28/02/2013

La Somone va mourir

LAGUNE DE SOMONE: ENTRE ENSABLEMENT ET EROSION COTIERE

Vers une mort programmée

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Sanctuaire pour les oiseaux migrateurs et  source de revenus pour plusieurs villageois vivant de l'exploitation de ses potentialités, la lagune de la Somone court de graves dangers. Elle présente des signes avant-coureurs d'un ensablement au niveau de sa jonction avec la mer, annonciateur d'une mort programmée. A l'origine du mal, deux menaces sérieuses que constituent les multiples aménagements sur le bassin versant dans la partie Est et l'érosion côtière de plus en plus intense à l'Ouest. Ce phénomène qui peut entraîner un désastre écologique aux conséquences incalculables interpelle plus d'un. Conscients de cela, les spécialistes de la faune et de la flore mais aussi les riverains, en appellent à des mesures idoines pour parer à toute éventualité.

Cours d’eau traversant les villages de Sorokhassap, Thiafoura, Guéréo et la commune éponyme, la «Somone» a son bassin versant qui s’incline vers l’océan atlantique. Cadre naturel aux richesses énormes catalysant diverses activités, la «Somone» est  aujourd’hui menacée de disparition à cause d’un ensablement de plus en plus pesant. Aussi, la lagune de la Somone court-elle d’énormes risques, obligeant Saliou Mbodji, le président des éco-gardes de cette réserve naturelle d’intérêt communautaire, à tirer la sonnette d’alarme.

En effet, les multiples aménagements sur son bassin, sis au niveau des plateaux de Diass et de Thiès, constituent de sérieuses menaces pour la survie de la lagune de la Somone. Les eaux pluviales  alimentant son lit arrivent à peine au niveau de son estuaire et font l’objet de déviations vers des directions non initiales. Conséquences, le mouvement unilatéral et continu du remplissage de la lagune dans un sens a fini par conduire à un ensablement progressif. L’occupation anarchique des berges de la Somone, les constructions des hôtels et des habitations au niveau du bassin versant qui n’ont pas arrangé les choses ont fini par constituer un bouchon qui progressivement, a empêché la mer et la lagune de communiquer.

C’est ainsi que l’on peut observer, du fait que le tirant d’eau reste faible, la possibilité en période de marée basse de faire à pied, la traversée vers Guéréo.  Une situation qui n’est pas pour arranger l’affaire des piroguiers qui se retrouvent dans l’impossibilité de proposer des ballades à  la clientèle touristique. Il s’y ajoute qu’au chapitre des méfaits pouvant accompagner la fermeture de la lagune, le président des éco-gardes relève le pourrissement des eaux et autres vasières pouvant être sources d’odeurs fétides. Ce qui va incommoder les riverains et les touristes qui n’auront plus envie de séjourner dans la zone. C’est conscients que ce phénomène peut entraîner un désastre écologique aux conséquences incalculables que des spécialistes de la faune et de la flore mais aussi des riverains escomptent des mesures idoines  pour parer au plus pressé. Ils en appellent à une intervention de l’Etat et des bailleurs car il va falloir mobiliser des moyens importants en termes d’études et d’engins pour procéder au draguage de la lagune.

Saliou Mbodji a souvenance qu’il y a quelques décennies de cela, la Somone avait connu un ensablement de son estuaire. Ce qui s’était traduit par des conséquences dramatiques pour les communautés vivant de l’exploitation de crevettes, huîtres, poissons et autres produits halieutiques. Beaucoup d’espèces d’oiseaux avaient fini par déserter la lagune. Quant à la mangrove, se retrouvant étouffée, elle disparaissait lentement mais sûrement. Pour de telles scènes ne soient revécues, il souhaite que des mesures énergiques soient prises pour épargner aux populations une catastrophe écologique aux conséquences incalculables.

Un paradis d’oiseau en péril

La création de la réserve de la lagune de la Somone obéit à une volonté de l’Etat remontant à la fin des années 1990. Une gestion communautaire inclusive accompagne la vie et l’exploitation de la lagune. Elle intègre le conseil rural de Sindia et la Direction des aires protégées assurant l’encadrement au sein de cet espace. Ses deux missions essentielles se résument  à la préservation de la biodiversité et à l’intégration de la lagune d’une part, et d’autre part  à l’impulsion du développement économique des populations locales.

C’est un écosystème particulier regorgeant d’une faune avifaune et d’essences végétales couvrant trois villages à savoir : Thiafoura, Sorokhassap et Guéréo. Ici, les oiseaux vivent dans un habitat original à plusieurs strates. On distingue celle arborée de la strate herbacée avec la savane arbustive, les fourrées et la prairie arbustive occupées par les oiseaux et le plan d’eau des cours d’eau permanents et temporaires selon différentes périodes de l’année.

La mangrove reste aussi l’habitat préféré des espèces avifaunes avec beaucoup d’espèces  allant des sternes aux grues cendrées, en passant par les mouettes à tête grise, les cormorans, les hérons et autres limicoles. Elles squattent le plan d’eau, les baobabs, les fugus, les cordias, les prosopis, les jujubiers, les différents acacias et les eucalyptus. En tout, une cinquantaine d’espèces avifaunes sont recensées à côté d’une dizaine de mammifères dont des chacals. Les espèces piscicoles ne font pas encore l’objet de décompte au niveau de la lagune de la Somone, mais tout de même diverses variétés de poissons s’y trouvent, a affirmé le conservateur.

Jean, le génie protecteur des ressources

La Somone n’est pas seulement un sanctuaire écologique pour les oiseaux et quelques mammifères drapés dans un espace vert fait de mangrove d’une beauté paradisiaque. Les couchers de soleil y sont extraordinaires. C’est la demeure du génie tutélaire de la Somone, un djinn, homme blanc portant le nom de Jean (Keur Jean). Des offrandes ont été faites dans le passé dans le cadre de pratiques propitiatoires pour favoriser la prolifération des ressources et la protection de la lagune des catastrophes. Des plats européens bien cuisinés sont versés dans la lagune avec des ustensiles pour satisfaire Jean nous rapportent des habitants du terroir. Des dépositaires des secrets mythiques et mystiques sont commis aux tâches de prêtres  pour faire l’office à la gloire  du génie protecteur.

De nos jours des efforts inouïs continuent d’être menés par des organisations diverses pour le reboisement de la mangrove le long des berges de la Somone. Cette opération se fait depuis plus d’une décennie. Madame Rokhaya Ciss la présidente des femmes d’un des Groupements d’intérêt économique profitant de la gestion et de l’exploitation de la Somone milite pour des interventions urgentes pour une continuation de leurs activités touristiques très lucratives.

accentué par les multiples aménagements sur le bassin versant dans la partie Est et l’érosion côtière de plus en plus intense à l’Ouest.

Suffisant pour que Saliou Mbodj porte espoir dans le dynamisme des comités d’orientation et de gestion de la réserve de la Somone avec comme objectif de voir les riverains profiter des revenus de la réserve à travers les écoles et les postes de santé par des dons de kits scolaires ou de médicaments ou de financements d’activités génératrices de revenus pérennes.

Samba Niébé BA

la polygamie vécue par une Française au Sénégal

« Deuxième Femme » : la polygamie vécue par une Française au Sénégal

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« Deuxième Femme » de Caroline Pochon (Buchet Castel, 2013)

Caroline Pochon, documentariste française, a été pendant quelques mois la seconde épouse d’un homme au Sénégal. Une expérience de la polygamie qu’elle raconte dans « Deuxième Femme » (Buchet Chastel, 2013), un premier roman très fortement inspiré de la réalité.

Dans le livre, elle s’appelle Hortense et elle étouffe dans son milieu, la petite bourgeoisie de la bonne ville de Caen. Ses premières rencontres avec des Africains lui donnent de l’oxygène. Dès les premières pages du roman, elle écrit :

« Les hommes que j’ai aimés m’ont donné l’Afrique, sa chaleur, ses nuits sans fin, sa musique, sa danse, ses improvisations, son bricolage quotidien, ses langues qui chantent dans la grisaille, ses éclats de rire sans Banania, sa connivence de parias, ses combines miraculeuses. L’ailleurs dans ma vie provinciale, la joie d’être belle et heureuse – par moments. »

« Moi, l’affreuse petite Blanche »

Cette jolie blonde aux yeux bleus, apprentie scénariste, s’échappe du carcan familial et se retrouve à 27 ans, un peu larguée et sous anxiolytiques, au Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) de 1997.

Elle y rencontre Seydou, réalisateur sénégalais. C’est le coup de foudre. Elle le suit chez lui, à Dakar, où elle accepte de se convertir à l’islam pour l’épouser et partager son existence avec sa première femme, Awa, alors enceinte.

Awa accueille la jeune Française en pensant que c’est une collègue de son mari, et ne se doute de rien jusqu’au retour de la noce… Extrait :

« Des cris résonnent dans la cour. Awa vient de comprendre que tout le monde l’a roulée – son mari, le marabout, sa famille, le quartier et moi, la fauteuse de trouble, le djinn envoyé par la France, l’affreuse petite Blanche au cul gros comme son porte-monnaie ! Tous affluent dans la cour où elle se tient debout, les mains sur les hanches, le visage furieux. »

Dans la vraie vie, tout est pareil, sauf que la jeune française s’appelle Caroline Pochon, le mari Masseye Niang et la première épouse, Diodio.

Cette expérience intense a duré deux mois et demi, au bout desquels la seconde épouse rentre à Paris. Elle y prépare, assaillie par le doute, l’arrivée d’un mari avec qui elle a un projet de film, mais qu’elle a cessé d’aimer.

Du temps pour tourner la page

« Seydou, dernier avatar d’une longue série d’amours impossibles. Un homme noir est peut-être un écran que j’utilise pour masquer une vérité – laquelle ? Dans une sorte de mégalomanie caritative, comme si j’avais bu un philtre, j’ai voulu extraire un homme d’une condition qu’il avait pourtant choisie. Et tout à coup, la fée blanche arrive avec sa carte bleue ! »

Caroline Pochon, qui ne perd pas le sens de l’humour, parle aussi dans son roman du mariage mixte, et de la réaction qu’il provoque dans une famille sénégalaise comme chez ses parents, en France. Elle avoue avoir mis du temps, beaucoup de temps, pour tourner la page.

Elle a entamé cette autofiction en 1999, l’a reprise en 2005, après avoir tourné un documentaire sur le même sujet, avec les vrais personnages de son histoire.

Huit ans plus tard, elle publie ce texte fort, tiré de son journal intime, ses souvenirs, mais aussi de plusieurs de ses nouvelles non publiées inspirée par la société de la banlieue populaire de Guédiawaye, à Dakar. Elle explique :

« Je ne voulais pas donner une lecture enfermante, autocentrée sur ses sentiments. »

La polygamie, « modèle sexiste et archaïque »

Sa position, à l’époque, était de ne pas faire le « néo-colon » et de se fondre dans les normes de l’autre, plutôt que d’imposer les siennes. Cela étant, Caroline Pochon a désormais une position très claire sur la polygamie : elle est contre.

« C’est un modèle sexiste et archaïque qui se fait à l’avantage des hommes, dit-elle. C’est un jeu autour de l’absence et de l’attente qui génère beaucoup d’amertume et de frustrations. »

Et de rappeler que dans la société sénégalaise, la notion de couple est « irréductiblement différente de la nôtre, monogame et romantique ». Exemple :

 « Un Sénégalais vivant aux Etats-Unis peut très bien se marier à distance avec une fille du village qui servira de bonne à ses parents. »

L’auteur ne part pas en croisade. Au contraire. Elle estime qu’il y a « mille nuances » dans la façon de vivre la polygamie, une expérience qui lui a permis de remettre en question sa propre vision de l’amour. Elle est d’ailleurs restée en contact avec son ex-époux, qui la soutient dans son entreprise littéraire.

« Il vit ce livre comme quelque chose qui lui appartient par procuration. Pour moi, c’est un soulagement. »

Ecrire ce livre lui a permis de se « libérer ». Même au Sénégal, la question n’est pas souvent évoquée par les femmes – à deux exceptions près :

 L’écrivain Ken Bugul, qui a été la 28e femme d’un marabout, a raconté dans son roman « Riwan ou le chemin de sable » (1999) les bons côtés de son statut de co-épouse ;

Bien avant elle, Mariama Bâ avait signé « Une Si Longue Lettre » (1979), roman à charge contre la polygamie. Un texte puissant, tiré là encore du vécu d’une première femme, mise devant le fait accompli d’une union de son mari avec une femme plus jeune qu’elle.

Ce grand classique, étudié par tous les collégiens du Sénégal, traite des ravages psychologiques et émotionnels provoqués par la polygamie. Une pratique qui n’a pas faibli, les deuxième, troisième ou quatrième femmes marquant plus que jamais, aujourd’hui, la réussite sociale de l’homme au Sénégal.

Sabine Cessou

http://blogs.rue89.com/rues-dafriques/2013/02/27/bat-pas-relu-deuxieme-femme-la-polygamie-vecue-par-une-francaise-au-senegal-229755

27/02/2013

Exposition d’art à Saly Joseph

Exposition d’art à Saly Joseph : Un événement culturel au bénéfice des artistes de Mbour

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Le Domaine du Kalahari, dans la région de Mbour, prépare une exposition d’arts prévue du 8 au 18 mars prochain. Cet événement, deuxième du genre organisé par le Domaine du Kalahari, fera l’objet d’une conférence de presse le jeudi 28 février à Saly.   

 La deuxième exposition d’arts du Domaine du Kalahari, situé dans la zone de l’aérodrome de Saly Joseph, se tiendra du 8 au 18 mars prochain. L’exposition se tiendra à la fois dans le domaine et à la mairie de Mbour, selon les organisateurs.  Les administrateurs du Kalahari, Mme Brigitte Chaffoin et M. Joaquin Montesinos ont demandé à l’artiste peintre Kalidou Kassé d’être le parrain de l’événement.  Ce rendez-vous culturel qui fait la part belle aux artistes plasticiens et aux musiciens, vise selon les organisateurs,  « à doter la région et le site du Kalahari d’un événement de grande qualité artistique, tout en participant à la diffusion des produits culturels et des arts plastiques ». L’événement s’est donné comme objectif de promouvoir les artistes plasticiens de Mbour.

Par la même occasion, il veut contribuer à l’instauration d’un marché de l’Art, mais également mettre en exergue les expressions culturelles de la communauté de Saly Joseph et favoriser la cohésion sociale.  Conformément à une vocation sociale revendiquée par le Domaine du Kalahari, une partie des recettes de la vente des œuvres sera versée à l’école de Saly Joseph.

J. PIRES

Inauguration de la maternité de Mbour

Inauguration en grande pompe !

Dimanche, c'était le grand jour pour la maternité fondée et financée par la Waterlootoise Muriel Jonckheere

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Saly près de M'bour, 10 heures du matin. Dans la maison de Muriel règne une grande agitation. Les téléphones portables sonnent sans arrêt. Muriel et Moussa Sy, son ami et partenaire local, sont en contact avec tout ce qui bouge à M'bour et à Dakar. Ils veulent s'assurer que la cérémonie d'inauguration de la maternité Muriel Africa se déroulera de la meilleure manière possible.

Efficacité à l'africaine

Idem pour la réception qui suivra chez Muriel avec les donateurs belges et les notables sénégalais. Muriel connaît un bref moment d'inquiétude. Rien n'a l'air d'avancer. En fait, tout se fait à l'africaine : au dernier moment mais avec efficacité. Etonnant ! Quelques Mbouroises préparent les grosses crevettes fraîches et d'autres fins hors d'oeuvre typiques pour le cocktail d'une septantaine de convives.

Muriel, Moussa et l'auteur de ces lignes se rendent au point de rendez-vous fixé madame Amsatou Sow Sidisé, ministre conseiller auprès du président de la République du Sénégal, Son Excellence monsieur Johan Verkammen, ambassadeur de Belgique au Sénégal, et son adjoint responsable de la coopération. Le cortège de 4x4 s'ébranle avec un peu de retard vers le poste de santé de Grand M'bour 2 où se trouve la maternité. Il l'atteint vers 16h15.

Main dans la main au milieu de centaines d'habitants

Dans l'enceinte du dispensaire, une immense toile protège environ 700 M'bourois assis sur autant de chaises. Des enfants agitent des drapeaux belges. Main dans la main, Muriel et l'ambassadeur belge traversent la foule souriante qui se presse autour d'eux. Elle manifeste son enthousiasme au milieu d'un joyeux brouhaha mêlant applaudissements, musique, chants et sessions de djembé. Accueil formidable !

Arrivée devant une longue table ornée de fleurs et des drapeaux sénégalais et belge, la délégation est accueillie par  la maire-adjointe, le préfet du département de M'bour et le président du comité de santé de Grand M'bour. Tous rejoignent la tribune officielle surélevée. Y siègent déjà de nombreux notables sénégalais et la soixantaine de donateurs belges qui ont fait spécialement le déplacement.

Les deux premières naissances

Après quelques mots d'introduction du speaker, les hymnes nationaux des deux pays sont joués. L'ambassadeur de Belgique et Muriel sont ensuite invités à se diriger vers le bâtiment de la maternité voisine, suivis de tous les officiels. Devant une dizaine de photographes et de cameramen, ils ont coupé les deux rubans tricolores barrant l'entrée de celui-ci.

Tout ce monde est entré dans la maternité pour la visiter, de manière quelque peu désordonnée il est vrai, mais dans la bonne humeur. Grand bonheur : dans la matinée de ce grand jour, deux mamans avaient mis au monde les deux premiers bébés de Muriel Africa. Retour sous la toile où l'ambassadeur de Belgique a mis un point d'honneur à écrire un long texte dans le livre d'or.

Remerciements unanimes

Entrecoupée de chants et de danses, la cérémonie s'est poursuivie par les allocutions de la maire-adjointe, de Muriel Jonckheere (par moments très émue), de Moussa Sy, le partenaire de Muriel, également chargé de mission du comité de santé de Grand M'bour, du président de ce même comité, de l'ambassadeur de Belgique (discours apprécié pour ses informations, sa justesse et son humanité) et de la ministre conseiller auprès du président de la République du Sénégal.

"Muriel est utile !"

Celle-ci a déclaré : "Muriel est une femme forte, humaniste et utile. Elle apporte des remèdes et des solutions aux problèmes d'autrui. Nous demandons à tous d'assurer le suivi et l'entretien de cet outil." Commettant un lapsus involontaire, elle a fait sourire les Belges présents en adressant ses "remerciements à la république de Belgique."

Sobre en public mais simple et chaleureuse en privé, la ministre a téléphoné le soir même au correspondant de Sudinfo Waterloo pour s'excuser de son erreur, minime faut-il le dire, surtout pour le peuple belge empreint d'humour et du sens de l'autodérision.

Des diplômes d'honneur sont remis aux représentants des organisations donatrices : l'Institut chirurgical de Bruxelles, le Rotary Club de Bruxelles Nord, le Rotary Club de Waterloo, le Soroptimist Club Val Brabant-Waterloo et le Lions Club Bruxelles Dauphin.

Séquence émotion

Cérémoniale mais simple, prenante mais gaie, sérieuse mais festive, l'inauguration officielle de la nouvelle maternité de Grand M'bour s'achève. Les officiels sénégalais et les Belges s'en vont ou se rendent dans la maison de Muriel. Un cocktail très convivial, agrémenté de ponche et de délicieux hors d'oeuvre, les y attend.

Quelle émotion ! Quelle joie ! Quelle découverte de l'Afrique noire au travers du Sénégal et de son peuple amical  et racé ! Tanguy de Ghellinck, envoyé spécial de Sudinfo Waterloo à M'bour, Sénégal 

Pour en savoir plus : http://www.martenitemurielafrica.com

26/02/2013

L'endettement du Sénégal

Le Sénégal au bord du gouffre

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Sous Abdoulaye Wade, le déficit budgétaire a explosé.

Entre 2006 et 2012, l'endettement du pays a presque triplé. Les nouvelles autorités tentent d'inverser la tendance.

La situation devenait urgente. Dès le lendemain de sa nomination, le 4 avril 2012, le ministre sénégalais de l'Économie et des Finances, Amadou Kane, était à Paris pour négocier un appui budgétaire. « Le gouvernement précédent nous avait prévenus que si nous arrivions au pouvoir, nous ne pourrions plus honorer les salaires au bout de quelques semaines », explique-t-il aujourd'hui.

Un constat qui tranche avec l'optimisme affiché en mai 2011 par l'équipe de l'ancien président, Abdoulaye Wade. Le pays revient alors d'une tournée triomphale de dix jours en Suisse, aux États-Unis et au Royaume-Uni avec une enveloppe de 350 millions d'euros souscrite auprès d'investisseurs étrangers, dont les fonds Pimco et Blackrock. Les intentions apportées par 51 investisseurs atteignent même 1,7 milliard d'euros, signe de l'intérêt suscité par ce pays stable et bien noté par l'agence Moody's. Dakar annonce fièrement que sa dette publique reste en dessous des 40 % du PIB, bien loin des 70 % maximum recommandés par les institutions de Bretton Woods. Mais très vite, le déficit budgétaire se creuse, porté par le service de la dette à rembourser : il atteint 8,2 % du PIB en mars 2012, soit deux fois la limite tolérée.

« Le gouffre se mesurait surtout à la fréquence et à l'importance des emprunts à court terme du ministère pour honorer ses engagements, analyse Amadou Kane. On empruntait pour payer des dettes. Résultat : comme les prêteurs connaissaient l'urgence de la situation, les conditions proposées étaient onéreuses. La dette s'est accumulée rapidement, son service était élevé et devenait insupportable. » L'endettement est ainsi passé de 1,8 milliard d'euros en 2006 à 4,6 milliards au 31 mars 2012.

Un responsable du Fonds monétaire international (FMI) rappelle : « Toutes les analyses réalisées sur le Sénégal depuis 2006 concluent que le risque de surendettement reste faible, à condition de réduire significativement le déficit budgétaire. » Ce à quoi s'attelle le ministre, en plus de négocier les taux et de débloquer l'argent des bailleurs de fonds (Banque mondiale, Banque africaine de développement...) pour limiter le recours à de nouveaux emprunts. En décembre 2012, le Sénégal s'est cependant lancé dans une nouvelle émission obligataire, mais cette fois sur le marché régional de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). L'objectif a été atteint : le pays a empoché 134 millions d'euros.

Michael Pauron/Jeune afrique

24/02/2013

7 milliards pour les étudiants

L'Etat va casquer 7 milliards de Francs Cfa

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7 milliards de francs Cfa, c'est la somme que l'Etat du Sénégal va dégager pour financer l'orientation des milliers d'étudiants encore non orientés, vers des établissements supérieurs privés, reconnus par Conseil Africain et Malgache de l'enseignement supérieur (Cames). C'est la révélation  faite hier vendredi par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Tew Niane lors d'un point de presse tenu au Building Administratif.

Convaincu que les universités de Dakar, Saint Louis, Bambey, Thiès et Ziguinchor ne peuvent accueillir dans leur totalité, les 35 000 nouveaux bacheliers, le gouvernement a décidé de débourser la coquète somme de sept (7)milliards de francs CFA, pour permettre l’insertion des étudiants non encore orientés dans les écoles supérieures privées reconnues par le Conseil africain et Malgache de l'enseignement supérieur (Cames). C’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mary Teuw Niane, qui l’a annoncé  hier, vendredi 22 février lors d’un point de presse tenu au Building administratif.

“Le coût définitif de cette opération sera évalué à sa clôture des orientations. La fourchette maximale est estimée à cinq milliards (de francs CFA) mais avec les équilibres internes, en réalité l'Etat devra rajouter une somme qui avoisine les deux milliards", a dit le ministre de l’Enseignement supérieur. Cette décision est prise, dit-il, après concertation avec des écoles supérieures privées qui ont avancé “qu'il leur reste encore 11.000 places pour caser éventuellement des étudiants non orientés“.

Devant une pléiade de journalistes, l’ancien Recteur de l’Université de Saint Louis (UGB) a indiqué que “la mise en œuvre d'une telle opération nécessite une identification des Etablissements privés d'enseignement supérieur (EPES) offrant des filières dont les diplômes sont reconnus par le CAMES, avant d'y insérer les nouveaux bacheliers non orientés, en tenant compte de certaines conditions“.

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a, cependant, relevé que “le chef de l'Etat a accepté que son ministère fasse appel aux (EPES) pour accueillir cette année, exceptionnellement, sous certaines conditions, les nouveaux bacheliers non orientés".

Même si le premier semestre est quasiment bouclé, M. Niane a rassuré que “le contrat signé avec ces structures va intégrer le calendrier académique“, tout en ajoutant que “cette action va avoir des retombées liées à un enseignement supérieur de qualité".

Estimant que cette démarche devra contribuer à ramener la quiétude dans le campus pédagogique, M. Niane a rappelé que “la décision de transférer les bacheliers non orientés vers des établissements privés résulte d’une concertation nationale impliquant les acteurs de l'éducation mais également les syndicalistes, les écoles privées et publiques, l'Assemblée nationale, les élus locaux, le gouvernement, les parents d'élèves et les étudiants“.

Une décision salvatrice qui va certainement décrisper l’atmosphère dans un climat déjà tendu dans les universités mais aussi  ramener le sourire  sur les visages de ces éventuels futurs cadres de la nation

Ibrahima Baldé 

Kédougou sous haute surveillance

POUR EVITER UNE INFILTRATION DES REBELLES MALIENS

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Depuis que les forces françaises et africaines ont commencé à intervenir au Mali pour restaurer l’intégrité territoriale, la paix et la sécurité dans cette république sœur, la gendarmerie est toujours en état d’alerte.

Les hommes du lieutenant Ousmane Diop surveillent nos frontières comme du lait sur le feu. Non seulement leur effectif a été augmenté de façon considérable ainsi que leurs moyens logistiques, mais ces temps-ci les pandores font des patrouilles quotidiennes dans la commune. Tous les véhicules et toutes les motos sont arrêtés et fouillés de fond en comble. En atteste, Kédougou est sous haute surveillance depuis le début de la semaine. Il ne se passe pas un seul jour sans que les hommes en bleu ne fassent des patrouilles le matin comme le soir dans les grandes artères de la ville. Armés jusqu’aux dents, les gendarmes quadrillent les différentes issues de l’espace communal de Kédougou. De la route nationale à celle qui relie Fongolimbi, en passant par l’axe qui mène vers Saraya ainsi que celle qui va à Salémata on n’aperçoit que les hommes du lieutenant Ousmane Diop.

Les cyclomoteurs sont arrêtés. On leur exige le port de casque sur la tête et les papiers de l’engin. Quant aux véhicules la fouille est encore plus sérieuse. Hormis l’aspect formalité, les gendarmes regardent l’intérieur du véhicule et vérifient si les passagers détiennent par devers eux leurs pièces d’identité. Au cas où quelqu’un n’aurait pas sa carte d’identité il est obligé de descendre du véhicule. «Moi j’ai même vu un touriste qui était dans la même situation, il a fallu qu’il téléphone au campement dans lequel il séjourne afin qu’on lui apporte son passeport. D’ailleurs il a versé des larmes quand on lui a dit de ne pas bouger sans ses papiers», nous confie un témoin sous le sceau de l’anonymat.

Que cherchent les pandores? Ont-ils des bribes d’informations relatives à une éventuelle infiltration des rebelles maliens? En tout cas mystère et boule de gomme. De toute façon ce qui demeure constant est que la porosité de nos frontières peut favoriser une infiltration des gens du MUJAO ou d’AQMI. Cependant les populations peuvent dormir tranquillement sous leurs lauriers parce qu’elles n’ont rien à craindre sur le plan sécuritaire.

MAMADOU CHEIKH FALL 

23/02/2013

Ouverture de l'autoroute le1er août

AUTOROUTE A PEAGE DAKAR-DIAMNIADIO

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Après l’ouverture du premier tronçon de l’autoroute à péage Patte d’Oie-Pikine, son prolongement jusqu’à Diamniadio s’effectuera le 1er Août 2013. Révélation faite hier jeudi 21 février par Diène Farba Sarr, directeur général de l’Apix à l’occasion d’une visite de presse.

L’Etat d’avancement des travaux de construction de l’autoroute à péage Dakar Diamniadio est aujourd’hui estimé à 85%, selon Diène Farba Sarr, directeur général de l’Apix(Agence nationale des grands travaux de l’Etat), lors d’une visite de presse sur le site du deuxième tronçon, hier jeudi.

Si l’ouverture du premier tronçon Malick Sy-Patte d’Oie et Patte d’Oie- Pikine, distant respectivement de 7 km sur 2x3 voies, le second tronçon de 4,5 km sur 2x3 voies sera une grande bouffée d’oxygène, selon les responsables de l’Apix.

Quant- a l’axe Pikine-Diamniadio qui est long de 20,5 km à 2x3 voies entre Pikine et Thiaroye 2x2 voies avec possibilité d’extension, il sera raccordé à la RN1 à Diamniadio par un barreau de liaison de 3 km divisé en deux tronçons. Le premier Diamniadio-Keur Massar est terminé depuis décembre dernier. Celui de Keur Massar-Pikine devant assurer la jonction avec celui de Malick Sy-Pikine va consacrer l’achèvement de l’autoroute pour une mise en service complète au 1er Août 2013.

A en croire Dominique Ndong, coordinateur des grands travaux, «le gain en temps, en santé et économie est nettement constatable pour les usagers». Et d’expliquer «Rien que pour évacuer un malade en urgence vers un centre hospitalier, on sent la différence».

PERTINANCE D’UN TEL PROJET

Pour sa part, Didier Payerne, Directeur Opérationnel de SENAC SA (Société Eiffage de la Nouvelle Autoroute Concédée), justifie le partenariat public privé dans le cadre duquel il est chargé du maintien, de la gestion et de l’entretien de ce grand projet. Avant d’ajouter «Nous sommes ici jusqu’en 2039, date à laquelle l’ouvrage sera une propriété de l’Etat du Sénégal».

Emplois créés

Selon Didier Pawlaczyk, responsable de la technologie, «Cette infrastructure répond à toutes les normes des nouvelles autoroutes à péage que l’on trouve dans les pays développés. Car il est possible sur toute l’autoroute allant de Dakar à Diamniadio, de déceler toutes anomalies et de réagir à la minute près».

Très heureux et fier de ce « grand » projet, le directeur général rassure en ces mots «L’Etat du Sénégal respectera ses engagements».Du démarrage de l’autoroute à nos jours, le projet à généré des emplois directs évalués à 1435, hors staff. Dans le détail et pour le premier tronçon, on a enregistré 539 emplois tandis que 486 agents (campagne d’affichage des listes, animateurs et relais locaux et jeunes employés dans le cadre de l’élaboration du PAR, une centaine de jeunes de la banlieue) ont été employés pour le second.

Le concessionnaire aurait l’ambition de créer plus de 1000 emplois directs dans les trois prochaines années pour conforter ainsi les impacts positifs du projet.

JP Malou

Le tourisme abîme le Sénégal

Tourisme et environnement : penser responsable

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Le Sénégal dispose d’une diversité d’écosystèmes (mangrove, savane arborée, lagunes) qui sont aujourd’hui menacés. Dans ce pays, le développement social et économique est intrinsèquement lié à la richesse des ressources naturelles.

Pour faire face à une démographie galopante, le Sénégal a puisé excessivement dans ses ressources marines et forestières. La pêche et l’agriculture sont les deux activités économiques dominantes permettant aux communautés de travailler, de générer des revenus et de se nourrir. Nécessaires à la survie des générations futures, les ressources naturelles sont actuellement surexploitées.

Pendant son séjour, le touriste peut adopter des comportements responsables qui contribueront à sauvegarder les richesses naturelles dont dépendent tant les populations locales.

Les forêts disparaissent

L’achat de souvenirs fait souvent partie intégrante du voyage. L’artisanat local est relativement bien développé et se compose majoritairement d’objets d’art en bois. Pour autant, cette filière contribue à la déforestation du pays. Par exemple, il faut un arbre pour fabriquer un djembé.

En raison de la demande croissante des touristes, le djimb (Cordyla pinnata), arbre servant à la fabrication de cet instrument de percussion très populaire, est en voie d’extinction dans la région. Il en est de même pour le bois d’ébène de plus en plus rare, mais toujours plus demandé par les touristes. Il est donc important lors de son voyage de penser à acheter responsable, pour limiter ce fléau qui ronge le Sénégal.

Selon la FAO, le couvert végétal a diminué de 42 % depuis les années 60. Plus de 4 millions de mètres cube sont prélevés par an sur les forêts. Le bois et le charbon de bois représentent 84 % de la consommation énergétique des ménages, qui ont très peu accès à d’autres sources d’énergie comme l’électricité, le gaz ou le solaire. Au Sénégal, cette dépendance au bois et la gestion non raisonnée des forêts sont des causes majeures de la déforestation, accentuant avec elle sécheresse, désertification, érosion des sols, perte de biodiversité et pauvreté.

Des poissons pêchés trop petits

De la même façon, les pêcheurs sénégalais bénéficiaient d’une des eaux les plus poissonneuses d’Afrique de l’Ouest. Pour autant, les techniques de pêche non durables (surexploitation, engins destructeurs, non respect des périodes de reproduction et des tailles de maturité sexuelle) menacent la pérennité des ressources halieutiques. Les revenus liés au secteur de la pêche et la consommation moyenne de poisson par les communautés ont diminué, accentuant la précarité sociale et économique des populations locales et l’insécurité alimentaire.

Les poissons, en particulier les thiofs, sont pêchés trop petits, avant qu’ils n’aient eu le temps de se reproduire. Les restaurateurs continuent en effet à servir des poissons portion, plus adaptés à la demande touristique mais participant à l’extinction de l’espèce. En évitant de consommer du thiof trop jeune, le touriste contribue à la survie de ce poisson et à l’écosystème qui l’entoure.

Le plastique : un fléau moderne

La pollution et l’absence de gestion des déchets contribuent à la destruction des habitats naturels des espèces marines et forestières qui, par conséquent, tendent à disparaître. En particulier, le sachet plastique, qui met plus de 300 années à se décomposer, a envahi le territoire et entraîne de graves conséquences : baisse de fertilité des sols, inondations, intoxication du bétail, dangers sanitaires.

Les sachets plastiques sont entassés dans des décharges sauvages qui libèrent de nombreux gaz toxiques pour la population vivant à proximité. Refuser systématiquement le sachet plastique est un comportement responsable que le touriste pourra adopter pour limiter ces risques.

Consommer local

Enfin, le séjour du touriste pourra être l’occasion de favoriser l’économie locale : en choisissant des hébergements typiques et écologiques tenus par des autochtones (plutôt que des grandes chaînes multinationales), en consommant des produits locaux (préférer le jus de bouye ou de bissap plutôt que les sodas), en économisant l’eau et l’électricité.

Si le touriste souhaite participer à la vie de la communauté en apportant une contribution financière et/ou matérielle, il est important de s’enquérir auprès du chef du village plutôt que de distribuer. En effet, ce comportement, qui part d’une bonne intention, favorise la mendicité et perturbe l’équilibre de la vie communautaire.

Source d’emploi, de revenu, d’énergie et d’alimentation, la biodiversité est source de vie pour les populations sénégalaises. Aujourd’hui, les équilibres naturels sont perturbés et les ressources naturelles ont de plus en plus de difficultés à se régénérer : multiples pressions anthropiques, feux de brousse, divagation du bétail, pollutions, changement climatique. Face à ce constat, sous l’impulsion d’ONG locales comme Nebeday, des communautés villageoises actives se mobilisent pour restaurer, protéger, reboiser et gérer durablement leur environnement.

Des filières de valorisation des ressources présentes localement sont mises en place par des groupements féminins : apiculture, filière coquillages, pain de singe, moringa. L’exploitation raisonnée permet de générer des revenus tout en préservant les équilibres naturels. Les femmes africaines sont actrices de changement.

En menant des activités respectueuses de l’environnement, ces femmes leaders de développement durable protègent leurs communautés en préservant leurs sources de vie.

Alex Gaye

Alerte à la bombe ou intox

l'ambassade US à Dakar menacée d'un attentat à la bombe

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L'ambassade des États-Unis à Dakar a annoncé vendredi faire l'objet d'une menace d'attentat à la bombe. Dans un message destiné aux résidents américains, la mission diplomatique ne fournit aucune précision, se bornant à leur conseiller de ne pas se rendre dans le centre de la capitale. La police sénégalaise a affirmé quant à elle ne pas disposer pour le moment d'information en ce sens.

L'information pourrait avoir un lien avec l'accusation du Nigéria contre Téhéran. Hier, les services secrets nigérians (SSS) ont annoncé l'arrestation d'Abdullahi Mustapha Berende et deux autres hommes en décembre, après plusieurs voyages jugés suspects à Téhéran, où ils auraient été en contact avec des Iraniens ayant "des liens étroits avec les réseaux terroristes". "Ses commanditaires iraniens ont demandé d'identifier et de réunir des informations sur les grands hôtels fréquentés par les Américains et les Israéliens pour faciliter l'organisation d'attentats", avait précisé un porte-parole des SSS.

Abdullahi Mustapha Berende a admis mercredi devant la presse s'être livré à des activités d'espionnage au profit de la République islamique. Il a reçu pour cela 30.000 dollars (23.000 euros), selon les SSS.

L'Iran a démenti aujourd'hui les allégations du Nigeria sur l'existence d'une cellule "terroriste" composée de membres formés à Téhéran pour planifier des attentats contre les intérêts américains et israéliens dans cet Etat d'Afrique de l'Ouest.

Pour le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, ces accusations sont "des inventions à mettre sur le compte de la malveillance des ennemis des 'bonnes relations' entretenues par les deux pays".

"L'Iran et le Nigeria ont des relations étroites et amicales et ces liens et leur coopération se sont intensifiés ces dernières années malgré les grands efforts déployés par leurs ennemis", a-t-il dit.

Toutefois, les Etats unis d'Amérique ont prit ces menaces au sérieux et ont demandé à toutes les ambassades et ressortissants d'être vigilant et de prendre toutes les précautions sécuritaires. 

Djamil Ahmat

22/02/2013

Malgré 20 millions de victimes...

Petite note sur la fausse "Maison des esclaves de Gorée"

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Cette histoire de maison des esclave de Gorée a été inventé par Pierre André Cariou, médecin chef breton de la marine française dans les années 1950. Il n'a pas cherché à la falsifier, mais a émis des suppositions, qu'il a intégrées dans un roman historique non édité "Promenade à Gorée" (manuscrit disponible à la BNF Mitterand) et dans le circuit touristique qu'il proposait aux rares touristes de l'île de Gorée; souvent des amis et familles qui venaient visiter les marins militaires français hospitalisés à l'hôpital de la Marine.

À l'origine de ce qui allait devenir la plus importante escroquerie mémorielle de l'histoire, un petit garçon qui servait de "boy" à Cariou, l'adolescent Joseph N'Diaye.

Joseph N'Diaye devenu adulte prit la suite de Cariou dans les années 1970. Dans les années 1980 sorti le film "Racine" avec la figure inoubliable de "Kounta Kinté" l'africain; les américains noirs, qui vivaient souvent une sorte d'amnésie volontaire quant à leurs souffrances passées, furent pris d'une envie légitime de retourner voir mama africa.

Le seul pays qui disposait d'un véritable ministère de la Culture à l'époque, fabuleux héritage de l'ère Senghor, était le Sénégal. Les fonctionnaires orientèrent naturellement les Tours Operator black vers Gorée, où une personne qui n'était pas fonctionnaire faisait visiter une maison aux rares touristes... Joseph N'Diaye.

Rapidement, ce business devint une affaire juteuse pour les réceptifs sénégalais, les TO américains (souvent créés par des sénégalais des USA) et le gouvernement qui prit peu à peu conscience de l'importance économique de cette affaire.

D'autres aussi, les enseignants sénégalais de l'université de Dakar, furent de grands bénéficiaires du "Gorée Business" comme je l'ai nommé.

En effet, ils obtinrent de nombreux stages, invitations à des conférences aux Amériques rémunérés grâce aux inventions racontées par tonton Joseph. Certains obtinrent des emplois dans les universités américaines (Colombia University), d'autres à la direction du patrimoine dépendant du ministère de la Culture en profitèrent notamment en détournant les nombreux dons financiers offert pour la sauvegarde de Gorée... Au point que l'Unesco, agacée par ces détournement, ne cautionna plus aucune campagne de sauvegarde du patrimoine bâti.

Dans les années 1980, un historien américain, Philipp Curtin, intrigué par les soi-disants 20 millions de victimes parties de Gorée, publia une étude statistique rappelant que ce chiffre était celui de l'ensemble de la traite partie de toute la côte d'Afrique, de la Mauritanie à l'Angola. Curtin indiqua aussi que de Gorée partirent entre 900 à 1500 personne et que le Sénégal représentait 5% de la traite.

Panique à Dakar et chez leurs complices sénégalais des USA; heureusement pour eux, la presse, non informée, ne diffusa pas l'information...

Dans les années 2000, se fut le tour d'Abdoulaye Camara, enseignant en histoire à l'Université de Dakar, de dénoncer l'affaire à un journaliste du Monde, qui la publia alors. Mais l'article fut étouffé car la bande du Gorée Business comptait alors de puissantes relations amicales en France, Laurence Attali (sœur de Jacques), Catherine Clément (romancière) et la Fondation Danièle Mitterand. Malgré tout Ki Zerbo philosophe béninois protesta contre l'arnaque dans un article de presse.

En 2006 finalement sortit la seule étude scientifique démontrant à partir d'archives qu'il s'agissait bel et bien d'une arnaque: la mienne. Cette études indiquait qu'il y avait non pas une mais deux captiveries; toutes deux démolies mais parfaitement repérables grâce aux plans de cadastres du XVIIIe siècle conservés aux archives BNF Richelieux à Paris. Cette étude démontre aussi que les principaux points de départs des victimes furent Saint Louis au Sénégal et la Gambie. Cette étude obligea Wikipedia à rectifier le tir, malgré le sabotage permanent de mes contributions pendant plus de trois ans organisé par les membres de ce qu'il est convenu d'appeler "le Gorée Business".

Ironie du sort, la population "créole" du XVIIIe siècle, comme démontré par cette étude, constitua le principal frein à la traite des esclaves avec celle de Dakar; cela explique le faible nombre de victimes parties de Gorée.

Encore plus "amusant" la femme métisse/créole qui a construit cette maison, Anna Colas Pépin, fut une résistante à la traite comme ses "consœurs" qui dirigeaient l'île de Gorée du XVIIIe au XIXe siècle, car ils s'agissait d'une micro-civilisation matriarcale métisse/créole...

L'étude dont je suis l'auteur fut intégrée dans mon livre "Céleste ou le temps des signares", seul livre certifié qui puisse servir en université car primé par une académie dépendant de l'éducation nationale française: l'Académie des Science d'Outre-mers.

Voilà donc pourquoi je propose désormais "la certification des lieux de mémoires", c'est-à-dire que tous les lieux de mémoires en Afrique soient désormais certifiés par plusieurs universités, des Amériques (Caraïbes, Etats-Unis), d'Europe et d'Afrique. Avec cette méthode, on éviterai que ne se reproduise des arnaques comme la fausse "maison des esclaves de Gorée".

Jean Luc Angrand

ndlr: Comme l'écrit si bien un internaute: Même si pour certains l'histoire de Gorée est une escroquerie touristique, plus de 20.000.000 d'êtres humains ont été victime d'un épouvantable crime contre l'humanité qu'a été l'esclavage !!!!!!

partis de Gorée ou de saint Louis, qu'importe, ils sont partis pour ne jamais revenir!

Terres du Sénégal...

Il faut immatriculer les terres, toutes les terres

senegal

Le Talon d’Achille de la gestion foncière au Sénégal réside dans la cohabitation de deux régimes fonciers distincts, diamétralement opposés, s’appliquant dans la gestion et l’administration des terres.

Dans le même pays sont ainsi en vigueur, et le régime de l’immatriculation et celui relatif au domaine national.

La superficie des terres du domaine national est neuf fois plus étendue que celle des terres du régime de l’immatriculation qui ne recouvrent qu’environ 10% de la superficie totale du territoire national.

Le régime de l’immatriculation s’applique majoritairement aux terres des villes tandis que les terres rurales sont régies par celui du domaine national.

Le régime de l’immatriculation reconnait le droit de propriété pleine et entière sur la terre alors que celui du domaine national l’exclut. Quand les citoyens des villes jouissent du droit de propriété sur la terre, les paysans - constituant 65% de la population – eux, en sont exclus.

Quand le régime de l’immatriculation est régi par l’organisation, la transparence, la publicité et la garantie des droits acquis sur les terres, celui du domaine national se caractérise par l’opacité et le chaos qui sont à l’origine des 99% des litiges fonciers qui envahissent notre quotidien.

La dualité des régimes fonciers dans notre pays est ainsi en nette défaveur des paysans et de la modernisation de leur environnement.

Quand les villes continuent de se développer, de s’étendre, de se moderniser et de prospérer, les campagnes, elles, continuent d’être maintenues dans un immobilisme permanent. C’est la différence de nature des régimes juridiques appliqués à la gestion des terres qui explique la différence du rythme d’évolution et de changement des conditions de vie des populations des deux aires géographiques que sont les villes et la campagne.

Le régime de l’immatriculation est un des moteurs du dynamisme vivant qui sous tend l’évolution ordonnée des villes. Le régime du domaine national, quant à lui, ne réservant aux paysans que la seule affectation, doublée d’une interdiction absolue de transaction, exclut de fait les paysans de l’accès à la propriété terrienne.

Ainsi le paysan n’est propriétaire ni de sa maison d’habitation, ni de son champ de culture, dont d’ailleurs, il ignore totalement les limites, situation à laquelle, il réagit par une attitude traduisant une absence totale d’intérêt à l’amélioration de son cadre de vie et de travail.

Ainsi exploite-t’il abusivement ses terres de culture en l’absence de tout intérêt de productivité et de rendement dont il se serait soucié s’il en était le réel propriétaire.

Le système foncier de la loi qui régit les terres rurales constitue un frein réel au développement de la campagne, il est le principal obstacle aux changements souhaités et attendus en milieu rural.

Les terres rurales dépendant du domaine national, héritières des terres du régime coutumier ancestral, continuent de subir les méfaits des deux tares congénitales fondamentales de ces dernières que sont, d’une part, l’absence de délimitation physique sur le terrain, et, d’autre part, l’inexistence de transaction écrite pouvant garantir un suivi adéquat de la transmission des droits aux ayants-droit.

L’encadrement  permanent, la prolifération des organismes d’assistance et de soutien intervenant en milieu rural, la mise en place des Communautés rurales, l’avènement de la loi relative au domaine national, les politiques dites «nouvelle politique agricole» ; et de diversification agricole, les secours en vivres substantiels récurrents, les épongements de dettes répétitifs, rien de tout cela n’a permis de faire évoluer les réalités de la campagne. Pourquoi ? Parce que les paysans – les principaux intéressés - ne sont pas motivés, ni placés dans des conditions matérielles d’organisation de leur espace d’activité, pour transformer par et pour eux même le milieu dans lequel ils vivent.

La loi sur le domaine national a fait de la campagne un tonneau des danaïdes au fond duquel viennent échouer tous les projets de toute nature ficelés pour le monde rural.

Le domaine national est un facteur de blocage du développement et de la modernisation de la campagne sénégalaise. Il   annule tous les efforts faits en faveur du monde rural.

Pour toutes ces raisons, il urge de procéder à une reforme profonde du régime foncier existant. Il faut mettre fin au statu quo et réaliser enfin la réconciliation du paysan avec son outil de travail qu’est la terre. Une réforme qui devra permettre au paysan sénégalais d’accéder enfin à la propriété  pleine et entière de son outil de travail, seul moyen de le maintenir sur place et de l’amener à se comporter en bon père de famille dans la gestion de la transformation de son environnement.

Ceux qui, sous le prétexte de défendre les paysans, continuent de les considérer comme de grands enfants incapables d’être propriétaires de leur outil de travail et de le gérer en bon père de famille comme eux, doivent revoir leurs copies et se convaincre qu’il ne peut y avoir deux catégories de citoyens dans un pays libre et démocratique.

Il est d’ailleurs paradoxal, voire même hypocrite, que ces prétendus défenseurs des paysans, en constituant leur patrimoine immobilier, privilégient les terres immatriculées. Et ceux qui, parmi eux, arrivent à se faire attribuer des parcelles de terrain du domaine national par voie de délibération des conseils ruraux, empruntent sans tarder les voies de la procédure administrative de leur immatriculation qui les sort du domaine national.

C’est d’ailleurs cette attitude qui explique clairement que la superficie des terres immatriculées, de 1% de la surface totale du pays en 1964 année de l’entrée en vigueur de la loi relative au domaine national, est passée aujourd’hui aux environs de 10% de cette même surface. Personne du monde étranger au monde paysan ne veut rester dans le champ d’application de la loi sur le domaine national. Pas même les membres des Commissions chargées de la reforme foncière. Aussi bien ceux de la «Commission chargée de la reforme du droit de la terre» de Abdoulaye WADE que ceux de celle récemment créée par Macky SALL. Leur patrimoine immobilier est constitué d’immeubles régis par le régime de l’immatriculation. A l’unanimité, la question invariable que posent tous les sénégalais en état d’acquérir un terrain, une parcelle de terrain ou un immeuble au vendeur est : est-ce un titre foncier ? Autrement dit est-ce un terrain immatriculé ?

La voie de la reforme attendue est donc toute tracée. Elle doit mener à l’unification des deux régimes en vigueur en optant pour le régime de l’immatriculation applicable à toutes les terres qui a largement et positivement fait ses preuves.

Une reforme allant dans le sens de l’histoire et permettant enfin de lever définitivement les goulots  d’étranglement qui bloquent l’avancée de notre pays, est celle à laquelle nous aspirons en proposant la démarche qui suit.

1. L'adoption du régime de l'immatriculation pour l'ensemble des terres rurales et urbaines.

2. La délimitation nette sur le terrain des quatre catégories de terres fixées par l'article 4 de la loi sur le domaine national, à savoir : les zones urbaines ; les zones classées; les zones des terroirs et les zones pionnières.

3. L'immatriculation au nom des Communautés rurales des zones des terroirs qui sont les zones occupées par les paysans (cultivateurs et pasteurs) d'une part pour l'habitation, et, d'autre part, pour la culture et le pâturage. Ce patrimoine immobilier appartenant aux collectivités locales pourrait générer des revenus engrangés comme recettes dans leurs budgets. L'objectif principal de cette immatriculation sera de lotir, morceler, délimiter et attribuer aux paysans qui les occupent, par voie d'autorisation d'occuper, les zones à usage d'habitation et par voie de bail emphytéotique pour les zones de culture.

4. L'immatriculation au nom de l'Etat des zones pionnières. Ces zones devraient constituer l'assiette et la locomotive de la modernisation de l'agriculture. Elles devraient être délimitées avec précision et intégrées dans un plan national d'aménagement visant leur mise en valeur effective en tant que réserves inépuisables de création d'emplois, donc d'éradication réelle du chômage. Il faut y orienter les investissements de capitaux massifs pour y impulser, encadrer et organiser des corps de volontaires du progrès de l'agriculture en leur accordant les facilités requises qui leur permettront de s'investir à fond et définitivement dans les activités agricoles.

5. L'immatriculation des zones urbaines au nom des mairies de ville. La gestion de ce patrimoine immobilier pourra générer des revenus qui renfloueront leurs budgets.

6. Enfin le dressage et la tenue à jour d'un tableau général des propriétés  immobilières pour chaque collectivité : Etat, Mairies, Collectivités locales, pour un suivi rigoureux et fructueux de leur patrimoine.

Ainsi se présente l’économie de la reforme foncière proposée.

Son option est nette et claire. Il s’agit de mettre fin à la coexistence des deux régimes fonciers en vigueur dans l’administration des terres au Sénégal. Son choix s’est porté sur le régime de l’immatriculation qui a fait ses preuves d’une bonne gouvernance dans la gestion foncière. Il faut immatriculer toutes les terres du pays pour aller vers un horizon garanti de zéro litige foncier. Toute autre démarche, à notre avis, ne constituerait qu’une réformette qui laisserait les problèmes à résoudre en l’état. Il faut immatriculer les terres, toutes les terres pour une solution définitive de ces problèmes.

ALLA KANE

L'ambassadeur de France est optimiste...

Nicolas Normand table sur l'augmentation du flux d'artistes sénégalais vers l'Hexagone

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Le flux d’artistes sénégalais désireux de se rendre en France devrait augmenter avec l’entrée en vigueur du programme ‘’Tandem Dakar-Paris’’ dont le lancement est prévu cette année, a soutenu l’ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand.

Nicolas Normand table sur l'augmentation du flux d'artistes sénégalais vers l'Hexagone

‘’Sur la question des artistes, il a été décidé en 2013 de lancer un programme entre les municipalités de Dakar et de Paris, le +Tandem Dakar-Paris+ : un certain nombre d’artistes français comme sénégalais vont être invités dans les deux capitales. Donc, les flux vont être augmentés’’, a renseigné le diplomate, dans une interview accordée au mensuel sénégalais Intelligences.

‘’D’une manière générale, il y a eu par le passé des difficultés spécifiques concernant les artistes qui ont été traitées au cas par cas. Mais nous avons toujours essayé d’avoir une ouverture complète vis-à-vis des artistes et il n’y a aucune discrimination à leur égard’’, a-t-il dit. Selon lui, le consulat de France a ‘’fait ces derniers mois un effort d’information auprès des milieux artistiques car trop de demandes (de visas) sont incomplètes ou tardives’’.

‘’Au-delà, nous avons réfléchi aux moyens de renforcer l’accueil des artistes en France : par exemple, comme nous le faisons déjà pour les étudiants avec Campus France, en créant un système qui accompagne spécialement les artistes pour les orienter en France et leur faciliter l’obtention du visa’’, a indiqué Nicolas Normand.

‘’Nous ne l’avons pas décidé, parce que ce serait un système qui aurait un coût financier et qu’en outre les artistes ont déjà leurs contacts en France’’, a cependant précisé l’ambassadeur de France au Sénégal, en poste à Dakar depuis juin 2011.

S’agissant de l’annonce des autorités sénégalaises d’appliquer la réciprocité sur les visas, Nicolas Normand a soutenu que la France n’a ‘’pas de difficultés particulières à l’égard (de cette mesure), puisque c’est une mesure souveraine du Sénégal’’. ‘’C’est au Sénégal de voir quel est l’intérêt pour lui d’appliquer cette réciprocité’’, a-t-il dit.

Dakaractu

21/02/2013

Allo, c'est cher!

Nouvelle hausse des tarifs sur les appels entrant au Sénégal

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Depuis le 1er Février 2013, les immigres sénégalais ont constaté une hausse substantielle des tarifs des appels entrants au le Sénégal. Mais qui de la Sonatel ou de l’Etat du Sénégal est à l’ origine de cette hausse?

Dans tous les cas, ces deux parties si promptes à communiquer sur la nécessité ou les méfaits de la surtaxe sur les appels entrants gardent curieusement le mutisme total dans cette affaire.

Tout porte à croire que l’Etat du Sénégal et les opérateurs de Telecom auraient négocié au détriment des consommateurs et plus particulièrement des immigrés sénégalais qui ne savent plus à quel saint se fier.

En effet, le défaut de communication portant sur ce dossier est loin d’arranger les choses pour ces consommateurs en grande partie constitués de populations immigrées sénégalaises. Sous le régime du Président Wade, l’Etat et la Sonatel avaient suffisamment communiqué pour défendre leurs positions respectives sur la question. Cela avait permis une meilleure information des sénégalais de l’extérieur en leur donnant une idée plus précise des tarifs légaux de communication alors en vigueur. « Cette hausse constatée est de mauvais gout » déplore ce sénégalais de Harlem à New York qui estime que les immigrés sénégalais risquent d’être à la merci des opérateurs Telecom. Ces derniers pourraient appliquer des tarifs exorbitants sous le couvert de cette hausse passée sous silence.

Même son de cloche pour ce responsable que nous avons contacté chez un opérateur Telecom étranger dont les services sont très utilisés par les immigrés africains : « nous ignorons les causes de cette hausse mais avons pu constater comme tout le monde que la minute de communication vers les lignes Orange-Sonatel nous est maintenant facturée à 0,275 dollar au lieu de 0,20 dollar, soit une hausse de 37.5% ».

En abrogeant le décret portant sur les appels entrants dès le mois de Mai 2012, le Président Macky Sall avait tenu à appliquer une des promesses électorales, qui fut une doléance majeure des sénégalais de la Diaspora.

Abordant l’abrogation du fameux décret sur la surtaxe des appels entrants imposée par le régime précèdent, un conseiller en communication du Président Macky Sall s’était fièrement confié au Journal Sud Quotidien en ces termes : « L'annulation du décret portant sur les appels entrants entre dans le cadre de la restauration de la République mais aussi de la philosophie et l'état d’esprit du Président de la République Macky Sall qui sont fondamentalement axés sur la justice sociale ».

Qu’est-ce qui peut donc expliquer un tel revirement de situation neuf mois seulement après? Est-ce un premier cas de « Wakh Wakhete » version Macky Sall ou le signe d’un tâtonnement au plus haut sommet de l’Etat?

En attendant d’en savoir plus sur les détails et les véritables motivations de cette hausse, les sénégalais de l’extérieur vont devoir débourser beaucoup plus que d’habitude pour appeler leurs familles au Sénégal.

Qui disait que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient?

dakaractu.com

Faire le trottoir à Dakar...

l’industrie de la prostitution toujours rentable à Dakar

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Le sexe se vend bien au Sénégal, plus particulièrement à Dakar. C’est du moins le constat fait après un tour effectué dans la capitale sénégalaise dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 février. Des jeunes femmes âgées de 17 à 30 ans n’hésitent pas à quitter leur quartier d’origine, village, ou encore ville, dans l’unique but de troquer leur sexe pour subvenir aux besoins de leurs familles. Enquête.

Faire l’amour du matin au soir n’est pas leur but. Elles pratiquent le plus vieux métier du monde uniquement pour empocher le maximum d’argent. Beaucoup de filles rencontrées ont décliné un entretien. « Si je suis là, c’est pour coucher, encaisser et f... le camp », ont-elles lancé pour la plupart, sur un air à la limite arrogant. C’est à croire que c’était pour elles un dégoût de faire autre chose que coucher avec leur interlocuteur. Bien évidemment, un entretien avec un journaliste n’apporte pas grand chose, à part, d’après certaines d’entre elles, le risque de se faire identifier par un proche. Sur une vingtaine de filles abordées, seules trois (3) ont accepté de se confier à Afrik.com.

600 euros pour une nuit

Trouvée aux Almadies (quartier chic de Dakar, non loin de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor). Elles sont là, une dizaine, éparpillées le long de la chaussée. Malgré le froid glacial, elles sont habillées mini : jupe, décolleté entre autre. Bref, toutes en petit format. La première que nous avons tenté d’accrocher a décliné l’entretien. Auparavant, elle nous a abordé en ces termes : « vous me donnez 20.000 francs (30 euros) et je vous envoie au 7ème ciel). Sauf que nous n’étions pas là pour ça. Il aura fallu la 8ème tentative pour enfin tomber sur une fille qui accepte de parler, moyennant 5.000 francs (7,5 euros). Son nom, Fama, 22 ans, elle est originaire de la région de Kaolack (environ 140 km de Dakar). Elle n’y est pas allée par quatre chemins. Selon elle, la pauvreté est à l’origine de sa descente dans le milieu. « Vous savez, lorsqu’on est issue d’une famille modeste et qu’on a beaucoup de petits besoins, notamment popote, fringues et sorties dans les boîtes de nuit, on ne peut pas faire autrement que de monnayer son sexe », lance-t-elle.

Quant au choix de ce milieu chic de Dakar, elle le justifie par la qualité de la clientèle qu’elle trouve sur place. « J’ai fait pas mal de localités : à Kaolack-même où j’ai commencé. Ensuite le centre-ville vers Plateau, là-bas ça va encore par rapport à Kaolack, mais ici c’est mille fois mieux. Dans le coin, on a une clientèle assez particulière et qui paye bien ». Des Sénégalais comme des étrangers capables de débourser jusqu’à 200.000 francs CFA (environ 300 euros) pour satisfaire leur libido, nous apprend-elle. « Certains clients pingres proposent 10.000 francs (15 euros) la séance d’une heure. D’autres, surtout les Occidentaux et quelques rares Sénégalais, peuvent casquer jusqu’à 200 voire 300.000 francs (458 euros) pour une nuit entière. Je me souviens une fois, un Portugais m’a remis 400 mille francs (600 euros) après une seule nuit passée avec lui. Vous vous rendez compte ! Cela en valait bien la peine. En tout cas, depuis que je suis dans le milieu, je ne me plains plus. Je parviens à subvenir à tous mes besoins. Je parviens même à prendre mes parents en charge ». De grands coups certes pour Fama, mais aussi des coups durs parfois. Comme ce fut le cas un soir où un client, après avoir conclu une partie de sexe moyennant 100.000 francs (152 euros) lui sort 5.000 francs (7,5 euros) et brandit le motif d’un malentendu : cinq (5) et non cent (100). « Depuis ce jour, je suis formelle : le client paye d’abord avant qu’on ne passe à l’acte », confie-t-elle.

13 euros la première fois

Après notre « galère » des Almadies, cap sur le centre-ville. Plus précisément à la Place de l’Indépendance, à quelques encablures du Palais présidentiel. Durant le trajet, on pouvait voir quelques rares prostituées parsemées sur le long du trottoir. Aucune d’entre elles n’a voulu se confier. La seule qui a voulu parler et qui a été accrochée sur l’Avenue Blaise Diagne, à hauteur de la Poste, a été dissuadée par une copine sur place.

Arrivés à hauteur de la Place de l’Indépendance, quelques prostituées étaient là à attendre le client idéal. Le décor était plus discret qu’aux Almadies. Les filles se faisaient moins voir. A la limite elles se cachaient même. A peine notre véhicule s’est garé devant la première fille, elle nous a dit attendre une amie pour aller en boîte. Nous prenant pour des flics, elle a préféré se débiner, « faute de carnet sanitaire », nous a-t-elle dit par la suite.

En fait, il leur faut ce carnet pour pouvoir exercer. Après l’avoir rassuré, après 10 longues minutes de conversation, elle pouvait nous ouvrir une partie de son cœur. Son nom Astou, 31 ans, originaire de Pikine (banlieue dakaroise). Elle s’est retrouvée à prendre entièrement en charge ses trois enfants dont le plus grand n’a que 9 ans. « Je suis issue d’une bonne famille et Dieu sait que si mes parents savaient que je me prostituais, ils allaient me tuer », a-t-elle aussitôt lancé pour ensuite justifier sa présence dans le maquis.

« Quand on est mère de famille sans soutien de taille ni revenu, il nous est très facile de dévier. Et c’est mon cas. J’ai perdu mon mari dans un accident de voiture. Il y a 2 ans de cela. Après sa mort, l’argent que j’ai reçu lors des funérailles m’a aidé à survivre pendant quelques temps avec mes enfants. Par la suite, un des amis de mon défunt mari… (Elle s’arrête un peu, semble regretter)… qui m’aidait beaucoup financièrement, m’a convaincu de coucher avec lui. Je n’avais pas trop le choix, surtout que ma belle-famille m’avait abandonnée, m’accusant d’avoir porté malheur à mon défunt mari. Et ça a commencé. On se voyait tous les jours, après que les enfants se soient endormis. J’avais à nouveau pris goût au sexe et aussi à l’argent. Près de deux mois après, il m’a pratiquement lâchée. Au moment où je vous parle, on se voit une ou deux fois le mois. Il ne cesse de me répéter que ses finances ne sont pas au beau fixe. Et voilà que je me suis retrouvée sans un sou. Il me fallait m’occuper de mes enfants et c’est comme ça que c’est parti. La première fois, je me suis promenée au niveau de la Place de l’Indépendance (centre de Dakar) et un homme m’a accrochée. Je lui ai réclamé 15.000 francs (23 euros) et on a discuté pour tomber d’accord sur 8.500 francs (13 euros). Nous sommes allés à l’hôtel. Et c’était parti pour une « carrière » jusqu’à ce jour, comme vous pouvez le constater. Sauf que n’étant pas en règles, je fais dans la cachette ».

Visiblement dépitée, elle confie vouloir sortir de ce trou, surtout qu’elle se trouve dans l’illégalité. « Il fut un temps, j’avais encaissé un peu d’argent et j’avais décidé de laisser ce travail pour faire du commerce. En fait, je voulais abandonner le métier qui, j’avoue, n’est pas aussi commode. On voit du tout. (Elle éclate de rire, puis resserre la mine, visiblement gênée). Un jour, un gars m’a sorti un pénis, on aurait dit celui d’un cheval, tellement il était énorme (elle éclate à nouveau de rire). Bon voilà quoi (elle referme sa mine). J’avais commencé à vendre de la bouillie de mil à côté de chez moi. Mais ça ne marchait pas comme le métier (du sexe). J’ai préféré arrêter ce petit commerce ».

Violée et battue pour… zéro franc

Le cas de Marème, 26 ans, originaire de Thiès (70 km au nord de Dakar), qui est plus fréquent sur l’Avenue Sarraut (centre ville, non loin de la Place de l’Indépendance), est sans aucun doute à méditer. Cette native de la capitale du Rail pointe un doigt accusateur sur son oncle paternel qui dit-elle, « m’a initié au sexe. J’avais peut-être 13 ou 14 ans. Moyennant de petites sommes d’argent, il avait commencé par des attouchements jusqu’au jour où il a passé à l’acte. Je me rappelle que c’était un soir de Gamou (pèlerinage annuel, à 25 km au nord de Thiès). Alors que j’étais en convalescence, suite à un paludisme, mes parents m’avaient demandé de rester à la maison en compagnie de ma grand-mère, assez âgée. Mon oncle qui revenait d’un court voyage de la Gambie a abusé de moi avant de quitter la maison la même nuit pour se rendre à Tivaouane. Ma convalescence m’avait aidé à camoufler la douleur. Car après son acte, je tenais difficilement sur mes deux jambes. Par la suite, c’était la routine. Il me donnait de l’argent et profitait de moi comme il le voulait. Voilà ».

Un ticket d’entrée que lui a donc offert son oncle. Dans l’exercice légal de sa profession, car détentrice d’un carnet de santé, elle aura tout vu, elle aussi. En tout cas, elle aura servi de leçon à toutes ses collègues qui, d’après son témoignage, ont décidé de ne plus traiter avec n’importe qui. Prostituée depuis pratiquement 8 ans, elle a eu des hauts et des bas dans son boulot. Elle nous raconte une de ses mésaventures : « Alors que je croyais pouvoir rouler le gars, c’est lui qui m’a eue », a-t-elle laissé entendre comme pour tout résumer. Elle va cependant plus loin. « En fait il s’agissait d’un ivrogne. D’ailleurs je suis presque sûre que le gras n’était pas ivre. Sûr qu’il avait un peu bu et jouait à l’ivrogne. Bref, je m’étais dit que j’allais le plumer puisqu’il n’était pas lucide. C’est plutôt lui qui a réussi à me piéger. Non seulement le gars, après qu’il ait fini de tirer un coup, n’a pas voulu s’arrêter. Alors que je tentais de lui faire comprendre qu’on était tombé d’accord pour un coup, il n’a rien voulu savoir. Il ne m’écoutait même pas et a changé de préservatif tout en disant : « ne t’en fait pas, tu seras contente à ton tour ». J’avais le sentiment que j’étais séquestrée et que je me faisais violer. Je me suis quand-même laissé faire, pour ne pas tout gâcher. Car j’espérais me frotter les mains par la suite. Figurez-vous que le gars a éjaculé trois fois. Une vraie sentence pour moi ce soir-là. Après le troisième coup, il s’est affalé sur le lit. Je me suis levée pour ensuite m’habiller. Pendant que je me regardais dans un petit miroir pour refaire mon visage, je l’ai vu me regarder avec un sourire au coin. C’est au moment de partir et que je lui ai réclamé mon argent (15.000 francs, 23 euros) que j’ai compris le petit sourire cynique. Le gars me dit qu’il n’avait aucun sou. Je pensais qu’il blaguait et j’ai insisté. J’avais même commencé à le menacer. Lorsque j’ai compris qu’il était sérieux, j’ai subtilisé son téléphone portable, un vieil appareil qui ne valait même pas 10.000 francs (15 euros). Il m’a alors couru après. Une véritable course-poursuite qui s’est terminée dans la rue. Dans la nuit noire, non seulement le gars m’a battu, mais il m’a traité de voleuse. En réalité, il avait en partie raison puisque je lui avais pris son téléphone portable. Lorsque je suis venue raconter mon histoire à mes copines, elles ont voulu qu’on aille retrouver le gars pour lui faire payer tout ça. Finalement, certaines qui étaient réticentes ont fini par dissuader le groupe. Mais ça nous a servi de leçon à nous toutes », raconte-t-elle avec un petit sourire.

Le constat est là, même si la plupart des clignotants de l’économie sénégalaise sont au rouge, l’industrie de sexe elle tient encore debout avec de plus en plus d’adeptes. Des Sénégalaises renforcées par une forte communauté malienne récemment déplacée à cause de la guerre au Mali. Sans compter les anglophones (Gambiennes, Libériennes, Ghanéennes, Nigérianes et autres Sierra Léonaises). Lorsqu’on sait que ces travailleuses du sexe peuvent gagner en une seule nuit dix fois le SMIG qui tourne autour de 40.000 francs (61 euros), l’on est sûr que ce n’est pas demain qu’elles vont abandonner l’un des plus vieux métiers du monde.

Abubakr Diallo

20/02/2013

Miss Sénégal en mars

L’élection Miss Sénégal 2013 aura lieu au mois de mars

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Le comité d’organisation du concours de beauté le plus couru du pays, a rencontré, vendredi, la presse pour parler de sa tenue prochaine au King Fahd Palace. Pour des raisons de commodité, le 2 ou le 9 mars sont les dates retenues pour la finale qui désignera celle qui va succéder à Penda Ly, actuelle reine de la beauté sénégalaise.    

Le président du comité d’organisation, Moïse Ambroise Gomis, même s’il a émis des craintes par rapport au budget de l’organisation du concours de beauté Miss Sénégal 2013, garde l’espoir d’organiser une édition inédite.

Il ne cache pas la volonté et l’engagement renouvelé du ministère du Tourisme pour soutenir l’événement. M. Gomis a, par ailleurs, salué l’apport très significatif des partenaires et sponsors.  Pour la dernière ronde du concours de beauté, le comité  va inscrire 14 ou 15 candidates à la succession de Penda Ly, l’ambassadrice de la beauté sénégalaise.

Les jeunes filles, originaires des régions du pays, devront rivaliser de beauté, de culture générale et d’adresse avec leurs sœurs de la diaspora pour remporter la couronne de Miss Sénégal. Une grande animation culturelle accompagnera la soirée.  Il est important, ont-ils souligné, que l’autorité de tutelle, vienne en aide à la représentante de la beauté sénégalaise, qui peut être considérée comme l’ambassadrice du Tourisme sénégalais.

Moïse Ambroise Gomis, conscient de l’impact de la religion dans la société sénégalaise, révèle qu’il n’a voulu offenser personne. Il invite a une meilleure compréhension de cet événement qui, selon lui, vise a sublimé nos valeurs culturelles et la beauté de la femme africaine.

Des dérives indépendantes de sa volonté ont donné l’occasion de lui faire un mauvais procès et d’intervertir l’objectif visé à travers cette manifestation. Le promoteur, visiblement très touché, a présenté ses excuses à tous ceux qui se sont sentis offensé à travers cette organisation et se dit victime d’une mauvaise interprétation de son concept.

Mamadou DIEYE

19/02/2013

Le Sénégal à l’ère des réseaux sociaux

Le Sénégal à l’ère des réseaux sociaux

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A l’ère des réseaux sociaux à travers le monde, le marché virtuel sénégalais emboîte le pas au modernisme. Selon les dernières estimations d’un fournisseur d’accès internet, près de 6% de la population sénégalaise serait activement utilisateur du réseau social Facebook et le pays connaîtrait en moyenne 3500 tweets par jour. Les estimations pour d’autres types de réseaux sociaux tels que Linked-in, Viadeo, Youtube ou encore Instagram restent encore difficiles à produire. Il y aurait environ 2 millions d’internautes actifs au Sénégal et pratiquement 3 internautes sur quatre sont inscrits dans un réseau social.  Ces chiffres demeurent pour le moins approximatif vu l’insuffisance des outils de sondage, iles restent quand même révélateurs d’une société sénégalaise en pleine mutation. Malgré un accès limité à l’électricité et à la connexion internet, l’intérêt exprimé par les sénégalais pour les réseaux sociaux doit déjà attirer l’attention des opérateurs économiques et des politicien du pays. En effet, ces lieux de rencontre virtuel constituent désormais des plateformes où il est plus facile d’atteindre la population aussi bien pour un spot publicitaire que pour un dialogue social à travers le pays. Pour l’heure, c’est le réseau social de Marc Zoukerberg qui semble engrener le plus de sénégalais. Selon un sondage effectué au Sénégal, Facebook serait facile à utiliser et offrirait une gamme variée de services, allant de simple publication à la mise en ligne de photo ou de vidéo alors que les autres réseaux sont généralement spécialisés dans un service particulier, avec des contraintes d’utilisation. Une chose est sure, les opérateurs les plus avisés ne sont pas insensible a cette monté des réseaux sociaux sur le paysage sénégalais et échafaudent déjà des stratégies pour en tirer partie. Le nombre d’utilisateurs de réseaux sociaux à travers le monde s’élèverait à 1,5 milliards de dollars et ce chiffre est en constante évolution.

Mimouna Hafidh

Des miettes de touristes au Sénégal

Le tourisme génère plus de 50 000 milliards de francs CFA en France ...

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Le tourisme a généré des recettes avoisinant 77 milliards d’euros en 2012 en France, soit 50 mille 435 milliards de francs CFA, près de vingt fois le budget national du Sénégal.

Le secteur du tourisme, qui « résiste mieux que d’autres à la crise », a généré des recettes avoisinant 77 milliards d’euros en 2012 en France, a indiqué la ministre chargée du secteur, Sylvia Pinel, dans un entretien publié samedi Lesechos.fr.

« Globalement, le total des recettes avoisine 77 milliards d’euros (...), mais attention, c’est un chiffre provisoire », les statistiques n’étant pas encore consolidées pour le dernier trimestre « qui peut être porteur », selon la ministre.

« Les premiers retours sur les vacances de Noël sont favorables. Les taux d’occupation sont compris entre 80% et 100% », poursuit-elle, ajoutant que la France était redevenue la première destination mondiale pour le ski en 2012.

Fréquentation des Français en recul

Si la fréquentation « a légèrement progressé pour la clientèle étrangère », elle « baisse pour les Français », note la ministre, évoquant « l’incidence de la conjoncture et d’une météo pas forcément clémente ».

Pour dynamiser le secteur, la ministre souhaite mettre en place des « contrats de destination » entre ses services et les collectivités locales d’ici à l’été, pour « fédérer les opérateurs et les collectivités locales d’un même territoire sur un thème ».

Tendance à la hausse au Sénégal

Le nombre des touristes français au Sénégal a cru de 30% ces derniers mois grâce à la réduction des tarifs aériens et l’arrivée de la compagnie Corsair à Dakar et d’autres compagnies dans le Sud du pays, au Cap Skirring.

Une source du secteur aérien français estime que la destination Sénégal a « enregistré un regain d’intérêt pour plusieurs touristes français grâce à la diminution des tarifs aériens ».

La même source indique le ministre sénégalais du Tourisme (Youssou Ndour) a « braindé la destination Sénégal ». « Les demandes et son implication dans des dossiers du domaine aérien ont facilité la Destination Sénégal. Plusieurs personnes en France et je pense que d’autres ailleurs dans le monde ont eu et ont envie d’aider Youssou Ndour. »

Dans le cadre du festival A Sahel Ouvert de Mboumba auquel il va participer en montant sur la scène samedi prochain, le ministre sénégalais du Tourisme saisira l’occasion pour poser la première pierre du programme des chambres d’hôtes du tourisme communautaire.

asi.info

18/02/2013

Foot: la violence s'installe

Ligue 1 : la violence s’invite dans les stades

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Des scènes de violence ont émaillé les matchs Diambars-AS Pikine (2-0) et US Ouakam-Niary Tally (2-1) pour le compte de la 6-ème journée de ligue 1 sénégalaise.

Au stade Fodé Wade de Saly Portudal (Mbour), les médias ont fait état de jets de pierre contre le public et les arbitres de la partie coupables de n’avoir pas sifflé un penalty en faveur de l’équipe visiteuse .

Sur RFM, d’ailleurs, l’entraîneur de l’AS Pikine, Alassane Dia n’a pas été tendre vis-à-vis des arbitres qui selon lui, ''ont faussé'' le résultat de la rencontre.

Alassane Dia, par ailleurs, entraîneur national adjoint de la sélection locale, a invité les hommes en noir à se mettre à niveau à l’instar de tous les autres segments du football professionnel.

Au stade Demba Diop, dimanche le match US Ouakam-Niary Tally (2-1) a été également émaillé d’incidents. En plus des jets de pierre, des batailles rangées ont opposé les supporters des deux camps.

Il a fallu l’intervention des forces de sécurité à la tribune couverte pour contenir les velléités des supporters décidés à en découdre.

Jusqu’à la fin de la rencontre, il y avait de la tension dans l’air et pourtant les organisateurs avaient pris les devants en séparant les supporters dans la tribune découverte.

Un grand espace vide séparait les deux camps, ce qui avait permis de prévenir des incidents dans cette partie des tribunes.

Mais c’était sans compter avec certains pseudo-fans qui ont multiplié les incidents poussant certains férus de ballon rond à partir avant la fin de la partie.

La saison dernière, les matchs du play-off de ligue 1 avaient été émaillés de graves incidents obligeant la police à faire usage de grenades lacrymogènes lors d’un match opposant ces deux équipes.

A Ziguinchor aussi la saison dernière, des jets de pierre avaient poussé l’arbitre du match Casa Sports-Diambars à arrêter la partie avant le coup de sifflet final. L'équipe locale avait perdu le match sur tapis vert alors que les deux formations étaient à égalité 1-1.

APS

Sauver le lac rose

Sauver le Lac Rose au Sénégal: une urgence, une priorité,…

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Le célèbre lac Rose proche de Dakkar est en danger. En cause naturellement de puissants inérêts fonciers, qui risquent de dénaturer cette merveille au détriment des habitants locaux.

Help au Lac Rose!! Il est temps de réagir.


Entre dunes, forêts de filaos et océan, une pression foncière terrible dans les dunes et autour du lac, des motos et autres véhicules à moteur cassent le manteau végétal et effraient tous les oiseaux, chacals, singes...

Aucune retombé économique sur les communautés.

C'est pourquoi la population voudrait prendre son avenir en main en préservant un espace en réserve naturel. Le Lac rose est un des trésors du Sénégal, un écosystème étonnant marqué par une évolution de la nature en perpétuelle mouvement.

Terre d’Afrique participe activement au développement de ce projet....



Pour aider, il vous suffit de signer la pétition Avaaz ci dessous. En, agissant, vous prouverez que le tourisme organisé n’est pas synonyme de torisme casserole mais qu’il peut également aider à la préservation des sites, soutenir les populations locales…

http://www.avaaz.org/fr/petition/creer_une_reserve_naturelle_communautaire_au_Lac_Rose_Retba_au_Senegal/?tahvXcb

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17/02/2013

Le patron du King Karaoké de Saly arrêté

Affaire de mœurs : Le patron du King Karaoké de Saly tombe

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La lutte contre la prostitution des mineures bat son plein chez les limiers. A la suite d’ une descente chez certains patrons de bar et restaurent à Saly, les hommes de tenues ont pu mettre la main sur le patron de Karaoké. Le patron de la célèbre boîte de nuit ou se produisent presque tous les ténors de la musique sénégalaise à Saly ainsi que celui de chez « Yvon » ont été déférés. Les deux hommes sont accusés de proxénétisme lors d’une visite des pandores dans leurs établissements. Les hommes de tenues ont trouvé sur les lieux quatre filles mineures qui s’adonnent au plus vieux métier du monde selon l’Observateur repris par Setal.net. Pour l’heure, ils risquent de voir leur établissement fermés.

setal/THIESINFO

16/02/2013

Recel de téléphones portables à Dakar

Patte d'Oie, Colobane et Thiaroye en pôle position

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Très connus par des populations dakaroises, la Station d’essence de la Patte d’Oie et le marché de Colobane sont considérés comme les principaux lieux «recèle» de téléphones portables. Aujourd’hui ces endroits, bien que déconseillé par les autorités en raison des ventes illicites qui s’y effectues, continue d’attirer bon nombre de sénégalais en raison des produit à bas prix qu’on y trouve.

Véritable marché de «recèle» de portable, la Station d’essence de la Patte d’Oie, le centre commercial de Colobane ou encore le «market» (marché) de Thiaroye, sont les principaux lieux de vente du téléphones mobiles, du moins les (lieux) plus connus à Dakar. Dans ces lieux, de jeunes sénégalais et même adultes, venant d’horizons divers s’adonnent quotidiennement à la vente ou à l’échange de ces outils de communication, peu importe l’origine.  

C’est un véritable marché recèle de portable qui s’y développent. Les portables y sont vendus ou échangés sans aucune procédure officielle en la matière. Les ventes s’y déroulent dans les conditions peu formelles. Pas de factures, encore moins de garantie, les prix y varient de 3000 F Cfa à 40 000 F Cfa et plus, selon la capacité de négociation du client acheteur.

D’ailleurs, c’est cette bonne offre par rapport aux prix qui fait que, ces marchés bien déconseiller par les autorités (la police y effectue des descentes régulières), sont très convoités par un nombre important de Dakarois.  Comme tout autre marché de ce genre, le produit acheté est non remboursable dans la plus part des cas. «Il arrive qu’un client revienne avec un portable déjà acheté, un à deux jours après. Mais, moi je ne rends pas l’argent déjà encaissé», précise un jeune ambulant vendeur de portable la trentaine trouvé à Colobane.

Pour motiver son refus de reprendre la marchandise vendu il évoque le fait que lui aussi a achète ces produits auprès des fournisseurs sans garantie en cas de défauts de fabrication. «Je prends toujours le temps de bien expliquer à mes clients qu’ils vérifient les différentes fonctionnalités du portable que je leur vends. Maintenant s’ils reviennent après me dire que quelque chose ne marche pas, je suis désolé ça ne me regardera pas».

Rapport avec la police

Si leurs «collègues» de Colobane, parviennent à exercer librement leur activité sans harcèlement des forces de l’ordre qui n’y ont plus effectué des contrôles depuis très longtemps, ce n’est pas le cas pour les marchants «ambulants de portable» de la station de la Patte d’Oie. Ces jeunes qui semblent fatigués par les multiples descentes des hommes en tenues du Poste de police de Grand Yoff, déclarent être victimes d’un harcèlement de la part de ces derniers. «Nous ne faisons que nous débrouiller ici pour aider nos parents, on n’est pas des voleurs et on a rien fait de mal à ces policiers»,  a indiqué un des jeunes vendeurs trouvé à la station.

Selon lui, contrairement à la Police des Parcelles Assainies qui ne vient ici que pour chercher un portable volé après enregistrement d’une plainte, la Police de Grand Yoff  par contre ne fait que nous voler quotidiennement. «Ils (policiers) viennent ici presque chaque jour pour ramasser nos portables et en contre parti, nous demandent 3000 FCfa pour chaque portable saisi», a-t-il soutenu.

Nando Cabral Gomis

15/02/2013

Le président nous tient au...courant

Fourniture d'électricité : le président Sall dévoile des mesures

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Le président de la République, Macky Sall, a réaffirmé jeudi sa volonté d’’’assurer une fourniture continue d’électricité’’ aux Sénégalais, objectif pour lequel il a présenté plusieurs mesures fortes dont la mise en place d’un commission ad hoc de restructuration de la Société nationale d’électricité (SENELEC).

‘’Le Chef de l’Etat a rappelé son souci d’assurer une fourniture continue d’électricité (…) en présentant, à cet effet, les mesures adoptées lors de la réunion extraordinaire du […] 11 février 2013, consacrée à la sécurisation du combustible de la SENELEC’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres, qui s’est réuni jeudi.

La même source précise que la première mesure adoptée lors de cette réunion extraordinaire est la mise en place d’un comité restreint de sécurisation et de mobilisation des ressources financières nécessaires au fonds de soutien à l’Energie (FSE).

Il a été aussi décidé ‘’ de la mise en place d’un comité interministériel permanent pour le suivi des projets énergétiques’’, souligne le texte.

Au nombre de ces mesures figure aussi la création d’un cadre de réflexion sur le rôle de la Société africaine de raffinage (SAR) dans l’approvisionnement en énergie et son avenir industriel. Il y a également la création d’une Commission ad hoc de restructuration de la SENELEC.

Cette commission sera composée notamment des représentants du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère de l’Energie, du Fonds de soutien à l’énergie (FSE) et des partenaires techniques et financiers, selon le communiqué.

Au cours de la rencontre, le président de la République a invité le ministre de l’Energie, Aly Ngouille Ndiaye, à ‘’mettre en place un comité d’évaluation du Fonds de soutien à l’énergie (FSE) et du Fonds de sécurisation des importations des produits pétroliers (FSIPP)’’.

‘’Cette mesure vise à proposer éventuellement les possibilités d’évolution organisationnelle en termes de fusion et de suppression et d’ouvrir dans les meilleurs délais des concertations pour la mise en place d’un organe de régulation du secteur de l’Energie, en incluant la dimension Hydrocarbures, en lieu et place de celui s’occupant uniquement de l’électricité’’, explique le texte officiel.

Dakaractu

Chante You'

Macky Sall et Abdoul Mbaye autorisent Youssou Ndour à reprendre le Micro

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Une bonne nouvelle pour les fans et nostalgiques de la voix de Youssou Ndour. Après sa nomination à la tête du ministère du Tourisme et loisirs, le chanteur va reprendre le micro. Selon le site Nettali, Macky Sall et le Premier ministre Abdoul Mbaye l’ont autorisé à reprendre ses activités. Ainsi donc, You va chanter lors d’un festival prévu le 27 février prochain au Fouta.

« J’étais ministre de la Culture et du Tourisme. Mais, quand le gouvernement a été réaménagé, j’ai eu à parler avec le Président (Macky Sall) et le Premier ministre (Abdoul Mbaye) pour leur dire : "Puisque la Culture est gérée par une autre personne, est-ce que je peux reprendre mes activités en tant qu’acteur culturel, tout en respectant les règles de l’Etat ?". Et ils me l’ont accordé », a déclaré Youssou Ndour, selon Nettali. Une occasion pour le ministre de reprendre sa carrière musicale.

Seneweb

Démission du ministre Macky Gakou

le ministre du Commerce et de l'Industrie Macky Gakou démissionne

Malick Gakou aurait quitté le gouvernement, suite à des divergence avec Abdoul Mbaye, le Premier ministre 

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Malick Gakou a démissionné de son poste de ministre du Commerce, de l'Industrie et du Secteur informel le 13 février à la surprise générale. L’information n’a été confirmée que le lendemain par le porte-parole du gouvernement. Malick Gakou est le numéro 2 de l’AFP, l'Alliance des forces du progrès, le parti de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale sénégalaise, l’un des alliés du président Macky Sall.

Selon un des proches de Malick Gakou, « il s’agit d’une démission pour convenances personnelles, suite à des divergences avec le Premier ministre Abdoul Mbaye ». Dernier épisode en date : dans la bataille que se livrent, depuis plusieurs semaines, meuniers et boulangers sur le prix du sac de farine, Abdoul Mbaye a tranché contre l’avis de son ministre, en faveur des boulangers.

Et selon cette source, ce n’était pas la première fois que Malick Gakou avait le sentiment de se faire court-circuiter par le chef du gouvernement. « Cette démission, c’est une réponse politique d’un homme politique à un technocrate », explique un analyste qui ajoute que « le Premier ministre a trop vite oublié qu’il dirigeait un gouvernement de coalition et qu’il faut savoir ménager ses alliés ».

Le responsable d’un parti politique estime plutôt que Malick Gakou a voulu se positionner en leader politique au moment où certains évoquent la possibilité d’une fusion entre l’AFP et l’APR, l'Alliance pour la République, le parti du président Macky Sall. Ce qui pourrait ruiner ses ambitions personnelles.

A l’AFP, on insiste cependant sur le fait que « cette démission ne remet pas en cause l’ancrage du parti dans la coalition au pouvoir ».

Et c'est Alioune Sarr, également membre de l'AFP, qui succède à Malick Gakou au poste du ministre du Commerce et de l'Industrie.

Carine Frenk

Cher poisson

Des raisons de la cherté du prix du poisson

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La raréfaction du poisson sur le marché sénégalais n’a pas épargné le marché central au poisson de Pikine. Considéré comme principal source d’approvisionnement du territoire national en poisson, ce marché est le point de convergence de la plus part des dakarois. Dans la mesure où on y trouvait de bons poissons vendus à des prix très abordables. Aujourd’hui, si ce marché conserve toujours son caractère de carrefours aux poissions c’est parce c’est le lieu où convergent l’essentiel des camions frigorifiques venus d’horizon divers notamment de Saint-Louis à la Casamance, en passant par Kayar, Mbour ou la république Gambienne.

En ce qui concerne l’aspect accessibilité des prix, ce marché n’attire plus. Le poisson y est vendu trop chère, surtout certaine variété telles que : «ndiané, seud, thiof, ou beur». Par exemple, le kilogramme du «seud» y est échangé à 3000 FCfa contre 1000 FCfa considéré comme prix normal selon Aminata Mbath, présidente des femmes commerçantes du marché Joola. Selon elle cette hausse des prix de ces «poissons  de qualité» est liée à la connexion de plusieurs facteurs tels que la fin de validité de la licence pour certains pêcheurs obligés à amarrer leurs pirogues. Les vents forts soufflants en cette période d’hiver constituent également, pour elle, un facteur bloquant, empêchant les pêcheurs à prendre la mer mais aussi la présence de chalutier étranger qui viennent s’approvisionner en poisson dans notre pays.

Contrairement à madame Mbath, un de ces collègues sous le couvert de l’anonymat, soutient que les raisons de cette flambé du prix du poisson n’ont rien à voir avec le déficit du poisson sur le marché. A l’en croire, la cause de la hausse du prix du poisson est liée au non fonctionnement des installations techniques de ce marché. «A cause de la panne des usines de glace et des chambres froides, certains acteurs choisissent d’écouler leur poisson ailleurs», a-t-il soutenu. Selon lui c’est le tiraillement entre mareyeurs, avec leurs nombreuses tendances qui est à la base ce blocage. «Ils ne sont là que pour leurs intérêts, c’est eux qui ont créé tout le désordre qui aujourd’hui affecte tout le fonctionnement du marché», soutien-t-il.

Nando Cabral Gomis 

Nommé Ambassadeur à Paris

Un pot de départ ce samedi en Belgique 

La diaspora rend hommage à Paul Badji, un diplomate chevronné et vertueux

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Fort marqué par le brillant passage de l'ambassadeur Paul Badji à la tête de la diplomatie sénégalaise en Belgique et dans le Benelux en général, l'ensemble de la diaspora de ces pays a tenu à lui rendre un vibrant hommage pour l'important travail accompli mais aussi pour la qualité des relations humaines qu'il a développées avec tous, sans exception. Cette cérémonie dont l'objectif est de fêter le départ à Paris de ce diplomate hors pair, un vrai Homme d'Etat disent nombreux sénégalais, aura lieu ce samedi 16 février à Bruxelles, à partir de 16 heures à l'Horloge du Sud. La presse locale, sénégalaise et africaine, s'associe grandement à cette reconnaissance.

Après le décès brutal de son Excellence l'ambassadeur Mame Balla Sy, la diplomatie sénégalaise avait commencé à vaciller dans la capitale européenne au point que les sénégalais vivant dans le Benelux s'étaient, en masse, détournés de leur représentation diplomatique. Mais, l'arrivée de son Excellence Paul Badji à la tête de la diplomatie à Bruxelles a jeté les bases d’un nouvel élan qui a permis d’instaurer une réelle confiance entre les diplomates et les partenaires du Sénégal mais aussi entre l'ambassade et les sénégalais vivant dans cet axe trilogique ( Belgique Pays Bas Luxembourg). Fiers du travail accompli, les sénégalais de ces pays, à l'unanimité, même les plus réfractaires connus de tous, lui ont rendu un hommage. Ils ont, à cet effet, tous reconnu les qualités de ce diplomate hors pair, un vrai Homme d'Etat. C'est pourquoi, affecté à Paris par le Chef de l'Etat Macky Sall pour occuper le poste d'ambassadeur laissé vacant par le ministre des affaires étrangères Monsieur Mankeur Ndiaye, la diaspora sénégalaise, toute entiére, mobilisée a décidé d’organiser un pot pour fêter son départ pour la France. Une cérémonie qui aura lieu ce samedi 16 février 2013 à partir de 16 heures à l'Horloge du Sud à Bruxelles. L'occasion sera saisie en réalité pour témoigner toute la reconnaissance de la diaspora à son endroit. Non seulement, pour tout le travail de qualité qu'il a, jusque-là, réalisé en compagnie de son équipe. Mais aussi par sa disponibilité et son engagement quotidien aux côtés de ses concitoyens. Ce diplomate hors pair, visionnaire et vertueux, qui est passé en Allemagne et en Autriche comme ambassadeur, puis représentant permanent du Sénégal aux Nations Unies, est aussi au plan social d'une grandeur d'esprit remarquable. Tous ont salué son passage à Bruxelles. Il figure, à coup sûr, parmi les meilleurs diplomates que le Sénégal ait connu, soutiennent des sénégalais du Benelux. C'est pourquoi, en quittant ce poste d'ambassadeur dans la capitale européenne pour la France, un autre pays diplomatiquement stratégique, Paul Badji laisse à son successeur, un héritage lourd à porter. Tellement les sénégalais ont apprécié son action en qualité d'ambassadeur et ses énormes qualités humaines. La presse sénégalaise de Belgique, de Karim Lô, à Maty Trois Pommes, s'associe grandement à cette reconnaissance du travail exemplaire de son Excellence Paul Badji, un diplomate émérite.

Jamil Thiam 

14/02/2013

Dakar cafard...

Tolérance zéro à Dakar 

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Depuis quelques semaines, les nouvelles autorités politiques et municipales semblent résolues à redonner à Dakar, son lustre d’antan. Une capitale avec un cadre de vie. Déjà, les feux ont suppléé les policiers qui peuvent vaquer à d’autres occupations notamment, veiller sur la sécurité des personne et des biens.

Ensuite, Dakar commence à respirer avec le désengorgement des trottoirs et de l’espace public enclenché depuis la semaine dernière. Désormais, les piétons ne vont plus disputer la chaussée aux automobilistes. Nettoyer Dakar est plus qu’une nécessité. Il y va de la survie de notre capitale qui, jadis était considérée comme l’une des plus belles d’Afrique subsaharienne. Mais depuis des années maintenant, elle se poubellise. Elle pue. Elle dégage une odeur nauséabonde avec des tas d’immondices. Sans occulter les constructions anarchiques qui ne répondent à aucune norme architecturale.  Au nom de slogans sentimentaux du genre : «nous travaillons pour aider nos familles», certains ont fini par prendre en otage Dakar en la privant de sa splendeur. La capitale sénégalaise est entrain de s’éteindre à petits feux. Médina, Fass, Dieuppeul, HLM, Gueule Tapée, etc. se bidonvillisent chaque jour davantage. 

Des Allées Centenaires au marché Kermel, en passant par Sandaga, les différentes artères, boulevards et autres avenues de la ville sont anarchiquement occupés par des marchants ambulants, des gargotes, des tables de fruits et autres poubelles d’Europe qui se déversent chaque jour sur Dakar.  L’environnement est le cadet des soucis de leurs occupants circonstanciels. Qu’ils soient Sénégalais ou hôtes étrangers vivant parmi nous.

Après, les lointains trottoirs des quartiers de Niary Tally, Karack, Baobabs, Amitié, Grand-Dakar etc., osons espérer que Dakar-Plateau ne sera pas épargnée.

Alors, que les autorités comprennent que leurs mesures sont plus salutaires et qu’elles n’ont pas le droit de reculer sous aucun prétexte ou pression. Encore moins de se défausser comme leurs devanciers.

L’on se rappelle ainsi d’un fameux jeudi 22 novembre 2007 où l’ancien président de la République Abdoulaye Wade manifestait déjà les  signes avant-coureurs de sa capacité de dédit, pour ne pas dire de «wakh wakett». Dépassé, tout comme les services de sécurité, par la guérilla urbaine des marchants ambulants qui avaient fini de saccager la mairie de la commune d’arrondissement de Médina et l’agence de SENELEC du même quartier, brûlant tout sur leur passage, il avait administré au gouverneur de Dakar, Amadou Sy et au préfet, Mamadou Dia, une volte-face qui les a fait se retrouver respectivement à Kaolack et à Mbour.  

Pour calmer les ambulants, Wade pique une colère noire en plein conseil des ministres et déclare à ses ministres médusés: «Je n’ai jamais demandé que ces marchands ambulants soient déguerpis. Ce sont des gens zélés, qui ont fait ça. Ce que j’ai dit, c’est que des gens, sous prétexte qu’ils sont proches de la Présidence, construisaient sur la voie publique. J’ai demandé que ces gens-là soient déguerpis. Malheureusement, le maire de Dakar-Plateau et le sous-préfet, n’ont rien compris de mon message».

Le dommage collatéral ne s’arrêtera pas là. La grogne des ambulants aura même emporté, soutiennent certains, le Directeur général de la sûreté nationale, Léopold Diouf. Le désordre avait fini de prendre le dessus sur l’ordre. Désormais, c’est le contraire qui doit être de mise. L’ordre primant sur le désordre pour rendre à Dakar sa convivialité et lui insuffler une qualité de vie.

Abdoulaye THIAM

Le "goudron" en question

Le patrimoine routier du Sénégal vaut 3,8 milliards $

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Thierno Alassane Sall, ministre des infrastructures et des transports estime la valeur du patrimoine routier du Sénégal à 2000 milliards FCFA soit 3,8 milliards $.

« Notre patrimoine routier s'élève à 2000 milliards FCFA et nous avons besoin des 7 % de ce montant, soit 140 milliards FCFA, pour pouvoir entretenir correctement nos routes. Mais nous ne disposons actuellement que de 50 milliards » a expliqué le ministre.

L’infrastructure routière d’une longueur de 14700 km dont 3000 km bitumés assure prés de 90% du mouvement des personnes et des marchandises.

Ecofin

13/02/2013

Mbour: une région!

Des jeunes exigent l'érection de Mbour en région

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Des jeunes ont battu le macadam pour exiger que Mbour soit érigée en région. A cette occasion, ils ont listé les multiples raisons qui plaident pour que cette revendication soit satisfaite par les gouvernants

« Mbour région » a été portée sur les fonts baptismaux. Et comme son nom l'indique, ce mouvement a pour principal objectif l'érection de Mbour en région. « On a organisé cette marche pour sensibiliser la population mbouroise de la nécessité de se battre pour que Mour soit érigée en région, Mbour est naturellement une région, bien qu'administrativement c'est aujourd'hui un département. Notre localité regorge de ressources et de potentialités. Le seul tendon d'Achille de notre département reste les infrastructures, mais on espère que cela sera corrigé une fois que Mbour deviendra région », explique André Waly Niogoye, coordonnateur de Mbour région.

Dans leur argumentaire pour justifier une telle requête, ces jeunes sont revenus sur les ressources énormes de cette partie de la petite côte. « Mbour est la première zone de débarquement de pêche artisanale au sénégal mais aussi une zone touristique privée avec la station balnéaire de Saly. En outre, le département regorge d'énormes ressources agricoles. A ces données, s'ajoute une augmentation de la population. Autant d'arguments qui font que l'érection de Mbour en région est une évidence » plaide André Waly Niogoye

Dans leur stratégie pour arriver à leurs fins, le mouvement « mbour région » compte impliquer les populations des autres communes du département de mbour. « De manière pacifique mais décidée, nous comptons nous battre avec toutes les fils de la petite côte. De Mbour à Joal, en passant à Popenguine, Ngékhokh, Thiadiaye, Somone, Saly, Ngaparou, aucune collectivité locale ne sera laissée en rade dans sa sensibilisation »

Par ailleurs, ces jeunes déplorent l'absence remarquée de personnalités du département pour les épauler dans cette initiative politique. Cependant, ils se disent « apolitique », bien que leur acte soit éminemment politique.

Thiesactu