31/03/2013

Rendez-nous le Dakar!

Rallye Paris-Dakar: Youssou Ndour veut faire lâcher le « Dakar » aux organisateurs

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Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Youssou Ndour compte attaquer les organisateurs du Rallye Paris-Dakar. M. Ndour trouve insensé que ce rallye qui a boudé le Sénégal et l’Afrique pour des raisons de sécurité dans le Sahel, continue de porter le nom de Dakar.

Pour rappel, le Rallye a eu lieu au Chili et en Argentine, avec un départ et une arrivée à Buenos Aires en janvier 2009, après l’annulation de l’édition 2008 à la suite de l’assassinat le 24 décembre 2007 de quatre touristes français prés d’Aleg en Mauritanie,

Toutes choses qui font que Youssou Ndour est d’avis que ce Rallye ne doit plus porter le le nom de Dakar. Et pour arriver à ses fins, le ministre du Tourisme et des Loisirs n’exclut pas de saisir les tribunaux.

Aliou FAMA

Les Chinois et l'arachide

Les Chinois déferlent dans l'arachide Sénégalais

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L’arrivée de négociants chinois sur le marché de l’arachide au Sénégal en change la donne. Si les producteurs tirent leur épingle du jeu, l’hégémonie des huileries locales est, elle, remise en cause.

Cette année, la production arachidière au Sénégal est bonne (750 000 tonnes) comparée à l’année précédente (+ 28%). Pour les paysans, les prix n’ont jamais été aussi rémunérateurs. Les négociants, surtout chinois, proposent jusqu’à 270 F CFA, le kilogramme d’arachide en lieu et place des 190 F CFA officiels. Du jamais vu ! « Dieu a exaucé nos prières. Nous pourrons vivre dignement des fruits de notre labeur », jubile Sidy Ba, secrétaire-général du Cadre de concertation des producteurs d’arachides du Sénégal (Ccpa).

Venus en force, ces Chinois écument le Groundnut belt (la région de l'arachide) du pays (Kaolack, Fatick, Louga, Diourbel…) à la recherche d’oléagineux. Si 5 139 tonnes ont déjà été expédiées à l’étranger, 53 000 tonnes étaient en instance de départ mi-mars au port de Dakar. Assez pour qu’huiliers et opérateurs privés stockeurs (les intermédiaires entre producteurs et huiliers ; et transporteurs), tirent la sonnette d'alarme.

Qui sont ces Chinois, négociants d’arachides ?

Visibles depuis l’année dernière, à côté d’acheteurs marocains, vietnamiens et mêmes russes, les négociants chinois sont cette année venus en force au Sénégal. Ils avaient exporté, l’année dernière, 20 670 tonnes de décortiqués. Cette année, les prévisions se montent à plus de 50 000 tonnes.

Si les industriels empruntent de l’argent auprès des banques de la place pour financer leurs approvisionnements en graines par l’intermédiaire d’opérateurs privés stockeurs (Ops), les négociants chinois, eux, viennent avec leur argent et opèrent au bord du champ ou avec l’aide de rabatteurs locaux. Les graines (exclusivement) ainsi collectées, sont directement exportées en Chine, par ailleurs première productrice mondiale d’arachides.

Mais tous les commerçants chinois n’exportent pas. Dans la communauté rurale de Ndinguirail (région de Kaolack), l’un d’entre eux, Tang, affirme avoir investi, sur 7000 m2, plus d’une centaine de millions de F CFA, dans la construction d’une unité de transformation de l’arachide en huile et pâte, destinées au marché local.

Industrie locale

L’enjeu ? La préservation de l’industrie locale avec ses dizaines de milliers d’emplois et la constitution d’un stock semencier pour le prochain hivernage. « Nous ne sommes pas contre la libéralisation du marché de l’arachide, soutient une source au sein de Suneor (ex Sonacos). Il faut l’encadrer et permettre un approvisionnement correct des industries locales ».

La filiale sénégalaise du Groupe Advens affichait, pour cette campagne, un objectif de collecte de près de 100 000 tonnes (40 milliards de F CFA), mais demeure loin du compte : elle n'a recueilli que moins de 50 000 tonnes. Idem pour Novasen qui prévoyait de collecter 100 000 tonnes (pour 25 milliards). Elle n’en a obtenu que 15 000 tonnes !

Compétitivité

Les différents acteurs de la filière en appellent aujourd’hui à de larges concertations. « Les paysans doivent être justement rémunérés, mais n’oublions pas que c’est toute une filière qu’il faut préserver », observe le très pondéré Mamadou Jean Ndiaye, le patron du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia).

Le directeur de l’Agriculture, Mamadou Diallo, reconnaît, lui aussi, la nécessité de se concerter afin de trouver un prix d’équilibre pour la survie de la filière. Mais n’en pense pas moins que les huiliers, pour rester compétitifs, doivent être plus agressifs en matière de prix ».

Bintou Bathily/JeuneAfrique

30/03/2013

Soumbédioune se meurt

Le village artisanal de Soumbédioune à Dakar n’attire plus le public

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Le village artisanal de Soumbédioune est sous la menace de ruine. Conséquences, certains toits des cases faites de zinc et de paille sont emportés par le vent, le « laboratoire » artisanal est dans une insalubrité totale, à cela s’ajoute le manque de mur de clôture et du matériel de nouvelle génération. Face à cette situation, les artisans répartis dans les sept corps de métiers demandent aux nouvelles autorités la réhabilitation et la modernisation de ce site historique qui date depuis 1960.

Situé au bord de l’océan et jouxtant la Corniche ouest, le village artisanal de Soumbédioune perd de plus en plus son attraction. Et pour cause, ce vieil édifice qui date depuis 1960 est dans un état de délabrement avancé, malgré que la façade présente une image luxuriante aux visiteurs. La plupart des toits faits de zinc et de paille ne résistent plus aux coups du vent. Un petit tour à l’intérieur de ce site historique confirme cet état de fait. Certaines parties des toits sont emportées par le vent. Des toitures traversées par endroit par des rayons solaires, des murs fissurés et la peinture jaunâtre défraîchie. « Vous voyez de vos propres yeux, comment peut-on travailler dans ces conditions ? Comment peut-on avoir un esprit de créativité dans ces conditions-là ? » s’interroge notre guide, Abdoulaye Diallo, président de la commission Presse et information.

« Le secteur artisanal est laissé en rade. Les gouvernants ne se soucient plus de nous, et partant, sans l’artisanat, une Nation ne pas se développer », dit-il. Le président de la coopération des sculpteurs du village artisanal de Soumbédioune, par ailleurs, président de la commission des Finances de la Chambre de métiers, Mamadou Baba Sy, quant à lui, enfonce le clou. « Il suffit que tu entres à l’intérieur de certaines cases pour voir le ciel ». Les occupants de ces lieux ajoutent que « même pendant la saison des pluies, l’eau suinte à travers les trous et mouille nos objets ».

Une insalubrité totale

En dehors de l’état de délabrement avancé du site, le « laboratoire » artisanal implanté au cœur de ce site se trouve dans une insalubrité indescriptible. On constate partout les peaux d’animaux séchées ça est là, le sol couvert d’une couleur noirâtre dégageant ainsi une odeur nauséabonde liée aux produits traditionnels qu’utilisent les artisans pour transformer les peaux d’animaux en des sacs de cuir. « Cet endroit devrait être aménagé afin de permettre les artisans de travailler dans un cadre agréable et accueillant, car nous faisons un travail de qualité qui mérite d’être soutenu, mais l’Etat ne nous accompagne pas. Vous voyez ces sacs en cuir, se sont des peaux d’animaux que nous transformons en sac de cuir de qualité », explique M. Diallo. « Nous n’avons pas de matériels, mais nous parvenons à faire des sacs en cuir. Quand les touristes arrivent ici, ils sont étonnés de la qualité de nos produits », ajoute Massamba Kassé, artisan de profession.

Ainsi, pour relever le défi, les artisans demandent l’appui du gouvernement. « Nous sommes dans un monde de compétition, et pour faire face aux concurrents, il faut avoir du matériel nécessaire pour pouvoir faire un travail de qualité et vendre ses produits à l’Extérieur », a soutenu M. Kassé avant d’ajouter que « le président de la République nous incite à la créativité et à l’innovation, mais comment peut-on innover ou avoir un esprit de créativité avec du matériel rudimentaire, c’est impossible ».

Manque de clôture et de moyens financiers

Comme le village n’a pas de clôture, les artisans sont obligés, au coucher du soleil, de faire des navettes quotidiennes pour déplacer et sécuriser leurs objets d’arts. « Comment faire ? Nous sommes obligés de faire entrer tous les objets exposés dehors à l’intérieur de nos cases et ensuite, fermer la porte », affirme El Hadji Guèye. Pour sécuriser les biens, il leur faut un mur de clôture, souhaite Mamadou Baba Sy.

Les difficultés que traverse le village artisanal de Soumbédioune sont loin d’être résolues, et pour cause, la Chambre des métiers de Dakar n’a pas de moyens financiers, selon son président, Maguette Mbow qui déplore le fait que « l’Etat du Sénégal met des moyens financiers dans les autres secteurs tout en délaissant le secteur artisanal ».

Faire face à la concurrence

Au-delà des problèmes évoqués, plusieurs autres facteurs sont mis en avant par les artisans pour expliquer cette situation qui rend leur avenir de plus en plus incertain. Ils confient faire à « une concurrence déloyale » de la part des hôtels de la place. En effet, ils reprochent à ces derniers plusieurs initiatives qui contribuent à les affaiblir en réduisant leurs chiffres d’affaires. La première récrimination faite à certains hôtels est le fait d’avoir ouvert au sein de leurs sociétés des boutiques d’art. « Les hôtels ont maintenant leurs propres boutiques d’arts. Ils vendent directement les objets aux touristes. Ces derniers n’ont plus besoin de venir au Village artisanal pour acheter les œuvres qui sont proposées. Cette démarche ne fait que rendre notre situation plus précaire », a déploré, Mamadou Baba Sy, président de la coopérative des sculpteurs du Village artisanal de Soumbédioune.

« Les propriétaires des hôtels sont les seuls bénéficiaires et nous sommes les perdants dans cette affaire. Nous travaillons beaucoup et nous gagnons peu. Ce n’est pas du tout normal. Les hôtels gagnent sur nos dos. C’est injuste et c’est malhonnête de leur part », s’insurge Abdoulaye Diallo, président de la commission Presse et information.

Un manque à gagner

Les artisans ont souligné que les hôteliers sont les seuls « à leur causer des problèmes ». Il y a aussi des rabatteurs qui contribuent à la détérioration de leurs conditions de travail. Il suffit de faire un tour dans les hôtels pour constater la présence des rabatteurs postés devant les hôtels et aux alentours pour détourner les touristes afin de leur pouvoir livrer leurs marchandises. « Cette pratique ne nous plaît pas du tout, car elle entraîne un manque à gagner. Nous payons des loyers, des factures d’eau et d’électricité, etc. », soutient le président de la coopérative des sculpteurs du Village artisanal de Soumbédioune. Mais d’autre part, le manque de cohésion des artisans du village de Soumbédioune favorise également la concurrence déloyale, selon Mamadou Baba Sy. « Certains artisans ont scellé leur partenariat avec les propriétaires des hôtels pour écouler leurs produits. Dans cette situation, il nous est très difficile de contrecarrer la concurrence », a-t-il dit. Ainsi, pour mettre fin à cette pratique, les artisans demandent la création d’une commission regroupant des artisans, des responsables des hôtels et des membres de la Chambre des métiers de Dakar.

Jean Louis Verdier

You lutte...pour le tourisme!

Youssou Ndour et Mbagnick Ndiaye vole au secours du tourisme sénégalais

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Le ministre des Sports et celui du Tourisme et des Loisirs ont signé hier, vendredi 29 mars 2013 un protocole d’accord pour vendre la destination Sénégal. A cet effet, Mbagnick Ndiaye et Youssou Ndour veulent s’appuyer sur la lutte traditionnelle. Cette forme de sport qui n’existe qu’au Sénégal peut bel et bien attirer des touristes à venir visiter le pays. Ils comptent aussi refaire le match France/Sénégal de 2002 à Dakar et sollicitent l'appui de Macky Sall

Le ministre du Tourisme et des Loisirs veut exploiter les potentialités dont dispose le sport sénégalais. « Nous allons nous battre pour accompagner ces deux ministres et faire en sorte que l’on ait des dates phares pour que les touristes soient attirés par des choses différentes » de celles qu’ils n’ont pas chez eux, a dit le président de la lutte sénégalaise. « La lutte de chez nous à un plus que les autres sports n’ont pas : c’est l’aspect mystique et culturel en même temps qui sera justement utilisé, pour développer le tourisme », a-t-il soutenu. Au cours de cette rencontre, Youssou Ndour, évoquant un rapport annuel du Forum économique mondial sur la compétitivité dans l’industrie du voyage et du tourisme (Travel and Tourism Competivity Report 2013) informe que : «le Sénégal est classé 6e parmi les pays les plus accueillants du monde». Aussi, s'interroge-t-il sur le fait que le Sénégal peine toujours à bénéficier de son tourisme. Il compte donc miser sur le renforcement et la création d’activités telles que la lutte afin de pousser de plus en plus les touristes à venir au Sénégal. Un point de vue que partage le ministre des Sports. Selon Mbagnick Ndiaye, «si on organise des régates à Saint-Louis, à la Petite Côte, à Dakar entre autres lieux du pays, nous allons attirer les touristes. Car, ces activités ils ne les ont pas chez eux».

Par ailleurs, les ministres ont émis l’idée de réorganiser le match France/Sénégal du 31 mars 2002. Dans leur objectif de ventre la destination du Sénégal, Youssou Ndour et Mbagnick Ndiaye comptent, à travers cette rencontre historique, permettre à la génération de 2002 d’inviter celle de la France au Sénégal. Il n’y aura pas que les Sénégalais qui assisteront à cette rencontre, mais des personnes viendront des autres pays pour la suivre à Dakar. L’organisation d’un tel match, selon le ministre des Sports, aura un réel impact sur le tourisme sénégalais et vendra davantage la destination du Sénégal. Même si le délai est cours pour l’organisation d’un tel événement, Mbagnick Ndiaye demande à son collègue du tourisme de s’y mettre et d’activer à tant tous ses réseaux pour que ce fameux match France/Sénégal ait lieu à Dakar. Ne désespérant pas, ces ministres qui croient dur comme du fer à la tenue de cette rencontre, sollicitent juste l’implication du chef de l’Etat Macky Sall pour qu'il leur donne les moyens nécéssaires. A rappeler que, lors de ce match d’ouverture de la Coupe du monde 2002, le Sénégal avait battu la France par un score d’un but à zéro. Un but marqué par Pape Bouba Diop. Les Bleus prendront-ils leur revanche en terre sénégalaise? Affaire à suivre... 

leral.net

Croisière sur le Bou El Mogdad

Bou El Mogdad

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Saison 2013 - 2014 - CROISIERE DE 6 NUITS SUR LE FLEUVE SENEGAL

“DEPART TOUS LES SAMEDIS” - SAMEDI ST LOUIS – CROISIERE BOU EL MOGDAD

Déjeuner à l’hôtel Résidence (ou similaire) aux alentours de 13h. Embarquement et installation à partir de 15h00.

L’après midi, un tour de ville en calèche nous permettra de découvrir Saint Louis. On peut y sentir l’atmosphère à la fois étrange et familière, admirer la finesse des balcons accrochés aux belles maisons coloniales et suivre le dégradé des teintes ocre jaune qu’offrent les rues selon la position du soleil. Le quartier nord de l’île est séparé du quartier sud par la gouvernance et la place faidherbe. Toujours sur l’île : la mairie et le palais de justice (1er jugement en 1875), l’hôpital (1827) belle construction ocre jaune, le lycée de jeunes filles Ameth Fall occupe depuis 1927 un ancien hôpital datant de 1840. Le fameux pont Faidherbe (500 m de long) expédié à St Louis en 1897 à la suite d’une gigantesque erreur administrative. Le village des pêcheurs intéressant le matin et le soir quand on voit les énormes barques franchir la barre. Le cimetière musulman dans le quartier de Guet Ndar. Les tombes sont des piquets recouverts de filets de pêche. Le marché de Ndar Toute situé sur la langue de Barbarie. Dîner à bord et nuit.

DIMANCHE ST LOUIS – DIAMA – TIGUET (DJOUDJ) Nous sillonnerons les eaux du fleuve Sénégal jusqu’au barrage de Diama. Ce barrage est la limite des eaux salées qu’il empêche de remonter , passage de l’écluse et visite de ce barrage pendant le passage du bateau. Déjeuner à bord puis remontée du fleuve en longeant la réserve du Diouling , bordée de roseau d’où vous pourrez apercevoir de nombreuses espèces d’oiseaux. Arrêt à l’embouchure du bolong du Gorom qui permet d’accèder au Parc des oiseaux du Djoudj. Vous rejoindrez l’embarcadère à partir de l’annexe du bateau. Cette réserve a été créée en 1971. C’est troisième parc ornithologique du monde, il s’étend sur 12 000 hectares dans le delta du fleuve Sénégal. Aussi exerce-t-elle un attrait irrésistible sur l’avifaune d’Europe comme d’Afrique. De Novembre à Mars, trois millions d’oiseaux s’y donnent rendez-vous pour hiverner ; Ajoutez-y une vingtaine d’espèces de mammifères. Départ pour une excursion en pirogue. Moteur au ralenti, la pirogue s’enfonce au coeur du Djoudj tandis que se déclenche un fantastique ballet : Flamants qui décollent en rangs serrés, pélicans qui s’envolent, cormorans qui plongent. Spectacle à la fois étrange et extraordinaire. Retour sur le bateau. Dîner et nuit à bord dans le grand bras du Fleuve.

LUNDI TIGUET – DIAOUAR – RICHARD TOLL

Navigation. Nous continuerons en montant les eaux du fleuve Sénégal bordée par le Sénégal et la Mauritanie. Les rives Sénégalaises sont des terres rizicoles et sont peu cultivées côté mauritanien. Nous apercevrons quelques phacochères, puis nous passerons devant Rosso, ville frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, ou les pirogues et un bac font traverser personnes, animaux et véhicules. l’arrivée ou le départ de ces chalans donne lieu à d’intenses activités hautes en couleurs et particulièrement animées. Déjeuner à bord. Vous arriverez dans la soirée à Richard Toll “jardin de Richard”, qui tient son nom au fait qu’à l’époque coloniale les Français en 1822 en avait fait un lieu d’essai sur les méthodes culturales. Visite de la ville et de l’usine de canne à sucre, (dix mille hectares de canne à sucre) principale source de revenus de la localité. Diner et nuit à bord du bateau.

MARDI RICHARD TOLL – DAGANA – PALMERAIE

Découverte de la “folie du Baron Roger ”, un chateau de style français aujourd’hui fermé , entouré de construction de banco , architecture traditionnellle de la région . Navigation jusqu’à la mangueraie qui borde le village de Goumel, dans une bouche du fleuve Sénégal. Déjeuner traditionnel « le riz au poisson » ou « Tiep bou dijen » au milieu des manguiers et des palmiers sur les rives du fleuve Sénégal. Départ avec l’annexe du bateau pour le village Wolof de Dagana “appelée capitale du Walo” puis visite de cet ancien comptoir de l’époque coloniale qui conserve jusqu’à présent les restes d’un ancien fort et de quelques magasins de commerce, visite du marché de Dagana. Il n’était pas rare d’y voir à l’époque le Banny ou le Ponty en train de charger de la gomme ou d’y déposer des soldats.Retour au bateau au coucher du sloeil. Dîner et nuit à bord.

MERCREDI PALMERAIE – THIANGAYE

Avec l’annexe du bateau nous rejoindrons les berges pour une marche de deux kilomètres environ dans la forêt de Goumel. Visite d’un village peulh traditionnel composé de huttes oblongues construites par les femmes. Ce sera l’occasion de découvrir de nombreuses espèces d’arbres le long des berges. Retour au bateau. Nous remonterons le fleuve pour entrer en plein coeur du sahel africain dans le Royaume Toucouleur. La beauté du paysage et la tranquilité de ces eaux ne seront perturbées que par le barbottage de quelques enfants aux yeux de couleur ocre, les lavandières avec leurs pagnes multicolores et les troupeaux d’animaux qui viennent s’abreuver le lond des berges. Déjeuner à bord. Avec nos annexes, nous nous enfoncerons dans un petit bras de fleuve. Arrêt et visite de villages toucouleurs entièrement construits en terre en aplomb des rives escarpées du fleuve Sénégal . Ces villages sont les plus anciens villages toucouleurs du fleuve, ils datent du 13ème siècle. Visite de Saldé, village Maure situé sur l’autre rive du fleuve Sénégal. Retour à bord Départ dans la nuit pour un dîner méchoui sur les berges du fleuve à la lampe tempête. Nuit à bord.

JEUDI BRAS DE THIANGAYE – PODOR

Navigation. Au détour des deux plus grandes boucles du Fleuve , vous apercevrez Podor , ancien comptoir pendant la colonisation française. Aujourd’hui l’activité commerciale n’est plus sur le Fleuve et ses quais en pierre attendent avec impatience votre arrivée. Les maisons de commerce qui bordent les quais avec leurs grandes cours intérieures et les entrepots qui contenaient Gomme arabique, bois de chauffe, ivoire, et esclaves sont aujourd’hui les vestiges d’un passé pas si lointoin. Vous visiterez son fort construit par Faidherbe et en cours de réhabilitation, et vous revivrez un peu de cette histoire . Déjeuner à bord. Vous pourrez en fin d’après midi faire un tour au marché et flaner dans les ruelles paisibles ou vous asseoir sur les marches d’une de ces anciennes maisons pour regarder le coucher de soleil sur les rives mauritaniennes. Diner et nuit à bord.

VENDREDI PODOR-ST. LOUIS

Petit déjeuner. Transfert à Saint-Louis en bus. FIN DE NOS SERVICES.

NOTE IMPORTANTE La croisière pourra commencer par Saint louis ou par Podor selon la semaine de navigation. Les passagers embarqués à partir de Podor feront le programme dans le sens inverse du descriptif. La Compagnie Du Fleuve se réserve le droit de modifier ce programme si les conditions climatiques et diplomatiques l’y obligent

Calendrier des rotations 2013-2014.pdf

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Vos vacances au Sénégal

Vos vacances au Sénégal

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» Comment ne pas tomber sous le charme de ce pays?

Evidemment, il y a Saly Portudal! Idéalement située sur la petite côte sénégalaise à 80 km au sud de Dakar, cet ancien village est devenu une magnifique station balnéaire. Une destination idéale pour passer ses vacances.

C'est au cours de leurs voyages durant le XIXème siècle, que les portugais se sont établis sur ce bord de mer. A proximité du port pêche de Mbour et à quelques dizaines de kilomètres de la grande ville de Thiès, Saly a la particularité de s'être développée au gré des demandes de ses visiteurs. Elle est devenue un lieu incontournable pour des vacances au Sénégal.

On ne peut qu'être subjugué par la découverte de l'Afrique à travers ou au départ de cette station qui mêle avec beaucoup de succès dépaysement, repos, tranquillité et effervescence.

Saly est un lieu de découvertes, l'ambiance est à l'image de ce qu'elle offre à ceux qui aiment les voyages. On y trouve de grandes plages de sables fins, de gigantesques cocotiers, des manguiers, des baobabs mais aussi une architecture traditionnelle et distinguée avec des lodges et de belles résidences avec piscines : tous les éléments pour profiter d'un séjour sous le signe du farniente et du repos...Saly se dévoile aussi à travers son dynamisme avec le musée d'art Khomdon, ses commerces typiques, ses bars, ses restaurants et son animation. Ce qui fait la richesse de ce séjour c'est le partage et la rencontre avec la population qui vous accueille dans le respect et la tradition comme le définit si bien la teranga.

Souvent décriée, la station balnéaire de Saly Portudal garde un attrait certain, un charme particulier à l'Afrique noire. Elle est aussi le point de départ pour découvrir l'autre Sénégal. Celui de brousse principalement. Authentique, superbe si l'on sait regarder avec l'âme. Le Siné Saloum, véritable écrin d'eau et de sel. Un paradis silencieux pour des millions d'oiseaux.

Joal Fadiouth, l'île aux coquillages. Dakar et ses marchés, Gorée la belle île douloureuse. Plus loin, Saint Louis, la langue de Barbarie, le Djoudj. Le fleuve Sénégal et ses vestiges coloniaux, ses cultures de cane à sucre. Et puis, la casamance, les pays Bédick et bassari. Un autre Sénégal, un autre monde!

http://www.holidaycheck.fr/region-Infos+voyages_S%C3%A9n%C3%A9gal-rid_308.html

L'homme d'Ethiolo

Balingo, le gardien de la culture Bassari

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Les « Paysages culturels du pays Bassari » sont inscrits depuis 2011 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco. Les Bassari (à peine 1% de la population) habitent dans les villages les plus inaccessibles du Sénégal, sur les contreforts du Fouta Djalon, non loin de la Guinée. Dans l’un de ces villages, à Ethiolo, rencontre avec un homme étonnant, Balingo Benja, qui gère le petit campement « Chez Balingo ».

ndlr: J'ai eu la chance de rencontrer Balingo, voici quelques années. A Salemata puis à Ethiolo. Un homme hors du commun qu'il est difficile de quitter tant il est intéressant.

Ecouter: http://www.rfi.fr/emission/20130329-senegal-bassari-balingo

RFI

 

29/03/2013

Conflit Casamançais

Guerre des chefs en Casamance

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Les négociations entre la communauté de Sant'Egidio et Salif Sadio ont heurté la susceptibilité des autres chefs du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC). Dont le principal rival de Sadio, César Atoute Badiate.

La communauté de Sant'Egidio, qui a engagé l'an dernier une médiation, et l'État du Sénégal ont dû revoir leur copie en Casamance. Partant du principe qu'on fait la paix avec ceux qui font la guerre, les médiateurs avaient, dans un premier temps, concentré leurs efforts sur le front nord du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC), de loin le plus opérationnel, que dirige Salif Sadio. Mais ce faisant, ils ont froissé la susceptibilité d'Ousmane Niantang Diatta et de César Atoute Badiate, les dirigeants du front sud. Moins belliqueux ces derniers temps, ces derniers n'en conservent pas moins une forte capacité de nuisance, surtout depuis leur réconciliation, il y a six mois. « Ils regroupent environ 80 % des combattants, et sont relativement bien armés », confie un médiateur. Décision a donc été prise de les associer aux pourparlers. Et d'y impliquer les autorités bissau-guinéennes et gambiennes. Problème : si tout le monde dans le maquis est d'accord pour discuter avec l'État du Sénégal, Badiate et Sadio continuent de se disputer le leadership de la rébellion. Avant de négocier avec Dakar, le premier veut organiser des assises inter-MFDC. Le second exclut toute réconciliation.

Jeuneafrique.com

Sea, sex and sun...

Il y a encore plus pervers que le tourisme sexuel

Pour fuir la misère d'une vie de retraités, ils sont nombreux à s'installer en Afrique pour jouir du «sea, sex & sun».

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Le tourisme sexuel est l'un des effets secondaires les plus dramatiques de la mondialisation. Un autre phénomène connexe, sans doute encore plus pervers, se développe en parallèle: le «résidentialisme sexuel». Des retraités occidentaux s’installent dans des pays pauvres au milieu d’une nature luxuriante pour mener une vie luxurieuse sans modération. On en parle?

En arrivant à Kaogane, station balnéaire de la «petite côte» sénégalaise (le nom du village a été modifié), on se croirait au paradis: le sable est chaud, l'océan rutile et les palmiers dansent sous la brise. Les poissons sont légion, si bien qu’une sortie en pirogue garantit une partie de pêche miraculeuse. Au besoin, on peut s’arrêter sur une petite plage pour faire la sieste et se lancer dans un barbecue pantagruélique. Bref, à première vue, la colonie de retraités français n'a eu que trop de s’installer dans cette contrée magnifique.

Issus des classes moyennes pour la plupart, ils ont troqué leur pavillon de banlieue ou leur appartement situé dans une région pluvieuse contre une villa avec piscine, afin de mener en fin la belle vie. Comment leur donner tort? Commerçants, artisans ou fonctionnaires, ils ont travaillé toute leur vie, souvent sans relâche, pour mériter leur retraite. Leurs enfants sont grands, leur femme souvent partie —l'explosion des divorces est passée par là— les voilà seuls et bien décidés à profiter de leurs dernières décennies.

Le Sénégal, une destination attractive

Agés de soixante à soixante-quinze ans, n'ayant pas les moyens d’acheter un mas provençal, une maison au bord de la mer en Bretagne ou bien encore un logement sur la Côte d’Azur, ils ont mis le cap un peu plus au sud. Le Sénégal, du fait de terrains encore vierges et peu chers au bord de l’eau, est une destination attractive. Le niveau de vie local étant faible, leur pouvoir d’achat est triplé par rapport à celui de leurs amis restés en France. La maison avec piscine dont ils ont rêvé toute leur vie peut ainsi prendre forme.

Après une matinée passée à pêcher et un déjeuner préparé par leur cuisinière (il est politiquement incorrect de dire «domestique»), ils s’assoupissent à l'ombre d’un parasol puis sirotent bières et pastis tout au long de l’après-midi. Il leur arrive ensuite de moquer leurs comparses restés en France, qui s’échinent toute la journée sur leurs mots croisés devant une télévision continuellement allumée sur France 3.

Les autochtones, à qui ils procurent du travail —en tant que maçons, jardiniers, chauffeurs de taxi, cuisinières, infirmières, etc.— les accueillent les bras ouverts. Si bien que le village, divisé en deux —le village des pêcheurs et des petites mains sénégalaises d’un côté, les commerces et les maisons cossues des «toubabs» (les blancs) de l’autre— grossit paisiblement. Il faut dire que ce néocolonialisme reste soft: les Français ne cherchent à convertir personne à leurs valeurs et à leur mode de vie, de même que le salariat (sans droit de travail digne de ce nom, il s’entend) s’est substitué à l’esclavage. Chacun trouve ainsi son compte dans le commerce qui se met en place.

Tout semblerait donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles? On est en droit d’en douter. Tout d’abord, au risque d’être caricatural, on peut s’émouvoir que les actifs français financent d’un côté la retraite des Américains en Floride via les fonds de pension et, de l’autre, la retraite de Français qui, pour une part, dépensent leurs pensions à l’étranger au lieu de consommer et de créer de la richesse en France. Ensuite, les Sénégalais pourraient se réveiller un beau jour choqués par les inégalités criantes qui se créent; mais ce n’est pas le cas. Non, la vraie face cachée de ce petit paradis est ailleurs.

Un tourisme sexuel durable

L’ennui s’abat progressivement sur les nouveaux arrivants. Leur statut de «nouveaux riches» ne les protège pas indéfiniment du fléau du désœuvrement. Le triptyque «pêcher, picoler et buller à la piscine» finit par montrer ses limites. Il apparaît alors que ces retraités ne sont pas seulement venus chercher le soleil et la mer. Ils s’adonnent égaiement au résidentialisme sexuel, une sorte de tourisme sexuel durable, pour jouir du fameux «sea, sex & sun».

Concrètement, ils s’entichent de jeunes femmes pauvres de vingt ans, c’est-à-dire de trente à quarante ans leur benjamine, qui considèrent ce type de concubinage comme un moyen de promotion sociale qui donne accès à la société de consommation. On tombe ainsi parfois dans la rue sur un vieux monsieur marchant péniblement avec sa canne, soutenu par une jeune fille qui est à la fois son infirmière, sa cuisinière, sa femme de ménage et sa compagne. On croise aussi quelques femmes mûres accompagnées de jeunes éphèbes portant leur sac à main, mais c’est tout de même plus rare.

Officiellement, il ne faut y voir qu’affaire de sentiments: chaque villageois feint de croire que le fossé d’âge et de finances entre les deux partis n’est qu’une coïncidence, mais personne n’est dupe.

Certains seniors, ragaillardis par cette nouvelle vie fastueuse, croient vivre une seconde jeunesse et se mettent alors en tête d’avoir des enfants qu’ils n’auront pas vraiment le temps de voir grandir et qui sont parfois plus jeunes que… leurs propres petits-enfants!

Par ailleurs, la polygamie étant autorisée au Sénégal, les liens qui se créent entre vieux Français et jeunes Sénégalaises sont parfois complexes. On ne sait plus toujours distinguer de l’extérieur la compagne, la maîtresse et l’amante de la femme de ménage, de l’infirmière et de la nounou. Les rôles semblent s’échanger suivant l’humeur et les saisons!

Les histoires d’amour finissent mal en général? Le résidentialisme sexuel ne fait pas exception à la règle. Souvent, la jeune femme disparaît soudainement (s’évade?) quelques mois ou années plus tard avec une partie de l’argent de son retraité de compagnon. Elle part refaire sa vie, armée de ce petit pécule, dans une autre région. Un septuagénaire dans cette situation de compagnon abandonné se lamente:

«Je me suis fait avoir!» 

À croire que l’expérience accumulée au fil des années ne l’a pas départi d’une certaine naïveté en matière de sentiments. Croyait-il réellement que son ex compagne vivait avec lui uniquement pour son doux babil et son intelligence?

Les nouveaux riches

Quand la famille et les amis sont à plusieurs milliers de kilomètres, tout est permis. Le soleil brûle les corps devenus flasques, mais aussi la retenue et la morale. Il n’y a d’autant moins de limites et de surmoi que des relents racistes sont visibles ici et là. Nos retraités se permettent de se comporter avec un noir d’une façon qui ne leur viendrait même pas à l’esprit avec un blanc.

S’encanailler des passes d’adolescentes de quinze ou seize ans? Cela ne les effraie pas, bien au contraire. Puisque la chaire est triste, la recherche de nouvelles sensations et de nouveaux jeux est sans limites. Pis, une certaine condescendance remonte à la surface : ils enrichissent le village et ces jeunes femmes. C’est grâce à eux que le business tourne; sans eux, la pauvreté serait plus criante. Ils rendent service aux prostituées en quelque sorte ; une passe est presque considérée comme un service comme un autre.

L’implantation locale de ces retraités demeure cependant limitée. Tout d’abord parce qu’ils ne s’abaissent pas à apprendre le wolof, «sauf le vocabulaire du sexe, c’est utile, ça!», tient à préciser, très sérieusement l’un d’entre eux. Le wolof permet justement aux autochtones en couple avec ces hommes plus âgés de se préserver une zone d’intimité et de défoulement en se confiant librement à leur entourage. Ensuite, quand le vieillissement se fait plus rude, l’absence d’hôpital de confiance dans la région se fait sentir. Les octogénaires revendent leur villa à des néo-retraités et rentrent en France pour profiter de l’assistance de leurs enfants et du système de sécurité sociale.

L’Afrique, en raison de ses stations balnéaires et de ses zones de pauvreté, est l'un des continents les plus touchés par le tourisme sexuel. Les autorités locales et des pays occidentaux tentent avec plus ou moins de bonne foi de lutter contre ce phénomène. On peut d’ailleurs s’étonner que le guide du Routard se contente d’indiquer avec légèreté dans sa rubrique «Voyage mode d’emploi» qu’en ce qui concerne la sexualité, «pour beaucoup, il s’agit d’un élément fondamental et irremplaçable de la vraie connaissance d’un pays. D’accord, mais on respecte les règles: pour le paludisme: la moustiquaire, pour le sida: les préservatifs».

Le résidentialisme sexuel, lui, est beaucoup plus pervers. S’il est difficilement défendable du point de vue éthique, il est difficilement condamnable du point de vue juridique tant que les retraités se mettent en couple avec des femmes majeures et que les «extras» avec des mineurs ne se voient pas. À ce jour, qui tente de lutter contre ce phénomène? Le dénoncer serait déjà un premier pas.

Denis Monneuse/SlateAfrica

La Téranga demeure...

Pays les plus accueillants au monde, le Sénégal 6e avec sa téranga

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La téranga sénégalaise n’est pas surfaite. La preuve par un classement publié il y a quelques semaines par le Forum économique mondial. Dans son rapport annuel sur la compétitivité dans l’industrie du voyage et du tourisme (Travel and Tourism Competitiveness Report 2013), le Sénégal est classé 6e parmi les pays les plus accueillants du monde sur 140 pays considérés en fonction de la qualité de l’accueil des touristes étrangers par la population locale.

Le Sénégal est juste devancé dans l’ordre de classement par l’Islande, la Nouvelle-Zélande, le Maroc, la Macédoine et l’Autriche. Le Canada occupe le 12e rang, alors que la France est arrivée 80e tandis que les Etats-Unis sont classés 102e.

A contrario, le Bolivie remporte la triste palme du pays le moins amical envers les touristes, et est devancée par le Venezuela, la Fédération de Russie, le Koweït, la Lettonie et l’Iran. Ces résultats procèdent d’un sondage auprès de 150 organisations mondiales et membres de l’industrie touristique dans les premiers mois de 2011 et 2012.

Ndèye Fatou Gning

Wade ne touchera pas un franc

MONUMENT DE LA RENAISSANCE

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Le ministre de la Culture, Abdoul Aziz Mbaye a enfin tranché la question : «Aucun franc ne sera versé à Wade en vertu de « droits de propriété intellectuelle ». Abdoul Aziz Mbaye, en marge de la célébration de la journée internationale du théatre, répondait-là, ce mercredi 27 mars, à une question relative aux 35% de recettes à titre de «droits d’auteur» que l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade s'est adjugés sur les revenus générés par le Monument de la Renaissance africaine.

En conférence de presse, ce mercredi à Dakar, le ministre de la Culture est allé plus loin en lançant : «Que Wade nous dise en vertu de quoi il peut revendiquer des droits d'auteurs sur le monument. S'il donne une bonne réponse à cette question, il pourra alors encaisser de l'argent.»

Ce monument réalisé par une entreprise coréenne et le site sur lequel il a été construit, rappelons-le, l’ont été à partir de fonds obtenus sur la vente de terrains du domaine public national. Une vente et un financement qui, à l’époque, avait cristallisé toutes les piques et polémiques quant au caractère nébuleux et aux antipodes de l’orthodoxie. Bref, une spéculation… «monumentale» sur un domaine public national et dont le «concepteur » Wade avait fait sa propriété en en réclamant 35% des recettes générées par l’ouvrage.

Celui-ci en avait confié la direction à l'ancien ambassadeur, Abdel Kader Pierre Fall qui, en était l’administrateur et une fondation avait même été agitée par l’ancien président-concepteur du monument et dont la gestion devait être confiée non pas à son fils Karim, mais à sa fille Sindjély. Une fondation qui par ailleurs, serait chargée de récolter les recettes du Monument « au profit de la Case des tout-petits », ainsi qu’en avait décidé président-concepteur.

Mieux, pour permettre à l'infrastructure de faire rentrer beaucoup d'argent, l'administrateur du monument de la renaissance avait à l’époque même annoncé une société d'exploitation dotée d'un budget de 200 millions dont 55% du capital proviendrait de l'Etat et le reste à partager entre deux actionnaires, l'un 30% et l'autre 15%, sans que l’on sût qui était l’un et, qui était l’autre ?

Le statut juridique de ladite société d’exploitation en faisait en tout cas une société anonyme à participation majoritaire publique et les détails de cette création devaient être « publiés dans un journal à publication légale ».

Lorsque les autorités des marchés publics avaient voulu mettre le nez dans le monument, l’administrateur du monument déclarait alors n'avoir reçu « aucune demande concernant un audit du montage financier du monument » avant d’ajouter que celui-ci « n'est pas une société publique, donc il ne peut pas être dans le champ de l'autorité qui s'occupe des marchés publics ».

Il n’empêche, le caractère de « propriété privée » dont Wade avait habillé « son » monument était suivi d’acte avec l’enregistrement de celui-ci à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) par son représentant Me Ousseynou Fall, de même qu’il l’avait également déclaré au Bureau sénégalais des droits d’auteur (Bsda), ainsi que l’avait écrit notre confrère de « La Gazette ». Ce dernier nous apprenait par la même occasion que l’édifice a été créé au même titre que le Musée des civilisations et que le financement « a été complètement pris en charge par l’Etat du Sénégal, par le biais d’un contrat signé entre le ministre de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire (Assane Diagne à l’époque) et l’entreprise Nord coréenne, Mansudae group chargé de la construction ». C’était le 28 juillet 2007.

Pas 14 mais 85 milliards

Mieux, pour convaincre la partie coréenne à s’engager dans la réalisation de ce joyau, les autorités sénégalaises étaient obligées de procéder à un change en cédant les terres d’une valeur de 11 milliards de francs Cfa en échange de la construction de l’édifice, écrivait notre confrère.

Toujours est-il que le flou artistique qui a toujours entouré ce dossier n’était toujours pas dissipé, même lorsque Macky Sall, le candidat en pleine campagne électorale 2012, avait bien voulu lâcher quelques chiffres sur la question fustigeant le mode financement et estimant que le monument a été érigé non pas avec 14 mais « 85 milliards de FCfa », a succédé à président-concepteur au pouvoir. Lui, Macky, qui avait promis de « démolir » le monument s’était contenté tout au moins, à travers son premier décret de répartition des services de l’Etat, de le placer sous la tutelle du ministère de la Culture et du tourisme à la tête duquel il venait de placer Youssou Ndour. Ledit ministère scindé en deux par la suite, c’est Abdoul Aziz Mbaye, ministre de la Culture qui en a hérité. 

L’édifice est toujours debout, mais son ombre plane encore sur le chemin de la transparence et de la restitution des biens publics « sauvagement » malmenés.

Cependant en janvier dernier, ce sont les inspecteurs de l’Inspection générale d’Etat (IGE) qui ont été commis pour déterminer si les conditions de réalisation du financement et de gestion dudit Monument de la Renaissance ont respecté les règles sur la passation de marchés. Après l’architecte Pierre Goudiaby, premier cueilli dans cette affaire, c’est autour du financier et de l’entreprise coréenne de répondre aux questions des enquêteurs. Mbackiou Faye ainsi que le patron de Mansudae Overseas ont été entendu par les enquêteurs.

Wade, lui, attendrait toujours de renaître sur les cendres pécuniaires du père, de la mère et de l’enfant, debout pour exprimer « l’Afrique qui surgit de l’obscurantisme, des fléaux et des préjugés », ainsi que le stipule l’article premier du décret n° 2003-593 du 16 juillet 2003 portant création du Monument de la Renaissance africaine.

Malick NDAW

28/03/2013

Tintin à Dakar

Tintin et le secret de la Licorne bientôt disponible en wolof à Dakar

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« Kumpag Wàngalàng Wi » est le nom wolof de l’album de Tintin « Le Secret de la Licorne » désormais disponible au Sénégal. Il s’agit de la deuxième traduction des aventures du reporter du XXe siècle en langue africaine, après l’afrikaans.

Comment traduire « Bachi-Bouzouk », « Amphitryon » ou « Anacoluthe », quelques-uns des célèbres jurons du capitaine Haddock, en langue wolof ? C’est sans doute la question que s’est posée Gérard Georges, dit GéGé, président de l’ONG belge Actions-Toubacouta-Sénégal, à l’origine de l’initiative, lorsqu’il a fallu entamer ce projet.

C’est un travail collectif de plusieurs années qui a donné naissance au « Secret de la Licorne » en wolof, grâce à Serigne Diouf, ingénieur pédagogique, Awa Sene Sarr et Marie-Madeleine Diallo, auteures et comédiennes, et de nombreuses autres contributions sollicitées par internet. Le contrôle final a été réalisé par Jean-Léopold Diouf, grammairien et professeur à l’Université de Paris. Tous ont travaillé à titre bénévole.

L’album, édité à 3 000 exemplaires, sera disponible à Dakar à la Librairie Aux Quatre Vents à partir du 2 avril 2013 et peut être commandé au siège de l’association à Gembloux (Belgique). La bande dessinée est complétée par un lexique trilingue (wolof-trançais-anglais) de plus de 350 références. Elle est préfacée (fait exceptionnel pour un album de Tintin) par Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, ancien président du Sénégal.

Le Secret de La Licorne est le onzième album de la bande dessinée des aventures de Tintin, paru en 1943. Il est suivi par « Le trésor de Rackham le Rouge ».

Dans cette aventure, Tintin accompagne le Capitaine Haddock sur les traces de son glorieux ancêtre, le chevalier François de Hadoque. Après avoir offert au Capitaine Haddock le modèle réduit d’un bateau qui se révèle être la réplique de celui de l’ancêtre du Capitaine, Tintin découvre dans le mât un parchemin mystérieux. C’est le début d’une folle course au trésor qui entraînera nos héros à la recherche d’autres indices afin de reconstituer une mystérieuse carte au trésor...

Traduits dans plus de cent langues, dont une quarantaine de langues européennes, une vingtaine de langues orientales, les aventures de Tintin ont été vendues à plus de 200 millions d’exemplaires dans le monde.

C’est en 1971 que le wolof a pu bénéficier d’une écriture officielle en caractères latins.

Philippe Laura

http://www.dailymotion.com/video/xk1ke9_tintin-en-wolof-traduction-officielle-de-l-album-le-secret-de-la-licorne_creation

27/03/2013

Nouvelle marée d'info sur l'érosion...

Protection côtière - Des brise-lames pour freiner l'avancée de la mer

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L'érosion côtière inquiète populations et investisseurs établis dans la station balnéaire de Saly. Pour atténuer ce phénomène, les autorités sont en train d'ériger une protection côtière sur un 1,5 km composé de neuf brise-lames.

En juin dernier, les hôteliers de la station balnéaire de Saly Portudal, réunis autour d'un collectif, avaient sonné l'alerte face à l'érosion côtière qui avait fini de créer une menace sur l'activité du fait de la disparition des plages. Ils avaient laissé entendre que si rien n'était fait, ils seraient contraints de mettre la clé sous le paillasson dès l'ouverture de la saison touristique (octobre 2012, Ndlr).

Aujourd'hui, ce cap est dépassé, les hôtels continuent d'exister certes, mais les difficultés demeurent. Cependant, des solutions commencent à sortir des vagues avec le projet de protection côtière.

«Le projet de protection côtière de Saly est une composante dans un plus grand programme mis en oeuvre dans ce qu'on appelle le Fonds d'adaptation. Dans cette protection côtière de Saly, il y a une partie qui est déjà réalisée. La deuxième partie est la protection côtière proprement dite qui consiste à l'édification d'un certain nombre de brise-lames. La troisième composante, c'est ce qui se fait au niveau de Joal. Trois projets sont prévus à Joal ; il s'agit de la réhabilitation du quai de pêche, le réaménagement de l'ère de transformation de poissons de Khelcom et l'édification de la digue anti-sel», souligne Ernest Dione, adjoint à la directrice de l'Environnement.

Le coût du projet, à savoir l'identification de neuf brise-lames, est environ de 925 millions francs pour une durée de six mois. Le choix des brise-lames obéit à la souplesse de cette infrastructure adaptée à cette protection côtière. «Ce projet est constitué de neuf brise-lames. Chaque brise-lame a une longueur de 90m. L'intervalle entre les brise-lames est de 60m.

La meilleure disposition mondialement reconnue pour protéger la plage et les investissements qui y sont c'est de mettre en place des brise-lames souples, espacées. Aujourd'hui, on est train de mettre en place cette infrastructure qui est souple et va permettre d'avoir une bonne stabilité et adaptée au mouvement des vagues», explique Dr Maguette Sall, directeur technique au Centre expérimental de recherches et d'études pour l'équipement (Cereeq). L'édification de cette infrastructure a soulevé des vagues du côté de certains hôteliers qui craignent qu'on ne déplace le problème dans leur site.

Même le constructeur reconnait la possibilité qu'il existe des impacts dans ce projet. «Quand on modifie un milieu, il y a forcément un minimum d'impacts. Aujourd'hui, tous les moyens sont mobilisés pour que les impacts soient connus, pour que ces impacts soient atténués. Il faut tout de même retenir que ce type d'infrastructure parmi tant d'autres qu'on pourrait utiliser est le mieux adapté pour ce site», précise Dr. Sall.

Cette protection côtière engagée épargnera les hôtels comme les populations de Saly, selon la direction de l'Environnement. «Nous sommes des environnementalistes. Nous savons, par essence, qu'à chaque fois qu'on met en oeuvre un nouveau projet cela peut avoir des impacts. Mais ce qui est recherché dans ce projet, c'est l'impact positif à savoir la protection côtière des hôtels et au-delà du village de Saly», promet M. Dione. Cette visite des travaux de la protection côtière de Saly s'est déroulée samedi en présence du directeur de la Sapco, Paul Faye.

Alassane Diallo

Lueur d'espoir pour les ordures...

Une société de nettoiement lance ses activités à Sandiara

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La communauté rurale de Sandiara (Mbour, Ouest) dispose d’une nouvelle société de nettoiement et de ramassage des ordures ménagères, avec le démarrage dimanche des travaux de cette initiative cotiyenne.

Quelque 14 millions de francs vont permettre de démarrer la première phase de cet ambitieux projet qui vise à rendre Sandiara propre afin d’en faire un modèle de salubrité au Sénégal.

A l’initiative de l’association "Passeport pour l’avenir", cette initiative va permettre de créer, dans un premier temps, une vingtaine d’emplois directs.

‘’A chaque fois que je rentre au Sénégal, à l’entrée des grandes villes comme Dakar, Mbour, Thiès, etc., je suis frappé par des amas d’ordures constituées de plastiques, de fer, du papier et autres déchets’’, a dit Serigne Guèye Diop, président de ladite association.

‘’C’est ainsi que nous nous sommes dits qu’au niveau de notre village nous devons faire quelque chose’’, souligné ce ressortissant de Sandiara, qui est des responsables du Groupe Nestlé en Afrique.

Selon lui, cette société de nettoiement et de ramassage a été créée grâce au partenariat entre le conseil rural, l’association des jeunes de Diéguème et l’association And Défar Diéguème.

La direction de cette société est confiée à Mamadou Faye, un ressortissant du village qui avait émigré en Italie où il a eu une expérience dans le traitement des ordures et qui est rentré au bercail pour faire bénéficier à son pays d’une telle expérience.

Pour l’instant, "Passeport pour l’avenir" va assurer le financement de la première phase des activités de ladite société. Elle a d’ailleurs acheté un camion-benne pour le ramassage des ordures ménagères. Elle aussi acheté du matériel composé de brouettes, de pelles, de poubelles et autres outils de nettoiement.

‘’Nous avons estimé qu’il faut passer à l’action pour régler définitivement la question de l’insalubrité de nos localités. Nous avons pensé que la première étape serait de nettoyer tout le village’’, a dit Dr Diop, soulignant que la deuxième étape c’est de voir comment faire pour la durabilité même d’une telle initiative dans leur contrée.

‘’L’originalité de cette initiative c’est qu’il ne s’agit pas seulement de collecter les ordures. Il s’agit aussi de les trier en trois éléments qui ont de la valeur commerciale certaine’’, a-t-il indiqué.

Toutes les ordures de type plastique seront transformées, recyclées et revendues à une société de la place qui va, à son tour, les transformer en seaux, nattes et autres matériels divers.

L’autre volet c’est que toutes les cannettes, le métal et autres seront aussi collectés et revendus à une société de la place. Et le troisième et dernier volet c’est l’engrais organique.

‘’Tout ce qui est fumier dans les villages, les tiges de mil et tout ce qui est organique vont être rassemblés, triés et transformer en vermis compost et en compost, pour être revendus au maraîchers et autres agriculteurs. Surtout à Sandiara où la demande est très forte’’, a-t-il dit.

Le président du Conseil rural de Sandiara, Alioune Sène, a salué cette initiative, mais il a tenu à préciser que ‘’la gestion des ordures ménagères est du ressort exclusif des collectivités locales’’.

‘’Nous accueillons, à bras ouverts, cette société et tout ce qui peut nous aider à la gestion des ordures ménagères, mais nous voulons que cette gestion se fasse dans le cadre d’un protocole d’accord’’, a-t-il confié.

‘’Nous allons recueillir toutes les informations utiles pour faire en sorte que cette gestion qui va être déléguée par cette nouvelle société soit une réalité, sans pour autant courir le risque d’être en porte-à-faux avec la loi’’, a-t-il ajouté.

THIESINFO

26/03/2013

Le Sénégal à Marrakech

Resto Africain/Sénégalais à Marrakech

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Le seul restaurant africain à Marrakech vient d'ouvrir. Il faut découvrir les délices de la vraie cuisine Africaine, revivre de bons souvenirs pour ceux qui ont eu la chance de connaître l'Afrique Noire. Yassa, Mafé, Thieboudienne, fatayas, thiou font partie de la carte.  Même le couscous Sénégalais, une friandise que les Marocains adorent. Jus de bissap, Bouye, Cocktail "Afro" .. tout un festival de saveurs qui vous emmenera dans notre Monde Africain. Bonne ambiance, plats raffinés, acceuil chaleureux, un endroit à découvrir à Marrakech... Aissa et Eric Berluteau font vraiment toujours de leur mieux pour satisfaire et étonner leur clientèle. Outre la qualité et la fraicheur des produits, l'accueil est sympa, la cuisine excellente!

Lex prix sont très abordables. Exemple: menu decouverte, entrée + plat + dessert pour 70 Dhs, un peu moins de 7 euros

Le but de ce nouveau restaurant est de propager et promouvoir la restauration africaine à Marrakech, cette cuisine si riche en saveurs mais pas trop relevée...

Les jus de bissap, de bouye, entre-autres  permettent de se sentir "à la maison".

La décoration osciant entre l'afrique et l'europe est très réussie.

Découvrez ce restaurant Africain avenue Abdelkrim El Khatabi à Marrakech Tél:0540080313

Ouvert tous les jours (sauf lundi) les midis et soirs.

Les moyens d'éviter une catastrophe...

Et si Saly, entre-autres, disparaissait dans 50 ans...

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Que faire du restant du fonds d’adaptation au changement climatique ? Cette somme qui est estimée à près de 1 400 000 000 de FCFA sur les 10 milliards alloués au Sénégal divise les bénéficiaires de cette manne. Les doléances ont été exposées au réseau des parlementaires en environnement en visite de terrain deux jours durant la semaine dernière par les autorités administratives, les maires et les populations locales et désormais tous les regards sont tournés vers le ministre de l’Environnement Ali Haïdar qui veut écarter les premières structures bénéficiaires du fonds. Inacceptables selon elles. ­

De Rufisque à Joal en passant par Saly où les infrastructures réalisées dans le cadre du fonds de changement politique ne sont pas terminées, les populations interpellent le ministre de l’Environnement, Ali Haïdar, sur la gestion du restant du fonds de changement climatique. Sur la nécessité de finir les travaux avec 1 400 000 000 FCFA, somme restante sur les 10 milliards de FCFA alloués au Sénégal par le fonds de changement climatique. L’enjeu est énorme dans les villes concernées, où l’on craint que des milliards aient été engloutis pour rien et que l’avenir devienne incertain. Ali Haïdar, le ministre de l’Environnement, envisage de lancer un nouvel appel d’offres pour permettre à d’autres localités de bénéficier du fonds. Une perspective qui ne réjouit guère les populations déjà bénéficiaires du fonds de changement climatique qui souhaitent une consolidation des acquis ; plutôt qu’un saupoudrage qui ne serait en définitive que du gaspillage, selon certains parlementaires.

Joal, la ville du champion de lutte Yakhya Diop Yekini et du poète-président Léopold Sédar Senghor, étouffe sous une chaleur torride. La délégation du réseau des parlementaires en environnement, conduite par Lamine Thiam, visite la digue de protection. L’infrastructure est vitale pour les populations de Joal et environs, car cette digue de protection doit permettre de juguler la montée des eaux de la mer qui salinise la riziculture. L’objectif, ici, est de Récupérer des terres salées. Ce sont des centaines de familles qui vivent de cette riziculture. C’est en juillet dernier que l’opération de reboisement avec du vétuvier et d’autres espèces halophiles a démarré avec l’action de l’Association des guides de Joal, accompagnée par l’association Dynamique femmes. Mariama Ndiaye la présidente de Dynamique Femmes a interpellé le ministre de l’Environnement sur la nécessité d’achever les travaux de la digue. Les plantations réalisées vont permettre une meilleure stabilisation et une consolidation de l’ouvrage. A terme, ce sont plus de 10.000 hectares de terres qui seront récupérés dans les collectivités locales de Joal, Nguéniene et Palmarin.

« Saly, la station balnéaire, pourrait disparaître dans une cinquantaine d’années », prévient le professeur Pape Goumba Lo, expert géologue. Le site est fortement menacé par l’érosion côtière et ceci malgré les investissements réalisés par l’Etat, à travers la Sapco et les hôteliers qui voient leurs sites exposés du fait de l’érosion côtière. C’est dans les locaux flambant neuf de la Mairie de Saly que le maire Ousmane Guèye reçoit ses hôtes, parmi lesquels une dizaine de parlementaires conduite par Lamine Thiam le président du réseau des parlementaires. Ousmane Guèye appelle à une action concertée pour trouver une solution définitive. Selon lui, les opérations effectuées de manière individuelle pour protéger certains hôtels n’ont pour conséquence que de dévier les courants marins qui impactent négativement sur les plages. Il urge donc que l’Etat prenne véritablement les choses en mains, en dégageant des moyens conséquents pour sauver le village de Saly et la station balnéaire. Ousmane Guèye connaît ses gammes. Sur la problématique de l’érosion côtière, il déroule aisément. C’est la survie de sa commune qui est en jeu. Le reliquat du financement du fonds de changement climatique doit revenir à sa commune où une infrastructure telle que le Marché au poisson, d’un coût de 74 010 947 FCFA, est en voie de réhabilitation. Il reste à régler l’adduction d’eau. Rufisque, à Thiawlène Digg, les ouvriers sont en plein labeur. Ils consolident la muraille de pierres construite depuis 2007 pour barrer la route à la mer. Les anciens, endimanchés, tous des dignitaires de ce quartier très exposé à la furie de la mer, reçoivent la délégation de parlementaires dans un hangar accolé à la muraille. Les vagues de la mer viennent lécher les roches et accompagnent de leur chant l’instant de palabre. A tour de rôle, le délégué de quartier Elhadj Malick Ndoye et quelques anciens évoquent des souvenirs et expriment leurs doléances. Thiawlène Digg dont le cimetière jouxte presque la mer se trouvait séparé des eaux par une plage de plus de deux cent (200) mètres, il y a une vingtaine d’années. Aujourd’hui les populations ne dorment que d’un œil durant certaines périodes de l’année, de crainte d’une inondation comme le quartier en a connue en 2007. L’érection d’une muraille de pierres préserve, depuis lors, les habitations, mais la crainte d’une catastrophe hante les esprits. Il faut que la muraille de pierres soit compacte et s’étale de la côte de Rufisque à Bargny, voire jusqu’à Toubab Dialao.

Une polémique mal venue

La gestion du fonds d’adaptation au changement climatique aurait-elle une connotation politique ou ferait-elle l’objet d’un règlement de comptes entre le ministère et certaines associations et organisations non gouvernementales ? Les populations bénéficiaires, notamment à Joal, semblent le craindre à la suite de la volonté prêtée au ministre Ali Haïdar de lancer un appel à proposition pour la gestion du reliquat du fonds de gestion. Une démarche incompréhensible d’autant que le ministre indique que les structures déjà bénéficiaires ne pourront pas postuler pour la suite du programme. « Cette disposition doit être levée », souligne l’association Dynamique Femmes de Joal, qui plaide pour que l’ONG Green Sénégal termine les chantiers qu’elle a débutés. Green Sénégal a travaillé depuis la mise en place du fonds d’adaptation au changement climatique avec la Direction de l’Environnement, des établissements classés du Ministère de l’Environnement, Dynamique Femmes et le Centre de Suivi Ecologique gestionnaire du Fonds. Interpellée sur cette polémique, Woré Gana Seck, la coordonnatrice de Green Sénégal, indique que son aspiration est de terminer ce qu’elle a commencé. Une volonté que souhaite accompagner le réseau des parlementaires en environnement du Sénégal. « Il s’agit de questions de développement, d’où l’intérêt de mettre en avant les préoccupations du Sénégal sans parti pris » ont indiqué les députés de Mbour, Sira Ndiaye et Maguette Diop, qui ne seront pas seuls dans le combat qu’ils mènent pour la finition de la digue de Joal. Pour Seynabou Wade député-maire membre du parti Bokk guiss, « aucun relent politique ne doit polluer la gestion du fonds d’adaptation au changement climatique », alors que le libéral Lamine Thiam président du réseau des parlementaires en environnement, a aussi indiqué : « On nous demande de faire un plaidoyer auprès du gouvernement pour que le restant du fonds serve à consolider les édifices déjà construits et qu’on fasse appel à d’autres fonds pour réaliser les autres chantiers ». Une polémique malvenue au moment où, implacablement, la nature fait son œuvre en dégradant l’environnement.

Pape Amadou FALL

Visa pour la France

Le visa pour la France simplifiée pour certains...

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Le Ministre des Affaires Etrangères et le Ministre de l'Intérieur s'engagent en faveur de la délivrance de visas de circulation pour les talents étrangers

Le ministère de l'Intérieur a annoncé ce lundi matin avoir donné pour consigne aux réseaux diplomatique et consulaire de faciliter l'accès aux visas français pour les talents étrangers (hommes d'affaires, universitaires, scientifiques, artiste, etc). Les démarches d'obtention seront simplifiés, et les réseaux sont invités à délivrer davantage de visas «de circulation», qui permettent de séjourner pendant 90 jours sur une période de six mois dans l'espace Shenghen, avec plusieurs entrées et sorties possibles sans avoir à renouveler la démarche à chaque fois.

Une seconde instruction a été donnée en faveur d'un allongement de la durée de validité de ces visas - accordés pour 6 mois à 5 ans. "Convaincus de la nécessité d'une politique des visas équilibrée, répondant aux enjeux complémentaires que sont d'un côté la maîtrise des flux migratoires et les enjeux de sécurité, de l'autre l'attractivité de notre pays, les ministres proposeront prochainement de nouvelles mesures destinées à améliorer l'accueil des demandeurs de visas mais aussi à simplifier et rationaliser les dispositifs d'accès au séjour pour les compétences recherchées", ajoute le texte. Selon les derniers chiffres officiels cités par l'AFP, en 2011, la France a délivré 1.947.251 visas de court séjour, principalement pour des ressortissants de Russie (302.047), de Chine (217.070), du Maroc (157.750), d'Algérie (137.051) et de Turquie (109.463).

(source : Ministère de l'Intérieur)

http://www.interieur.gouv.fr/Presse/Les-communiques/Delivrance-de-visas-de-circulation-pour-les-talents-etrangers

Jean Louis Verdier

Monnaie de singe

350 millions de faux billets de banque saisis à Dakar

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La gendarmerie sénégalaise a démantelé un réseau de faussaires, en possession de 350 millions de FCfa de faux billets de banque, a appris dimanche Xinhua de source sécuritaire.

Les enquêteurs de la gendarmerie sénégalaise ont exploité une dénonciation anonyme qui les informait de l'existence d'un réseau de faussaires dans un quartier résidentiel de Dakar.

Ils ont mis en place une stratégie qui leur a permis d'appréhender deux individus, de nationalité sénégalaise, en possession de 350 millions de FCfa de faux billets de banque.

Les deux mis en cause sont gardés en vue à la Section de recherches de la gendarmerie, en attendant leur déferrements au parquet la semaine prochaine.

La fausse monnaie constitue une réelle menace pour l'économie sénégalaise. Plusieurs individus sont condamnés par la justice.

Xinhua 

25/03/2013

Tumulte à Malicounda

Mbour : des habitants menacent de barrer la RN1, pour obtenir l’électrification de leur quartier

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Les habitants de Malicounda 1, un quartier situé dans la périphérie de la commune de Mbour (ouest), ont menacé dimanche de barrer la Route nationale 1 (RN1), pour exiger l’électrification de leur quartier, une doléance parmi tant d’autres relatives aux infrastructures sociales de base. ‘’Si d’ici quelques jours rien n’est fait par les autorités étatiques, nous allons occuper la Nationale 1, qui est une route internationale parce que traversée par des véhicules qui vont dans des pays de la sous-région, comme la Gambie, la Guinée, le Mali, etc.’’, a averti Thierno Amadou Wane, le porte-parole des populations.

Les habitants de ce quartier situé entre la commune de Saly-Portudal, la RN1, les villages de Malicounda et Gandigal, procédaient à l’élection de leur délégué de quartier, lors d’une assemblée générale.

‘’Nous allons ainsi sortir toutes nos familles, pour nous mettre en travers de cette route, pour nous faire entendre. Ce sera une occasion pour nous de dire aux autorités que nous en avons ras-le-bol’’, a lancé leur porte-parole.

Il a expliqué que ‘’l’élection d’un délégué de quartier’’ leur ‘’permet d’avoir un interlocuteur par rapport à l’Etat du Sénégal, étant entendu que, dans le fonctionnement normal d’un Etat, il faut des structures pour prétendre aux services et autres actions de l’Etat’’.

‘’Nous vivons dans un quartier où règne l’insécurité, parce que nous n’avons pas d’électricité, encore moins un réseau d’assainissement ou d’adduction d’eau potable. Même pour la prise en charge médicale des populations de ce quartier, nous n’avons aucune structure sanitaire’’, a déploré M. Wane.

Selon, lui, avec cette situation d’’’obscurité effrayante’’, des délinquants et autres malfaiteurs en profitent pour faire leurs sales besognes, au grand dam des habitants du quartier.

‘’[…] il y a eu des boutiques du quartier qui ont été dévalisées. Dès le crépuscule, les gens ne peuvent plus sortir de leurs maisons, pour circuler librement, parce qu’il y a une obscurité qui fait que les malfaiteurs, des fauves et autres reptiles ont fini d’assaillir notre quartier, sans compter le vol de bétail’’, a-t-il encore déploré.

D’après lui, beaucoup de personnes ont peur de venir habiter leur maison déjà construite à cause de ‘’cette insécurité notoire’’. ‘’Et quand quelqu’un se débrouille jusqu’à construire une maison et q’un problème d’insécurité dû à l’absence d’électrification [se pose], il y a de quoi s’inquiéter’’, a-t-il estimé.

Les habitants de Malicounda 1 demandent par ailleurs l’érection d’un poste de Police.

APS

24/03/2013

La mer a encore tué

8 morts, 15 disparus après le naufrage de pirogues

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Huit personnes sont mortes et quinze autres sont portées disparues après le chavirement de plusieurs pirogues au large de Saint-Louis, dans le nord du Sénégal, a-t-on appris dimanche de source hospitalière et auprès des propriétaires des embarcations.

Les trois pirogues revenaient samedi d'une partie de pêche quand elles ont chaviré à l'embouchure du fleuve Sénégal en raison d'une mer très houleuse, a raconté à l'AFP un pêcheur rescapé, Mamadou Dièye.

"La morgue a reçu huit corps sans vie", a déclaré le docteur Babacar Thiandoum, directeur de l'hôpital de Saint-Louis. L'AFP a pu voir à la morgue les corps, dont l'identification est en cours par les proches des victimes.

"Un total de quinze autres pêcheurs qui étaient partis en mer n'est pas rentré", a indiqué le propriétaire de l'une des pirogues, Alassane Fall. Ce chiffre a été confirmé par les autres propriétaires d'embarcations devant les enquêteurs de la police et de la gendarmerie.

"Les rescapés, au nombre de huit, sont internés au service des urgences de l'hôpital", a relevé le docteur Thiandoum.

Il est trop tôt pour dresser un bilan des victimes de l'accident, a toutefois estimé le gouverneur de la région, Léopold Wade.

La police, la gendarmerie et les pompiers poursuivent les recherches, a-t-il souligné.

La pêche est l'un des principaux secteurs pourvoyeurs de devises du Sénégal. Elle est depuis plusieurs années frappée par une raréfaction de la ressource et une diminution des revenus des pêcheurs.

AFP/Jeuneafrique

23/03/2013

Sénégal 1-Angola 1

Le Sénégal piétine face à l’Angola

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Dans un match délocalisé à Conakry, le Sénégal a été accroché par l’Angola (1-1), dans le cadre de la 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Après avoir pourtant ouvert le score sur un but de Moussa Sow (36e), les Lions de la Teranga ont concédé une égalisation signée Amaro (75e).

Le Sénégal a toujours ses vieux démons. Après avoir fait le plus dur en menant au score face à l’Angola, ce samedi lors de la 3e journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2014, les Lions de la Teranga se sont laissés rattraper sur une faute de marquage en seconde période pour concéder le match nul (1-1). Pourtant, tout avait si bien commencer pour les coéquipier de Sadio Mané.

Loin d’être dépaysés par la délocalisation de la rencontre en Guinée, les hommes d’Alain Giresse prenaient le jeu à leur compte et dominaient les débats, sans pour autant parvenir à se créer des occasions chaudes. Il fallait attendre un bon quart d’heure pour voir l’armada offensive des Lions de la Teranga commencer à se trouver dans la zone de vérité. Sous l’impulsion d’un Mohamed Diamé à la baguette au milieu du terrain, les attaquants sénégalais commençaient à se mettre en évidence.

Une équipe qui n’arrive pas à tuer ses matchs

Et à force de pousser, les Palancas Negras allaient finir par céder. Sur un coup franc de Pape Diop, Moussa Sow anticipait la sortie du gardien pour expédier le cuir au fond des filets (1-0, 38e). De quoi faire exulter les supporters qui ont fait le déplacement et permettre à l’équipe de mener à la pause. Les Sénégalais avaient même la balle de break dès le retour des vestiaires, mais Demba Ba voyait son penalty repoussé par un Landu parti du bon côté (50e). Le tournant du match car par la suite les visiteurs se mettaient à pousser et tenter leur chance.

A force de reculer et de ne pas concrétiser leurs contres, les Sénégalais se mettaient à la faute et Amaro remettait les deux équipes à égalité, lui aussi après un coup franc (75e). Une nouveau contre-coup pour le Sénégal, qui aurait même pu perdre cette rencontre qu’elle devait gagner sans trembler, si Bouna Coundoul n’avait pas sorti une parade de grande classe (56e). Les Lions restent malgré tout en tête de ce groupe J devant leurs adversaires du soir, en attendant l’issue du match de dimanche qui va opposer le Liberia à l’Ouganda.

Mansour Loum

Chère corruption!

Le Sénégal, pays corrompu

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Décrier la corruption par tous les moyens qu’offrent les moyens de communication pour décourager les corrupteurs et les corrompus, voilà la tâche à laquelle doivent s’assigner ceux qui le peuvent pour éradiquer cette gangrène.

La corruption - définie comme "abus de pouvoir public à des fins personnelles" - a toujours existé. Mais au cours des dernières décennies, elle s'est étendue géographiquement et s'est amplifiée en intensité au SENEGAL.

On pouvait espérer que la libéralisation politique et économique, réduirait ce phénomène. Grâce à la transparence accrue issue du pluralisme politique et la liberté de la presse, le processus de démocratisation devrait normalement mobiliser des forces contre la corruption. Mais notre jeune démocratie reste fragile et a apparemment du mal à s'attaquer aux intérêts établis.

Pour sa part, la libéralisation économique - en réduisant les interventions étatiques et, partant, les occasions de corruption - devrait, elle aussi, l'atténuer. Or, dans le court terme, nous observons plutôt le contraire : des structures d'Etat affaiblies, l'absence d'une législation adéquate, l'insuffisante capacité de l'appareil judiciaire à s'attaquer à la corruption, la recherche du gain facile - que d'aucuns confondent avec l'économie de marché !- concourent toutes à aggraver le phénomène, du moins dans une phase de transition. Cette évolution ne peut laisser indifférents ceux qui s'occupent et se préoccupent du développement.

Certes, on peut aborder la corruption et ses effets sous différents angles. On peut le faire par le biais éthique. Mais alors qu'est-ce qui nous autorise à prêcher la morale au Sud et à l'Est, alors que la corruption sévit aussi au Nord et que, s'agissant de corruption dans les relations économiques internationales, il y a, presque par définition, un corrupteur au Nord et un corrompu au Sud ? La seule réponse - moralement contestable mais économiquement correcte - serait que le Nord riche peut se permettre de gaspiller une partie de ses ressources alors que, dans les PVD, les rares ressources doivent être utilisées de façon optimale ! D'autres mettent en exergue les distorsions que la corruption provoque dans le jeu loyal des conditions de concurrence, en défavorisant les entreprises performantes, mais honnêtes.

Un obstacle majeur au développement

Pour ma part, je l'aborderai quant à ses effets sur le développement. En effet, une expérience professionnelle m'amène à conclure que la corruption est un des obstacles majeurs au développement, que ses effets sur le développement sont désastreux.

Certains opposeront à cette affirmation l'argument "culturel" qui veut faire croire que, dans certaines cultures, la corruption serait usuelle et moralement acceptée. Or, nulle part au monde, l'enrichissement par la corruption n'est licite ou moralement admis ! Je citerai à ce sujet Olusegun Obansanjo, l'ancien président du Nigéria : "Dans la conception africaine de l'estime et de l'hospitalité, un don est un symbole, un signe. Sa valeur est dans l'esprit de donner, non dans sa valeur matérielle. Le don est fait ouvertement, jamais dans le secret, pour que tous le voient. Lorsqu'un don est excessif, il suscite de l'embarras et est même rendu au donneur. La corruption a perverti les aspects positifs de cette vieille tradition".

Ensuite, il y a les cyniques qui prétendent que la corruption graisse la machine du développement et la fait fonctionner.

D'autres encore sont résignés. Pour eux, la corruption est intrinsèquement liée au sous-développement : aussi longtemps que des revenus normaux ne permettent pas de vivre décemment, toutes les portes lui seraient ouvertes. C'est donc par le développement qu'il faudrait s'attaquer à la corruption. Cela rappelle le débat sur l'explosion démographique : c'est par le développement, disent certains, qu'on résoudra le problème de la croissance de la population. Mais d'ici là, la planète sera inexorablement surpeuplée ! Ce même argument me paraît valoir pour la corruption : nous ne pouvons pas attendre que le développement l'ait éliminée. (En tout état de cause, le développement n'est pas non plus un remède miracle : s'il y a les exemples de Singapour et de Hong-Kong avec des taux de corruption extrêmement bas, il y a aussi l'Italie où la corruption s'est généralisée en pleine période de développement). Il faut donc agir, hic et nunc, sur la grande corruption.

Mais les méfaits de ces pratiques ne s'arrêtent pas là : le décideur corrompu peut être tenté de se satisfaire d'une prestation de moindre qualité qui lui procurera un profit personnel accru. Ainsi, par exemple, lors de la réalisation d'un projet routier, la complicité entre administration et entreprise peut conduire à la réduction des normes de qualité convenues pour se partager l'économie réalisée. L'effet désastreux de la corruption atteint son comble lorsque la conception d'un projet et, finalement, son choix même, sont déterminés par la corruption. S'agissant de la conception, on peut penser ainsi à l'achat d'une technologie mal adaptée aux besoins d'un pays ou au choix d'une réalisation à forte intensité de capital - plus prometteuse en termes de corruption - plutôt qu'à forte intensité de main-d'oeuvre, qui favoriserait pourtant davantage le développement.

Mais où l'on atteint le sommet de la perversion, c'est lorsque le choix même des priorités - et donc des projets - est déterminé par la corruption. Nous visons ici les situations où les priorités de développement réelles d'un pays sont négligées en faveur d'opérations qui procurent les plus grands gains personnels aux décideurs. Et je citerai ici Rémi Godeau qui écrivait dans "Jeune Afrique" : "Cimetière d'éléphants blancs, ces projets mort-nés, dévoreurs de devises, l'Afrique est truffée de larges autoroutes désertes et rongées par la savane, d'usines livrées clés en main laissées à vau-l'eau quelques années à peine après leur inauguration, de lignes de chemin de fer impraticables par manque d'entretien, de barrages hydro-électriques abandonnés faute de rentabilité".

Un cercle vicieux qu'il faut briser

C'est dire que nous sommes quasiment enfermés dans un cercle vicieux : la corruption est une des causes du sous-développement et de la pauvreté. Mais la pauvreté contribue à son extension : celui qui ne peut gagner honnêtement les moyens de subsistance des siens est pratiquement contraint à des méthodes moins honnêtes. Pour rompre ce processus, il faut donc s'attaquer à la grande corruption et éliminer graduellement les raisons de sa propagation dans la société, et notamment l'insuffisance notoire de revenus permettant une vie décente.

De manière générale, on peut dire que la corruption tue aussi l'esprit de développement. Rien n'est plus destructeur pour une société que la course vers "l'argent facile et rapide" qui fait apparaître ceux qui travaillent honnêtement et durement comme des naïfs

Enfin, une économie minée par la corruption exerce un effet répulsif sur les investisseurs extérieurs potentiels et les bailleurs de fonds publics. Or, le développement exige que les flux financiers soient attirés par le pays qui en a besoin. "Le succès appelle l'argent. Le gaspillage, l'échec et la gabegie le font fuir" comme l'a dit Serge Michailof. Et si les investisseurs sont déterminés à faire des affaires, ils recherchent, à l'exception des aventuriers, des pays d'accueil où le climat est stable et prévisible. On connaît ainsi des entrepreneurs qui se sont retirés de certains pays africains - pourtant dotés de ressources - en raison des contraintes de la corruption qu'ils jugeaient insupportables. Quant aux bailleurs de fonds publics, ils hésitent de plus en plus à apporter une aide financière à des pays qui gèrent mal leurs propres ressources. C'est en cela que réside l'une des causes de ce qu'on appelle la lassitude en matière d'aide publique ("aid fatigue"). Pourquoi d'ailleurs les institutions d'aide financière n'iraient-elle pas jusqu'à la suspension de la coopération en cas de corruption et de mauvaise gestion, comme elles le font lorsqu'il y a violation grave des droits de l'homme ? Inversement, la bonne gestion des affaires publiques ("good governance") devrait devenir le critère déterminant de l'allocation de l'aide. L'article 5 de la Convention de Lomé IV révisée me semble préfigurer une telle orientation.

En conclusion, loin de réserver l'examen critique qui précède aux pays du Sud, je dirai que les partenaires du Nord ont leur part de responsabilité dans les méfaits de la corruption, ne serait-ce qu'en raison de l'incohérence entre leur politique de coopération au développement et leur politique de promotion des exportations. Partant du principe que les efforts de coopération sont réellement motivés par des considérations de développement, il faut bien constater que les pays occidentaux ont tendance à promouvoir leurs exportations, avec d'autres instruments, sans considération aucune pour leurs effets en termes de développement, contribuant ainsi aux errements que nous avons analysés. Qu'ils tolèrent, voire encouragent, la corruption comme un moyen de promotion de leurs ventes me paraît scandaleux.

Patrice SANE

22/03/2013

valse des ambassadeurs

Bientôt un nouvel ambassadeur de France au Sénégal

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Le ministère des Affaires étrangères a annoncé que la France avait proposé aux autorités sénégalaises la nomination d’un nouvel ambassadeur de France : le diplomate Jean Félix-Paganon. Ce dernier sera nommé une fois l’agrément donné par Dakar, une procédure le plus souvent formelle. Il remplacera le diplomate Nicolas Normand, nommé à ce poste en juillet 2010.

Nicolas Normand, ancien conseiller des ministres socialistes Roland Dumas et Daniel Vaillant, avait pris ce poste à Dakar après avoir officié comme ambassadeur au Mali (2002-2006), puis au Congo (2006-2009).

Son successeur, Jean Félix-Paganon, a été ces derniers mois le représentant spécial pour le Sahel du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Mais il a été écarté de son poste en février dernier sur fond d’intervention militaire au Mali [cliquez ici pour lire notre article du 12 mars].

Jean Félix-Paganon, l’un des hauts fonctionnaires les plus chevronnés du ministère, passé par le cabinet de Jean-Pierre Chevènement au ministère de la Défense, a ainsi été successivement ambassadeur au Koweït (1997-1999), directeur des Nations unies et des organisations internationales au Quai d’Orsay (1999-2003), ambassadeur en Afrique du Sud (2003-2006), directeur d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient du ministère (2006-2008), puis ambassadeur de France en Égypte (2008-2012).

21/03/2013

Saly la magnifique

Un nouveau poste de police et un stade municipal prévus en 2013 à Saly

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Ousmane Geye, le maire de la commune de Saly veut renforcer la sécurité dans sa commune. Ainsi, un poste de police d’un coût de 60 millions de FCfa sera construit dans les mois à venir. Aussi Ousmane Guèye veut-il s’employer à construire un stade municipal de 4.500 places, en partenariat avec le Qatar où il s’est rendu récemment pour finaliser l’accords. Selon lui, il ne reste que le quitus de l’Etat du Sénégal pour que les travaux démarrent. Il l’a fait savoir ce week-end à Saly, lors d’une cérémonie de remise de subventions.

Le maire de la commune de Saly qui abrite la première station balnéaire du Sénégal, veut renforcer la sécurité dans sa commune. C’est pourquoi dans le vote du budget 2013, il a prévu un renforcement de l’éclairage public avec une enveloppe de 100 millions, la construction d’un poste de police de 60 millions de FCfa.

Toujours dans ce volet sécurité, le maire dit avoir rencontré le commandant de brigade de la gendarmerie pour voir dans quelle mesure lui apporter un soutien pour faire face à l’insécurité. Au plan sportif, le maire n’entend pas baisser les bras.

Il révèle avoir signé un partenariat depuis 2010. En 2013, Ousmane Guèye soutient s’être rendu au Qatar pour finaliser la convention. Ces partenaires, selon le maire de Saly, sont prêts à venir à Saly pour démarrer la construction d’un stade moderne de 4.500 places qui réponde aux normes Fifa.

En plus, une piscine olympique de 50 places, une école élémentaire, un foyer de la femme et une case des tout-petits sont au menu du protocole d’accord. Et Ousmane Guèye de lancer un appel pressant à l’Etat du Sénégal pour finaliser tout cela afin que les 6 milliards prévus pour la réalisation de tous ces projets ne tombent à l’eau.

Le budget de la commune de Saly s’équilibre en recettes et en dépenses à 1 milliard 513 millions. Pour prendre en charge les préoccupations de ses administrés, le maire met l’accent sur les investissements. Il a, à cet effet, construit un hôtel de ville de près de 600 millions.

Un joyau qui se dresse fièrement au cœur de la station balnéaire et qui est digne d’une commune touristique comme Saly. Il a été étrenné lundi dernier, les agents municipaux ayant rejoint leur nouvelle maison, en attendant l’inauguration officielle par le président de la République, Macky Sall.

Amath Sigui NDIAYE

ndlr: Saly est sale, il y a des trous sur le goudron depuis des années, les ramassages d'immondices et de végétaux sont chaotiques ou inexistants, les plages non innondées sont dégueulasses, les taxes scandaleuses, les pratiques douteuses,...mais une belle mairie et un stade!

Saly sali

Saly sali

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"Saly, ce n'est pas le Sénégal"

Combien de fois n'avons nous pas entendu, lu cette expression?

Pour ceux qui connaissent, ou croient connaître le Sénégal, il est évident que Saly Portudal, LA station balnéaire de l'ouest Africain n'a plus grand-chose à voir avec le Sénégal et encore moins avec l'Afrique de l'ouest.

Entre amoureux de ce Sénégal la, retraités nantis ou fragilisés, baroudeurs de bars, pédophiles, sextripeurs, habitants de guettos blancs ou touristes perdus, Saly se noie, Saly se meurt, Saly devient nauséabond.

La faute à qui?

D'abord aux sénégalais! Ceux qui ont cru que le touriste était un blanc qui chaque matin pouvait se présenter devant le mur de la Bicis et retirer des cfa. Ceux qui ont cru que le toubab était une manne inépuisable, un naïf, un candide au grand coeur, un pigeon que l'on plume sans vergogne.

Ceux aussi qui ont trouvé du travail dans la restauration, l'hôtellerie, la construction, le tourisme et ont vite compris qu'il y avait moyen de gagner plus en devenant "guide", gigolo, pute occasionnelle, époux ou épouse, arnaqueur de tout bord...

Ensuite à l'état Sénégalais! A la scandaleuse Sapco, à l'administration, aux douanes, à toute cette nébuleuse typiquement Africaine. Aux flics, aux "marabouts" et religieux de tout poil.

A ce non respect des lieux naturels ou historiques, à cet argent "maître absolu" de toute pensée, de toute action et inaction...

A cette décolonisation qui n'en fut jamais une, jamais ressentie comme telle tant par les Sénégalais exploités ou excusés de leur état que par les Français restés colons ou dans le rachat de leurs fautes...

Et puis - et peut-être surtout et d'abord - aux touristes et résidents malsains, maladroits, ignorants et aux exploitants de terres, de résidences-guettos, d'établissements mal gérés.

Nous ne voulions, ici, qu'illustrer cette photo prise le 20 mars dernier à Saly. Photo-raccourci qui en dit long sur la réalité de la station.

Les Sénégalais sont un peuple fier, Il en est en banlieue, en brousse qui travaillent, suent sang et eau pour leurs familles, leurs terres, leur nourriture; il existe des milliers de toubabs qui connaissent et aiment VRAIMENT le Sénégal; des hommes et des femmes qui sont tristes de ce que devient ce pays. Des gens qui travaillent honnêtement, correctement. Un pays pourtant, et paradoxalement, l'un des plus attirant du monde.

Est-il encore temps?

BRB

A lire toutes affaires cessantes

"Impossible de grandir", Le nouveau roman de Fatou Diome : «La place des enfants illégitimes dans la société sénégalaise »

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L’écrivaine franco-sénégalaise Fatou Diome revient en librairie avec un nouveau roman, Impossible de grandir, livre d’inspiration autobiographique dans lequel l’auteure aborde « la place des enfants illégitimes dans la société sénégalaise

la sortie ce mercredi 20 mars chez l’éditeur Flammarion en France du nouveau livre de Fatou Diome, un roman de 408 pages jette un regard critique sur la famille. Le « Domi djitlé », la quête de son identité à soi, la famille sont au cœur de l’histoire de « Saly », la narratrice du "Ventre de l’Atlantique" (premier roman de Fatou Diome) qui effectue son retour dans Impossible de grandir.

« Saly se lance dans une conversation avec « la Petite », sorte de voix intérieure et de double de la narratrice, enfant. Cette dernière va la forcer à revenir sur son passé, à revisiter son enfance pour comprendre l'origine de cette peur. Saly reconvoque alors ses souvenirs, la vie à Niodior, la difficulté d'être une enfant illégitime, d'endurer le rejet et la violence des adultes, les grands-parents maternels qui l'ont tant aimée... », relate l’auteure dans la quatrième de couverture du livre.

Devenu adulte, « l’enfant qu'on était, est tjrs en nous, la peur demeure, les violences physiques, la maltraitance », confie à Seneweb News, l’auteure Fatou Diome, qui après avoir porté la voix des femmes d’émigrés vivant dans la solitude, se fait aujourd’hui le porte-voix des enfants illégitimes, des enfants tout court, objet d’abus et de maltraitance au sein du cercle familial. « Quand tu travailles dans ta propre famille, tu n’es pas payé, c’est de l’esclavage domestique (...) tu ne fais que subir, tu grandis avec des révoltes», a dénoncé l’auteure de "Celles qui attendent", le livre qui sort en poche ce 20 mars, date également de sortie officielle de son nouvel opus "Impossible de grandir".

REWMI.COM/MSD Avec Rfi.fr 

20/03/2013

Enfin une bonne nouvelle!

Liaisons aériennes Maroc-Sénégal : Royal Air Maroc desservira Dakar 17 fois par semaine dès avril

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Dans le cadre des relations de coopération consolidées lors de la visite royale à Dakar, le Maroc et le Sénégal ont décidé d'intensifier leurs liaisons aériennes. En effet, des sources proches de la compagnie aérienne nationale ont affirmé que la RAM desservira Dakar 17 fois par semaine en Boeing 737/800 nouvelle génération, à compter du 10 avril prochain.

Liaisons aériennes Maroc-Sénégal : Royal Air Maroc desservira Dakar 17 fois par semaine dès avril

La RAM renforce de plus en plus sa présence en Afrique. Avec les 25 destinations offertes sur le continent, et l'ouverture de la nouvelle ligne Casablanca-Praia (Cap Vert) à compter du 4 avril prochain avec trois fréquences par semaine, les liaisons entre Casablanca et Dakar s'intensifieront.

Trois nouvelles fréquences par semaine s'ajouteront à la route aérienne reliant la capitale économique du Royaume à la capitale sénégalaise, selon des sources proches de la RAM. Ces trois vols supplémentaires seront programmés tous les mercredi, vendredi et dimanche, à des horaires et tarifs adaptés.

À compter du 10 avril prochain, Royal Air Maroc desservira Dakar 17 fois par semaine en Boeing 737/800 nouvelle génération depuis son hub de Casablanca, précise-t-on.

Convention pour le transport des voyageurs et de marchandises

L'annonce de ces nouvelles liaisons intervient dans le prolongement des accords de partenariat entre RAM et la compagnie sénégalaise Sénégal Airlines.

Elle s'inscrit également dans le sillage de la coopération étroite entre les deux pays dans le domaine du transport et en concrétisation de la convention en matière de transport de voyageurs et de marchandises. Cette dernière a été signée samedi dernier, en présence du Roi Mohammed VI, et du président sénégalais Macky Sall.

Cette dynamique de consolidation des relations économiques entre les deux pays s'est traduite par un trafic intense, favorisé notamment par les déplacements fréquents dans les deux sens des hommes d'affaires, d'une grande communauté d'étudiants et des membres de familles installées de part et d'autre.

Le renforcement des liaisons aériennes entre les deux pays procède de la stratégie de Royal Air Maroc visant à renforcer sa présence en Afrique.

La RAM s'apprête à ouvrir, à compter du 4 avril prochain, une nouvelle ligne à destination de Praia, capitale du Cap Vert, avec trois fréquences par semaine.

aufait 

Crash touristique

SECTEUR TOURISTIQUE AU SENEGAL

Le crash  

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Le décollage tant attendu du secteur du tourisme au Sénégal n’est pas pour demain. Pire, les statistiques du mois du début de l’année qui correspond à la haute saison touristique renvoient une chute drastique du nombre de visiteurs, comparé à la même période de 2012.

78 652 visiteurs, c’est le chiffre enregistré en janvier 2012 à l’entrée à l’aéroport Léopold Sedar Senghor(LSD). En janvier 2013, ce chiffre est tombé à 51 602  visiteurs (statistiques officielles de la DPEE). Entre les résidents, les non-résidents (-35,8%) et les visiteurs en transit, le total des entrées répertoriées en janvier 2013 affiche une chute de -34,4% par rapport à la même période de 2012.  Le pourcentage déterminant, ici, reste bien sûr celui de -35,8% correspondant à la baisse de la fréquentation des non-résidents pour tourisme d’affaires, de loisirs, ou autres.

Sur ces motifs de visites, justement, les tendances sont éloquentes. Les seules entrées pour raisons de conférences ont affiché une variation positive de 2,00% tandis que les entrées pour raisons de loisirs ont chuté de -46,3% ; pour raisons d’affaires de -17,4% ; pour raisons de famille de -21,9% ; etc…

La répartition des entrées des touristes par types d’hébergement est encore plus parlante, avec une fréquentation au niveau des hôtels qui est passée de 28 906 touristes en janvier 2012 à 17 348 touristes en janvier 2013 soi une chute de -40,0% ; Au niveau des résidences ce n’est pas mieux avec -57,3% ; les campements enregistrent -62,4% soi une baisse cumulée hôtels-para-hôtels de -42,0%.

En termes de marchés, les français qui représentent le principal marché émetteur du Sénégal  affichent -48,5% de visiteurs tandis que le marché belge recule de -36,7%. Les italiens font la fine bouche avec -37,1% alors que les américains (-26,3%) ; les espagnols (-14,8%) ; même les maures (-22,6%) ; les ivoiriens (-8,5%) suivent la même tendance.

En somme, il est venu 35,8% de moins de touristes au Sénégal entre 2012 et 2013. Si les mois de Janvier et février 2012 qui avaient correspondu à la période électorale avaient fortement impacté les entrées de touristes au Sénégal (-3,9%), un an après, la baisse de la désaffectation de la destination semble ainsi se confirmer. De quoi susciter moult inquiétudes quand à la politique annoncée par le gouvernement, quand on sait que la chute drastique des flux touristiques intervient notamment en Haute Saison (de novembre à avril ) qui est la période la mieux vendue, alors que la Basse Saison (de mai à octobre) est la période où certains des établissements touristiques, surtout de loisirs, ferment.

Au-delà  de ce phénomène de saisonnalité qui constitue le principal indicateur de performance au niveau de l'exploitation hôtelière, il conviendrait cependant de s’interroger sur le taux d’occupation (rapport entre le nombre de chambres louées et le nombre de chambres disponibles).

Visiblement, la taxe (de promotion) touristique qui est passée de 600 FCfa en 1998 à 1000 FCfa en décembre 2011, censée alimenter le budget de promotion touristique n’a encore eu aucun effet sur celle-ci.

De même, il n’y a encore aucune visibilité sur la stratégie de développement du secteur que le gouvernement actuel compte dérouler.

Malick NDAW

19/03/2013

Des brise lames pour sauver Saly

Saly Portugal, des brise-lames pour freiner l’érosion côtière

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L’érosion côtière qui ne cesse de prendre des proportions considérables chaque année constitue une préoccupation majeure pour les populations qui habitent au bord de la mer. Mais, elles ne sont pas les seules, les hôteliers aussi se sentent concernés par le fléau. Ainsi, des brise-lames vont être installés sur les côtes de Saly pour stopper le phénomène.
Ces installations entrent dans le cadre du projet de protection côtière de Saly, une composante financée par le fond d’adaptation aux changements climatiques. Ainsi, neuf brise-lames, d’un coup de 925 millions de FCfa, vont être installés pour contrecarrer l’érosion côtière. « Il s’agit de neuf brise-lames de 90 mètres de long et 13 mètres de large, distants l’un de l’autre de 60 mètres et s’étendant sur 1km 500. Ces brise-lames tiennent compte des spécifications marines, couranthologiques et environnementales. Ils sont mondialement reconnus comme étant la meilleure disposition. Ils ne permettent pas une modification des conditions d’existence du milieu et facilitent le transfert marin » a expliqué le directeur technique du centre d’expérimentation, de recherches et d’études de l’équipement (Cereeq). D’après lui, l’idée de ce projet ce n’est pas seulement de sauver des infrastructures hôtelières mais de protéger aussi les populations locales et le village de Saly que l’Etat a l’obligation de préserver ».
Le directeur adjoint de l’environnement et des établissements classés, Ernest Dione, s’est également employé à louer les avantages liés à ces installations. Il souligne qu’« avec les brise-lames tels que conçus, les risques sont extrêmement mineurs de pouvoir dégrader les installations situées en dehors du projet. Quel que soit le scénario, quel que soit le niveau des vagues, les impacts négatifs sont quasiment nuls ».
Ndèye Fatou Gning

"Monsieur 15%" vaut 700 milliards

700 milliards FCFA, la fortune illicite de Karim Wade

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L’ancien ministre d’Etat, Karim Wade a finalement reçu vendredi sa mise en demeure verbale auprès du procureur. Dans le dossier des biens mal acquis, on accuse le fils ainé de l’ancien président sénégalais, Abdoulaye Wade, d’être le propriétaire de plusieurs sociétés et d’avoir rempli ses comptes de milliards de francs CFA, et ce en douze ans seulement.
Karim Wade, dont les partisans craignaient son arrestation vendredi, est ressorti de son face à face avec le procureur de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), libre. Voulant faire une déclaration devant la presse, il s’est vu intimé l’ordre par les policiers de quitter les lieux, en compagnie de ses avocats. Les deux minutes de retard ont coûté à ces derniers des coups de grenade lacrymogène. Ceux qui ont voulu se rebeller ont été bien corrigés par les policiers qui en blesseront un. Farba Senghor, le propagandiste libéral a été rudoyé et c’est finalement au domicile de Abdoulaye Wade, dans le quartier point E non loin de la Crei, que les avocats du fils de l’ancien président sénégalais se sont concertés, avant de tenir une déclaration commune.
Karim Wade pèse entre 694 et 700 milliards FCFA
Selon Me Amadou Sall, on accuse leur client d’avoir acquis illicitement près de 700 milliards de francs FCA, sur le dos des Sénégalais. « Il est reproché à Karim d’être le propriétaire des sociétés comme : Dubaï Port World (estimé à 391 milliards de francs CFA), la Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE), AHS Sénégal, AHS Niger, AHS Jordanie, AHS Ghana, de l’aéroport de Malabo, en Guinée-Équatoriale et de plusieurs sociétés civiles créées dans ce pays depuis quelques années. Des avoirs qui se chiffrent à plus de 694 milliards de francs CFA, en plus de la maison d’Abdoulaye Wade située dans le Point E, qu’il posséderait depuis des années, raison pour laquelle il aurait reçu sa mise en demeure ». Le défenseur du fils de l’ancien président sénégalais a, par ailleurs, précisé que « la montagne a accouché d’une souris » car, aucun franc n’a été trouvé dans un compte à l’étranger, malgré la mise en contribution de la Grande-Bretagne, de la France et des Etats-Unis.
Selon une source proche de la Crei, Karim Wade est considéré comme un actionnaire de l’aéroport de Malabo, en Guinée-Equatoriale, et non son propriétaire. Cet aéroport a été construit par l’ancien conseillé du président Wade, l’architecte Pierre Atepa Goudiabys. A en croire les avocats de Wade-fils, les enquêteurs n’ont pas trouvé de comptes lui appartenant à l’étranger, alors qu’on lui attribuait des comptes bien listés et plusieurs sociétés civiles, sans compter des immeubles à Dakar, en France et au Canada. Selon la défense de Karim Wade, la fortune illicite de leur client estimée à 700 milliards de francs CFA reste donc à prouver.
Cette fortune équivaut au budget de quatre grands ministères. Le chiffre a effrayé les Sénégalais. Car cette somme que le Procureur auprès de la cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) a estimé être la fortune de Karim Wade équivaut à quatre ministres jugés stratégiques : de la Santé, avec 123 milliards 692 millions, de l’Energie, 89 milliards 177 733 080, de l’Agriculture 132 milliards 580 millions et celui de l’Education nationale estimée à 352 543 708 520 francs CFA. Ces ministres regroupés totalisent une manne financière estimée à 697 993 441 600 francs CFA.
Karim Wade accusé par ses proches
Karim Wade aurait été confondu par l’audition de ses proches dont Cheikh Diallo, Président du groupe de presse CD-Media ; Vieux Aidara, directeur de la télévision privée Canal infos News et Madior Sylla, ancien présentateur de la télévision nationale et chargé de la communication du fils de l’ancien président sénégalais et du milliardaire Ibrahima Khalil Bourgi dit Bibo, et d’Abass Jaber, directeur de la société nationale de la commercialisation de l’arachide. Son ami, Patrick Williams a également été entendu par les éléments de la brigade de recherche. Toutes ces personnes auraient fourni de précieuses informations à la gendarmerie transmises ensuite à la Crei.
Le fils de Abdoulaye Wade n’a maintenant que trente jours pour prouver l’origine licite de sa fortune colossale.
KHALIL DIEME