30/11/2013

Tourisme: Les douze commandements du président

Macky Sall décidé à faire du tourisme un levier de développement durable
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Macky Sall, Premier président du Sénégal à lancer une saison touristique, le chef de l’Etat, Macky Sall, a exprimé, hier à Saly, sa détermination à faire du secteur un levier de développement durable, profitable aux populations et créateur d’emplois.
Le chef de l’État a procédé, hier à Saly, au lancement de la saison touristique, en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique et des professionnels et acteurs de l’industrie touristique. Les populations de la Petite côte, conscientes du caractère historique de la cérémonie, ont réservé un accueil grandiose au chef de l’Etat. Macky Sall a ainsi eu droit à un bain de foule digne des grands jours. Selon le président de la République, cette première marque son ambition et l’importance particulière qu’il porte au tourisme. Le chef de l’État, qui a admis l’existence de contraintes de nature à ralentir le développement du secteur, s’est engagé à y remédier. « J’ai engagé le gouvernement à mettre en place, avec l’ensemble des acteurs, un plan d’urgence de relance du secteur, un plan capable de promouvoir le rôle primordial du tourisme comme levier de développement durable, profitable aux populations et créateur d’emplois », a-t-il déclaré. Il s’agit, selon Macky Sall, d’un plan qui doit être partagé et discuté.
Un vaste programme de promotion
Le président de la République, qui a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur du développement du tourisme, a reconnu que le Sénégal reste très loin de l’optimisation de ses capacités touristiques, au regard de son potentiel et des résultats obtenus par d’autres destinations aux atouts moins importants. « Face aux contraintes, le gouvernement du Sénégal a engagé des mesures énergiques pour hisser le tourisme au rang de deuxième secteur prioritaire après l’agriculture. « J’ai demandé au gouvernement, de concert avec les acteurs privés et les collectivités locales, de finaliser le Plan stratégique de développement touristique en vue de sa mise en œuvre immédiate et effective », a-t-il indiqué. Au-delà de ce programme de sauvegarde, a-t-il ajouté, il y a l’ambition de changer la physionomie et l’envergure du tourisme.
REDYNAMISER LA PETITE CÔTE GRÂCE AUX INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
Le président de la République a mis en évidence le rôle que doivent jouer les infrastructures routières et aéroportuaires dans la redynamisation du secteur touristique. Le gouvernement veille à ce que les autoroutes Dakar-Diamniadio, Diamniadio - Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) et Aibd-Mbour soient finalisées d’ici à 2015 pour permettre aux usagers de relier la Petite côte en moins de 45 minutes, a déclaré le président Macky Sall. Cela, à son avis, donnera une nouvelle envergure au pôle économique et touristique de la Petite côte et permettra d’organiser des activités autour de ces infrastructures routières. « Avec l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), la Petite côte sera une plaque tournante du déplacement aérien de la Sous-région », a déclaré M. Sall. Le chef de l’État a ainsi fait savoir que la croissance du trafic dans les aérodromes dont certains sont à construire à l’intérieur du pays, va contribuer à l’essor du tourisme dans les régions avec l’extension du tourisme culturel, religieux et de découverte. « Le projet de train rapide entre Dakar et l’aéroport de Diass fera l’objet d’une prise en charge particulière par le gouvernement », a indiqué le président.
DOTER LE CENTRE INTERNATIONAL DE DIAMNIADIO D’INFRASTRUCTURES HÔTELIÈRES
La mise en place des pôles urbains de Diamniadio et Lac Rose, avec la réalisation en cours du Centre international de conférence moderne de Diamniadio, qui accueille prochainement le sommet de la Francophonie, donnera aux hôteliers et opérateurs touristiques des opportunités de développer de nouvelles offres dans le tourisme d’affaires et l’économie locale. Il a ainsi invité les Sénégalais qui investissent dans le tourisme à venir dans ce centre où il sera mis à leur disposition des terres pour construire un ou deux hôtels afin d’accompagner ces infrastructures. Pour le chef de l’État, « la Promotion de ce centre doit être une priorité pour le ministère du Tourisme, les collectivités locales et les opérateurs privés ».
MBODIENE, POINTE SARENE, JOAL, SALY FUTUR
DES PROJETS PRÉVUS POUR REPOSITIONNER LE TOURISME SUR LA PETITE CÔTE
Selon le président Macky Sall, les projets de Mbodiène, Pointe Sarène, Joal et Saly Futur, vont démultiplier la capacité d’accueil de la Petite côte et la repositionner sur une nouvelle gamme de tourisme. « Ils devront également créer des milliers d’emplois dans leur phase investissement et fonctionnement. C’est pour cette raison que les terrains, jadis donnés en bail aux promoteurs hôteliers, sont en voie de cession pour améliorer la sécurité de leur investissement et permettre à la Sapco, qui vient de signer une nouvelle convention stratégique avec l’État, de disposer de ressources financières à la dimension de sa mission », a indiqué le chef de l’État. (Vous lisez Tak ? C'est bien) Il a, en outre, assuré que « les programmes touristique identifiés dans le delta du Saloum, sur la Grande côte et, sous peu, en Basse-Casamance et au Sénégal oriental, vont accroître, de façon exceptionnelle, les capacités d’accueil de notre destination et diversifier l’offre touristique ». Il a ainsi salué l’accompagnement de l’Agence française de développement (Afd) pour le financement du programme de développement touristique de Saint-Louis d’un montant de 16 milliards de FCfa qui aura un impact très significatif sur le relèvement de l’offre touristique du pôle Nord.
AUTOROUTES, NOUVELLES STATIONS TOURISTIQUES…
UN INVESTISSEMENT DE 1000 MILLIARDS DE FCFA À RENTABILISER
Le president de la République Macky Sall a assuré que « les programmes portant sur l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), l’autoroute Diamniadio-Mbour, Saly Futur, Pointe Sarène et autres nouvelles stations, mobiliseront, grâce aux partenariats public-privé, un effort d’investissement de plus de 1000 milliards de FCfa ». Ainsi, 141 milliards de FCfa seront destinés à la Pointe Sarène, 203 milliards de FCfa à Mbodiène, 8 milliards de FCfa à Joal,  209 milliards de FCfa au Delta du Saloum et 57 milliards à la Grande côte. Selon M. Sall, la rentabilisation dépendra largement des performances du tourisme. « Ce secteur transversal, fortement créateur d’emplois, doit faire l’objet d’un programme ambitieux porté par tous les démembrements de l’État », a souligné le chef de l’État. Il a invité le Premier ministre à présider, avant la fin de l’année 2013, un Conseil interministériel de validation du plan stratégique du développement du tourisme, en vue de son déploiement sans délai. Macky Sall a insisté pour que « les dispositions nécessaires soient prises pour encourager les touristes à rester le maximum de temps dans notre pays, à le découvrir tranquillement, et à y revenir voire le recommander à leur retour ».
DES MESURES POUR ÉVITER DE FAIRE DU VISA UN FREIN AU TOURISME
Devenu un casse-tête depuis son entrée en vigueur, le visa a été décrié par les professionnels du tourisme. Le chef de l’État les a rassurés hier en annonçant plusieurs mesures. « J’ai instruit au ministre de l’Intérieur et à celui du Tourisme de prendre les mesures nécessaires afin que l’instauration du visa d’entrée dans notre pays ne soit pas un frein au développement du tourisme », a dit Macky Sall. Il reconnaît que le visa n’est pas assez célèbre sur la Petite côte, notamment à Saly. Selon le chef d’État, d’importantes mesures d’allégement ont été prises et elles seront renforcées pour la consolidation de la facilité qui a été octroyée pour les années 2012, 2013 et 2014. « Pour des mesures de sécurité nationale, nous avons besoin du contrôle de toutes les entrées, mais nous ferons en sorte que les touristes obtiennent leurs visas dans leurs hôtels à Saly », a-t-il dit. « Des mesures seront prises et rien ne sera laissé au hasard pour qu’à défaut de lever la mesure, elle ne soit plus un obstacle contre le développement du tourisme au Sénégal », a laissé entendre le chef de l’État. Il déclare avoir autorisé, à titre transitoire, que les touristes participant à des voyages organisés soient dispensés de visa. Cette nouvelle mesure part du souci de ne pas compromettre la saison touristique en cours, a laissé entendre Macky Sall.
L’AGENCE DE PROMOTION DU TOURISME SERA REMISE EN MARCHE
Le président de la republique Macky Sall s’est dit très conscient de l’importance du tourisme pour l’économie et pour l’emploi. « En tourisme, il ne peut s’agir de mettre des infrastructures et d’attendre les clients.»  Le taux d’occupation des hôtels qui tourne au tour de 35 % se trouve à la limite des seuils de rentabilité, d’où l’importance d’une plus grande présence sur les marchés émetteurs », a-t-il indiqué.
Le président de la République qui avait, dans la volonté de la rationalisation des agences, supprimé celle chargée de la promotion du tourisme, s’est engagé à la remettre en marche sur demande des professionnels. Il a ainsi invité les opérateurs touristiques et le ministère du Tourisme à travailler avec l’État à mobilier les moyens nécessaires à une véritable politique de promotion digne de l’ambition du gouvernement pour ce secteur. Nous devons redoubler de réactivité pour satisfaire la demande et saisir les multiples opportunités qui s’offrent à notre pays afin d’accompagner cette dynamique », a-t-il indiqué en invitant le Premier ministre à renforcer, de manière substantielle, les ressources budgétaires allouées à la promotion touristique.
Le chef de l’État a également demandé au ministre des Affaires étrangères et à celui du Tourisme et des Transports aériens de « travailler à la mise en place, dans nos services diplomatiques et consulaires, et dans nos principaux marchés, de dispositifs adaptés pour une promotion à la dimension de l’ambition et des performances attendues ».
BAISSE DES ARRIVEES DE TOURISTES, EROSION COTIERE, FINANCEMENT…
LES PROFESSIONNELS DU TOURISME ÉTALENT LEURS DIFFICULTÉS
Les promoteurs du tourisme ont saisi l’occasion du lancement de la saison touristique 2013-2014 par le chef de l’Etat pour étaler toutes les difficultés auxquelles leur secteur fait face actuellement. Ils déplorent la suppression de l’Agence nationale de promotion touristique et souhaitent voir sa redynamisation ainsi que la mise en place d’un fonds touristique de nouvelle génération.
Le lancement de la campagne touristique 2013-2014, hier à Saly, a été une occasion saisie par les professionnels du secteur pour faire connaître au chef de l’Etat, Macky Sall, les problèmes du secteur. S’exprimant au nom de ses pairs, Mamadou Racine Sy, président du Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal (Spihs), est revenu sur toutes les contraintes d’un secteur « agonisant, avec un avenir sombre dans les méandres dommageables à la préservation des emplois qui tournent autour de 100.000 emplois directs et indirects, mais qui sont aujourd’hui menacés de disparition ». Une situation favorisée « par une baisse inquiétante des arrivées de touristes et un manque de clients ressenti par tous les établissements hôteliers que guette d’ailleurs une fermeture définitive », a poursuivi M. Sy.
Le porte-parole des professionnels du secteur du tourisme a également évoqué « l’absence d’actes concrets pour rendre la destination Sénégal plus compétitive ». Il juge, par ailleurs, inacceptable la suppression de l’Agence nationale de promotion touristique. De même, Mamadou Racine Sy et ses collègues ne comprennent pas que le Fonds national de promotion touristique soit logé au ministère du Tourisme et des Transports aériens, préférant qu’il soit géré par les professionnels du secteur. « Nous souhaitons que cette agence (de promotion touristique) soit remise à sa place, en plus de la mise à la disposition des professionnels du Fonds de promotion touristique qui est destiné à la promotion de la destination Sénégal ».
Parmi les autres difficultés qui freinent le développement du secteur touristique sénégalais, M. Sy cite la taxe aéroportuaire qui est très élevée, la fiscalité sur le tourisme qu’il convient de réviser et d’étendre à la restauration, l’érosion côtière qui rogne les plages, poussant les touristes à aller vers d’autres destinations plus attractives. Par ailleurs, les professionnels du tourisme ont évoqué la question du visa d’entrée, un document qui pénalise l’ensemble des professionnels touristiques, estiment-ils. Cependant, ils reconnaissent que le visa d’entrée est une nécessité pour des raisons de sécurité intérieure. Les professionnels du tourisme demandent au chef de l’Etat de proroger encore d’une année voire deux le moratoire qui leur avait été accordé dès l’entrée en vigueur de cette mesure. Pour le transport aérien, Mamadou Racine Sy pense que Sénégal airlines devrait être relancé pour jouer un meilleur rôle. Il a salué le retour des Transports aériens au ministère du Tourisme, ce qui devrait permettre de parvenir à l’objectif d’améliorer le convoyage des touristes.
LA PRÉSENCE DE MACKY SALL, « UN SIGNAL FORT QUI PRÉSAGE DE LENDEMAINS MEILLEURS »
Le lancement de la campagne touristique 2013-2014 par le président de la République, Macky Sall, a été positivement accueilli par les professionnels du secteur. Leur porte-parole, Mamadou Racine Sy, qualifie même cette présence de « signal fort » qui laisse espérer un meilleur avenir pour le tourisme. Le déplacement du chef de l’Etat, en dépit de son calendrier chargé, « constitue, pour toute la corporation touristique, une marque d’estime et de considération de notre secteur », a affirmé Mamadou Racine Sy. « C’est pour nous un signal fort qui présage des lendemains meilleurs qui permettent de redorer le blason du tourisme, important secteur de croissance dans l’économie du Sénégal. Nous pensons donc que la machine vient d’être lancée pour voir enfin le redécollage des activités touristiques ». Les professionnels du secteur touristique disent partager le programme économique du président Macky Sall défini dans le « Yonou Yokouté ». Ce programme fait du tourisme le deuxième secteur porteur de croissance après l’agriculture. Il devrait aboutir à la mise en place de pôles de développement touristique.
MISE EN PLACE D’UN PROGRAMME QUALITÉ
Selon le president de la République Macky Sall, le gouvernement doit rendre la police touristique plus présente et opérationnelle. « Des moyens nouveaux seront alloués à la police touristique dans la station et en relation avec le ministre chargé des Collectivités, nous allons aider la commune de Saly dans le nettoiement pour que la station soit propre, adaptée à sa vocation », a dit Macky Sall. Il a invité le ministre du Tourisme et des Transports aériens à mettre en œuvre un programme qualité. Celui-ci concernera toutes les formes d’hébergement touristique et les autres prestations liées au séjour agréable de nos hôtes. « Un accent particulier doit être placé sur une formation professionnelle accessible aux populations et aux entreprises concernées sur l’ensemble du territoire national », a indiqué le président de la République.
4,15 MILLIARDS DE FCFA POUR FAIRE FACE À L’ÉROSION
L’érosion côtière est l’une des nombreuses contraintes qui menacent l’industrie touristique. Pour faire face à ce problème, le chef de l’État Macky Sall a annoncé que le Sénégal a reçu du fonds d’adaptation, qui est un mécanisme de financement mis en place dans la convention des Nations unies sur les changements climatiques, une enveloppe d’un montant de 1,8 million de dollars, soit environ 4,15 milliards de FCfa destiné au financement du projet d’adaptation à l’érosion côtière dans les zones vulnérables. « Cette enveloppe devra permettre la mise en place d’ouvrages de protection côtière à Saly, Joal et Rufisque-est pour sécuriser les établissements humains et les infrastructures économiques contre l’avancée de la mer », a dit Macky Sall. Il a salué la détermination des acteurs du tourisme qui, malgré l’avancée de la mer sur le continent, continuent à consentir des efforts considérables pour l’amélioration de leur outil de production. Il a, par ailleurs, précisé que la construction d’une digue anti-sel à Joal pour récupérer les terres rizicoles ainsi que la réhabilitation des quais de pêche et d’aires de transformation de produits halieutiques à Saly et Joal font également partie de ce projet. Le président a, en outre, signalé que la révision du Code de l’environnement et l’élaboration d’un projet de loi sur le littoral dont les textes sont déjà dans le circuit d’adoption. Avant le lancement officiel, le chef de l’État a visité les sites menacés par l’érosion côtière et a échangé avec les acteurs qui lui ont fait part de leurs soucis. Macky Sall a également visité les stands où ont exposé les syndicats d’initiative touristique des quatorze régions du Sénégal.
UN PLAN DE SAUVEGARDE POUR SALY
La station balnéaire de Saly-Portudal va bénéficier d’un plan de sauvegarde, a annoncé le président Macky Sall. « Cette première station touristique de la sous-région a valu, à notre pays, une grande fierté dans le concert des destinations touristiques du monde. Pendant les 20 dernières années, la santé du tourisme sénégalais se mesurait essentiellement aux performances de cette station de Saly et de la Basse Casamance. Saly Portudal, comme le Cap Skirring qui a fait l’objet de programme d’aménagement touristique, devait constituer les premiers pôles économiques du Sénégal dont le développement est basé sur le tourisme », a indiqué Macky Sall. Il a déploré le fait que beaucoup de moyens soient déployés dans ce sens sans succès. Selon le chef de l’État, la situation actuelle de Saly appelle des mesures d’urgence aptes à assurer sa remise aux normes internationales, en vue de rebâtir un avenir prometteur pour le tourisme au Sénégal. Toutefois, il a reconnu que le phénomène de l’érosion côtière a beaucoup contribué à l’accélération de la baisse de la compétitivité de cette station. Macky Sall a ainsi demandé au ministre de l’Environnement et du Développement durable, en relation avec celui du Tourisme de veiller à la finalisation, dans les meilleurs délais, de la réalisation de brise-lames sur le site visité. « Des financements additionnels seront mobilisés pour l’extension du projet aux sites menacés sur toute la station de Saly », a-t-il assuré.
1 MILLIARD DE FCFA DESTINÉ À EMBELLIR LA STATION BALNÉAIRE
Interpellé par le maire de Saly, le président Macky Sall a promis de mettre les moyens nécessaires pour embellir l’entrée de la commune, qui présente un visage hideux à cause de l’absence d’assainissement. Cette opération d’embellissement ira de la route nationale jusqu’à la station. Le chef de l’État a instruit le ministre de l’Économie et des Finances « d’inscrire, en urgence, le montant d’un milliard de FCfa pour l’embellissement de Saly ». « Du succès de ce projet dépendra l’avenir de cette station, mais également le renforcement de l’attractivité de la Petite Côte », a fait savoir Macky Sall. Pour le président de la République, toutes ces mesures annoncées profiteront inéluctablement au secteur du tourisme. Il a souligné la nécessaire mobilisation de tous pour réunir les conditions et l’environnement favorable à son développement et son essor.
UN ACCOMPAGNEMENT PRÉVU POUR LA DESTINATION CASAMANCE
Le chef de l’État a indiqué qu’un accompagnement privilégié devra être accordé à la Casamance qui a traversé des difficultés majeures ces dernières années. Aussi, a-t-il ajouté, « les régions de Kolda et de Tambacounda, au titre de la diversification de l’offre touristique et de la rentabilisation économique des efforts de préservation de notre biodiversité, feront l’objet de programmes spécifiques ». Ces régions, a-t-il noté, « compte tenu de leur position géographique, devront jouer un rôle prépondérant dans le développement du tourisme inter-états ». Le chef de l’État a réitéré l’option du Sénégal pour un tourisme durable et a souhaité que cette saison soit le début d’une nouvelle ère de relance du tourisme sénégalais. Macky Sall a ainsi appelé tous les acteurs à se mobiliser autour du plan pour faire jouer au tourisme son rôle de levier, de croissance et de catalyseur du développement territorial.
Samba Oumar FALL, Mohamadou SAGNE et Amath Sigui NDIAYE/Lesoleil

L'insécurité fâche le président

Montée de l’insécurité au Sénégal:Le Président Macky Sall tape du poing sur la table
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La montée de l’insécurité au Sénégal préoccupe le chef de l’Etat qui a demandé aux Forces de sécurité plus de diligence dans leur mission.
«Au titre de sa communication du jour, le président de la République a abordé dans un premier point le renforcement préventif de la sécurité des personnes et des biens», informe le communiqué du Conseil des ministres dont le thème majeur a été l’insécurité qui ne s’estompe pas dans les quartiers de Dakar. Nonobstant les mesures prises pour dissuader les délinquants. «A ce sujet, le chef de l’Etat a d’abord attiré l’attention du gouvernement sur la recrudescence de l’insécurité dans nos villes, avec une augmentation de la délinquance, marquée par la multiplication des violences faites aux personnes et des atteintes aux biens», regrette Macky Sall. Dans son discours, il a déploré cette situation pesante sur les populations. Avant d’inviter le gouvernement à mettre en œuvre dans les meilleurs délais les mesures et moyens opérationnels, nécessaires à l’éradication du spectre de l’insécurité et du vol de bétail.
Aujourd’hui, il s’agit de s’interroger sur l’efficacité des polices de proximité ouvertes pour traquer les agresseurs et les délinquants. Par conséquent, le président de la République «a insisté sur la nécessité de veiller à une mobilisation appropriée des commissariats de police et des unités de gendarmerie, afin d’optimiser la couverture sécuritaire de nos localités». Pour lui, il faut aller au fond des choses en rappelant «toute l’importance qu’il accorde au contrôle rigoureux de la délivrance des licences d’exploitation des débits de boissons alcoolisées, des bars, restaurants et autres lieux de vente et de consommation d’alcool», réputés être des vecteurs de l’insécurité dans plusieurs zones, notamment dans la banlieue dakaroise.
Par ailleurs, il est longuement revenu hier sur la création de l’Agence de sécurité de proximité (Asp). Dans son discours, il a précisé que l’Asp est exclusivement un instrument opérationnel d’appui aux Forces de sécurité publique. «Les éléments recrutés par l’Agence (assistants et assistantes de sécurité), dotés d’une bonne formation, devront travailler en parfaite synergie avec les Forces de sécurité et les élus locaux», note Macky Sall. «Evoquant la situation des personnels des sociétés privées de gardiennage, le président de la République a engagé le gouvernement à hâter la signature d’une convention collective de travail, afin de doter le secteur d’un cadre réglementaire d’exercice stable, conforme à son importance actuelle et future», suggère Macky Sall, qui a demandé au gouvernement de préparer un projet de loi d’orientation sur la sécurité intérieure.
Par ailleurs, le président de la République «a invité le gouvernement à accentuer la lutte contre la drogue et les substances psychotropes et à actualiser le plan national de lutte contre la drogue».
LEQUOTIDIEN.SN

Les promesses du président à Saly

Baisse des activités touristiques à Saly : le chef de l'Etat pointe du doigt l’érosion côtière
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Le phénomène de l’érosion côtière a accéléré la baisse de la compétitivité de la station balnéaire de Saly-Portudal (Mbour, ouest) qui, fait, avec Nianing et la Somone, la réputation mondiale de la Petite Côte, a déclaré, vendredi, le président de la République Macky Sall qui procédait au lancement officiel de la saison touristique 2013-2014.
‘’Que devient une station balnéaire, quand elle perd une partie de ses plages ?’’, s’est interrogé le chef de l’Etat ajoutant: ''Face à cette problématique globale, je signale que le Sénégal a reçu récemment du Fonds d’adaptation au changement climatique (...) une enveloppe d’un montant de 8,6 millions dollars US’’, a-t-il révélé.
De l’avis du président Sall, cette enveloppe est destinée au financement du projet d’adaptation à l’érosion côtière dans les zones vulnérables. Le projet en cours d’exécution devra permettre la mise en place d’ouvrages de protection côtière pour sécuriser les établissements humains et les infrastructures économiques contre l’avancée de la mer.
La construction d’une digue anti-sel à Joal-Fadiouth pour récupérer les terres rizicoles ainsi que la réhabilitation des quais de pêche et aires de transformations de produits halieutiques à Saly-Portudal et à Joal, font partie de cet important projet d’adaptation à l’érosion côtière, a signalé M. Sall.
Il a rappelé la révision du code de l’environnement et l’élaboration d’un projet de loi sur le littoral, dont les textes sont déjà dans le circuit d’adoption.
Toutefois, ‘’l’avancée de la mer dans le continent n’a pas empêché les acteurs du tourisme de continuer à fournir des efforts pour l’amélioration de leur outil de production, mais également d’autres investisseurs de porter leur choix sur la Petite Côte’’, s'est réjoui Macky Sall.
‘’Face à ces contraintes évoquées, le gouvernement du Sénégal, soucieux de la consolidation de la place stratégique du tourisme dans l’économie nationale, a engagé des mesures énergiques pour hisser le tourisme au rang de deuxième secteur prioritaire après l’agriculture’’, a fait valoir le président de la République.
Macky Sall a dit avoir demandé au gouvernement, de concert avec les acteurs privés et les collectivités locales, de finaliser le plan stratégique de développement touristique, en vue d’’’une mise en œuvre immédiate et effective’’.
S’agissant de l’érosion côtière à Saly-Portudal, il a demandé au ministre de l’Environnement et du Développement durable, en relation avec son collègue du Tourisme et des Transports aériens, de veiller à la finalisation, ‘’dans les meilleurs délais’’, de la réalisation des brises-lames au niveau de la plage de Saly.
‘’Plus de financements additionnels seront mobilisés pour l’extension du projet aux sites menacés de toute la station de Saly’’, a promis Macky Sall, répondant ainsi à une doléance des acteurs et autres professionnels du secteur touristique.

Macky Sall annonce un plan d’urgence de relance du tourisme
Le président de la République Macky Sall a annoncé, vendredi, la mise en place d’un plan d’urgence de relance du tourisme, qui puisse promouvoir le rôle primordial de ce secteur comme'' levier d’un développement durable profitable aux populations et créateurs d’emplois''.
‘’Cette décision de venir présider personnellement le lancement de la saison touristique marque mon ambition et l’attention particulière que je porte au tourisme. C’est pourquoi j’ai engagé le gouvernement à mettre en place ce plan d’urgence impliquant l’ensemble des acteurs’’, a notamment déclaré le chef de l’Etat.
Il s’exprimait au cours de la cérémonie officielle de lancement de la saison touristique 2013-2014 qui s’est tenue au Golf club de Saly-Portudal (Mbour). Macky Sall a ainsi précisé qu’il s’agit d’un plan d’urgence de relance du secteur, ''qui doit être partagé et discuté''.
Le président Sall a indiqué avoir déjà engagé le ministre du Tourisme et des Transports aériens ainsi que tout le gouvernement pour partir de ce plan pour communier avec les acteurs du secteur, en vue de lancer ‘’les perspectives immédiates’’ pour le développement du tourisme.
‘’La station touristique de Saly-Portudal, première station touristique de la sous-région, lors de la réalisation, a valu à notre pays une grande fierté dans le concert des destinations touristiques du monde. Pendant les vingt dernières années, la santé du tourisme sénégalais se mesurait essentiellement à partir des performances de Saly et de la basse Casamance’’, a rappelé M. Sall.
''Saly-Portudal, comme le Cap-Skiring, qui ont fait l’objet de programme d’aménagement touristique, devaient constituer les premiers pôles économiques du Sénégal dont le développement sera basé sur le tourisme'', selon le président Sall.
‘’Beaucoup de moyens ont été dégagés dans ce sens, mais la situation actuelle de Saly appelle des mesures d’urgence, des mesures aptes à assurer sa mise aux normes internationales, en vue de rebâtir un avenir prometteur pour le tourisme au Sénégal’’, a-t-il martelé.
Ces propos du chef de l’Etat apportent ainsi ''des réponses théoriques'' aux attentes des professionnels du secteur, selon leur porte-parole, Mamadou Racine Sy. Le président de l’Organisation du patronat du secteur touristique a listé l’ensemble des maux dont souffre le tourisme au Sénégal.
‘’Nous sommes comme Saint-Thomas. Nous ne croyons que ce nous voyons. Nous, professionnels du secteur touristique, préférons le miel sur la langue que dans les oreilles. Mais là, M. le président de la République, avec votre présence, nous commençons à sentir le goût du miel’’, a avoué M. Sy.

Macky Sall promet un milliard de francs pour embellir Saly
Le président de la République Macky Sall s'est engagé, vendredi, à dégager une enveloppe d'un milliard de francs, afin d'embellir la commune de Saly, depuis la route nationale jusqu’à la station balnéaire.
Le chef de l’Etat répond ainsi à une doléance du maire de Saly, Ousmane Guèye qui a sollicité l’appui de l’Etat pour la réalisation d’ouvrages, notamment dans les domaines de l’assainissement, de la santé.
M. Guèye a rappelé, au cours de la cérémonie officielle de lancement de la saison touristique, que Saly a été érigé commune en 2008, grâce à son tourisme, estimant que ‘’si le tourisme meurt, Saly mourra’’.
‘’Je demande au ministre de l’Economie et des Finances ici présent d'inscrire en urgence ce milliard de francs CFA nécessaires pour l’embellissement de l’entrée de la station de Saly-Portudal’’, a dit Macky Sall.  Du succès de ce projet dépendra l’avenir de la station et l’attractivité de la Petite Côte’’, a indiqué le président de la République.
Il a tenu à affirmer qu’au-delà de ce programme, il a l’ambition de ''changer fondamentalement’’ la physionomie et l’envergure du tourisme dans cette partie du Sénégal.
Pour sa part, le président de l'organisation patronale du tourisme, Mamadou Racine Sy, a déclaré que la corporation touristique, dans toutes ses composantes, apprécie à sa juste mesure l'initiative du président Sall.
ADE/AD/APS

29/11/2013

Macky Sall à Saly

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Les professionnels du secteur touristique membres du Syndicat national des travailleurs de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et bars du Sénégal (SNTHRS) ont, par la voix de leur secrétaire général, Mamadou Diouf, salué l’initiative du chef de l’Etat Macky Sall qui préside la cérémonie officielle de lancement de la saison touristique et ont listé les maux qui gangrènent leur secteur.
‘’Nous sommes dans un secteur qui est confronté à une situation assez corsée du fait des nombreux problèmes. Le tourisme est un secteur transversal et si on le laisse mourir, beaucoup de pertes d’emplois vont être enregistrées, notamment au niveau des corps de métiers comme dans la pêche, le commerce, le mareyage, le transport, le guidage, la vente d’objets d’arts et même au niveau des hôtels’’, a alerté M. Diouf.
Face à la presse, jeudi, Mamadou Diouf, par ailleurs secrétaire général adjoint de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), a rappelé que le tourisme génère 75.000 emplois directs et 25.000 emplois indirects, sur toute l’étendue du territoire national. ‘’Nous devons donc travailler à la préservation des emplois’’, a-t-il estimé.
‘’Si nous faisons la comparaison entre notre tourisme et celui des pays maghrébins, nous sommes largement en retard. Quand nous ambitionnons d’avoir 1,5 million d’ici 2016, de l’autre côté, le Maroc et la Tunisie, par exemple, attendent entre 10 et 15 millions de touristes’’, a regretté le SG du SNTHRS.
''Maintenant, a-t-il poursuivi, le Sénégal est en train de se mesurer aux pays de la sous-région ouest-africaine, comme la Gambie. Mais là aussi, le syndicaliste a estimé que ce pays est en train de dépasser le Sénégal dans le domaine du tourisme et de l’hôtellerie''.
‘’La Gambie est un pays très propre, avec des hôtels de luxe et on y a pas instauré le visa touristique. Au Sénégal, nous sommes confrontés à un véritable problème d’hygiène et de propreté, nous n’avons pas encore une police touristique digne de ce nom et la sécurité ne va pas du tout, sans compter que travaillons dans le cadre du +All inclusive+ qui fait que le touriste achète tout avant de débarquer au Sénégal. Donc, nous n’avons plus de service touristique haut de gamme’’, a relevé Diouf.
Diouf a dit être d’accord qu’il y ait un visa pour tout individu qui vient au Sénégal, ‘’parce que si vous allez à l’ambassade de la France, par exemple, vous avez tous les problèmes du monde pour obtenir un visa afin.
‘’Le visa peut certes apporter beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etats mais nous, nous demandons, au moins, la suppression du visa pour les touristes. Parce que les touristes qui viennent au Sénégal font face à de nombreuses tracasseries au niveau de l’aéroport de Dakar où ils font la queue pour se faire enregistrer et ils y perdent énormément de temps. C’est cette situation qui a fait que les touristes préfèrent maintenant aller ailleurs que de venir au Sénégal’’, a fait remarquer Mamadou Diouf.
Selon lui, le tourisme sénégalais est également confronté à ''un manque réel’’ de professionnalisme dû à ''un véritable manque de formation''. Mais nous pensons que la venue du président de la République va être un déclic pour relancer définitivement le tourisme sénégalais''.
‘’Nous devons aujourd’hui saluer l’initiative du chef de l’Etat qui a mené une réflexion bien nourrie. Cela veut dire qu’il a une visibilité par rapport au développement du tourisme. Seulement, il faut que tous les acteurs qui gravitent autour du secteur travaillent en synergie, dans une parfaite harmonie pour aider le président de la République à booster notre secteur’’, a déclaré M. Diouf.
‘’Il faut que le gouvernement fasse un effort pour essayer de trouver des solutions aux problèmes que rencontrent notre tourisme. Parce qu’on ne peut plus parler du Sénégal comme étant un havre de paix, d‘autant plus que les touristes qui viennent dans notre pays rencontrent d’énormes difficultés’’, a-t-il déclaré.
Il a invité Macky Sall à réglementer les structures para-hôtelières qui, selon lui, ''font une concurrence déloyale aux réceptifs d’accueil qui sont en règle, notamment les hôtels qui s’acquittent régulièrement à toutes les taxes afférentes à l’exercice de leurs activités''.
L’autre problème du secteur auquel les travailleurs du tourisme attendent le président Sall c’est celui de l’érosion côtière.
‘’Aujourd’hui, la mer est en train de dévorer les plages et mêmes certains réceptifs d’accueil sur toute la Petite Côte. Et pour sa résolution, des promesses ont été faites, des engagements pris, mais jusqu’à présent, rien n’est fait et cela milite en faveur de la mort du tourisme sénégalais dont le principal produit constitue le balnéaire qui ne peut être possible qu’avec des plages bien aménagées’’, a insisté M. Diouf.
ADE/AD/APS

4000 km de nouvelles pistes

L'Etat annonce 4.000 km de pistes rurales en 2017
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L'Etat du Sénégal a déjà démarré un programme de construction de pistes rurales avec pour objectif de réaliser 4.000 kilomètres de pistes à l'horizon 2017, a appris l'APS, jeudi à Dakar.
"Le programme de construction de pistes rurales a déjà démarré. Le Premier ministre Aminata Touré va incessamment procéder à son lancement officiel dans la région de Kédougou (est)", lit-on dans le rapport du projet de budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement pour l'exercice 2014.
"Le monde rural et les femmes constituent des priorités absolues pour le gouvernement. D'ores et déjà, il est prévu de construire 1.200 kilomètres de pistes rurales, mais à terme, ce sont 4.000 kilomètres de pistes qui sont prévus", a expliqué le ministre de tutelle Thierno Alassane Sall, cité par le même document.
Selon lui, ces programmes de construction de pistes rurales vont démarrer avec les projets dont les études sont déjà disponibles. "Il faut que chaque région se sente concernée, surtout les régions périphériques", a insisté le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement.
Le projet de budget du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a connu une hausse de plus de huit milliards de francs CFA en passant de 166 milliards 153.838.880 de francs à 174 milliards 255.177.940 de francs CFA, soit une augmentation de près de 5% en valeur relative.
Au total, 77 députés se sont inscrits pour participer au débat général de la plénière devant examiner le budget de ce département ministériel, en raison de trois minutes par intervention.
Parmi les questions abordées, il y a le manque d'infrastructures routières dans les régions de l'intérieur, les accidents de la route, la construction de pistes rurales, entre autres sujets.
Concernant le programme de construction des pistes rurales annoncé, les députés de la région de Kédougou notamment n'ont pas manqué de relever un paradoxe. "On nous dit que ce programme va être lancé officiellement par le chef du gouvernement dans la région de Kédougou, alors qu'il n'y a pas un seul mètre de piste destiné à cette région", a déploré un élu de cette localité.
"J'ai examiné votre projet de budget, mais je ne vais pas voter ce budget. Je vais tout simplement voter+non+. La raison est simple : aucun programme de piste rurale n'est prévu dans ma localité de Salémata (Kédougou)", a déclaré un député de la zone.
"Nous sommes le département le plus enclavé du pays, mais nous sommes négligés dans la répartition des ressources", a déploré cet élu de Salémata, en s'adressant au ministre des Infrastructures, des Transports et du Désenclavement.
MTN/BK/ASG/APS

Circuler à l'aéroport de Yoff

Nouveau plan de circulation à l’aéroport LSS
les conditions d’ accès en cause
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Pour améliorer la fluidité du trafic routier aux alentours de l’aérogare, l’Agence des Aéroports du Sénégal (ADS) a mis en œuvre un nouveau plan de circulation.
Cette mesure permettra de faciliter les conditions d’accès à l’Aéroport International Léopold Sédar Senghor et également de réduire l’encombrement de la devanture de l’Aérogare.  Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, les ADS expliquent. « Nous allons procéder au démarrage d’une phase test à partir du jeudi 28  Novembre 2013 à minuit, qui va se dérouler sur deux semaines. Cette période d’évaluation sera mise à profit pour nous permettre de recueillir vos suggestions et de corriger avant la mise à exécution effective du  plan de circulation pour le 12 Décembre 2013. Tous les acteurs aéroportuaires sont impliqués et la presse peut passer sur place pour constater ce nouveau plan de circulation ».

Dié BA/Pressafrik

28/11/2013

Superbe film!

"Grand comme le baobab" du réalisateur américain Jeremy Teiche : Un combat contre les mariages précoces
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Dans le superbe décor d’un petit village Peul, Sinthiou Mbadane près de Mbour, les habitants jouent à fond sur leur authenticité. Coumba est une des premières filles de son village à aller poursuivre ses études dans la grande ville. Comble de bonheur, elle vient de décrocher son Brevet de fin d’études moyennes (Bfem). L’avenir est radieux dans la petite famille, pour sa petite sœur Débo et son frère Silèye.
Jusqu’au jour où un drame survient. Monté au sommet d’un baobab pour cueillir des jeunes pouces destinés à nourrir le bétail, Silèye tombe et se blesse. Il ne peut plus s’occuper du troupeau familial et ses soins nécessitent une forte somme d’argent. Très attaché à son troupeau comme tout bon Peul, le père refuse de vendre une bête. A la place, il envisage plutôt de marier sa fille cadette Débo à peine sortie de l’enfance. «Ta petite sœur n’est pas encore très avancée à l’école, c’est mieux de la marier elle» dit-il à sa fille aînée assommée par la nouvelle. Débute alors le combat de Coumba pour sauver sa jeune sœur, encore élève à l’école du village, de ce mariage indésirable.  Son premier reflexe, a été d’aller voir l’instituteur qui propose comme solution d’appeler la gendarmerie. Ce que refuse Coumba. «L’école, c’est l’ennemie des familles disent les gens du village» réplique la jeune fille qui refuse de dénoncer ses parents chez les gendarmes.
 Engluée dans ses pesanteurs culturelles qui font du chef de famille le seul décideur, la mère opposée au mariage, n’a fait que se soumettre à son époux. La jeune fille décida alors de prendre les choses en main. C’est ainsi que commença Grand comme le baobab, un film réalisé par Jeremy Teicher et qui a été projeté pour la presse, mardi dernier à l’Ambassade des Etats Unis à Dakar. Le film raconte une belle histoire d’amour entre deux sœurs, mais aussi comment les mutations du monde moderne provoquent des conflits entre les nouvelles générations et les anciennes. «Pour moi, Grand comme le Baobab s’adresse à l’énergie et à l’idéalisme de la jeunesse, tout en dressant un portrait très noir et réaliste du monde où le changement consiste à faire deux pas en avant et un pas en arrière et où l’invincibilité de la jeunesse plie, mais ne rompt pas, sous le fardeau de la dure réalité» a expliqué le réalisateur sur le site du film.
Dans ce film, le réalisateur utilise des images poétiques pour insuffler force et sérénité à ses personnages. De jeunes habitantes du village qui font leurs premiers pas devant les caméras. Les décors magnifiques arrivent même à adoucir la sensation d’assister à un drame. Par un montage soigné et très musical, le film documente la vie de ce village où la vie tourne autour des soins au bétail et des gestes du quotidien comme aller au puits. Le public dakarois pourra à son tour visionner le film qui a déjà obtenu quelques prix au niveau international. Ce sera le 2 décembre prochain en présence du réalisateur et des personnages du film. «Nous voulons promouvoir l’éducation des jeunes filles» explique Mme Aminata Fall Sow du service culturel de l’Ambassade des Etats Unis qui a financé le séjour du réalisateur. Dans les prochaines semaines, grâce à un partenariat entre l’Ambassade des Pays Bas et Mobiciné, le film sera projeté dans plusieurs localités du pays informe l’Ambassade.
mamewoury@lequotidien.sn
bande annonce:

http://www.youtube.com/watch?v=1kmWRcXyTM4

27/11/2013

Magal de Touba

Magal de TOUBA devient un jour férié, chômé et payé.
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C’est ainsi qu’en a décidé l’Assemblée nationale diligentée par l’Exécutif.
Le Grand Magal de Touba sera dorénavant un jour férié, chômé et payé. En effet, suite à l’introduction d’un projet de loi visant à faire de ce grand événement religieux, la commission des lois de l’Assemblée nationale s’est réunie hier et comme lettre à la poste, la vieille doléance de la communauté mouride est depuis hier, ce qu’on peut appeler un mauvais souvenir.
Mais ce n’était pas sans heurts. Car, si l'on en croit le quotidien l'As, l’ancienne vice-présidente de l’Assemblée nationale Cathy Cissé Wone a déploré que des propositions de loi allant dans le même sens n’aient pas fait l’objet de la même diligence.
C’est le moment choisi par la députée libérale Aïda Mbodji pour lui reprocher son mutisme pendant tout le temps qu’elle était dans le bureau de l’Assemblée nationale. « C’est maintenant parce que Moustapha Niasse vous a déchue de poste que vous l’attaquez ? », s’est-elle interrogée avant de se faire taxer d’avocate du diable par son interlocutrice.
Ndarinfo

Cri d'alarme pour Saly

Lancement de la saison par le chef de l’Etat
'’une volonté politique’’ de soutenir le secteur
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La venue du président de la République, Macky Sall, vendredi à Saly-Portudal (Mbour) pour le lancement officiel de la saison touristique 2013-2014, dans un contexte où l’industrie touristique traverse une crise est ‘un geste fort’’ qui marque ‘’une volonté politique’’ des pouvoirs publics de soutenir ce secteur, a indiqué Nicolas Forget, directeur général de l’hôtel Palm Beach.
M. Forget, par ailleurs membre du Comité de gestion de la station balnéaire de Saly-Portudal, s’exprimait lundi à l’occasion d’un point de presse organisé par le patronat du tourisme de la station balnéaire de Saly-Portudal.
Selon lui, l’érosion côtière qui s’est aggravée ces dernières années est l’une des principales causes des difficultés du secteur touristique et hôtelières dans cette zone du département de Mbour.
‘’Depuis 2009, différentes initiatives ont été prises à Saly en urgence pour stopper ce phénomène, mais elles se sont toutes avérées inutiles. La construction des brises-lames dans le cadre du fonds d’adaptation au changement climatique pour endiguer le problème de façon globale a pris beaucoup de retard et les travaux sont stoppés depuis plusieurs semaines’’, a regretté Nicolas Forget.
D’après lui, ''de nombreux hôtels n’ont pratiquement plus de plage'', malgré les gros travaux de consolidation par enrochement dont les coûts ont été entièrement supportés par les hôteliers.
‘’C’est un cri d’alarme que nous portons au plus haut sommet de l’Etat, parce que si les travaux ne reprennent pas très rapidement, il risque d’être trop tard. L’image de Saly-Portudal est déjà fragilisée par son environnement, avec des allées jonchées d’ordures, ses taxis clandestins, ses rabatteurs et autres vendeurs ambulants'', a fait remarquer M. Forget.
Il déclare que l’année 2013 est déjà ‘’très difficile’’ pour leur secteur, avec la mise en place du visa biométrique, ‘’frein du développement touristique’’, ‘’même avec l’exonération pour les clients qui réservent par un tours opérators (TO), et ce sans oublier l’investissement supplémentaires imposé aux opérateurs touristiques de Saly, suite à la résiliation du bail de la SAPCO par l’Etat du Sénégal.
‘’Certains Tours opérators s’interrogent déjà sur la nécessité de continuer à programmer la destination et pourraient même quitter le Sénégal. Saly-Portudal et le tourisme sont liés depuis plus de 30 ans, il serait dommage que cette histoire s’arrête brusquement’’, a-t-il dit.
Donc, ‘’quand le président de la République décide de venir procéder au lancement de la saison et de prendre en main une situation, nous pensons qu’une solution peut être rapidement trouvée’’, a dit, pour sa part, Boubacar Sabaly, directeur d’hôtel et président du Syndicat d’initiatives touristiques de la région de Thiès.
ADE/AD/APS

D'abord sauver le tourisme et Saly

Saly : un hôtelier pour la sauvegarde des investissements
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Le président du Syndicat d’initiatives touristiques de la région de Thiès, Boubacar Sabaly, a estimé que, dans la situation actuelle du tourisme, il faut d’abord ‘’sauvegarder’’ les investissements existants, avant de penser à aménager de nouvelles stations touristiques comme prévu par la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques (SAPCO) à Pointe-Sarène, Mbodiène et Joal-Finio.
‘’Je ne vois pas un investisseur qui va s’aventurer à aller investir des milliards à Pointe-Sarène pour pouvoir rentabiliser son opération. Le fait d’aménager une nouvelle station touristique ne veut pas dire que les investisseurs vont venir s’y implanter, parce que tout simplement l’investisseur qui vient dans un pays étranger fait d’abord une collecte d’informations, calcule la rentabilité pour ensuite investir son argent’’, a expliqué M. Sabaly.
Directeur d’hôtel et membre du comité de gestion de la station balnéaire de Saly-Portudal, M. Sabaly s’exprimait lundi à l’occasion d’un point de presse organisé par le patronat du tourisme de la station balnéaire de Saly-Portudal.
‘’Tous ceux qui investiront dans ces nouvelles stations balnéaires vont d’abord faire une étude. Nous pensons que si la destination Sénégal continue à décroître, il est fort à parier que même si l’Etat aménageait une nouvelle station balnéaire, il n’y aurait pas d’investisseurs balnéaires. Parce que tout d’abord, il n’y a pas, au Sénégal, de banque adaptée à l’investissement hôtelier’’, a fait remarquer Boubacar Sabaly.
Selon lui, ''entre 1984 et 1990, au moins, huit hôtels sont fermés et c’est la preuve que s’il n’y a pas suffisamment de demandes, l’investissement est voué à l’échec''.
Donc, ‘’nous pensons que l’intervention pour résoudre la dégradation voire la perte des plages dans la zone doit être un préalable avant de vouloir aménager d’autres sites touristiques’’, a insisté M. Sabaly.
‘’On doit tout faire pour sauvegarder les investissements à Saly-Portudal. Nous avons le devoir et l’obligation de le faire’’, a-t-il martelé.
D’après Sabaly, Saly-Portudal c’est 20 hôtels, 1;657 chambres et 2.000 chambres-résidences. ‘’Si vous calculez le prix de revient par chambre, vous avez des centaines de milliards d’investissements et plusieurs dizaines d’emplois créés'', a-t-il fait observer.
''Donc, on n’a pas le droit de laisser cette situation s’empirer davantage. Et nous sommes convaincus que si le président de la République se déplace sur Saly, c’est parce qu’il a tout à fait conscience qu’il est absolument nécessaire de préserver, non seulement les emplois, mais aussi les investissements’’, a encore dit M. Sabaly.
ADE/AD/APS

26/11/2013

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple...

Le ministre de l'Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, annonce la fin du fichage des passagers à l'arrivée ou au départ de Dakar
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Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de l'Intérieur sénégalais a annoncé une mesure salutaire pour les passagers à l'arrivée ou au départ de l'aéroport de Dakar. Depuis Paris où il se trouve en compagnie du ministres sénégalais du Tourisme, Omar Gueye, M. Diallo a indiqué que les passagers à l'arrivée ou au départ de l'aéroport de Dakar ne seront plus fichés, comme c'était le cas jusqu'ici.
Les formulaires de fichage des passagers étaient officiellement destinés au ministère du Tourisme. Désormais, a expliqué le ministre, l'identification des passagers se fera lors de leur demande de visas, obligatoire dorénavant pour tout passager en partance pour Dakar. Une telle mesure devrait assurer une plus grande fluidité à l'aéroport de Dakar. Le ministre sénégalais de l'Intérieur était à Paris pour évaluer la mise en place des visas biométriques, en vigueur depuis le 1er juillet 2013.
Le ministre a confié que 75 897 visas ont été délivrés à ce jour, soit une manne financière de 3.797.850 euros à partager entre l'Etat  du Sénégal la société ivoirienne Sneidai. Le ministre a informé que plus de 9.000 demandes de visas ont été refusées à des demandeurs pour des raisons de sécurité.
Pour sa part, le ministre du Tourisme et des Transports aériens a affirmé que la destination du Sénégal d'ici 2016 à deux millions de touristes avec l'inauguration de l'aéroport de Blaise Diagne en décembre 2014.

via Tak Ajax

Sall à Saly...

Lancement de la saison par le chef de l’Etat : '’une volonté politique’’ de soutenir le secteur
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La venue du président de la République, Macky Sall, vendredi à Saly-Portudal (Mbour) pour le lancement officiel de la saison touristique 2013-2014, dans un contexte où l’industrie touristique traverse une crise est ‘un geste fort’’ qui marque ‘’une volonté politique’’ des pouvoirs publics de soutenir ce secteur, a indiqué Nicolas Forget, directeur général de l’hôtel Palm Beach.
M. Forget, par ailleurs membre du Comité de gestion de la station balnéaire de Saly-Portudal, s’exprimait lundi à l’occasion d’un point de presse organisé par le patronat du tourisme de la station balnéaire de Saly-Portudal.
Selon lui, l’érosion côtière qui s’est aggravée ces dernières années est l’une des principales causes des difficultés du secteur touristique et hôtelières dans cette zone du département de Mbour.
‘’Depuis 2009, différentes initiatives ont été prises à Saly en urgence pour stopper ce phénomène, mais elles se sont toutes avérées inutiles. La construction des brises-lames dans le cadre du fonds d’adaptation au changement climatique pour endiguer le problème de façon globale a pris beaucoup de retard et les travaux sont stoppés depuis plusieurs semaines’’, a regretté Nicolas Forget.
D’après lui, ''de nombreux hôtels n’ont pratiquement plus de plage'', malgré les gros travaux de consolidation par enrochement dont les coûts ont été entièrement supportés par les hôteliers.
‘’C’est un cri d’alarme que nous portons au plus haut sommet de l’Etat, parce que si les travaux ne reprennent pas très rapidement, il risque d’être trop tard. L’image de Saly-Portudal est déjà fragilisée par son environnement, avec des allées jonchées d’ordures, ses taxis clandestins, ses rabatteurs et autres vendeurs ambulants'', a fait remarquer M. Forget.
Il déclare que l’année 2013 est déjà ‘’très difficile’’ pour leur secteur, avec la mise en place du visa biométrique, ‘’frein du développement touristique’’, ‘’même avec l’exonération pour les clients qui réservent par un tours opérators (TO), et ce sans oublier l’investissement supplémentaires imposé aux opérateurs touristiques de Saly, suite à la résiliation du bail de la SAPCO par l’Etat du Sénégal.
‘’Certains Tours opérators s’interrogent déjà sur la nécessité de continuer à programmer la destination et pourraient même quitter le Sénégal. Saly-Portudal et le tourisme sont liés depuis plus de 30 ans, il serait dommage que cette histoire s’arrête brusquement’’, a-t-il dit.
Donc, ‘’quand le président de la République décide de venir procéder au lancement de la saison et de prendre en main une situation, nous pensons qu’une solution peut être rapidement trouvée’’, a dit, pour sa part, Boubacar Sabaly, directeur d’hôtel et président du Syndicat d’initiatives touristiques de la région de Thiès.
ADE/AD/APS

Le Sénégal prend l'eau...

Le tourisme à Saly : Face à la crise persistante, propriétaires et hôteliers lancent le dernier avis de détresse
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390 millions déjà dépensés par les hôteliers pour la réalisatio d’ouvrages de diverses natures pour contrecarrer l’avancée de la mer, presque pour aucun impact significatif dans le rendement de leurs exploitations. Le projet de réalisation de brise –lame initié pour couvrir intialement 2kms de plage, se réduit à 1, 5 Kms puis finalement à 900 mètres. Le Projet Intac qui pilote le chantier n’a pu convaincre le gouvernement du Sénégal d’accorder une rallonge de financement en dépit d’un taux de réalisation des travaux à un niveau de 45¨% « sans la moindre brise-lame réalisée » selon un Directeur d’hôtel. Conséquence, l’arrêt des travaux en cours, entamés en février 2013. D’autant plus que pour l’option enrochement, les coûts seront forcément exorbitants pour les établissements hôteliers, les 10 mètres linéaires coûtant 3 millions de Frs Cfa.
Aujourd’hui, en dehors de la réhabilitation des plages, d’autres urgences sont identifiées à Saly : le renforcement de la sécurité et de l’assainissement, mais aussi et surtout la requalification de la station à l’ordre du jour depuis 2004. Selon le président du comité de station, Boubacar Sabaly, il est urgent d’aller vers cette option, car estime t-il, du fait de l’environnement des hôtels Saly ne répond plus aujourd’hui aux normes du tourisme international.
Les professionnels du tourisme et hôteliers de la Petite Côte, inquiétés par la crise persistante du secteur sur la station balnéaire veulent trouver en la personne du Président de la République un interlocuteur de la dernière chance pour la survie de l’activité touristique .En conférence de presse ce lundi, la structure a présagé un avenir plus que sombre de l’activité touristique sur Saly et dit toute sa détermination à alerter le Chef de l’Etat directement sur la gravité de l’heure.
En effet, le désespoir de ces acteurs du tourisme n’a d’explication que par les lendemains quasi incertains devant un contexte de mort programmée de l’activité touristique.
« L’année 2013 est déjà très difficile pour la profession avec la mise en place du visa biométrique, frein au développement touristique, même avec l’exonération pour les clients qui réservent par un Tour Opérateur (T.O), et ce sans oublier l’investissement supplémentaire imposé aux opérateurs de Saly suite à résiliation du bail de la Sapco par l’Etat du Sénégal.
Nous aurons du mal à préserver tous les emplois si cette situation venait à perdurer et que le tourisme ne repartait pas, sachant déjà, que de nombreux hôteliers n’ont pas reconduit cette année les contrats des travailleurs saisonniers, et font de moins en moins appel aux journaliers.
Certains Tours Opérateurs s’interrogent déjà sur la nécessité de continuer à programmer la destination et pourraient quitter le Sénégal.
Saly et le tourisme sont liés depuis plus de 30 ans. Il serait dommage que cette histoire s’arrête brusquement ». La déclaration liminaire de la conférence de presse des professionnels du tourisme et des hôteliers de la Petite Côte est assez révélatrice d’un sentiment d’amertume et de désespoir.
L’heure est grave et l’alerte se veut assez claire. Elle est destinée aux autorités au plus haut sommet de l’Etat, particulièrement le Chef de l’Etat. L’arrivée de ce dernier sur la station balnéaire ce vendredi pour les besoins du lancement officiel de la saison 2013-2014, bien que constituant « un geste fort qui marque une volonté politique de soutenir le secteur » ne devrait pas occulter « la crise sans précédent » que traverse le secteur.
En cause, surtout l’érosion côtière qui s’est aggravée ces dernières années. (…) « Le constat est catastrophique. Aujourd’hui de nombreux hôtels n’ont pratiquement plus de plage. Malgré les gros travaux de consolidation par enrochement dont les coûts ont été entièrement supportés par nos exploitations, les plages restent dans n état déplorable. C’est un cri d’alarme que nous portons au plus haut sommet de l’Etat. Si les travaux ne reprennent pas rapidement, il risque d’être trop tard. Saly, poursuit le communiqué des professionnels et hôteliers de la Petite Côte, est déjà fragilisée par son environnement, avec ses allées jonchées d’ordures, ses taxis clandestins et autres vendeurs ambulants. Si la totalité du littoral venait à disparaître, les conséquences pour le tourisme seraient dramatiques, car il serait alors extrêmement difficile de vendre les mérites de cette station balnéaire à l’étranger ».
Mbar Fatim Faye - Mbour info

Les pêcheurs Russes de retour!

Retour des bateaux russes dans les eaux sénégalaises
Les professionnels de la pêche ruent dans les brancards !
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Même avec le couteau sous la gorge, les acteurs et autres professionnels de la pêche n’entendent pas assister à un éventuel retour des bateaux étrangers notamment des Russes dans les eaux sénégalaises.
Au quai de pêche de Yarakh, ils ont battu le rappel des troupes pour alerter les autorités étatiques. Awa Djigueul, chef de cabinet du ministre Ali Haïdar et non moins responsable de la Fénagie pêche dénonce un complot ourdi et savamment orchestré contre le ministre de la Pêche. Pour elle, ce dernier s’est toujours montré hostile aux pratiques de pêche de ces bateaux. Il faut dire qu’au lendemain de la seconde alternance, qui a vu l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême, le renvoi des bateaux étrangers, qui pillent les ressources halieutiques et empêchent leur régénération, avait été la principale requête des acteurs à laquelle le nouveau Chef de l’Etat avait donné une suite favorable. D’ailleurs, les professionnels de la pêche menacent et n’excluent aucun recours pour faire barrage à un retour de ces bateaux. Le Président Sall est averti!
Moussa Fall/Leral.net

La valse des milliards...

2,5 milliards de FCFA gaspillés dans le projet « Sénégal Emergent »: Lô « mouille » Macky
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Moins de quatre jours après avoir démissionné de son poste de directeur de cabinet adjoint du président de la République, Moubarack Lô a tenu à rétablir sa vérité des faits sur son départ du Palais, ouvertement qualifié par certains communicants de Macky de « limogeage ». Pour l’ancien collaborateur du Président, si la cause immédiate de sa démission reste liée à la décision du chef de l’Etat de lui retirer la direction du comité Projet Sénégal émergent, il faudra en chercher la cause profonde dans le style de management présidentiel et la lenteur dans la mise en œuvre des réformes promises aux Sénégalais.
Un management qui a d’ailleurs permis, contre la réglementation en vigueur, à un groupe de privés établis à l’extérieur, et regroupés dans une structure dénommée « DISSO » dont l »ancien ministre de l’Economie et des finances, M. Amadou Kane, était membre, avant mars 2012, de jouer un rôle prépondérant dans le Projet Sénégal émergent, « au détriment des hauts cadres de l’Etat ». Conséquence, note Moubarack Lô, entre dysfonctionnements et travers, 2, 5 milliards de Fcfa ou plus ont été inutilement gaspillés dans le projet en question, sur le dos du contribuable sénégalais.
La démission express de Moubarack Lô du cabinet de la présidence de la République, mercredi dernier, n’a pas encore fini de défrayer la chronique. Et pour cause, moins de quatre jours après avoir rendu le tablier et essuyé des attaques en règle de la part de son ancien employeur (Macky Sall lui-même avait tiré, depuis Koweit City, à boulets rouges sur ses collaborateurs démissionnaires) et de la cellule de communication de la Présidence qui avait qualifié son départ de quasi-limogeage, l’ancien directeur de cabinet adjoint du président de la République contre-attaque en donnant sa version des faits.  Bien loin de nier, comme l’a établi la version officielle, que la cause immédiate de sa démission est liée à la décision de Macky Sall de lui retirer la présidence du comité de pilotage du Projet Sénégal émergent, Moubarack Lô lève de fait un coin du voile dans cette sulfureuse affaire qui touche le Palais présidentiel.
Pour le président du Mouvement And Suxli Sénégal (Mousem), il faut aller au cœur de l’initiative de Macky Sall de lui retirer la direction dudit comité pour démêler  l’écheveau de sa démission. Une démission dont la cause sous-jacente est en vérité liée, selon le texte transmis à notre rédaction hier, dimanche 24 novembre 2013, « au choix présidentiel d’accepter qu’un groupe de Sénégalais établis à l’extérieur, et regroupés dans une structure dénommée « DISSO » dont l’’ancien ministre de l’Economie et des finances, M. Amadou Kane, était membre, avant mars 2012, joue un rôle prépondérant dans le Projet Sénégal émergent, au détriment des hauts cadres de l’Etat ».
Et Moubarack Lô qui avoue avoir été accepté par le Chef de l’Etat comme président du comité en question, sur proposition de Mor Ngom, ministre directeur de cabinet de l’époque, de révéler de fil en aiguille que « Nulle part, il n’est fait mention du groupe « DISSO » dans le fonctionnement du comité de projet et l’implication de ses membres basés à l’étranger, au niveau opérationnel, ne peut donc être comprise que dans le cadre de l’équipe de projet supervisée par le comité de projet que je présidais ». A titre d’argumentaire, l’ancien directeur de cabinet adjoint de Macky Sall invoquera le décret n°2013-313 du 6 mars 2013, portant création et fonctionnement des organes de pilotage pour l’élaboration d’un plan stratégique pour le Sénégal, « le seul document officiel qui organise le processus de pilotage de ce dossier». Une manière de faire remarquer que « DISSO, en tant que tel ne peut nullement, selon les textes du décret, donner des orientations au comité de projet ou décider des validations à faire et de leurs procédures, comme il a toujours voulu le faire ».
Moubarack Lô poursuivra son réquisitoire contre « DISSO » en montrant à quel point le positionnement de la structure en question a posé problème dans le Projet Sénégal émergent. Et l’économiste, ancien allié de Macky Sall, de révéler en gros que, non seulement il est « impossible de vouloir piloter un dossier aussi lourd et complexe de l’extérieur du pays, tout en continuant à exercer d’autres activités », mais encore que « les membres de DISSO continuent de vouloir jouer le même rôle de pilotage qu’ils avaient lors des phases préparatoires, sans tenir compte des textes juridiques pris par la suite, rendant ainsi floue et inutilement lourde la gouvernance du projet, y compris aux yeux du cabinet international recruté qui s’est longtemps interrogé sur ses réels interlocuteurs directs («DISSO» ou le comité de projet… ».
Qui plus est, note Moubarack Lô, « L’Etat possède ses principes généraux et ses règles de fonctionnement, qui ne permettent pas de confier à des privés le pilotage direct de la vision nationale ». En se faisant plus mordant, l’ex-allié de Macky Sall dont la main aurait trempé dans la confection du Yoonu Yokkuté  précisera, dans son texte,  « que les autorités devraient, en toutes circonstances penser l’Etat avant l’amitié (certains diraient « La patrie avant le parti ») et demander aux membres de «DISSO» de prendre plus de recul dans la gestion opérationnelle de ce dossier qui ne peut être faite que sur place au Sénégal, et par les experts de l’Etat compétents ».
2,5 milliards de Fcfa gaspillés
Ces travers de la gouvernance Macky auront suffi, selon Moubarack Lô, à gaspiller quelque 2,5 milliards de FCfa, aux frais du contribuable sénégalais. Pour cause, relève l’ancien directeur de cabinet adjoint du président de la République, « … cinq hauts fonctionnaires, mis ensemble, pendant trois mois, auraient pu rendre un rapport de qualité, au moins similaire à celui livré par le cabinet international, pour un coût presque nul, et d’économiser les quelque 2,5 milliards de FCFA, ou plus, gaspillés dans le projet ».
Pour Moubarack Lô, ces 2,5 milliards de FCfa auraient pu permettre à 100.000 femmes d’accoucher, en toute sécurité et de manière gratuite, dans les postes de santé ruraux ou périurbains. Ils auraient pu permettre de construire 25 forages ruraux, d’électrifier 100 villages, de bâtir 500 classes ou 2500 kilomètres de pistes rurales. Autant d’insatisfactions qui montrent en définitive, selon Moubarack Lô, que « la décision prise, en début octobre, par le chef de l’Etat, de me retirer du projet Sénégal émergent, n’a été, en vérité, que la goutte qui a fait déborder la vase d’une longue série de désaccords, très souvent implicites, sur des choix stratégiques ou tactiques».
Le président du Mouvement And Suxli Sénégal/ Mouvement pour un Sénégal émergent (Mousem)  balancera même une dernière salve à la pseudo «gouvernance de rupture » en affirmant que  « la voie suivie actuellement par le régime en place nous mènera difficilement au but désiré ». Tout en faisant toutefois part de son espoir, pour l’avenir du Sénégal, que les nécessaires ajustements de stratégies et de comportements seront apportés au mode de gestion des affaires publiques, dans les prochains mois.
sudonline.sn/Xalima

Tout va très bien Madame la Marquise...

Hausse de 23% du flux de touristes au cours des quatre derniers mois
senegal
Le flux de touristes vers le Sénégal a connu une hausse de 23%, malgré l’application de la mesure de réciprocité du visa, a indiqué, lundi à Paris, le commissaire Ibrahima Diallo, directeur de l’automatisation des fichiers, précisant qu’il y a eu exactement 85.736 demandes d’entrée au Sénégal au cours des quatre derniers mois.
‘’C’est l’effet contraire (de ce que craignaient les hôteliers) qui s’est produit avec une hausse de 23% du flux de touristes vers le Sénégal’’, a dit M. Diallo, dans un entretien avec l’APS.
‘’Depuis le 1er juillet jusqu’à ce jour, il y a eu 58.736 demandes d’entrée au Sénégal dans nos différents consulats. Les services consulaires ont délivré 75.897 visas’’, a-t-il expliqué.
Le directeur de l’automatisation des fichiers a précisé que ‘’pour la France, 10.959 demandes de visa ont été enregistrées sur la même période, pour 10.886 délivrances’’. Selon lui, le poste de Rosso, ville frontalière avec la Mauritanie, a délivré 433 visas biométriques.
Il a en outre dit que la ‘’période facilitation’’ d’obtention du visa s’arrête le 30 avril 2014, assurant qu’il n’y aura plus de tolérance à partir de cette date. Selon lui, à partir de cette date, tout le monde sera obligé d’avoir le visa avant d’embarquer pour le Sénégal
‘’Mes services comptent compléter le dispositif de délivrance en ajoutant la carte nation ale d’identité numérisée pour les Sénégalais de la diaspora’’, a-t-il annoncé.
Selon Ibrahima Diallo, ‘’cela pourra se faire à travers une valise mobile pour enrôler les demandes et leur distribution dans le circuit après traitement’’, a-t-il fait observer.
D’ailleurs, le ministre sénégalais de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo et son homologue du Tourisme et des Transports aériens Oumar Guèye président, mardi à Paris, une cérémonie d’information et d’évaluation de l’application du visa d’entrée au Sénégal.
La cérémonie, organisée en collaboration avec la Société nationale d’édition de documents administratifs et d’identification (SNEDAI), réunira l’ensemble des consuls généraux du Sénégal en France, et dans les pays européens.
Les autorités qui ont fait le déplacement dans la capitale française tenteront de faire le point, avec les diplomates, sur l’application du visa biométrique entrée en vigueur le 1er juillet 2013, au Sénégal.
Le visa pour entrer au Sénégal est obligatoire pour tout pays, en dehors de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de la Mauritanie et du Maroc.
Les demandeurs de visa biométrique peuvent se faire établir ledit document dans les ambassades et consulats du Sénégal à l’étranger, ou à l’arrivée à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Les frais pour l'obtention du visa est de 32.500 francs (50 euros).
La SNEDAI est l’opérateur privé concessionnaire du traitement des demandes de visa biométrique, chargé d'exploiter les données biométriques des demandeurs de visa en liaison avec les consulats et les ambassades du Sénégal, l'aéroport de Dakar et les postes de contrôle des frontières terrestres.
TBF/AD/APS (officiel) Thierno Birahim Fall

25/11/2013

La police encercle les Jihadistes...

Entrée massive de terroristes au Sénégal : La police encercle les Jihadistes
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C’est connu : La porosité des frontières favorise l’infiltration de plusieurs jihadistes qui rêvent d’instaurer des cellules terroristes au Sénégal. Très vigilantes, les Forces de sécurité ont réussi à les localiser et préparent un vaste coup de filet.
Dans la région du Sahel, la gestion des frontières équivaut à une mission impossible pour les autorités des différents pays de l’Afrique de l’Ouest. Conscients de cette porosité, les Salafistes arrivent régulièrement à se faufiler entre les mailles du système de contrôle trans­frontalier pour se retrouver au cœur de nos villes et implanter de nouveaux sanctuaires jihadistes. Ces derniers temps, le mouvement d’éléments appartenant à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) s’est accéléré chez nous en pro­fitant du dynamisme des échan­ges commerciaux entre le Sénégal et certains pays de la sous-région. 
Il s’agit d’un paravent commercial qui favorise l’infiltration massive de Salafistes qui ont épousé les idéaux fondamentalistes qu’ils veulent expérimenter au Sénégal. A l’image du marché sous-régional de Diaobé, les opportunités qui s’offrent à eux pour se retrouver au Sénégal foisonnent : Cette stratégie leur permet de se fondre dans la horde de commerçants. Récem­ment, un groupe de terroristes a été coincé à Vélingara par les Forces de sécurité qui suivaient leurs mouvements.
Il y a de fortes chances, d’après une source sécuritaire, que leur projet soit étouffé dans l’œuf. En mettant en place dans les différentes ambassades sénégalaises de la sous-région une police chargée de collecter des informations sur leurs déplacements, les autorités ont réussi à localiser les terroristes dans certaines grandes villes. Bref, un vaste coup de filet se prépare pour «exploser» ces cellules dormantes qui rêveraient d’installer sur le territoire national des katibas en liaison avec d’autres cellules terroristes éparpillées dans la sous-région comme Aqmi, Ansar Dine, le Mujao qui opèrent toujours dans la bande sahélienne. Renversant ! D’après une source sécuritaire, trois unités basées à Tambacounda effectuent depuis janvier des patrouilles motorisées et sillonnent les frontières mauritaniennes et maliennes pour «une recherche permanente de renseignements».
Opération karangué
Il faut savoir qu’une cellule de lutte antiterroriste rattachée au ministère de l’Intérieur a été créée en 2003. Et depuis quelques mois, Dakar est en état de vigilance avec la mise en place de l’opération Karangué «protection», lancée dès le déclenchement de l’intervention militaire au Mali pour prévenir les menaces terroristes. Le jeudi 14 novembre 2013, se tenait à Rabat au Maroc une conférence sur la sécurité des frontières dans la zone sahélo saharienne : «Comment trouver des solutions efficaces à la propagation du terrorisme, des trafics de drogues, d’armes et de l’immigration clandestine ?»
La dernière visite de Manuel Valls, ministre français de l’In­térieur, entre dans ce vaste plan de lutte contre la montée du terrorisme dans la sous-région. Lui et Abdoulaye Daouda Diallo, ministre de l’Intérieur, ont signé une déclaration conjointe sur le renforcement de la coopération entre les deux pays sur la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la criminalité transnationale et la lutte contre les trafics de drogues. Abdoulaye Daouda Diallo a rappelé que le Sénégal partage 800 kilomètres de frontières avec la Mauritanie et le Mali. D’où l’importance, selon lui, de mettre au point un système d’échange d’informations fiables pour traquer ces fondamentalistes. «Nous souhaitons inscrire notre coopération dans la cohérence d’un plan Sahel», avait certifié Manuel Valls qui a rappelé que ce plan serait piloté depuis Dakar. Consciente de la fragilité de nos frontières, la France a investi 700 000 euros (plus de 458 millions de francs Cfa) dans un plan d’action contre les actions terroristes le 17 juin 2013 à Dakar. Ce plan, qui va durer trois ans, servira à l’achat de matériel, à des activités de formation en direction des services de la gendarmerie et de la police pour améliorer la capacité de prévention de ces services.
Le Quotidien

24/11/2013

111 villages vont avoir l'électricité

Département de Mbour : Electrification rurale : 111 villages du département raccordés au réseau Senelec d’ici 2015
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111 villages du département de Mbour seront raccordés au réseau d’électrification rural d’ici 2015 et à des coûts réduits. L’opérateur adjudicataire, est connu. Il s’agit du groupement Scl Solutions (Steg-Is, Coseloc, Lcs).
Avec un appui financier de la Banque Mondiale (Ida+Fem) d’environ 2, 72 milliards de francs Cfa, utilisé comme subvention de base du gouvernement sénégalais, l’Aser a lancé un appel d’offres international pour le choix d’un opérateur de concession qui a proposé de desservir un grand nombre d’usagers largement supérieur au minima de service sur la base du même niveau de subvention à l’investissement fixé dans le DAO, en même temps que les tarifs de vente de l’électricité. La réalisation du processus d’attribution de cette concession s’est faite en plusieurs étapes notamment : le lancement de l’appel d’offres international ouvert et l’évaluation, l’adjudication provisoire du marché et la négociation des documents contractuels, la signature du contrat.
Le volume du financement prévu pour la réalisation du programme d’investissement du concessionnaire, s’élève à environ 6, 89 milliards de francs Cfa, dont 2, 72 milliards (soit 39, 5%) représentent la contribution de l’Etat sous forme de subvention aux investissements, et 4,17 milliards (soit 60,5%) représentent l’apport du concessionnaire. En contrepartie de la subvention à l’investissement, le concessionnaire s’est engagé à, durant la phase de réalisation de son programme prioritaire (Pper) qui devra s’étaler sur une période de dix-huit (18) mois à compter de la mise en vigueur du contrat de concession, à : électrifier 111 villages par réseau électrique ; connecter 9700 villages ; desservir 39 écoles et divers périmètres agricoles répartis sur 10 villages de la communauté rurale de Sandiara.
Dans cette concession d’électrification rurale mise en œuvre dans le département de Mbour, les tarifs qui seront appliqués aux bénéficiaires devront être assez avantageux comparés aux coûts d’accès aux sources d’éclairage notés dans les zones intéressés par le projet d’électrification rurale.
Une étude réalisée il y a de cela deux ans montre que les populations rurales dépensent entre 6000 Frs et 10000 Frs par mois pour assurer l’éclairage par divers moyens : bougies, lampes solaires, précisément. Cette même étude montre que les populations rurales dépensent plus que les prix qui vont être proposés par le concessionnaire et qui sont calculés par la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (Crse).
Si l’on en croit le Directeur Général de l’Aser, Antou Guèye Samba, le prix de l’électricité, une fois cette concession mise en œuvre, sera compris entre 3500 Frs et 4000 frs Cfa par ménage s’alimentant avec 5 lampes. « Les prix qui vont être appliqués seront nettement économiques », a martelé Dr Antou Guèye Samb.
Pour ce projet, le démarrage prévisionnel des travaux est calé en début 2014(les études d’exécutions ont démarré sur le terrain avec le prestataire Bet). La fin des travaux devrait survenir en mi -2015.
Thièsinfo/mbourinfo

Chutes de pluies et des températures

Installation rapide de la fraîcheur au Sénégal : Dakar à l’heure du heug
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Si la météo prévoit que les pluies intermittentes prendront fin au début du weekend, les basses températures, elles, vont continuer sur l’ensemble du territoire hormis quelques poches de chaleur.
Depuis le début de la semaine, les Sénégalais profitent d’un temps des plus cléments. Des pluies fines ont même été enregistrées dans de nombreuses parties du territoire dans la journée d’hier. Les températures clémentes qui varient entre 18 °C et 36°C se poursuivront jusqu’au vendredi annonce, Mamina Camara, directeur de la météorologie nationale et secrétaire général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim). Joint par téléphone, le Monsieur Météo de l’Anacim expli­que que ces phénomènes sont dus à «une installation précoce du froid en Europe» où plusieurs cm de neige ont été recensés ces dernières heures. La précocité de l’hiver européen ayant, selon lui, en­traîné «une descente d’air frais à travers un couloir dépressionnaire en Algérie et en Mauritanie».
La rencontre de cet air frais avec la chaleur résiduelle qui prévaut entre le Sénégal et la Guinée a donné naissance à ces phénomènes de pluies hors saison aussi appelées «heug». Ces pluies intermittentes qui ont été enregistrées à partir de mardi sur la frange côtière entre Dakar, Joal, Mbour et sur la façade sud, n’ont dépassé les 3mm qu’à Mbour qui a enregistré 3,3 mm de pluies. Dans les prochains jours, le ciel devrait s’éclaircir, «mais il n’y aura pas forcément un retour à la chaleur», souligne M. Camara qui explique que ce sont plutôt les nuages qui vont quitter le ciel sénégalais pour se perdre en mer. «Jusqu’à la nuit du vendredi, le ciel sera couvert sur l’axe Dakar-Saint-Louis-Ziguin­chor mais il sera plus dégagé à partir du weekend», annonce Mamina Camara.
Ces pluies hors saison ne sont pas sans conséquences sur les ré­coltes. En effet, la météo assure une veille pour prévenir les paysans en cas de fortes pluies, informe Mamina Camara. Mais déjà, insiste-t-il, les paysans devront prendre des mesures pour protéger leurs récoltes. «Le système traditionnel veut que les récoltes soient laissées en plein air». Aussi, même des pluies intermittentes et de faibles quantités «peuvent avoir des conséquences très négatives sur les récoltes» prévient le météorologue qui conseille aux agriculteurs de mettre ces produits à l’abri. En outre, précise M. Camara, si le début de la saison froide est prévu vers la fin du mois de décembre, les températures «vont continuer à baisser». Et les Sénégalais pourront jouir d’un «temps doux avec des poches de chaleur à l’intérieur du pays».
LEQUOTIDIEN

Revue de la presse Dakaroise

Economie, politique et football font le menu de la presse du weekend
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Les journaux parvenus samedi à l'APS sont surtout intéressés par la coopération économique, la politique et le football.
L'accord signé vendredi par la Banque mondiale et l'Etat du Sénégal est l'objet de la une du Soleil. Un financement de 58,7 milliards de francs CFA de la Banque mondiale est alloué à deux projets sénégalais, le premier concernant le "développement de la Casamance", le second ayant pour but d'améliorer "la qualité de l'éducation de base", rapporte Le Soleil.
L'accord a été signé par le ministre sénégalais de l'Economie et des Finances, Amadou Bâ, et la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Vera Songwe.
"Les bailleurs ouvrent le coffre", titre Sud Quotidien, à propos de cet accord. L'ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Félix Paganon, et Amadou Bâ, ont signé vendredi un accord en vertu duquel le gouvernement français finance le Programme d'appui aux initiatives de solidarité pour le développement (PAISD) du Sénégal, selon Le Soleil et Sud Quotidien.
Le Populaire fait état d'"inquiétudes" sur le financement de la campagne de commercialisation de l'arachide. "Il n'y a pas eu de consensus sur le prix du prix au producteur", écrit-il, citant le leader de Force paysanne, Aliou Dia.
Pourtant, le prix du kilogramme d'arachide est fixé cette année à 200 francs CFA, selon une récente déclaration des acteurs de la filière.
Le journal Enquête s'intéresse à la "crise à la CBAO-Attijariwafa Bank" où "les premiers signes de malaise commencent à se faire sentir". "Une cascade de démissions a été enregistrée ces derniers mois" dans cette banque, lit-on dans le journal.
La CBAO, qui prépare une réunion de conseil d'administration, "promet d'apporter des éclairages, dans un avenir proche, sur +une campagne de dénigrement+, qui n’aurait pas sa raison d'être", ajoute Enquête.
Il rappelle que cette banque marocaine est née de la fusion de la Compagnie bancaire de l'Afrique de l'Ouest (CBAO) et de la Banque sénégalo-tunisienne, en 2007.
"Le SAES (Syndicat autonome de l'enseignement supérieur) demande une enquête approfondie pour situer les responsabilités", rapporte Le Quotidien, à la suite du saccage perpétré jeudi à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Le SAES réclame la création d'une police universitaire dotée d'un "cahier de charges qui ne soit pas pas en porte-à-faux avec les franchises universitaires", ajoute le même journal.
En politique, Walfadjri écrit que "Bamba Dièye et Mansour Faye se battent sur un tas d'ordures". Il explique qu'"un programme de nettoiement" aurait ravivé les convoitises des deux personnes déjà citées, pour la mairie de Saint-Louis.
M. Faye, chef de la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale, aurait voulu se faire élire en 2014 maire de Saint-Louis, un poste occupé actuellement par M. Dièye, qui aurait voulu rempiler.
L'Observateur annonce la "mise en place prochaine d'un grand rassemblement politique", par le président Macky Sall. En faisant cela, écrit L'Observateur, "Macky [Sall] signe le certificat de décès de Benno Bokk Yaakaar", la coalition qui l'a fait élire en 2012.
"Les alliés sans utilité seront remerciés", ajoute-t-il, citant des sources non identifiées, en ce qui concerne cette volonté prêtée au chef de l'Etat.
Stades et Waa Sports s'intéressent aux performances de Papis Demba Cissé et à la carrière d'El Hadji Diouf.
"Inefficacité en club et en sélection: Papis n'est plus dans le rythme", écrit Stades. "Ça sent la fin pour Diouf", qui "semble se diriger vers le point final de sa carrière professionnelle..." lit-on dans Waa Sports.
Le même journal fait état de son "absence prolongée à Leeds", son club anglais, "qui a appris à faire sans lui".
ESF/APS

Sauver les tortues du Ferlo

Un programme en cours pour sauver la tortue sulcata, dans le Ferlo
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La tortue sulcata, une espèce vivant dans le Ferlo, dans le Nord du Sénégal, est l'objet d'un programme portant son nom et censé veiller à sa protection, a appris l'APS vendredi à Dakar.
"C’est une tortue que l’on retrouve au Sénégal, dans le Ferlo. Depuis une cinquante d’années, elle est en voie de disparition. Il n'en reste qu’une cinquante d’individus, sur plusieurs milliers d’hectares", a dit Anneline Grenouilleux du programme "SOS Sulcata".
Le poids d'une tortue sulcata adulte peut varier entre 80 et 100 kilogrammes, selon Mme Grenouilleux. Cette espèce a une longévité qui peut atteindre 150 ans, a-t-elle dit dans un entretien avec l'APS, en marge d'une réunion du Réseau des aires marines protégées d’Afrique de l’Ouest (RAMPAO).
"La tortue sulcata est la plus grosse des tortues d'Afrique. [...] C’est une tortue dont la vie est menacée. Pour cette raison, nous avons estimé qu’il faut réhabiliter cette espèce", a-t-elle plaidé.
"En 2006 et 2011, nous avions introduit des individus de cette espèce dans un enclos. Et nous avons les mâles qui livrent des combats extrêmement violents qui peuvent entraîner la mort de certains d'entre eux parfois", a-t-elle expliqué.
Elle signale que tortue "sulcata" est menacée par les "conditions climatiques" et l'action de "l'homme sur la nature".
Selon Mme Grenouilleux, l'Etat du Sénégal a décidé depuis 1986 de veiller à la protection de cette espèce, en interdisant sa capture, sa commercialisation et sa consommation.
Les populations vivant au Ferlo sont sensibilisées à la nécessité de sauvegarder la tortue sulcata, dans le cadre du programme "SOS Sulcata", a-t-elle dit.
SBS/ESF/SAB

Aide à la Casamance

Plus 57 milliards F Cfa destinés à l’éducation et à la Casamance
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Le ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Ba, et la Directrice des opérations pour le Sénégal de la Banque mondiale, Vera Songwe, ont procédé, hier, à la signature de quatre accords de financement d’un montant de 57 milliards 800 millions F Cfa alloués au développement de la Casamance et à l’éducation. Il s’agit de deux nouveaux accords de crédits financés par la Banque mondiale par le biais de l’Association internationale de développement (Ida) et de deux dons octroyés par la même institution. «Le Projet du Pôle de développement de la Casamance (Ppdc) couvre l’ensemble des trois régions de la Casamance (Ziguinchor, Kolda et Sédhiou). Il a pour finalité d’accroître la productivité agricole en faveur des jeunes et des femmes impliqués dans les filières agricoles», a expliqué Amadou Ba. S’exprimant en présence des ministres de l'Education nationale et de l'Aménagement du territoire et des Collectivités locales, il a ajouté que le Ppdc vise aussi à améliorer l’accessibilité dans les zones rurales cibles de la partie sud du pays. «A travers l’accord de crédit relatif à ce projet, la Banque mondiale met à la disposition du Sénégal un financement d’un montant de 26,5 millions Dts, équivalant à 20 milliards de F Cfa pour appuyer le développement de la Casamance», a souligné le ministre de l'Economie et des Finances.
REWMI QUOTIDIEN

23/11/2013

La Sapco se relance...

Les compétences de la SAPCO-Sénégal s'élargissent
senegal
La Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal (SAPCO-Sénégal) a signé jeudi avec l’Etat du Sénégal une convention qui élargit ses compétences et lui donne "tous les outils qui lui faisaient défaut", a appris l’APS de source officielle.
La convention a été signée par le ministre de l’Economie et des Finances Amadou Bâ, au nom de l’Etat. La SAPCO-Sénégal s’est engagée par l’entremise de son président du conseil d’administration, Amadou Djiba.
La cérémonie de signature de la nouvelle convention a été présidée par le Premier ministre Aminata Touré, selon un communiqué reçu de ses services.
"Cette nouvelle convention générale donnera à la société (la SAPCO-Sénégal) tous les outils qui lui faisaient défaut. Elle disposera désormais d’opportunités intéressantes", rapporte le communiqué.
Le texte cite comme nouveaux outils dont dispose la société touristique "la cession définitive des terrains par l’Etat à la SAPCO-Sénégal, au fur et à mesure de l’exécution de ses programmes d’aménagement".
La SAPCO-Sénégal, "jusque-là, ne disposait que du droit au bail". "Cette possibilité qui lui est donnée de céder le titre de propriété va accroître de manière significative ses ressources financières."
La société chargée de l’aménagement des zones touristiques "n’intervenait que sur la Petite Côte", signale le communiqué.
"Son champ d’intervention s’étend désormais à tout le littoral du nord au sud et en plus dans toutes les zones d’intérêt touristique du pays", annonce la Primature.
La nouvelle convention permettra à la SAPCO-Sénégal aussi de s’atteler à l'"extension des zones prioritaires" suivantes: la Petite Côte (Saly, Mbodiène, Pointe Sarène, Joal), le Delta du Saloum (Fatick, Kaolack, Missirah (communauté rurale de Toubacouta), Simal (communauté rurale de Fimela) et Foundiougne ville et ses environs (Ndolette et Sandicoly).
Sont citées aussi la Grande Côte (Île de Saint-Louis, Langue de Barbarie, Potou-sur-Mer, parc de Djoudj, zone de Louga), la zone de Tambacounda et de Kédougou, et la région de Ziguinchor (Cap Skiring, Karabane, Kafountine et Abéné).
"L’Etat a toujours été aux côtés de la SAPCO", souligne la Primature, ajoutant que "l’Etat exigera en retour des résultats", de la société touristique.
C’est à cet effet qu’Aminata Touré "engage le ministre de l’Economie et des Finances, et le ministre du Tourisme à finaliser et signer avec la SAPCO-Sénégal un contrat de performance, qui consignera les attentes du gouvernement par rapport aux nouvelles missions assignées à la société".
La nouvelle convention remplace celle signée le 29 août 1977 entre les deux parties, rappelle le communiqué.
Il signale que la convention de 1977 "continuait à définir les missions de la SAPCO-Sénégal et à régir ses relations avec l’Etat, malgré les mutations de toutes sortes qu’elle a connues".
"La convention de 1977 étant dépassée, il fallait mettre en place un nouveau cadre devant définir les nouvelles missions de la SAPCO. D’où l’importance du document qui vient d’être signé", fait valoir la même source.
"L’évolution la plus significative est sans nul doute l’élargissement de ses compétences et missions à l’ensemble du territoire national, tel que prévu par le décret n°2004-185 du 27 août 2004 qui l’a fait passer de Société d’aménagement de la Petite Côte à la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal ", ajoute-t-elle.
En 2009, l’Etat avait, par décret, prescrit l’immatriculation de terrains situés à Pointe Sarène, Mbodiène et Joal Finio, mais aussi à Toubacouta, Foundiougne, Fimela et Ndangane, pour une superficie totale de près de 2000 hectares, rappelle la Primature.
Le 2 octobre 2012, ajoute-t-elle, le ministre de l’Economie et des Finances a résilié le bail accordé sur un terrain d’une superficie de près de 600 hectares situé dans le secteur de Saly.
ESF/SAB/APS

Le FC Metz s'installe au Sénégal

Le FC Metz s'installe au Sénégal
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Le club à la Croix de Lorraine a inauguré, samedi dernier, près de Dakar, dans la région du Lac Rose, les nouvelles installations de Génération foot. Une académie, que le FC Metz soutient depuis dix ans et qui a notamment accueilli par le passé, Sadio Mané et Diafra Sahko.
Le FC Metz mise sur le Sénégal pour retrouver les sommets. Le président, Bernard Serin, a inauguré, le 16 novembre, près de Dakar, dans la région du Lac Rose, la première tranche des nouvelles installations de Génération Foot.
Fondée en 2000 par un ancien footballeur professionnel sénégalais, soutenue par le club à la Croix de Lorraine depuis dix ans, cette académie a déjà envoyé en Europe et en Chine, plus de 80 joueurs. En injectant 1,7 million d’euros, le FC Metz espère dénicher de nouveaux talents et retrouver rapidement le très haut niveau.
Un chantier de 6 ans
Depuis deux mois, les 75 pensionnaires de Génération Foot utilisent les nouvelles installations de l’académie. Situé à 44 km de Dakar, en pleine brousse, à la sortie du village de Déni Biram N’Dao, sur un site de 18 hectares, ce centre de formation abrite trois terrains de foot engazonnés, un bloc sportif, avec vestiaires, salle de musculation, cabinet médical, et cinq bâtiments d’hébergement, baptisés «Trèfles».
Les travaux  sur place ont débuté en 2007. Pour financer ces constructions, le FC Metz a déboursé environ 1,7 million d’euros. D’autres partenaires privés ont également donné un coup de main financier. Les cuisines de l’académie viennent par exemple de Rombas. Une 2e phase de travaux devrait commencer à la fin de cette année, avec notamment la réalisation d’un terrain synthétique
Perrin, le Vosgien devenu africain
Depuis l’été 2013, c’est Olivier Perrin qui s’occupe du fonctionnement de cette académie. Cet ancien vainqueur de la Coupe Gambardella (mai 2010) en est devenu le manager général. Il s’occupe du suivi des travaux, de la formation des éducateurs et bien entendu des séances d’entraînements. Ce natif des Vosges fait aussi beaucoup détection aux quatre coins du Sénégal. Le président du FC Metz lui a confié la mission de dénicher si possible deux talents sénégalais capables de jouer sur les rives de la Moselle. Olivier Perrin doit aussi faire progresser le club de Génération Foot qui évolue en D3 sénégalaise et dont l’ambition est de retrouver la D1 sénégalaise, d’ici trois à quatre ans.
Le FC Metz et le Sénégal, une histoire d’amitié
Le Club à la Croix de Lorraine et le Sénégal  entretiennent des rapports privilégiés depuis longtemps. Tout a commencé en 1984, avec l’arrivée à Saint-Symphorien d’un certain Jules Bocandé. «C’est un peu grâce à lui, si cette académie existe», a d’ailleurs confié ému, le vice-président grenat, Carlo Molinari, qui a planté, dans le jardin de l’académie, un arbre en hommage à Jules-François Bocandé, décédé en juin 2012.
Le président-fondateur de Génération Foot, Mady Touré, est aussi l’un des symboles de ce rapprochement. Au début des années 2000, après avoir tenté sa chance, du côté de l’ASNL, cet ancien joueur professionnel, s’est rapproché de Patrick Razurel, l’ancien directeur général du FC Metz. Les deux hommes signent une première convention.
Depuis cette date, dix joueurs issus de Génération foot ont, en pro, les couleurs grenat du FC Metz. Et cette année, six anciens pensionnaires de cette académie sénégalaise font partie de l’effectif du Club à la Croix de Lorraine (3 professionnels et 3 stagiaires). Un septième sénégalais est attendu à Metz d’ici quelques semaines. Son nom : Habib Diallo est un attaquant de 17 ans, très prometteur.
N’oublions pas les Belges
Une délégation belge était présente à Dakar pour cette inauguration. Le président et le directeur sportif du club de Seraing. Cette formation qui évolue au niveau régional a été reprise il y a peu par le FC Metz. Mais grâce à la procédure du rachat de matricules, le club devrait retrouver dés l’an prochain un statut professionnel et jouer en D2 Belge. Seraing accueillera aussi des joueurs sénégalais de Génération. La Lorraine, le Sénégal et la Belgique : le FC Metz est entré dans une nouvelle dimension et espère retrouver les sommets très rapidement.
Francebleu

22/11/2013

Mbour dans le noir du 22 au 24 novembre

Mbour prochainement dans le noir durant 72 heures !
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Trois jours de coupure de courant. Voilà le calvaire que les populations du département de Mbour vont devoir vivre du 22 au 24 novembre prochain.
La Senelec annonce, en effet, qu’elle va devoir couper le jus dans le département pour cause de travaux de raccordements de ses lignes de transports. En fait, c’est le poste Malicounda qui alimente Mbour qui sera déconnecté pendant ses 27 heures de travaux pour mettre en place un link entre le poste de Diass et la centrale de Kahone. La boîte dirigée par Pape Dieng qui annonce cette mauvaise nouvelle aux Mbourois ne manque pas de s’excuser d’avance des sérieux désagréments que cette coupure va engendrer.
Leral.net

20/11/2013

Le VOIP en danger au Sénégal

Orange pointé du doigt dans l’affaire "VIBERGATE"
senegal
Orange n’aura pas profité longtemps du statut de meilleur réseau qui lui a été récemment décerné par l’ARTP. En effet, la marque est aujourd’hui pointée du doigt pour avoir « bloqué le port » permettant l’utilisation du populaire service de VOIP, Viber.
Plusieurs internautes se sont donnés rendez-vous sur les tout-puissants réseaux sociaux pour faire part de leur mécontentement face à ce qu’il suppose être un acte de dictature de la part de l’opérateur historique.
Contacté par un membre de l’équipe de rédaction de AfriqueITNews, un agent de l’entreprise qui risque de passer un sale temps sur les réseaux sociaux, a refusé de confirmer la rumeur selon laquelle l’opérateur aurait en effet bloqué l’utilisation du service tout en expliquant que celui-ci faisait perdre de l’argent à la compagnie.
Effectivement indisponible dans plusieurs pays du monde, parmi lesquels les Emirats Arabes Unis ou Dubaï, des logiciels taillées autour de Viber permettent tout de même aujourd’hui de contrecarrer les plans d’opérateurs trop gourmands. Des solutions alternatives comme HangOut, Line, Yuilop, WeChat peuvent également soulager les populations en mal de communications gratis.
Plusieurs fois durant l’année, Orange a été pointé du doigt au Sénégal pour ses tarifs jugés excessifs par les consommateurs ou pour une qualité de service douteuse.
Dans une situation de quasi monopole pendant plusieurs années, l’entreprise va-t-elle maintenant voir ses abonnés fuir vers des solutions alternatives offertes par ses concurrents si cette rumeur s’avérait fondée ?
Seneweb
ndlr: Il est à noter que des milliers d'emplois sont ainsi menacés dans le secteur du VOIP au Sénégal!

Revue de presse Dakaroise

Les quotidiens déroulent le tapis rouge pour les Lions du football
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La grande prestation des Lions du football samedi soir à Casablanca face à la Côte-d’Ivoire, malgré leur élimination des qualifications au Mondial brésilien, est largement commentée lundi par les journaux reçus à l’APS.quotidien
Le Soleil rend hommage à des Lions ‘’combattifs’’ mais qui ont trébuché samedi à Casablanca face à la Côte-d’Ivoire pour le dernier match des éliminatoires barrages qualificatifs au Mondial brésilien. Les deux équipes ont fait match nul (1-1) dans une rencontre contrôlée de bout en bout par le Sénégal. A l’aller le score était de 3-1 pour la Côte d’Ivoire.
A la fin, souligne Le Soleil, il y a eu ‘’des regrets’’ mais aussi de ‘’l’espoir’’.
‘’On ne va pas rejouer le match d’Abidjan (aller). Mais on peut bien nourrir des regrets. Car sur l’ensemble des deux matchs et sur la valeur intrinsèque du moment, il y avait de la place pour le Sénégal de décrocher une deuxième participation à un Mondial’’, après une première en 2002, écrit le journal.
La prestation de l’équipe nationale est relayée par les autres quotidiens dans les mêmes termes parfois. Stades (journal sportif) titre : ‘’Les Lions tombent les armes à la main’’ tandis que L’As affiche : ‘’Les Lions héroïques tombent les armes à la main’’. Walfadjri aussi titre : ‘’Les Lions tombent les armes à la main’’.
Pour le journal Waa Sport, du Groupe Walfadjri, ‘’Les Lions ‘’(sont) morts…. debout’’. Le quotidien montre une photo avec la légende suivante : ‘’Didier Drogba (capitaine des Eléphants) qui jubile devant un Idrissa Gana Guèye effondré. Le désarroi des Lions est à la mesure des espoirs qu’ils ont pu nourrir pour un match qu’ils ont dominé d’un bout à l’autre, avec de réelles occasions pour se qualifier au Mondial’’.
Selon Sud Quotidien, ‘’Les Lions passent à côté de l’exploit’’. Dans un commentaire intitulé : ‘’Ne cassez pas cette équipe’’, le journal écrit : ‘’On attendait un match de référence depuis janvier 2013, date de l’arrivée d’Alain Giresse à la tête de l’équipe nationale du Sénégal. On a été servis ce samedi 16 novembre 2013 à Casablanca’’.
‘’Même s’il y a eu un goût d’inachevé parce que les Lions avaient largement les moyens de leurs ambitions et leur brillante prestation face à la supposée meilleure formation africaine depuis 10 ans augure de lendemains qui chantent’’, ajoute Sud.
Le Quotidien salue ‘’des Lions conquérants (qui) tombent à Casablanca’’. Mais le journal du Groupe Avenir communication met en exergue ‘’le mauvais traitement des hémodialysés’’ avec cette Une :’’71 malades contaminés à l’aluminium’’.
Le Quotidien écrit : ‘’Le ministre de la Santé a pris la décision hier (dimanche) de fermer le Centre Americare médicale de Liberté 6 suite à une demande en ce sens du maire de Dakar, lui-même antérieurement saisi par le néphrologue du Centre. Mais cette décision cache mal le scandale du sang de prés de 100 malades contaminés à l’aluminium qui se soignaient dans ce centre (…)’’.
En politique, L’Observateur publie une réaction de Alioune Badara Cissé, évincé du poste de coordonnateur de l’Alliance pour la République (APR, majorité) au rang de ‘’simple militant’’. Cissé déclare : ‘’Je n’ai jamais été demandeur de quoi ce soit. Je suis candidat à la mairie de Saint-Louis, nous n’attendons la bénédiction de personne’’.
OID/AD

La pêche industrielle en hausse

Forte progression de la pêche industrielle au Sénégal
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Les débarquements de la pêche industrielle ont connu une forte progression de près de 30% durant les neufs premiers mois de l’année 2013 comparé à la même période de l’année 2012, a-t-on appris lundi auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Ces débarquements se sont élevés à 52.331 tonnes en 2013 contre 41.223 tonnes en 2012, soit une hausse de 26,9% en valeur relative. Quant à la pêche artisanale, ses débarquements ont connu une plus faible progression, se situant à 2% à 331.522 tonnes contre 325.025 tonnes durant les neuf premiers mois de l’année 2012.
Globalement, la DPEE note que les débarquements de la pêche au Sénégal ont augmenté de 4,8% durant la période sous revue, passant de 366.248 tonnes en 2012 à 383.853 tonnes un an plus tard.
Concernant les abattages contrôlés de viande au Sénégal, ils ont enregistré durant les neufs premiers mois de l’année 2013 une évolution de 7,3% à 16.683 tonnes contre 15.548 tonnes en 2012.
Il faut relever cependant une importante baisse de 448 tonnes en volume des abattages durant le mois de septembre 2013 comparé au mois d’août 2013 avec des tonnages respectifs enregistrés de 1.454 et 1.902.
Seneweb/Apa

Total payement par téléphone

Total Sénégal et Sonatel lancent le 1er service de paiement de carburant par téléphone portable en Afrique de l ‘ Ouest
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Total Sénégal, filiale de la multinationale française du même nom et la Société nationale des télécommunications (Sonatel) ont lancé mardi à Dakar le premier service de paiement de carburant et autres achats en station service Total via la téléphonie mobile de l’Afrique de l’Ouest.
« Il s’agit d’un service innovant qui se fait à travers Orange Money (la plateforme mobile paiement du groupe Sonatel) », a expliqué M. Thibault Flichy, administrateur directeur général de Total Sénégal lors d’une conférence de presse.
Selon lui, l’évolution fulgurante du mobile paiement dans le monde va inéluctablement modifier les habitudes des populations en termes d’achats de biens et services.
C’est la raison pour laquelle, ajoute-t-il, sa société a voulu être précurseur en permettant au consommateur sénégalais d’utiliser « un outil simple, fiable, sûr et disponible pour tous, en ville comme dans les régions, à travers le plus grand réseau de station service du pays ».
Le partenariat entre la Sonatel et Total Sénégal est sous-tendu par un accord liant le groupe Total au groupe français Orange et signé depuis juillet 2013. Ce qui rend les Orange money accessibles dans les stations services Total de 13 pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
« Orange Money franchit une nouvelle étape dans les solutions de M-payment proposées à ses clients depuis son lancement au Sénégal en avril 2010 », avance pour sa part Jérôme Heninque, Directeur général adjoint de la Sonatel.
Il ajoute que la Sonatel, en tant qu’opérateur leader au Sénégal, s’est engagée à offrir à ses clients les dernières innovations au monde dans les services de télécommunications.
Revenant sur les transactions de Orange Money au Sénégal, M. Heninque a avancé un montant de 30 milliards FCFA généré depuis le depuis de l’année 2013.
Pour les besoins du lancement du nouveau produit via les stations services de Total, Orange offrira un bonus de 10% du montant des transactions effectuées chez Total sous forme de crédit téléphonique.
Apanews/Jules KANE

19/11/2013

Relance de la navigation sur le fleuve Sénégal

Plus de 200 milliards pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal
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L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a besoin d’un financement de plus de 200 milliards de francs CFA pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal qui va donner à la structure une nouvelle dimension d’intégration, a indiqué lundi à Dakar son haut commissaire.
Pour la réalisation de cet ambitieux projet de navigation, ‘’nous tablons sur 450 millions de dollars soit plus de 200 milliards de francs CFA dont 250 (plus de 100 milliards) pour la partie portuaire et le reste pour l’aménagement du fleuve et les différentes études de sécurité’’, a dit Kabiné Komara.
M. Komara s’exprimait au cours d’un atelier régional pour la communication sur ''le Système intégré de transport multimodal (SITRAM) et les règlements d’application du code international de la navigation et des transports sur le fleuve Sénégal’’.
La rencontre est organisée en partenariat avec la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV).
''Toutes les études sont terminées. Nous avons l’accord des bailleurs de fonds pour la partie navigation pour ce qui concerne le fleuve (le port minéralier), nous avons des investisseurs privés qui sont prêts à y participer même à le boucler à 100% dès que la navigation sera lancée et que les miniers eux-mêmes se seront engagés’’, a dit M. Komara.
‘’Nous avons un fort intérêt à ce que cette navigation soit lancée parce que ça permet d’évacuer à partir du fleuve des produits à moindre coût. Le Mali aussi à un intérêt particulier parce que de nouvelles voies d’accès sur la mer (lui permettront) de faire remonter du carburant et plein d’autres choses à des prix beaucoup compétitifs’’, a expliqué le haut commissaire de l’OMVS.
'’Il y aura, a-t-il poursuivi, une partie du financement qui sera publique, donc un prêt à l’OMVS à travers la SOGENAV, et une partie qui sera privée et qui concerne en particulier la construction du port et l’exploitation des différents quais’’.
''La relance de la navigation sur le fleuve Sénégal est un de nos objectifs prioritaires et nous avons déjà commencé au début de l’année à lui donner une nouvelle accélération qui consiste à draguer le fleuve à près de 800 km, à aménager les quais (...)’’, a dit Kabiné Komara, ancien Premier ministre de la Guinée.
Il s’agira également de ‘’construire un pont fluvio-maritime et trouver des sociétés qui peuvent exploiter le fleuve et en amont nous aurons tout un ensemble d’opérateurs économiques que constituent les miniers, les agriculteurs, les pêcheurs, qui ont des besoins de transports et de mouvements de leurs marchandises’’, a t-il expliqué.
‘’Il y a les populations des deux rives du fleuve Sénégal. Ce volet navigation est couplé à un volet routier c’est pour cela qu’on l’appelle le système intégré de transport multimodal (SITRAM) dans lequel il y a la mer, le fleuve, les routes'', a t-il ajouté.
L'OMVS est une institution commune aux quatre pays membres que sont la Guinée, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal.
Rewmi