29/06/2014

On vote!

Elections Locales au Sénégal: Plus de 5,3 millions d'électeurs appelés dimanche aux urnes
6765075-10341655.jpg
Plus de 5,3 millions d'électeurs sénégalais seront appelés dimanche prochain aux urnes pour choisir 28.028 conseillers répartis sur 552 communes urbaines et rurales et 45 départements que compte le Sénégal, indique-t-on de source officielle vendredi à Dakar.
Quelque 2.700 listes sont en lice lors de ces élections municipales et départementales, les premières du genre après l'entrée en vigueur de la nouvelle réforme territoriale baptisée "Acte 3 de la Décentralisation", ce qui constitue "un record".
Une telle pléthore de listes, précise-t-on de même source, a eu pour effet d'augmenter le budget alloué à ce scrutin pour s'établir à 15 milliards de francs CFA, dont 4 milliards de francs CFA consacrés à l'impression de plus 100 millions de bulletins de vote.
La campagne électorale en prévision à ces joutes électorales, devra, quant à elle, prendre fin ce vendredi à minuit, après 14 jours ayant permis aux leaders politiques et coalitions de partis en lice de présenter leurs programmes électoraux.
Les autorités sénégalaises, y compris le président sénégalais, Macky Sall, ont appelé, à maintes reprises, les Sénégalais à faire montre de civisme et d'un sens élevé de responsabilité et à voter dans le calme et la sérénité.
Dans le même sillage, le président de la commission électorale nationale autonome (CENA), Doudou Ndir, a invité, vendredi, les électeurs "à se rendre massivement aux urnes et à voter dans le calme et la sérénité".
"La CENA fait confiance à la maturité des électeurs qui, à des moments cruciaux et difficiles de l'histoire politique du Sénégal, ont su tirer de leurs convictions profondes les ressources nécessaires pour contribuer à la tenue d'un scrutin apaisé", a-t-il déclaré aux médias officiels sénégalais.
Il a, en outre, exhorté tous les acteurs "à agir dans le strict respect de la loi pour que les élections du 29 juin se déroulent dans la plus grande transparence afin que la démocratie au Sénégal en sorte renforcée".
"L'acte 3 de la Décentralisation" sera marqué, dans sa première phase de mise en application, notamment par la suppression de la région en tant que collectivité locale et l'érection des départements en ordre de collectivités.
LeMagMa

Le toubab et les crocos...

Gérard, ce Français éleveur de crocodiles si bien intégré à Ziguinchor
_44662686_crocodile_afp466.jpg
Les crocodiles du Nil ont longtemps été un simple présentoir de la ferme de Djibélor, à quelques kilomètres de Ziguinchor. Mais depuis 1998, le propriétaire de la ferme, connu dans la région comme le « loup blanc », a décidé de transformer cet héritage en un élevage de crocodiles. L’histoire de Gérard est celle d’un agriculteur « toubab » qui s’est fait une place en Casamance avec finesse et originalité.
Au départ de la gare routière de Ziguinchor, le chauffeur de taxi connaît parfaitement la route qui mène à Djibélor. « Gérard est une célébrité locale ici ! », lance-t-il les yeux rieurs dans le rétroviseur. En effet, Gérard est connu depuis Ziguinchor aux contrées alentours. Son nom, c’est Wartraux, prononcé « Ouartro ». Tous les enfants de Casamance (devenus grands) ont au moins une fois gambadé dans cet espace de liberté, où le chant des oiseaux est perturbé par le « boum » des mangues savoureuses qui se détachent de l’arbre et percutent violemment le sol. Sur la terrasse ombragée de sa maison, enfoncée dans 30 hectares d’exploitation verdoyante de Djibélor, au milieu des papayes, des plantations d’ananas et d’un impressionnant élevage de crocodiles du Nil, Gérard cale sa « clope Malboro » entre le majeur et l’index, le torse nu cuivré par des années de plein air, les pieds chaussés dans de vieilles tongues et les cheveux poivre sel rassemblés dans une queue de cheval négligée.
En devenant le propriétaire de la plantation le 1er juillet 1977, il a réalisé son « rêve de devenir un jour propriétaire d’une exploitation agricole ». Mais il ne se doutait pas du potentiel qu’il y avait là. « En vendant la moitié de mon terrain, je pourrais encaisser aujourd’hui 1,5 milliard de FCfa. A l’époque, j’ai payé cette ferme 15 millions de FCfa ». Dans le lot, il y avait notamment « un gros stock de crocodiles du Nil, une espèce protégée présente dans la ferme depuis de nombreuses années en âge de reproduction ». C’est avec cela qu’il a démarré l’élevage, vingt ans plus tard, en 1998. Les braconniers, passibles d’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCfa, sont aujourd’hui très sévèrement punis par la loi. Mais étant propriétaire d’un élevage, Gérard n’a jamais été concerné par cette législation. Il est autorisé à récupérer les peaux de ses reptiles, il les conserve dans du sel et les vend à des maroquiniers qui en font des sacs, des chaussures et des ceintures. De même, pour la viande de crocodile, cet agriculteur a longtemps été le seul fournisseur des plus grands hôtels de Ziguinchor : « C’est très rentable », reconnaît-il sobrement entre deux gorgées de bière. Il a fini par ouvrir, il y a quelques années, son propre « Restaurant de la plantation », où l’on peut déguster de la viande de crocodile en civet ou en brochettes.
Mais toute cette entreprise ne serait pas possible sans Georges Yata, casquette vissée sur la tête et bottes trouées, l’éleveur de crocodiles en personne. Le spécialiste, c’est lui. Il passe ses journées ici et vit à Djibélor. Il est originaire de Ziguinchor. « J’étais là quand Gérard a racheté la ferme en 1977 », confie l’homme discret au milieu d’une cacophonie d’oiseaux. Autour de lui, des crocodiles de toutes les tailles se figent sous le soleil. Les plus gros, qui servent à la reproduction, ont jusqu’à 45 ans et peuvent mesurer jusqu’à 7 mètres de long. Ils se nourrissent, une fois par semaine, de sole fraîche. Quant aux autres crocodiles, leur destin sera moins glorieux : « Ils sont bons à être mangés entre 5 et 7 ans, quand ils pèsent une quinzaine de kilos, vendus 10.000 FCfa/kg », explique l’éleveur. Mais méfiance tant qu’ils sont vivants, à tout âge, « les crocodiles sont redoutables. Il faut les connaître. Au moment de récupérer les œufs, ils attaquent de façon violente. Si nous ne sommes pas plusieurs dans le parc à ce moment-là, pour détourner l’attention des reptiles, nous mettons notre vie en danger
Une vingtaine d’employés travaillent aux côtés de Gérard depuis des années. Mais Georges pour les crocodiles et Siméon pour la pépinière de plantes ornementales sont les seuls à être spécialisés. « Lorsqu’on est exploitant agricole en Casamance, il faut sans cesse anticiper la demande pour ne pas se laisser dépasser », explique-t-il. « Tout est extrêmement fluctuant. Rien n’est jamais sûr. » Ces dernières années, par exemple, des mangues ont été acheminées depuis la Mauritanie vers Dakar grâce à la nouvelle route transmauritanienne. « Il est devenu plus facile de faire la route depuis la Mauritanie que depuis la Casamance », constate-t-il. Cette concurrence l’a poussé à trouver une nouvelle trajectoire. Il a donc déraciné un grand nombre de manguiers et les a remplacés par d’autres arbres plus rentables. Déjà en 1980, il avait une exploitation de 25.000 bananiers qu’il a transformés en une plantation fruitière plus diverse. Gérard, amoureux de la chasse, de la pêche et… des défis, le regard tendre derrière ses lunettes dorées d’un style des années 1980, n’a jamais cessé de diversifier son activité et d’anticiper les tendances. Dans la ville voisine, Edmond, prêtre de Ziguichor d’une quarantaine d’années,  se souvient parfaitement que dans les années 1990, Gérard avait des lions, des boas, des antilopes et de nombreuses autres espèces : « Il a marqué notre enfance avec son parc animalier. Maintenant, il n'a plus que les crocodiles parce que le parc n’était pas rentable ». Le domaine comprend aujourd’hui une ferme d’élevage où cohabitent 280 crocodiles du Nil, une plantation de fruits tropicaux, des bananes, des papayes, des mangues, des ananas, des mandarines, des pamplemousses, etc., et plus de 500 espèces différentes de plantes ornementales.
Nous sommes en juin, l’hivernage commence. Au moment de rencontrer Gérard, une pluie s’est soudainement abattue sur Ziguinchor. Les plus petits bambins de la capitale casamançaise, pieds nus dans les rues boueuses, dansaient sous l’eau tombée du ciel, savon en main. Gérard, ému, raconte : « Pendant longtemps, j’ai pris mon gel douche et je me suis savonné sous les premières pluies de la saison d’hivernage, dans mon jardin de Djibélor. C’est une sorte de tradition ici ». Les premières pluies ont en effet quelque-chose de délivrant dans cette région. Ce « toubab » de 70 ans, qui maîtrise le wolof pour ses négociations avec les « bana-banas », marié à une femme Diola, a tout d’un Sénégalais. Loin du tumulte et de « l’esprit négatif » des Français, Gérard a épousé Djibélor. Après avoir étudié à Bordeaux à l’Ecole nationale d’ingénieurs des travaux agricoles, et avoir activement participé au mouvement de mai 68, le jeune baroudeur est parti faire sa coopération à Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, comme professeur. Il s’est installé en Casamance en 1969. Il n’est plus jamais rentré chez lui. De cette vie originale qu’il a choisie, il n’a pas seulement été témoin du mouvement de mai 68. En 1998, sur la route d’Oussouye, il entendait tous les soirs à partir 18 heures les tirs saccadés des armes à feu à quelques dizaines de mètres de chez lui. « Tous les touristes avaient levé le camp. Les rebelles indépendantistes de Casamance s’affrontaient avec l’armée sénégalaise, là, tout près ». Malgré tout, Gérard est resté : « A sept reprises, pendant la guerre, le village a été malmené par les rebelles venus piller les 100 habitants de Djibélor. Tout le monde savait que j’étais bien armé et prêt à me défendre. Personne ne m’a jamais attaqué ». A se demander qui, entre le crocodile et l’agriculteur, est le plus redoutable de Djibélor.
Lesoleil

28/06/2014

Le fils Wade n'en a pas fini avec la France

Affaire Karim Wade : ‘’L’instruction n’est pas close’’ en France
karimC_1046.jpg
L'instruction de l’affaire Karim Wade en France n'est pas close, a indiqué l’ambassadeur français au Sénégal, Jean Félix-Paganon, dans un entretien paru dans le numéro juin-juillet 2014 du bimensuel sénégalais Intelligences Magazine.
A la question de savoir si la France a fourni des éléments de preuve pour blanchir Karim Wade ?’’, le diplomate a répondu : ‘’l'exécutif, en l'occurrence le système diplomatique français, ne dispose d'aucune information sur la procédure engagée’’.
''Les magistrats sont extrêmement sourcilleux quand il s'agit de l'indépendance de la justice. Je ne dispose donc d'aucune information sur l'état d’avancement de la procédure et sur les éléments qu'on a pu recueillir dans le cadre de la coopération judiciaire entre les deux pays’’, a souligné M. Paganon.
''La deuxième chose, en revanche, que je peux dire est que l'instruction n'est pas close’’, a-t-il ajouté.
Le parquet financier a classé sans suite la plainte pour détournement de fonds publics déposée en France contre Karim Wade par l’Etat du Sénégal dans le cadre de la traque aux biens présumés mal acquis par des dignitaires du précédent régime.
Le Sénégal avait aussi déposé plainte auprès de la justice française, estimant qu'une partie de l'argent en cause pouvait avoir été investie en France. Cette plainte visait notamment les qualifications de recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et corruption.
Pour le ministère sénégalais de la Justice, le classement sans suite de l’affaire Karim Wade en France ne met pas fin aux poursuites.
Dans un communiqué, la chancellerie a fait savoir que ''le classement sans suite est une décision du parquet de Paris qui a l’opportunité des poursuites et non d’une décision d’un tribunal’’.
Pour le ministère, ‘’cette décision ne met nullement fin aux poursuites qu’une partie civile entend mener''. En effet, poursuit-il, ‘’l’enquête menée en France a permis d’identifier des biens d’un montant de 18 millions d’euros soit plus de 11 milliards de francs sans préciser le propriétaire’’.
Karim Wade sera jugé à partir du 31 juillet devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) pour un enrichissement illicite présumé de 117 milliards FCFA, montant initialement évalué à 694 milliards de francs.
APS/Leral.net

Drogues au feu

Incinération de près 8,5 tonnes de cannabis et 15,2 kg de cocaïne
759745-saisie-methamphetamine-plus-tot-mois.jpg
Près de 8,5 tonnes de cannabis et 15,2 kg de cocaïne ont été incinérés, jeudi à Dakar, à l'occasion de la célébration de la journée internationale de lutte contre la drogue, a rapporté la presse locale dans sa livraison de ce vendredi.
Cité par plusieurs quotidiens de la place, le directeur de l'Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), Mame Sydou Ndour, a relevé que les quantités de drogue incinérées ont été saisies durant l'année en cours à Dakar.
"Cette tendance à la hausse a été observée pour la drogue dure. De 6 kg en 2012 à 13 kg en 2013, on est passé à 15,2 kg en 2014. Les plus importantes saisies ont été réalisées à l'aéroport international Lépold Sedar Senghor à Dakar", a-t-il précisé.
Il a tenu à indiquer également que cette tendance haussière des quantités de drogue incinérées, cette année, "ne doit nullement être interprétée dans une posture installant le Sénégal comme une plaque tournante de la drogue".
Atlasinfo

27/06/2014

Combien de vrais fonctionnaires?

Comment le Sénégal a recensé ses 127.130 “vrais” fonctionnaires
Agence-de-sécurité-de-proximité.jpg
L’audit physique et biométrique des agents publics sénégalais est achevé. Une opération menée en interne, sans recours à des cabinets privés, locaux ou internationaux. Elle permet de connaître le nombre de fonctionnaires à la disposition de l’État et de radier les “agents fantômes”. Place à la gestion prévisionnelle des effectifs.
C’est fait. Le Sénégal sait désormais de combien de fonctionnaires il dispose. Après un premier audit physique de son personnel en 1996, puis un second sur le corps des enseignants en 2006, un troisième audit global, commandé par le chef de l’État le 4 mai 2012, vient de s’achever.
Le Sénégal compte donc très précisément “127 130 fonctionnaires en situation régulière avec une présence dominante des hommes, qui sont au nombre de 97 369, et de 23 % de femmes”, a recensé le comité de pilotage de l’audit physique et biométrique des agents de la fonction publique, présidé par la Première ministre, Aminata Touré.
“Nous avons le fichier de tous les ministères. Nous avons répertorié agent par agent, par structure, par fonction pour disposer de tous les éléments d’information”, a expliqué le ministre de la Fonction publique, du Travail, du Dialogue social et des Organisations professionnelles, Mansour Sy.
Réalisée avec l’appui de l’Agence de l’informatique de l’État (Adie), la mission d’audit a été menée en croisant plusieurs listes connues, éditées par la direction de la solde, des pensions et rentes viagères, la direction générale de la fonction publique, les directions des ressources humaines des différents départements ministériels concernés et les directeurs de personnel administrant les corps sous statuts spéciaux.
Valise biométrique
Concrètement, chaque agent figurant sur l’une de ces listes a été convié à se présenter devant une équipe d’auditeurs avec sa carte nationale d’identité, son bulletin de salaire ou son numéro d’immatriculation. En parallèle, une valise biométrique a permis de collecter toutes les informations personnelles des agents, y compris leur photo numérique et leurs empreintes digitales.
Car si cette opération a pour finalité la gestion prévisionnelle des effectifs, des emplois et des compétences dans la fonction publique – ce qui doit favoriser la maîtrise de la masse salariale et la création d’un fichier unique des agents de l’État –, la traque des fonctionnaires fictifs était également au menu.
À l’issue de la phase de terrain, l’atelier de partage et de validation des données a traité le cas de 23 054 agents de l’État en situation de contentieux. “Au total, 1 169 agents de l’État ont été soumis à la domiciliation de leur salaire au Trésor public et ne se sont jamais présentés ou n’ont pu justifier de leur situation. Ils étaient payés indûment. En 2013, cela a coûté à l’État 5,67 milliards de francs CFA [8,7 millions d’euros, ndlr]”, a expliqué Mansour Sy. Sachant qu’en 2012, la masse salariale de la fonction publique sénégalaise a été de 460 milliards de francs CFA (700 millions d’euros), ce qui représente 32 % des recettes fiscales de l’État.
Un audit public à 380 000 euros
Ce travail de fourmi explique sans doute que le rapport, qui aurait dû être remis au Premier ministre à la fin du mois de juin 2013, accuse un an de retard. Mais l’étude des cas litigieux, démarrée le 26 avril 2013 devait s’achever à la fin du mois de juin 2013 pour livrer à cette date les résultats définitifs de l’audit. C’est en tout cas le calendrier qu’avait fourni à ses pairs Mansour Sy, à l’occasion du conseil d’administration du Centre africain de formation et de recherches administratives pour le développement (Cafrad), à Rabat, les 12 et 13 juin 2013.
Selon les chiffres avancés, l’audit programmé initialement sur cinq mois était budgété pour 250 millions de francs FCA, soit plus de 380 000 euros. “C’est l’occasion de relever que l’audit physique et biométrique a été entièrement mené par des ressources humaines propres à l’administration publique sans recourir à un quelconque cabinet privé. Une telle option a permis de valoriser les compétences et l’expertise des ressources humaines de notre administration publique et de réduire sensiblement le coût du financement de l’opération d’audit”, insistait le ministre à Rabat l’an passé.
Et de motiver alors la démarche de son pays : “trouver une solution efficace et durable à la lancinante question de la maîtrise des effectifs et de la masse salariale au sein des fonctions publiques africaines”. L’avenir dira si l’audit physique et biométrique des agents de la fonction publique sénégalaise servira de modèle aux autres pays du continent.
Jean-Michel Meyer/ActeursPublics

26/06/2014

C'est ça l'émergence?

Décret présidentiel : Macky alloue une indemnité de 500.000 Fcfa par mois aux conjoints des ambassadeurs et consuls
Maky.jpg
Le président de la République, Macky Sall, a pris le 30 mai 2014 le décret 2014-697 allouant une indemnité forfaitaire mensuelle aux conjoints de chefs de mission diplomatiques et consulaires. «Il est alloué au conjoint dûment autorisé à rejoindre le chef de poste pour habiter la résidence officielle de l’ambassadeur ou du consul général une indemnité forfaitaire mensuelle dont le montant est fixé à 500 000 Fcfa», note le décret. Ainsi le Trésor va débourser chaque mois la somme totale de 33 500 000 Fcfa, soit un budget annuel de 402 000 000 Fcfa pour les conjoints des 67 patrons des représentations diplomatiques sénégalaises à travers le monde. Le décret note que «l’indemnité mensuelle forfaitaire allouée aux conjoints des chefs de poste diplomatique et consulaire est due à compter du jour de l’arrivée de l’ayant droit en poste. Le droit à cette indemnité s’éteint le lendemain de la cessation des fonctions de chef de poste qui justifiaient son paiement. Pour bénéficier de l’indemnité, l’ayant droit conformément à l’article premier, doit justifier d’une autorisation de rejoindre le chef de poste délivrée par le ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur et d’une attestation de résidence établie par le chef de poste et contresignée par l’agent liquidateur de la mission diplomatique».
Seneweb

Le maire de Saly a de l'ambition...

Saly-: le maire sortant défie Ousmane Tanor Dieng aux départementales
240524_129270047148161_128440140564485_198412_1716304_o.jpg
Le maire sortant de la commune de Saly-Portudal (Mbour), Ousmane Guèye, un transfuge du Parti socialiste (PS) et candidat à sa propre succession, a promis de ‘’donner une cinglante raclée’’ à Ousmane Tanor Dieng, tête de liste majoritaire sur la liste départementale de la coalition Bennoo Ligueyal département de Mbour.
‘’Si je promets de battre Ousmane Tanor Dieng, c’est parce que je suis sûr de pouvoir y arriver. Aux dernières élections locales, à moi seul, je faisais face à 14 partis et coalitions de partis politiques. Je vais battre Ousmane Tanor Dieng au soir du 29 juin prochain, s’il plaît à Dieu’’, a dit M. Guèye, candidat de la coalition ‘’Euleugueuy Dax’’ en alliance avec ‘’Bës du Niakk''.
'’J’ai été le président du Conseil rural de Malicounda de 2002 à 2008 et, après le découpage administratif'', a rappelé le responsable de ‘’Bës du Niakk’’ dans le département de Mbour.
''De 2009 à aujourd’hui, je suis le maire de Saly. Partout où je suis passé je n’ai fait que des résultats qui ont fait le bonheur de mes administrés. C’est pour faire profiter de mon expérience à tout le département de Mbour que je vise le conseil départemental de Mbour’’, a t-il dit lors d'un meeting au quartier ‘’Relais 82’’ .
ADE/OID/AD/APS

L'ex compagnie de Khadafi veut aider Sénégal Airlines

Afriqiyah Airways veut nouer un partenariat avec Senegal Airlines
TS-INA-Afriqiyah-Airways-Airbus-A320-200_PlanespottersNet_254062.jpg
La compagnie libyenne Afriqiyah Airways va nouer un partenariat avec Senegal Airlines et mettre son expertise et des ressources au service de cette société de transport aérien actuellement en difficulté, a annoncé son président Abdubaker Algadi.
"Dans très peu de temps, nous allons déployer tout un arsenal au Sénégal. Nous avons de l’expertise et des ressources, que nous comptons mettre à la disposition du Sénégal, afin que les zones de turbulences que traverse Senegal Airlines soient très vite de mauvais souvenirs", a déclaré M. Algadi à la RTS1, la télévision publique sénégalaise.
Le président d’Afriqiyah Airways a fait cette déclaration après avoir été reçu en audience, en compagnie d’une délégation, par le président sénégalais Macky Sall.
"Nous sommes conscients des difficultés que traverse la compagnie aérienne du Sénégal. Nous venons apporter notre soutien, en vue du redécollage de Senegal Airlines, dans un partenariat gagnant-gagnant", a-t-il dit, assurant que "le Sénégal va bientôt disposer d’une compagnie aérienne compétitive".
La compagnie Senegal Airlines a été créée par les autorités sénégalaises, à la suite de la suspension des vols d’Air Sénégal International en avril 2009, à cause de problèmes financiers.
Constituée de capitaux privés (64%) et de l’Etat du Sénégal (36%), elle est aujourd’hui confrontée à des difficultés financières.
Senegal Airlines a récemment rendu ses trois avions à la société américaine Gecas, qui les avait loués à la compagnie sénégalaise.
Par ailleurs, l'Etat du Sénégal a sollicité la compagnie South African Airways pour avoir sa participation dans la recapitalisation de Senegal Airlines, a déclaré le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Mankeur Ndiaye, en avril dernier, à Dakar.
BHC/ESF/ASG/APS

25/06/2014

Les petits meurent moins...

Taux de mortalité infanto-juvénile et maternelle en baisse au Sénégal
4411588_7_f5bb_bebe-kangourou-a-l-hopital-albert-royer_0f825b79f6a083936476ae7ac455e667.jpg
Le Sénégal a réduit le taux de mortalité et de morbidité infanto-juvénile et maternel de 121 à 65 pour cent sur une période de neuf ans, a déclaré lundi à Dakar le directeur général de la Santé, Papa Amadou Diake.
'Entre 2005 et 2013, la mortalité infanto-juvénile est passée de 121 à 65 décès pour mille naissances vivantes. Des progrès importants ont certes été réalisés, mais il reste beaucoup à faire car une seule vie d'enfant perdue est intolérable', a-t-il dit.
Soulignant que les dernières enquêtes révèlent qu'en moyenne 93 enfants meurent tous les jours au Sénégal, alors que des interventions efficaces et peu coûteuses existent, M. Diake a soutenu que le défi reste l'information sur les services de soins, ainsi que l'accessibilité, l'utilisation de ces services de soins.
A cet effet, il a indiqué que le ministère de la Santé et de l'Action sociale s'efforce à garantir l'offre de soins de qualité le plus proche possible des populations et en assurer l'accessibilité financière, estimant que 'l'heure est à l'action et à l'accélération'.
L'initiative du ministère est soutenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) et l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).
Selon l'UNICEF, les principales causes de décès des enfants de moins de 5 ans sont le paludisme, la diarhée, les Infections respiratoires aiguës (IRA) et la malnutrition.
Pour éviter ces causes, le Sénégal organise chaque année une Journée survie de l'enfant afin de délivrer de manière équitable un paquet de services comprenant, entre autres, la supplémentation en vitamine A des enfants âgés de 6 à 59 mois, le déparasitage, le dépistage de la malnutrition aiguë et le traitement de la diarrhée.
'Nous voulons protéger davantage les enfants qui constituent l'avenir du pays, car notre objectif est d'atteindre, en 2015, 46 pour cent de taux de mortalité et de morbidité infanto-juvénile. Nous sommes proches du but et pour l'atteindre nous renouvelons notre engagement en répondant à l'appel des enfants', a affirmé M. Diake.
A l'instar des autres pays du monde, le Sénégal s'est engagé à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la réduction de 2/3 de la mortalité infanto-juvénile.
Pana

Dénoncer le racket mène en prison

Un rappeur dénonce le racket policier et risque la prison
image-ppale-bathaillons-blinD.jpg
Lors d’une cérémonie sur la mobilisation contre les drogues jeudi dernier, le 19 juin, dans la banlieue de Dakar, Fou Malade, l’un des rappeurs du groupe Y'en a marre, a dit tout haut devant le ministre de l’Intérieur et devant la directrice générale de la police ce que tout le monde pense tout bas. Et ses propos l’ont conduit tout droit en détention où il risque six mois de prison ferme pour avoir dénoncé le phénomène du racket au sein de la police.
« Avez-vous dit tant qu’on n’aura pas enlevé de la police le racket ? », demande le procureur au début de l’audience du rappeur. « Oui, mais cela n’a jamais été mon intention de blesser qui que ce soit », répond alors Fou Malade à la barre. « C’est outrageant pour les policiers », rétorque le procureur qui demande six mois de prison ferme.
Ces propos ne relèvent pourtant que de la liberté d’expression, s’indignent à leur tour les avocats de la défense qui demandent la relaxe. « C’est totalement disproportionné. Il n’y a pas besoin de le placer sous mandat de dépôt. Sa liberté ne menaçait aucunement l’ordre public. Je pense que ce n’est pas gratuit. Le fait que le parquet requiert six mois fermes contre Malal Talla parce que Malal Talla est un symbole. A travers lui et son mouvement Y'en a marre, on veut peut-être envoyer un message fort pour intimider les citoyens », déclare Me Mame Adama Guèye.
Et c’est choquant pour Fadel Barro, le coordonnateur du groupe Y'a en marre : « Ce qui me choque le plus, c’est aujourd’hui le 23 juin [Mouvement du 23 juin]. Ce n’est pas un jour ordinaire pour nous les démocrates de ce pays. Même l’intention est choquante. Le fait de vouloir emprisonner quelqu’un qui n’a fait que tenir des propos, mais des propos qui, sommes toutes participent à construire notre démocratie, à faire construire notre police, parce qu’au fond, il y a un problème dans la police et il faut le reconnaître. Ce n’est pas en cassant le thermomètre qu’on soigne le malade. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas arrêter la dynamique du peuple sénégalais à aller de l’avant ».
Fou Malade sera fixé sur son sort ce mardi. Le jugement a été mis en délibéré.
Carine Frenk/RFI

24/06/2014

Je dénonce!

Coupure de courant, pénurie d’eau : Qu’est-ce qui marche dans ce pays ?
943232_586949724661161_1732025524_n.jpg
On se demande bien ce qui marche dans ce pays. Si ce ne sont pas les coupures d’électricité devenues récurrentes, ce sont les pénuries d’eau ou encore la connection à internet qui fait des siennes. Depuis quelques semaines, alors que la canicule s’installe progressivement, Dakar et plusieurs localités du pays renouent avec la « vie dans le noir » : la Senelec prive de lumière les usagers du courant électrique, entraînant à l’occasion des coupures d’eau et leurs conséquences sur la santé et l’hygiène des populations.Mais c’est la SDE et la Sones qui inquiètent de par leur mutisme, restées amorphes quand il s’agit de mettre fin au calvaire de ces abonnés obligés de guetter, jusque tard dans la nuit, pour voir une seule goutte d’eau couler du robinet.
Plusieurs quartiers de Thiès se sont habitués à l’image des ces femmes et enfants munis de gourdes, de seaux, de bassines et autres récipients, parcourant les rues à la recherche du liquide précieux. Pourtant leurs zones d’habitation est couverte par le réseau SDE-Sones, mais voilà bien des années le scénario reste le même. L’eau ne coule toujours pas du robinet, sinon au compte-gouttes. Dernièrement ce phénomène s’est étendu à plusieurs quartiers de Dakar, au point de nécessiter un SOS, en direct, dans une émission de télévision.Alors que la campagne électorale bat son plein, aucun candidat ne parle ni n’est interpellé sur ces manquements notoires.
Ces problèmes concrets que rencontrent les populations au quotidien, n’existeraient si l’on se réfère au débat politique miné par la violence, les invectives en lieu et place des préoccupations réelles des électeurs, qui n’en demandent pas moins à ces grandes sociétés qui se font des milliards sur le dos des abonnés ou usagers, c’est selon, de faire un effort et leur garantir un service de qualité.Comment parler d’émergence lorsque des éléments vitaux comme l’eau nécessaire à l’hygiène de vie et l’électricité manquent de manière cruelle ? A quoi servent les associations de consommateurs que l’on n’entend pratiquement pas sur ces manquements graves qui ont fini d’indisposer usagers ou abonnés ? Autant d’interrogations qui interpellent : on a tous en mémoire les émeutes de l’eau en septembre dernier à Dakar, et celle de l’électricité qui avaient envoyé dans la rue, le 27 juin 2011, plusieurs milliers de Sénégalais…
Seneweb

Renfort pour la Casamance

Liaison maritime Dakar-Ziguinchor : Le bateau fret « Diogué » de 2.155 tonnes mis en service
bateau diogue.jpg
Un navire cargo multipurpose, d’une capacité de 2.155 tonnes, vient d’être mis en service sur la liaison fluviomaritime Dakar-Ziguinchor pour soulager les opérateurs économiques du Sénégal. Financé par la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) à hauteur de 400 millions de FCfa, le bateau a été réceptionné samedi dernier, à Ziguinchor. C’était en présence du ministre de la Pêche et des Affaires maritime, Ali El Haïdar.
La cérémonie s’est déroulée à la gare maritime, en présence, entre autres, du ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Promotion des valeurs civiques, Benoît Sambou, des directeurs généraux de la Bnde, Thierno Seydou Nourou Sy, du Consortium sénégalais d’activités maritimes, commandant Mactar Fall, et du Conseil sénégalais des chargeurs, Abou Diop, ainsi que de Doudou Ka, administrateur général du Fonds de garanti des investissements prioritaires (Fongip). De nombreux opérateurs économiques venus de tous les coins de la région naturelle de Casamance (régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda) étaient présents pour exprimer leur gratitude au président de la République Macky Sall. « Si nous sommes ici, c’est pour honorer un de ses engagements », a fait remarquer Ali HaÏdar qui a fait du développement de la Casamance, en général et de son désenclavement, en particulier, une « priorité ».
Selon le ministre, le navire cargo « Diogué » répond à un certain nombre d’ambitions. D’abord, celle de renforcer la flotte nationale de commerce pour le leadership dans la sous-région. Ensuite, de désenclaver la région naturelle de Casamance et des régions périphériques, afin d’alléger les difficultés économiques et sociales des populations du Sud du Sénégal. Enfin, la volonté de créer les conditions de promotion et de distribution des productions locales, sources de revenus des populations locales. Le bateau « Diogué » mesure 72 m de long et un tirant d’eau de 4,5 m. Sa capacité est de 2.155 tonnes et il est équipé de 2 grues. Le navire est acquis par le Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama), à hauteur de 400 millions de FCfa, fruit d’un accompagnement de la Bnde et du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec).
Pour M. Haïdar, en investissant dans l’acquisition de cet important moyen naval, le Cosama et ses partenaires ont objectivement compris les enjeux et la vision politique et économique du président de la République Macky Sall qui, rappelle-t-il, a décidé de faire de la Casamance un des pôles de développement économique du Sénégal. Il a expliqué que l’objectif du gouvernement est de faire du secteur de la pêche et des affaires maritimes, un vrai moteur du développement de notre pays.
Le directeur général du Cosama a assuré que le navire fret « Diogué » a déja commencé ses rotations sur la liaison fluviomaritime, Ziguinchor-Dakar samedi dernier à Ziguinchor, avec 500 tonnes de riz, 700 tonnes de ciment, 400 tonnes de matériaux divers que Eiffage va utiliser pour la finition de certains de ses travaux à Carabane et que les rotations dépendront des frets. 
Il a, par ailleurs, annoncé que les deux bateaux, « Aguene » et « Diambogne », sont en construction en Corée et qu’ils vont être livrés sous peu.  « Nous comptons les recevoir au mois de juillet et ils seront opérationnels en juillet-début août. Ils vont être mis sur la ligne Ziguinchor –Dakar, via Kaolack », a-t-il assuré.  Quant aux Dg du Cosec, Abou Diop et de la Bnde, Thierno Seydou Nourou Sy, ils ont promis d’accompagner le gouvernement dans ses efforts de désenclaver totalement la Casamance.
Thièrno Seydou Nourou Sy, directeur général de la Bnde : « La Casamance fait partie des régions stratégiques que nous voulons accompagner »
Grâce à un financement de la Banque nationale pour le développement économique (Bnde) et à la garantie du Cosec que le Consortium sénégalais d’activités maritimes (Cosama) a pu acquérir le bateau fret, Diogué ». A l’issue de la cérémonie de réception de ce navire cargo multipurpose de 2.155 tonnes, samedi dernier à Ziguinchor, le directeur général de cette banque, M. Thierno Seydou Nourou Sy revient ici sur les raisons qui ont poussé sa banque à financer le projet d’acquisition de ce bateau cargo.
M. le directeur général de la Bnde. Quel est le sentiment qui vous anime, après la réception de ce navire cargo qui vient d’être mis en service sur la liaison maritime Dakar-Ziguinchor ?
Je tiens à rappeler que la Bnde a une ambition pour la Casamance. Parce que tout simplement, en plus des autres régions du Sénégal, elle a une particularité. C’est une région qui regorge de potentialités qui peuvent nourrir le Sénégal. Si l’on arrive à régler son problème d’enclavement, je pense que son développement se fera de manière harmonieuse. A l’instar donc des autres régions, comme nous sommes en train de le faire au niveau de la Vallée et du Centre, la Casamance fait partie des régions stratégiques que nous voulons accompagner. Parce que c’est un marché à fort potentiel. Nous avons identifié les secteurs d’activités sur lesquels, nous pouvons intervenir. Aujourd’hui, nous intervenons d’abord, pour permettre aux opérateurs économiques évoluant en Casamance de trouver les canaux de distribution nécessaires à leurs produits. Et le financement du bateau fret, « Diogué », a été une opportunité que nous saluons. Nous remercions vivement la direction générale de Cosama et celle tdu Cosec qui ont eu cette initiative de mettre en place cet outil de transport maritime. Cet outil de transport fait partie des visions du président de la République, Macky Sall. Puisque la Casamance est une préoccupation réelle qu’il veut vraiment régler. Et nous pensons que, si le problème économique de la Casamance est solutionné, il n’y aura plus de problème dans cette région méridionale du Sénégal. Les autorités sont en train de s’y atteler. Et nous, en tant qu’instrument financier, nous accompagnerons les opérateurs économiques qui vont investir dans le développement économique de la Casamance.
Quels sont les avantages que votre banque entend offrir aux acteurs économiques de la Casamance, en finançant l’achat du bateau fret ?
Ce bateau que nous venons de financer et qui a une capacité de 2.155 tonnes, va permettre, d’abord aux opérateurs économiques, qui sont à Dakar et qui avaient des problèmes pour acheminer des produits à Ziguinchor, à Bissau et dans les autres villes limitrophes, de le faire sans perte. Il va donner également la possibilité aux opérateurs économiques de la région de Ziguinchor notamment, d’acheminer leurs produits au Nord du Sénégal. Aujourd’hui, il n’est plus question qu’on dise que tel produit périssable est resté au port sans être transporté, parce que nous commençons à avoir des outils pour le faire. Et le bateau fret, « Diogué », fait partie d’une phase première d’une vision, qui a été déclinée par la direction générale de Cosama et le Cosec. Cette vision, c’est d’augmenter la flotte afin de contenir le besoin de fret qu’il y a. Ce besoin est très important, et nous pensons, qu’avec le désenclavement économique de la Casamance, les opérateurs auront plus de courage de produire. Parce que pour avoir le courage de produire, il faut avoir des débouchées et vendre. Et là, ils auront le marché avec eux.  Au Sénégal, le besoin est énorme. Il n’y a pas que Dakar, qui est peut-être une plateforme. Mais, il y a les autres régions qui ont besoin des produits de la Casamance. Je sais que la vision de Cosama va au-delà du trajet Dakar – Ziguinchor et concerne même les autres villes côtières du Sénégal. Cela va donner l’opportunité de créer un hub à Dakar, permettant de desservir l’ensemble des opérateurs économiques des autres zones. C’est notre rôle. Parce que la Bnde est une banque nationale pour le développement qui a été créée par les autorités pour accompagner une vision stratégique de développement.  « Nous sommes là effectivement pour les acteurs économiques. Cela, les actionnaires et administrateurs de la Bnde l’ont compris. Je salue leur soutien parce que, c’est grâce à eux que nous avons pu faire cette opération qui a consisté à aider le Cosama à acquérir le navire cargo, « Diogué ». Ils ont compris que l’Etat a besoin d’être accompagné sur sa vision stratégique. Et la Bnde le fait.
Moussa SADIO/Lesoleil

Saint Louis est en deuil

Disparition d’un monument de la Culture à Saint-Louis : Le professeur Charles Camara s’est éteint ce lundi
arton1773.jpg
Saint-Louis, la ville tricentenaire, le Sénégal, l’Afrique, le monde de la Culture en général, viennent d’enregistrer une grosse perte avec la disparition du professeur Charles Camara, un éminent homme de Lettres et pilier de la Culture à Saint-Louis.
Selon nos confrères de Ndarinfo.com qui relaient l’information, Charles Camara a été emporté par un malaise au service de cardiologie de l’hôpital régional de Saint-Louis.
« Il était sur tous les fronts culturels », leur a confié tout à l’heure Moustapha N'diaye, le directeur du centre culturel régional qui magnifie, la générosité, la disponibilité et l’humanisme de celui que nous appelions tous affectueusement « Charles ».
« Charles était un véritable ami pour moi, pour lequel j'avais une réelle admiration, à cause de sa disponibilité pour la culture. Il faisait partie des piliers de l'émission IMPRESSIONS, et avait déjà préparé de nombreuses lectures, destinées à être présentées aux téléspectateurs » témoigne notre confrère et non moins féru de lettres, Sada Kâne dans sa page Facebook.
Critique littéraire, Maître du verbe, grand francophile, Charles Camara était professeur de Lettres au prytanée militaire Charles Ntchororé de Saint-Louis. Président du Festival Duo Solo, Charles fait partie des pionniers du Festival de jazz de Saint-Louis, son activisme et son engagement pour la promotion de la culture à Saint-Louis n'avaient pas de frontières et faisaient de lui un monument culturel, témoignent nos confrères du nord.
Dakaractu se joint à cette douleur qui frappe sa famille, le Sénégal dans son ensemble et le monde de la culture. Que la terre lui soit légère et le paradis sa demeure.
Dakaractu

23/06/2014

Promesses électorales à Saly

Une candidate de Saly/Mbour prône un tourisme profitable aux locaux
artoff130074.jpg
Néné Gagnesiry Daff Camara, investie en cinquième position sur la liste proportionnelle de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY) dans la commune de Saly-Portudal (Mbour), a promis, en cas de victoire, de faire en sorte que le tourisme, qui occupe une place importante dans la zone, soit profitable aux populations locales.
‘’Je suis une professionnelle du tourisme qui vit dans la commune de Saly-Portudal, mais le constat le plus unanime est que les populations locales ne profitent pas des retombées du tourisme'', a-t-elle dit.
''Certes, tout le monde ne peut pas travailler dans les hôtels, mais il faut créer un environnement favorable à une bonne implication des populations dans les activités touristiques et d’en tirer profit. Nous qui réclamons les suffrages des populations de Saly, en cas de victoire, devons faire en sorte que celles-ci sentent l’importance du tourisme dans leur développement économique et social’’, a déclaré Néné Daff Camara.
Elle s’exprimait samedi, lors d’un meeting de mobilisation, d’information et de formation de leurs militants en perspectives des élections locales de dimanche prochain. Elle est le chef de service régional du tourisme de Fatick (centre).
‘’Nous sommes dans une coalition qui regorge des hommes et des femmes de valeur, qui ont les compétences requises pour gérer la commune de Saly, en cas de victoire de notre liste. Nous jugeons inadmissible qu’une commune de la trempe de Saly-Portudal, qui a un budget annuel de 1,600 milliard de francs CFA, soit dirigée par un analphabète'', a dit Mme Camara.
''C’est pourquoi nous nous sommes réunis en coalition pour apporter notre expérience et notre expertise pour diriger de façon très participative avec une très forte implication des populations locales’’, a lancé Mme Camara, membre de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir).
ADE/AD/APS

Pour un Joal propre!

Joal-Fadiouth se débarasse de ses saletés
plage-poluee4-1.jpg
La commune de Joal-Fadiouth veut se départir de cette étiquette de «commune très sale» qui lui colle à la peau. C’est pourquoi elle mise sur l’éducation environnementale pour se débarrasser des ordures qui pullulent dans le périmètre communal. A l’entrée de cette commune, c’est des tas d’immondices qui meublent le décor et influent sur la qualité de l’air qui est loin d’être des meilleurs. C’est dans ce cadre qu’une journée, «Joal sans déchets», a été organisée samedi dernier par Enda énergie, Wetlands international et Jve/Sénégal.
Une initiative qui entre dans le projet Gestion intégrée des zones côtières (Gizc) de la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec), dont l’objectif est de promouvoir la participation citoyenne inclusive des populations dans la gestion responsable de la zone littorale de la commune.
Selon Aïssatou Diouf, chargée de la communication d’Enda énergie, cette journée a pour objectif de promouvoir la lutte contre l’insalubrité à Joal, notamment à la sensibilisation des élèves, des encadreurs et parents d’élèves et des femmes sur les comportements éco-responsables.
Pour une meilleure promotion de l’écocitoyenneté dès le bas âge, un concours dénommé «Eco-école» a été lancé au niveau de sept écoles de Joal-Fadiouth. Elle explique : «Pour qu’on puisse prendre soin de notre environnement, il faut sensibiliser les plus jeunes. C’est pourquoi nous avons lancé ce concours au niveau de 7 écoles de la commune de Joal Fadiouth sur la gestion des déchets au niveau de l’école, les emmener à faire le tri sélectif des déchets, à initier des projets d’école portés par les élèves. Nous avons pu faire le tour de ces écoles pour voir que depuis qu’ils ont été formés sur la gestion des ordures, sur le tri sélectif des déchets, ces élèves ont commencé à trier avec les moyens du bord, à balayer tous les jours, à mieux gérer les déchets au niveau des écoles.»
Ainsi, ces écoles ont été récompensées : elles ont reçu du matériel de nettoiement et des poubelles. L’effet recherché, c’est de pérenniser le processus «pour qu’ils puissent continuer à prendre soin de leur école au quotidien. Nous sommes convaincus que l’éducation relative à l’environnement est importante», a précisé Aïssatou Diouf.
Une démarche bien accueillie par la commune dans la mesure où le chargé des questions d’environnement, santé et coopéra­tion, Pierre Dioh, se félicite de cette initiative qui, selon lui, entre en droite ligne de la politique qu’elle mène dans ces domaines. «Nous avons entrepris d’introduire dans les curricula des élèves de Joal-Fadiouth l’éducation à l’environnement. Nous avons un prospectus qui va sortir et qui sera appliqué aux élèves», a indiqué M. Dioh
Pour débarrasser Joal-Fadiouth de ses ordures, le projet de Gestion intégrée des zones côtières, conscient que cette commune ne dispose plus d’espace pour accueillir des déchets, est en train de chercher des places où stocker les déchets. «Nous allons essayer de travailler sur l’intercommunalité, faire en sorte que Mbour et Joal puissent signer une charte intercommunale pour que Mbour puisse accueillir les déchets de Joal, mais en retour, que Joal puisse offrir d’autres avantages à Mbour. Nous y travaillons et je crois qu’on va y arriver», a rassuré la chargée de communication d’Enda énergie.
lequotidien.sn/Alioune Badara CISS

Fête de la musique

Fête de la musique au pays du ‘’Mbalax’’ : Après l’euphorie, zoom sur les références, les précurseurs et…les écueils
gal-2183894.jpg
Au Sénégal, pays du « mbalax » où la musique est diversement appréciée, le 21 Juin est très vite devenu une date phare, qui assiste à l’euphorie de milliers de spectateurs jubilant devant les prestations gratuites de différents artistes sur les places publiques. Sur les chaines de télévision et les ondes de la radio, la fête est partout présente et célébrée avec grande générosité. Ce qui a encore été le cas hier soir, partout dans Dakar.
La musique, en particulier notre m'balax national, fait danser, voire vibrer, et crée un lien d’une extrême intensité entre l’artiste et le public qui l’adore et l’adule. Dans l’entendement populaire de ce dernier, la musique est synonyme de monde merveilleux de paillettes où ceux qui la pratiquent nagent dans le plus grand bonheur.
Les nouveaux talents
Sous nos cieux, Youssou N'dour, roi incontesté du m'balax, reste l’exemple phare de la réussite musicale, avec une reconnaissance et une influence planétaires.
Au fil des années, de jeunes talents ont fait leur apparition et dans bien des cas, ont connu un succès prodigieux qui leur a ouvert les portes du devant de la scène musicale sénégalaise. Parmi ces derniers figurent en bonne place le leader de la génération consciente, Pape Diouf, Titi, Abdou Guitté Seck, Queen Biz, Adiouza, Aida Samb, Wally Ballago Seck. Le fils de Thione, par un succès particulièrement retentissant, s’est imposé dans l’arène du m'balax où il s’est dernièrement taillé le sobriquet de « phénomène de la musique sénégalaise ».
Ces références qu'on devrait célébrer plus souvent…
Cependant, ces quelques étoiles ou points lumineux ne sauraient réussir à cacher la vaste pénombre qui entoure la musique sénégalaise. En effet, en plus des difficultés patentes auxquels sont confrontés quotidiennement nos musiciens (le piratage, le manque d’aide et d’accès de la part de l’Etat,…),  l’on assiste chaque jour à la décadence d’artistes littéralement « enterrés vivant » et qui pourtant, ont fait les plus beaux jours de la musique sénégalaise.
Omar Pène (qui serait invalide), Ismaël Lo, Cheikh N'diguel Lô, Souleymane Faye, le Lemzo Diamono, Kiné Lam, Soda Mama Fall, Khar M'baye Madiaga, les frères Touré Kunda, Ouza, ont pour la plupart totalement disparu de la scène musicale.
Les générations passent et se remplacent, c’est la loi de la vie, nous dira peut-être Fallou Dieng, qui parle de « Momé vent », lui dont la génération est sur le point d’être mise hors-jeu par la jeune vague montante des Wally Seck et autres, qui enflamment les foules.
Ces précurseurs que la musique ne fête pas…
Mais les malheureux de l’histoire musicale sénégalaise, ceux qu’on pourrait considérer comme les plus malchanceux, sont ceux-là aux talents multidimensionnels, qui ont bercé l’enfance de milliers de Sénégalais, ont dédié une existence entière à la musique sans en être gratifiés en retour, certains ayant fini leurs jours dans des conditions déplorables. On peut citer respectueusement N'diaga M'baye, Labah Sosseh, Seydina Insa Wade, Yandé Codou Sène, N'dèye Marie N'diaye Gawlo, Madiodio Gningue, Pape M'boup disparu récemment. La liste ne saurait être exhaustive.
Ces conditions difficiles de fin d'existence que l’artiste Aïda Samb déplore…
La musique fut atteinte jusque dans sa dignité à chaque fois que la presse fit état d’un artiste souffrant d’une maladie grave et qui n’avait aucune ressource financière pour se soigner. Et certains sont malheureusement disparus dans ces conditions de souffrance atroce sans recevoir la moindre aide, l’Etat faisant le plus souvent la sourde oreille. Aïda Samb du reste, regrette amèrement cette situation : « on voit chaque jour des chanteurs qui ont été très célèbres en leur  temps et qui ont connu des fins de vie difficiles, obligés de quémander çà et là pour se soigner…. ».
Ce triste sort est commun à de nombreux artistes, musiciens comme comédiens, qui une fois descendus de la scène, subissent les affres de coûteuses maladies.
La musique ne nourrit pas son homme, comme l’affirme Queen Biz ? On serait forcé de le croire, vu les conditions désastreuses dans lesquelles s’éteignent des voix qui ont fait intensément vibrer les mélomanes sénégalais.
Aussi, en ce jour où la musique est célébrée partout dans le monde, rendons un vibrant hommage à ces voix éteintes qui ont fait les plus beaux jours de la musique sénégalaise, avant de nous quitter dans des conditions particulièrement difficiles...
Dakaractu

Violences avant les élections

Deux maisons d 'un député incendiés par des disciples d'un guide religieux à Touba
incendie-640x360.jpg
Deux maisons, une boulangerie et une voiture 4X4 appartenant au député Moustapha Cissé Lô de la majorité parlementaire, Benno Bokk Yakaar (au pouvoir) ont été incendiés vendredi soir, à Touba (194 km de Dakar, centre) par des disciples d’un Guide religieux de la confrérie mouride Serigne Abdou Fatah Mbacké.
Les disciples de Serigne Abdou Fatah réagissaient ainsi contre des propos jugés irrévérencieux que le député aurait tenus à l'endroit de leur marabout.
Selon la presse locale de ce samedi, la gendarmerie aurait exfiltré la famille du député pour l'évacuer à Dakar, la capitale.
Voici quelques titres proposés par la presse sénégalaise sur cette affaire : «Cissé Lô en danger à Touba. Un de ses proches gravement blessé. Sa famille évacuée» ; «Des vandales flinguent El Pistolero», «Cissé Lô échappe à la lapidation» ; «Touba détruit Moustapha Cissé Lô».
La cellule de communication de Moustapha Cissé Lô surnommé ‘'El Pistolero'' a réagi a cette affaire pour qualifier de « faux » le document sonore censé être un enregistrement de l'honorable député Moustapha Cissé Lô emettant des propos désobligeants envers Serigne Abdou Fatah Mbacké Ibn Serigne Fallou qui a été posté par certains sites d'information de la place.
« Nous avions décidé de l'ignorer pour ne pas rentrer dans le jeu de son commanditaire. Après mûre réflexion, nous avons finalement choisi de rétablir la vérité au sujet de cet enregistrement », selon la source.
Icilome

21/06/2014

Bill Gates explore le Sénégal

La Fondation Bill et Melinda Gates explore le terrain sénégalais
Bill_et_Melinda_Gates.jpg
Une délégation de la Fondation Billet Melinda Gates a déclaré avoir évoqué, vendredi à Dakar, plusieurs questions dont l’énergie, les accords de coopération et d’investissements au Sénégal avec le Premier ministre, du Sénégal Aminata Touré.
‘’Nous avons parlé des accords de coopération et d’investissements de la Fondation Bill et Melinda Gates au Sénégal et aussi de notre projet innovateur qui s’appelle l’omniprocesseur consistant à utiliser les déchets pour l’agriculture’’, a expliqué Pape Sarr qui parlait au nom de la délégation.
Ce projet sur le vidange va fournir des intrants pour l’agriculture à Dakar et en milieu rural’’, a-t-il expliqué, précisant que le Sénégal sera le premier pays à bénéficier de ce programme.
La Fondation Bill et Melinda Gates a également abordé avec le Premier ministre d’autres partenariats notamment celui avec l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).
‘’Nous appuyons le gouvernement sénégalais depuis 2009 dans le cadre de la prévention de l’identification des zones inondées dans la banlieue de Dakar surtout à Pikine’’, a soutenu Pape Sarr.
Abordant le volet énergétique, M. Sarr a indiqué que ‘’c’est un projet en phase test et le premier outil sera déployé à Dakar, soit dans la zone urbaine soit dans la zone des Niayes.’’
Il ajoute : ‘’la délégation est entrain d’étudier le volet technique avec l’ONAS si, la technologie s’adapte à la condition climatique du pays, elle sera déployer en milieu rural.’’
SDI/AD/APS

20/06/2014

Contrôle Technique des Véhicules Automobiles

La bonne nouvelle pour les automobilistes …

ane-foin-peugeot-405.JPG
L’assainissement du parc automobile du Sénégal fait parti de la mission  du Ministère des Transports terrestres, des Transports ferroviaires et de l’Aménagement du territoire à travers sa Cellule de Contrôle Technique des Véhicules Automobiles (CCTVA).
Le contrôle technique périodique des véhicules est une obligation pour tout propriétaire de véhicules à moteur ayant au moins quatre roues, d'un poids inférieur ou égal à 3,5 tonnes, conçus et construits pour le transport de personnes  ou de marchandises.
Au Sénégal les automobilistes ont obligation de procéder tous les ans à la visite technique de leur véhicule ce qui constitue un véritable calvaire pour ces derniers au vu du nombre important de véhicules à moteur au Sénégal.
Certains automobilistes n’hésitent pas à passer la nuit au centre de contrôle technique pour faire parti des premiers à passer devant une longue file d’attente.
Un nouveau système de prise de rendez a été mis en place afin de régler le « casse-tête » infernal des visites techniques automobiles au niveau du Centre de Contrôle Technique des véhicules Automobiles de Hann.
Désormais les automobilistes pourront obtenir facilement un rendez vous et venir tranquillement s'acquitter de leur  visite technique sans être obligés de se rendre sur place,  où de passer la nuit à la belle étoile.
Le 88 628 10 10 est le numéro qui a été instauré pour prendre un rendez-vous et se rendre directement au centre de contrôle technique des véhicules automobiles pour accomplir leurs obligations de citoyens responsables.
Seneweb

Canal de délestage à l’embouchure du fleuve

Cette brèche qui menace la survie de Ndar
unnamed.jpg
Ouvert depuis 2003, sous le pilotage du régime libéral, le canal de délestage communément appelé « brèche » de Saint-Louis n'en a pas fini de hanter le sommeil de milliers de populations de pêcheurs. Creusé pour préserver la ville des inondations, elle a rayé des villages de la carte de la ville, en une dizaine d'années d'existence, perturbé des activités économiques comme la pêche et le tourisme, tout en faisant plus de 215 victimes...Zoom sur un canal objet de préoccupation des populations mais également centre d'intérêt de premier choix des prétendants au fauteuil de maire de Ndar.
Me Alioune Badara Cissé, l’ancien ministre d’Etat de Macky Sall, en compétition pour le fauteuil de maire à Saint-Louis, est décidé à relooker foncièrement le visage de Saint-Louis en cas d’élection à la tête de la ville. Pour autant, le leader de la coalition « Deuk bi rek» et ex-coordonnateur de l’Apr avant sa brouille avec le chef de l’Etat, a invité les populations à une sorte d’«insurrection démocratique » pour changer le destin de Saint-Louis. Dévoilant ainsi son programme de ville hier, mardi, à l’occasion de sa réception par la section locale du Forum civil, ABC  a fait part de son intention d’initier un certain nombre de projets structurants pour booster l’émergence socioéconomique de la ville tricentenaire. Parmi ces initiatives, on note l’érection d’un marché municipal, d’une piscine olympique, d’un dojo en hommage à Mbaye Boye, le défunt promoteur du Gala international de judo de Saint-Louis, voire la construction d’un stadium de basket baptisé Feu Mbaye Guèye, ancien coach de l’équipe nationale de basket.
Le chef de file de la coalition « Deuk bi rek » qui  prône un projet de gouvernance inclusive axée sur la transparence et  l’engagement n’en est pas resté là. «Nous allons créer un grand marché des légumes à Saint-Louis à l’image de Diaobé et réaménager les berges du fleuve. Nous ferons de cette ville un pôle de la volaille et des produits dérivés», a-t-il annoncé avant de faire part de sa volonté de créer, dès son accession à la magistrature locale, une promenade des Saint-Louisiens en mettant à profit plusieurs espaces «sans nuire à la mangrove».
Me Alioune Badara Cissé qui s’est engagé par ailleurs  à ne pas faire de cumul de mandat, en cas d’élection, a plaidé pour un redécoupage territorial de la commune de Saint-Louis afin de donner plus de réserve foncière à la ville. «Il faut que Saint-Louis se réconcilie avec son arrière-pays», a-t-il indiqué avant de conclure en balançant des pavés dans la mare de l’Apr et de …Macky Sall. « On peut nous imposer un candidat, mais on ne peut pas nous forcer un maire», a-t-il fait savoir dans une critique à peine voilée contre le soutien « familial » de la candidature de Mansour Faye, porte drapeau de Bennoo Bokk Yaakaar à Saint-Louis.
Moctar DIENG/Susonline

On vole la Sénélec...

Le vol d’électricité a fait perdre 89 milliards en 4 ans
électricité.jpg
La révélation a été faite par le Directeur Général de la Senelec, Pape Dieng devant les caméras de la télévision nationale RTS1. C’était à l’occasion d’une rencontre ce jour pour plancher sur la situation de l’électricité au Sénégal.
Le préjudice causé par le vol de courant est donc énorme. Et, la société nationale compte apporter des correctifs à ce niveau.
Le DG a avancé l’idée d’une installation de compteurs intelligents pour avoir une vision en temps réel de la consommation des clients.
Seneweb

Sexualité des jeunes filles

20% des filles du Sénégal ont eu un rapport charnel avant l’âge de 20 ans
jeune-fille-en-pleurs.jpg
C’est Kati Tiao chargé du programme ASK Sénégal qui en a fait la révélation, hier. “Il y a toujours des tabous autour de la sexualité. Ce qui fait que beaucoup de personnes ne veulent pas parler aux jeunes sur des sujets portant sur les rapports sexuels. Mais nous savons que près de 20% des filles ont déjà fait des rapports sexuels avant l’âge de 20 ans”, révèle la coordinatrice nationale du programme ASK. Pour boucler l’année scolaire, la fondation africaine pour la recherche et la médecine a organisé une caravane et a sillonné les artères de la capitale de la Petite Côte.
Xalima news/EnQuête

Fatwa anti homos

Croisade contre les homosexuels
eca878a6d9ddf63d09c021fb566ef6ab.jpg
Les Mbacké-Mbacké lancent une Fatwa à Saly
La dépravation des mœurs a atteint son summum sur la station balnéaire de la Petite Côte. Pour combattre ce mal, des petits-fils de Serigne Touba, résident à Mbour relance le combat contre les homosexuels qui polluent l’atmosphère de cette zone économique. Les Mbacké-Macké qui étaient en conférence de presse ont, par la voix de Serigne Mamoune Mbacké, interpellés les autorités étatiques sur l’urgence d’arrêter ces déviants avant que la colère divine de s’abatte sur le Sénégal. Parce que, révèlent les marabouts, les lieux de déviance des homosexuels augmentent de manière exponentielle dans toute la localité de Saly Portudal. Ce depuis que le combat a été allégé entre 2009 à ce jour. Les jeunes marabouts ont, sur un autre registre, dénoncé la situation chaotique des paysans dans le monde rural et le bradage des ressources halieutiques.
Ledakarois.net

19/06/2014

Invasion hollandaise attendue...

2000 touristes hollandais attendus au Sénégal
public-hollandais_full_diapos_large copier.jpg
Deux mille touristes hollandais sont attendus au Sénégal cette année, a indiqué l’ambassadeur des Pays-Bas, Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, précisant que ce total pourrait être porté à 4.000 en 2015."Cette année, 2.000 touristes hollandais vont venir au Sénégal et nous espérons qu'ils seront 4.000 l'année prochaine. En deux ans, nous allons passer de 50 touristes à 4.000 par an", a-t-il déclaré, dans un entretien paru dans le dernier numéro de l'hebdomadaire sénégalais Nouvel Horizon. "Avec la crise égyptienne faisant que bon nombre de tours opérateurs étaient à la recherche de nouveaux débouchés, nous avons travaillé à attirer les touristes vers la destination Sénégal. Depuis l'année dernière, il y a un vol hebdomadaire Dakar-Amsterdam.
Cet hiver, il y aura deux vols", a-t-il dit. "A mon arrivée ici en 2012, j'étais étonné par le nombre insignifiant de touristes néerlandais venant au Sénégal. A cette époque, dit-il, il y avait 17.000 touristes néerlandais qui arrivaient par an en Gambie, 12.000 au Cap-Vert et 40 ou 50 au Sénégal". Le Sénégal était invité, en janvier dernier, à l'édition 2014 du Vakantiebeurs (le Salon des vacances d'Utrecht), une ville située à quelques dizaines de kilomètres d'Amsterdam, la capitale des Pays-Bas. Selon le ministère sénégalais du Tourisme et des Transports aériens Oumar Guèye, conduisant la délégation sénégalaise, des efforts ont été faits par ses services pour réduire la taxe aéroportuaire et soutenir la promotion de la destination Sénégal aux Pays-Bas. A cette occasion, M. Guèye déclarait que les Pays-Bas avait manifesté leur désir de développer le tourisme au Sénégal. Il revient donc à Dakar de développer des stratégies marketing vis-à-vis des tour-opérateurs et des agences de voyage pour faire en sorte que parmi les destinations des vacanciers (néerlandais), le Sénégal puisse occuper une place importante et capter sa part de marché
Seneweb

Foot 1 - Elections 0

Captivés par le Mondial 2014, ils en oublient les élections
Télé.jpg
Au Sénégal, tout le monde suit la Coupe du Monde et délaisse la campagne pour les élections qui se déroule en ce moment.
Le monde entier est en ce moment rivé sur son écran pour suivre avec passion les matches de la 20e édition de la Coupe du monde de Football au Brésil. Les sénégalais, connus pour être particulièrement adeptes de ce sport, ne font pas exception.
Même si leur pays n’est pas qualifié pour la compétition, ils se plaisent à supporter les autres équipes africaines qualifiées, notamment la Côte d’Ivoire, seule équipe africaine victorieuse après les premiers matches et pays voisin du Sénégal.
Un entrain tel, que les sénégalais en oublient les élections locales qui se préparent dans leur pays et auront lieu à partir du 29 juin prochain. Les meetings sont boycottés au profit des matches rediffusés à la télévision et les politiciens en viennent à organiser leurs rencontres en fonction des horaires des matches afin d’être certains de la présence des militants.
Les sénégalais interrogés se justifient sur leur préférence. Pour beaucoup d’entre eux, les hommes politiques ne tiennent pas compte des vraies priorités du pays et ont tendance à ne pas tenir leurs engagements. Ainsi, ils préfèrent suivre un événement mondial dont ils sont certains qu’il tiendra ses promesses.
Afriquinfos

Karim Wade blanchi par la France

La plainte contre Karim Wade classée sans suite en France - L'État du Sénégal dans tous ses états
dyn002_original_500_361_jpeg_2520752_a1afffa713461f42219321f08ae5a7b3.2.jpg
Comme un coup de tonnerre dans un ciel serein, l'annonce du classement sans suite de la plainte déposée par le Sénégal contre Karim Wade, en France, a mis dans tous leurs états les plus hautes autorités du pays, renseigne « EnQuête ».
Selon ce journal, le Palais est « choqué » de n'apprendre cette information qu'à travers la presse française. Et en haut lieu, on ne peut pas comprendre que la France n'ait pas saisi officiellement le Sénégal pour l'informer. En effet, ce sont les avocats de Karim Wade, en conférence de presse hier, à Paris, qui ont donné la nouvelle aussitôt relayée par les médias français.
« La France aurait pu faire comme le Luxembourg, Singapour ou Monaco et passer par les canaux adéquats », se plaint-on au niveau de l’État. L’interlocuteur du journal de rappeler que le Luxembourg avait bien informé le Sénégal que Karim Wade y avait contracté, avec sa nationalité française, une assurance vie de 882 000 dollars (441 millions CFA). De même, ajoute la source, Monaco en avait fait de même relativement à un compte que Karim n'avait pas déclaré. Et que, plus récemment, c'est Singapour qui renseignait l’État sur ce compte attribué à Karim et où dormaient 45 milliards CFA. Donc, conclut l’interlocuteur, pour l’État, ce procédé cavalier et non diplomatique ne cache-t-il pas une volonté de la France de protéger un citoyen français ? L’État voit derrière tout cela une manière de blanchir Karim Wade sur le dossier français, alors que les enquêtes se poursuivent. Aussi, l’État n'écarte pas l'idée de saisir les autorités françaises compétentes pour dénoncer ce parti pris flagrant.
Dakaractu

18/06/2014

Mbour à l'heure des charrettes et calèches

Une économie au sabot
DSC07241.JPG
La ville de Mbour, compte tenu de sa démographie galopante, est confrontée à un véritable problème de transport. À côté des ''taxis clandos'', les calèches et charrettes constituent une alternative aussi bien pour le transport en commun que pour celui du poisson. En plus de faire partie du décor, depuis des décennies, elles facilitent le déplacement des personnes et de leurs biens. Aujourd’hui, une économie toute entière s'est développée autour de l'exploitation du cheval. Mais, c'est sans compter avec les autorités municipales qui veulent les faire disparaître du décor.
C'est le petit matin, les chants des coqs résonnent dans les quartiers périphériques de Mbour Sérère et de la Zone Sonatel. Les gens commencent à vaquer à leurs occupations. Leur destination reste le centre-ville. D'aucuns rejoignent leurs ateliers, d'autres vont au marché ou au port. Le charretier Ngor Sène, à l'instar de ses compatriotes, s'apprête à  vivre une autre journée de dur labeur. Sa calèche, communément appelée «làngàl» a été spécialement aménagée pour transporter une dizaine de personnes. Une fois apprêtée, il s'en va à la recherche de clients.
Le cocher et l'animal se comprennent à merveille. «Lorsqu’on a un animal de somme, il faut l’élever d'une manière spécifique. Chaque geste a un sens», renseigne-t-il. Pourtant les gestes ne suffisent pas, car Sène emploie un ensemble de mots, souvent d’onomatopées qui font que le cheval avance vite, ralentit ou s'arrête.
A cette heure matinale, le cocher se dirige vers l’arrêt de Mbour sérère souf (un quartier périphérique de la ville de Mbour). ''Marché, marché'', lance-t-il aux passants. Les clients viennent petit à petit. La plupart sont des femmes qui vont au marché pour vendre de la marchandise. Une quinzaine de minutes lui suffisent pour avoir 8 clients. Il décide de partir.  «Même si je n’ai pas encore le nombre, je suis obligé de partir. Il se peut que j’ai la chance d’avoir d’autres clients en cours de route», souligne-t-il. Son espoir n'est pas déçu.
Deux coins de rue plus tard, il rencontre deux clients. Leur loi leur impose 10 clients à bord, en plus du cocher. Avec ce poids, tantôt le cheval trottine, tantôt il va en galop. Comme pour lui donner du courage, le cocher utilise la chicotte, mais d’une manière modérée, ponctuant la marche du cheval de : «tiam ! atia way !). À chaque fois qu’il prononce ces mots, l’animal augmente de vitesse, prouvant la grande complicité entre les « deux amis ».
Arrivé au marché où se trouve l'aire de stationnement des charrettes en provenance de Mbour sérère et de la zone sonatel, tout le monde descend et paie le transport (50 F Cfa). Vu le trajet, le prix du transport est très modique.
Une misère
Pourtant les cochers n’ont pas le choix, car ils sont rudement concurrencés par les ''taxis clandos'' qui pratiquent le prix de 100 F par client. «Il fut un temps, nous avions augmenté le prix de 25 F, mais la clientèle avait boudé. D’année en année, ces Mbourois des quartiers périphériques se contentent des pièces de 50 F», raconte Simon Sall. Pour avoir une autorisation de transporter des clients, chaque charretier verse 30 000 F.
«Il y a de cela 10 ans, l’activité la plus rentable était le transport avec l'aide de calèches'', se rappelle le vieux Ndiaye. Il fallait louer la calèche à partir de 300 F. En plus des bagages, seulement trois personnes pouvaient monter à bord. A côté des ''langal'', il y a les charrettes pour le transport du poisson. Elles font la navette entre le port et Mballing (un village limitrophe de la commune de Mbour, en allant vers Joal). Là, on prépare le poisson fumé.   
Un système financier dense et large
À Mbour, la journée d'un charretier est un saut vers l'inconnu.  À la fin de la journée, il peut se retrouver avec 5000 F. Mais souvent, c’est le marasme. Les plus chanceux ont un contrat de location avec les parents d’élèves. Ils transportent les élèves 4 fois par jour : le matin, à la sortie à midi, l'après-midi et le soir à 17h. Pour ces 4 trajets par jour, le cocher peut empocher 20 000 F, par élève, par mois. Avec le transport de poisson, ils gagnent entre 3 000 à 4 000 F, par voyage. Quand il y a beaucoup de poissons, les charrettes peuvent faire six voyages, entre le quai de pêche et Mballing. Mais, lorsque le poisson se fait rare, ceux qui ont une clientèle fidèle peuvent faire 2 à 3 voyages. Les autres se contentent de raser les murs.
Pourtant, l’existence des charrettes a permis la mise en place d'un système économique très élaboré dans la capitale de la Petite Côte. Les villages environnants (Gagna bougou, Mboulém, carrière, Mballing, Warrang etc.) se sont lancés dans la culture de haricot et d’arachide, pour le foin vendu aux charretiers. Partout, il y a des points de vente d'aliments pour cheval (foin, tourteaux, mil).
Les forgerons se frottent également les mains, en fournissant le fer de sabot et l’armure du cheval. En plus de ces corps de métier, la clientèle fait de l’épargne, en payant un transport à moyen coût. La municipalité aussi y trouve son compte. «Nous payons les taxes municipales à 250 F/j ou 3 500 F/mois. Avec ces centaines de charrettes, c’est beaucoup d’argent que nous mettons dans les caisses de la mairie», renseigne Simon Sall, le vice-président de l’association des charretiers. 
Dans le collimateur de la mairie
Pourtant ces derniers temps, les charretiers sont la cible des agents municipaux. «La mairie nous a déguerpis de notre aire de stationnement habituel», fulmine Simon Sall. «Nous avons beaucoup souffert, car nous étions devenus indésirables. Il a fallu l’intervention de bonnes volontés pour que la mairie nous donne une autre autre aire. Mais notre business est au plus mal. La mairie a installé une gare de taxis-clandos pour nous concurrencer. Nous faisons moins de profit. À Mbour sérère, c’est le marasme. Il n’y a plus de clientèle'', se lamente-t-il.
À Mbour, près de 60% des charretiers n’habitent pas dans la commune. Ils viennent des régions de Fatick, Diourbel et Thiès. Cette année, les récoltes n'ont pas été bonnes, à cause du dernier hivernage calamiteux.  Au village, les greniers sont vides et Mbour est devenu l’eldorado de ces jeunes désespérés qui cherchent de l’argent à envoyer aux familles qui se trouvent dans la campagne.
Tout un programme de campagne: la modernisation des charettes
Les prochaines locales et la course vers la mairie font de la question des charrettes un sujet de campagne. Certains candidats optent pour une modernisation de ces moyens de locomotion. C'est le cas de Mamadou Aïdara Diop de la liste majoritaire de Ngalu. «La ville de Mbour, dit-il, à ses spécificités, telles les villes de Saint Louis et de Rufisque. Il est donc préférable de moderniser ce transport, pour attirer des touristes, que de le liquider».
Il veut que les calèches soient intégrées dans le transport à des fins culturelles et touristiques. Yèrim Mbagnik Diop de la liste majoritaire de l’Alliance pour la citoyenneté est sur la même longueur d'onde. «Sur le plan de la mobilité urbaine, on a un programme de modernisation des charrettes, allant dans le but de les embellir et de les sécuriser'', révèle-t-il. La coalition ALC va plus loin, en présentant les prototypes d’une calèche à 4 places et d'une autre de 6 places.
TROIS QUESTIONS À... ALIOUNE DIOM, RESPONSABLE DE LA VOIRIE DE LA MAIRIE DE MBOUR.
«Les charrettes ne sont pas faites pour transporter des vies humaines»
On accuse les autorités municipales de mettre en place une politique de liquidation des charrettes. Qu’en est-il ?
Parler de liquidation, c’est trop dire. C’est juste le fait que Mbour est une grande ville, un lieu touristique. C'est la raison pour laquelle nous avons mis en place une politique d’amélioration du transport urbain. Nous ne pouvons pas laisser les calèches et les charrettes faire le transport en plein centre-ville. Tôt ou tard, nous allons les faire circuler dans la périphérie, ne serait-ce que pour leur sécurité et pour le décor, parce qu’il est beaucoup plus aisé de prendre un taxi que d’emprunter une charrette. Ces types de charrette ne sont pas faits pour transporter des vies humaines, mais plutôt de la marchandise. Nous sommes conscients que socialement, les cochers sont des responsables de famille, mais nous aurions souhaité qu’ils se limitent dans les zones inaccessibles aux véhicules motorisés.
Vous parlez de zone touristique, or on trouve des calèches dans des villes comme le Québec. Pourquoi la mairie ne pense pas à une modernisation de ce type de transport qui peut contribuer à attirer le tourisme ?
Je pense que la mairie ne serait pas apte à mettre en place ce système de calèches modernes. Ce sont les opérateurs économiques mbourois qui doivent le faire et que la mairie puisse les accompagner. Les opérateurs économiques doivent venir à Mbour, nous proposer un type de calèche qui remplit toutes les normes de sécurité et d'esthétique à même d'attirer la clientèle. Pour l’instant, nous organisons ce transport. Mais le jour où nous allons décider de les faire circuler en dehors de la ville, ceux qui auront ce type de projet seront accompagnés.
Quelle est la contribution financière de la taxe prélevée sur les charrettes ?
Nous souhaitons avoir une organisation plus moderne pour nous adapter au développement de la ville et donner un service adéquat à la population. Les charretiers paient la taxe journalière de 250 F et la mensuelle de 3500 F. Ce qui fait qu’ils contribuent environ à 300 000 F par mois. Mais, la mairie ne peut pas déguerpir immédiatement les charrettes qui contribuent beaucoup au déplacement des Mbourois.
André BAKHOUM/Enquêtes

Senelec branché anti-fraude

Plus de 6 milliards FCFA pour lutter contre la fraude sur l’électricité
fraude-electrique.jpg
La Société nationale d’électricité (SENELEC) va lancer sur la période de 2014-2016 une campagne nationale de lutte contre les pertes non techniques en mettant l’accent sur la fraude, a indiqué, mercredi à Dakar, son directeur général Papa Dieng qui évalue cet investissement à plus de 6 milliards de francs CFA.
‘’Ce programme ambitionne de réduire la fraude ou le vol d’électricité de plus de 70% à l’horizon 2016. Il requiert un investissement de 6,2 milliards CFA et engendra des gains de 28,5 milliards pour la SENELEC et 5,1 milliards en taxes pour l’Etat’’, a-t-il dit, lors du lancement de la campagne de lutte contre le vol d’électricité.
Outre le personnel de la SENELEC, des organisations privées (association de consommateurs, autorités religieuses…), des forces de sécurité prennent part à cet atelier de deux jours.
La fraude sur l’électricité cause un préjudice évalué à près de 9% du chiffre d’affaire de la SENELEC, soit près de 25 milliards de francs CFA. Elle impacte sur la qualité de service, réduit le droit d’accès à l’électricité des populations ,entres autres, rapporte un communiqué remis à la presse.
‘’Pour faire face à cette situation insoutenable pour tous, la SENELEC entend sensibiliser ses agents, les populations et les organisations de la société civile notamment les consuméristes’’, a expliqué Pape Dieng, qui a indiqué que l’Etat entend renforcer les peines pour le délit de fraude d’électricité d’un à cinq ans.
‘’Pour le renforcement du cadre juridique de traitement des vols d’électricité, un projet de loi est en cours d’étude au niveau de l’Etat à savoir, les organisation des structures de contrôle, l’implication des forces de sécurité et la mise en place de pénalités plus dissuasives en cas de fraude’’, a souligné M. Dieng.
Le gouvernement a pris le 7 mai dernier une mesure visant à durcir les sanctions contre le vol d’électricité, pour décourager cette pratique.
Des peines variant entre un an et cinq ans de prison seront infligées aux auteurs des «pratiques consistant à détraquer les compteurs d’électricité ou à opérer des branchements frauduleux», selon le communiqué du conseil des ministres du 7 mai.
La fraude d’électricité a engendré de 2010 à 2013 un manque à gagner cumulé de 89 milliards CFA pourla SENELEC et 16 milliards de taxes pour l’Etat.
Selon le directeur général de la SENELEC, le vol d’électricité participe fortement à la détérioration de la qualité du service de l’électricité en mobilisant 8, 6% de la capacité de production et privant ainsi plus de 135.000 clients d’électricité.
aps/senenewsactu

La fraude au surpoids routier

Transport routier : La surcharge à l’essieu fait perdre au Sénégal 45 milliards de FCfa par an
groundnuts92273_0.jpg
16 stations de contrôle de la charge à l’essieu seront construites
Réceptionnant les clés du poste de pesage de Diamniadio réalisé grâce au partenariat avec l’Uemoa, le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Sagna, a annoncé la construction prochaine de 16 stations de contrôle de la charge à l’essieu.
Le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Sagna, a procédé, hier, à la réception des clefs du poste de pesage de Diamniadio réalisé avec le partenariat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). A cette occasion, il a rappelé le « ferme engagement du Sénégal à tout mettre en œuvre pour protéger notre patrimoine routier ». M. Sagna a annoncé la construction prochaine de 16 postes de contrôle de la charge à l’essieu et du gabarit dont la gestion et la mise en place de brigades mobiles de pèse-essieu.  « Il y va de la promotion des échanges intra-régionaux, de la sécurité des personnes et des biens, de la compétitivité des opérations économiques ainsi que de la rentabilité de l’activité de transporteurs routiers », a dit M. Sagna. « L’application du règlement 14/2005 permettra des avancées décisives en matière de facilitation des transports et de préservation du patrimoine routier de notre pays », a-t-il ajouté. Selon lui, la compétitivité de nos espaces portuaires respectifs ne saurait prospérer en l’absence d’une application généralisée et concomitante du règlement susmentionné dans l’ensemble de l’espace communautaire.
Fatima Sawadogo, représentant-résident de l’Uemoa, a encouragé les autorités sénégalaises à la construction d’autres stations de pesage et à la systématisation des contrôles. Elle estime que  la cérémonie de remise des clefs de la station de pesage de Diamniadio est d’une importance capitale pour son institution car elle permet de sauvegarder les infrastructures, clef de voûte du développement et de l’intégration économique dans l’espace communautaire.
« La qualité des infrastructures impacte sur des secteurs importants comme la santé, l’agriculture, l’éducation, le commerce et l’industrie », a soutenu Mme Sawadogo. Les conséquences de la surcharge à l’essieu ont pour nom : dégradation précoce et accélérée des routes, insécurité routière, coûts de transports élevés, etc. Plus grave, soutient-elle, du fait de la surcharge, des infrastructures conçues pour durer plus de cinq ans n’atteignent pas ce délai. Conséquences : les rares ressources des Etats sont consacrées à l’entretien des routes au détriment des autres pans de l’économie. 
Le poste de pesage  de Diamniadio entre dans l’application du règlement 14 de l’Uemoa relatif au contrôle de la charge à l’essieu et du gabarit des véhicules poids lourd. Elle a coûté 871.759.875 FCfa et est constituée essentiellement de voiries, d’un réseau d’éclairage public, de bureaux, d’équipements informatiques, d’équipements de pesage, etc.
« C’est avec une grande fierté et honneur que nous acceptons la remise des clefs. C’est avec un grand plaisir que nous exploiterons le centre comme nous le faisons avec les autres sur l’ensemble du territoire sénégalais », a soutenu l’administrateur général du concessionnaire Afrique pesage, Mabilon-Wolpe Maxime. Afrique pesage est présente dans les pays de l’Uemoa et de la Cedeao. Au Sénégal, elle gère plusieurs postes dont celui mobile de Diamniadio qui fonctionne depuis plus d’un an.
La surcharge à l’essieu coûte annuellement à l’Etat du Sénégal 45 milliards de FCfa par an, si l’on en croit une étude réalisée par la direction des routes et citée par le secrétaire général du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Aubin Jules Sagna. C’était hier, à l’occasion de la remise des clefs de la station de pesage de Diamniadio. « La pérennité des patrimoines routiers de nos pays ne pourra être garanti qu’en luttant contre la surcharge (…) Il y a une situation alarmante face à laquelle les pouvoirs publics ne sauraient restés inactifs », a soutenu M. Sagna. Au moins 50 % des véhicules poids lourds qui circulent au Sénégal dépassent largement les limites réglementaires de la charge à l’essieu. Si ces niveaux de surcharge se maintenaient, la durée de vie de bon nombre de nos routes va être drastiquement réduite de 15 à cinq voire trois ans, avertit M. Sagna. « Il y a donc urgence à agir », d’autant plus que pendant le même moment, nos partenaires au développement essaient de nous accompagner dans la voie du développement.
Aly DIOUF/Lesoleil

17/06/2014

L'enfer de l'or pour les enfants

A Kedougou, les enfants versent du mercure dans leur main pour extraire de l'or
Enfants-diouras.jpg
Un gisement d'or enterré sous une étendue de brousse vaste et aride traverse certains des pays les plus pauvres au monde. Là où le minerai est riche, les mines industrielles l'exploitent. Là où il ne l'est pas, ce sont les pauvres qui passent la terre au crible. Parmi ces mineurs misérables se trouvent plusieurs milliers d'enfants. Ils travaillent de longues heures à des travaux souvent dangereux dans des centaines de mines primitives éparpillées dans la brousse ouest-africaine. Certains ont à peine quatre ans. Au cours d'une enquête qui s'est déroulée sur une année, l'Associated Press a visité six de ces mines dans des pays d'Afrique de l'ouest et interviewé plus de 150 enfants-mineurs. Les journalistes d'AP ont vu l'or extrait par les enfants acheté par les commerçants itinérants. Et, via des interviews et des documents des douanes, retracé le chemin du métal jaune sur 5.000 km, via la capitale du Mali jusqu'en Suisse, où il entre sur le marché mondial. La plupart des mines artisanales ne sont guère plus que des trous dans le sol, mais il en existe des milliers en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Réunies, elles produisent le cinquième de l'or dans le monde, selon les Nations unies. Et là où on trouve ces mines, on trouve aussi des enfants qui y travaillent, selon ces mêmes rapports de l'ONU et des experts. Si vous portez une bague en or, écrivez avec un stylo à plume en or, ou avez de l'or dans votre portefeuille d'investissements, il se peut que votre vie soit liée à ces enfants. L'un d'entre eux s'appelle Saliou Diallo. Il a 12 ans et mesure moins d'1,20 mètre.
Saliou et ses amis, Hassane Diallo, 12 ans (pas de la même famille), et Momodou Ba, 13 ans, ont quitté l'école il y a trois ans, lorsque le seul instituteur de leur village de Guinée est parti. Ils sont partis travailler dans les champs de leurs pères. L'année dernière, les cours de l'or ont atteint leur record depuis 26 ans, et un étranger a abordé les enfants. Ils racontent qu'il leur a proposé de les emmener dans un endroit de l'autre côté de la frontière, au Sénégal, leur disant que l'argent s'y cachait sous terre.Les prix élevés de l'or ces sept dernières années ont attiré un nombre croissants de pauvres, y compris des enfants, dans ces mines artisanales. L'agence pour le travail des Nations unies estime qu'il y a maintenant entre 100.000 et 250.000 enfants-mineurs rien qu'en Afrique de l'ouest. Le recruteur de Saliou et de ses amis leur a promis deux dollars par jour. Ce qui semblait beaucoup d'argent à des enfants qui n'en avaient pas du tout. Dans une région où les enfants de quatre ans transportent de l'eau et s'occupent des chèvres, on attend des garçons de l'âge de Saliou qu'ils gagnent de l'argent pour leur famille. Le Sénégal interdit les travaux dangereux aux moins de 18 ans, et le travail de la mine est l'un des plus dangereux. Mais les lois sont rarement appliquées. Saliou a fait ses bagages, a posé son ballot de vêtements sur sa tête et s'est éclipsé avant l'aube. Le recruteur a fait marcher les trois garçons pendant une semaine sur plus de 160 km. Les lanières de leurs sandales en plastique s'incrustaient dans leurs chevilles jusqu'à ce que leurs pieds gonflent. Les garçons ont entendu la mine avant de la voir, le bruit des marteaux transformant les cailloux en poussière. Les herbes hautes avaient été coupées. A leur place s'élevaient des centaines de huttes en forme de cône avec des toits d'herbe séchée. Tenkoto, autrefois une tête d'épingle dans le paysage, s'était transformé en village d'orpailleurs, hébergeant 10.000 personnes. C'est là que les journalistes d'AP ont rencontré les garçons, vivant dans ces huttes où ils dormaient coincés entre des adultes sur de simples matelas.Toutes les nuits avant de s'endormir, Saliou essaie de se souvenir d'un verset du Coran. Il ne sait pas ce que les mots signifient, mais on lui a dit qu'ils le protégeraient.
A dix kilomètres du village, des hommes et des adolescents, dont certains ont 14 ans, descendent dans des puits à 30 ou 50 mètres de profondeur. Les puits sont de la taille d'un homme. Les adolescents plus jeunes remontent les pierres avec une poulie. Le patron de Saliou achète des sacs de gravier à ces hommes. La terre a déjà été passée au crible, mais il reste en général quelques miettes de métal précieux. Les garçons comme Saliou et ses amis se relaient à différentes tâches pour récupérer ces miettes. Ils poussent des wagonnets de terre sur des chemins défoncés, concassent la terre avec des pilons de bois pendant des heures jusqu'à ce qu'elle soit aussi fine que de la farine. Ils la rincent dans une vaste tamis. Puis ils s'accroupissent près d'une bassine en plastique, versent du mercure dans leurs mains nues, et le frottent dans la boue comme une femme ferait la lessive sur des rochers. Le mercure attire l'or comme un aimant. Mais il attaque aussi le cerveau et peu provoquer des tremblements, des problèmes d'élocution, des maladies rénales, et rendre aveugle.
De la bassine de Saliou sort une bille argentée de la taille d'un M&M. Il la donne à son patron, qui relève ses lunettes de soleil pour l'examiner. Puis il la chauffe sur un feu de charbon pour que le mercure s'évapore, laissant derrière lui une particule d'or. Toucher le mercure est dangereux, mais respirer ses émanations est encore pire. Les enfants ne le savent pas. Ils se pressent pour regarder la minuscule pépite d'or alors que son enveloppe argentée s'évapore lentement. A l'heure du repas, Saliou se lave les mains dans une mare boueuse où les résidus de mercure ont été déversés. Il prend une poignée de riz à pleines mains avant de se lécher les doigts. Le soir, le patron de Saliou se faufile entre les huttes où des femmes font cuire du chou et allaitent des bébés en sueur. La paillette d'or que les enfants ont extraite de la boue est dans la poche de son jean. Un acheteur attend dans une échoppe obscure, ses balances posées sur une table en bois.
On distingue les acheteurs d'or des mineurs à leur vêtements propres et à leurs balances. Ils offrent tous le même prix pour un gramme d'or, environ 19 dollars. (L'or se mesure en onces, chaque once équivalant à 31 grammes). Ces acheteurs avancent de l'argent aux mineurs pour acheter les outils et les sacs de terre. En échange, ils ont priorité sur le métal extrait par les orpailleurs. Le patron de Saliou explique être fidèle à un marchand nommé Yacouba Doumbia, qui lui a donné son capital de départ. Doumbia dit qu'il lui faut plus d'un mois pour rassembler près d'un kilo d'or, qu'il cache cousu dans ses vêtements. L'or quitte le campement des orpailleurs à l'aube sur une moto. Il voyage quatre jours jusqu'à Bamako, capitale du Mali. Les convoyeurs expliquent que le voyage est dangereux. Certains portent des armes. Ils empruntent des routes secondaires, jamais la route principale. Les motos arrivent en ville depuis des centaines de mines situées sur les gisements aurifères. Et l'or se retrouve dans cinq bureaux installés près de la place centrale. Car les intermédiaires comme Doumbia sont quasiment tous affiliés à l'un des cinq "barons" qui tiennent le marché de l'or à Bamako: Fantamadi Traoré, Fabou Traoré, Sadou Diallo, Boubacar Camara et El Haj Moussa Diaby, dont les affaires sont désormais gérées par son fils, Fodé Diaby.
Doumbia a reçu ses fonds et sa moto de Fantamadi Traoré. Ils viennent du même village malien, c'est donc comme s'ils étaient de la même famille. Traoré a recruté plus de 70 acheteurs, la plupart de son village, qui ont investi Tenkoto. "Tout l'or qui quitte notre village est destiné à cet homme au Mali", déclare Bambo Cissokho, le chef de village de Tenkoto. Les acheteurs de Traoré viennent jusqu'à chez lui à Bamako et lui remettent l'or, enfermé comme des épices dans des sachets en plastique transparent. Le poids d'or, et le nom de l'acheteur sont marqués sur un Post-It. Puis l'or rassemblé est fondu dans un four extérieur et versé dans un moule pour former un lingot artisanal. Les journalistes d'AP ont pu observer les intermédiaires monter leurs Post-It à l'étage, dans le bureau de Traoré où des rideaux recouvrent les fenêtres, et où le quinquagénaire barbu mâche des noix de kola devant un écran de télévision sur lequel s'affichent les cours de l'or sur les marchés mondiaux. Les hommes de Traoré paient les intermédiaires en plongeant dans un coffre-fort rempli de francs CFA et de dollars américains. Le prix de l'or de Tenkoto est de 22,4 dollars le gramme, soit 3,4 dollars de plus que ce que les intermédiaires l'achètent aux mineurs. Un courtier faisant une livraison classique d'un kilo touche donc 22.400 dollars, dont 3.400 de bénéfices. De retour à la mine, les poches pleines de billets, ils rachètent du métal. Et le cycle continue, le même dans toutes les mines de toute l'Afrique de l'ouest où travaillent les enfants. Les enfants voyagent de mine en mine, se déplaçant avec l'or: six mois après l'arrivée de Saliou et de ses copains à Tenkoto, leur patron a décidé que la mine ne rapportait plus guère. Et le groupe de repartir, marchant pendant plus d'une semaine, franchissant la frontière, jusqu'à une autre mine, à Hamdalaye, au Mali. Là, l'or est vendu à un autre acheteur, mais fait quand même le voyage en moto jusqu'à Bamako, pour être vendu à un autre des cinq barons, Sadou Diallo. Ces grossistes, à leur tour, envoient leurs lingots vers un bâtiment orange décrépi de Bamako, et plus précisément le Bureau numéro 207.
Les murs sont tachés, les couloirs sentent mauvais et des tentures bloquent la lumière, mais la saleté des locaux cache mal le fait que des millions de dollars transitent par les bureaux d'Abou Ba. Entre le Mali et le Sénégal, on compte des centaines d'acheteurs d'or et cinq "barons". Mais il n'y a qu'un homme qui y a les papiers, l'argent et les relations pour exporter l'or de brousse vers l'Europe. Une étude des documents des douanes maliennes sur cinq ans effectuée par l'AP a confirmé que seul Ba (ou Bah) sort régulièrement de l'or du pays. Et les cinq "barons" disent tous lui vendre leur minerai. "Il a les moyens pour le sortir. Nous on a pas", explique Fabou Traoré, qui lui vend environ 80 kilos d'or par mois. "On n'a pas le choix", ajoute Fantamadi Traoré. Sadou Diallo, qui montre un reçu récent de Ba pour un montant de 194.000 dollars, explique que ce dernier a travaillé pendant longtemps avec les occidentaux. Sortir l'or du Mali coûte cher. Le gouvernement l'impose à 11 dollars le kilo, auxquels viennent se rajoute 6% de taxes à l'aéroport. De la brousse au marché mondial, l'once d'or pur augmente d'environ 380 dollars. Ba, 50 ans, reconnaît que tout son or vient de ces mines, y compris de Tenkoto et Hamdalaye, où les journalistes d'AP ont vu des enfants travailler. Mais il se ferme lorsqu'on lui en parle. "Nous ne vivons pas en brousse, nous n'avons donc rien à voir avec le travail des enfants, déclare le commerçant, qui ajoute n'avoir non plus jamais visité les mines. "Nous ne faisons qu'acheter l'or".
Ba affirme que presque tout cet or est exporté vers la Suisse. Un peu plus tard, un de ses clients suisses présentera un document rédigé par Ba dans lequel il affirme vendre 90% de son or à des acheteurs d'autres pays d'Afrique de l'ouest. Mais les documents des douanes maliennes n'enregistrent pas trace de telles exportations, et lorsque l'AP lui a demandé des précisions, Ba s'en est tenu à sa première déclaration: "On ne travaille pas (sic) avec aucun pays africain. Toutes nos marchandises sont vendues en Suisse", a-t-il écrit. Depuis au moins 2003, Ba et ses associés ont transporté de l'or de brousse jusqu'à Genève dans des valises ou paquets à bord de vols réguliers de Bamako, faisant le voyage plusieurs fois par mois. Selon les registres des douanes maliennes, Ba emmène normalement trois à cinq kilos à chaque voyage, soit pour une valeur comprise entre 86.000 et 143.000 dollars au cours d'aujourd'hui. L'inspecteur Bassirou Keita, du Département malien chargé de la supervision des revenus miniers, se dit certain que ce que Ba déclare n'est qu'une petite partie de ce qui sort. Et Ba de répondre, par écrit: "Je travaille depuis longtemps, je fais mes déclarations, je paye mes impôts". Selon les registres des douanes maliennes, entre janvier 2003 et mars 2008, Ba a exporté plus de 800 kilos d'or vers la Suisse. Un volume susceptible de valoir jusqu'à 22 millions de dollars, en fonction de la pureté de l'or, aux cours d'aujourd'hui. Ba explique qu'une fois arrivé à Genève, il dépose ses barres d'or à un comptoir des douanes suisses à l'aéroport international.
Une fois en Suisse, l'or de Ba entre dans le monde nébuleux de la banque suisse et du courtage des métaux précieux, où le secret est inscrit à la fois dans les traditions et les lois. Les registres des douanes suisses, tout comme les transactions bancaires en Confédération helvétique, sont confidentielles. Mais les documents maliens montrent que depuis 2003, 96% des exportations de Ba ont été acquises par deux petites sociétés genevoises. Decafin SA en a acheté quasiment un cinquième, soit l'équivalent de quatre millions de dollars au cours d'aujourd'hui. Le reste, d'une valeur pouvant atteindre 18 millions de dollars a été acheté par Monetary Institute, dirigé par l'ancien responsable de Decafin, Judah Léon Morali. Ce dernier affirme n'acheter que quelques grammes, quelques kilos, ici et là. Selon lui, tout le monde achète chez Ba, et si les noms d'autres sociétés n'apparaissent pas, c'est parque certaines transactions ne sont pas enregistrées. Morali dit avoir visité les bureaux de Ba à Bamako et n'y avoir jamais vu d'enfants travailler. Mais reconnaît ne jamais avoir été dans les mines. Decafin, le second importateur de l'or de Ba, est une affaire familiale dont les bureaux se trouvent dans la très chic rue du Rhône. Marc Arazi, son responsable principal, dément dans un premier temps acheter chez Ba. Mais plus tard, l'un des avocats de la société, Maître Marc Oederlin, a expliqué que la relation d'affaires entre Decafin et Ba était indéniable et qu'Arazi la reconnaissait. L'avocat dit que Decafin est inquiet à cause du travail des enfants mais n'a pas de responsabilité légale pour enquêter sur comment est extrait l'or qu'il importe. Il ajoute que Decafin a confiance en Ba et est certain que son or n'est pas le produit du travail d'enfants. Plus tôt dans l'année, Decafin avait été en justice en Suisse, sans succès, pour éviter que son nom soit publié par l'AP dans le cadre de cette histoire, arguant qu'elle porterait indûment préjudice à la réputation de l'entreprise. Dans les documents judiciaires, Decafin affirme que son or n'a pas pu être extrait par des enfants au Sénégal et au Mali, où AP a constaté la présence d'enfants-mineurs, car l'or de Ba provient du nord de la Guinée. Toujours selon Decafin, Arazi s'est rendu dans la région en 2005, et s'il avait constaté l'utilisation d'enfants, il n'aurait pas fait affaire avec Ba.
Le filon d'or s'étend sur 100 km dans le nord de la Guinée. Des centaines de mines artisanales s'y entassent autour des villes de Siguiri et Kankan. Selon un expert minier des Nations unies, qui a inspecté la région quelques mois après la visite d'Arazi, les enfants y représentent 10 à 20% de la main-d'oeuvre. L'expert y a également fait état d'effondrements mortels dans des puits construits à la hâte, d'absence d'hygiène et d'une pauvreté extrême. En avril, un journaliste d'AP y a vu des centaines d'enfants au travail. Le filon est plus riche ici, évitant aux enfants de devoir utiliser du mercure. Ils restent debout dans des trous boueux sous un soleil de plomb et récoltent l'or dans la boue. Nombre de ces enfants-mineurs sont des filles, qui commencent à quatre ans comme apprenties, et deviennent travailleuses à plein temps avant dix ans. Les adolescents travaillent dans les puits, descendant avec des lampes électriques autour du coup pour piocher la roche. Selon Lancei Condé, administrateur régional de Kankan, il y a des enfants dans toutes les mines artisanales de Guinée. Une armée d'acheteurs opère dans les mines guinéennes, la plupart travaillant pour l'un des trois gros commerçants locaux, Abdoulaye Nabe, El Haj Oumar Berete, et les frères Kante, Sakia et Sekouba, installés à Siguiri, Kankan et Kouroussa. Ces commerçants ont expliqué à AP vendre une partie de leur minerai à Conakry, la capitale, mais surtout à Ba, à Bamako. Ils disent préférer faire affaire avec lui, car il paye rubis sur l'ongle et en dollars. Sakia Kante montre un reçu de Ba, daté du 5 avril, pour 7.544 grammes d'or, pour lesquels il a été payé près de 200.000 dollars.
Les importateurs suisses, Monetary et Decafin, disent confier l'or d'Abou Ba à des firmes de raffinage suisses. Selon les spécialistes de l'industrie, l'or provenant de différentes parties du monde est fondu ensemble en grande quantité pour produire des lingots bancaires et plaques. L'or extrait par les enfants d'Afrique s'y retrouve donc mélangé au reste. Les deux importateurs sont payés lorsque les lingots et plaques sont vendus via les banques suisses. Decafin confie son or à l'un des plus gros spécialistes au monde, Valcambi SA, selon Maître Olivia Berger, un des avocats de l'importateur. L'or est ensuite vendu via le géant bancaire suisse UBS, ajoute-t-elle. Selon le patron de Valcambi Michael Mesaric, sa société ne voudrait pas affiner ni même accepter de l'or d'une mine où travaillent des enfants. La porte-parole de l'UBS Rebeca Garcia n'a pas voulu parler de Decafin, mettant en avant le secret bancaire. Mais dans sa plainte contre l'AP, Decafin affirme que son compte "métal" a été fermé par l'UBS en raison de l'enquête de l'AP. Les choses sont confuses au sujet de l'affineur de l'autre importateur, Monetary. Morali, son fondateur, explique qu'il envoyait son or à Metalor Technologies SA, un des principaux raffineurs et courtiers de métaux précieux, mais a changé l'année dernière pour une société qu'il s'est refusée à identifier. Il estime que la seule chose à comprendre au sujet du chemin parcouru par l'or, c'est qu'il vient d'Afrique et arrive dans les banques suisses. Metalor dément avoir fait des affaires avec Monetary. Mais Metalor reconnait avoir importé directement de l'or acheté auprès de Ba en 1999 et 2000, selon Nawal Ait-Hocine, directrice de la division juridique de Metalor, qui ne précise pas pourquoi ce n'est plus le cas. Les registres des douanes maliennes prouvent que Ba a également fourni de l'or à Metalor en 2003, mais Mme Ait-Hocine dit n'avoir pas pu en trouver trace. Metalor procède à des enquêtes extensives pour s'assurer que le minerai précieux vient de sources légales, ajoute-t-elle. Tout en estimant qu'une société ne peut jamais être sûre à 100%.
Le trajet qui commence entre les mains tachées de mercure de Saliou s'achève en lingots dans des coffres de banque et en colliers, bagues et bracelets vendus dans les bijouteries du monde entier. Impossible de savoir avec certitude quels produits contiennent de l'or extrait par des enfants. A la différence du diamant, l'or ne garde pas son identité au cours de son long périple de la mine au marché. Il passe entre dix mains ou plus, et quand il est fondu, en général à plusieurs reprises, et mélangé à de l'or d'autres provenances, son origine disparaît. Parmi les bijoutiers et autres détaillants qui achètent de l'or via l'UBS, on trouve la Compagnie Financière Richemont SA, le fabricant des stylos Mont-Blanc, les montres Piaget, les joailleries de Cartier et Van Cleef & Arpels. L'or affiné par Metalor a été utilisé par ces marques ou encore le bijoutier de luxe Tiffany, mais aussi les bijoux bon marché du géant américain de la grande distribution Wal-Mart. Ces sociétés s'inquiètent du travail des enfants et expriment leur frustration de ne pas pouvoir certifier que leurs produits n'en proviennent pas. Parce que les mines de brousse, où le travail des enfants est largement répandu, fournissent un cinquième de la production mondiale d'or, les sociétés se rendent compte que leur filières d'approvisionnement pourraient ne pas être sûres à 100%. "Je ne peux que mettre l'accent sur la complexité du problème", note Michael Kowalski, président de Tiffany. "Il y a le désir de faire quelque chose. Mais comment?" En 2005, Tiffany et d'autre joailliers et compagnies minières ont créée le Conseil pour les pratiques responsables en joaillerie, qui interdit le travail des enfants dans les mines. Des grands noms du secteur, Metalor ou Cartier, ont signé. Mais à ce jour, le Conseil n'a trouve aucun moyen de faire appliquer ces règles. "On peut remonter chaque planche à sa forêt d'origine. On peut suivre la trace de chaque sac de café, de chaque diamant vers un champ particulier. Mais pour l'or, il n'y a rien", note l'économiste Michael Conroy, auteur d'un livre sur les chaînes d'approvisionnement dans l'industrie.
Après avoir travaillé six mois, Saliou a été payé 40 dollars. On lui avait promis deux dollars par jour, ce qui aurait du faire 360 dollars. Mais son patron déduit l'argent du thé, du riz et du loyer, et Saliou ne sait pas vraiment combien tout cela coûte. Le petit garçon n'a "qu'un seul voeu", pouvoir un jour avoir un peu d'argent. "Parfois je rêve qu'un jour je posséderai quelque chose en or". Avec les autres enfants, il gratte le sol et la boue abandonnée par les adultes. La terre a déjà été tamisée, mais ils la lavent encore, et y versent encore du mercure, espérant trouver de l'or qu'ils n'auraient pas à donner au patron. Les enfants extraient une paillette. Elle pèse 0,2 grammes. Ils en retireront 1,95 dollars chacun. Les gamins dépensent leur argent en paracétamol, un anti-douleur vendu au marché du village, qu'ils avalent pour soulager leurs douleurs au dos et à la poitrine après des journées de travail de dix heures. Le sol en terre de leur hutte est recouvert d'emballages de médicament
Tanbacounda.info