25/01/2014

Pauvreté de l'agriculture

Les exploitations agricoles familiales vivent ’’une extrême pauvreté’’
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Quatre-vingt-cinq pour cent des exploitations familiales agricoles du Sénégal se trouvent dans ‘’une pauvreté extrême’’, a révélé, vendredi à Dakar, le directeur général de l’initiative prospective agricole et rurale (IPAR), Ibrahima Athie.
"Au Sénégal, 85% des exploitations agricoles familiales sont dans une extrême pauvreté. Seulement, 8 à 15% des exploitations agricoles familiales s’en sortent", a dit M. Athie, au cours d’un panel "Emploi des jeunes et agriculture au Sénégal" organisé par la FAO et l’IPAR.
Selon la Fédération des Ong du Sénégal (FONGS-Action paysanne), 95% des exploitations agricoles du Sénégal sont de type familial et il s’agit de la forme dominante qui produit la majeure partie de la production alimentaire d’origine nationale et des produits primaires exportés.
Elle ajoute que 91% de la main d’oeuvre des exploitations agricoles est familiale et est constituée de 57% d’hommes contre 43% de femmes.
"Les exploitations familles pauvres ne disposent ni équipements agricoles ni bétail, des choses extrêmement importantes en milieu rural pour la production", a indiqué Ibrahima Athie, soulignant que sur les 300.000 demandeurs d’emplois par an au Sénégal, 150 mille viennent du milieu rural et sont sans qualification.
"C’est pourquoi, a-t-il estimé, la politique d’emploi de l’Etat doit refléter la politique agricole".
Selon Saliou Diop, membre de l’académie nationale des sciences et techniques du Sénégal, cette pauvreté des exploitations agricoles familiales sénégalaises est d’autant plus normal que 70% des acteurs de l’agriculture n’ont aucune formation.
"Alors, comment voulez-vous avoir une agriculture prospère et durable ? ", s’est-il interrogé, soutenant qu’il faut indispensablement former les agriculteurs.
Afriscoop

Le travail dépend de l'école

60% des demandeurs d’emplois n’ont pas bouclé le cycle primaire
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Au Sénégal, 60% des demandeurs d’emplois n’ont pas achevé le cycle de l’enseignement primaire, a affirmé vendredi à Dakar, Jean Pierre Senghor, directeur de cabinet du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de Promotion des valeurs civiques (MJEPVC).
"Il y a trois catégories de demandeurs d’emplois au Sénégal. La première catégorie est constituée de gens qui n’ont pas bouclé le cycle primaire. Cette catégorie constitue 60% des demandeurs d’emplois. C’est ahurissant et cette catégorie demande un traitement social", a dit M. Senghor, au cours d’un panel sur "emploi des jeunes et agriculture au Sénégal" organisé par la FAO et l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale).
Poursuivant son exposé, le DC du MJEPVC a dit que la 2eme catégorie est formée par des diplômés sans emploi et qui, "contrairement à ce que l’on pense, ils ne dépassent pas 12%".
"Et la 3eme catégorie est constituée de personnes qui ont une qualification professionnelle. Dans celle ci, on retrouve les couturiers, les cordonniers, les mécaniciens...Pour chaque catégorie, il y a un projet du ministère en vue pour régler la problématique de l’emploi", a ajouté Jean Pierre Senghor.
Selon lui, les domaines agricoles communautaires (DAC) au nombre de neuf qui seront lancés par le gouvernement sont conçus pour apporter des réponses aux demandes d’emplois de la première catégorie. "30.000 ha seront aménagés. Ainsi, il sera possible de créer 300.000 emplois dans les cinq prochaines années. Il faut oser et aller vers des grandes exploitations agricoles. Les DAC sont choisis en fonction des zones agro écologiques", a dit M. Senghor, par ailleurs ingénieur agronome.
Ces domaines agricoles communautaires seront créés du nord au sud, a-t-il précisé, soulignant que deux bailleurs se sont déjà manifestés, avec respectivement 700 milliards et 60 milliards de FCFA.
"Mais l’Etat va commencer en y mettant ses propres sous. Pour une fois, il y a une volonté politique affichée pour y foncer", a-t-il indiqué, avant d’annoncer le lancement avant le 15 février prochain dans 7 régions du pays du projet d’appui à entrepreneuriat des femmes et des jeunes en milieu rural.
Ce projet financé par la Banque africaine de développement (BAD) va favoriser, entre autres, la création d’unités de transformation des produits locaux.
Afriscoop

Les loyers baissent!

La loi sur la baisse des loyers au Sénégal promulguée
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Le président sénégalais Macky Sall a promulgué la loi prévoyant des baisses du prix des loyers de 4 à 29% dans le pays, qui devront être effectives à compter du mois de février, a appris l'AFP vendredi de sources officielles.
Cette loi destinée à permettre un meilleur accès au logement au Sénégal, avait été adoptée à l'unanimité par les députés le 15 janvier. Elle a été signée mercredi par le président Sall, actuellement en déplacement à l'étranger, et par son Premier ministre Mme Aminata Touré, selon un fac-similé publié par le journal privé Sud Quotidien.
Sa promulgation a été confirmée à l'AFP par la présidence sénégalaise et des responsables à l'Assemblée nationale.
A la suite de cette promulgation, "la loi entre en vigueur et les baisses devront être appliquées à partir du mois de février", a indiqué un député membre de la majorité parlementaire.
La loi concerne la "baisse des loyers n'ayant pas été calculés suivant la surface corrigée". Elle fixe une baisse de 29% pour les loyers inférieurs à 150.000 FCFA (229 euros), 14% pour ceux compris entre 150.000 FCFA et 500.000 FCFA (229 et 762 euros), et 4% pour ceux dépassant 500.000 FCFA.
Selon une étude récente de l'Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), dans Dakar et ses banlieues qui concentrent près de 20% des quelque 13 millions d'habitants du Sénégal, "51,6% des ménages sont des locataires".
"Le département de Dakar affiche les loyers les plus chers" au Sénégal, et le coût du loyer moyen y a connu "une hausse soutenue" de 2000 à 2009.
Durant la même période, l'augmentation moyenne du loyer a été de 38,6%, indique cette étude datant de décembre 2012, selon laquelle les locataires souhaitaient "une baisse du loyer de près de 35%".
Le gouvernement espère que la loi sur la baisse des loyers permettra d'améliorer le pouvoir d'achat des Sénégalais.
Lors des débats à l'Assemblée nationale la semaine dernière, le ministre du Commerce, de l'Entreprenariat et du Secteur informel, Alioune Sarr, avait évalué à environ 122 milliards de FCFA (près de 186 millions d'euros) le montant des sommes qui seront épargnées grâce à la loi.
LesEchos

Recettes de douane

Les douaniers sénégalais affichent 575 milliards de recettes en 2013
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La douane sénégalaise a réalisé des recettes de 575 milliards de francs CFA en 2013, pour un objectif de collecte de 543 milliards, a indiqué, vendredi, son nouveau Directeur général, Elimane Saliou Gningue.
‘’Cette année, malgré la situation difficile pour le Sénégal et pour tous les pays du monde, nous avons pu enregistrer en termes de recettes des résultats de l’ordre de 575 milliards, ce qui est fort appréciable et qui dépasse de loin les objectifs qui nous avait été assignés’, a-t-il dit.
M. Gningue s’exprimait lors de la Journée mondiale de la douane, axée sur le thème : ‘’Communiquer : partager l’information pour mieux coopérer’’. Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Bâ, a pris part à la manifestation, célébrée le 26 janvier de chaque année.
‘’En termes de protection de notre économie et plus précisément de lutte contre les drogues, vous avez pu noter les fameux résultats assez considérables que nous avons enregistrés (en) saisies de chanvre indien et de cocaïne, de bien d’autres produits délictueux’’, a souligné le directeur des douanes.
Pour sa part, le ministre des Finances s’est félicité des résultats enregistrés par la douane sénégalaise, malgré la crise économique et financière internationale.
Malgré ‘’cette morosité économique, vous avez pu, avec vos collaborateurs et partenaires du secteur privé, dépassé l’objectif annuel de recettes (…)’’, a-t-il soutenu.
Ces ‘’performances remarquables’’, a dit M. Bâ, n’auraient pu être réalisées ‘’sans une bonne communication et une collaboration franche entre les différents acteurs de la chaîne de dédouanement’’.
‘’Une bonne communication entre tous les acteurs publics et privés, à travers un partage sincère de l’information, est gage de réussite’’, a-t-il dit, invitant l’administration des douanes à ‘’persévérer dans cette voie’’.
Le ministre a invité la douane sénégalaise à s’appuyer sur une bonne communication et un partage de l’information avec les différents acteurs afin de mener rapidement et efficacement les réformes enclenchées par les administrations fiscale et douanière.
Amadou Bâ les a exhorté les douaniers à s’approprier pleinement les différents concepts du thème de leur journée mondiale, et à les traduire en action, par la finalisation de tous les projets en cours au sein de la direction des douanes et avec les structures publiques et privées.
‘’J’en profite pour saluer la dynamique de partage, de communication et de collaboration qui a prévalu durant le processus de réforme du Code des douanes’’, a-t-il ajouté, encourageant cet esprit de partenariat à mettre en avant dans toutes les actions.
Le Code des douanes a été adopté en Conseil des ministres. Le texte est déposé sur la table de l’Assemblée nationale et il sera bientôt examiné en Commission des finances et en plénière, au cours du mois de février.
SK/SAB/APS

24/01/2014

Halte aux viols au Sénégal!

DES JOURNALISTES EN CROISADE CONTRE LES ABUS SEXUELS
3600 cas de viol enregistrés en un an
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L’association des journalistes contre les viols et les abus sexuels, était ce mercredi l’invité du Cem de Yoff virage. Première étape, d’une campagne de sensibilisation, les journalistes comptent ainsi aller à la rencontre des acteurs scolaires, pour les sensibiliser contre les abus sexuels faites aux filles. 3600 cas de viol ont été enregistrés entre janvier 2013 et le début de cette année.
L’association des journalistes contre les viols et les abus sexuels a entamé hier, mercredi 22 janvier 2014, une campagne de sensibilisation  dans les établissements scolaires sénégalais. Une activité qui selon son président Moustapha Fall, vise à inciter élèves et professeurs à adopter des comportements responsables en vue de prévenir les agressions sexuelles.
Moustapha Fall fait remarquer que parmi les cas de viols dénombrés,  nombreux sont  ceux survenus dans des établissements scolaires et impliquant professeurs ou autres responsables.
Pour pallier ce fait, les journalistes comptent davantage sensibiliser les élèves,  car trouvent–ils, un élève bien informé est plus susceptible d’échapper à une agression sexuelle. Selon l’association des journalistes contre les viols et les abus sexuels, 3600 cas de viol ont été enregistrés entre janvier 2013 et le début de cette année 2014. Suffisant pour qu’ils tirent la sonnette d’alarme.
Les journalistes requièrent une synergie de tous pour faire face à l’ampleur qu’a pris ce phénomène qu’ils jugent incompatibles avec les valeurs religieuses du pays. Ce faisant, ils incitent les autorités étatiques à alourdir les peines contre les coupables d’inceste ou d’abus sexuel.
Fatou NDIAYE/Sudonline

Sécurité et taxes à Yoff

Renforcement de la sécurité dans les aéroports sénégalais mais pas de baisse de taxes
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Le directeur général de l'Agence des aéroports du Sénégal (ADS), Pape Maël Diop, a annoncé des mesures visant à renforcer la sécurité des aéroports sénégalais, celui de Dakar en particulier, pour leur permettre de se conformer aux standards internationaux et de contribuer au développement du tourisme.
"Nous sommes en train de prendre une série de mesures pour mettre en place des infrastructures qui vont nous permettre de sécuriser davantage l'aéroport Léopold Sédar Senghor", a t-il dit dans un entretien accordé à l'APS, en marge de la Foire internationale du tourisme (FITUR) de Madrid (22-26 janvier).
"Il y a certaines réalisations qui seront effectuées sous peu, mais ce qui est surtout important, c'est le développement des aérodromes (…) pour que les ADS puisse répondre à des normes en terme de sûreté et de sécurité pour le développement du tourisme", a précisé le directeur des ADS.
Selon Pape Maël Diop, pour améliorer les conditions d'accueil dans les aéroports sénégalais, il est ainsi question de faire partir des marchants ambulants et d'autres acteurs qui ''n'ont pas leur place'' dans le périmètre aéroportuaire.
Concernant les taxes aéroportuaires jugées élevées par certains acteurs, le DG des ADS a rappelé que seuls 30% des recettes engrangées à ce titre sont reversées à sa structure, "les 70% revenant à des structures de la plateforme.
"La RDIA (Redevance de développement des infrastructures aéroportuaires) coûte extrêmement cher, mais c'est une volonté politique pour le financement de l'aéroport de Diass (…). Il y a aussi la taxe de sécuriport qui ne reviennent pas aux ADS", a-t-il indiqué.
Pape Maël Diop a toutefois promis des formules "pour atténuer certaines charges au niveau des ADS". Mais, il est pour le moment "extrêmement difficile de revenir sur la configuration des taxes étant donné qu'il y a des engagements déjà pris concernant la RDIA et le sécuriport".
BK/Mansoura Fall/APS

4 milliards pour le tourisme...

La promotion de la destination Sénégal nécessite "plus de 4 milliards" de francs CFA par an, selon Oumar Guèye
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Le ministre sénégalais du Tourisme Oumar Guèye a dit que la promotion de la destination touristique Sénégal nécessite un budget de "plus de quatre milliards" de francs CFA par an.
"On ne fait pas suffisamment de promotion. Il faut donc qu'on insiste sur la promotion. Il y a au moins quatre milliards par an, qui doivent être prévus pour cela", a dit M. Guèye à l'envoyée spéciale de l’APS, en marge de la 34e édition de la Foire internationale du tourisme (FITUR) de Madrid (Espagne). Cette foire a démarré mercredi, et se poursuivra jusqu'à dimanche.
"Il y a un désir ardent des tours-opérateurs (voyagistes) espagnols de vendre la destination Sénégal. Mais beaucoup déclarent ne pas bien connaitre cette destination. Et pourtant, l'Espagne est un pays émetteur de touristes extrêmement important", a souligné Oumar Guèye.
Il s'est entretenu avec de nombreux professionnels espagnols du tourisme, dont les responsables de la compagnie de transport aérien Binter Canarias, basée aux Iles Canaries. Cette compagnie prévoit de desservir le Sénégal, avec trois vols par semaine, sur Dakar, selon son directeur commercial Juan José Hernandez.
"Le Sénégal fait partie des plans les plus stratégiques de notre politique d’expansion. Nous allons passer à trois vol par semaine, au lieu d’un vol à destination du Sénégal (…) Cela va nous permettre de mieux prendre en compte la demande touristique au Sénégal", a annoncé M. Hernandez.
Binter Canarias est une compagnie spécialisée dans la desserte des vols régionaux depuis 25 ans, a-t-il rappelé. ''Mais depuis cinq ans, nous avons commencé l’internationalisation de notre compagnie. Maintenant, nous sommes en train de faire des connexions entre les Iles Canaries et les principaux aéroports d'Afrique de l’Ouest", a souligné son directeur commercial.
De nombreux ministres africains du Tourisme, ceux du Bénin, d'Algérie, du Mozambique et Cap-Vert par exemple, prennent part à la 34e édition de la FITUR.
ESF/BK/Mansoura Fall/APS

23/01/2014

Encouragement de la fondation Bill Gates

Un bon point marqué par Macky, La Fondation Bill Gates soutient le Plan Sénégal Emergent
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Le Président de la Fondation Bill Gates pour le Développement global, Christopher Elias, a exprimé son soutien au Plan Sénégal émergent lancé par le Président Sall, qu’il considère comme une des meilleures voies que doivent emprunter les Etats africains dans la prochaine décennie, pour réaliser leur développement.
« J’ai échangé avec le Président Sall sur le Plan Sénégal Emergent. Je pense que c’est la voie à emprunter, et je pense qu’il s’agit en effet d’un excellent plan pour développer le Sénégal et servir d’exemple à toute l’Afrique » a-t-il dit dans le communiqué parvenu à Dakaractu. A l’issue d’une audience que lui a accordée le Président Sall en marge du Forum de Davos, M. Elias a déclaré partager l’optimisme du Président Sall, quant au développement de l’Afrique.
« Je partage l’optimisme du Président Sall. Aujourd’hui, sur les sept pays qui réalisent le taux de croissance le plus élevé du monde, cinq sont des pays africains. Je partage aussi son optimisme quant au rôle de la Jeunesse africaine », a-t-il indiqué à sa sortie d’audience.
Selon toujours le communiqué, M. Elias a aussi salué la coopération entre sa fondation et le Sénégal, sur les questions de traitement de l’eau, de la Santé, de l’Education, en indiquant que « non seulement cette coopération est exemplaire, mais nous sommes en train de l’appliquer dans d’autres pays et en cela, le Sénégal sert d’exemple ».
Dakaractu

eau gratuite en septembre!

Paiement facture d’eau de septembre : Macky Sall tient promesse
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Macky l’a promis, il l’a fait. « La Sénégalaise des eaux (Sde) a le plaisir de vous annoncer que le paiement de votre facture du mois de septembre est pris en charge par l’Etat, conformément aux engagements du Président de la République ». Cette mention figure sur les factures d’eau distribuées présentement par la Sde. Une nouvelle qui devrait donner le sourire aux ménages. 
C’était un engagement ferme du chef de l’Exécutif, qui avait annoncé le paiement intégral, par l’Etat, des factures de septembre, suite à une longue coupure d’eau survenue au cours de ce mois. Ainsi, les 50 % de la facture qui couvre le bimestre septembre-octobre est pris en charge, comme l’avait annoncé le Directeur général de la société, il y a quelque temps.
Joint au téléphone par Enquête, un cadre de la Sde confirme que « Les usagers ne paient que la moitié de la somme indiquée sur la facture ». Il précise que « La mesure concerne tout Dakar ».Toutefois, seuls les ménages sont couverts par cette mesure. La prise en charge de l’Etat est estimée à 2,2 milliards de francs Cfa.
Enquête/Seneweb

Luc Nicolai a été jugé

Le promoteur de lutte Luc Nicolai prend 5 ans de prison dont 2 fermes
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L’affaire Luc Nicolai du nom du célèbre promoteur de lutte qui était mêlé, à une affaire de trafic de drogue, d’association de malfaiteurs entre autres…a connu son épilogue ce mardi. Mise en délibérée, elle a été vidée par le Tribunal correctionnel de Dakar qui a rendu son jugement.
nicolai » Vues les charges portées à l’encontre de Luc Nicolai, le tribunal a retenu cinq ( 5) de prison dont deux ( 2) ans fermes,et trois avec sursis. En plus d’une amende de cinquante ( 50) millions de FCFA à payer à Bertrand Touly, le franco-sénégalais patron du réceptif hôtelier le Lamantin Beach où les événements se sont déroulés.  Et justement il devra aussi pour dommages au Lamantin Beach une somme de cent ( 100) millions de FCFA« , a rendu le président du tribunal de Dakar.
Un verdict qui si l’on en croit certains spécialistes du droit et autres avocats rencontrés sur place « peut être qualifié de clément car le promoteur a déjà purgé depuis novembre une année de prison, donc il ne lui reste que quelques mois à faire. Là où pour ce genre de délit selon la législation sénégalaise, il est rare qu’un accusé s’en sorte avec moins de 5 ans« .
Maintenant pour les amendes «  il faudra tenter de le casser car dans le fond, ce procès a révélé beaucoup de zones d’ombres« .
A noter que les parents et amis de Luc Nicolai qui étaient là, quand à eux jugent  » ce verdict trop lourd » eux qui espéraient une libération de leur promoteur.
Toutes les oreilles étaient tournées du côté du palais de justice de Dakar. Parce que l’affaire dont le verdict était attendue suscite débats et commentaires depuis plus d’un an.
Parce qu’elle concerne justement l’un des plus célèbres promoteurs de lutte du Sénégal et qui ces dernières années a  été à l’origine des plus grandes affiches dont Balla Gaye II- Yekini en 2012.
Oumar DIARRA/ATS

22/01/2014

Un million pour le chalutier russe

Le bateau russe, Oleg Naidenov, libéré par le Sénégal pour un million de dollars
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Le chalutier russe détenu par le Sénégal devrait être libéré ce lundi, selon le propriétaire du navire. une caution d’un million de dollars avait été versée.
Feniks, la société russe qui détient le Oleg Naidenov, a finalement payé une amende de 1 million de dollars pour obtenir la libération du navire, déclare un porte-parole de la pêche de l’Etat russe vendredi dernier.
Le chalutier a été saisi par les autorités sénégalaise au large de la côte de Guinée-Bissau, le 4 Janvier pour avoir pêché illégalement dans les eaux du Sénégal.
Senego

La Hollande au Sénégal

La communauté sénégalaise veut promouvoir la destination Sénégal
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L’Association sénégalaise des Pays-Bas (ASBP) prévoit des activités destinées à promouvoir la destination du Sénégal et à inciter les touristes néerlandais à découvrir la "Téranga" du pays, a déclaré son président, Jean Gabin Boissy.
‘’Nous prévoyons d’organiser des journées culturelles et expositions pour permettre aux populations néerlandaises de connaître le Sénégal’’, a-t-il déclaré à l’APS.
Selon lui, il s’agira de travailler en partenariat avec l’ambassade du Sénégal à La Haye, afin de vendre la destination sénégalaise, d'abord à travers la communauté sénégalaise basée aux Pays-Bas.
Cette communauté totalise plus de mille membres et qui a son siège à La Haye, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Amsterdam.
Il serait également intéressant, selon M. Boissy, ‘’chaque année, d’organiser en coopération avec le ministère sénégalais du Tourisme, des mini-salons où ce sera le lieu de découverte du Sénégal et de sa culture’’.
L’ASBP peut être ‘’un levier formidable’’ en matière de coopération technique et financière avec le Royaume des Pays-Bas et ses diverses institutions’’, a-t-il souligné.
Jean Gabin Boissy est par ailleurs professeur de gestion des affaires internationales à l’Université des sciences appliquées de La Haye.
‘’La communauté dispose de tous les atouts pour pouvoir apporter sa contribution à la construction d’un Sénégal prospère (…), puisqu’elle concentre une grande diversité de compétences et de personnalités’’, a-t-il relevé.
L’ASPB avait été créée dans le but ‘’de regrouper les sénégalais dans un ensemble où ils pourront se reconnaître et se solidariser, mais aussi travailler dans le but de créer des possibilités d’investissement au niveau du Sénégal’’.
‘’Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait beaucoup de cadres sénégalais aux Pays-Bas, plusieurs qualifications et dans différents secteurs. Nous avons pensé que l’association pouvait être un intermédiaire entre l’Etat néerlandais et l’Etat sénégalais’’, a soutenu son président.
‘’L’existence de programme spéciaux, d’instruments spécifiques et de facilités au niveau des Pays-Bas et de l’Union européenne confère à notre communauté des possibilités de réaliser ses ambitions pour le Sénégal’’, a-t-il ajouté.
APS/Mansoura Fall

21/01/2014

Abhération de travaux...

Tous les stades fermés pour réfection en pleine saison
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L’annonce a été faite vendredi dernier par le Ministre des Sports et de la Vie associative Mbagnick Ndiaye.  » Le stade Demba Diop sera bientôt fermé pour deux mois pour les besoins de sa réfection ».
Au même moment le stade Léopold Senghor est déjà en travaux avec la toiture qui commence à être enlevée par des ouvriers à pieds d’oeuvre depuis quelques jours.
Mais si cette nouvelle est accueillie avec beaucoup de plaisirs d’une par par une partie du public sénégalais, pour l’autre elle suscite plutôt des craintes.
En effet, procéder à la fermeture des deux stades sénégalais actuellement les « plus fonctionnels » équivaut aussi à arrêter le championnat de football de Ligue 1 et Ligue 2, mais aussi bloquer tous les combats de lutte avec de grosses affiches programmées entre avril et juillet.
Ce qui suscite déjà des craintes énormes dans le monde sportif. Certains se posant la question de savoir pourquoi démarrer ces travaux en ce moment de l’année où le sport bat son plein.
« Pourquoi pas ne pas attendre fin juin ou juillet pour démarrer de telles activités? » nous répondait ce samedi un promoteur parmi les plus influents de l’arène sénégalaise
En tous les cas, le débat est intense et enfle au Sénégal. Une crise étant vite arrivée si un blocage devait survenir de nature à arrêter même de manière temporaire, le football ou la lutte.
Oumar DIARRA/Africatopsport

Baisse des impôts

Baisse de l’impôt sur le revenu : 40 à 44 milliards de pertes de recettes en 2013
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Le manque à gagner avec la baisse de l’impôt sur le revenu des travailleurs, en 2013, se situe entre 40 à 44 milliards de francs CFA pour l’Etat du Sénégal, mais l’exercice 2014 s’annonce prometteur avec la deuxième année du nouveau Code général des impôts et la modernisation de l’administration fiscale, selon Pierre Ndiaye, chef de la Direction de la prévision et des études économiques.
Dans un entretien paru dans l’édition de janvier 2014 du magazine « Gouvernance », M. Ndiaye indique que ‘’la baisse de l’impôt sur le revenu des personnes physiques a certes entraîné des gains importants de pouvoir d’achat pour les contribuables, mais elle a eu un impact plus important que prévu sur les recettes budgétaires’’.
‘’Le manque à gagner pour l’Etat est évalué entre 40 et 44 milliards au lieu de 29 milliards’’, souligne-t-il précisant toutefois que ‘’la deuxième année de mise en œuvre du nouveau Code général des impôts couplée à la modernisation de l’administration fiscale devrait permettre d’accroître sensiblement les recettes budgétaires en 2014.’’
Le chef de la DPEE, qui dépend du ministère de l’Economie et des Finances, soutient que ‘’des efforts substantiels seront réalisés pour affermir les recettes budgétaires, en particulier le renforcement du contrôle fiscal et l’élargissement de l’assiette fiscale’’.
Il rappelle que l’exécution du budget 2013 a été caractérisée par des moins-values importantes de recettes, attribuables en grande partie aux recettes non-fiscales, à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et à l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
‘’La baisse des recettes de TVA reflète, en partie, l’impact de la récente réforme fiscale, et en particulier la suppression du précompte de TVA effectué par les agences publiques sur les grandes entreprises’’, signale Pierre Ndiaye.
‘’Cependant, cette mesure a permis de renforcer la trésorerie des entreprises concernées et devrait à terme améliorer la collecte de la TVA intérieure’’, fait-il remarquer dans l’entretien avec « Gouvernance » qui s’interroge sur le financement des politiques publiques en 2014,
Par ailleurs, M. Ndiaye note que le déficit public a été ramené de 6,7% du PIB en 2011, à 5,8% en 2012 et 5,4% du PIB en 2013. ‘’Afin de préserver la stabilité macroéconomique et la soutenabilité de la dette publique, et de restaurer la marge de manœuvre budgétaire pour l’avenir, le déficit budgétaire sera réduit à 4,9% du PIB en 2014.’’
Au sujet du financement de ce déficit budgétaire, il explique que le gouvernement privilégiera les emprunts concessionnels et les émissions sur le marché financier sous-régional, celui des huit Etats membres de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA).
Le chef de la DPEE précise toutefois que l’Etat du Sénégal ‘’se donne la possibilité d’explorer le marché financier international et d’émettre un enrobonds si les conditions financières sont avantageuses’’.
‘’Avec ce niveau de déficit (de 5,4% en 2013), dit-il, les analyses de viabilité de la dette, menées aussi bien par les services du ministère de l’Economie et des Finances que ceux du Fonds monétaire international (FMI) montrent que le Sénégal reste un pays à risque de surendettement faible.’’
Le gouvernement du Sénégal envisage de lever, en 2014, un volume de capitaux de l’ordre de 680 milliards, dont 350 milliards sur le marché international, indique le programme annuel d’émissions de titres publics de l’Agence UMOA-Titres, créée en septembre 2013.
En 2014, l’Etat du Sénégal prévoit de lever sur le marché domestique de l’UMOA 100 milliards sous forme de bons du trésor (des titres de moins de deux ans) et 230 milliards en obligations du trésor.
Outre le Sénégal, six autres Etats membres de l’UMOA prévoient des émissions de titres publics pour un volume total de 2979 milliards de FCFA en 2014. Seule, la Guinée-Bissau manque aux prévisions de l’année.
UMOA-Titres est nouvelle agence régionale d’appui à l’émission et la gestion des titres de la dette publique dans la zone monétaire va faciliter l’accès au marché régional et international des capitaux et à des coûts souples pour financer le développement des pays de l’Union: Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
APS/Rewmi

20/01/2014

Après 20 jours...

Les 12 pêcheurs disparus, retrouvés en Guinée
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Les 12 pêcheurs Rufisquois disparus en mer ont été finalement retrouvés. C’est dans les eaux maritimes Guinéennes qu’ils ont été secourus alors que leur embarcation était en souffrance.
Trois d’entre eux étaient dans un état de santé déplorable, ce qui a d’ailleurs nécessité leur hospitalisation en terre Guinéenne. Leur retour est attendu à Rufisque dans les prochaines heures.
Des émissaires sont déjà sur place pour faciliter leur voyage retour au Sénégal.
C’est un ouf de soulagement au quai de pêche « Ndéppé » de Rufisque.

Seneweb

Espoirs pour le nouvel aéroport...

Le premier avion décollera de Diass en juillet 2015, selon directeur
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Le premier avion décollera de l’Aéroport international de Blaise Diagne (AIBD), à partir du mois de juillet 2015, après la certification de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), a indiqué Abdoulaye Mbodji, Directeur général de l’aéroport de Diass.
M. Mbodji, qui participait dimanche à la pose de la première pierre de la grande mosquée du site de recasement des villages de Mbadate, Kathialick et Khessoukhate, dans la communauté rurale de Keur Mousse (Thiès-Ouest), a relevé que 63% des travaux de l’aéroport sont déjà terminés.
Sur les directives du chef de l’état, Macky Sall, a rappelé le directeur de l’AIBD, les travaux de finition de l’aéroport sont accélérés et qu’avant fin 2014 l’ouvrage sera réceptionné.
M. Mbodji a également précisé que l’aéroport a mis un important volet social pour le recasement des populations des villages concernés de délocalisation.
Selon lui, 300 hectares de terre sur la zone de réserve ont été mis à la disposition des populations déplacées afin de leur permettre de mener des activités agricoles et autres au niveau de leur site de recasement.
Xibaaru

Mimi n'ira pas à Paris!

En dépit des démentis de brouille avec son PM, Macky Sall déclare: "Je vais moi-même diriger la délégation sénégalaise au Club de Paris!"
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Nonobstant les démentis des uns et des autres, notamment les proches de Mme le Premier Ministre, il y a de quoi se poser des questions sur les relations entre le chef de l'Etat et "sa" Mimi.
Alors que l'actuelle patronne du gouvernement était désignée pour diriger la délégation sénégalaise au fameux rendez vous du "Club de Paris", le chef de l'Etat a décidé de driver lui même les représentants du Sénégal. C'est passé inaperçu, mais Macky a laissé entendre lors de son récent voyage à Abidjan: " je vais moi même diriger la délégation sénégalaise au Club de Paris!" Ce que bon nombre d'observateurs aguerris à la
politique assimilent à "un désaveu du Président de la République à son Pm." Pour rappel même si on le disait coaché à distance par Wade, c'est idy qui avait conduit la délégation qui avait décroché 840 milliards FCFA pour le Sénégal. Une prouesse saluée.
Alors pourquoi pas Mimi? Doit-on légitimement se demander. Prévue initialement les 21 et 22 octobre derniers, la rencontre avait été reportée jusqu'au mois de Février 2014 sur demande de l'actuel locataire du Palais.
Il nous revient que Macky Sall  évitait ainsi un camouflet d'autant que le Sénégal n'était pas bien préparé. Pour ainsi dire que le Sénégal espère en tirer le maximum de dividendes. Pour ceux qui l'ignorent,  ce rendez-vous du ‘’Club de Paris’’ devrait servir à financer le Sénégal sur bien des domaines, car l’objectif majeur du Groupe Consultatif est de mobiliser l’ensemble des acteurs autour du financement des priorités consensuelles et des projets structurants capables d’accroître la productivité des facteurs de production.
Plus spécifiquement, la rencontre vise à : offrir au Sénégal une plateforme internationale pour décliner sa vision d’émergence à l’horizon 2035 et sa stratégie de politique économique à moyen terme ; renforcer les liens avec les bailleurs de fonds et nouer des partenariats avec des investisseurs potentiels tels que le secteur privé, les fonds souverains et les pays émergents ; couvrir le besoin additionnel de financement nécessaire à la mise en œuvre du Plan d’Actions Prioritaires défini pour la période 2014-2018; renforcer la coordination, l’harmonisation et les partenariats entre l’Etat du Sénégal, les partenaires bilatéraux et multilatéraux et les investisseurs privés, en vue de sceller des engagements solides mutuellement avantageux pour les parties prenantes ; et enfin à bâtir un consensus sur le cadre stratégique de suivi des engagements financiers, intégré au mécanisme de la politique économique.
Dakaractu

Cher pélerinage...

L’Etat du Sénégal procède au règlement de la dette du Commissariat général au pèlerinage envers l’hôtelier saoudien Burhan, qui loge les pèlerins de la mission officielle sénégalaise à Médine et à La Mecque.
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Dans un entretien accordé à Cheikh Oumar Tall, éditeur du journal pro-islamique, Abdoul Wahid Burhan Saïfoudine, gérant des hôtels de cette famille mecquoise, a déclaré que ‘’depuis le départ de Abdoulaye Wade (en mars 2012) et l’arrivée de Macky Sall, cette dette était en train d’être étudiée et réglée’’.
‘’Nous espérons qu’elle sera rapidement épongée et sera un vieux souvenir’’, a ajouté M. Saïfoudine, qui est aussi le président des « motawif », c’est-à-dire les organismes spécialisés dans l’organisation du pèlerinage en Arabie Saoudite.
‘’De toutes les façons, nos relations avec le Sénégal ne datent pas du président Abdoulaye Wade et ne vont pas s’arrêter avec Macky Sall. C’est dans les années 1800 que la famille Burhan travaillait avec les Africains, particulièrement les Sénégalais. Donc une dette ne va pas entacher nos relations.’’
Estimé à plus d’un milliard de francs CFA, cette créance détenue par la famille Burhan sur le Sénégal a été traînée sur plusieurs éditions du Hajj sans être soldée. Les officiels sénégalais ont, à plusieurs reprises, fait part de leur volonté de s’appliquer à son règlement définitif.
Abdoul Wahid Burhan Saïfoudine a en outre réfuté les accusations dénonçant l’influence de sa famille dans la fixation et la cherté du loyer, laissant sans choix les convoyeurs privés. ‘’Qu’ils sachent que je ne suis pas le propriétaire de tous les hôtels à La Mecque’’, a-t-il dit.
‘’Les hôteliers sont libres d’afficher leurs prix à tout moment. Donc, je ne m’occupe que des hôtels appartenant à la famille Burhan’’, s’est-il défendu avant de se féliciter des débuts du nouveau commissaire général au pèlerinage des Sénégalais, le général à la retraite Amadou Tidiane Dia.
‘’Notre collaboration avec le commissaire a été très bonne et franche. C’est une collaboration professionnelle et nous avons fait de notre mieux pour mettre dans de bonnes conditions les pèlerins sénégalais, surtout ceux du commissariat général’’, a dit M. Saïfoudine.
Sur les conditions de transport dont se plaignent des pèlerins sénégalais, il a dégagé la responsabilité de l’entreprise familiale pour replacer le problème dans un cadre national. ‘’Ce n’est pas la faute de la famille Burhan, elle n’est pas chargée du transport. Il y a un syndicat qui s’occupe de cela.’’
‘’Mais à notre connaissance, il y a des convoyeurs privés sénégalais qui louent de vieux bus à moindres frais, voilà pourquoi ils louent des bus vétustes. Le parc automobile des bus est large et varié. C’est une question d’option et tout dépend du privé qui loue un bus’’, a-t-il souligné.
Le président des « motawif » a relevé aussi les doléances des restauratrices sénégalaises, à Mouna où la cuisine est interdite, de même que les repas préparés, même de La Mecque, pour raison de santé publique. Toutefois, ce marché, comme d’autres, est détenu par des Saoudiens.
‘’Les Sénégalais ne sont victimes ni de ségrégation ni de tracasseries. Mouna est un site pour la retraite spirituelle. Ainsi, nos autorités ont demandé aux convoyeurs privés de signer une convention avec des sociétés saoudiennes de restauration pour sauvegarder la santé des pèlerins et la propreté des lieux’’, a-t-il rappelé.
‘’Vous n’ignorez pas que cette année, il y a eu des problèmes d’intoxication alimentaire chez les Sénégalais à cause d’une restauratrice sénégalaise. Pour éviter ces problèmes gastriques et préserver la santé des pèlerins, le royaume saoudien a exigé la signature d’une convention avec des restaurateurs saoudiens’’, a-t-il ajouté.
A Mouna, place stratégique du pèlerinage entre La Mecque et Arafat, est également protégé de l’envahissement des marchands. Certains se hasardent à étaler leurs produits sous les chapiteaux, dans les couloirs des tentes et sur la voie publique, ajoutant à l’exiguïté du site.
‘’C’est un lieu de recueillement, pas un centre commercial, mais les gens en ont fait une foire, ce qui est anormal. Certaines femmes têtues poussent les policiers à dégager leurs marchandises pour que la circulation des automobiles et des piétons soient fluide. Il faut que force reste à la loi’’, a soutenu Abdoul Wahid Burhan Saïfoudine.
Le Jour-Al Yawmou

19/01/2014

Chère corruption...

Corruption : Le Sénégal a perdu 307 milliards entre 2007 et 2011
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Le coût économique global de la corruption pour le Sénégal est évalué à une perte de 307 milliards de francs Cfa entre 2007 et 2011, a révélé hier Jean-Michel Dufils, chef de mission de l’Usaid, lors du lancement de la campagne de sensibilisation et de plaidoyer sur les coûts de la corruption.
La corruption fait perdre au Sénégal d’importantes sommes d’argent. Reprenant une étude du professeur Abdoulaye Seck de la Faculté des sciences économiques et  de gestion (Faseg), Jean Michel Dufils, chef de mission de l’Usaid a indiqué hier, lors d’un atelier de lancement de la campagne de sensibilisation sur les coûts du fléau, que «le coût économique global de la corruption pour le Sénégal est évalué à une perte de 307 milliards de francs Cfa entre 2007 et 2011. Sans compter les conséquences néfastes sur les plans social et environnemental». Et, ajoute M. Dufils, «les citoyens et les organisations qui en sont les victimes ignorent souvent l’impact réel sur leur vécu quotidien, en matière de santé ou d’éducation par exemple, et finissent par adopter une certaine tolérance, car ils se sentent impuissants pour intervenir».
Dans le dernier rapport de Transparency International, le Sénégal est passé de la 94ème à la 77ème place. «Cependant, toutes les études indiquent également que le combat contre la corruption reste loin d’être gagné au Sénégal», souligne Jean-Michel Dufils.
C’est pourquoi, le gouvernement sénégalais avec l’Usaid, l’Observatoire des acteurs non-étatiques pour la lutte contre la non-transparence, la corruption et la concussion, ainsi que l’Office national anti-corruption ont uni leurs efforts pour sensibiliser les populations sur les effets néfastes du fléau.
Les initiateurs de ce projet ont décidé de mener une campagne de sensibilisation sur les coûts de la corruption de février à avril 2014. Ce programme ciblera en premier lieu Dakar, Thiès, Kédougou, Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. C’est «la théorie du changement» qui se met en place, selon Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Promotion de la bonne gouvernance et des relations institutionnelles. Il s’agira avant tout de s’adresser à la population, puis au gouvernement et aux acteurs non-étatiques. 150 fonctionnaires intervenant dans les secteurs de l’éducation, la santé et la justice, qui sont les domaines les plus fortement touchés par le fléau, seront formés. Le ministre Abdou Latif Coulibaly affirme que «la bonne gouvernance doit être une réalité chez nous». Et de conclure: «J’ai le sentiment que quelque chose d’important est en train de bouger dans le pays.»
lequotidien.sn/Babacar SECK

Aide à l'enseignement supérieur

Réforme de l’enseignement supérieur au Sénégal : L’Etat entend injecter plus de 300 milliards Cfa
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C’est une enveloppe de plus de 300 milliards FCFA que l’Etat du Sénégal compte investir pour développer l’enseignement supérieur. Cette somme, selon le Ministre de l’enseignement supérieur doit permettre de mettre en exécution les  nouvelles réformes issues du Conseil Présidentiel qui s’est tenu l’année dernière après la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur. Les points suivants sont quelques unes  des directives retenues : L’orientation du système d’enseignement supérieur vers les sciences, la technologie, les formations professionnelles courtes, l’amélioration du pilotage du système pour réformer la gouvernance et l’instauration d’une culture de paix au sein des établissements privés.
Le Ministre a aussi saisi la tribune de la  cérémonie de sortie de promotion des étudiants du Bordeaux Management School (BEM Dakar), pour saluer les performances remarquables des établissements supérieurs d’enseignement privés, mais aussi de leur façon importante à contribuer à la densification du réseau et de la  carte universitaire sénégalais. Une façon pour eux d’élargir la sphère des filières et des formations. Pour Mary Teuw Niane, les instituts et écoles privés, sénégalais sont devenus une référence africaine à la lumière du Hub scolaire et universitaire que constitue Dakar dans le concert international.
L’enseignement supérieur privé du Sénégal, selon l’ancien recteur de l’université Gaston Berger, connait un développement fulgurant qui se mesure par l’augmentation exponentielle de ses effectifs qui sont passés de 5000 étudiants en 2000, à près de 40 000 en 2012, et par le nombre des établissements de 15 à près de 200 aujourd’hui, indique le Ministre. Cet essor d’après toujours M. Niane, s’illustre également par le nombre d’établissements dont les filières sont reconnues  par le CAMES qui place le Sénégal en tête  du peloton en Afrique francophone.  Il a alors pris pour exemple BEM Dakar classée pour la troisième fois consécutive première Business School en Afrique noire francophone par le magazine Jeune Afrique.
Dakaractu

18/01/2014

Lutte contre la surpêche

Le Sénégal veut durcir ses lois contre la pêche pirate
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Le président sénégalais Macky Sall a déclaré, jeudi 16 janvier, vouloir durcir la législation du secteur de la pêche au Sénégal pour la rendre « beaucoup plus stricte à l’encontre des bateaux pirates » lors d’une visite à Kayar, une des principales zones de pêche du pays.
« Nous avons envisagé la révision du cadre juridique » actuellement en vigueur au Sénégal concernant la pêche, a déclaré le président Sall dans cette localité côtière, à environ 60 km au nord-est de Dakar, devant des milliers d’acteurs du secteur : pêcheurs artisanaux et industriels, mareyeurs notamment. Kayar est le troisième port de pêche du Sénégal, après Mbour et Joal, autres villes côtières. « J’ai demandé au ministre de la pêche [Haïdar El-Ali] de me présenter (…) avant avril une nouvelle législation beaucoup plus stricte à l’encontre des bateaux pirates. Cela entre dans le cadre du renforcement du dispositif de lutte contre la pêche illégale », a ajouté le président Macky Sall.
« La pêche traverse une crise sans précédent », en raison d’une « surexploitation de la plupart des stocks halieutiques et la présence récurrente dans nos eaux de navires pirates s’adonnant à la pêche illicite, non déclarée, non réglementée », a-t-il encore dit, ajoutant : « Des moyens importants sont en train d’être mobilisés pour renforcer l’équipement de la Marine nationale afin d’accroître la surveillance sur l’ensemble du littoral ». Le président n’a cependant pas évoqué le cas d’un navire russe de pêche industrielle, l’Oleg Naïdenov, arraisonné le 4 janvier par les forces sénégalaises.
PERTE DE 228,7 MILLIONS D’EUROS PAR AN
Ce bateau est accusé par Dakar de pêche illégale et est placé sous séquestre avec son équipage dans une zone militaire au port de Dakar. Le 5 janvier, le ministre Haïdar El-Ali avait déclaré vouloir saisir le navire russe arraisonné ainsi que sa cargaison, et réclamer une amende de 400 millions de FCFA (près de 610 000 euros) pour récidive. Depuis lors, des discussions se déroulent entre la partie russe, qui dénonce la mise sous séquestre de son bateau et réfute les accusations sénégalaise, et la partie sénégalaise, qui estime être dans son droit et campe sur ses positions, selon des médias russes et sénégalais.
D’après les textes actuels au Sénégal, « la sanction maximum » pour pêche illégale dans les eaux sénégalaises, « c’est la saisie de l’engin de pêche, la saisie de la cargaison et une amende maximum de 200 millions de FCFA (près de 305 000 euros) », montant qui peut être doublé « en cas de récidive », avait alors expliqué le ministre.
Selon lui, une étude de l’agence américaine pour le développement international (USAID) « a établi que le Sénégal perd tous les ans 150 milliards de FCFA (près de 228,7 millions d’euros) du fait de ces bateaux » pirates, qui « pillent » les ressources du pays. L’arraisonnement du navire russe avait été salué par le monde de la pêche au Sénégal. Certains des pêcheurs présents jeudi à la rencontre avec le président Sall à Kayar ont de nouveau fait part de leur satisfaction.
Xalimasn

Le pillage des eaux Sénégalaises

Pêche illégale…
Wade, Khoureïchi et la mafia russe des mers
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Il n’est pas exagéré le propos du Doyen Mody Niang, qui, résumant le passage de Me Abdoulaye Wade aux commandes du Sénégal, de mars 2000 à mars 2012, a usé, selon le quotidien Libération, du vocable : « gouvernance funeste » ! Car, si l’on devait aligner les piles des dossiers porteurs de scandales (connus) qui ont jalonné son magistère, sans doute qu’elles formeraient un labyrinthe d’où ne pourrait s’échapper une créature agrégeant la finesse d’Ariane, le courage de Thésée et le génie de Dédale. Et il se trouve un dossier parmi tous ces scandales qui répugne singulièrement, tant il est gros de deux actes qu’on peut assimiler à des crimes : une forme de génocide perpétré au moyen d’autorisations illégales de pêche contre les ressources halieutiques du Sénégal, entre 2011 et 2012, en intelligence avec des gros bonnets locaux et des étrangers, laquelle opération a servi à organiser contre le Trésor public un hold-up d’un montant de sept milliards et demi de francs Cfa. Comme co-organisateur de cette forfaiture révélée par un minutieuse enquête de Greenpeace que Libération s’est fait un devoir d’exploiter intégralement, figure Khoureïchi Thiam, alors ministre de l’Economie maritime.
Leral.net

Quand le zircon est un dilemme...

La troisième mine de zircon au monde démarrera en avril
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GCO a investi plus de 650 millions de dollars dans le projet durant les deux dernières années.
La société Grande Côte Opération (GCO), détenue par le français Eramet et l'australien Mineral Deposits, annonce qu'elle entamera la production du zircon et d'ilménite en avril prochain. Le projet a nécessité un investissement de 650 millions de dollars.
La mine de Diogo, située à 150 km au nord de Dakar et dont l'entrée en production était prévue pour 2013, entamera ses activités en avril 2014. Exploité par Grande Côte Opération (GCO), le gisement, présenté comme le troisième plus important au monde, permettra de fournir 7% du total de la production mondiale de zircon, un minerai utilisé dans les écrans plasma, les matériaux de construction, l'industrie aérospatiale… La mine produira aussi de l'ilménite qui sert dans l'industrie chimique, notamment pour produire du plastique et du papier. GCO prévoit d’extraire 80 000 tonnes de zircon et 600 000 tonnes d’ilménite dès sa première année d’activité, selon Bruno Delanoue, le président de GCO.
Deuxième plus gros investisseur au Sénégal
GCO a investi plus de 650 millions de dollars dans le projet durant les deux dernières années, ce qui fait de lui le deuxième plus gros investisseur au Sénégal. La société est contrôlée à 90 % par la coentreprise Tizir, joint venture à 50% entre le français Eramet et l'australien Mineral Deposits. Les 10 % restants ont été cédés gratuitement à l'État, conformément au code minier. GCO a accepté de payer 5% de redevances au lieu des 3% stipulés dans le code minier.
La concession minière de Diogo s’étend sur plus de 106 kilomètres le long de la côte ouest-africaine. GCO a construit plus 28 kilomètres de voies ferrées afin de rejoindre les infrastructures déjà existantes. Elle a aussi relié la concession au port de Dakar, où elle dispose de plus de 30 000 mètres carrés d’entrepôts.
Jeune Afrique

Grand bal...touristique

L'affaire des 50 millions du Fonds de promotion touristique:
Vers la guerre des Trois entre Racine Sy, Youssou Ndour et Oumar Guèye
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Le Syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal dirigé par Racine Sy se braque dans l’affaire des cinquante (50) millions de francs CFA décaissés par le Fonds de promotion touristique (FPT), sans l’aval du Comité de gestion, au profit de l’organisation du Grand Bal de Bercy 2013.
Selon Libération, le syndicat patronal de l’industrie hôtelière du Sénégal, organisation phare du secteur du Tourisme, a décidé de porter plainte dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire des cinquante (50) millions du Fonds de promotion touristique (FPT).
Pour rappel, à la suite de l’hebdomadaire « La Gazette », nos confrères révélaient que ce montant avait été soustrait irrégulièrement des caisses du FPT par la Directrice générale au profit de l’organisation du Grand Bal de « Bercy 2013″ de Youssou Ndour. Au moment où ce dernier était encore à la tête du ministère du Tourisme où est placé le FPT.
En effet, selon Libération, deux problèmes se posent, nonobstant les explications de Charles Faye, chargé de la communication de Youssou Ndour Head Office : les fonds ont été décaissés à l’insu, donc sans l’aval obligatoire du comité de gestion qui joue le rôle de Conseil d’administration ; dès lors que le FPT était sous la tutelle de Youssou Ndour, par ailleurs bénéficiaire des cinquante (50) millions de francs en tant que maître d’œuvre de Bercy 2013, se posait un problème d’éthique, pour dire le moins…
Xalimasn

Escroquerie de sénatrice...

47 milliards FCFA trouvés dans les comptes d'une ex-sénatrice
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Quelque 47 milliards F CFA ont été découverts dans les comptes d’Aïda Ndiongue, ex-sénatrice libérale, a affirmé vendredi à Dakar, Serigne Bassirou Guèye, Procureur de la République.
S'adressant à la presse, M. Guèye a expliqué que cette fortune de Mme Ndiongue est composée de 250 000 euros et des bijoux en or d'une valeur de 12 milliards.
‘'Cette découverte au sujet d'Aïda Ndiongue n'a rien à voir avec le dossier des produits phytosanitaires pour lequel elle et Abdou Aziz Diop ont été mis aux arrêts le 17 décembre 2013'', a dit le Procureur, estimant que l'ex-sénatrice a eu des complices.
Femme d'affaires, Aïda Ndiongue a été arrêtée le 17 décembre dernier pour faux, usage de faux et escroquerie. Depuis lors, elle est détenue à la prison des femmes de Liberté 6 à Dakar.
Elle est poursuivie pour avoir indument bénéficié d'un marché de 5 milliards FCFA sous le régime de l'ex-président Me Abdoulaye Wade dans le cadre des produits phytosanitaires du Plan Jaxaay.
Ancienne militante du Parti socialiste avant de rejoindre les libéraux, elle a eu à diriger comme maire la commune d'arrondissement des HLM à Dakar.
TE/cat/APA

17/01/2014

Aide aux mareyeuses

L’Etat accorde un milliard aux mareyeuses de Joal, Saint-Louis, Kayar et Mbour
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L’Etat mettra à la disposition des femmes mareyeuses de Joal, Saint-Louis, Kayar et Mbour un fonds de soutien d’un milliard de francs CFA pour accroître leurs moyens, a annoncé jeudi le président Macky Sall.
‘’Avec la société Petrosen, je dispose d’un milliard de francs pour les femmes de Kayar, celles de Guet-Ndar à Saint-Louis, celles de Joal et de Mbour, en attendant de poursuivre l’expérience vers Foudiougne et plus tard Kaffoutine’’, a-t-il dit.
M. Sall s’exprimait lors d'une rencontre avec les professionnels de la pêche à Kayar, un des plus importants quais de débarquement, situé dans la région de Thiès.
Le chef de l'Etat était accompagné par le Premier ministre Aminata Touré, le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, Haïdar El Ali, le ministre des Forces armées, Augustin Tine, le ministre du Tourisme, Oumar Guèye, et la ministre de l’Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye.
‘’Nous avons aussi engagé le soutien aux femmes mareyeuses et dans ce cadre, je voudrais vous dire que le secteur de l’exploitation pétrolière vient de décider d’accompagner mes actions avec les transformateurs de produits de la pêche comme nous l’avons fait à Bargny’’, a-t-il expliqué.
Le président sénégalais a affirmé que le milliard était disponible pour accompagner les femmes transformatrices avec les étals, les dispositifs de fours qui allient l’hygiène et de la qualité pour accroître les moyens des femmes mareyeuses.
‘’Nous avons déjà une commande de 65 camions frigorifiques dans le cadre de la coopération avec l’Inde qui vont bientôt arriver’’, a-t-il annoncé.
Au Sénégal, le secteur de la pêche maritime génère annuellement 30% des recettes d’exportation et contribue à hauteur de 12,5% du PIB du secteur primaire (2,5% du PIB total), occupe 17% de la population active et couvre jusqu’à 75% des besoins en protéines animales de la population.
Birane Hady Cissé/APS

On ne passe plus en Gambie!

Route transgambienne : Le boycott des transporteurs reprend à minuit
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Après une pause pour permettre aux fidèles de se rendre dans les différentes cités religieuses pour célébrer le maouloud. C’est aujourd’hui jeudi, à minuit, que les deux syndicats de transport routier reprennent le mot d’ordre de boycott du trafic entre la Gambie et le Sénégal.
Le patron du syndicat national des transporteurs Gora Khouma, à travers une déclaration à la presse, confirme l’arrêt du trafic entre le Sénégal et la Gambie à partir de minuit, ce jeudi. Il souligne, en effet, que leur syndicat n’ayant pas été convié à la rencontre entre une délégation gambienne et les autorités sénégalaises, les décisions prises à cet effet ne les engagent pas.
Une semaine après le démarrage de la grève, nous avons fait un tour à Keur Ayib, point d’ancrage du blocus du trafic entre le Sénégal et la Gambie. Trouvé assis sous l’ombre de son camion en stationnement depuis le premier janvier, Cheikh Mbacké Dieng rumine sa colère, après la galère vécue depuis une semaine. Par contre, il est de tout cœur avec les responsables syndicaux qui ont décrété le mot d’ordre de grève. Ce sont les chauffeurs qui, excédés par les tracasseries vécues en terre gambienne, ont sollicité l’intervention des syndicalistes, notamment Gora Khouma, secrétaire général du syndicat des travailleurs du transport routier affilié à la Cnts/Fc, a indiqué notre interlocuteur qui ne regrette rien des actes posés. Le problème, selon Cheikh Mbacké Dieng qui salue soutien des populations de Keur Ayib, est que les autorités gambiennes veulent imposer aux chauffeurs de payer la traversé du bac et les contraventions en francs Cfa. « C’est dire que la traversée nous coûte deux fois plus chère en Cfa que si nous devons payer en Dalasis », trouve M. Dieng.
Quant à Abdourahmane Dieng, secrétaire général adjoint du Sttrs, syndicat affilié à la Cnts/Fc, il trouve bizarre que les Gambiens rejettent tout d’un coup leur propre monnaie et réclament le franc Cfa.
Le camion qui pèse 50 tonnes payait 2.700 Dalasis, 35.000 en francs Cfa. Actuellement le même camion doit payer 54.000 FCfa qui équivaut à 4.050 Dalasis. « Vous voyez donc la différence. Il y a une augmentation vertigineuse », a souligné Abdourahmane Dieng, qui interpelle l’Etat du Sénégal qui, à son avis, devrait s’occuper de cette question au lieu de laisser faire. Il salue le fait que la question ait rapproché les deux grands responsables de syndicaux que sont Gora Khouma et Alassane Ndoye unis pour défendre l’intérêt des transporteurs.
La solution durable, selon lui, reste la réalisation de la voie de contournement Tambacounda-Kolda- Ziguinchor qui est la seule alternative viable pour résoudre les problèmes rencontrés pour la traversée du bac en Gambie. Ce chantier est synonyme de développement en ce sens que c’est beaucoup d’argent qui est laissé en Gambie avec la traversée du bac, entre autres.
L’adjoint au secrétaire général du Syndicat des travailleurs du transport routier du Sénégal (Sttrs) se félicite des efforts de la police et de la gendarmerie frontalières qui, depuis le début des événements, veillent sur la sécurité des chauffeurs et de leur matériel. Pierre Gomis dit Mbakhane n’est pas contre un accord avec les Gambiens ; qui ne lèserait personne. Il regrette cependant que la partie gambienne refuse d’assister aux rencontres.
Lesoleil

Le Zircon de la discorde

Le MFDC considère le projet d'exploitation du zircon en Casamance comme une déclaration de guerre
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Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC, rébellion armée) considère le projet d'exploitation du zircon dans la région de Ziguinchor, sud du Sénégal, par une compagnie minière australienne comme une déclaration de guerre.
« Nous, du MFDC, considérons l'exploitation de ce zircon comme une déclaration de guerre. Nous estimons que la priorité, c'est le retour de la paix en Casamance. Et c'est ce qui devrait être aussi la priorité du gouvernement du Sénégal. C'est ça que nous lui avons dit", a déclaré Yaya Diatta, porte-parole d'Abdou Elinkine Diatta, un des leaders de l'aile politique intérieure du MFDC.
Il s'exprimait lors d'une manifestation organisée par les populations de Niafran et des localités avoisinantes, dans la communauté rurale de Kafountine (sud).
Les manifestants entendaient ainsi exprimer leur opposition au projet d'exploitation du zircon par la compagnie australienne Carnegie détentrice d'un permis d'exploitation délivré par l'Etat du Sénégal. Ils estiment que l'exploitation de ce minerai aura un impact négatif sur la santé des populations, l'équilibre écologique de cette façade maritime de l'océan Atlantique et la riziculture.
Les manifestants estiment en outre que la réalisation de ce projet aura pour conséquence la disparition du poisson, principale source de revenue des populations et l'avancée de la langue salée dans les rizières avec comme corollaire la réduction des superficies consacrées à la riziculture.
Or, ces deux secteurs constituent, selon un interlocuteur joint mercredi par APA par téléphone, "la mamelle de l'économie de la basse Casamance".
Icilome/Apanews

C'est la...Total !

le réseau des stations-service Total s’élargit
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La compagnie pétrolière française Total, qui domine le secteur des stations-service au Sénégal, vient de sceller un partenariat avec le réseau local Touba Oil. Sur base de ce contrat, Total va prendre le contrôle de 14 points de vente, jadis managés par la partie autochtone.
Avec la signature de ce contrat, Total renforce encore son leadership dans le secteur des stations-service du Sénégal, où il détient 23 % de part de marché. Même avant de faire de Touba Oil son partenaire, la société française arrivait déjà à vendre pas moins de 550 000 tonnes de produits pétroliers sur toute l’étendue du pays de la Teranga. Fort de ces 130 points de vente disséminés sur ce territoire, Total peut se le permettre assez aisément. Entre temps, les 14 stations de Touba Oil, qui viennent de tomber dans l’escarcelle du géant tricolore, atteignent tout de même des ventes à hauteur de 16 000 tonnes de produits pétroliers. Ce qui correspond à 3 % de part de marché, un petit plus qui ne pourra que propulser Total plus haut.
Il sied juste de préciser que Total va se limiter à exploiter les installations de Touba Oil, qui en demeure le propriétaire. Une stratégie dont les avantages sont évidents pour une source proche de Total : « c’est un modèle intéressant car il permet de se développer sans construire de nouvelles stations mais aussi sans acquérir celles d’un concurrent », explique-t-elle. A noter que ce genre de modèle, très fréquent dans le monde occidental, n’est pas très répandu en Afrique noire. C’est donc une culture que Total tente d’inculquer au sein de ses représentations subsahariennes.
Corinna Leblanc/Legriot

16/01/2014

Aide à l'agriculture

Le FIDA a injecté 214 milliards CFA dans 16 projets au Sénégal
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Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a injecté au total 214 milliards de francs CFA pour financer 16 projets sénégalais depuis 1979, selon Anne Marie Lambert du bureau indépendant d'évaluation du fonds onusien.
Mme Lambert qui s'entretenait avec la presse, mardi à Kaolack (centre), au terme de deux jours de visite des réalisations des bénéficiaires du projet d'appui aux filières agricoles (PAFA) des villages de Keur Socé (Kaolack) et de Kane Kane (Diourbel).
Le FIDA, avec l'appui d'autres bailleurs partenaires, a financé 16 projets agricoles sénégalais en 35 ans pour un total de 214 milliards de francs CFA, a indiqué Mme Lambert.
Conformément aux recommandations du FIDA, le PAFA, doté d'un financement de 13 milliards de francs CFA sur une période de 6 ans (2010-2016), a mis l'accent sur le rendement, la commercialisation et notamment la transformation, "un aspect nouveau" pour ledit fonds, s'est réjouie Anne Marie Lambert.
"Le PAFA qui va bénéficier d'une extension est sur la bonne voie parce que faisant très attention à la rentabilité économique", a relevé Mme Lambert, se disant convaincue que "si les jeunes ne parviennent pas à vendre leurs productions, alors ils quitteront les campagnes pour les villes".
Le directeur par intérim du bureau indépendant d'évaluation au FIDA, Kees Tuinenburg a relevé que cette visite de terrain intervient après la publication des résultats de l'évaluation des projets sénégalais, avant de souligner qu'il est "frappant de voir que le PAFA a bien introduit la diversification dans le quotidien des ruraux".
"Cette visite est un exerce régulier pour les experts du FIDA qui viennent voir le niveau d'appréciation par les bénéficiaires de projets conçus à Rome (Italie) (...)", a pour sa part relevé le directeur de la division politique et des conseils techniques du FIDA, Adolfo Prizzi. Selon lui, la mission des inspecteurs du FIDA vise aussi à évaluer les projets pour savoir si les objectifs assignés ont été atteints.
"C'est encourageant de voir que les bénéficiaires ont compris que le PAFA leur sert comme tremplin et est un coup de pouce pour les aider à pouvoir aller d'eux-mêmes", a souligné M. Prizzi. Il a salué la capacité d'organisation et les actions collectives qui constituent la force des fédérations de paysans mises pied.
"Le défi pour le futur, c'est de faire en sorte que les jeunes qui sont une force dynamisante restent et s'intéressent à l'agriculture afin d'assurer la relève", a dit M. Prizzi, avant de saluer les "résultats impressionnants" obtenus par les bénéficiaires membres de la Fédération des organisations de producteurs de Kane Kane (FOPKK).
"Il est important de constater que le PAFA a réussi de très bons résultats sur une courte période parce que ses responsables ont suffisamment étudié les échecs et expériences d'autres projets antérieurs", a relevé le directeur de la division Afrique de l'Ouest et du Centre du département de la gestion des programmes du FIDA, Ides Does de Willebois.
"Nous allons débattre avec le gouvernement au cours d'une rencontre ce mercredi du bilan de 5 à 6 projets financés par le FIDA et de la possibilité de donner plus de supports au PAFA qui va connaître une extension", indiqué M. de Willebois.
Visiblement ému par les multiples témoignages de satisfaction, le coordonnateur du PAFA, Sémou Diouf, a rappelé aux bénéficiaires les objectifs d'autonomisation après le retrait du projet.
"Tous les groupements comme ceux des femmes de Keur Socé, devraient réussir à s'élargir, à aider et accompagner à leur tour de nouveaux membres avec les plus-values enregistrées. Vous avez fini de régler l'accès aux intrants et nous avons espoir que vous pourrez désormais financer à 100% vos activités", a indiqué M. Diouf.
Au cours de cette de terrain, les producteurs de Keur Socé et de Kane Kane ont exposé devant leurs hôtes les équipements acquis, les productions record de mil obtenues et ont salué les connaissances reçues en matière de respect des itinéraires techniques et de transformation de céréales locales.
PON/BK/APS