31/05/2014

Il n'y a plus de boulot à Saly

Saly ne fait plus rêver les chercheurs d’emploi
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Connu pour être une zone touristique de renom, Saly-Portudal est loin d’être un eldorado pour les chercheurs d’emploi. Si les investisseurs y trouvent leur compte, la pauvreté est latente chez les travailleurs. Avec leurs salaires de misère, ils sont victimes d’humiliation, d’exploitation et parfois de harcèlement sexuel de la part d’employeurs sans vertus.
La station balnéaire de Saly-Portudal renvoie souvent à un conte de fées. Mais en réalité, Saly cache autre chose comme la précarité de l’emploi, l’humiliation et l’exploitation dont sont victimes les travailleurs des hôtels qui gagnent des salaires de misère. Selon une enquête menée auprès de ces travailleurs, 95 % n’ont pas un contrat à durée indéterminée (Cdi) et gagnent moins de 70.000 francs mensuels. Dans l’année, ces employés ne sont utilisés que pendant la haute saison qui s’étale de novembre à avril. Certains employeurs, pour ne pas dire tous, arguent que « pendant la saison basse, ils sont obligés de les libérer, faute de clientèle ».
Aujourd’hui, force est de constater que plusieurs travailleurs demeurent dans une situation très précaire quelque soit le nombre d’années ont effectué dans un hôtel. C’est le cas d’un barman qui a roulé sa bosse dans la même entreprise pendant une quinzaine d’années. Malgré son expérience, le patron est obligé de se séparer de lui durant la saison basse. « Je suis obligé d’aller faire quelque chose pour nourrir ma famille. La plupart du temps, je vais à la pêche et avec le produit de la vente des poissons, je règle une partie de mes problèmes », soutient-il.
Avec la prolifération des écoles hôtelières, les parents continuent toujours d’inscrire leurs enfants dans ces établissements qui n’offrent pas de garantie de travail après la formation, selon un vacataire d’un de ces centres de formation. Les travailleurs galèrent avec plus d’heures prévues par la convention collective et en retour, ils ne perçoivent pas d’indemnités. Aujourd’hui, leur situation a empiré avec un taux de débauchage qui dépasse les 50 %. Elle s’explique par des facteurs liés à l’érosion côtière, les visas biométriques imposés aux touristes et la cherté des billets d’avion. À en croire Pathé Dia, directeur de l’hôtel Téranga, « la faute incombe à l’État qui manifeste une incurie face au phénomène de l’érosion ». Son collègue des Filaos, Ibrahima Sarr, fait savoir « que la baisse des touristes est consécutive aux tracasseries liées à l’obtention du visa et la cherté des billets ». Selon M. Sarr, « une station balnéaire sans soleil est comme faire du ski sans glace ».
Une trentaine de dossiers en instance
Plusieurs travailleurs ont perdu leur dignité à cause de tous ces facteurs. De l’avis d’un syndicaliste, ces facteurs n’ont rien à voir avec l’exploitation qu’exercent certains patrons sur leurs travailleurs. Poursuivant, il a révélé avoir reçu des plaintes de travailleurs dont leurs patrons leur avaient signifié leur licenciement sans raison valable. « Une trentaine de dossiers ont été confiés au niveau des juridictions de Thiès », ajoute-t-il tout en rappelant que même après avoir obtenu gain de cause, les patrons traînent les pieds pour payer les indemnisations. L’exemple de l’hôtel Savana Coumba est encore frais dans les mémoires. Cet établissement a été condamné à payer plus de 500 millions de francs CFA et depuis plus de dix ans, les travailleurs peinent à rentrer dans leurs fonds, malgré leurs sorties médiatiques et autres courriers adressés aux autorités pour dénouer la situation. Face à cette situation, plusieurs employés d’hôtels se sont convertis en « antiquaires ». Chaque matin, ils sillonnent la station à la recherche de touristes pour leur soutirer de l’argent. Ces derniers qui ont perdu leur dignité en perdant leur boulot proposent leurs services aux touristes qui très souvent tombent dans leur piège. Un responsable de l’hôtel « Filaos » de Saly nous raconte qu’un jour il est tombé des nues lorsqu’un touriste est venu lui dire avoir rencontré dans les rues de la station le pâtissier de l’hôtel qui se faisait passer pour son frère. « Est-ce que vous me reconnaissez ? Je suis le pâtissier des « Filaos » et frère de responsable de la clientèle », lui avait-il dit. Sans se poser de question, le touriste lui a demandé de l’accompagner pour faire des emplettes. Au bout du compte, le gus a fini par s’évaporer dans la nature avec une somme d’argent assez importante, laissant le touriste tout penaud. Ces pratiques sont nombreuses et sont le fait d’anciens employés des hôtels qui trouvent tous les moyens pour se faire de l’argent sans le moindre effort.
Du sexe contre du travail
Comme dans pratiquement tous les secteurs, les candidats à un emploi ou à un stage dans les hôtels sont souvent victimes de harcèlements sexuels de la part de certaines personnes qui abusent de l’autorité que leur confèrent leurs fonctions. Il n’est pas rare, dans ce milieu, de voir des filles, à la recherche d’un emploi, confrontées à ces problèmes avec certains patrons ou responsables d’hôtels. Certains leur proposent des rapports sexuels en échange. Si celles qui veulent garder leur dignité intacte refusent, d’autres acceptent ces cadeaux empoisonnés pour fuir les affres de la misère. Au bout de quelques mois, elles sont laissées sur les carreaux et remplacées par d’autres nymphes plus fraîches. Déchues, elles sont obligées de venir grossir le rang des prostituées de la station. Ces cas font florès à Saly. Il suffit de faire un tour dans les cafés pour le constater. À Nd raconte que depuis elle a rencontré ce patron d’hôtel, sa vie a basculé. « J’étais obligée de tout lui donner sinon, je perdais mon emploi. Pendant deux ans, j’étais la fille à tout faire et au finish, il m’a mise à la porte et j’ai appris qu’il a pris une autre à ma place », explique-t-elle. Cette situation ne concerne pas uniquement les filles. Des patrons qui ont des penchants homosexuels proposent aussi à des garçons des relations contre nature en échange d’un petit boulot. Dans un grand hôtel de la place, un cas similaire nous avait été signalé par un réceptionniste qui avait refusé cette offre et qui a finalement retrouvé un travail dans un hôtel de seconde zone. Preuve qu’il y a encore sous nos tropiques des gens qui gardent toujours intactes leurs valeurs.
À Saly particulièrement, plusieurs personnes sont au courant de ces pratiques viles et basses exercées par ces patrons d’hôtel. « C’est à prendre ou à laisser, car il y a d’autres filles qui sont au portillon et qui attendent », soutiennent des gens qui ont longtemps bourlingué dans ce secteur et qui ont été des témoins de ces pratiques de harcèlements sexuels. Ce phénomène n’existe pas uniquement dans l’hôtellerie. C’est le cas aussi dans les résidences privées. Souvent, dans pareil cas, les parents sont au courant des relations que leurs filles entretiennent avec leur patron. Ils ferment les yeux espérant qu’un jour, un collier sera noué au cou de leur progéniture. Mais dans ce monde perverti, la chance ne sourit pas à toutes.
mbourinfo

L'eau est montée à Rufisque et Bargny

Raz de marée: Rufisque et Bargny sous les eaux de mer
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Les habitants de Bargny Guedj et de Thiawlène ont eu droit à un réveil brutal ce samedi matin, denier jour du mois de mai. Des vagues défferlantes ont envahies les rives de cette partie du littoral. Des houles de plus de trois mètres se sont violemment abattues sur les rives . A Bargny Guedj , une vingtaine de pirogues ont subies la furie des vagues. La nouvelle de ces dommages ont vites fait le tour de la ville. Sur place, les pêcheurs s’activent à la récupération de ce qui reste des pirogues.
A Rufisque, les quartiers Thiawlene, Merina et une partie du quartier Keury Kao sont sous les eaux de la mer. La digue de protection du quartier Thiawléne n’a pu supporter les assauts des vagues sous la furie de la mer. Le cimetière de ce quartier n’a pas été épargné. Plusieurs tombes sont sous les eaux. Comme en témoigne le gardien de ce cimetiére dans cette vidéo.
L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a lancé un avis de « vent frais et houle dangereuse », en début de soirée et jusqu’au samedi à 18 heures sur la Grande Côte, Dakar et Mbour. L’alerte a t-elle été entendue? les degats engendrés par la houle semble prouver le contraire, surtout à Bargny où les dégats sont chiffrés à coup de millions de franc CFA.
https://www.youtube.com/watch?v=QqGnAhNDOWQ
Echos2rues

L'or du Sénégal est destructeur

La « ruée vers l'or » bafoue les droits fondamentaux des communautés locales
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Au Sénégal, les communautés rurales des zones minières voient leurs droits à la terre foulés aux pieds alors que le gouvernement, faisant fi de ses obligations au titre du droit international, octroie des concessions à des compagnies minières sans garantir le respect des droits humains. C’est ce qui apparaît dans un nouveau rapport que publie Amnesty International vendredi 30 mai 2014.
Ce rapport, intitulé L’exploitation minière et les droits humains au Sénégal, révèle que, pour laisser la voie libre à des sociétés minières internationales avides d’exploiter les riches réserves d’or et autres métaux du Sénégal, des communautés sont déplacées sans qu’il soit tenu dûment compte des répercussions de ces mesures sur leurs moyens de subsistance et leur accès à l’eau et à la nourriture.
« Le gouvernement sénégalais a fait grand cas de sa volonté de devenir la figure de proue d’une industrie minière durable en Afrique, mais il apparaît dans ce rapport très loin de ces objectifs,
a déclaré Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International Sénégal.
« À mesure que de nouvelles concessions minières seront accordées et que l’activité minière s’intensifiera, les conséquences néfastes sur les populations locales ne feront qu’augmenter. Il est vital que les droits des communautés locales ne soient pas foulés aux pieds dans cette ruée vers l’or et que de nouvelles lois soient adoptées d’urgence pour que les droits humains soient dûment protégés par l’État et respectés par les entreprises. »
L’industrie minière du Sénégal se trouve encore à un stade relativement embryonnaire. Les recherches d’Amnesty International font état de mauvaises pratiques de la part des compagnies minières et de défaillances de la part des autorités, ce qui fait craindre pour certaines communautés au Sénégal des atteintes à leurs droits fondamentaux du même ordre que celles liées aux industries extractives dans d’autres régions d’Afrique de l’Ouest.
Aux termes du Code minier du Sénégal, entré en vigueur en 2003, des sociétés internationales se sont vu offrir diverses incitations à l’investissement les encourageant à prospecter et à exploiter les gisements d’or et d’autres minerais. Cette législation, associée à la hausse du prix de l’or, a entraîné une expansion rapide de l’industrie minière, en particulier dans la région de Kédougou. La plupart des projets n’en sont encore qu’à leurs débuts, mais les traces que laissera l’industrie vont rapidement augmenter au cours des années à venir.
Malgré le droit international relatif aux droits humains et la Directive sur le secteur minier adoptée en 2009 par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont l’entrée en vigueur dans toute la région est prévue pour juillet 2014, le Sénégal autorise des sociétés minières à acquérir des droits d’utilisation des terres sans avoir à fournir des garanties appropriées aux populations qui résident sur ces terres et en vivent.
Aux termes de la législation actuelle relative à la terre et à l’industrie minière, des personnes peuvent être expulsées de force de chez elles sans avoir été prévenues dans des délais suffisants ni réellement consultées, et au mépris de l’impact que ces mesures peuvent avoir sur leurs moyens de subsistance et sur leur accès à l’alimentation et aux autres droits économiques, sociaux et culturels.
Dans la région de Kédougou, Amnesty International avait suivi le premier groupe de familles à être réinstallées pour laisser la place à une exploitation minière, et elle leur a de nouveau rendu visite près de deux ans plus tard. À l’époque, la délégation d’Amnesty International avait estimé que les conditions de cette réinstallation n’étaient pas conformes aux normes internationales et que, sur le nouveau site, les logements étaient mal adaptés et les terres et l’eau insuffisantes pour les cultures essentielles habituelles de la communauté.
« L’expérience vécue par ces familles, déracinées et recasées dans une région où elles luttent pour la survie, est extrêmement dérangeante, a ajouté Seydi Gassama. Les droits humains ne devraient jamais être relégués au second plan, après les intérêts commerciaux, et le peuple sénégalais ne devrait pas voir ses droits à la terre foulés aux pieds et vendus au profit de la ruée vers l’or du Sénégal. Il incombe au gouvernement de respecter le droit international et de prendre immédiatement des mesures pour que des atteintes aux droits humains ne soient pas commises. »
Il est vital que les droits des communautés locales ne soient pas foulés aux pieds dans cette ruée vers l’or et que de nouvelles lois soient adoptées d’urgence pour que les droits humains soient dûment protégés par l’État et respectés par les entreprises.
Seydi Gassama, directeur d’Amnesty International Sénégal

Le Zircon du Sénégal

Le Sénégal se lance dans la production de zircon
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Le Sénégal est entré dans le cercle très fermé des producteurs de zircon, un minerai utilisé dans les matériaux de construction. La production a démarré en mars. Les premières exportations sont prévues fin juillet. La mine de Diogo, située à 150 kilomètres au nord de Dakar, s’étend sur plus de 100 kilomètres le long de la côte. Elle produit aussi de l’ilménite, un autre minerai utilisé dans l’industrie des pigments.
C’est le quatrième gisement de zircon le plus important au monde et pour l’exploiter, GCO, Grande Côte Opération, a investi 678 millions de dollars. C‘est l’un des plus gros investissements jamais réalisé au Sénégal.
Grande Côte Opération est contrôlé à 90% par l’Australien Mineral Deposits Limited, et le Français Eramet. 10% ont été cédés gratuitement à l’Etat du Sénégal. L’Etat qui touchera les dividendes en tant qu’actionnaire et 5% de redevance au lieu de 3% comme le prévoit le code minier. Seulement 700 emplois directs sont créés pour la phase de production.
Bruno Delanoue, le président du conseil d’administration, prévoit une production de 80 000 tonnes par an de zircon dès l’année prochaine, soit 7% de la production mondiale et près de 600 000 tonnes d’ilménite.
« Des paysans ont été expropriés et les compensations financières restent trop faibles. N’y a-t-il pas de risque notamment pour les nappes phréatiques ? », s’inquiète Paul-Dominique Correa du Forum civil.
« Nous n’employons aucun produit chimique, l’extraction se fait pas aspiration du sable et de l’eau, et la séparation entre les minerais et le sable, par magnétisme et lavage », répond Bruno Delanoue. On rejette du sable pur. Et de préciser : « C’est une exploitation mobile : on avance de 4 kilomètres par an et, au fur et à mesure, on reconstitue les dunes avec le sable que l’on a rejeté. »
Une deuxième mine de zircon et aussi de titane pourrait être bientôt exploitée, cette fois en Casamance dans le sud du pays, par un autre groupe, l’Australien Carnégie Astron, mais dans un contexte complètement différent, en pleine mangrove alors que la mine de Diogo est au milieu des dunes.
Ce gisement découvert à Niafourang se heurte à une vive hostilité des villageois. « Si l’on détruit notre dune, la mer va entrer, avaler nos rizières, notre eau ne sera plus potable. C’est tout l’écosystème du littoral qui est menacé », explique Moustapha Faty, un des responsables du Comité de lutte qui s’est monté contre le projet. Le mouvement rebelle indépendantiste du MFDC (Mouvement des forces démocratiques en Casamance) s’est même saisi de l’affaire et parle d’un casus belli si le projet n’est pas stoppé.
Carine Frenk/RFI

30/05/2014

Plus de pub pour les charlatans!

Le Sénégal interdit la publicité mensongère autour des performances tradi-praticiennes
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Interdits de médias, les messages publicitaires sur les performances de tradi-praticiens continuent à être diffusés au Sénégal. Ce qui a poussé le ministre de la Communication et de l’Economie numérique de rappeler cette interdiction de la pub des tradi-praticiens.
Le ministre Cheikh Bamba Dièye regrette que certains médias « continuent toujours de servir de tribunes à ces derniers en proposant aux populations des soins supposés guérir toutes les maladies. Ce qui n’est pas conforme à la réalité. » Le communiqué prévient que les organes de presse s’exposent à des sanctions qui vont jusqu’au retrait de l’agrément. Il est question d’appliquer la loi du 28 janvier 1983 relative à la publicité.
Le Sénégal n’est pas à sa première campagne contre la « publicité mensongère » au profit des tradi-praticiens. En 2004, le Haut conseil de l’audiovisuel (Hca) avait émis plusieurs injonctions à l’encontre de plusieurs radios à la suite de plaintes de patients abusés. Le ministre de l’Information avait même signé une circulaire menaçant de fermer les radios contrevenantes. Le texte soulignait que la « publicité mensongère cause d’énormes préjudices à un nombre incalculable de nos citoyens ». Il appelait à l’application de la loi pour protéger les quelque 85% de Sénégalais qui se soignent auprès des tradi-praticiens.
Il réitère aux organes de presse l’interdiction formelle de diffuser des messages publicitaires sur les performances de tel ou tel tradi-praticien.
Eco243

29/05/2014

grève des éboueurs

Ramassage des ordures : Les techniciens du nettoiement en grève à partir de dimanche
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Les techniciens du nettoiement n’en peuvent plus de leurs mauvaises conditions de travail. Ils ont étalé leur misère à la presse, cet après midi. D’ailleurs, ils menacent d’aller en grève illimitée à partir de dimanche prochain.
Prétexte de ce mouvement d’humeur : délivrance de bulletin de salaire et la retraite à 60 ans. « Nous voulons de bulletins de salaire comme tous les travailleurs et la retraite à 60 ans », exigent-ils par la voix d’Omar Sokhna chargé de relations avec les institutions de l’intersyndicale du nettoiement.
Par ailleurs, les travailleurs du nettoiement veulent subir une visite médicale annuelle. «Les autorités ne nous considèrent pas sinon comment comprendre que les techniciens du nettoiement toujours en contact avec les ordures n’ont même pas droit à une visite médicale annuelle», regrette Ndiag Diawara, avant d’enchainer : « maintenant nous l’exigeons cette visite médicale ».
Ferloo

Transformer les déchets en énergie

Thecogas Sénégal prête à transformer les déchets en énergie
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La société Thecogas Sénégal a décidé de s’investir à fond dans la transformation des déchets ménagers en énergie et en fertilisants pour développer l’agriculture, a indiqué, mercredi à Pikine (banlieue de Dakar), son directeur général Mohamadou Lamine Ndiaye.
‘’Nous avons beaucoup de déchets dans notre environnement aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Dans nos foyers et dans toutes les industries, il y a une forte production de déchets qu’on peut valoriser en énergie et en produits fertilisants’’, a-t-il dit.
M. Ndiaye animait un point de presse dans les locaux de la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (SOGAS, ex-Seras) qui était destiné à informer le grand public sur une technologie innovante permettant une transformation des déchets en énergie.
La rencontre a été suivie d’une visite des installations de Thecogas Sénégal qui, selon son directeur général, arrive à récupérer chaque jour 30 mètres cubes de déchets pouvant produire 24 tonnes de fertilisants.
‘’C’est vous dire qu’on peut, chaque jour, produire à grande échelle de l’engrais pour le développement de notre agriculture’’, a-t-il ajouté.
Il a aussi soutenu que grâce à la récupération de tous les déchets produits à la SOGAS, son entreprise contribue ’’fortement’’ à lutter contre la pollution de la Baie de Hann vers lequel l’essentiel de ces déchets est déversé.
''L’abattoir de la SOGAS, a-t-il révélé, produit en moyenne 150 carcasses de bovins et 1200 carcasses de petits ruminants, ''une activité qui génère une quantité très importante de déchets''.
Selon lui, sa structure qui a investi dans cette activité 300 millions de francs CFA, est dans les dispositions de travailler à la valorisation des 1500 tonnes de déchets produits par jour dont 60 % de déchets qui sont fermentables.
‘’Si l’Etat veut accompagner la valorisation des déchets, il faudrait que tous les abattoirs du Sénégal soient modernisés et qu’on multiplie partout ce genre de projet’’, a pour sa part indiqué Aboubaker Chedikh Bèye, professeur de physique et sciences des matériaux qui prenait part au point de presse.
‘’Ça va contribuer à la croissance économique et au développement de notre pays’’, a ajouté M. Bèye, enseignant à la Faculté des Sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.
SG/AD/APS

Le mur est tombé!

Le "mur de la honte" à Dakar est tombé !
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Le "mur de la honte" à Dakar a été détruit hier matin
Il avait défrayé la chronique à Dakar, engendré manifestations et affrontements avec la police, mais finalement, le "mur de la honte", clôture de la nouvelle ambassade de Turquie construite en bord de mer, a été détruit ce matin.
Momo Diallo, membre du collectif "NonAuMur" pose avec le drapeau sénégalais sur le mur détruit.
Ce mur a suscité une mobilisation très importante sur les réseaux sociaux. Une pression populaire qui a débouché sur l’intervention du président sénégalais Macky Sall, qui a demandé la suspension du projet, puis l’annonce par l’ambassade de Turquie, ce lundi, qu’elle renonçait à la construction de ses nouveaux locaux sur ce terrain.
Le collectif "NonAuMur" à la pointe de la contestation a salué la décision et explique :
Au-delà de ce « mur » se cachent d’autres murs. Nous invitons donc les autorités compétentes à continuer de faire l’inventaire du littoral pour identifier toutes les agressions et constructions sur le long du littoral sénégalais […] Nous invitons nos représentants à l’Assemblée Nationale à adopter [un] projet de loi visant à protéger le littoral Sénégalais.
France24

Investissements pour près de 15 milliards

Deux projets d'infrastructures pour 14,56 milliards de F CFA
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Le montant total des engagements de la BOAD au Sénégal dans le domaine des infrastructures de transports est de 97,2 milliards de F CFA. © Marc Deville pour J.A.
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a octroyé un financement de 14,56 milliards de F CFA (22.19 millions d'euros) pour la réhabilitation d'un tronçon routier et la construction d'une station de déferrisation des eaux au Sénégal.
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a accordé, le 27 mai, deux prêts d'un montant total de 14,56 milliards de F CFA (22,19 millions de dollars) pour le développement de deux projets d'infrastructures au Sénégal. Il s'agit premièrement d'une enveloppe de 10 milliards de F CFA (15,24 millions d'euros) destinée au financement du projet de réhabilitation du tronçon "Dialokoto-Mako", de la route nationale n°7. D'une longueur de 115 km, ce tronçon de l'axe communautaire appelé "corridor Bamako-Dakar par le Sud", constitue le chaînon non encore réhabilité de la route Tambacounda-Kédougou. La réhabilitation de cet axe, sur lequel la BOAD a déjà financé deux opérations, permettra de réduire le temps de parcours de trois à deux heures.
Le deuxième financement, d'un montant de 4,56 milliards de F CFA (6,95 millions d'euros), a été accordé à la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones). Ces ressources sont destinées à la "construction d'une station de déferrisation pour le traitement des eaux à forte teneur de fer et d'hydrogène sulfuré des forages situés dans la zone de captage de Pout et de Sébikotane", annonce le communiqué publié par la BOAD.
Sa réalisation permettra d'améliorer la qualité des eaux distribuées dans la banlieue de Dakar. Ce projet entre dans le cadre du Programme d'eau potable et assainissement du millénaire, et intervient alors que Dakar accueille, du 26 au 31 mai, la cinquième Semaine africaine de l'eau.
La BOAD au Sénégal
Le financement du projet de réhabilitation du tronçon Dialokoto-Mako porte à 485,15 milliards de F CFA le montant total des engagements de la BOAD au Sénégal, tous secteurs confondus, à 97,2 milliards de F CFA le montant total de ses engagements dans le domaine des infrastructures de transports au Sénégal, et à 24 milliards de F CFA le montant global des interventions de la BOAD dans le domaine de l'hydraulique urbaine au Sénégal.
JeuneAfrique

28/05/2014

Recyclage écologique

Une solution innovante pour gérer les déchets au Sénégal
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Un premier pas vers l’assainissement du paysage urbain et rural du Sénégal
Depuis 2 ans, certains villages du Sénégal ont vu le nombre de déchets qui trainaient le long des routes, qui salissaient les paysages naturels ou qui aboutissaient à la décharge réduire considérablement. À Keur Moussa, il n’y a même plus besoin de décharge du tout. C’est dans ce village à une cinquantaine de kilomètres au Nord de Dakar que vit Laurent Libre, d’origine française, 6 mois par an. Pendant ce temps, il travaille avec les habitants de différents villages de la région dans le but de les sensibiliser à la pollution causée par les ordures, puis pour les aider à mettre en place un système de ramassage de déchets afin de les récupérer pour en faire des bâtiments et du mobilier. Dans un pays où le recyclage n’existe pas et où l’on jette ses ordures par terre aussi naturellement qu’on les mettrait à la poubelle, cette réutilisation des déchets est un premier pas vers l’assainissement du paysage urbain et rural du Sénégal.
Inspiré par la biotecture
Durant plusieurs années, Laurent a travaillé dans le bâtiment pour Les compagnons du devoir. S’investir pour cet organisme de formation aux métiers dits traditionnels lui a permis de voyager et d’y prendre goût, de construire sur divers types terrains et d’apprendre à adapter ses projets selon les contraintes et les besoins locaux. C’est ainsi qu’un jour Laurent a atterri au Sénégal où il a été particulièrement choqué par la quantité de déchets qui jonchaient les rues. Inspiré par le travail de l’architecte américain Michael Reynolds, pionnier de la biotecture, la construction durable à partir de pneus et de recyclage, Laurent décide d’adapter ce concept dans le but de réduire la pollution des déchets au Sénégal.
La valeur des déchets
À l’inverse des ONG qui œuvrent déjà dans ce sens, le système mis en place par Laurent Libre permet aux habitants de construire et de créer à partir d’ordures, de pneus et de ciment sans avoir à passer par des étapes de transformation. Mis à part les déchets organiques qui sont eux compostés, tout le reste est récupéré et réutilisé tel quel. Au fur et à mesure que les rues se vident de leur ordures, les habitants commencent à reconnaître l’importance d’un environnement propre. De plus, comme l’explique Laurent, “lorsqu’on achète une canette, on paie le prix de la boisson, ainsi que celui de l’emballage… sauf que l’emballage, on le jette”. Ainsi, les participants prennent également conscience de la valeur et de l’utilité des objets dont ils se débarrassaient nonchalamment jusque-là.
Des déchets qui disparaissent, un savoir-faire qui perdure
Outre l’impact environnemental de ce ramassage de déchet, grâce au savoir-faire qu’il apporte au sein de différentes communautés, Laurent permet à certains individus, jeunes et moins jeunes d’acquérir les connaissances et les compétences nécessaires pour fabriquer des chaises, des tables, des bureaux ou des lits de manière autonome. Contrairement à d’autres projets humanitaires où, une fois l’ONG partie tout s’écroule, les projets implantés grâce à l’aide de Laurent se poursuivent sans difficulté en son absence. Le secret ? Des ateliers pédagogiques efficaces, la simplicité et la rapidité du processus de ramassage des déchets et de fabrication, des résultats esthétiques, solides et durables, ainsi que le coût très bas des matières premières qui sont essentiellement gratuites. De plus, étant donné que le mobilier fabriqué correspond aux besoins déterminés par les habitants locaux, il y a une réelle demande ainsi qu’une réelle reconnaissance des villageois, fiers de pouvoir compter sur les membres de leur communauté pour améliorer leur environnement et leur confort.
Un succès grandissant
En 2 ans, le projet de Laurent s’est si bien développé que l’ambassade de France, les Ministères au Sénégal et plusieurs ONG ont fait appel à son savoir-faire, dans l’espoir de pouvoir transposer son projet au niveau national au Sénégal et ailleurs en Afrique. Le prochain projet de construction sera d’ailleurs celui du pavillon de l’hôpital des prisons à Dakar, en collaboration avec l’ambassade de France. Pour Laurent, qui rêve de pouvoir s’investir à plein temps dans ce projet social et environnemental pour le développer ailleurs en Afrique, les choses semblent bien partie ! Fort de ce succès, Laurent se sent particulièrement heureux de faire “quelque chose qui a du sens et qui marche”. Comme il le dit, “mettre les mains dans les déchets, c’est pas toujours drôle”, mais “le bon sens finit toujours par l’emporter, alors il faut s’accrocher”.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site 3000ECOMEN et leur page Facebook.
Laurent Libre/Natasha Tourab/Greenetvert

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1. Les atelier de pratiques artistiques conte, danse, percussions, djing et slam permettent d'ouvrir les publics de 11 à 25 ans à de nouvelles pratiques culturelles, de leurs montrer la richesse créative et artistique de l'Afrique, de les accompagner dans les pratiques de la langue française, et de leurs donner des moyens d'émancipation intellectuel et corporels.
2. Des actions citoyennes et solidaires monté par les jeunes et accompagné par notre association et leur enseignant ou animateur, leurs permettent de se responsabiliser et de les rendre acteurs de leur vie et de leur environnement.
3. Retrouver confiance et assurance en soi, réinvestir ses savoir-faire, faire l'expérience de la coopération et de la solidarité au Sénégal, est notre troisième actions avec les jeunes. A l'intention des non-diplomés ni-formés, cette action se déroule dans les parcours de prévention et de réinsertion.
4. Former, produire et diffuser des français et sénégalais qui veulent faire de la culture leur métier, est devenu possible grâce aux projets de coopérations. Cela permet également des échanges entre les artistes français et sénégalais et un rapprochement des populations sur les questions de citoyenneté et de solidarité.
5. Organisation d’événements culturels, concerts, expositions, fête traditionnelle, école de danse et percussion sont autant de moyen de sensibiliser les populations à la culture de l'autre et au monde extérieur.
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Saly Oasis, un rêve?

Si on créait "Saly Oasis"?

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"Je travaille avec une amie architecte sur ce projet, qui nécessiterait de nombreuses plantations...La partie ouest à 200 mètres en mer pourrait bénéficier de l'implantation de plusieurs épaves (en accord avec la société sportive de pêche qui anime un programme) Il est deux particularités importantes que je garde pour moi actuellement, mais qui sont essentiels à la réussite technique. Pour ce qui est des financements, des fonds Européens et FMI sont disponibles. Sur l'aspect économique, il n'est pas nécessaire de resituer l'importance de Saly pour le programme de relance touristique, située de plus à 15 mn du nouvel aéroport. Les retours sur investissements pourraient être assurés notamment par l'implantation d'un aquaparc....Les investisseurs Espagnols seraient preneurs. Puis ce qui m'est cher serait la création d'un "aquarium marin, genre La Rochelle" incluant une zone de soins et de protection des espèces marines. J'ai pris la décision de publier ceci sachant très bien que je prêtais le flanc à une faune de lobotomisés...Mais en tant que Médaille d'Or du concours Lumière 2001, j'ai pensé que certains m'accorderaient quelques crédits. Pour présenter le projet, il me faudrait une prise en charge d'une semaine au départ d'Angers. Puis deux quantièmes de 1 000 euro chacun pour la semaine pour mon amie architecte à Dakar et moi. Le séjour serait utile pour vérifier la ligne de fonds, la mienne date de 2003. Par ailleurs nous disposons localement des capacités et des moyens (matériels fin de chantier aéroport) et les compétences de Youssef. Amitiés.
Bon, comme je vous sais passionnés, une fois les quolibets épuisés. Que croyez vous qu'il puisse arriver dans la darse créée entre le continent et Saly Oasis? Il suffit de demander à Monsieur Touly (résidences du port/Lamantin): l'ensablement! Mais cette fois la mer travaillera pour nous. La sédimentation s'accentuera dans la darse et le courant de chasse sera incapable de retirer le sable. Ce dernier pourra être utiliser dans un premier temps pour reconstituer les plages traditionnelles. Dans un deuxième temps pour l'aménagement de Saly Oasis. Capito... Yves Renaut Membre de l'association Franco/japonaise d'Océanographie (Présidence Mme NISHIKAWA 1996) pour info l'aéroport d'Osaka est construit comme ceci. Saly Oasis représente 1/000 ième de la surface et moins de fond..."
Yves Renaut

L'artisanat souffre du manque de touristes

Les artisans déplorent la rareté de la clientèle touristique
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Aujourd’hui, l’artisanat sénégalais fait face à beaucoup de difficultés. Il demeure, selon les artisans, un travail qui rime avec patience,  tolérance et contacts.
Les artisans  ont une même réponse concernant la vente de leurs produits et la clientèle : «les affaires  ne marchent plus». «Il faut être patient car on peut rester trois semaines sans apercevoir un client. Ça se passe ainsi, nous investissons notre argent et nous patientons », s’est désolé Samba Diop, antiquaire d’art africain à la Cour des orfèvres (ex Cour des maures), située à quelques encablures du marché Sandaga de Dakar. Les touristes constituent les clients potentiels des artisans sénégalais. Pour ces vendeurs, leur activité dépend du développement du secteur touristique. Ils estiment aussi que l’économie est au ralenti si les étrangers ne viennent pas au Sénégal. «L’économie ne peut pas marcher sans le développement du tourisme. Si les plages étaient bien aménagées et attractives, il y aurait de plus en plus de touristes au Sénégal. Le business des artisans fonctionne mieux en Gambie grâce aux hôtels et plages. Nous ne comptons que sur les touristes», explique Abdoulaye Gadiaga, artiste peintre qui travaille depuis 15 ans  au Lac rose, rencontré au marché Kermel de Dakar.
Ce vendeur de tableaux reconnaît que l’imitation et la copie constituent un obstacle à leur métier. «J’oriente mes apprentis vers différentes façons de faire les tableaux. Je demande aux uns de se spécialiser dans la confection des tableaux en verre, aux autres de se lancer dans la confection de tableaux en sable ou en bois, etc. Le milieu est saturé», confesse Abdoulaye. Le marché de l’artisanat n’est pas régulé, ici, les prix dépendent de la clientèle et des besoins du vendeur. «Si nous pouvons rester des jours sans vendre, il nous arrive de bazarder les objets par souci d’argent. Par exemple, un objet de 10.000 FCfa peut être bazardé à 3.000f FCfa. Nous n’avons pas le choix», se désole Pape Mbaye, marchand d’objets d’art ancien depuis 33 ans au marché Kermel.   Pour les antiquaires, le prix d’un objet d’art dépend en général de son âge. « Plus l’objet est ancien plus il devient cher. Et pour nous, un objet se vend par rapport à son originalité caractérisée par son âge et sa valeur.
Quand on dit qu’un objet a de la valeur, c’est parce qu’il est âgé au moins de 50 ans. S’il a 100 ans ou plus,  il peut se vendre au delà d’un million de FCfa. Mais ces objets deviennent de plus en rares», explique l’antiquaire. L’artisanat sénégalais est un environnement multiculturel. Des boutiques des antiquaires à celles des vendeurs de perles ou de tableaux, on retrouve les différentes facettes de l’histoire et surtout de la culture africaine. Mais on retrouve peu de clients.
Mariama DIEME/Lesoleil

Une "cité du cinéma’’ à Dakar

Une entreprise indienne va créer une ‘’cité du cinéma’’ à Dakar
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L’entreprise indienne Marwah Studio s’est engagée à créer à Dakar une ‘’cité du cinéma’’, comprenant notamment un Institut de formation aux métiers du film et du multimédia, a annoncé mardi le ministre sénégalais de la Culture, Abdoul Aziz Mbaye.
Le projet prévoit aussi la mise en place de studios et de salles de cinéma, a ajouté M. Mbaye qui s’exprimait à l’ouverture du forum sénégalo-indien, au Grand Théâtre national, en présence du fondateur de la structure indienne, Sandeep Marwah et de l’ambassadeur de l’Inde au Sénégal, Partha Satpathy.
‘’On vient d’entrer dans les nouveaux défis. Nous nous parlons à travers des peuples qui se rencontrent. Nous pouvons faire des choses avec l’Inde. Nous travaillons avec ce pays dans un domaine où il excelle’’, a commenté le ministre, faisant référence à l’animation assurée par les associations sénégalaises pour la promotion des échanges culturels avec l’Inde.
Sandeep Marwah est à Dakar pour une série d’activités : rencontre avec les professionnels sénégalais du cinéma, de l’audiovisuel et des arts visuels (mercredi à la Maison de la Culture Douta Seck), visite de l’Institut supérieur des métiers de l’audiovisuel (mercredi à 15h 30), visite de deux salles de cinéma rénovés par le ministère de la Culture (mercredi à 16h 30) et soirée récréative indo-sénégalaise (vendredi à 19h 30 à Douta Seck).
Pour le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz, l’organisation de ce forum sénégalo-indien est ‘’un pas important dans la concrétisation du programme exécutif de coopération culturelle adopté lors de la visite du ministre sénégalais de la Culture, en juillet dernier en Inde.
En plus de la ‘’cité du cinéma’’, Marwah Studio s’est aussi engagé à mettre en place un programme de formation de courte durée (trois mois) à l’intention de jeunes Sénégalais, à organiser un festival de film sénégalais en collaboration avec l’Ambassade du Sénégal et à faciliter la tenue d’un festival du film indien à Dakar.
APS

Plus de 16kg d'or saisi

16,226 kg de lingots et de poudre d’or saisis à l’Est du Sénégal
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Des lingots et de la poudre d’or d’un poids total de 16,226 kilogrammes valant plus de 227 millions de francs CFA, ont été saisis le 22 mai dernier par les agents des douanes de la Brigade mobile de Tambacounda (Est), selon un communiqué du Bureau des relations publiques et de la communication des douanes du Sénégal.
 »La saisie de l’or a eu lieu, au cours d’un contrôle routier, dans un véhicule de transport en commune », précisent les douaniers dans un communiqué remis à APA.
La marchandise était contenue dans un petit sac dont la lourdeur a attiré l’attention des agents des Douanes, souligne le communiqué, ajoutant que ‘’L'ouverture du sac a permis de découvrir des pierres recouvertes par de la toile en plastique scotchée par du ruban adhésif.
Selon le communiqué, le propriétaire ‘’n'a pas pu produire les documents justifiant la détention du produit qu’il dit avoir acheté sans facture à Kédougou auprès de fournisseurs informels ».
Kédougou, région frontalière de Tambacounda est une zone aurifère. Récemment, le gouvernement sénégalais a annoncé qu’il interdisait l’orpaillage traditionnel, entretenu en majorité par des étrangers venant de la sous-région.
APA

RTS à la pouponnière de Mbour

L’émission ‘’Kinkéliba’’ au chevet de la pouponnière de Mbour
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L’émission matinale de la RTS 1, ‘’Kinkéliba’’, a remis, mardi, à la pouponnière de l’ONG ‘’Vivre ensemble’’ de Mbour (ouest) un don composé de produits alimentaires, d’effets vestimentaires et une enveloppe de 500 mille francs CFA, a constaté l’APS.
La cérémonie de remise officielle a eu lieu en présence du directeur général de la RTS, Racine Talla, des directeurs de la radio, Ibrahima Khalil Touré, de la télévision, Tidiane Barry, de Moustapha Diop, directeur des ressources humaines et d’autres responsables de la chaîne publique.
‘’Cette opération est tout à fait louable. La télévision nationale a voulu, par ce geste, perpétuer une tradition de solidarité. La RTS 1 est une télévision de proximité qui cherche à se rapprocher des couches les plus vulnérables du Sénégal’’, a dit Tidiane Barry.
Dans le cadre de sa mission, a-t-il souligné, la RTS ''prend en charge tout ce qui a trait aux préoccupations des populations''. ''Et dans cette dynamique, nous mettons en avant les intérêts des couches les plus vulnérables. C’est ce qui explique l’initiative de l’équipe de +Kinkéliba+ au profit des pensionnaires de la pouponnière de Mbour’’, a expliqué M. Barry.
Selon lui, ''la télévision doit sortir des quatre murs pour se déployer sur le terrain, aller à la rencontre des populations pour s’occuper de leurs préoccupations''. ‘’Nous sommes dans cette dynamique et nous allons l’amplifier pour accomplir notre mission avec succès’’, a lancé Tidiane Barry.
''Nous voulons toujours être originaux dans la démarche, mais aussi avec une vocation sociale’’, a dit pour sa part la coordonnatrice de l’émission ‘’Kinkéliba’’, la journaliste Nafissatou Diouf pour expliquer ce geste.
Elle a lancé appel à toutes les bonnes volontés afin d’aider ''les couches les plus vulnérables de la société sénégalaise''.
Le DG de la RTS, Racine Talla, a magnifié le geste de ses agents et assuré que son entreprise fera toujours preuve de disponibilité pour accompagner ce genre d'initiative.
ADE/OID/AD/APS

27/05/2014

Accidents de la route au Sénégal

Plus de 2 400 décès entre 2012 et 2013
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De 2002 à 2011, le Sénégal a enregistré 22 000 accidents avec des morts et des blessés graves. En 2012, 4 876 cas d’accident dont 2 000 décès et des blessés ont été répertoriés. En 2013, 15 350 accidents sont notés pour plus de 400 décès et des blessés graves. Bref, 41 926 cas d’accident ont été relevés entre 2002 et 2013, dont 2 400 morts en deux ans (2012 –2013). C’est le principal enseignement du rapport établi par l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpavh).
Les cas d’accident au Sénégal prennent des proportions très inquiétantes. Ils semblent plus indisposer l’Association nationale des personnes accidentées vivant avec un handicap (Anpavh), qui a concocté un rapport dont la teneur fait froid dans le dos. Ousmane Ndoye, président de ladite association, demeure catégorique sur la fiabilité des chiffres couchés dans un rapport «bien documenté». Un document bien détaillé avec des adresses et contacts téléphoniques de toutes les victimes d’accident, surtout durant la période comprise entre 2011 et 2013. Morceaux choisis du rapport : «De 2002 à 2011, nous avons constaté 22 000 accidents avec des morts et des blessés graves. En 2012, nous avons enregistré 4 876 accidents dont 2 000 décès et le reste des blessés. En 2013, 15 350 accidents sont notés pour plus de 400 décès et des blessés graves.» Bref, 41 926 cas ont été répertoriés entre 2002 et 2013 dont 2 400 morts en deux ans (2012-2013).
Ces statistiques mobilisent l’association qui multiplie, durant ces deux dernières années, plaidoyers et sensibilisation à l’endroit des populations. Plusieurs spots publicitaires ont été réalisés, impliquant des célébrités du pays pour donner un cachet populaire aux images qui devront incessamment passer sur les écrans de télévision du pays. L’acuité de la situation interpelle tous les acteurs, notamment les chauffeurs qui sont en train de faire un travail de sape grâce à l’Association, pour réduire les accidents de la route au Sénégal. Car malgré les campagnes de sensibilisation déroulées par les autorités étatiques, le problème demeure sans solution.
Quelque part, l’Anpavh trouve que c’est parce qu’elle n’est pas impliquée dans les actions de plaidoyer que les choses restent en l’état. Raison pour laquelle elle promeut la mise sur pied d’une fédération qui intègre aussi bien la dimension prévention que celle post-accident.
Lequotidien

Des khalis pour le tourisme

La Banque Mondiale dégage 50 millions de dollars pour le tourisme
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L’amélioration de la qualité et des prestations de services dans le secteur de l’hôtellerie et du tourisme au Sénégal va bénéficier d’une enveloppe de 50 millions de dollars de la Banque mondiale. L’information a été révélée au cours du week-end à Saly-Portudal par Boubacar Sabaly, président de la commission pour la réforme et la formation en tourisme hôtellerie et restauration. Au cours de la rencontre de trois jours organisée par les journalistes de Mbour pour diagnostiquer les maux du tourisme et de retenir des éléments de solution en relation avec  les acteurs du secteur.
Les termes de référence ont été validés. Une première mission de pré-évaluation a été faite par la Banque mondiale et l’Agence française de développement (AFD) qui a validé les travaux de la commission.
Les 50 millions de dollars vont permettre l’acquisition de matériel pédagogique, la construction d’un grand centre de formation professionnelle à Diamniadio aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie sans occulter les unités de Ziguinchor, Saint-Louis et Mbour.
Un lot de 845 étudiants est attendu au niveau de ces différentes structures. En outre, la démarche inclut la rénovation de l’école de formation hôtelière de Dakar et celle des centres de formation professionnelle de Mbour, Ziguinchor Saint- Louis et Dakar.
Les contrecoups d’une absence de volonté politique affirmée de définir une politique touristique sont encaissés par les professionnels à travers des situations déplorées.
Le cahier de charge de la convention entre la Sapco et les hôteliers est dénoncé par les professionnels du secteur.
Ils ne comprennent pas les morcellements faits le long du littoral et vendus. Les aménagements initiaux sont submergés par des unités fragilisant les hôtels.
Les professionnels du tourisme dans la Petite Côte sont aux abois
Une insuffisance d’offres et une absence  de diversification de marché ont des conséquences désastreuses. Un millier d’emplois est perdu avec la baisse de la clientèle.
Le week-end de presse organisé par les journalistes de Mbour et de Thiès a permis de mesurer les effets dévastateurs de l’érosion côtière avec son cortège de compromission du package vendu aux tours opérators.
Plus de plages, plus de baignades, les choses parlent d’elles-mêmes. Le phénomène s’explique à travers plusieurs causes selon les informations fournies. En dehors des changements climatiques avec leurs effets, des travaux démarrés pour circonscrire le mal, font des dégâts collatéraux.
Les épis et brise-lames en cours de construction sont devenus des sources de nuisance car les travaux arrêtés laissent place à un chantier et des effets indésirables.
Des constats faits suite à des visites de terrain ont montré les conséquences. La construction dans la partie Nord de Saly de Chenal, de Ponton a entraîné des dérivations et des avancées de la mer.
La fermeture d’estuaire ou de lagune dans la partie Nord de Saly a accentué l’ampleur de la destruction de la plage.
Les constantes notées restent la cherté de la destination Sénégal par rapport au Maghreb et les tracasseries aéroportuaires. Selon Pathé Dia, ces faits sont venus s’ajouter à la déforestation progressive de Saly-Portudal qui voit ses réserves foncières disparaître.
L’entrée principale de Saly-Portudal désengorgée avec l’arrivée du président de la République lors du lancement de la saison touristique est devenue un lieu où des tas d’immondices côtoient des boutiques et cantines.
Pendant ce temps, des interrogations fusent sur la continuation des travaux contre l’érosion côtière. Les retombées du tourisme pour les collectivités locales de la Petite Côte ont fait l’objet d’une réflexion profonde.
Samba Niébé BA/Sudonline

Impacts intergénérationnels des chocs sur la pauvreté des ménages

La nouvelle génération plus exposée aux inondations, incendies, pertes de récolte…
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D’après une étude du Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes) de l’Ifan publiée le 23 mai 2014, la génération actuelle est plus vulnérable à la pauvreté que ces devancières. Autre enseignement, la survenue d’une calamité (inondations, pertes de récoltes, incendies) constitue un des facteurs majeurs de basculement dans la pauvreté.
Les résultats de l’étude « Impacts intergénérationnels des chocs sur la pauvreté des ménages au Sénégal : cas des inondations, incendies, pertes de récoltes » sont assez édifiants. En dépit d’un accès plus important aux services sociaux de base et d’un cadre de vie adéquat, la jeune génération continue d’être plus exposée à ces chocs et est même plus exposée à la pauvreté. Par ailleurs, cette étude met en évidence que ces chocs constituent l’un des facteurs majeurs de basculement dans la pauvreté. Les conclusions de cette recherche réalisée par le Laboratoire de recherche sur les transformations économiques et sociales (Lartes) de l’Ifan, en collaboration avec l’Unicef et le ministère du Plan, ont été restituées vendredi dernier. S’appuyant sur des données issues d’enquêtes biographiques portant sur les générations 1918-1928 à celle de 1989-1998, cette étude, d’après le directeur du Lartes, le Pr Abdou Salam Fall, s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’utilisation de l’approche longitudinale dans l’analyse des changements climatiques et son incidence sur la pauvreté à l’enfance.
Le Lartes note que cette différence entre les générations s’explique par l’évolution du contexte marqué par 20 ans de plans d’ajustement structurel qui « ont fortement contribué à l’essoufflement des solidarités verticales ». Au même moment, « les solidarités horizontales qui ont pris le relais n’ont pas suffisamment de ressources pour faire face à la multitude de demandes dans leur environnement immédiat. Et pis, la génération la plus jeune ne bénéficie pas de filets de sécurité qui permettent d’anticiper et de gérer les effets de ces chocs ». Toutefois, en dépit de cet environnement fragile et sans moyens de prévention et de gestion des chocs, cette étude montre que les jeunes générations développent davantage de résiliences. Ce qui les conduit à trouver des ressources même précaires pour se remettre des chocs plus rapidement que les générations les plus anciennes. « Les jeunes ne sont pas inhibés par les effets irréversibles des chocs au même titre que leurs aînés qui récupèrent plus lentement des chocs et qui s’inscrivent dans des trajectoires de pauvres chroniques et finissent par la transmettre aux descendants », fait observer le document. Si pour le Pr Abdou Salam Fall, cette étude ouvre de nouvelles perspectives quant à la connaissance des facteurs de basculement dans la pauvreté ainsi que les formes de résilience développées par les acteurs, notamment les jeunes, il est toutefois nécessaire, pour son éradication, que tous les acteurs de divers secteurs collaborent pour aider à identifier très tôt les risques et de casser le cercle vicieux.
Le directeur de cabinet du ministre du Plan s’est félicité de la réalisation de cette étude qui revêt, selon lui, une importance capitale pour la mise en place de stratégies de lutte contre la pauvreté. « Des évènements fâcheux comme les inondations, les pertes de récoltes ou les incendies provoquent souvent un basculement dans la pauvreté où il est parfois difficile de s’extirper. Pour mettre en œuvre notre stratégie de réduction de la pauvreté, l’une des solutions est donc de comprendre la transmission de la pauvreté entre les générations. Car, il s’agit de trouver des stratégies pour éviter aux enfants issus des ménages pauvres à la suite d’une calamité d’être condamnés à leur tour », a déclaré Souleymane Diallo. Pour lui, sans nul doute que cette étude du Lartes incitera le gouvernement à mettre en place des moyens alternatifs pour faire face à la pauvreté intergénérationnelle. 
Elhadji Ibrahima THIAM/Lesoleil

26/05/2014

argent islamique

Le Sénégal prêt pour la finance islamique
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Le Sénégal est prêt à intégrer la finance islamique dans ses procédures budgétaires pour profiter d'une "vraie alternative aux financements classiques" et s'endetter par ce biais à des coûts plus favorables, a indiqué, lundi à Dakar le chef de la division chargé de la stratégie et des politiques d'endettement à la Direction de la dette publique, Souleymane Sène.
"La finance islamique est une vraie alternative aux financements classiques. Le Sénégal est prêt à l'intégrer. Nous allons même lancer dans les semaines qui viennent une obligation dénommée SUKUK qui est en rapport avec la finance islamique", a annoncé M. Sène.
Il s'exprimait à l'ouverture d'un atelier de renforcement de capacités de trois jours sur la finance islamique. Cette rencontre est organisée par la Direction de la dette publique, en partenariat avec le secrétariat exécutif du programme de réformes des finances publiques.
Le document de politique d'endettement du Sénégal déjà élaboré propose "une diversification des politiques de financements, a-t-il dit. C'est pourquoi, la finance islamique est devenue une alternative au financement classique, un financement véritable pour notre économie".
La finance islamique, pourvoyeuse de financements dits innovants ou écologiques, mais également le partenariat public-privé, sont "des alternatives pour réaliser des investissements sans que l'Etat ne puisse s'engager", a relevé M. Sène. De plus, selon lui, la finance islamique est "une stratégie pour s'endetter à des coûts les plus favorables".
Selon le consultant Abdoulaye Mbow, la finance islamique est "un financement réel qui est contre le prêt à intérêt, qui partage les risques avec celui qui emprunte et qui dispose d'une variété de produits".
"La finance islamique est composée de plusieurs types de contrats dont les contrats de vente, les contrats de location, les contrats de partenariat", a-t-il ajouté l'expert en finance islamique, en parlant des tenants et aboutissants de ce type de financement.
Il a toutefois soutenu que parmi les défis qui s'imposent à la finance islamique, "il y a les ajustements réglementaires".
Pour Ouztaz Dame Ndiaye, également expert en finance islamique, celle-ci "est une technique". "Il faut le mettre dans son contexte, c'est-à-dire l'islam pour le comprendre", a-t-il dit.
APS/Seneweb

Le grand marasme du tourisme

le secteur touristique est en plein marasme
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Les acteurs du secteur touristique sénégalais ont déploré samedi à Saly (80km de Dakar), au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation de journalistes sur le secteur, le  »marasme » dans lequel baigne le tourisme au Sénégal.
 »Le secteur touristique du Sénégal vit un vrai marasme et la politique menée à ce jour par l’Etat est loin d’être satisfaisante », a notamment déclaré Boubacar Sabaly, le directeur d’un grand hôtel de Saly.
"Le tourisme dans notre pays se porte assez mal au vu des chiffres du taux de remplissage qui a été divisé par trois », déclaré, pour sa part, Jean Rey, le directeur d’un autre hôtel du site balnéaire de Saly.
Pour cet expert ; ‘’Le premier obstacle au développement du tourisme au Sénégal, c’est le défaut de mettre à la tête du département des ministres compétents en la matière, et qui puissent trouver des solutions globales aux problèmes ».
Nombreux sont ceux qui ont dénoncé également l’érosion côtière qui menace plusieurs hôtels de Saly.
Le désamour et autres désagréments nés de la réintroduction du visa d’entrée tout comme la cherté de la destination Sénégal étaient aussi indexés.
‘’Pour qu’un touriste puisse venir passer une semaine au Sénégal, il lui faut 1500 euros (un million de FCFA) tandis qu’avec 300 euros, le même touriste peut séjourner une semaine au Maghreb en demi-pension », a déploré Habibou Dieng, sculpteur qui arpente les artères de Saly depuis les années 80.
‘’Auparavant ; a-t-il ajouté, je pouvais gagner au moins 30 euros par jour mais, aujourd’hui, je peux faire une semaine sans gagner 20 euros à cause du manque de touristes ».
‘’L'Etat ne se bat pas pour promouvoir la destination Sénégal dans les pays émetteurs’, lance un autre patron d’hôtel avant de recommander : ‘Il est temps que le secteur soit pris au sérieux par nos autorités ». ».
Depuis novembre 2013, différents démembrements de l’Etat ont multiplié les réflexions autour des activités touristiques au Sénégal sans trouver la bonne solution pour le moment », ont affirmé plusieurs participants à la réunion.
Le tourisme contribue pour 6 pour cent au PIB au Sénégal et génère 100 000 emplois directs et indirects sans compter les effets induits tels que l’artisanat, les transports, la pêche, les industries culturelles.
APA

Saly-Portudal prépare un "plan d'urgence" pour le tourisme
Les acteurs touristiques de Saly-Portudal (ouest) ont annoncé samedi l’élaboration d'un futur "plan d’urgence" visant à relancer le tourisme et à restaurer les plages réduites par l’érosion côtière.
Cette décision a été prise lors d’une réunion consacrée à ce secteur en situation de crise, à Saly-Portudal, l’une des principales zones touristiques du pays.
Des hôteliers, des artisans et des élus locaux ont participé à la rencontre.
Les journalistes basés à Mbour ont décidé de soutenir les efforts visant à relancer le tourisme au niveau local.
Dans un mémorandum remis à la presse, les acteurs du tourisme "déplorent l’absence d’actes concrets" du gouvernement, après le lancement de la saison touristique 2013-2014 par le chef de l’Etat, à Saly-Portudal, en novembre dernier.
ADE/ESF/APS

Les Lions ont gagné!

le Sénégal retrouve le chemin des victoires
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Le Sénégal s’est disposé de Kosovo (3-1), lors d’un match amical disputé dimanche à Genève. Une victoire qui pourrait faire du bien aux sénégalais qui préparent les éliminatoires de la CAN Orange 2015.
Menés au score suite à un but en première période, les Lions de la Teranga ont égalisé par Baye Oumar Niasse, le nouveau venu, à la 40e minute. Le même joueur a redonné l’avantage aux siens à la 48e minute, inscrivant son deuxième but personnel avec le Sénégal. Après c’est au tour de Diafra Sakho, meilleur joueur de la Ligue 2 française de s’illustrer. Le buteur de Metz qui évoluera la saison prochaine en Ligue 1, a triplé la mise deux minutes plus tard mettant son équipe à l’abri.
Le Sénégal s’impose pour la première fois depuis septembre dernier (1-0 face à l’Ouganda). L’adversaire n’était pas à la hauteur certes mais cette victoire peut booster le moral de l’équipe d’Alain Giresse avant les prochaines échéances.
Abderrahmen Mahouachi/Starafrika

Planification des naissances

Avec la planification familiale, 140.000 grossesses non désirées peuvent être évitées
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La planification familiale peut permettre d’éviter 140.000 grossesses non désirées, au Sénégal, d’ici à 2015, a-t-on appris samedi de source médicale.
"La planification familiale est la meilleure stratégie pour lutter contre la mortalité maternelle. Avec le taux de couverture de 27% que nous visons pour la planification familiale, nous pouvons éviter 140.000 grossesses non désirées au Sénégal, d’ici à 2015", a assuré le docteur Chimère Diaw, chef du Bureau planification familiale, au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
"Dans ces grossesses non désirées, il y a les avortements et les cas d’infanticide relayés tous les jours par les médias", a-t-il précisé lors d'un dîner de presse dédié à la couverture médiatique des activités de planification familiale.
Cinq journalistes de la presse écrite et audiovisuelle ont été primés à l’issue d’un concours lancé en septembre dernier.
Leur production a porté sur les questions de population et de développement en général, la planification familiale en particulier.
Le concours "Médias et population" est une initiative de la Coalition de la société civile pour la planification familiale, qui l’a organisé avec le soutien de l’Association des journalistes en santé, population et développement (AJSPD).
Pour la presse écrite, Eugène Kaly du Soleil a remporté le premier prix. Le deuxième est allé à Aly Fall du journal Le quotidien, et le troisième prix à Youssoupha Mine du Populaire.
Mbagnick Diouf d’Oxyjeunes FM est l’auteur de la meilleure production radiophonique. Le deuxième prix radio est allé au journaliste d'Almadina FM, Mamadou Niang.
Le jury du concours, constitué de journalistes et de spécialistes de la santé, a appelé les journalistes à davantage se départir du compte-rendu, afin de mieux mettre en perspective la problématique de la planification familiale.
"Il faut faire des recherches pour arriver à de bonnes productions", a recommandé aux journalistes le directeur du Media Centre de Dakar, Khar Fall, qui est membre du jury.
"Il faut, l’année prochaine, qu’on ait plus d’enquêtes et de dossiers sur la planification familiale", a suggéré Amadou Khoury Kébé d’Intrahealth, une structure membre de la Coalition de la société civile pour la planification familiale.
L’objectif du concours est surtout, selon les organisateurs, de sensibiliser les populations sur ce domaine et d’aider les journalistes à mieux jouer leur mission de relais, en matière de santé de la reproduction.
SKS/ESF/APS

25/05/2014

Terres spoliées: le scandale!

Spéculation foncière au Sénégal: 638 000 ha de terres spoliés, entre 2000 et 2012
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Pendant 12 ans, plus de 638 000 ha sont tombés sous l’escarcelle de l’Etat du Sénégal, des politiques, des familles religieuses et des acteurs du secteur privé. L’annonce a été faite hier, lors de la cérémonie de lancement de la campagne internationale : « La terre aux communautés » initié par l’Ong Action Aid. Pour le responsable politique et de gouvernance foncière au sein de cette structure « On s’est rendu compte qu’entre 2000 et 2012, il y a eu plus de 638 000 ha  de terre qui on fait l’objet d’spéculation, autrement dit, qui sont sortis des mains de leurs exploitants originels pour aller à des investisseurs nationaux et étrangers, des leaders politiques, ou des groupes de chefs religieux. Pour nous, cela es inadmissible pour un pays pauvre comme le Sénégal » dénonce M. Sambakhé.
Les terres spoliés, dit-il dans les colonnes d'"Enquête", sont destinés à des cultures comme le tournesol, la jatropha qui concurrencent les cultures locales selon toujours Monsieur Sambakhé. On constate que ces investisseurs sont très forts financièrement parlant, car souvent, ils ont un budget qui dépasse celui du Sénégal. Il faut une gestion rationnelle de l’utilisation de la terre, surtout du côté de la femme, pour pouvoir renforcer son pouvoir politique et économique a-t-il ajouté. Cette campagne lancée a pour objectif de mettre un terme à la spoliation foncière dans les régions de kedougou, de Fatick, Tambacounda, Saint-Louis sur une période de 5 ans.
Magueye sow Sow/Pressafrik

24/05/2014

Insalubrité des villages

Le Réseau panafricain des éco-villages dénonce l’insalubrité notée au Sénégal
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Comparé à des pays comme le Rwanda ou la Gambie voisine, le Sénégal est un terroir où l’insalubrité est partout perceptible. Suffisant pour que le président du Réseau panafricain des éco-villages, Ousmane Aly Pame, dénonce, à travers un communiqué, la situation de pestilence et appelle à des comportements plus citoyens.
Les ordures nous envahissent jusque dans nos mosquées, nos églises, nos écoles, nos marchés et nos cimetières, sans que personne ne s’en émeuve véritablement. Les odeurs pestilentielles des eaux verdâtres ou noirâtres qui dégoulinent et suintent de partout dans les quartiers de Dakar n’incommodent pratiquement personne, a regretté, dans un communiqué, Dr Ousmane Aly Pame, président du Réseau panafricain des éco-villages (Rpe).
Pourtant, selon lui, l’insalubrité ternit gravement l’image et l’honneur de notre pays, plombe ses activités touristiques et économiques tout en ruinant le bien-être de nos compatriotes et celui des étrangers qui vivent parmi nous. « Il est temps qu’il y ait un sursaut national, une véritable alliance nationale contre la prolifération des déchets », a-t-il préconisé. « Face à la poubellisation grandissante de notre beau pays, nous accusons sans ambages nos concitoyens qui polluent notre environnement sans sentiment de culpabilité, en jetant dans la rue cadavres d’animaux, pneus, ordinateurs usés, gobelets, sachets plastiques, condoms, cartes téléphoniques…», a listé Dr Pame.
Les membres de cette association appellent les maires à faire preuve d’imagination en dressant des murailles d’ordures au sein de leurs localités respectives et aux abords des routes nationales. Les mouvements de jeunesse comme « Y’en a marre » sont également invités à monter des initiatives allant dans le sens de nettoyer les quartiers, de les décorer comme le faisaient leurs aînés au milieu des années 1990.
Les membres du Rpe dénoncent les industriels et les usagers du plastique qui défigurent nos beaux paysages et empoisonnent systématiquement nos cheptels et nos espèces marines et fluviales. Il convient, pour gagner ce combat, d’établir des règles claires et de les faire respecter. Ils recommandent également la création d’espaces publics, l’installation de poubelles, la promotion de programmes audiovisuels afin de susciter un changement rapide et qualitatif dans les mentalités et les comportements de nos concitoyens.
Oumar BA/Lesoleil

Bourses d'étudiants: malversations

Malversations sur les bourses universitaires au Sénégal
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Le ministre sénégalais de l'Enseignement porte plainte contre X pour des malversations portant sur les bourses universitaires - Le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mary Teuw Niane, a révélé au cours d'une conférence de presse, mercredi à Dakar, que ses services ont identifié 'à la date d’aujourd’hui' 2832 personnes ayant perçu des bourses de manières indue, dont 1800 au niveau des bourses du troisième cycle, et annoncé qu'une plainte contre X a été formulée par son département ministériel à cet effet.
'Concernant le problème particulier et très grave de la perception de bourses par des non ayants droit, avant-hier, lundi 19 mai 2014, j’ai porté plainte contre X  auprès de M. le procureur de la République pour que la lumière soit faite', a déclaré M. Niane, après avoir vivement dénoncé le système d’allocations de bourses d'études insaturé depuis 2001 par le régime de l’ancien président Abdoulaye Wade.
Pour lui, 'le système d’octroi de bourses et d’aides sans discernement aux étudiants n’encourageait pas du tout l’excellence, au contraire, cela favorise la fraude'.
'En effet, mes services ont identifié à la date d’aujourd’hui 2832 personnes ayant perçu des bourses de manières indue, dont 1800 au niveau des bourses du troisième cycle', s’est offusqué le ministre. Il a ajouté que ces chiffres ne sont pas définitifs et que les investigations sont en cours pour avoir une idée plus claire de ce réseau de malversation pour lequel dit-il, 'le préjudice annuel subi se chiffre à des milliards de FCFA'.
Mary Teuw Niane a annoncé que le système universitaire sénégalais a compté 84 000 boursiers pour l’année 2012-2013.
L’ancien recteur de l’université Gaston Berger de Saint Louis, au nord du Sénégal, a souligné que l’ancien système d’allocation de bourse n’incite pas les étudiants à fournir les efforts qu’il faut pour minimiser les risques d’échecs. Il a donné en exemple le cas de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. 'Sur 645 étudiants ayant validé leur licence, 391 ont passé entre 6 ans et 17 ans pour obtenir leur licence alors que la durée normale est de trois années', renseigne-t-il.
Selon les explications de M. Niane, certains étudiants ne veulent visiblement pas vite finir leur cursus, comptant sur les bourses ou aides, que leur confère ce statut.
Le ministre a assuré  que pour l’année 2013-2014,  le gouvernement dépensera près de 40 milliards de FCfa pour les bourses,  dont 7 milliards consacrés aux étudiants sénégalais en formation dans les universités étrangères.
Pana/AfriqueJetactualités

23/05/2014

Pas de femmes à Touba

Les élections à Touba, à 100 % masculin
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Aux élections locales du 29 juin, la ville présentera une liste uniquement composée d'hommes. Et la loi sur la parité, dans tout ça ?
"Cette ville est fondée sur les principes de l'islam, et jusqu'à la fin du monde elle le sera." Pour Cheikh Sidi Makhtar Mbacké, le khalife général des mourides, il ne peut y avoir qu'une loi à Touba : celle du Coran. Fondée par le guide religieux Cheikh Ahmadou Bamba en 1887, la cité est la ville sainte de la confrérie la plus puissante du Sénégal, celle des mourides. Voilà pourquoi l'héritier de "Serigne Touba" se flatte d'avoir personnellement composé, en vue des élections locales du 29 juin, une liste communale unique composée exclusivement d'hommes, au mépris de la loi du 28 mai 2010 instituant la parité hommes-femmes dans les institutions électives.
Comment justifier que des listes aient été invalidées ailleurs ?
Certes, Touba bénéficie d'un statut spécial - entre autres singularités, la ville dispose d'une gendarmerie et d'une police spéciales, la douane n'a pas le droit de s'y aventurer, et il y est interdit de boire de l'alcool, de fumer ou de porter une tenue indécente. Mais cet épisode improvisé porte en germe de possibles dérives.
En validant la liste "illégale" au titre du fait du prince, Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de l'Intérieur, a en effet créé un dangereux précédent en pleine période préélectorale. Car en l'absence de la moindre disposition officielle prévoyant des exceptions à la loi de 2010, comment justifier que des listes aient été invalidées ailleurs pour non-respect de diverses prescriptions légales alors que celle de la commune de Touba Mosquée était entérinée ?
Et si demain, comme l'a souhaité en 2012 le président Macky Sall, un statut dérogatoire pour la ville de Touba venait régulariser le statut d'exception qui s'y applique de fait, cela ne consisterait-il pas à ouvrir la boîte de Pandore, incitant d'autres confréries - Tivaouane, la ville sainte des tidjanes, ne bénéficie pas de dérogations comparables -, voire des communautés ethniques ou géographiques - la Casamance, par exemple -, à revendiquer leurs propres passe-droits ?
L'enjeu ultime de ce débat, c'est la menace que fait peser sur le caractère républicain et laïque de l'État sénégalais l'influence considérable des confréries, et ce jusqu'aux institutions de la capitale. À la veille de l'élection présidentielle de 2012, Cheikh Béthio Thioune, un guide religieux mouride, avait ainsi appelé ses nombreux fidèles à voter pour le candidat Abdoulaye Wade.
Plus récemment, alors que le patron de presse Sidy Lamine Niasse (groupe Walfadjri) avait été placé en garde à vue pour "atteinte à la sûreté de l'État et outrage au chef de l'État", le khalife général de la confrérie niassène avait lancé un appel à la radio pour qu'il ne soit pas incarcéré comme le réclamait le parquet. Dans la foulée, le doyen des juges avait accordé à Niasse la liberté provisoire.
Au Sénégal, le principal problème posé par les confréries, ce n'est pas que leurs lieux saints obtiennent un statut partiellement dérogatoire, mais bien qu'elles finissent par constituer un véritable État dans l'État.
Jeuneafrique

22/05/2014

L'accès à l'eau

Taux d’accès à l’eau potable au Sénégal
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Depuis décembre 2013, le Sénégal a atteint un taux de couverture globale en eau potable de 90,4%, a appris la PANA lors de la 8ème réunion du Programme d’eau potable et d’assainissement du millénaire (PEPAM).
Dans les centres urbains du pays, 98% des populations ont une eau saine alors que le taux de couverture est estimé à 84,1% dans les milieux ruraux. Au cours de la rencontre, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Papa Diouf, a annoncé que le Sénégal a ainsi 'atteint et dépassé' le but fixé pour le sous-secteur eau potable des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).
'Il est vrai que la cible fixée pour 2015 a été déjà atteinte en milieu urbain depuis deux ans ; elle vient d’être en réalité dépassée en fin décembre 2013 pour le milieu rural', précise  le rapport annuel du PEPAM.
Quant au sous-secteur de l’assainissement, les résultants ne sont pas positifs. Les objectifs du millénaire pour le développement demandent aux pays en développement d’atteindre un taux d’assainissement de 78% dans les villes et 63% dans les zones rurales. Actuellement, le Sénégal est à 62% en milieu urbain et 39% dans les villages.
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a reconnu que compte tenu de la situation actuelle, il n’est pas possible d’atteindre les objectifs fixés dans ce secteur. Pour conduire les programmes d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’Etat du Sénégal a mobilisé avec le cours du secteur privé et des partenaires au développement, une enveloppe financière de 624,052 milliards de FCFA entre 2005 et 2013.
AfrikJetactualite

Les pièges de l'électricité

Mauvaises installations, branchements frauduleux: Les pièges de l'électricité
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De l’électricité en qualité et quantité suffisante, le consommateur en réclame toujours. Mais pour la sécurité liée à ce produit, il n’y pense pas souvent. Au Sénégal, sur 2 036 incendies répertoriés en 2013, les 1 025 provenaient d’un défaut électrique. La facture est salée : 10 milliards Cfa perdus depuis 1992 sur des incendies dont les 70% imputables à ce danger “silencieux, invisible et insidieux”.
Mauvaises installations, branchements frauduleux: Les pièges de l'électricité
L’électricité est un produit essentiel dans le développement d’un pays et le bien-être des citoyens. Les populations ont donc tendance à beaucoup se préoccuper d’y avoir accès, oubliant très souvent les risques qui sont inhérents à son utilisation. Au Sénégal, les personnes vivent en permanence sous la menace de l’électricité du fait de mauvaises installations et du matériel contrefait. Le résultat ne pouvait être autre que dramatique. Hier à l’occasion de l’Assemblée générale de la Fédération internationale pour la sécurité des usagers de l’électricité (Fisuel), en partenariat avec la Promotion de la qualité de l’électricité (Proquelec), des chiffres qui donnent une idée de l’ampleur du phénomène ont été livrés par les intervenants.
D’après le chargé des risques et catastrophes à la direction de la protection civile Ismaëla Fall, les dégâts causés par l’électricité ne cessent d’augmenter. 70% des incendies sont imputables au courant électrique. Cheikh Sidate Niang ajoutera que si l’électricité est si dangereuse, c’est surtout parce qu’elle est “silencieuse, invisible et insidieuse”. En plus, avec l’accoutumance, on oublie certains gestes de précaution.
La contrefaçon, source potentielle de court-circuit ou d’explosion
Ainsi, dans un tableau présenté par M. Fall, on peut voir qu’en 2011, sur les 1 545 incendies, 820 sont d’origine électrique. En 2012, ces mêmes statistiques sont de 895 sur 1 820 cas. En 2013, sur 2 036 incendies, les 1 025 proviennent d’un défaut électrique. Pendant ces trois dernières années, le nombre de victimes est respectivement de 20, 15 et 55 cas. Cet état de fait est encore plus remarquable au niveau des feux de marché. Sur 136 feux de marché en 2011, les 112 ont une origine électrique. En 2012 et 2013, les ratios sont successivement de 125/148 et 138/159 cas.
Quant aux pertes liées aux marchés partis en fumée, elles sont estimées à 10 milliards entre 1992 et 2013.
Ces chiffres corroborent les résultats d’une étude de Proquelec faite en 2012. Dans cette enquête, l’organisation révèle que les marchés et centres commerciaux présentent 31% d’installations très dangereuses, pour 55% jugés à risque. Au finish, 14% uniquement d’installations sont sûrs. Et si les résultats sont tels, c’est que les enquêteurs ont associé les marchés et les centres commerciaux, précise-ton.
Sinon, si les marchés étaient mis à part, on aurait droit à des résultats catastrophiques. C’est dire donc que l’électricité au Sénégal a un versant sinistre à la fois humain et financier. Or, en dépit de tous ces risques dans les marchés, les sapeurs-pompiers ne disposent pas de moyens pour combattre les incendies. “Tout le monde sait que l’eau est l’ennemie de l’électricité. Mais faute de poudre extincteurs, les sapeurs utilisent de l’eau. C’est pourquoi il est difficile de maîtriser les incendies dans les marchés ; surtout s'y ajoute la question de l’accès”, constate impuissant M. Fall.
Le piège des prix bas
Toutefois, le danger ne vient pas seulement des installations. Le matériel y a aussi sa part de responsabilité. La contrefaçon, beaucoup utilisée par les Sénégalais, constitue en effet une source potentielle de court-circuit ou d’explosion. En effet, après un certain temps de branchement, ces outils peuvent se consumer. C’est ce qui explique que des matériels de bureau non débranchés après le travail finissent par prendre feu dans la nuit. Le problème est que les usagers, non initiés, ne peuvent pas différencier l’original et la copie, sans compter le choix pour les prix abordables. “Si on vous vend certains produits à un prix très bas, vous devez savoir que c’est volé ou contrefait”, sensibilisait M. Dione.
Le non-respect des normes, source de tous les dangers
En outre, de cette même étude susmentionnée, on apprend que seulement 7% des installations répondent aux normes. Une situation qui ne s’est pas améliorée depuis, concède l’actuel directeur El Hadji Malick Diallo. L’organisation avait axé alors son travail sur deux axes : les branchements dans les logements et ceux dans les établissements recevant du public. Concernant les établissements recevant du public, seuls 21% du total des établissements disposent d’installations électriques sûres.
Les 63% autres présentent des risques, alors que les 16% sont jugées très dangereuses. Le directeur de Proquelec à l’époque Adiouma Dione, aujourd’hui décédé et à qui hommage a été rendu hier, avait expliqué ce jour-là que les installations présentant des risques sont celles pour lesquelles les propriétaires ont fait des efforts pour être conformes un tant soit peu avec les normes. Cependant, les équipements sont soit incomplets, soit inefficaces.
Ce qui lui fait dire que cette partie intermédiaire dénommée “à risque” devrait être normalement dans la zone dangereuse. Ce qui aboutirait à un taux d’anormalité de 79%. Un risque assez élevé pour ces lieux et qu’il n’avait pas manqué de souligner. “On s’attendait quand même à un taux d’installations sûres plus élevé. Pour des établissements recevant du public, c’est inquiétant”, interpelle-t-il. Quant aux installations très dangereuses, il s’agit de celles ne comportant ni de prise de terre, ni de prise avec obturateur, c'est-à-dire des couvertures permettant d’éviter la possibilité d’introduction volontaire ou non d’un objet aigu dans la prise.
Par ailleurs, ce qui est valable dans les marchés et autres centres commerciaux l’est aussi dans les structures de santé. La révélation peut paraître surprenante, mais la réalité est que les structures de santé au Sénégal ont des installations électriques de très mauvaise qualité, y compris les grands hôpitaux comme l’hôpital Principal et Fann. En regardant les statistiques, on s’aperçoit qu’il n’y a que 13% des hôpitaux du Sénégal qui ont des installations électriques sûres.
Au même moment, 13% autres sont jugées à risque, contre un taux de 74% d’installations reconnues comme étant très dangereuses. Il en est de même des cliniques et laboratoires (8% d’installations sûres), dispensaires et centres de santé (5% risquées et 95% très dangereuses). Sur cette question précisément, c’est Guédiawaye qui emporte la palme de la non-conformité, avec 0% des installations répondant aux normes. M. Diallo a fait savoir hier que la circonscription périurbaine est une zone préoccupante. Car, dans certains endroits, il n’existe même pas d’installations intérieures dans les maisons. “Les gens tirent sur 1000 m. vous pouvez avoir des fils nus à même le sol”, souligne-t-il.
Le décret fantôme
Hier, à l’occasion de l’Assemblée générale de la Fisuel, le secrétaire permanent à l’énergie El Hadji Mamadou Moussa Thiam a annoncé qu’un nouveau décret va sortir, rendant obligatoire le contrôle de toute installation électrique avant la mise sous tension. “Il faudra d’abord présenter un quitus de vérification délivré par un organisme agréé par l’Etat”, préciset-il tout en promettant pour bientôt la sortie du décret. Pourtant ce décret est loin d’être une nouveauté. Ses débuts remontent à 1995. Depuis lors, les ministres de l’Énergie passent et le décret reste dans les tiroirs. 4 000 artisans électriciens ont été formés pour relever le défi.
Cependant, seul l’ancien Premier ministre Aguibou Soumaré a formulé des critiques de forme aux initiateurs. Les autres l’ont passé sous silence, déplorait l’ancien directeur de Proquelec, Adiouma Dione. En fait, son blocage s’explique par le fait que les associations de consommateurs ne sont pas disposées à ce que les usagers supportent les coûts de la vérification. Ils sont d’accord pour le contrôle, à condition que les coûts de l’accès ne soient pas augmentés. Il faudra donc attendre pour voir si ce décret qui a déjà traversé trois régimes différents résistera ou non à cette nouvelle annonce.
“93% des logements très dangereux”
À l’image des établissements à concentration humaine, les logements présentent aussi énormément de risque. C’est d’ailleurs là où le niveau de conformité est plus faible. Selon une autre étude faite par Proquelec en 2004 sur les logements, les Sénégalais sont très dangereusement branchés à l’électricité. Seuls 7% des installations dans les logements sur le territoire national sont jugés sûrs. Les 16% sont jugés à risque. Quant aux 77% restants, ils sont très dangereux. Si l’on fait le cumul entre ce qui présente des risques (qui est dangereux en réalité) et ce qui est jugé très dangereux, on arrive à un total de 93% d’installations très dangereuses pour les logements.
Cependant, cette étude révèle quelques disparités liées à différents facteurs comme l’âge, le niveau d’étude et le titre. Pour ce qui est de l’âge, les enquêteurs ont constaté que les jeunes de moins de 25 ans vivent dans des endroits où les installations sont moins sûres (presque 0%). Paradoxalement, quand on leur demandait leur avis sur leur sécurité, ils disaient à 73% qu’il n’y avait aucun problème. Ils sont suivis des personnes âgées entre 25 et 45 ans, et enfin de celles qui ont plus de 46 ans.
Le niveau d’étude révèle également la même chose. Plus les interviewés ont fait des études avancées, plus leurs installations présentent des niveaux acceptables de sécurité. Le titre aussi présente les mêmes caractéristiques. Car, alors que le niveau de sécurité est de 10% chez les propriétaires, il n’est que de 4% pour les locataires. Ce qui laisse penser à une certaine légèreté dans l’installation quand la maison est destinée à la location.
Si les installations sont d’aussi mauvaise qualité, c’est qu’aussi très souvent, les installateurs ne sont pas qualifiés. Le directeur de Proquelec affirme que des actions de formation sont régulièrement posées en collaboration avec les municipalités et la Chambre des métiers. Pour ce qui est de ces vieilles installations, M. Diallo reconnaît qu’il sera difficile de les mettre aux normes. Ce qui n’empêche pas qu’on puisse les mettre en sécurité. Et il compte s’appuyer beaucoup sur cette méthode pour amoindrir les risques.
EnQuête /Leral

21/05/2014

Relance du tourisme à Ziguinchor (Casamance)

Omar Guèye, ministre du tourisme annonce la réouverture de l’aérodrome d'Abéné
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Au terme  d'une tournée de travail de trois jours dans la région de Ziguinchor, le ministre du tourisme a annoncé hier la réouverture de l’aérodrome d’Abéné dans le département de Bignona, fermé depuis 2007 pour raison d’insécurité.
Faire du tourisme un véritable moteur de croissance et la région de Ziguinchor la première destination touristique du pays est la volonté fortement affichée par le président de la République. Le ministre du Tourisme et des Transports aériens l’a réaffirmé partout où il s’est rendu durant le séjour de trois jours qu’il vient d’effectuer dans la région de Ziguinchor.  Avec pour objectif, dit-il, d'identifier ''les  goulots d’étranglement qui empêchent le tourisme de se développer''. Mais aussi de trouver les remèdes ''pour la relance d’un tourisme qui souffre de contraintes et d’écueils multiformes''.
C'est ainsi qu'il a présidé à Ziguinchor la   tenue d’un CRD spécial. Rencontre au cours de laquelle il a pris d’importantes mesures relativement à la relance du tourisme. Parmi ces mesures, figure la réouverture prochaine de l’aérodrome d’Abéné fermé depuis 2007 pour des raisons liées à l’insécurité en Casamance.
Cette décision du ministre du Tourisme va permettre le désenclavement non seulement de la zone mais booster le tourisme. Pour relancer le tourisme dans la région de Ziguinchor, Omar Guèye compte également s’appuyer sur certains leviers notamment le renforcement de la desserte, la mise en place d’une cuve à Kérosène à l’aéroport de Cap-skirring prévue en décembre prochain.
La possibilité pour les touristes d’obtenir le visa biométrique à partir de Sélety (frontière avec la Gambie) ou encore à Mpack sur l’axe Ziguinchor-Bissau, constituent par ailleurs autant de mesures prises par le ministre du Tourisme et des Transports aériens au terme de son séjour dans la région de Ziguinchor. S’y ajoutent la sécurisation et la mise aux normes internationales des pistes d’atterrissage de Ziguinchor et du Cap-skirring.
Tour à tour, Omar Guèye, qui conduisait une forte délégation, s’est rendu dans le département d’Oussouye pour constater de visu l’état de délabrement très avancé dans lequel se trouve l’Hôtel Djiramaït. Au cap-Skirring où il s’est retrouvé ensuite, samedi dernier, le ministre a visité certaines structures hôtelières fermées. Le second jour du séjour de travail du ministre du Tourisme et des Transports aériens a été consacré au département de Bignona.
Le ministre s’est rendu d’abord à Abéné où il a constaté avec amertume la fermeture de la piste d’atterrissage d’Abéné et de l’hôtel Kalissaï.  Il a  en outre visité l’Hôtel Karone à Kafountine, lui aussi fermé.  Omar Guèye a aussi donner des instructions fermes pour lutter contre les résidences privées qui gangrènent l’essor du tourisme, notamment au Cap-skirring, non sans au préalable promis de tout mettre en œuvre pour la réouverture des hôtels fermés.
Refus des hôteliers de reverser la taxe de nuitée
Toutefois, Omar Guèye a relevé pour le déplorer le faible taux de recouvrement de la taxe de nuitée de 1 000 francs que les hôteliers prélèvent à l’occasion des séjours des touristes. Une mauvaise volonté, «un refus» de reverser la somme prélevée tout simplement que le ministre a décidé de combattre. «Les touristes paient.
Pourquoi le non-versement de cette taxe», s’est interrogé le ministre avant d’avertir que la loi sera désormais appliquée dans toute sa rigueur. Aux autorités compétentes, le ministre
a donné des instructions fermes pour que cette taxe, qui participe du financement de l’Agence de Promotion du Tourisme, soit reversée. Mieux, il a agité l’idée de mise en place d’un ''contrat de performance'' avec les hôteliers.
HUBERT SAGNA/Seneweb