28/04/2014

Le Sénégal s'en fiche!

Amoul actu
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Reprendre la presse Dakaroise, voire nationale ou internationale en ces temps particuliers semble bien dérisoire...
Si l'on compare les reportages des radios, des télévisions et de la presse écrite, mais que l'on est sur place, qu'on regarde la réalité sur le terrain...on se demande s'il n'est pas dangereux de suivre l'info telle qu'elle est rendue, voire vomie...
Le feuilleton orchestré du retour de Wade sur ses terres sénégalaises, les épisodes de sa manipulation à tenter de lever les foules, faire peur au pouvoir en place, menacer le chaos si son fils n'est pas blanchi et élu avant l'heure Président du Sénégal; tout cela pourrait faire sourire tout observateur neutre sur le terrain.
En effet, les tergiversations et manipulations depuis son escale Marocaine m'ont amené à être à Dakar Yoff vendredi dernier. Alors qu'en écoutant la radio on annonçait que l'aéroport était un quartier retranché, qu'il y avait un quasi couvre-feu, que le déploiement des forces de l'ordre était digne d'un coup d'état, que le foule envahissait Dakar pour accueillir son ancien président... je me rendais compte qu'à part des forces de l'ordre calmes et nonchalantes postées aux carrefours jouxtant l'aéroport Senghor, il n'y avait rien de particulier à signaler!
Traverser Dakar jusqu'à la Patte d'oie sans rencontrer un seul barrage, un seul rassemblement de foule semblait irréaliste par rapport aux infos, même celles censées être cataloguées de "sérieuses"...
Puis, se rendre compte qu'à part quelques deux milles personnes estimées ayant rallié les bâtiments du parti libéral pour accueillir leur "ancien" leader, Dakar se fichait pas mal du vieux rusé, de ses tentatives de lever les foules pour son retour. Le Dakarois s'en foutait complètement et continuait à vaquer à ses occupations. Alors, je vous laisse imaginer l'indifférence des Sénégalais de Mbour, Saint Louis, Tambacounda ou Ziguichor...
A part une certaine élite politique, quelques élus, quelques supporters et adhérents à l'un des quelques 50 partis politiques du pays, tout le monde s'en fiche! La désinformation même n'agit plus que dans certains microcosmes.
Ceux qui accueillaient l'ancien président, contre argent sonnant et trébuchant, ressortaient les vieilles affiches du pape de la Sopi et déambulaient quasi solitaires pour distribuer le portrait du Père Prodigue... Il y avait quelque-chose de pathétique dans cette quête à révolutionner la rue pour faire du retour du battu d'il y a deux ans un messie attendu par toute une nation. Un slogan bien appris, bien rémunéré "pardon on s'est trompé", faisant référence à sa déroute électorale n'aura pas suffit à enflammer le pays...
Le vieux rusé a encore réussi, malgré tout, à étonner tous les observateurs par ses manipulations. La grande tournée qui s'en suit actuellement de rencontrer tous les chefs religieux, à commencer bien-sûr par Touba risque de décevoir celui qui a pourtant tant "donné" aux Mourides...
Wade se rend compte, sans doute que malgré quelques leurres orchestrés, son retour ne provoque pas la grande levée populaire qu'il espérait. Faire lever une foule pour faire sortir un fils de prison et le placer sur le trône du père risque de capoter! Sinon que le Sénégal, quoi qu'on puisse penser de l'actuel président et de son gouvernement, il faut laisser du temps au temps, panser les errances des anciens, réparer les erreurs et hold-up d'hier et, sur la durée, redonner du travail à tous les sénégalais.

BRB

25/04/2014

Le Sénégal dans l'orange...

l’Etat a pris « toutes ses dispositions » pour reprendre le contrôle de Sonatel à Orange
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La concession d’Orange sur la Société nationale des télécommunications Sonatel prend fin en 2017. Cela veut dire que l’opérateur historique des télécommunications appartiendra de nouveau entièrement à l’Etat. Afin de bien gérer cette étape qui annonce un retour des pleins pouvoirs de l’Etat sur Sonatel et conserver l’actuel caractère, fort productif, de cette entreprise télécom, Cheikh Bamba Dièye, le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, a déclaré que toutes les dispositions nécessaires ont été prises par l’Etat du Sénégal.
Un arrêté a été demandé au Premier ministre afin qu’à cette étape cruciale, tous les acteurs travaillent ensemble pour aider la Sonatel à conserver le rayonnement financier qu’elle a gagné au fil des années en Afrique de l’Ouest. Il a indiqué : « Nous sommes parfaitement informés sur ce que France Télécom propose en matière de modernisation, car ils sont dans un grand groupe (…) Mais chaque élément posé doit être regardé avec toute la réserve et la froideur qu’il faut, pour voir ce qui est pertinent, sur le fait de matérialiser et de généraliser l’ensemble des activités, de les uniformiser (….). La Sonatel reste une entreprise sénégalaise avec des billes sénégalaise à l’intérieur, et c'est pourquoi toute croissance économique au niveau de la Sonatel est immédiatement répertoriée dans notre économie nationale ». D’où l’importance de conserver l’ancrage territorial de Sonatel et son contrôle par l’Etat.
Les déclarations du ministre de la Communication et de l’Economie numérique semblent épouser les idées des travailleurs de la Sonatel qui, farouchement opposés au programme d’externalisation d’Orange qui fragiliserait le tissu économique du pays, avaient appelé l’Etat à reprendre le contrôle de l’opérateur historique.
Cependant, il n’est pas exclu que l’Etat renouvelle le contrat de concession d’Orange sur Sonatel. Le 16 avril dernier, Stéphane Richard, le président directeur général d’Orange, reçu en audience par Macky Sall, le président de la République, a assuré que le groupe français des télécommunications tenait à contribuer encore au développement national et international de la Sonatel.
Ecofin

24/04/2014

Wade a voulu tricher, il n'est pas à Dakar

Ajournement de son retour : Quand Wade joue et perd...
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De rebondissement en rebondissement, le retour de Wade n’a finalement pas eu lieu ce jour comme prévu. Entre craintes de coups fourrés, suspicions et tentatives de manipulation, le jeu de dupes entre le pouvoir et le Pds, après avoir tenu en haleine presque tout le pays, a tourné au vinaigre. Mais l’amertume est surtout du côté des libéraux à plus d’un titre. Pourquoi ?
Parce que la raison du report de sa venue n’est imputable, de source sûre, qu’à la seule personne de l’illustre ex président du Sénégal : Abdoulaye Wade
La médiatisation du retour de Wade
L’homme pour avoir longtemps cheminé dans l’opposition, avait fini de convaincre les Sénégalais sur sa capacité de mobilisation, son charisme, mais aussi son expertise avérée dans le domaine de la ruse et de la stratégie politique. Le fait d’avoir clairement annoncé son retour dix jours avant, d’avoir livré des bribes sur les vraies raisons de son retour et un pan sur le planning de ses activités, tout cela a été un coup médiatique réussi. Le mercredi 23 avril 2014 devait marquer à jamais les Sénégalais. Le défi de la mobilisation, quels que soient les moyens injectés, devait être relevé, et certains assurent que c’était pari réussi.
Eviter les pièges du pouvoir
Le second défi et pas des moindres était comment déjouer les pièges du pouvoir qui en aucun cas n’aurait souhaité voir le dessein des libéraux accompli. C’est là où commence maintenant le jeu de dupes concocté par Wade qui, en fin stratège et via ses proches, avait fait circuler l’information qu’il devait venir par le vol de Brussels Airlines du mercredi du 23 avril. Le but recherché était d’orienter toutes les pistes et tous les efforts du pouvoir, mais surtout des renseignements généraux sur cette piste et finalement faire croire que son retour a été ajourné, calmant momentanément le pouvoir, et brouillant la piste des RG.
Pourquoi ?
Parce que pendant ce temps, à bord de son jet privé, il devait faire escale au Maroc, pour atterrir à une heure indiquée aux seuls libéraux. Mais c’est là ou tout s’est compliqué, car pour un survol, seuls deux renseignements suffisent : le type d’avion et son immatriculation. Mais pour le cas d’espèce, devant faire escale au Maroc donc atterrir, il fallait trois types de renseignement : le type d’avion, son immatriculation et l'identité des passagers.
Pris dans son propre piège
Toujours dans son jeu, Wade a fait croire aux autorités marocaines que le jet transportait 3 hommes d’affaires marocains. Lorsque le pot aux roses a été découvert, les tracasseries administratives commencèrent puisqu'il lui fallut une nouvelle demande au Maroc avant décollage, mais aussi pour le survol de la Mauritanie. Pour le Maroc, le problème grâce à des interventions fut réglé en quelques heures, il restait et reste toujours l’équation mauritanienne. L’autre piège qui pourrait se refermer sur lui est que des travaux avaient été suspendus pour sa venue et reportés à demain jeudi. Heureusement qu'aux dernières nouvelles, un report s'est opéré à nouveau pour lundi.
La dernière équation à résoudre est celle de la remobilisation des militants et sympathisants qui ont quelque peu été refroidis aujourd'hui, et complètement désorientés par tous ce casse-tête wadien...
Dakaractu

Sine Saloum-Banc d'Arguin, même combat

Protection des oiseaux du Delta du Saloum: La Fondation internationale du banc d’Arguin appuie le Sénégal
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C’est un important lot de matériel que le colonel Souleye Ndiaye, directeur des Parcs nationaux, a reçu, hier, à Dakar, des mains de Charlotte Kari Buhoye, représentante de la Fondation internationale du banc d’Arguin (Fiba), dans le cadre de la collaboration entre les deux structures. Cela, à travers le projet Alcyon qui a pour but de contribuer à la protection des oiseaux marins en Afrique de l’Ouest.
La cérémonie de remise du matériel s’est déroulée au siège de la Fondation internationale du banc d’Arguin en présence des membres des deux parties. Pour la représentante de la Fiba, Charlotte Kari Buhoye, le projet Alcyon vise, entre autres objectifs, l’identification des sites d’importance pour l’alimentation des oiseaux marins et les menaces qui pèsent sur ces sites afin de proposer des mesures de conservation adaptées.
Il est aussi question de renforcer la protection et la gestion durable des colonies de reproduction des oiseaux marins situées dans les Aires marines protégées (Amp) pilotes. C’est dans le cadre de la protection et la gestion durable des colonies de reproduction que la Fiba collabore avec la Direction des parcs nationaux (Dpn). Elle apporte un appui dans les travaux de recherche et de monitoring de l’activité reproductive des colonies d’oiseaux marins dans le Parc national du delta du Saloum (Pnds).
Le matériel réceptionné par le commandant Assane Ndoye, conservateur du Pnds, est essentiellement composé d’éléments scientifiques, de camping, de monitoring, de sensibilisation. A l’en croire, un quart de la population de la Sterne Royale se trouve dans le Delta du Saloum. C’est pourquoi, insiste-t-il, avec l’effet des changements climatiques, le matériel réceptionné va aider dans le suivi  des espèces pour connaître leur dynamique. « C’est à partir de ces oiseaux, notamment la Sterne Royale, que le Parc national du Delta du Saloum a été inscrit sur le site Ramsar depuis 1984 », note le commandant Ndoye.
Au niveau du parc du Saloum, il est aujourd’hui question d’un suivi rapproché à travers le monitoring qui implique l’utilisation de puces sur les oiseaux pour connaître leur itinéraire dans leur quête permanente d’alimentation. Une position qui fait d’eux des indicateurs biologiques. La Fiba appuiera cette action pendant deux ans (2014-2015) à travers des actions multiformes, comme ce don de matériel pour les deux campagnes annuelles de suivi qui dureront deux mois.
Babacar Bachir SANE/Lesoleil

Revue de presse RFI

A la Une: Abdoulaye Wade toujours…
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Le retour Dakar de l’ex-président continue de faire les gros titres de la presse sénégalaise. « Wade, un casse-tête d’État », s’exclame le quotidien Enquête. « L’Etat a en effet décidé de tout verrouiller, précise le journal, pour, dit-on, éviter que la situation ne dégénère. » « Retour de Wade : panique au sommet du pouvoir », lance Walfadjri.
« Me Wade ne pourra pas rééditer le coup de 1999 lors de son retour d’exil volontaire en France quand il a été accueilli comme le Messie qui devait mettre fin au 40 ans de règne du Ps. Cette fois ci, note Walfadjri, Macky Sall et ses partisans qui craignent le pire ont exigé et obtenu l’interdiction de toutes les manifestations prévues aujourd’hui par les libéraux. Avec à la clé la menace de fermeture de l’aéroport de Dakar. Mais, relève le quotidien, les libéraux n’ont pas encore dit leur dernier mot. »
Dans la presse de la sous-région, beaucoup de réactions sur l’arrivée d’Abdoulaye Wade à Dakar… Le Pays au Burkina ne ménage pas l’ancien président sénégalais : « les jérémiades du père Wade selon lesquelles Macky Sall, l’actuel président, a mis son fils en prison pour neutraliser le seul vrai rival capable de l’affronter, ne peuvent pas tenir la route avant que le droit ne soit dit dans cette affaire, estime le quotidien burkinabé. (…) Et si les faits reprochés à Karim Wade se confirmaient, son père devrait d’abord s’en prendre à lui-même. En effet, c’est lui qui aura créé les conditions qui ont permis à son fils d’avoir des opportunités de faire main basse sur les deniers publics du Sénégal, et de se tisser un réseau obscur avec des ramifications à l’étranger. »
Par ailleurs, poursuit Le Pays, « l’autre raison par laquelle Abdoulaye Wade explique son retour au pays, est relative à sa volonté de relancer le PDS. Là aussi, Gorgui n’est pas étranger à la déculottée que son parti a connue lors des élections de 2012. En effet, à force de vouloir imposer son fils contre vents et marées, il a fini par exaspérer certains de ses proches qui ont décidé d’aller voir ailleurs pour protester contre les velléités de Wade de patrimonialiser le pouvoir d’Etat et le PDS. »
L’Observateur Paalga, toujours au Burkina, reprend le même argument… « A vouloir propulser ses rejetons ou certains membres de sa famille dans les plus hautes sphères de l’Etat et à une vitesse à donner le tournis, on finit par les voir revenir sur terre en chute libre. En serait-on arrivé là si, durant ses deux mandats, Abdoulaye Wade avait insisté pour que Karim reste cet illustre inconnu qui gérait un cabinet d’audit ou de conseils en Afrique ou quelque part en Occident ? (…) Conséquence, aujourd’hui, le retour de Wade s’apparente bien à cette histoire du noyeur qui décide de jouer au sauveteur. »
Triste confirmation
La mort de l’otage français Gilberto Rodriguez Leal. La nouvelle est tombée hier en début de soirée, et hormis l’information brute, il y a encore peu de commentaires ce matin dans les médias africains. Le site d’information Guinée Conakry Infos nous livre le premier son analyse : « On ne saurait dire que la nouvelle relative à la mort de Gilberto Rodriguez Leal soit une surprise, affirme le site. Déjà, la semaine dernière, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait exprimé l’inquiétude des autorités françaises au sujet de cet otage. Un sentiment qu’il justifiait par le peu de nouvelles disponibles sur ses conditions de détention. Par ailleurs, une autre source issue du MUJAO même avait déjà laissé filtrer la nouvelle. En conséquence, nous n’étions plus optimistes quant à revoir Gilberto, libre enfin ! Surtout qu’en plus de son âge avancé, il était particulièrement souffrant. (…) Il faudra certainement attendre que les langues se délient un peu plus, conclut Guinée Conakry Infos, pour comprendre ce qui s’est vraiment passé. S’il s’agit bel et bien d’un meurtre ou d’une mort qu’on veut encore marchander… »
Sanogo relâché ?
Et puis au Mali, coup de théâtre dans l’affaire Sanogo… D’après le site d’information Malijet, le juge Yaya Karembé a requalifié hier les charges qui pèsent contre l’ex-général putschiste dans l’affaire des bérets rouges disparus, en complicité d’assassinats. Le général Sanogo avait été initialement inculpé pour meurtre et assassinats. Toujours d’après Malijet, les avocats de l’officier seraient même fondés à demander dès aujourd’hui la liberté provisoire pour leur client. « Reste à savoir, conclut le site malien, si la requête des avocats sera acceptée. Dans tous les cas, cet interrogatoire du général Sanogo sur le fond a permis au juge Karembé de boucler l’instruction du dossier des bérets rouges disparus. Il va donc rédiger son rapport qu’il remettra à la cour d’appel pour le jugement des coupables. »
Frédéric Couteau.RFI

23/04/2014

Juteuses télécom...

Les télécommunications contribuent à 10,6% du PIB du Sénégal
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Avec 3 opérateurs de téléphonie (Orange, Tigo et Expresso), le marché des télécommunications au Sénégal est très concurrentiel. Selon des études menées par un centre de recherche américain, ces services auraient un impact assez important sur l’économie du pays.
Les services de télécommunication ont permis la création de 60 000 emplois directs et indirects au Sénégal et contribué à 10,6% du PIB. C’est lors de la cérémonie de publication des résultats d’une étude menée par Dr Raul Katz, directeur des recherches au Columbia Institute for tele-information, que ces chiffres ont été rendus publics : « Du point de vue direct, l’industrie des télécommunications a contribué à peu prés à 10,6% du PIB en tant que revenus.
MTechmissus-agence_telecom_marocais on commence également à avoir les effets indirects et les effets d’entraînement. Cela veut dire qu’en devenant plus productif le secteur économique contribue à la croissance économique. Au niveau des communications, la contribution des télécommunications est de 23 % à la croissance économique du pays.»
Aussice rapport indique qu’un quatrième opérateur ne rendrait pas le marché productif, et que le taux de pénétration des services de télécommunications serait de 90%.
Il est clair que les télécommunications ont une place assez importante dans l’économie sénégalaise comme dans plusieurs autres pays africains. Les dirigeants des Etats gagneraient donc a faire en sorte que les infrastructures qu’utilisent ces services répondent aux exigences tant technologiques que démographiques.
Techmissus

Les Sénégalais doivent être des touristes!

Promotion du tourisme intérieur et développement local : Macky Sall appelle les Sénégalais à découvrir leur pays
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En inaugurant le Centre communautaire d’interprétation de Bandafassi, samedi dernier, le chef de l’Etat a invité les Sénégalais à visiter l’intérieur du pays par le biais du tourisme notamment les magnifiques sites paysages éparpillés un peu partout et à s’imprégner des richesses culturelles de chaque région du Sénégal. 
Le président Macky Sall a appelé, samedi dernier, les Sénégalais à découvrir leur pays grâce au tourisme interne. « J’invite les Sénégalais à visiter la réalité et la beauté de leur pays. Nous passons notre temps entre l’aéroport Léopold Sédar Senghor et les capitales étrangères. Visitons Bandafassi, Fonguélimbi, la Casamance, le Delta du Saloum », a-t-il lancé, samedi dernier, à l’inauguration du Centre communautaire d’interprétation de Bandafassi, situé à 15 kilomètres de Kédougou. Le chef de l’Etat a indiqué que les cadres doivent être à la pointe du combat, en amenant leur famille en véhicule, dans ces sites magnifiques du Sénégal. « Malheureusement, beaucoup de jeunes directeurs ne connaissent pas la réalité de leur pays. Cela n’est pas possible », a-t-il déploré. « Les Sénégalais gagneraient à découvrir leur pays », a-t-il estimé. 
Le chef de l’Etat a inauguré, cette infrastructure en présence de Bintou Djibo, coordonnateur du système des Nations unies au Sénégal, de Christina Diaz, ambassadeur du Royaume d’Espagne au Sénégal, des autorités administratives et décentralisées de la région. Pour maintenir cette infrastructure en bon état, le président a demandé au ministre de la Culture d'inscrire, dans son budget annuel, une subvention de 20 millions de FCfa au profit du Centre communautaire de Bandafassi. Il a également demandé à tous les ministères concernés (Tourisme, Communication) de joindre leurs efforts pour assurer, dans une parfaite harmonie, la pérennisation de l’infrastructure, en rapport avec les acteurs locaux et les partenaires techniques et financiers.
Mise en oeuvre des richesses culturelles
Macky Sall a indiqué que la mise en valeur des richesses culturelles du Sénégal peut rapporter beaucoup aux économies locales et cette démarche est en phase avec le Plan Sénégal émergent et l’Acte 3 de la décentralisation. « En mettant en harmonie la culture et le tourisme, vous êtes en adéquation avec le Plan Sénégal émergent (Pse) et l’Acte 3 de la décentralisation », a-t-il déclaré. « En créant les synergies, on met en marche un véritable laboratoire de cohérence de nos politiques », a ajouté le président de la République qui souligne que « l’approche, par la culture, est une approche nouvelle sur les questions de développement qui peut rapporter gros à l’économie locale ». Il a cité l’exemple des pays comme le Laos ou le Cambodge qui drainent plus de quatre millions de touristes par an. « Avec sept sites inscrits au patrimoine mondial, le Sénégal est le pays le plus représenté de la sous-région même si nous tardons à capitaliser l’impact », a déploré Macky Sall, en insistant sur la préservation de la diversité culturelle qui est, selon lui, « le socle de la nation ». Macky Sall a soutenu que l’ouverture d’une radio communautaire à Bandafassi « est un message fort en direction des langues peu usitées mais qui font partie intégrante de notre patrimoine culturel ». Avec ce moyen, souligne-t-il, les Bassaris, les Peulhs, les Bédicks, les Koniaguis pourront communiquer dans leur langue et atteindre un auditoire dispersé et renforcer leur capacité de communication et la cohésion sociale.
Mamadou GUEYE/Lesoleil

22/04/2014

Miss Sine-Saloum, c'est dans moins de 15 jours!

Interview de Lionel Lopez

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Tout le Delta du Saloum est déjà en route vers la 5ème édition de Miss Sine Saloum, un événement phare qui s’est imposé à force de talent et de créativité dans le « Top Events » sénégalais.
Les promoteurs, le couple Lena et Lionel, ont lancé le concept en 2010 avec comme seule ressource leur amour pour la beauté et la vitalité culturelle du Delta du Saloum, classé patrimoine mondial de l’Unesco en 2011.
L’éloquence et la force du label étaient suffisantes pour baliser la voie du succès.
Lionel Lopez raconte…
Comment présentez-vous la promotion 2014 de Miss Sine - Saloum et quelles qualités cherchez-vous à promouvoir en priorité chez les candidates et la région?
Il est bon de préciser d’abord que Miss Sine Saloum dont c’est la 5° édition, est plus qu’une simple élection de Miss comme cela se passe partout ; indépendant de MISS Sénégal, notre événement est devenu au fil du temps un levier promotionnel, culturel et social incontournable attendu annuellement par tout un territoire.
Avec le concours de l’ensemble des autorités de la région, le Conseil régional de Fatick notamment, la dernière édition avait réunis plus de 600 personnes à Ndangane, une petite ville de 1500 habitants, un véritable exploit.
Le choix des candidates n’a pas été facile. Nous n’avons finalement retenu que 12 finalistes sur près de 130 filles reçues en casting sur les critères de sélection suivants : être naturellement originaire de la région, taille 1.70 m minimum avec une bonne élocution et bien sûr, être majeures.
Cette année, elles nous viennent de Toubacouta, de Fatick, Kaolack, Foundioune, Djilor, et Sokone. La grande majorité de nos candidates qui ont participé les années précédentes ont fait carrière dans le mannequinat, le stylisme, ou la coiffure.
Avec l’appui de nos nombreux partenaires, nous veillons tout particulièrement à motiver et accompagner les candidates par une prise en charge correcte de leurs frais de déplacements, et de leur hébergement en pension complète.
A la fin du concours, elles reçoivent toutes une prime financière, ainsi que de nombreux cadeaux (séjours offerts dans des hôtels, bons d’achats…).
Cette promotion 2014 est exceptionnelle, car les meilleures que nous avons retenues nous viennent de loin et sont représentatives de notre magnifique région.
Quelles sont les dispositions mises en place pour la couverture médiatique de l'événement?
En 2010, nous avons démarré la 1° édition de manière artisanale. Mais grâce à la présence de quelques sites people, l’évènement a gagné en notoriété à Dakar et nous avons ainsi été contactés par de nombreux Médias.
En 2012, la RTS nous a offert la première couverture télé et depuis nous avons l’appui d’une large couverture médiatique. Cette année, la TFM sera également présente,  ainsi que la presse écrite.
Avec Queen Biz, en concert exclusif pour la première fois dans le Saloum, il est certain que le Buzz est garanti.
Qu'est ce qui fait le charme touristique de la région et quelles activités comptez-vous proposer aux visiteurs?
Notre région a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en octobre 2011, avec une diversité exceptionnelle de paysages, de flore et de faune, bref un paradis pour les amoureux du calme, de la nature, de la pêche et des oiseaux. Avec les nouvelles infrastructures, nous ne sommes plus qu’à 2h15 de Dakar et 1h15 de Saly pour les weekendistes. Au niveau des activités, en dehors de la visite de  la Région (Joal Fadiouth et l’île aux coquillages, Palmarin vers l’océan, marchés hebdomadaires……..), nous proposons de nombreuses activités: balades et pêches en pirogue, sorties quad, ballades en calèches, baptêmes de l’air en Autogires (au départ de Saly).
Quels sont les temps forts du programme de cette année ?
La manifestation se déroule cette année sur tout le weekend du vendredi 2 au dimanche 4 mai, avec en point d’orgue la soirée du samedi 3 mai avec des moyens techniques énormes: écran géant, feux d’artifice…
Le volet social impactera largement sur les populations avec notamment la consultation médicale gratuite avec dons de médicaments le vendredi 2, distribution de fournitures scolaires sur l’île de Mar Lodj le dimanche 4 à l’occasion de la célèbre messe aux Tam-tams.
L’attraction culturelle sera le concert en exclusivité de Queen BIZ, une artiste de renommée nationale qui se déplace pour la première fois dans le Saloum, et le bouquet final offert par le show de nos candidates ; c’est un plateau exceptionnel de portée nationale et internationale grâce à la couverture de la crème de notre environnement médiatique : RTS, TFM, seneweb, 221, Teral Travel, la presse écrite et people
Avez-vous une offre de séjour spéciale pour la demande nationale?
Notre réceptif, « Les Cordons Bleus », est une structure de dimension familiale (3*), que nous adaptons à toutes les demandes. Nos tarifs publics sont consultables sur notre site : www.lescordons-bleus.com
TeralTravel

"Il est l'or...Monsignor..."

Le Sénégal annonce pour 2017 des projets majeurs sur l’or et 205 milliards Cfa de redevance à la clé
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D’un seul projet d’exploitation d’or à ce jour, le Sénégal verra émerger d’ici 2017 quelque quatre « projets majeurs » qui vont générer environ 4000 emplois directs, a annoncé Ousmane Cissé, directeur des mines et de la géologie, dans une interview au journal Sud Quotidien.
M. Cissé parle de changements qui vont intervenir dans le secteur des mines sur lesquels les populations doivent anticiper, se félicitant d’«avancées significatives » obtenues avec la renégociation de la convention minière sur l'or de Sabodala qui a généré près de 7 milliards Cfa de redevance sur 2009-2011. « Avec le nouveau régime et la renégociation de la convention minière, rien que pour l'année 2012, l'Etat a perçu 5 milliards de nos francs et dans la période 2013-2017, c'est environ 205 milliards FCfa qui vont être perçus par l'Etat du Sénégal dans ce projet », a-t-il dit.
Parallèlement, le gouvernement reste attentif à l’exploitation artisanale de l’or et s’inquièterait de l'orpaillage « non pas du point de vue de l'activité mais du point de vue des impacts négatifs sur la santé, l'environnement et la sécurité ». Selon Ousmane Cissé, des mesures appropriées seront prises dans les meilleurs délais pour assainir le secteur et arriver à une situation acceptable et bénéfique pour les communautés directement impactées et pour le pays.
Au Sénégal, les investissements dans le secteur des mines ont atteint 700 milliards Cfa sur la période 2009-2012 et culmineront à 3000 milliards Cfa à l’horizon 2017.
Ecofin

21/04/2014

Invasion de Jakarta à Saly

Les Jakarta envahissent Saly
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Le phénomène des motos Jakarta gagne du terrain à Saly-Portudal. Ce mode de transport a commencé à prendre de l’ampleur. Au début, on ne comptait que trois ou quatre motos-taxi. Aujourd’hui, on en recense plus d’une cinquantaine. Les conducteurs comme les usagers y trouvent leur compte.
À l’image des villes comme Kaolack et Thiès, le phénomène des Jakarta s’est installé à Saly et commence à se développer. Et rivalisent même avec les véhicules appelés clando qui ont longtemps régné à Saly. Il y a deux mois, il n’existait que trois ou quatre engins qui étaient postés au carrefour de la pharmacie Madeleine pour acheminer les passagers se rendant au quartier Niax-Niaxal qui avaient du mal à trouver un véhicule. Pour combler ce vide, les conducteurs de motos Jakarta ont installé leur point de départ en ce lieu. Très vite, les passagers se sont intéressés à ce mode de transport et y ont trouvé leur compte puisqu’ils n’ont plus à s’éterniser au boulevard à attendre un clando vide qui tarde à arriver.
Aujourd’hui, les garages sont installés sur les artères. Assis sur leurs bécanes, les conducteurs épient les éventuels clients pour les acheminer à toutes les destinations. Ce mode de transport semble avoir apporté du baume dans le cœur des habitants de Saly Joseph, Saly Vélingara et des villages environnants qui n’auront plus à marcher des kilomètres pour rentrer. Pour toute destination, les motos Jakarta sont prêtes à conduire les clients, à condition de payer le prix homologué par les conducteurs. De Saly à Ngaparou, en passant par Somone, Gandigal, Nguekokh, Mbour et Sindia, les conducteurs offrent leur service et les clients paient en fonction de la distance. À l’angle de Niax-Niaxal, comme sur tous les points de départ, les conducteurs sont organisés. Chacun attend son tour selon l’ordre d’arrivée.
Pour le moment, il n’existe pas encore dans les garages de Jakarta, de rabatteurs pour les organiser, contrairement aux garages des véhicules clando. Une enquête menée auprès de ces conducteurs de vélomoteurs démontre que la plupart d’entre eux sont propriétaires de ces engins. D’autres sont employés par des personnes qui ont investi dans ce créneau. Chaque jour, leur versement varie entre 3.000 et 3.500 francs et le conducteur prend en charge les pannes et le carburant. Le seul critère exigé par le propriétaire est de prendre soin de l’engin et de verser régulièrement la somme convenue entre eux. Les conducteurs se frottent les mains. Chaque jour, ils peuvent gagner jusqu’à 7.000 voire 10.000 francs et même plus. « C’est un créneau rentable qui rapporte de l’argent », nous souffle un conducteur qui s’attelle à ce métier pendant les heures creuses ou après son boulot dans une société commerciale de Saly. Beaucoup de personnes sont dans le même cas que lui. C’est pour eux un moyen d’arrondir les angles pour s’en sortir financièrement.
Aujourd’hui, des pères de famille investissent dans ce secteur considéré comme lucratif pour faire travailler leurs enfants grâce à des prêts consentis au niveau d’organismes financiers de crédit. Du côté des populations, on ne voit aucun inconvénient à ce nouveau mode de transport qui parvient à supporter leurs bourses et certains l’assimilent à une revanche sur les véhicules clandos qui ont toujours régné en maître dans cette zone en leur faisant payer des prix exorbitants. Le seul hic dans ce genre de transport est que le conducteur et le passager ne portent pas de casque pour assurer leur sécurité en cas d’accident. « On devra leur soumettre cette réglementation », estime un membre des forces de l’ordre qui souligne également « qu’ils doivent être soumis au paiement de l’assurance, car ce sont des accidents qui les guettent ». Pour renflouer les caisses de la municipalité, un membre du conseil a indiqué que « tous les cyclomoteurs doivent être assujettis à l’acquittement de la taxe municipale comme les véhicules clandos ».
Avec l’avènement de ce nouveau mode de locomotion, on constate le vol récurrent de Jakarta à Saly et à Mbour qui commence à prendre de l’ampleur. Les malfrats utilisent une astuce qui consiste à changer l’habillage de l’engin et le tour est joué.
Almamy DIOUF/Mbourinfo

Circulation à Mbour

La mobilité urbaine de Mbour à l’épreuve de divers maux
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La ville de Mbour s’engorge du moins telle est l’image que le visiteur d’un jour en fait. La mobilité et la fluidité du trafic ou de la circulation sont à l’épreuve de plusieurs maux.
Aux heures de pointe, entre 6 heures et 9 heures du matin, entrer dans la ville ou en sortir est une épreuve difficile. Les fils interminables de voitures de transport en commun, de camions gros porteurs sur le corridor vers la sous-région, les taxis-clandos et les véhicules hippomobiles rendent la circulation difficile. La fluidité ne vient qu’en milieu de matinée entre 10 heures et 11 heures pour quelques minutes. Les mêmes scénarii reviennent à midi, à 18 heures et se prolongent jusqu’à 22 heures et parfois même au-delà.
Les artères de la ville connaissent la même situation. L’avenue Diogoye Basile Senghor est devenue le cadre de blocage de la mobilité à Mbour. Devant le centre de santé, les charrettes, dès la tombée de la nuit, prennent possession des lieux et bloquent la circulation, posant d’énormes difficultés aux piétons et aux voitures voulant transférer des malades. L’autre problème demeure la jeunesse des cochers qui font souvent preuve d’impuissance pour maîtriser les chevaux qui s’emballent. Le long de cette avenue, qui se prolonge vers Saly-Portudal, demeure le fief des taxis-clandos dont le seul souci reste la course aux clients sans aucun respect des règles du Code de la route.
Le centre de la ville reste le lieu de continuation des difficultés du trafic. Là, les rues étouffent. Les charrettes, les gros porteurs font partie du décor. Des opérations de désengorgement ont réglé en partie la question. Certaines artères comme l’avenue Demba Diop ont été visitées par la commission chargée de démolir les emprises sur la voie publique. Diogoye Basile Senghor, sur l’axe Houphouët Boigny, et le collège Saint-Esprit sont aussi dégagés. Les abords de la gare routière centrale ont fait le vide. Des équations entières sur les questions de mobilité à Mbour demeurent si les cantines et autres installations sur la route ou la chaussée et les pousse-pousse refont surface et s’installent pour se fondre dans la nature en cas d’inspection. Comme dirait l’autre, le déguerpissement est bon, mais le suivi s’impose pour éviter une réoccupation de l’espace. Des marchands ambulants, comme ils veulent ou comme ils peuvent, prolongent les limites du marché à l’infini et même dans les quartiers contigus. Téfess et 11 novembre accueillent progressivement des étals. Les étalagistes s’installent sur la voie publique et entravent la circulation.
L’autre facteur qui entrave la mobilité reste les travaux entrepris dans le centre-ville. Des canalisations sont creusées sporadiquement et des ouvrages installés progressivement empêchent une bonne circulation.
Si toutes les questions évoquées sont résolues, un expert nous confie qu’une disposition pratique reste la conception et la mise en œuvre d’un plan de circulation. D’autres exigent le bitumage de la ville, à l’image d’un tronçon de Diogoye Basile Senghor qui a accueilli des engins lourds et les premières charges de latérite, signe que les travaux ont démarré.
Cyprien FAYE/Mbourinfo

You and Wade...

Il parle avec Wade et veut voir Karim : Youssou Ndour tourne le dos à Macky ?
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Youssou Ndour s’est longuement entretenu hier, au téléphone, avec Me Abdoulaye Wade. Une nouvelle qui a surpris plus d’un tant les relations entre les deux hommes était devenues exécrables.
En effet, le leader du Super Etoile qui a été très proche du Pape du Sopi durant les premières années de l’Alternance avait fini par rompre les amarres avec l’ancien président de la République qu’il ne voulait plus à la tête du pays. Lors de la dernière Présidentielle, Youssou Ndour rejoint l’opposition et s’illustre par ses virulentes attaques contre l’ancien président de la République. Wade tombe, Macky Sall arrive au pouvoir et You est nommé ministre.
Mais deux ans après, le Roi du Mbalakh semble encore se rapprocher de la famille Wade. Sous la houlette de Serigne Mbacké Ndiaye, You a repris langue avec Me Wade. « Youssou a appelé le Président Wade. Ils se sont entretenus le plus normalement du monde. Nous sommes tous des fils de Wade », lance Serigne Mbacké Ndiaye qui n’a pas voulu révéler l’objet des discussions entre « le père et le fils ».
Des retrouvailles qui interviennent à quelques jours du grand retour de Gorgui au pays après près de deux ans passés entre la France et les pays du Golfe. Et notre You national ne va pas s’arrêter là. Selon une source généralement bien informée, il souhaite rendre visite à Karim Wade, détenu à Rebeuss depuis un an dans le cadre de la traque des biens mal acquis. Incroyable, diront sans doute certains car le patron du Groupe Futurs Médias et le plus célèbre prisonnier du pays ont toujours entretenu des rapports conflictuels. La question que tout le monde se pose est : que cherche You auprès des Wade ? Aujourd’hui, You n’est pas loin de retrouver les Wade mais le chanteur crie sur tous les toits qu’il continue de soutenir Macky Sall même s’il n’est plus « qu’un » ministre-conseiller. Jusqu’à quand ? L’avenir nous le dira.
Leral.net

Frontière bloquée: les prix s'affolent!

Banjul ayant fermé la frontière avec le Sénégal : Le contournement par Tamba passe de 9 500F à 17 000F
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Les transporteurs de Ziguinchor (Sud) qui ignorent les motifs qui ont poussé les autorités gambiennes à fermer la frontière entre les deux pays et demandent au gouvernement sénégalais de construire la route Saré Alkaly-Koungheul, pour résoudre définitivement le problème de la traversée de la Gambie. La frontière avec la Gambie a été fermée depuis samedi sur ordre des autorités de Banjul, selon plusieurs sources.
Ce dimanche, à la gare routière de Ziguinchor, c’est l’ambiance quotidienne avec des passagers qui s’affairent à acheter leurs tickets de voyage.
Au niveau du pavillon réservé aux véhicules »sept places », le gérant El Hadji Touré dit ignorer les raisons qui ont poussé les autorités gambiennes à fermer la frontière.
Les transporteurs, dit-il, sont à l’écoute des autorités sénégalaises pour être édifiés sur la fermeture de la frontière par la Gambie.
Selon lui, le rythme des départs a chuté en passant de 40 à 13 véhicules qui empruntent la transgambienne. Il a précisé que les passagers venant de la région naturelle de la Casamance descendent au niveau des postes frontaliers de Sénoba et de Séléty.
Pour le contournement de la transgambienne par la route de Tambacounda, deux véhicules ont pu embarquer des passagers à destination de Dakar, a-t-il informé. Le prix est passé de 9.500 francs à 17.000 francs pour rallier la capitale sénégalaise par Tambacounda.
‘’Nous ne pouvons pas dire que la baisse de la fréquentation est liée à la fermeture de la frontière par la Gambie ou à la célébration de la fête de Pâques par la communauté chrétienne. L’un dans l’autre, nous sommes vraiment inquiets par cette situation’’ a-t-il dit.
Les passagers ont déserté les bus en partance de Dakar par Tambacounda. Un bus garé sur les lieux n’arrive pas à faire le plein, au grand dam des transporteurs et autres rabatteurs de la gare routière.
El Hadji Mané, un rabatteur, a confié que des passagers ont rebroussé chemin quand on leur a informé que les tarifs ont augmenté en raison du contournement de la transgambienne (7.000 à 10.000 francs).
Papis Touré, le président de la gare routière de Ziguinchor a expliqué que les transporteurs sénégalais qui empruntent la transgambienne ont été informés de la fermeture de la frontière samedi aux environs de 11h.
‘’Nous ignorons les motifs. Nous avons demandé aux gambiens qui nous ont informé que c’est une décision venant du président de la République de Gambie, Yaya Jammeh’’ a-t-il confié.
Selon lui, depuis que l’arrêté du président gambien est entré en vigueur, aucun véhicule sénégalais n’a franchi la frontière entre les deux pays.
Il a précisé que l’interdiction est toujours de mise, obligeant les transporteurs sénégalais soit à s’arrêter aux postes frontaliers, soit à contourner la Gambie par Tambacounda.
‘’Nous demandons au président Macky Sall d’ouvrir la route qui mène de Saré Alkaly à Koungheul, sans passer par la Gambie. Si on construit cette route longue de 130 kms, la Casamance est totalement désenclavée’’ a plaidé le président de la gare routière de Ziguinchor.
Papis Touré a confié que la distance Ziguinchor-Dakar en passant par Saré Alkaly et Koungheul est longue de 500 kms, soit 50 kms de plus en empruntant la transgambienne (450 kms).
APS/Senxibar

20/04/2014

Gambie: on ne passe plus!

La frontière Sénégal- Gambie fermée par Yahya Jammeh
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Le Président de la République de Gambie, Yahya Diameh a fermé la frontière de son pays avec le Sénégal sans autre forme de procès et sans explications aux autorités sénégalaises qui continuent à chercher les raisons de cette décision.
C’est samedi 19 avril que la décision est tombée à la grande surprise des transporteurs des deux pays. D’autant plus que la décision est intervenue quelques jours seulement après l’ouverture de la trans gambienne.
Les autorités sénégalaises continuent de chercher le pourquoi de cette mesure unilatérale au moment où la partie sénégalaise estime le problème des taxes à la trans gambienne est une vieille histoire.
La Gambie avait décidé que les taxes de la trans gambienne soient payées en Cfa à partir du 1er janvier 2014. Ce qui a été à l’origine du boycott de la trans gambienne par les transporteurs sénégalais.
Ferloo/Seneweb

Déviation "amoul solo" sur la RN1

Déviation Aéroport Ndiass (AIBD)–Mbour sur la route Nationale 1
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Le Ministère des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement par la voix de l’Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE), informe la population et particulièrement les usagers de la route nationale 1 de la mise en place d’une déviation sur la route de Mbour.
Dans le cadre des travaux de construction de l’autoroute à péage Aéroport de Ndiass (AIBD) – Somone - Mbour, cette déviation se justifie par l’enjambement de l’autoroute à péage dans la zone de TCHIKY  par la route nationale1 :
Dans le sens Dakar vers Mbour ; sortir 5 km avant le croisement SINDIA
Dans le sens Mbour vers Dakar ; sortir 3 km après le croisement SINDIA
Toutes les dispositions en termes de signalisations avancées, de signalisations de position et de signalisations lumineuses pour ce tronçon du corridor Dakar Bamako (route de statut international) ont été prises.
Les recommandations de forte teneur sont :
Interdiction formelle de dépasser (doubler) dans la déviation et cela de jour comme de nuit.
Respect de la vitesse limitée à 40 km/h
La mise en service de cette dite déviation est d'application depuis le 5 janvier 2014.
OUMAR SY

Facebook au Sénégal

Facebook dépasse le million d’utilisateurs au Sénégal
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Le réseau social lancé par Mark Zuckerberg vient de dépasser le million d’utilisateurs sur le territoire sénégalais.
De 13 ans à plus, les sénégalais semblent avoir embrassé la culture « ouverte » des réseaux sociaux. Les marques africaines, généralement très frileuses et réticentes à s’aventurer sur de nouvelles plateformes, ont elles-aussi compris l’intérêt d’avoir une présence sur les réseaux sociaux  et s’y livrent une bataille sans merci pour les « J’aime » et les « abonnés« .
Sans avoir besoin d’une présence physique de l’entreprise en Afrique, Facebook y est un succès indéniable sur tous les plans.
Il sera difficile de quantifier avec précision le pourcentage de la population qui dispose d’un compte Facebook (en effet, plusieurs utilisateurs du réseau bleu profitent de plusieurs comptes) mais 1 000 000 d’utilisateurs dans un pays africain avec une population de 14 000 000 d’habitant, est une belle statistique pour l’entreprise américaine. En moyenne, les statistiques montrent que le réseau reste dominé par les hommes (plus de 64% des abonnés).
Facebook.com

Dakar dit non aux manifs!

les interdictions de manifestations se multiplient
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Ce samedi, le préfet de Dakar a interdit un rassemblement organisé par le collectif « Non au mur », qui proteste contre le « bradage des espaces maritimes » dans la capitale et devait organiser une caravane de sensibilisation sur les questions foncières. La société civile s’inquiète de la récurrence de ces interdictions de manifestations.
Il y a une semaine, c’est par des gaz lacrymogènes que la police dispersait un rassemblement du collectif « Non au mur », qui réunit plusieurs associations dénonçant l’octroi de terrains sur le littoral. Ce samedi, faute d’autorisation du préfet de Dakar, ce collectif a dû se limiter à faire du porte-à-porte dans certains quartiers de la capitale.
Bien avant ce mouvement, un parti d’opposition et une organisation de diplômés au chômage s’étaient vus à plusieurs reprises refuser le droit d’organiser des marches ou des sit-in. Cette situation inquiète des organisations de la société civile telles que la Raddho, le Forum Civil. Un phénomène qui est « constaté depuis deux ans », note Bakary Malouine Faye, chargé de programme au sein du Forum civil. « Toujours, c’est le prétexte de trouble à l’ordre public qui est utilisé pour interdire aux gens de marcher pacifiquement, alors que le droit à la marche est une liberté constitutionnelle, garantie, que tout Etat devrait respecter. Et cette tendance, malheureusement, est en train d’écorner l’image de la démocratie sénégalaise qui est très souvent citée en exemple », regrette Bakary Malouine Faye. « Après une deuxième alternative démocratique, nous pensions vraiment avoir dépassé l’époque où les autorités de ce pays interdiraient à des citoyens d’exercer librement des principes démocratiques », s’inquiète-t-il.
Crainte d'un « gel des libertés publiques »
Me Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains, porte des critiques identiques. « L’une des plus-values que l’on attendait de ce nouveau régime c’est, au moins, la consolidation à la fois des libertés individuelles et des libertés publiques. Malheureusement, aujourd’hui, on constate de plus en plus la vulnérabilité de ces libertés », explique-t-il. Pour lui, « les Sénégalais n’ont plus le droit de manifester », et il craint que la situation ne débouche sur « un gel des libertés publiques dans un Etat de droit, dans une démocratie ». Du côté du gouvernement, on tient à relativiser ce phénomène. Le préfet de Dakar justifie la dernière interdiction par le fait, selon ses mots, qu’« une autre manifestation avait été enregistrée au même lieu et à la même heure ».
RFI/Seneweb

Lutte contre le palu

Journée mondiale de lutte contre le paludisme au Sénégal
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Le Sénégal, à l’instar des autres pays de la Communauté Internationale, célèbre la Journée mondiale de lutte contre le paludisme (JMP), le 25 avril prochain à Richard Toll, au Nord-Ouest du pays, indiquent les autorités du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), ce vendredi à Dakar.
Placée sous le thème 'Investir dans l'avenir : vaincre le paludisme', cette Journée permettra non seulement de renforcer la  mobilisation des communautés et les partenaires afin d’accroître leur implication dans la lutte contre le paludisme, mais également d'amener les prestataires à renforcer leur adhésion aux stratégies de lutte contre le paludisme.
Selon le coordonnateur du PNLP, Mady Ba, la JMP constitue un moment important de communication pour le PNLP dans la mesure où elle permet de mettre en exergue un partenariat privé-public, afin d'atteindre des résultats en termes de réduction de la mortalité et de la morbidité liées au paludisme.
Au Sénégal, la JMP est également une occasion pour les responsables du PNLP d’informer le grand public et les partenaires sur les progrès accomplis dans la lutte contre cette maladie, mais aussi sur les difficultés rencontrés et les moyens de les résoudre.
'Au cours des cinq dernières années (2008-2012), le taux de prévalence de la maladie a diminué de 6 à 3% grâce aux différentes interventions de lutte contre la maladie sur toute l'étendue du territoire sénégalais, a souligné M. Ba au cours d'une conférence de presse organisée par le PNLP, le ministère de la Santé et de l'Action sociale, avec la collaboration du réseau des journalistes en santé.
'Cette maladie continue à être un fardeau au niveau mondial, plus particulièrement en Afrique où on a plus de 3 millions de cas et plus 600.000 décès chaque année' a-t-il précisé.
Se félicitant que le Sénégal a obtenu des résultats satisfaisants dans la réduction de la mortalité et la morbidité au cours des cinq dernières années, même si les régions Sud et Sud-Est continuent d'avoir une incidence élevée, M. Ba a exhorté toutes les autorités sanitaires à maintenir leurs efforts dans la lutte contre la maladie.
'Il faut que nous maintenions nos efforts. Si nous baissons les bras, les tendances antérieures peuvent revenir. Le paludisme est une maladie qui peut être maîtrisée si les populations ont de bons comportements. Il nous faut maintenir la vigilance et l'engagement de tous et à tous les niveaux. Nous pensons que nous allons atteindre nos objectifs', a-t-il dit.
Créé en 1995, le PNLP a pour mission de mettre en oeuvre la politique de lutte contre le paludisme, au sein du pays, en travaillant en synergie avec l'ensemble des secteurs afin que la maladie ne constitue pas un frein au développement socio-économique du Sénégal.
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 3,4 milliards de personnes (la moitié de la population mondiale) sont exposées aux risques de paludisme. En 2012, on a enregistré environ 207 millions de cas et quelque 627.000 décès dûs à cette maladie.
Le renforcement de la prévention et des mesures de lutte ont permis de faire baisser les taux de mortalité du paludisme de plus de 42% à l’échelle mondiale depuis l’an 2000, et de 49% dans la région africaine de l’OMS.
Les personnes vivant dans les pays les plus pauvres sont les plus vulnérables au paludisme. En 2012, 90% de l’ensemble des décès dûs à cette maladie ont été enregistrés dans la région africaine de l’OMS, principalement chez des enfants de moins de cinq ans.
La JMP est placée cette année sous la présidence du ministre de la Santé et de l'Action sociale, Mme Awa Marie Seck, avec la participation de plusieurs partenaires tels que l'Agence des États Unis pour le développement international (USAID), l'industrie pharmaceutique Sanofi, le Programme 'Roll Back Malaria', ainsi que le réseau des journalistes de santé.
Il est prévu une cérémonie des 'Jambars' (les braves) de la lutte contre le paludisme le 22 avril prochain, pour remercier et encourager tous les partenaires et les acteurs du PNLP.
Pana

19/04/2014

Le tourisme en question...

Syndicalistes et patronat pour un professionnel à la tête du secteur
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Les syndicalistes du secteur du tourisme et de l’hôtellerie, le patronat et les professionnels ont, au cours du week-end, organisé un forum à Mbour sur les difficultés qui entravent le tourisme. Selon eux, aux fermetures d’entreprises s’ajoutent une chute du chiffre d’affaires du tourisme de moins de 300 milliards de francs et des pertes d’emplois. Au-delà des constats, ce n’est ni plus ni moins la tête de l’actuel ministre qu’ils réclament au profit d’un professionnel du secteur.
Mamadou Diouf, le secrétaire général du syndicat de l’hôtellerie et de la restauration affilié à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal(Cnes) juge la situation du secteur touristique « très difficile ». Le constat serait marqué par des pertes d’emplois massives. Le plan d’actions retenu à la suite de rencontres organisées recommande des concertations avec le patronat  et les travailleurs sous le nom de « l’Appel de Mbour ». Il sera suivi d’autres appels, d’autres foyers touristiques. La démarche consiste, selon Mamadou Diouf, à rendre le secteur plus performant et à sauvegarder des emplois dans les entreprises. Les corps de métiers du secteur sont conviés pour mener la réflexion à partir des commissions mises en place pour des solutions. Elles vont répondre à des attentes dont la première est la nomination d’un professionnel du tourisme à la tête du ministère.
Moustapha Kane, secrétaire permanent du Syndicat patronal du secteur de l’hôtellerie au Sénégal(Spihs) se félicite de la rencontre de Mbour initiée par le secrétaire du syndicat de l’hôtellerie et de la restauration. L’invitation du patronat du tourisme à une rencontre est, selon lui, un « signe de patriotisme » et de recherches de solutions aux maux du secteur, en gros voir les orientations à prendre pour sauver le tourisme. A l’en croire, la décadence du tourisme remonte à l’année dernière et se perpétue. Les nombreuses rencontres organisées à Dakar suite aux  mesures prises relatives au visa d’entrée du tourisme en témoignent. La disposition manque, selon lui, de « lucidité politique » par rapport  à l’entrée des touristes au Sénégal. « La mesure a provoqué une baisse drastique des arrivées de touristes », soutient M. Kane.
Avenir incertain
Depuis les directives du président de la République, le 29 novembre dernier à Saly-Portudal sur l’avenir du secteur, M. Diouf se désole de ne pas voir une réponse à ces préoccupations au niveau du tourisme. La mise en œuvre des directives « reste lettre morte », estime-t-il. Beaucoup de zones touristiques du pays sont marquées par des situations difficiles sans lendemain. C’est le cas de Saly-Portudal, de la Casamance et de beaucoup d’autres foyers. Sur 100 000 emplois et 300 milliards de recettes, la chute du chiffre d’affaires dans le tourisme est « vertigineuse », selon lui.
Boubacar Sabaly, directeur d’hôtel et patron du syndicat d’initiatives de la région de Thiès, souligne le mal du tourisme depuis un certain nombre d’années. Il nourri des craintes de voir le secteur « s’écrouler » à côté des projets institutionnels. Selon lui, la contrainte du visa est venue « achever » le secteur. Les plages ont disparu et vicient le balnéaire. La cherté de la destination est venue tout compromettre, selon lui. La faiblesse de l’image du Sénégal à l’échelle internationale ne facilite pas les choses, non plus.
Ces facteurs ne permettent pas d’évoluer au niveau international, selon Boubacar Sabaly qui déclare que les pertes projetées pour les trois années à venir « vont atteindre 35% ». « Cela se confirme », affirme-t-il.
Il a cependant invité à une opérationnalisation de l’Agence nationale de promotion touristique et des mécanismes d’évaluation, pour faire face aux problèmes de planification qui assaillent le monde du tourisme et de l’hôtellerie.
Samba Niébé BA/Sudquotidien

Ngaparou a son "camion-poubelle"!

Un camion-benne à Ngaparou
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Les élèves du lycée de Ngaparou-Somone, saluent aujourd’hui l’arrivée à Ngaparou d’un camion benne du même type que celui que la Somone doit se faire offrir dans quelques mois par la communauté urbaine de Cherbourg. Un événement très important que les jeunes remarquent à sa juste valeur.
« Un camion benne est arrivé à Ngaparou, grâce aux efforts conjugués de la municipalité et de généreux donateurs français, ainsi que l’association ADEN.
Ce camion va permettre de ramasser les ordures ménagères, et de faciliter le nettoyage de la commune.
Il va remplacer le camion sans benne, d’où les sachets plastiques s’envolaient de partout et augmentaient la pollution.
Tous les mardis et samedis, le camion benne ramasse les déchets de notre lycée.
Tous les habitants sont heureux de ce nouveau système de ramassage, et remercient chaleureusement tous les acteurs de cette modernisation.
NDEYE MAME FALL ET FATOU DJITE/ELEVES DE 5° AU LYCEE DE NGAPAROU SOMONE/http://lasomone.com/camion-benne-ngaparou

Intéressant: Toute l'histoire de l'autoroute

L’Autoroute Dakar-Diamniadio
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L’ouverture de l’autoroute Dakar-Diamniadio à la circulation automobile a donné leu à des commentaires divers, d’hommes politiques, de leaders d’opinion, d’usagers, de simples citoyens mais aussi et surtout de juristes et d’économistes. Cette diversité des réactions s’explique par le caractère transversal et pluridisciplinaire du secteur des transports qui en fait un domaine où tout le monde a son mot à dire.
C’est pourquoi, j’ai jugé utile de tenter d’apporter à mon tour, même tardivement (mieux vaut tard que jamais) ma modeste contribution à ce débat pour avoir eu l’occasion en son temps, de suivre l’évolution de ce dossier en tant que Directeur des Transports Terrestres du Sénégal et Conseiller Technique au Ministère chargé de l’Equipement et des Transports. J’espère que cette contribution apportera certains éclairages complémentaires et qu’elle aidera aussi à comprendre et faire accepter le principe du péage. Elle s’articule autour de quatre points : Point n°1 la vérité sur l’historique du projet par devoir de mémoire, Point n°2 : le problème de la gratuité de l’usage de l’autoroute, de la cherté des tarifs du péage et du niveau de participation de l’opérateur privé au financement, Point n°3 : le maintien des acquis et la réorientation du projet selon une vision nouvelle, et Point n°4 l’élégance républicaine.
1. La vérité sur l’historique du projet par devoir de mémoire
En 1978 sous Senghor, une étude détaillée et complète de l’autoroute Dakar- Thiès sans péage a été réalisée par le Cabinet Electro watt (Zurich Suisse) pour le compte de la Direction des Etudes et de la Programmation du Ministère des Travaux Publics, de l’Urbanisme et des Transports. Les dossiers d’appel d’offre correspondants à cet ambitieux projet ont été même élaborés, mais l’appel d’offre n’a pas pu être lancé à l’époque à cause d’un du contexte économique national et international particulièrement difficile.
En effet, de 1960 année de l’accession du Sénégal à l’indépendance à 1970 la situation économique et sociale du pays a été relativement florissante du fait du bon comportement de ses principaux produits d’exportation que furent l’arachide et le phosphate tant du pont de vue de leurs volumes de production que des prix à l’exportation.
Ces périodes florissantes, poussèrent les pouvoirs publics, dans l’euphorie des premières heures de l’indépendance marquées par une volonté de créer la rupture grâce à une nouvelle réorientation de notre économie basée sur un développement endogène, à entreprendre tout naturellement de grands projets d’investissement (qui généraient au passage des charges récurrentes élevées) et à prendre également des mesures sociales pas toujours en adéquation avec les exigences d’efficacité et d’efficience des services publics.
Il en était résulté un alourdissement considérable des charges publiques à la fin des années 70 une période par ailleurs marquée par le retour de la sécheresse et la chute des principaux produits d’exportation sur lesquels reposait essentiellement l’économie du Sénégal.
Cette situation a été aggravée par les deux chocs pétroliers intervenus successivement en 1971 et en 1973 qui avaient fini par imprimer à notre économie à travers ses divers agrégats, des tendances de déséquilibre structurels.
Pour juguler ces déséquilibres macro-économiques, le Sénégal s’était engagé depuis 1979, juste un an après avoir bouclé en 1978 le dossier d’appel d’offre du projet d’autoroute, avec les Institutions de Breton Wood, dans un processus de réforme de son économie, par la mise en œuvre de programmes économiques et financiers, avec comme objectifs, de rétablir les grands équilibres, de maîtriser l’inflation et de réaliser une croissance économique saine et durable. Ces programmes étaient exécutés en deux phases : une première phase qui portait sur un Plan d’urgence (1979-1980) de stabilisation de la détérioration des agrégats macroéconomiques et un Plan de Redressement économique et financier (1980-1984), et une seconde phase qui portait sur un Programme d’Ajustement à Moyen et Long Terme (PASMLT) (1985-1991) et un Programme post d’évaluation (1994-2000) suite au changement de parité du franc CFA intervenu le 12 janvier 1994.
L’Etat ne disposant pas de ressources propres suffisantes et les prêts des partenaires au développement dénommés prêts d’ajustement structurel, ou sectoriel (y copris la phase préparatoire de stabilisation et de redressement) étant spécifiques et ciblés il était difficile voire impossible de pouvoir trouver un financement pour le projet d’autoroute, du moins dans sa conception d’alors.
Ledit projet n’avait donc pas été abandonné mais différé à cause d’une conjoncture économique difficile, mais également du cadre très rigide et très contraignant à travers lequel le Sénégal avait conclu les accords avec les Institutions de Breton Wood pour la période allant de 1979 à 2000.
Le Sénégal a réussi de 1979 à 2000, à assainir ses finances publiques grâce au travail remarquable abattu par les différents Ministres qui se sont succédés à la tête du stratégique Ministère de l’Economie et des Finances, parmi lesquels le couple Sakho/Loum et aux sacrifices importants consentis par le peuple sénégalais durant cette période (réduction des salaires de la Fonction publique, ,blocage des recrutements, hausse des droits à l’import, et des prix des produits pétroliers).
Considéré alors comme un bon élève, grâce à ses résultats au plan économique (tous les clignotants de notre économie étaient devenus verts) renforcés par une stabilité politique éprouvée, le Sénégal venait aussi de passer avec succès en 2000 l’épreuve de l’élection présidentielle la plus redoutée de son histoire. Aussi les partenaires au développement ont-ils décidé dés lors, de réévaluer leur cadre de partenariat avec le Sénégal et de lui accorder des facilités d’accès aux lignes de crédit. Et c’est justement en cette période favorable de sa trajectoire économique, dans laquelle de nouvelles perspectives ont été ouvertes, que l’alternance est survenue (le 19 mars 2000) au Sénégal, et Maitre Abdoulaye Wade succéda à Monsieur Abdou Diouf. Le nouveau locataire du Palais n’a pu s’empêcher, à l’occasion d’une de ses interviews, de dire tout haut, qu’il avait trouvé beaucoup d’argent dans les caisses de l’Etat.
Deux ans après, plus exactement en 2002, le nouveau pouvoir libéral sortit des tiroirs de l’administration le dossier de l’autoroute, le « dépoussiéra » et décida de rechercher le financement en vue de réaliser les travaux sur la base du tracé de 1978 mais en finançant le projet non plus par le budget de l’Etat seulement ( fonds propres ) ou à travers un appui classique des partenaires techniques et financiers, comme initialement prévu dans le schéma de 1978, mais plutôt par le mécanisme du partenariat public privé avec comme option la concession en conséquence de quoi l’usage de l’autoroute ne serait plus gratuit mais payant.
Ces changements ont nécessité évidemment des réajustements du projet et certaines adaptations des emprises pour intégrer les dispositifs spécifiques à l’aménagement d’une autoroute à péage d’autant plus qu’entre temps l’urbanisation galopante a fait qu’une bonne partie des emprises avait été occupée de façon régulière ou irrégulière.
Dans cette optique un consultant ( Monsieur Hugo) avait été commis pour une mission d’assistance à la Maitrise d’ouvrage ( auprès de l’APIX ) et a produit le 30 août 2002 un rapport définitif pour l’actualisation des études du projet d’autoroute.
Après actualisation des études, le tronçon Dakar (Malick Sy)-Dam Niadio long de 32 km a coûté globalement environ 380 200 000 000 FCFA comprenant les travaux de construction autoroutières, la libération des emprises, l’aménagement de la zone de recasement, la restructuration de Pikine Sud la supervision et le suivi du programme et diverses autres études.
Pour sa construction, il a été fait recours au partenariat public-privé sous le régime de la concession de type Construction Exploitation Transfert (CET) à une société dénommée SENAC sa moyennant la perception directe d’un péage auprès des usagers (système appelé communément dans notre jargon péage réel ).
Cette formule de financement d’infrastructure autoroutière a été utilisée en France avec la création en 1956 de la première société autoroutière : il s’agit de la société Autoroutes Esterel-Côte d’Azur (ESCOTA), chargée de la réalisation de l’autoroute A8. Cette autoroute avait inauguré le premier péage autoroutier en France et les années suivantes ont vu apparaître d’autres sociétés autoroutières.
Et depuis le début des années 90 cette formule nouvelle de financement a connu dans le monde entier un regain d’intérêt grâce aux besoins accrus de services et de biens publics face aux budgets publics très limités et la recherche de meilleure qualité de service.
2. Le problème de la gratuité de l’usage de l’autoroute, de la cherté des tarifs du péage et du niveau de participation de l’opérateur privé au financement
L’autoroute Dakar Diam Niadio a été livrée le 1er août 2013, et inaugurée par son excellence le Président Macky Sall.
Mais les adeptes de la théorie des biens publics sont très vite montés au créneau à travers certains médias, après l’ouverture de l’autoroute, en se demandant à juste titre, pourquoi, l’Etat n’a pas pris en charge la part de l’opérateur privé (61 000 000 000 FCFA) et financé intégralement l’infrastructure sans recourir à un opérateur privé.
Je sais qu’il ne fait aucun doute dans l’esprit de ceux-là qui se posent cette question, que l’infrastructure demeure la propriété de l’Etat et que le concessionnaire (SENAC sa) a seulement un droit de construire, d’exploiter, d’entretenir pour ensuite procéder au transfert de l’infrastructure à l’Etat au terme de la durée de la concession tout en se faisant rémunérer directement par l’usager par la collecte de péage. Mais en posant le problème du financement de l’autoroute sous cet angle (bien public) les défenseurs de cette théorie posent moins et de bonne foi, le problème de la propriété de l’infrastructure que celui de son usage qu’ils souhaiteraient être gratuit. De telles réactions sont tout à fait normales, compréhensibles et même de la part de simples usagers dans un pays qui inaugure son premier péage autoroutier et dont les populations ont une forte culture de la gratuité. En s’acquittant du péage, ces dernières ont donc le sentiment d’avoir à payer une somme en plus des impôts normaux.
Concernant le niveau de participation de l’opérateur privé jugé très faible par certains, il y a lieu de signaler qu’en général, les formes de recours au partenariat public privé pour le financement des infrastructures concernent seulement le financement de l’infrastructure elle-même et de son entretien. La participation de l’opérateur privé à ce financement peut dans ce cas se faire selon trois formules : Financement intégral ou quasiment de la construction et de l’entretien, financement partiel de la construction et financement de l’entretien, et enfin financement de l’entretien uniquement. Le choix entre ces trois formules de participation est arrêté librement au départ par l’Etat suivant sa politique de financement des infrastructures.
L’Etat pouvait cependant, s’il estime, dans le cadre de ce partenariat public privé pour la construction de l’autoroute, que l’usager ne devrait pas payer pour diverses raisons, opter pour un modèle de concession à péage fictif où il rémunérerait lui- même l’opérateur en fonction du trafic. Mais cette option beaucoup moins risquée pour l’opérateur, a été à juste titre, écartée dans les études de faisabilité au profit du péage réel.
Qu’une infrastructure offrant aux usagers une meilleure qualité de service (un temps de transport nettement réduit, une meilleure sécurité, un plus grand confort etc.) soit tarifée ne doit pas, à notre avis, gêner outre mesure.
Qu’un opérateur privé finance tout ou une partie d’une infrastructure surtout en période de rareté des ressources publiques tout en garantissant son entretien pendant toute la durée du contrat, ne doit pas également poser problème, car il permet ainsi à l’Etat en plus de se départir momentanément du lourd et coûteux fardeau du financement de l’entretien, d’une part, d’orienter l’argent qu’il devrait débourser vers d’autres services et biens collectifs et d’autre part, d’élargir et de diversifier son champ de couverture des besoins en services et biens publics.
A ces facteurs, s’ajoute, et pas des moindres, la nécessité impérieuse pour le Sénégal de s’adapter à l’environnement économique international. Le Sénégal ne pouvait pas rester en marge du contexte de globalisation des économies qui dicte la nécessité de diversifier les sources de financement des infrastructures (bailleurs de fonds institutionnels classiques, nouveaux bailleurs de fonds et les financements innovants).
La problématique qui doit donc être posée une fois le principe de l’instauration du péage acquis et accepté pour les raisons citées plus haut, c’est le niveau des tarifs à adopter.
Mais à en croire la réaction de la plupart des personnes interrogées, ces tarifs sont chers par rapport aux revenus des usagers mais aussi élevés par rapport aux tarifs pratiqués ailleurs en Afrique et même en France.
A ce titre il y a lieu de signaler que les péages prélevés sur les usagers doivent permettre au concessionnaire, sur une période donnée, d’équilibrer les dépenses c’est-à-dire atteindre l’équilibre budgétaire et dégager un profit contrairement à l’Etat qui lui cherche à maximiser la rentabilité socio économique des investissements c’est-à-dire à faire en sorte que la société retire le maximum de bénéfice du projet par rapport à son coût.
Le contrat et le cahier de charges signés entre ces deux acteurs dont je n’ai pas pu prendre connaissance constituent le cadre juridique qui permet d’atteindre ces deux objectifs.
Mais cette rentabilité financière dépend en plus de facteurs macroéconomiques, de plusieurs facteurs microéconomiques (le coût de construction définitif de l’infrastructure, le niveau du trafic lors de la mise en service, l’évolution du trafic en cours d’exploitation, l’évolution du tarif de péage durant l’exploitation, l’évolution des coûts annuels d’exploitation de l’infrastructure).
Si les coûts de construction et l’évolution des coûts d’exploitation peuvent être maîtrisés par le concessionnaire, il n’en n’est pas de même pour le trafic et dans une certaine mesure pour le tarif de péage.
En effet, les prévisions de trafic, compte tenu des caractéristiques très complexes des déplacements et des comportements des usagers, constituent, un exercice difficile et aléatoire et font donc peser à l’instar d’autres facteurs, un grand risque sur les revenus dans le cas des concessions surtout lorsqu’on n’a pas tout le recul nécessaire pour estimer la réaction des usagers à l’instauration du péage.
C’est pourquoi, il est souvent conseillé aux opérateurs qui veulent s’engager dans des concessions de prendre en amont toutes les dispositions nécessaires pour la connaissance détaillée des flux existants, de leur évolution, et de la capacité à payer des usagers afin de maximiser les chances de réussite et minimiser les surprises et déceptions.
Concernant spécifiquement les tarifs de péage de l’autoroute Dakar Diamniadio, leur fixation doit en principe avoir été la combinaison des enquêtes auprès des usagers et le fruit de discussions entre le concessionnaire et les pouvoirs publics et définis dans le cahier des charges qui complète le contrat de concession. Et c’est à ce niveau que l’Etat doit jouer un rôle capital pour préserver l’intérêt des usagers, en évitant d’une part, tout dérapage (tarification au maximum de recettes pour le concessionnaire donc des tarifs très élevés) et d’autre part, un déficit d’exploitation qui résulterait d’une tarification calée sur les plus bas revenus des clients potentiels donc des tarifs très bas. Il s’agira donc, d’opter pour un système de tarification à l’optimum socio-économique qui, par expérience, devient souvent au vu des recettes générées, une tarification à l’optimum financier ce qui revient pour l’Etat, à agir, mais de façon raisonnable, sur la marge du concessionnaire (sans compromettre la rentabilité financière de l’exploitation) d’où la nécessité de veiller à la transparence et à la sincérité des coûts proposés mais également à la couverture par les recettes générées.
Mais les tarifs actuellement appliqués sur l’autoroute Dakar Damniadio sont ils réellement très chers ? Par rapport aux revenus moyens de la plupart des usagers habitant la banlieue, qui peuvent être amenés à emprunter l’autoroute au moins deux fois par jour pour se rendre au travail, on est tenté de répondre à cette question par l’affirmative. Mais par rapport aux tarifs pratiqués dans les autres pays africains et européens (France) ou par rapport aux économies réalisées entre autres, sur le carburant, sur le temps de transport, en opposition à l’utilisation de la route nationale banalisée, la réponse pourrait être nuancée.
Ce qu’il faut reconnaitre somme toute, c’est que les tarifs de péage d’autoroute peuvent naturellement varier d’une autoroute à l’autre dans un même pays, et aussi d’un pays à un autre en fonction des coûts à couvrir (influencés par la nature de la desserte : zone rurale ou zone urbaine), du niveau de trafic et de la politique de financement des infrastructures (investissements et exploitation) mise en place par l’Etat.
Concernant spécifiquement les niveaux des tarifs de péage de certaines autoroutes françaises jugées nettement inférieurs à ceux de l’autoroute Dakar-Diamniadio, il faut rechercher les facteurs explicatifs non seulement dans les coûts de construction et d’exploitation qui peuvent être différents mais aussi dans :
- la mission de service public dont sont investies les concessionnaires d’autoroute (Sociétés d’économie mixtes et sociétés privées) qui transcendent l’intérêt privé ou commercial ;
- et surtout le système de financement des autoroutes (investissement et exploitation) qui est mis en place et les volumes de trafic autoroutier beaucoup plus dense.
3. Le maintien des acquis et la réorientation du projet selon une vision nouvelle
Par ailleurs, il y a lieu de souligner les décisions importantes qui ont été prises par le Président Macky Sall comme mesures d’accompagnement de la construction et l’exploitation de l’autoroute et qui concernent les voies de contournement existantes à savoir le prolongement de la Voie de Dégagement Nord (VDN) jusqu’à Damniadio et la construction d’autoponts aux carrefours de la Poste de Thiaroye et de Keur Massar pour améliorer la fluidité de la circulation sur la Route nationale n°1 appelée communément la RN1.
En effet, à la suite du Conseil présidentiel du 14 octobre 2002, le Président Abdoulaye Wade avait donné des directives pour que le projet de prolongement de la VDN jusqu’à Diam Niadio qui date de l’époque du pouvoir socialiste soit purement et simplement gelé parce qu’il le trouvait « gênant et concurrent de l’autoroute » (pour reprendre les termes utilisés à l’époque ). Ces directives sont tombées au moment où le rapport provisoire de l’étude de faisabilité de ce tronçon était déjà disponible depuis juillet 2001 et que le rapport final était attendu pour le mois de novembre 2002.
Notification de sursoir donc à la réalisation de ce tronçon a été faite officiellement par le Premier ministre au Ministre chargé de l’Equipement et des Transports d’alors.
Il est donc heureux aujourd’hui, que le Président Macky Sall ait pris la décision de réaliser ce tronçon. Il a immédiatement matérialisé sa décision par le démarrage des travaux du tronçon Golf Guédiawaye-Tivaouane Peulh et a promis aussi de trouver le financement additionnel pour prolonger ce tronçon jusqu’à Diamniadio tel que prévu initialement. Il a réussi également à convaincre les propriétaires des maisons qui occupent actuellement les emprises de la deuxième section (CICES-Golf Guédiawaye) à accepter de les libérer.
Au regard de la configuration géographique de la région de Dakar (Presqu’ile), on peut affirmer que ces deux voies de contournement (prolongement de la VDN et la RN1) contribuent au désenclavement des zones urbaines périphériques, et à l’amélioration de l’accessibilité de la presqu’ île. Elles ne doivent donc pas être perçues comme concurrentes de l’autoroute mais plutôt complémentaires. Par conséquent, l’Etat ne doit prendre aucune mesure physique ou d’ordre réglementaire pour empêcher ou décourager l’utilisation de ces deux voies alternatives dont la réalisation et l’amélioration de leur fluidité ne compromettront en rien la rentabilité financière de l’autoroute.
Par ailleurs, en inaugurant l’autoroute, le Président Macky Sall a annoncé non seulement son intention de la prolonger jusqu’à Thiès et Aéroport de Diass, mais s’est aussi engagé à imprimer sa propre marque à la construction des infrastructures routières en déclinant un véritable programme autoroutier de désenclavement des différentes régions (Liaison Thiès- Mbour, Aéroport Blaise Diagne–Mbour, Mbour–Kaolack, Thies-Tivaouone, Thies -Ndiassane, Thies-Touba, etc.) qui pourrait constituer l’ossature pour l’élaboration d’un schéma directeur national routier par de la Direction des Routes.
A travers cette décision, le Président Macky Sall donne à la construction de l’autoroute initiée par ses prédécesseurs, une nouvelle vision en intégrant dans l’approche développée jusqu’ici deux notions importantes :
- la notion de service public en assurant une certaine égalité de traitement des individus et des zones géographiques, et l’accès aux moyens de transport à tous ;
- et la notion d’aménagement du territoire en utilisant le transport comme un moyen d’influer sur les déséquilibres géographiques du territoire national.
Cette nouvelle vision de politique autoroutière déclinée doit être intégrée dans une politique nationale de transport (services et infrastructures) très cohérente gage de son succès.
4. L’élégance républicaine
Le peuple sénégalais a également noté avec satisfaction et fierté, lors de la cérémonie d’ouverture de l’autoroute, la haute élégance républicaine dont a fait preuve le Président Macky Sall en rendant un vibrant hommage mérité à son prédécesseur Maitre Abdoulaye Wade pour avoir trouvé une partie du financement de l’autoroute et avoir démarré les travaux.
Mais malheureusement, Monsieur Abdoulaye Wade lui, n’avait pas fait preuve de la même élégance pour rendre un hommage aux Présidents Senghor et Abdou Diouf lors du lancement des travaux du premier tronçon de l’autoroute, pour avoir eu l’idée de cet ambitieux projet et mené jusqu’à leur terme toutes les études qu’il n’a fait qu’actualiser tout simplement en 2002.
En lieu et place d’un hommage, le Président Abdoulaye Wade s’était au contraire approprié la paternité intégrale du projet en faisant fi du principe de la continuité de l’Etat et de ce que ses prédécesseurs ont pu accomplir. Or, reconnaitre le mérite de quelqu’un n’enlève en rien son propre mérite.
MALICK NDIAYE Docteur-Ingénieur en Economie des Transports Ancien Directeur des Transports Terrestres du Sénégal Secrétaire Général de la Coordination PS de Kaolack-Département et Membre du Bureau Politique
Sen24h

Pauvre Wade junior...

la liste des biens de Karim WADE est publiée
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Le ministre d’état Karim Meïssa WADE est désormais poursuivi un patrimoine chiffré à 117 037 993 175 CFA réparti comme suit :
• AHS : 18 938 653 000 CFA (Sénégal, Guinée Equatoriale, Benin, RCA, Ghana, et Jordanie
• HARSTAND : 17 872 864 759 CFA
• BPF : 9 954 683 028 CFA
• DAHLA : 1 005 720 000 CFA
• 02 Maisons au Point E : 524 325 000 CFA
• 01 Immeuble à la rue 10 : 291 250 000 CFA
• 01 Appartement à Paris dans le 16 ieme (Rue Faisanderie) 245 871 375 CFA
• ISTAR : 1 475 000 000 CFA
• Une assurance vie : 421 461 500 CFA
• AN MEDIA : en cours d’évaluation
• Parc Automobile : 550 000 000 CFA
• Compte bancaire CBAO et SGBS : 910 238 000 CFA
• Compte Karim Wade à la Julius Baer : 2 218 095 898 CFA
• Compte bancaire Julius Baer : 10 981 436 671 CFA
• SGB Paris Madeleine : 48 169 323 CFA
• Compte Singapour : 48 880 602 000 CFA
D’après toujours les membres de la commission d’instruction, Karim WADE a reçu de Dubaï CERAMIC, filiale elle même de la société mère DP WORLD FZE des sommes dont le montant est de 7 905 300 000 CFA, ce qui constitue d’après les magistrats de la commission d’instruction des charges suffisantes de corruption.
Koldanews.com

18/04/2014

Le franc symbolique pour Sénégal Airlines

Asphyxié, Sénégal Airlines sera-t-il cédé au franc symbolique ?
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La jeune compagnie aérienne, Sénégal Airlines, née au lendemain de la liquidation en 2009 de Air Sénégal International, fruit d’un partenariat maroco-sénégalais, a franchi un niveau d’endettement insupportable. Factures faramineuses de ses contrats leasing impayées contractées auprès des loueurs privés, récurrentes pannes de ses appareils immobilisés, personnel navigant sous-motivé, partenaire stratégique et technique presque introuvable, plan de recapitalisation gelé, Sénégal Airlines vit les derniers jours du précipice volant. Que se passe-t-il
Sénégal Airlines carbure dans le noir. Ses jours sont comptés. Ses ailes brûlent, sa situation financière désastreuse (plus de 8,3 milliards de f CFA de passif cumulé) et si les autorités sénégalaises n’y font rien avant fin juillet 2014, la compagnie aérienne, qui avait suscité l’espoir après la liquidation au forceps d’Air Sénégal International, devra disparaître du ciel africain. Selon des informations en notre possession, recoupées auprès de hauts cadres de la compagnie, l’endettement a atteint un niveau insupportable. «Si l’Etat ne réagit pas d’ici fin juillet prochain, c’est la mort de Sénégal Airlines, qui malgré ce qu’elle endure tient les ailes en sauvant la face», confessent avec peine nos interlocuteurs. Presque la mort dans l’âme, l’espoir envolé de voir grandir un pavillon dans le ciel ouest-africain, ces hauts responsables de Sénégal Airlines ont révélé à Les Afriques, que les actionnaires du capital de Sénégal Airlines sont très en retard par rapport à la nouvelle donne du marché de l’industrie de l’aéronautique. «Ils ont voulu faire des placements sans connaître les enjeux du marché. Maintenant, ils s’en moquent de notre situation», pestent-ils. En réalité, tout se savait dans les couloirs surtout en ce qui concerne le portefeuille financier dégradant à une vitesse de croisière (de la compagnie) mais personne ne voulait «griller l’embargo» afin de ne pas s’attirer les foudres du cabinet shadow du directeur général.
À l’évidence, depuis le démarrage des activités de Sénégal Airlines, le corps de SAL s’apparente à un corps en métastase. La compagnie aérienne croule sous le poids d’un endettement cumulé estimé à plus de 8,3 milliards de f CFA.
Tentatives infructueuses de trouver repreneur
La douloureuse et désagréable parenthèse d’Air Sénégal International a poussé les banques privées de la place financière dakaroise à apporter du cru à la nouvelle jeune compagnie Sénégal Airlines. Selon des informations parvenues à Les Afriques, un pool de banques locales avait été approché par les nouvelles autorités sénégalaises pour perfuser la compagnie sous forme d’un crédit syndiqué. Sans succès. Les raisons de refus des banques privées de mettre la main à la poche s’expliquent par la non-rentabilité financière de la compagnie désagrégée par la facture salée de ses contrats leasing auprès des compagnies loueurs. La compagnie Mauritania Airlines et un loueur français dont l’identité n’a pas été révélée sont les principaux affréteurs d’appareils à Sénégal Airlines. Les prestations du leasing sont faramineuses. On parle de 5,800 milliards de f CFA à la date du 25 janvier 2014. À cela s’ajoutent les intermittentes pannes de ses deux appareils immobilisés sur les tarmacs, provoquant des chamboulements de son planning de vols sur les lignes Dakar-Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le vol DN 03 du 10 avril 2014 devant assurer la desserte Niamey-Dakar a dû être différé pour le 11 avril 2014 au finish. La compagnie Sénégal Airlines n’attire plus personne, perd sa crédibilité, se brûle les ailes et s’éloigne de plus en plus de ses ambitions. Révélé en exclusivité par Les Afriques à l’époque, Sénégal Airlines avait dû casquer en juillet 2011 la bagatelle de 800 millions de f CFA aux techniciens de Lufthansa, pour sortir un de ses appareils cloués dans la boue à l’Aéroport international Bamako-Sénou.
Les autorités dakaroises ont engagé il y a quelques mois des discussions avec le géant South Africa Airlines pour une prise de participation au capital de Sénégal Airlines. Nos sources qui sont formelles affirment que l’offre de Dakar n’agrée pas les Sud-africains. Mieux, nous a confié une source, les ponts entre Dakar et South Africa Airlines sont coupés. Pour l’instant, la page semble être fermée. La seule option qui s’impose pour les autorités du régime Macky Sall, à défaut de trouver vite un repreneur stratégique technique, est de vendre Sénégal Airlines au franc symbolique. Comme par le passé avec Air Sénégal International qui a filé l’oiseau volant au franc symbolique.
Les afriques/Dakaractu

Les talibés...

Mendicité des enfants au Sénégal : Plus de 35 mille enfants déambulent dans la rue en quête de pitance
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Venu présider hier la cérémonie d’ouverture de la rencontre du conseil consultatif national des droits de l’homme (CCNDH), Andrea Ori, représentant du bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme a fait une révélation de taille. Selon lui, «il y a  plus de 35 mille enfants qui se baladent dans la rue en quête de pitance ». aussi, demande-t-il au Sénégal de trouver une solution à la mendicité des enfants qui constitue un réel problème : « si les enfants ne sont pas bien gérés, ils ne seront pas de bons adultes ».
Poursuivant, il a relevé que même si le Sénégal est une référence dans le respect des droits de l’homme en Afrique de l’Ouest, il reste encore beaucoup à réaliser : « C’est vrai que le Sénégal est un peu la vedette dans la sous-région dans le respect des droits humains. On a l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de problèmes au Sénégal. Mais je dois avouer qu’il y a beaucoup de défis à relever(…) nous voulons accompagner le Sénégal afin qu’il devienne un pays phare dans le respect des droits de l’homme en Afrique ».
Sur un autre volet, Andrea Ori a constaté que « l’Afrique de l’Ouest est un peu le champion des ratifications des traités. Mais, il ne s’agit pas de ratifier pour dire qu’on a respecté les droits de l’homme. Le défi, une fois que la ratification est faite, c’est la mise en œuvre ». Par ailleurs, nos confrères de « Libération » soulignent que le représentant des Nations Unies  a indiqué que le Sénégal ne doit pas hésiter à ratifier la convention 189 qui porte sur le travail des techniciens de surface. De son avis, la bonne ne doit pas être exploitée mais avoir un salaire qui lui permettra de s’épanouir, de faire son business afin de participer au développement du pays : « exploiter une bonne est une approche égoïste qui va à l’encontre du respect des droits de l’homme ».
Dakaractu

Le pétrôle du Sénégal

Forage du premier puits d’exploration pétrolière
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Au Sénégal, les travaux de forage du FAN 1, le tout premier puits d’exploration pétrolière en eau profonde ont démarré.
D’une profondeur de 1500 m, ce puits est situé sur le bloc Sangomar, dans le prospect North Fan, une zone dont le sous-sol recèlerait jusqu’à un potentiel de 900 millions de barils d’or noir. Le FAN 1 est détenu en joint-venture par quatre compagnies pétrolières. La plus grosse participation est celle de Cairn Energy Plc (40%), suivie de l’américain ConocoPhillips (35%), du pétro-gazier australien First Australian Resources Ltd (FAR) (15%) et de la société des pétroles du Sénégal (PETROSEN) (10%). Le programme de forage est entièrement dirigé par Cairn Energy Plc, via sa filiale en propriété exclusive, Capricorn Senegal Ltd, avec la plateforme Cajun Express de Transocean, un navire de forage de 5e génération.
D’après l’accord conclu avec FAR Ltd, Cairn Energy Plc, la compagnie de production et de distribution d’énergie basée à Édimbourg (Royaume Uni) s’est engagée à financer  à hauteur de 100% les coûts du puits d’exploration d’essai. En contrepartie, elle obtient le statut d’opérateur ainsi que 65% des intérêts. Le FAN-1, dont l’achèvement des travaux est prévu dans deux mois, et sera suivi, à terme, par un second puits.
Si cette exploration menée dans l’offshore du Sénégal aboutit comme prévu, le pays devrait voir son industrie pétrolière se développer considérablement. Pour cela, ce dernier est invité d’une part, à prendre en considération l’évolution des données énergétiques mondiales et, d’autre part, à créer des conditions attrayantes pour les acteurs potentiels de l’industrie pétrolière. Par cette politique de compétitivité, il pourrait favoriser le développement des investissements pétroliers d’exploration ou de production sur son territoire.
Afrique7

Saly Sailing Cup 2014

SALY SAILING CUP : la 4e édition prévue les 19 et 20 avril, dans la baie de Saly
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Course de catamarans, un skipper et un équipier, les meilleurs équipages du Sénégal seront présents sur les eaux de l’Océan pour disputer 4 manches le samedi et 4 manches le dimanche sur un parcours « Triangle Olympique », suivant les règles définies de la Fédération Sénégalaise de Voile.

L’objectif du Saly Régates Association, organisateur, est de rassembler un maximum de participants et d’acteurs économique du Sénégal autour de cette manifestation sportive et environnementale, nouvelle formule deux belles journées de sport, du soleil, du vent, des vagues ……du beau spectacle Plage du Safari Beach à Saly à partir de 14 h.
Diallo/Mbourinfo

17/04/2014

Miss Sine-Saloum 2014

Événement aux "Cordons Bleus" à Ndangane

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Le 3 mai 2014 dès 20h30
Ne manquez pas l'évènement annuel de toute une région, le Siné Saloum!
Election de Miss Sine Saloum 2014
Écran géant avec Queen Biz en concert exclusif suivi de l'élection de Miss Sine Saloum
Feux d'artifice, soirée Dance Floor (RNB, disco, années 80, 90)
Réservation obligatoire pour le dîner (10 000 FCFA) et l'hébergement (les retardataires seront logés à l'hôtel Pélican)
Accès pour la soirée en dehors des repas : 2 000 FCFA
www.lescordons-bleus.com - cordons-bleus@orange.sn - 00221 774038056

Savana va mal...

Les Employés de Savana Saly entre le marteau  et l’enclume
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Ayant en son temps quatre hôtels au Sénégal (Savana Dakar, Savana Koumba, Savana Saly et Savana Cap Skiring) le Groupe Savana au Sénégal se meurt à petit feu.
Deux hôtels de cette Chaine d’hôtel sont fermées depuis presque Treize ans (Savana Koumba et Savana Cap Skiring).Le Savana Saly se meurt à petit feu à cause de son  manque de rénovation. Ou est son conseil d’admistration ?  ? ? Durant cette période le PCA était du PDS (parti au pouvoir).L’hôtel n’a jamais Connu de rénovation, depuis son ouverture en 1986 au moment ou, à l’image de l’hôtel Lamantin Beach (brûle et reconstruit au luxe en 12 mois), la Concurrence rénove ses hôtels annuellement (Palm Beach d’hôtel, Filaos ect...)
Voisin de l’hôtel Savana Koumba (en démolition) les employés de l’hôtel Savana Saly demandent à l’Etat de leur venir en aide comme il l’avait fait  à l’hôtel indépendance de Dakar il y’a Trois ans de cela .Le personnel Journaliers est à 9 mois d’arriérés de salaires et le personnel permanant (22 employés est à 04 mois d’arriérés de salaires au 30 avril 2014 et les journaliers sont à dix mois d arrieres de salaires ce qui avoisine environ trente millions de salaires dus.
Amadou Sarr/Seneweb

Le coût de la corruption

Coût de la corruption au Sénégal, de 2007 à 2011 : 307 milliards de perdus
senegal
Le coût économique global de la corruption pour le Sénégal est évalué à une perte de 307 milliards de francs Cfa entre 2007 et 2011, a révélé hier Jean-Michel Dufils, chef de mission de l’Usaid, lors du lancement de la campagne de sensibilisation et de plaidoyer sur les coûts de la corruption.
La corruption fait perdre au Sénégal d’importantes sommes d’argent. Reprenant une étude du professeur Abdoulaye Seck de la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg), Jean Michel Dufils, chef de mission de l’Usaid a indiqué hier, lors d’un atelier de lancement de la campagne de sensibilisation sur les coûts du fléau, que «le coût économique global de la corruption pour le Sénégal est évalué à une perte de 307 milliards de francs Cfa entre 2007 et 2011. Sans compter les conséquences néfastes sur les plans social et environnemental». Et, ajoute M. Dufils, «les citoyens et les organisations qui en sont les victimes ignorent souvent l’impact réel sur leur vécu quotidien, en matière de santé ou d’éducation par exemple, et finissent par adopter une certaine tolérance, car ils se sentent impuissants pour intervenir».
Dans le dernier rapport de Transparency International, le Sénégal est passé de la 94ème à la 77ème place. «Cependant, toutes les études indiquent également que le combat contre la corruption reste loin d’être gagné au Sénégal», souligne Jean-Michel Dufils.
C’est pourquoi, le gouvernement sénégalais avec l’Usaid, l’Observa­toire des acteurs non-étatiques pour la lutte contre la non-transparence, la corruption et la concussion, ainsi que l’Office national anti-corruption ont uni leurs efforts pour sensibiliser les populations sur les effets néfastes du fléau.
Les initiateurs de ce projet ont décidé de mener une campagne de sensibilisation sur les coûts de la corruption de février à avril 2014. Ce programme ciblera en premier lieu Dakar, Thiès, Kédougou, Ziguinchor, Kolda et Sédhiou. C’est «la théorie du changement» qui se met en place, selon Abdou Latif Coulibaly, ministre de la Promotion de la bonne gouvernance et des relations institutionnelles. Il s’agira avant tout de s’adresser à la population, puis au gouvernement et aux acteurs non-étatiques. 150 fonctionnaires intervenant dans les secteurs de l’éducation, la santé et la justice, qui sont les domaines les plus fortement touchés par le fléau, seront formés. Le ministre Abdou Latif Coulibaly affirme que «la bonne gouvernance doit être une réalité chez nous». Et de conclure: «J’ai le sentiment que quelque chose d’important est en train de bouger dans le pays.»
lequotidien.sn

La transgambienne s'ouvre

Le blocus levé sur la trans gambienne
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La partie sénégalaise et celle gambienne ont trouvé des accords relatifs au paiement de la traversée sur le bac. Du coup, le blocus est levé sur la traversée du fleuve Gambie.
C’est Mbakhane Gomis représentant du syndicat des transporteurs qui l’a confirmé sur les ondes de la RTS. Et cela à partir de ce 16 avril 2014.
Ces accords concluent que la partie sénégalaise peut payer désormais la traversée en F Cfa ou en Dalasi (monnaie gambienne). : Mieux, la partie gambienne a promis de baisser le prix de la traversée aux gros porteurs.
La traversée du Fleuve Gambie était bloquée depuis le 1er janvier à la suite de la décision de la Gambie d’imposer aux transporteurs sénégalais à payer la traversée en Cfa.
Ferloo
Les transporteurs affiliés à la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) et à à la CNTS/FC ont arrêté, mercredi matin, le mouvement de boycott des bacs gambiens de Farafégny et de Bara, après l’accord trouvé avec les autorités gambiennes sur la baisse des tarifs jusque-là appliqués, a appris l’APS.
''Nous avons décidé d’ouvrir ce mercredi les frontières et de laisser passer les véhicules sénégalais de transport, après l’accord obtenu depuis la réunion du dimanche dernier avec les autorités portuaires gambiennes'', a confié à l’APS, le président de la gare routière de Keur Ayib, Baba Touré.
''A l’issue de la réunion tenue à Keur Ayib entre les autorités gambiennes et l’intersyndicale des chauffeurs et transporteurs du Sénégal, nous avons jugé nécessaire de recommencer à emprunter les bacs gambiens'', a affirmé M. Touré.
''Ainsi, nous sommes arrivés à obtenir une baisse substantielle de 14.000 frs sur le prix de traversée appliqué sur les camions de 50 tonnes qui vont désormais payer 40.000 frs CFA en lieu et place des 54.000 francs CFA'', a soutenu M. Touré.
''Les Gambiens qui avaient démesurément augmenté le ticket de traversée pour la Transgambienne ont réduit à 12.000 francs CFA le tarif pour le bus initialement fixé à 15.000 francs'', a indiqué le président de la gare routière de Keur Ayib.
''Les véhicules de transport dits ‘’7 places’’ vont maintenant payer 200 francs CFA de moins sur le tarif alors fixé à 2000 francs'', a souligné M. Touré.
Il a précisé que les 40 et 35 places défalqueront 2000 francs des tarifs initiaux de respectivement 10.000 et 6.500 francs et salué l’unité des transporteurs sénégalais dans ce mouvement de boycott observé du 1-er janvier au 13 avril.
‘’C’est l’unité et l’entente entre les chauffeurs et transporteurs sénégalais qui ont permis d’arriver aux résultats positifs, d’avoir gain de cause parce que les prix que voulait nous imposer la partie gambienne allait fortement nous pénaliser’’, a dit le président de la gare routière de Keur Ayib.
‘’Nos amis gambiens nous ont expliqué avoir voulu nous imposer de payer en francs CFA, parce qu’ils achètent les pièces de rechange et autres accessoires de leurs bacs au Sénégal et en CFA’’, a soutenu M. Touré.
PON/AD/APS