27/02/2014

Miss Sénégal 2014 va booster le tourisme!

Miss Sénégal 2014 va booster le tourisme!
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La finale de l'élection de Miss Sénégal 2014, prévue le 29 mars prochain à Saly Pordudal (Ouest), sera dédiée à la promotion du tourisme sénégalais, a annoncé jeudi le promoteur de l’évènement, Moïse Ambroise Gomis.
"Nous avons décidé, à travers cette activité, de nous impliquer dans la promotion de la destination touristique sénégalaise. Nous voulons travailler au retour des touristes dans notre pays, afin que le tourisme sénégalais retrouve son lustre d’antan", a expliqué M. Gomis lors d’une conférence de presse.  "Nous voulons redorer le blason de notre tourisme et lui donner un peu plus de dynamisme", a-t-il ajouté.
Le thème de cette manifestation culturelle est axée sur la "destination Sénégal".
Les groupe Pape et Cheikh et Wa Flash de Ma Sané animeront un concert le 27 mars, en prélude à la finale de l’élection Miss Sénégal 2014.
Un défilé de mode se tiendra le 28 mars. A cette occasion, la styliste sénégalaise Oumou Sy sera décorée par le comité d’organisation de Miss Sénégal.
Une cérémonie de remise des "Oscars de la lutte sénégalaise" est prévue le même jour, de même que d'autres manifestations. Les candidates à l’élection de Miss Sénégal seront présentées au public le même jour, en prélude de la finale prévue le lendemain.
"Aujourd’hui, nous avons atteint un bon niveau de développement qualitatif. Et l’organisation d’une telle activité (l’élection de Miss Sénégal) à Saly-Portudal ne fait que renforcer ce développement-là", a expliqué Aliou Gning, directeur de l’exploitation de la Société d’aménagement et de promotion des zones et côtes du Sénégal (SAPCO), lors de la conférence de presse.
ADE/ESF/APS

L'école a encore des progrès à faire

Le Sénégal n'atteindra pas l'enseignement primaire universel avant 2070
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Le Sénégal n'atteindra pas l’enseignement primaire universel avant 2070, selon le Rapport mondial de suivi sur l'éducation pour tous 2013-2014, publié mercredi par l'Unesco.
Baba Ousseynou Ly, secrétaire général du ministère de l'Education nationale, représentant le ministre Serigne Mbaye Thiam, a procédé au lancement du rapport.
Le document indique que, "sur la base des tendances actuelles, le Sénégal et trois pays autres pays d'Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso, le Mali et le Niger n’atteindront pas l’enseignement primaire universel avant 2070".
Lors du Forum mondial de l’éducation, en 2000 à Dakar, 164 pays, dont le Sénégal, s’étaient engagés à faire de sorte que tous les enfants ayant l'âge d'aller à l'école élémentaire soient scolarisés, au plus tard en 2015.
"Le Sénégal a fait d’importants progrès vers la réalisation de l’enseignement primaire universel, grâce à un taux d’achèvement du primaire passé de 60% en 2010 à 63% en 2011. Mais aussi grâce à un taux net de scolarisation qui pourrait atteindre plus de 80% en 2015", signale le rapport de l’Unesco.
En ce qui concerne la parité et l'égalité entre les sexes, à l'école, il est mentionné dans le document que le Sénégal a fait de "rapides progrès, mais le taux de scolarisation est resté parmi les plus faible à l’échelle mondiale".
Le Sénégal fait partie des neuf pays ayant le taux de scolarisation le plus faible, selon le rapport.
Concernant la qualité de l’éducation, l'Unesco révèle que le Sénégal fait partie des pays où le ratio élèves/enseignants a baissé d’au moins 20%, entre 1999 et 2011.
"Mais moins de 50% des enseignants sont formés selon les normes nationales, le sous-secteur du préscolaire ne disposant que de 15% d'enseignants formés", souligne la même source.
L'Unesco recommande qu'une attention particulière soit accordée aux femmes, aux pauvres et aux habitants des zones rurales, dans le but de mettre fin à "la crise de l’apprentissage".
"La pauvreté prive les enfants de la possibilité d’apprendre", signale le document. "Etre femme et pauvre est un double handicap", ajoute-t-il.
BHC/ESF/APS

26/02/2014

Place nette à Mbour...

Vaste opération de désencombrement et de désengorgement à Mbour
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Une vaste opération de désencombrement et de désengorgement des grandes artères et avenues de la commune de Mbour a démarré depuis le week-end dernier. La mesure a provoqué un grand malaise dans le monde des marchants ambulants et des commerçants établis sur la voie publique. En dehors des réactions amères de ces derniers, la mesure est encouragée et souhaitée depuis toujours par les populations.
Un ballet de camions et de voitures de police a été enregistré au niveau du centre ville. Les têtes de pont des taxis clandos ont été évacuées. Un spectacle de gravats et de cantines cassées s’offre aux yeux après le passage des engins. Les forces de sécurité essentiellement des policiers veillent au grain et patrouillent pour étouffer toute velléité de résistance et parer au plus pressé.
Les commerçants, les tailleurs du marché central et les occupants de la voie publique dans le quartier Escale ont été informés de la volonté de l’autorité municipale de réfectionner l’avenue Diogoye Basile Senghor, nécessitant une reprise de la l’axe compris entre le centre de santé et la route de Joal. Plusieurs réunions tenues et des sommations servies n’ont pas donné les effets escomptés. Certains parmi les occupants ont été surpris par la commission chargée de déblayer la voie pour les travaux. Ils se plaignent et condamnent l’opération.
Du côté de la municipalité, le discours est autre. Les commerçants doivent évoluer dans les différents marchés de la ville qui offre des cantines et des espaces non occupés, nous confient des responsables. En guise de réactions, des usagers de la circulation saluent la mesure des autorités. Elles exigent un suivi et un nettoyage des endroits libérés, aujourd’hui jonchés d’ordures et de gravats pour donner à la ville un caractère luisant.
sudonlineDiallo/Mbourinfo

3 millions de touristes d'ici 2023

Le Sénégal vient de débloquer 6 millions d'euros pour reconquérir les touristes
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Le Sénégal vient de débloquer 6 millions d'euros pour créer une agence de promotion nationale, relancer la communication touristique du pays et attirer 3 millions de visiteurs d'ici 2023. Un plan ambitieux pour une destination qui doit entièrement repenser son image sur le marché français.
Le Sénégal cherche un nouveau départ.
Après des années d'absence sur la scène touristique, le nouveau gouvernement national vient de dévoiler un plan stratégique visant 1,5 millions de touristes en 2016 et 3 millions en 2023.
La France, son premier marché émetteur avec environ 430 000 visiteurs sur le million accueilli chaque année, est bien évidemment concernée.
"Nous comptons renforcer notre présence dans l'Hexagone et n'excluons pas d'ouvrir une représentation touristique" explique Oumar Gueye, le nouveau ministre du tourisme et des transports, le successeur du chanteur Youssou Ndour.
En effet, depuis la fermeture de l'office du tourisme il y a 8 ans, une seule personne s'occupe du secteur au sein de l'ambassade : Sawdatou Ndongo.
Le Sénégal a donc débloqué un budget annuel de six millions d'euros pour lancer une nouvelle agence de promotion touristique à l'international.
Environ 30% de cette enveloppe devrait être consacrée à la promotion en France, en Belgique, en Espagne et en Italie. Elle servira notamment à l'organisation de voyages d'études qui devraient avoir lieu cette année, dès que les partenaires TO seront trouvés.
"Nous voulons accélérer la cadence et exploiter tout le potentiel touristique du Sénégal" poursuit le ministre. Il compte bien faire valoir les atouts d'une destination francophone, située à moins de cinq heures de Paris et encore peu connue sur le marché.
Investir dans les infrastructures hôtelières et dans la compagnie aérienne
Mais la tâche s'avère immense, la destination n'ayant pas communiqué depuis de longues années.
Son parc hôtelier souffre d'une vétusté importante même si de nouveaux projets devraient voir le jour dans la zone de Joal Finio, à Mbodiene (sud de Dakar) ou encore à Pointe Saréne, avec groupe One&Only.
Deux nouveaux hôtels de luxe sont en construction à Dakar, dont un Méridien.
Concernant l'aérien, le ministre s'est réjoui de l'ouverture du ciel qui a engendré une baisse des prix de 29% sur la ligne Paris-Dakar pour les vols réguliers, ainsi qu'une hausse de 39% des ventes.
Mais cet open sky n'a certainement pas arrangé les comptes de la compagnie nationale Sénégal Airlines, au bord du dépôt de bilan.
Le gouvernement recherche d'ailleurs des investisseurs pour renflouer les caisses de l'entreprise. Le nom de South African Airways circule, mais les négociations sont encore loin d'être terminées.
"Notre compagnie nationale est indispensable pour synchroniser la desserte intérieure, afin de développer de nombreuses régions peu exploitées au niveau touristique " poursuit le ministre.
En effet, les Français se concentrent à Saly, au sud de Dakar, programmée notamment par Fram, Look et TUI.
Selon une étude diligentée par le gouvernement, la fréquentation de la station balnéaire serait en augmentation de presque 20%.
Et ceci en dépit de l'érosion des plages, qui semble aujourd'hui stabilisée.
Mais le gouvernement aimerait développer d'autres régions, comme Saint-Louis au nord, le pôle Thiès/Diourbel ainsi que la Casamance, où le Clud Med possède toujours un village.
Encore faudrait-il que cette dernière région ne soit plus déconseillée par le Quai d'Orsay.
Laury-Anne CHOLEZ/Tourmag

25/02/2014

Le foncier de Mbour en question

Mbour : à qui profite le foncier ?
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La gestion du foncier par la municipalité de Mbour n’agrée pas les mbourois. En effet, certains acteurs de la société civile, en marge d’un atelier de renforcement de capacités sur la corruption et l’accès à l’information pour le public organisé par le Forum civil, ont déploré le fait qu’un ‘’poignet d’individus profite du foncier au détriment de toute une communauté’’.
Le foncier constitue une réelle préoccupation pour la population de Mbour. De tous les maux dont souffre les mbourois, celui relatif à ce domaine retient le plus leur attention. L’atelier, organisé samedi dernier par le forum civil en partenariat avec Osiwa, a révélé l’importance que les mbourois accordent à la question foncière. C’est ainsi que les participants ont déploré la situation qui prévaut sur le foncier dans la capitale de la petite côte. A cette occasion, ils ont dénoncé le fait qu’un ’’poignet d’individus profitent du foncier au détriment de toute une communauté.’’
Par la même occasion, Madame Aminata Fall Diouf, conseillère municipale à la commune de Mbour, a révélé que depuis 2009 aucune délibération n’a été  tenue en ce qui concerne le foncier à Mbour. « Je suis certes conseillère municipale mais je ne suis pas très informée de ce qui se fait au niveau de la municipalité parce que je ne suis pas dans le cabinet du maire. Depuis 2009 je n’ai pas assisté à une séance de délibération des parcelles», confie-t-elle.
Pour sa part, le coordonnateur du forum civil à Mbour, Ibou Niang, annonce que le foncier dans le département de Mbour sera la prochaine étape du combat pour une transparence et une justice sociale envers la population mbouroise.
« Le forum civil a en mis en place un numéro vert gratuit pour conseiller les sénégalais sur des problèmes juridiques et aussi pour signaler des cas de corruption de n’importe quelle sorte, c’est le 800 800 001.Par conséquent, les citoyens victimes ou témoins de cas de corruption peuvent appeler à ce numéro en gardant l’anonymat », souligne Ibou Niang.
Sur un autre registre, les participants ont déploré le fait que les autorités municipales ne communiquent pas avec les populations qui les ont élues. Selon eux, avoir des informations sur le fonctionnement du service municipal est quasiment impossible du fait que les autorités municipales se méfient des populations qui ont pourtant placé leur confiance en elles. Ainsi foulant au pied le droit d’accès à l’information.
« L’objectif principal de cet atelier s’inscrit à deux niveaux principalement d’abord c’est de renforcer les capacités des acteurs de la société civile sur la corruption et sur le droit à l’information pour le public, mais aussi de finaliser avec les sections de la cartographie des acteurs et d’élaborer un plan d’actions pour la mise en place des coalitions », ajoute M. Niang.
Cet atelier, financé par la fondation OSIWA (Open Society Initiative for West Africa), a enregistré la participation des journalistes du département de Mbour, des sections du forum civil dans le département, des acteurs de la pêche, des organisations communautaires de base. Il s’inscrit dans le cadre du programme renforcement de capacité aux mouvements citoyens pour une participation citoyenne et une redevabilité.
Le forum civil Mbour donne rendez vous aux populations mbouroises le 09 mars prochain pour l’audition des députés dans la redevabilité parlementaire. A cette occasion, les députés feront face aux citoyens pour répondre à leurs questions.
Diallo/Mbourinfo

24/02/2014

Gaspi à Paris...

Plus de 70 chambres réservées par l’Etat du Sénégal à Paris sont vides: des millions dans le vent
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Où est passée la délégation sénégalaise qui a précédé le Chef de l’Etat à Paris pour le du groupe consultatif qui doit se tenir dans la capitale française du 24 au 25 février 2014 ? Personne ne pourra répondre exactement à cette question selon Xibaaru.
Selon des sources bien nichées dans le palace 4 étoiles, qui a été réquisitionné pour accueillir les 700 personnes qui prennent part à ce rendez-vous, le Sénégal payerait inutilement des chambres inoccupées puisque leurs réservataires ne l’occupent pas et préfèrent se la couler douce ailleurs. Une des Femmes de chambre du Méridien Porte Maillot que nous appellerons S. nous dira que :”nous avons trouvé la majeure partie des chambres vides, ce qui est inhabituel pour l’hôtel, mais bon cela faisait notre affaire et nous avons terminé notre travail plutôt que d’habitude”. Une responsable de l’Hôtel que nous avons joint au téléphone nous fera un cours : ” en hôtellerie lorsque l’on réserve une chambre sans se présenter on facture la première nuit c’est ce que l’on appelle un no show, malheureusement on n’est pas dans ce cas puisque cette délégation s’est bien présentée à l’hôtel et ces membres ont bien récupéré les pass de leurs chambres. Maintenant qu’ils utilisent ou pas la chambre est une indiscrétion qui nous regarde pas. Nous facturerons tout le séjour de cette délégation même si les chambres ne sont pas occupées.
Et xibaaru a évalué les dégâts financiers. Selon les renseignements chaque chambre serait facturée le long des cinq nuitées à 1100 euros en tout. Et si plusieurs personnes préfèrent dormir chez leurs parents ou dans les bordels du 18ème, cela ferait des centaines de milliers d’euros perdus pour le contribuable sénégalais.
iGFM/Lamine SAMB/Senego

Les salons de massage de Saly

Dans l’antre des Salons de massage à Saly
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Dans les salons de Massage de Saly, le mystère demeure toujours pour les non initiés. En réalité, la majeure partie de ces salons constitue un lieu de libertinage. Mbour Info est allé à la rencontre de ces salons de massage qui ne sont véritablement que des pétaudières entretenues par des prostituées clandestines.
Dans plusieurs coins de la commune de Saly, on peut recenser des dizaines de salons de massage entretenus par des femmes. La plupart d’entre elles s’adonne à la prostitution clandestine suite à une enquête effectuée sur une dizaine de salons de massage. Il suffit d’appeler au numéro de téléphone pour avoir un entretien avec la gérante qui vous propose le genre de massage désiré. S’il s’agit d’un massage simple, le prix peut varier entre 10.000 et 15.000 francs mais s’il s’agit d’un « massage plus », le prix peut passer du simple au double selon la tête du client. En général, les masseuses préfèrent la présence physique du potentiel client pour proposer le prix de la passe. Si les conditions sont acceptées, un rendez vous est donné quelque part et très souvent, c’est le client qui opte le lieu où doit s’effectuer la partie de jambes en l’air. Il est très rare que la masseuse vous propose son domicile puisque souvent elle vit avec sa famille qui ignore les réelles activités de leur fille. Elles peuvent passer toute la journée assise devant ou à l’intérieur du salon à ne pas recevoir de clients et le non initiés se demandent souvent comment elles peuvent s’acquitter de leur loyer ou survivre. Dans l’antre de ce milieu, le mystère demeure et il est difficile de le percer si on n’use pas de subterfuges pour connaître leurs motivations. La plupart de ces filles sont issues de familles pauvres et elles utilisent cette méthode comme façade pour exercer leur métier de prostitution. Certaines filles ont des amants ou des maris qui vivent en Europe mais ces derniers ignorent leurs activités clandestines.
A Saly Niax-Niaxal, deux salons de massage étaient contigus. Au début, il n’y avait aucune difficulté de voisinage et le jour où elles se sont crêpées le chignon, elles se sont mises à faire des déballages obscènes dans la rue. Les réelles raisons de leur différend, sont parties d’un client Français qui fréquentait BS et qui avait remarqué l’autre masseuse AG qui était d’une beauté de Naïade, une véritable nymphe que tout homme aimerait avoir dans son lit. Ce jour là, le Français avait crée sans le savoir un séisme car à son départ, les deux filles se sont données en spectacle et l’affaire avait abouti à la gendarmerie. Quelques jours suivant, BS avait pris ses cliques et ses claques pour aller s’installer ailleurs. Il existe aussi des prétendues masseuses qui fréquentent les boîtes de nuit et les bars à la recherche des touristes en mal de sensation. Aujourd’hui il y a une tendance qui se développe. Des « vétérantes » du sexe font le système du porte à porte pour proposer leurs services aux toubabs qui vivent sans compagne. Il existe également des filles qui présentent un bon physique et d’une beauté rare qui prospectent des chefs d’entreprise nantis pour leur proposer du matériel bureautique et des séances de « massage plus » moyennant une forte somme d’argent qui peut aller jusqu’à 100.000 francs. La plupart du temps, ils tombent dans leur piège. Des étrangères provenant des pays limitrophes, s’adonnent aussi à ce métier puisqu’elles ne veulent pas se dévoiler la face en fréquentant des lieux de débauche. AS une malienne y trouve son compte dans cette activité qu’elle dit lucrative. « Je peux gagner 30.000 à 40.000 les deux jours puisque j’ai des clients accrédités, très fidèles qui viennent toujours vers moi et ce sont souvent des hommes mariés », dit-elle. Dans ce métier également, des hommes qui ont une tendance homosexuelle, y trouvent leur compte. Plusieurs d’entre eux se sont mués en masseurs pour accéder aux Européens gays. Souvent, ils trouvent un compagnon homo qui leur fait rapidement un visa pour l’Europe et s’y installent définitivement pour vivre en toute liberté leur homosexualité.
Almamy Diouf/Mbourinfo

23/02/2014

Chômage dans les soins de santé

Le paradoxe sénégalais, 600 médecins et plus de 2500 sages-femmes au chômage
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Au moment où le Sénégal affiche ses limites aussi criardes, inqualifiables qu’incompréhensibles dans le secteur de la Santé, l'on apprend, vendredi, que 43% des médecins exerçant dans la Fonction publique sont proches de la retraite, selon le chargé de la gestion du personnel au ministère de la Santé et de l’Action sociale, Ibrahima Soukandella Diouf.
Pendant que plus de 600 médecins et plus de 2500 sages-femmes attendent d'être recrutés pour soulager 80% de la population sénégalaise qui ne bénéficie d'aucune forme de couverture médicale, l'on apprend que 43% des médecins sont proches de la retraite. Pourtant, sur 513 recrutements prévus dans le secteur de la santé en 2013, seuls 77 médecins avaient été retenus par l'Etat. Aucune réponse valable, encore moins un plan ambitieux pour la Santé et les soins primaires n'ont été proposées, dans un pays où 2500 sages-femmes, si ce n'est plus, sont en chômage. 300 sages-femmes sont mises sur le marché, chaque année.
Le Sénégal connaît un gap de 18 000 prestataires en soins de santé avec un médecin sur 12 374 habitants. L'Université Cheikh Anta Diop de Dakar qui a formé une foultitude de médecins marocains, tunisiens, béninois, togolais, burkinabé, cap-verdiens, français offre désormais des chômeurs qui vont grossir le rang des misérables.
Pourtant, le taux d'occupation des hôpitaux au Sénégal dépasse les 100%, avec un ratio lit d'hôpital par habitant qui fait frémir. Le sous-développement dans toute sa splendeur et avec un manque d'imagination certain. Un lit pour 10 000 là où la norme parle d'un lit pour 1000. Nous sommes loin du compte.
S'il est une triste réalité qui en dit long sur l'incapacité notoire des politiques c'est que le Sénégal qui aurait pu être l'un des plateaux médicaux les plus courus de l'Afrique de l'Ouest pour ne pas dire du continent grâce à la qualité de la formation et l'enseignement de la médecine à l'UCAD, est passé à côté de sa vocation de "soigneur" africain et raté le rendez-vous du tourisme médical avec paradoxalement un littoral maritime de 700km. Il faut le faire.
Magueye sow Sow/Seneweb

La Charia appliquée au Sénégal

Médina Gounass, Thiénaba Seck et Maïmounatou : des villages sénégalais où la Charia islamique est appliquée
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C’est un dossier fait par nos confrères de l’Observateur qui se sont intéressés aux localités qui appliquent la Charia dans un pays laïque comme le Sénégal. Et Thiénaba Seck, Médina Gounass et Maïmounatou sont sortis du lot.
Médina Gounass, Thiénaba Seck et Maïmounatou : des villages sénégalais où la Charia islamique est appliquée
Pour le premier village visité par l’Observateur, il a été constaté en effet que la loi islamique y est appliquée dans toute sa rigueur, à quelques exceptions prés. Par exemple, dans ce village religieux situé à 15 kilomètres de Thiès, les fornicateurs reçoivent 100 coups de fouet comme le recommande l’Islam. A la veille du dernier Gamou, un tribunal islamique s’est réuni et 8 individus ont reçu chacun 100 coups de cravache. Les filles qui tombent enceintes en dehors du mariage, quittent le village. Après leur accouchement, elles reviennent pour s’amender. En outre, il est formellement interdit de fumer, de boire et d’écouter de la musique dans ce village.
A Médina Gounass, localité située dans le département de Vélingara, c’est à peu près les mêmes pratiquent qui y prévalent. Selon nos confrères, dans cette bourgade qui accueille tous les ans le « Daaka » (rassemblement religieux), le voile islamique est obligatoire et l’école française n’y a pas droit de cité.
Maïmounatou n’est pas en reste. Dans ce patelin de la région de Louga, tous les hommes observent les cinq prières quotidiennes à la mosquée. Toutes les femmes portent le voile islamique. Cependant, à l’opposé de Thiénaba, les infractions relatives à l’adultère ne sont pas réprimées selon la Charia. Les mains des voleurs ne sont pas non plus coupées. Mais ils en demandent l’autorisation à l’Etat du Sénégal. Dans ce village, renseigne l’Observateur, l’administration est totalement absente.
SETAL.NET

22/02/2014

Faut-il fermer l'aéroport de Dakar?

Faut-il fermer l´Aéroport International Léopold Sédar Senghor de Dakar Yoff après l´ouverture de l´Aéroport de Diass?
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En lisant il y a quelques jours sur le Net qu´une commission allait se réunir pour préparer le déménagement des Services de l´aéroport LSS (ALSS) à Diass (AIBD)  je n´ai pu m´empêcher de me poser un certain nombre de questions.
Est-il vraiment impératif de faire déménager tous les services présents à ALSS de Dakar à Diass?
N´était-il pas prévu de réhabiliter le site de Yoff, de le désencombrer des construc tions près de la piste et d´enterrer le projet mort-né de transformation de notre premier et seul aéroport international en cité des affaires?
En Patriote préoccupé par la gestion de la cité, je n´ai pu m´empêcher de prendre ma plume pour partager mes soucis et inquiétudes avec mes compatriotes et surtout avec les principaux acteurs à savoir ceux qui travaillent dans le secteur de l´ aéronautique.
L´Aéroport De Yoff a été construit par les français avant l´ indépendance du Sénégal et fut plusieurs fois réfectionné. Il compte deux pistes une de 1500 m et une autre de 3490 m.
Cet aéroport a vieilli et les sénégalais qui ont eu la chance d´avoir vu des aéroports modernes - d´ Europe, d´Amérique, d´Asie, d´ Australie et même certains d´Afrique -
 conviennent avec moi que ce n´est rien d´autre qu´une gare pour avions, un 
<< poxoussou guinar ou guettou bèyes>> (mots wolof pour désigner un poulailler ou enclot pour chèvres) tant ses installations sont obsolètes, ses toilettes sales, ses taxis des cercueils roulants… Les arnaqueurs, vendeurs ambulants qui restent à la même place toute l´année, les porteurs de bagages,….font peur à beaucoup de sénégalais qui reviennent au bercail et constituent une menace pour les touristes et étrangers qui foulent le sol sénégalais.
Le premier contact qu´a l´étranger, le visiteur bref le voyageur avec son pays d´accueil s´il voyage avec un avion.
Si toutes les installations sont transformées à Diass et l´ALSS fermé:
Question: Existe-t-il suffisamment de logements dans cette localité ou dans les environs pour les travailleurs déplacés et leurs familles, y a-t-il des écoles pour leurs enfants, des centres commerciaux, des centres de santé….?
Toutes ces infrastructures étant inexistantes, il est préférable à mon avis de laisser dans un premier temps les deux aéroports fonctionner parallèlement. Par exemple:
- AIBD pour les vols internationaux en provenance d´Amérique, d´Europe, d´Afrique du Nord, du Sud,  y compris vols de transit. Il faut aussi en faire un Aéroport de fret aérien pour acheminer le Poisson frais de Mbour, Cayar,… les crevettes, la viande de mouton et de Bœuf, les mangues, les fruits et légumes des Niayes….
- ALSS pour les vols intérieurs, dans les pays limitrophes et dans la sous-région pour les petites compagnies…
Dans le cas échéant si l´ALSS est fermé beaucoup de travailleurs seront obligés de faire la navette entre Dakar lieu d´habitation et Diass lieu de travail même si certains me répondront qu´avec l´Autoroute à péage le trajet est faisable en moins d´une heure. Mais n´oublions pas que le travail de roulement qui se fait dans certains services: 06°°-14°°; 14°°-22°° et 22°°-06°°heures nécessite une ponctualité sans faille et une concentration.
Enfin vouloir coûte que coûte fermer l´ALSS signifie:      
- que notre pays ne peut pas faire fonctionner simultanément 2 Aéroports même si le trafic de l´aéroport n´est pas dense si on le compare aux grands aéroports car il n´a que moins 36 000 mouvements d´avions par an et n´a reçu pas plus de 2 millions de passagers par an avec un fret de 24 112 Tonnes en 2010.
- que notre pays n´a pas l´Ambition de recevoir plus d´avions, plus de passagers
   dans ses 2 Aéroports internationaux et enfin
- que nos politiciens sont contents s´il y a moins d´exportations par fret, moins de travail pour les jeunes, moins d´activités aéronautiques et les acteurs du secteur contraints à l´exile…
À mon avis donc il est très dangereux de fermer l´ALSS Dakar-Yoff après l´ouverture
de l´ AIBD.
J´ai parfois l´impression que beaucoup de sénégalais sont vites rassasiés et très contents s´il y a une nouvelle infrastructure qui voit le Jour.
Le Sénégal ne compte à l´heure actuelle qu´un seul aéroport international certifié. Il n´ y a malheureusement pas d´aéroport de dégagement sur le territoire sénégalais en cas de fermeture de cet aéroport pour cause d´accident, de catastrophe... ne serait-ce que pour quelques heures. Donc comme il est arrivé en 2013 avec
1.) Le Président de la République qui arrivait à l´aéroport LSS (après un séjour hors du Territoire national) alors qu´ un avion d´Air France transportant plusieurs centaines de sénégalais en provenance de Paris était interdit d´ atterrir. Donc le Pilot devait aller se poser en Mauritanie (Aéroport de Nouakchott)
2.) Quand en 2013 un avion s´est immobilisé sur la piste... pendant plusieurs heures les avions étaient obligés d´aller atterrir en Gambie (Banjul).
3.) Quand à la suite de manifestations ayant entrainé la suspension du Match de qualification à la CAN 2013 Sénégal-Côte d´Ivoire le Stade LSS a été suspendu par La CAF (FIFA) les sénégalais devaient jouer pendant une année leurs matches de Football à l´étranger. Seul le stade LSS était suspendu. Ni le stade Demba Diop,
ni le Stade Lat-Dior, ni le stade Aline Sitoe Diatta,.... étaient suspendus.
J´ai comme je l´ai écrit plus haut parfois l´impression qu´il y a trop de politiciens qui veulent se précipiter pour s´enrichir avec la spéculation foncière et immobilière aux détriments des intérêts supérieurs de la Nation et des meilleurs conditions de vie des générations futures.
Beaucoup de villes ont plus de 3 aéroports et même 4 et le trafic aérien s´en réjouit. Cela fera plus de travail pour les jeunes qui galèrent, le transport aérien ce n´est pas seulement le tourisme. Il y a le fret aérien. Les sénégalais peuvent vendre et exporter des poissons, des crevettes, des fruits, légumes, produits horticoles brefs beaucoup de produits très vites périssables.....
Nous n´avons pas besoin de cité des affaire à Dakar! Le Sénégal ne se limite pas seulement à Dakar. il faut construire ailleurs et désengorger Dakar.
La plus grave ERREUR serait de fermer définitivement L´ALSS. Maintenez les deux et baissez les taxes aéroportuaires.... les compagnies viendront ( Ryanair, Condor, ...) et il y aura du travail pour ceux qui sont dans le secteur de l´aéronautique et les autres...
Diagne Meteo/Dakaractu

Tourisme malade du Niokolo

Les maux qui plombe le tourisme au parc national du Niokolo-Koba
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Premier grand parc national du Sénégal, classé au patrimoine mondial de l'Humanité par l'Unesco depuis 1981, le Niokolo-Koba souffre de manque de publicité et d'hôtels dignes de ce nom. Et l'état de dégradation avancée des pistes qui y mènent n'encouragent pas les touristes, témoigne un guide du parc.
"Le parc Niokolo-Koba est le parc le plus riche du pays. Mais malheureusement, il souffre du manque de publicité au niveau national comme international", déclare à Xinhua Ousmane Baté, membre du groupement d'intérêt économique (GIE) des guides du Niokolo-Koba.
Pourtant ce parc qui s'étend sur 913 mille hectares à l'extrême sud-est du pays, à 650 km de Dakar, entre les frontières de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée-Conakry et du Mali, est réputé par la richesse de sa faune avec un éventail d'animaux (éléphant, lion, panthère, lycaon, chimpanzé, babouin, hippopotame, chacal), d'oiseaux et de sa flore.
"Les touristes qui veulent voir des animaux en liberté, choisissent le Niokolo-Koba", confie Ousmane Baté. Seulement voilà, "les pistes du parc que l'on emprunte pour aller voir les animaux sont défectueux. Et le seul hôtel de la localité s'est dégradé. Or, certains touristes viennent pour visiter et en même temps pour se reposer. Ils veulent du luxe. Mais vu l'état de l'hôtel, la plupart d'entre eux préfèrent aller loger à Kédougou" (à 130 km du parc), explique le guide.
Ces manquements sont constatés par les touristes eux-mêmes. Ainsi, David, un jeune touriste français estime qu'il y a des efforts à faire au niveau des infrastructures. "C'est une région isolée où il n'y a pas d'eau potable, pas d'électricité dans certains villages" et "il y a très peu de campements et ceux qui existent sont en mauvais état. Il faut également des pistes qui soient optimisés pour faciliter le travail des guides", déplore-t-il. Il regrette d'autant plus cette situation que la région de Tambacounda (où se trouve le parc Niokolo-Koba) est belle et que les populations sont accueillantes.
Même constat chez Marc, un autre touriste français : "Il y a encore des choses à améliorer, comme l'hôtel qui mérite d'être rénové. Le site est magnifique et le parc est très authentique".
En attendant les travaux d'aménagement, les guides de la région se sont organisés en GIE pour faciliter l'accès du parc aux touristes et leur faire découvrir d'autres richesses de la région, en dehors du parc Niokolo-Koba.
Par exemple, explique Ousmane Baté, "nous organisons des voyages d'écotourisme et des randonnées pédestres dans les pays Bassari et Bédik, le long des chutes de Dindéfélo hautes de 110 mètres et des jolies falaises en marbre blanc sur le site d'anciennes carrières à Ibel".
Ce GIE, qui regroupe une trentaine de guides, s'investit également de manière bénévole dans différentes activités d'intérêt public. Il s'agit entre autres de la sensibilisation pour la lutte contre le braconnage, les feux de brousses, la déforestation...
Le GIE des guides de Niokolo-Koba est en partenariat avec plusieurs structures actives dans le tourisme, notamment, une agence de voyage avec laquelle il organise conjointement des voyages d'écotourisme et de randonnées pédestres et une association qui l'appuie dans la formation en informatique.
LIANG Chen/Xinhua

Revue de presse Dakaroise

Les financements de la Chine et la colère de l’Union des magistrats à la Une
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La Une des quotidiens sénégalais parvenus vendredi à APA reste principalement dominée par la visite du Président Macky Sall en Chine et la révolte des magistrats contre le ministre de la justice et la Commission nationale de réforme des institutions (CNRI).
Le quotidien Libération met en Une : « Macky fait un coup énorme », expliquant que 9 sociétés chinoises ont mis un financement de 2450 milliards FCFA destinés à la réalisation de 21 projets présidentiels.
« Macky vide la banque de Pékin », écrit à ce sujet Le Quotidien qui constate que le président Sall a bénéficié d’une aide financière de 2 200 milliards de FCFA à l’issue de sa visite en Chine.
« Macky Sall se remplit les poches en Chine en attendant Paris », c’est le titre à la une de l’As qui informe que Macky Sall a réussi à décrocher plusieurs financements d’un montant d’environ 2500 milliards de FCFA.
Le Soleil, quant à lui, titre : « Les relations Sénégal- Chine, un exemple pour l’Afrique de l’ouest ». Ce quotidien revient sur la réussite du président de la République sénégalais qui est parvenu à trouver en Chine des financements pour des projets comme la réhabilitation du chemin de fer Dakar –Bamako et la construction d’autres infrastructures.
Rewmi Quotidien n’est pas en reste avec ce titre : « Le Sénégal à l’heure de la Chine ». Le journal fait état de « l’accueil digne » réservé au chef de l’Etat et de la volonté exprimée par la Chine de faire « du Sénégal sa porte d’entrée en Afrique ».
Macky Sall a affirmé, à cette occasion, que « la balle est dans notre camp », rapporte Rewmi quotidien. Au sujet de la révolte des magistrats, La Tribune met à sa une : « Les magistrat dénoncent la libération des détenus célèbres ».
L’Union des magistrats du Sénégal (UMS) déplore, selon le quotidien, les libérations conditionnelles accordées à des célèbres détenus.
Le bureau exécutif de ladite union fustige aussi la démarche de la Commission nationale de concertation sur la réforme des institutions, condamnant le fait qu’elle ait proposé des mesures « sans qu’aucune concertation n’ait eu lieu entre le CNRI et les magistrats. »
A ce sujet, L’Observateur titre : « Les magistrats se rebellent ». L’UMS ne comprend pas la libération de célébrités qui, selon elle, sont « impliquées dans des affaires d’une extrême gravité ». Pour eux, « les règles applicables pour la mise en liberté conditionnelle n’ont pas toujours été respectées ».
Sur cette affaire, Direct Info cite directement les noms de Luc Nicolaï, de Yérim Seck et de Tamsir Jupiter et affiche à sa une : « Les magistrats en colère contre Me Sidiki Kaba ». Ce journal informe que « ces mesures prises par le ministre de la justice, Me Sidiki Kaba, pour désengorger les prisons, ne sont guère appréciées par les magistrats ».
Le Quotidien, lui, parle de « La rébellion des magistrats ». Le journal rapporte que L’UMS, avec à sa tête son président Abdoul Aziz Seck, dénonce vigoureusement les attaques injustifiées dont les magistrats sont victimes « pour avoir rendu des décisions de justice selon leur conscience ».
« Les magistrats brisent leurs réserve », écrit Walfadjri avant d’expliquer que la liberté conditionnelle accordée à Luc Nicolaï, sans recueillir l’avis de la commission pénitentiaire de l’aménagement de peines, a révolté les magistrats contre le ministre de la justice, Sidiki Kaba.
Le Populaire, parlant du même sujet, titre : « Les magistrats condamnent la chancellerie et la CNRI ».
« L’UMS dézingue Sidiki Kaba et les chefs de cour », ajoute le quotidien l’AS.
Afriscoop

21/02/2014

Vols Dakar-New York menacés

Embarquement de clandestins depuis l’aéroport de Dakar Yoff : Les Américains menacent de couper la liaison Dakar-New York
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Les Américains ne sont pas contents des autorités aéroportuaires sénégalaises. Selon l’Obs, ils n’ont pas fait dans le langage diplomatique pour le faire savoir au Sénégal.
La fréquence des voyageurs clandestins qui embarquent depuis Dakar a réveillé les inquiétudes des autorités américaines. «L’arrivée d’un passager sans papier à la date du 15 janvier 2014 à l’aéroport de Washington venant de Dakar est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le 10 décembre 2013, un autre passager était arrivé à Washington en quittant Dakar. Deux passagers sans papier en quelques semaines. C’est trop ! L’alerte est sonnée par les services de renseignements. Les autorités de l’immigration se posent des questions : «Comment des passagers sont-ils arrivés aux Etats-Unis en qualité de demandeur d’asile et sans documents de voyage ?» La première réponse disponible est que les passagers ont embarqué à bord de la compagnie aérienne South African Airways. La nationalité des passagers éveille d’autres soupçons : ce sont des Sri Lankais», note le journal.
L’affaire est prise très au sérieux par les Etats-Unis. Les premières mesures conservatoires sonnent comme une menace. Les autorités américaines prévoient tout simplement de couper la connexion directe de Dakar avec les Etats-Unis. Le motif évoqué est simple : «L’aéroport de Dakar et la Destination Sénégal étant devenus problématiques dans la lutte des Etats-Unis contre l’immigration clandestine et le terrorisme.» Les Américains somment South African Airways de découvrir l’origine des failles de sécurité. Sans quoi, la compagnie ne pourrait plus rejoindre les Etats-Unis après avoir quitté Dakar. Les autorités sénégalaises qui ont déjà ouvert une enquête ont arrêté trois employés de l’aéroport soupçonnés de complicité : Mamadou Diakhaté, Ibrahima Lô et Aly Edmond Koné.
Seneweb

20/02/2014

Le Sénégal va se doter d’une loi contre le tabagisme

Le Sénégal va se doter d’une loi contre le tabagisme
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Selon une récente étude, le tabagisme affecte entre 15% et 50% des Sénégalais selon les catégories socioprofessionnelles
Mais un consensus peine à se dégager dans le pays sur l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics
La proposition de loi s’intéresse surtout au tabagisme en milieu scolaire : l’étude référencée plus haut estime en effet qu’au moins 18% des élèves âgés de 11 à 18 ans fument dans la région de Dakar, ce qui est susceptible de causer, à long terme, un véritable problème de santé publique.
Le vote va intervenir après des enquêtes sur la prévalence du tabagisme, qui ont révélé des taux plutôt élevés dans le pays : 15% chez les sportifs, 35 à 40% chez les veilleurs de nuit, 45 à 50% chez les apprentis et chauffeurs des cars de transport en commun et 25% en milieu universitaire.
Les discussions autour du projet de loi ont permis d’aboutir à un consensus sur quatre points clés, mais le gouvernement et la société civile, emmenée par la Ligue Sénégalaise Anti-tabac (Listab) ne sont pas tombés d’accord sur l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics.
La Listab exige des espaces « 100% non-fumeurs » (hôpitaux, restaurants, écoles, aéroports), mais les autorités souhaitent dans ces espaces des endroits réservés aux fumeurs.
Le texte a déjà été adopté en commission technique et va être débattu très prochainement en plénière.
Les activistes comptent sur les débats en plénière pour avancer sur ce point.
En revanche, il y a d’ores et déjà eu un accord entre les autorités et les autres acteurs sur quatre autres points d’égale importance, notamment l’interdiction totale de la publicité sur le tabac et de toute ingérence de l’industrie du tabac, une taxation plus sévère et la mise en garde sanitaire.
"Lobby" du tabac
La Listab explique que le texte interdit toute ingérence de l'industrie du tabac dans les politiques de développement ou de santé de l’Etat.
Djibril Wélé, secrétaire de la Listab, précise que "cette disposition interdit aux industriels du tabac d’interférer dans ces politiques. Ils ne doivent pas discuter ou faire des propositions à nos gouvernements sur la politique sanitaire. Vous savez, ces gens aussi ont leurs tactiques, plus ou moins indirectes, et ils rencontrent parfois des responsables du ministère de la Santé ou certaines autorités. Eux aussi, ils essaient de défendre leur marketing. Nous l’avons compris. C’est pourquoi le texte dit que si les industriels doivent rencontrer les autorités, il faut que cela se passe dans la transparence."
Concernant la mise en garde sanitaire, c’est-à-dire la mention en caractères bien lisibles sur les boîtes de cigarettes de la dangerosité du tabac, le Sénégal veut exiger que les messages figurent sur 70% au moins de l’emballage extérieur du produit. Selon les recommandations de l’OMS, ces mises en garde doivent couvrir au moins 30% de l’emballage.
Le Gabon, dernier pays africain à voter une loi anti-tabac, a fixé l’envergure du message à 60% de l’emballage.
La taxation sur le tabac va également augmenter pour couvrir des projets comme la couverture des maladies. Actuellement le Sénégal est à 45% de taux de taxation, ce qui correspond au plafond recommandé par l’UEMOA (Union Economique et Monétaire d’Afrique de l’Ouest).
Mais la loi va autoriser un ou des taux plus élevés, en attendant que les pays de l’UEMOA ne se mettent d’accord sur une taxation plus élevée.
Un atelier de plaidoyer auprès des parlementaires de la CEDEAO (Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest) et de l’UEMOA a récemment demandé aux Etats de faire en sorte que le système de taxation pratiqué permette une hausse effective et continue des prix des produits du tabac.
L’atelier recommande de mettre en place une taxation spécifique en lieu et place du système de taxation ad valorem pratiqué jusqu’ici.
Il faut signaler qu’une étude menée dans le milieu scolaire dakarois montre une prévalence de 18 à 19% chez les élèves âgés de 11 à 18 ans. Les chercheurs recommandent aux autorités de mettre en place une politique de prévention efficace, surtout dans les établissements scolaires.
Interrogé par SciDev.Net, Abdoulaye Samb, chef du département de biologie et d'exploration fonctionnelle de l’Université Cheikh Anta Diop, qui a dirigé l’enquête, estime que "cela montre que le tabac a une prévalence élevée ; de plus, quand on tient compte de la notion de dépendance, on peut craindre que ces adolescents restent fumeurs jusqu'à l’âge adulte et même au-delà. L'augmentation du tabagisme chez les élèves pourrait être expliquée par certains facteurs tels que la disponibilité du tabac, les stratégies des sociétés de fabrication du tabac et l'absence ou la non-application de la législation anti-tabac. Il est donc urgent pour les autorités de prendre des mesures vigoureuses contre le tabagisme."
SciDev.Net/Jean Shiloh

Sénégal, ton tourisme fout le camp!

La Gambie, grand bénéficiaire du déclin du tourisme sénégalais
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Avec des tarifs promotionnels sur la ligne aérienne Londres-Banjul (450 euros pour le billet aller-retour), et une volonté politique affirmée au plus haut niveau, la Gambie est en passe d’être le grand bénéficiaire des énormes difficultés rencontrées actuellement par le tourisme sénégalais, particulièrement dans la desserte de la Casamance, constatent des professionnels du secteur.
« La Casamance qui compte parmi les plus belles plages au monde est aujourd’hui une destination touristique en crise malgré une paix retrouvée et d’énormes potentialités écologiques. Elle symbolise à volonté le déclin du secteur au Sénégal. » C’est du moins le cri du cœur de Christian Jacquot, propriétaire de l’hôtel la paillote du Cap-Skirring et membre actif du grand syndicat des hôteliers du Sénégal, indique le site spécialisé FinancialAfrik.
Pourtant, avec une belle vue sur l’océan Atlantique, le Cap-Skirring, jadis poumon du tourisme sénégalais, se meurt à petit feu. Les dessertes aérienne, maritime et terrestre sont difficilement assurées. Résultat, cette région naturelle est presque coupée du reste du monde.
La clientèle française (de même que celle des Belges et des Espagnols), se réduit d’année en année comme peau de chagrin. La faute à une très faible promotion de la destination Sénégal avec un budget de moins d’un milliard de francs CFA au moment où un pays comme le Maroc (un des principaux concurrents du Sénégal),culmine avec un budget promotionnel de plus de 20 milliards de francs CFA. Pire, la destination est réputée chère avec des billets aller-retour tournant autour de 1000 euros.
Comme pour corser une addition déjà salée, la récente instauration par les autorités sénégalaises du visa biométrique pour les ressortissants de l’Union européenne, n’est pas pour arranger les choses. Au même moment, le voisin gambien profite bien de cette situation. Les plus hautes autorités de Banjul ont fait du tourisme une surpriorité. Les hôtels gambiens font actuellement le plein parce que les acteurs du tourisme font même du « surbooking » sur la destination nous a soufflé un officiel sénégalais en service au ministère du tourisme.
Mais ce qui est constant, c’est que, malgré des plages moins belles et un patrimoine historique moins fourni, le pays dirigé par Yaya Jammeh est devenu plus compétitif que la plupart des pays ouest-africains dont le secteur touristique connaît aujourd’hui des heures sombres. Banjul applique d’ailleurs des tarifs promotionnels sur la ligne aérienne qui la relie à la capitale anglaise. Si le billet pour le Sénégal tourne autour de 1000 euros, aller en Gambie et revenir dans son pays ne coûte que 450 euros au touriste européen.
Une occasion en or que les touristes des pays nordiques (Suède, Danemark, Finlande, etc) et ceux de la Hollande et de l’Angleterre ont bien saisie. La situation désastreuse du tourisme sénégalais est exacerbée par le contexte délicat de crise politico-sociale qui caractérise des pays limitrophes comme le Mali ou la Guinée-Bissau. Ce qui fait que malgré les troubles politiques qui ont fini de plomber des destinations concurrentes comme l’Egypte ou la Tunisie, le secteur est resté moribond pour n’avoir pas su profiter de cette occasion inouïe d’amorcer une relance.
FINANCIAL AFRIK

Un expert du tourisme s'exprime

Le Plan Sénégal Emergent : plus d’éthique et de morale pour un vrai Sénégal
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Le Sénégal Emergent c’est une petite lumière dans un trou noir à la place d’une grosse lumière qui  permet l’éclosion d’une société moderne, équilibrée et ambitieuse.
Le Sénégal émergent c’est beaucoup de préalables sur le plan social, des infrastructures de base, de gestion efficiente du temps de travail, de lutte contre la corruption, de l’émergence de connaissances scientifiques,  techniques et technologiques
La  vulnérabilité du Sénégal émergent  se trouve dans nos mentalités et comportements, trop de gabegies, d’injustices, de privilégiés et de mensonges.Toutes les formations politiques, ainsi que tous les gouvernements successifs, ont tous participé au naufrage du Sénégal.
 Le Sénégal émergent devrait être la somme de toutes les valeurs civiques, religieuses, républicaines,ou les compétences, les savoirs-faire et les connaissances sont au service exclusif du Sénégal et du citoyen.
Mais hélas !Qu’est que nous constatons partout ?De la perte de légitimité des figures politiques et de l'autorité, de la montée de diverses formes de violences, de la toxicomanie, des attitudes inédites face à la procréation comme face à la mort.De nouvelles formes de libertinage, des difficultés d'une classe moyenne sans perspective,d’une jeunesse errante sans conscience, de la  multiplication spectaculaire des familles pauvres,  endettées, de la dégradation continue du cadre de vie, de gouvernements agressifs vers une jeunesse dépressive.
La liste est longue…
Et des changements qui témoignent d'une évolution radicale de mentalités, et de comportements des Sénégalais, et de la vie en société provoquent une véritable crise des repères,suscitant le désarroi des humains, à commencer par ceux qui font profession : D'éduquer, de soigner, de juger etde gouverner leurs semblables.
C'est à une véritable mutation collective, à la fois  subjective et existentielle à laquelle nous assistons aujourd'hui, et  où l'on voit apparaître ce que l'on peut  appeler la nouvelle économie psychique. Son moteur n'est plus le désir mais la jouissance à outrance. Le besoin ne faisant plus appel à la raison.
 Le Sénégalais d’aujourd’hui est sans boussole, affranchi du refoulement, il est moins citoyen que consommacteur, homme sans gravité, produit d'une société libérale aujourd'hui triomphante, qui semble n'avoir plus le choix. il est pressé de jouir avant de réfléchir face à l'inintelligible, être impassible, qui tente l'impossible,et qui nage dans les problèmes ou il n’y a de vents favorable que pour celui qui sait où  aller.
Problèmes,encore des problèmes, toujours des problèmes,ne plus en faire un problème devient le quotidien de milliers de Sénégalais, sans sourire ce qui n’est ni espoir, ni emblème. Il faut savoir qu’il y a en nous, un noyau qui ne change jamais, comme  il existe une colonne vertébrale qui ne change pas non plus. Et puis, il y a tout ce qui change, se dégrade, évolue, et qui obéit au temps, et à son bon vouloir ou le désir devient mécanique
Nous devons adhérer pas à pas, tous ensembles, à la gestion vertueuse, à la justice équitable, sans passe-droit pour nous accomplir sans l’ombre de nos ruses, de nos frustrations, de nos positions dans la société, de nos ambiguïtés, entre le bien et le mal, l’incongruité et la spontanéité.
Notre foi est l'ombre de nos habilités, le regard de l’autre nous renseigne comme celui de l’apôtre.Savoir prendre ce qui est nôtre, tout en préservant ce qui est au peuple. La sensibilité de chacun de nous est son génie créateur, dont les maîtres mots sont compétitivité, rentabilité, efficacité individualité et  engagement collectif.
« Une idée féconde est une belle onde, alors refusons d'avoir l'esprit asservi ».
C’est cela l’humilité et l'humanité,qui font l’éloge de la sensibilité et de la créativité. Cette vision de la réalité est partagée par bon nombre de citoyens sans porter aucune vérité additionnelle.Rêvons d'une meilleure société en fraternité,avec égalité pour en faire un viatique dans la générosité etla solidarité, en choisissant le positif.
Depuis que mon regard cherche la justice, je ne vois que l'omniprésence des injustices.Avec nos cœurs soyons des parchemins pour le Sénégal émergent. Et lorsque la peur nous quitte, que le passé cesse d’être racoleur, les cœurs deviennent des porte-bonheur à tous les niveaux. Ainsi se réalise nos rêves d’un Sénégal émergent.
Mouhamed Faouzou DEME, Expert en tourisme

Plus de forêt au Sénégal

Forêts aménagées au Sénégal
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Environnement et développement durable - Atteindre les 680.034 ha de forêts aménagées. Le Projet de gestion durable et participative des énergies traditionnelles de substitution (Progede 2) qui est à sa deuxième phase a déjà aménagé 520.500 hectares de forêts, soit 80% des forêts aménagées au niveau national.
Le ministre a exhorté les acteurs du projet à atteindre les 680.034 ha ciblés. Pour ce dernier, il faut instaurer une gestion écologiquement viable, économiquement rentable et socialement équitable pour ne pas dire durable.
L'augmentation de la disponibilité de combustibles domestiques diversifiés et des revenus des communautés concernées tout en préservant l'écosystème forestier et en tenant compte du genre restent une volonté pour la consolidation et l'amélioration d'un modèle d'aménagement participatif. Pour le ministre, l'extension du projet aux autres régions du pays doit être retenue, car la viabilité de ces efforts passe par le développement d'activités génératrices de revenus au profit des populations riveraines des massifs forestiers afin de susciter un engagement croissant à préserver les ressources naturelles. Il y a aussi l'intensification des systèmes de production agricole et pastorale pour limiter la pression sur la ressource forestière et garantir ainsi la réussite de l'aménagement. Mais encore l'urgence reste l'encouragement à la lutte contre les feux de brousse.
En magnifiant les bons résultats avec 520.500 ha aménagés en 2013 pour la satisfaction de la demande nationale en combustible domestique, soit 80%, le ministre Mor Ngom exhorte à persévérer sur cette voie pour l'aménagement de 680.034 ha ciblés d'ici à la fin du projet. Cela est d'autant plus important que ce résultat permettrait de conforter la décision du gouvernement de domicilier définitivement l'exploitation forestière dans les zones aménagées. Invitant tous les acteurs à raffermir la démarche participative et inclusive adaptée par le projet, il a souligné l'augmentation des revenus des acteurs locaux qui est un élément important dans la gestion décentralisée des ressources naturelles. C'est pourquoi il a invité à instaurer une bonne gouvernance forestière basée sur le respect des prescriptions techniques des plans d'aménagement, mais aussi à la fin des pratiques spéculatives pour la réussite de l'aménagement de forêts qui implique la fin de leur exploitation frauduleuse.
Mise en œuvre du code forestier
Répondant à l'interpellation de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, Vera Songwe, il a annoncé l'arrivée, « au plus tard au mois de mars », de deux camions pour le transport du charbon produit par les exploitants de la zone, ainsi que la réalisation de pistes rurales pour faciliter l'acheminement de ce produit. « Vous pouvez compter sur moi pour la mise en œuvre du code forestier », a-t-il assuré à Mme Songwe.
Saluant la « synergie » dont ont fait montre son département et celui de l'Energie, M. Ngom n'a pas manqué de souligner la partition jouée par les autorités administratives, de même que les populations dans l'obtention des résultats du Progede 2 financé par la Banque mondiale.
Il a annoncé qu'avec ses services, il réfléchira dès son retour à l'institutionnalisation des acquis du Progede 2, ainsi qu'aux doléances relatives à l'augmentation des quotas de coupe jugés faibles.
Il a reconnu l'appui du projet dans les mesures idoines pour instaurer une gestion écologiquement viable, économiquement rentable et socialement équitable pour ne pas dire durable. Parlant de l'exploitation frauduleuse dans les zones non aménagées, il a demandé aux services techniques de redoubler d'effort. « Je sais que le phénomène est complexe et multiforme tout le long des frontières, mais j'attends du directeur des Eaux et Forêts, dans un bref délai et en relation avec les acteurs concernés, des propositions concrètes pour une meilleure prise en charge de ce problème.
Pape Demba Sidibe/Le Soleil

Enfin assainir la baie de Hann

Dépollution de la baie de Hann à Dakar
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Les travaux de dépollution de la baie de Hann démarrent en novembre 2014 - Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement a déclaré, hier, à l'issue d'une réunion technique présidée par le Premier ministre Aminata Touré, que les travaux du projet de dépollution de la baie de Hann vont démarrer en novembre prochain.
En cours depuis 2009, le projet de dépollution de la baie de Hann va enfin entrer dans sa phase d'exécution à partir de novembre prochain. Cette assurance a été donnée, hier, par le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, Pape Diouf, au sortir d'une réunion technique présidée par le Premier ministre Aminata Touré. « Nous allons finaliser les dossiers d'appels d'offres entre avril et mai, et les travaux vont débuter au mois de novembre prochain. Nous comptons les terminer en 2016 », a-t-il notamment souligné.
En effet, toutes les conditions semblent réunies pour le démarrage de ce projet, lequel a accusé du retard dans son exécution. Le ministre a précisé que les financements sont disponibles, les études presque terminées et les tracés de l'émissaire et du collecteur réalisés. Selon Pape Diouf, toutes les mesures sont en train d'être mises en place pour que ce projet puisse voir le jour dans les meilleurs délais. « Nous sommes sur la bonne voie, d'autant plus que le financement de 35 milliards de FCfa mobilisé grâce à l'Agence française de développement (Afd) et la Banque européenne d'investissement est disponible », s'est-il félicité.
La baie de Hann, qui fut l'une des plus belles baies du monde, s'est dégradée au fil des années à cause d'intenses activités polluantes. Aujourd'hui, cette situation pose de sérieux problèmes environnemental et sanitaire, mais aussi pour la pêche. Le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement a soutenu que des mesures drastiques ont été déjà prises pour que pareille situation ne se répète à l'avenir. Sur ce, il a cité le concept pollueur-payeur mis en place pour décourager et amener les industries à créer des systèmes de traitement des eaux usées avant leur déversement dans la mer. « Cette mesure n'est pas appelée à durer. Elle est transitoire. Certains industriels ont commencé à mettre en place des systèmes de traitement des eaux usées. Il faut amener les autres à en faire autant. Pour ce faire, nous allons imposer de très fortes taxes. Nous serons intraitables là-dessus. Il y a des textes, et on va les appliquer », a fermement déclaré M. Diouf.
Suivant les instructions du chef du gouvernement, le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement a soutenu aussi qu'un dialogue permanent continuera d'être instauré avec les populations locales afin de les faire adhérer entièrement à ce projet. « On a déjà eu beaucoup de réunions avec les populations à ce sujet, et nous allons continuer à discuter avec elles. C'est un projet d'intérêt national qui a pour objectif de restaurer cette baie, de lutter contre la pollution, de sauvegarder l'environnement, la santé des populations et le milieu halieutique. Donc, nous avons besoin de l'adhésion de tout le monde », a-t-il assuré. A cet effet, Pape Diouf a indiqué qu'un comité comprenant son ministère, l'administration territoriale, les collectivités locales et les populations sera mis sur pied.
Elhadji Ibrahima Thiam/Le Soleil

19/02/2014

Dakar sans électricité

Dakar sera privé d’électricité pendant une semaine
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Selon un avis de coupure reçu, plusieurs quartiers selon le planing seront privés d’électricité. Ces coupures sont prévues de la SEMAINE DU LUNDI 17 AU DIMANCHE 23 FEVRIER 2014 « Senelec porte à la connaissance de son aimable clientèle que pour des travaux d’entretien, de renforcement et d’amélioration de la qualité de service de l’électricité, le service sera interrompu conformément au programme ci-dessous », annonce la société d’électricité dans un communiqué.
Dakar sur les secteurs suivants : Soto, SAVONNERIE AFRICAINE FAKH, CGE, ETS NOUJAIM FRERES, CSS Darwiche, Gare Routière, Caserne Pompier, Sapec, Saec, Guignon, Expresso Sénégal, SAPROLAIT, Valmy, Grande Voirie, Marchand x GUEYE, Pacha Hôtel, Intendance militaire, Moulins Sentenac, Centrale Laitière, SGBS Faidherbe, Gambetta, Hôtel FAIDHERBE, RAFFENEL Goux, Matforce, Vasquez, Grasland, Assi Blanchot, Galandou Diouf, Raffenel Tarraf, Segal, Socifa, Ponty Raffenel, Immeuble Plaza, Thiong Blanchot, Bloc Fiscal, Gendarmerie, Hôtel Tarraf, Grammont.
Guédiawaye sur les secteurs suivants : Médina Gounass, Stade Amadou Barry, Sonatel Guédiawaye, Caisse de sécurité sociale, Dagoudane Lamsar.
Rufisque sur les secteurs suivants : Super Déni, Dépôt Eiffage, Tullow Oil, Avi Sénégal, Fatigal
Sarl, Michel Coutard.
Mercredi 19/02 (De 08H00 à 15H00)
Dakar sur les secteurs suivants : Arsenal, Dagorne, Descemet, Than Boulangerie, Direction Petersen, Hôtel de Ville, Electra, CEP, Douane Môle 2, Port Informatique, La pointe, Pompage Gorée, Ecole Mariam Ba, Elmaf Fumoa, SGBS zone industrielle, Sipasen, Silico, Poncet, Sacica, SDC, Sonatel Potou, PTT Potou, Warehouse, NEMAS, Sosagrain, Syprody, Prochimat, APT, Sosefil, SABM, Manutention zone Industrie, Dericourt, Senegalap, Multipac, Assi zone industrielle, CSTM, Rue 7 zone industrie, SEBO, SC.1, Liberté 4, Dieupeul Liberté, Rond point sicap, Bourguiba, Niarry Taly, Sonatel Grand Dakar, Bassam Coumba, Bopp zone A, CMS Point E, Immeuble les liens, Immeuble Bassari.
Jeudi 20/02 (De 08H00 à 15H00)
Dakar sur les secteurs suivants : Direction Vincens, Gare de Dakar, Grand Théâtre, Malenfant, Msat Malenfant, Soaem, Talmath, Wagane Diouf, Abattoirs Rue 5 X 6, ADP, Allées Centenaire 3-4, Boulangerie de Médina, Camp Diass 1, Cité Police, Ecole Médina, Gibraltar, Marché Médina, Ngaraf, P.E.S., PTT Médina, Stade Fédéral, Stade L. M. Diop.
Guédiawaye sur les secteurs suivants : Darou Rahman, Angle Mousse, Baye Laye,  Guédiadiawaye Wakhinane, Ndiaréme Limamoulaye.
Rufisque sur les secteurs suivants : Sarbie, Avi Prod, SCI Makane, Keur Ndiaye LO, Sedima 1-2, Doudou BASSE, lotissement Total, Ndiakhirate, Sangalkam, Filfili, Gora Athie, Village de Niaga, Socabeg 1-2, Lac rose, Yenn, Fadel Diadhiou, Toubab Dialao, Sahéli, Sendou, Bargny Minam.
Samedi 22/02 (De 08H00 à 15H00)
Dakar sur les secteurs suivants : Onas TPS, Ministère Environnement, CCIS mélange, Siège Sones, Siège SDE, Satrec, USAM, TOM, IRANSEN ET SHELL GAZ, SNCF, Coobel, Baie de Hann 1-2, Shell, CRS, IRD ex ORSTOM, ISRA Siège, COTECNA, Amerger, SPEC, Suneor , Livraison grand Moulin, ICS T, Grand Moulin Môle IV, Termotank, SDV port, SSPT, I .C.S. AFCO, Afriplast, Allées Centenaire, Berliet Saviem, BICIS Km 3, Biscuitier, Camp Diassé 2, Cartonnage Rue 1, Chahine Textile, Cegep, Colas, Concession, Coselec, Cossera, CSE, Cygne, Eiffage Laboratoire, ESE Mbaye Ndoye, Fith Mith, Gendarmerie Médina, Gueule Tapée, Hamelle, IPRES, Jean Mermoz, Médina, Mischler, Nemas, Plastrans Industrie, Polychimie, Polykrome, Poultrade, Procas, Profil afroid, Réchappe Boubess, Rocade EGCAP, Route des Brasseries, Roux Texier, Rue 3 Zone Industrielle, Safricolor, Saicos, SCOA Dépôts, SEAS, SEAS Mercedes, Senematel, Sidka, SIF, Simmons, SIPASEN, SIPL, Spaac, Soseplast, Sodaga, SPN extrusion, Technipact, Textile CSE, USB, Uniparco, Zone Industrielle Sud, Carnot, CCBM Lamine Gueye, Clinique Hubert, Gallieni, Immeuble Sahel, INEAD, Mbaye Carnot, Meroueh Gambette, OPT, Peytavin, Peytavin Sones, Ponty, République Calmette, Seye Carnot, Sileye Guissé. Yeumbeul sur les secteurs suivants : Boune, Hafia, Yeumbeul, Madieng Khary Dieng. Rufisque sur les secteurs suivants : William Ponty, Jai Laxmi, Dene Malick Guéye.
Dimanche 23/02 (De 08H00 à 15H00)
Dakar sur les secteurs suivants : Sacré cœur Sonatel, Sacré cœur 1-2-3, Keur Gorgui, sacre cœur
Pyrotechnique, sacre cœur Nord Panoramique, Immeuble Diéynaba, CMS, Maison du parti, Liberté 6
VDN.
Le courant sera remis dès achèvement des travaux prévu aux environs de 15h.  Senelec s’excuse auprès de sa clientèle pour les éventuels désagréments occasionnés par  ces travaux.
Pour vos besoins d’informations complémentaires sur ces coupures ainsi annoncées, vous  pouvez appeler aux numéros ci-après : Tel : 33 832 10 10 ou 33 867 66 66
Le Directeur de la Distribution/Senelec

18/02/2014

Le navire Ukrainien arraisonné

Arraisonnement d’un navire ukrainien : Le bateau avait 1000 tonnes de poisson à bord
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Les eaux territoriales sénégalaises ont encore été violées. Après le navire russe, Oleg Naydenov, arraisonné à 85 km du littoral bissau-guinéen et relâché après une amende de six cent millions (600 000 000) de francs Cfa, un bateau, ukrainien cette fois-ci, a été arraisonné, dimanche dernier.
Long de 125 m, le navire a été arraisonné au large des côtes sénégalaises avec mille (1000) tonnes de poissons pêchées. Aly Haïdar, ministre de la Pêche, a confirmé l’information hier, au cours d’une cérémonie en l’honneur de la scientifique britannique Jane Goodal. « Nos mers sont pillées par des bateaux qui font la pêche illégale et qui sont très loin au large, dans des zones difficiles d’accès pour nous, et qui pêchent frauduleusement nos ressources », a indiqué le ministre.
Aly Haïdar a soutenu que c’est toujours ce problème d’accaparement de nos ressources par des lobbies, au détriment de la société, qui explique ce fléau. Il a réitéré la volonté du gouvernement de lutter contre « ces braconniers et à agir, à travers les associations, pour la préservation de la nature ».
Enquête

Souffrance et dynamisme des artisans de Saly

Foire artisanale et culturelle de Saly : Les acteurs veulent sortir du vase clos
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Face à la faiblesse de la fréquentation  de leurs commerces et de leur volume de vente, les artisans de Saly regroupés au village artisanal semblent avoir trouvé la parade. Sous l'égide de la Sapco, ils vont délocaliser durant 10 jours leurs échoppes sur des stands dans l'espace hôtelier. L'initiative veut gagner le pari de la pérennité et de l'ouverture. L'Agence pour la Promotion et le Développement de l'Artisanat (Apda), à travers son Directeur Général présent à  la manifestation, a insisté sur  l'exigence d'une production de qualité pour faire face aux défis de la compétitivité de nos produits sur le marché international.
Les 218 exploitants du village artisanal  de Saly souffrent énormément de la faiblesse de la fréquentation de leurs commerces et du volume de leurs ventes. Pour vendre mieux leurs produits, ils ont choisi d'aller à la rencontre du public, notamment des touristes. C'est le sens de la tenue de la première édition de la foire artisanale et culturelle de Saly ouverte ce vendredi, Place des Bougainvillées, sous l'égide de la Société d'Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (Sapco).
L'initiative recoupe aussi un objectif de contribution au programme d'animation culturelle de la station balnéaire. Face à la crise persistante du balnéaire, la culture est identifiée comme une alternative crédible pour la relance du secteur du tourisme. Les organisateurs qui ont salué l'initiative comme une bouée de sauvetage, ont plaidé une inscription de l'événement dans l'agenda culturel national. « Nous avons l'ambition d'organiser cette foire artisanale et culturelle  chaque année. Nous lançons  un appel à tous les acteurs du tourisme de nous aider à inscrire un rendez-vous dans l'agenda touristique de notre station qui manque tant d'animation », a déclaré Momar Diaw, président du comité des artisans officiant au village artisanal de Saly.
Le maire de la commune, Ousmane Guéye  intervenant à la cérémonie, a plaidé l'assainissement du secteur.
Le chef du bureau d'exploitation de la Sapco, Aliou Gning, a salué à sa juste valeur la tenue de cet événement. « Dans tous les programmes de planification stratégique pour le développement du secteur du tourisme au  Sénégal, on a toujours préconisé des manifestations de ce genre, mais jamais on a réussi à le faire. C'est pourquoi nous nous réjouissons amplement de votre initiative d'organiser cette foire. Cette manifestation règle un problème fondamental, celui du niveau faible de la dépense. C'est l'occasion aujourd'hui pour nous d'appeler tous les acteurs du tourisme pour soutenir cette manifestation dans l'avenir. Nous avons l'ambition d'en faire un rendez-vous annuel » a dit Aliou Gning s'adressant aux artisans.
La tutelle, présente au lancement de cette foire, par le biais du Directeur Général de l'Agence pour la Promotion t le Développement de l'Artisanat(Apda) Ibra Ndiaye, a donné des assurances aux artisans quant à la mise en place de lignes de financements pour la pérennité de leur art. «  Aujourd'hui, le cri de cœur des artisans est qu'ils ne disposent pas de financements pour pouvoir pérenniser leurs activités. Le  Président de la République a pris des dispositions avec la Banque Nationale de Développement Economique pour apporter des financements aux partisans. Avec notre comité de crédit, nous pouvons, avec des taux très bas, envoyer les artisans à la Bnde  pour qu'ils puissent disposer de financements », a-t-il souligné.
Il a en outre révélé la volonté des autorités du pays de nouer un partenariat avec des pays européens dans le but de permettre aux artisans de participer à des foires internationales.
Toutefois, pour Ibra Ndiaye, la priorité des priorités pour l'artisanat sénégalais doit être le  souci d'une production de qualité « il va falloir que nos artisans produisent qualité pour faire face valablement aux exigences de la concurrence », a-t-il martelé.
Par ailleurs, les artisans ont salué le soutien et l’implication du préfet de Mbour, William Manel, pour la tenue de cette manifestation.
Pape Mbar Faye/Mbourinfo

Turbul'Art à Saly en mars

La création artistique en effervescence à Saly au mois de mars
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La 3ème édition des activités artistiques de l’association « Turbul Art » aura lieu de 15 au 23 mars prochain à Saly. En prélude à cet événement culturel, le comité d’organisation a rencontré la presse pour annoncer les différentes activités prévues à cet effet.
C’est en 2012 que l’exposition nationale d’art plastique a été organisée pour la première fois à Saly par l’association « Turbul Art ». Selon le président de l’association, Brigitte Chaffoin, l’objectif de ce grand rendez-vous artistique consiste à créer d’autres espaces d’exposition en dehors de Dakar et contribuer à promouvoir l’art au Sénégal, et par la même occasion, permettre aux artistes de vivre de leur métier.
Ainsi, du 15 au 23 mars, la localité de Saly sera le point de convergence de plusieurs artistes. En plus des artistes plasticiens, l’exposition va accueillir cette année une diversité de producteurs et créateurs, notamment dans le domaine du design, de la céramique, de la poterie, de la photographie et de la tapisserie.
 Les arts décoratifs de Thiès et les productions musicales sont également prévues. Ce qui explique le choix de thème « Tourisme et diversités culturelles ».
Pour donner plus de chance aux artistes, le nombre d’exposants va passer de 15 à 20. Ils seront sélectionnés à partir de critères bien définis.
A cet effet, un jury composé de professionnels va être mis sur pied pour définir les critères de participation. Mais, selon Kalidou Kassé, commissaire de l’exposition, l’accent sera mis sur la créativité et l’innovation. Pour celui que l’on appelle le « Pinceau du Sahel », ce sera l’occasion de voir la capacité des artistes d’aller au-delà de l’art contemporain ou conceptuel.
Le commissaire de l’exposition ajoute que l’art doit être au service du développement. L’exposition annuelle de Saly, au-delà des échanges, des rencontres et la promotion de l’art, sera également une activité de recherche de fonds. A ce sujet, la présidente de l’association « Turbul Art » précise que les fonds collectés seront reversés à l’école publique de Saly Joseph dont elle est la marraine depuis des années.
Pape Coly NGOME/Lesoleil

16/02/2014

Miss Sine Saloum 2014 à Ndangane

L’Hôtel Cordons Bleus, Ndangane, Iles du Sine Saloum organise le samedi 3 mai prochain sa 5° édition de l’élection de Miss Saloum
senegal
Cette manifestation unique constitue l’évènement incontournable culturel et promotionnel annuel de toute la région
Au programme de ce grand week-end :
Vendredi 2 Mai:
Consultation médicale gratuite, avec dons de médicaments aux personnes de la zone (matin)
Installation des convives dans les  structures d’hébergement
Soirée organisée au Ndangane Café à partir de 23 heures, pour une pré-présentation au village des candidates. (ambiance discothèque)
Samedi 3 mai :
Défilé dans le village de Ndangane, samedi après-midi avec les Miss, les clients de l’hôtel, la RTS et TFM, la presse ainsi que l’ensemble de nos partenaires médias, sur des calèches, animation par la troupe de Griot Saf Sap. Le cortège sera escorté par des djakartas, quads et survolé par les autogires de l’aérodrome de Saly.
21 heures : après installation des convives à table, QUEEN BIZ, La Reine de la Scène Dakaroise se produira en concert pour un show son et lumières exceptionnel avec ses plus grands tubes.
22h30 heures : Election des Miss : 3 passages au programme. Nos 12 candidates se produiront d’abord dans une tenue décontractée (publicité des cordons bleus), ensuite en tenue traditionnelle, et enfin en tenue de soirée.
A l’issue des 3 passages, QUEEN BIZ  reprendra le micro, le temps pour les convives et le jury de délibérer.
Proclamation des résultats.
Feux d’artifices à l’issue des résultats.
Soirée Dance floor pour clôturer le show. (Ambiance années 80)
Dimanche 4 Mai :
Départ pour l’île de Mar Lodj le matin, en pirogue avec l’ensemble des candidates, nos partenaires médias, et nos clients pour distribution de cadeaux humanitaires à l’occasion de la célèbre messe au Tam Tam.
Après déjeuner, remise des enveloppes et cadeaux aux candidates.
Des bus seront affrétés au départ de Dakar et Saly
Renseignements et réservations : 77 403 80 56
cordons-bleus@orange.sn - http://www.lescordons-bleus.com/

You contre le mixte politique/religion

Youssou Ndour : ''Les élites africaines ne doivent pas mélanger politique et religion"
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Les élites africaines doivent éviter de mêler les ethnies et les religions aux problèmes d'ordre politique, a estimé le musicien sénégalais Youssou Ndour, auteur d'une chanson dédiée à la paix en République Centrafricaine et enregistrée récemment à Dakar avec la Centrafricaine Idylle Mamba.
"Il faut que les dirigeants politiques fassent attention, (parce que) les échecs politiques se retrouvent parfois dans les ethnies et les religions", a déclaré mercredi sur RFI la star sénégalaise du mbalax, le style musical prisé de ses concitoyens.
Youssou Ndour était l'un des invités du jour de "Couleurs tropicales", une émission musicale au cours de laquelle il a évoqué son engagement en faveur de la Centrafrique à travers la chanson "One Africa", qui vise à ramener la paix et la concorde dans ce pays déchiré par un conflit inter-communautaire.
"Il faut que l'Afrique sorte de ses clivages. Il faut que l'Afrique fasse la différence entre des problèmes liés à des clivages entre hommes politiques" d'une part, et des problèmes intéressant "le peuple africain", d'autre part, a dit le musicien, à l'origine du mouvement politique "Fekke Ma Ci Boolé", qui prône une plus grande participation citoyenne à l'action publique.
A ce titre, le chanteur avait un moment mis entre parenthèses sa carrière musicale, pour s'engager en politique à la faveur de la dernière élection présidentielle sénégalaise de février 2012. Il fut l'un des opposants les plus résolus à la volonté de l'ancien président Abdoulaye Wade de solliciter un troisième mandat.
Youssou Ndour a ensuite noué alliance avec le nouveau pouvoir du président Macky Sall, vainqueur de cette présidentielle dont la campagne a coïncidé avec des manifestations de citoyens et d'acteurs politiques décidés à barrer la route à Me Wade, soupçonné de vouloir recourir à une dévolution monarchique du pouvoir au profit de son fils, Karim Wade.
"On est meurtri et je voulais juste dire à nos frères de Centrafrique que les différences de religion ne sont pas un obstacle. Il faut voir ça comme une richesse", a indiqué Youssou Ndour.
Il a expliqué que la chanson "One Africa" a été "enregistrée dans l'urgence" et dans une "précipitation positive", avec l'ambition de contribuer au retour de la paix et de la sérénité en République Centrafricaine.
Il a dit vouloir donner en exemple "le modèle" sénégalais, illustration d'une coexistence pacifique entre musulmans majoritaires et leurs concitoyens de confession chrétienne. Youssou Ndour a rappelé que le premier président sénégalais, Léopold Sédar Senghor, était de confession chrétienne et comptait parmi ses meilleurs amis un marabout, en allusion à Serigne Fallou Mbacké, à l'époque khalife général des mourides.
A contrario, dans le cas de la République Centrafricaine, "la politique, l'ethnie, la religion, tout est mélangé", a dit Youssou Ndour, en réitérant son souhait de voir le continent africain devenir "une seule carte" qui concernerait tous ses fils.
Le départ en janvier dernier du président centrafricain Michel Djotodja, sous la pression internationale, n'a paradoxalement pas mis fin aux violences meurtrières en République centrafricaine, où le rebelle en chef de la Séléka avait pris le pouvoir quelques mois auparavant.
Catherine Samba-Panza, qui a succédé à M. Djotodja, est engagée dans la mise en œuvre d'un programme de pacification, avec le soutien de la communauté internationale, sans que cela puisse, pour le moment, mettre fin à la violence qui vise à la quasi- guerre civile impliquant chrétiens et musulmans.
APS

15/02/2014

Avis sur le visa

Avis sur le visa

senegal

Voici donc le Sénégal contraint et forcé de laisser perdurer le visa d'entrée sur son territoire. L'exonération prolongée jusqu'au moins le 31 décembre 2015 pour les touristes voyageant avec un Tour Opérator ne leurrera personne.
Les contrats commerciaux qui lient le Sénégal à Snedai et autres partenaires ne peuvent être rompus sous peine de contraintes financières colossales. Il faut même oublier la notion de réciprocité ou d'intérêt financier pour l'état! Le Sénégal est pieds et poings liés pour des années encore. Pas même la fierté abdiquée ne parviendra à rompre ces contrats.
Ce cataclysmique visa continuera à appauvrir le secteur du tourisme et tous les travailleurs qui arrivaient , tant bien que mal, à vivre des retombées directes ou indirectes des toubabs en vacances et des résidents. Pourtant, imaginez bien que ce secteur est la seconde source de revenus du pays!
L'insécurité, les vols, le harcèlement et la criminalité vont encore augmenter dans les zones touristiques, conséquence évidente du manque de revenus des saï-saï de tous bords.
La pression des TO afin que l'état plie une nouvelle fois l'échine, si elle est justifiable, n'en sauve pas moins le Sénégal! Ce ne sont hélas pas les touristes "one shot" qui font vivre les populations. Souvent retranchés dans des hôtels, ces touristes visitent sous bonne escorte et achètent là où on leur dit d'acheter leur souvenirs de vacances, sans véritablement commercer avec les autochtones. Les khalis restent entre quelques mains locales mais surtout dans les colonnes "recette" de quelques groupes financiers étrangers.
Une évidence: ce sont les vrais amoureux du Sénégal, ceux déjà qui y reviennent et y reviennent encore, qui voyagent dans le pays, qui y sont résidents, locataires privés, bénévoles, qui paient le visa! Alors que ce sont véritablement eux qui participent à la vie du pays en y dépensant leur khalis!
Ce sont eux qui, se mêlant à la vie communautaire, qui achètent dans les boutiques, font travailler les ouvriers et artisans locaux. Ce sont eux qui partent en brousse et souvent aident les populations locales, les écoles, les communautés rurales.
Ce sont eux qui parrainent des enfants, aident à bâtir des écoles, des centres de santé. Ce sont eux, aussi, qui offrent le meilleur "return" de ce pays!
Combien de touristes issus des TO rentrent chez eux en n'ayant rien vu de vrai? Combien ont véritablement côtoyé les populations locales, fait fi des détritus, de la saleté, des arnaques, de l'insalubrité, de l'inconfort et autres plaies de ce pays pour le vanter en rentrant chez eux? Ce sont souvent ces fameux touristes "one shot" qui démolissent la réputation du Sénégal et provoquent cette statistique catastrophique de "retour 4%"!
Malheureusement, il est hélas à constater que bon nombre de résidents, d'habitués du pays de la téranga sont également en train de déchanter et d'offrir une réputation malheureuse à ce Sénégal pourtant tant aimé "autrefois"... Bien souvent, il faudra y trouver la raison dans le déclin du tourisme et de sa gestion par l'état. Par les modifications de comportement d'un peuple qui avait pourtant enfin découvert une nouvelle source de revenus sains, autres que la pêche et l'agriculture et à qui on a imposé un déclin inéluctable.
Si l'état est le grand responsable de l'agonie du tourisme, il faut admettre que la gestion et les pratiques douteuses de la plupart des administrations sont également à pointer du doigt.
Que reste t-il a souhaiter? L'ouverture du nouvel aéroport, l'achèvement des autoroutes et rénovations des nationales, une éducation des guides, une correction des forces de l'ordre, une déontologie des pratiques commerciales et touristiques, une véritable éducation de la propreté et de l'écologie, un respect mutuel, tant des autochtones que des touristes, aussi!
La liste est longue et non exhaustive; le chemin semble utopique ou sera bien long également.
Il reste à espérer que ce pays calme, démocratique réussisse à gérer sa jeunesse sans heurts ni religion exacerbée. Ce pays mérite tant d'être aussi agréable et heureux qu'il n'est beau et gentil.
BRB

Facilitations pour les Sénégalais à travers le monde

Documents d’identification : Le Sénégal ouvre des « centres de dépôts » à travers le monde
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Bonne nouvelle pour les immigrés Sénégalais qui se plaignent, un peu partout dans le monde, de difficultés à renouveler leurs documents d’identification. Le gouvernement a entrepris un programme de mise en place de centres de dépôts de carte nationale d’identité nationale et de passeports à l’étranger, a annoncé ce vendredi le ministère sénégalais de l’Intérieur du Sénégal.
D’après les services du ministre Abdoulaye Daouda Diallo, cette initiative vise le « rapprochement » des services de son département et les populations résidant sur le territoire national comme à l’étranger.
La même source informe que le directeur de l’Automatisation des fichiers (DAF), Ibrahima Diallo a ainsi procédé à l’ouverture du centre de dépôt de carte nationale d’identité et d’immatriculation au Consulat général de Paris, ce mercredi 12 février 2014. « Le DAF a en outre paramétré des valises mobiles passeports pour les régions de Bordeaux et le Havre en France et Berlin en Allemagne. Les (consulats de) Bruxelles, Londres et Lyon auront aussi des valises paramétrées. La production des passeports se fera au Consulat général de Paris avant d’être envoyés par courrier sécurisé », a ajouté le ministère dans un communiqué.
Le document indique que ce « vaste » programme se poursuivra les jours à venir pour les villes d’Abidjan, Libreville, Casablanca, Madrid, Milan, Djeddah et New York.
Seneweb

Pas de visa pour les TO en 2014, 2015,...

Dakar proroge l’exonération du visa aux tours opérateurs pour 2014-2015 (officiel)
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Le Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a annoncé, vendredi à Dakar, « la prorogation de l’exonération du visa aux tours opérateurs pour la saison touristique 2014-2015″, a appris l’APS de source officielle.
Depuis le 1er juillet 2013, le Sénégal a instauré un visa biométrique obligatoire aux ressortissants de tout pays, en dehors de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de la Mauritanie et du Maroc.
Afin de répondre à la demande des professionnels du tourisme local et pour ne pas compromettre la saison qui était en cours, le gouvernement avait accordé une exonération du visa aux tours opérateurs. Les frais pour son obtention sont de 32.500 francs CFA (50 euros).
Les demandeurs peuvent se faire établir ce visa dans 18 ambassades et consulats du Sénégal à l’étranger, ou à l’arrivée à l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar, à l’Aéroport du Cap-Skirring (Sud) et au poste de contrôle frontalier fluvial de Rosso (Nord).
Mme Touré, qui présidait vendredi un conseil interministériel sur le tourisme, a également rappelé que le président Macky Sall avait signé le décret portant création de l’Agence sénégalaise de promotion touristique.
« Ces deux aspects figuraient en bonne place sur la plateforme des revendications des acteurs du secteur touristique », souligne le ministère du Tourisme et des Transports aériens, dans un communiqué de presse.
« Il faut aller vers les pays émetteurs. Nous avons noté que la France constitue toujours le principal partenaire en termes de pays émetteur de touristes et représente 43% des touristes que nous recevons », selon le ministre Oumar Guèye, qui s’adressait à la presse au sortir de la réunion.
Selon lui, le Sénégal gagnerait à diversifier son offre en direction d’autres pays. « L’Allemagne représente à elle seule 29% du tourisme européen, alors que son intervention au Sénégal est très faible », a souligné M. Guèye.
« Nous devons faire en sorte que les touristes viennent d’Allemagne, d’Italie, de Belgique, des Pays-Bas qui peuvent aussi être des pays émetteurs pour le tourisme sans oublier d’autres destinations comme la Chine, la Russie, le Japon et les Etats-Unis, pour atteindre nos objectifs. »
Les autorités sénégalaises visent des objectifs de rentrées de 500.000 touristes en 2015, ensuite 1,5 million en 2016, puis deux millions en 2018 et trois millions de touristes en 2023, selon le ministre de tutelle.
« Le Sénégal ambitionne de promouvoir un tourisme compétitif et attractif en partant d’une gouvernance vertueuse du secteur, fondée sur un développement durable, pourvoyeur d’emplois et favorisant l’émergence économique du pays. »
Par ailleurs, le gouvernement fonde ses projections de croissance du tourisme sur la réception du nouvel Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), avec l’objectif de recevoir au moins trois millions de passagers par an, dès son ouverture au second semestre de 2015.
Les travaux ont atteint 60% d’exécution physique et le gros œuvre prendra fin en décembre prochain. Suivront six mois pour passer la certification (janvier-juin 2015), tandis que les premiers vols sont attendus au mois de juillet suivant.
A l’initiative de l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, le projet clé en main de l’Aéroport de Diass avait un coût initial de 229,585 milliards de FCFA avant d’intégrer trois avenants. Actuellement, il se chiffre à 301,740 milliards.
Xalimasn

14/02/2014

Invention locale révolutionnaire

Une ingénieur Sénégalaise met au point un four révolutionnaire pour le fumage du poisson
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La Sénégalaise Oumoul Khaïry Ndiaye, ingénieur en génie industriel alimentaire, a mis au point un four aux normes européennes qui permet de réduire fortement la teneur en poison des variétés locales de poisson fumé et dont un prototype a été installé mercredi à Mballing, dans le département de Mbour (ouest), sur la Petite-Côte sénégalaise.
"Le four qui vient d'être installé pour les femmes transformatrices de Mballing, c'est un four de fumage indirect, qui a été financé par la FAO (NDLR : Fonds des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation), mais les études et les recherches ont été effectuées au niveau du Centre national de formation des techniciens de pêche du Sénégal", a expliqué Mme Ndiaye, formatrice au Centre national de formation des techniciens de pêche.
Des taux très élevés de poison "très noir" ont été relevés dans les poissons fumés locaux, ce qui en fait des produits cancérigènes, a encore expliqué Oumoul Khaïry Ndiaye, chargée de former les responsables de production, les inspecteurs et autres techniciens de pêche à l'utilisation de ce "four FAO-Thiaroye" fonctionnant selon un système de fumage indirect avec filtrage de la fumée.
"La norme dit qu'il faut deux microgrammes par kilogramme, alors qu'au Sénégal et dans les autres pays d'Afrique, la norme c'est jusqu'à 200 microgrammes. Le prototype qui est installé à Mballing permet d'avoir une norme inférieure à 0,5 microgrammes. Il est à 40 fois inférieur à la norme", a-t-elle précisé.
Elle a dit avoir été motivée par la fermeture d'entreprises de pêche en Côte d'Ivoire et au Togo, entre 2006 et 2007. Ces dernières ne parvenaient plus à exporter leurs produits transformés vers le marché de l'Union européenne (UE). Elles ont donc sollicité et obtenu un appui technique de l'UE qui, à son tour, l'a sollicitée pour la réalisation de cet nouvel outil.
Le gouvernement ivoirien a commandé 5.000 prototypes, a fait savoir ingénieur en génie industriel alimentaire. "Depuis que ces entreprises ont installé ces fours, a relevé Mme Ndiaye, ils ont obtenu maintenant l'agrément qui leur permet de pouvoir exporter leurs produits transformés vers l'UE".
"C'est aussi le cas pour le Togo. Mais, quand on parle de sécurité alimentaire et d'hygiène de nos produits issus de la mer, les gens pensent aux produits à exporter vers l'étranger, alors que les consommateurs locaux ont aussi besoin de ce système pour leur propre sécurité alimentaire. Il nous faut donc ce système de filtrage de la fumée", a-t-elle fait valoir.
"Tout récemment, on en a installé en Tanzanie, au Kenya, au Burundi, entre autres pays de l'Afrique centrale et de l'Est qui ont fini d'adopter ce système qui permet d'avoir la norme européenne pour l'exploitation des produits fumés à chaud", s'est réjouie Mme Ndiaye.
Ce four est composé d'un fourneau et d'un système de filtrage fait à base d'éponge végétale (ndiampé niakh, en langage local), un mécanisme goutte-à-goutte qui permet à la fumée de traverser le fumage indirect (le filtre) qui est, en permanence, humidifié, explique-t-on.
Cela fait que tout ce qui est résidu, poison, toxique et autres, est retenu au niveau du filtre pour que la fumée puisse traverser sans poison. Ce four est également doté d’un collecteur de graisse de poisson.
"Quand on cuit le poisson, il y a beaucoup de graisse qui tombe sur le feu, engendrant ainsi des flammes qui augmentent le taux de poison. Avec l'huile et les matières grasses qui sont récupérées, on en a déjà fait du savon. Et puis, même si on mange cette huile, on ne peut pas contracter les maladies cardio-vasculaires, parce qu'elle est riche en liaison insaturée qui est vendue en pharmacie sous l'appellation de Oméga 3", a renseigné Oumoul Khaïry Ndiaye.
ADE/BK/ADAPS

Navire Ukrainien repéré en mer

Haïdar El Aly révèle la présence d’un navire-pirate ukrainien
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La Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP) a localisé un navire ukrainien en train de pêcher "frauduleusement" dans les eaux sénégalaises, a annoncé jeudi, à Mbour, le ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes, Haïdar El Aly.
M. Haïdar déclare avoir mis tout en œuvre afin de l’arraisonner et de lui infliger des amendes comme ce fut, récemment, le cas avec le navire russe "Oleg Naydenov", arraisonné et libéré après paiement d'une amende au Trésor public sénégalais.
‘’Nous avons localisé le navire ukrainien Kiev IK, maintenant, nous allons le poursuivre exactement comme nous l’avons fait avec Oleg Naydenov. Nous allons le saisir et lui mettre des amendes’’, a-t-il déclaré.
Du fait de la pêche illicite, illégale et non déclarée (INN), le Sénégal perd 150 milliards de francs CFA, a souligné le ministre sénégalais qui est par ailleurs un militant écologiste.
Il était en compagnie d'Andris Piebalgs, commissaire européen en charge du développement, pour visiter le quai de pêche de Mbour et l’état d’avancement des travaux du projet d’assainissement des secondaires dont la phase II concerne les eaux usées.
M. Haïdar a toutefois signalé que la présence des navires étrangers qui pêche illégalement dans les eaux sénégalaises n’était pas la seule raison de la raréfaction de la ressource halieutique.
Selon lui, les acteurs et autres professionnels du secteur de la pêche doivent adopter des comportements responsables. ‘’Nous ne pouvons pas nous développer si nous ne travaillons pas sur des axes comme celui de la gestion durable des ressources’’, a-t-il ajouté.
M. Haïdar a constaté avec amertume les limites de la portée du discours sur la "gestion durable des ressources". ‘’Tous ces mots que nous utilisons au quotidien, que nous entendons dans les discours, quand nous visitons les plages, nous constatons la présence de juvéniles et de petits thiofs’’, a-t-il relevé.
‘’Arrêtons de discourir et passons à l’acte ! Nous ne pouvons pas nous permettre certaines pratiques dans le secteur de la pêche. La ressource ne pourra jamais se régénérer, si chacun fait comme bon lui semble. Si nous voulons la régénération de la ressource, on doit passer à des actes concrets et non à des vœux pieux à n’en plus finir ainsi que des discours.’’
Le ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes a préconisé l’organisation et la structuration du secteur de la pêche artisanale, avec l’appui et l’accompagnement de l’Union européenne, à travers la Commission en charge du développement.
‘’Si ensemble nous allons dans le même sens, je peux vous garantir que la ressource reviendra dans nos eaux. Mais, si nous continuons à faire des pratiques ou de tenir des discours, des séminaires, rapports et autres comptes rendus qui ne mènent à rien, nous n’irons nulle part’’, a-t-il poursuivi.
ADE/SAB/APS

La pêche est vitale!

La pêche joue un rôle central dans la sécurité alimentaire au Sénégal
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La pêche, en plus de jouer un rôle central dans la sécurité alimentaire au Sénégal, demeure un secteur d’une grande importance tant par les emplois qu’il génère que pour sa contribution à l’économie nationale, a affirmé, jeudi à Mbour, le commissaire européen en charge du développement, Andris Piebalgs.
‘’Le secteur de la pêche occupe également une bonne place dans la coopération entre le gouvernement du Sénégal et l’Union européenne. Nous appuyons, depuis plusieurs années, le Sénégal dans son effort de développement de la pêche artisanale et industrielle’’, a souligné M. Piebalgs.
Il visitait le quai de pêche de Mbour en compagnie du ministre sénégalais de la Pêche et des Affaires maritimes, Haïdar El Aly.
Selon lui, l’aide de l’UE a porté sur la gestion durable des ressources halieutiques, les questions de qualité et de salubrité des produits halieutiques destinés à l’exportation et la valorisation des produits halieutiques qui sont sources de revenus, en particulier pour les femmes.
‘’Nous avons également réhabilité des infrastructures comme les quais de débarquement, dont celui de pêche de Mbour qui, m’a-t-on dit, est le plus grand quai du Sénégal en terme de débarquement de produits destinés à l’exportation’’, a indiqué le commissaire européen en charge du développement.
Il a dit toute sa ‘’grande satisfaction’’ de constater que les actions engagées dans le cadre de l’appui de l’UE accordé en 2009 au quai de pêche de Mbour sont aujourd’hui consolidées. Ceci démontre à quel point les acteurs du secteur de la pêche sont conscients de l’importance de la qualité et de la valorisation des produits halieutiques dans la perspective du commerce de l’UE, a souligné Andris Piebalgs.
‘’Ceci est très encourageant au moment où nous démarrons un nouveau projet d’appui à la gestion durable des ressources, sujet d’une extrême importance dans un contexte de raréfaction des ressources et d’insécurité alimentaire’’, a affirmé M. Piebalgs.
Le Projet d’aménagement durable des pêcheries du Sénégal (ADUPES), d’une durée de quatre ans, concerne les pêcheries de poulpe et crevettes. Il permettra, selon le commissaire européen, de promouvoir une collaboration renforcée entre les secteurs privé et public, en optimisant l’usage des pêcheries.
‘’Je félicite le Sénégal pour la nette amélioration de la gouvernance du secteur et la priorité axée sur le contrôle de l’accès à la ressource et la lutte contre la pêche illégale, non déclarée, non rapportée. L’UE, comme partenaire stratégique, ne manquera pas d’être aux côtés du Sénégal pour soutenir ces initiatives’’, a-t-il martelé.
Cette visite s’inscrit dans le cadre du Projet d’aménagement durable des pêcheries du Sénégal du 10e FED (ADUPES), et du Projet d’assainissement des centres secondaires, notamment la phase II dont la ville de Mbour est bénéficiaire.
ADE/ASG/APS