bande qui ciblait des prostituées devant les bars pour les dépouiller de leurs recettes avant de les violer pour les abandonner ensuite dans la forêt. Dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier, une prostituée, M.Y,  âgée de 23 ans, sortait d’un bar à 4 heures du matin dans la  forêt de Malicounda, là où des complices l’attendaient. Sur les lieux, la prostituée a subi les assauts des  bandits, qui l’ont étranglée pour arriver à leurs fins (emporter de l’argent et des portables) avant de l’abandonner sur les lieux.  Au commissariat, elle a narré sa mésaventure aux policiers. Les hommes du commissaire Diarra sont arrivés à localiser le véhicule et à mettre la main sur les bandits, A Ndao et M Ndao demeurant respectivement à Mbour Toucouleur et à Dameguène. Ayant reconnu les faits, ils ont déclaré être une bande de cinq personnes qui ciblaient les prostituées à la sortie des bars pour les violer. Ils ont été déférés au parquet de Thiès au terme de leur garde à vue.

D'autre part, les gendarmes de Mbour viennent encore de se signaler en mettant hors d’état de nuire un réseau de trafiquants de drogue, dans la soirée du 15 au 16 janvier 2013, au quartier Thiocé-Est. Suite à une longue filature des hommes en bleu et des recoupements, les gendarmes ont finalement donné l’assaut, hier soir, dans la maison des trafiquants où devrait se dérouler le tri du chanvre entre eux. Ils ont trouvé les présumés trafiquants en train de tirer sagement leur joint. Après une perquisition menée de fond en comble dans la maison où les présumés trafiquants A.F, MD et CB étaient en location pour spécialement s’adonner à leurs activités, les pandores ont déniché dans une chambrette la came, estimée à 100 kilogrammes, qui a été saisie et deux véhicules, une 405 et R19, et deux scooters. Menottés, ils ont été conduits à la brigade sous bonne escorte, en attendant d’être présentés dans les prochains jours devant le Procureur de Thiès.

Les hommes du commandant Mbaye Seck avaient, il y a quelques mois, appréhendé des trafiquants avec 270 kilogrammes de drogue à Mballing et à Malicounda. Selon le commandant de brigade, Mbour est un passage obligé des trafiquants de drogue provenant de la Gambie et de la Casamance avec un littoral très vaste et difficile à contrôler.

On retiendra encore qu'un Belge s'est fait condamner pour coups et blessures sur une "masseuse" qui l'aurait arnaqué...

GFM

Accords aéronautiques

Le Sénégal signe des accords avec les Emirats arabes unis et la Belgique

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L’Etat, par le biais du ministère des Infrastructures et des Transports, a paraphé, hier, un accord aérien avec les Emirats arabes unis. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement d’ouvrir le ciel sénégalais aux autres compagnies internationales.

L’accord aérien signé, hier, entre le Sénégal et les Emirats arabes unis a pour objectif de faire de notre pays un hub de la sous-région, a estimé le ministre des Infrastructures et des Transports, Thierno Alassane Sall. Ce partenariat s’inscrit dans une vision de construction d’une industrie de transport aérien qui sera parmi les plus robustes de la région, a-t-il ajouté. « L’économie que nous souhaitons bâtir au Sénégal sera fortement celle des services. 

Si nous voulons créer ce type d’économie qui apporte de l’emploi, ce sera les transports aériens, les télécommunications », a soutenu le ministre. Cet accord marque un travail de longue haleine mené par les différentes parties prenantes des deux pays, a poursuivi M. Sall. Selon le ministre, les Emirats arabes unis sont construits sur une vision d’ouverture et de coopération internationale basée sur la confiance en soi. « Le Sénégal est également connu comme un pays ouvert au monde, car nous sommes confiants en nos valeurs propres, en nos capacités de garder ce que nous avons de meilleur tout en prenant chez les autres ce qu’ils ont de bon », a laissé entendre le ministre. Grâce à ce genre d’accords, les Sénégalais auront l’opportunité d’aller découvrir les pays d’Asie, qui connaissent un développement économique. «Dans un monde que nous voulons multipolaire, politiquement et économiquement, nous devons y aller plus vite et chaque fois que nous le désirons », poursuit le ministre. De son côté, Almad Seed Ahmad Alzaabi, ambassadeur des Emirats arabes unis au Sénégal, a souligné que l’accord va participer à la consolidation des échanges entre les deux pays dans divers domaines, notamment celui des transports. « Nous travaillons présentement sur la création de la commission mixte entre les deux pays, l’accord de la non double imposition et l’évasion fiscale, pour améliorer la coopération entre le Sénégal et les Emirats arabes unis », a-t-il souligné. 

Selon lui, le Sénégal demeure une destination très intéressante, surtout dans le cadre de sa coopération avec les Emirats arabes unis car c’est un pays qui sert de porte d’entrée pour l’Afrique. « Il est doté d’un aéroport qui est l’un des plus importants en Afrique de l’Ouest et sa stabilité politique et économique constituent un facteur très important pour promouvoir sa destination », s’est réjoui M. Alzaabi. Dakar et Bruxelles s’engagent à intensifier leur coopération aérienne La Belgique et le Sénégal ont procédé, hier, à la signature d’un accord aérien. Cependant, rassure le ministre des Infrastructures et des Transports, l’ouverture du ciel sénégalais est bien comprise et maîtrisée. 

La Belgique sera quotidiennement reliée à Dakar grâce à un accord aérien signé, hier, avec le Sénégal, a rassuré Melchior Wathelet, secrétaire d’Etat belge de la Mobilité et de l’Energie. Il a procédé, avec son homologue sénégalais, à la signature de ce partenariat. Depuis l’avènement du nouveau régime, de très bonnes relations, dans un respect total mutuel, sont entretenues avec ce pays, s’est-il réjoui. Sa présence à cette cérémonie montre à quel point cette collaboration est une étape, mais pas un aboutissement. Il souhaite continuer à renforcer et à optimiser les relations entre les deux pays qui ont connu des périodes un peu difficiles. « L’ensemble des accords que nous pouvons signer avec le Sénégal, permettront de renforcer notre coopération dans la bonne direction ». Pour lui, le Sénégal reste un pays « magnifique, expliqte-t-il. « Nous avons l’esprit de pérennisation de cet accord afin de le pousser davantage au bénéfice de l’ensemble de l’industrie des transports aériens pour chacun des deux pays », a estimé Thierno Alassane Sall, ministre des Infrastructures et des Transports. Pour lui, le plus important pour les Sénégalais et les Africains, est d’avoir la possibilité d’aller à Monrovia ou Freetown ou ailleurs en Afrique sans être obligés de sortir de la sous-région ouest-africaine. La présence du secrétaire d’Etat belge de la Mobilité et de l’Energie, indique M. Sall, témoigne de son souci de marquer l’importance de cette cérémonie de signature qui consiste à rétablir la coopération aérienne entre les deux pays. Selon lui, ce partenariat ne profite pas uniquement au secteur aérien, mais également aux autres domaines tels que le tourisme et le milieu des affaires. « Edgardo Badiali, directeur général de Sénégal Airlines, déclare que sa compagnie entretient d’ « excellents » rapports avec celles des Emirats arabes unis et de la Belgique. 

Il espère que le Sénégal deviendra un pays de plus en plus attirant pour les touristes, en raison de l’ouverture prochaine de l’Aéroport international Blaise Diagne. Thierno Alassane SALL, ministre des infrastructures et des transports : « L’ouverture du ciel sénégalais est bien maîtrisée » Le ministre des Infrastructures et des Transports, Thierno Alassane Sall, a rassuré sur les raisons de l’ouverture du ciel sénégalais aux compagnies aériennes de certains pays dont les Emirats arabes unis et la Belgique. « Certains pourront penser que la politique du gouvernement c’est d’ouvrir à tout va son ciel, mais c’est une ouverture bien comprise et maîtrisée, où les intérêts de chacun sont préservés », a-t-il déclaré. 

« Nous construisons un réseau intelligent qui permet aux citoyens du monde de venir à Dakar dans de meilleures conditions, et ceci peut améliorer notre économie par la création d’emplois », a-t-il poursuivi. «Au delà du soutien que l’Etat apporte à une compagnie aérienne comme Sénégal Airlines, nous devons avoir une vision systémique », a-t-il déclaré.

xibar

21/01/2013

Le Sénégal et le péril islamiste

Dakar dans la hantise d’un péril islamiste

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La percée des djihadistes inquiète au plus haut point au Sénégal. Et le chef de l’Etat, Macky Sall, semble faire l’unanimité quant à l’envoi de contingents de soldats pour chasser hors du Mali les fanatiques islamistes. Car Bamako est le dernier bastion avant Dakar…

Le Sénégal, a annoncé  aux premières heures du déclenchement de l’opération Serval le 11 janvier, l’envoi de 500 Jambars (soldats en wolof, langue la plus parlée au Sénégal).

«Par devoir de solidarité envers un voisin. Nous sommes frontaliers du Mali. Déjà les conséquences de  ce conflit sont présentes au Sénégal. (…) Pour sa propre sécurité le Sénégal interviendra dans les prochaines heures, dans les prochains jours», a justifié le président Macky Sall, élu en mars 2012.

Le Sénégal est bien conscient qu’il n’est pas épargné par la menace terroriste. 

«Il existe des cellules dormantes de réseau terroristes au Sénégal», a annoncé le chef de la diplomatie sénégalaise, Mankeur Ndiaye qui explique que «le Sénégal ne vas pas simplement voler au secours d’un voisin, mais en toile de fond, ce sont nos bases que l’on cherche à protéger contre toute infiltration».

Le pays vit dans la psychose d’un péril islamiste. Le chef de l’Etat a même mis à contribution les concitoyens pour bouter hors les frontières les islamistes. En marge d’une cérémonie au Port Autonome de Dakar, il a appelé les Sénégalais à être vigilants et à dénoncer aux autorités administratives tout prêcheur qu’il trouverait suspect.

Dans un message délivré par le ministre des Affaires Etrangères à l’Assemblée nationale, Macky Sall a appelé les Sénégalais de tous bords à s’unir autour d’un élan consensuel pour soutenir le contingent sénégalais déployé au Mali. Car, il va s’en dire que «aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale en mettant hors d’état de nuire des groupes terroristes, c’est prévenir un danger qui guette nos frontières, défendre notre propre paix et notre sécurité, protéger le Sénégal et  sa population», a-t-il précisé.

Consensus autour de l’engagement sénégalais

Pour bon nombre d’analystes de la scène politique, le Sénégal ne pouvait pas rester neutre dans ce conflit. Car pour beaucoup, «l’étape suivante des djihadistes c’est forcément Dakar», comme l’a noté le président de la Rencontre Africaine des Droits de l’Homme (Raddho), Alioune Tine dans une interview accordé à Sud Quotidien.

En outre, le Sénégal a une histoire commune particulière avec le Mali. Les deux pays ont formé un seul et même territoire jusqu’à l’éclatement de la Fédération du Mali en 1960. La frontière terrestre entre le Sénégal et le Mali est la plus petite frontière internationale du pays. Seule une bande de 419 kilomètres sépare les deux pays.

«Si le verrou malien saute, si l’Etat se désintègre, les islamistes seront sur les bords de la Falémé (ndlr: affluent le plus important du fleuve Sénégal et qui forme la frontière entre le Mali et le Sénégal). Un boulevard va se dégager de Kidal à Kidira. Et ce serait dangereux pour le Sénégal», explique Babacar Justin Ndiaye, spécialiste des questions géopolitiques. 

Le Mali va mal depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012, qui a entraîné la chute du président Amadou Toumani Touré, refugié au Sénégal. Occupé au Nord-Mali par des groupes islamistes radicaux et rongé au sud par une instabilité politique, le pays s’effondre comme un château de cartes. «Un péril potentiel et latent», guette la région.

Aujourd’hui, l’envoi d’un contingent de soldats sénégalais, est au fond «un mal nécessaire» même s’il est de l’avis du journaliste Yoro Dia «trop peu» et arrive«trop tard». Pour lui, cette intervention confirme une fois de plus que «la France est une puissance africaine». Et regrette comme en Côte d’Ivoire que ce soit toujours  la France qui siffle le début ou la fin de la partie. En laissant la voie la priorité de la France, les troupes africaines semblent avoir raté le coche.  

«La crise du Mali démontre que les deux seuls pays qui peuvent jouer ce rôle de puissance régionale à savoir le Sénégal et le Nigeria n’ont pas été à la hauteur même s’ils essaient de rattraper le train de l’histoire. Le Nigeria qui a toujours rêvé d’appliquer la doctrine de Monroe (gendarme de l’Afrique de l’Ouest comme les Etats Unis l’ont été pour l’Amérique latine) est tellement miné  par des problèmes internes que le géant songe plus à sa survie qu’à jouer au gendarme. Pour le Sénégal, toutes les conditions sont réunies parce que nous avons une grande armée (Gabou, Fode kaba, Congo, Cote d’Ivoire….) mais le Président Macky Sall ne semble  pas être à la hauteur des circonstances exceptionnelles», juge Dia. 

Et, le Sénégal, plus que ses autres voisins semble encore plus exposé à cette menace. Le pays, composé d’une population à plus de 90% musulmane, constitue «un terreau plus fertile pour ce genre d’OPA (offre publique d’achat) islamiste», fait remarquer Babacar Justin Ndiaye.  Même si au Sénégal l’islam confrérique du pays est un rempart rédhibitoire et que le modèle de laïcité est  «une sorte de troisième voie entre la laïcité française (fredoom from religion) et la laïcité américaine ( fredoom of religion)», souligne pour sa part le sieur Dia.

Aujourd’hui, une question essentielle demeure également : celle de savoir si les soldats français et africains présents sur le terrain pourront venir à bout de ces fous d’Allah.

SlateAfrika

20/01/2013

Youssou Ndour à Saly

La concertation comme recette pour impulser le tourisme et l'hôtellerie 

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Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Youssou Ndour, a affirmé, vendredi, à Saly-Portudal, station balnéaire située dans le département de Mbour, qu’il comptait sur la concertation pour booster le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, afin de faire profiter les Sénégalais des retombées de ce secteur pourvoyeur de devises et d’emplois.

M. Ndour effectue depuis vendredi une visite de travail de deux jours dans cette zone touristique. Il s’est rendu successivement à Pointe-Sarène et à Mbodiène, avant de présider, dans la soirée, à l’hôtel de ville de Saly-Portudal, une réunion de concertation avec les professionnels du secteur, les collectivités locales et la Société nationale d’aménagement et de promotion des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO).

‘’Nous avons décidé d’instituer ce genre de rencontres qui vont se tenir tous les trois mois, pour faire le point sur le secteur du tourisme et de l’hôtellerie, surtout à Saly, à travers des réunions du comité de station’’, a notamment déclaré le ministre du Tourisme et des Loisirs.

Au cours des débats qui ont duré plus de deux heures, les professionnels du secteur du tourisme et de l’hôtellerie ont mis le doigt sur les maux qui gangrènent le secteur.

Des maux qui ont trait à l’accueil, à l’insécurité, à l’insalubrité, à l’érosion côtière, à la mauvaise promotion de la destination Sénégal…

‘’Je ne suis pas venu pour prendre des décisions, mais plutôt pour vous écouter et mettre en place un calendrier de rencontres avec vous dans le cadre d’un dispositif de concertation intitulé +Diissoo+’’, a d’emblée précisé le ministre du Tourisme.

‘’Nous avons pris le pouvoir dans une situation très difficile : le Sénégal était dans un trou. Quand on est arrivé à la tête de ce ministère, il n’y avait pas de moyens, il n’y avait rien du tout’’, a-t-il fait remarquer.

Selon lui, ‘’il faut donc remettre les choses à niveau pour pouvoir repartir sur de nouvelles bases. Dieu merci, nous démarrons 2013 avec un budget que nous maîtrisons […]’’’.

Selon lui, l’Agence nationale de promotion touristique (ANPT), qui est en faillite, a laissé une dette d’un milliard de franc CFA. On doit aussi de l’argent à des journaux et des chaînes de télévision étrangères, à des salons, des tours opérateurs (TO), etc.

‘’En tant que ministre du Tourisme et des Loisirs, je ne peux même plus voyager à l’étranger, parce que le Sénégal s’est beaucoup endetté pour son image. Et si la dette de l’ANPT n’est pas payée, le Sénégal ne passe pas. Mais, avec nos maigres moyens, vous verrez que nous allons faire de bonnes choses’’, a promis M. Ndour, selon qui ‘’l’ancien régime ne croyait pas au tourisme’’.

A propos de l’érosion côtière qui est en train de faire perdre au Sénégal ses plus belles plages, le ministre du Tourisme et des Loisirs annonce que les travaux de protection du littoral vont démarrer dès ce lundi pour une durée de six mois.

ADE/ASG

19/01/2013

Déjà 9000 glandeurs...

AUDIT DU FICHIER DE LA FONCTION PUBLIQUE

98 000 agents déjà audités dont 9 000 en contentieux

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98 000 agents de l’Etat ont été audités dont les 9 000 sont envoyés en contentieux. C’est le premier résultat qui se dégage des audits des agents de la Fonction publique, en attendant le rapport final qui sera produit par les comités opérationnels régionaux qui étaient chargés de mener cette opération. La révélation est du Ministre de la fonction publique, du Travail et des relations avec les institutions, Mansour SY. C’était hier, jeudi lors du point d’un presse axé sur le renouvellement des organes délibérants.

Au niveau des régions de Kaffrine, Kédougou et Matam 98 000 agents de l’Etat environ ont été enrôlés dans le cadre des audits des agents de l’Etat dont les 9 000 sont envoyés en contentieux. C’est la révélation faite hier vendredi par Mansour Sy, le ministre de la Fonction publique, du Travail et des relations avec les institutions. C’était lors d’un point de presse portant sur le renouvellement des organes délibérants. Selon le ministre, en attendant le rapport final de cet audit physique et biométrique initié par l’actuel gouvernement, certaines incongruités commencent à apparaitre et qui sont relatifs à de nombreux cas d’enseignants fictifs qui coûtent à notre trésor public une importante manne financière.

“Vous savez hier ( avant-hier mercredi, Ndlr) nous avons tenu une réunion d’évaluation avec tous les gouverneurs et les représentants des 19 équipes d’audit en visioconférence. A l’issue de cette rencontre je peux affirmer que l’audit physique et biométrique des agents de la Fonction publique avance parfaitement bien. Déjà à l’état actuel près de 98 000 agents de l’Etat ont été enrôlés et près de  9 000 sont envoyés en contentieux“, a dit Mansour Sy, le ministre de la Fonction publique, du Travail et des relations avec les institutions.

Face à la presse, le ministre a précisé en outre que “le travail n’est pas encore fini. Il n’y a qu’au niveau des régions de Kaffrine,  Kédougou et de  Matam que ce travail est terminé. Dans d’autres   régions  les équipes d’audit ont été redéployées et/où  il faut accélérer le processus“.

Pour  le ministre de la Fonction publique, le travail  se fait  correctement “grâce surtout aux compétences des sénégalais au niveau de l’agence de l’Informatique de l’Etat dont toute l’expertise a été mise  à la disponibilité des gouverneurs qui supervisent les comités opérationnels régionaux“.

Le ministre a souligné que le rapport final de ces audits a pour objectif d’assainir le milieu public “. Mais aussi de permettre à l’Etat de découvrir d’autres niches pour intégrer d’autres sénégalais dans la Fonction publique“,  Et d’ajouter “d’ici sous peu, on connaitra combien nous sommes dans la Fonction publique parce que ceux qui sont payés on ne les connait pas.  Mais avec cette opération on connaitra quel est le  poste de travail de chacun d’entre nous et  on connaitra ceux qui sont payés et qui ne travaillent pas“.

Ibrahima Baldé

Contrefaçon Chinoise...

CONTREFAÇON DE BOUILLONS ALIMENTAIRES ET DE PATES DENTIFRICE

La Douane saisit 22 tonnes de produits chinois

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La guerre sans relâche menée contre la contrefaçon et la fraude par les services de Mouhamadou Makhtar Cissé, le Directeur général des Douanes sénégalaises, a encore fait mouche. 

Les agents des Douanes du Bureau des investigations criminelles et des stupéfiants (Bics) de la Direction du renseignement et des enquêtes douanière (Dred) ont en effet procédé, selon un communiqué du Bureau des relations publiques et de la communication, à la saisie d’une quantité importante de bouillons alimentaires contrefaisants ainsi que d’un lot de cartons de pâte dentifrice, fabriqués au Sénégal.

Au total, il s’agirait de 18 tonnes de bouillons alimentaires et de 04 tonnes de pâtes dentifrices contrefaisant des marques de produits fabriqués au Sénégal. Selon les services de douane, les bouillons alimentaires contrefaisants, produits en Chine et importés frauduleusement, sont constitués de 2122 cartons de 12 tablettes contenant chacune 60 cubes du produit. La quantité totale en poids s’élève à 18 tonnes et à 1.527.840 cubes. Quant aux pâtes dentifrices produites également en Chine et importées frauduleusement, les quantités saisies s’élèvent à 354 cartons de 08 douzaines de tubes de 120 grammes, soit un poids total de 04 tonnes.

La saisie de bouillon a été réalisée, informe la Douane, dans un magasin situé au marché des Parcelles assainies de Dakar, suite à un renseignement exploité, en collaboration avec l’entreprise productrice lésée, propriétaire exclusif de la marque du bouillon alimentaire.

A noter que ces produits saisis, outre qu’ils violent les droits des titulaires de marque, mettent sérieusement en danger la santé des populations. La Douane renseigne d’ailleurs qu’en collaboration avec les titulaires de droit, il sera procédé, dans les prochains jours, à l’incinération des faux bouillons alimentaires et des fausses pâtes dentifrices.

Moctar DIENG

Où en es-tu Sénégal?

Le Sénégal à la recherche des valeurs perdues

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On a l'habitude de dire "Sénégal pays de la téranga", mais existe- elle toujours ? La culture Sénégalaise est surtout basée sur des valeurs qui faisaient la fierté des anciens. La téranga, la solidarité, la sincérité dans les relations, en font partie. Actuellement, la remarque qui est faite est que beaucoup de sénégalais ont perdu leurs repères. La culture est une chose importante pour une société, elle fait l'identité d'un peuple. Mais quelle identité donner à un peuple qui tend plus à s'approprier les valeurs d'autres pays ? Au moment ou beaucoup gaspillent de l'argent pour des futilités tels que des soirées ou autres manifestations, des parents a eux ont du mal a assurer les trois repas quotidiens. Et pour aider les personnes démunies il faudrait la présence des médias, pour démontrer sa générosité au peuple. On ne peut parler de bonté dans ce cas, car les actes sont favorisées par la volonté de vouloir apparaitre sur le petit écran, de voir son nom figurer sur les écrits des journalistes ou prononcé sur les ondes des radios. Actuellement, c'est cette solidarité là que l'on rencontre le plus dans le pays. Qu'en est-il également des relations ?

Beaucoup se demandent si l'amitié existe toujours dans ce pays. Elle existe mais c'est une chose rare. Autrefois, l'amitié se définissait comme une relation basée sur la sincérité, l'amour et le respect de son ami, le partage des douleurs et joies de ce dernier. Les anciens avaient même l'habitude de dire des anecdotes sur l'amitié, pour montrer l'importance qu'elle revêtait à leurs yeux. Ces anecdotes aussi donnaient aux gens la possibilité de reconnaitre leurs vrais amis. C'est dire que les faux amis ont toujours existés mais il était rare de les rencontrer comme il en est aujourd'hui. Ce que l'on appelle amitié maintenant c'est des relations basées sur l'opportunisme, sur le manque de sincérité. Se lier d'amitié avec une personne pour pouvoir la détruire ou pour obtenir une chose d'elle. Il y a plus d'hypocrites que d'amis actuellement.

On a l'habitude de nous enseigner en histoire que le japon grande puissance mondiale s'est développé tout en respectant sa culture. Tout le contraire du Sénégal qui est sous développé par rapport à l'économie et aux comportements. En voyant des maux tels que la méchanceté et l'égoïsme prendre de l'ampleur dans le pays, certains ont tendance à dire que le Sénégal a changé. Un pays qui s'identifie à ses populations ne peut changer de visage que lorsque ces derniers changent. Dés lors il y a lieu que chacun fasse une introspection pour retrouver ces valeurs perdues. On dit toujours que la colonisation est terminée, mais ceci est discutable. Les gouverneurs français ne sont plus présents dans le pays, mais une partie de la culture française est bel et bien là.

Mariama Diaw

18/01/2013

Appréciation positive de l'aéroport...

Aéroport de Diass: Des députés apprécient les travaux en cours

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Au total 35 députés sénégalais ont salué jeudi le niveau d’avancement des travaux de l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass, situé à 47 km au Sud de Dakar. Conduite par la présidente de la Commission urbanisme et habitat, Ndèye Lucie Cissé, ces parlementaire ont effectué une visite de chantier du futur AIBD, dans le département de Mbour.

Les députés ont visité les bâtiments devant abriter le terminal à passagers, le pavillon présidentiel, la piste d’atterrissage, le terminal à fret et le nouveau village dédié aux populations affectées par l'aéroport.‘’Nous avons vu quelque chose d’extraordinaire. Nous avons été charmés par les infrastructures de l’AIBD. C’est un travail extraordinaire qui est en train d'être faire’’, a expliqué la présidente de la Commission urbanisme et habitat. Lui emboitant le pas, sa collègue Haoua Dia Thiam s’est réjouie du niveau d’avancement des travaux sur le site. ‘’Il est important, a-t-elle dit, que les députés sachent où vont les ressources publiques.’’‘’On est très satisfait. Il y a des avancées significatives’’, a souligné le député du département de Mbour, Maguette Diokh. Le futur aéroport est censé relancer l'activité de la zone. Pour sa part, Cheikh Oumar Sy, a reconnu ‘’le génie créateur’’ de l’ancien président Abdoulaye Wade, pourtant, battu le 25 mars dernier lors de l’élection présidentielle, par son ancien Premier ministre Macky Sall. ‘’Nous sommes satisfaits de ce que nous avons vu. Quel sera l’apport économique de l’aéroport?’’, s’est-il interrogé. En réponse aux parlementaires, le Directeur général de l’AIBD, Abdoul Mamadou Wane, a indiqué que la réalisation de cette infrastructure était "nécessaire" car l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar (AILSS) a atteint sa capacité.‘’L’AIBD n’est pas un luxe. On ne peut tirer la croissance du Sénégal sans l’AIBD’’, a-t-il estimé M. Wane qui a signalé qu’à la différence de celui de Dakar, l'aéroport de Diass sera "un hub" en matière de transport aérien. Il par ailleurs annoncé que par rapport au planning de démarrage, l’AIBD est en cours de finition. ‘’On a des réglages à faire (...)’’, a précisé Abdoul Mamadou Wane. Environ 800 personnes dont 197 expatriés de 40 nationalités travaillent sur le site de l’AIBD, un des projets phare de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, qui a quitté le pouvoir au bout de 12 ans. La première pierre de l’infrastructure a été posée le 4 avril 2007. Le coût de la construction est estimé à 235 milliards de francs CFA. L’AIBD aura une capacité d'accueil de 3 millions de passagers par an.

Aps

Le Sénégal au courant...

Le Sénégal vise un taux d’électrification de 70 % à l’horizon 2017

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Le Sénégal compte atteindre un taux d’électrification nationale de l’ordre de 70 % à l’horizon 2017, dont 90 % en milieu urbain et 50 % en milieu rural. C’est l’une des principales ambitions de la nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) dont le plan d’action fait l’objet, depuis hier, d’un atelier organisé par le ministère de tutelle, en collaboration avec la coopération allemande (Gti).

Le Sénégal  tient à atteindre un taux d’électrification de 70 % d’ici 2017 avec une contribution de 20 % des énergies renouvelables dans le cadre de la nouvelle politique du mix énergétique. C’est ce qu’a indiqué le directeur de cabinet du ministre de l’Energie et des Mines, Modienne Guissé. La nouvelle Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie vise à doter notre pays d’une électricité en quantité suffisante, de bonne qualité, accessible au plus grand nombre et au meilleur coût dans un contexte de restauration de la rentabilité globale du secteur.  Pour le ministère de l’Energie et des Mines, la politique de mix énergétique, associée au redressement de la Senelec, à la relance de l’Agence sénégalaise pour l’électrification rurale (Aser) et à l’intégration des énergies renouvelables, devraient permettre d’atteindre les objectifs fixés. Il s’agit maintenant d’aller plus loin dans la déclinaison de cette politique  pour traduire ces orientations en actions concrètes dans le cadre d’un calendrier précis,  de manière à disposer d’un outil de pilotage pertinent devant servir de tableau de bord à tous les acteurs. D’où la  tenue de l’atelier qui s’inscrit en droite ligne des recommandations du conseil des ministres délocalisé  à Diourbel, le 26 juillet 2012. La Lpdse a été signée et adoptée conjointement, le 31 octobre 2012, par le ministre de l’Energie et des Mines et son collègue de l’Economie et des Finances. Pour le directeur de l’Energie, Ibrahima Niane, les nouvelles politiques et stratégies du secteur  prennent en compte les domaines de l’électricité, de l’électrification rurale, des hydrocarbures, des énergies renouvelables, de l’efficacité et de la maîtrise d’énergie, etc. Un plan d’actions quinquennal (2013-2017), sera validé à l’issue des travaux.

Ibrahima NIANE, directeur de l'énergie : « L’arrêt momentané de la centrale de Manantali à l’origine des délestages »

Les ménages et les entreprises ont constaté, depuis quelques jours, une recrudescence des délestages du courant. Selon le directeur de l’Energie, Ibrahima Niane, ces perturbations notées sur le réseau de Senelec sont essentiellement dues  à des essais effectués dans la centrale de Félou mise en service par l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (Omvs). Il s’agit notamment de tests  qui ont eu comme conséquence majeure, l’arrêt momentané de la centrale de Manantali  qui fournit 60 mégawatts au réseau de distribution de la Senelec. C’est un problème conjoncturel, rassure le directeur de l’Energie qui informe que la situation reviendra à la normale dans les meilleurs délais.

M. L. DIATTA

17/01/2013

Djihadistes au Sénégal: non!

Macky Sall déclare la guerre aux Djihadistes: “Nous n’accepterons pas ce qui se passe au Mali”

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La crise malienne s’invite finalement au Sénégal. Hier, lors d’une cérémonie, le président de la République Macky Sall a évoqué, le risque d’attentat et invité les guides religieux du pays à « prévenir leurs disciples contre d’éventuelles influences étrangères ». Bien que le Sénégal n’ait jamais connu de menaces terroristes, mais le Chef de l’Etat a lui pris les devants, en appelant à la vigilance, puisque le Sénégal partage une frontière commune avec le Mali. Macky Sall déclare ainsi la guerre contre les Djihadistes craignant que leur prochaine cible soit le Sénégal. “Le Sénégal, l’Afrique et la Oumma Islamique n’ont pas besoin de cet islam violent qui foule au pied les droits de l’homme et de la femme, et qui tue. Et c’est la raison pour laquelle je me suis engagé au nom du Sénégal à dire que nous n’acceptons pas ce qui se passe aujourd’hui au Mali. Avec la communauté internationale, nous allons combattre le terrorisme pour le sortir hors d’Etat de nuire”, a déclaré le Président de la République, lors de la cérémonie de parrainage des différents môles du Port autonome de Dakar. Il en rajoute dès lors que “le Sénégal n’a pas besoin d’importer l’islam venu d’ailleurs. Le travail de nos illustres parents et parrains nous ont permis de perpétuer les valeurs islamiques et religieuses…”

DakarActu

Les Lions battus sous Giresse

Première défaite pour Giresse

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Alain Giresse a du pain sur la planche.

Pour son premier match avec le Sénégal, le sélectionneur français, nominé la semaine dernière, s’est incliné ce mardi face au Chili lors d’une rencontre amicale (2-1).

Les Chiliens se sont imposés grâce à des réalisations signées Carlos Munoz (52ème) et Fernando Meneses sur penalty (66ème).

Fébrile et peu inspirée, la sélection sénégalaise, composée essentiellement de joueurs locaux, avait pourtant ouvert le score par Pape Sané (10ème).

Mais les Lions se sont vite écroulés par la suite, multipliant les fautes grossières qui ont conduit à l’expulsion de Ndione (68ème) et Soumaré (95ème).

Alain Giresse va devoir très vite à remobiliser ses troupes avant de reprendre les éliminatoires du Mondial 2014. Le prochain match des Sénégalais est prévu contre l’Angola, le 22 mars prochain.

AfricaFoot

16/01/2013

-12% pour Dakar...

Les destinations les plus prisées d’Afrique hors Maghreb en 2012

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Le site Bourse des vols, un des vendeurs majeurs de billet d’avion pas cher du net francophone, vient de publier le classement des destinations d’Afrique hors Maghreb vers lesquelles il a vendu le plus de vols secs en 2012.

Première destination du continent noir hors Maghreb, et de loin, puisqu’elle représente près d’un tiers des ventes de vols secs vers l’Afrique, Dakar au Sénégal a recueilli de larges suffrages (32 %). Pourtant, l’année 2012 aura connu une nette chute des ventes de 12 %, plaçant la capitale du Sénégal en tête des plus fortes baisses en volume de l’année 2012 par rapport à 2011, probablement en rapport avec les troubles de début d’année suite à l’annonce par le Conseil constitutionnel de la validation de la candidature du président Abdulaye Wade à la présidentielle de février.

La seconde destination la plus courue est Le Caire dans ce classement Bourse des vols (qui l’a placée dans les destinations hors Maghreb) en hausse de 9,1 % par rapport à 2011, mais il faut relever que 2011 avait été une année en berne pour le tourisme égyptien en raison des troubles du Printemps arabe. C’est donc un début de rattrapage en 2012.

Troisième destination la plus courue auprès de Bourse des vols : Bamako, qui perd 23 % de ses passagers (deuxième plus forte baisse en volume). Là encore, l’explication est à trouver dans les troubles politiques et l’insurrection du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) au Nord-Mali.

La quatrième place du classement est occupée par Abidjan, en Côte d’Ivoire (qui perd trois places par rapport à 2011, devant Ougadougou, capitale du Burkina Faso, Douala au Cameroun, Johannesburg et Yaounde (les deux villes d’Afrique ayant enregistré une belle progression des ventes avec respectivement + 71 % et + 59 %).

A noter que Lome, capitale du Togo sort du Top 10 en perdant sa dixième place de l’année dernière (12è en 2012) alors que Praia, capitale du Cap-Vert, s’est effondré (sixième au classement 2011 et 15ème en 2012 avec une chute de près de 50 % de ses ventes).

Les passagers ayant acheté des vols secs Bourse des vols vers l’Afrique hors Maghreb ont sollicité à parts égales (12 % chacune) les compagnies Air France, Royal Maroc et Brussels Airlines.

Joël Ricci

Drame à Saly

Une femme s'immole par le feu à Saly Portudal

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Une femme âgée de 31 ans s'est immolée par le feu mardi dans la commune de Saly Portudal, une station balnéaire située près de Mbour, chef-lieu du département du même nom, à environ 80 km au sud de Dakar, a appris le correspondant de l’APS. Le drame s’est produit au quartier Saly-Golf, aux environs de midi. La défunte, alitée depuis sept mois pour cause de maladie, s’est probablement donné la mort, dans le but d’éviter l’humiliation dans ce quartier, où elle est presque connue de tous. En effet, selon certaines confidences, elle serait restée plusieurs mois sans payer son loyer et aurait du coup été menacée d'expulsion. Une hypothèse balayée d'un revers de main par d'autres témoignages qui soutiennent que vu le degré de sa maladie, elle n'avait même plus la force de lever le moindre doigt. Récemment, une quête aurait même été organisée par les populations de ce quartier pour lui venir en aide, afin qu'elle puisse prendre en charge ses frais médicaux. Mis au courant des faits, les éléments de la caserne spéciale des sapeurs-pompiers et ceux la Brigade de gendarmerie de Saly-Portudal se sont rendus sur les lieux pour dresser le constat et procéder à l'enlèvement du corps sans vie de la victime. La gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider cette affaire qui défraie la chronique à Saly Portudal.

DakarActu

Tavernier le Sénégalais

FIN TOURNAGE DU FILM QUAI D'ORSAY

Un Sénégalais nommé Bertrand Tavernier

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Le Sénégal peut en toute légitimité réclamer sa part d'héritage dans l'œuvre filmique du réalisateur français Bertrand Tavernier dont la carrière est riche de plus d'une quarantaine de films. Pour la troisième  fois, après «Coup de Torchon» (1981) puis «L'enfant de Thiès», un court métrage documentaire de 26 minutes réalisé avec  son fils Neil, il vient de boucler par le Sénégal  le tournage de «Quai d'Orsay», une adaptation de la célèbre bande dessinée  portant le même titre.

Blanchi sous le harnais, derrière ses lunettes de soleil, la toison enserrée dans une casquette noire à visière, Bertrand Tavernier, le sourire enjoué  après le dernier plan de son film «Quai D’Orsay», entouré de toute son affection et les vivats de son équipe. Le Sénégal accueillait le tournage après La France, l’Allemagne et les Etats Unis. La jeune société de production sénégalaise Cinékap qui assurait la production exécutive de ces deux jours de tournage   avait proposé à Bertrand Tavernier Dougar, un petit village à une soixantaine de kilomètres de Dakar, censé représenter le village d’un pays imaginaire nommé Oubanga, en proie à un conflit dans lequel l’image de la France est écornée.

Le ministre français des  Affaires Etrangères,  Taillard (Thierry Lhermitte), fait le voyage pour calmer les esprits. C'est cette séquence  qu’est venu tourner Bertrand Tavernier sur la route de Dougar, transformée en route Oubanga, pays imaginaire d’Afrique. La veille, il avait planté sa caméra  dans les jardins de la résidence de l’ambassadeur de France au Sénégal pour filmer l’interview télé de ce ministre des Affaires Etrangères.

Samedi 12 janvier 2013. Sur une route poussiéreuse, un cortège de voitures. A l’arrière d’une Berline  Lincoln ont pris place Taillard et Valérie Dumontheil (Julie Gayet) en pantalon de tailleur. Une foule de manifestants chauffés à blanc veulent bloquer le convoi. Ils s’agglutinent autour de la voiture de Taillard qui dit : «On avance, quoi qu’il arrive». La voiture arrive à se dégager puis s’englue à nouveau dans la manifestation. Les gardes du corps sortent de leur voiture pour déblayer la route.

La pression des manifestants augmente. Sur une des banderoles on lit : «Dehors la France». Le convoi est bel et bien bloqué. Taillard en bras de chemise bleue et cravate ouvre la portière de sa voiture, demande à Valérie de rester. Il sort, suivi de  son garde du corps. Arrive  un officiel Oubangais qui s’interpose entre le Ministre et la foule. Taillard tente de dominer la clameur en s’adressant à la foule : «Je suis venu pacifiquement pour aider l’Oubanga.

Je suis là pour régler les problèmes, pas pour en créer.» L’officiel  oubangais lui coupe la parole, entreprend de le convaincre de revenir dans la voiture et faire demi-tour. Le ministre n’en a cure. Il avance, bloqué par la foule.  Eclats de voix. Valérie dans la voiture a très peur mais prend son courage à deux mains et  sort rejoindre Taillard.  Fin de tournage, on remballe. Il a fallu une matinée et un chouya  dans l’après midi pour ces différents plans.

«Quai d’Orsay», adaptation du tome 1 de la bande dessinée garde le coté comique et  délirant sur fond de géopolitique puisque l’histoire se déroule lors de l’intervention américaine en Irak. Bertrand Tavernier dit : «Je trouve que c’est formidable de faire une comédie et en même temps de faire un film qui parle de choses sérieuses. La guerre qui va arriver, les Nations Unies, la position de la France qui ne voulait pas suivre les néo conservateurs américains  et qui pensait que aller dans cette guerre était une action criminelle et l’avenir a donné raison à la position française. C’est le comportement de ce ministre, personnage délirant et qui  a une vision qui m’a aussi intéressé.»

Pourquoi le choix du Sénégal ?: «Parce que j’avais gardé un souvenir très, très ému du tournage de Coup de Torchon, du bonheur que cela était et je dis sans flatterie, les gens , le pays, l’atmosphère la cuisine les acteurs. J’ai gardé un souvenir ému du poulet yassa, du thiébudiene de tout ce que j’avais mangé. Quand j’ai voulu tourner des scènes de Quai d’Orsay, la production disait que ce serait plus économique d’aller à Saint Domingue, parce que c’est tout prés de l’Amérique, de Haiti ou en Martinique  et moi j’ai toujours dit que je voulais retourner au Sénégal.

Ce film a été une aventure formidable et je l’ai terminé dans le bonheur. Je ne pouvais pas avoir de meilleure fin que la fin que j’ai eue aujourd’hui. Aussi bien au niveau du décor que de la figuration qui était magnifique.»

La sortie du film est prévue pour le dernier trimestre de 2013.

Baba DIOP

15/01/2013

Les Lions de Giresse

Alain Giresse : « Le Sénégal doit participer d’une façon permanente à la CAN »

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L’entraîneur français Alain Giresse, désigné le 9 janvier 2013 à la tête de la sélection du Sénégal pour deux ans, était l'invité de Radio foot internationale sur RFI, vendredi10 janvier. L’ancien coach du Gabon et du Mali, arrivé à Dakar l'avant-veille, est revenu sur les conditions de son accord avec la fédération sénégalaise et sur ses ambitions avec les Lions de la Téranga.

Quelles ont été vos motivations pour vous porter candidat à la tête de l'équipe nationale du Sénégal ?

Alain Giresse : Ma candidature remonte au mois de juin, quand le Sénégal était à la recherche d’un entraîneur. J’avais terminé au Mali et j’ai postulé à ce moment-là. Cela a pris un petit peu de temps, puisque le Sénégal est reparti avec un entraîneur local, avant de changer à nouveau d’orientation. J’étais toujours dans le circuit pour postuler et cela s’est finalement concrétisé.

On avait parlé de vous du côté de la Libye...

Oui, justement parce que j’ai pensé que le Sénégal ne serait finalement pas un débouché. J’ai été à la rencontre des responsables libyens, et je me suis déplacé dans le pays pour voir ce qu'était la fonction d’un sélectionneur dans ce pays, et surtout, bien sûr, appréhender le pays après les événements qu’il avait vécus.

Vous avez déjà entraîné plusieurs équipes, le FAR Rabat, la sélection en Géorgie, au Mali et au Gabon. Avec le Sénégal, prenez-vous la tête de l’équipe la plus prestigieuse qu’on vous ait donnée ?

Peut-être, oui. En tout cas, la première qui ait participé à une Coupe du monde. C’est un prestige au niveau du football. Le Mali, lui, n’a jamais participé à une Coupe du monde. On peut se situer de ce point de vue-là.

C’est un sacré challenge, car le Sénégal est une place forte, mais qui est aux abonnés absents, ces derniers temps, au niveau continental. Avez-vous en point de mire notamment la Coupe du monde en 2014 ?

Oui, mais le challenge, vous savez, c’est le quotidien de l’entraîneur. C’est le quotidien d’une sélection ou d’une équipe de club. Il faut toujours avoir des challenges par rapport aux compétitions auxquelles vous participez. Mais, il y a une donnée que l’on peut établir : le Sénégal doit participer d’une façon permanente ou quasi permanente à la CAN, c’est la base pour un pays comme lui. Après la Coupe du monde c’est du bonus, étant donné qu’il n’y a que cinq pays africains qui y participent.

Le Stade national de Dakar va être suspendu pour un an après les incidents face à la Côte d'Ivoire en octobre. Est-ce un problème de ne pas pouvoir jouer dans le plus grand stade du Sénégal ?

C’est un problème pour les joueurs de ne pas avoir le soutien de leur public, et pour les supporters de ne pas pouvoir assister aux matchs. C’est un handicap, on peut toujours en débattre. Mais c’est comme ça et pas autrement.

Savez-vous où auront lieu les matchs ?

La fédération y travaille. Au niveau de l’entraîneur, je vais simplement réclamer que cela se passe sur un terrain en bon état, sur une bonne pelouse.

Avec quels collaborateurs allez-vous travailler, des locaux ou des gens que vous allez faire venir ?

Ce seront principalement des locaux, on en a débattu avec la fédération. J’ai toujours fonctionné avec un adjoint, la personne la plus proche de moi dans le staff, et cet adjoint, au Mali ou au Gabon, c’était un local. C’est quelqu’un du cru, qui connaît bien la culture, les traditions, le raisonnement des joueurs. C’est un complément nécessaire pour moi.

Allez-vous habiter à Dakar ?

Oui, je serai basé à Dakar, bien sûr.

Ce serait un belle chose de qualifier le Sénégal pour une nouvelle Coupe du monde, au Brésil en 2014…

Oui, ce serait exceptionnel mais il faut faire attention. Regardez ce qui s’est passé face à la Côte d’Ivoire au match retour, il y avait une telle pression. Il faut être très prudent. Cela ne veut pas dire qu’on manque d’ambition. Mais il est difficile de faire avancer une équipe en ne raisonnant qu’avec des objectifs à court terme.

Et pourtant vous êtes bien placé pour savoir qu’il est difficile de pouvoir construire sur le long terme en Afrique…

Oui, mais j’ai fait quatre ans au Gabon. Dans l’échelle des pays africains, on peut considérer que c’est pas mal. Nous ne nous sommes pas qualifiés pour la CAN 2008, et cela ne m’a pas empêché de continuer.

Christophe Carmarans/RFI

14/01/2013

Retraite dorée...

Excellente nouvelle pour les retraités français, belges, allemands…résidents au Sénégal

Une décote de 80% de l’impôt dû.

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Le Président Macky Sall l’avais promis, le nouveau code des impôts le rend applicable.

Extrait du CODE GENERAL DES IMPÔTS

Article 176. Réduction d’impôt pour titulaire de pensions de source étrangère

1. Les contribuables exclusivement titulaires de pensions et rentes viagères de source

étrangère, imposés d’après leur déclaration, bénéficient, dans les conditions prévues au dernier alinéa de l'article 59 du présent Code, d’une décote de 80% de l’impôt dû.

3. Lorsqu’un contribuable dispose de pensions et rentes viagères de source étrangère et d’autres

4. sources de revenus imposables au Sénégal, le montant définitif de l’impôt afférent aux pensions et rentes est arrêté conformément aux dispositions du 1 tandis que le montant de l’impôt afférent aux autres revenus est exclusivement déterminé

par application des règles prévues aux articles 170 à 175 du présent Code.

La cotisation globale du pensionné est alors constituée par le total de l’impôt sur les pensions et rentes de source étrangère et le total de l’impôt exigible sur les autres

revenus du contribuable.

dernier alinéa de l'article 59 du présent Code :Pour bénéficier de la décote prévue à l’Article 176 du présent code, les contribuables

bénéficiaires de pensions et rentes viagères de source étrangère, doivent verser lesdits revenus dans un compte en francs CFA ouvert au Sénégal en qualité de résident au sens de la réglementation des changes.

Les contribuables susvisés doivent également joindre à leur déclaration annuelle de revenus les documents suivants :

- une attestation de versement des pensions ou des arrérages établie par le débirentier ou tout autre document en tenant lieu ;

- une attestation indiquant le montant en devises reçu pour le compte du pensionné ou crédirentier et la contre-valeur en francs CFA au jour du transfert, délivrée par l’établissement financier ou par tout autre organisme intervenant dans le paiement des pensions ou des arrérages.