31/05/2013

Les rois du visa

Deux hommes à la réputation douteuse pour la confection du nouveau visa sénégalais

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Après avoir gagné le marché relatif au nouveau visa sénégalais, l’ivoirien Adama Bictogo a invité son binôme, le belge Louis Michel pour partager le gâteau avec lui.

Deux hommes à la réputation douteuse pour la confection du nouveau visa sénégalais

Le Sénégal a décidé d’appliquer la réciprocité à tous les pays qui demandent à nos compatriotes des visas pour entrer sur leur territoire. Jusqu’ici rien d’anormal.

Cependant, là où le bât semble blesser, c’est le fait que le gouvernement sénégalais n’ait trouvé rien de mieux à faire que de confier la confection des nouveaux visas à deux hommes qui n’ont pas bonne presse.

Le premier, c’est l’ivoirien Adama Bictogo. Limogé du gouvernement ivoirien pour malversation financières, le député membre du RDR d’Alassane Ouattara a su rafler le marché du nouveau visa par entente directe.

S’agissant du second, c’est le premier qui lui a balisé la voie. D’après Libération épluché par Setal.net, Adama Bictogo a choisi Zetes, propriété de Louis Michel, pour l’implantation du projet du visa biométrique sénégalais et ladite société livrera ainsi 66 stations d’enrôlement fixes aux ambassades, postes consulaires et postes frontières sénégalaises.

Ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre de Belgique de 1999 à 2004, Louis Michel sera surnommé Kabilou pour ses relations avec le dictateur congolais Joseph Kabila. C’est dire que les autorités sénégalaises sont peu regardantes sur le profil de ceux à qui ils ont affaire.

Libération/setal.net

Esclavage domestique

Pour l’abolition de l’esclavage moderne des travailleuses domestiques au Sénégal

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Au Sénégal nous aimons pointer du doigt la Mauritanie où, malgré l’abolition officielle de l’esclavage, les haratines continue de subir le tâcheronnat, terme politiquement correct pour désigner leur servitude. Mais si on regarde chez nous, dans nos maisons, on se rend vite compte que le traitement réservé à nos Mbindaan, s’apparente à une forme d’esclavage moderne qu’il urge d’abolir.

La supposée affaire d’esclavage moderne concernant Mme Mame Fatim Guèye, fille de Mme Aminata Tall (Présidente du Conseil Economique, social et environnement du Sénégal) et ambassadrice déléguée du Sénégal auprès de l’Unesco, appelle à plaider la cause de nos sœurs sénégalaises qui travaillent en tant que Mbindaan (Bonne : employée domestique bonne à tout faire). Si les faits reprochés à Mame Fatim Guèye sont avérés (ce qui mériterait des sanctions en France comme au Sénégal), les sénégalais ne devraient pourtant pas s’alarmer de leur gravité. Tous les jours, dans nos villes, nous voyons des pires traitements infligés à des femmes domestiques mal payées et mal aimées. Elles sont quotidiennement chargées comme des mules par des employeurs profiteurs, traitées comme des esclaves par les plus impétueux. Leur supplice n’alarme personne.

Au Rond-point Liberté 6 à Dakar, du côté gauche des deux voies qui mènent à la Vdn, elles sont recrutées en plein jour, à deux mètres des excréments laissés par les chevaux parqués derrière la station d’essence, au vu et au su de tous, sans aucune formalité garantissant leurs droits, ni leur sécurité. Quant on passe devant elles, on peut lire dans leurs yeux la tristesse et l’angoisse qui hantent leur attente.

Comme disait Montesquieu, « C’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. Il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites » (De l’Esprit des Lois). Pour un juste équilibre, il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. Cela est vrai pour le respect des citoyens dans une démocratie ; c’est aussi vrai pour le respect des travailleuses domestiques par leurs employeurs. Il faut donc que l’Etat encadre et contrôle le pouvoir des employeurs sur leurs domestiques. Il ne s’agit pas de remettre en cause la flexibilité contractuelle qui caractérise ce domaine. On ne saurait appréhender ces rapports de travail avec les dispositions classiques du code du travail. Il s’agit de poser des règles minima à respecter et des bornes à ne pas franchir, pour préserver la dignité de ces sœurs qui ont fui la dèche dans leurs villages pour trouver en ville des moyens de survie. Encore que, une partie d’entre elles, est bien citadine.

Une servitude à peine voilée

Les Bonnes au Sénégal sont souvent victimes de maltraitance et de mépris. Quant elles débarquent de leurs villages, on les regarde comme des pestiférées. Quand on les recrute comme domestiques, elles sont souvent mal nourries et mal logées. Quand on les fréquente dans le quartier, on les considère comme des has been. Quant on veut se débarrasser d’elles, on les accuse à tort de tous les torts.

Parmi elles, certaines sont moins bien traitées que les esclaves domestiques issues de la traite négrière en Amérique. Celles-là, on les nourrissait, on les habillait, et on leur donnait le temps de se reposer. Il existe des similitudes entre les clichés dont souffraient celles-là il a y trois siècles, et ceux dont souffrent celles-ci au 21ème siècle : Quand la Bonne est trop noire, c’est parce qu’elle est salle ; quand la Bonne est trop belle, elle détournera le mari de la maîtresse ; quand la Bonne est trop « bonne », on peut abuser sexuellement d’elle ; quand la Bonne est violée par le maître de la maison, c’est elle qui l’a provoqué ; quand la Bonne est bien payée, elle aspirera à la liberté ; quand la Bonne est enceinte, elle devient improductive et il faut immédiatement la licencier ; quand un bijou de la maîtresse disparaît, c’est la Bonne qui l’a volé ; quand la Bonne s’habille d’elle-même, c’est la ringardise personnifiée ; quand la Bonne exige son salaire, elle fait de la rébellion. Au final, à part bonne à tout faire, la Bonne est tout sauf bonne.

Dans nos foyers sénégalais, cela ne choque pratiquement personne que la Bonne soit tenue d’accepter les surplus de travail sans surplus de salaire ; que la maîtresse de maison puisse diminuer arbitrairement son salaire ; qu’elle n’ait pas de pause de travail, qu’elle n’ait pas le droit de tomber malade et qu’elle doive, si ça lui arrive, venir quand même travailler au risque d’’être licenciée et remplacée le jour même sans aucun avertissement ; qu’elle puisse être remerciée parce qu’elle aura fait une sieste en même temps que le reste de la famille. On entend souvent dire : « ana mbindaan ak sieste ? ki fouyy na dé ! » (Pour dire qu’une Bonne qui fait une sieste est effrontée)

La Bonne est la bonne à tout et la Bonne pour tous. Chaque membre de la famille, même les bambins, peut lui donner des ordres. Et ces ordres sont parfois contradictoires. Elle devient alors le souffre-douleur de la famille et le bouc-émissaire de leurs crises d’humeur. Certains couples, respectables vus de l’extérieur, n’ont aucun scrupule à demander à leur Bonne de laver leur linge intime : le caleçon de monsieur ou la culotte de madame. C’est dégradant !

Il arrive souvent que la Bonne retourne au village, non pas avec le pactole rêvé en venant travailler en ville, mais avec un bébé issu d’une grossesse non désirée. Soit parce qu’elle a été victime d’un viol domestique ou victime d’un maître Tartufte qui a profité de sa naïveté, soit elle a succombé à la tentation de l’argent facile pour améliorer son sort et celui des siens. Parfois ce bébé n’arrivera jamais au village, parce que la Bonne aura avorté ou jeté le nouveau-né dans une benne à poubelle, pour éviter de perdre son boulot ou de subir le déshonneur qui l’attend au village. Et quand cela arrive, la population sénégalaise, avide de faits divers et adepte du voyeurisme, va crier au scandale et à l’infamie. Alors qu’elle est la complice indirecte de cet acte abominable.

Avec leurs modiques salaires, les Bonnes sont obligées de vivre dans des taudis insalubres et précaires que des dakarois nomment ironiquement des Senzala, en référence aux hangars réservés au logement collectif des esclaves qui travaillaient dans les fabriques et plantations de canne à sucre au Brésil. Là aussi, elles sont condamnées au pilori, par des marchands de sommeil qui leur louent au prix fort des immeubles en chantier ou des baraquements pourris, infestés de rats et autres bestioles. Pour manger le soir, elles sont souvent obligées d’attendre les restes données par les familles d’à côté.

Pour payer le loyer avec leurs maigres revenus, elles sont obligées de se mettre à plusieurs dans une chambre, avec les méfaits de l’insalubrité et de la promiscuité. Le paradoxe est que ce sont ces mêmes dakarois qui les incitent à la débauche, en leur proposant d’arrondir leurs fins de mois avec des relations sexuelles tarifées. Dans certains quartiers de Medina, Grand Dakar, Khar Yalla, Grand Yoff, Rebeuss, Thiaroye, ou Yeumbeul, ce n’est plus un tabou.

Une particularité sénégalaise qui requiert une solution sénégalaise.

Si la question des Mbindaan demeure entière, ce n’est pas par manque de cadre légal relatif au travail domestique. Nous avons un code du travail qui fait partie des meilleurs dans la sous-région. Qui plus est, le Sénégal est membre de l’Organisation internationale du travail depuis son accession à l’indépendance, et a ratifié plusieurs conventions internationales garantissant les droits des travailleurs.

C’est plus l’application que l’existence de la loi qui fait défaut. Parfois ces textes internationaux ne sont pas adaptés à nos réalités sociétales. Nous devons avoir le courage de ne pas les ratifier si tél est le cas, ou du moins, d’émettre des réserves sur les matières et les champs régis par ces accords. Il en est ainsi de la Convention n° 189 et la Recommandation n° 201 sur le travail décent pour les travailleuses et travailleurs domestiques, adoptées le 16 juin 2011 à la Conférence internationale du Travail de l’OIT.

Pour ratifier ces textes le Sénégal peut, et doit émettre des réserves concernant nos Mbindaan. Nous pouvons les exclure partiellement du champ de ces accords internationaux et poser des règles locales plus adaptées à leur situation. Par exemple, l’abolition effective du travail domestique des jeunes filles (les Djankh) sera difficile à mettre en œuvre dans notre pays. Souvent confiées à des familles par des parents qui n’ont pas les moyens de les entretenir, il serait inadapté d’assimiler leur travail aux contrats de la vie économique régis par le code du travail. Ces jeunes filles sont bien souvent accueillies dans des familles de proches, contrairement à ce que veux ces textes internationaux.

Pour améliorer le sort de nos Mbindaan les pistes suivantes sont envisageables :

- Il faut éviter de suivre les recommandations de certains syndicats qui souhaitent que le travail domestique soit soumis entièrement aux dispositions du code du travail, au même titre que tout autre contrat de travail. Une telle démarche pourrait être contre-productive. Les familles sénégalaises qui emploient des bonnes, dans leur grande majorité, n’ont pas les moyens de leur payer une sécurité sociale, une couverture maladie, une caisse de retraite, des congés payés, des congés maternité, etc., comme dans les pays développés.

Imposer de telles charges reviendrait à mettre fin à l’essentiel des contrats de travail domestique. Seuls les expatriés avec un bon pouvoir d’achat pourraient alors s’offrir ce luxe. La réglementation sénégalaise sur les bonnes, désuète parce que quasiment jamais appliquée, doit être dépoussiérée. Il faut un nouveau cadre simplifié, tenant compte de l’équité et de l’équilibre entre les intérêts des bonnes et les revenus des ménages sénégalais.

- La situation de dépendance économique et de subordination à domicile devrait être systématiquement considérée comme une circonstance aggravante, lorsque la bonne est victime de coups et blessures, d’harcèlement sexuel ou de viol commis sur sa personne par ses employeurs.

- Il serait bien de mettre en place dans chaque municipalité un comité de veille et de médiation composé d’élus locaux. Ce comité devrait être doté de la personnalité juridique et pouvoir ester en justice pour défendre les bonnes qui renoncent à le faire , faute de moyens et de connaissance de leurs droits.

- Il faut mettre un terme aux points de recrutement anarchique, tel que celui du Rond-point Liberté 6. A la place on pourrait créer des missions locales de conseil et de recrutement, sous la houlette des comités de veille et de médiation. La création d’agences privées de recrutement, sous contrôle de l’Etat, peut aussi être encouragée.

- il faudra proposer des contrats-cadres, disponibles dans les mairies. Ces contrats doivent mentionner les principales charges de la Bonne et la rémunération qui lui est due pour ces tâches ; le nombre maximal d’heures de travail journalier et hebdomadaire de la Bonne ; l’obligation par l’employeur de lui accorder un jour de repos hebdomadaire et des jours de congés non payés lors des grandes fêtes comme la Korité, la Tabaski, Pâques et Noël ; l’obligation de dresser un préavis de licenciement d’un mois, etc.

- L’Etat devrait mettre en place un fonds d’aide médicale pour les travailleuses domestiques. Elles remplissent une fonction sociale et économique pour notre pays et, à ce titre, méritent un traitement particulier. Sans elles, beaucoup de ménages sénégalais ne pourraient pas satisfaire convenablement à leurs besoins quotidiens.

Aliou TALL 

Tant de milliards...

Tant de milliards...

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Après douze mois de traque des biens supposés mal acquis, la ministre de la Justice du Sénégal, Aminata Touré, a remis mercredi un chèque d’un milliards de FCFA, recouvrés dans le cadre de la traque des biens mal acquis, au ministre du Budget Abdoulaye Daouda Diallo. Cette somme servira à renforcer les moyens des forces de sécurité. Cette grande cérémonie de remise d'argent récupéré, après une première d'un autre demi milliard provenant de ces mêmes traques n'est en fait que symbolique. C'est l'arbre qui cache la forêt. Ce sont des centains et des centaines de milliards qui ont été détournés par l'ancien régime Wadien. Sinon que le peuple va être ravi, les enquêteurs et juges remerciés grassement; Macky Sall pouvant continuer à laver plus blanc.

Ces milliards sont dérisoires en fait! L'Algérie vient d'annuler la dette, entre-autres, du Sénégal. 400 milliards! Ajoutons à celà les 30 milliards accordés hier par la banque mondiale au pays de la téranga. Ajoutons-y les centaines de milliards qui tombent quasi chaque semaine en provenance de l'Europe, des Etats Unis, des pays de Moyen Orient et d'Asie et vous aurez compris que ce pauvre pays du Sénégal est plein de ressources...

Avouons que les besoins sont immenses mais, est-ce que ce qui est dépensé est judicieux? Est-ce que le filtre des poches de certains n'est-il pas trop serré? Est-ce que l'exécution des investissements est correct? Les priorités sont elles respectées? 

A voir l'état du pays, on en doute. Les paradoxes et les injustices sociales sont scandaleux! La bonne gouvernance, honnête, désintéressée, judicieuse n'est pas encore celle qui gère aujourd'hui ce pays. Mais, comme me disait l'autre matin une dame de Pikine: "Tant qu'on nous donnera des sacs en plastique pour nos achats, on les jettera dans la nature".

Brb

30/05/2013

Poisson d'élevage au pays du poisson...

Face à la crise de la pêche, le Sénégal tente le poisson d’élevage

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Des tilapias d’élevage barbotent dans un étang près du fleuve à Moundop, dans le nord du Sénégal: confronté à la baisse des captures en milieu naturel, ce pays tente la pisciculture qui attire de nombreux paysans et pêcheurs, mais reste embryonnaire.

J’ai fait ma première récolte de poissons en janvier avec 1.121 individus d’un poids moyen de 277 grammes que j’ai vendus et j’en referai dans les prochains jours, affirme Serigne Fallou Ndao, debout devant ses cinq étangs creusés à Moundop, au bord du fleuve Sénégal, pour élever des tilapias.

Sur la piste en latérite menant vers ce site de la vallée du fleuve, les casiers rizicoles sont les principaux aménagements agricoles.

Je fais du riz et du maraîchage mais, depuis 2009, je l’associe à la pisciculture qui est plus rentable que l’agriculture, affirme M. Ndao, peu loquace sur ses revenus.

Sur le site voisin de Maraye, des ouvriers construisent des bassins en béton et creusent des étangs, au milieu du bruit des engins de terrassement.

Nous aménageons le plus grand site de pisciculture du Sénégal, sur 25 hectares, pour sélectionner 50 promoteurs privés et démarrer la production en juillet, dit Abdoulaye Ngom, de l’Agence nationale d’insertion et le développement agricole.

Les sites de Moundop et Maraye sont approvisionnés en semences (larves et alevins) à partir de la ville de Richard-Toll, qui abrite la principale station piscicole du pays.

Le Sénégal est devenu autosuffisant en géniteurs et chaque année, 50.000 à 100.000 individus servent à renouveler le stock pour alimenter en semence les zones piscicoles du nord, du centre et du sud du pays, affirme Théophile Diouf, chef du bureau de Richard-Toll, rattaché à l’Agence nationale d’aquaculture (ANA) du ministère de l’Environnement.

Après de premières expériences dans les années 1980, l’ANA a été créée en 2006 pour créer des emplois dans la pisciculture. Le tilapia et le poisson-chat, deux espèces locales robustes et faciles à élever, ont été choisis , souligne Mamadou Sène, expert à l’ANA.

Poisson rare et cher

Le poisson est devenu rare et cher au Sénégal, mais notre pays a des potentialités pour la pisciculture avec quatre fleuves, 700 km de côtes maritimes et des eaux chaudes. Les demandes de création de fermes piscicoles se multiplient, de la part de paysans et de pêcheurs, affirme-t-il.

D’une dizaine de tonnes avant 2008, la production de poisson d’élevage est officiellement passée à 321 tonnes en 2012 et l’objectif est d’avoir 10.000 tonnes en 2018.

Ce volume est loin des 436.000 tonnes pêchées en 2011 en mer mais, depuis plusieurs années, les ressources sont surexploitées, notamment par les flottilles étrangères, et des espèces comme le mérou sont menacées d’extinction, selon des chercheurs.

Faute de poisson, des familles ont de plus en plus de difficultés pour préparer le tiep bou dieune, le riz au poisson en langue wolof, un des principaux plats nationaux.

Selon les spécialistes, beaucoup de poissons consommés par les Sénégalais sont pêchés en Mauritanie et en Guinée-Bissau voisines, et les pêcheurs doivent aller de plus en plus loin pour en trouver.

Dans la zone du fleuve Sénégal, beaucoup de pêcheurs se sont convertis en éleveurs de poissons à cause de la baisse des captures, affirme Théophile Diouf.

Nous n'’avons plus de poissons depuis la construction des barrages sur le fleuve Sénégal dans les années 1980, des plantes ont envahi les plans d’eau, gênent les pirogues et la pose des filets, affirme Ousmane Guèye, pêcheur à Richard-Toll qui élève maintenant des poissons dans des cages flottantes.

Mais, malgré son intérêt grandissant, la pisciculture a ses contraintes, dont l’accès à la terre et au crédit. En plus, il n’y a pas au Sénégal d’entreprise spécialisée dans la production d’aliments pour poisson. On est obligé d’en importer, dit M. Sène.

De l’aliment local est produit en faible quantité à partir de son de riz et de mil, de tourteaux d’arachide et de la farine de poissons, dit M. Diouf.

Serigne Fallou Ndao appelle à un meilleur encadrement des éleveurs privés, actuellement appuyés par l’ANA et des organismes comme la FAO, et à des formations sur les techniques d’élevage. Je veux récolter, dit-il, mais je n’ai pas de moyens pour savoir la taille de mes poissons.

AFP/Jean Louis Verdier

Visions du visa...

Réciprocité des visas: les acteurs du tourisme sonnent l’alerte

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Les acteurs du tourisme regroupés dans la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique au Sénégal (FOPITS), et les Agences de voyages (SAVTS) ainsi que les organisations des travailleurs du secteur touristique (CNTS-UNSAS-CNTS-FC), ont demandé au gouvernement de renoncer à exiger la réciprocité de l’accord de visas aux ressortissants des pays européens souhaitant visiter le Sénégal. C’était hier mercredi, au cours d’un point de presse. L’entrée en vigueur de cette décision gouvernementale est prévue pour le 1er juillet prochain.

Les acteurs du tourisme Sénégalais regroupés dans la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique au Sénégal (FOPITS), et les Agences de voyages (SAVTS) ainsi que les organisations des travailleurs du secteur touristique (CNTS-UNSAS-CNTS-FC), ont organisé hier mercredi à Dakar, un point de presse pour attirer l’attention des plus hautes autorités du pays et de l’opinion publique sur les conséquences de l’application de la réciprocité des visas d’entrée à compter du1erjuillet 2013.

Soucieux de l’avenir de ce secteur, les acteurs demandent au gouvernement de mesurer l’impact de l’application d’une telle mesure dans ce secteur pourvoyeur d’emplois. Face à la presse, les acteurs ont dit toutes leurs « inquiétudes » par rapport à la problématique de la réciprocité du visa d’entrée et la promotion de la destination Sénégal.

«Dans un tel contexte international particulièrement difficile, l’instauration du visa aux touristes hors zone CEDEAO constituerait un frein au développement des flux touristiques vers le Sénégal et aurait des conséquences qui se traduiraient par une cascade de fermeture d’entreprises et des pertes de milliers d’emplois.», soutiennent les acteurs.

Au cours des dernières décennies, notent en substance ces derniers, « l’activité touristique a connu au niveau mondial une croissance continue chiffrée par l’Organisation Mondiale du Tourisme en termes de performance, soit 5% du PIB mondial, 235 millions d’emplois, 30% des expectations mondiales de services. Depuis 2000, le tourisme au Sénégal se trouve dans une longue période de régression des acquis de la destination due à une combinaison de facteurs endogènes et exogènes ».

De l’avis des acteurs «Si le tourisme Sénégalais vit dans une totale léthargie, c’est parce que des problèmes tels que le leadership de l’Etat en matière de tourisme, la surcharge de taxes aéroportuaires affectant lourdement la compétitivité de la destination en renchérissant son coût et la crise financière internationale, entre autres, pèsent lourdement sur ce secteur ».

Aussi, en dépit de ses potentialités très largement inexploités, la contribution économique du tourisme s’élève aujourd’hui à 6% du PIB du pays, sans oublier les emplois générés ainsi que les effets induits sur la vie des populations, selon les acteurs.

Par ailleurs, ces derniers ont réclamé le retour de l’Agence nationale de promotion du tourisme (ANPT), supprimée par les autorités actuelles. Une autre mesure qui, selon eux, va impacter négativement la promotion du tourisme.

Sudoline/Jean Louis Verdier

Haïdar, on veut du concret!

Ali Haïdar annonce une batterie de textes réglementaires

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Ali Haïdar le ministre de l’environnement et du développement durable a participé, mercredi 22 mai, à la Somone,  à la célébration de la journée mondiale de la biodiversité. Il a plaidé pour un éco  citoyen tourné vers la lutte contre le plastique, un véritable poison pour le milieu naturel. Une batterie de textes réglementaires relatifs aux lois sur le littoral a aussi été révélée.

Ali Haïdar, le ministre de l’environnement et du développement durable a lancé , mercredi 22 mai, à la Somone, le concept d’éco citoyen  dans le but de combattre le plastique sur la forêt et l’étude d’impact environnemental. C’était  au cours d’une  manifestation  organisée dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la biodiversité. Mais aussi d’une réunion décentralisée au niveau de la réserve de Bandia.

Une occasion qu’il a saisie pour décrier la déforestation favorisant l’ensablement des espaces naturels dénudés par des dépôts de sédiments. Mais aussi pour dévoiler une batterie de textes réglementaires relatifs aux lois sur le littoral. Cette rencontre a également servi de cadre d’expression aux riverains de la lagune de la Somone, investis dans cette mission de préservation de la faune et de la flore sur ce plan d’eau. Il a rappelé le long cheminement des femmes riveraines de la Somone. Celles–ci ont commencé par reboiser la mangrove et mené des actions qui ont été couronnées en 1999 par la création de la réserve naturelle d’intérêt communautaire de la Somone polarisant les villages de Guéréo, Kégnabour, Sorokhassap et Thiafoura.

A  en croire M. Haïdar, des motions de reconnaissance sont là visibles et cela se traduit par la promotion de Soulèye Ndiaye, Abdoulaye Diop et Maguette Ba, à des postes de directeurs nationaux au niveau des services du ministère de l’environnement. Il a indiqué que la place accordée à la protection de la biodiversité dans la politique environnementale a été confortée par la mise sur pied du conseil économique, social et environnemental. Il a estimé que la démarche va s’élargir aux associations sportives culturelles. Celles-ci vont désormais intégrer la question environnementale avec l’appellation association sportive culturelle et environnementale.

Le ministre de l’environnement a par ailleurs promis de soutenir les jeunes de la Somone, reconnaissant les sacrifices qu’ils ont endurés en faisant face aux fossoyeurs de la Lagune.

Samba Niébé BA

Note de SalyNgaparou: Il a rappelé le long cheminement des femmes riveraines de la Somone. Celles–ci ont commencé par reboiser la mangrove et mené des actions qui ont été couronnées en 1999 par la création de la réserve naturelle d’intérêt communautaire de la Somone polarisant les villages de Guéréo, Kégnabour, Sorokhassap et Thiafoura.

Aéroports dans le rouge

Mauvaise payeuse, l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) voit ses comptes bloqués par le fisc

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Tourbillon à l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS). Les comptes de l’Agence dirigée par Pape Mael Diop sont bloqués depuis vendredi pour non-paiement de redevances évaluées à environ 400 millions de FCFA. Pis, les impôts ont recommandé les compagnies aériennes de ne plus payer les ADS leurs redevances, mais au Trésor public, révèlent des sources citées par le journal « L’As » qui parle même d’asphyxie en perspective. 

Pressafrik

Est-ce que le courant va passer?

Macky Sall tend la main aux Chinois pour avoir du courant

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Après être reçu par le Président Macky Sall, le super boss du Citic Private Equity entend injecter 900 millions de dollars soit 450 milliards de nos francs pour régler la lancinante question de l’énergie au Sénégal. Ce groupe chinois, qui a la réputation de rendre un pays rapidement émergent, compte, selon L’As, s’attaquer en priorité au problème de l’énergie avant de s’occuper de la question des infrastructures. Cette décision dudit groupe de faire du Sénégal une porte d’entrée en Afrique est une bouffée d’oxygène en perspective pour le successeur d’Abdoulaye Wade.

Leral.net

Quelque chose de pourri au royaume de la police

A peine nommé, le nouveau DG de la police démissionne

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Ibrahima Diallo, nommé lundi matin comme directeur général (DG) de la police nationale en remplacement de Codé Mbengue a démissionné à moins de 24 heures après sa nomination. Les quotidiens sénégalais parus hier ont cité M. Diallo dans plusieurs scandales comme celui des passeports numérisés.

Nommé lundi matin comme directeur général (DG) de la police nationale en remplacement de Codé Mbengue, Ibrahima Diallo a démissionné de son poste moins de 24 heures après sa nomination.

Le commissaire Ibrahima Diallo, ingénieur informaticien, jusque là directeur de l’automatisation des fichiers, est réputé pour être un homme de main de Me Ousmane Ngom, ancien ministre de l’Intérieur par ailleurs membre numéro 2 du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Il a été mis au centre de la lugubre histoire du marché des passeports numérisés. Un scandale financier portant sur la somme exorbitante de 118 milliards de Francs CFA, selon le journal Libération. Avec une « violation flagrante de tous les textes qui régissent la passation des marchés publics », selon les mots éclairants d’un rapport d’audit de la Cour des comptes.

Instruction a été donnée de traduire Monsieur Diallo devant une commission d’enquête à l’époque. Car l’affaire est tellement grave qu’elle menace la sécurité nationale. Le rapport de la Cour des comptes l’illustre assez clairement. « Le contrat révèle qu’aucune disposition n’a été prise pour assurer la confidentialité et la protection de l’information fournie par l’Etat et destinée à alimenter les systèmes gérés par l’Iris, alors que les données transmises par l’Etat sont relatives à l’état civil des populations sénégalaises ».

Selon nos sources, l’entourage du commissaire Ibrahima Diallo lui a suggéré dans la matinée d’hier, mardi 28 mai, de démissionner à la tête de la direction nationale de la police. Et ce dernier s’est plié à la volonté de ses proches, rejetant celle du président de la République Macky Sall qui l’a nommé. Dans la soirée, un communiqué de la présidence stipule : Monsieur Abdoulaye NIANG, Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle, est nommé Directeur Général de la Police nationale, en remplacement de Monsieur Codé MBENGUE, Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle, appelé à d’autres fonctions. Monsieur Mody NDIAYE, Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle, est nommé Directeur de la Police de l’Air et des Frontières, en remplacement de Monsieur Mamadou THIANDOUM, Commissaire de Police divisionnaire, appelé à d’autres fonctions

Cette crise, qui prévaut dans la police nationale, fait suite à la « promenade » du Coordonnateur du PDS, en Mauritanie. Pourtant, ce dernier était sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire. Le responsable des jeunes actuellement en prison, Bara Gaye, a refusé de déférer à une convocation de la police, après avoir déclaré que le Président avait retiré les passeports diplomatiques des chefs religieux pour les remettre aux homosexuels. En défiant les forces de sécurité, Bara Gaye a dit « préférer se rendre à la police le lundi matin ».

Khalil Dieme

Carrefour arrive!

Carrefour s'associe à CFAO pour conquérir l'Afrique

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Alors que le premier distributeur français s’est retiré de nombreux pays pour se concentrer sur Hexagone, il vient de créer une société commune avec CFAO, leader français de la distribution pharmaceutique et automobile en Afrique pour se lancer Continent noir. Un marché encore pratiquement vierge pour la grande distribution.

En 2015, Carrefour ouvrira son premier hypermarché en Afrique noire, à Abidjan, en Côte-d’Ivoire. En annonçant ce mercredi 29 mai, sa nouvelle association avec CFAO, l’ancienne filiale du groupe PPR qui appartient désormais au Japonais TTC, Carrefour redevient un peu le défricheur qu’il avait été dans les années 90. Après s’être retiré de la Grèce, de l’Indonésie, de la Malaisie, de la Colombie, et de Singapour cette dernière année afin de se recentrer sur la France, le le deuxième distributeur mondial repart à la conquête du monde. Avec un parfait connaisseur du terrain. CFAO, l’ancienne Compagnie française de l’Afrique Occidentale est le leader de la distribution pharmaceutique et automobile.

8 pays verront apparaître des centres commerciaux Carrefour d'ici 2023

Détenteur de 55% de cette co-entreprise, dont le capital n’est pas dévoilé, CFAO mène la danse. Et ses projets son ambitieux : "développer un réseau de galeries marchandes adaptées aux besoins des consommateurs africains et organisées autour d’un pôle d’attraction dans la distribution alimentaire en Afrique de l’Ouest et Centrale". Le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Ghana, le Nigeria, la République démocratique du Congo et le Sénégal, sont les huit pays qui devraient connaître l’ouverture d’une dizaine de centre commerciaux, de supermarchés ou d’hyper d’ici une dizaine d’année.

Dans ce continent ou la grande distribution n’est présente que grâce à quelques enseignes sud-africaines ou libanaises, la classe moyenne commence à se développer et Carrefour et CFAO ont leur place à jouer. "Notre cible concerne 24 à 25 millions de foyer, explique la porte-parole de CFAO. Pour un salaire moyen mensuel de 150 euros." L’assainissement de l’économie, les allégements de dette comme le boom des matières premières ont enfin permis un nouveau développement.

Soizic Briand

Un million d'enfants au boulot

Plus d’un million d’enfants économiquement actifs au Sénégal

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La situation des enfants au Sénégal est une préoccupation majeure pour l’organisation internationale du travail (Oit). Plus d’un million d’enfants dans notre pays sont économiquement actifs, a révélé Alioune Seck, coordonnateur du projet inter-agences pour l’amélioration de la situation des enfants à risque au Sénégal, au cours d’un atelier organisé à Saly par le Bit et l’Unicef, en partenariat avec la coopération japonaise.

Dans le cadre de sa coopération avec le Sénégal, l’Oit a mis en œuvre un programme d’appui à la lutte contre le travail des enfants, un projet exécuté conjointement avec l’appui de l’Unicef dans la région de Thiès. Pour expérimenter cette approche,  a souligné Alioune Seck, coordonnateur du projet, l’enfant doit être mis à l’abri de la peur, du besoin, pour qu’il puisse vivre dignement sa vie. Selon lui, la rencontre de Saly s’explique par la mise sur pied d’un projet d’impact. Il a été exécuté pendant 3 ans et a pris fin, avec une dizaine de programmes d’actions accès sur la fourniture de services aux enfants à l’éducation formelle, non formelle, à l’apprentissage et la formation, et à la dynamisation des économies locales, pour que tous les enfants soient à l’école et non dans les lieux de travail.  

Pour pérenniser ce projet, un système de suivi et d’observation du travail des enfants sera expérimenté afin d’assurer la traçabilité du mouvement des enfants, les retirer des lieux de travail pour les mettre à l’école, ou en apprentissage. Alioune Seck a préconisé une réflexion globale sur la situation des enfants dans les daaras, avant de révéler qu’au Sénégal près d’un million d’enfants sont économiquement actifs. Suffisant, selon Yves Olivier Kassoka, spécialiste en protection à l’Unicef, pour qu’on élabore des stratégies capables de venir à bout des pires formes de travail des enfants. Le Sénégal, a-t-il dit, est en train de travailler pour asseoir une politique de protection de l’enfant qui sera validée lors d’un conseil interministériel, avec un plan d’action sur trois ans. Les ministères en charge de la protection des enfants auront un référentiel sur lequel les acteurs se baseront pour être évalués.  

Amath Sigui NDIAYE

29/05/2013

Cher visa...

La réciprocité des visas pourrait faire perdre plus de 100 milliards au secteur

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Des acteurs sénégalais du tourisme et de l’hôtellerie ont prévenu, mercredi à Dakar, contre les conséquences de l’application de la réciprocité des visas aux pays hors zone CEDEAO, une mesure qui entraînerait un manque à gagner cumulé de quelque 104 milliards 784 millions 230.421 francs CFA, si elle venait à être appliquée en juillet prochain comme prévu.

Se gardant de commenter les raisons évoquées à l’appui de cette annonce, qui sont ‘’liées à la souveraineté qui ressortent du pouvoir régalien de l’Etat’’, les acteurs concernés, réunis au sein de la Fédération des organisations patronales de l’industrie touristique (FOPITS), ont fait part au cours d’une conférence de presse de leurs ‘’profondes inquiétudes’ relatives aux conséquences de cette décision sur l’avenir de leur profession.

 ‘’L’ouragan du visa ne laissera indemne (aucun acteur) et va arriver avec des effets dévastateurs’’ qui pourraient se matérialiser par ‘’une cascade de fermetures d’entreprises et des pertes de milliers d’emplois’’, a déclaré Mamadou Diallo, vice-président du FOPITS, en présence de membres de cette structures, de travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que de représentants de syndicats du secteur. Selon M. Diallo une étude d’impact réalisée par la profession, dans l’hypothèse de l’application de la réciprocité des visas, fait état d’une baisse prévisionnelle d’environ 35 pour cent des flux touristiques vers le Sénégal correspondant à 88 milliards 536 millions 565. 421 francs CFA. S’y ajoute un manque à gagner pour les taxes aéroportuaires de 16 milliards 247 millions 665. 000 francs CFA, soit un cumul estimé à 104 milliards 784 millions 230.421 francs CFA, a-t-il ajouté. 

A contrario, a poursuivi M. Diallo, en cas de ‘’maintien du statu quo assorti des mesures d’accompagnement liées à la mise en œuvre des recommandations du conseil interministériel’’, cette étude table sur une hausse prévisionnelle de 10 pour cent soit 27 milliards 708 millions 488.391 francs CFA. ‘’Dans le secteur de la promotion touristique, la préoccupation majeure des professionnels repose sur le besoin pressant de mettre en place une structure dédiée avec une gestion paritaire impliquant fortement le secteur privé dans le top management’’, soutient Mamadou Diallo, par ailleurs vice-président du syndicat des agences de voyage et de tourisme du Sénégal (SAVTS). 

‘’Le Sénégal qui capitalise une expérience avérée dans le domaine de la gestion d’une destination ne doit pas souffrir de l’absence d’un outil indispensable à sa visibilité et au renforcement de son image sur les marchés africains émetteurs’’, a-t-il souligné. 

Seneweb/APS

L'hivernage arrive

Tambacounda et Sédiou enregistrent les premières pluies

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Les villes de Tambacounda et Sédiou ont enregistré, dans la nuit du dimanche au lundi, les premières pluies à hauteur de 20,2 millimètres au centre d’observation de l’aéroport de Tambacounda, selon le commandant de l’aéroport Mame Kabe Cissé.

L’adjoint au préfet de Tambacounda, Abasse Ndiaye a noté que les précipitations recueillies sur d’autres postes du département, se présentent comme suit : 12 mm à Missirah, 10 mm au Service départemental du développement rural (SDDR, quartier Liberté), 3 mm à Makacoulibantang, 1,5 mm à Sinthiou-Malème et 1mm à Koussanar.

Précédée d’un vent assez fort et d’une coupure d’électricité, la pluie ponctuée de quelques coups de tonnerres à ses débuts, est tombée pendant des dizaines de minutes, sur la ville.

Pour ce qui est des semences, M. Ndiaye a noté que le ministère de l’Agriculture a déjà envoyé depuis une semaine le quota pour le département de Tambacounda, précisant toutefois ne pas disposer d’information sur la situation sur le terrain. 

‘’Toutes les dispositions sont déjà prises’’, pour entamer l’hivernage, a-t-il assuré.

Du côté de Sédiou, les premières gouttes annonçant le début de l’hivernage se sont abattues dans la nuit du dimanche au lundi.. Même si elle est fine, cette première pluie a sensiblement baissé la forte canicule qui fondait tout. En lieu et place donc d’un soleil brûlant, un climat très clément prévaut ce lundi sur Sédhiou et environs. 

Toutefois, couvert de nuages noirs, le ciel reste menaçant. Dans le domaine scolaire, les principaux de collège à 100% d’abris provisoires ont la peur au ventre. N’ayant pas encore composé, ils craignent que leurs tables bancs soient à la merci des eaux de pluie. 

APS

Macky Sall limoge le chef de la Police

Macky Sall limoge le DG de la police nationale

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Codé Mbengue, le Directeur général de la Police nationale (DGPN), a été relevé ce lundi de ses fonctions. Ce limogeage fait suite à la « promenade » du Coordonnateur du Parti démocratique sénégalais (Pds), en Mauritanie. Pourtant, ce dernier était sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire.

Omar Sarr, a outrepassé son interdiction de sortir du territoire sénégalais, en se rendant en Mauritanie, sans que la police de la frontière soit au courant. L’ancien ministre d’Etat avait rejoint Nouackchott par une grande pirogue avant de revenir, sans être inquiété, par avion. Samedi dernier, c’est le responsable des jeunes du Pds, Bara Gaye, qui a refusé de déférer à une convocation de la police, après avoir déclaré que le Président avait retiré les passeports diplomatiques des chefs religieux pour les remettre aux homosexuels.

En défiant les forces de sécurité, Bara Gaye a dit « préférer se rendre à la police le lundi matin », selon ses proches. Pendant ce temps, les forces de sécurité étaient à sa trousse pendant 48 heures sans pouvoir localiser le jeune responsable libéral.

Ces failles dans le système sécuritaire de la police nationale sénégalaise inquiètent la population et mettent surtout en colère le Président de la République Macky Sall qui ne se sentait plus en sécurité. Cela a poussé le président Sall à non seulement revoir le système sécuritaire, mais à faire appel à d’autres chefs de la police.

C’est ainsi que Codé Mbengue est désormais ex Directeur général de la Police, limogé de son poste de directeur national de la police sur ordre du chef de l’Etat Macky Sall depuis Addis-Abeba où il participe au sommet de l’union africaine. M. Mbengue, a été aussitôt remplacé par Ibrahima Diallo, ingénieur informaticien, et jusque-là Directeur de l’Automatisation des Fichiers (DAF), ce dernier tient désormais les commandes de la police nationale.

Au mois de novembre dernier, le président Macky Sall avait procédé à un vaste coup de balai dans la police, en plaçant ses hommes de confiance notamment, dans les directions jugées stratégiques : la Police judiciaire, la Sécurité publique, l’Ecole nationale de police et l’Office central de Répression du Trafic illicite des Stupéfiants. Malgré tout, le grand banditisme n’a pas connu de baisse à Dakar.

En effet, il se murmure que ces nouveaux chefs avaient appelé de jeunes officiers, fraichement sortis des écoles de police et qui seraient à l’origine des défaillances, vu leur manque d’expérience. Le ministre de l’intérieur, le général Pathé Seck, l’avait d’ailleurs reconnu et relevé quelques éléments de la police affectés à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor.

Khalil Dieme

3 femmes otages libérées en Casamance

Trois femmes otages des rebelles casamançais ont été libérées

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Trois femmes faisant partie d'un groupe de douze démineurs enlevés le 3 mai par des rebelles de Casamance, ont été libérées ce lundi en Guinée-Bissau, après une médiation de ce même pays. Les trois femmes ont été libérées à Cassalol, un village de Guinée-Bissau situé près de la frontière sénégalaise, en présence notamment de responsables militaires bissau-guinéens et de représentants du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

En remettant trois otages -toutes des femmes- aux autorités bissau-guinéennes, César Atout Badiat, le chef rebelle, a joint l’acte à la parole. « Je libère les femmes détenues, conformément à la demande de nos mamans, a-t-il ainsi affirmé, et je remercie la Guinée-Bissau qui a joué un rôle majeur. »

Pour faire un coup médiatique, les rebelles ont exigé et obtenu que la cérémonie se tienne dans une plantation d’anarcadiers, tout près de leur base, en présence des femmes du Bois sacré de Casamance. Etaient également présentes des organisations travaillant dans la crise dans cette région méridionale du Sénégal, dont l’ONG bissau-guinéenne Mon ku mon notamment (« main dans la main »).

Le 3 mai, douze démineurs ont été enlevés au Sénégal, en Casamance, dans le village de Kaïlou. Neuf démineurs toujours otages

Les trois otages n’ont pas caché leur émotion, elles ont fondu en larmes au moment ou le chef rebelle prononçait leur libération.

Il reste le sort de neuf autres démineurs. Pour ceux-là, César Atout ne se prononce pas, mais Sophie Aïdara, l’une des otages libérées, garde cependant une pensée pour eux.

« Je ne peux pas dire exactement que je suis contente, confie-t-elle, puisqu’une partie de moi n’est pas encore sortie de cette brousse. Parce qu’il reste à l’intérieur neuf garçons qui attendent leur libération, et tant qu’ils ne sont pas libérés, je ne serai pas totalement libre. »

RFI

Les dessous des sous de la Somone

LAGUNE DE SOMONE : Une dizaine de millions réclamés au préfet de Mbour

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En partance pour Dakar pour y retrouver son poste de préfet de la capitale, Alyoune Badara Diop est appelé à restituer les fonds collectés au niveau de la lagune dont il a dirigé le comité ad hoc durant deux ans. Cette manne financière pourrait aider à entraver la progression exponentielle de l’ensablement de la lagune qui menace son existence.

L’actuel préfet de Mbour aurait préféré que ces derniers jours dans ce département puissent se dérouler en toute sérénité. Mais les populations de Somone en ont décidé autrement. Ces dernières lui réclament la restitution des fonds de la lagune qu’il a gardés par devers lui depuis l’existence du comité ad hoc de gestion de la réserve. «Les trois premières années, le chiffre d’affaires de la réserve était de 74 millions. Mais sur les deux ans que le comité ad hoc était en place, on parle des ressources qui tournent autour de 16 millions francs», explique Aliou Ciss, membre du comité de gestion.Le comité ad hoc a, pendant deux ans, collecté les fonds émanant de la gestion de la réserve de Somone. Une somme que le comité de gestion, nouvellement élu, compte récupérer avant le départ de Alyoune Badara Diop sur Dakar. «Les sommes versées au préfet du département ne sont pas encore récupérées par le comité de gestion mis en place il y a seulement deux mois et demi. Nous espérons qu’il le fera avant de partir», croit savoir M. Ciss. 

Selon ce dernier, durant l’existence de ce comité ad hoc, c’est une dame, dépêchée par le préfet, qui venait à Somone pour récupérer l’argent généré par la réserve. «Alors qu’un compte bancaire ouvert pour la réserve était disponible», s’étonne-t-il. Autant de zones d’ombres que ces populations espèrent éclairer à la lumière du bilan très attendu du préfet de Mbour. Créée en octobre 1999 par de braves femmes, la réserve naturelle d’intérêt communautaire de Somone est aujourd’hui menacée par l’occupation anarchique des berges de la Somone, mais aussi les constructions des hôtels et des habitations au niveau du bassin. «La lagune et les différentes espèces qui y vivent sont menacées par un ensablement d’une progression exponentielle. Il y a aussi le manque de formation des acteurs que sont les éco-gardes, les femmes horticoles et les Gpf pour une meilleure gestion de ce bien communautaire», alerte Saliou Mbodj, président du comité de gestion. 

Donc, à l’origine, ce sont les braves mamans de Somone qui, sentant la mangrove menacée de disparition, se mirent à repiquer de jeunes pousses au niveau de la lagune. Chemin faisant, ces mamans ont confié la gestion de cette réserve à une structure plus organisée, le comité de gestion qui regroupe les entités de Somone, Guéreo, Thiafoura et Sorakhassab. Cette somme réclamée par les populations devrait servir à sauver ce «joyau» sources de revenus  pour les riverains.

ATTRIBUTION D’UNE SUPERFICIE DE 4 HA A UN HOTEL : L’autre pomme de discorde

Les fonds tirés de la gestion de la lagune par le comité ad hoc ne constitue pas l’unique préoccupation des populations de Somone. En effet, l’autre pomme de discorde est l’attribution de la parcelle sur le titre foncier numéro 1238/Mb, 451 et une partie du Domaine public maritime (Dpm) à Jean Marie Gras, représentant de la société touristique de Somone pour les besoins de l’extension de l’hôtel Baobab. D’ailleurs, le bras de fer, qui s’ensuivit, avait conduit en décembre dernier six personnes dont cinq conseillers municipaux au parquet de Thiès.

Depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Mais les divergences persistent lorsqu’il s’agit d’aborder la question. Pour le préfet de Mbour, Alyoune Badara Diop, le promoteur hôtelier est dans ses droits parce que c’est la commission de contrôle des opérations domaniales qui lui a donné une superficie qui tourne autour de 4ha.  «C’est en 2008 que l’hôtel a décidé d’aménager cette superficie qui lui avait été cédée. La propriété de Décameron est antérieure à la naissance de la commune de Somone qui est intervenue en 2009. Ensuite, la structure a introduit auprès des différents services de l’Etat une demande de permis de construire présentant un acte authentique et les autorisations leur ont été données», précise M. Diop.  

Ce qui le conforte dans l’idée que ce qui s’est passé est une incompréhension  des populations qui croyaient que le promoteur de l’hôtel construisait sur un espace qui ne lui appartenait pas. Cependant, pour le directeur des aires marines communautaires protégées, l’hôtelier  devait procéder à une étude environnementale et sociale avant l’entame des constructions. «Quelle que soit la faiblesse de nos textes au Sénégal, on a instruit l’étude environnementale depuis 1994. Au niveau de l’Etat, on ne peut rester inactif par rapport à cela. La direction de l’Environnement du ministère du Développement durable a entamé un processus qui contraint l’hôtelier a réalisé une étude environnementale et sociale», souligne le colonel Abdoulaye Diop, directeur des aires marines communautaires protégées.

En ligne de mire des contestataires de cette attribution, le maire de Somone, Boucar Sadji. Ce dernier a toujours nié sa quelconque responsabilité dans cette attribution. Tout de même, il ne cesse de rappeler que cet investisseur hôtelier emploie 180 personnes dont 80 % sont des habitants de Somone. Venu présider la célébration de la Journée mondiale de la biodiversité, mercredi dernier à  Somone,  Ali Haïdar, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, a éludé cette question sans doute à polémiques. Il s’est plutôt contenté de magnifier celles qui sont à l’origine de la création de la réserve naturelle d’intérêt communautaire de la Somone.

 

ALYOUNE BADARA DIOP, PREFET DE MBOUR : «Tous les fonds sont intégralement là et seront restitués»

Alors que les populations de Somone clament haut et fort que lumière soit faite sur la gestion du comité ad hoc, le préfet de Mbour, Alyoune Badara Diop, calme le jeu dans cet entretien. Selon M. Diop «une comptabilité précise» est disponible et l’argent sera remis au comité de gestion cette semaine. Le préfet de Mbour revient, en ouverture, sur l’historique de la réserve.

Alyoune Badara DIOP : La réserve est née de la volonté des populations de préserver un espace qu’on appelle la lagune de Somone. A l’époque, c’est le conseil rural de Sindia qui couvrait Sindia, Ngaparou et Somone qui avait délibéré pour donner la superficie nécessaire pour la réserve. A l’époque, le sous-préfet avait sorti un arrêté pour mettre en place un comité de gestion qui regroupait à la fois les services mais aussi les riverains de la réserve. En 2009, la commune de Somone est née. La naissance de cette commune posait un problème d’ordre juridique, parce que l’entité, qui avait pris l’arrêté pour créer la réserve, n’était plus compétente pour le faire. Il revenait au préfet de prendre un nouvel arrêté et d’intégrer dans le dispositif la nouvelle configuration administrative de Somone. C’est pourquoi, lorsque nous sommes arrivés de concert avec les acteurs nous avons décidé de dissoudre le comité de gestion antérieur où la commune de Somone n’était pas représentée pour donner une nouvelle configuration. Dans les discussions, il est apparu aussi qu’il était nécessaire de doter cette réserve de nouveaux organes de gouvernance. 

C’est pourquoi, après la dissolution, un comité ad hoc a été mis en place à la tête de laquelle nous avions proposé le sous-préfet de Sindia. Un séminaire a été organisé au terme duquel un conseil d’orientation, un comité scientifique et un comité de gestion ont été proposés. Cela a pris du temps. Et nous sommes allés au-delà des délais que nous nous étions nous-mêmes donnés. Il y a aussi les élections de 2012 qui nous ont empêchés de progresser dans ce travail. Mais au sortir de ces élections, nous avons validé les textes qui mettent les organes en place. C’est ainsi que le comité de gestion, le bureau exécutif et le conseil d’orientation ont été installés.

Qu’en est-il des fonds générés par la réserve que réclament certaines voix ? 

Durant cette période de gestion du comité ad hoc, il y a eu des tarifs appliqués qui ont permis de faire rentrer des fonds dans la lagune. Les fonds qui ont été récoltés au niveau de la lagune, sont entièrement disponibles à la préfecture. S’il plaît à Dieu, cette semaine, une réunion va se tenir avec tous les membres du comité de gestion où un bilan global de la gestion sera fait. Et la restitution du montant intégral sera faite auprès du comité de gestion. Je voudrais dire, en ce qui concerne l’actif du comité ad hoc, qu’une comptabilité précise a été tenue. Tous les fonds sont intégralement là et seront restitués. Il n’appartient pas à l’autorité de se prononcer dans la rue. Quand les communautés ont des difficultés dans la recherche de solutions, l’autorité administrative est là pour les aider à trouver la solution.

A. DIALLO

28/05/2013

1er album de Bah moody et Cykadelic

Bah moody et Cykadelic

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Info concernant un chanteur bien connu au Sénégal, Bah Moody, le bluesman Peul. Il a croisé le chemin d'un collectif artistique ( basé à Nantes ) l'année dernière, et cette belle rencontre a donné naissance à Bah Moody & Cykadelic, un groupe aux croisement des musiques rituelles, traditionnelles et électroniques . Un blues du désert, autour des chansons de Bah Moody, artiste qui a composé une grande partie des titres de l'album "Rokku me rokka" de Youssou N'dour ( 2007 ) ! Nous allons enregistrer notre permier disque prochainement! comme il s'agit d'une co-production entre Nubawai et le label Cristal Records, une souscription est ancée, en proposant le disque en pré-vente ici : http://www.babeldoor.com/bah-moody-cykadelic-1er-album

Roman Bestion Association Nubawai (http://nubawai.tumblr.com)

Le djihadisme n'est plus loin

Les imams approuvent la peine de mort

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Au moment où on parle de la ratification de la peine de mort au Sénégal, un groupe de députés membres de la coalition « Benno Book Yaakaar » (mouvance présidentielle) et la ligue des imams approuvent son instauration pour lutter contre le grand banditisme à Dakar, la capitale sénégalaise.

Le député Seydina Fall, de la coalition Benno Book Yaakaar, avait soutenu l’instauration de la peine de mort la semaine dernière dans la banlieue de Dakar, la capitale sénégalaise, où on note de plus en plus des cas de meurtre. Le député-imam Mbaye Niang, de la même coalition, précise qu’il y a la volonté de plusieurs députés de revenir sur beaucoup de lois, notamment celle abrogeant la peine de mort. Selon lui, cette volonté sera bientôt concrétisée par le dépôt d’une proposition de loi pour revenir sur la peine de mort, quand l’élaboration de l’exposé de motifs sera terminée avant le mois de juillet.

Les imams entrent dans la danse

Le président de la Ligue des imams Youssoupha Sarr s’est prononcé sur le débat pour le retour de la loi sur la peine de mort au Sénégal, que le député de la majorité Seydina Fall entend soumettre à l’Assemblée nationale. Sans surprise, la Ligue des imams par la voix de l’imam Youssoupha Sarr approuve une telle initiative. Mieux, ce dernier estime sur les ondes de Sud FM que la peine de mort doit être appliquée dans un pays qui se dit musulman. Se basant sur le Saint Coran en ses versets 178 et 179 de la Sourate 2 (Al Baqara, la Vache) et les écrits de l’imam Malick, l’école dont les musulmans Sénégalais se réfèrent, Youssoufa Sarr opte ainsi pour une loi sur la peine de mort surtout dans un pays en majorité musulman.

L’indignation de la société civile

Le représentant de la section Amnesty International Sénégal, Seydi Gassama est monté au créneau pour dénoncer la proposition de certains députés membres de la coalition Benno Book Yaakaar qui veulent rétablir la peine de mort. « L’abolition de la peine de mort contribue à promouvoir la dignité humaine et le développement progressif des droits de l’homme. Il s’agit plutôt de renforcer l’architecture mise en place depuis la déclaration universelle des droits qui proclamait, haut et fort, l’universalité, l’égalité et l’indivisibilité de tous les droits », a-t-il rappelé.

En effet, pour le représentant d’Amnesty international, il est d’une politique démagogique que d’aller voir des gens endeuillés, pour leur promettre que quand quelqu’un tue, on le tue aussi. « Il faut lutter contre le chômage des jeunes, la baisse des denrées de premières nécessités et les inondations qui endeuillent chaque année cette partie de la capitale sénégalaise », a-t-il proposé.

Le Sénégal a aboli la peine de mort en 2004, même si la ratification tarde à se faire. Une rencontre de sensibilisation de deux jours, destinée aux parlementaires, autorités gouvernementales et à la société civile, s’est tenue à Dakar mais sans pouvoir dissuader les partisans de la peine mort.

Khalil Dieme

Sénégal champion!

Sénégal, champion d’Afrique de Beach Soccer 2013 : Un troisième sacre continental, un record !

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L’équipe nationale du Sénégal de Beach Soccer a été sacrée, hier, championne d’Afrique 2013, pour la troisième fois et la deuxième fois consécutive, à El Jadida, au Maroc. Le Sénégal a battu la Côte d’Ivoire 4-1 à l’issue de la finale, conservant ainsi son titre et battant le record de victoires qu’il co-détenait avec le Nigeria (2 titres).

Le Sénégal remporte ainsi sa troisième Coupe d’Afrique de Beach Soccer (après 2008 et 2011) et sa deuxième consécutive. Le gardien sénégalais Pape Seyni Ndiaye a été également sacré prix de “Meilleur gardien” du tournoi pour la deuxième fois consécutive.

Les deux finalistes, le Sénégal et la Côte d'Ivoire, disputeront le championnat du monde de Beach soccer, prévu en septembre prochain à Papeete (Tahiti).

Le Maroc, pays hôte, s’est emparé de la troisième place en venant à bout du Nigéria 7-2. Le Royaume sauve l’honneur de son tournoi, et ce, grâce à l’abnégation des frères Haddaoui, Nassim et Anas auteurs respectifs des deux des 5 buts des Lions de l’Atlas. Le Nigérian Abu a été élu meilleur buteur de la compétition.

Leral.net

Un tabletcafé à Dakar

Le premier «tabletcafé» s'ouvre à Dakar

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Le quartier historique et populaire de la Médina, au coeur de Dakar, a étrenné lundi son premier cybercafé équipé de tablettes, avec le soutien de Google qui affirme qu'il s'agit d'une première mondiale.

Ce nouvel espace, baptisé «Tablette Café», a été inauguré par son propriétaire, le Sénégalais Médoune Seck, et des responsables de Google pour l'Afrique, en présence d'étudiants en télécommunications, de riverains et de curieux, a constaté une journaliste de l'AFP.

Médoune Seck gérait auparavant un cybercafé, du nom d'«Equinox», qui ne disposait que d'ordinateurs fixes. Il a équipé son centre, remis à neuf, d'une quinzaine de tablettes, avec une connexion au tarif ancien: 300 FCFA (45 centimes d'euro) l'heure.

«C'est le premier +tabletcafé du monde+, un cybercafé qui fonctionne avec des tablettes. Nous nous sommes associés à un entrepreneur» pour «tester ce nouveau modèle» de cybercafé, «nous avons accompagné financièrement notre partenaire qui a lui-même acheté ses tablettes auprès des fabricants», a déclaré Tidiane Dème, responsable des activités de Google en Afrique francophone.

Une nouvelle vie

«Ces appareils, qui consomment 25 fois moins d'électricité qu'un ordinateur normal, peuvent continuer à fonctionner quand il y a coupure de courant», a affirmé Tidiane Dème.

Ils permettront à un gérant de cybercafé de «redonner une nouvelle vie à son affaire», peu rentable avec un parc uniquement constitué d'ordinateurs fixes, selon lui.

Au Sénégal, les cybercafés sous leur forme actuelle connaissent «un certain ralentissement», en raison notamment de «problèmes de coût liés à l'électricité, de coupures fréquentes qui créent des manques à gagner», a-t-il expliqué.

Les «+tabletcafés» permettent à leurs utilisateurs de disposer d'une «nouvelle technologie encore relativement inaccessible», de manière plus conviviale, généralement au même prix et «nous espérons qu'il en sortira un meilleur usage d'Internet», a-t-il ajouté. 

afp/Newsnet

27/05/2013

Mariage à Mbour

Carnets roses du groupe « Pape & Cheikh »

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Cheikh Coulibaly, l’un des membres du célèbre duo de folk singers sénégalais Pape & Cheikh, a convolé en justes noces ce week-end. Le mariage a eu lieu à Mbour. L’artiste s’est mis la corde au cou avec une certaine Mamy Dème. Nous souhaitons tout le bonheur du monde à l’heureux couple.

Boubacar SADIO

Inauguration ce mardi 28 mai

La bataille du luxe continue à Dakar

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Depuis 2008, la capitale sénégalaise compte quatre hôtels haut de gamme, et un cinquième sera inauguré ce mardi. Les professionnels s’adaptent à ce surcroît de concurrence.

La guerre des hôtels de luxe aura-t-elle lieu ? Jusqu’en 2008, la clientèle haut de gamme (tourisme d’affaires principalement) se répartissait entre les deux seuls établissements cinq étoiles de Dakar : le Pullman Teranga (groupe Accor, en plein centre) et le Méridien Président (chaîne Starwood, près de l’aéroport Léopold-Sédar-Senghor). Mais la construction, à l’occasion du sommet de l’Organisation de la conférence islamique (OCI, en mars 2008), du Terrou-Bi et du Radisson Blu, sur la corniche, a modifié la donne. Et ce n’est pas tout. L’offre s’enrichit demain 28 mai 2013 avec la réalisation d’un InterContinental construit par le groupe koweïtien MA Kharafi, dans le quartier des Mamelles (nord-ouest de Dakar) et inauguré par Youssou Ndour et Eyad Jassim al Kharafi, pdg de Al Khafari. (http://www.behance.net/gallery/5-star-Intercontinental-Dakar-Senegal/758120) « La concurrence va être sévère entre les cinq étoiles », prévient Philippe Colleu, un ancien d’Accor, aujourd’hui coprésident de la nouvelle chaîne d’hôtels de milieu de gamme Onomo.

Optimisme grandiloquent du côté des nouveaux arrivants, prudence mesurée des groupes installés : chacun affine sa stratégie et affûte ses prix. Le secteur du luxe vit principalement de la clientèle d’affaires (95 % pour le Radisson, 80 % pour le Terrou-Bi, par exemple). Et comme le confirme Samuel Berne, le directeur commercial du Radisson Blu, « si un InterContinental vient s’installer… ça peut devenir difficile, bien qu’à court terme nous ne soyons pas inquiets ».

Fort potentiel

Le Radisson, sorti de terre il y a deux ans à peine, financé par la société Teylium du milliardaire sénégalais Yérim Sow, affiche un taux d’occupation de ses 180 chambres de 70 % à la fin juillet. « Nous proposons la nuitée en business class room la plus chère de Dakar, à 200 000 F CFA [305 euros, NDLR], mais notre prix moyen est de 110 000 F CFA », précise Samuel Berne. Réputé pour posséder la plus belle piscine de Dakar, doté de salles de conférences, le Radisson est par ailleurs adossé au Sea Plaza, centre commercial – également financé par Teylium – ouvert depuis juillet dernier, équipé d’un restaurant gastronomique, de boutiques de grandes marques (Hugo Boss, Mango, etc.), d’un bowling et d’un supermarché Casino. Comme les autres professionnels du secteur, Samuel Berne juge que Dakar a un fort potentiel : « C’est un hub avec énormément de passage en provenance de tous les continents. Le climat, la proximité avec l’Europe et les infrastructures sont propices aux séminaires et aux congrès. » La capitale a par ailleurs bénéficié de la baisse d’activité d’Abidjan depuis 2002.

Non loin du Radisson, le Terrou-Bi compte lui aussi profiter de cette plateforme d’affaires. Restaurant gastronomique ouvert en 1985 par Kalil Rahal, auquel sont venus s’ajouter une piscine puis un casino, le Terrou-Bi a vite eu l’ambition de devenir un hôtel haut de gamme. « L’idée a germé en 1999, rappelle le directeur général, Samy Rahal, l’un des deux fils du fondateur. Nous n’avions jamais eu les autorisations. Puis, en 2007, l’Agence nationale de l’OCI [l’Anoci, alors dirigée par le fils du président, Karim Wade, NDLR], à travers l’Apix [Agence de promotion des investissements et des grands travaux, NDLR], nous a permis d’accélérer les démarches administratives. »

Vue sur l’océan

De l’avis de tous, experts du secteur comme consommateurs, le Terrou-Bi est l’offre la plus aboutie. Entre ses trois restaurants, sa piscine, ses trois salles de conférences, ses 112 chambres dont six suites transformables en appartements présidentiels de 135 m2, toutes avec balcon donnant sur l’océan ou sur un jardin, sa plage endiguée, etc., l’établissement se targue d’avoir un taux de remplissage supérieur au Radisson, à 75 % depuis le début de l’année, malgré un prix moyen le plus haut de Dakar (135 000 F CFA). Et l’ambitieuse famille Rahal ne compte pas s’arrêter là. Marina d’une cinquantaine d’anneaux et centre de remise en forme avec sauna et spa sont au programme : « Dans les trois ans, nous allons investir trois milliards de F CFA », confie le directeur général. Il espère ainsi augmenter sa clientèle de loisir, qui représente déjà 20 % de son activité.

Les deux plus vieux établissements de Dakar ont du pain sur la planche : « Le Teranga et le Méridien doivent se mettre à niveau », assure Philippe Colleu. Jugé vieillissant, le Méridien Président va investir massivement pour sa rénovation. Le budget sera bouclé dans les douze mois, et les travaux s’étendront sur un an : « L’investissement dépassera le prix du Radisson », indique seulement Frédéric Mariani, directeur commercial de l’hôtel. En attendant, devant « une offre qui a explosé depuis quatre ans » et la crise financière, le Méridien a dû s’adapter : « Nous sommes en renégociation de nos contrats depuis déjà deux ans, et nos tarifs ont été revus à la baisse de 10 % à 15 %, ajoute le dirigeant. Nous ressentons réellement les effets de la crise économique depuis le début de 2010, les entreprises ont réduit leurs budgets. » Avec l’arrivée des nouveaux établissements, « nous avons d’abord perdu quelques clients, mais en avons retrouvé depuis ». Selon lui, les facilités offertes par le complexe (offres promotionnelles, délais de paiement, etc.) mais aussi la qualité du service expliquent ces retours. Le Méridien, qui possède le plus grand nombre de chambres (360), s’en tire plutôt bien, avec un taux d’occupation à la fin juillet de 75 %.

Remise à niveau

Rénovation et repositionnement : mêmes préoccupations pour le Pullman Teranga, le plus vieil hôtel cinq étoiles de Dakar. La discrétion est de mise concernant le montant des investissements qui devront remettre à niveau l’établissement de 230 chambres : « Une enveloppe importante », indique seulement le directeur général, Vincent Dujardin. « Nous avons par ailleurs revu notre cible », affirme-t-il. Désormais, le Teranga compte se positionner davantage sur la clientèle de séminaires (séjour de plusieurs nuits), ancienne chasse gardée du Novotel (quatre étoiles, également propriété du groupe Accor). À l’inverse, le personnel aérien et les hommes d’affaires en transit seront réorientés vers le Novotel, récemment rénové.

En plein centre, le Pullman Teranga pourrait pâtir de l'éloignement de l'aéroport.

« Entre la concurrence, la crise et le changement de positionnement, le Teranga a perdu un peu de clientèle. Avant l’arrivée de la concurrence, nous étions à 85 %, voire 90 %, d’occupation », précise Vincent Dujardin, sans donner son taux actuel. Il reste néanmoins confiant. « Avec les rénovations, et si l’État met en place une vraie politique de promotion du Sénégal, nous devrions nous en sortir. » Surtout, le directeur général du Teranga n’oublie pas l’autre défi qui l’attend : le déplacement de l’aéroport de Dakar à plus de trente minutes du centre-ville, contre une vingtaine aujourd’hui. Situé en plein centre, à deux pas de la place de l’Indépendance, l’hôtel pourrait ainsi voir la clientèle en transit lui préférer des établissements « mieux » situés.

Jeuneafrique.com

Sénégal, ta culture fout le camp

Ministère de la Culture : Le Sg Pape Massène Sène rend le tablier

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Le temple de la Culture n’a plus de Secrétaire général. Après la démission de Mariama N'doye, ex-directrice du Livre et de la Lecture, c’est au tour de Pape Massène Sène de rendre le tablier. Ce dernier aurait démissionné de son poste de Secrétaire général du ministère de la Culture, selon « Enquête », pour des raisons liées notamment au traitement du dossier des animateurs culturels contractuels. Ils courent jusqu'à présent derrière plus de trois (03) mois d'arriérés de salaire.

Cependant, le concerné ne veut piper mot sur sa démission. «Je vais quitter le ministère de la Culture, c’est tout ce que je peux vous dire, pour l’instant. (…) Ce sont des choses qui ne sont pas tout à fait à dire dans la presse. Ce sont des actes qu’on pose, il n’y a rien à dire», confie M. Sène.

Dakaractu

1er festival de jazz de Gorée

Le premier ‘’Festival Jazz à Gorée », du 4 au 8 décembre 2013

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Le premier ‘’Festival Jazz à Gorée », du nom de l’île mythique au large de Dakar (3 km), aura lieu du 4 au 8 décembre 2013, avec la participation d’une quinzaine d’artistes internationaux, a appris APA auprès des organisateurs de la manifestation.

Le projet de ‘’Festival Jazz à Gorée » est né sous l’impulsion de trois musiciens sénégalais, Hervé Samb, Alioune Wade et Cheikh Lô Diallo, réunis sous la bannière de l’association ‘’Crescendo », créée à leur initiative et qui est la structure organisatrice du festival.

Entre autres artistes attendus figurent Baaba Maal, Habib Faye ou encore Pape Diouf du Sénégal, Hugh Masekela d’Afrique du Sud, Oxmo Puccino de France, Paco Sery de la Côte d’Ivoire, Living Color des Etats-Unis, Richard Bona du Cameroun et Oumou Sangaré du Mali.

Ce festival imaginé comme un événement culturel d’envergure devrait être basé sur des rencontres et des échanges entre acteurs musicaux d’horizons divers.

L’événement a pour objectif majeur de contribuer au rayonnement international de Gorée, de Dakar et du Sénégal, à la promotion des artistes sénégalais et au soutien à la création et au développement local.

Dans cette optique, le festival, organisé sur cinq jours, présentera une programmation alternant performances d’artistes locaux en première partie et productions d’artistes internationaux en deuxième partie. Le tout fera une dizaine de concerts.

Afin de renforcer la dynamique d’échanges interculturels et les transferts d’expérience, les artistes internationaux et sénégalais participant au festival proposeront des ateliers de perfectionnement en faveur des musiciens locaux. De cet échange émanera une création artistique qui fera l’objet d’une restitution publique lors de la dernière soirée du festival.

En parallèle des ateliers/Master-Classes, des rencontres avec le public du festival seront organisées tous les après-midis en présence des artistes programmés, sous forme de talks, lit-on encore sur le programme du festival.

 »Les premières retombées positives du festival pour l’ile de Gorée et plus généralement pour le Sénégal découleront de la présence sur place d’une clientèle internationale amatrice de jazz et soucieuse de découvrir la culture sénégalaise sous ses différents aspects : la musique, la gastronomie, le patrimoine naturel et culturel », indique le programme de la manifestation.

 »Dans l’esprit des porteurs de projets, il s’agit d’inaugurer un retour emblématique du jazz, musique noire créée aux Etats-Unis puis métissée au Brésil et dans les Antilles, vers ses racines africaines », ajoute une note de présentation de l’événement dont copie est parvenue à APA.

Outre la dimension historique, l’île de Gorée représente un site naturel maritime exceptionnel ouvert sur l’Atlantique et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978. De manière globale, c’est l’image de la destination touristique ‘’Sénégal » qui sera renforcée par l’existence du festival, comme ‘’un atout culturel indéniable », souligne la note de présentation.

APA 

You chante le 28 août

Youssou Ndour en concert à Stockholm le 28 Août 2013 au lendemain de la réception de son Polar Music Prize!

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Youssou Ndour va reprendre du service avec ce qu’il sait le mieux faire: chanter. Le ministre du Tourisme et des Loisirs obligé de mettre en stand by ses activités de musicien, va reprendre le micro très bientôt.

Ce dernier qui a été lauréat du prix Polar Music en compagnie de  la finlandaise Kaija Saariaho, va animer en exclusivité au lendemain de sa distinction un grand concert le Mercredi 28 Août 2013 à 20H en Suède dans la capitale Stockholm.

Le Prix Polar Music de la Suède ne récompense pas seulement la maestria de You dans la chanson, mais plus encore tous les combats qu’il a eu à mener pour la paix, pour le dialogue entre les religions, et encore le fait qu’il soit à lui seul une bibliothèque, une riche bibliothèque de la tradition orale sénégalaise selon Dakarmusique.

Lamine SAMB

On bosse au consulat de Paris

Paris : 95 passeports délivrés par jour au Consulat général

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Environ 95 passeports numérisés sont délivrés par jour au Consulat général du Sénégal à Paris, soit une progression réalisée par rapport au passé où les demandes non satisfaites prenaient de l'ampleur, a appris l'APS à Dakar, dimanche, de source proche des autorités consulaires en France.

"Quant à la nouvelle équipe consulaire, (…) elle est en train de faire une bonne organisation du travail pour satisfaire les émigrés sénégalais. Chaque jour, on délivre 95 passeports, ce qui n'a jamais été fait au consulat", rapporte la même source basée à Paris, depuis une dizaine d'années.

Amadou Diallo, Consul général du Sénégal à Paris, et Sokhna Awa Diop Mbacké, Vice-consul, sont invités toutefois à maintenir la cadence pour répondre aux sollicitations des ressortissants sénégalais, qui peinent à l'extérieur à renouveler leurs passeports.

"Nous disons du courage et bonne continuation à cette équipe (M. Diallo et Mme Mbacké) pour continuer de mériter la confiance que le président Macky Sall a placée en eux et être aux côtés des Sénégalais", ajoute la même source, rappelant une difficulté partagée dans toute la diaspora sénégalaise.

En septembre dernier, Alassane Samba Thiam, coordonnateur de l'Alliance pour la République (APR) en Afrique du Sud, invitait le gouvernement à lever les contraintes sur l'obtention et la prolongation des passeports des Sénégalais, pour amoindrir leurs soucis avec les permis de séjour délivrés par les pays hôtes.

"Nous attirons l'attention de nouvelles autorités sénégalaises sur la possibilité pour les ambassades de délivrer ces titres de voyage (passeports) pour que les Sénégalais vivant dans ces pays puissent avoir moins de problèmes liés aux passeports."

Récemment, la ministre des Sénégalais de l'extérieur, Seynabou Gaye Touré, a promis, concernant les passeports numérisés, l'envoi prochain d'une équipe en collaboration avec le ministère de l'Intérieur. Elle était en tournée dans des pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre.

A la session budgétaire 2013, en décembre, plusieurs députés avaient demandé au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, de prendre des mesures idoines pour le renouvellement de leurs titres de voyages, particulièrement pour la diaspora.

Interpellé à la même occasion, le ministre de l'Intérieur, Pathé Seck, avait fait signifié aux députés, sur la question des documents pour les Sénégalais de l'extérieur, que tous les ambassades et consulats du Sénégal ne sont pas équipés pour produire des cartes d'identité à l'étranger.

Cependant, M. Seck leur annonçait que, comme en 2012, des missions du ministère de l'Intérieur seront envoyées dans les pays à forte concentration de Sénégalais avec l'appui du ministère des Finances et en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères.

"Pour les passeports, avait-il indiqué, il y a six centres à l'étranger et deux sont prévus à Abidjan et Casablanca. Il existe également des valises mobiles qui peuvent être déployées dans les zones qui n'ont pas de centre de production."

SAB/BK/APS

26/05/2013

Le village artisanal de Saly souffre

Le village artisanal de Saly Portudal

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Situé au centre ville de la commune de Saly, le village artisanal a été fondé en 1981. Il comprend 120 magasins regroupés dans une cour à la forme carrée et réunit 22 corps de métiers.

A l’entrée principale, une foule peu mouvementée. Devant une boutique bien achalandée en babioles artisanales en bois de toutes sortes, deux jeunes à la corpulence différente pointent dans l’attente d’éventuels clients. Au passage d’un touriste, ils l’interpellent : « Bonjour, Monsieur qu’est-ce que vous cherchez ? ». Une insistance devant laquelle le touriste s’incline avec un sourire ; avant de toucher soigneusement la sculpture en bois d’ébène qui lui est proposée.

A l’intérieur, des cordonniers, des sculpteurs,  des peintres, des vendeurs d’objets d’art de tout genre. Tous les artisans sont au menu. Dans chaque magasin au moins deux personnes gèrent la clientèle.

Mais force est de constater qu'en ce matin du 21 mai 2013, c’est le calme total qui règne au village artisanal de Saly. Sur les raisons de cette situation, M.Yambadou Fall, un jeune peintre qui a abandonné ses études pour l’art répond : « le tourisme ne marche plus à cause de l’érosion côtière ». A l’en croire, la mer a presque englouti toute la plage qui attirait les touristes. Et de poursuivre : «  nous pouvons passer un mois sans avoir un seul client alors que dans les années précédentes, nous pouvions-en trouver plusieurs dans une journée ». 

Une affirmation non partagée par Diamé Oulèye, une femme d’une quarantaine d’années environ, vendeuse de colliers et de bracelets. On retiendra d’elle que cela est relatif aux saisons climatiques. Pour elle « en ce moment c’est l’été, il y a du soleil en Europe, c’est pourquoi les touristes se font rares ici ». Selon elle, en général, la basse saison, il y a pas assez de clients.

En effet, l’activité touristique de ce village artisanal s’étend sur deux saisons. Du mois d’octobre à celui d’avril c’est la pleine saison et la basse saison de mai à Septembre. Pour eux, les activités sont presqu’au ralenti. Car pendant la pleine saison, le tourisme marche deux fois mieux qu’actuellement. Au cours de la prémière chaque magasin coûte 4200 f CFA et 2100 au compte de la seconde.

Une situation qu’ils déplorent, surtout que la plupart d’entre eux, est soit père ou mère de famille, donc de quoi à courir derrière le pain quotidien.

Quant au Président du village artisanal, Momar Diaw, c’est l’Etat  qui ne fait pas la promotion du tourisme. Selon M. Diaw les autorités doivent faire la publicité dans le domaine touristique. Ce qui va attirer les clients.

Pour une cliente européenne rencontrée sur place, cela est la conséquence directe de l’affluence des guides qui sont pour elle, une sorte de frustration à leurs yeux. «  Nous ne sommes habitués à être chaque fois attiré par les autres, ce n’est pas dans notre culture » a souligné Madame Silvie Leferbre, une touriste.

Tant de versions que l’on ne sait plus laquelle, il faut privilégier. Dans tous les cas, l’effondrement de l’activité touristique reste  déprécier pas bon nombre  d’artisans à Saly.

Néanmoins, l’Etat a déjà initié un projet de lutte contre l’avancée de la mer, c’est-à-dire des brise-lames. Cependant, les travaux en question sont arrêtés, il y a deux mois. Raison pour laquelle, les acteurs concernés par le phénomène ont décidé d’effectuer une marche de contestation pour manifester leur désaccord quant à l’arrêt des travaux. La marche aura lieu le vendredi 24 mai prochain, avec comme point départ, le rond-point de Saly.

Ahamadou Mahamar Touré

Le visa par bornes à Yoff

Visa biométrique sénégalais: la société Zetes livre 66 stations d’enrôlement fixes

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La SNEDAI (Société nationale d’édition de documents administratifs et d’identification du Sénégal) a choisi Zetes pour l’implémentation du projet de visa biométrique sénégalais. Zetes livrera ainsi 66 stations d’enrôlement fixes aux ambassades, postes consulaires et postes frontières sénégalais. Elle est également chargée de la consolidation des données et du dédoublonnage AFIS (Automated Fingerprint Identification System) sur base des données biographiques et biométriques. Le contrat est du type BOT (Build, Operate & Transfer) et porte sur une période de 5 ans. Le nombre de visas à produire est estimé à 300.000 par an.

Ce contrat s’inscrit dans le cadre de l’application du principe de réciprocité pour les visas, annoncé par les autorités sénégalaises début janvier 2013. Les documents produits par Zetes répondent aux normes de qualité exigées pour les visas Schengen.

Des stations d’enrôlement intégrées de dernière génération

Les stations permettant l’enregistrement des demandeurs de visa sont conçues et produites par Zetes. Parmi leurs principales caractéristiques, notons :

L’intégration de l’enregistrement biographique, photographique, biométrique (empreintes digitales) et de la signature numérique en une seule station, de mise en service aisée

Un design robuste combiné à une très grande flexibilité

Une ergonomie optimisée, tant pour les citoyens que pour les opérateurs chargés de l’enregistrement

Une facilité d’entretien

Des fonctionnalités adaptées à la production de documents conformes aux normes OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) 9303

Une fois les informations des requérants enregistrées, celles-ci sont consolidées dans une base de données unique et dédoublonnées grâce au système AFIS (Automated Fingerprint Identification System). L’opérateur peut alors imprimer le visa biométrique autocollant à appliquer dans le passeport.

Commande et paiement en ligne

Par ailleurs, Zetes mettra également en place une solution de paiement en ligne par le biais de sa filiale FasTrace. Les requérants pourront ainsi commander et s’acquitter du prix de leur visa directement sur le site web de la SNEDAI.

Le Sénégal s’ajoute ainsi à la liste des nombreuses références du Groupe sur le continent africain, confirmant son excellente réputation en matière d’identification de personnes.

De type BOT, le contrat permet aux autorités sénégalaises de limiter l’investissement nécessaire au projet. Pour Zetes, ce type de contrats contribue à la stabilité financière du Groupe et lui permet d’avoir une visibilité sur ses revenus à long terme.

Marc Jacob

Le visa en question

Tourisme et visa

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Le bruit sourdait depuis quelques temps, c'est désormais officiel - pas encore techniquement ni administrativement applicable - le visa est donc obligatoire à partir du premier juillet 2013.
Pourquoi cette décision provoque-elle tant de remous, de commentaires? Je crois, simplement, que les gens sensés, suffisamment cultivés, religieusement épargnés, qu'ils soient Sénégalais ou toubabs se rendent compte que ce pays aimé prend de grands risques économiques, entre-autres...
Si l'on trouve normal, voire logique que des centaines de pays réclament ce fameux visa à travers le monde, nous devrions également accepter correctement ce surcoût et cette administration, même lourde. Sinon que la plupart des pays qui demandent ce visa ont des richesses naturelles, une économie correcte et bien gérée, une valeur touristique certaine. Ce qui, et même si on aime ce pays, il faut bien le reconnaître, le Sénégal n'en a pas l'apanage.
Quasi aucune ressource minière ou pétrolifère. Le colonialisme au Sénégal, avouons-le, même s'il a été épouvantable pour l'image de la France, n'a pas engendré de richesse comme ce fut le cas, par exemple, pour le Congo Belge. Au Sénégal, il n'y avait rien, il n'y a toujours pas grand-chose d'ailleurs! Alors, pourquoi tant de dettes annulées, de milliards de dons quasi chaque semaine? Pourquoi tant de coopérations?
L'analyse semble évidente! Le sénégal doit rester, stratégiquement, géographiquement, une démocratie! Et Dieu sait si jusqu'à présent ce pays a su se dompter, résister, accepter toutes aides internationales pour garder cette richesse inestimable. Ensuite, l'Afrique est l'avenir économique du monde occidental. Le développement démographique de ce continent est une enveloppe certaine de consommation à venir!
En attendant, l'aéroport de Dakar est le plus taxatoire au monde. Les vestiges des empires et des peuplades indigènes ont disparu. Les reliquats immobiliers de la colonisation sont à l'abandon alors que ce patrimoine, même douloureux représente un atout touristique extraordinaire. (Il n'y a, heureusement, pas que les plages, les hôtels de bord de mer, ce tourisme balnéaire) Les réservent naturelles agonisent, les animaux disparaissent,...

Alors que le tourisme mondial se modifie, se développe parfois spectaculairment en quelques années dans certains pays dont les politiques ont été efficaces et rapides. Si l'industrie rapporte en général aux riches, aux nantis, le commerce profite à la population. Et le tourisme, c'est avant tout du commerce de proximité! De l'argent qui va dans les poches du peuple!
Faute de moyens, de décisions politiques, de gaspillage, de détournements et d'intérêts particuliers, le peuple sénégalais vit dans la pauvreté, la précarité, la saleté et l'obscurantisme religieux. Beaucoup se détournent de la fierté enracinée dans ses ethnies et ses principes fondamentaux de religions et croyances animistes. Le chacun pour soi, la débrouille, la magouille deviennent loi.
Quel dommage! Quel assassinat d'un pays!
Nous n'en voulons pour preuve que les commentaires apparus sur ce blog après la publication de l'article "Adieu Sénégal" (http://yveslebelge.skynetblogs.be/archive/2013/05/24/adieu-senegal.html). Le commentaire d'une jeune sénégalaise, Diatou, résume bien le ressenti d'un peuple dont l'espoir se bouche inexorablement.
Brb

St Louis, la ville d'Afrique la plus menacée

La « Venise africaine » menacée d'être engloutie

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Construite sur une presqu'île marécageuse, la ville de Saint-Louis du Sénégal - l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (AOF) - pourrait rapidement disparaître si rien n'est fait pour limiter les assauts combinés du fleuve et de l'océan.

« C'était un très beau village. Quinze de mes seize enfants ont grandi dans ce salon », se souvient Ameth Diagne, un pêcheur âgé de 52 ans, en désignant un pan de mur bleu azur, frappé par les vagues. De son village de Doun Baba Dièye, situé à quelques kilomètres de Saint-Louis (nord du Sénégal), l'ancienne capitale de l'Afrique occidentale française (AOF), il ne reste rien ou presque. Il a été emporté par les eaux de l'océan Atlantique. Saint-Louis pourrait connaître le même sort. « On estime qu'au large de nos côtes, l'océan avance d'un mètre par an. Dans cent ans, si rien n'est fait, l'Atlantique aura grignoté la ville sur 100 m », explique le professeur Boubou Aldiouma Sy, chercheur en géographie à l'université de Saint-Louis qui préconise la construction d'ouvrages de protection.

La ville la plus menacée d'Afrique

Dans un rapport publié en 2008, Alioune Badiane, directeur d'Onu Habitat pour l'Afrique, désignait la ville comme la plus menacée d'Afrique par la montée des eaux. En cause, selon lui, le changement climatique, mais aussi l'ouverture d'un canal artificiel. En 2003, l'île Saint-Louis, la partie historique de la ville située sur le fleuve Sénégal à 500 m du continent et appelée la « Venise africaine », est menacée par une crue du fleuve. Les autorités décident alors de creuser une brèche dans la langue de Barbarie, une bande de sable de 40 km de long sur 300 m de large, parallèle à la côte, qui protège le littoral de Saint-Louis et Doun Baba Dièye de l'océan.

Un canal qui s'élargit

Objectif : diminuer le niveau du fleuve qui ne cesse de monter à cause d'inondations de plus en plus nombreuses, afin de lui permettre de s'écouler dans l'Atlantique par ce canal large de 4 m. Mais à l'important débit du fleuve qui s'engouffre dans la brèche, s'ajoutent, de l'autre côté de la langue, les assauts de l'océan. Deux phénomènes qui grignotent la langue de Barbarie, et élargissent le canal. Depuis 2003, ce dernier s'agrandit chaque jour un peu plus et aujourd'hui, c'est une embouchure de 2,3 km.

Transformation brutale des écosystèmes

Le recul du fleuve au profit de l'océan a fait disparaître les poissons d'eau douce. Une transformation brutale des écosystèmes, qui s'est aussi traduite par un manque à gagner pour les pêcheurs. Même conséquence pour les agriculteurs, pour qui la salinisation des terres a anéanti toute activité de maraîchage et d'élevage. Malgré les dommages qu'a provoqué le canal, aucun de ces réfugiés climatiques n'a touché d'aide financière de l'État, qui avait pourtant promis aux habitants de nouveaux logements. 

Le télégramme