31/12/2013

Un Gamou propre et organisé

Cités religieuses: Insalubrité avant et après le Gamou L’Etat prend les devants
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Dans le souci de mettre les pèlerins dans de bonnes conditions d’hygiène lors des différentes fêtes religieuses, l’Etat compte mettre en place un programme spécial pour le nettoiement des cités religieuses. L’annonce a été faite ce week-end à Tivaouane par le ministre Oumar Youm qui effectuait une visite dans la capitale religieuse dans le cadre des préparatifs du Gamou annonce un communique de ses services. «L’Etat veut rendre la ville attrayante avant et après la fête religieuse commémorant l’anniversaire du prophète Mouhamet (PSL)», a-t-il dit. De son côté, « Al Amine » a apprécié à sa juste valeur cet appui de l’Etat du Sénégal. Serigne Abdoul Aziz Sy a ainsi demandé aux habitants de Tivaouane de bien nettoyer les maisons et les rues, car la propreté attire la personne et est exigée par l’Islam. Aux pèlerins, il les exhorte à s’approprier les règles d’hygiènes. Non sans demander aux chefs religieux et imams de prêcher l’hygiène et la salubrité lors de leurs sermons pour sensibiliser davantage les personnes sur les bienfaits de la propreté.
Le maire de la ville de Tivaouane, El Hadji Malick Diop, a affirmé, quant à lui, que sa municipalité a pris toutes les dispositions nécessaires pour accomplir sa mission, afin que, ‘’’comme par le passé,’’ le Gamou, se déroule ‘’dans d’excellentes conditions’’, notamment dans le domaine du nettoiement. Selon lui, ‘’toutes les dispositions sont prises avant le jour J, tant sur le plan de la santé, de la sécurité que de l’hygiène, afin que les pèlerins passent d’excellents moments durant leur séjour dans la cité religieuse ». El Hadji Malick Diop a lancé un appel à toutes les populations de Tivaouane à « s’acquitter de leur générosité légendaire et a aussi interpellé le ministère des collectivités locales, l’invitant à apporter un soutien à la municipalité avec de gros moyens pour que la ville sainte soit débarrassée des ordures ». Une complainte qui ne tombera dans l’oreille d’un sourd, car l’Etat a mis en place des camions, des bennes tasseuses, du petit matériel (brouettes, pelles, râteaux, gants, masques etc.) pour la propreté de la ville.
Le Ministre Seynabou Gaye lance l’opération « zéro plastique, zéro gobelet »
Assainissement et préparatifs en vue Gamou de Tivaouane Le Ministre Seynabou Gaye lance l’opération « zéro plastique, zéro gobelet »
Le Ministre Seynabou Gaye s’engage dans le social et l’assainissement, avec comme cible la ville de Tivaouane, nous souligne ses proches.  Son action a pour objectif de débarrasser la ville sainte des déchets plastiques et des gobelets avant l’organisation du Maouloud qui commémore la naissance du Prophète Mohamed (PSL).
« Il est impératif de nettoyer la ville de El Hadj Malick qui reçoit des millions de fidèles venant du monde entier, lors du Gamou qui est un moment exceptionnel pour le Sénégal, la Oumah islamique et les habitants de Tivaouane » a laissé entendre le ministre.
Selon son staff, en initiant l’opération « zéro plastique et gobelets », Mme Seynabou Gaye entend ainsi contribuer à la promotion de l’environnement et à l’éradication de ce fléau qui défigure nos villes et villages et ternit l’image de marque du Sénégal.
D’ailleurs concernant la ville sainte, elle a commencé depuis longtemps à s’investir en soutenant les structures culturelles et sociales, notamment les hôpitaux. Cette action vise à participer à une vaste campagne de sensibilisation, quant aux dangers que constituent les sachets de plastique et les gobelets. Selon ces mêmes sources, dans son combat contre l’insalubrité, elle bénéficie du soutien du Ministère de l’Environnement dirigé par Mor Ngom, avec un grand enthousiasme des populations qui se préparent déjà à démarrer cette opération de nettoyage, prévue le 1er janvier 2014, à partir du siège de l’APR de Tivaouane.
Dakaractu

Village de la paix en Casamance

Un «Village de la paix» en Casamance pour impliquer les jeunes
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Des centaines de jeunes venus de quatre pays (Sénégal, Gambie, Guinée-Conakry et Guinée-Bissau) ainsi que des ONG se sont retrouvés à Ziguinchor, en Casamance, dans le nouveau « Village de la paix ». Cette région du Sénégal est affectée par trente ans d’un conflit qui a fait plusieurs centaines de morts et des milliers de déplacés qui ont fui vers la Gambie et la Guinée-Bissau. Les jeunes ont demandé aux parties en conflit de les associer aux prochaines négociations.
Quatre cents jeunes venus de toutes les localités de Casamance, de Guinée, de Guinée-Bissau et de Gambie se sont retrouvés à Ziguinchor, sur un site nouvellement conçu, dénommé le « Village de la paix ».
« Le Village de la paix veut amener les différentes sensibilités à se retrouver autour de ces cases pour parler de la question de la paix », expose au micro de RFI Henry Ndecky, coordinateur du réseau de Dynamique de la paix en Casamance. « Nous sommes partis du fait que des adultes nous disent que les jeunes ne sont pas intéressés », précise-t-il.
« On ne responsabilise pas les jeunes »
« Mais, quand il faut discuter, quand il faut mettre des structures de réflexion, on met à l’écart les jeunes, alors que ce sont les jeunes qui sont, à la fois, victimes et acteurs », constate Henry Ndecky. « On ne responsabilise pas les jeunes », regrette le coordinateur de Dynamique de la paix en Casamance, « donc, il faut se concentrer là-dessus ». Il a également « demandé l’état des lieux du processus de paix en Casamance en 2013 ».
A Zinguinchor, les discussions en atelier ont tourné autour de thèmes liés au développement socio-économique de la région et à l'implication des jeunes dans les processus de paix. Cela fait trente et un ans que dure ce conflit qui a fait plusieurs milliers de morts et de déplacés.
En quête de transparence
Mais le grand nombre de médiateurs et l'absence d'une synergie prolongent encore la souffrance des habitants de cette région méridionale du Sénégal. « Aujourd’hui, tout le monde parle de synergie, mais très peu la réalisent véritablement. Ce que nous souhaitons aujourd’hui, en tant qu’organisations de la société civile, c’est une véritable transparence dans la résolution de ce conflit », insiste Katy Cops, coordinatrice du service civil pour la paix en Casamance.
Au sortir de la rencontre, des recommandations ont été faites. Le gouverneur adjoint de Ziguinchor a été chargé de transmettre au président Macky Sall le cri de cœur d'une jeunesse qui revendique sa place dans le processus de paix en Casamance.
Stévan Bruno/RFI

Traque des fonctionnaires fantômes

Le Sénégal traque ses agents fictifs
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A partir de ce lundi, quelques 12.200 personnes qui ont fait le rang tous les mois pour toucher leur salaire ont deux mois pour prouver qu'ils sont agents de l'Etat.
Ils doivent dans ce délai prouver leur appartenance à la fonction publique.
Selon les autorités sénégalaises, toute personne qui ne parvient pas au bout des deux prochains mois à prouver son statut de fonctionnaire verra son salaire suspendu.
L'enquête diligentée dans le cadre du processus de modernisation et de mise à jour du fichier a déjà permis de suspendre 1017 agents pour irrégularités.
Sept commissions ont été mises en place pour entendre ces fonctionnaires suspendus.
A la veille des fêtes de fin d'année ces fonctionnaires ne vont pas toucher leurs émoluments qui ont été logés dans un compte au trésor public.
"Vous prouvez, vous touchez. Sinon rien et vous serez radié de la fonction publique", a indiqué à la BBC un agent proche du dossier.
L'audit a révélé que des salaires de personnes décédées continuent a être perçus.
Le rapport a également fait cas de fonctionnaires qui ont été affectés et qui n'ont pas rejoint leur poste .
L'audit de la fonction publique révèle toutefois que 121.754 fonctionnaires sont, eux, en situation régulière.
La masse salariale des personnes suspendues et celles qui sont en contentieux coute à l'Etat sénégalais 48 milliards de francs CFA
BBC

Hausse du budget

Le budget du Sénégal augmente de plus de 38 milliards de FCFA
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Les parlementaires sénégalais ont adopté lundi à Dakar la seconde loi de finances rectificatives pour l’année 2013 marquée par une augmentation de 38,464 milliards FCFA (environ 76,928 millions de dollars) des ressources du budget général, a constaté APA.
‘'Cette augmentation provient des recettes exceptionnelles d'un montant de 38,464 milliards FCFA composées de la redevance de cession versée par la société Dubaï Port World pour 24,600 milliards FCFA, de la plus value de cession d'un immeuble par la Sonacos pour 2,498 milliards FCFA et du complément de la redevance de la deuxième licence de téléphonie mobile pour 11,365 milliards FCFA'', explique Amadou Bâ, ministre de l'Economie et des Finances.
Après prise en compte des recettes exceptionnelle, les ressources du budget global sont arrêtées à la somme de 2485,034 milliards FCA contre 2446,570 milliards FCFA dans la première loi de finances rectificatives de 2013 (plus 1,6%).
Concernant les dépenses du budget général, elles s'élèvent désormais à 2485,034 milliards FCFA contre 2446,570 milliards FCFA dans la première loi de finances rectificatives de 2013. Selon le ministre, cette augmentation provient de la révision à la hausse des autres dépenses courantes pour un montant de 13,764 milliards FCFA et des dépenses d'investissement pour un montant de 24,700 milliards FCFA.
Le ministre de l'Economie et des Finances a expliqué aux députés que la deuxième loi de finances rectificatives de 2013 entend couvrir des besoins nouveaux.
Il a listé notamment les bourses et allocations scolaires pour 9 milliards FCFA, l'ouverture de crédits supplémentaires pour les établissements publics de santé pour 4,431 milliards FCFA, l'appui au Fonds souverain d'investissement stratégique (FONSIS) pour 1,25 milliards FCFA.
Devant les députés, Amadou Bâ a tenu à préciser que le montant inscrit dans la loi de finances rectificative pour la Sonacos (actuellement dénommé SUNEOR), représente un versement partiel encaissé dans le cadre d'une procédure contentieuse impliquant un montant global de 5 milliards FCFA.
‘'Pour recouvrer le reliquat, une lettre de relance a été notifiée à la direction de la société avec un suivi de l'agent judiciaire de l'Etat'', affirme-t-il.
APANEWS

Aide Européenne

Bruxelles décaisse plus de 10 milliards de francs pour l’appui à l’environnement
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L'Union européenne (UE) a décaissé à la fin du mois de décembre un montant de plus de 10 milliards de francs Cfa sous forme d’un don transféré au trésor public sénégalais, dans le cadre de son ‘’appui budgétaire sectoriel à l'environnement’’, a annoncé lundi, la délégation de l’UE au Sénégal.
Selon un communiqué reçu à l’APS, ce décaissement ‘’s’appuie sur les progrès enregistrés pour assurer le maintien de la stabilité du cadre macroéconomique, et la mise en œuvre effective de la réforme des finances publiques ainsi que dans la bonne exécution de la stratégie environnementale du gouvernement sénégalais’’.
L'UE souligne que ‘’les objectifs de stabilité macroéconomique y compris en matière de déficit budgétaire ont été atteints comme en atteste le rapport de la sixième revue du Fonds monétaire international dans le cadre de l'Instrument de soutien à la politique économique’’.
Elle note par ailleurs que des réformes structurelles ‘’ont réalisées avec en particulier l'adoption par le gouvernement d’un plan de restructuration des agences publiques et parapubliques et du nouveau code des Douanes’’.
Dans le communiqué, Dominique Dellicour, chef de la Délégation de l'UE au Sénégal, a salué également ''les améliorations apportées au niveau de la transparence dans la gestion des finances publiques avec la publication du projet de loi de Finances 2014, le rattrapage dans l’adoption des lois de règlement par l’Assemblée nationale ainsi que l’adoption des textes permettant à la Cour des comptes d’exercer pleinement ses missions’’.
La même source souligne que s'agissant de la mise en œuvre de la stratégie environnementale, ‘’elle a été marquée par un renforcement de la prise en compte de l’impact du changement climatique et une meilleure intégration de l'environnement dans les politiques sectorielles’’.
Le communiqué rappelle que le programme d’appui à l’environnement de l'Union européenne appuie en particulier les priorités gouvernementales contribuant à la réduction de pauvreté. Il cite la gestion des feux de brousse, la gestion de mangrove.
Le programme cible aussi les aires marines protégées qui contribuent à la reconstitution du stock halieutique, la lutte contre la pollution par les établissements classés qui diminue les dépenses liées à la décontamination des sites pollués (métaux lourds et pesticides) et leurs effets sur la santé.
S’y ajoutent les mesures réglementant l'usage des sacs en plastique qui permettront une diminution de la pollution des sols, de l'empoisonnement du cheptel et des espèces marines et de la souillure des paysages.
OID/AD/APS

30/12/2013

La tournée de You

TOURNEE NATIONALE YOUSSOU NDOUR ET LE SUPER ETOILE
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A quelques encablures, quatre jours pour être précis, du début de la Tournée nationale de Youssou Ndour et du Super Etoile, le Bureau ménagement Youssou Ndour met les bouchées doubles pour un marathon de sons et de lumières dignes des grandes organisations de spectacles. iGFM s’est rendu à la réunion du Bureau Management pour en savoir plus auprès du manager de l’icône sénégalaise de la musique mondiale. Mady Dramé campe le décors des premières dates de la tournée, à savoir le 27 décembre à Saint-Louis, ville mythique pour Youssou Ndour, le 28 à Thiès, le 29 à Fatick, le 30 à Kaolack pour finir l’année 2012, ensuite le 2 à Mbour et le 4 à Dakar pour le Grand Bal qui va clôturer la première partie de la tournée.
iGFM

29/12/2013

L'Afrique et les bagnoles de luxe

L'Afrique, eldorado potentiel pour voitures de luxe
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Porsche, Range Rover, BMW ou encore Mercedes... sur les routes chaotiques d'Abidjan, de nombreuses voitures de luxe se faufilent entre des guimbardes tremblotantes, témoignage d'une Afrique toujours plus consommatrice d'automobiles onéreuses.
Chacun de ces véhicules coûte à l'achat plusieurs dizaines de milliers d'euros. Soit des décennies de travail pour un Ivoirien payé un salaire minimum, malgré sa réévaluation en novembre de plus de 60%, de 60.000 francs CFA (environ 90 euros).
Pour l'amateur d'automobile, Cocody et la Zone 4, les territoires les plus huppés d'Abidjan, sont pourtant aussi bien pourvus que les plus riches quartiers de capitales européennes. Le week-end venu, les hurlements de moteurs puissants rythment les nuits du sud de la ville.
Le phénomène est identique à Johannesburg, Lagos, Dakar ou encore Libreville, où les grosses voitures pullulent. Dans la capitale gabonaise, il n'est pas rare de voir dix gros SUV (Sport utility vehicle, 4X4 urbains) en file indienne sur le boulevard du bord de mer embouteillé.
Les riches Africains aiment les grosses cylindrées, marqueurs comme ailleurs d'un certain statut social. Au Gabon, 70% des 6.000 véhicules neufs vendus par an sont de gros 4X4, en majorité japonais, selon la Fédération gabonaise des importateurs de véhicules.
"Ici, c'est +un 4X4 sinon rien+", raconte l'un d'entre eux, pour qui la voiture au Gabon est "le symbole de la réussite, bien plus que le logement".
Les voitures "premium" ne représentent à l'inverse que 3% des 8.000 autos neuves vendues par an en Côte d'Ivoire, estime un expert. "Mais certains clients recherchent le haut de gamme. Les véhicules bling-bling, il y a de l'argent à se faire dans ce marché", remarque-t-il.
La proportion de "belles bagnoles" est plus importante parmi les 40.000 véhicules d'occasion importés, remarque-t-il. Car les lourdes taxes dont sont frappées les autos neuves rendent les secondes ou troisièmes mains - venues d'Europe, d'Amérique du Nord ou encore de Dubaï - bien plus accessibles.
Les plus fortunés peuvent même acquérir les véhicules les plus extravagants. Malgré les routes truffées d'ornières d'Abidjan, qui abiment les voitures trop basses, un importateur propose Lamborghini, Ferrari, etc. à cette clientèle choisie.
Symbole de cette quête du luxe à quatre roues, Wattao, un ancien chef de guerre devenu cadre sécuritaire sous la présidence d'Alassane Ouattara, s'est récemment affiché dans sa Maserati devant des caméras de télévision.
Les constructeurs ne s'y trompent pas. Avec une classe moyenne estimée à 300 millions d'habitants par la Banque africaine de développement en 2011, mais surtout des strates très aisées de plus en plus nombreuses, ceux-ci cherchent à se rapprocher de ces clients potentiels.
Porsche dispose d'un showroom flambant neuf à Victoria Island, l'un des quartiers les plus chics de Lagos, à quelques pas du très récent hôtel Intercontinental, premier cinq étoiles de la métropole nigériane.
Le constructeur allemand, implanté depuis des décennies en Afrique du sud, où il dit connaître une progression de ses ventes de près de 40% par an ces deux dernières années, s'est récemment installé en Angola, au Ghana et au Nigeria, selon Christer Ekberg, son directeur pour le Moyen-Orient et l'Afrique.
Un potentiel africain "énorme"
Avec environ 2.000 Porsche acquises en Afrique subsaharienne sur les trois premiers trimestres 2013, dont moins de 10% entre Luanda, Accra et Lagos, des performances malgré tout qualifiées de "prometteuses", le constructeur veut poursuivre son développement en Afrique.
Des investisseurs locaux sont sollicités pour accompagner l'implantation de la marque au Cameroun, en RD Congo, en Ethiopie, au Gabon, en Côte d'Ivoire, en Namibie, au Sénégal, en Tanzanie et en Zambie.
Le potentiel africain est "énorme", observe une porte-parole de Mercedes, qui possède une usine d'assemblage en Afrique du sud, pays où 20.000 modèles trouvent preneurs chaque année.
BMW, qui a vendu 34.000 autos sur l'ensemble du continent en 2012 (+15% par rapport à 2011), veut également "continuer à progresser", selon l'un de ses porte-parole.
Audi anticipe de son côté une croissance "dans certaines régions" d'Afrique, estime Stefan Hamberger, directeur Proche, Moyen-Orient et Afrique pour la marque, qui se félicite d'un doublement de ses ventes en trois ans (22.000 autos) et d'une progression "à deux chiffres".
Reste ensuite à entretenir ces mécaniques de précision, aux pièces rares et chères. Faute de technologie disponible, les voitures les plus exclusives restent parfois immobilisées pendant des mois à Abidjan, constate un bon connaisseur du marché.
"Si Porsche venait en Côte d'Ivoire, les clients seraient ravis de pouvoir faire réparer leurs voitures dans le garage de la marque", estime un autre expert.
"Mais ils n'iraient pas nécessairement acheter chez eux", tempère-t-il. Et d'asséner : "les clients friqués ne sont pas différents des autres". Il veulent payer moins cher. Et choisissent donc des autos importées. Les marchés de niche, même de luxe, obéissent finalement à des contingences fort terre à terre.
AFP

PROTECTION DE L'ENFANT AU SENEGAL

Le gouvernement se dote d'un document unique et référentiel
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Le Sénégal dispose depuis hier, vendredi 27 décembre d'un document unique référentiel dans le domaine de la protection de l'enfant et des standards minimaux de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité. Validé à l'issu d'un conseil interministériel présidé par le Premier ministre, ce document vise à mettre fin les abus et exploitations des enfants mais aussi à assurer une coordination entre les différents intervenant dans la protection de l'enfant.
Le gouvernement du Sénégal a validé hier, vendredi 27 décembre lors d’un conseil un conseil interministériel présidé par le Premier ministre, Aminata Touré le document de la stratégie nationale de protection de l’enfant.  Ce document constitue un premier cadre réglementaire dans le domaine de la protection de l’enfant et des standards minimaux de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité au Sénégal.
Il vise principalement à assurer une coordination entre les différents intervenants dans la protection de l’enfant et en même temps de faire aussi une coordination au niveau sectoriel, a indiqué Anta Sarr, ministre en charge de la Femme, de la Famille et de l'Enfance.
Ce document constitue donc une réponse aux difficultés dont fait face, jusqu’ici, les systèmes de protection des enfants au Sénégal. Il s’agit notamment de difficultés liées à l’absence de politique et d’un cadre national fédérateur capable de réglementer les actions pour la promotion des services mais aussi la multiplicité des départements ministériels impliqués, chacun développant ses propres stratégies ou réponses selon ses mandats et ses cibles pour ne citer que cela.
Le document, dont l’élaboration a pris deux ans, traduit aussi un engagement et une volonté politique de garantir à tous les enfants, y compris les talibés, un environnement protecteur qui les met à l’abri de toutes formes de maltraitance et de risques comme le souligne par ailleurs Anta Sarr. «Les pouvoirs publics sénégalais ont décidé de la mise en place d’une Stratégie nationale de protection de l'enfance pour venir à bout de fléaux tels que la mendicité infantile, les abus et exploitations sexuels des enfants, en profitant d'une meilleure coordination des actions engagées dans ce domaine», a assuré le ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfance à la sortie de cette rencontre qui a eu lieu à la Primature.
Un Comité légal protecteur des enfants pour veiller à l’application
Un système de protection intégré, un environnement politique, économique, socioculturel, institutionnel et légal protecteur contre toutes formes de maltraitance, négligence, abus, exploitation et violence que subissent les enfants, leurs familles et leurs communautés, telle est la vision de la Stratégie nationale de protection de l’enfant et des standards minimaux de prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité, validée hier par le gouvernement du Sénégal à l’issue d’un conseil interministériel.
Cette vision s’articule autour d’un certain nombre de points. Il s’agit, entre autres, de l’Intérêt supérieur de l’enfant, la Participation de l’enfant, la Non-discrimination et la Parité des chances, la Déjudiciarisation progressive, le Droit à la vie, au développement et à la protection contre la violence ; la Responsabilité des institutions et la solidarité nationale.
Pour traduire cette vision en acte, le ministre de la Femme a annoncé, à la sortie de cette rencontre consacrée à la validation de ce document, la mise en place prochaine d’un comité légal protecteur pour les enfants. Cet organe qui sera composé de membres de la société civile, d’associations de maitres coraniques, d’acteurs publics et privés veillera, d’après Anta Sarr, à la mise en place d’un plan de suivi et d'évaluation de cette stratégie dont le coût est estimé à près de dix milliards qu’il faut trouver d’abord.
Nando Cabral Gomis/Sudquotidien

28/12/2013

Tous au lac rose!

Départ officiel du SONANGOL AFRICA ECO RACE 2014

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l’équipe d’organisation et les concurrents sont dans la dernière ligne droite pour être fin prêts ces 28 et 29 décembre  à Saint Cyprien.
TOUT EST PRÊT À SAINT CYPRIEN !
Chacun est impatient de se retrouver sur le port de cette station balnéaire des Pyrénées Orientales, nichée au pied du Mont Canigou dont le sommet enneigé contrastera avec le bleu profond de la mer Méditerranée. Deux jours durant, les quelques 130 bénévoles et prestataires dans un premiers temps passeront les vérifications administratives et techniques le samedi 28 de 14h00 à 19h00. Ainsi, l’organisation sera opérationnelle pour accueillir les concurrents Moto, Auto, Camion, Raid et leurs assistances le lendemain, dimanche 29 décembre de 7h00 à 18h00. Après avoir satisfait aux vérifications administratives au Casino de Saint Cyprien, les participants conduiront les machines de course aux vérifications techniques sous la grande tente mise en place par la Ville de Saint Cyprien sur le parking de la Capitainerie, alors que les véhicules d’assistance seront vérifiés et équipés au niveau de l’Office du Tourisme. Ce sera l’occasion unique en France et même en Europe, pour les passionnés de sport mécanique et de Tout Terrain, de s’imprégner de l’ambiance unique de ce Rallye Africain organisé dans la pure tradition de la discipline. Les milliers de spectateurs attendus pourront ainsi rencontrer et échanger avec les animateurs de l’épreuve mais aussi voir de près les magnifiques machines de course exposées le temps d’une journée dans le parc fermé installé devant le Casino de Saint Cyprien.
Le moment fort de ce week-end Languedocien sera, à n’en pas douter, le départ officiel donné vers 18h30 depuis le Quai Arthur Rimbaud. Les participants défileront ainsi devant le public massé le long du parcours qui mènera les véhicules au Stade des Capellans où se déroulera le briefing d’avant course.
Après une dernière nuit à Saint Cyprien, la caravane du SONANGOL AFRICA ECO RACE® prendra la direction du Port de Motril sur la côte Méditerranéenne du Sud de l’Espagne pour embarquer sur un ferry direction le Maroc. Après une nuit de traversée, le rallye débarquera à Nador en ce dernier jour de l’année 2013 et ce sera parti pour 11 étapes et 2993 km de spéciales.
UN PLATEAU DE CHOIX
Une fois encore, le SONANGOL AFRICA ECO RACE® accueillera un plateau de choix. A commencer par Jean Louis SCHLESSER, quintuple vainqueur de l’épreuve et co-piloté pour l’occasion par Thierry MAGNALDI qui occupera le baquet de droite d’une auto de course pour la première fois de sa carrière en Rallye Tout Terrain :
« Je n’ai jamais caché dans les interviews que j’ai pu faire après certains rallyes que l’Afrique avec ses pistes sélectives, ses paysages incroyables et son atmosphère incomparable me manquait et que j’avais hâte d’y reposer mes roues. J’avais aussi très envie d’un rallye à l’ancienne où l’aventure, la débrouillardise, la solidarité et la convivialité sont les maîtres mots. Le SONANGOL AFRICA ECO RACE® symbolise tout cela à mes yeux. Lorsque Jean Louis SCHLESSER m’a proposé de participer à l’épreuve à ses côtés, j’avoue que je ne lui ai pas répondu tout de suite pour bien prendre le temps de peser le pour et le contre. Finalement, l’appel de l’Afrique et de la compétition a été le plus fort et j’ai accepté. Je repars très motivé même si ce n’est que comme co-pilote. Je suis loin d’être un novice dans la discipline mais je prends cette opportunité comme une nouvelle expérience qui va m’apporter beaucoup car partager l’habitacle d’une voiture avec Jean Louis SCHLESSER sera forcément instructif et enrichissant. Et puis, pouvoir évoluer dans une auto de la qualité de celle du Buggy SCHLESSER est une expérience 5 étoiles. Je suis également très heureux de retrouver la méthode et les road-books de René METGE que j’affectionne particulièrement. Je suis très impatient et même si je n’ai aucune pression, j’ai hâte de voir comment je vais me comporter en tant que navigateur. D’autant que Jean Louis est comme moi, il navigue autant qu’il pilote. Je pense qu’on va bien s’amuser ! »
Même si cet équipage fera encore office de grand favori, la concurrence sera bien présente avec notamment le Belge Jacky LOOMANS et son redoutable Pick Up TOYOTA, le Tchèque Miroslav ZAPLETAL au volant d’un HUMMER H3 qui avait impressionné en 2013, le Hongrois Balazs SZALAY et son proto OPEL ou encore la horde de Buggies français emmenée par Yves FROMONT, 2ème du classement auto l’année dernière avec Patrick MARTIN, Gilles FLORIN, Michel TURON BARRERE, et Jean Antoine SABATIER, sans oublier Jean Noël JULIEN qui fait son retour sur le SONANGOL AFRICA ECO RACE® après avoir fait l’impasse sur la 5ème édition. Après son expérience en classique en 2013, Stéphane HENRARD sera à nouveau en course pour la victoire.
Chez les mastodontes du désert, la bataille devrait faire rage entre le TATRA du Tchèque Tomas TOMECEK et le MAN de la Portugaise Elisabete JACINTO. Un duel qui sera arbitré par le Hongrois Miklos KOVACS sur son monstrueux SCANIA ou encore par les Belges Noël ESSERS sur MAN et Gregoor BOUWENS sur un tout nouvel IVECO.
La catégorie moto aura aussi beaucoup d’allure et le pilote belge Martin FONTYN, tenant du titre sur KTM, devrait avoir fort à faire pour conserver son bien face à des adversaires comme les Français Norbert DUBOIS au guidon d’une KTM, Willy JOBARD sur une moto chinoise ZONGSHEN hybride, Dominique ROBIN sur KTM ou encore le Corse Mickaël PISANO sur HONDA. Du côté des étrangers, le Hollandais Guillaume MARTENS qui était passé tout près de la victoire en 2013 sera à nouveau un des principaux favoris de la course moto. L’Afrique sera aussi représentée sur deux roues avec le Marocains Harite GABARI toujours très rapide sur sa YAMAHA et qui pourrait bien venir semer le trouble dans les classements.
DES CONCURRENTS GÉNÉREUX
C’est une tradition sur les Rallyes Africains et c’est encore plus vrai sur le SONANGOL AFRICA ECO RACE®, les participants profitent de leur passage en Afrique pour monter des opérations humanitaires à destination des populations les plus pauvres des différents pays traversés. Cette 6ème édition n’échappera pas à la règle puisqu’on dénombre une dizaine d’actions allant dans ce sens. Parmi celles-ci, la plus importante est celle du team Autrichien Elite Racing. Les camions d’organisation transporteront des panneaux solaires pour ce team qui les fera installer par des techniciens dans une école de Nouakchott. Une opération à laquelle participera Julia SCHRENK, la pilote sélectionnée par Elite Racing pour être la Rallye Queen. Il y aura également la traditionnelle action menée par les médecins du Rallye qui livreront, toujours via l’organisation, des médicaments et du matériel médical à des dispensaires croisant la route du SONANGOL AFRICA ECO RACE®. Les Motards du Désert ne seront pas en reste puisque le Français Christophe CONREAU a récupéré des jouets destinés aux enfants africains. Dans le même team le pilote belge Gilles VANDERWEYEN, qui parraine quatre enfants de l'association SOS Villages d'enfants, dont deux vivent au Sénégal, a récolté de l’argent lors de son mariage en juin dernier. Gilles remettra cette somme en euros aux responsables de l’association lors de l’arrivée au Lac Rose. Toujours du côté des motards, André LENOBLE amènera quant à lui des tee-shirts aux couleurs de son association MAD 53 dont la démarche est également éco responsable puisque la moto du pilote français sera équipée de cellules photo voltaïques permettant une réduction de la consommation et donc de la pollution. Enfin, la générosité est également de mise du côté des autos puisque l’équipage composé de Jacques BRUN et Daniel MOUCHARD transportera dans son camion d’assistance, des fournitures scolaires et du petit matériel médical à destination de la mission catholique d’Atar que le Père Jean Louis viendra récupérer sur le bivouac d’Akjoujt. De bien belles initiatives portées à la connaissance de l’équipe d’organisation.
POUR SUIVRE LE SONANGOL AFRICA ECO RACE
Plus que jamais cette année, il sera facile de suivre le SONANGOL AFRICA ECO RACE®. Tout d’abord sur le site Internet africarace.com où le PC Course publiera des brèves tout au long de chacune des 11 étapes. Grâce au suivi Iritrack des concurrents, il sera également possible de suivre leur évolution en instantané sur une carte. Les communiqués de presse, classements, photos et surtout vidéos de chacune des étapes seront également disponible chaque soir.
Ensuite à la télévision avec sur Eurosport International, diffusé dans 57 pays et 80 millions de foyers, qui diffusera chaque soir avec une rediffusion le lendemain matin, un sujet de 13 minutes sur l’étape du jour. Le dispositif sera identique sur Eurosport 2. Motors TV, diffusé dans 39 pays, sera également présent sur le SONANGOL AFRICA ECO RACE® avec également un sujet de 13 minutes chaque soir et un résumé complet de 52 minutes à l’issue de l’épreuve programmé une dizaine de fois.
Enfin, les différents sites Internet spécialisés comme mfe-live.com, autonewsinfo.com ou encore marathonrally.com permettront de coller au plus près à l’actualité du SONANGOL AFRICA ECO RACE® 2014 - http://www.africarace.com/fr/

Nouveau marché à Ngaparou

Ngaparou étrenne son nouveau marché
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La commune de Ngaparou s’est dotée d’un nouveau marché central. La cérémonie d’inauguration de ce ‘’bijou’’ a eu lieu ce vendredi  en présence du ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Me El hadji Oumar Youm, de la députée Sira Ndiaye, du préfet, William Manel, du maire de la localité, de son homologue de Somone, en autres personnalités. 
D’une superficie de 6451 m2, l’espace occupé actuellement est de 2200 m2 ; ainsi, pour la première tranche des travaux déjà exécutés, notamment sur une superficie de 591 m2, on y a construit 15 souks, 02 hangars de 48 places, 02 magasins de stockage et des toilettes, pour un coût de 67 429 540 francs CFA, sur fonds propre de la municipalité.
Selon le maire de la commune de Ngaparou, Mamadou Mbengue, depuis son installation en 2009, le conseil municipal s’est engagé à faire de sa localité ‘’une cité émergente’’, en mettant en place ‘’des stratégies ambitieux’’ pour le bon épanouissement des populations locales. D’après lui, ce marché qui vient d’être inauguré constitue ‘’une parfaite illustration’’.
« Je demeure persuadé que l’énergie et la cohésion perceptibles à travers la grande mobilisation des populations seront judicieusement réinvesties au service du développement, conformément à la nouvelle trajectoire projetée par l’Acte III de la décentralisation sur impulsion du président Macky Sall », a souligné le ministre de l’Aménagement du territoire et des Collectivités locales, Me El hadji Oumar Youm.
Me Youm compte, d’après lui, sur des collectivités locales comme Ngaparou, qui regorgent un potentiel aussi diversifié que la pêche, l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, etc., ‘’pour bâtir des stratégies pertinentes de gestion urbaine’’ dans le cadre global d’un développement durable, soucieuses de la préservation de l’environnement et prenant en charge la création d’emplois en faveur des jeunes.
Il y a des défis qui interpellent tous les acteurs qui ont une responsabilité dans la définition et la mise en œuvre des politiques publiques au Sénégal, relève-t-il, ajoutant que cet espace commercial que constitue le nouveau marché central de Ngaparou est appelé à devenir, à moyen terme, le creuset d’une expansion économique jouant les premiers rôles dans cette partie de la Petite Côte.
‘’J’ai noté avec une mention spéciale, la municipalité de Ngaparou pour avoir pris une si bonne initiative en leur consacrant une part importante du financement sur fonds propre, à hauteur de 42,30% de son budget. C’est la démultiplication et la diversification de telles initiatives qui pourraient contribuer au développement local’’, a insisté Me Youm.
Mamadou Mbengue a invité les commerçants bénéficiaires à bien prendre soin de cet espace commercial, notamment dans l’assainissement et l’hygiène, la surveillance, la sécurité, entre autres.
Mbourinfo

125 millions de dollars de la BID

125 millions de dollars de la BID pour des projets de développement au Mali, au Sénégal et au Togo
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La Banque islamique de développement (BID) basée à Jeddah en Arabie Saoudite, vient d’approuver un financement d’environ 125 millions de dollars pour la mise en œuvre de projets de développement au Mali, Sénégal et au Togo, a appris APA jeudi auprès de la représentation de la banque à Ouagadougou.Le Sénégal recevra 79 millions de dollars pour un projet d’assainissement au nord de Dakar.35 millions de dollars seront débloqués pour le projet d’accès à l’eau potable à Bamako au Mali ainsi que 2 millions de dollars pour la préparation d’études de faisabilité de la Transsaharienne devant relier Kidal au Mali à la frontière algérienne.
Longue d’environ 9000 km, cette importante voie routière traverse l’Algérie, la Tunisie, le Tchad, le Mali, le Niger et le Nigeria, tous pays membres de la BID.Lancée effectivement au début des années 1970, la transsaharienne, baptisée en 1973 “Route de l’Unité africaine”, avait pour objectifs essentiels le désenclavement de vastes régions sahariennes du Maghreb et du Sahel, l’intégration économique des pays traversés, mais aussi l’ouverture d’un corridor pour les pays ouest-africains sur les ports de la Méditerranée via le réseau routier algérien.
L’Algérie a réalisé plus de 3000 km de la route transsaharienne, pour laquelle elle a consacré environ 3 milliards de dollars pour le parachèvement de la partie de ce tronçon transsaharien qui la traverse.
Quant au Togo, c’est un montant de 9 millions de dollars qui sera alloué pour le projet intégré de développement rural de la plaine de Diagble.
En outre, la BID a alloué un montant de 400 000 dollars pour une assistance technique à certains pays africains pour la prévention du paludisme (Tchad, Mali, Mozambique, Niger, Nigeria).
La BID a été créée en 1975 pour promouvoir le développement économique et social dans ses pays membres et dans les communautés musulmanes à travers le monde en se basant sur les principes de la Chari’a.
La BID prépare la commémoration de son 40ème anniversaire qui sera célébré à l’occasion de l’assemblée annuelle en juin 2014 à Jeddah.
TT/cat/Agence de Presse Africaine

L'orchestre national du Sénégal

L’Orchestre national, un creuset de la diversité culturelle sénégalaise
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Quand on est avec eux, il y a toujours un brin de solennité, un parfum de sérieux avec des artistes méticuleux, qui répètent consciencieusement leur gamme. Normal, c’est l’Orchestre national du Sénégal. Depuis les années 1980, date de sa création, par le président Abdou Diouf, cette entité du ministère de la Culture fait son bonhomme de chemin, malgré les vicissitudes du temps. Nous avons été à leur rencontre pour découvrir ses talentueux musiciens si mal connus.
Composé de musiciens de talent, l’Orchestre national du Sénégal essaie de se faire une place plus visible dans l’environnement musical sénégalais. Lors d’un tour dans leur salle de répétition, à la Maison de la Culture Douta Seck, nous avons trouvé quatre artistes à cheval entre modernité et tradition. C’est l’atelier de combinaison des sonorités d’ici et d’ailleurs durant lequel les membres initient un véritable dialogue de cultures et de… générations. C’est ainsi que d’un côté, on retrouve le jeune Moustapha Faye (tambours), Baka (kora) et Sidy Koïta (balafon). Et de l’autre, Assane Lô, jeune prodige de l’Ecole des arts (piano), et Alassane Cissé, bassiste et chef d’orchestre, essaient de donner la réplique. Un échange au cours duquel « on recherche la symbiose entre le traditionnel et le moderne », soutient le chef d’orchestre. Le mélange sonne bon à l’oreille et l’orchestre ouvre son album souvenir pour nous présenter quelques uns de ses classiques.
A Baka de pincer sa kora pour entonner « Kaye Nékhalma » (vient me chouchouter). Dans sa belle balade dans les tréfonds du pays mandingue, ce musicien aux doigts magiques est appuyé dans sa prouesse par Sidy Koïta, l’homme au balafon. Puis, ce dernier participera à un autre dialogue de générations avec le pianiste Assane Lô.
Deux extrêmes de l’Orchestre national se firent face et montrèrent tout le bien que l’on pensait de ces ateliers où se côtoient anciens et nouveaux. « Sahadou » ou l’hymne à la liberté est proposé avec la prégnance de la kora de Baka avant que le lead vocal, Khalifa Ababacar Guèye, ne posa sa voix  remplie de chaleur sur le morceau « Taara ». La famille Omarienne y est portée au pinacle par ce chanteur dont les clips commencent petit à petit à fleurir l’écran. La pause est belle, les mélodies douces. Il y a des années, avant la grande messe d’informations du 20 heures, les spectateurs de la télé publique se laissaient transporter par le balafon du vieux Balla Doumbouya. Pour rendre hommage à cette icône disparue il y a plus de 2 ans, « Djigui » fut déclamé. Ce morceau nous replonge dans notre jeunesse, durant laquelle, devant la télé, le vieux Balla, assis sur sa natte, nous tenait compagnie en attendant la grande édition. En outre, cette structure compte en son sein quatre ateliers qui répètent à tour de rôle. Il y a celui dit traditionnel dont nous avons assisté,  une section jazz, une section variétés locales avec une musique qui évoque toutes les composantes ethniques du pays. A cela s’ajoute l’atelier variétés internationales qui reprend tous les grands classiques des musiciens du monde. En fait, ce qui fait la force de cet orchestre, c’est qu’il peut accompagner les artistes qui se déplacent sans leur orchestre. Des interprètes sans limites, des musiciens de talent qui essaient de léguer leur savoir à la jeune génération. C’est en effet le but de ses rencontres studieuses qui accueillent des jeunes comme Assane Lô qui « a toujours rêvé, après ma formation à l’Ecole des arts, de rejoindre cet orchestre, temple de musique au Sénégal ». Ce qui fait le caractère unique de cette structure, c’est que la majorité a appris la musique. Même si certains, de plus en plus formés sur le tas, viennent affiner leur apprentissage. Au finish, comme le rappelle Alassane Cissé, « ces derniers auront des aptitudes quand il s’agira de lire et de créer des partitions ». 
Problèmes de promotion de produit
En 1993 déjà, parmi les soucis de l’Orchestre national, on évoquait des problèmes de sonorisation. En effet, dans un entretien, Seyba Traoré qui avait en charge cette entité évoquait également les difficultés liées à la visibilité de ses œuvres. Aujourd’hui encore, il est davantage question de faire connaître l’Orchestre national, lui donner la place qu’il mérite pour avoir tant fait.  Oui, note Alassane Cissé, « nous manquons de visibilité, mais il faut reconnaître que depuis quelques temps, nous voyons des clips passés à la télé avec nos chanteurs fétiches, Adolphe Coly ou Khalifa Ababacar Guèye, entre autres ». La particularité de l’Orchestre national réside dans le fait que cette structure promeut la diversité culturelle. Il travaille à montrer les différentes couleurs qui composent le Sénégal. C’est ce qui justifie leur récente tournée avec le ministre de la Culture dans le cadre de son programme de promotion de la culture sénégalaise, dans tout le territoire national.
Pour l’histoire, le président Abdou Diouf, afin d’offrir à ceux qui sortent de l’Ecole des arts un endroit pour leur étalonnage et aussi faire la promotion de la culture sénégalaise, avait mis sur pied cette structure. C’est ainsi que, dans « Naforé » (chose utile en langue peule), première production sortie une dizaine d’années après la création de cette entité, la diversité était très présente avec au moins six langues nationales, wolof, diola, peul, mandingue, soninké, sérère qui furent utilisées. Une approche qui continue d’être de mise.
Amadou Maguette NDAW et Ibrahima BA/Lesoleil

27/12/2013

Sénégal, champion de la Téranga

Sénégal, 5e pays le plus généreux envers les étrangers, selon le World Giving Index 2013
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Le Sénégal est classé 5ème sur 135 Etats dans le World Giving Index 2013 dominé par les Etats-Unis (1er). L’objectif de cet indice est de fournir des informations sur la portée et la nature des dons dans le monde.
Ce classement a été établi sur la base de trois indicateurs : la générosité envers les étrangers, les dons à l’endroit des organisations de bienfaisance et la participation à des actions de volontariat.
Notre pays est classé respectivement 5ème pour le premier indicateur, 93ème pour le deuxième, et 82ème pour le troisième. La Libye (14ème) et le Nigéria (20ème) sont les deux pays africains les plus généreux. Et d’après The Charities Aid Foundatio,n qui a publié l’étude, « dans la plupart des pays étudiés, mille (1000) questionnaires ont été remplis par un échantillon représentatif de personnes vivant à travers le pays ».
Aliou FAMA/Senego

On extrait de moins en moins

Suite à la forte baisse de la production des industries extractives : L’activité industrielle du Sénégal chute de 6,4 % en octobre 2013
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La forte réduction de la production des industries extractives (-39,5 %), chimiques (-21,0 %), des matériaux de construction, etc., a entraîné une forte chute de l’activité industrielle du Sénégal en octobre dernier, révèle l’Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi) publié par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.
L’activité industrielle du Sénégal a reculé de 6,4 % en octobre, à cause principalement de la forte réduction de la production des industries extractives de -39,5 %, chimiques (-21,0 %), des matériaux de construction (-14,2 %) et, dans une moindre mesure, des industries alimentaires (-0,4 %), révèle l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son Indice harmonisé de la production industrielle (Ihpi). Cependant, poursuit l’agence, cette baisse a été atténuée par l’accroissement de l’activité des industries du papier et du carton (140,1 %), de production d’énergie (20,1 %), mécaniques (12,9 %) et des autres industries manufacturières (6,0 %). L’Ansd constate qu’au cours de la période sous revue, l’arrêt de la production des industries textiles et du cuir s’est poursuivi. En comparaison avec octobre 2012, on note une baisse de 1,5 % de la production industrielle. Sur les dix premiers mois de 2013, elle a fléchi de 5,6 % par rapport à celle de la période correspondante de l’année dernière. La production des industries extractives, de son côté, a chuté de 39,5 % en octobre 2013, due principalement à la forte baisse de la demande extérieure de sel et natron. L’extraction de phosphate a aussi baissé de 11,9 %, de même que celle de pierre de sable et d’argile (-13,0 %). La production d’industrie extractive, comparée à octobre 2012, a chuté de 54,4 %.
Aussi, la production des industries chimiques a reculé en octobre 2013 de 21,0 %. L’explication de cette baisse réside dans l’orientation négative de l’activité de fabrication de savon détergent et produits d’entretien de -74,1 %, suite aux travaux d’entretien d’une unité de production de savon dans la principale entreprise de cette branche.
Forte baisse de la production de ciment
La production des industries chimiques s’est contractée, en variation mensuelle, de 12,1 %, indique l’Ansd. L’activité de production des industries des matériaux de construction est également dans une dynamique baissière (-14,2 %), en octobre 2013, après une progression notée en août et septembre. Ce fléchissement s’explique par la baisse de la production de ciment (-14,2 %). Les industries alimentaires non plus ne sont pas épargnées, leur production affiche un recul de 0,4 % en octobre 2013 à cause de la forte détérioration (-70,6%) de l’activité de transformation et de conservation de poissons, de crustacées et de mollusques en rapport avec les faibles prises en mer. L’Ansd note également une baisse de l’activité de fabrication de corps gras alimentaires liée aux difficultés d’approvisionnement en matières premières dans la principale unité de cette branche. On constate aussi que l’arrêt de la production de sucre cristallisé s’est poursuivi en octobre 2013. Cependant, ajoute l’agence, la reprise de l’activité de confiserie et de chocolaterie a atténué la tendance observée.
Seule la production des industries du papier et carton sort du lot en affichant une reprise après une baisse notée en septembre 2013. En effet, cette activité a connu une forte amélioration de +140,1 % en octobre 2013 grâce à l’augmentation de la production de sacs en papier après les congés annuels notés au mois précédent. En variation annuelle, la production des industries du papier et carton s’est bonifiée de 11,2 %.
Malick CISS/Lesoleil

26/12/2013

Transports peu communs à venir...

Projets de construction de tramway et de TGV : Macky veut colorier les éléphants blancs de Wade
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Ces projets, déclinés lors du régime précédent, semblaient tout à fait utopiques. Pourtant, Macky semble accorder beaucoup d’importance à la réalisation d’un tramway pour la banlieue et d’un Tgv pour relier l’aéroport de Diass. Du Wade sans Wade ?
Quand Abdoulaye Wade en parlait, le Tout  Dakar en avait fait des gorges chaudes. On attend de voir quel accueil sera réservé à l’idée de Macky Sall de faire enfin son tramway. Le Quotidien a appris que ce projet a été l’un des points discutés lors du dernier séjour du chef de l’Etat à Paris. Il se dit même que des entreprises comme la française Alsthom seraient très intéressées. Ce tramway de Macky Sall, qui entre toujours dans le cadre des projets visant à améliorer la mobilité urbaine, devrait relier Dakar et la grande banlieue, à savoir Rufisque, Sangalkam et la zone du Lac Rose, en passant bien entendu, par Pikine et Guédiawaye. Ce tramway, s’il devait se réaliser, mettrait au rebut le Petit train de Banlieue (Ptb) qui relie péniblement, à l’heure actuelle, Dakar à la ville de Thiès, avec des escales à Pikine et Rufisque, entre autres.
Ce ne sera pas le seul éléphant de Wade auquel Macky Sall voudrait donner des couleurs. L’ancien Premier ministre de Wade voudrait un train à grande vitesse pour relier la capitale au futur aéroport de Diass. Ce projet sera concomitant au prolongement de l’autoroute à péage jusqu’au site de l’Aibd. Macky Sall ne veut pas que ces projets soient renvoyés aux calendes grecques, et il est déjà en train d’en négocier le financement avec la France. Des personnes bien informées dans le cénacle présidentiel soulignent que l’Agence française de développement (Afd), le bras financier de la coopération française, a déjà reçu une requête de financement de la part de Dakar. Si le projet est approuvé, il est probable que le groupe Alsthom, spécialiste de la construction des Tgv, entame des études techniques. Au Palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor, on calcule que tout cela ne devrait pas aller au-delà d’avril 2014.
A côté de ces moyens de locomotion mis à la disposition des Dakarois, le président de la République, en concertation avec son homologue malien, veut se lancer dans la réhabilitation du chemin de fer reliant Dakar à Bamako, au Mali. Ici, l’enjeu est tout aussi économique que politique. Le Mali est en effet, le premier client commercial du Sénégal, bien avant la France. En plus, la situation d’enclavement de ce pays fait que Bamako dépend grandement des ports de la côte pour l’acheminement de ses marchandises, aussi bien à l’entrée qu’à la sortie. Si, à vol d’oiseau, le port de Dakar, avec ses infrastructures, est bien placé pour prendre une bonne part des échanges entre les deux pays, l’état exécrable des infrastructures, tant routières que ferroviaires, a longtemps fait que le niveau de ces échanges est resté assez faible. Pendant longtemps, du fait de la situation d’insécurité qui régnait en Côte d’Ivoire, le principal concurrent du Sénégal, on ne semblait pas trop s’en inquiéter à Dakar. Mais depuis qu’Abidjan semble déterminée à reprendre toutes ses parts de marché d’avant la crise, et même à les augmenter, les hautes autorités sénégalaises semblent prendre conscience qu’il est plus que temps de tout mettre en œuvre pour faciliter autant que possible la circulation des biens et des personnes.
Pour ce projet, exit la vision grandiose de Abdoulaye Wade qui parlait de «train à grand écartement». La réalisation de ce projet aurait demandé 1 500 milliards de francs Cfa au minimum, selon des calculs réalisés au ministère des Transports terrestres. Alors que la réhabilitation de l’existant, y compris la réfection de certaines gares de transit, selon toujours les estimations des mêmes sources, ne devrait pas demander plus de 300 milliards de francs Cfa. Autant dire, environ ce qu’aura coûté l’autoroute à péage Dakar-Diam­niadio. Ici, en plus des Français, des entrepreneurs chinois seraient plus qu’intéressés. La Banque mondiale a même déjà exprimé son intérêt pour un tel projet, au financement duquel elle ne rechignerait pas. Et l’on peut croire que le moment venu, la Banque africaine de développement (Bad) pourrait apporter aussi son «obole».
Si à la différence des projets de l’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade, Macky Sall a déjà approché et obtenu une écoute bienveillante pour ses projets d’infrastructures, il reste à voir combien de temps il faudra attendre pour que les premiers coups de pioche commencent à être donnés.
Mgueye/lequotidien

L'ancien président tire sa révérence en 2014

Vers une retraite bien méritée Abdou Diouf se retire de la scène en 2014
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«Je voulais prendre ma retraite en l’an 2000. Mais on m'a rappelé pour la Francophonie en 2001. En 2014, je finis mon troisième mandat et je vais tirer ma révérence pour prendre ma retraite politique». C’est par ses propos que l’ancien président de Sunugaal, Abdou  Diouf, a confirmé son retrait de la scène publique, après une longue carrière entamée comme gouverneur de région, à l’âge de 25 ans, avant de diriger le Sénégal 19 années durant, de 1980 à 2000 et la Francophonie depuis 2001. 
Diouf, qui s’est toujours gardé de se prononcer sur les affaires de l’Etat depuis son départ du pouvoir, suscite aujourd’hui, de la part d’une bonne frange de la population, une certaine nostalgie. A Dakar dans le cadre d’une visite privée, lui qui vit à Paris depuis 2000 avec «Tata Elisa», ( ils ont d’ailleurs célébré leurs noces d’or vendredi dernier aux Almadies)  a été reçu au Palais, avant-hier. Au sortir de son audience, interrogé par la télé nationale, il a annoncé qu’il va quitter la scène publique, après le Sommet de la francophonie, en novembre 2014. «Car, dit-il, à 76 ans, l’heure est venue pour moi de tirer ma révérence».
Le Secrétaire général de la francophonie n’a pas manqué de saluer le travail remarquable fait par le 4e Président du Sénégal pour obtenir l’organisation du Sommet de la francophonie à Dakar, pour la seconde fois. Parlant du Sommet de 2014 comme d’un événement «très important» pour lui, il a averti que ce sera «ma dernière mission à la tête de la Francophonie et même le dernier acte de ma carrière politique». Mais comme il fallait s’y attendre, lorsque Diouf a été interrogé sur ses discussions sur le Sénegal avec Macky Sall, il a répondu : «Pour avoir dirigé ce pays, je sais combien la tâche est difficile et complexe. Et je lui ai dit de faire face. Parce qu’en plus d’être difficile, la tâche est parfois ingrate. Mais le Président fera des résultats, il est sur la bonne voie».
Dakaractu

Macky Sall flingue les forces de l’ordre

Recrudescence des bavures : Macky flingue les forces de l’ordre
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Macky Sall n’a pas été tendre à l’endroit des forces de sécurité du pays. Au cours d’une longue réunion tenue à la Présidence lundi, dans le cadre du Conseil national de sécurité, il a demandé que les éléments censés assurer la sécurité des personnes et des biens soient mieux formés, pour mieux exercer leur mission de protection des civiles.
Le chef de l’Etat n’est pas content des agissements de certains membres des forces de sécurité du pays à l’endroit des populations civiles. Il a saisi l’occasion de la réunion du Conseil national de sécurité tenue lundi dernier à la Présidence, pour exprimer sa colère devant les cas de meurtre et violences injustifiées, de l’œuvre des policiers, gendarmes, gardes pénitentiaires,… et qui font les choux gras de la presse, depuis quelque temps. Pour Macky Sall, rien n’explique cette violence aveugle à l’endroit des populations civiles qui, pour la plupart, ne représentent aucun danger pour la sécurité, au moment où elles sont mâtées.
Il nous est revenu, qu’au cours de cette rencontre, qui a réuni le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, celui des Finances, les Généraux, le Directeur général de la Police nationale (Dgpn), le Haut Commandant de la Gendarmerie entre autres, le chef de l’Etat a pointé le doigt sur la façon dont certains éléments sont formés. Raison pour laquelle, il a demandé que le contenu des formations soit revu, pour mieux professionnaliser et gérer ces éléments, appelés à rétablir l’ordre en cas de nécessité.
Pour rappel, sous ce chapitre, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (Lsdh) indiquait récemment au cours d’une conférence de presse, que de 2000 à nos jours, plus d’une vingtaine de personnes ont trouvé la mort dans les commissariats de police ou brigades de gendarmerie. Compte non tenu des brutalités exercées en public sur des personnes supposées coupables d’un délit. Le cas de Kékouta Sidibé, du nom de ce jeune kéduvin présumé dealer de drogue, est encore frais dans les mémoires. Tout comme celui de Ibrahima Samb, un jeune apprenti-chauffeur, retrouvé mort dans un véhicule particulier à Touba, du fait de la police. Il y a aussi le cas de Cheikh Mawlany Sané qui a fait l’objet le 1er décembre dernier, de brutalités inouïes qui lui ont été fatales et pour lesquelles deux gardes pénitentiaires de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss ont été arrêtés et placés en garde à vue.
Même si des arrestations ont été opérées comme promis par le Garde des Sceaux ministre de la Justice Me Sidiki Kaba, le président de la République n’a pas pu contenir sa colère durant cette longue réunion et demande que cessent ces agissements…
Dakaractu

Quel internet choisir?

Accès à internet au Sénégal : Quel opérateur choisir ?
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Aujourd’hui au Sénégal tous les opérateurs de téléphonie mobile ont des offres de forfaits 3G+. Ces derniers permettent à chaque Sénégalais d’accéder à internet avec un outil comme le téléphone mobile.
Il y a de cela quelques années, se connecter à internet était une affaire de luxe. Cependant, l’arrivée des téléphones de plus en plus modernes et surtout intelligents accompagnés de l’avènement de la 3G+, l’accès à internet devient une chose banale.
De nos jours, presque l’ensemble des Sénégalais disposent de téléphones portables qui leur donnent la possibilité d’accéder à internet après l’activation d’un forfait auprès d’un opérateur. Il suffit d’avoir une puce ou une clé 3G pour surfer.
Toutefois, nous pouvons noter une grande diversité dans les forfaits et la qualité de connexion proposés aux utilisateurs. Par conséquent, essayons de voir ce que les trois acteurs du milieu de la téléphonie mobile au Sénégal nous proposent.
Les forfaits 3G+ au Sénégal
Avec Orange : surfer sur internet n’est pas permis à n’importe qui !
Nom du forfait     Coût (en FCFA)
Pass 30 n     250
Pass 1 heure     500
Pass 3 heures     1 000
Pass 1 jour     2 000
Pass 1 semaine/ 3Go     12 500
Pass 1 mois/ 5Go     25 000
Il faut savoir que la connexion chez Orange est critiquée avec ardeur par les utilisateurs, par l’ensemble des internautes sénégalais. Sur les réseaux sociaux, l’opérateur numéro un est traité «d’arnaqueur». Pour la plupart des utilisateurs, Orange fait des publicités mensongères, donc les offres ne correspondent pas à la réalité.
En effet, Orange compte le plus grand nombre d’abonnés, du coup, l’entreprise fait plusieurs milliards de bénéfices chaque année, mais elle ne fait aucun effort pour rabaisser les coûts de ses services ou leurs qualités.
Nous précisons aussi qu’Orange offre des Pass appelés illimix :
- illimix 500f : illimité sur vos appels et SMS de 8h à 20h avec 10 Mo d’internet ;
- illimix 1 500f : illimité sur vos des appels et SMS de 8h à 20h avec 50 Mo d’internet ;
- illimix 2 400 : illimité sur vos appels et SMS pendant 24h et 250 Mo d’internet ;
- illimix 9 900 : illimité sur vos appels et SMS pendant 7 jours et 1Go d’internet.
Avec Tigo : surfer sur internet à des prix défiant toute concurrence !
Nom du forfait     Coût (en FCFA)
No Limit 1 jour     500
No Limit 1 semaine     3000
No Limit 1 mois     1 0000
No Limit 1 mois Duo     15 000
Essentiel 1 jour/ 20 Mo     200
Essentiel 1 mois/ 1 Go     2500
Nous rappelons que Tigo est le dernier à offrir la 3G+. Précisément c’est le 16 décembre passé qu’il a effectué son lancement en ciblant seulement Dakar ville, Dakar banlieue et la ville de Touba. Conséquemment, il faudra encore un peu de temps afin de pouvoir comparer la qualité de la connexion. Pour le moment sachez que c’est Tigo qui propose les coûts les plus bas du marché.
Même si c’est l’opérateur préféré des populations de la campagne, Tigo est en baisse de production depuis un bon moment. L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) a indiqué dans son dernier rapport que la filiale de Millicom a perdu des milliers de clients. Donc, il est resté durant un bout de temps sans progresser. D’ailleurs son grand retard de disposer de la 3G+ en est une preuve.
Avec Expresso : surfer sur internet, téléphoner et envoyer des SMS comme vous voulez !
Nom du forfait     Offre     Coût (en FCFA)
Chrono 4 Heures     4H d’internet- 4H d’appels- 400 SMS     390
Chrono 24 Heures/200 Mo     2H d’internet- 2H d’appels- 200 SMS     590
Mega Chrono     1Go d’internet- 10H d’appels-1000 SMS     4 900
Go-net     10 Go d’internet     19 000
Comme vous l’avez constaté, Expresso offre plus que ses concurrents. Il donne la possibilité à ses abonnés d’avoir des appels et des SMS dans son réseau. En effet, c’est l’opérateur qui fait la différence depuis son arrivée au Sénégal.
A la même période que son concurrent perd des clients, Expresso lui double son nombre d’abonnés. En effet, dès son arrivée, le Soudanais a révolutionné le marché de la téléphonie mobile au Sénégal.
Malgré ses promotions presque toutes les semaines avec des avantages multiples pour le client, le troisième opérateur à arriver au Sénégal est désavoué. Cela à cause de la très mauvaise qualité de son réseau. Les utilisateurs déplorent le réseau lors des appels téléphoniques et aussi avec la connexion 3G+.
Quel opérateur choisir pour une meilleure connexion 3G+ ?
Notons que chez les trois opérateurs, pour avoir une clé 3G+ il faut débourser 19 000 F. Les puces sont à 1000F aussi. Mais la grande différence se trouve au niveau des forfaits et surtout de la connexion.
Par contre, Tigo attire notre attention, même s’il est le dernier à arriver sur le marché de cette technologie. Pour l’instant le «bleu-blanc» occupe la tête du peloton quand il s’agit de coût et de la qualité sur la connexion. Tigo a osé défier ses concurrents dans les prix, si nous pouvons le dire ainsi. Et d’après nos tests, la connexion est meilleure, comparée aux autres opérateurs.
Alors vous aussi, confrontez les prix et les connexions afin de choisir votre opérateur pour mieux accéder à internet !
Seneweb

l'e-tax débarque au Sénégal

Le fisc se dote de l’application e-tax pour alléger le paiement des impôts
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La semaine dernière, la direction générale des impôts et des domaines (Dgid) a lancé l’application e-tax. Cette application permet désormais aux usagers de déclarer et de payer en même temps leurs impôts sans se déplacer dans les bureaux du fisc.
Cette dématérialisation des procédures offre un gain de temps et la fin des files d’attente aux guichets de l’administration.
D’après Seynabou Niang Thiam, la directrice générale de la Dgid, « cette entrée dans la télé-déclaration va offrir aux usagers un gain de productivité et de temps, une réduction des coûts, une meilleure traçabilité et une maîtrise des échanges avec l'administration fiscale ». De plus, elle va améliorer la qualité des services rendus et une meilleure disponibilité des statistiques.
L’application e-tax fonctionne avec un nom d'utilisateur et un mot de passe. Son lancement marque également le lancement officiel des télé-procédures au Sénégal.
Ecofin

25/12/2013

L'arachide ne vaut plus une cacahuète...

La production d'arachide au Sénégal
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La campagne de commercialisation de l’arachide débute à peine au Sénégal. On attend cette année une production d’environ 700 000 tonnes comme l’an dernier, mais cette année, producteurs et huiliers sont à couteaux tirés sur le prix du kilogramme.
« Sur les 14 000 villages du Sénégal, 13 000 font de l’arachide ». Autant dire que la question du prix du kilogramme a des conséquences sociales importantes.
Cette année, le comité national interprofessionnel de l’arachide a fixé le prix du kilo à 200 francs CFA (30 centimes d‘euros), en augmentation de 5% par rapport à l’an dernier. Une décision prise contre l’avis des fabricants d’huile d’arachide, les transformateurs, qui affirment faire face à une baisse des cours mondiaux de l’huile d’arachide de plus de 30% déjà cette année.
« On est disposé à acheter les graines, mais pas au-dessus de 130 francs CFA le kilo », explique Fabrice Bidault, le directeur général de Copéol. « Si j’achète 100 000 tonnes à 200 francs, vu les cours actuels de l’huile, je vais perdre 5 milliards. Je préfère ne pas mettre mes machines en marche », conclut-il.
«130 francs FCFA le kilo, c’est indécent », répond Sidy Ba, secrétaire général du CCPA, le Cadre de concertation des producteurs d’arachide. Il faut bien que les paysans gagnent un peu d’argent. Et d’ajouter : « Les problèmes des huiliers du Sénégal, on peut les comprendre, mais ce n’est pas à nous de payer la facture ».
A la Sunéor, le première fabricant d’huile du pays, on ne cache plus être au bord du dépôt de bilan avec 20 000 tonnes de stock d’huile non vendues. « Même si on voulait, on n’aurait pas la liquidité pour acheter les graines à ce prix », explique Thiendiaté Bouyo Ndao, le directeur général de Sunéor. « Et si on ferme, ce sera au moins un millier de licenciements ».
Les huiliers demandent donc au gouvernement de mettre la main à la poche et de subventionner les producteurs. Réponse du ministre sénégalais de l’Agriculture, Papa Abdoulaye Seck : « Nous restons ouverts au dialogue avec les huiliers du Sénégal, mais le gouvernement subventionne déjà les semences, les engrais et le matériel agricole. Si on veut qu’il subventionne de surcroît les prix aux producteurs, c’est trop demander ».
Quant aux producteurs, ils demandent surtout au gouvernement de donner des autorisations aux importateurs étrangers. Mais seront-ils là cette année ? La question semble se poser. D’après plusieurs sources, certains se seraient déjà manifestés. Les huiliers n’y croient pas vu le contexte international, mais les producteurs restent confiants : « Nos graines trouveront preneurs ».
Carine Frenk/RFI

Le Gamou de Tivaouane: le 10 janvier

Gamou 2014: l'Etat a pris toutes les dispositions pour la tenue de l'événement
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Le ministre de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, a assuré, mardi à Dakar, que toutes les dispositions seront prises pour un bon déroulement du Gamou prévu le 10 janvier prochain à Tivaoune.
‘’Le gouvernement prendra toutes les dispositions pour une parfaite organisation du Gamou. Nous sommes disposés à tout mettre en œuvre pour le déroulement du Maouloud ’’, a-t-il dit lors de la réunion nationale consacrée aux préparatifs du Gamou de Tivaouane.
Les membres du comité d’organisation du Gamou de Tivaouane et les chefs de service ont passé en revue tous les volets de l’organisation. Il s’agit de la santé, de l'hygiène, de l'assainissement, de l'électricité, du transport, de la sécurité, etc.
En guise de réponse aux préoccupations soulevées, le ministre de l’Intérieur a assuré que son département et l’Etat du Sénégal ''ne ménageront aucun effort pour mener à bien les préparatifs du Gamou''.
A cet effet, M. Diallo annoncé, concernant les exigences médicales, que les médicaments seront réceptionnés, cinq jours avant l’événement religieux, dans les différents centres de santé, afin d’éviter les ruptures.
S’agissant du volet assainissement, il a soutenu que le directeur général de l’Office national de l'assainissement (ONAS) sera saisi afin qu’il statue sur la station d’épuration de Tivaoune. ‘’ Nous en parlerons avec le directeur général, afin de voir si elle sera fonctionnelle durant le Gamou’’, a-t-il ajouté.
Abdoulaye Daouda Seck a assuré que la la Société nationale d'électricité (SENELEC) ''prendra toutes les dispositions'' pour alimenter en électricité les sites d’hébergement conformément à la demande du Comité d'organisation.
‘’Il ne nous reste que la Société des eaux (SDE) et cela ne dépend pas de ma responsabilité, mais le gouverneur de la région de Thiès va coordonner avec le directeur général’, a-t-il dit, annonçant la mise à la disposition du comité d’organisation de 40 camions citernes et de 100 toilettes mobiles.
Serigne Abdoul Aziz Sy, porte-parole de la famille d’El Hadj Malick Sy, et son cousin Serigne Mbaye Sy Mansour, ont assisté à la réunion de préparation.
Le Maouloud commémore la naissance du prophète Mouhamad (PSL). Tivaouane accueille des milliers de pèlerins à cette occasion.
La Tidjania a été fondée par Sidi Ahmed Al Tidjani, né en Algérie en 1737 et décédé à Fez (Maroc), en 1815. L’essor de la confrérie en Afrique occidentale est dû à El Hadj Omar Tall (1794-1864), qui revint de la Mecque (Arabie Saoudite) avec le titre de khalife des tidjanes.
En pays wolof (Sénégal), le mérite de la propagation de l’ordre revient à El Hadj Malick Sy, né en 1855 près de Dagana, dans l'actuelle région de Saint-Louis (Nord).
En 1902, El Hadj Malick Sy se fixa définitivement à Tivaouane qui devint, sous son impulsion, un centre d’enseignement et de culture islamique. A son implantation dans cette localité de la province du Cayor, ce guide lança la commémoration du Maouloud.
A sa disparition, en 1922, son fils Ababacar Sy devient le premier khalife. Mansour Sy, le frère du défunt, lui succéda en 1957, mais mourut quatre jours plus tard. El Hadji Abdoul Aziz Sy "Dabbakh" (1904-1997) succède à lui, pour une période de 40 ans (1957-1997).
Il est remplacé par Serigne Mansour Sy "Borom Daraji" (le maître de l'école coranique, en wolof), qui décède le 8 décembre dernier à Paris (France). Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy dit "Maktoum" est le nouveau khalife des tidjanes.
SK/AD/APS

24/12/2013

Haïdar se marie à Cap

Le ministre Aly Haïdar s’offre un mariage royal au Cap Skiring
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Une dizaine de bœufs immolés, 200 invités, un orchestre venu de Guinée Bissau pour l’animation…Ce sont là quelques détails du mariage grandiose que s’est offert le ministre Aly Haïdar de la Pêche et des Affaires Maritimes. La cérémonie a eu lieu au Cap Skiring, selon L’Observateur qui rapporte l’information ce lundi.
Le ministre est tombé sous le charme d’une certaine Mamy Diatta comme un cadeau à Diembéring, village rendu célèbre par une chanson de Metzo Diatta, offert par la nature, à force de se rendre dans la localité pour s’occuper de questions écologiques. L’utile et l’agréable bien combinés, pourrait-on dire.
Seneweb

Les ordures du Magal

Lendemain de Magal : La grande foule humaine cède la place aux tas d’ordure
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Les pèlerins ont abandonné la ville sainte de Touba à elle-même, avec les ordures du lendemain de Magal. Des excréments de bêtes, des déchets, des sachets d’eau entre autres, campent le décor d’une ville qui se vide de plus en plus de ses hôtes. L’essentiel de leur mission accomplie, les fidèles précipités par d’autres services n’ont pas attendu longtemps pour prendre le chemin du retour. Ils sont estimés à des milliers de gens, ce qui se sont très vite remis sur le chemin du retour dès les premières heures d’après Magal. Ils ont ainsi abandonné une ville, qui à peu prés durant une semaine, les a accueilli nourri et servi. Désertant brusquement les lieux saints, les pèlerins temporaires décantent un embouteillage physique et en créent une autre, grave cette fois-ci. L’énorme quantité d’aliments consommés en ces jours de grâce et les nombreuses bêtes égorgées ont engendré des tonnes d’ordures qui demandent une autre grande mobilisation pour faire respirer la cité de Khadim Rassoul.
Des trous de déchets non remballés, des feuilles de banane glissantes, encore des sachets de boisson et autres bouteilles plastiques, éparpillés par ci et là, dans tous les cites d’hébergement et les rues, constituent des obstacles graves, qui peuvent générer des accidents. Même si certains talibés se sont évertués à ramassés des sachets d’eau, jetés par terre, cela est loin de suffire pour assainir les tonnes d’ordures qui envahissent la ville sainte.
« Nous savons que ça ne suffit pas, mais ça peut aider à faciliter la tâche aux ramasseurs des ordures. C’est parce que les gens sont fatigués et sont entrain de se reposer », dixit un volontaire seul dans son travail.
« C’est ça aussi le Magal, quand des millions de personnes se donnent rendez-vous à un lieu pendant une durée bien déterminée, il faut qu’il y ait des effets de ce genre », selon Boubacar Bâ qui a tenu tout de même, à estimer qu’il n’y pas de souci à se faire pour çà « La saleté sera très vite dégagée des lieux » rassure t-il.
« C’est le même décor que connait Touba après chaque Magal , en moins d’une semaine, il n’y aura plus un seul sachet qui traîne» assure cette habitante de Touba, qui donne l’air de maîtriser ce qu’elle dit.
Ces saletés abandonnées à tout bout de champ et à chaque coin de rue attendent d’être ramassés par les services appropriés. Non Seulement pour permettre à la cité religieuse de retrouver son cadre, mais surtout pour éviter que des conséquences collatérales en découlent.
Dakaractu

Les Russes pêchent illégalement au Sénégal

Pêche illicite Quatre Bateaux russes surpris sur les côtes sénégalaises
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Suite à une opération de surveillance de l’aviation française qui secondait la direction de la protection de la  surveillance des pêches sénégalaises, quatre navires industriels russes ont été surpris au large des côtes casamançaises en pleine action de pêche. Selon  Haïdar El ALY, ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes et nouveau jeune marié, deux de ces navires ont pu être identifiés tandis que les deux autres avaient caché leur identification. Ces navires, a-t-il assuré sur les ondes de la RFM, dépendent de l’Agence fédérale de la pêche de Russie. Le ministre a assuré que ces navires ont été arraisonnés et que ses services vont saisir l’agence Russe. Concernant la sortie  du GAIPES qui soupçonnait que des licences de pêches aient été octroyés dernièrement et illicitement aux russes, le ministre a refusé de se prononcer là-dessus, estimant que ce sont des théories « source d’intérêt privé ».
Dakaractu

Revue de presse Dakaroise

Revue de presse du 23/12/2013: Les journaux font le bilan du magal 2013
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Les quotidiens parvenus lundi à l’APS traient pour l’essentiel du magal 2013 en s’attelant à dresser le bilan de cet événement religieux annuel commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme, une des principales confréries musulmanes sénégalaises.
« La 119ème édition du grand magal de Touba a été célébrée, hier (dimanche) dans la ville sainte avec ferveur. Touba (capitale du mouridisme, située au centre du Sénégal) a été (…) le centre du monde » le temps de cette commémoration, rapporte le quotidien Enquête, citant une dépêche de l’Agence de presse sénégalaise.
« Pour les besoins du magal de Touba, Dakar s’est vidée de la quasi-totalité de ses habitants, au regard des files de voiture qui cherchent à rallier la ville sainte et le ralentissement des activités. Pour les deux à trois jours (prévus pour cet événement), tout donne l’impression que la capitale sénégalaise déménage à Touba », rapporte Le Quotidien.
« Plus de cinq millions de pèlerins à Touba », indique L’As, faisant état d’une baisse sensible du nombre d’accidents pour l’édition 2013. Le journal relève toutefois que plus de 190 personnes ont été arrêtées au cours du magal pour diverses infractions.
« La 119ème édition, du grand magal de Touba a battu tous les records d’affluence (…) », signale le journal, en citant le président de la commission communication et culture de l’organisation de cet événement, Serigne Abdou Lahat Mbacké Gaïndé Fatma.
Ce responsable a salué le travail réalisé par les services de l’Etat, mais « a admis que des efforts supplémentaires s’imposent », écrit le même quotidien, soulignant que le magal 2013 s’est cependant « déroulé avec un minimum de désagréments ».
« Touba, la magie des chiffres », affiche L’Observateur distillant quelques statistiques dont celles faisant état de plus de 9.000 exemplaires du Coran lus en 15 jours. De même, 33 citernes d’eau infectée ont été retournées à Dakar, sans compter 7 morts enregistrés sur les routes et 289 enfants égarés. Des statistiques parmi d’autres.
Le Populaire également s’intéresse aux chiffres. Le journal note de son côté que le magal 2013 a été moins meurtrier que celui de l’année dernière. Toutefois, selon la même publication, la poussière et le manque d’eau ont indisposé les fidèles.
« L’eau, la seule fausse note », confirme à sa manière Direct Info. « Macky Sall a réussi la prouesse de remettre de l’orthodoxie républicaine dans les rapports entre l’Etat et Touba. Il ne s’est pas agenouillé devant le khalife Cheikh Maty Lèye, mais il a fait accepter que l’Etat partage une certaine sacralité avec le pouvoir spirituel », commente ce journal.
« Tant dans la posture, le discours courtois, le poids des mots, la justesse des propos, l’absence de démagogie dans ce que l’Etat peut faire et ce qu’il ne peut pas faire pour le moment participent de la restauration de la République. Macky Sall a gagné cette bataille », ajoute le commentateur de Direct Info.
Walfadjri évoque aussi le magal mais sous l’angle de l’acte 3 de la décentralisation, lancé officiellement le 19 mars 2013 et dont la « mise en exécution va certainement bouleverser l’architecture institutionnelle sur laquelle le Sénégal reposait jusqu’ici ».
« Cependant, le cas de Touba reste toujours en suspens. Faudrait-il soumettre Touba à la même rigueur des textes sur la décentralisation ? Le statut de Touba doit-il changer ? Autant de questions posés aux élus et aux religieux de la cité mouride », ajoute Wqalfadjri.
Justement, Le Quotidien annonce pour Touba un nouveau programme de 200 milliards. « La modernisation de la capitale du mouridisme tient à cœur tous les chefs d’Etat qui se sont succédé au Sénégal ainsi que les différents khalifes généraux », fait remarquer le journal.
« Après Wade, qui a lancé le projet +Touba, ville du futur+, son successeur (Macky Sall) compte mettre en place un nouveau programme de 200 milliards de francs CFA, pour sortir la deuxième ville du Sénégal de son statut de village », renseigne Le Quotidien.
Senego

Aide à l'agriculture commerciale

Banque Mondiale au Sénégal: 43 milliards de FCfa pour développer l’agriculture commerciale
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Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un financement, sans intérêt, de 86 millions de dollars, soit près de 43 milliards de FCfa. L’objectif est  d’aider le Sénégal à transformer son agriculture commerciale, promouvoir une gestion durable des terres et associer les communautés locales aux entreprises agro-industrielles.
Une enveloppe de près de 43 milliards de FCfa vient d’être octroyée, par la Banque mondiale, à l’Etat du Sénégal afin de l’aider à transformer son agriculture commerciale, promouvoir une gestion durable des terres et associer les communautés locales aux entreprises agro-industrielles ainsi qu’à des programmes de gestion des terres, de l’eau et des forêts. Cet appui de l’institution financière internationale intervient dans la Stratégie de croissance accélérée (Sca), indique un communiqué. Plus de 10.000 personnes bénéficieront directement de ce financement ainsi que 100 entreprises non agricoles représentant un ensemble de petits exploitants, d’ouvriers salariés et de petites et moyennes entreprises. Ces dernières seront appuyées en irrigation. La Banque mondiale précise que plus de 65 % des bénéficiaires du projet sont des femmes qui représentent aussi la majorité des salariés.
Dans la note, Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, soutient que pendant longtemps, le développement de l’agriculture commerciale a pâti d’un manque d’investissements adéquats, le rôle crucial du secteur agricole dans la lutte contre la pauvreté ayant été sous-estimé. Il estime que ce type de programme permettra de concrétiser la stratégie du Groupe de la Banque mondiale visant à transformer l’agriculture sur l’ensemble du continent africain et à mettre fin à l’extrême pauvreté tout en promouvant une croissance inclusive. Selon M. Diop, ce nouveau « Projet de développement durable et inclusif de l’agro-industrie », approuvé, représente un exemple innovant du plan d’action du Groupe de la Banque mondiale au Sahel. Il permettra, dit-il, de concrétiser la promesse de la communauté internationale de contribuer à doubler la superficie des terres irriguées au Sahel, de 400.000 à 800.000 hectares, au cours des cinq prochaines années.
La Sca du Sénégal vise à diversifier les exportations agricoles, augmenter les échanges commerciaux et promouvoir les investissements directs étrangers ainsi que les investissements nationaux dans le secteur agricole. Aussi la Sca a-t-elle identifié 15 pôles de croissance dans le secteur agro-industriel pour des chaînes de valeur au potentiel élevé. Six de ces pôles sont situés le long du fleuve Sénégal, une zone d’intervention prioritaire de ce projet. Sept des 15 pôles ont un solide potentiel pour l’horticulture et les exportations y sont en hausse (elles sont passées de 2.700 tonnes en 1991 à plus de 31.000 tonnes en 2010 et pourraient encore se développer considérablement).
Agriculture commerciale 1VALLÉE DE NGALAM ET LAC DE GUIERS, LES RÉGIONS CIBLÉES
Le financement de 43 milliards de FCfa que la Banque mondiale vient d’approuver pour le Sénégal, intégrant la Stratégie de croissance accélérée (Sca), va cibler deux régions agricoles : la vallée de Ngalam et le Lac de Guiers, qui présentent certains avantages. Le choix de la banque s’explique par le fait que ces deux localités suscitent un intérêt très fort du secteur privé et disposent des sols fertiles et des parcelles de terre de 15.000 et de  40.000 hectares qui se prêtent à l’exploitation commerciale. « Au Sénégal, le secteur agricole est l’objet d’un intérêt croissant du secteur privé, » constate Vera Songwe, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.
A son avis, en s’attaquant aux principaux obstacles qui entravent la croissance de l’agriculture, comme le manque d’infrastructures et d’irrigation ou  encore le manque d’accès aux terres, ce projet stimulera la croissance. Il permettra aux petits exploitants d’augmenter leurs revenus et leurs rendements tout en préservant l’environnement et en favorisant l’adoption de pratiques de gestion durable des terres, espère Mme Songwe.
A travers ce financement, la banque fournira de l’assistance technique aux communautés rurales et aux petits exploitants qui pratiquent l’agriculture commerciale. Pour prévenir le risque d’accaparement des terres par les élites, le projet est conçu de telle sorte  que les communautés rurales, elles-mêmes, prendront, de manière participative, les décisions d’attribution des terres et seront les bénéficiaires des accords conclus avec les investisseurs. Jean-Philippe Tré, agroéconomiste senior à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet, soutient que ce programme vise le développement durable et inclusif de l’agro-industrie au Sénégal.
A. DIAW/Le Soleil

ça vole bas chez Sénégal Airlines...

Sénégal Airlines : le PDG accusé de rétro commissions
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Alors que Sénégal Airlines se débat pour se maintenir en vie, son directeur général, Edgardo Badiali est visé par des documents pour des dépenses sortant parfois du cadre direct de l’activité de la compagnie aérienne.
Dans une lettre ouverte à Macky Sall, président de la République du Sénégal et publiée avec les documents originaux dûment cachetés, dans Dakaractu, un groupe à la « fibre patriotique » selon ses propres termes, dénonce la gouvernance dispendieuse d’Edgardo Badial. « Retenez votre souffle, et ceci n’a rien d’une stigmatisation (par amour pour notre pavillon national) au moment où son personnel trinque », écrit l’auteur avant d’allonger la liste des dépenses honnies : un salaire mensuel net de 12 152 € soit 7 971 189 francs CFA, une résidence à  3 004 340 francs CFA par mois (4 580 €), des frais d’entretien de la piscine à 250 000 francs CFA, 50 000 FCFA par mois pour le gasoil du groupe électrogène, un véhicule 4×4 loué à 2 millions de FCFA par mois (3 000 €) et conduit par un chauffeur rémunéré 250 000 FCFA.
D’autres méthodes de gestion lui sont reprochées notamment avec les accords fournisseurs, le DG étant accusé de bénéficier de rétro commissions. Le groupe cite alors l’exemple de l’affrètement en ACMI d’un avion souvent en panne et entraînant de ce fait la location d’autres avions. « A titre d’exemple, au moment où le personnel réclamait son salaire de novembre non encore payé à cette date du 20 décembre 2013, Monsieur (le Directeur général n.d.l.r.) préfère payer 1 200 000 dollars à trois fournisseurs dans le but de récupérer des rétro commissions. »
Lancée sous le régime de l’ex-président Abdoulaye Wade en 2009 pour remplacer la défunte Air Sénégal International, Sénégal Airlines est empêtrée dans des difficultés financières. Très endettée, elle peine à assurer régulièrement ses dessertes notamment avec des retards ou des annulations de vols, des défauts de pièces de rechange,…,  arriérés de salaires.
ANAC

23/12/2013

Le travail des enfants

Travail précoce: 2,7 millions d’enfants actifs au Sénégal
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« 500.000 enfants sont pris dans les pires formes de travail, y compris le travail domestique précoce des jeunes filles », a déclaré, mercredi dernier, le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables au ministère de la Femme, Niokhobaye Diouf. Il présidait la journée de restitution des réalisations des comités de protection de l’enfant dans douze départements du Sénégal initiés par Enda Jeunesse Action.
Selon le directeur des droits, de la protection de l’enfance et des groupes vulnérables, Niokhobaye Diouf, malgré les initiatives développées au Sénégal en matière de protection et de promotion des droits de l’enfant, il reste beaucoup à faire. A l’en croire, des violations de leurs droits sont toujours enregistrées et les enfants continuent de travailler. «Sur 2,7 millions d’enfants actifs au Sénégal, il y a 500.000 enfants qui sont pris dans les pires formes de  travail y compris le travail domestique précoce des jeunes filles, l’exploitation par la mendicité, la maltraitance, etc. », indique-t-il.
M. Diouf ne manquera pas de saluer l’initiative d’Enda Jeunesse Action dans la mise en place de mécanismes de protection des enfants avec une approche de type « multi-acteurs », car elle permet une prise en charge locale  des préoccupations de l’enfant.  De même que cette initiative anticipe sur la stratégie nationale de promotion de l’enfant qui devrait être validée à l’occasion d’un conseil interministériel et devrait permettre de mettre en place des outils en matière de schéma intégré de prise en charge des enfants, informe-t-il.
La coordonnatrice nationale de l’Association des enfants et jeunes travailleurs du Sénégal (Aejt), Khoudia Diop, par ailleurs membre du Mouvement  africain des enfants et jeunes travailleurs (Maejt), indique  203 aînés protecteurs s’activent dans la protection de l’enfant à Dakar, Pikine, Rufisque, Guèdiawaye, Thiès, Saint-Louis, Diourbel, Fatick, Diakhao et Kaolack. « Ces aînés sont  membres de la Coalition des acteurs pour la protection de l’enfant (Cape).
Ils  participent à l’identification des enfants victimes de maltraitance et font l’écoute, l’accompagnement et la prévention », confie-t-elle. « Quant à la coordination nationale de l’association des enfants et jeunes travailleurs du Sénégal, elle capitalise des expériences dans le domaine de la protection », fait savoir Khoudia Diop. A l’en croire, chaque année, l’Association des enfants et jeunes travailleurs (Aejt) organise des formations, des causeries, des émissions radio, des visites porte à porte pour sensibiliser et mieux protéger les enfants. « Aussi, nous avons pu mettre en place des groupes de base qui sont dans les quartiers, les villages pour permettre aux enfants non scolarisés de fréquenter l’école », indique-t-elle.
La coordination nationale des associations d’enfants  et jeunes travailleurs du Sénégal compte, en son sein, 18 associations parmi lesquelles 11 sont membres du Mouvement africain  des enfants et jeunes  travailleurs (Maejt) et 7 associations sont en observation. « Au Maejt, né en 1994 à Bouaké (Côte d’Ivoire), nous sommes actuellement 26 pays membres et 340 associations au niveau international », informe Khoudia Diop.
Maguette Guèye DIEDHIOU/Lesoleil

L’ETAT MOBILISE 12,3 MILLIARDS DE FCFA POUR ÉRADIQUER LE FLÉAU
La place d’un enfant de moins de quinze n’est nulle part ailleurs qu’à l’école française ou coranique moderne. Elle n’est ni dans les champs, ni dans les ateliers encore moins dans la rue en train de mendier. C’est du moins l’avis du gouvernement qui a dégagé 12,3 milliards FCfa pour venir à bout de ce fléau.
Pour partager cet engagement du gouvernement sénégalais consistant à lutter contre le travail des enfants et les pires formes de travail des enfants (qui date de 2005), à travers la ratification des conventions respectives 138 et 182, des comités intersectoriels ont été installés dans six régions du pays. En début de semaine, une rencontre s’est tenue sur la question à Thiès. Selon Ibra Ndoye, coordinateur de la Cellule nationale de lutte contre le travail des enfants basée au ministère de la Fonction publique, le Sénégal a adopté un plan cadre national de lutte. «Avec l’appui du Bureau international du travail, nous sommes en train de redynamiser et d’élargir ce cadre régional de Thiès à d’autres acteurs», confie-t-il. Un processus qui doit déboucher sur la mise en place d’un système d’observatoire et de suivi du travail des enfants installé dans la communauté rurale de Ngoundiane où le phénomène est important.
Au sortir de cette tournée de redynamisation, des comités intersectoriels à travers les régions de Saint-Louis, Thiès, Diourbel, Fatick, Kaolack et Dakar, en plus de l’installation de celui de Kédougou, un document cadre des plans d’action sectoriels à l’échelle régional va être mis en œuvre pour venir à bout, d’ici à 2016 (date butoir), de cette tare que constitue le travail des enfants, afin qu’elle soit éradiquée. «Avec un budget prévisionnel de 12 milliards 300 millions de FCfa, le Sénégal entend prendre le taureau par les cornes afin d’endiguer ce fléau du travail des enfants», soutient Ibra Ndoye. Pour Mamadou Mbengue, inspecteur du travail, représentant l’inspection régionale de Thiès, la législation concernant les entreprises est claire en la matière. «Nous organisons des visites inopinées et tout contrevenant à la législation du travail sur le travail des enfants est poursuivi conformément à la  loi en vigueur». Cependant, l’intervention de l’inspection du travail dans des activités menées dans le secteur informel pose beaucoup de problèmes. «C’est pourquoi l’approche multisectorielle est très importante, afin de pouvoir sensibiliser les parents qui pensent qu’ils ont le droit et même le devoir de faire travailler leurs enfants à leur guise, sans avoir de compte à rendre à personne », déclare Mamadou Mbengue.
D’où toute l’urgence, pour le comité régional sectoriel de lutte contre le travail et la maltraitance des enfants, à s’ouvrir aux organisations communautaires de base, aux syndicats, aux employeurs et aux organisations non-gouvernementales.
Mbaye BA/Seneweb

22/12/2013

Le fort de Dagana est devenu un hôtel

Le fort de Dagana est devenu un hôtel
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Le fort Faidherbe de Dagana a été transformé en hôtel. Les travaux de réhabilitation ont débuté depuis plusieurs mois. L’hôtel est composé de dix chambres et de quatre suites. Un site historique qui a marqué le Walo.
Situé entre le fleuve et le marché dans le quartier Kaw Dagana, le fort est un bâtiment imposant de par sa structure. Dans l’enceinte de l’établissement, deux vigiles assurent la sécurité et font le thé juste l’entrée. « L’endroit a complètement changé et c’est grâce à cet hôtel que les gens passent maintenant par ici. Il y avait des serpents et beaucoup de reptiles. Actuellement, il fait bon vivre et l’hôtel va faire évoluer les choses », confie Mamadou Moustapha Diop, un des vigiles. A l’intérieur de l’hôtel en construction, la réception est juste à droite, des chambres à gauche mais aussi à l’étage.
Le fort Faidherbe illustre bien le passage du colon dans cette localité du Sénégal pleine d’histoire. Sur cet endroit du fleuve, l’architecture du bâtiment est presque identique à celle des autres situés à côté du fleuve. Le fort de Dagana abrite beaucoup de sites de l’occupation européenne qui remonte vers les années 1800. C'est le cas des quais et des comptoirs.
Derrière le bâtiment, se trouve une piscine à côté de laquelle une plaque rappelle les événements qui se sont déroulés à côté du fleuve. « Sur la berge plate et maintenant boisée, nous avions acheté en 1820 un terrain de quelques hectares, à proximité du village. Nous avions construit une petite caserne entourée d’un quadrilatère du mur. On renforça plus tard cet ouvrage en enlevant des bastions aux quatre coins du mur d’enceinte qu’on reprit du même coup », écrit ainsi Léon d’Anfreville de la Salle (1909).
La garnison comportait en 1835 un lieutenant, un chirurgien, 32 sous-officiers et soldats. La protection des commerçants qui montaient faire la traite était la préoccupation principale des chefs de poste. Le poste de Dagana a été attaqué dans la matinée du 15 mars 1908 par Aly Yoro Dia, un marabout originaire de Fanaye, décidé à « mettre à mort tous ceux qui ne voudraient pas se convertir à la religion musulmane. Le marabout et une centaine de ses partisans armés ouvrirent le feu et se portèrent à l’assaut de la résidence en trois colonnes. Le combat dura plus d’une heure et les assaillants furent repoussés, après avoir subi de lourdes pertes ».
La transformation du fort est très bien appréciée par les populations qui attendent beaucoup des retombées de ce futur hôtel qui va bientôt démarrer ses activités. Les jeunes du quartier pensent ainsi sortir du chômage.
Aziz Bane·jeu/Cestinfo

Nouveau bateau entre Dakar et Rufisque

Un bateau de 200 places acquis par le Cosec va assurer la desserte Dakar-Rufisque
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Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a acquis un nouveau bateau passagers d’une capacité de 200 places destiné à assurer bientôt la liaison maritime Dakar-Rufisque, annonce un communiqué de l’organisation. Le bateau, d’un coût de plus d’un milliard de FCfa, est baptisé du nom du génie tutélaire de la ville de Rufisque, Mame Coumba Lamb. Prévu pour décongestionner Dakar, il a été mis à l’eau au cours du week-end du 14 au 15 décembre, dans le bassin à flot du port de commerce de Pallice, à la Rochelle (France).
C’était lors d’une cérémonie en présence d’une délégation sénégalaise, précise le communiqué. La délégation était composée du directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du ministère des Affaires maritimes, du directeur général du Cosec, du directeur général du Consortium sénégalais des activités maritimes (Cosama), du représentant de Ocea Sa, fournisseur du bateau, etc. « Cette mission de suivi et de contrôle des travaux du bateau, dépêchée par le Sénégal, s’est dit satisfaite de sa tâche qui consistait à certifier l’achèvement des travaux de mise à l’eau du navire Mame Coumba Lamb et de livraison des moteurs de propulsion », ajoute le communiqué. Avant la réception définitive du navire par l’Etat du Sénégal, poursuit-on, les réglages nécessaires seront faits par les techniciens.
Un planning, déjà élaboré, permettra à la mission de suivi d’envoyer, en mi-janvier, trois inspecteurs des Affaires maritimes à la Rochelle afin d’assister aux essais à quai et en mer du bateau. Le Cosama suggère d’envoyer deux techniciens chargés de la conduite et de la maintenance durant les essais techniques.
« L’exploitation du bateau passagers ralliant Dakar à Rufisque est vivement attendue en ce sens qu’elle permettra de décongestionner le trafic routier sur Dakar, d’améliorer les infrastructures de transport, de réduire la pollution ainsi que la fréquence des accidents et les frais d’entretien des routes mais aussi de servir de voie d’évacuation en cas d’inaccessibilité de l’axe routier », lit-on dans le communiqué.
Malick CISS/Lesoleil