17/07/2014

Le fléau de la mouche blanche

Plus de 25% de la production de mangue perdue chaque année
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Selon Cheikh Ngane, président de la coopérative fédérative des acteurs de l’horticulture du Sénégal, 20 à 30% de la production de mangue est perdue chaque année à cause des attaques de la mouche blanche. Il a fait cette déclaration hier, mercredi 16 juillet, au cours de la rencontre de suivi de l’environnement des pesticides et de partage du bilan de la contre saison export, organisée par la direction de la protection des végétaux (Dpv).
La perte annuelle de 20 à 30% de la production de mangue peut être estimée à des centaines de millions de francs Cfa, si l’on en croit Cheikh Ngane, président de la coopérative fédérative des acteurs de l’horticulture du Sénégal.  A son avis, sur les 90000 à 120.000 tonnes de production annuelle de mangue, seule une dizaine de milliers de tonnes sont exportés et le reste de la production n’ayant pas été commercialisée, est perdue du fait de la courte durée de la campagne (3 mois), et de la saison des pluies.  
2006, année record
Si l’on en croit Cheikh Ngane, en  2006 la mouche blanche a entrainé une perte de 80% de la production de mangue au sud du pays et 70% de la quantité produite dans la zone des Niayes. Ces pertes importantes sont dues à son avis, au fait que dans les pays clients, notamment dans l’Union européenne (Ue), si un produit est contaminé, tout le reste de la cargaison est jugée impropre à la consommation, de même qu’elle est également susceptible d’entrainer la prolifération de la maladie.
Cheikh Ngane relève par ailleurs que le record des exportations qui a été battu en 2013 a permis au Sénégal d’enregistrer un record dans ses exportations avec11500 tonnes ont étés exportés.
Une quantité qui pourrait connaitre une hausse en 2014 pour atteindre 70000 tonnes si l’hivernage, moment de prolifération de la mouche blanche, ne s’installe pas dans la zone des Niayes à cette période de mi-campagne.
La Cedeao débloque 15 milliards pour endiguer la mouche blanche
La Cedeao, avec l’appui de l’Union européenne, a financé un plan de lutte globale pour accompagner les pays membres dans la lutte contre la mouche des fruits. D’un montant de 15 milliards, le projet va être logé au Mali et chaque pays, par l’entremise de son comité national de lutte, mènera ses stratégies et de nouvelles techniques pouvant contrecarrer les problèmes rencontrés.
Par cet acte, la Cedeao vise selon Mour Guèye, coordonateur du programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest, , «  à contribuer à l’amélioration de la productivité agricole dans les filières susceptibles d’accroitre  le taux de croissance agricole de 6%, par le développement et la diffusion de technologies dans les filières prioritaires nationales et régionales».  
Les producteurs jugent nécessaire un tel accompagnement car indique  Cheikh Ngane,  « le seul moyen de combat que nous disposons est l’assainissement des vergers avant la saison des pluies, et cela n’a pas permis d’éradiquer le mal ». Attaquant principalement la mangue, la mouche des fruits a fait son apparition au Sénégal en 2004, en même temps qu’ au Mali, Guinée, Côte d’Ivoire et au Burkina Faso
Fatou NDIAYE/Sudonline

Exportation de mangues

Le Sénégal envisage d’exporter plus de 75.000 tonnes de mangues en 2014
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Le Sénégal envisage d’exporter cette année, plus de 75.000 tonnes de mangues, a annoncé mercredi à Dakar, Massata Niang, Conseiller technique du ministre sénégalais de l’Agriculture.
« Ce volume se rapprochera des 100.000 tonnes visées à l’horizon 2017 », a ajouté M. Niang, à l’ouverture de la première session du réseau de suivi des pesticides et d’évaluation du bilan de la campagne de contre saison export des produits horticoles.
Ces prévisions a –t-il indiqué, sont conformes aux objectifs du gouvernement sénégalais définis dans le cadre du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS).
Il dit toutefois espérer que les conditions d’exportation de ce fruit se dérouleront dans de bonnes conditions comme ce fut le cas l’année dernière.
En 2013, les exportations de mangues du Sénégal s’étaient établies à 11.000 tonnes.
Concernant les exportations des autres produits horticoles, M. Niang a estimé qu’elles sont passées de 9.925 tonnes en 2000 à plus de 65.000 tonnes en 2014, soit une croissance annuelle de 17%.
A son avis, une bonne marge de progression a été notée en termes d’organisation, de renforcement des capacités et d’amélioration des approches d’intervention des services de contrôle.
La Direction de protection des végétaux (DPV) a recensé dans sa base de données 88 entreprises horticoles.
« Tous ces efforts se traduisent par une amélioration constante du volume de nos exportations et un bon positionnement de nos produits sur des segments de marchés porteurs », avance M. Niang.
APA

Caisses noires au palais

Le Sénégal se distingue par une gestion nébuleuse
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De 620 millions FCfa en 2000, la caisse noire de la présidence de la République est passée à 14 milliards sous Idrissa Seck, avant d’atteindre la barre de 60 milliards de FCfa . Là où des pays comme les Etats-Unis et la France encadrent les fonds politiques, les institutions sénégalaises, en dépit de la rupture annoncée, persistent dans une gestion nébuleuse et discrétionnaire de ce qui apparait comme de véritables caisses noires.
Le président de la République, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale du Sénégal disposent de fonds politiques considérables et leur utilisation est laissée à leur discrétion. Les fonds spéciaux ou secrets ou de souveraineté, c’est selon,  posent ainsi un véritable problème en raison de la nébuleuse qui l’entoure.
Votés par l’Assemblée nationale, ces fonds qui font office de « caisses noires » ne sont soumis à aucun contrôle et leur usage relève de la libre appréciation du destinataire. De 620 millions FCfa en 2000, la caisse noire de la présidence de la République est passée à 14 milliards sous Idrissa Seck, révélait déjà le Président Wade, dans une sortie médiatique en date du 1er mars 2007, avant d’atteindre la barre de 60 milliards de FCfa.
Si le Sénégal en dépit des ruptures annoncées patauge dans une gestion nébuleuse de fonds secrets, force est de constater que des pays  beaucoup plus nantis l’ont réglé définitivement en les encadrant ou en les supprimant tout simplement.
En France, une commission de vérification des fonds spéciaux composée de parlementaires et de membres de la Cour des comptes a la charge d’assurer leur contrôle et leur utilisation, conformément à la destination qui leur a été assignée par l’article 154 de la loi de finances de 2002. C’est le cas aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne où ces fonds sont contrôlés par une commission réunissant toutes les sensibilités des Parlements de ces pays.
Aux Etats-Unis, les règles sont claires. Le locataire de la Maison Blanche gagne 400 000 dollars par an, en plus de 50.000 dollars pour les frais engendrés par sa fonction.
Il n’a pas le droit de prendre un cadeau dont la valeur excède plus de 100 dollars Us. Au regard de ces exemples, le Sénégal gagnerait à s’en inspirer en  adoptant une politique de réglementation susceptible de vérifier la sincérité des dépenses et leur destination conformément aux exigences de la transparence.
Ibrahima Baldé/Sudonline

16/07/2014

Monseignor, il est l'or...

Le marabout Cheikh Youssoupha Diop arrêté avec 24 faux lingots d’or estimés à presque 300 millions Cfa
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Ramatoulaye Bâ et le marabout Cheikh Youssoupha Diop ont été placés sous mandat de dépôt hier par le juge d’instruction du 8e cabinet. Les deux ont proposé à la vente de 24 lingots d’or, qui se sont avérés faux, à un émigré sénégalais établi en Espagne. La dame a été arrêtée, il y a quelques jours, à Dakar par la Division des investigations criminelles. Le marabout est tombé chez lui à Mbour avec les 24 lingots de bronze supposés être de l’or massif.
Comme l’effet de l’or sous le soleil, l’affaire a brillé de mille délits : association de malfaiteurs, escroquerie et faux et usage de faux. Elle avait d’abord conduit à l’arrestation de Ramatoulaye Bâ par la Division des investigations criminelles (Dic). Déférée au parquet, Ramatoulaye a vu son dossier confié au juge d’instruction du 8e cabinet pour l’ouverture d’une information judiciaire. Mais, l’autre paire de ciseaux de cette décapante affaire de vente de 24 lingots de (faux) or était restée introuvable. Il s’agit de Cheikh Youssoupha Diop, marabout âgé de 56 ans, marié à deux épouses et père de 12 enfants. Il a été nommément cité dans la lettre plainte du plaignant Bacar Momo Sané, un Sénégalais qui réside en Espagne.
Un retour sur les faits permet de connaître les péripéties qui ont conduit au dépôt de la plainte et à l’arrestation de Ramatoulaye Bâ et du marabout Cheikh Youssoupha Diop. Dans sa lettre plainte, Bacar Momo Sané y raconte qu’il vit en Espagne et s’adonne au commerce du métal jaune. C’est dans ses activités qu’il a connu Ramatoulaye Bâ qui vivait en Espagne. Informée des activités commerciales de Bacar Momo, la dame est allée vers lui pour lui proposer des lingots du métal précieux par l’intermédiaire d’un parent qui vendrait de l’or en quantité importante et à moindre coût. Une offre alléchante que Bacar Momo et ses partenaires espagnols n’ont pas voulu louper. Pour rien au monde. Sans hésiter, ils prennent le premier avion, direction le Sénégal. Le but du voyage : acheter une quantité importante et se positionner comme principaux clients du parent de Ramatoulaye. Qui entre-temps avait fait une descente sur Dakar pour, dit-elle, régler les visas et autres titres de séjour de ses partenaires.
A leur arrivée à l’aéroport de Dakar, ils sont accueillis par Ramatoulaye et le marabout Cheikh Youssoupha Diop. Ils se rendent à la capitale de la Petite Côte sénégalaise, au quartier Grand Mbour. Ramatoulaye et son marabout de parent leur montrent 24 lingots d’or. Et, après discussion, Bacar Momo Diop remet à Cheikh Youssoupha la somme de 8 000 euros (5 240 000 Fcfa) et 417 000 euros (273 135 000 Fcfa). Bacar et ses partenaires quittent Mbour pour Dakar, en attendant la livraison de l’or et des papiers y afférent pour pouvoir le sortir du territoire sénégalais. Mais rien n’y fit, jusqu’au jour où ils sont invités par de faux gendarmes. Sentant le danger les guetter, ils refusent l’invitation. «Ces gens-là étaient envoyés pour les tuer», dira plus tard Bacar. C’est à partir de cet instant que Ramatoulaye Bâ et Cheikh Youssoupha Diop ont disparu et leurs numéros de téléphone sont restés injoignables. Par la suite, les hommes du commissaire Ndiarra Sène ont mis la main sur Ramatoulaye, mais Cheikh Youssoupha avait réussi à filer entre les mailles des filets des policiers de la Dic. Ils ne disposaient que des numéros Orange de Cheikh Youssoupha Diop. Et, la géolocalisation permettra aux policiers de localiser Cheikh Diop chez lui à Grand Mbour, au domicile où avait eu l’échange.
Les gendarmes de la brigade de Mbour, qui ont pris le relai, débarquent chez lui. Mais le maître des lieux dit s’appeler Youssoupha Diop. Il confie aux pandores que Cheikh Diop, qui habite aussi dans la maison, séjourne actuellement à Touba. Les gendarmes composent les deux numéros que leur avait remis Bacar Momo Sané et les deux appareils sonnent dans la poche de Cheikh Youssoupha Diop. C’est ainsi que le mis en cause est mis aux arrêts avant d’être conduite à la brigade de Mbour pour l’ouverture d’une enquête. Entendu, le marabout nie avoir reçu de l’argent de Bacar Momo Sané. Il accuse la dame Ramatoulaye Bâ d’avoir récupéré tout l’argent. Il soutient aussi qu’il est vendeur d’or et qu’il garde une quantité de 24 kilogrammes d’or chez lui. La perquisition de son domicile permet de mettre la main sur une caisse en fer contenant 24 lingots d’or. Youssoupha Diop estime que cet or est d’une valeur de 480 millions FCfa. Mais, il n’avait aucun papier afférent à tout ce métal précieux. Mais des vérifications faites par trois bijoutiers sollicités par les gendarmes renseignent qu’il s’agit de bronze et non d’or. Sachant que les carottes sont cuites pour lui, il demande aux gendarmes de le déférer à la Douane et non au parquet sachant qu’il sera libéré là-bas parce que le produit n’est pas de l’or. Même s’il persiste qu’il s’agit bel et bien de l’or.
Déféré au parquet régional de Thiès, le procureur de la République de cette juridiction est informé que le mis en cause fait l’objet d’une procédure pendante devant le juge d’instruction du 8e cabinet du Tribunal régional de Dakar. Ce qui justifié son transfèrement au parquet de Dakar, hier. Cheikh Youssoupha Diop rejoint à Dakar Ramatoulaye Bâ. Les deux mis en cause ont été placés sous mandat hier par le juge d’instruction du 8e cabinet pour les faits d’association de malfaiteurs, d’escroquerie et de faux et usage de faux.
MAKHALY NDIACK NDOYE/L'OBSERVATEUR

You est très fâché!

Youssou Ndour déclare la guerre aux médias sénégalais
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« Ecrire ou Parler de Youssou Ndour fait vendre au risque de me calomnier. Cependant TROP C’EST TROP ! J’ai commis un pool d’avocats à cet effet. Désormais, toute personne physique ou morale qui s’aventurera à proférer des accusations infondées sur ma personne s’exposera à des poursuites judiciaires. » Ce message de Youssou Ndour, posté le 13 juillet 2014 sur sa page Facebook, sonne comme un avertissement aux médias sénégalais.
Le célèbre artiste, devenu ministre conseiller du président de la République, a tenu à apporter lui-même un démenti à l’information relayée par plusieurs supports de communication ; information selon laquelle la présidence lui a remis 400 millions de FCfa pour battre campagne en faveur de la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar, lors de la campagne des élections locales du 29 juin dernier. Youssou Ndour a pris les devants malgré le communiqué de son conseiller en communication, Charles Faye.
La star de la musique, devenue star en politique, s’est livrée à une véritable diatribe contre les médias de son pays. « Les fallacieuses accusations portées contre ma personne et relayées par une certaine presse ne reflètent malheureusement que l’état de déliquescence de l’espace médiatique sénégalais (…) Pensez-vous que des journalistes qui se disent sérieux puissent bassement se contenter d’expressions fantoches et légères telles que ‘’il parait que… // d’après nos sources…’’ ? Pensez-vous qu’il soit honnête qu’on écrive un article sur une personne sans que les auteurs n’aient pris la peine de faire le recoupement de l’information ? »
De ses interrogations, il déduit : « Ces agissements ne sont que la conséquence de cette quête perpétuelle du sensationnel que se livre une partie de cette corporation au détriment du travail de qualité qu’abattent quotidiennement ces hommes et femmes journalistes valeureux qui ne manquent pas dans ce pays. »
Youssou Ndour, par ailleurs propriétaire du groupe Futur Médias, termine par un plaidoyer. « J’appelle ces derniers à défendre leur métier contre de telles pratiques qui n’honorent pas leur profession. J’interpelle également l’Etat du Sénégal à réguler l’espace médiatique sénégalais et à trouver une solution rapide à toutes ses dérives notées et qui n’ont fait que trop durer. »
Des réactions ont été immédiates dans les médias où on rappelle à Youssou Ndour que cette « déliquescence » qu’il dénonce affecte tout autant ses propres organes de presse.
Ecofin

Haïdar est serein...

''J'ai servi mon pays, je pense avoir fait mon devoir''
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L'ex-ministre de la Pêche et de l’Ecologie maritime, Haïdar El Ali, a affirmé mardi avoir rempli son "devoir" à la tête de ce département, qu'il a dirigé pendant deux ans, en étant au service du Sénégal en toute "loyauté et sincérité".
‘’Je pense très sincèrement avoir donné de mon temps, de mon énergie, de ma compétence et de ma loyauté vis-à-vis du Président [Mack Sall]. J’ai servi mon pays le Sénégal bien avant d’être nommé ministre et […] je pense avoir fait mon devoir’’, a-t-il dit.
S’exprimant lors de la passation de service entre lui et le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime entrant, Oumar Guèye, il a souligné s’être’’ investi personnellement pour la réussite des missions du chef de l’Etat''. ''Il n’y a pas de lecture à faire, tout a un commencement et tout a une fin’’, a-t-il philosophé.
Il a promis de continuer à servir ‘’le Sénégal à travers l’Oceanium qui est une grande association de protection de l’environnement'' pour laquelle il dit avoir ''œuvré toute [s]a vie'' et pour laquelle il entend continuer à "œuvrer’’.
Revenant sur les raisons de son départ de la tête de ce ministère, M. Haidar a affirmé qu’il ‘’assume ses responsabilités’’ en tant que secrétaire général de la Fédération démocratique des écologistes du Sénégal (FEDES, mouvance présidentielle), pour avoir perdu les locales à Ziguinchor.
‘’Le Président avait été très clair : tous ceux qui avaient émis l’idée d’aller aux élections locales devaient assumer leurs responsabilités, et nous assumons nos responsabilités’’, a-t-il dit.
Il a rappelé avoir battu campagne à Ziguinchor, où au finish la victoire la victoire est revenue au camp de du maire sortant Abdoulaye Baldé, chef de file de la liste "Union pour le développement de Ziguinchor" (UDZ-Kadiamore).
‘’Je porte un idéal qui est l’écologie, et je pense que le Sénégal et l’Afrique ont besoin de cet idéal, parce que nous vivons des économies de prélèvement. Donc, nous devons gérer durablement nos ressources’’, a-t-il suggéré.
‘’Il y a une continuité dans l’Etat, et je suis persuadé que mon remplaçant va poursuivre les missions, qui sont des missions républicaines, et avec toute l’énergie que cela demandera’’, a soutenu Haidar El Ali qui dit être soulagé de céder sa place à un autre.
De son côté, Oumar Guèye a félicité son prédécesseur pour le travail accompli à la tête de ce ministère, qui est un département stratégique pour l’économie du Sénégal.
Il assure de son engagement et de sa détermination à travailler avec tous les acteurs de ce secteur à l’atteinte des objectifs qui lui sont assignés.
‘’La pêche fait parti des objectifs du Plan Sénégal émergent, et de ce point de vue, nous allons travailler pour l’atteinte de ces objectifs par rapport au PSE relativement à la pêche et à l’économie maritime’’, a-t-il dit.
SK/ASG/APS

les urgences du nouveau gouvernement

Inondations et campagne agricole incertaine, urgences estivales du gouvernement Dionne
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A peine installé à la Primature, le nouveau chef du gouvernement fait face à deux urgences : les pluies diluviennes dramatiques de Matam et la campagne agricole en passe d’être chahutée.
A Matam, des intempéries, survenues dans la nuit du 9 au 10 juillet, ont causé la mort d’au moins quatre personnes dont des adolescents et plongé dans le sinistre (maisons inondées et effondrements d’habitations) plusieurs autres dans des villages. S’il ne s’est pas empressé, comme il sied en la circonstance, d’aller au chevet des victimes, le nouveau Premier ministre, Mahammed Dionne, devrait se presser à parer à d’autres phénomènes malheureux de ce genre liés aux changements climatiques. L’année dernière, les fortes pluies avaient notamment détruit des cultures de paysans à Fatick et ailleurs, alors que, paradoxalement, le déficit pluviométrique dans d’autres localités avait installé leurs habitants dans une insécurité alimentaire tardivement prises en charge par le gouvernement au cours de l’année 2014.
Et, à en croire les services de météorologie nationale, le même cas de figure se profile, avec des pluies diluviennes dans certaines zones et un déficit pluviométrique dans d’autres. Dans les deux cas, le gouvernement est appelé à anticiper sur les mesures de secours au monde rural.
Le nouveau gouvernement est d’autant alerté dans ce sens que l’ONG Action humaine pour le développent intégré au Sénégal (AHDIS) pointe, dans un diagnostic sur cette situation rendu publié ce lundi, un problème dans le distribution de semence d’arachide.
Alors que le gouvernement, le ministre de l’Agriculture soutenait mercredi dernier en conseil des ministres, que la mise en place des intrants agricoles se serait bien déroulée, l’AHDIS, émet des réserves : « Les investigations que nous avons menées à travers tout le Sénégal nous ont permis de constater que dans le bassin arachidier et le centre du pays, de nombreux paysans n’ont pu acheter les semences d’arachides mises à leur disposition par le gouvernement. »
D’après l’ONG, cette situation serait due à « leur état de pauvreté qui ne leur permet point de s’offrir des semences devenues un luxe face à d’autres urgences qui les assaillent malgré les efforts de subvention de l’Etat allant jusqu’à 130 FCFA le kilo pour les semences écrémées ». Il s’y ajoute que des organisations paysannes ont dénoncé la qualité de certaines semences.
Le risque est réel de voir la production intérieur brut (Pib) en deçà des attentes (4,9% en 2014), comme en 2013 lorsque la croissance a été plus faible que prévu (3,5%) du fait notamment des difficultés de l’agriculture (pluviométrie erratique conjuguée à une mauvaise organisation des campagnes agricole et de commercialisation).
Sen24heures

15/07/2014

Fraude dans les télécoms

Un nouveau système de fraude sur le réseau de Sonatel a été démantelé par la police
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Selon la presse sénégalaise, un réseau de fraude télécom sur les installations de la Société nationale des télécommunications Sonatel a été démantelé par la Sûreté urbaine (Su) de Dakar.
Huit sites de fraude, installés entre les zones de Hanne Mariste, Foire et Dieuppeul, ont été localisés. Ils étaient fournis en matériel nécessaire pour intercepter les communications.
Au-delà du système de « Sim box » découvert avec 1000 cartes SIM, les enquêteurs ont mis à jour un nouveau système dénommé « illimix ». Avec ce procédé, ils mettaient en marche l’«illimix » et, de ce fait, Sonatel recevait les communications internationales entrantes mais elles n’étaient pas comptabilisées.
Le présumé instigateur de cette fraude, Serigne Mor Mbacké, a été interpellé par les forces de maintien de l’ordre. Son arrestation intervient quelques jours après le démantèlement d’une autre bande de fraudeurs télécom par la Section de Recherches de Dakar.
un réseau de fraude télécom découvert chez Tigo
Sénégal : un réseau de fraude télécom découvert chez Tigo
La Division des investigations criminelles (DIC) de la police nationale a mis aux arrêts quatre employés de l’opérateur de téléphonie mobile Tigo et trois vendeurs installés à Touba, M'backé et Thiaroye. Il leur est reproché une fraude télécom greffée au service de transfert de crédit de communication.
D’après le journal Libération, les agents incriminés auraient mis en place un système qui permettait à leurs complices, vendeurs, d’effectuer des opérations de transfert de crédit sans que le produit de la vente ne soit prélevé. En clair, « lorsque par exemple leurs complices, vendeurs transfèrent 300 000 FCFA à un client, le transfert se fait, mais il n’est pas débité », explique Libération.
Conséquence, des centaines de millions de FCFA ont été prélevés de l’entreprise selon les recoupements de la Division des investigations criminelles qui estime que ce réseau de fraude est actif depuis longtemps au sein de l’entreprise télécom. L’enquête qui se poursuit pourrait révéler de nouveaux mis en cause. Les sept personnes déjà interpellées ont été présentées au Procureur de la République.
Ecofin

Grosse fraude sur les appels internationaux :
Serigne Mor Mbacké gruge la Sonatel de 2 milliards
Grâce à huit sites pour détourner les appels internationaux, du matériel high tech pour faire fonctionner un réseau bien huilé, Serigne Mor Mbacke a fait la prouesse de gruger la Sonatel de deux milliards de Francs Cfa.
C'est la Sûreté urbaine de Dakar qui a permis de démanteler ce vaste réseau de fraude sur les appels internationaux dont les sites étaient répartis entre les Maristes, la Foire et Dieuppeul.
Selon les premiers éléments de l'enquête, Serigne Mor Mbacké et ses acolytes, dont cinq sont déjà sous les verrous, passaient par le canal de l'illimix, un produit de la Sonatel qui permet à l'abonné de bénéficier d'appels illimités.
Ainsi, lorsque les fraudeurs arrivaient à intercepter un appel, ils le mettaient au régime de l'illimix, empochant les dividendes alors que la Sonatel était facturée à zéro franc. Selon nos confrères de Libération qui donnent l'information, la Sonatel aurait perdu, selon les premières estimations, pas moins de deux milliards F Cfa dans cette affaire.
Et, toujours selon nos confrères, le matériel utilisé par les fraudeurs était tellement sophistiqué qu'il a fallu que la Sonatel mette de gros  moyens à la disposition des enquêteurs pour éventer le deal
Seneweb

Sécurité Total...

MISE À MORT DES TRANSPORTEURS D’ESSENCE
Total-Sénégal ferme 4 entreprises
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A partir du 27 juillet prochain, Total Sénégal va fermer quatre entreprises de transport d’essence : Abdou Karim Fall, Transgaye, Franco-Sénégalaise des Transports et Sotradhy. Sous le prétexte d’un audit de mise aux normes de sécurité, Total Sénégal envoie ce 1er lot d’entreprises en enfer, en attendant un second lot dans les prochaines semaines. C’est le branle-bas de survie au niveau des dirigeants de ces entreprises, tout comme le syndicat affilié à la Cnts-Fc de Cheikh Diop qui attend alerter les autorités pour la suspension de cette mesure qui veut faire la promotion d’entreprises en accointance avec de hautes autorités de Total international.
Le morceau a été gros à avaler, lorsque les dirigeants de célèbres sociétés de transports d’hydrocarbures comme AKF ou Transgaye, ou pour les derniers venus comme FST et Sotradhy, ont reçu notification du directeur général de Total-Sénégal, Thibault Flichy, qu’au soir du 27 juillet prochain, elles devront fermer. En clair, une cessation d’activités provoquant des pertes d’emplois, ruine et investissements en fumée.
Le prétexte fallacieux, du reste rejeté par le monde du transport des hydrocarbures, c’est un audit commandité en novembre 2013 sur des critères de sécurité devant être remplis par toutes les sociétés de transport évoluant avec la firme internationale.
D’après nos confrères de L’AS du samedi 12 juillet, cet audit avait classé les sociétés par ordre de mérite en trois groupes : Vert, Orange et Rouge. Les trois sociétés incriminées se sont retrouvées dans le Rouge. Le directeur général de Total-Sénégal, Thibault Flichy, par lettres obtenues par L’As, explique à ces trois sociétés que « les seules possibilités pour vous seraient : soit de rejoindre ou de constituer un Gie en partenariat avec un transporteur n’ayant pas été classé dans la liste rouge lors de l’inspection de novembre 2013 ; soit de proposer vos véhicules à un transporteur avec lequel nous allons continuer à travailler après fin juillet 2014 ».
Aucune société n’est aux normes de sécurité
Seulement, ce que Thibault Flichy ne dit pas, c’est qu’aucune des entreprises de transport travaillant avec sa société ne peut être aux normes de sécurité requises. « La réalité au Sénégal, tout comme en Afrique, c’est qu’il est très difficile pour les transporteurs d’hydrocarbures d’être aux normes. Si Total-Sénégal est sérieux dans ce qu’il fait, c’est que la totalité des transporteurs sont au rouge. Aucun ne peut respecter toutes les normes internationales car nous sommes dans un pays sous-développé », souligne notre source. Cette dernière ajoute que « l’audit a été préparé depuis des années, rien que pour favoriser des entreprises comme Dièye Transport, soutenues par Momar N'guer directeur Afrique/Moyen Orient et le directeur général de Total Sénégal. Or, si on parle de sécurité, pourquoi on a délibérément étouffé l’accident dans lequel était impliqué un camion de Dièye Transport sur la route de Tamba et ayant fait 6 morts ? On a cherché à maquiller en parlant de camion malien alors que c’est un camion de Dièye qui en est l’auteur. Si Total-Sénégal a étouffé une telle affaire, c’est le fait que la société cotée en bourse ne peut souffrir d’une telle mauvaise image »
Le dispatching de Total en question
Le paradoxe, c’est Total-Sénégal qui va fermer trois entreprises, continue à surcharger Dièye Transport. Ce dernier, pour satisfaire sa commande, est obligé de louer des véhicules au moment où AKF qui va mettre la clé sous le paillasson, gare près de 7 véhicules. « Le problème fondamental de Total-Sénégal se trouve au niveau du dispatching. Mais ce que cette société oublie, c’est qu’une partie de la péréquation est l’argent du contribuable parce que l’État participe sur la péréquation. Ce qui permet de vendre le litre de carburant par exemple, le gas-oil à 792 frs à Dakar, à Ziguinchor et à Kédougou. Ce n’est pas simplement une affaire de privé, il y a aussi l’argent du contribuable. Ce que Total paie aux transporteurs, c’est l’argent des Sénégalais », explique notre source. « Est-ce qu’il n’est pas bien d’envoyer l’Ofnac sur place pour enquêter du moment que l’argent du contribuable est impliqué dans le dossier ?», se demande notre interlocutrice.
Un second lot de sociétés à fermer
Nos sources sont formelles. D’autres entreprises nationales devront se préparer à fermer comme les 3 déjà ciblées pour le 27 juillet prochain. « Dans deux mois ou quelques semaines, un autre audit est annoncé pour dégager d’autres entreprises. Voilà la stratégie de Momar N'guer qui ne vise qu’à mettre en selle uniquement 2 à 3 entreprises. D’ailleurs, le sieur Nguer est en bisbilles avec le Dg Flichy sur le dossier des véhicules Nkhoury. Cette dernière entreprise qui roule pour Shell, voudrait travailler maintenant avec Total. Ce qui est agréé par Flichy, alors que Momar N'guer bloque. La réalité, c’est qu’accepter les transports Nkhoury qui a déjà acheté des véhicules à Total, ne fait pas l’affaire de Dièye Transport sous la protection de Momar N'guer.
Cheikh Diop de la Cnts-Fc dans le combat.
Le patron de la Cnts-Fc est très surpris par la tournure des choses. Interpellé sur la question, il estime qu’il est en train de se mettre à niveau pour comprendre les contours de ce dossier qui a trait à un audit de sécurité. Certes, s’il est d’accord avec la volonté de Total-Sénégal de miser sur la sécurité, il reste perplexe qu’une telle approche puisse aboutir à la fermeture d’entreprises. Ce qui est inacceptable pour le patron de la Cnts-Fc. Des entreprises pionnières comme AKF ou Transgaye ne doivent pas disparaître. « Nous n’avons pas encore défini une position syndicale. Nous allons réunir toutes les informations parce que Total, dans sa position actuelle, ne gère pas seulement des partenaires commerciaux, mais aussi des travailleurs. Or,  s’il y a pertes d’emplois, cela nous touche. Nous allons tenir une réunion rapidement pour harmoniser sur le dossier, surtout utiliser nos réseaux au niveau de l’administration et du Gouvernement pour suspendre cette mesure », explique Cheikh Diop joint au téléphone. Nous reviendrons sur le dossier de l’ouverture du capital Total-Sénégal.
Direct Info/Dakaractu

14/07/2014

Passeport au Sénégal

La Puissance du Passeport selon l'influence supposée du pays émetteur : Quelle est la Place du Sénégal ?
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Une cartographie dévoilant la puissance du passeport est désormais disponible. Elle détermine ainsi la force d'un pays suivant son degré de développement et ou l'influence diplomatique qu'il inspire, et s'apprécie par le nombre de pays que ses détenteurs peuvent visiter, sans être astreint aux formalités d'obtention d'un visa préalable.
Trois pays sont en tête, la Finlande, la Suède et le Royaume Uni d’Angleterre avec 173 pays, devant d’autres comme les Etats-Unis (172), la France (172)…
En Afrique, c’est le pays de Mandela qui mène la danse avec une cote de 94 pays sans nécessité de visa, le Sénégal avec ses 55 pays est devancé par la Gambie (68 pays), le Ghana (61), le Cap-Vert (57), mais se situe devant d’autres pays comme le Nigéria (47), la Chine (43), la Libye…
la carte sous ce lien: http://s3.amazonaws.com/awesome.good.is/infographics/images/000/000/516/original/1403218847.jpg?1403218847
Dakaractu

13/07/2014

5 milliards à justifier...

Un ancien ministre de Wade doit justifier 5 milliards de FCFA
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Abdoulaye Baldé, ministre de l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade (2000-2012), doit justifier l’origine de plus de 5 milliards de francs CFA d’avoirs (plus de 7,6 millions d’euros) auprès d’une juridiction anti-corruption, indique vendredi une source proche du dossier.
Le procureur de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI, une cour spéciale) a vendredi "mis en demeure" Abdoulaye Baldé de prouver d’ici à un mois l’origine licite de plus de 7,6 millions d’euros, a affirmé à l’AFP cette source sous couvert d’anonymat.
Ces avoirs présumés comprennent des comptes en banque, des biens immobiliers, des voitures et des sociétés, selon la même source. Abdoulaye Baldé, soupçonné d’enrichissement illicite, est depuis novembre 2012 interdit de sortie du territoire. Fin juin, il a été réélu pour cinq ans maire de Ziguinchor, principale ville de Casamance (sud).
Il a depuis plusieurs semaines annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. A propos de la mise en demeure de la CREI, ses partisans parlent de manoeuvres du pouvoir pour l’empêcher de se présenter à ce scrutin.
Ancien directeur exécutif de l’Agence nationale de l’Organisation de la conférence islamique (Anoci), organisateur du 11e sommet de l’OCI en mars 2008 à Dakar, Abdoulaye Baldé était le principal collaborateur de Karim Wade, fils d’Abdoulaye Wade et ministre de son régime. Karim Wade était aussi président du conseil de surveillance de l’Anoci.
Karim Wade, en détention préventive depuis avril 2012, doit être jugé à partir du 31 juillet pour enrichissement illicite présumé. La justice lui attribue un patrimoine évalué à 178 millions d’euros.
Abdoulaye Baldé, ancien secrétaire général de la présidence durant le régime d’Abdoulaye Wade, avait ensuite dirigé les ministères de la Défense, de l’Industrie et des Mines.
Après la défaite du président Wade, en mars 2012, face à Macky Sall, M. Baldé avait démissionné du Parti démocratique sénégalais (PDS, formation d’Abdoulaye Wade) pour créer sa propre formation, l’Union centriste du Sénégal (UCS).
Plusieurs responsables du régime de M. Wade, dont d’anciens directeurs de sociétés, ont été emprisonnés ces derniers mois dans le cadre des enquêtes pour enrichissement illicite déclenchées par l’administration de Macky Sall.
APS

12/07/2014

Aide agricole: 1,9 milliards

1, 9 milliard de l’USAID pour une aide alimentaire aux communautés vulnérables
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L’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) va dégager une enveloppe de 1, 9 milliard de francs CFA (4 millions de dollars), « pour venir en aide aux communautés les plus exposées à l’insécurité alimentaire au Sénégal suite aux effets d’une mauvaise campagne agricole en 2013-2014″.
L’annonce est contenue dans un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis au Sénégal, qui souligne qu’il s’agit de « répondre aux besoins identifiés par le Sénégal et ses partenaires dans le cadre du Plan de réponse stratégique du Gouvernement à l’insécurité alimentaire ».
« Le but de cette assistance est de répondre à des besoins alimentaires et nutritionnels aigus, et également d’améliorer la résilience des ménages les plus vulnérables au sein des communautés rurales », a déclaré la directrice de l’USAID/Sénégal, Susan Fine dont les propos sont cités par le communiqué.
« En tant que partenaire clé au développement du Sénégal, a-t-elle ajouté, les Etats-Unis à travers l’USAID, aident le gouvernement à assurer la sécurité alimentaire de ses populations les plus vulnérables en cette période difficile », a-t-elle ajouté.
L’Agence américaine a déjà donné « une assistance de trois (3) millions de dollars (1,4 milliard de francs CFA) en espèces et en vivres qui seront distribués aux trois départements les plus touchés de la région de Matam ». Elle a accordé cette assistance « à travers une subvention au Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies ».
« Ces ressources vont appuyer une assistance alimentaire et pécuniaire ciblée comprenant des distributions générales de vivres et des projets +travail contre numéraire+ (cash-for-work) pour améliorer l’infrastructure communautaire, et les programmes de nutrition pour les familles dans les zones les plus vulnérables », explique le communiqué.
Il ajoute que cette assistance « permettra également de renforcer des partenariats complémentaires avec le Gouvernement du Sénégal en vue de fournir un programme d’assistance intégré ».
« Par ailleurs, l’USAID a accordé un financement d’un (1) million de dollars (480 millions de francs CFA) au Centre d’études et de coopération internationale (CECI) pour lui permettre de travailler en partenariat avec la Fédération des associations du Fouta pour le développement (FAFD), une ONG locale, et Action contre la faim, une ONG internationale, pour appuyer les ménages vulnérables des départements de Matam et Podor. »
Selon l’ambassade américaine, « les bénéficiaires de cette assistance recevront des céréales et des semences maraîchères, des outils de jardinage, et des aliments pour le cheptel ».
« L’assistance facilitera également la réhabilitation de puits d’eau ainsi que la prise en charge et le traitement de la malnutrition aiguë des enfants de moins de cinq (5) ans dans les zones où le taux de malnutrition aiguë globale égale ou dépasse 15 pour cent. Une assistance en espèces sera fournie aux ménages les plus démunis à Podor au cours de la période de soudure. »
Rewmi

11/07/2014

Matam inondé

Enormes dégâts de la pluie : Matam boit l’eau jusqu’au lit
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Dans la nuit du mercredi au jeudi, plusieurs villages de la région de Matam sont tombés sous le déluge. En ouvrant ses vannes, le ciel a déversé son lot de désolation avec la destruction de plusieurs maisons et la Rn 2. Elles ont bu l’eau jusqu’au… lit. Déjà, une chaine de solidarité se forme pour apporter les premiers secours en attendant  les réactions de l’Etat.
L’horreur s’abat au Nord.  En ouvrant ses vannes dans la nuit du mercredi au jeudi, le ciel a arrosé une partie de cette région de désolation. Les peines sont les mêmes dans plusieurs villages de cette région qui remémorent douloureusement les pluies hors saison de 2001. De Boki­diawé à Nabadji Civol, de  Ourosogui aux Agnam, en passant par Bo­yinadji, Sinthiou Mbaal, Doumga Ouro Alpha, Ndouloumadji, dans les Agnam, Asndé Balla, Thilogne, la pluie a fortement secoué les habitants qui sont sortis des bras de Morphée en implorant le Ciel à fermer son robinet qui a versé une forte eau. Sous leurs yeux affligés de peine, ils constatent l’effondrement de leurs maisons, les murs de clôture chutent. Prises au dépourvu, les populations ont été tirées nuitamment de leur lit par la montée des eaux.
Dans plusieurs localités de la région, plusieurs maisons sont encore sous l’emprise des eaux malgré les promesses des autorités de faire le nécessaire pour alléger leurs souffrances. D’après plusieurs témoignages, les populations risquent de passer plusieurs nuits à la belle étoile. Même s’il n’y a pas eu de pertes en vies humaines, les dégâts matériels se chiffrent en millions. En tout cas, le gouverneur de la région de Matam Cheikh Niane Kane a promis une assistance urgente de l’Etat dans les plus brefs délais.
Aujourd’hui, la Rn2 est coupée par endroits : Cela montre la profondeur des dégâts et retarde même les premiers secours. Il faut savoir que ce drame est exacerbé par l’inexistence d’infrastructures qui pourraient faciliter l’écoulement des eaux pluviales, l’absence de bassins de rétention. Il est clair que l’écho des inondations ne connaît une tonalité nationale que si la capitale et sa banlieue sont dans les eaux.
Pour l’instant, les populations de la région de Matam essaient de mettre en place une chaine de solidarité. Les ressortissants de plusieurs villages tentent d’apporter les premiers secours à leurs parents.
Bocar Sakho/Lequotidien

...et bien dansez maintenant...

Youssou Ndour a empoché 400 millions pour soutenir Bby
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A propos des hommes d’influence qui gravitent au cœur du pouvoir, le magazine qui a consacré une page entière à l’activisme politique de Youssou Ndour révèle une grosse information.
Si l’on en croit "Vision Mag", l’engagement du leader de Fekké Maci Bolé en faveur de Bby durant la campagne électorale pour les Locales n’était pas gratuit.
Nos confères qui citent leurs sources renseignent que la méga star de la musique sénégalaise au reçu un budget de quatre-cent (400) millions de francs CFA pour la petite tournée qu’il a effectuée durant la campagne.
Et en homme d’affaires averti, selon le journal, Youssou Ndour a été payé rubis sur ongle.
Voilà pourquoi après avoir clamé haut et fort sa démission de Benno Bokk Yaakaar, il n’a pas hésité à porter la bonne parole pour prêter main forte à cette coalition.
Seneweb

Pénurie d’eau à Dakar

Déjà, une trentaine de cas de diarrhées enregistrés
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L’eau potable se fait rare en banlieue. Depuis maintenant quelques semaines, les populations de plusieurs quartiers souffrent le martyr, ne sachant plus où donner de la tête. A défaut d’une eau potable, buvable sans danger, les ménages reçoivent un liquide de piètre qualité, avec tout ce que cela comporte comme danger.
En effet, des cas de diarrhée sont enregistrés au quotidien dans des zones comme Wakhinane Nimzatt, plus précisément dans le quartier Mbaye Fall. Le pire dans cette localité, c’est que les populations n’ont plus aucune goutte d’eau, depuis des jours. Les femmes font des kilomètres pour s’approvisionner en eau, dans des conditions très difficiles.
Le Quotidien a appris que des populations de la banlieue prennent d’assaut les postes de santé et hôpitaux pour se faire consulter. Au poste de santé de Wakhinane Nimzatt (Guédiawaye), l’on nous indique ainsi que des cas de diarrhée ont été enregistrés, dans ce poste, comme le confirme un agent de santé, qui a souhaité taire son nom.
«Je ne peux pas vous donner un chiffre, mais je sais que les femmes et les enfants sont touchés. Au moins chaque jour, nous enregistrons plusieurs cas de diarrhée», nous a-t-il soufflé.
Au poste de santé Ndiarème, l’agent trouvé sur place n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet. Il a juste consenti à dire que le constat est le même dans toutes les structures de santé de la banlieue et que les autorités compétentes sont au courant.
A l’hôpital Roi Beaudoin de Guédiawaye, plusieurs cas de diarrhée ont été également répertoriés. «Une vingtaine sinon plus, est enregistrée. Des malades sont là, gardés qu’ils sont en observation», nous confie un agent, qui préfère aussi garder l’anonymat.
Depuis l’annonce des cas de diarrhée, la Sénégalaise des eaux (Sde) a déployé un arsenal de distribution d’eau. Des camions citerne sont mis à disposition pour ravitailler les populations, qui ne sont pas pour autant contentes de la qualité de l’eau, qui leur est distribuée.
«L‘eau que la Sde nous donne n’est pas potable. En la buvant, on sent la rouille de la citerne, l’eau sent même du pétrole», s’étrangle de rage Ana Mendy, habitante de la localité de Wakhinane Nimzatt.
Malheureusement, les pompes Diambar qui constituaient une alternative pour les populations ne garantissent plus la sécurité. La nappe phréatique a en effet fini de polluer l’eau tirée des pompes très proches des bassins de rétention des eaux de pluie.
Le Quotidien/Sental

Pour tout l'or du Sénégal...

Randgold  injecte 20 millions de dollars dans  son projet aurifère du Sénégal
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Le géant minier Randgold Resources a décidé d’injecter un investissement supplémentaire de 20 millions de dollars pour son grand projet de prospection de l’or à Massawa, à l’Est du Sénégal. Le Pdg de la multinationale minière, Mark Bristow, évoque dans cet entretien exclusif les contours du projet aurifère sénégalais  en informant sur les réalisations  en cours dans  les sites miniers  de la  RDC, de la Côte-d’Ivoire et  du  Mali.
Il y’a quelques jours, le Chef de l’Etat sénégalais vous a reçu en audience. Quelles sont les assurances qu’il a données pour la protection de l’investissement minier ?
Le Président Macky Sall m’a effectivement reçu il y’a quelques jours à Dakar. Nous lui avons exposé les grandes lignes du business de la compagnie Randgold, actuellement en prospection sur le site de Massawa, dans le birimien sénégalo-malien. Mieux, nous avons dit clairement que Randgold va aider à faire venir d’autres investisseurs au Sénégal car nous sommes les cinq plus grandes compagnies minières à travers le monde. En 20 ans ,Randgold a découvert  pas moins de cinq mines de rang mondial compte tenu du fait qu’un gisement de rang mondial est doté de 90 tonnes  avec un retour sur investissement de l’ordre de 20% pour un prix de l’or évalué à 1000 dollars l’once. Nous n’avons pas occulté le fait que le Sénégal accuse encore un retard certain sur le voisin malien dans le domaine minier. Au Mali, nous avons découvert 60 millions d’onces d’or dans le birimien sénégalo-malien. Au Sénégal, nous n’avons découvert  que le 1/5  de cette quantité. Sur place, au Mali, nous travaillons sur 7 mines de classe  mondiale que sont Sadiola, Yatéla, Gara, Yaléa, Segala, Tabakoto et Gounkoto.Cependant depuis la découverte par Randgold, de la mine de Massawa au Sénégal en 2007, l’engouement pour le secteur aurifère a décuplé. Beaucoup de grandes compagnies sont revenues en prospection. Pourtant le minerai de Massawa est complexe car l’or est inclus dans des sulfures et il faut beaucoup d’énergie pour travailler sur le site. Nous avons dit au Président Macky Sall que le diesel est cher et nous sommes prêts à appuyer les pays ouest-africains à promouvoir l’énergie hydro-électrique pour la diminution des coûts de production de l’or. Rien que dans nos mines maliennes, nous consommons 100 millions de litres de diesel par année : c’est énorme. Le Chef de l’Etat sénégalais nous a donné des assurances pour la disponibilité d’une énergie hydro-électrique en quantité et en qualité. Je rencontre  le 30 juillet prochain les autorités maliennes pour discuter de cette énergétique.
Il semble que Randgold a consenti un investissement de 20 millions de dollars (environ 10 milliards cfa) pour  dynamiser son projet aurifère au Sénégal. Qu’en est –il exactement ?
Nous allons effectivement investir une telle manne financière pour améliorer l’exploration du gisement de Massawa.Nous étudions la possibilité de développer une mine souterraine. C’est un investissement risqué mais nous l’avons fait et les études de faisabilité vont démarrer dans les meilleurs délais.Randgold travaille au Sénégal depuis 20 ans et nous continuons de dépenser de l’argent sur d’autres opérations d’envergure parce que nous croyons au potentiel minier ouest-africain.Nous avons consenti depuis 2002 des investissements de 32 milliards cfa au Sénégal. Au Mali, Randgold contribue à hauteur de 12% dans la formation du Pib. Nous sommes conscients que les mines appartiennent  aussi aux populations locales et aux générations futures.
Quel est l’état  actuel de l’activité aurifère  au Sénégal ?
Ecoutez, je suis désolé de le dire mais il n’ya pas encore une industrie de l’or à proprement parler au Sénégal. Si tel était le cas, on dirait que c’est à l’état embryonnaire. Pourtant le code minier sénégalais  adopté en 2003, est, à l’heure actuelle, le meilleur code en Afrique de l’ouest .Mais le paradoxe, c’est qu’il n’y a  pas encore un attrait massif d’investisseurs, hormis le cas particulier de Randgold qui continue de croire au potentiel du pays et de toute la sous-région ouest africaine. C’est sans doute dû au fait que  le Sénégal  a géré des contentieux avec plusieurs multinationales minières comme Mittal ou Kumba Resources.Or, l’investissement  minier n’aime pas la controverse et les litiges. Pourtant le pays a des atouts certains .C’est l’une des premières démocraties africaines  avec un capital humain de qualité  et des infrastructures comme le port de Dakar.
Quelles sont les grandes tendances du marché de  l’or à travers le monde ?
Le prix de l’or connait  une hausse au moment où les découvertes diminuent de manière drastique.Figurez-vous que les coûts opérationnels de production ont augmenté de 150% ces dix dernières années. De même, le prix de l’or a augmenté de 300%.Aujourd’hui, la moyenne de la  teneur du minerai est estimée à 1 gramme par tonne de roche au lieu de 2 grammes. C’est ce qui est à la base de la hausse continue des coûts de production. Les calculs ont démontré qu’à 1300 dollars l’once d’or, l’industrie mondiale ne fait aucun bénéfice à l’exception de quelques grandes compagnies.
FinancialAfrik

Football: prier ne suffira pas...

Sénégal-Egypte de septembre-travaux du stade LSS au ralenti- Ça craint
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Il faudra beaucoup prier si le peuple sénégalais souhaite revoir son équipe nationale sur la pelouse du stade Léopold Senghor en septembre face à l’Egypte (éliminatoires CAN 2015). Pourquoi faut-il vraiment le faire ? Tout simplement parce que les travaux du stade sont loin d’être terminés à en croire notre constat de ce mercredi. Reportage.
Sur les lieux, on a l’impression que le Sénégal prépare la prochaine CAN 2015 (elle se jouera au Maroc). Ce sont les travaux du stade Léopold Sédar Senghor qui donnent cette impression. A voir de plus près, on a aussi l’impression que le chantier vient tout juste de démarrer. Dans les gradins de la tribune couverte, l’heure est encore à la peinture de la couverture. Un petit groupe s’y met alors qu’on  pouvait espérer plus. Quant à la toiture, n’en parlons pas car en relevant la tête on aperçoit le ciel bleu avec des rayons de soleil qui tapent aux yeux comme si on se trouvait à la tribune découverte voire virage.
A quelques petits mètres, on s’aperçoit que les chaises sont aussi en mauvais état. Certaines d’entre elles sont cassées. Notre constat a aussi révélé que la pelouse reste toujours dans un état infect. Etonnant. Pourtant les travaux ont débuté il y a plus de deux mois. Donc pourquoi une telle lenteur ? Réponse apportée par le Directeur des infrastructures sportives, Fodé Sylla qu’on a trouvé sur place en pleine supervision.
Sous un ton et regard aphasique, le patron des travaux tente de revenir sur toutes ces mélancolies à travers ses détails.
Raisons de ce retard
Toute chose a une explication. C’est le cas de ces travaux qui accusent un énorme retard que nous explique Fodé Sylla: « Ce chantier est en train d’être effectué suivant deux phases. Une entreprise qui est chargée de tout ce qui est structure des toilettes et des projecteurs. Il y a une autre qui est chargée de la pelouse, vidéo surveillance et autres activités. Donc il y a une entreprise qui est un peu en rade en tout cas elle ne fait pas suffisamment d’efforts pour terminer les travaux mais on prend toutes les voies et moyens pour l’inciter à faire correctement son travail ».
Le Directeur ne manque pas d’évoquer les raisons profondes de tout ceci: « C’est plutôt une faute d’organisation et de moyens, mais nous de notre côté, on a fait tout qu’il fallait. Cette entreprise a régulièrement reçu son avance de démarrage et avec le décompte qu’il n’a pas encore fait. On l’incite à le faire. S’il le fait aussi, on va le traiter avec diligence » conclut-il.
Les crochets commandés depuis Las Palmas
Du point de vue administratif, la direction des infrastructures est à jour selon son chef : « on l’a fait mais cette entreprise est confrontée à des problèmes d’approvisionnement. Quelque part, il y a des crochets sur la toiture standard qu’on a du mal à trouver dans le marché à Dakar. La commande est faite depuis Las Palmas et on espère que le chantier va être relancé » espère M. Sylla.
Qui reconnait tout de même que : « Ce sont ces petites choses qui gênent le chantier, mais sinon vous venez de voir que la peinture est pratiquement terminée. Sur la toiture, il ne se reste que le tiers, qui aurait dû être fait en ce moment. Je pense que d’ici la semaine prochaine, ce problème sera dépassé.
Cette entreprise va reprendre du poil de la bête pour donner satisfaction. Il faut se dire qu’on encore deux mois de travaux devant nous et vraiment on va prendre toutes les dispositions pour inciter l’entreprise à redoubler d’efforts » rassure-t-il.
La pelouse
C’est l’un des problèmes majeurs depuis quelques années. Nul n’est censé ignorer que la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor a toujours été dans un état de délabrement.
Alors que le Sénégal n’avait plus disputé de rencontre à domicile depuis octobre 2012, contre la Côte d’Ivoire (0-2), match comptant pour les éliminatoires de la CAN 2013. Explications de Fodé : « Vous avez vu aussi qu’il y a en ce moment un travail de désherbage manuel qui en train d’être effectué. Vous avez vu que la levée est assez consistance » explique-t-il.
Avant de poursuivre: « après on va passer à la phase de fertilisation et à la phase de mise en place de l’urée ainsi que du terreau pour booster quand même la levée de ce gazon ».  Malgré tout ce retard, le patron du chantier ne veut pas verser dans le pessimisme et veut faire croire qu’il sera livré dans les délais: « Le résultat est acceptable en ce moment mais nous reconnaissons qu’il va falloir booster cette phase là et vous allez voir que pour le mois à venir on devrait avoir un résultat probant sur le terrain ».
Des jardiniers appelés en renfort pour booster la pelouse
Sachant que c’est devenu une course contre la montre, l’heure est au renfort des effectifs pour que le gazon pousse très vite. Ce que confirme notre interlocuteur : « Vous avez vu que le personnel a augmenté juste pour accélérer les choses. Mais vis-à-vis de la pelouse, je n’ai pas de grande crainte même si évidemment qu’on est là pour faire marcher les choses que s’il y a des couacs qu’on rectifie ».
La pression de la date fatidique
Sous pression. Normal car le Sénégal reçoit dans deux mois les Pharaons d’Egypte. Et qu’aujourd’hui, les travaux ne donnent pas vraiment un signe d’espoir : « la pression est là. Elle est surtout liée à l’évènement. La date fatidique de septembre qu’il faut respecter et nous, on voudrait que le Sénégal ne reçoive pas ailleurs qu’ici. Donc on met un point d’honneur à faire respecter ça. Il faut dire que la très grosse pression c’est évidemment ça. Maintenant, il y a des facteurs exogènes qui sont là et on fait tout notre possible pour  les maitriser ». En tout cas, ces paroles semblent rassurantes mais à voir de plus près le chantier, on craint vraiment que le Sénégal puisse jouer à Dakar. Affaire à suivre.
Innovation : une quarantaine de caméras seront dans les gradins
Ce sera une première dans le football sénégalais. Une quarantaine de caméras seront sur le gradin. Selon Fodé Sylla: « Pour la vidéo surveillance, celui qui devait s’occuper de ça est choisi. Il a déjà fait l’inspection et d’ici deux ou trois semaines, il va démarrer ses travaux. Il y aura une quarantaine de caméras » dit-il.
Tout ce qui est circuit intérieur, les gradins seront couverts de même que les entrées et une partie des parkings. Côté innovation, c’est principalement ça. Il y aura aussi des places pour les handicapés ». Il le fallait.
GFM/Senxibar

09/07/2014

Podor se meurt

Retour sur une mémoire du Sénégal en ruine
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Podor, ville historique, ville coloniale, ville culturelle, regorge de nombreux cites et localités qui sont et peuvent être des patrimoines historiques nationaux et mondiaux, parmi lesquels le Fort. Construit en 1854, ce joyau culturel désaffecté aujourd’hui réduit au simple bâtiment central à rez-de-chaussée plus les deux bâtiments annexes est dans un état de dégradation très avancé. Sa réhabilitation entre 2005 et 2006 (une partie) par la Coopération Française n’y fait rien, ces bâtiments qui menacent ruine en disent long sur le processus avancé de disparition lentement mais surement d’un patrimoine culturel nationale, d’une mémoire dont la sauvegarde ne peut qu’être bénéfique pour la ville de Podor et, au-delà, tout le Sénégal.
Podor - Coincé entre la bibliothèque municipale à l’Ouest et une sorte de buisson au Nord-est, le Fort de Podor est dans un piteux état. Ce patrimoine historique désaffecté est composé d’un bâtiment imposant avec deux autres en annexe surplombant un mur de clôture, le tout aux couleurs jaunes (peinture) et ocre (les briques cuites).
Une fois la grande porte d’entrée franchie, l’on fait face au bâtiment central, un étage avec rez-de-chaussée quadrillé par deux bâtiments annexes situés aux extrémités gauches et droites. A la véranda du grand bâti, deux portes: l’une donne accès à une chambre à gauche menant vers les escaliers et une salle faisant également office de sorte de bibliothèque où des tableaux et photos sont accrochés aux murs et des livres d’anciens auteurs Français, Africains, de la «Négritude», contemporain, etc. sont superposés pêle-mêle sur deux table.
Des termites s’activent à faire disparaitre ces legs.
La porte de droit conduit à quatre chambres: un salon donnant à une suite avec une porte de sortie vers l’arrière du bâtiment et deux autres à droite où sont exposés, dans des vers, le matériel d’un photographe du musée, dans la première salle, et des objets anciens abandonnées (ou retrouvé) de nos cousins Sérères, les premiers habitants du Fouta qui ont migré vers le Sine-Saloum avec l’avènement de l’Islam dans le Nord. Ce sont des vestiges archéologiques. Cet ensemble constitue le patrimoine culturel national dans un état de dégradation très avancé: c’est qu’il reste d’un vaste ensemble alors appelé «Fort de Podor».
Une visite guidée dans toutes ces salles permet d’observer des expositions à travers des cartes et autres supports retraçant l’histoire, la situation géographique, des objets archéologiques, photos d’archives accrochées un peu partout sur les murs. Des expositions sur «l’Archéologie des peuplements anciens et recherches archéologiques», sur «Louis Léon César Faidherbe (1818-1889)» ancien gouverneur du Sénégal, sur la «Colonisation» notamment «l’occupation commerciale des européens», des Portugais au Français en passant par les Hollandais et les Anglais, sur «El H. Omar Tall: l’homme et ses périples, ses conquêtes et œuvre», sur «l’Islam et la guerre maraboutique» et sur la «Restauration du Fort». Un conservateur, envoyé par le ministère de la Culture, veille au grain pour sauver ce qui peut l’être, en attendant une véritable prise en charge de ce joyau. Il est secondé par un vieux, son collaborateur qui, en cas d’empêchement, s’occupe des visiteurs.
Restauration partielle du Fort, et après…
Dans une des salles, l’on voit, exposés sous verre sur deux tables distinctes,  des objets historiques des anciens habitants de la région, les Sérères. Des poteries, une sorte de houe (matériel agricole de l’époque), une calebasse en bois servant à fermenter le lait, un bâton servant à taper du tissu après teinture, des colliers, bracelets, etc. Dans la suite, des expositions de photos sur la femme et la jeune mariée maure, des portraits de femmes et jeunes mariées toucouleurs, des photos des anciens présidents Abdou Diouf (alors Premier ministre du Sénégal sous le régime du premier président  L. S. Senghor) en visite sur place en 1972 et Me Abdoulaye Wade en campagne électorale à Podor en 1978. Des tentatives de sauver le patrimoine ont été expérimentées. La dernière date de moins de 10 ans.
La restauration du Fort (en partie) a été réalisée entre fin janvier 2005 et fin janvier 2006, grâce à la Coopération française. «Une partie de ce patrimoine en ruine a été réhabilitée grâce à la Coopération française», informe le vieux Ibrahima Sy, collaborateur du conservateur occupé par la visite de partenaires, qui conduisait la visite guidée. Mais cela cache mal l’état de dégradation très avancé du complexe culturel. Construit en 1854, le Fort a été établi sur un cite déjà fortifié, informe l’exposition N°1. Une partie du rempart date probablement du XIIIe  siècle. Sur cette plate-forme préexistante ont été implanté trois bâtiments selon un plan en forme de «U». Dans le même temps, le Fort est étendu jusqu’au fleuve, sa façade correspondant pour partie à l’emplacement du lycée actuel. Cette extension a aujourd’hui totalement disparu. Ce qui reste du Fort est donc le réduit dans lequel on trouve le bâtiment de l’Etat-major et deux bâtiments annexes de casernement, présentés ci-haut.
Un conflit de compétence préjudiciable à la mémoire du Sénégal
Les autres bâtiments et espaces sont utilisés à d’autres fins. En atteste, une partie du musée abrite la bibliothèque municipale, un autre bâtiment a été réhabilité et transformé en hôtel (Résidence Belly Torodo). L’hôtel de ville et la Case foyer sont également construits sur une partie de ce qui constituait l’ancien Fort de Podor tout comme le CDPS (qui est en train de mourir avec une bonne partie endommagé par l’érosion causée par l’avancé du fleuve) et l’ancien Service du développement social actuellement transformé en poste de santé. Ce qui fait que le Fort ne donne plus accès au fleuve et n’est que l’image d’un lieu abandonné à son triste sort: une disparition programmée si des mesures urgentes ne sont pas prise pour sa réhabilitation complète. Ce qui constituera un gâchis énorme pour la «Mémoire du Sénégal», le patrimoine culturel du pays et même de l’Afrique.
L’actuel Fort de Podor, désaffecté au cours des années 1990 et pratiquement abandonné dès cette époque, renferme en lui-même beaucoup d’histoire. En effet, selon Pierre Barthélémy David, ancien gouverneur de la Concession du Sénégal, il y avait un premier Fort  créé en 1744 (…). En 1787, c’est une cour carrée entourée de quatre mauvais bâtiments à rez-de-chaussée, explique le Chevalier Boufflers. Après la prise de Saint-Louis par les Anglais, le Fort fut réoccupé en 1783 mais le gouverneur du Sénégal d’alors Repentigny et le Chevalier Boufflers jugèrent le poste sans grand intérêt. La reprise s’effectua plus d’un demi-siècle plus tard dans des conditions différentes.
Le Fort est sans eau, ni électricité, il ne dispose pas de ligne téléphonique. Le jour, il faut ouvrir grandement les portes et fenêtres pour permettre au visiteur de contempler les vestiges historiques, lires les tableaux exposés. Mais dès la tombée du soir, l’obscurité envahissant les chambres, le conservateur (qui loge quelque part en ville) et ses hôtes sont tous obligés de vider les lieux. Pendant ce temps, des termites peuvent ravager des livres et une partie des mémoires de ce Fort implanté sur le territoire communal de Podor, mais dont la gestion, du fait de son statut de patrimoine culturel national, incombe au ministère de la Culture. «Il est dans le territoire communal, mais dépend directement du ministère de la Culture qui nous oppose le fait que c’est un patrimoine national. (…) C’est un frein pour nous. Nous pensons qu’il faut faire appel à des partenaires privés, à l’aide extérieur, à la coopération pour le réhabiliter. Et, nous verrons comment, avec les partenaires, réhabiliter le Fort de Podor (...)», confie Me Aïssata Tall Sall, le maire sortant.
Usages du Fort: des français aux gendarmes sénégalais
C’est le ministère qui envoie un conservateur au niveau du Fort. Le conservateur actuel succède à une autre qui a déjà fait quatre ans sur place sans aucun moyen, sinon dérisoire. Ce qui fait que «le Fort essaie de revivre pendant la saison touristique avec les visites de touristes qui débarquent dans la zone. La visite est gratuite pour des nationaux, mais les étrangers sont obligés de débourser actuellement 1500 F Cfa par personne pour y accéder. Cette somme est demandée pour faire face aux problèmes d’entretien car, aujourd’hui, aucun budget n’est affecté à cela au ministère de la Culture.  Au début, les visites se faisaient moyennant 500 F Cfa», informe le vieux Ibrahima Sy, collaborateur du conservateur, lors de la visite guidée.
Le Fort a connu différents usages du temps colonial à nos jours. C’est ainsi que de 1854 à 1960, date de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le Fort était occupé par les Français. Ces derniers passent le témoin à l’Armée sénégalaise qui y a séjourné de 1960 à 1984. A partir de cette date, la grande muette quitte le Fort qui devient une brigade de gendarmerie jusqu’en décembre 1987. Aujourd’hui il croule sous le poids de l’âge, les moyens de sa conservation ne suivant pas. A l’image de ce patrimoine historique national, elles sont nombreuses les édifices coloniales qui sont dans un piteux état à Podor, à la seule différence que celles-ci ne le sont pas classées. Certaines sont occupées par des services, d’autres laissées à elles-mêmes et transformées en abris pour animaux en divagation etc. Les bâtiments du comptoir commercial colonial, qui donnent sur le quai de la ville, eux l’ont échappés belles puisse qu’ils  abritent, entre autres, la mission catholique de Podor, une auberge, un hôtel, un centre culturel…
Ibrahima DIALLO/Sudonline

Nouveau ministre du tourisme

Abdoulaye Diouf SARR nouveau Ministre du Tourisme et des Transports Aériens
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Dans le cadre de la formation du nouveau gouvernement du Sénégal dimanche soir, l’ancien Ministre des Transports aériens Oumar GUEYE qui, il y a une semaine, préconisait encore dans son discours d’ouverture de la 24ème session plénière extraordinaire de la Commission Africaine de l’Aviation Civile (CAFAC) à Dakar « un renforcement du partenariat intra-africain dans le domaine de l'aviation civile pour permettre au continent de rattraper son retard » a changé de portefeuille et est remplacé par Abdoulaye Diouf SARR.
Après sa nomination, SARR, ex-directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), a dans un communiqué de presse remercié le Président de la République d’avoir réitéré sa confiance en sa personne, en lui confiant un poste ministériel aussi important et stratégique.
Le nouveau ministre assure qu’avec cette nouvelle fonction, « je mettrai tous mes efforts au service de mon pays, avec pour seul et unique but, le rayonnement du Sénégal et sa mise en valeur en tant que destination touristique ».
Ingrid Aouane

Le cas de Touba

Touba hors la loi ?
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Touba est considérée comme la propriété privée du khalife général. Touba est considérée comme la propriété privée du khalife général.
Ambiance de vendetta et relents d'impunité dans la ville sainte des mourides du Sénégal, Touba, après le saccage des biens du vice-président de l'Assemblée nationale.
Ses deux maisons, sa boulangerie et l'un de ses véhicules ont été incendiés par une foule en colère, le 20 juin, et pourtant c'est lui qui a présenté ses excuses. Pris pour cible par une horde de talibés furieux qui lui reprochaient d'avoir outragé un dignitaire religieux mouride lors d'une conversation privée enregistrée à son insu, le député Moustapha Cissé Lô, vice-­président de l'Assemblée nationale et mouride lui-même, a vu ses biens partir en fumée dans la ville sainte de Touba.
Deux jours plus tard, tout en contestant l'authenticité de l'enregistrement litigieux, l'intéressé se fendait d'excuses publiques : "Je demande pardon pour les propos venant de politiciens comme moi et qui me sont attribués pour me mettre en mal avec la famille de Serigne Touba."
Il faut dire qu'au lendemain de cette vendetta (dont la vidéo circule sur le web) personne, au sommet de l'État, ne s'était ému du sort réservé à ce turbulent député de l'Alliance pour la République (APR, parti présidentiel) coutumier des déclarations tonitruantes - ce qui lui vaut le surnom d'El Pistolero. Une délégation ministérielle conduite par le ministre de l'Intérieur s'est bien rendue à Touba pour remettre au khalife général des mourides un message du chef de l'État, mais rien n'a filtré de leur entretien.
La nonréaction officielle risque d'amplifier le sentiment que l'État sénégalais baisse le regard face à Touba la toute-puissante.
"Il n'y a pas eu de réaction officielle", confirme Souleymane Jules Diop, conseiller à la présidence, tout en relevant que, "si la colère des talibés est compréhensible, leur réaction est inadmissible". Selon lui, les faits relèveraient néanmoins d'"une affaire privée, dans un cadre privé".
Une interprétation qui risque d'amplifier le sentiment que l'État sénégalais baisse le regard face à Touba la toute-puissante. Que penser, en effet, de la remise en liberté le 22 juin, après une brève garde à vue, de dix-neuf personnes présumées impliquées dans les violences ? "Cette libération est le fait des enquêteurs", estime Souleymane Jules Diop, qui y voit une possible "volonté d'apaisement". À l'inverse, l'Union des magistrats sénégalais, qui y voit "un traitement inéquitable", a dénoncé dans un communiqué une "immixtion inacceptable de l'exécutif dans le fonctionnement de la justice".
Une liste composée exclusivement d'hommes
Touba hors la loi ? Considérée comme la "propriété privée" du khalife général, la ville bénéficie de facto d'un statut dérogatoire. Il y a peu, au mépris de la loi sur la parité, une liste composée exclusivement d'hommes y était déposée en vue des élections locales du 29 juin, sans pour autant risquer l'invalidation. "Ces manquements graves aux principes de l'État de droit posent un sérieux problème d'impunité et dénotent un manque de constance et d'autorité de l'État, estime Aboubacry Mbodji, le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho). Les mourides inspirent une peur bleue au pouvoir politique."
Jeuneafrique.com

08/07/2014

Le BAC, c'est aujourd'hui!

126.869 candidats passent le Bac ce mardi
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Exactement 126.869 candidats des séries littéraires et scientifiques débutent mardi les épreuves du baccalauréat 2014 au Sénégal, soit un mois après les épreuves anticipées de philosophie qui se sont déroulées le 10 juin dernier.
Pour la présente session, le nombre de candidats a connu une augmentation de 17,7% par rapport à la session 2013.
‘’Au total, ils sont 100 524 candidats officiels, 26.335 candidats individuels, 24 642 candidats aux épreuves facultatives et 688 candidats non sénégalais », explique-t-on à l’Office du Bac.
Il y a 95.914 candidats pour les séries littéraires soit 75,6%, 30.955 en séries scientifiques et techniques et 40 000 pour les candidats au Bac arabe.
Pour l’examen annuel du baccalauréat session 2014 au Sénégal, les candidats libres et scolarisés peuvent utiliser l’outil en ligne afin de chercher leurs résultats facilement et sans attendre l’affichage dans les établissements (lycées).
Pour le Bac technique qui concerne les T1, T2, G et F6 du 16 juin dernier, ils étaient 4.196 candidats.
Le BAC est le premier diplôme universitaire dans le pays, il y a l’examen général et l’épreuve des filières techniques.
APA

07/07/2014

Adieu écologie, environnement et pêche...

Aly El Haïdar sur son limogeage du gouvernement : «Je ne pense pas que ce soit une sanction»
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Défenestré du gouvernement, l’ancien ministre de l’Environnement puis de la Pêche et de Affaires maritimes, Aly El Haïdar ne veut pas parler de sanction. Pour lui, "c’est une décision du chef de l’Etat qu’il respecte". «Je ne pense pas que ce soit une sanction ; c’est un choix politique du Président qui a voulu resserrer le gouvernement. Et peut-être qu’il a pensé qu’il lui fallait une autre équipe. C’est un choix que je respecte. Je ne vois pas de sanction, personnellement.
Ni de défaite, d’ailleurs. Je remercie le Président Macky Sall parce que c’est pour la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un Sénégalais d’origine libanaise a été nommé à une fonction de ce niveau, ministre de l’Environnement d’abord, ensuite ministre de la Pêche. C’est quelque chose que je partageais avec la communauté sénégalaise d’origine libanaise. Ensuite, je voudrais remercier l’ensemble des amis ministres avec qui j’ai partagé ces moments de combat pour la construction de notre pays et tous les Sénégalais surtout, en cette période de campagne où nous avons partagé des programmes sur un idéal que je compte apporter ici au Sénégal et dans l’Afrique de l’Ouest : l’idéal de l’écologie politique".
Ferloo

Le nouveau gouvernement

Mohamed Dione, nouveau premier Ministre du Sénégal
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Le successeur d'Aminata TOURE est un informaticien de formation, qui a travaillé chez IBM et à la BCEAO avant d'embrasser une carrière diplomatique (Chef du bureau économique de l'ambassade du Sénégal à Paris), a appris Ndarinfo.com.
Mohamed Dione, coordonnateur et chargé du suivi du Plan Sénégal Émergent, a eu aussi à exercer ses talents comme expert à la Conférence des Nations-Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) au Maghreb. Depuis quelques temps, Mohamed Ben Abdallah Dione (à l'état civil), la cinquantaine révolue est, selon nos sources, employé à Onudi.
Le troisième Premier ministre du Sénégal a vu le jour à Gossas. Il est le frère aîné du célèbre député Cheikh Diop Dione.
La liste du nouveau gouvernement : 33 ministres et 5 secrétaires d’Etat
Le nouveau gouvernement sénégalais, dont la liste a été rendue publique dimanche soir à Dakar, est fort de 33 membres, parmi lesquels de nombreux ministres issus de la précédente équipe.
Voici la liste de la nouvelle équipe
Awa Marie Coll SECK, Ministre de la Santé et de l’Action sociale
Augustin TINE, Ministre des Forces Armées
Abdoulaye Daouda DIALLO, Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique,
Sidiki KABA, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice,
Mankeur NDIAYE, Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur,
Amadou BA, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan,
Papa Abdoulaye SECK, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural,
Mariama SARR, Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance,
Diène Farba SARR, Ministre du renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie
Oumar YOUM, Ministre de la Gouvernance Locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, porte parole du Gouvernement,
Mansour FAYE, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement,
Aly Ngouille NDIAYE, Ministre de l’Industrie et des Mines
Mansour Elimane KANE, Ministre des infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement
Abdoulaye BALDE, Ministre de l’Environnement et du Développement durable
Mary Teuw NIANE, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Serigne Mbaye THIAM, Ministre de l’Education Nationale
Alioune SARR, Ministre du Commerce, du Secteur informel, de la Consommation, de la Promotion des produits locaux et des PME,
Oumar GUEYE, Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime
Yaya Abdoul KANE, Ministre des Postes et des Télécommunications,
Aminata MBENGUE Ndiaye, Ministre de l’Elevage et des Productions animales
Abdoulaye DIOUF SARR, Ministre du Tourisme et des Transports Aériens,
Khoudia MBAYE, Ministre de la Promotion des investissements, des Partenariats et du Développement des téléservices de l’Etat
Mbagnick NDIAYE, Ministre de la Culture et de la Communication,
Mansour SY, Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les institutions
Maimouna NDOYE SECK, Ministre de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables
Mamadou TALLA, Ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat
Mame Mbaye NIANG, Ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne
Matar BA, Ministre des Sports
Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY, Ministre de la Fonction Publique, de la Rationalisation des effectifs et du Renouveau du service public,
Khadim DIOP, Ministre de l’intégration Africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance
Birima MANGARA, Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances et du Plan, Chargé du Budget
Moustapha DIOP, Ministre Délégué auprès du Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Chargé de la Micro-finance et de l’Economie solidaire
Fatou TAMBEDOU, Ministre délégué auprès du Ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues
Cinq nouveaux secrétaires d’Etat pour réformer l’administration centrale
Le président de la République Macky Sall a décidé dimanche de la nomination de 5 secrétaires d’Etat appelés à travailler au renforcement de la réforme de l’administration centrale, sous la direction des membres du nouveau gouvernement.
 »Le président de la République a voulu apporter une innovation dans la façon de conduire et de mettre en oeuvre la politique qu’il décline. C’est pour cela qu’il a décidé de nommer quelques secrétaires d’Etat. Cela va être l’innovation majeure de l’équipe » nouvelle, a expliqué le nouveau Premier ministre Mahammed Abdallah Dionne.
« Ces secrétaires d’Etat seront à côté des ministres pour travailler à la célérité des procédures pour permettre de mieux répondre à la demande de nos concitoyens », mais il « n’ont pas qualité de membres du gouvernement », a-t-il précisé.
Toutefois, a indiqué le chef du gouvernement, « ils seront à côté des ministres pour accélérer la mise en oeuvre des réformes dans le secteur de l’administration centrale ».
Voici la liste de ces nouveaux secrétaires d’Etat :
Souleymane Jules Diop, secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur
Moustapha Lô Diatta, secrétaire d’Etat à l’accompagnement et à Mutualisation des organisations paysannes
Diène Faye, secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale
Yaxam Mbaye, secrétaire d’Etat à la communication
Youssou Touré, secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation
APS

Investissez au Sénégal!

Coopération : L’Apix et le Cies en partenariat pour attirer des investisseurs étrangers au Sénégal
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L’Apix et le Conseil des investisseurs européens au Sénégal (Cies) ont scellé un partenariat pour attirer le maximum d’investisseurs étrangers au Sénégal. Leur accord entre dans le développement des investissements des secteurs porteurs afin d’accélérer la croissance.
Le Conseil des investisseurs européens au Sénégal (Cies), conduit par son président Gérard Sénac, et Mountaga Sy, directeur général de l’Apix, ont signé, hier, un accord de partenariat visant à promouvoir l’emploi des jeunes et à lutter contre la pauvreté. Cet accord est le fruit de la coopération entre les deux partenaires, selon Mountaga Sy.  « Le Cies contribue grandement, à travers deux objectifs majeurs qu’il s’est fixé, à attirer de nouveaux investisseurs étrangers au Sénégal et à contribuer à développer un climat économique propice au développement des entreprises européennes déjà installées au Sénégal. Le Cies accompagne le Sénégal dans la marche vers une économie émergente par la création d’emplois et la contribution à la recette fiscale nationale », a déclaré Mountaga Sy. 
Poursuivant, M. Sy a soutenu que les 139 entreprises membres du Cies constituent un avenir pour l’économie sénégalaise. En 2013, a-t-il informé, le Cies a représenté près de 34 % du produit intérieur brut sénégalais, 20 % des exportations du Sénégal et près de 18 % de la formation brute de capital fixe de notre pays. La fiscalité des entreprises du Cies, dit-il, a représenté 31 % des recettes fiscales du pays.
« Nous allons, à partir de ce jour, nouer un partenariat solide avec le Cies. Celui-ci constitue, pour nous, un interlocuteur important avec qui l’échange et le partage sont gage de réussite. Ce partenariat va mutualiser nos stratégies d’attraction des investissements européens au Sénégal. Il contribue également au développement des entreprises déjà installées en apportant des solutions aux problèmes qu’elles rencontrent tout au long de son segment d’activités », a ajouté M. Ndiaye. Il a aussi souligné que ce pacte peut contribuer, de manière significative, à l’atteinte des objectifs du plan Sénégal émergent (Pse).
De son côté, Gérard Sénac, président du Cies, a affirmé que ce partenariat va permettre aux deux parties prenantes de nourrir ensemble des réflexions économiques et créer une synergie afin de contribuer à dynamiser le tissu économique du pays.
Emploi des jeunes
« Avec ce partenariat, nous voulons mettre notre expertise au service du peuple sénégalais afin d’améliorer l’environnement des affaires et de promouvoir l’investissement au Sénégal », a soutenu Gérard Sénac. Il a rappelé que, selon une étude récente évaluant le poids des adhérents du Cies dans l’économie du Sénégal, les sociétés membres génèrent ensemble plus de 30 % de la recette fiscale du Sénégal. «Notre objectif commun est plus que jamais d’agir comme une force de proposition innovante, concrète et active en partenariat avec le Sénégal», a-t-il promis. Gérard Sénac a également révélé que le Cies fera de son mieux pour attirer de nouveaux investisseurs et va apporter sa contribution au développement du pays. « La signature de ce protocole d’accord est bénéfique pour l’Etat du Sénégal. Il faut qu’il y ait une transparence dans le paiement des impôts. L’intérêt est lié au développement du Sénégal. Il faut donner aux jeunes la possibilité de travailler et de créer, un jour, leur propre entreprise et employer d’autres jeunes à leur tour. Si l’on veut développer le pays, il faut avoir les meilleures compétences dans tous les secteurs d’activité », a renchéri M. Sénac. Le Cies entend mettre son expérience du terrain à la disposition de l’Etat du Sénégal et de l’Apix qui, selon M. Sénac, est une « grande entreprise » d’investissement au Sénégal. 
Pape Sanor DRAME/Lesoleil

Passeurs d'hommes arrêtés...

Immigration illégale : Deux Sénégalais arrêtés en Italie, pour complicité ...
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Deux trafiquants d'êtres humains présumés originaires du Sénégal ont été arrêtés jeudi en Italie et deux autres toujours du Sénégal et de Gambie ont été arrêtés la veille, tous accusés d'aider et d'encourager l'immigration illégale.
Les personnes interpellées sont accusées de la mort de 45 migrants, retrouvés sans vie dimanche dans la partie la plus étroite d'un bateau qui transportait près de 600 personnes, c'est-à-dire plus du double de sa capacité, selon la police italienne. «Nous demandions de l'aide à l'équipage, de l'eau et de la nourriture, mais ils n'ont rien fait. Ils se sont enfermés dans la cabine et mangeaient et buvaient sans rien nous donner », a raconté un survivant, dont les propos ont été relayés par le journal La Stampa. Les victimes seraient mortes de suffocation dans l'espace surpeuplé, d'après les médecins. 
Dakaractu

05/07/2014

1er ministre out!

Limogeage d'Aminata Touré, premier ministre du Sénégal
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Aminata Touré, alors ministre de la Justice du Sénégal, le 19 décembre 2012.Aminata Touré, alors ministre de la Justice du Sénégal, le 19 décembre 2012. (Photo Seyllou. AFP)
L'ancienne garde des Sceaux, devenue Premier ministre en septembre 2013, a démissionné vendredi, une semaine à peine après la défaite de sa liste aux municipales de Dakar.
Aminata Touré, qui était Premier ministre du Sénégal depuis septembre 2013, a été démise de ses fonctions, a indiqué vendredi à l’AFP son entourage, moins d’une semaine après sa défaite aux élections municipales dans sa circonscription à Dakar.
Sur le même sujet
Aminata Touré «n’est plus Premier ministre, elle a été limogée», a dit un membre de son entourage. Selon un autre de ses proches, «c’est le président (Macky Sall) qui lui a demandé de partir». L’Agence de presse sénégalaise (APS, officielle) et la radio nationale RTS ont annoncé le départ du gouvernement d'Aminata Touré, l’APS précisant ignorer dans l’immédiat si c’était de son plein gré ou une décision du chef de l’Etat.
Aminata Touré, responsable de l’Alliance pour la République (APR, parti du président Macky Sall), avait été nommée Premier ministre le 1er septembre en remplacement d’Abdoul Mbaye, dont elle était la ministre de la Justice. Son départ du gouvernement intervient moins d’une semaine après les élections municipales et départementales du 29 juin.
Dans la capitale, la liste dirigée par Aminata Touré a été devancée par une coalition dissidente emmenée par le maire sortant de Dakar, Khalifa Sall, selon la presse locale. «Depuis sa défaite face à Khalifa Sall, (elle) était sur la sellette», a indiqué la radio RTS. Les résultats officiels de ces élections locales étaient toujours attendus vendredi soir.
Mais d’après des chiffres rapportés par de nombreux médias locaux, l’APR a perdu de grandes villes comme Dakar et plusieurs ministres ont été battus dans leurs circonscriptions lors des locales. Toutefois, la coalition au pouvoir l’aurait emporté dans plus de 70% des circonscriptions électorales du pays.
AFP

04/07/2014

Cent millions de touristes Chinois au Sénégal en 2014

Le Sénégal est prêt pour recevoir des touristes chinois
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Le Sénégal est "prêt" pour recevoir des touristes chinois, a déclaré mercredi à Dakar le ministre sénégalais du Tourisme et des Transports aériens Oumar Gueye.
"Le fait que le Sénégal soit déclaré pays de destination touristique par la Chine est quelque chose de très important pour les autorités sénégalaises, notamment le président Macky Sall. Le Sénégal est prêt parce qu'il est un pays naturellement de destination touristique", a-t-il affirmé dans un entretien avec des médias chinois.
Lors de la visite du président sénégalais Macky Sall à Beijing, en janvier dernier, la République populaire de Chine avait déclaré le Sénégal destination touristique. La signature d'une convention en ce sens entre les autorités sénégalaises et chinoises est prévue en septembre prochain, selon des sources officielles.
Présentant les atouts touristiques du Sénégal, le ministre a souligné que son pays dispose de 700 km de côte, de 3.000 heures d'ensoleillement, de parcs et de réserves naturelles, ainsi qu'une diversité culturelle "extraordinaire". Les touristes chinois seront en sécurité au Sénégal, a-t-il ajouté.
Il a indiqué que l'Agence sénégalaise de promotion du tourisme va envoyer des missions en Chine pour contacter les spécialistes chinois en matière de tourisme et va inviter ces derniers à venir au Sénégal, pour leur faire découvrir le Sénégal.
Par ailleurs, M. Oumar Gueye a eu mercredi une séance de travail avec l'administrateur adjoint de l'Agence de l'aviation civile de la Chine, Wang Zhiqing, et les techniciens qui l'accompagnent.
Crionline/Xinhua


Oumar Guèye et ses 100 millions de touristes chinois au Sénégal en 2014
Alors là pour un chiffre, ç’en est véritablement un. C’est le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Oumar Guèye qui le balance : il y aura 100 millions de touristes chinois au Sunugaal en 2014. Il l’a dit, hier, à l’occasion de la première revue du Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitive (Preac). «Nous conaissons bien les marchés pour lesquels nous devons faire des actions. Il y a le marché français qui représente bien évidement 47% des touristes mais il y a d’autres marchés notamment la Chine. Et le président de la République, lors de son dernier voyage en Chine, a obtenu quelque chose d’important. C’est le fait que le Sénégal soit déclaré pays de destination touristique pour la Chine. Et cette année, il y aura 100 millions de touristes chinois dans notre pays», a déclaré le ministre.
Aussi, Oumar Guèye a interpellé le secteur privé touristique pour la collecte de la taxe de nuitée. «Vous savez avec une moyenne de 1 million de touristes et une moyenne de 5 nuitées, nous pouvons récupérer 5 milliards de f Cfa par an. Alors que nous peinons à récupérer 1.2 milliard de francs CFA. Cette somme pourra aider l’Agence sénégalaise de promotion touristique dans la recherche de ressources additionnelles», dit-il.
Le Populaire/Xalima

Les chers avions des Wade...

Avions présidentiels - Sénégal : Abdoulaye, Karim et Viviane sont dans un avion...
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Abdoulaye Wade ne mégotait pas avec le standing. Abdoulaye Wade ne mégotait pas avec le standing. © Laurent Blachier pour J.A.
Pour son grand retour au Sénégal fin avril, l'ancien président Abdoulaye Wade a effectué le trajet entre Casablanca et Dakar en jet privé, après avoir rejoint le Maroc sur une ligne régulière. Le prix de cet aller simple Casa-Dakar laisse songeur : 21 millions de F CFA (32 000 euros), selon la presse. Abdoulaye Wade ne mégote pas avec le standing. Et en matière d'avions, il n'en est pas à son coup d'essai.
En 2007, l'ancien chef de l'État avait délaissé La Pointe de Sangomar, l'avion acquis par Senghor en 1978, après un incident l'ayant obligé à se poser en catastrophe aux Canaries. Le Boeing 727, déjà rénové au lendemain de l'alternance, avait à nouveau été remis en état. Pas moins de 18 milliards de F CFA auraient été investis à cet effet sous Wade père. Mais après 2007, l'ex-président opte pour des appareils loués ou prêtés par des homologues.
En 2010, il décide d'investir dans un nouvel appareil et choisit l'Airbus A319 de son homologue Nicolas Sarkozy, entré en service en 2002 et fraîchement remplacé, un moyen-courrier entièrement aménagé, avec chambre et salle de bains VIP, deux petits salons et un système de communication sécurisé. Une lubie coûteuse - plus de 20 milliards de F CFA, travaux compris - qui avait fait tousser dans les chaumières sénégalaises...
Dans le même temps, l'engouement supposé de son fils pour les jets privés faisait couler des rivières d'encre. Pendant son enquête préliminaire, en 2012, la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei) ira jusqu'à soupçonner Karim Wade d'être le véritable propriétaire d'un Falcon 50 acquis "sous le prête-nom [de l'homme d'affaires] Abbas Jaber". Il l'aurait utilisé "pour ses déplacements personnels" de 2005 à 2010 tout en facturant ces prestations à l'État pour un total de 12,5 milliards de F CFA. Une hypothèse audacieuse qui n'a pu être confirmée par les enquêteurs français saisis après le dépôt d'une plainte par le Sénégal à Paris.
Après son élection, en 2012, Macky Sall conserve l'Airbus A319 et met en vente La Pointe de Sangomar. Dès son premier Conseil des ministres, le président annonce une batterie de mesures censées réduire le "train de vie de l'État", comme la suppression des voyages en première classe pour les autorités publiques.
jeuneafrique/Mehdi Ba

03/07/2014

Spéculation foncièrement malhonnête...

Agressions foncières contre le nouvel aéroport dénoncées
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Le directeur général de l'aéroport international Blaise Diagne (AIDB) Abdoulaye Mbodj. A dénoncé, jeudi à Dakar les ‘’agressions foncières’’ contre cette infrastructure en construction à la sortie de la région de Dakar, soulignant que si l’on y prend garde, elle risque de connaître davantage de problèmes de sécurité et de sûreté que l'aéroport Léopold Sedar Senghor.
''Aujourd'hui, la construction de l'aéroport n'est pas encore terminée, mais nous avons déjà beaucoup d'agressions contre lui. Il y a beaucoup de lotissements tout autour. Or, l'AIDB doit être au cœur de toutes les infrastructures du pôle urbain de Diamniadio", a notamment dit M. Mbodj, au cours de la signature d'une convention quadripartite entre l'agence nationale d'aménagement du territoire (ANAT), l'AIBD, l'AGEROUTE et l'APIX pour la mise en œuvre du Schéma directeur d'aménagement et de développement territorial de la zone Dakar-Thiès-Mbour.
L'AIDB est "un arsenal d'infrastructures qui doit être protégé", a-t-il, soulignant qu'une volonté politique est nécessaire dans ce sens.
"C'est pourquoi, je déplore ces agressions foncières contre l'Aibd. Sa sécurité et sa sûreté exigent qu'on combatte ces agressions. Car, ce qui se passe autour de l'aéroport de Dakar, nous ne le souhaitons pas à Ndiass. Il faut stopper et arrêter ces agressions foncières", a afformé M. Mbodj.
Selon Mountaga Sy, Dg de l'Apix, la convention signée entre les quatre agences étatiques contribuera à stopper ces menaces contre l'aéroport de Ndiass.
"C'est vrai, il y a beaucoup d'investisseurs attirés par le foncier autour de l'aéroport de Ndiass. Mais tout cela sera structuré, accompagné et guidé en s'appuyant, entre autres, sur les collectivités locales de la zone, pour avoir des schémas directeurs d'urbanisation et d'assainissement afin d'avoir un maximum de sûreté et de sécurité autour de cette infrastructure aéroportuaire", a dit M. Sy.
Pour Mamadou Djigo, maître d'œuvre de la convention de partenariat qui lie les quatre agences étatiques pour cinq ans, l'aéroport international Blaise Diagne de Ndiass "se trouve être une ressource territoriale importante" avec des infrastructures structurant tout autour qui attirent du monde et des investisseurs.
"C'est pourquoi, a-t-il dit, il faut travailler en harmonie et en convergence pour une meilleure distribution spatiale dans cette zone. Cet espace attire à la fois des commerçants, des agriculteurs, des éleveurs, des investisseurs, bref, beaucoup de gens de diverses activités", a indiqué Mamadou Djigo.
Apanews
ndlr: amusant quand on sait, qu'avant même que ne soit décidée l'implantation de l'aéroport de Diass, bon nombre de "hauts dignitaires" avait acheté des terres quasi partout dans la zone...

Le Ramadan coûte cher

Ramadan: folie dépensière
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L'arrivée du mois de ramadan est l'occasion au Sénégal de faire beaucoup de dépenses. Les femmes en particulier usent de tous les moyens pour rendre attractive le cadre de vie et préparer de bons plats. Des sommes importantes sont débloquées pour justifier une folie dépensière.
Le ramadan est souvent le mois choisi par les Sénégalais, en particulier les femmes, pour faire de grosses dépenses.  Si ce n'est la vaisselle qu'on change, c'est la somme dépensée dans denrées alimentaires qui augmente. Et parfois tous les produits achetés ne sont pas consommés. Fruits, jus et condiments accompagnent des mets copieux et enfin de compte, c'est la poubelle qui en bénéficie. 
D'autres aspects qui augmentent la somme dépensée est le port vestimentaire. En effet, la gent féminine voulant être en phase avec les recommandations musulmanes a tendance à plus se débarrasser des habits sexy, autres jeans ou pantalon moulants. Et dans ce cas,il faut acheter de nouveaux habits.                          
Par conséquent, il urge de changer la garde robe. Les tenues en wax, les robes en coton ou autres habits dit « wolof » deviennent la cible des jeunes filles et autres dames.
Au Sénégal, tous les événements s'accompagnent de pratiques culturelles qui au fil du temps sont devenues une obligation. C'est dans ce contexte que s'inscrit le « Soukaru Koor ».Il se résumait au sucre donné pendant le mois de ramadan. Mais actuellement la donne est tout autre. Maintenant les femmes surtout celles dans les liens du mariage usent de toutes les astuces pour rendre heureuse la belle famille ou tout autre proche du mari. Ainsi c'est de l'argent, des tissus ou d'autres produits qui sont distribués. Les hommes eux aussi ne sont pas en reste. Réfrigérateurs et autres matériels électroménagers se changent souvent à l'orée du mois de ramadan.
Le mois de ramadan rime avec la fatigue. Et dans ce cas, le fait de recourir au bus et les autres moyens de transport en commun ne font plus l'affaire de personnes qui, tenaillées par la faim, préfèrent les taxis. En pareils cas, c'est la somme de transport de plusieurs journées qui est consommée en un seul coup.
Fatou NDIAYE/SudQuotidien