27/07/2013

Et si nous étions caméléon!?!

Allo le monde, ici Dakar!
Senegal
Dakar mais aussi Mbour, Saly, Ngaparou, Palmarin, Fimela, Samba Dia, Pointe Sarene, Saint Louis, Louga, Dagana, ...
Les îles, le désert, la brousse, les laterites, le goudron, mon jardin d'Eden...
Je coupe le jeûne, mon Ramadan internet.
Pourquoi? Juste parce-que je viens de lire la plupart des commentaires sur le FB, sur le blog.
Ceux qui m'ont touché se reconnaîtront...
Ceux qui élucubrent, déconnent, perempterisent, certifient...ne se rendent pas compte du décalage avec les réalités quand on est au pays!
Combien de fois me suis-je moi-même laisse prendre à cette perversion d'appréhender le Senegal depuis mon plat pays.
Les réalités sont tellement diverses, les appréhensions, les captations.
Être à Montréal, Paris, Rome, Bruxelles, New York, voire même Ouagadougou, Freetown,  Brest, Kebemer, Pikine...n'est pas l'endroit ou tu te trouves. Les gens que tu côtoies, leurs fatiguements, leurs joies, leurs peines, quand tu es la, avec eux, dans leur environnement, dans un certain partage, une certaine compréhension n' a rien de commun avec ton analyse "lointaine".
Le quotidien que tu partages avec un toubab n'est pas celui d'un autre blanc, encore moins avec celui d'un autochtone. 
Ce qu'il y a de bien quand on se prend pour un vieux sage au Sénégal et que l'on envoie une tranche de philosophie à cinq francs sur la toile...c'est qu'on le fait en toute bonne foi ;-)
BA bennes yon inch Allah...

25/07/2013

Stand by

Le blog Blackrainbow est en stand by. Pas d'infos, pas de liens d'actualité. Il en sera toujours ainsi quand je suis au Sénégal! image.jpg Si le monde continue de tourner, il tourne sans moi. Je préfère circuler, voyager, rencontrer, tourner à gauche vers Samba Dia, à droite sur Rufisque, tout droit, direction les Îles, le Fouta... M'éloigner du réseau Sonatel ou nespresso... Me brancher sur le Sénégal, sur mes amis, les rencontres. M'attarder au bord d'une mangrove, attendre l'envol d'une aigrette ardoisée, être ému de la mélancolie d'un coucher de soleil sur les bolongs... L'actualité au pays, je la vis en live, sans copier/coller. Un passage de visa en quelques minutes à Yoff, un accueil souriant et efficace pour qui sait comment aborder l'administration, appréhender de manière adéquate... L'actualité, c'est aussi l'hivernage, sa chaleur humide, ses vents de folie avant la pluie. Les pistes inondées, les quartiers englués, la circulation dantesque des gens et des véhicules. L'absence criante de touristes, de résidents. La crainte du secteur sur cette crise, aberrante. La difficulté des familles à gérer la précarité de chaque jour.  L'actualité, c'est aussi le Ramadan, le jeûne, les heures qui se décalent. Les nuits chaudes et moites, promesses de nourriture et de boissons.  Ces paradoxes entre les banlieues, les villages de brousse et l'Etage de Saly ou des centaines de sénégalais font la fête chaque nuit... Chacun son Ramadan! Autres constatation, désastreuse, cet océan qui dévore la terre, certaines îles du Saloum. En un an, la mer à avalé  cinq mètres de plage dans le delta Niominka. Demain, les vagues s'attaqueront aux champs. Adieu culture de mil, adieu la vie sur ces îles. À saly, le goudron fout le camps, les ordures s'amoncellent, le sable couvre les ornières... Rien ne change, tout s'accentue cruellement. L'autoroute vers Diamniadio se termine, le nouvel aéroport continue de se construire. On ne parle pas trop politique en dehors de Dakar. On constate, simplement, on subit sans comprendre mais en se doutant bien que quelque-chose ne tourne plus rond au pays de la Teranga... Alors, on prie, on se débrouille, on attend demain qui est toujours un autre jour... Tout comme moi! Demain, je serai la ou ailleurs, heureux de vivre ici, de capter tout sauf du reseau internet ...

19/07/2013

Dakar déjà inondé

Les populations des zones inondables de la capitale inquiètes avec l'installation progressive de l'hivernage

dakarino2.JPG

De nombreux habitants des quartiers inondables de la banlieue de Dakar ont fait part de leur inquiétude des intempéries avec la tombée mercredi de la pluie dans plusieurs zones de la capitale sénégalaise.

"Bien sûr que nos populations sont dans la psychose des inondations et c' est tout à fait normal. A chaque approche de l' hivernage, les populations sont très inquiètes", a déclaré Khady Bâ, maire de la commune d' arrondissement de Diamaguène-Sicap-Mbao, située dans la banlieue de Dakar.

Les inondation ont touché ces dernières années plusieurs localités du pays dont Dakar, la capitale à travers surtout sa banlieue, et selon des statistiques officielles, "en un peu plus de 30 ans (1980 à 2012), les inondations ont affecté plus de 900.000 personnes et tué plus de 65 individus".

En 2009, ce sont 360.000 personnes qui ont été touchées par ces intempéries et les dégâts chiffrés à plus de 65 milliards de FCFA (des estimations de l' Etat du Sénégal et de la Banque mondiale). En 2012 seulement, le bilan faisait état de 26 décès liés aux inondations et 264.000 personnes sinistrées et 7.737 habitations inondées.

"Nous avons la commune d' arrondissement la plus touchée par les inondations dans la région de Dakar. Nous avons enregistré beaucoup de visites d' officiels à l' approche de l' hivernage", a dit Khady Bâ. Elle a toutefois assuré que l' Etat central a promis d' aider sa localité à lutter contre ces intempéries.

Dans plusieurs artères de certains quartiers de la banlieue, exposés aux inondations, des ouvriers s' activent dans des ouvrages (canaux, bassins de rétention d' eau), là où en attendant les pluies, certains ont mis des gravats devant leur porte pour contenir les eaux de ruissellement.

"Notre maison est régulièrement remplie d' eau pendant l' hivernage. Le plus souvent, nous revendons notre matériel pour nous acheter des charges de camions de gravats pour tenter de sauver notre maison", a indiqué Ndèye Ly, une habitante de Yeumbeul, une autre commune d' arrondissement de la banlieue de Dakar fortement touchée par les intempéries ces dernières années.

Selon elle, son voisinage également rencontre chaque hivernage les même peines, c' est pourquoi, a-t-elle ajouté : "j' ai hâte de quitter cet endroit et trouver un local beaucoup plus adéquat".

En conseil des ministres jeudi dernier, le Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a indiqué que les opérations de curage et d' entretien des canaux de drainage d' eau à Dakar et dans les régions sont terminées de même que d' autres opérations d' envergure concernant l' assainissement.

Pour sa part, le chef de l' Etat Macky Sall a réitéré, lors du même conseil des ministres, ses directives au gouvernement, concernant la réalisation, dans les centres urbains, de plans directeurs d' assainissement (volet eaux usées et pluviales, avec la définition précise de leurs phases d'investissements prioritaires, sur un horizon quinquennal). 

Xinhua

18/07/2013

You pète un câble...

"Le Tourisme a besoin du sang neuf pour éviter l'atrophie mentale des SG et président à vie", lance Youssou Ndour

youssou-ndour.jpg

La réunion de coordination de mercredi au ministère du Tourisme et des Loisirs a retenti jusqu’aux murs de l’Observateur tant le ton de Youssou Ndour est monté d’un cran pour rappeler qu’il n’est pas le ministre des hôtels et hôteliers encore moins le secrétaire d’une corporation, mais le patron d’un secteur : Le Tourisme et les Loisirs.

Youssou Ndour dans les colonnes du journal « L’Observateur », a rappelé que la politique nationale du Tourisme est déclinée par l’Etat, en concertation avec les acteurs du secteur.  Selon cette même source, il n’a pas attendu des masses pour donner un contenu Sénégalais à la concertation en l’appelant « Disso ». « Personne ne va m’apprendre le « Disso » et c’est ce qui existe dans mon département depuis mon arrivée ici», a martelé le ministre.

Youssou Ndour a estimé que "les instances de ces organisations vont gagner à se renouveler pour apporter du sang neuf afin d'éviter la péremption ou l’atrophie mentale des Secrétaires généraux et Président à vie". Pour finir, il demande aux acteurs du secteur et notamment à "certains de chercher le consensus et de travailler ensemble plutôt que de s’installer dans la division qui ne mène nulle part et ne rapporte rien au tourisme". L’exonération consentie par l’Etat du Sénégal qui a pris une décision souveraine sur l’application de la réciprocité du Visa hors zone CEDEAO, mérite des applaudissements du secteur, dit-il.

Ibrahima Mansaly

Rentrera, rentrera pas?

Wade est à Berlin

Serait-on en train de négocier les garanties de son retour à Dakar?

5702029-8503256.jpg

Les choses semblent se préciser quant au retour au pays de l’ancien Chef d’Etat, Abdoulaye Wade. Cela aurait dû se faire selon ses militants autour du 15 juillet, mais point de Wade à l’horizon. Ce n'est d'ailleurs que de très nombreuses fois où le retour au pays de Wade est annoncé

Lors d’une discussion captées par nos sources, entre les épouses de ses deux body-guards qui travaillent à la Lonase, il est apparu qu’au contraire cette venue n’était pas encore vraiment à l’ordre du jour, et que de sérieux échanges courent entre le camp de Macky Sall et celui du patron du Pds. Plutôt que de rentrer sur Dakar, il est selon ces deux dames, avéré que Wade et son épouse Viviane se sont envolés ce matin à bord d’un jet loué à la société Darta, vers Berlin en Allemagne. Pour quoi y faire? Mystères...

En tout état de cause, la venue d’Abdoulaye Wade ne va pas sans poser quelques soucis au pouvoir dans le contexte de la traque des biens mal acquis, qui a ouvert les portes de la prison à son fils Karim. Le père vient à Dakar pour y résider, et défendre et son fils et ses droits. Peut-il faire des choses qui mettront le régime Macky Sall sur les braises? La présence de Wade à Dakar, cela se gère dans un contexte pareil, et son caractère imprévisible demande de dresser des garde-fous, lesquels se négocient. Qu’aura-t-il le droit de dire ou faire une fois rentré? Mais aussi, une négociation sur des garanties certaines quant à sa liberté et celle de ses proches. On parle certainement de tout cela, que ce soit à Berlin, Paris, Versailles ou Popenguine, le fait est que les anciens compagnons que sont Wade et Macky Sall discutent...

Dakaractu/Brb

L'autoroute ouverte en août

LIVRAISON DEFINITIVE DE L’AUTOROUTE A PEAGE DAKAR-DIAMNIADIO 

L’Etat confirme le rendez-vous du 1er août 2013

autoroute_dakar_diamniadio.jpg 

C’est confirmé. L’Etat va respecter le rendez-vous du 1er août 2013, retenu pour la livraison définitive des travaux de l’Autoroute à péage Dakar-Diamniadio (25 Km). C’est ce qui ressort, hier, de la rencontre entre le Directeur général de l’Agence chargée de la réalisation des Grands travaux de l’Etat (Apix), Diène Farba Sarr, le concessionnaire de l’Autoroute à péage Senac-Sa et les maires des communes impactées par les travaux du péage. «Nous avions dit que l’autoroute va ouvrir le 1er août. Alors ce 1er août est pour nous une date contractuelle que nous allons respecter», a confié le Dg de l’Apix.

La rencontre d’hier avec les maires dont les communes ont été traversées par l’autoroute a été l’occasion pour les informer de l’imminence de l’ouverture du péage et les précautions à prendre par rapport à la sécurisation de l’ouvrage. Cette autoroute qui est un ouvrage structurant ayant fait l’objet d’un déplacement de plus de 30 mille âmes, est, selon l’Etat, un bien public qu’il faut surveiller, entretenir et maintenir. «Tous les Sénégalais doivent être sensibilisés avant l’ouverture de l’autoroute pour que cet ouvrage soit tenu entre de bonnes mains», insiste M. Sarr. Gérard Senac, Président-directeur général de Eiffage-Sénégal et administrateur général de la Senac-Sa, s’est réjoui d’avoir réalisé «la première autoroute à péage en concession dans la zone de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa)». C’est un challenge, dit-il, qui a marché.

Les confessions de Gérard Sénac :

«Plus on gagne, plus l’Etat aussi va gagner»

«Plus on gagne, plus l’Etat va gagner et les usagers également vont en tirer profit», a dit Gérard Sénac. Avant d’ajouter : «Si le Sénégal devient un hub routier et un hub maritime, c’est gagné. Il y aura du travail pour toute la jeunesse. C’est ça qu’on prépare ensemble avec l’Etat du Sénégal.» D'après M. Sénac, le Sénégal est un pays d’avenir. Et cette première concession «est un pari qui était lancé pour l’Afrique». Il signale que l’Autoroute à péage reste ouverte à tous les Sénégalais. Il informe que «16% de la recette journalière du péage est fourni par les transports en commun». Ça veut dire, dit-il, que l’autoroute n’est pas faite que pour les riches. Il apprend que les recettes du trafic au niveau du péage tournent autour de 10 à 12 millions de FCfa par jour. Selon ses estimations, Gérard Sénac mise sur 15 millions de FCfa par jour dans l’avenir. Les maires ont émis certains soucis par rapport à l’ouverture de l’Autoroute à péage. Pour plus de mesures de sécurité, ils ont exigé de la Senac-Sa de mettre des passerelles tous les 50 mètres et aussi d’éclairer l’Autoroute à péage. Ils demandent également la mise à la disposition des populations de certaines retombées financières du péage pour tranquilliser leurs inquiétudes. Mais, la société concessionnaire dit non pour le moment. Car, selon Gérard Sénac, «ça coûterait trop cher». Mais, il n’exclut pas de mener une réflexion pour trouver d’autres solutions à l’avenir pour améliorer davantage la sécurité. La société Senac-Sa a réaffirmé son engagement de s’occuper de l’entretien des travaux du péage jusqu’à 30 ans.

L'observateur/M.Bacaly

17/07/2013

Demain...l'Afrique

Le réveil des "fauves africains"

aaa copier.jpg

Avec une croissance qui atteignait 21% en 2012, la Sierra Leone fait partie de ce que les économistes appellent les "lions africains".

La formule est choquante. Politiquement incorrecte. Mais elle est aussi pleine d'espoir. L'Afrique, continent maudit, pillé, humilié pendant tant d'années, pourrait bénéficier de "l'avantage de l'arriération". L'idée ? Elle est aussi simple que séduisante. Parties de presque rien, exclues de quasiment tout, les économies africaines brûleraient les étapes de la croissance en profitant des "greffes" technologiques, grâce aux innovations importées des pays développés.

Un développement version 2.0 qui permettrait aux pays de gagner des décennies à l'image des croissances fulgurantes des pays asiatiques – Corée du Sud, Taïwan, Hongkong et Singapour – dans la deuxième moitié du XXe siècle. Ce que les économistes anglo-saxons avaient qualifié de " the advantage of backwardness".

Après les "dragons asiatiques", voici venu le temps des "fauves africains" ? Le Franco-béninois Lionel Zinsou, patron du fonds d'investissement Pai Partners, y croit. Lors des rencontres économiques d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), les 5, 6 et 7 juillet, l'homme d'affaires s'est étonné que les économistes aient encore tant de peine à imaginer que cette théorie puisse s'appliquer aux pays africains. Les financiers et les entrepreneurs n'ont pas les mêmes pudeurs. Banques, fonds d'investissements, sociétés de consulting, sentent que le continent est prêt à décoller. Ils y voient une "opportunité d'investissement historique", comme le souligne la banque Natixis dans une note de recherche datée du 8 juillet.

Il ne s'agit pas de nier les difficultés persistantes de la plupart de ces pays. Des pays où les nouveau-nés n'ont souvent qu'un lendemain à vivre, où les inégalités révoltent, où les démocraties restent souvent trop approximatives et la corruption endémique.

Mais les clichés misérabilistes doivent être dépassés. Après vingt ans de politique d'austérité infligée par le Fonds monétaire international (FMI) et les autres institutions de Bretton Woods, la plupart des Etats ont assaini leurs finances. Le nombre et l'intensité des conflits armés se réduisent. La croissance s'installe.

Quand l'Europe décline, l'Afrique s'éveille. Selon le FMI, la région est aujourd'hui celle qui affiche la deuxième plus forte croissance économique au monde. Une croissance "moderne". L'Afrique n'est plus ce continent agraire où les boeufs faméliques retournent la terre en tirant des charrues à soc. Aujourd'hui, le PIB africain est composé d'un tiers d'industrie, d'un tiers d'agriculture et pour un autre tiers des services, en particulier les télécommunications, souligne l'écrivain Sanou MBaye, auteur de L'Afrique au secours de l'Afrique (Editions de l'Atelier, 2009). Preuve que cet "avantage de l'arriération" est en train de germer, des technologies encore balbutiantes en Europe sont d'ores et déjà adoptées par les entrepreneurs locaux. L'exemple le plus cité est celui de ce producteur kenyan qui, à l'aide de son téléphone mobile, a accès en direct aux évolutions des cours agricoles dans la région pour vendre sa production au marché le plus offrant.

Les disparités persistent

Ailleurs se développe le paiement sans contact ou des distributeurs de billets "mobiles". La 3G est, parfois, accessible dans des zones où il n'y a pas encore d'électricité. Pour Lionel Zinsou, les télécommunications seront à l'Afrique ce qu'était autrefois la métallurgie à l'Europe. Le secteur qui, par son rayonnement, parviendra à jouer le rôle de locomotive.

Les cinquante-sept pays et territoires recensés sur le continent ne seront pas tous les "fauves" de demain. Les disparités persistent. L'écart de PIB par habitant peut varier de 1 à 34 entre deux Etats, parfois limitrophes, observent les experts de Natixis, citant le Zimbabwe et le Botswana. Aussi, la Côte d'Ivoire, l'Afrique du Sud, le Sénégal, le Kenya, le Nigeria, l'Angola, La Tanzanie ou le Mozambique fascinent davantage que d'autres. Bien souvent pour leur accès à la mer et/ou pour la richesse de leur sol : pétrole, or, platine, chrome, phosphate, uranium....Enfin, ce développement à la façon d'une course de sauts de haies n'est pas sans poser de sérieux défis. Les industries, les services qui en émergent seront performants et productifs mais peu riches en emplois. Insuffisants pour employer les 1,4 milliard d'Africains en âge de travailler que comptera le continent en 2050.

Il n'empêche. La Chine a compris l'intérêt d'investir en Afrique depuis longtemps. Pourquoi l'Europe doute-t-elle autant ? "Le déni", explique Lionel Zinsou.

Pour comprendre il faut, dit-il, se souvenir que "l'avantage de l'arriération" a d'abord été théorisé par l'historien américain Alexander Gerschenkron pour s'appliquer à l'Allemagne. Ou plutôt au Royaume de Prusse. A l'état rural au début du XIXe siècle quand l'Angleterre a déjà fait sa révolution industrielle, le pays parvient, grâce à l'importation des produits britanniques, à rattraper son retard et davantage encore. Vers la fin du XIXe siècle, les Anglais sont distancés par les Prussiens. Le schéma est presque le même pour la Russie, sortie du quasi Moyen-Âge entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, avant la reculade.

Que nous enseigne l'Histoire ? Que chacun de ces épisodes se décompose en trois phases, indique M. Zinsou. D'abord, le doute mêlé de condescendance : "Ils n'y arriveront jamais." Puis vient l'hostilité. Le pays arriviste est accusé de copiage, de concurrence déloyale. Enfin, la troisième et dernière phase. Celle où l'ex-leader est dépassé par "l'ex -arriéré". Pour M. Zinsou, c'est presque une certitude. L'Afrique traverse, en ce moment, cette première phase.

Claire Gatinois/Le Monde

Le tourisme déchante...

« l’amateurisme » de Youssou Ndour, les syndicats et patrons du Tourisme suspendent leurs activités

x5360263-7997574.jpg.pagespeed.ic.SnUl144LKx.jpg

En protestation contre « l’amateurisme » de Youssou Ndour, les syndicats et patrons du Tourisme suspendent leurs activités

A suivre  Dénoncer Participation Patrons Suspension Tourisme 

Des acteurs du secteur du tourisme ont décidé de suspendre leurs participations aux activités de leur ministère de tutelle. Dans un communiqué, ils dénoncent « l’amateurisme » de Youssou Ndour, ministre du Tourisme et des Loisisrs.

Ce sont 7 organisations patronales du secteur privé touristique qui ont signé le communiqué dans lequel elles déclarent « suspendre leurs participations à toutes les activités, rencontres initiées et organisées par le ministre du Tourisme et des Loisirs ».

Ces acteurs ont pris cette décision pour « à la fois dénoncer, protester et se démarquer de la gestion marquée par l’amateurisme, le pilotage à vue du département par le ministre du Tourisme et des Loisirs ».

Selon les signataires du document, dont Senego a obtenu une copie, « les professionnels demeurent convaincus que la démarche en solo du ministre du Tourisme et des Loisirs, en plus d’hypothéquer les chances d’une véritable relance du tourisme de notre pays, ne permet pas de renforcer la dynamique de partenariat entre l’Etat et le secteur privé, principaux partenaires de la destination »

Babacar SECK

16/07/2013

Rançon & chantage

Du «cash» pour faire libérer les otages

arton31308.jpg

Le chef rebelle César Atoute Badiate vient de relâcher les neuf démineurs qui avaient été pris en otage. Le Sénégal aurait consenti à renoncer au déminage d’une zone délimitée par le chef rebelle. Ce qui constituerait une concession grave qu’une partie, aussi infime soit-elle du territoire national, échapperait ainsi à la souveraineté nationale ! Mais il s’y ajoute qu’il avait beaucoup été question d’argent dans les tractations pour la libération des otages. Personne ne l’avouera certainement, mais de l’argent avait été donné dès les premiers contacts avec César Atoute Badiate dans le cadre des négociations en vue de la libération des otages.

En effet, sous le prétexte d’entretenir les otages retenus par les rebelles à Kassolole, les émissaires de l’Etat du Sénégal avaient donné discrètement à César Atoute Badiate, en mains propres, de l’argent dont le montant reste encore inconnu, pour des vivres et des soins médicaux que nécessiterait le confort des otages qui, d’après le chef rebelle, ne se satisfaisaient pas de la nourriture qui leur était servie. On peut bien s’imaginer que la nourriture et les médicaments payés avec cet argent n’auront pas été servis qu’aux seuls otages. On retombe ainsi dans les travers tant décriés, depuis l’ère du Président Abdou Diouf, que de fortes sommes d’argent continuent de circuler ainsi dans le maquis et que même l’Etat du Sénégal s’engageait, jusque dans un passé récent, à pourvoir au ravitaillement des rebelles en cantonnement. N’est-ce pas Farba Senghor qui se vantait du temps du Président Abdoulaye Wade d’acheter des vivres et autres condiments et denrées pour les rebelles du Mfdc ? Il faut dire que devant l’incapacité de son Armée à faire libérer les otages, le Président Macky Sall s’était senti obligé de trouver des voies et moyens propres, aidé par les autorités de Bissau, pour sortir du guêpier, ces concitoyens qui étaient en mission humanitaire de déminage. Il semble en avoir désormais tiré la leçon d’interdire le déminage humanitaire pour ne plus risquer la sécurité de civils. Le Chef de l’Etat n’en est pas à sa première mauvaise expérience du genre car, durant une année, des militaires sénégalais avaient été détenus par des factions armées proches du chef de guerre Salif Sadio ; sans que l’Armée nationale ne réussît à mettre en place une opération de sauvetage de ses hommes pris en otage. Il aura fallu recourir à la facilitation de la Gambie pour faire libérer les militaires pris en otage. Il se supputait que de l’argent avait été donné au passage. C’est peut-être cela qui avait incité l’autre chef rebelle César Atoute Badiate à mettre la main sur des démineurs afin d’avoir lui aussi une certaine part de rançon. On ne le dira jamais assez, la pratique de paiement de rançon, sous quelque forme que ce soit et sous tous les cieux, encourage les opérations de prise d’otages.

Le 8 février 2013, Vicki Huddleston avait révélé sur la chaîne française iTélé que la France avait versé 17 millions de dollars à Aqmi pour faire libérer ses otages enlevés en septembre 2010 sur le site minier d’Arlit au nord du Niger. Vicki Huddleston est une grande diplomate américaine. Elle avait servi comme ambassadrice de son pays au Mali avant que l’administration Obama ne la nommât de 2009 à 2011, vice-ministre de la défense chargée des Affaires africaines. Elle sait donc de quoi elle parle, surtout qu’en dépit des dénégations embarrassées du gouvernement de Nicolas Sarkozy, tout le monde avait l’intime conviction qu’entre l’Etat français et Areva, quelqu’un avait payé au chef des preneurs d’otage le terroriste Mocktar Ben Mocktar. Mme Huddleston, aujourd’hui à la retraite, et qui n’est plus liée par l’obligation de réserve, savourait sa révélation, car comme l’administration Obama, elle a toujours refusé le principe de paiement de rançon aux preneurs d’otages. Les sommes d’argent versées aux terroristes leur permettent de s’équiper et de se doter de moyens pour davantage faire mal. Le Président François Hollande disait aux familles des otages français encore détenus au Sahel que si d’autres n’avaient pas payé des rançons, peut-être que leurs proches ne seraient pas retenus en otages. Mais les révélations de Mme Huddleston, ont un autre mérite. Elles jettent la lumière sur les responsabilités des gouvernements africains. En effet, Mme Huddleston affirmait que la rançon payée avait transité entre les mains du gouvernement malien, qui s’était chargé de la remettre aux preneurs d’otages. «Les rançons, comme toutes les rançons, ont été payées indirectement. Elles ont terminé entre les mains du gouvernement malien et ensuite elles sont retournées, du moins en partie, aux salafistes», a-t-elle précisé. On se demande alors la responsabilité du chef de l’Etat malien Amadou Toumani Touré dans toutes ces histoires, lui qui se la coule douce à Dakar. Dans cet imbroglio, on retrouve Ahmad Chaafi, cet occulte conseiller du Président burkinabè Blaise Compaoré, et dont le nom est cité dans tous les mauvais coups politiques, militaires et terroristes qui ont pour théâtre la zone du Sahel. Dire que c’est cet homme qui avait provoqué une crise diplomatique entre le Sénégal et la Mauritanie aux premières semaines de l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall. La Mauritanie, demandait au Sénégal de lui livrer son ressortissant, Ahmed Chaafi, poursuivi dans son pays pour une affaire de tentative de coup d’Etat. Le Président Macky Sall refusa net et la presse avait affirmé que le chef de l’Etat sénégalais avait poussé la défiance jusqu’à faire dormir dans son propre domicile privé, l’homme recherché qui se trouvait être son ami et qui aurait été à Dakar pour une mission officielle du Burkina Faso.

Madiambal Diagne

14/07/2013

Démineurs libérés en Casamance!

les neufs démineurs enlevés par un groupe rebelle en Casamance ont été libérés

casamance_0.jpg

Après 70 jours de captivité, les neuf démineurs de la société sud-africaine Mechem ont pu recouvrer la liberté hier soir, vendredi 12 juillet. Ces démineurs avaient été enlevés par une branche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance le 3 mai dernier dans l’arrondissement de Niassya, alors qu’ils menaient des opérations de vérifications dans la zone. Un premier geste avait été accompli le 27 mai dernier, avec la libération de trois femmes faisant partie du groupe.

Ces trois mois de captivité ont suscité beaucoup d’émoi à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal. D’abord parce que les démineurs sont tous originaires de la région. Ensuite, parce que leur libération a été annoncée puis repoussée à plusieurs reprises.

Le 7 juin dernier, après plusieurs jours de négociations, une lueur d’espoir est apparue avec la signature d’un accord de principe sur le déminage humanitaire entre l’Etat du Sénégal et la branche du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) dirigée par César Atoute Badiate. Cet accord annonce notamment la création d’un comité de suivi qui doit définir les zones à déminer.

Aucune rançon versée

Plusieurs acteurs ont pris part aux discussions avec cette branche armée du MFDC basée à Cassolol, en Guinée-Bissau. Parmi les facilitateurs intervenus, figurent l’ONG Mum ko mum, mais aussi l’ancien maire de Ziguinchor, Robert Sagna, accompagné de religieux sénégalais et bissau-guinéens. Ces facilitateurs sont formels : il n’y a pas eu de rançon, bien que la question pécuniaire ait été abordée lors des discussions.

A Mpack, ce samedi, les démineurs seront remis à leurs familles. « Nous attendons ce moment depuis longtemps, affirme la fille d’un otage contactée par RFI. Je suis très émue d’apprendre sa libération ».

RFI

Le visa en vidéo

2 Vidéos: Le Sénégal instaure un visa obligatoire pour les étrangers

5070488-7569143.jpg

http://www.france24.com/fr/20130712-senegal-visa-biometrique-etrangers-tourisme

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=S_0IogfQl8k#at=72

Depuis le 1er juillet, le Sénégal exige que les étrangers sollicitent un visa biométrique d’environ 50 euros - pour un séjour inférieur à 90 jours - pour entrer sur le territoire sénégalais. Jusqu’ici, les touristes pouvaient entrer au Sénégal à l’aide d’un simple passeport. Mais par souci de réciprocité avec les pays de l’espace Schengen, Dakar a décidé de rééquilibrer la donne.

Une décision qui effraie le secteur du tourisme. Selon les professionnels, cette nouvelle disposition risque de se traduire par un considérable manque à gagner. En 2013, le tourisme représentait 25 % de l'économie du pays. Mais les études prévoient une baisse de 30% des flux touristiques et un manque à gagner de plus de 100 milliards de francs CFA (environ 150 millions euros).

Le ministre sénégalais du Tourisme,Youssou N'Dour, se veut pourtant rassurant. Il explique que pour l'année 2013 les tour-opérateurs seront exonérés du paiement de ce visa s'ils envoient au préalable au ministère du Tourisme la liste complète des vacanciers sous leur responsabilité.

Les hôteliers craignent une baisse de la fréquentation touristique

Mais dans la station balnéaire de Saly, certains hôtels affichent ouvertement leur opposition à cette décision et affichent des banderoles "Non au visa touristique" sur leur établissement. Cette mesure fait craindre aux hôteliers des plans sociaux et des fermetures pour la nouvelle saison en octobre : "Beaucoup de clients habitués nous écrivent de France assez remontés contre le visa, inquiets par la difficulté des procédures et le peu d'assistance qu' ils ont au consulat sénégalais en France", explique Jean Rey, le directeur d’un hôtel.

Et pour cause: les démarches pour obtenir le fameux sésame sont laborieuses et très lentes. Les demandeurs doivent s’inscrire en ligne puis ils retirent ensuite leur visa à l’arrivée à l’aéroport. Mais le manque d’organisation et de moyens humains pour gérer l’afflux de demandeurs du précieux sésame découragent plus d’un touriste.

Le directeur d’un hôtel Nouvelles Frontières ne décolère pas. "Les gens m’ont parlé de l'accueil à l'aéroport, des infrastructures qui ne suivent pas. Il y a aussi la cherté de la destination. Si, en plus, on leur impose d'acheter un visa, on risque de ne plus voir un touriste. C'est un désarroi total !", confie-t-il.

France 24

La honte des talibés

Haro sur l’esclavage des enfants au Sénégal

2013-01-08 11.15.23.jpg 

Tous les Sénégalais constatent, au quotidien, les terribles conditions dans lesquelles vivent les talibés dans les villes sénégalaises. Et la question qu’on est en droit de se poser est la suivante : comment des hommes et des femmes qui se disent civilisés, intelligents, humains, croyants, peuvent-ils accepter de côtoyer, pendant des décennies, des milliers d’enfants en guenilles, puants, couverts de plaies, grelottant au tout petit matin comme des feuilles mortes, la sébile à la main, sans s’émouvoir, sans réagir ?

Ces petits esclaves – c’est cela leur véritable condition humaine dans ce Sénégal du 21ème siècle – sont, dans leur écrasante majorité, transplantés du Sud du pays et par centaines, comme à l’époque des négriers, pour être utilisés à Dakar et à St-Louis en particulier, par des réseaux de trafiquants d’êtres humains dont les maillons les plus visibles sont les fameux « marabouts ».

La longue enquête que nous avons menée nous a révélé, en effet, que plus de 90% de ces enfants-esclaves viennent du Fouladou sénégalo-bissau-guinéen, et que le restant de la troupe des petits exploités provient du Saloum. Impossible de rencontrer à Dakar le moindre talibé originaire de l’un des grands foyers religieux du pays que sont Touba, Tivaouane, Ndiassane, Thénaba, Thilogne, Médina-Gounasse, entre autres…

Et pourtant, ce sont ces illustres familles religieuses que les faux « marabouts » et leurs défenseurs démagogues invoquent et implorent chaque fois que l’Etat veut délivrer les malheureux petits esclaves des griffes de ces propriétaires impitoyables qui se tapent entre 150 000 F et 1 500 000 francs tous les mois ! 1 500 00 ! Une somme qu’aucun salaire indiciaire de la Fonction publique sénégalaise n’attend ! Avec de tels revenus que leur donnent des marmots dans la douleur, il est compréhensible que ces marabouts-trafiquants aient rué dans les brancards pour s’opposer à toutes les décisions des différents gouvernements visant à leur ôter le fromage de la bouche !

Beaucoup de Sénégalais n’ont pas encore compris le phénomène de l’esclavage des enfants ainsi que l’ampleur des dégâts moraux, économiques et psychologiques qu’il a causés à notre pays dont nous chantons nous-mêmes la démocratie-vitrine et la qualité de ses ressources (sur-) humaines…

Une petite anecdote… En 2003, un ami et moi avions reçu un groupe de collègues d’une université du Michigan. Des Noirs et des Blancs. L’ambiance y était très chaleureuse durant les premiers jours de leur séjour à Dakar. Mais par la suite, le groupe volera en éclats, emportant avec lui le projet que nous allions mettre sur pied entre nos deux institutions! A cause des talibés !

En effet, intrigués et profondément choqués par la présence de ces enfants en haillons dans les rues de la capitale, les compatriotes de Clinton évoquèrent la question au cours d’une réunion de récapitulation. Vexés et humiliés à la fois par les remarques jugées désobligeantes de certains Blancs qui ne comprenaient pas comment des petits d’êtres humains pouvaient être laissés à eux-mêmes à ce point dans un pays policé, les Noirs – dont le chef de délégation – se braquèrent contre eux et évoquèrent les affres de l’esclavage et de la colonisation qui auraient ruiné l’Afrique et contraint les milliers de familles indigentes à abandonner leurs enfants dans la rue…

Et nous les hôtes sénégalais, nous étions tout petits dans nos sandales! Le groupe de des Américains s’étant scindé en deux sous-groupes antagonistes, nous n’avions que nos gros yeux pour constater les dégâts – causés par la négligence coupable de notre Etat et de notre société dans sa globalité. Sans parti pris, cependant ! Nous savions que l’esclavage et la colonisation brandis par nos frères et sœurs de sang – qui étaient eux-mêmes, en vérité, choqués par ce qu’ils venaient de découvrir dans le pays de leurs ancêtres -, étaient des alibis qui ne tenaient pas la route…

Hormis ce cas précis, il faut se demander combien de projets ont été torpillés par la mendicité des enfants dans les autres secteurs de développement du pays ! Combien d’investisseurs potentiels étrangers sont-ils repartis du Sénégal avec leur argent après avoir constaté, avec dégoût, que le pays où ils voulaient investir est habité par des « sauvages » qui brutalisent leurs propres enfants ?

A qui la faute ? Le premier responsable, c’est l’Etat qui a laissé faire. La politique politicienne l‘a empêché de sévir contre les esclavagistes qui se refugient derrière un groupe de soi-disant islamologues-affairistes et qui ont toujours servi au peuple parfois dupe leur recette démagogique, mais qui a toujours fait mouche : « lutter contre la mendicité des talibés, c’est lutter contre l’Islam ». Que non ! Ils n’ont jamais voulu dire la vérité sur la pandémie. Mais ils savent, au moins, que les faux « marabouts » se la coulent douce dans des chambres douillettes, au moment où les petits esclaves qu’ils pressurent trinquent à même le sol dans des maisons en construction ou tout simplement abandonnées…

Dans quel monde sommes-nous ?

Il est hors de question de supprimer les daaras ! Nous disons souvent à nos étudiants que les plus grands écrivains de ce pays et de l’Afrique en général, n’ont pas écrit dans les langues européennes, comme le français, l’anglais, le portugais ! Mais plutôt en arabe et dans les langues africaines avec l’alphabet arabe. Les poètes sénégalais de langue arabe ou wolof, Ahmadou Mbacké, Malick Sy, Ibrahima Niass, Mor Kairé, Mbaye Diakhaté, Moussa Ka, entre autres, sont plus prolixes et de loin plus talentueux que Senghor, le plus grand poète sénégalais de langue française. Nous leur disons aussi que les plus grands érudits, les plus grands savants de ce pays, sont issus des daaras. A part Senghor et Cheikh Anta Diop – qui est en partie un produit des daaras -, nous n’avons pas de sommités dignes de ce nom.

Les héritiers de la glorieuse tradition du daara authentique en Sénégambie ont joué ou jouent encore pleinement leur rôle : Serigne Pire, Boroom Daara-yi, Serigne Saliou, Serigne Koki, etc. Mais pourquoi certaines hautes autorités religieuses de ce pays acceptent-elles de parrainer, de protéger des fossoyeurs de l’esprit de cet extraordinaire héritage qui nous vient de l’Empire du Ghana, du Mali et du Jolof ?

Alors que des hommes de Dieu comme Serigne Saliou ont ouvert des daaras et pris en charge des milliers d’enfants loin des centres urbains, de soi-disant marabouts convoient des enfants du Fouladou pour les exploiter honteusement à Dakar et dans les autres villes du pays.

Au lieu de combattre les trafiquants d’enfants qui souillent et dénaturent le daara véritable qui a produit les savants qui ont bâti ce pays, certaines personnes influentes, mais malintentionnées, les protègent ! D’où l’impérieuse nécessité pour l’Etat de bien communiquer avec les authentiques personnalités religieuses sur la question. En leur donnant la bonne information sur la traite des enfants. Si elles comprennent les contours du phénomène et l’ampleur du mal, elles l’accompagneront dans sa lutte pour l’abolition de l’esclavage des enfants dans ce pays…

Gorgui DIENG Docteur d’Etat – UCAD

Seneweb

13/07/2013

cfa sous la loupe

Transferts d'argent
Les envois des « Modou- Modou» sous surveillance

argent-franc-CFA.jpg

S’il est établi que les transferts d’argent effectués par les migrants sénégalais éparpillés un peu partout à travers le monde ont un véritable impact sur le développement économique du pays, force est de reconnaître qu’ils peuvent avoir des ramifications avec le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Leur importance au Sénégal a fini par attirer l’attention du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (Giaba). Laquelle organisation vient, dans son rapport 2012, publié, hier à Dakar, d’attirer l’attention des autorités sénégalaises sur cette potentielle menace. En effet, selon le Giaba l’afflux des envois  qui s’élevait à 1,48 milliard de dollars, soit environ 758 milliards de francs Cfa, selon les estimations de la Banque mondiale en 2011, «appelle à une surveillance serrée».
Car, indique le rapport, ces envois qui représentent environ 10,3 % du Produit intérieur brut (Pib) du pays «ont des ramifications par rapport à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme». Des fléaux qui peuvent contribuer à désintégrer les économies des pays de la sous-région lorsque le blanchiment est pratiqué à grande échelle sur le secteur financier. Il risque aussi, selon Ndèye Elisabeth Diaw, Directeur général adjoint du Giaba, de fausser le jeu démocratique dans ces pays car ayant pour conséquence la mise en place de pouvoirs aux mains sales.
Même s’il est difficile d’évaluer la prépondérance des infractions sous-jacentes, le Directeur général du Giaba affirme que sur les 72 milliards de dollars, près de 40 mille milliards de francs Cfa, qu’on pense avoir été blanchis, 42 % sont constitués d’évasion fiscale. Mais Dr Abdullahi Shehu regrette amèrement le nombre limité de poursuites ayant abouties dans la région. Au Sénégal, la Cellule nationale de traitement des informations financières du Sénégal (Centif) avait repéré dans son dernier rapport 1 120 milliards de francs Cfa blanchis dans notre pays entre 2004 et 2011, soit 17, 6 % du Pib national.
Et selon ce rapport du Giaba, rendu public, hier, lors d’une session de sensibilisation des représentants diplomatiques des pays de la Cedeao, la Centif a reçu 58 Déclarations d’opérations suspectes (Dos), envoyé 4 rapports au ministère de la Justice et classé 13 cas de janvier à juin 2012. Les crimes graves à l’origine des Dos comportaient des délits de fraude, faux et usage de faux en écriture privée, corruption, trafic de stupéfiants, la fraude aggravée de redevances. Pendant la même période, deux personnes ont été libérées, une licenciée et une autre condamnée. Dans son document, le Giaba indique que le Sénégal a montré une intension ferme et une détermination à combattre la corruption, freiner le détournement des deniers publics et par dessus tout éradiquer la mauvaise gestion.
Seyni DIOP/Wal Fadjri

Taxis engrosseurs

Lycéennes mises enceintes par leur « taxi driver »

cortge_des_motos_jakarta.jpg

Les trop nombreuses grossesses précoces chez les filles de Fatick, ville du centre ouest du Sénégal, seraient causées pour plus de la moitié par les conducteurs des motos Jakarta qui amènent les filles à l’école.

Le phénomène était plutôt surprenant : pourquoi, dans cette ville où Macky Sall a été maire avant son élection en 2012, pourquoi tant d’adolescentes tombent enceintes chaque année ? La réponse, c’est Sokhna Badiane, maîtresse sage-femme du « coin jeunes » de l’association pour le bien-être familial (ASBEF) qui l’apporte : ce sont les conducteurs des moto Jakarta, service de taxi deux-roues, qui mettent enceintes les élèves en les amenant à l’école le matin.

« Les conducteurs de moto profitent des moments du transport des élèves vers le lycée pour les détourner du chemin et aller entretenir avec elles des relations aboutissant à des grossesses précoces et/ou non désirées », explique-t-elle, avant de préciser : « la plupart des victimes de ces conducteurs de moto sont des élèves ».

Cette année, on a relevé 10 cas de grossesse chez les adolescentes du lycée de Fatick, ainsi que trois cas dans chacun des collèges publics d’enseignement moyen. Des chiffres alarmants, mais sur lesquels Mme Badiane rassure en exprimant la satisfaction de l’association : « nous sommes parvenus à réduire ce phénomène de grossesses d’adolescentes, contrairement à l’année dernière ».

La stratégie de l’association consiste notamment à inclure les conducteurs des motos Jakarta au programme de sensibilisation et d’information. « Nous avons invité les conducteurs de moto à participer à nos discussions », poursuit-elle. « Ils sont sensibilisés et viennent même chercher les préservatifs au ‘coin jeunes’ de l’ASBEF ». Une forme de progrès...

Afrikinfo

Pèlerinage réduit pour La Mecque

Hajj 2013: L'Arabie Saoudite réduit le quota du Sénégal

senegal-hadj2.jpg

Le quota du Sénégal pour le pèlerinage à la Mecque a été ramené de 10.500 à 8.400 pèlerins pour l’édition 2013 du Hajj, a annoncé vendredi le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye, invitant les futurs pèlerins à ’’s’enregistrer le plus rapidement possible’’.

’’Le Sénégal avait un quota annuel de pèlerins de 10.500. Cette année, à cause de la réduction instaurée par l’Arabie Saoudite, elle est réduite à 8. 400’’, a-t-il dit au sortir d’un conseil interministériel sur le pèlerinage 2013. 

Selon lui, cette année, le Royaume d’Arabie Saoudite a pris des dispositions spéciales, en réduisant les quotas attribués aux Etats en raison de travaux autour de la Kaaba.

’’Le nombre de bâtiments, d’immeubles disponibles a été sérieusement réduit, ce qui va impacter sur le nombre de pèlerins qui vont être présents à la Mecque, et tous les pays non arabes ont vu leur quota réduit de 20 % et les pays arabes de 50%’’, a-t-il expliqué.

Le ministre sénégalais avance que cette réduction du quota alloué annuellement aux pays musulmans va impacter sur la répartition des pèlerins qui seront encadrés par la mission officielle, et des pèlerins convoyés par des privés. 

’’C’est pourquoi nous voulons lancer un appel, dès à présent, à nos compatriotes qui souhaitent effectuer le pèlerinage cette année à aller s’enregistrer le plus rapidement possible’’, a-t-il déclaré, annonçant que des dispositions seront prises pour que le Bureau du pèlerinage soit ouvert le plus rapidement possible.

’’Il le sera officiellement le 15 août et sera clôturé deux ou trois semaines avant le départ du premier vol. Et toutes les conditions, j’espère, seront réunies pour que cette année nous ayons un pèlerinage sans faute’’, a-t-il ajouté. Le départ du premier vol est prévu le 22 septembre prochain. C'est Sénégal Airlines qui a été choisi pour transporter les pélerins.

APS

Chère polygamie

Les familles polygames sont les plus pauvres

diolas.jpg

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié la deuxième enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal dont le rapport a été traité par Sud Quotidien dans sa parution du jour

Il ressort de l’Enquête de suivi de la pauvreté (ESPS-II 2011) que 36,3% des personnes vivant dans les ménages dirigés par des célibataires sont pauvres contre 46,7% dans les ménages dirigés par des mariés monogames. Ce pourcentage prend des proportions de 50,1% chez les mariés polygames, faisant de cette dernière catégorie de ménage, la plus touchée par la pauvreté au Sénégal.

A Dakar, la capitale, la pauvreté touche plus les personnes vivant dans les ménages dont le chef est veuf (31,2 %) soi plus de 200 000 personnes. Dans ce milieu de résidence, les divorcés (10,5%) qui représenteraient près de 14 000 personnes affichent une incidence moins élevée.

Les caractéristiques sociodémographiques des chefs de ménages décrites par ledit rapport sont d’autant plus intéressantes qu’à Dakar, justement, la pauvreté touche davantage les ménages dirigés par des mariés monogames soit un taux de 26,8% représentant près de 400 000 personnes tandis que l’incidence de la pauvreté dans les ménages polygames à Dakar est de 24,0% soit environs 200 000 personnes.

Concernant les autres villes, à l’exception des personnes vivant dans des ménages dirigés par des divorcés qui se présentent avec un taux de pauvreté de 55,7% (contre 53,8% en milieu rural), il n’y a pas d’écart important selon la situation matrimoniale.

Au Sénégal, 27,4 % des chefs de ménage seraient des femmes. Il ressort de l’ESPS-II 2011 que seulement 34,7% des personnes vivant dans des ménages dirigés par des femmes sont en situation de pauvreté contre 50,6% chez les personnes qui vivent dans les ménages dirigés par les hommes.

Comme cela avait déjà été observé en 2001/02 par l’ESAM_II, note le rapport de l’Ansd, la pauvreté est moins répandue dans les foyers dirigés par des femmes que dans ceux dirigés par des hommes. Il semble donc que dans une certaine mesure, les ménages dirigés par des femmes soient mieux lotis que ceux dirigés par un homme, «bien qu’il ne soit pas exclue qu’une partie des ménages avec un chef féminin soient dans une situation de forte dénuement».

Babacar SECK

12/07/2013

important rappel

Allo!?!

handphone.jpg

Pour les personnes qui ont un numéro de téléphone portable au Sénégal , quel que soit l'opérateur: il faut se présenter à la boutique avec pièce d'identité, sinon la puce sera bloquée au 31 juillet 2013.

Corsair casse les prix

Pascal DE IZAGUIRRE, président-directeur général de Corsair : 

« L’arrivée de la compagnie aérienne au Sénégal a fait baisser les prix du billet Paris-Dakar »

2300.jpg

Le président-directeur général de Corsair, Pascal de Izaguirre, tire un bilan très satisfaisant de l’arrivée de cette compagnie de transport aérien dans le ciel sénégalais. « Grâce à nous, l’aéroport de Dakar a vu son chiffre d’affaires augmenter considérablement. Nous avons calculé, cette année, neuf millions d’euros de recettes supplémentaires sous forme de taxes. L’arrivée de Corsair est une opération totalement gagnante pour le Sénégal », estime-t-il.

Quel jugement faites-vous de l’arrivée de Corsair au Sénégal ?

«L’arrivée de Corsair a eu plusieurs effets positifs, il y a d’abord la chute des prix du billet, on s’aperçoit que cette baisse sur la ligne Paris-Dakar, à partir de la France, a été de 26 % depuis le début de l’année 2013. Nous nous réjouissons de voir les tarifs de la concurrence comme Air France baisser. C’est un impact très positif. Nous avons, en plus, boosté et développé considérablement le trafic, le nombre de billets Paris-Dakar vendus en France en 2013 est en croissance de 39 % par rapport à 2012. Cela veut dire que nous avons ajouté des vols, de la capacité. Air France en a fait de même. Nous nous apercevons qu’aujourd’hui, la plupart des passagers de la ligne Paris-Dakar, voyagent en vols directs grâce à nous. Auparavant, 52 % des passagers Paris-Dakar passaient par une escale intermédiaire, dans un pays d’Afrique du Nord, en Espagne, en Belgique, etc. Maintenant, on s’aperçoit que 82 % des clients voyagent par des vols directs. A côté de ces éléments positifs (baisse des tarifs, explosion du trafic, amélioration de la qualité du service par la multiplication des vols, nous avons mis des avions les plus neufs car les deux Airbus A330-300 ont été livrés en novembre 2012 et janvier 2013), viennent s’ajouter les effets très positifs pour l’économie sénégalaise. En plus, nous avons créé des emplois, nous ouvrons une agence, nous donnons du travail à des sociétés de handling, etc. Grâce à nous, les agences de voyage ont plus d’activités, plus de billets à vendre. C’est très profitable pour Sénégal airlines, il est certain que Corsair est d’un soutien substantiel à cette compagnie. Cette explosion de trafic s’est traduite par des recettes supplémentaires. Grâce à nous, l’aéroport de Dakar a vu son chiffre d’affaires augmenter considérablement. Un élément capital pour l’état sénégalais, nous avons calculé, cette année, neuf millions d’euros de recettes supplémentaires sous forme de taxes. Nous avons beaucoup d’éléments de coopération avec l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (Upames). Nous exportons les productions de la pêche, les fruits et légumes pour l’économie du Sénégal. L’arrivée de Corsair est donc une opération totalement gagnante pour le Sénégal. Nous allons augmenter notre fréquence de vols et notre capacité au fret à partir de début octobre. Nous continuons d’avoir besoin du soutien des autorités sénégalaises pour nous permettre de poursuivre notre développement.»

Qu’est-ce qui fait la force de Corsair qui a réussi à casser les prix ?

«Nous avons énormément de témoignages de reconnaissance de la Diaspora sénégalaise. Nous captons l’essentiel du trafic de cette Diaspora en France, grâce à nous, ces Sénégalais, ils ne cessent de le dire, voyagent à des conditions enfin abordables pour rentrer au pays voir la famille, les amis. Nous favorisons également le pèlerinage, nous avons transporté les pèlerins musulmans sénégalais. Ils nous ont remercié, disant qu’avant, le pèlerinage n’était pas abordable. Nous changeons la vie des Sénégalais au quotidien. Nous sommes une petite compagnie, une petite équipe, mais nous sommes très motivés, très réactifs, très souples, très agiles, très flexibles. Nous sommes tournés vers l’efficacité, nous sommes pragmatiques et proches du terrain, nous sommes à l’écoute des Sénégalais et des besoins de la clientèle. C’est cela qui fait notre secret. Je voudrais saluer aussi la qualité de l’équipe, je souligne l’excellent travail fait par Ibra Birane Wane (directeur représentations Afrique, agence générale de vente Gsa Afrique) ici au Sénégal, par les équipes sénégalaises et françaises. Nos équipes sont motivées, nous avons le désir de bien faire et d’être à l’écoute des besoins de la clientèle, de sa demande et la volonté de la satisfaire. J’ai voyagé à bord d’un vol Corsair, bien sûr, j’ai discuté avec l’équipage qui est très motivé. Le vol était presque plein, il restait quelques sièges vides. L’équipage est tourné vers la qualité du service. Nous sommes une petite compagnie qui a le désir et l’obligation de réussir. Nous sommes fiers de voir avec quel succès nous avons réussi notre implantation au Sénégal.»

Faites-nous le bilan chiffré de Corsair au Sénégal...

«Nous avons déjà un coefficient de remplissage qui est extrêmement élevé sur le Sénégal. Ce coefficient était de 87 à 88 % en fin septembre. C’est quand même un chiffre considérable. Nous avons constaté une explosion du trafic. A partir de décembre, nous avons commencé à augmenter les capacités, en passant à sept vols hebdomadaires à partir de février. Aussitôt, les avions ont été remplis avec des taux record. L’ouverture de cette nouvelle agence, la plus belle des agences de toutes les compagnies aériennes à Dakar, c’est aussi la marque de notre volonté de continuer à nous développer. A partir du mois d’octobre 2013, nous comptons augmenter la capacité. Notre objectif, c’est offrir le plus souvent possible dans l’année un vol direct quotidien. Nous avons réussi à capter une clientèle très diversifiée: les Sénégalais voulant se rendre en France, la Diaspora, le pèlerinage, les plus hautes autorités de l’Etat qui voyagent à bord de nos avions, les hommes d’affaires, les Pme, les grands groupes comme Bolloré, etc. Nous avons les touristes aussi. Corsair appartient au groupe Tui, premier groupe touristique mondial. Nous avons deux hôtels-clubs à Saly.»

Le Sénégal exige, aux étrangers, depuis le 1er juillet dernier, un visa d’entrée. Ne craignez-vous pas une baisse des arrivées de touristes ?

«Nous respectons les décisions souveraines des autorités sénégalaises. Mais, franchement, nous ne pensons pas que cette décision va dans le bon sens. Tous les opérateurs touristiques français ou étrangers se sont prononcés contre cette décision qui va à l’encontre du développement du tourisme. Il est certain aujourd’hui que le touriste a un choix de destination considérable. Cela (l’obligation de visa d’entrée) nuit à la compétitivité, à l’attractivité de la destination du Sénégal, d’autant plus que nous avons pu voir à l’aéroport tous les problèmes considérables qui se posent. Les gens qui arrivent sans visa ont des problèmes pour se faire délivrer leur visa de touriste, cela prend du temps. Il y a eu un courrier officiel du président de l’association des tours opérateurs français aux autorités sénégalaises, nous-mêmes, nous avons écrit, pour dire que ce n’est pas un élément favorable pour la promotion du tourisme au Sénégal.»

Etes-vous satisfait des efforts notés dans la modernisation de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar ?

«Il y a eu de très grands efforts qui ont été faits par l’aéroport qui a consenti de très grands investissements faits par Ads (Aéroports du Sénégal) comme la réparation du tapis-bagages, la mise en service d’un autre, le réaménagement de l’espace en zone d’arrivée, l’augmentation de la capacité de la police de l’air et des frontières, la hausse des effectifs, etc. L’aéroport a fait ce qu’il fallait, il faut continuer à entretenir. La qualité d’un aéroport est très importante pour attirer les touristes et pour développer le trafic. Les responsables de l’aéroport ont pris le taureau par les cornes pour accueillir le trafic supplémentaire, depuis lors, la situation s’est améliorée.»

Y a-t-il des points à améliorer  à l’aéroport de Dakar ?

Ibra Birane Wane : « C’est l’espace d’accueil, quand il y a deux gros porteurs, se pose un problème d’encombrement. Le nombre de postes de police a augmenté, maintenant, il s’agit de fluidifier le mouvement. Les salles d’embarquement ont une capacité faible quand il y a deux à trois gros porteurs. Mais il y a un projet d’investissement pour augmenter les capacités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor.»

Que pensez-vous de l’aéroport Blaise Diagne de Diass que le Sénégal va bientôt mettre en service ?

«Nous ne pouvons voir cela que de façon très positive. La qualité des infrastructures aéroportuaires est un élément clé pour l’attractivité d’une destination. Que l’on soit touriste ou homme d’affaires, on va dans un aéroport moderne, fonctionnel, où l’on ne perd pas trop de temps, où il y a de l’ordre dans les zones d’enregistrement et les salles d’embarquement, où l’on ne passe pas trop de temps pour les contrôles. En tant qu’opérateur, nous attendons avec beaucoup d’impatience la mise en service de cet aéroport. Il apportera un élément supplémentaire important en faveur du Sénégal.»

Comment se porte votre partenariat avec Sénégal airlines ?

«Le partenariat se porte bien. Nous avons un accord commercial avec Sénégal airlines, qui est très fructueux pour la compagnie sénégalaise. Nous voulons développer ce partenariat, il faut que Dakar joue le rôle de hub pour l’Afrique de l’Ouest. Du côté de Sénégal airlines, il y a beaucoup d’efforts à faire pour la mise en place de ce réseau de vols connectés qui seraient des vols d’accord ou des vols de correspondance. Nous pourrions également alimenter les vols de Sénégal airlines par les passagers qui embarquent à Paris et qui se rendent dans les autres capitales de la sous-région. La prochaine étape du partenariat serait de développer cette coopération encore plus étroite, plus complexe.»

Vous dites avoir poussé Air France à revoir à la baisse ses tarifs sur Dakar. Ne craignez-vous pas que cette compagnie gagne davantage en compétitivité grâce à ses nouveaux prix ?

«La compétitivité dépend des coûts. En matière de coûts, nous n’avons pas de craintes. Nous nous félicitons de voir que grâce à Corsair, Air France a baissé ses prix. C’est très bien, parce que cela développe le trafic et profite à tout le monde. De notre côté, nous sommes en faveur de la concurrence qui apporte toujours des éléments positifs au consommateur. C’est plus de vols, plus de choix, c’est une émulation de la qualité du service par un engagement du personnel. Nous sommes sereins par rapport à la concurrence. Tous les opérateurs économiques ou touristiques du Sénégal nous disent que l’arrivée de Corsair a été une bénédiction pour le pays et pour l’économie. Il y a une démocratisation des transports aériens, une augmentation des activités de redevance, de taxes, etc. qui créent des richesses pour le pays. De tous les avions qui desservent aujourd’hui le Sénégal, Corsair a la flotte la plus moderne. Nous avons mis nos deux derniers avions arrivés en novembre 2012 et en janvier 2013. Il n’y a pas une compagnie qui peut nous concurrencer sur l’aspect de la modernité de la flotte. Il y a la chaleur de l’accueil à bord.»

Etes-vous candidat au transport des pèlerins musulmans pour la Mecque ?

Non.

Sylvain Bosc, directeur général adjoint chargé des affaires commerciales de Corsair : Sénégal airlines est chargée des pèlerins sénégalais, Corsair n’a pas d’avions disponibles pour la période du pèlerinage.

Quelles sont vos perspectives concernant le Sénégal ?

«Pour Dakar, notre objectif, c’est augmenter nos capacités. A partir du 1er novembre, nous serons en 7/7, c’est-à-dire en sept vols directs par semaine. Nous montons en puissance avec des tarifs extrêmement compétitifs, c’est notre marque de fabrique, notre Adn.»

Propos recueillis par Malick CISS

11/07/2013

Obscurantisme et inconscience...

1 Sénégalais sur 2 sait lire et écrire

daara-610x387.jpg

Selon l’enquête de suivi de la pauvreté au Sénégal réalisée en 2011 par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, le taux d’alphabétisation des adultes de 15 ans et plus est estimé à 52,1 %. S’agissant de la scolarisation au primaire, les taux net et brut atteignent respectivement 59,6 % et 79,8 %. Cependant, seul un Sénégalais sur deux sait lire et écrire dans une langue quelconque.

Cette enquête note que seul un Sénégalais sur deux (52,1 % de la population) déclare savoir lire et écrire dans une langue quelconque. Pourtant, l’alphabétisation bénéficie, depuis longtemps, de programmes spéciaux et son taux a nettement évolué au Sénégal en 10 ans. En effet, à l’échelle nationale, l’enquête de l’Ansd relève que le taux s’établissait à 37,8 % en 2001-2002 et à 52,1 % en 2011. Cette tendance haussière se confirme en milieu urbain et rural où l’on remarque une nette amélioration. A Dakar urbain, le taux d’alphabétisation est passé de 58,3 % en 2001- 2002 à 68,8 % en 2011. Dans les autres villes, il est passé de 51,9 % à 61,8 % entre 2001 à 2011. En milieu rural où il était à 23,3 % en 2001-2002, il a atteint 38,9 % en 2011. Une analyse régionale permet de constater que les populations de Dakar (68,6 %), de Ziguinchor (65 %), de Thiès (53,8 %) et Saint-Louis (53,2 %) sont les plus alphabétisées. En revanche, les régions de Matam (28,4 %), Diourbel (35,1 %), Kédougou (35,0 %) et Tambacounda (35,0 %) se signalent avec les taux les plus bas.

Les filles moins scolarisées que les garçons

L’éducation étant un droit universel, le Sénégal s’était engagé à garantir son accès au cycle primaire pour tous. Aujourd’hui, un regard de la série des taux bruts de scolarisation dans ce cycle révèle que ce taux est passé de 62,8 % en 2001-2002 à 75,8 % en 2005-2006 pour s’établir à 79,7 % en 2010-2011. Selon le cycle et la région, les taux bruts de scolarisation les plus importants sont notés au niveau du primaire (79,7 %). Au préscolaire, il est de 8,2 %. Pour le moyen et le secondaire, il se situe respectivement à 62,6 % et 32,7 %. En considérant les taux bruts de scolarisation du primaire selon la région, l’on constate qu’ils diffèrent et que c’est dans les collectivités locales de Ziguinchor (115,6 %) et Dakar (102,6 %) que sont enregistrés les pourcentages les plus élevés. Ceux plus faibles sont notés dans les régions de Kaffrine (44,2 %) et Diourbel (46,7 %).

Par ailleurs, une analyse globale du taux brut de scolarisation au niveau national révèle qu’il est meilleur chez les garçons avec 56,1 % contre 50,0 % chez les filles. Selon le sexe, les taux révèlent que, dans toutes les régions du pays, les filles sont moins scolarisées que les garçons, à l’exception de Louga où ils sont sensiblement égaux et de Matam et Saint-Louis où les filles sont plus scolarisées.

Un ménage dépense en moyenne 113.058 FCfa dans l’éducation

A partir des données de l’enquête, pour une année scolaire, un ménage dépense, en moyenne, 113.058 FCfa dans l’éducation. Dans le détail, les dépenses d’éducation des ménages sont essentiellement constituées d’achats de livres qui représentent, en termes monétaires, 21.097 FCfa, soit 39,2 % des dépenses totales. Les frais d’inscription représentent 18.034 FCfa, de scolarité 38.343 FCfa, soit respectivement 22,1 % et 14,8 %. Selon le rapport, l’importance de ces dépenses par rapport aux autres peut s’expliquer par le fait qu’elles soient la base pour l’accès à l’école mais aussi pour bénéficier d’une bonne formation. En plus de ces frais, par ordre d’importance, 9,7 % des dépenses scolaires concernent la nourriture, 4,6 % le transport scolaire, 4,0 % les dépenses en uniformes et les autres 3,6 %. Quant aux dépenses en répétition (1,9 %), elles pèsent très peu dans le budget d’éducation des ménages.

Elhadji Ibrahima THIAM

Par ici la monnaie!

110 millions d’euros détournés, 3 proches de Karim en prison

arton31802-89d7b.jpg

25 personnes impliquées dans le dossier du marché des produits phytosanitaires et du Plan Jaxaay (construction de logements sociaux) ont été entendues hier par le doyen des juges. Parmi ces 25 personnes auditionnées, 3 ont été déférées au parquet. Il s’agit du directeur du projet Abdou Aziz Diop, Ibrahima Diallo, Directeur général de la Société nationale des Eaux du Sénégal (Sones) et Serigne Bamba Ly, Directeur de Construction du Plan Jaxaay.

Le Doyen des juges, Mahawa Sémou Diouf, a pris tout son temps hier pour entendre les 25 personnes impliquées dans l’affaire des produits phytosanitaires et du Plan Jaxaay où près d’une centaine de milliards de FCFA ont été engloutis pour reloger les populations de la banlieue dakaroise, sinistrées par les inondations provoquées par le retour des pluies diluviennes depuis 2005. A la suite de cette audition, Abdou Aziz Diop, Coordinateur du projet, Serigne Bamba Ly, Directeur de la Construction et Ibrahima Diallo, Directeur général de la Société nationale des Eaux du Sénégal (Sones) ont été placés sous mandat de dépôt par le Doyen des juges. Ces trois personnes inculpées ont passé leur première nuit dans la même prison où se trouve leur mentor, Karim Wade.

Les charges qui pèsent sur 3 personnalités

Elles sont poursuivies pour détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écritures et complicités d’escroquerie. Selon le rapport des enquêteurs révélé par L’AS, Abdou Aziz Diop, Coordinateur du Plan Jaxaay, est soupçonné d’avoir escroqué 2.586.737.215 FCFA (4 millions d’euros). Dans les détails, la somme de 1.059.639.774 FCFA (1,6 million d’euros) représente le surplus versé aux entrepreneurs, la somme de 354 millions FCFA (540 mille euros) représente le décompte relatif aux travaux portant sur la réalisation du bassin du quartier Wakhinane (Banlieue de Dakar). Cette infrastructure selon les enquêteurs, a été rejetée par l’agent comptable particulier de l’époque, Amadou Ndiaye. Autre ancien Coordinateur du Plan Jaxaay, mêmes déboires. Ibrahima Diallo, est épinglé pour escroquerie portant sur les derniers publics d’un montant de 1.066.969.774 FCFA (1,6 million d’euros). Ici également, l’enveloppe de 1.059.639.774 FCFA (1,6 millions d’euros) représente le sur le surplus versé aux entrepreneurs. Tandis que les salaires et indemnités perçus indûment. Pour avoir été coordinateur du Plant Jaxaay, Serigne Bamba Ly n’est guère mieux loti. Lui que le parquet accuse d’avoir extorqué des caisses de l’Etat, la somme de 1.799.738.843 FCFA (2,7 millions d’euros). Dans ce dossier, deux autres personnes ont été mises sous contrôle judiciaire. Il s’agit d’Aida Diongue et El Hadji Massène Diongue. Des sources proches du parquet révèlent que 71 milliards FCFA (108 millions d’euros) auraient été détournés dans ce projet.

Les accusés se plaident non-coupables

Le rapport d’audit du Plan Jaxaay 2006-2009, avait toutefois laissé entendre que dans ce dossier en instruction, ils sont accusés d’escroquerie portant sur des deniers publics. Concernant ce budget du Plan Jaxaay qui a fait l’objet de vives polémiques, Abdoul Aziz Diop, avant son arrestation, avait soutenu que « le financement annoncé aux Sénégalais en 2005 par le Premier ministre de l’époque, Macky Sall, était de 52 milliards (79 millions d’euros), alors qu’ils n’ont même pas reçu 46 milliards (70 millions d’euros) pour les travaux ». Ce, pour dire sa surprise d’entendre qu’ils ont détourné 72 milliards FCFA (110 millions d’euros). Et de préciser : « Malgré cela, 3.000 logements devraient être construits, ainsi que des ouvrages hydrauliques. Chaque villa coûtait 6.600.000 FCFA (10 mille euros) à l’Etat. Ce qui fait 19 milliards FCFA (29 millions d’euros). Sans ajouter l’assainissement, la viabilisation, les routes, l’électrification, le collège et le lycée, entre autres infrastructures, qui devraient être construites à Jaxaay. Lorsque je quittais en avril, l’argent que nous avions reçu, en termes de travaux, ne faisait pas 46 milliards ». Une véritable nébuleuse qui secoue l’actualité politique sénégalaise et qui pourrait avoir d’autres développements dans les jours à venir.

Khalil Dieme

Avant de quitter son poste...

La France renouvelle son bail aux migrants sénégalais

nn.jpg

Le programme d’Appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd) est à son terme, mais la France est disposée à le poursuivre pour le plus grand profit des migrants sénégalais établis à l’hexagone. L’ambassadeur de France au Sénégal, Nicolas Normand en a donné l’assurance, hier, au terme de la rencontre du Comité de pilotage de la troisième et dernière phase de ce programme débuté en 2009. « Ce programme sera poursuivi et élargi à d’autres partenaires comme la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, etc. », a souligné Nicolas Normand qualifiant le Paisd de « success story » de par la diversité de ses bénéficiaires et son aspect novateur. D’ores et déjà, l’Etat français va injecter 2 millions d’euros pour la poursuite du programme. De son côté, le gouvernement sénégalais s’est engagé, selon le secrétaire général adjoint de la présidence de la République, Oumar Samba Bâ, à « mobiliser les moyens nécessaires » afin de capitaliser cette « expérience unique ».

Ce dispositif bilatéral de la coopération franco-sénégalaise est articulé en cinq composantes à savoir « l’accompagnement des promoteurs sénégalais établis en France, porteurs de projets économiques privés au Sénégal » ; « la mobilisation de la diaspora hautement qualifiée pour la réalisation de missions de courte durée » ; « le financement de projet de développement local dans les régions d’origine des migrants » ; « le volontariat de solidarité pour le développement » et enfin « le désenclavement numérique des régions périphériques ». Durant la période 2009-2013, le Paisd a mobilisé plus de 25.000 ressortissants sénégalais établis en France, à titre individuel ou collectif, pour le financement des projets. Pas moins de 351 associations de ressortissants sénégalais établis en France ont été identifiées grâce au programme. Ces réalisations ont été possibles grâce à la mobilisation de 16,7 millions euros (soit 11 milliards FCfa). La France aura mobilisé 9,2 millions d’euros, le Sénégal 600 000 euros et les migrants ont apporté 6,9 millions d’euros.

Sur le terrain, les réalisations du programmes sont palpables avec 37 infrastructures d’éducations réalisées ; 25 infrastructures de santé et 25 autres infrastructures d’accès à l’eau potable. Pour Oumar Samba Bâ, les migrants ont trouvé, avec le Paisd, «  un dispositif  approprié d’accompagnement de solidarité au bénéfice de leur pays et de leurs localités d’origine ». L’ambassadeur de France au Sénégal salue « un programme exemplaire » qui répond à tous les programmes de l’Aide publique au développement avec une gouvernance tripartite en France, au Sénégal et avec les migrants. Mieux, le Paisd reste, selon Nicolas Normand, « une application concrète » de la mobilisation de l’épargne des migrants.

Toutefois, l’évaluation faite sur ce programme a également montré que les régions de Dakar et de Thiès bénéficient plus des projets du Paisd que les autres localités du Sénégal avec notamment un taux de 60% par rapport aux autres régions. Cependant, dans le cadre du désenclavement numérique des régions périphériques, certaines localités comme Matam, Tambacounda, Kédougou, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor vont disposer de centres d’accès aux technologies de l’information et de la communication.

Maguette NDONG

10/07/2013

Hellofood à Dakar

Hellofood à Dakar
hellofoodlandingpage-1024x587.jpg
Les nouvelles entreprises sénégalaises se lancent de plus en plus sur le secteur de l’Internet combiné aux services et permettent de faciliter le quotidien des habitants. Un exemple récent en date est la start-up Hellofood.sn.
Le site internet de livraison de repas à domicile, s’est lancé au Sénégal en Décembre dernier et a déjà conquis de nombreux habitants de Dakar avec un service de livraison efficace et pratique. En simplifiant le processus de commande au maximum, Hellofood permet aux utilisateurs de choisir et commander leurs repas en quelques clics seulement. Il suffit d’indiquer son quartier puis s’affiche la liste des restaurant délivrant cette zone.
Le site regroupe actuellement une cinquantaine de restaurants et permet ainsi d’avoir un large choix de cuisines et de plats tout en étant chez soi ou au bureau.  Sushis, pizzas, burgers mais aussi les plats sénégalais traditionnels, il y en a pour tous les goûts. Question porte-monnaie, les prix restent raisonnables et il n’y a le plus souvent pas de minimum de commande. La livraison est rapide, et au moindre souci le service client contacte l’utilisateur pour le solutionner au plus vite.
Pour celles et ceux qui préfèrent le mobile, retrouvez l’application - tout aussi facile à utiliser.
Hellofood est également présent dans 5 autres pays en Afrique : Nigéria, Côte d’Ivoire, Maroc, Ghana et Kenya.
http://www.hellofood.sn

Visa ou vigile pour les touristes

Visa ou vigile pour les touristes
5680807-8472422.jpg
Le tourisme qui était jadis un secteur très remarquable vient d’être encore assommé par nos autorités à la politique lapidaire et tâtonnante après la mise en vigueur du visa d’entrée. Malgré ses qualités paradisiaques et attirantes : 700 km de cote, un climat agréable une richesse culturelle et naturelle, un soleil qui brille toute l’année et une proximité avec l’Europe (6 h) permettant un accès facile aux touristes, et si à tout cela nous y ajoutons l’hospitalité légendaire« Teranga » que nous offrons au visiteur, notre secteur du tourisme agonisait déjà avec la suppression du rallye Paris-Dakar et son image est de plus en plus ternie par les évènements qui se sont déroulés à ses frontières et la situation actuelle au Mali.
Avec toutes ses blessures notre tourisme a toujours essaye de se tenir debout mais Notre cher président de la république vient de le flinguer a bout portant et de bloquer tout un secteur d’activité qui recrutait plusieurs citoyens et qui attirait une multitude d’investisseurs.
Le président de la République a imposé un visa à tout le monde même aux enfants des Sénégalais nés à l'étranger sauf aux israéliens alors que les Sénégalais ne peuvent même pas demander un visa pour Israël, c’est une aberration, alors qu’en ce moment même ou nous parlons les Africains de confession juive qui vivent dans le pays de Yitzhak Rabin organisent des manifestations pour dénoncer le RACISME dont ils sont victimes. Notre cher président est- il devenu sioniste ?
Le président autorise les israéliens à venir sans visa et il a offert le plus grand marché public Sénégalais (celui du pétrole de la Casamance) à une entreprise israélienne quelques jours après avoir pris le pouvoir, il continue encore de défendre le monopole de l'entreprise du milliardaire sioniste Jean Claude MIMRAN (CSS), au détriment des importateurs Sénégalais. Avec la nomination de Youssou ndour on pensait que la chance serait au rendez-vous dans ce secteur conduit par un ministre du Tourisme qui est à la fois un des chanteurs sénégalais les plus connus à l’étranger et un homme habitué à se mettre sous le feu des projecteurs et des micros avec en plus une image positive.
Alors, pourquoi ne pas profiter de sa notoriété médiatique pour promouvoir le tourisme sénégalais à l’étranger ? Au lieu de créer comme disent nos autorités une réciprocité du visa entre le Sénégal et les autres pays. Le pays doit au moins savoir ou se trouve son intérêt, il ne peut avoir de réciprocité ni vengeance concernant les visas, les touristes qu'ils soient français, scandinaves, belges, chinois, libanais ou américains viennent au Sénégal pour des vacances et dépenser leur argent ils n'y viennent pas pour immigrer contrairement a beaucoup de sénégalais qui vont chercher de l’argent.
Je crois personnellement que le visa est un peu précoce pour notre pays pourquoi pas dans un futur mais dans l'immédiat ce n'est pas indispensable, Avec tout ces handicaps que nous avons et face aux concurrents comme le Cap Vert, venir en rajouter les visas payants avec la médiocrité internationalement reconnue de l'administration sénégalaise (laxisme -inefficace- lenteur) qui a tout le mal du monde à donner ses propres citoyens des passeports, contentons-nous d'abord d'améliorer l'efficacité de l'administration sénégalaise et des représentations diplomatiques avant de se lancer dans une telle aventure. Déjà que l'économie du pays est au ralenti vouloir asphyxier un secteur vital qui nourrit des milliers de familles c'est vraiment à ne rien comprendre !
Malick Ndiogou Diaw

Pas de ramadan pour la corruption

Hit parade de la corruption

arton967.jpg

S’il y a une institution au niveau de laquelle, les Sénégalais donnent le plus de pot-de-vin, c’est aux Impôts. C’est du moins ce que révèle le résultat de l’enquête menée par Transparency international sénégalais, le forum civil, sur la période allant de septembre 2012 à mars 2013.
D’après les résultats de cette étude, les pots-de-vin payés par les citoyens, se situent à hauteur de 59% au niveau des Impôts.
Ensuite, au moment de la délivrance de permis de droits de timbres et d’enregistrement puisque c’est un taux de 55% qui est affiché.
Le secteur de la police arrive en troisième position avec 54%. La police dépasse d’un point la Justice avec 53%.
Quant à la corruption dans le domaine du foncier, il est de 41% contre 45% dans le système sanitaire.
Dans le secteur de l’éducation et des infrastructures, les pots-de-vin pays, sont estimés respectivement à 25% et 19%.
La police, les partis politiques et le système judiciaire occupent respectivement le peloton de tête en matière de corruption. C’est le résultat de l’enquête menée par le Forum civil, section sénégalaise de Transparency international, sur la période allant de septembre 2012 à mars 2013.
L’enquête du baromètre mondial sur la corruption 2013, est effectuée sur la base d’un échantillon de 114 .270 personnes dans 107 pays. Au Sénégal, 57% des personnes interrogées ont confié avoir eu à verser des pot- de- vin.
Parmi les personnes sondées, 61% considèrent que la corruption a augmenté entre 2011 et 2012. 25% disent ne pas avoir constaté de changements, tandis que 14% affirment que le phénomène a baissé.
Toujours d’après ce résultat, dans le milieu public, le niveau de perception demeure plus étendu chez les femmes car le phénomène avec 90% contre 88% pour les hommes.
Selon le rapport, la perception de l’existence de la corruption dans le secteur public sur une échelle de 1 à 5, se ressent plus au niveau de la Police. Elle est de 4,1. Les limiers partagent le même piédestal avec les partis politiques qui enregistrent le même nombre de points.
Le système judiciaire n’échappe pas à la corruption et occupe la troisième place du pelelon. Dame Justice est suivie respectivement de la Fonction publique, du Parlement, du système de santé, du système d’éducation.
Les média occupent la 8ème position dans ce classement avec 3,4. Le secteur privé le suit avec 2 .9.
Arrivent successivement les communautés religieuses et la société civile avec chacun 2,5. L’armée occupe le peloton de queue avec 2,3.
NETTAL.NET

Quel Ramadan?

Début du Ramadan au Sénégal Deux lunes, deux jours, un pays

ramadan-3.jpg

Le Ramadan 2013 a démarré au Sénégal hier mardi ou aujourd'hui mercredi. Une fois de plus, deux commissions se réunissent séparément pour une seule lune et un seul pays. Un phénomène qui dure depuis des années.

Encore une fois, il y a deux concertations pour un seul croissant lunaire. Si la Commission nationale de Concertation sur le Croissant lunaire (Conacoc) que dirige Mourchid Ahmed Iyane Thiam s'est réunie mardi à la Rts (Radio télévision sénégalaise), la Commission l’Observation du croissant lunaire (Cocl) mise sur pied par la Coordination des musulmans de Dakar, elle s’était réunie avant hier à 18 heures à l'Ecole supérieure africaine d'Etudes islamiques. Deux apparitions pour le même croissant lunaire, cela semble devenir une règle au Sénégal, à laquelle cette année ne semble pas déroger. Le démarrage du jeûne du mois béni de Ramadan se fait, le plus souvent, dans la désunion, depuis plusieurs années. A l’exception de 2011, la plus grande majorité des musulmans sénégalais débutent le jeûne du mois de Ramadan, un jour après les «hibadou». Comme chaque année, la désunion au sujet de la date de démarrage du jeûne est due à l’existence de deux Commissions pour une seule lune.

Les Sénégalais sont habitués aux faits des débuts différents de la concertation lunaire. Les sunnites ou «hibadou» ont souvent tendance à débuter le jeûne avant la majorité des Sénégalais. Ces derniers commencent le Ramadan avec les premiers jeûneurs du continent ou avec la Mecque, alors qu’une autre partie de la communauté islamique attend le coup d’envoi de leur marabout ou de la Conacoc. Selon Moustapha Diallo, «il n’y a qu’une seule lune dans le monde et le décalage horaire n’a rien à voir avec le début du jeûne». Aussi, appelle-t-il les autorités à prendre leur responsabilité sur ce phénomène qui perdure.

C’est donc parti pour un mois lunaire (29 ou 30 jours) d’abstinence, d’endurance et de persévérance dans l’accomplissement des œuvres pieuses. Correspondant au 9ième mois lunaire de l’hégire, le Ramadan rappelle la révélation du Coran au Prophète Mohamed (Psl) par l’intermédiaire de l’Ange Djibril (Gabriel). Ce «mois du Coran» qui renferme la nuit du «Destin» est plein d’enseignement et est très bénéfique pour le jeuneur musulman. Réparti en trois temps, ce mois de 29 ou 30 jours de jeûne est, pour les 10 premiers jours, la «miséricorde», les 10 qui suivent correspondent aux jours de «pardons» du Seigneur envers le jeuneur. Enfin, les 10 derniers jours sont ceux de «purification» qui sauve le jeuneur de l’enfer.

Au-delà de la privation de nourriture, de boisson, de relations sexuelles, du lever au coucher du soleil, le jeûne permet au musulman de se purifier, de contenir ses passions et ses désirs et d’éviter tout ce qui peut blesser son prochain. Les enfants, les vieillards, les femmes enceintes, celles qui allaitent, les malades et voyageurs en sont dispensés.

Aïssatou DOUCOURE NDIAYE 

Le visa rapporte gros...

Visa biométrique : Le centre de Paris génère des recettes de 80 millions en une semaine

visas.jpg

C’est le grand rush chez les binationaux au Consulat du Sénégal à Paris pour l’obtention du visa biométrique. Le centre de Paris a pu générer un chiffre d’affaires de plus 80 millions de FCfa en une semaine pour 731 visas délivrés.

Le manque d’organisation et des moyens humains pour gérer l’afflux de demandeurs du précieux sésame a laissé place à une organisation perfectible mais qui fonctionne tant bien que mal privilégiant les départs de vacances imminents.

Amadou Diallo, le Consul général du Sénégal à Paris, confie au Soleil que 791 visas ont été imprimés soit environ plus de 150 visas produits par jour. Des difficultés n’ont toutefois pas manqué pour l’entrée en vigueur de cette mesure

La formation des agents chargés de la fabrication des visas s’est faite tardivement. « Nous n’avons commencé le premier atelier pour nous familiariser avec les ordinateurs et machines que le jeudi 28 en fin d’après midi », confie un agent consulaire sous le sceau de l’anonymat. Soit seulement deux jours ouvrables avant le début du grand rush des demandeurs de visas.

La réputation d’une désorganisation a vite fait le tour de la région parisienne. Et même au-delà de l’agglomération francilienne. « Nous venons de Rennes pour la troisième fois, déclare Gorgui Ndoye accompagné de son épouse et de ses quatre enfants. C’est une mesure qui peut prendre sens dans notre entendement mais force est de reconnaître une forme d’incongruité en demandant un visa aux binationaux ». Pour être plus précis, tout binational ayant un passeport ou une carte nationale d’identité en cours de validité de six mois est exempté de visa pour se rendre au Sénégal.

Il y a un bon nombre de binationaux qui avait « oublié » de renouveler leurs papiers sénégalais ou d’en acquérir tout simplement. Dans la file d’attente, les excuses sont multiples : « tracasseries administratives décourageantes inhérentes au service des passeports », « nous habitons loin de Paris », et même « je ne savais pas que mon passeport sénégalais avait expiré ». Une situation qu’utilise, à merveille, ce qui sont contre la mise en place du visa biométrique comme cette française qui pointe du doigt : « regardez, il y a plus de Sénégalais pour demander le visa que de potentiels touristes ». En effet, cette masse de binationaux forme la plus grande partie des demandeurs de l’autorisation biométrique d’entrée au Sénégal, une semaine après son entrée en vigueur. Ce qui en dit long sur le rapport qu’ont certains avec leurs pays d’origine, une fois la nationalité française en poche.

En revanche, on peut parler de généralisation dans la fréquentation des services du Consulat. En effet, avant la salle des visas, il y a le service des passeports. Tous les « binationaux » qui avaient « oublié » de renouveler leurs documents nationaux sénégalais se ruent vers le service des passeports pour les prolonger ou en refaire de nouveaux afin de se rendre au Sénégal. Ce qu’une vacancière se rendant à Oussouye résume malicieusement « la mesure vous (les Sénégalais : ndlr) touche plus que nous (les français : ndlr). Nous les touristes, si nous ne sommes pas contents, nous protestons en changeant de destination mais les Sénégalais ou les originaires du Sénégal passent en général leurs vacances au sein de la famille restée au pays »

Babacar SECK

Voleurs au palais

Qui a dévalisé le palais présidentiel?

219100.jpg

Abdoulaye Wade, l'ex-président sénégalais, aurait laissé le désert derrière lui. Et c’est avec stupéfaction que le président nouvellement installé, a découvert comment le palais présidentiel aurait été honteusement pillé.

Des meubles, des tableaux, des tapis, des objets de valeurs, des voitures et le matériel audiovisuel de la Radio télévision sénégalaise (RTS) qui s’élève à 200 millions de francs CFA (300 000 euros) ont disparu avec le départ de l’ancien couple présidentiel.

Le palais présidentiel de l’avenue léopold Sédar Senghor a été mis à sac, rapporte Leral.net. Le site d’informations souligne qu’au lendemain de sa prise de fonction, Macky Sall a non seulement hérité d’un pays en faillite mais en plus d’un palais presque vide. Abdoulaye Wade  et ses anciens affidés auraient tout emporté.

C’est le matériel audiovisuel du palais qui a été dérobé en premier lieu, révèle PressAfrique, qui souligne que le déménagement a véritablement commencé au lendemain du scrutin de second tour de la présidentielle du 25 mars dernier.

Les caméras, baffles, tables de mixages et bancs de montages, ainsi que des sacs d’argent qu’Abdoulaye Wade distribuait à ses partisans se sont volatilisés.

Un gendarme du palais présidentiel, qui a témoigné sous le couvert de l’anonymat, a rapporté que les proches de l’ancien président ont dérobé le matériel en déménageant leur matériel de bureau.

«Certains ont utilisé des caisses pour faire croire qu’ils prennent les affaires qui sont dans leurs bureaux. Tandis que d’autres ont mis usé des pick-up pour acheminer des bagages du palais», a-t-il expliqué.

Le jeune gendarme a révélé que les voleurs du palais pour la plupart sont connus et qu’il s’agissait de pratiques assez courantes au palais.

A cet effet, Dakaractu ajoute qu’à la suite de ce vol, Macky Sall a renoncé à prêter la résidence du Sénégal à Paris à Abdoulaye Wade, après lui avoir donné son accord de principe.

Au vu de l’état actuel du palais, le chef de l’Etat redoute que la Résidence de Paris soit à son tour dévalisée.

«Le président est outré par le comportement de l’équipe sortante par rapport à son déménagement. Il a renoncé à cette faveur qu’il voulait accorder à Me Wade craignant que là-bas aussi (la Résidence du Sénégal) les proches du président fassent disparaître des objets de valeur», regrette un proche de l’actuel président de la République.

Tandis qu’au palais, on justifie ces « déménagements » par le fait que la décoration a été entièrement refaite par l’ancienne première dame, Viviane Wade. A en croire les proches de l’ex-président, la première dame y aurait fait un investissement artistique énorme pour décorer la Résidence. Et elle est restée particulièrement attachée à cette demeure. Le palais a ordonné l’ouverture d’une enquête pour tirer cette affaire au clair.

Leral, Pressafrik, Dakaractu 

09/07/2013

Le ramadan est là

Ramadan: Les marchés dakarois bien approvisionnés, mais…

marche_castor-dk.jpg  

Le Sénégal, à l'instar des autres pays musulmans, se prépare pour le jeûne du mois de Ramadan. A cette occasion, il règne un décor assez inhabituel dans les marchés dakarois. Les étales sont bien fournies en vue de ravitailler la clientèle de tous les produits nécessaires. Néanmoins certains commerçants font état d'une possible  pénurie de sucre. Du côté des clients on  déplore la cherté des marchandises. Reportage aux marchés de Tiléne et de Castors.

Il est 15 heures au marché Tiléne de Dakar. En cette après midi de lundi 8 juillet, le marché grouille de monde malgré la forte chaleur qui dicte sa loi. Trouvé devant sa boutique de denrée alimentaire, Alpha Mass Diallo, la quarantaine révolue, très à l’aise dans sa chemise blanche assortie d’un pantalon de la même couleur, a annoncé  qu’avec l’approche du mois béni de Ramadan les dattes sont en quantité suffisante dans le marché. «Je ne pense pas que cette année, il y aurait de pénurie de dattes au Sénégal. Nous disposons de toutes les qualités. Il y a les dattes qui viennent du Mali, de la Tunisie et de Dubaï. Les prix sont accessibles à toutes les bourses: entre 1500 et 2000 FCfa le kilogramme», indique-t-il.

Abondant dans le même sens, Dame Gueye, confortablement assis derrière le comptoir d’une grande alimentation, soutient que les dattes ne vont pas manquer durant ce mois béni de Ramadan. Toutefois ce commerçant, drapé d’un caftan noir n’a pas manqué de signaler la possibilité d’une pénurie de sucre durant ce mois. «Ici nous avons tous ce dont le jeuneur a besoin pour la rupture du jeûne. Du riz, du lait, de l’huile, des pots de beurre et de chocolats. Les clients aussi viennent en masse pour acheter. Par contre, notre seul souci, c’est le sucre car il risque d’y avoir une pénurie pendant le Ramadan. J’ai déjà terminé mon stock de sucre et jusqu’à présent, je ne peux en trouver», précise-t-il, l’air inquiet.

Du coté des clients, même si on s’accorde sur la quantité suffisante des denrées de premières nécessité, on se plaint toute fois de la cherté des produits. «Il est vrai que nous avons tous dans le marché, mais les prix n’ont pas baissés, comme le disent les vendeurs», a déclaré Astou Ndiaye, une dame d’une cinquantaine d’année, trouvé en pleine marchandage

Autre marché, même constat. A l’image de Tiléne, Castor également vit au rythme des préparatifs du mois de Ramadan. Dans les boutiques de grossistes comme chez les petits détaillants, les étales sont bien fournies. Trouvée dans sa boutique, Fatime Anne, billets de banques en main, l’air fatigué, rassure quant à  une possible pénurie. «Il n’y aura pas de rupture, on a fait le nécessaire pour que tous les produits alimentaires soient disponibles, rien ne manquera d’ici la fin du mois», soutient-elle.

Seulement, elle déplore le coût assez élevé de certaines denrées comme le sucre, dont le sac de 50 kg est vendu à 27500 FCfa. Son point de vue est partagé par les femmes qui s’attèlent à trouver les condiments nécessaires en vue des 30 jours de jeûne. Mariama Sarr, panier à la main  déambule entre les boutiques à la quête de provisions. «Vu qu’on se prive de nourriture toute la journée, il faut qu’à l’heure de la rupture du jeun, on puisse manger à sa guise», s’exclame-t-elle.  Interrogée sur la cherté de la marchandise, elle reconnaît que les coûts sont élevés. Mais avoue que  le début du mois de ramadan coïncidant  avec la fin du mois, les choses ne se font pas trop ressentir. Nonobstant, il faut juste faire un réajustement sur les provisions mensuelles.

Loin des marchés, la veille du Ramadan se fait également sentir dans les super marchés qui sont dans une rude concurrence. Certains ont même baissé les tarifs en vue d’atteindre la clientèle.  Les préparatifs du mois de Ramadan ne se limitent pas uniquement à l’achat de produits alimentaires, certaines femmes en profitent pour changer la vaisselle et les ustensiles de cuisine. Les casseroles, les tasses, des assiettes en passant par les théières se vendent comme de petit pain.

Assis devant son étale au marché Tiléne, Modou Fall, la trentaine révolue, très enthousiaste, affirme  avoir senti une amélioration de son chiffre d’affaires. «Comme tous les mois de Ramadan, nous vendons plus à la vielle du mois bénit. Les femmes veulent tout changer, et cela ne peut qu’être bénéfique», lance-t-il.

Fatou NDIAYE

Peur pour le Sénégal

Pauvreté au Sénégal: FMI et Banque Mondiale font craindre le pire avec la sécheresse et la flambée des prix des denrées alimentaires

4978672-7433899.jpg

Le fonds monétaire international et l’Association internationale de développement de la Banque mondiale se sont penchés sur la Stratégie Nationale de Développement Economique du Sénégal (SNDES), qu’ils ont étudiée. Et c'est sur fonds d'avertissements sur les "chocs exogénes" qui ont pour noms: sécheresses, envolée des cours du pétrole ou des denrées alimentaires, un fléchissement de l’environnement économique et la poursuite de l’instabilité politique notamment dans la région du Mali, par exemple, que les deux institutions financières ont tenus à prévenir l'Etat du Sénégal des "risques qui peuvent sérieusement compromettre la "Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES), un cadre "adéquat" pour la lutte contre la pauvreté, selon l'Association Internationale de Développement (IDA) qui donne l'alerte.

Roger Nord et Peter Allum du FMI et MaKthar Diop de la Banque mondiale, dans une note consultative conjointe qui jugent que la Stratégie Nationale de Développement Economique et Social (SNDES) est « un cadre adéquat pour lutter contre la pauvreté au Sénégal », n'en signale pas moins que "des chocs exogènes qui ont pour noms: les sécheresses, une envolée des cours du pétrole ou des denrées alimentaires, un fléchissement de l’environnement économique et la poursuite de l’instabilité politique dans la région (au Mali, par exemple) peuvent constituer un frein pour ne pas dire "des risques qui peuvent sérieusement compromettre cette stratégie".

L'association Internationale de Développement (IDA) qui fait partie de la Banque mondiale et du Fonds monétaire qui donne l'avertissement, ne manque pas de préciser que "la diversification de l’économie peut être une solution pour atténuer l’impacte de ses choses", sur les colonnes du journal "Le Populaire".

Ibrahima Mansaly

Le ramadan fait monter...les prix

Ramadan oblige, les prostituées haussent leurs tarifs

prostituee ghana 1.jpg

Alors que le pays s’achemine vers le mois béni du Ramadan qui débute ce mardi pour certains, les Dakarois se sont bousculés ce weekend dans les boites de nuit plongées dans un surnombre total, pendant ce temps d’autres se sont rabattus sur les prostituées, qui ont ainsi revu à la hausse le prix de la passe.

Dans la capitale sénégalaise, les veilles de Ramadan sont aussi ou plus palpitantes que les fêtes de réveillon. Chacun cherche à jouir au maximum de sa vie (bégué, en langue wolof) avant d’entrer dans 30 jours de privation et d’abstinence.

Les gérants de boite nuit et les travailleuses du sexe ne diront pas le contraire. Après un tour dans beaucoup de boites, nous sommes résolus de venir «tuer» la nuit à Ouakam.

«J’ai fait le tour des boites de nuit dont le Nirvana, le Madison, le Yengoulène,… mais je ne parviens pas à entrer. Tout est bouché. C’est hyper plein et ça déborde de partout», confie Mamadou, croisé par KOACI.COM à 03h10 du matin, devant la porte du «Bon coin», sis au quartier de Ouakam.

«Nous nous sommes rabattus ici, histoire de trouver où fumer un peu l’air. Partout où nous sommes passés, c’est invivable. On ne parvient pas à respirer. C’est collant», s’empresse de lancer sa copine, Maï, habillée «à la dernière ère avant ramadan».

«Même au Bon coin, ça pue. Nous sommes obligés d’arrêter la vente de billets. C’est excessif», rectifie Mor, l’un des videurs, sous le regard ahurissant d’une «meute de prostituées» à qui on a refusé l’accès.

Désolées, elles stoppent un taxi. Destination, Chez Iba, un bar chic situé au quartier Dieuppeul, bien connu et reconnu comme niche de la belle et fraiche chair.

A peine une vingtaine de minutées écoulées, nous nous sommes résolus de les poursuivre, histoire de constater comment les «chats sont gris là-bas». A l’arrivée, vers les coups de 05 heures, Abdou Lô a l’air désolé. «Depuis 2 heures de temps, je suis là, guettant en vain une prost… Mais il est impossible d’en avoir. Malgré l’augmentation du prix passé de 5000 F CFA à 15.000 F CFA pour les célibataires et de 10.000 F CFA à 20.000 F CFA pour les hommes mariés, il fait faire interminablement la queue», déplore Abdou.

Quelques deux minutes s’écoulèrent, Gora libère sa «proie» et sort tranquillement de l’auberge d’à côté. Ouf de soulagement pour Abdou qui saute sur la fille.

«Je suis fatiguée. Je viens de finir avec mon Nième client pour 03 minutes de plaisir chacun. Je vais maintenant aller consommer à Chez Iba. J’ai envie de prendre une bière bien fraiche», dit Fatim, replongeant Abdou dans le désarroi.

Quelques minutes de conciliabules loin de nos oreilles, elle accède à la requête de M. Lô qui a dégainé 15.000 F CFA, sans compter le prix de la chambre de passe, fixé en ce moment à 10.000 F CFA.

Ndiack Faye