30/04/2013

Honteux!

Les salaires faramineux des députés sénégalais augmentés

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L’heure est grave au Sénégal. Pendant que les populations tirent le diable par la queue, avec notamment la baisse des prix des denrées de première nécessité qui tarde à intervenir dans un contexte social qui frise le chaos, voilà qu’afrik.com apprend que les députés du peuple sénégalais touchent chacun, en plus de leur salaire qui avoisine les 2 millions FCFA (3.053 euros), une rondelette une somme de 150.000 FCFA (230 euros), depuis le début du mois d’avril.

À peine le débat sur leurs luxurieuses voitures 4X4 d’un coût unitaire approximatif de 30 millions FCFA (45.800 euros) que le Président Macky Sall a bien voulu leur octroyer individuellement, voilà que les députés du Sénégal se donnent encore en spectacle en empochant chacun une enveloppe de 150.000 FCFA. Sursalaire pour certain, indemnité de logement selon d’autres, les fait sont constants : les élus du peuple se sucrent sur le dos du…peuple. En réalité, la mèche a été vendue par le député libéral Doudou Wade qui, au cours d’une émission télévisée sur une chaîne privée sénégalaise (Walf tv), dimanche 28 avril dernier, avait annoncé que le salaire des députés avait connu une hausse de 150.000 FCFA (230 euros).

Cette information, venant de la bouche d’un opposant, de surcroît un proche parent et allié de l’ex-président de la République Me Abdoulaye Wade, avait été perçue par les Sénégalais comme de l’intoxication. Après vérification, il s’est trouvé que le député proche de l’ancien Président Abdoulaye Wade avait bel et bien raison. Plus grave, est que cette somme de 150.000 FCFA, qui vient en su du salaire colossal des députés qui avoisine le million cinq cent mille francs CFA (2.290 euros) pour certains et 2 millions FCFA (3.053 euros) pour d’autres, sans compter les 350.000 FCFA (534 euros) et autres 792.000 FCFA (1.209 euros) de carburant mensuel, est versée en catimini. Sans que le peuple n’en soit informé. Selon les députés eux-mêmes qui ont confirmé l’information dans la presse sénégalaise, cette somme leur est remise sous enveloppe par le Questeur de l’Assemblée nationale, s’il vous plaît ! De l’argent frais versé aux députés du peuple sans l’avis de ceux qui les ont élus.

Selon le député Abdou Mbow du camp de Macky Sall interpellé par le journal Enquête, « seule une centaine de députés (sur 150 au total, ndlr) non dakarois ont droit à cette indemnité de 150.000 FCFA. Mais c’est juste en attendant que l’Hôtel des députés redevienne fonctionnel ». Selon nos confrères de Libération, un député a même confié que les élus devront passer de nouveau à la caisse pour empocher les sommes dues pour les mois de janvier et février : soit 300.000 FCFA (458 euros) supplémentaires pour chaque député. L’on apprend en plus que cette bamboula financière ne se limite pas seulement à l’Assemblée nationale. Les membres du Conseil économique, social et environnemental touchent de gracieux salaires de l’ordre de 1,2 millions FCFA (1.832 euros) pour les Conseillers, 3 millions FCFA (4.580 euros) pour les membres du bureau et 5 millions FCFA (7.633 euros) pour la Présidente, Aminata Tall, bras droit du Président Sall.

Abubakr Diallo

Cher aéroport Blaise Diagne

AIBD, un gouffre à milliards

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Dans sa livraison du jour, L’Observateur révèle le scandale financier qui entoure la construction de l’aéroport Blaise Diagne, toujours en construction. Un aéroport dont le coût initial était de 230 milliards de FCfa a déjà englouti plus de 500 milliards de FCfa. Une somme qui fait plus que le quart du budget. Le quatrième avenant de Saudi Bin Ladin annonce un coût global de 500 milliards.

AIBD, un gouffre à milliards

La date de livraison initialement prévue pour novembre 2010 a été revue à plusieurs reprises. Jusqu’ici, l’aéroport n’est pas encore sorti de terre.

Au début des travaux le groupe Saudi Bin Ladin avait 33 mois pour la construction. Un délai qui sera revu. Les ingénieurs découvrent que le terrain n’est pas apte à recevoir ce type d’infrastructure et demandent à l’Etat 46 autres milliards car « il n’a jamais été question, dans le contrat signé, de refaire le site qui doit abriter l’aéroport. Ils ont signé un contrat de construction et rien d’autre », rapporte L’Observateur.

Un troisième avenant surviendra le 17 juin 2011 avec une bagatelle de 27 milliards de FCfa.

Le 05 février dernier, le groupe Saudi Bin Ladin demande à l’Etat de payer cette fois-ci les coûts additionnels pour le bouclage de la construction de l’aéroport dont la dernière date de livraison est prévue pour le mois de novembre 2012. Mais, par la faute de l’Etat, les travaux n’ont pas pu être terminés.

Au finish, l’Aibd a déjà coûté au contribuable sénégalais 500 milliards de FCfa alors que les travaux ne sont pas encore à termes.

Le journal informe que des banques partenaires ont même menacé de se retirer du projet. 

Lerale.net

29/04/2013

Sauver le Niokolo

Macky Sall favorable au partenariat public-privé pour la gestion du Niokolo Koba

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Le chef de l’Etat Macky Sall a souligné samedi, la nécessité pour l’Etat de développer un partenariat public-privé, dans la gestion du Parc national du Niokolo Koba, afin de le moderniser à l’image des grands parcs d’Afrique.

‘’Il faut certainement développer un partenariat public-privé, puisque les besoins de modernisation, de maintien de ce parc - ça sera à l’image des grands parcs comme le Kruger Park - nécessitent que l’Etat travaille avec des privés qui soient des professionnels’’, a dit Macky Sall qui bouclait son séjour de quatre jours dans la région orientale par une visite au PNNK.

Ce partenariat devrait permettre de ‘’réintroduire des espèces, assurer la reproduction des espèces existantes, le maintien des infrastructures’’ du parc qui renferme 900 km de pistes, dont deux pistes d’aviation, a-t-il expliqué.

‘’Il faut faire face au défi du braconnage qui reste entier’’, a relevé le président Sall qui a félicité, par la même occasion, les agents de la réserve pour leur ‘’engagement à préserver les richesses du parc’’.

Il a relevé que ‘’dans le programme de la région de Tambacounda déjà, un volet essentiel a été consacré à la restauration de cette biodiversité et des ressources cynégétiques’’. Ce qui, a-t-il estimé, devra ‘’permettre, à terme, [d’arriver] au choix d’un partenaire de qualité qui accompagnera l’Etat dans la restauration de ce parc, mais aussi dans la promotion touristique’’.

La région de Tambacounda devrait bénéficier de 200,9 milliards de francs CFA dans le Programme triennal d’investissement prioritaire (PTIP), dont 3 milliards destinés à la relance du tourisme.

‘’Je pense qu’à travers un partenariat public-privé, sous peu, le Niokolo Koba sera parmi les parcs de renom en Afrique et dans le monde’’, a poursuivi Macky Sall, évoquant des pays ayant acquis une réputation dans le domaine comme l’Afrique du Sud, le Kenya et la Tanzanie. Le ministre de l’Ecologie Aly Haidar travaille sur cette option, a-t-il assuré.

‘’Je vais soutenir le ministre de l’environnement Aly Haidar et la direction des parcs nationaux pour que davantage de ressources soient données à ce parc et à l’ensemble des autres parcs notamment le delta du Saloum, le parc de Dioudj et tous les parcs du Sénégal qui ont besoin d’être renforcés’’, a dit le président Sall, jugeant ‘’ insignifiants’’, les moyens qui leur sont alloués.

Soulignant la ‘’grande diversité’’, de cette réserve faunique et florale de près d’un million d’hectares, il a fait part du besoin de maintenir cet ‘’outil indispensable pour la préservation de l’environnement’’ qui peut devenir aussi un ‘’facteur de développement du tourisme sous l’angle de l’écotourisme’’.

Il a indiqué avoir relancé dans sa communication en conseil des ministres, jeudi, ‘’un certain nombre de politiques et d’instruments qui devront nous permettre de faire du développement durable et de l’économie verte un des piliers’’ de la politique nationale.

‘’Avec l’économie verte, nous pouvons proposer quelque chose par rapport à la concurrence’’, a-t-il dit, ajoutant que le Sénégal ‘’peut être battu par d’autres pays en termes d’avantages comparatifs’’ dans le tourisme balnéaire qu’il offrait jusque-là, d’autant plus qu’il ‘’n’a pas encore suffisamment renouvelé l’infrastructure’’.

Soulignant l’effort fait pour préserver le parc, bien qu’il soit sujet à des agressions diverses, dont la pression agricole et de l’industrie minière, le président Sall a estimé qu’‘’il faudrait capitaliser tout cela et injecter des ressources, faire de l’environnement un allié et non une contrainte’’. Le tout, en assurant un développement durable.

Aps

Les feuilletons télé au Sénégal

Télévision: La Fureur des feuilletons

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Depuis plus d’une décennie, les feuilletons venus du Mexique, du Brésil, de l’Argentine, de la Colombie et maintenant de l’Inde, inondent nos chaines de télévision. Ces feuilletons font vibrer le cœur de beaucoup de sénégalais, surtout la gent féminine, d’où leur franc succès auprès du public même si certains critiquent vertement la floraison de ces feuilletons qui ne font que détruire nos valeurs. Toujours est-il que les télévisions et annonceurs y trouvent leur compte !« Marimar », « Tour de Babel », «Rubi », « Sublime Mensonge », « Vaidehi », « Kitani », « Shree », « Swarg », la liste est loin d’être exhaustive, ont marqué le paysage audiovisuel Sénégalais. Ces feuilletons ont tenu en haleine le public sénégalais dans son ensemble.
 Hommes, femmes, jeunes filles et garçons, et même les personnes âgées suivent avec beaucoup d’intérêt ces feuilletons qui occupent une place de choix dans les programmes télévisés. En effet, ils sont construits de telle sorte qu’il y ait du suspens à la fin de chaque épisode afin de pousser les téléspectateurs à ne pas rater le prochain numéro. Si ces feuilletons rencontrent autant de succès auprès du public, c’est parce qu’ils sont à la fois un divertissement et un palliatif social pour certains. Autrement dit, ils satisfont un désir d’évasion. C’est, en effet, ce que pense Mariama Sarr, la vingtaine, étudiante à l’Université de Dakar. « Je suis les feuilletons parce que cela me permet de m’évader, de me distraire et de connaitre aussi leur culture. Je les trouve vraiment intéressants car cela m’aide aussi à oublier mes problèmes pour un lapse de temps. » Confie-t-elle. Awa Diouf, étudiante, elle aussi, abonde dans le même sens. Attendant avec impatience le début de son feuilleton Swarg,
Awa en profite pour nous confier : « Je suis les feuilletons d’une part pour me distraire et de l’autre pour avoir une idée de la vie occidentale ou asiatique ». Précise-t-elle. C’est dire que les feuilletons latino-américains et hindous ont véritablement gagné le cœur des Sénégalais, dans son ensemble. Ceci est, en substance, lié d’abords aux thèmes qui sont traités dans ces feuilletons à savoir l’amour, la haine, l’argent, la vengeance, le mensonge, etc. et ensuite à la mode que les sénégalaises ont tendance à copier. Tout y est donc pour transporter le téléspectateur dans un univers idyllique. « Moi, j’adore ces feuilletons, les intrigues, les rebondissements, les beaux garçons, les filles fashions, les « shari » des hindous. Tout m’y plait franchement » s’extasie Oumou, élève en classe de seconde. Cependant, cet homme, la quarantaine, rencontré au quartier Point E, n’est pas du même avis. Pour lui, les feuilletons n’ont aucune importance pour la population: « Ces feuilletons n’apportent rien de bon à la population, au contraire cela détruit leur éducation.
Chez moi, j’ai interdit à mes filles de suivre cela aux heures de révision » peste-t-il, avant de rappeler «Il serait bon de proposer à nos enfants des programmes typiquement sénégalais, c’est mieux. » Conclut-il, coléreux.Selon Ibrahima Bâ, un jeune homme, nettoyeur de voitures, rencontré à l’avenue Bourguiba, les télévisions doivent revoir ce qu’elles diffusent car il y a des séquences dans les feuilletons qui peuvent avoir un effet négatif sur l’éducation des enfants. « Moi, je regarde occasionnellement ces feuilletons ; je n’ai pas assez de temps pour cela, mais je ne suis pas contre. Seulement, les télés doivent censurer certaines séquences, c’est mieux. », narre-t-il.
La RTS va continuer à diffuser les feuilletons mais…
A la RTS où, Mr Pape Sy, directeur des Programmes de la chaîne nous a reçus, on n’envisage nullement pas d’arrêter les feuilletons. Bien installé dans son bureau, l’air très ouvert, Mr Sy nous confie que ces feuilletons sont très bien appréciés par les téléspectateurs et attirent de surcroît les annonceurs. « Nous acquérons ces feuilletons sous forme de bartering (échange de programmes ou d’espaces TV). Les annonceurs les achètent pour nous, et nous, à notre tour, on leur insère des publicités pour toute la durée de la diffusion du feuilleton. Ils gagnent et nous aussi, on gagne car ces feuilletons rapportent gros. » Révèle-t-il.
C’est dire que la RTS ne va pas arrêter la diffusion des feuilletons car selon Mr Pape Sy, c’est le manque de financement qui empêche à la RTS de miser sur la production locale, c’est pourquoi on insiste davantage sur les feuilletons.
« On va continuer les feuilletons d’autant plus que cela rapporte de l’argent et le public apprécie» affirme-t-il, non sans préciser que « la RTS est une chaîne publique, on ne montre pas des images impudiques, c’est pourquoi on fait un visionnage avant la diffusion des feuilletons pour censurer certaines images. »Quoi qu’on puisse dire, il faut reconnaitre que les téléspectateurs, dans leur majorité, aiment ces feuilletons. Au bout du compte, tous semblent y trouver leur intérêt : la télévision, les annonceurs, les téléspectateurs. Seulement, ceci ne profite guère à la production locale qui semble mourir de sa belle mort.
GOUGNA MBENGUE

28/04/2013

100 millions en l'air!

L’ancien Directeur général des Ads enfoncé

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L’ancien directeur général de l’agence des aéroports du Sénégal (Ads) risque de voir son dossier corsé par cette révélation faite par l’agent comptable particulier (Acp) de ladite agence.

À en croire Babacar Konaté, inculpé de complicité d’enrichissement illicite au même titre que Mbaye Ndiaye et déposés à la prison centrale de Rebeuss, une partie du prêt de 1.3 milliard FCFA contracté par les Ads pour payer Daport (Une société qui appartiendrait à Karim Wade), a servi à payer des commissions occultes.

Sans donner le nom des bénéficiaires, l’Acp des Ads a révélé que le montant détourné est de l’ordre de 100 millions FCFA. Mais selon nos confrères de Libération qui donnent l’information, cet argent aurait profité à certains pontes de l’ancien régime. Une affaire à suivre...

SETAL.NET

Plus de 400 milliards "évaporés"

Comment Me Wade et son régime ont pillé l’or du Sénégal entre 2004-2005?

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Le Sénégal a enregistré, entre 2005 et 2012, un manque à gagner de plus de 400 milliards de Francs CFA (environ 800 millions USD) dans le secteur minier, à cause des exonérations douanières et fiscales accordées aux entreprises minières, a révélé vendredi à Dakar le directeur des Mines, Ousmane Cissé.

« Globalement, le manque à gagner enregistré par l’Etat représente près de 401,2 milliards de Francs CFA qui ont été dépensés en terme d’exonérations fiscales douanières et n’a perçu en contrepartie que 40 milliards pendant cette période », a-t-il précisé.

« Nous avons aussi constaté que du point de vue technique, environnemental, de l’emploi national, de la contribution à l’économie nationale, globalement le secteur minier mérite d’être revu. Il y a des manquements qui sont constatés de part et d’autre des parties, aussi bien au niveau des sociétés minières qu’au niveau de l’Etat », a expliqué Ousmane Cissé.

Il a ajouté que la commission de révision des conventions minières a recommandé la révision du Code minier pour apporter des équilibres à ce texte adopté en 2003 pour régir ce secteur d’activité.

Des mines d’or, de phosphate et zircon sont actuellement exploitées au Sénégal par des compagnies étrangère.

Dernièreminute.sn

26/04/2013

La femme sénégalaise est la meilleure!

Retenir son homme à la sénégalaise

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Pendant que les italiennes à l’image de Monica Bellucci sont les fantasmes des européens,  en Afrique, ce sont les femmes du pays de la Téranga qui font tourner la tête de nos hommes. Eh oui, la sénégalaise a réussi à être un mythe pour les africains ! A les entendre parler, les sénégalaises sont les meilleures femmes du monde ! Ils sont convaincus qu’elles réussiront à les rendre heureux. Un ami ivoirien m’a même avoué qu’il comptait se rendre spécialement à Dakar pour se trouver une femme.

J’ai passé trois années à Dakar et j’ai compris que les sénégalaises savent en fait utiliser leurs atouts. Certaines personnes disent qu’elles vont voir des marabouts ! Soit ! Mais je pense qu’au delà de pratiques mystiques, leur premier ''marabout'' c’est leur corps et leur intelligence.

Au Sénégal, on apprend très tôt à la jeune fille à s’occuper d’elle-même et d’un foyer. Je pense que c’est tout un ensemble, toute une éducation. La mère apprend à sa fille à faire la cuisine, à tenir une maison propre et à respecter son mari. Une jeune fille de 16 ans est déjà prête moralement à intégrer un foyer. C’est l’une des raisons pour lesquelles les sénégalaises se marient très jeunes sans pour autant interrompre leurs études.

Lorsque tu vas dans une famille à Dakar, l’accueil est très chaleureux, une odeur d’encens t’enveloppe les sens, et le sourire de la maîtresse de maison vous captive. Ayana girl, le sourire est l’un des aphrodisiaques pour déstabiliser votre homme. Souriez, c’est important, je dirai même que c’est capital. Le sourire donne envie de vous revoir. Le sourire retient l’attention. Le sourire attire les ondes positives et le bonheur dans la maison. En plus c’est bien pour la santé. Souriez ! Oui souriez encore et encore !

Cependant, votre sourire devrait être accompagné d’autres astuces. Les sénégalaises dépensent sans compter pour être belles. Certaines me diront que l’homme sénégalais a l’art de satisfaire pleinement et financièrement sa bien-aimée! Je sais ! Mais je crois que rester coquette en toute circonstance est un style de vie. Cela passe d’abord par une volonté personnelle. Est-ce qu’on a besoin d’être millionnaire pour se nettoyer les ongles ? Ou juste enlever ce vernis mal posé? Non je ne crois pas ! Ne négligez aucune partie de votre corps ! Tout comme nos sœurs sénégalaises, misons sur notre apparence.

séduire à la sénégalaiseElles sont souvent bien maquillées même si je trouve que beaucoup abusent sur leur fond de teint.  Elles font beaucoup d’efforts pour rester désirables. On dit l’habit ne fait pas le moine mais on reconnaît le moine par son habit. Donc, ne négligez pas votre allure. C’est l’extérieur qui attire donc faites attention à cette étape. Soyez propre, bien coiffée, bien parfumée, et ne marchez pas comme si vous partiez en guerre ! Quand tu vois deux femmes marcher à Dakar, tu reconnais sans faire d’effort la sénégalaise. C’est celle qui se déhanche le plus et qui marche avec grâce et élégance! Ayana prenons en de la graine…

On dit souvent entre étrangers vivant à Dakar à commencer par moi même, que les sénégalaises sont cachottières, elles ne disent jamais rien sur leur vie. Mais, aujourd’hui, je peux crier haut et fort qu’elles ont raison. Sachez tenir votre langue mesdames. Moins on en sait sur votre vie mieux c’est ! C’est vrai que c’est une question de culture mais sachons prendre ce qui est bon chez le voisin. Une femme qui sait se taire est une bénédiction pour son mari. Faites comme les musulmanes, tant que toutes les colas n’ont pas encore été donnés par la belle famille, elles ne disent pas à tout le pays qu’elles se marient ! Appliquez ce principe en toute chose. Soyez réservée. Nous ne sommes pas obligés de savoir ce qui se passe dans votre vie nuit et jour sur Facebook. Ne parlez pas de vos projets, ni de vos problèmes, ni même de vos joies encore moins de la performance au lit de votre chéri.

Enfin, les sénégalaises appliquent très bien le dicton qui dit «  pour garder son homme, satisfait son ventre et son bas ventre ». A chaque fois que je partais chez Awa derrière le stade Demba Diop, je mangeais toujours bien ! Je savourais de gros poissons bien assaisonnés et du bon tchep ! Ou encore chez Mme Sy avec son yassa qui faisait exploser mes papilles ! Hummm j’en ai encore l’eau à la bouche ! J’avoue aussi que là-bas, la nourriture est prête à 15h donc il faut être très patient mais quelle joie quand le bon plat fumant est servi ! Ah Dakar nam nala* !!! Vraiment elles savent préparer les sénégalaises. Elles savent surtout nourrir leur homme ! Il paraît qu’elles mettent la nourriture dans la bouche de leur mari, c’est peut être vrai mais moi je n’ai jamais assisté à ce spectacle. Cependant c’est une idée à retenir.

Au lit, elles utilisent beaucoup d’artifices. Et quand tu vas au marché HLM à Dakar, tu trouves  des nuisettes tricotées, des perles pour les reins appelés bine bine au Sénégal ou baya en Côte d’Ivoire, des aphrodisiaques à l’africaine, de l’encens qui stimule l’homme et plein de petites choses à utiliser uniquement avec son homme dans le secret conjugal.

Cependant, ce que je retiens c’est le respect que la sénégalaise a pour son mari. Je pense que c’est l’une des valeurs les plus importantes. Une ayana doit respecter son mari. Respecter veut dire le consulter avant de prendre une décision importante, lui faire des remarques seulement dans l’intimité, le protéger de l’extérieur et le défendre devant les mauvaises langues. Respecter son homme, c’est aussi être une oreille attentive et assurer une certaine quiétude dans le couple.

Pour finir, sachez qu’au Sénégal, il y a des femmes célibataires et divorcées pour de multiples raisons comme partout dans le monde. Donc messieurs, descendez sur terre ! Arrêter de vous faire des films sur nos sœurs de la Téranga. Et mesdames, pour retenir votre homme, c’est un travail quotidien qui doit se faire dans la joie et l’amour. Soyez toujours dans une optique de vouloir vous améliorer avec comme maître mot INNOVER !

Les hommes nous aiment et nous gardent auprès d’eux à cause de ce que nous sommes. Et chaque ayana est particulière. Ayez confiance en vous et vous aurez toujours à vos côtés l’homme qu’il vous faut.

Miss Lehi

ça vole bas...

Rififi à l’Agence des aéroports du Sénégal

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C’est le branle-bas à l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads). En marge de leur assemblée générale tenue hier, une réunion interne a eu lieu entre les travailleurs et syndicalistes. Lors de cette rencontre, ils ont revendiqué et dénoncé, entre autres des retards de salaires. Une situation qui ferait suite, si l'on en croit Enquête, au refus du ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane d’avaliser son budget modifié 2012 et son projet de budget 2013.

Dans son édition du mercredi 24 avril dernier, Enquête avait révélé une note des services du ministre Amadou Kane, en datée du 2 avril dernier, signifiant une fin de non-recevoir au directeur général de l'Ads, Pape Maël Diop, après que l’agence a soumis son projet de modification budgétaires de la gestion 2012 et le projet de budget 2013. Le département de l’Economie et des Finances a considéré que le projet de budget 2013, soumis à son approbation par la direction générale de l'Ads, manque d’informations liées, entre autres, à la note de présentation du budget, à la situation du personnel de l’agence, à la grille salariale des agents, au contrat de performance qui lui permettent « d’apprécier le plan stratégique articulé à l’atteinte des objectifs mesurés par des indicateurs de performance ». Des impairs dans l’élaboration du projet de budget 2013 de l’Ads, du fait d’une « méconnaissance des règles qui régissent le secteur de l’aéronautique », on refait surface hier, au cours de cette réunion qui a été « houleuse » informent des sources de nos confrères. Ainsi, une bonne frange des travailleurs est de plus en plus convaincue que « la direction n’est pas à la hauteur de la tâche ». A cela s’ajoute l’impasse dans laquelle se trouve l’agence depuis que son agent comptable particulier (Acp), Boubacar Konté, est en détention préventive. Il est inculpé en même temps que Karim Wade dans le cadre de la traque des biens mal acquis.

Dernière minute: Le président Macky Sall vient d'annuler le décret qui retirait le gestion des aéroports à l'ADS afin de ne pas perturber ceux-ci. En arrière toutes!

APS

Résultats en hausse

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Commerce extérieur du Sénégal : Les exportations en hausse de 23,2 % en février

 

Les exportations sénégalaises ont enregistré une hausse de 23,2 %, passant de 96,2 milliards de FCfa en janvier 2013 à 118,5 milliards FCfa en février dernier. Dans la même période, les importations ont chuté de 37,1 %, passant de 476,1 milliards de FCfa en janvier 2013 à 277,3 milliards de FCfa en février de la même année.

Les statistiques sur le commerce extérieur du mois de février 2013 font ressortir une nette évolution des exportations évaluées à 118,5 milliards de FCfa en février 2013 contre 96,2 milliards de FCfa au mois précédent, soit une hausse de 23,2 %. La publication mensuelle de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) impute cette évolution à la progression des exportations de l’or non monétaire (+19,6 %) et de l’acide phosphorique (+73,2 %). Par ailleurs, pendant la même période, les exportations des produits pétroliers ont atteint 25,5 milliards de FCfa contre 5,3 milliards de FCfa au mois précédent. Toutefois, poursuit l’Ansd, le fléchissement des exportations des poissons frais (-14,9 %) et du ciment (-16,0 %) a amoindri la tendance haussière.

Les principaux produits exportés au cours de février 2013 sont les produits pétroliers (25,5 milliards de FCfa), l’acide phosphorique (16,8 milliards de FCfa), l’or non monétaire (13,6 milliards de FCfa) et les poissons frais (7,1 milliards de FCfa). Selon l’Ansd, l’Inde (14,4 %), le Mali (11,8 %), la Suisse (10,3 %) et la Guinée (3,8 %) ont été les principaux clients du Sénégal en février. Durant cette même période aussi, les importations ont été évaluées à 277,3 milliards de FCfa contre 476,1 milliards de FCfa en janvier, soit une progression de 37,1 %. L’Ansd lie cette progression à celui des importations des autres machines et appareils (+56,5 %), du riz (+41,7 %) et des produits pétroliers finis (+15,8 %). Par ailleurs, en, février 2013, il a été enregistré des importations d’huile brute de pétrole estimées à 54,3 milliards de FCfa en février 2013 contre 12 millions de FCfa au mois précédent. Le repli des importations des pièces détachées (-59,8 %) et du blé (-29,5 %) a atténué cette évolution, indique l’agence.

Les principaux produits importés en février sont l’huile brute de pétrole (54,3 milliards de FCfa), les autres machines et appareils (34,6 milliards FCfa), les produits pétroliers finis (23,3 milliards FCfa) et le riz (19,8 milliards FCfa). Les principaux pays fournisseurs du Sénégal ont été le Nigéria (19,6 %), la France (13,1 %), la Chine (8,8 %) et les Etats -Unis (6,4 %).          

Adama MBODJ

25/04/2013

Sénégal, de plus en plus plaque tournante de la drogue

168 kg de cocaïne, en provenance du Sénégal, saisis en Angleterre

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Le Sénégal est devenu une vraie plaque tournante de la drogue en Afrique. Des quantités importantes de drogue y transitent chaque année pour atterrir en Europe. Le 25 mars dernier, la douane anglaise a saisi 168 kilos de cocaïne en provenance du Sénégal. Une prise d’une valeur approximative de 11 millions d’euros.

« La découverte a été faite depuis le 25 mars dernier, mais elle n’a pas été rendue publique pour les besoins de l’enquête », note Mark Kennedy, officier de l’Armée britannique en service au port de Tilbury. Selon les informations données par le site web de BBC, cette drogue, qui était dans deux conteneurs, était destinée à la Belgique. Cette importante quantité de cocaïne, d’une valeur approximative de 11 millions d’euros, a été découverte bien enveloppée et dissimulée à l’intérieur de récipients. Selon Mark Kennedy, même si la destination de la drogue était la Belgique, il ne fait aucun doute qu’elle allait atterrir dans d’autres pays de l’Europe. Car, ajoute-t-il, la Belgique n’était qu’une porte d’entrée.

L’on sait que la Belgique est aussi le lieu d’atterrissage de plusieurs quantités de drogue. Le lundi 8 octobre 2012, 8 tonnes de cocaïne d’une valeur de revente de 500 millions d’euros ont été saisies dans le port d’Anvers, dans le nord de la Belgique. C’est l’une des plus importantes saisies jamais réalisées en Europe. La drogue était cachée dans un conteneur de bananes provenant d’Equateur et était destinée au marché néerlandais, a précisé le parquet d’Anvers. Près de 7.000 paquets d’un peu plus d’un kilo chacun ont été découverts lors d’un contrôle, soit plus de 8 tonnes au total. Cette saisie constituait un record pour la Belgique et la deuxième prise de tous les temps en Europe. Le précédent record enregistré au port d’Anvers était de 3 tonnes.

Bref, ces 168 kilogrammes de cocaïne en provenance du Sénégal saisis par les Anglais en Grande-Bretagne confortent la thèse selon laquelle le Sénégal est devenue une plaque tournante de la drogue. Déjà en octobre 2010, la douane sénégalaise avait saisi 2,5 kg de cocaïne dans le bureau de la société de transfert de courrier international (DHL) à Yoff, au nord-ouest de la capitale sénégalaise. Le paquet contenant de la drogue provenait du Cap-Vert. Il était juste en transit à Dakar et avait pour destination finale l’Angleterre. À noter que l’Espagne et l’Angleterre sont les principaux ports d’entrée de cette drogue généralement produite en Amérique Latine et qui transite assez souvent par l’Afrique, notamment le Sénégal.

Abubakr Diallo

Le tour revient au Sénégal

Le tour du Sénégal revient en décembre

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Après deux années d’interruption, le Tour cycliste du Sénégal devrait reprendre cette année. L’information est de Laurent Bezault, ancien cycliste international champion de France de la course contre la montre par équipes en 1988, alors qu’il était encore amateur.

« L’organisateur du Tour du Sénégal, Michel Thioub, m’a demandé de l’accompagner dans l’organisation de l’épreuve. On a déjà arrêté quelques dates puisqu’on a fixé l’épreuve du 3 au 8 décembre 2013. Ce Tour sera organisé en 6 étapes. Le cyclisme sénégalais a eu ses heures de gloire, et maintenant, il vit un peu au ralenti », a indiqué cet ancien champion qui collabore actuellement avec le Tour du Faso ainsi que celui de Côte d’Ivoire. « Je m’occupe du Tour du Faso depuis 2001 et j’y ai vu des cyclistes sénégalais compétitifs, se partager les victoires avec les autres nations africaines ; aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Donc il y a un problème quelque part ; le Tour du Sénégal n’est plus organisé et il y a moins de compétitions locales. D’où la baisse du rendement des coureurs sénégalais dès qu’ils vont aux autres Tours africains. C’est sur ces genres de situations que je souhaite travailler et réfléchir à des solutions afin que le cyclisme sénégalais retrouve sa place au plus haut niveau », a-t-il indiqué.Ainsi, son concours consistera à apporter son expérience à la fois d’ancien coureur et surtout d’organisateur, puisqu’il a travaillé un bon nombre d’années au Tour de France. « Je travaille aussi auprès de l’Uci sur le développement du cyclisme africain. Au niveau du cyclisme africain, il y a des nations qui progressent bien et vite à l’exemple du Rwanda, de l’Afrique du Sud, de l’Algérie, du Maroc, de l’Erythrée qui ont des coureurs professionnels. Et puis après il y a d’autres nations qui ont du mal à suivre le rythme », a souligné Laurent Bezault. Selon lui, cela s’explique par différentes causes comme le manque de moyens et de volonté politique. « Le cyclisme est un sport gratuit, assez ouvert et  facile à organiser, et ça emmène du public et de l’animation dans les villes », a ajouté ce consultant expert dans l’organisation des Tours.

Ayant accumulé assez de vécu en tant que professionnel pendant six années (de 1988 à 1994) avec des participations aux Tour de France (1), d’Italie (2), aux championnats du monde, aux Jeux olympiques de Séoul en 1988, Laurent Bezault a vu, par la suite, sa carrière professionnelle stoppée par un grave accident de la route. Lors d'une étape du Tour de l'Oise, un automobiliste force le passage et percute le peloton en sens inverse.

Bezault est heurté de plein fouet et se retrouve pendant plusieurs mois à l'hôpital. Il revient à la compétition un an après mais ne retrouva jamais son niveau. Après quoi, il est contacté par Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France à l'époque, pour travailler à ses côtés chez Aso (société organisatrice du Tour de France) jusqu’en 2012. Avec cet homme d’expérience, le Tour cycliste du Sénégal espère repartir sur de nouvelles bases ; au bonheur des coureurs sénégalais qui piaffent d’impatience de remonter sur le vélo pour aller à la conquête des routes du pays.

C. F. KEITA

24/04/2013

Manque de clarté...

Délestages à Dakar et à Mbour : La Senelec s'explique

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Les coupures d'électricité observées ces derniers jours à Dakar et Mbour résultent de la combinaison de plusieurs incidents techniques constatés, indique la Senelec assurant que des moyens humains et matériels sont mobilisés pour un retour à la normale dans les plus brefs délais.

Dans un communiqué repris par nos confrères de La Tribune et lu par Seneweb News, la Senelec explique que « ces perturbations notées depuis quelques jours à Dakar et Mbour sont dues à des incidents techniques, intervenus notamment au niveau du poste de Mbao (banlieue dakaroise), le samedi 6 avril dernier, avec la destruction de deux importants transformateurs haute tension ».

L'on apprend également qu'à la suite de cette panne au niveau du poste d'électricité de Mbao, « la Senelec à utilisé des réseaux secours pour la réalimentation des clients. Malheureusement, plusieurs défauts enregistrés ces derniers jours sur ces réseaux de reprise ont entraîné des perturbations dans la qualité de service dans les zones de Mbao, Pikine, Guédiawaye et Thiaroye ».

Selon la même source, ces coupures d'électricité ont aussi concerné d'autres zones comme « Yarakh, Zone industrielle, route de Rufisque, Yeumbeul, Boune, Hamo 4 et 5, Daroukhane, Cité Gadaye, une partie de Médina Gounass, Diamaguène et Diacksao ».

Seneweb

Espoir contre le palu

Deux jeunes Africains inventent un savon contre la malaria

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Les deux jeunes chercheurs africains espèrent commercialiser ce savon dans 2 à 5 ans.

Un savon naturel et bon marché pour repousser les moustiques vecteurs de la malaria : deux jeunes Africains pourraient révolutionner la situation sanitaire de l’Afrique.

Deux jeunes étudiants de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et l’environnement de Ouagadougou (Burkina Faso) vont-ils changer la face de l’Afrique? Si l’efficacité de leur invention se confirme, ce n’est pas exagéré de le penser.

Cette invention, c’est un savon – le Faso Soap – qui permet de repousser le moustique anophèle, vecteur de la redoutable malaria. Une maladie qui tue chaque année plus de 650 000 personnes, surtout des enfants en bas âge et en Afrique dans 91 % des cas, selon un rapport de l’OMSdatant de 2010.

Mais en quoi ce savon serait-il révolutionnaire alors que l’arsenal préventif contre ce moustique et son parasite mortel est déjà bien fourni? Parce que les insecticides, moustiquaires et autres répulsifs chimiques sont à la fois très (trop) coûteux pour la majorité des populations africaines et que la plupart des répulsifs sont également toxiques pour l’homme.

Au contraire, le Faso Soap est entièrement naturel, expliquent Moctar Dembele, 22 ans, et Gérard Niyondiko, 35 ans, les deux chercheurs qui, avec leur savon, sont les deux premiers non-américains à avoir remporté le concours Global Social Venture Competition. Outre une base de karité, ce savon contient une série de plantes locales (que les deux Africains gardent actuellement secrètes) et peu facilement être produit sur place. Le Faso Soap a également l’avantage de ne coûter que 0,59 dollar.

Avec ces prix de 15 000 et 25 000 dollars, les deux jeunes chercheurs espèrent pouvoir financer la suite de leurs travaux et lancer leur entreprise de fabrication de ce savon.

Déjà testé sur un échantillon de population de la capitale du Burkina Faso, il s’est montré efficace tant dans une utilisation directe sur le corps que dans son utilisation dans les lessives. Un véritable espoir pour contrer une maladie qui reste la première cause de mortalité en Afrique.

http://www.youtube.com/watch?v=HG1rjY2BxlI&feature=player_embedded

Lavenir.net

Flop de la manif pro Wade

Moins de 2.500 manifestants à Dakar pour la libération de Karim Wade

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Moins de 2.500 personnes, selon la police, ont manifesté mardi à Dakar pour demander la libération de Karim Wade, fils et ancien ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, incarcéré depuis plus d'une semaine pour enrichissement illicite présumé.

Une source policière avait évalué à environ 1.200 le nombre de participants au début de cette marche dans les rues de Dakar, organisée par le parti d'Abdoulaye Wade, le Parti démocratique sénégalais (PDS, ex-pouvoir), et surveillée par de nombreux policiers anti-émeutes.

La foule a grossi au fur et à mesure pour atteindre péniblement 2.500 personnes à la fin de la marche, a indiqué à un journaliste de l'AFP une source policière tandis que Ousmane Ngom, un responsable du PDS, a parlé de milliers de manifestants, sans en préciser de nombre.

Libérer les otages politiques et cap sur 2017 (année de la prochaine présidentielle) pour la reconquête du pouvoir, a lancé Ousmane Ngom.

Plusieurs responsables du PDS, dont plusieurs ex-ministres récemment entendus par la gendarmerie ou la justice dans le cadre d'enquêtes pour enrichissement illicite, étaient également présents.

Il est à noter, une fois de plus que la père Wade était resté prudemment à Versailles...

BRB

23/04/2013

Une nouvelle Sapco?

Paul FAYE, directeur général : « La Sapco est en mesure d’apporter entière satisfaction à la création de 100.000 emplois »

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A la tête de la direction générale de la Société d’aménagement de la Petite Côte (Sapco) depuis le 26 juillet 2012, Paul Faye hérite d’une situation qu’il juge difficile. Toutefois, ce docteur en banque et finance, enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop, ancien directeur des études de l’Ecole nationale de formation hôtelière et touristique, entre autres, déroule sa stratégie pour sortir la Sapco de l’impasse. Invité de la rédaction du Soleil et reçu par le Directeur général, Cheikh Thiam, il décline sa feuille de route pour redonner à la Sapco toute sa vocation et contribuer à l’objectif de création de richesses et d’emplois.  

Quelle est votre feuille de route à la tête de la Sapco ?

Nous avons un programme de 30 milliards de FCfa dont 10 milliards pour la requalification. En termes de perspectives, nous sommes en train d’aménager des zones. Nous avons identifié la zone à Pointe Sarène. Nous avons réalisé une route et tiré la ligne électrique. Aujourd’hui, nous sommes sur les corridors. Notre cheminement consiste à aller, après, vers les îles du Saloum. La grande difficulté, c’était de trouver des ressources. Pour les investissements, la Sapco a toujours compté sur l’Etat. Mais, aujourd’hui, les statuts de la société nous permettent de faire des emprunts. Le président de la République m’avait instruit de contribuer, d’une manière ou d’une autre, à l’atteinte de l’objectif du programme « Yonu Yokkuté » par un tourisme sain, responsable et profitable à tout le monde. Il fallait donc, dans ces conditions, assainir les finances de la société. A notre arrivée, nous n’avons trouvé que du rouge, concernant les comptes bancaires, les dettes, le manque d’informations. Bref, nous avons trouvé des difficultés à la Sapco. J’ai rendu compte au chef de l’Etat de notre schéma, au cours d’une audience, en faisant l’état des lieux juste après un mois de gestion. J’avais proposé au Président, compte tenu des nombreux conflits fonciers, de retirer le bail de Saly. Il s’agira pour l’Etat de vendre les titres fonciers et, en contrepartie, de nous donner une subvention pour combler notre manque à gagner.

A l’époque, nous avions 600 ha et au pire des cas, cela pouvait générer 50 milliards de FCfa à l’Etat. La première étape à franchir était de faire accepter par l’Etat le retrait du titre. Cela a été fait le 2 octobre dernier. Depuis lors, la subvention tarde à tomber. Cependant, nous avons reçu des courriers. Le président de la République nous a demandé de déposer des requêtes. Cela a été fait depuis le 15 novembre 2012, avec une nouvelle vision reposant sur un Contrat de performance. En aménageant Pointe Sarène, on pourra créer 5.000 emplois et cela ne coûtera que 19 milliards de FCfa, y compris les infrastructures, notamment l’assainissement et la voierie. Une fois que la subvention arrive, nous devrions être en mesure d’aller vers d’autres aménagements de sites. A notre arrivée à la Sapco, nous étions obligés de procéder à des licenciements qui concernaient des gardiens, des conseillers. Nous avions constaté qu’à Saly, il y avait 200 temporaires et, pendant la saison morte, le nombre d’agents de sécurité était supérieur à celui des touristes. Pour le restaurant, qui était déficitaire, chaque mois, il fallait donner 700.000  FCfa en termes d’avance et de salaires, soit 57 millions de FCfa. J’ai dû le fermer. Nous avons, dans le cadre du plan social, demandé aux ex-employés de se constituer en Groupement d’intérêt économique (Gie) pour prendre la gérance du restaurant, sans payer le loyer. Aujourd’hui, nous nous projetons dans ce schéma de « credit revolving » (un crédit à la consommation qui permet aux bénéficiaires de réaliser les achats de leur choix) qui va  permettre la création d’emplois et d’inaugurer la station touristique de Pointe Sarène. Un programme que nous mettons en cohérence avec l’aéroport de Diass. Nous sommes en mesure d’apporter entière satisfaction à la création de 100.000 emplois si les 19 milliards de FCfa nous sont versés à travers le Contrat de performance.

Pouvez-vous revenir en détails sur la situation difficile que vous avez trouvée à la Sapco ?

Une société s’analyse à travers d’abord ses ressources. Ainsi, nous avons trouvé, le 26 janvier 2013, un découvert de 11 millions de FCfa sur l’ensemble de nos comptes. Au 31 juillet, nous étions à 61 millions de FCfa de découverts. Ce qui veut dire qu’il y a eu des chèques qui ont circulé entre temps. Je devais payer également 60 millions de FCfa de salaires. Ensuite en termes de créances, nous avions 3 milliards de FCfa en souffrance du fait que la Sapco était confrontée à beaucoup de conflits fonciers notamment avec le groupe Savana qui a bloqué nos créances auprès de nos clients à travers un avis à tiers détenteur (Atd). Ainsi, nous ne pouvions plus percevoir un franc. Il y a également la question du bail. Quand l’Etat vous donne un bail, en contrepartie, il faut donner quelque chose. De 1977 à 2010, notre société n’avait jamais honoré ses engagements en redevance domaniale. Nous avons fait l’objet d’un redressement fiscal de 6 milliards de FCfa. Nous étions encore à 1 milliard de FCfa sur les engagements d’impôts sur les sociétés et les revenus. A mon arrivée, j’ai trouvé un passif de 7 milliards de FCfa et nos comptes bloqués. Tout argent qui tombait dans nos différents comptes bancaires devrait aller directement dans les comptes des impôts et domaines. La Sapco devait aux fournisseurs 200 millions de FCfa d’arriérés de paiement depuis 2007. A un certain moment, quand vous parliez de Sapco, les gens prenaient la fuite du fait d’une mauvaise image et des relations tendues entre elle et les populations locales, les hôteliers et le maire. Le comité de station chargé de gérer les problèmes habituels ne se réunissait plus depuis trois ans. La situation était extrêmement difficile.

Il fallait rétablir l’image de marque, j’avais estimé que la seule solution qui s’imposait était de développer une nouvelle stratégie pour sortir de cette impasse.

Comment la situation a-t-elle évolué ?

J’ai rétabli le dialogue, d’abord entre la mairie et la Sapco. Quand j’ai été nommé, j’ai immédiatement appelé le maire de Saly, les présidents des communautés rurales de Nguéniène (qui gère la pointe Sarène) et de Malicounda, pour discuter avec eux. Mais nous avons des difficultés, car 2012 était une année blanche pour le tourisme. Et si vous faites l’évaluation des politiques touristiques, vous vous rendez compte que ce secteur manquait de visibilité. Le secteur touristique a été remanié plus de 15 fois, et la dernière dénomination c’était « ministère du Tourisme et du Secteur informel. Les ressources étant bloquées, les gros clients que sont les hôtels et les résidents recourant à l’avis tiers détenteur, nous avons décidé d’explorer les niches de concession de 30.000 à 50.000  FCfa que mes prédécesseurs n’avaient jamais exploitées. Actuellement, nous avons remis la terre à l’Etat, les hôteliers peuvent en être des propriétaires, le mètre carré est cédé à 5.000 FCfa.

Cette question ne pose-t-il pas problème dès l’instant où des hôteliers sont adossés au domaine maritime ?

C’est là le nœud du problème parce que nous, en donnant le droit au bail, nous leur offrons aussi la possibilité de jouir du domaine maritime.

L’association des hôteliers est en train de voir, avec l’Etat, la possibilité de faciliter l’acquisition et l’exploitation de ce domaine public maritime. Je sais qu’actuellement les discussions sont très avancées. Dans la vaste réforme foncière, il y a une partie importante concernant le domaine maritime. Mais la question n’est pas tout à fait tranchée. Car, si vous donnez à l’hôtel la plage, cela pose problème, d’autant plus que nous avons l’érosion côtière. C’est pourquoi, dans la stratégie de requalification de Saly, en rapport avec le projet de l’aéroport de Diass, j’avais proposé la création d’un grand hôtel qui peut servir de congrès. En descendant à cet aéroport, tenir un séminaire à Saly sera plus facile que de se rendre à Dakar. Cela permettra d’aller vers le tourisme d’affaires.

Comment comptez-vous accomplir votre mission avec votre passif fiscal ?

Dans la nouvelle stratégie de financement de l’entreprise publique, chaque franc donné par l’Etat devra contribuer à l’atteinte d’objectifs fixés. Chez nous, notre but principal est d’aménager le site pour contribuer à la création d’emplois, mais également pour participer à la réalisation d’un taux de croissance de 7 %, contribuer à l’augmentation de la valeur ajoutée, autrement dit, avoir une bonne place dans l’économie. La Sapco n’est pas budgétivore, nous avons un actif qui est vendu, nous demandons un certain pourcentage.       

Qu’en est-il du partenariat de la Sapco avec les autres structures ?

Nous sommes d’accord pour un partenariat, mais sous quelle forme ? Nous avons trouvé des terres bradées à des étrangers moyennant rien du tout. Il y a eu beaucoup de bruts autour du projet Adonis-Sapco. Les populations ont été informées mais, aujourd’hui, Adonis (un groupe espagnol) n’a pas mis un franc dans les caisses de la Sapco. Il avait été question de lui attribuer trois millions de mètres carrés sur le site de Mbodiène. Occasion pour cette société de vendre d’abord les terrains par internet et ensuite venir négocier avec la Sapco. Nous avons un code des marchés qui n’accepte pas cela. On ne peut pas, sans appel d’offres international, attribuer autant de terres à des étrangers, d’autant plus que le président de la République demande que les nationaux soient impliqués.

La première chose que nous avons faite, en réunion de conseil d’administration, c’était de remettre en cause ce type de partenariat. Ainsi, le protocole a été résilié. Nous demandons maintenant à l’Etat, dans la nouvelle stratégie, de ne plus  nous donner un bail mais plutôt des terres immatriculées au nom de la Sapco. L’une des difficultés majeures du tourisme est que les clients paient tout à l’avance. Aujourd’hui, nous n’avons pas de mécanismes qui nous permettent de ramener l’argent dans le pays. Certes, nous sommes ouverts au partenariat, mais en impliquant l’expertise nationale. Malheureusement, les titres fonciers de Pointe Sarène, de Mbodiène et de Joal sont sortis au nom de l’Etat. Non seulement on a vendu Saly entièrement, mais on est même allé jusqu’à anticiper sur les nouveaux sites notamment à Pointe Sarène. Sur les 110 ha, mon prédécesseur a tout donné, il ne me restait que 16 ha alors que le site n’est pas encore mis à la disposition de la Sapco. Je ne sais par quel moyen il a pu allouer ces parcelles. Nous allons, naturellement, demander d’abord que le titre soit au nom de la Sapco, et ensuite nous allons juger. Dans la mesure où le site n’est pas au nom de la Sapco, ce n’est pas normal que le directeur puisse faire des cessions. Ainsi, nous avons soumis, depuis le 15 novembre, à la signature du gouvernement, une nouvelle convention Etat-Sapco. La nouveauté dans cet accord, c’est d’abord l’élargissement des compétences au Sénégal, ensuite la spécificité sera de permettre à la Sapco d’être propriétaire directement des titres fonciers. Le titre ne sera plus en bail, mais il sera plutôt mis au nom de la Sapco. Cela nous permet de gérer définitivement la cession des financements. Une fois que le titre foncier sera au nom de la Sapco, nous aurons des réserves foncières. Ce qui nous permettra de lever des fonds auprès des banques, comme le font certaines sociétés immobilières moyennant des crédits.

Saly, c’est souvent des litiges autour des résidences, des titres fonciers, des parcelles de terres, etc. Comment comptez-vous régler ces conflits ?

 Nous avons un décret qui a créé Saly et nous connaissons la limite. Il n’y a pas de difficultés à ce niveau. Si vous prenez le titre foncier de quelqu’un qui a construit, il faut le rembourser, et puisque nous sommes dans une situation financière très difficile, le titre foncier est entre les mains de l’Etat. Il reste 16.000 m2 dans les périmètres reboisés que nous n’allons plus toucher. Nous sommes en train de faire un projet avec le service de l’environnement pour un financement conjoint afin de mettre des aires de jeux, des parcs dans ces périmètres reboisés. Concernant les résidences, nous avons récemment fait la situation. On a manqué de vigilance à la Sapco pour contrôler les plans des investisseurs. Les sapeurs pompiers ne peuvent pas accéder à la  plupart des résidences. On attribuait les terrains avec des tarifs préférentiels, forfaitaires et amicaux. Aujourd’hui, une parcelle de 300 m2 se vend à 5 millions de FCfa au minimum. Entre européens, les terrains nus sont autour de 150 millions de FCfa, les résidences se vendaient à 50 et 100 millions de FCfa. C’est donc toute cette spéculation foncière qui a enrichi certains individus, au détriment des populations. Aujourd’hui, le conseil présidentiel sur l’investissement a fixé le prix du m2 à 5000 FCfa. Les impôts et domaines étaient allés plus loin parce que nous avons un décret de 2010 qui fixait le prix dans les zones touristiques à 8.500 FCfa. Après calculs, on se rend compte qu’une parcelle de 300 m2 revient à 1.975.000 FCfa.  

Face à la concurrence de plus en plus rude de pays comme le Cap-Vert, le Ghana et même la Gambie, quelle est la stratégie pour repositionner le tourisme sénégalais ?

En faisant l’analyse des politiques touristiques, nous avons vu que, de 1960 à 2000, le Sénégal a connu un tourisme reluisant avec un engagement fort de l’Etat. Durant cette période, il y a eu une bonne prise en charge des politiques touristiques. Cela s’est matérialisé particulièrement en 1988 avec l’érection, pour la première fois, du secteur du tourisme en ministère plein. Mais, en 2000, avec l’alternance politique, le gouvernement d’alors n’a pas pris en charge comme, il se devait, le secteur. J’ai parcouru les différentes déclarations de politiques touristiques de 2000 à 2012, on n’a pas donné une place importante à ce secteur.

Par exemple, en août 2001, le président de la République de l’époque avait supprimé le ministère du Tourisme pour le ramener le 31 octobre de la même année, soit deux mois plus tard pour en faire un ministère plein. Il y a eu des péripéties et un pilotage à vue de ce secteur. Pendant cette période également, chaque ministre du Tourisme a voulu faire de sa localité la plaque tournante du tourisme. Vous avez la succession de ministres du Tourisme originaires de Saint-Louis, je n’ai rien contre les Saint-louisiens, avec comme priorité, le repositionnement de cette ville dans la dynamique touristique. On a eu des vols charters Saint-Louis-Lyon pour permettre de faire décoller cette nouvelle destination. Il n’y avait pas d’articulations entre toutes les études qui ont été menées durant cette période encore moins de planifications à long terme. Il y a eu donc ce manque de vision des autorités pour la période 2000-2012 et, naturellement, les investisseurs sont allés là où ils étaient mieux accueillis. Aujourd’hui, la situation est en train de s’améliorer parce que les investisseurs sont en train de revenir. Pour la stratégie de repositionnement du tourisme, la déclaration de politique générale du Premier ministre l’évoque, nous voulons un tourisme responsable, sain, durable, profitable aux nationaux. Il appartient maintenant au ministre du Tourisme de décliner cette vision du Premier ministre en actes concrets, et cela, c’est la communication institutionnelle qui doit s’en charger. En tant que société, nous positionnons notre stratégie dans ce dispositif institutionnel qui sera défini par notre ministère de tutelle. Notre souci principal, c’est de faire revenir les investisseurs et créer les conditions nécessaires de leur établissement durable dans notre pays en mettant à leur disposition des titres fonciers. Cette réforme foncière a commencé à donner des résultats. Nous venons de Madrid et déjà plusieurs investisseurs sont en train de taper à notre porte. D’ailleurs, j’ai un rendez-vous aujourd’hui même (Ndlr : l’entretien s’est déroulé le lundi 15 avril dernier) avec un prince héritier d’un pays arabe venu pour investir au Sénégal.

Les populations de Saly Joseph par exemple, disent qu’elles ont été chassées de leurs villages. Qu’est-ce que la Sapco compte faire pour régler leur cas ?

Vous avez raison, on entend souvent dire que la Sapco reste dans ses bureaux. Il n’y avait pas cette politique d’ouverture. Nous voulons renverser la tendance. Je vous ai dit tantôt que j’avais immédiatement, dès ma nomination, contacté le maire. Depuis ce jour-là, je n’ai passé aucun week-end à Dakar. Je suis toujours sur le terrain pour recevoir les investisseurs, pour traiter les dossiers sur place, parce que le champ d’actions, c’est Saly. La station de Saly est dans une commune, on ne peut rien faire sans le maire. Ce dernier aussi, de par les textes, ne peut pas tout faire sans la Sapco. Nous sommes allé jusqu’à lui proposer de mettre ensemble nos équipes de nettoiement pour plus d’efficacité. Nous avons mis en intelligence une stratégie commune pour requalifier Saly. La mairie, dans son budget, va donc faire des routes secondaires dans les différents villages.

Quand vous rejetez quelqu’un pendant une dizaine d’années, ce n’est pas évident de renouer le contact, nous avons pu rétablir le dialogue avec les populations. Le foncier était le principal problème entre les populations et la Sapco, il découle de l’option qui avait été faite de laisser le village dans la station. Il faut souligner aussi que le tourisme n’est pas une compétence transférée. Chaque fois qu’il y a un projet qui implique des déplacements de populations, il y a toujours des résistances. Ce n’est pas un problème spécifique à Saly. Mais il a manqué le dialogue, la communication au moment de l’élaboration du projet et à celui de l’évaluation environnementale. Tous ces facteurs ne sont pas bien pris en charge dès le départ. Et arrivé le moment de l’exploitation, les populations n’ont pas trouvé d’interlocuteurs.

Aujourd’hui, dans les nouveaux sites, nous commençons par recevoir les associations de villages pour dialoguer sur les tenants et les aboutissants d’un tel ou tel projet. Mais quand même, force restera à la loi car, les populations ne peuvent et ne doivent pas s’opposer à la réalisation de certains projets d’envergure. Aussi, le problème de la requalification du personnel dans les zones touristiques se pose. C’est pourquoi, dans notre stratégie, chaque fois qu’il y aura un site, nous allons y construire un centre de formation en hôtellerie et en tourisme. Nous avons décidé, dorénavant, entre une station et un village, de laisser une distance de 500 m. La station ne va s’occuper que des parties hôtelière et balnéaire, nous laisserons aux villageois les aires de jeu, de pâturage, d’agriculture et les aires de possibilités d’extension du village. Saly nous a servi de leçon.

Depuis l’avènement de la Sapco, on n’entend plus parler de certains villages très connus à l’époque, comme Thiekess, Keur Gondé, Ndayane, Ngaparou, Somone. Qu’est-ce que vous comptez faire pour redynamiser ces sites touristiques ?

En 1977, la Sapco s’étendait de Bargny à la Pointe de Sangomar. Mais je ne pense pas que les directeurs qui se sont succédé à la tête de la société aient eu le temps d’immatriculer tous ces sites. Entre temps, des autorités se sont installées sur ces sites, à savoir des ministres, des députés, etc. Quand la Sapco s’est manifestée, il y a eu de la résistance. Finalement, les autorités n’ont pas voulu gérer ces problèmes et ont laissé ces sites en l’état pour se consacrer aux zones où il y avait moins de problèmes, c’est-à-dire à Saly. Lors d’un Crd, nous avons rappelé que nous n’étions pas là pour déguerpir les populations.

A Pointe Sarène, par exemple, nous avons fait une évaluation. Nous aurons à indemniser pour environ 1,141 milliard de FCfa des gens qui y avaient des vergers, des champs, etc. Nous avons pris l’engagement que si nous trouvons quelqu’un sur un site, au lieu de tout casser, nous lui proposons notre cahier de charge. Si le concerné est en mesure de respecter les termes du cahier de charge et d’accroître son investissement, nous le laissons sur place et nous redimensionnons son projet. Parce qu’un campement de deux ou trois chambres sur une surface de 25 ha en bordure de mer, ce n’est pas logique. En lieu et place, on peut construire un hôtel de 1.000 chambres avec 2.000 emplois. Nous disons oui à la requalification, oui au dialogue mais non à une exploitation inefficace d’un site. Par exemple, il y a un « saltigué » à Pointe Sarène qui dispose de 25 ha et je suis sûr que d’ici l’an 2030, il n’aura pas la possibilité de construire un hôtel de 2 ha. Alors, il sera obligé de vendre à quelqu’un qui viendra avec un projet que nous ne contrôlons pas. C’est l’installation anarchique de Saly qui est à l’origine de la situation aujourd’hui. Au moment de la mise en œuvre de la convention, les autorités ont esquivé plus ou moins les zones à problèmes comme Ndayane et Somone.  

Est-ce que le phénomène de l’érosion côtière dans toute la zone n’hypothèque pas toute volonté d’extension ou d’aménagement d’autant plus que les problèmes fonciers n’ont pas été réglés ?

Les problèmes fonciers sont en train d’être réglés. Il fallait d’abord demander à l’Etat de retirer le bail et ensuite exiger, désormais, avant d’avoir un titre foncier, d’être en règle avec la Sapco et disposer d’un quitus. Cela nous a permis d’identifier les 2/3 des problèmes d’attribution. Parfois, une même parcelle était attribuée à deux personnes dans des conditions souvent nébuleuses. En trois ou quatre mois, nous avons rassemblé tous les procès verbaux des lotissements de Saly, nous avons fait la saisie, donné un fichier au maire, au chef de service du cadastre, au directeur de l’administration de Saly pour qu’ils aient tous la même information. A un moment donné, le maire ne pouvait même pas dire le nombre de parcelles qu’il y avait dans le village. De ce côté-là, nous avons quand même réglé une bonne partie des problèmes. Pour l’érosion côtière, c’est un phénomène qui touche toute la côte ouest-africaine. C’est pourquoi, à notre niveau, nous avons décidé, dans les nouveaux sites, de laisser suffisamment d’espace, entre 500 et 600 m, entre les réceptifs et la mer et surtout de ne pas faire de gros investissements.  

Il y a eu un lever de bouclier entre les populations de Saly et le ministre de l’Environnement actuel à propos de l’installation d’une brise-lames, financée avec le Fonds d’adaptation. Qu’en est-il ?

Vous parlez sans doute de la Lagune. Mais le fonds d’adaptation n’était pas fait pour la Sapco, c’était pour le village. A Rufisque, c’est le ministère de l’Environnement qui est le maître d’œuvre de l’installation de la brise lame et c’est en rapport avec les populations locales. Naturellement, les hôtels, à Saly, étant dans le village et en bordure de mer, c’est tout à fait normal que les solutions en bordure de mer touchent également les hôteliers. C’est la raison pour laquelle la solution qui consistait à installer des brise-lames dans la station a été saluée. Il y a un mois, on a remarqué la houle et des dégâts à l’hôtel Saly Princesse. Certains ont fait croire aux villageois que c’est à cause de ces travaux-là qu’il y a eu ces dégâts alors que la météo avait déjà prévenu.

Aujourd’hui, c’est donc le ministère de l’Environnement, en rapport avec le Fonds d’adaptation, qui gère ce projet. Quelques mois auparavant, le maire pouvait dire qu’il n’était pas impliqué dans ce projet mais, aujourd’hui, il ne peut plus le dire parce que nous avons un comité de pilotage dirigé par le préfet et où siègent les représentants des populations, le maire, la Sapco, le ministère de l’Environnement, l’entrepreneur en charge des travaux. En ce qui concerne la gestion des fonds, je sais que les travaux devaient toucher 1,6 km de longueur et qu’il faut une rallonge budgétaire pour sa réalisation totale. Est-ce que ces fonds, jusque-là, ont été utilisés à bon escient ?  Je ne sais pas, c’est à l’autorité de faire des audits pour s’en assurer. En tout cas, nous avons constaté que les travaux avancent et que des négociations sont déjà ouvertes pour permettre de déporter les travaux dans l’autre partie.

Au moment où l’on parle de traque de biens mal acquis est-ce qu’on peut s’attendre, au regard de l’état des lieux que vous avez fait de la Sapco, à ce que vous portiez les problèmes devant la justice ?

La vocation d’un directeur général, ce n’est pas d’ester en justice, sa vocation c’est de faire un état des lieux. Cela a été déjà fait. La Cour des Comptes a fait un rapport qui prend en compte la période de 2002 à 2012. Nous avons reçu ce rapport où des propositions ont été faites. Il est également sur la table de l’autorité et il appartient à cette dernière de poursuivre ou de ne pas poursuivre. Il y a eu des attributions sur des titres qui n’étaient même pas encore créés. Pour le moment, je m’en tiens là. Moi-même je fais du recouvrement pour faire face aux dépenses. Le président de la République a dit qu’il était d’accord pour donner une subvention à la Sapco et nous avons déjà tenu une réunion avec les ministères des Finances, du Budget dans ce sens, mais, jusqu’à présent, cette subvention n’est pas tombée. Nous payons régulièrement les salaires grâce aux recouvrements.

Il ne peut pas y avoir de développement touristique sans sécurité. Qu’est-ce que vous faites concrètement dans ce sens?

Cet aspect est souvent abordé lors de nos réunions. J’avoue que, quelques fois, la psychose de la sécurité est amplifiée par les hôteliers. On avait une police touristique qui n’était opérationnelle qu’à Dakar. Lors de l’une de nos dernières réunions, nous avons fait part de notre disponibilité à abriter des agents relevant de la police touristique. Il avait été retenu le principe de détacher, au moins, deux policiers dans la station. Malgré nos difficultés financières, nous nous sommes engagés à acquérir un véhicule à mettre à leur disposition. Nous avons proposé à la mairie de Somone, à travers un partenariat, de chercher des volontaires de la sécurité. Nous avons déjà 150 agents de sécurité, c’est insuffisant certes, mais s’il y a la sécurité dans la station et qu’il n’y en a pas dans le village, le problème restera entier. Il nous faut une stratégie sécuritaire d’ensemble sur toute la Petite Côte. Le problème de la sécurité se pose avec acuité, mais l’Etat est en train de faire des efforts dans ce sens puisqu’il y a la création en cours d’une Agence de sécurité de proximité et elle nous intéresse.

Les collectivités ont maintenant la possibilité d’octroyer des terrains, quel est le compromis que vous avez trouvé avec elles pour éviter l’occupation de certaines zones surtout en bordures de mer où des catastrophes peuvent arriver à la première houle ?

Le problème de la gestion des terres, par les collectivités locale, est général. Tous les conflits ayant abouti, parfois, à des morts d’hommes, ces dernières années, avaient été générés par des problèmes de ce genre. Nous avons un plan d’actions avec le ministère de l’Environnement pour que jamais ce qui s’est produit ne le soit. Dans ce plan d’actions, il y a une grande partie réservée à la communication. Dans les années 1960, quand on construisait les hôtels, tout le monde disait, les pieds dans l’eau, mais aujourd’hui, ce que les gens veulent, c’est les pieds hors de l’eau parce que c’est en ayant les pieds dans l’eau qu’il y a eu tous ces catastrophes. Maintenant, faut-il casser ce qui est déjà construit sur les bordures de mer ou, comme disent les économistes, laisser la main invisible venir régler la situation ?

Propos recueillis par Elhadji Ibrahima THIAM, Abdou DIAW/LeSoleil

Encore moins de touristes...

Les animaux à museau plat interdits sur Brussels Airlines

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Dans un courrier adressé aux voyagistes et vendeurs de billets, la compagnie belge Brussels Airlines a rappelé que les chiens et les chats au nez épaté sont tout simplement interdits, que ce soit en soute ou en cabine.

« Les chiens au nez épaté (tels que le carlin, le bull dog, boxer ou le pékinois et tous les croisements) et les chats (tels que l’Himalaya, le persan et les chats exotiques à poil court) ne sont pas permis« , indique Brussels Airlines. Le motif invoqué par le transporteur : en raison de leur museau aplati, ils risquent des problèmes respiratoires en vol.

Les autres chiens et chats de moins de 8 kilos sont acceptés en cabine moyennant une surcharge de 50 à 70 euros par tronçon, de même que les animaux d’assistance tels les chiens pour aveugles, pour les sourds ou encore les chiens de service sont acceptés gratuitement, sans restriction de poids ou de taille.

Outre les animaux à nez plat, les oiseaux, les poissons et les rongeurs sont aussi interdits en cabine.  Les animaux domestiques comme les chiens et les chats pesant plus de 8 kilos (mais toujours sans museau plat) sont autorisés à voyager en soute (100 à 300 euros par animal selon sa taille).

Airjournal

Ruiné à cause de Wade

Il réclame 350000 € à l’ex-président sénégalais

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Durant dix ans, la société Accompagnement Service a loué des voitures à la famille Wade. Aujourd’hui, les factures ne sont plus réglées.

Finances exsangues, employés licenciés : la société de location de voitures de luxe avec chauffeur Accompagnement Service est en passe de mettre la clé sous la porte. Au mois de juin, elle pourrait même rendre ses locaux de la rue Lauriston (XVIe), à deux pas de l’Arc de Triomphe. Ce revers de fortune, le gérant, Olivier Marqueze-Pouey, l’attribue à un homme : Abdoulaye Wade, l’ex-président du Sénégal, qui aurait laissé à la société une ardoise de près de 350000 €.

Une dette que ni les mises en demeure ni les courriers recommandés n’ont permis de solder. De guerre lasse, Olivier Marqueze-Pouey s’est tourné le 9 avril dernier vers le tribunal de Versailles pour tenter d’obtenir d’un juge une injonction de payer. Une demande restée pour l’heure sans réponse. Dans l’attente, le gérant enchaîne les entretiens de licenciements : impossible de garder ses cinq chauffeurs, alors que lui-même ne se verse plus de salaire.

Pourtant, il accordait une entière confiance à la famille Wade depuis plus d’une décennie. « Je connais l’ex-président depuis l’année 2000. A l’époque, je travaillais dans une société de location de voitures des Hauts-de-Seine et lorsque j’ai créé ma propre entreprise, en 2003, en y mettant toutes mes économies, les Wade étaient mes principaux clients. Ils représentaient la moitié de mon chiffre d’affaires. »

Durant des années, Olivier Marqueze-Pouey se tient à la disposition du chef d’Etat lors de chacune de ses nombreuses visites à Paris : il fait office de chauffeur particulier pour Abdoulaye Wade, au volant de la Mercedes Classe S personnelle de l’ex-président, estampillée « corps diplomatique » et met à la disposition de son épouse, de ses deux enfants, Karim* et Sindiély, des gardes du corps et du personnel de la famille, de luxueux véhicules avec chauffeurs pour leurs différents déplacements. « Les factures étaient réglées parfois avec des mois de retard par la présidence du Sénégal, mais elles l’étaient, soutient-il. Et j’entretenais des relations très privilégiées avec le président. Tout se passait bien. »

Jusqu’au mois de mars 2012 : à 85 ans, Abdoulaye Wade, « le Gorgui » (le Vieux), qui se sera accroché au pouvoir jusqu’au dernier instant, est démocratiquement battu aux élections par son adversaire Macky Sall, sur fond d’émeutes. Le pays ne veut plus de celui qui présidait depuis douze ans à la destinée du Sénégal. Le début des ennuis pour Olivier Marqueze-Pouey. Le contrat exclusif qui le liait à l’ex-président désormais simple citoyen est rompu, mais Abdoulaye Wade fait toujours appel à lui lors de ses séjours dans la capitale qu’il passe désormais au palace Shangri-La, ou au George V, et non plus dans la résidence de l’ambassadeur du Sénégal à Paris.

Puis, au mois d’août, l’ex-président s’installe dans la maison de son épouse française, Viviane, à Versailles (Yvelines), où il se trouve toujours. « C’est entre l’été et le mois de décembre que les factures impayées se sont accumulées, souligne le gérant d’Accompagnement Service. Je suis allé le voir à plusieurs reprises à Versailles, mais il affirme ne pas pouvoir me payer… Ou promet, sans donner suite, qu’il va me régler. C’est désespérant. » Désormais seul dans ses locaux de la rue Lauriston, Olivier Marqueze-Pouey veille sur la Mercedes présidentielle qu’Abdoulaye Wade lui avait confiée en garde. Il ne la lui a pas réclamée…

* La justice sénégalaise a placé en détention lundi Karim Wade à Dakar. Elle le soupçonne d’avoir détourné plus d’1 Md€ sous la présidence de son père, dans l’affaire dite des biens mal acquis..

Cécile Beaulieu/Le Parisien 

Aussi à cause des brèches, comme sur la langue de Barbarie

Erosion marine: Dionewar lance un appel de détresse à l'Etat

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Quelque 7.500 habitants de l’Île de Dionewar (Centre-ouest) ont appelé dimanche l'Etat du Sénégal à leur venir en aide pour sauver leur village, placé sous la menace d'une disparition si rien n’est fait pour parer à l’érosion marine causée par les changements climatiques.

‘’Nous perdons chaque année entre six et sept mètres du fait de l’érosion marine. C’est pourquoi, nous lançons un appel aux autorités étatiques pour qu’elles nous viennent en aide et trouver une solution, sans quoi nous sommes menacés de disparaitre à ce rythme dans quelques années’’, a dit Mamadou Lamine Ndong, chef du village de Dionewar.

Il s'exprimait au cours d’une descente avec journalistes pour constater les effets de l’érosion côtière.

‘’Nous pensons à notre avis que les dirigeants ignorent les réalités liées à l’érosion côtière à Dionewar, dans les iles du Saloum’’, a-t-il souligné, expliquant que souvent quand les autorités parlent d’érosion côtière, elles se limitent souvent sur la Petite-côte, ignorant alors que tout ce qui se vit à Djiffer, Palamarin et Dionewar.

‘’C’est cet appel que nous lançons aux autorités pour d’abord qu’elles viennent voir constater l’ampleur du phénomène pour ensuite trouver soit une solution d’adaptation, soit une solution définitive’’, a lancé le vieux Ndong.

Pour sa part, le président de la communauté rurale de Dionewar, Ibrahima Diop, a rappelé que l’érosion marine menaçait Dionewar, ainsi que toutes les Îles du Saloum..

‘’C’est un problème de survie pour les îles et je profite de l’occasion pour lancer un appel au ministère de l’Environnement où j’ai déposé un dossier pour que l’Etat nous vienne en aide du moment qu’on peut encore régler ce problème, mais sous peu, le désastre va s’installer avec la disparition de nos villages’’, a ajouté M. Diop.

Située dans l’arrondissement de Niodior, département de Foundiougne, le village de Dionewar doit encore son existence à l’ouverture naturelle d’une brèche en bande de sable entre l’Île de Sangomar et l’Île de Dionewar, en 1987, selon le président de la communauté rurale.

‘’Cette brèche a largement contribué à amoindrir le processus de l’érosion marine’’, a-t-il dit précisant que dans l’attente d’une solution définitive les populations tentent avec des digues de fortunes, des opérations de reboisement de la mangrove de freiner les processus.

AB/SAB 

Manifestation à Dakar ce 23 avril

Conseil de prudence pour la journée du 23 avril 

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Eviter en fin d'après-midi dans la capitale, la prison de Rebeus et ses alentours.

Etre prudent dans les autres villes du Sénégal.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a appelé à participer à une « marche nationale pacifique » le 23 avril à Dakar contre l'incarcération à la Maison d’arrêt et de correction

de Rebeus de Karim Wade, suite à son arrestation le 15 avril.

A l’occasion de cette journée de mobilisation, des marches pourraient être organisées à Dakar et dans l’ensemble des villes du pays

Dans la capitale, un rassemblement pouvant avoir lieu devant la prison de Rebeus, la circulation sur la Grande Corniche pourrait en être altérée .

La marche prévue ce jout serait autorisée (de 16h30 à 19h00). Elle devrait débuter vers 16h30 vers la place de l'Obélisque (Monument de l'Indépendance), emprunter le Boulevard du Général de Gaulle, et se terminer vers la poste de la Medina, place d'Oran ou vers la porte du Millénaire, sinon devant la prison de Rebeus.

Ambassade de France à Dakar

22/04/2013

Viviane Ndour à Mbour

Une foire artisanale et un concert de Viviane au menu du Festival des cultures

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La 3e édition du Festival des cultures de Mbour se tient du 22 au 28 Avril 2013 avec comme innovation l’organisation d’une foire artisanale dont le thème est l’intercommunalité. Au programme, il est prévu un symposium, des régates, un gala de lutte, une soirée de gala animée par la troupe communale, mais également un concert avec Viviane  Chedid et des artistes locaux, etc.  

Pour l’édition 2013, la commune de Mbour a remis 11 millions de FCfa au comité d’organisation en guise de participation au budget global fixé à environ 20 millions de FCfa. C’est ce qu’a indiqué Babacar Mbengue du comité d’organisation lors de la conférence de presse tenue vendredi dernier à la mairie de Mbour.

Ville cosmopolite à la croisée des chemins, la capitale de la Petite Côte peut se targuer d’abriter toutes les ethnies existant dans notre pays. Elle constitue une véritable symbiose qui se singularise de par l’appellation de ses quartiers : Mbour-Thiocé, Mbour-Toucouleur, Mbour-Maure, Tefess…  Riche de sa diversité culturelle, la ville s’est dotée d’un événement majeur qui doit constituer un véritable levier de développement socio-économique. Pour l’édition de cette année, dans le souci d’améliorer le contenu du festival, deux innovations ont été apportées par le comité d’organisation. Il s’agit de la mise sur pied d’une foire artisanale qui permettra aux artisans et aux femmes transformatrices d’exposer, pendant une semaine, leurs produits, bénéficiant ainsi d’un cadre d’échanges et d’expressions avec l’extérieur.

L’autre fait majeur, cette année, c’est le choix de l’intercommunalité comme thème et Babacar Mbengue d’indiquer que le conseil municipal a ainsi voulu saisir l’opportunité qu’offre le Festival des cultures de Mbour pour développer ce volet qui, à son avis, permet de mettre en place un partenariat gagnant-gagnant entre les 16 collectivités locales du département.

Au menu du programme de l’édition 2013, il y aura un symposium, un vernissage, une soirée de gala animée par la Troupe communale qui a donné un avant-goût de ce que sera le festival de cette année. Il est également prévu un concert avec la chanteuse Viviane  Chedid et des artistes locaux, des régates et un gala de lutte.

Amath Sigui NDIAYE

Pour remplacer l'excellent Paul Badji

Mr l'ambassadeur à Bruxelles

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Le nouvel ambassadeur du Sénégal en Belgique, Amadou Diop, a présenté ses lettres de créances au Roi Albert II, mercredi dernier, au Château de Laeken, au nord de Bruxelles, indique un communiqué parvenu à l’APS.

Le roi des Belges a accordé la faveur de recevoir les lettres de créances d’Amadou Diop onze jours après son arrivée à Bruxelles pour magnifier l’évolution positive notée sur le cheminement politique et démocratique du Sénégal, souligne le ministère sénégalais des Affaires étrangères.

Selon la même source, le Sénégal a posé des actes, en termes de renforcement de la démocratie, de consolidation de l’Etat de droit et de bonne gouvernance, ainsi que leur souci constant d’impulser les relations avec la Belgique.

Cette cérémonie est perçue par le roi Albert II comme un signal fort de son attachement aux relations d’amitié et de coopération entre la Belgique et le Sénégal, rapporte le texte.

De son côté, le nouveau ambassadeur Amadou Diop a exprimé la profonde gratitude du Sénégal pour cette marque d’estime et de considération.

Avant sa dernière nomination, Amadou Diop était le conseiller diplomatique du président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), basée à Ouagadougou.

Amadou Diop est breveté de l’ancienne École nationale d’administration et de magistrature du Sénégal (ENAM), précisément à la Section diplomatique du Sénégal (1981). Il avait débuté sa carrière au ministère des Affaires étrangères avant de servir à l’extérieur.

Au ministère, M. Diop a servi à la Direction des affaires politiques et culturelles, ensuite à la Direction des affaires juridiques et consulaires pendant quatre ans. Puis, il s’est retrouvé à l’ambassade du Sénégal à Bruxelles durant quatre ans.

A son retour, il devenait conseiller diplomatique du président Abdou Diouf pendant 12 ans. Il est resté à ce poste deux ans durant avec le président Abdoulaye Wade. Après un départ du cabinet de Wade, il est allé conseiller Soumaïla Cissé, ancien président de la Commission de l’UEMOA à Ouagadougou.

L’ambassadeur Amadou Diop est aussi l’auteur d’un ouvrage intitulé ‘’Le grenier diplomatique’’, un essai qu’il présentait en avril 2006 à l’APS, comme étant ‘’une réponse à une série d’interpellations’’ sur la marche et le devenir de la diplomatie sénégalaise. L’ancien chef de l’Etat sénégalais, Abdou Diouf en est le préfacier.

SK/SAB

Menace sur Dionewar

L’île de Dionewar menacée d’immersion

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Les habitants de Dionewar, dans le département de Foundiougne, région de Factick sont dans une inquiétude profonde liée à l’avancée de la mer, car leur île menace de disparaître de la carte du Sénégal.

 Les habitants de l’île de Dionewar ne dorment plus du sommeil des justes. Ils sont tourmentés par l’avancée de l’océan atlantique qui prend, selon Lamine Ndong, le chef de village,  4 à 6 mètres voire 8 mètres par endroit des terres émergées chaque année. « Cela ne peut plus continuer. Il faut que l’Etat s’implique davantage », laisse-t-il entendre dépité.  

« L’Etat semble nous oublier pourtant il sait que nous n’avons pas d’eau potable puisque nous n’avons pas de possibilité de creuser de puits encore moins un forage », précise-t-il avant d’ajouter à ces difficultés de l’île, le manque d’une sage femme, … Il renseigne que le moyen  de lutter contre l’érosion côtière reste le reboisement ; or le réchauffement climatique augmente la salinité de la mer qui peut annihiler nos efforts de reboisement.  

« Les populations sont inquiètes. Elles ne peuvent même pas faire des investissements puisque craignant la disparition de l’île de Dionewar dans 10 ans ou 15 », fait-il savoir dans une rencontre de sensibilisation de la presse sur l’érosion côtière qui risque de faire disparaître  Dionewar 

Ferloo 

Le vrai "Dakar" revient

Rallye : Sonangol Africa Eco Race

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Trois formules : Le Sonangol Race, Race Classic et Eco Race

Du 29 décembre 2013 au 11 janvier 2014

La 6ème édition du Sonangol Africa Eco Race qui relie le Maroc au Sénégal débutera le 29 décembre. L'épreuve partira du Maroc pour rejoindre le Lac Rose à Dakar le 11 janvier 2014 après onze étapes et une journée de repos.

Le parcours n'est pas encore connu mais une chose est sure il offrira aux participants des paysages et surfaces variées. Il permettra aux participants d'évoluer dans différentes zones pour faire varier les difficultés. Logés dans des bivouacs tout confort, les pilotes pourront évoluer dans un décor authentique.

3 formules, Race, Race Classic et Eco Race

Les organisateurs proposent trois formules pour accéder au Rallye. Le Sonangol Africa Eco Race est accessible aux motos, auto, SSV et constitue la course de base qui reprend toutes les étapes. Pour les amateurs de motos anciennes, le Sonangol Africa Eco Race Classic est ouvert aux véhicules construits avant 1986. Pour ceux qui souhaitent vivre l'expérience à leur rythme, le Sonangol Africa Eco Race Raid permet aux pilotes d'évoluer sans chrono.

Pour les inscrits, l'aller retour des véhicules Europe/Afrique, le passage aller bateau des participants, les bivouacs (restauration et hébergement), le ravitaillement essence en spéciale pour les motos et quads, les assurances des véhicules en Mauritanie et Sénégal et la remise des prix sont inclus dans le prix.

Cette année, les organisateurs négocient des partenariats avec des compagnies de transport, pour proposer des tarifs à bas prix. Affaire à suivre...

http://www.africarace.com

21/04/2013

Aide aux talibés de Mbour

Une association appuie l’insertion des talibés pour vaincre la mendicité

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L’association "Pour une enfance" a érigé un centre d’accueil et de soins pour talibé au quartier Santhie de Mbour (ouest), en vue d'accompagner l’insertion socio-économique de ces élèves d'écoles coraniques et de vaincre la mendicité des enfants, a appris le correspondant de l'APS.

‘’Nous sommes, actuellement, en train de travailler avec les maîtres coraniques, pour leur expliquer qu’il est bien d’enseigner aux enfants le coran, mais il serait aussi mieux de leur apprendre un métier pour qu’ils ne puissent pas aller mendier’’, a dit le docteur Mor Diaw, responsable de ladite association.

Directeur de l’hôpital de Mbour, Dr Diaw s’exprimait samedi à l’occasion d’une journée de circoncision gratuite destinée aux talibés. A la suite de la circoncision, un repas communautaire a été financé par les membres de ladite association qui ont aussi offert des vêtements et des nattes à ces apprenants et à leurs maîtres.

L’association a mis en place ce centre d’accueil et de soins pour une meilleure prise en charge des talibés. Ce centre a été financé par la municipalité de Mbour, qui a mis à la disposition de l’association un terrain désaffecté qui a été réhabilité avec l’appui de l’association "Pour une enfance".

‘’Nous avons pu recruter un infirmier qui fait des soins gratuits pour talibés de la zone et même de toute la commune de Mbour et ses environs. Nous avons aussi mis en place une salle d’alphabétisation gérée par un facilitateur que nous avons pris en charge’’, a expliqué Dr Diaw.

Avec l’appui de l’Agence nationale de la maison à outil (ANAMO), l’association a aussi pu équiper une salle de couture pour la formation des talibés âgés de plus de 14 ans.

‘’Nous avons des possibilités de mettre en place d’autres corps de métier. Si nous parvenons à avoir des partenaires qui nous construisent d’autres locaux au niveau de ce centre, l’ANAMO est prête à investir encore pour d’autres corps de métier’’, a signalé Dr Mor Diaw.

L’association "Pour une enfance" compte également aider les talibés et leurs maîtres coraniques dans des activités de maraîchage et l’agriculture, afin qu’ils puissent se nourrir des produits de ces activités qu’ils pourraient faire dans ce site.

ADE/SAB 

Taxe de 3% difficile à avaler

Taxe de 3% sur les denrées de première nécessité Les commerçants menacent de s’en prendre aux consommateurs

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Risque de tension économique dans les ménages

Le Gouvernement Sénégalais a décidé d’instituer un acompte, au titre des importations de produits de consommation au taux de 3% de la valeur en douane des produits majorés des droits d’entrée exigibles à l’exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée et des droits d’enregistrements et de timbre. L’interprofession Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) et l’Union Sénégalaise des entreprises de transit et de transport agrées (USETTA) ont noté que cette mesure ne saurait prospérer et menacent de faire payer aux consommateurs cette marge qui leur a été appliquée, en augmentant les prix des denrées de première nécessité.

En conférence de presse, hier, au siège de l’Unacois, les deux entités ont fustigé cette mesure et noté qu’elle n’était qu’un moyen, pour l’administration fiscale, de trouver un mécanisme de compensation du gap de recettes créé par la réduction de l’impôt sur les salaires. «En ce moment, il est acceptable pour les commerçants de payer, en lieu et place des salariés», s’est écrié Ousmane Sy Ndiaye, Secrétaire permanent de l'Unacois qui ajoute qu’une liste de plus de cent produits est soumise à cette nouvelle imposition.

Incompréhension ?

Les commerçants et transitaires ont aussi décelé une incompréhension, en ce qui concerne les appellations de la nouvelle mesure. «Dans le nouveau code, il est fait référence à ‘acompte sur les importations’, ce qui ne correspond à aucune réalité économique ou juridique. Et il est constaté que la nouvelle mesure est appliquée à tous les conteneurs au Port et serait à l’origine de la hausse sur le prix du lait constatée, dernièrement», a ajouté Ousmane Sy Ndiaye.

Risques de tensions économiques

Des risques de tensions économiques ont, donc, été évoquées, avec l’application de cette mesure, selon l’interprofession Unacois- Usetta, puisqu’elle affaiblit le partenariat public privé, en faveur de la relance de l’économie nationale et va annihiler les efforts entrepris par le Gouvernement, en faveur de la baisse des prix des denrées de première nécessité. «Si on nous impose cette hausse, nous allons, à notre tour, la répercuter sur les prix des denrées, nous allons les augmenter et ce sont les consommateurs qui en pâtiront», a enfin dit le Secrétaire permanent de l’Unacois. L’interprofession a ainsi demandé à l’Etat de bâtir les consensus nécessaires, dans les meilleurs délais.

Mamadou DIOUF 

Y'a pas photo, le sexe progresse au Sénégal

Des filles nues se vendent à 200 mille francs via internet

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Le phénomène a pris de l’ampleur à Dakar et dans les régions de l’intérieur du pays, où des filles se photographient nues comme des vers, mettant en exergue leur partie intime, pour les vendre à 200.000 F CFA (300 euros).

Le mode opératoire de ces filles est de se concerter avec leur partenaire, la plupart des cas des émigrés, via les réseaux sociaux dont Facebook et Skype.

Cette pratique, accompagnée aussi de messages vulgaires tels que «ouvre-moi ton vag…, clique le clit…fais clignoter…» a fini par entraîner la banalisation du sexe et la dépravation des mœurs de la jeune génération qui se rue du matin au soir dans les placards des claviers des cybers café.

«Dernièrement, j’ai été surpris quand un soir, ma petite amie bien aimée est venue me dire qu’elle voudrait que je lui fasse une photo de son sexe car, il y a un émigré avec qui elle s’est connue sur Facebook qui le lui demandait. Et qu’elle préfère que ce soit moi son copain qui lui fasse la photo», explique Briham, dans l’enquête de Grand Place.

Croyant à une blague trop osée de la part de sa chérie, le jeune homme se rend vite compte du sérieux de sa petite amie qui lui précise qu’elle a 200.000 F CFA à gagner dans l’opération, une fois la photo envoyée à l’émigré.

Au Sénégal, la fulgurante ascension de Facebook et de Skype a entraîné l’arrivée d’hommes qui font miroiter des filles et mêmes de bonnes belles dames de l’argent afin qu’elles prennent de belles photos de leur sexe ou sein, et de les leur envoyer via l’internet.

«J’ai envoyé des photos de mon sexe à un émigré via l’internet, moyennant 200.000 F CFA. De plus, il m’a promis un ordinateur afin que je puisse procéder discrètement à cet acte obscène», confie une de ces pratiquantes.

«Je ne parle même pas du net, mais rien qu’au téléphone portable, jeunes filles et garçons, et des souvent des femmes mariées, se livrent à ce jeu obscène», poursuit une autre pratiquante.

Ndiack FAYE

A mi championnat de foot

Le Jaraaf arrive à la hauteur du leader, Diambars

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Grâce à sa victoire 1-0 sur le Guédiawaye FC, ce vendredi, l’équipe du Jaraaf est revenue à la hauteur du leader de ligue 1, Diambars qui compte le même nombre de points, 28 à mi parcours du championnat d’élite sénégalais.

Si l’équipe de Diambars reste leader avec un meilleur goal-average, son retour en force de l’équipe de la Médina donne plus d’intérêt à la ligue 1 sénégalaise.

Le FC Diambars compte toutefois un match en moins contre l’US Ouakam, c’est la même chose que le Casa Sports qui doit en disputer quatre.

Il jouera le premier ce dimanche contre Yeggo dans son fief du stade Aline Stoé Diatta.

La Ligue 1 sénégalaise va faire une pause du samedi 20 avril au 12 mai prochain.

Pendant ce temps, le Casa Sports et les autres équipes ayant des matchs en retard, vont tenter de remettre leur calendrier à jour.

Voici les résultats de la 15-ème journée :

Mercredi : Diambars – Casa : 0-1, DUC – Yeggo : 0-0, Niary Tally – Linguère : 0-0

Jeudi : US Ouakam – Port : 1-1, AS Douanes – Ngor : 0-1

Vendredi :  Gorée – Touré Kunda : 1-2, Jaraaf – Guédiawaye FC : 1-0

Salif Diallo

Les Indiens investissent à Thiès

Une unité industrielle métallurgique indienne implantée bientôt dans la région de Thiès

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L’entreprise s’appelle Sree Sumangala Metals and Industries Ltd. Son siège est à Chennai, dans le Sud de l’Inde. Elle est spécialisée dans l’aluminium et le cuivre. Au pays de Ghandi, Sree Sumangala figure parmi les plus importantes sociétés industrielles spécialisées dans les métaux ferreux et non ferreux. C’est l’un des plus gros fournisseurs  de matériels pour l’industrie automobile et les sociétés d’électricité.

Au Sénégal, c’est la région de Thiès qui a été choisie, comme futur site d’implantation. Le directeur général de cette entreprise, Karthik SABANAYANGAM, et son associé, El Hadji Modou PENE, président du Rofs, le Regroupement des opérateurs de la ferraille du Sénégal, viennent d’effectuer une visite de terrain à l’issue de laquelle, ils se sont rendus à l’Apix.

Ce vendredi 19 avril 2013, le directeur général de Sree Sumangala Metals &Industries Ltd, accompagné de son excellence Amadou Moustapha DIOUF, ambassadeur du Sénégal en Inde, et du président du Regroupement des opérateurs de la ferraille du Sénégal, El hadji Modou PENE, ont été reçus, en audience, par Alioune SARR.

Présentant son projet, Karthik SABANAYANGAM a fait savoir qu’il permettra la création d’emplois, grâce à un investissement, dans une première phase, d’environ 1 million de dollars américains. « Le démarrage du projet devrait intervenir rapidement, si du côté du Sénégal les conditions étaient réunies », a-t-il ajouté.

Le  ministre du Commerce, de l’Industrie et du Secteur informel, s’est félicité du choix porté sur notre pays, pour implanter cet important projet. « C’est un secteur concurrentiel sur lequel le gouvernement compte énormément, dans sa politique de relance du développement industriel », a-t-il indiqué.

Et, Alioune SARR de poursuivre : « Dans le schéma directeur de notre politique industrielle, nous entendons privilégier les petites unités, pourvoyeuses d’emplois, comme celles que nous avons vues en Inde ».

En réponse à son interlocuteur, le ministre en charge de l’industrie a fait remarquer que les conditions sont désormais réunies, pour permettre à ce secteur d’évoluer favorablement. Ceci, grâce à l’interdiction, par décret présidentiel, de l’exportation de la ferraille, la mise en place, récemment, d’un cadre réglementaire, qui régit l’exploitation et la commercialisation de la ferraille et l’organisation des acteurs de la filière.

En conclusion, Alioune SARR a promis à l’investisseur indien le soutien de son département et du gouvernement du Sénégal.

LeSoleil

La Chine va éclairer le goudron

La Chine finance un projet solaire d’éclairage routier d’un montant de 400 millions de FCfa

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La République populaire de Chine a accordé au Sénégal un don de 80 lampadaires  fonctionnant à l’énergie solaire d’un montant global de 400 millions de francs Cfa. C’est le ministre des Transports et des Infrastructures, Thierno Alassane Sall qui a présidé la cérémonie de réception du don qui s’est tenue sur le parvis de l’Assemblée nationale.

La réception de 80 lampadaires fonctionnant à l’énergie solaire représente, pour le ministre Thierno Alassane Sall, un signal fort  et un  exemple édifiant sur les possibilités de lancer un partenariat public-privé sur les  énergies propres. Les privés sénégalais doivent se tenir prêts pour relever ce défi en vue de fabriquer et de commercialiser les panneaux solaires comme cela se fait dans des pays références comme la Hollande ou le Danemark poursuit le ministre.

La demande en énergie est très forte et c’est un gisement potentiel dans le cadre de nos relations avec la Chine à en croire l’Ambassadeur  de Chine au Sénégal, Xia Huang. La réalisation du projet découle d’un engagement pris par le géant asiatique au cours de la 4ème conférence sino-africaine. C’est un projet pilote en vue d’un partenariat public-privé pour des technologies de pointe et cela va aider le Sénégal à s’engager dans sa voie d’industrialisation et d’émergence, renchérit le diplomate. Les quatre sites retenus pour ce projet-pilote sont la devanture de l’Assemblée  nationale, la route nationale numéro 1, la grande mosquée de Dakar et la cathédrale. Il s’agit d’un projet de coopération  entrant dans le cadre de l’aide publique au développement qui encourage le Sénégal dans ces efforts de promotion du mix énergétique. Le lancement du projet s’est tenu en présence de  Diombass Diaw, conseiller technique du ministre de l’Energie et des Mines, empêché.

M. L. DIATTA

La Pologne va profiter du nouvel aéroport

Des investisseurs polonais aux côtés de l'APIX, pour construire une zone économique spéciale à Diass

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L’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux de l'Etat (APIX) a signé avec des investisseurs polonais, vendredi à Dakar, une convention de partenariat, en vue de la construction d'une zone économique spéciale à Diass, dans le département de Mbour (Ouest).

''Nous marquons un grand pas en signant cet accord de partenariat avec les investisseurs polonais'', a déclaré Diène Farba Sarr, directeur général de l’APIX, lors de la signature de l'accord avec des responsables des agences polonaises Elżanowski Cherka & Wąsowski (ECHW) et Fair Minds consultings Group.

''Cette signature, qui rentre dans le cadre de la réalisation de la zone économique de Diass, nous permettra de démarrer au plus vite les travaux de la zone économique spéciale intégrée de Dakar", a expliqué M. Sarr.

Des responsables du Conseil national du patronat (CNP), du Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) et de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS) ont assisté à la cérémonie de signature de la convention de partenariat.

"Le Sénégal ambitionne d’être dans le top 10 des pays développés d'Afrique de l’Ouest des prochaines années. Et, nous espérons pouvoir y arriver avec l’appui financier et technique des investisseurs polonais", a ajouté Diène Farba Sarr.

Selon lui, l’expérience sénégalaise dans les "grands travaux" est reconnue par les bailleurs de fonds à l’étranger. "Nous la vendons et allons également la chercher partout, pour la croissance de l’économie du pays d’ici" quelques années, a-t-il dit.

La convention de partenariat permettra aussi à l’APIX de démarrer "très prochainement" la construction de la Zone économique spéciale intégrée de Dakar, qui a pour vocation d’offrir un ensemble d’infrastructures et de services assurant aux entreprises sénégalaises "les meilleurs conditions" d’exercice de leurs activités, a assuré M. Sarr.

"Le projet vise à créer les conditions d’émergence et de développement d’un pôle de compétitivité et de croissance économique capable d’exercer un impact positif sur l’économie nationale", a-t-il expliqué.

Le directeur général de Fair Minds consulting Group, Arthur Zdybicki, a souhaité pour sa part que le Sénégal réussisse sa croissance économique dans les années à venir, comme la Pologne le fait depuis 20 ans.

''Nous souhaitons que le Sénégal accomplisse un autre niveau de développement à travers la réalisation de grands projets. Nous l’avons réussi et espérons que le Sénégal, grâce à ce partenariat, va le réussir et devenir leader dans la sous-région", a encore dit M. Zdybicki.

APS