31/08/2014

Ecole du code de la route pour les charrettes

Sécurité et prévention routière à Mbour: cochers, charretiers et calechiers à l'école du code de la route
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Un premier groupe de 35 conducteurs de voiture hippomobile ont reçu pendant cinq jours, les notions élémentaires de la circulation, de la prévention routière et du code de la route. Cette formation a revêtu un caractère transversal. Une délégation du ministère de l'élevage et des militaires du Bataillon du Train leur ont dispensé les rudiments nécessaires pour de bonnes pratiques et comportements dans la circulation routière. Une pose de catadioptres visible à 500 mètres a été faite sur 35 charrettes et va continuer la semaine prochaine.
Pour le Docteur vétérinaire Aboubacar Bassirou Fall , l'atelier est essentiel pour les conducteurs de voitures hippomobiles. Les notions élémentaires du code de la route sont essentielles pour eux. A l'en croire, le bon comportement est fondamental pour tout conducteur . Et de révéler dans la foulée que cette formation est la continuation de celle faite sur les métiers avec des utilisateurs du cheval et dont 900 personnes ont bénéficié.
Les bénéficiaires qui ont assimilé à 80% les notions enseignées constituent un premier pas vers l'obtention d'un permis de conduire délivré après par la Direction des transports routiers. Aboubacar Bassirou Fall a révélé par ailleurs les dispositions prises pour la protection du conducteur de voitures hippomobiles. « Ils vont désormais faire la visite technique et une assurance pour la réparation des dommages subis en cas d'accidents ».
Sur le vol des chevaux tant décrié, des mesures comme l'immatriculation du bétail avec la pose électronique sur le cou ce l'animal va définitivement régler cette question. Le Docteur vétérinaire est revenu de même sur la nécessité d'avoir une considération particulière pour le cheval dans le monde rural. Boubacar Camara , le chef du service départemental de l'élevage, a invité pour sa part les conducteurs de voitures hippomobiles à vacciner leurs bêtes et leur trouver des carnets sanitaires pour l'identification et le suivi.
Samba Niébé BA/Sudonline

Kankourang à Mbour

Mbour au rythme du kankourang
senegal
Le kankourang démarre dans la capitale de la Petite Côte, ce dimanche. La ville, comme chaque année, va vivre pendant trois mois au rythme de la fête de la circoncision chez les Mandingues. Cette année, des centaines de circoncis vont être initiés. Ils vont passer dans le couloir ‘’des hommes’’.  Du folklore, à la tradition, en passant par le faste économique et le libertinage sexuel, Mbour sera en ébullition.
La ville de Mbour va être ce dimanche matin le lieu de convergence de centaines de jeunes. Plus précisément au quartier Santessou qui accueille le ‘’leul‘’ ou rite des initiés de la collectivité mandingue. Ils se regroupent pour le ‘’diambadon’’ ou la danse des feuilles. Vêtues d’accoutrements traditionnels, les femmes vont danser au rythme du tam-tam. Les hommes déjà initiés vont accompagner les circoncis. On les appelle ‘’selbés’’. Il y a trois catégories : les ‘’selbés tioutie’’ sont les plus jeunes, il y a les adultes et les anciens qui sont les gardiens du temple. Ces derniers sont les dépositaires des pouvoirs mystiques. Ils gardent jalousement la tradition.
Dans le département, 6 sites sont autorisés à organiser le kankourang. Il y a les localités à forte communauté mandingue que sont Santessou, Diamaguène, Tiocé, Weika et le village de Mboulème (dans la communauté rural de Malikounda). A côté du kankourang qui marque la circoncision, il y a le nianka, un rite qui accompagne l’excision. Seulement, avec l’interdiction de cette pratique, ‘’les femmes vont partir à la mer pour se laver et revenir. Sur le chemin du retour, elles passeront à la préfecture pour saluer le préfet. Elles vont aussi partir au commissariat urbain, parce que dans la tradition mandingue, le respect des ainés et de l’autorité est une loi’’, selon le commissaire de la police à la retraite Kadialy Seydi.
‘’Même si le fond reste mandingue, le kankourang est devenu un patrimoine mbourois, voire mondial. Donc, nous avons la responsabilité de la conservation de la coutume. Nous sommes tous du troisième âge. Nous avons l’obligation de la conserver et de la léguer aux générations futures’’, dit Mamadou Diaboula, ancien gouverneur et membre du comité des sages. La culture du kankourang est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.
Une période des bonnes affaires
Avec la période du kankourang, c’est tout une économie qui prend son envol. Les filles se ruent littéralement vers les vendeurs de tenues vestimentaires, avec une préférence pour les habits qui mettent en valeur leurs formes, en préparation des futures nuits blanches. Au marché central, le constat est fait. La clientèle a augmenté, si on en croit croire Djibril Sy, un vendeur de prêt-à-porter. ‘’Cette période nous permet de nous remplir les poche. Filles comme garçons achètent de nouveaux vêtements. Les hommes aiment les vêtements de couleur, des près du corps’’, dit-il. Un peu plus loin, son collègue Idy Mbaye s’échine à attirer la clientèle, par des applaudissements et des chansonnettes. Il ne vend que des articles pour filles : minijupes, bas, jeans serrés, hauts et chaussures. ‘’Chaque jour, je vends plus d’articles qu’auparavant’’, se félicite-t-il.
Il n’y a pas que les marchands d’habits qui tirent leur épingle du jeu. Les fast-foods et les boutiques en tirent aussi profit. Assane, un boutiquier, témoigne : ‘’au mois de septembre, nous différons nos heures de fermeture, parce que les jeunes veillent jusqu’au petit matin, chaque samedi, durant toute la période du kankourang. Nos chiffres d’affaires augmentent’’. Les fast-foods ne sont pas en reste. Dans ces lieux de dégustation, le constat est le même, le kankourang est la période des bonnes affaires. En veillant tard la nuit, les hordes de jeunes gagnés par la faim prennent d’assaut les fast-foods. En à croire Aloyse Ndiaye, un gérant de fast-food, ‘’les jeunes achètent pour la plupart des fataya, de la boisson et des sandwichs’’.  
André BAKHOUM/EnquêtePlus

Interview du patron de la Sénélec

Quid des coupures Sénélec?
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Pape Dieng, dg Senelec «Au Sénégal, le temps annuel de coupure est passé de 588 heures en 2010 à 915 en 2011 pour se stabiliser à 25 heures au 31 mai 2014»
Depuis quelque temps, la Société nationale d’électricité (Senelec) a renoué avec les mauvaises habitudes privant Dakar et sa banlieue du précieux jus pendant de longues heures avec des pics de 24h par endroits. Les conséquences restent inestimables sur l’économie nationale, plongeant ainsi les tailleurs, les menuisiers, les soudeurs métalliques, les restaurateurs, les coiffeurs, les vendeurs de glace… dans le désarroi total. Va-t-on vers de nouvelles émeutes de l’électricité avec le retour des coupures intempestives? Le Directeur général de la Senelec, Pape Dieng, qui est venu à la rencontre de la rédaction de L’Observateur avant-hier jeudi répond par la négative. Dans son rôle de dédramatisation systématique et assimilant le retour des coupures intempestives à un non-sens dans le langage des électriciens, il affirme dans cet entretien qu’ «il n’y a plus de délestages au Sénégal». Mieux, avance-t-il, la qualité de service offerte par la Senelec fait partie des meilleures d’Afrique et du monde. Mettant toujours en exergue les «grandes performances» réalisées par la «société des ténèbres», Pape Dieng relève que les heures annuelles de coupure sont passées de 588 en 2010 à 915 en 2011 pour se stabiliser à 25 «petites» heures au 31 mai 2014. Et annonce une économie de 53 milliards FCfa réalisée sur les charges d’exploitation.
Pape Dieng, dg Senelec «Au Sénégal, le temps annuel de coupure est passé de 588 heures en 2010 à 915 en 2011 pour se stabiliser à 25 heures au 31 mai 2014»
Nous assistons au retour des coupures intempestives d’électricité. Pourquoi?
Que veut dire coupures intempestives? Dans le vocabulaire des électriciens, ce vocable n’existe pas. Chez nous, toutes les coupures sont datées. Quand il y a coupure, on sait que le courant est coupé tel jour, à telle heure. Idem pour le retour du courant, donc on connaît la durée de la coupure. Mais quand on nous parle de coupures intempestives, on est désarmé. Car on ne sait pas ce que cela veut dire pour pouvoir y répondre. Par contre, quand vous dites samedi jusqu’au lendemain dimanche, on peut vous dire effectivement qu’il s’agit de telle panne et voilà ce qui a été fait pour solutionner la difficulté et rétablir l’électricité.
Cela veut dire tout simplement que dans un quartier ou un lieu donné il y a tout le temps des coupures…
Tout le temps, il y a des coupures, tout le problème est là. Entre le 1er janvier et le 31 mai, nous avons eu 25 heures de coupures, c’est une qualité de service qui est comparable à la meilleure qualité de service en Afrique et dans certains pays européens. La difficulté de tous les électriciens est que la normalisation ne s’est traitée que de ce qui peut être défini avec exactitude ou mesuré avec précision. Pour eux, tout le reste n’est que discours. Par exemple à Sédhiou, les populations sont restées 36 heures sans courant parce que la ligne qui alimente cette ville est en aérien et on était obligé de la passer en souterrain, car on devrait traverser l’aéroport de Sédhiou. Il y a eu un défaut sur cette partie qui est en souterrain et il fallait le chercher. Malheureusement, il y a eu deux défauts consécutifs et l’équipe de Ziguinchor qui était venue régler le problème avait repéré le défaut visible à l’œil nu. Ce qui a été réparé et le courant remis la nuit, mais il y avait un autre défaut dans le câble enterré. Le lendemain, on nous annonce que Sédhiou n’a pas de courant depuis 24 heures, nous avons loué un hélicoptère de l’armée qui ne pouvait pas atterrir là-bas à cause d’un orage. Donc l’appareil a déposé l’équipe à Ziguinchor pour qu’elle rallie Sédhiou par la route. Finalement, le courant a été rétabli à minuit. Vous voyez tous les efforts qu’on déploie lorsque nous sommes informés de la survenance d’une coupure. Avec la presse, on a l’impression qu’il s’agit plus de donner une information adressée aux populations plutôt que d’informer la Senelec pour rétablir l’électricité. On a communiqué pour dire aux citoyens de nous informer directement du lieu et de l’heure des coupures, mais ils préfèrent se plaindre au niveau des médias. J’ai rarement vu un article dans un journal qui annonce la coupure, en donner les raisons et dire voilà les solutions que préconise la Senelec.
Est-ce que vous ne seriez pas submergés s’il faut à chaque coupure informer la Senelec?
Comme les coupures sont rares, à part l’hivernage, convenons qu’il n’y a presque pas de coupures.
Qu’avez-vous fait pour prévenir la récurrence des coupures pendant l’hivernage?
Très bonne question. Pour l’hivernage, nous privilégions d’habitude les réseaux aériens. Quand vous voyez les fils, il y a ce qu’on appelle les isolateurs. Il y a aussi des éléments en verre qui tiennent les conducteurs sur les poteaux. Avant l’hivernage, on fait des visites de lignes en vérifiant si les conducteurs ne sont pas fissurés, on nettoie les isolateurs. On fait surtout l’élagage qui revient à couper systématiquement toutes les branches proches des lignes. Voilà donc le travail de maintenance que nous faisons avant l’hivernage que nous appelons le travail de pré-hivernage. Maintenant, il y a deux techniques qui cohabitent dans une société d’électricité à savoir les lignes souterraines et aériennes. A l’intérieur des villes, les réseaux sont des réseaux souterrains pour des questions d’esthétique et de qualité de service. Au niveau du monde rural, on a plutôt affaire à des réseaux aériens. Vous ne pouvez pas faire un travail d’entretien pour un réseau souterrain pendant l’hivernage. Les techniques qui sont généralement utilisées pour les réseaux sont des techniques éprouvées. Un réseau souterrain de la Senelec durant entre 20 et 25 ans sans trop de problèmes. Certains réseaux aériens datent de 1950 ou 1930 si l’on prend la ligne qui va de la Senelec pour alimenter les phosphates de Taïba. Ce sont des infrastructures qui sont conçues pour durer. On peut rester 15 ans sans problèmes et se retrouver avec des défauts, la prochaine saison hivernale parce qu’il y a un vent qu’on ne maîtrise pas par exemple. Un réseau aérien est conçu pour résister à un effort et quand on fait le calcul mécanique des lignes, on utilise des coefficients de sécurité. Ces derniers permettent sur une durée de 25 ans d’avoir deux, trois ou quatre défauts par ligne. Parce qu’une ligne conçue pour résister à toutes les intempéries coûte très cher et les abonnés ne pourraient pas supporter les tarifs liés à une telle opération. Lorsque la commission de régulation de l’électricité calcule les tarifs, on regarde la qualité de service acceptable pour 95 à 97% des clients (un million vingt mille abonnés à la
Senelec). Il y a peut-être 1 000 abonnés sur un million qui ne peuvent pas souffrir d’une coupure de 5 mn. Là, la régulation ne peut pas établir des tarifs à ce niveau parce qu’on fera supporter aux abonnés une qualité de service dont ils n’ont pas besoin. Comme la Senelec est une société avec contrôle de revenus, c’est-à-dire qu’on fixe les tarifs en fonction des charges de la société. Si la
Senelec gagne trop d’argent, on baisse les tarifs, si elle perd de l’argent, on doit augmenter les tarifs, à condition que la société soit bien gérée. En établissant les tarifs, le régulateur prend en compte la capacité d’acceptation de la durée des coupures des consommateurs (15 ou 30h pendant l’année). Les 2% qui ne peuvent pas souffrir d’une coupure ou d’une microcoupure doivent mettre soit des onduleurs ou des groupes électrogènes. Il leur appartient d’améliorer la qualité de leur service, car on ne peut pas faire supporter cette qualité aux autres abonnés. Voilà un peu comment on calcule les tarifs sur la base de ce que l’abonné peut accepter comme coupure. Par exemple au niveau de la Senelec, on nous a dit que nous allons produire cette année 3 milliards 200 millions de kw/h, mais vous ne pouvez couper que 15 millions de kw/h. Tout est fixé, le nombre de courant distribué ou non, les pannes, les tarifs, etc. C’est pourquoi, nous sommes mal à l’aise quand on nous demande quand est-ce qu’il n’y aura pas de coupure, car il y a toujours de l’énergie non distribuée dans tous les pays du monde, et qui est fixée pour respecter une qualité de service acceptable pour l’activité économique, sociale et sportive.
Et, qu’est-ce qui fait que l’électricité est très chère au Sénégal?
L’électricité est chère parce que les politiques qui ont été menées ont conduit à l’impasse. Quand le Président Macky Sall parle de mixte énergétique, c’est une façon de dire si nous ne changeons pas notre façon de faire, on ne pourra pas produire de l’énergie en quantité suffisante et à un coût raisonnable. L’électricité est chère parce qu’elle est produite à partir du pétrole. Or, l’électricité la moins coûteuse au Sénégal est celle qui est produite à partir de l’eau. C’est l’énergie que nous tirons des barrages hydroélectriques de Manantali et du Ferlo. Ensuite, il y a l’énergie produite à partir du charbon comme la centrale de Sendou en construction. Après le pétrole, curieusement l’énergie la plus chère est le solaire.
En citant les exemples de la Belgique et de la Suisse, est-ce que ce n’est pas un aveu d’impuissance de votre part?
On se compare à ces pays de référence parce que nous sommes ambitieux. Quand Macky Sall est arrivé au pouvoir le 25 mars 2012, toute la puissance disponible de Senelec se situait à 304 mégawatts. A la date d’aujourd’hui, cette puissance est de 405 mégawatts. Donc du 27 mars 2012 au 27 août 2014, on a eu 101 mégawatts de plus.
Qu’est-ce qui explique cette performance?
En 2013, nous avons mis sur le réseau 60 mégawatts neufs dont 30 mégawatts à Kahone et 30 autres à Bel-Air. Au moment où l’on arrivait, les centrales étaient à terre du fait d’un manque d’entretien. L’argent de Senelec était utilisé à d’autres fins que de s’occuper des opérations imposées (entretien des groupes, des lignes, paiement des salaires…) En mars 2012, le coefficient disponible des groupes qui fonctionnaient se situait aux alentours de 56%. En réhabilitant les groupes à terre, on a récupéré 51 mégawatts, ce qui fait un total de 101 mégawatts. En 2015, nous allons mettre sur le réseau 248 mégawatts.
La production a augmenté, mais est-ce que le réseau ne pose pas problème à cause de sa vétusté?
Effectivement, 90% des heures de coupure en 2010 et 2011 étaient dues à un déficit de production, c’est ce qui a été solutionné. Pour l’essentiel maintenant, le temps de coupure restant est dû à un problème de réseau, de transport et de distribution. J’ai trois solutions lorsque je veux alimenter un abonné, l’alimentation en antenne c’est-à-dire que je prends une ligne et l’amène chez lui. Le client aura du courant aussi longtemps qu’il n’y aura pas de délestage. C’est ce que nous appelons dans notre jargon la boucle 90 KV, donc on boucle le réseau de telle sorte que vous pouvez être alimenté dans un sens ou dans l’autre
Est-ce que vous n’êtes pas en train de faire des pas en arrière, vous dites que l’énergie solaire coûte très cher, c’est pourquoi vous vous tournez vers le charbon, pourquoi le Sénégal ne peut pas faire des efforts pour l’énergie solaire ?
Nous faisons des efforts pour le solaire. L’énergie solaire est la plus chère, le soleil est gratuit, mais si les Sénégalais acceptaient d’avoir de l’électricité que lorsqu’il y a du soleil, on aurait une énergie bon marché. Mais les Sénégalais ont plus besoin d’électricité quand il n’y a plus de soleil, c’est-a-dire pendant la nuit.
Mais l’énergie solaire se conserve
Oui. Mais le problème que nous avons jusqu’à présent c’est d’avoir une centrale avec backup, le niveau des connaissances technologiques ne permet pas encore d’apporter une solution au stockage de l’électricité qui peut être une solution compétitive. La Senelec est en train de construire une centrale solaire de 2 MW, à Diamniadio, elle sera mise en service le 15 novembre pour alimenter la conférence, mais c’est une centrale sans backup. Parce que jusqu’à présent, la technologie ne permet pas de synchroniser les centrales solaires avec backup sur un réseau, donc quand on a une centrale solaire qu’on veut injecter sur le réseau, on n’a pas de stockage. On y réfléchit, mais on n’a pas encore trouvé une solution compétitive. Or aujourd’hui, je pense qu’il n’y a pas un seul Sénégalais qui accepterait une augmentation des tarifs pour subventionner l’énergie solaire ou éolienne. C’est un problème de coûts et rien d’autre. Pour la centrale de charbon qui nous permet d’avoir l’électricité tout le temps, on est à 62Frs le Kw, et pour l’énergie solaire on est à 65Frs, et c’est une énergie que nous n’avons que le jour. Donc on doit avoir la centrale solaire, acheter l’énergie à 65Frs et construire une centrale d’égale puissance qui nous permet de continuer la distribution la nuit. Donc c’est un double investissement, et si l’on calcule les deux, l’énergie solaire devient la plus chère. Et en plus, c’est une énergie intermittente, c’est comme le vent, on ne peut pas prévoir combien de kilowatts/h on aura demain. Et les abonnés sont tellement exigeants qu’on ne peut pas leur dire qu’il n’y a pas d’électricité parce qu’il n’y a pas de soleil ou de vent.
Raison pour laquelle le mix énergétique est aujourd’hui capital
Exactement, ce mix sera un mix de charbon, de gaz, de pétrole et un peu de soleil.
Vous avez annoncé la hausse de la production qui serait tirée de la location de groupes électrogènes, est-ce que cette
location ne coûte pas trop cher ?
La location des groupes nous coûte les yeux de la tête.
Combien ?
A mon arrivée, un kilowatt/heure de location coûtait 160Frs, et il y avait 150 mégawatts de location. La Senelec vend le kw/h en moyenne à 117 Frs. C’est pour cette raison que l’Etat a mis en 2012, 123 milliards pour compenser les tarifs. Et quand on a mis les 60 mégawatts plus les 51 autres de la réhabilitation, nous avons baissé la location jusqu’à 48 mégawatts. Quand la charge est remontée, nous avons décidé de reprendre la location, mais au lieu de produire au gasoil qui coûte 160F, de produire au fioul lourd qui coûte environ 95Frs. Mais en juillet 2015, quand on va mettre en service la centrale de Tobène, on va arrêter la location. Et quand on mettra en service la centrale de charbon, ça nous permettra d’arrêter nos propres groupes qui avaient un coût de production élevé. Parce que l’ambition du gouvernement c’est qu’en 2017, la compensation de 123 milliards disparaisse. Et vu le coût de production de 67Frs que nous voulons atteindre, les autorités pourraient même envisager la baisse des tarifs.
Comment se portent actuellement les finances de la société ?
Si vous interrogez les fournisseurs, ils vous diront qu’ils sont payés. Dernièrement, j’ai rencontré l’administrateur du Fse, à mon arrivée, la Senelec ne pouvait pas emprunter aux banques. C’est le Fse qui empruntait et qui prêtait à la Senelec. Cette année, Ecobank nous a prêté 34 milliards, le Fse empruntait avec un taux d’intérêt de 9,5%, avec Ecobank le taux est de 7,25%. Le mois passé, la Banque of Africa nous a prêté 15 milliards au même taux, et depuis que je suis à la Senelec, je ne suis jamais allé voir un DG de banque à son bureau, ce sont eux qui viennent me voir. Cela veut dire que la Senelec est un produit intéressant pour elles, entre 2012 et 2013 nous avons réalisé une économie de 53 milliards sur les charges d’exploitation. En 2011, les commissaires aux comptes avaient refusé de certifier les comptes de la société pour cause de menaces sur la continuité de l’exploitation. En 2012, on a certifié les comptes, mais l’Etat a mis 123 milliards et la société a eu un déficit de 9 milliards. En 2013, les 123 milliards sont tombés à 88 et le déficit de 9 milliards a été ramené à environ 200 millions.
Et vous restez devoir combien à la Sar ?
La Sar, c’est un marché de 240 milliards hors Tva. Si l’on y ajoute 18% de taxes, ça fait près de 280 milliards. Un tel marché sur 12 mois, ça fait à peu près 24 milliards par mois. L’ancien ministre avait décrété que la Senelec achète obligatoirement à la Sar et la Sar vend obligatoirement à la Senelec. Mais la Sar nous dit qu’on doit payer chaque semaine, on leur a dit clairement que nous ne pouvions pas faire cela. Parce qu’avant le décret, il n’y avait pas ces conditions, et aucune société d’électricité ne peut faire face à des recettes hebdomadaires. On a demandé à la Sar de nous fournir pendant 30 jours, de nous présenter une facture que nous allons payer 30 jours plus tard. Ce qui correspond à un cycle de 60 jours, nous fournissons à nos abonnés pendant 60 jours avant de leur présenter une facture qu’ils paient 30 jours après, soit un cycle de 90 jours. Et comme l’argent nous vient de nos abonnés, nous ne pouvons pas faire face à un cycle de paiement différent du cycle de revenus que nous avons. Nous ne pouvons pas respecter un engagement de paiement hebdomadaire parce que nous n’avons pas des revenus hebdomadaires. Nous ne pouvons pas respecter un engagement de paiement hebdomadaire parce que nous n’avons pas des revenus hebdomadaires. Voilà le problème, 24 milliards c’est la consommation mensuelle moyenne de Senelec, si l’on nous livre pendant un mois et qu’on paie 30 jours après, ça fait 48 milliards et c’est ce que nous devons en permanence à la Sar. Tous les autres fournisseurs qui ont des factures à date échue ont été payés, on ne doit pas d’arriérés aux fournisseurs.
Est-ce que vous êtes en train de penser à une stratégie pour sortir de cet engrenage ?
Mais nous ne pouvons pas, les abonnés nous doivent 80 milliards, est-ce qu’ils peuvent nous payer par semaine ? S’ils sont d’accord, on peut les faire passer en prépaiement et comme ça, on pourra payer à la Sar par semaine. Mais tant que la Senelec fournit de l’électricité aux abonnés pendant 60 jours et que ces derniers paient 30 jours après, on ne peut pas faire autrement.
Cette formule a pourtant été initiée, avec les compteurs, mais on n’en trouve plus.
Pour le prépaiement, nous avons relancé le programme, aujourd’hui 200 000 compteurs ont déjà été achetés et sont en cours de livraison, 57 000 sont déjà à Dakar et 35 000 autres arrivent à Dakar en fin de semaine et 25 000 dans une semaine. Et avant le 15 septembre, le programme d’acquisition sera ouvert à tous les clients qui en voudront.
Est-ce qu’il y a une différence entre les facturations ?
Non pas trop, la tarification est faite par la commission de régulation, les tarifs du prépaiement entrent dans le même cadre que le tarif des compteurs classiques. Ce n’est pas la Senelec qui définit les tarifs. La différence c’est que pour le prépaiement, on paie avant de consommer, comme le téléphone, c’est un compteur à crédit que l’on charge et recharge. On a eu des problèmes qui ont fait que le programme a été suspendu, il a repris, le problème des réseaux de vente est réglé et à partir du 15 septembre, Senelec va émettre des cartes prépayées et les abonnés pourront gérer eux-mêmes leur budget.
Parlons du climat social au sein de la Senelec, pourquoi vous ne vous entendez pas avec les syndicalistes ?
Je suis arrivé en juillet 2012, le 20 août 2012, j’ai sorti un document que j’ai appelé Appel au sursaut, et il y avait une phrase dans ce document qui était très importante pour moi, mais qui n’a pas été bien comprise. J’ai dit que «les appels au retour de l’autorité se font entendre», parce que je considérais qu’il n’était pas normal qu’avec les compétences qu’il y avait à la Senelec, qu’on ne puisse pas redresser la société. Mon point de vue était qu’il n’y avait plus d’autorité et on ne peut rien faire sans autorité. J’ai commencé là où c’était le plus difficile, j’avais trouvé une structure avec 19 directions et j’en ai supprimé 6. Il est normal que ceux qui occupaient ces postes ne soient pas contents. Ensuite, j’ai dit qu’on ne pouvait pas continuer à voyager en classe Affaires, les frais de mission s’élevaient à 1,8 milliard par an, un an après mon arrivée, je les ai divisés par deux. Il est normal qu’il y ait des mécontents. Et pourtant, les syndicalistes avaient applaudi quand j’ai pris ces décisions. Je me suis ensuite attaqué aux heures supplémentaires, on payait 230 millions en heures supplémentaires par mois. Il y avait des agents qui avaient plus d’un million de Francs en heures supplémentaires, en plus de leur salaire. Quand j’ai sorti une note pour dire de limiter les heures supplémentaires à 80, comme prévu par la loi, ces gens n’étaient pas contents, et l’essentiel des syndicalistes ce sont eux. Autre décision difficile que j’ai prise, le tarif préférentiel. Chacun consommait ce qu’il voulait, jusqu’à 8 000 Kilowatt/heure par mois, j’ai dit que ça ne pouvait pas continuer et qu’il fallait y mettre un terme. On ne peut pas empêcher aux travailleurs de la Senelec de bénéficier d’un quota raisonnable, donc on a encadré le tarif préférentiel, et les gens sont devenus plus mécontents. On a encadré le tarif préférentiel et là, les gens sont encore devenus plus mécontents. J’ai pris des décisions qui étaient impopulaires. A la Senelec, pendant trente ans, les syndicats ont imposé leur volonté. Moi, je ne suis pas à la Senelec pour gérer mon fauteuil, j’y suis pour gérer la Senelec. Je ne suis pas là pour faire plaisir au syndicat. Je suis là pour redresser la Senelec. Il est normal que les syndicats qui avaient l’habitude de faire ce qu’ils veulent soient mécontents et que nous soyons en conflit. Et la dernière fois, ils ont demandé à ce qu’on efface les dettes, j’ai dit non, vous avez emprunté, vous payez. Ils m’ont traité de tous les noms, mais ce n’est pas important pour moi. Aujourd’hui, si vous interrogez les agents objectifs, ils vous diront que la Senelec est sur la bonne voie. Nous payons nos fournisseurs à temps. Les salaires sont payés très tôt. Les banques nous font confiance, elles sont en train de satisfaire la production, même si au demeurant, nous avons des problèmes de secours pour les clients sur le plan du réseau. Nous avons des problèmes de réseau sur la distribution et le transport, mais du point de vue de l’assainissement financier et de l’autorité qui est revenue à la Senelec. Et tant que je suis le Dg de la Senelec, je n’accepterai jamais qu’il n’y ait pas d’autorité dans cette structure.
Récemment, vous accusiez la mairie de Dakar de vous devoir 10 milliards FCfa, c’est quoi le problème ?
Les mairies ont toujours payé depuis que la Senelec existe. Un jour Abdoulaye Wade se lève et dit l’Etat va payer. Mais, il faut concrétiser cela par le vote d’un budget. Le président de la République si puissant soit-il ne peut pas dépenser l’argent de l’Etat tant que ce n’est pas voté par l’Assemblée nationale. Alors, comment l’Etat paye ? En 2012, quand Macky Sall est arrivé au pouvoir, il y a eu le croisement des dettes et l’Etat a pris en charge toutes les dettes des Collectivités locales. Entre 2012 et 2014, aucune décision n’a été prise. Et le réseau dont on parle n’a pas été construit par la mairie de Dakar. C’est l’Ageroute qui a construit le réseau, comme ce n’était pas mis en service, les voleurs ont volé les câbles en cuivre qui alimentaient les lampadaires. Et la mairie a emprunté à l’Afd pour réhabiliter le réseau. Quand ils ont fini de le faire, ils ont voulu qu’on alimente le réseau. Nous leur avons demandé de remplir une demande d’abonnement et de s’engager à payer les factures. C’est la seule chose que nous leur avons demandée.
Ils ne l’ont pas respecté ?
Non. La seule chose que nous demandons à la mairie, c’est qu’avant de raccorder un nouvel abonné, qu’il y ait quelqu’un qui s’engage, qui signe. La Présidence paie, de même que la Primature, le building paie, toute l’administration centrale paie. La mosquée de Touba paie, le Khalife ne nous doit rien. Tout le monde paie. On ne comprend pas pourquoi on va alimenter la mairie de Dakar qui ne s’engage pas à payer. Si la mairie nous donne un papier de la mairie pour nous dire que l’Etat paie, on raccorde.
Et pour ce qui est des taxes municipales prélevées…
C’est le grand problème qu’on a. Avant la réforme de l’acte3, la taxe sur l’électricité revenait aux communes d’arrondissement et c’est la mairie de ville qui devait payer les factures d’électricité. Malheureusement, la ville ne payait pas et les mairies d’arrondissement nous faisaient des Atd. Quand Karim Wade était là, ils avaient tous arrêté sur sa demande. La taxe d’électricité qui devait servir pour payer l’éclairage public était utilisée pour autre chose par les mairies d’arrondissement et la mairie de Dakar ne payait rien. J’ai trouvé une situation et je ne suis pas là pour gérer ce qui s’est passé, mais maintenant, avant de raccorder quelqu’un, il faut qu’on sache qui paie. Il faut qu’on ait un interlocuteur.
Quand est-ce que les Sénégalais vont avoir de l’électricité en qualité, en quantité et à moindre coût ?
Nous avons suffisamment de puissance, on ne déleste pas. Le problème que nous avons est un problème de réseau. Quand un client est coupé à cause d’une panne, nous n’avons pas toujours les moyens de le secourir rapidement et nous y travaillons. Et à Dakar, nous sommes en train de mettre en place la boucle 90 KV pour apporter 80% de secours aux abonnés de Dakar. Maintenant, il y aura quelques problèmes parce qu’il y a des choses qui ne dépendent pas de nous. Lorsqu’un véhicule heurte un support et que la ligne est par terre, la Senelec ne peut que prendre le temps de venir vérifier et remplacer le poteau. Ce que nous pouvons faire, c’est qu’il y ait un deuxième réseau. En plus, si vous êtes sur la chaussée, vous n’avez pas le pouvoir d’ouvrir la chaussée parce que, c’est le préfet ou le gouverneur qui donne l’autorisation d’utiliser la chaussée, mais du temps de Wade, il a transféré cette compétence à l’Ageroute. Et c’est là où l’on a eu beaucoup de difficultés pour obtenir l’ouverture des tranchées et la réparation, c’est ce qui est long. Les tarifs ne dépendent pas de nous. Il faut une baisse des coûts de production. On louait le Kw/h à 160 FCfa, l’ambition en 2017, c’est d’arriver à 67 FCfa. L’Etat, en ce moment, ne va plus verser les 120 milliards de FCfa de compensation. Donc en 2017, le coût de production va baisser.
Vous annoncez l’ouverture de l’Agence Senelec de la Patte D’oie le 1er Septembre prochain, mais au rythme où vont les choses, est-ce que vous ne craignez pas d’autres saccages ?
On ne peut pas dire à quelqu’un de manifester, parce que faudrait-il qu’il le fasse dans le noir. Et là, l’électricité est disponible. Il n’y a plus de coupure la nuit. Les choses marchent bien, alors pourquoi manifester.
Qu’est-ce qui a expliqué votre défaite à Pekesse lors des Locales dernières ?
J’ai gagné à Pekesse en 2009 à 60% alors que j’étais dans l’opposition. En 2011, je suis allé avec Macky Sall, on a gagné aussi bien la Présidentielle que les Législatives. Les Locales sont arrivées, et pour moi, c’était une formalité parce que je n’avais pas jugé utile d’aller faire campagne. Et comme quand je n’étais pas là, c’est mon épouse qui faisait campagne. C’était au moment où l’on a eu le problème avec le combustible de Kounoune, j’étais obligé, chaque matin, de réunir le comité d’exploitation. Durant la campagne, je n’ai été à Pekess que durant le week-end. Pour moi, c’était évident, je ne pouvais pas avoir moins de 70%. Personne n’osait se présenter face à moi, sur une liste majoritaire. Celui qui était sur la liste majoritaire, ce n’est pas lui le maire, il n’est même pas dans le bureau.
Qui vous a battu alors ?
C’est le Ps, le Pds, Rewmi, Fsdb/J…Tout le monde était contre l’Apr. Mais même avec cela, je ne devais pas perdre.
L'Observateur/Leral.net

Eiffage a failli être en...déroute...

‘’Mouchardée’’ dans l’Affaire Karim Wade : Comment Eiffage-Sénégal a échappé à la mise sous administration provisoire
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Ouf ! Ce n’est pas passé très loin pourrait-on dire pour Eiffage-Sénégal, la société en charge d’une grande partie des grands travaux sous Wade. Selon nos confrères de la ‘’Lettre du Continent’’, elle a failli être mise sous administration provisoire, après avoir été déclarée propriété de Karim Wade. Grands fouineurs, nos confrères qui ont pu dénicher une note de renseignement relative à cette affaire, nous renseignent que les dirigeants de la filiale du groupe français de BTP ont été convoqués à plusieurs reprises par la CREI, sur la base de dénonciations anonymes, au cours de l’enquête préliminaire concernant le présumé enrichissement illicite dont est accusé Wade fils.
Une note adressée le 31 juillet 2013 au président de la commission d’instruction de la CREI par le commandant Cheikh Sarr, chef de la section de recherches de la Gendarmerie nationale, prête foi à une source anonyme, tout en faisant état de l’ascension rapide d’Eiffage au Sénégal "que rien ne peut justifier", selon toujours ce même document.
Au finish ces dénonciations se sont avérées infondées, avec comme conséquence, nous explique ‘’La Lettre du Continent’’, le projet d’autoroute devant relier Dakar au nouvel Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) à Diass, mené par Eiffage-Sénégal, qui accuse un retard de plusieurs mois.
Dakaractu

30/08/2014

Ebola va coûter cher...

Ebola : la fermeture de frontières ‘’va coûter cher au commerce et aux flux économiques’’, selon le président de la BAD
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La multiplication des fermetures de frontières terrestres et aériennes dans beaucoup de pays africains – par souci de précaution – face à l’épidémie d’Ebola, ‘’va coûter cher au commerce et aux flux économiques en général’’, selon le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD).
Pour faire face à l’épidémie de fièvre Ebola, des Etats de l’Afrique de l’ouest ont décidé de fermer leurs frontières avec la Guinée, le Liberia et la Sierra-Léone où sévit l’épidémie. Des compagnies aériennes ont aussi décidé de ne plus desservir les capitales des pays touchés.
‘’Au-delà de la crise immédiate, et à moyen terme, la multiplication des fermetures de frontières terrestres et aériennes dans beaucoup de pays africains – par souci de précaution – va coûter cher au commerce et aux flux économiques en général’’, a dit récemment M. Kaberuka à Abidjan lors de la signature d’un protocole d’accord entre la BAD et l’OMS.
‘’L’Ebola menace aussi des économies. Cette crise va probablement coûter 1 % à 1,5 % du PIB de la région du Mano, une région qui commençait à se remettre difficilement des années de crise, avec la guerre au Liberia et en Sierra Leone’’, a-t-il relevé.
Le Groupe de la BAD va accorder à l'OMS une subvention d'environ 30 milliards de francs CFA (60 millions de dollars US) ''dans le but de renforcer les systèmes de santé publics de l'Afrique de l'Ouest pour contrer" la fièvre hémorragique à virus Ebola.
Ces fonds seront utilisés par l'OMS "pour aider à recruter et à former des agents sanitaires, à acheter des équipements et des médicaments et à assurer la mise en place de la logistique requise au niveau local pour que les patients atteints du virus Ebola puissent bénéficier de services de santé d'urgence''.
‘’L’Ebola met en péril la sécurité alimentaire, vu que l’activité agricole pendant cette saison n’a pas reçu l’attention nécessaire. Disons-le aussi : la crise constitue un risque pour l’image du continent, en termes de réduction des flux d’investissements et un nouveau stigmate, au moment où le continent décolle’’, a relevé le président de la BAD.
Selon M. Kaberuka, ‘’iI y a donc urgence’’, pour l’ensemble des pays africains. ‘’La crise de l’Ebola a révélé la faiblesse structurelle de nos systèmes de santé. Quand l’Ebola sera vaincu, il y aura d’autres épidémies, voire des pandémies, qui exigent que nous soyons mieux préparés’’, a-t-il dit.
Diallo/APS

Deux hôtels de St Louis primés

Saint-Louis 2014: La Poste et la Résidence parmi les plus prestigieux hôtels d'Afrique.
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L’hôtel de la Poste est situé au cœur de l'île de Saint-Louis, classée au patrimoine mondial par l'Unesco. Il offre une très belle vue sur le pont Faidherbe.
D’un pur style colonial, cet hôtel datant de 1850 accueillait le célèbre aviateur français de l’Aéropostale, Jean Mermoz, dans la chambre n° 219. Le 12 mai 1930, celui-ci part de Saint-Louis pour réaliser la première liaison postale transatlantique sans escale qui le mena jusqu’à Natal, au Brésil.
Un succès qui permit à l’Aéropostale d’établir par la suite une liaison régulière entre Toulouse et Santiago de Chili, de manière définitive.
Aujourd’hui, l’hôtel est classé en catégorie moyenne, détrôné par l'hôtel voisin La Résidence au cachet largement supérieur.
Jeune Afrique et Ndarinfo

Il a enfin plu à Louga

Louga enregistre ses gouttes de l’espoir.
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L’inquiétude de certains paysans du Département de Louga qui n’avaient pas encore semé, eu égard,  à l’installation tardive de l’hivernage, commencent à se dissiper grâce à la pluie de 40mm enregistrée dans la nuit de mercredi à jeudi dernier dans la région.
Ces gouttes de l’espoir ont ainsi fini de convaincre les cultivateurs qui étaient sceptiques à s’atteler aux opérations de semis jugeant les deux premières pluies insuffisantes pour leur permettre de semer.
C’est ainsi que certains d’ entre eux ont préféré semer des variétés et des spéculations à cycles courts avec un optimisme mesuré, car craignant que ces semis n’arrivent à boucler leurs cycles  pour ainsi espérer avoir la chance, de s’attendre à de bonnes récoltes, si évidemment, le rythme  des pluies se maintenait dans le temps et dans l’espace jusqu’en fin octobre tout au moins voire début novembre.
Quant à ceux qui avaient déjà semé dés les deux premières pluies, ils ont poussé un ouf de soulagement souhaitant du coup, la poursuite des pluies pour ainsi consolider et renforcer le développement et  le bon comportement végétatifs des cultures.
Pour leur part, les éleveurs commencent à afficher leur espoir de voir régénérer le tapis herbacé permettant ainsi d’assurer le pâturage pour le bétail qui a été durement éprouvé par la période de soudure.
Mbargou Diop/Dakaractu

29/08/2014

Un seul cas d'Ebola au Sénégal, sous contrôle.

Un nouveau pays touché par Ebola: premier cas au Sénégal
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Un premier malade d'Ebola a été identifié au Sénégal, un jeune Guinéen, qui a été placé en quarantaine, a annoncé vendredi la ministre sénégalaise de la Santé Awa Marie Coll Seck.
Les services de santé guinéens avaient fait état mercredi de "la disparition d'une personne infectée par le virus Ebola qui se serait rendue au Sénégal", a précisé la ministre lors d'une conférence de presse. "La personne a été localisée à l'hôpital de Fann (à Dakar, NDLR). Il s'agit d'un jeune Guinéen qui a été aussitôt mis en quarantaine", a-t-elle ajouté. "Les résultats des tests à l'Institut Pasteur se sont révélés positifs", a souligné Mme Seck, ajoutant que le patient était "dans un état satisfaisant".
"Le dispositif a été renforcé pour éviter la dissémination de la maladie à partir de ce cas importé", a-t-elle assuré. Il s'agit du premier cas confirmé au Sénégal, limitrophe de la Guinée, un des trois pays principalement touchés par Ebola, après plusieurs fausses alertes.
"Nous sommes en train de reprendre tout l'itinéraire et de revoir toutes les personnes qui ont été en contact"
Selon la ministre de la Santé, ce jeune Guinéen est étudiant dans une université de Conakry et avait disparu depuis trois semaines avant que les équipes de surveillance épidémiologique guinéennes n'informent le Sénégal.  "Nous sommes en train de reprendre tout l'itinéraire et de revoir toutes les personnes qui ont été en contact" avec le patient, a-t-elle indiqué.
Le Sénégal avait pourtant fermé le 21 août ses frontières terrestres avec la Guinée en raison de l'épidémie, plus de trois mois après les avoir rouvertes.
"Cette mesure est étendue aux frontières aériennes et maritimes pour les aéronefs et navires en provenance de la République de Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia", avait précisé le ministère de l'Intérieur.
RTL/TVI

Intéressant:http://www.santenatureinnovation.com/ebola-le-mensonge-generalise/?fb_action_ids=10204613020031756&fb_action_types=og.likes

Wade family...

Fesman: "Sindiély Wade a remboursé 400 millions"
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Au sujet du remboursement des 400 millions de francs Cfa du FESMAN ‘’détournés’’, Libération affiche à sa Une : ‘’Sindiély Wade a transigé’’.
Le journal qui cite des ‘’sources autorisées’’ révèle : ‘’ (….) Sindiély Wade a remboursé 400 millions de francs Cfa qu’elle avait personnellement détournés. Selon nos informations, lorsque l’Inspection générale d’Etat (IGE) a interrogé Sindiély Wade, elle n’a eu d’autres choix que de passer aux aveux, tellement les faits étaient constants’’.
"Libération" rappelle que l’enquête sur la gestion du Fesman ainsi que les révélations faites ont surpris Me Abdoulaye Wade. En effet, c’est l’ancien Président de la République lui-même qui avait saisi l’Inspection générale d’Etat (Ige). Objectif : écarter la Cour des Comptes qui avait fait savoir son intention d’auditer la gestion du Fesman.
Croyant que l’Ige était plus malléable, Me Abdoulaye Wade a cru devoir la saisir.
Non seulement la mission avait mis en cause Sindiély, mais elle avait aussi épinglé l’ancien Président, Me Abdoulaye Wade, suspecté d’avoir détourné un don d’un (1) milliard de francs Cfa, remis au Sénégal par un pays ami.
Dakaractu

28/08/2014

Des dégâts pluvieux à Mbour et Thiès

La pluie fait des dégâts à Thiès et Mbour : des bâtiments tombent
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Ce n’est pas seulement dans la capitale du Sénégal que la pluie accompagnée d’un violent orage a fait des dégâts. Selon nos informations, dans la cité du rail également le vent a causé d’énormes dégâts matériels aux populations de Thiès et environs. des toitures des bâtiments se sont envolé, des arbres déracinés, des poteaux électriques complètement endommagés, c’est la désolation que ce vent violent a occasionnée hier soir. même si les pertes n’ont pas été estimées, nos radars renseignent que la pluie a fait des ravages dans les localités situées entre Thiès et Dakar et à Mbour.
Xibaaru

A peine un sur deux rembourse...

Plus de deux milliards de francs CFA du FONSTAB prêtés aux éleveurs (coordonnateur)
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Le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) du ministère de l’Elevage et des Productions animales a financé 518 projets présentés par des éleveurs, avec un montant global de deux milliards 85 millions 243 mille 624 francs CFA, a indiqué mardi son coordonnateur, le docteur en médecine vétérinaire Ousmane Ndiaye.
M. Ndiaye participait à un atelier sur "l’accès au crédit, dans le secteur de l’élevage", à Saly-Portudal (ouest).
A la date du 30 juin dernier, 505 sur 1.263 projets d’élevage avaient obtenu l’accord de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) et ceux qui les ont présentés devaient donc être financés, a indiqué, lors de l’atelier, la ministre de l’Elevage et des productions animales, Aminata Mbengue Ndiaye.
"Les banques ont toujours considéré l’élevage comme une activité dont le financement est coûteux et risqué", a souligné Ousmane Ndiaye.
Aminata Mbengue Ndiaye estime que le FONSTAB a suscité beaucoup d’espoir chez les éleveurs. "Cependant, a-t-elle fait remarquer, sur les 1.263 demandes de financement que la CNCAS a reçues à la date du 30 juin 2014, 505 autorisations de financement ont été accordées, soit moins de la moitié des projets présentés."
Elle a qualifié de "faible" le taux de remboursement des crédits octroyés aux éleveurs. "La moyenne du taux de remboursement n’est que de 57%", a dit Mme Ndiaye.
Elle invite les éleveurs à faire davantage preuve de "responsabilité" pour rembourser les prêts dont ils bénéficient.
Aminata Mbengue Ndiaye a par ailleurs annoncé la célébration en décembre prochain, "pour la première fois au Sénégal", de la Journée nationale de l’élevage.
Selon elle, les activités prévues pour cette célébration porteront sur "la place de l’élevage dans le Plan Sénégal émergent (PSE)".
ADE/ESF/APS

Le procès du fils Wade

Le procès Wade tourne en rond
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Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais, accusé d’enrichissement illicite, n’a toujours pas été interrogé par la Cour en raison des batailles sur les procédures juridiques entre les avocats des différentes parties qui ne cessent de se lancer des piques. Alors que la défense dénonce la violation de ses droits depuis le début du procès, la partie civile clame le contraire, l’accusant de s’attarder sur la forme du procès pour esquiver le fond.
Depuis le début de son ouverture le 31 juillet dernier, le procès de Karim Wade a très peu évolué. Le fond n’a toujours pas été abordé. Les batailles juridiques et les attaques personnelles entre les différents avocats ont largement occupé les différentes audiences, transformant le tribunal en arène politique. Les piques, les phrases assassines, les expressions ironiques ne manquent pas à ce procès.
Depuis que la Cour de répression d’enrichissement illicite (CREI) s’est déclarée compétente pour juger le fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, accusé d’enrichissement illicite, le procès ronronne. Les procédures juridiques employées, de l’arrestation de Karim Wade à son incarcération, opposent toujours les avocats des différentes parties. La défense, elle, dénonce la violation de ses droits depuis le début du procès, mettant en cause l’enquête menée par le parquet, qui, selon elle, est illégitime. De son côté, la partie civile, tout comme le parquet, estiment que toutes les procédures juridiques ont été parfaitement respectées, ainsi que les droits de l’accusé.
Des dissensions qui provoquent régulièrement des tensions entre les différentes parties, obligeant le juge Grégoire Diop, parfois dépassé par des avocats sulfureux, à hausser le ton pour rétablir l’ordre et le calme. En attendant, au pays de la Téranga, on s’impatiente de plus en plus de connaître l’issu du procès. Et à ce rythme, ce n’est pas pour demain...
Assanatou Baldé/Afrik.com

27/08/2014

Les Lions contre les Pharaons...

CAN 2015 : les 23 du Sénégal avec Demba Ba et Konaté, sans Diafra Sakho   
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Pour aborder les deux premières rencontres des éliminatoires de la CAN 2015, contre l’Egypte et le Botswana, Alain Giresse, le sélectionneur du Sénégal, a fait dans le classique. Deux renforts notables : Moussa Konaté et le gardien Pape Demba Camara rejoignent les Lions de la Teranga tandis que Papiss Cissé et Diafra Sakho sont absents.
Sélectionneur du Sénégal, Alain Giresse a communiqué mardi une liste de 23 Lions de la Teranga en vue des matches face à l’Egypte et au Botswana lors des deux premières journées du groupe G des éliminatoires de la CAN 2015.
En méforme avec Newcastle depuis un an, Papiss Cissé est toujours absent. Indisponible durant quatre mois à cause d’une rupture des ligaments croisés, il a repris l’entraînement individuel il y a dix jours. Auteur de 20 buts avec Metz en Ligue 2 la saison passée, Difara Sakho, qui a fêté sa première cape en mai et qui vient de s’engager avec West Ham, n’a lui non plus pas été convoqué.
Pas de traces non plus du gardien Cheikh Ndiaye, libre après son départ de Rennes, remplacé chez les Lions par le Sochalien Pape Demba Camara, qui honore sa première convocation, ni de Lamine Gassama, tout juste de retour de blessure avec Lorient et titulaire samedi contre Lille (0-2). Moussa Konaté, plus apparu sous le maillot du Sénégal depuis 2012, effectue son grand retour. L’attaquant avait été sélectionné avec les Olympiques en mai contre la Colombie (2-2). Il avait inscrit un but lors de cette rencontre de prestige.
- Les 23 Lions de la Teranga :
Gardiens : Bouna Coundoul (Ethnikos, Chypre), Pape Demba Camara (Sochaux, France), Lys Gomis (Trapani, Italie).
Défenseurs : Lamine Sané (Bordeaux, France), Zargo Touré (Le Havre, France), Cheikh Mbengue (Rennes, France), Pape Ndiaye Souaré (Lille, France), Papy Djilobodji et Issa Cissokho (Nantes, France), Kara Mbodj (Genk, Belgique), Cheikhou Kouyaté (West Ham, Angleterre).
Milieux de terrain : Mohamed Diamé (West Ham, Angleterre), Idrissa Gana Guèye (Lille, France), Kouly Diop (Levante, Espagne), Salif Sané (Hanovre, Allemagne), Alfred Ndiaye (Bétis Séville, Espagne), Stéphane Badji (Brann, Norvège).
Attaquants : Sadio Mané (Red Bulls, Autriche), Demba Ba (Besiktas, Turquie), Moussa Sow (Fenerbahçe, Turquie), Moussa Konaté (Krasnodar, Russie), Dame Ndoye (Lokomotiv, Russie), Mame Birame Diouf (Stoke, Angleterre).
Romain Lantheaume.Afrikfoot

Ebola, passager clandestion...

Ces passagers qui violent l'interdit
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A Dakar, malgré l’entrée en vigueur de l’interdiction de mouvoir entre le Sénégal et la  Guinée Conakry pour se prémunir de la fièvre hémorragique, certains ressortissants Guinéens tendent désespérément de quitter Dakar. C’est le cas de certains trouvé hier lundi sur l’avenu Bourguiba, à hauteur des services du domaine et impôts.
Nonobstant la décision du gouvernement du Sénégal de fermer ses frontières terrestres, aériennes et maritimes avec la République sœur de la Guinée Conakry pour se prémunir de la fièvre hémorragique qui fait ravage actuellement en Afrique de l’ouest, notamment en Sierra Leone, au Libéria  certains ressortissants guinéens défient encore les interdits du Sénégal prétextant être dans l’obligation de se rendre dans leur pays.
Trouvés hier lundi 25 août aux environs de 15 heures sur l’avenue Bourguiba, à hauteur des services du domaine et impôts, ces quelques ressortissants se disent contraints de se rendre en Guinée.
Sur place c’est un jeune apprenti adossé au bus et répondant au nom de Modou, qui s’est ouvert à nous. Après présentation, il nous indique un vieux responsable d’une soixantaine révolue du nom d’Abdouramane Diallo, rabatteur de son état qui déclare: «Ce qui se passe en Guinée tout comme dans les autres pays de l’Afrique de l’ouest nous interpelle et nous affecte. Mais, nous rendons grâce à Dieu d’avoir épargné ce beau pays où nous vivons qu’est le Sénégal de cette dangereuse fièvre qui fait et continue de faire des ravages. Nous prions au bon Dieu de nous purifier de ce mauvais vent, car il s’agit d’un mauvais vent. Rien n’est impossible au bon Dieu. Nous devons supplier sa clémence».
A la question de savoir comment est-ce possible de se rendre en Guinée alors que les frontières sont fermées pour une durée indéterminée, il déclare «Nous allons jusqu’à Manda Douane région de Tambacounda. Et à partir de là-bas, nous asseyons de voir s’il y a possibilité de traverser. Nous y resterons le temps que possible dans l’espoir de passer. A défaut nous retournerons ici (Dakar)».
Sur la décision du gouvernement de fermer ses frontières avec la Guinée, il estime que la mesure est restrictive. «La maladie n’est pas encore au Sénégal. Donc, il aurait été bon que l’on interdise l’entrée et non la sortie. Car, les urgences sont toujours là. Certes, nous vivons au Sénégal mais toutes nos familles sont au pays. Par conséquent, nous ne pouvons pas ne pas s’y rendre. D’ailleurs, les gens s’y rendent pour plusieurs raisons. Moi, qui vous parle, je dois m’y rendre sous peu, pour un an ou plus. Pour d’autres, c’est pour quelques temps», a-t-il expliqué. Tandis qu’un autre sous couvert de l’anonymat déclare «arrivé là-bas nous trouverons les moyens de traverser».  
A Grand-Yoff, les lieux sont vidés de ces occupants. Aucun bus trouvé sur place en partance Diaobé. Assis dans leur gargote, les rabatteurs et autres habitués des lieux venus s’enquérir et glanés quelques informations, discutent aisément.
Un autre rabatteur du nom de Samba Diallo s’ouvre à nous, «depuis la semaine dernière, tous les bus empruntent le trajet Dakar-Ziguinchor. Nous attendons qu’ils reviennent pour recueillir les avis. Certes, la situation est difficile. Mais, il faut savoir que les gens ne peuvent s’empêcher de mouvoir».
Jean Pierre MALOU/Sudonline

26/08/2014

Rien de nouveau à Diass: spéculation!

Pression foncière autour du nouvel aéroport : Les spéculateurs atterrissent à Diass Spécial
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Autour de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, une forte pression est exercée sur le foncier pour des raisons diverses.
Outre les demandes démesurées de l’Etat du Sénégal, des projets immobiliers et industriels y foisonnent, compromettant ainsi les activités agricoles et pastorales et l’équilibre de l’environnement. Les populations sont inquiètes de leur avenir. La sécurité de la future plateforme aéroportuaire est compromise. Il faut agir avant qu’il ne soit tard.
Le gouvernement tente d’organiser l’occupation de l’espace. En attendant, Le Quotidien en partenariat avec l’Institut Panos, a tenté de percer ce phénomène de spéculation foncière, ses impacts sur le milieu humain et physique et les initiatives de préservation.
Parcelles délimitées, fondations, lotissements,… : On réserve en attendant la surenchère
Autour de l’AIBD, chaque affectataire de parcelle, aussi modeste qu’elle soit, a fait l’effort d’entamer une mise en valeur. Fondations, murs de clôture et bornes sont partout.
Une vue aérienne ne perce pas le mystère au sol. La savane ligneuse cache «une forêt d’initiatives, de lotissements». Assoiffée, elle laisse apparaître son secret fait d’œuvres de géomètres topographes et des maçons. Vergers parcellarisés, pose de première pierre, bornes érodées, fondations, murs de clôture inachevé, ça ne chôme point autour de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass.
L’aire réservée n’importe point. C’est un investissement à moyen et long terme. Il est à rentabiliser au moment de la hausse du prix du mètre carré et d’un retour sur investissement. Le nouvel aéroport n’est pas épargné par le syndrome immobilier qui a fini de compromettre la sécurité de la plateforme aéroportuaire de Dakar. Les parcelles jouxtent le mur de clôture.
La bretelle qui mène à Kirène est bordée d’ilots de lopins en début de mise en valeur pour échapper à la rigueur de Loi sur le domaine national du 17 juin 1964. Adossé au village de Diass, un lotissement bute sur le mur de l’aéroport mais celui-ci précède la délimitation du site de l’infrastructure. Jusqu’à Sindia, il n’y a plus de terres sans propriétés. Elles appartiennent pour la plupart à des patrons vivants à Dakar, indique Souleymane Ciss, un des responsables des jeunes de Diass.
Il est 13H 45 mn à Kiréne, village véritable hôte de l’Aibd. Les petits ruminants se pavanent dans les rues et dans le cimetière, malgré la forte canicule. Les habitants sont les concessions. Certains ont la malchance d’être rattrapés par le projet de l’autoroute à péage qui s’érige par ailleurs en rideau entre le village et le domaine de l’Aibd. Néanmoins, l’espoir de la fin d’une réclusion géographique y est légitime. En attendant, ce sont des bols de poussière de latérite à avaler, des échos des camions à subir.
Kiréne est manifestement le point de convergence des projets immobiliers. Samba Ciss, le chef de village par intérim par ailleurs président de la Commission domaniale de la commune de Diass, a vu la tumeur immobilière venir. «Je les ai stoppés avant qu’ils n’arrivent ici», dit-il. Cette affectation des réserves foncières de la localité sont des excroissances de la ruée vers les terres de Diamniadio. En effet, géomètres et maçons ont été plus sollicités à partir de là.
D’un champ morcelé à un autre, la commune de Diass est devenue la proie des investisseurs. L’Aibd est un facteur de renchérissement du prix de revente du mètre carré à moyen terme. Ce qui explique le retour d’un ancien attributaire de 350 ha à usage agricole près du village de Packy. Son projet de lotissement du site qu’il s’était vu affecter au début des années 1990 s’est heurté à l’opposition des villageois qui l’exploitent.
Il reste qu’à partir des grands axes routiers (les Nationales 1et 2, l’autoroute à péage), coopératives d’habitats, projets immobiliers de l’Etat et bien d’autres initiatives individuelles ne laissent plus les populations et le directeur de l’Aibd indifférents.
Les inquiétudes du Dg de l’AIBD
Lors de la signature d’une convention quadripartie avec l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat), Ageroute et l’Apix pour la mise en œuvre du Schéma directeur d'aménagement et de développement territorial de la zone Dakar-Thiès-Mbour, le 2 juillet passé, Abdoulaye Mbodj, Dg de l’AIBD, a dénoncé les «agressions foncières» contre cette infrastructure en construction. Il a tiré ainsi la sonnette d’alarme : «Aujourd'hui, la construction de l'aéroport n'est pas encore terminée, mais nous avons déjà beaucoup d'agressions contre lui.
Il y a beaucoup de lotissements tout autour. Or, l'Aibd doit être au cœur de toutes les infrastructures du pôle urbain de Diamniadio». Le Dg Mbodj estime que la sécurité du nouvel aéroport exige qu’on combatte «ces agressions».
L’Apix veut s’ériger en sentinelle pour l’occupation spatiale dans cette zone. Son directeur Mountaga Sy a tenté de rassurer.
«C'est vrai, il y a beaucoup d'investisseurs attirés par le foncier autour de l'aéroport de Diass. Mais tout cela sera structuré, accompagné et guidé en s'appuyant, entre autres, sur les collectivités locales de la zone, pour avoir des schémas directeurs d'urbanisation et d'assainissement afin d'avoir un maximum de sûreté et de sécurité autour de cette infrastructure aéroportuaire», rassure-t-il.
Pour le directeur de l’Anat, maître d'œuvre de la convention de partenariat, qui lie les quatre agences étatiques pour 5 ans, «l'Aibd se trouve être une ressource territoriale importante avec des infrastructures structurant tout autour qui attirent du monde et des investisseurs», dit Mamadou Djigo. Ceci légitime l’arrivée les porteurs de projets.
L’Etat s’octroie plus de 22.000 ha
Il est difficile de disposer de registres du foncier des Collectivités locales concernées à même d’informer sur les transactions en cours et la superficie morcelée. «C’est souvent des zones de cultures d’un à quatre hectares que les exploitants eux-mêmes - je veux parler des populations - qui les ont donnés volontiers aux promoteurs immobiliers», explique le chef du village de Kirène.
Pour ses propres projets, l’Etat s’est aussi accaparé de vastes espaces à Diass. Les décisions de l’ex-Président Wade sont encore fraîches dans les mémoires. Le décret n° 2001-666 du 30 août 2001 a été transmis au Conseil rural de Diass, à l’époque. Ce qui a permis d’affecter au projet de l’Aibd 2.601 ha. Puis, cette superficie a été étendue à 4.000 ha.
Les populations n’ont cessé de manifester pour dénoncer ce qu’elles appellent un «accaparement» de leurs terres par l’Etat du Sénégal. En effet, pour la création d’une Zone économique spéciale intégrée proche de l’aéroport, le gouvernement s’est attribué 14.000 ha. Cette zone part du village de Yène à Popeunguine en traversant celui de Diass.
Une autre zone spéciale, qui devrait abriter le marché de Dubaï ; a été délimitée sur 718 ha dont 250 ha pour des «industries légères», 80 ha pour «l’habitat intégré» et 90 autres pour du «agro-processing». Les populations locales dénoncent ce qu’elles appellent «l’accaparement» de la plupart de leurs terres.
«Nous avons aussi, sur la demande des autorités de l’ancien régime, délibéré sur 100 ha pour les gros-porteurs, 100 autres hectares pour l’entreprise Bin Laden qui construit l’Aibd et 100 ha aussi pour un promoteur immobilier qui doit y construire 500 logements (projet d’une nouvelle ville)», ajoute Samba Sène, le président de la Commission en charge du domaine foncier.
Nébuleuse autour de 4.000 ha pour la sauvegarde
Le seuil du tolérable semble avoir été franchi il y a quatre ans. C’est encore un décret (N°2010-894 du 30 juin 2010), qui vient doubler le besoin en terres de l’Aibd. «On nous l’a envoyé pour dire que la surface du nouvel aéroport va passer de 4.000 à 8.000 ha», assure Samba Sène.
Cette décision présidentielle portant «extension de l’aéroport de Diass» autorise «le gel de toutes les attributions et affectations en cours, la suspension de tout projet immobilier et de toutes les transactions immobilières en cours dans ce périmètre».
Pour le gouvernement, il est question de créer une zone de protection et de sauvegarde et non edificandi autour du nouvel aéroport pour éviter ce qui est arrivé à Dakar. Le décret parle de conformité aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) pour la sûreté.
L’avis préalable des autorités locales n’a pas été requis. Une telle décision affecte une bonne partie du village de Diass et 11 villages de la commune de Keur Moussa. Le décret a trouvé en place les lotissements qui caressent les barbelés de l’Aibd.
«Plus de 2.000 parcelles ont été affectées ici à Diass», précise Samba Sène.
Pour le maire de la commune de Keur Moussa, «le directeur de l’AIBD, qui parle d’agressions foncières, doit d’abord travailler à connaître les limites de son aéroport pour éviter des problèmes dans le futur».
Avant sa reconduction à la tête de la nouvelle commune, Alioune Samba Ciss réclamait une restitution des terres, d’autant que, lors d’une audience publique tenue à Diass, l’ancienne directrice de l’Apix, Aminata Niane, avait rassuré que les 4.000 ha comprenaient déjà toutes les servitudes de l’aéroport et la zone de sécurité. Par conséquent, il n’y avait pas besoin de doubler la superficie de l’Aibd.
Il a fallu trois semaines (20 avril 2012) à Macky Sall au pouvoir pour que les populations de Diass organisent un rassemblement pour demander au successeur de Abdoulaye Wade une restitution de leurs terres. Elles attendent encore une réponse.
Birame FAYE/Jean Louis Verdier/DakarEcho

Le tourisme en solutions...

Plaidoyer pour une véritable industrie touristique au Sénégal
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Le tourisme peut contribuer à la réalisation des objectifs économiques, mais aussi sociaux et environnementaux d’une nation. Ainsi, le tourisme, particulièrement dans un pays à tradition touristique comme le Sénégal, peut avoir des effets particulièrement bénéfiques sur l’emploi et la croissance économique. Dans les pays à tradition touristique, il ne faut pas douter de l’importance stratégique d’une politique du tourisme. Il s’agit donc de garantir des conditions-cadre favorables au développement positif du secteur. Des mesures d’incitation sont nécessaires de la part de l’Etat, notamment à cause des échecs de marché et des coûts de transaction élevés dans la production et de la commercialisation touristique.
 La politique du tourisme a besoin aujourd’hui d’une stratégie claire et autonome, qui fixe des principes de planification et de développement. Ces principes doivent permettre la mise en place des conditions-cadre, et d’un véritable programme d’encouragement, stimulant et soutenant les initiatives opérationnelles de l’économie privée. Ainsi, il est impératif de soutenir l’innovation et la coopération, notamment au niveau de la promotion touristique.
Objectifs d’une  nouvelle politique  du tourisme dans le cadre du PSE
Il est primordial pour un pays comme le Sénégal d’avoir une politique du tourisme explicite. Or, dans l’intérêt de laisser jouer la concurrence librement et de laisser le marché s’autoréguler, cette politique doit se limiter à l’amélioration des conditions générales de la branche, et à l’encouragement touristique.
L’objectif premier de  cette nouvelle politique du tourisme doit être l’augmentation de la compétitivité de la destination.
La base de la politique sénégalaise du tourisme se trouve dans la conception même du tourisme. Cette conception que souligne le rapport sur les assises du secteur (2002)  a fourni les bases de la politique du tourisme durant deux décennies. Or, avec les changements technologiques et économiques de ces dernières années, il est devenu nécessaire de remodeler la politique du tourisme. La nouvelle politique du tourisme sénégalais doit impérativement  prendre en compte de nouveaux stratégies et instruments.
Stratégies de la politique touristique
1- Créer des conditions favorables
• Travailler pour une meilleure acceptation du tourisme: l’attitude de la population autochtone est un élément essentiel de la qualité du produit touristique. Il s’agit d’encourager les Sénégalais  à surmonter l’attitude critique qu’ils peuvent avoir face au tourisme.
• Favoriser l’innovation: s’adapter aux nouveaux défis de la concurrence internationale nécessite des moyens financiers pour la recherche et le développement, et pour le conseil aux entreprises touristiques. Il faut rajeunir l’offre et relancer la demande par un comportement novateur.
• Améliorer les conditions-cadre internationales: il faut défendre les intérêts du Sénégal  sur la scène internationale, notamment en encourageant la libéralisation du tourisme, et en empêchant par exemple les restrictions de devises. Il faut en outre faciliter les transferts de capitaux et les investissements, tout en collaborant avec les autres pays  de la sous région.
2- Renforcer la présence sur le marché
• Renforcer l’image de marque du Sénégal : stimuler la demande grâce à des efforts de communication. L’image de marque est un gage de qualité pour le visiteur. Les prestataires de services sont appelés à coopérer sous la bannière de la destination, unité concurrentielle du tourisme.
• Développer des produits stratégiques: il s’agit de franchir le pas de la prestation individuelle vers les produits intégrés, agissant sous l’égide de la destination, tout en suivant l’évolution de la demande.
• Améliorer la qualité des prestations: les prix des prestations touristiques  au Sénégal sont relativement élevés. Il faut alors garantir une qualité de haut niveau pour assurer un excellent rapport qualité/prix. De nouveau, il faut dépasser la qualité individuelle pour focaliser sur la qualité globale de la destination.
• Promouvoir l’utilisation de la télématique: assurer la présence du Sénégal  sur les marchés électroniques, notamment Internet. Il faut promouvoir la destination de manière à ce que le client puisse à tout moment et depuis n’importe où accéder à des informations précises sur le tourisme du pays.
3-Améliorer l’attrait de la destination
·Développer le capital humain: avec la création des écoles du tourisme et d’un diplôme  de spécialiste en tourisme, les jeunes peuvent aujourd’hui se spécialiser dans le secteur. Il est primordial d’améliorer l’image et le prestige de ces formations afin d’assurer l’avenir de la branche.
·Attirer une main d’œuvre motivée: vu les conditions de travail difficiles et les salaires souvent médiocres, les demandeurs d’emplois  sont trop peu nombreux. Or, dans l’intérêt d’une culture de service indigène, il est important de rationaliser les travaux répétitifs et ennuyeux et d’améliorer l’image du secteur pour augmenter la part de la main d’œuvre.
· Promouvoir le changement structurel dans le domaine de l’hébergement: donner à l’hôtellerie des moyens en terme de conseil d’entreprise, de favoriser la rationalisation et la collaboration, pour améliorer la rentabilité de la branche.
·Revaloriser l’infrastructure: le haut niveau de développement  des infrastructures  est l’un des atouts  des pays qui réussissent dans le domaine. Il importe de maintenir et d’améliorer l’infrastructure existante.
·Organiser le territoire, et assurer une exploitation durable de celle-ci: garantir la sauvegarde des paysages, qui sont le principal atout du tourisme sénégalais. La qualité de l’environnement doit devenir un pilier fondamental de l’offre touristique
4-L’encouragement touristique
 L’Etat peut contribuer activement à la création et au maintien de réels avantages concurrentiels dans le domaine du tourisme. Pour ce faire, il importe de faire une promotion efficace des destinations sénégalaises, et de renforcer la coopération, non seulement au niveau du marketing, mais aussi au niveau du développement des produits eux-mêmes. L’offre ne peut être complètement réinventée, étant donné que l’image, les installations et équipements, et le réseau organisationnel sont en place depuis longtemps.
Or, il est possible de repositionner le Sénégal  comme une destination unique en son genre et de développer de nouveaux produits (ensemble de prestations de service).
Ce repositionnement passe nécessairement par l’innovation, au niveau de la palette des prestations, mais aussi au niveau de la communication marketing. La coopération entre prestataires, sous l’emblème de la destination, est également une nécessité. Ainsi, la coopération horizontale peut conduire à des économies d’échelle, donc à des baisses des coûts et des prix, et la coopération verticale à une convergence vers les objectifs de la destination.
 L’offre de la destination Sénégalaise est souvent considérée en partie vieille, ennuyeuse et dépassée, d’où l’importance d’une adaptation des produits aux nouvelles conditions du marché, afin d’améliorer sa compétitivité.
Conclusion
Le Sénégal doit continuer à garantir le plus haut niveau de qualité possible, dans tous ses produits. On ne peut réinventer le tourisme du pays, puisque les avantages comparatifs demeurent: un paysage idyllique, une infrastructure attrayant, un environnement préservé et un personnel hautement qualifié. Dans cette situation, il est essentiel de soutenir des projets novateurs et d’encourager la collaboration entre entreprises touristiques. Dans une prochaine intervention, nous reviendrons sur les instruments de relance de notre politique touristique.
Dr Bassirou NIANG, Doctorat en Sciences de gestion, Coordinateur du Collectif des Jeunes Cadres de la Région de Matam (C.J.C.M)/DEA, Sciences des Organisations et des Institutions/DESS, Management des affaires/Université Paul Valéry Montpellier 3Enseignant- Chercheur associé, Université de Thiès, BEM- Dakar, UCAO-Saint Michel, ESMT.
Dakaractu

Dakar déjà sous eau...

Parcelles assainies pataugent déjà dans l'eau
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Les deux premières fortes pluies enregistrées à Dakar, dans la nuit du vendredi, tout comme dans la journée du samedi, ont transformé bon nombre de rues des Parcelles Assainies en véritables ''lacs''. De la devanture de l'agence de la Sde, au quartier Grand Médine, en passant par l'Unité 18 et le monument Sérigne Bara, les flaques d'eaux qui occupent toute la chaussée, contraignent les automobilistes et autres piétons à faire de grands détours.
Longtemps réclamée par les Sénégalais, à travers moult et diverses prières formulées de part et d’autre, la pluie a enfin répondu présent le week-end passé à Dakar, avec des averses relativement fortes par endroit.
Aux Parcelles Assainies, même si aucun dégât matériel n’a été signalé, le trafic est quelque peu perturbé à certains endroits de la commune. Une situation qui laisse perplexe plus d’un dans ladite localité, où certaines routes sont immergées à chaque hivernage au vu et au su des autorités de la localité.
En atteste la grande flaque d’eau qui occupe toute la chaussée, juste devant l’agence Sde et la Poste des Parcelles Assainies, non loin de la mairie des PA.
Selon Amadou Ndiaye, un riverain, «ce lieu est à chaque hivernage envahi par les eaux». A l’en croire, à l’approche de chaque hivernage, la hantise des eaux à cet endroit précis leur empêche de dormir d’un profond sommeil. Le hic, selon lui, est que «cette eau des pluies est mélangée de l’eau des fosses septiques, ce qui donne cette odeur nauséabonde».
Ce père de famille de trois enfants, indique qu’avant la tombée des pluies, des travaux de débouchage ont été, pourtant, effectués au niveau du petit canal qui s’y trouve.
Hélas, se désole-t-il, «c’est comme si rien n’a été fait ici. Cette petite averse a suffi pour qu’il se crée une marre ici». Une odeur fétide se dégage de cette eau noirâtre, d’où l’inquiétude d’Amadou Ndiaye pour la santé de sa progéniture. 
Un peu plus loin, en empruntant la route qui sépare l’Unité 18 à l’Unité 17, une imposante  nappe d’eau contraint les piétons à faire de la gymnastique, ou tout simplement à quitter complètement la chaussée pour se frayer un chemin. 
A cet endroit, les petits véhicules sont obligés de faire de grands détours. Seules les voitures en bonne état peuvent prétendre braver le petit lac d’eau créé par la pluie du weekend.
Les riverains et passants regardent avec impuissance cet état de fait récurrent à chaque hivernage.
Même décor ailleurs…
Le décor est le même au monument Sérigne Bara, au niveau de l’intersection de l’Unité 25 et l’Unité 24. Les eaux ont occupé le carrefour, ralentissant de manière drastique la circulation des véhicules qui empruntent ce tronçon. Cet axe est tout le temps submergé par les eaux, selon un passant. Le monsieur, la quarantaine sonnée, informe que lors de la campagne pour les Locales du 29 juin dernier, tous les candidats ont parlé des inondations aux Parcelles Assainies.
«Concernant ce croisement (monument Sérigne Bara, Ndlr), certains avaient promis des solutions pour régler définitivement le problème des eaux stagnantes. Mais apparemment, ils ont oublié leurs promesses».
Son compagnon embouche dans le même sens. Selon lui, «il faut des experts pour régler le problème des eaux stagnantes au niveau de beaucoup d’artères aux Parcelles Assainies, car il arrive que des travaux se fassent à ce niveau, sans les résultats escomptés».
A l’en croire, «il faut que le maire de la commune trouve une solution pour régler définitivement ce problème des eaux stagnantes aux Parcelles Assainies».
Toutefois, il informe qu’ailleurs le décor est beaucoup plus désolant, à l’image de «Grand Médine où la situation est catastrophique et cela depuis toujours».
En effet, la route dudit quartier est impraticable au niveau du petit marché en bordure de route. Jamais une solution efficace n’a été trouvée pour épargner aux riverains le calvaire qu’ils vivent à chaque saison des pluies. Les véhicules sont obligés de faire un détour dans le quartier, tandis que certains habitants de la localité se fraient des chemins dans les eaux stagnantes pour parvenir à leur demeure.
L’axe est complètement abandonné par les bus Dakar Dem Dikk et certains mini bus, tout comme les taxis clandos qui vont vers le croisement de l’Unité 26.  Aucun dispositif n’est entrepris par les autorités de la localité pour venir en aide à ces populations qui ne savent plus à quel saint se vouer.
«Dès que le ciel est orageux, nous n’avons plus la quiétude dans ce quartier», explique avec amertume Mbaye Niang, apprenti menuisier. Le jeune garçon, dont l’atelier jouxte la flaque d’eau, informe que c’est la routine à chaque hivernage et jamais une solution efficace n’a été prise à Grand Médine. Les habitants de ce quartier populeux sont obligés de remplir des sacs de sable qu’ils disposent tout au long de la route pour empêcher à l’eau de pluie de pénétrer dans les concessions.   
Jean Michel DIATTA/Sudonline

25/08/2014

Il pleut enfin!

Enfin il pleut à Dakar
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Un week end pluvieux. C’était prévu à Dakar. Mais encore, plus rude que prévu comme d’habitude. Lassés d’attendre une belle et bonne pluie qui les débarrasserait de la canicule, les Dakarois comme l’ensemble des Sénégalais se rappelleront sans doute longtemps cette pluie d’avant-hier, oubliant du coup, une bonne partie des caprices du démarrage de cet hivernage 2014.
Des semaines de nuages, de chaleur, et au bout, aucune pluie. Les Sénégalais, surtout à Dakar,  commençaient à s’y habituer jusqu’à ce vendredi 22 août quand, après 22 heures, les lourds cumulus qui campaient sur la ville, ont lâché leur contenu sur Dakar et d’autres localités du pays. Il était temps. Mais, contrairement à leurs habitudes, 20 minutes d’une averse n’ont pas calmé le désir des gens de voir leur salon et leur chambre se rafraîchir d’un vent frais venu du dehors à la place des ventilateurs, climatiseurs. Surtout que l’heure était bonne pour dormir par la suite comme un lord jusqu’au lendemain.
La pluie était donc, là ;  mais le meilleur était encore à venir samedi avant midi au moment où Dieu répond aux innombrables prières pour la pluie faites depuis les mois de juin-juillet. Une pluie de jour après une de nuit, c’est déjà rare, mais qu’elle vous débarrasse tout d’un coup de la chaleur, apportant la fraîcheur du jour, des vents propres et respirables, voilà le cadeau de Dieu pour lancer enfin cet hivernage 2014 à Dakar. Ouf, se diront certains, mais l’alerte pour les observateurs et spécialistes pour confirmer que le temps change, était bien là.
Une saison des pluies à géométrie et géographie variables, voilà à quoi devraient s’habituer les Sénégalais si des efforts réels ne sont pas tentés pour comprendre désormais les caprices du Climat. Depuis 15 années, marquées un des hivernages les plus pluvieux connus en juin-juillet-août-septembre 1999, le Sénégal n’a pas connu un début d’hivernage daté du 22 aout. La première alerte est bien sur la date qui fait peur. En 1997, pour un rappel instructif, sous le régime du président Abdou Diouf, l’on a vécu des épisodes similaires à ce qui se produit cette année ; mais c’était une saison marquée par un démarrage précoce de la saison, avec des pics de sécheresse à un moment, dans le centre et le nord depuis Louga, Thiamène, Deali, Linguère, Dahra et dans la région du Fleuve. En cette année 2014, paradoxe, cette zone est bien loin de la détresse connue en 1997.
Depuis lors, les périodes de soudure n’ont jamais été aussi longues. Il s’agissait juste des fois, de combler certains trous pour certains paysans négligents qui oubliaient souvent de garder des vivres de soudure et du fourrage pour le bétail ; et qui, semble-t-il, le faisaient à dessein pour attirer l’Etat et ses autorités à leur demande parfois bien sournoise parce que provoquée.  2014 sera une année spéciale quoi qu’il arrive par le fait qu’au niveau de la recherche, les raisons qui fondent la progression sournoise des changements du climat sont plus ou moins acceptées voire maîtrisées.
Donc, il s’agit de prévoir ces sources de stress hydrique pour parer à toutes les éventualités. Au niveau du ministère de l’Agriculture, à en croire les conseillers, dans le texte et dans le discours, tout avait été fait pour cela, jusqu’à l’introduction et la généralisation d’espèces d’arachide, de niébé, de sésame plus hâtives pour faire face aux changements en cours.
L’autre question de fond qui tracasse les paysans comme certains chercheurs, tournent autour de la réalité ou non du changement climatique. Quelle grosse question. Depuis une vingtaine d’années, au sortir du sommet de la terre à Rio, on en parle. Certains le défendent, d’autres le relativisent. Prétextant du fait que le climat a tout le temps, selon les sociétés et les civilisations, changé.
CHANGEMENT CLIMATIQUE ET CHANGEMENT D’ATTITUDE
Alors jouent-ils, ces chercheurs à faire peur aux gens ou non ? La problématique de recherche ouverte et laissée à la science des universités, laboratoires et instituts de recherches, longtemps minimisés par les grands pays dont les Etats Unis et la Russie, a fini par convaincre. Le temps change comme le monde. Mais, change-t-il jusqu’à faire peur ? La réponse est à la fois positive et négative. 
Positive pour tous les chercheurs réunis autour Giec, le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat qui prévoient, au-delà, des perturbations climatiques, la montée des océans sur les îles, les zones littorales et les parties basses des continents. Positive également pour tous ces réfugiés dits climatiques qui, à chaque ouragan, typhon, tempête ou cyclone tropical crient leur misère au monde dans une certaine indifférence. Et, c’est devenu courant. Allez voir du côté des Pointes de Djiffère et de Sangomar, juste pas loin de chez vous.
A coté des chercheurs qui défendent l’hypothèse, se trouvent aussi deux camps : des chercheurs comme eux, convaincus que le climat a toujours changé, mais aussi tous ces gens qui se réfugient derrière la foi, des croyances diverses pour dire que Dieu a toujours changé son monde, exigeant à ses fidèles, de changer et de s’adapter au nouveau monde. Alors pour eux, les caprices du temps, il faudra s’y habituer et pour de bon.
Alors et tous ces milliers de Dakarois qui, pendant des années ont voué aux gémonies toutes les formes de pluies (orages, averses, tornades, heug) ? La rupture psychologique semble s’opérer aussi chez eux, avec une certaine philosophie. Tous ou presque ont, cette année, souhaité qu’ils pleuvent, ne pouvant se plus supporter la chaleur dans les chambres, ni l’étouffante atmosphère qui étouffait la ville.
Les temps changent et ils sont obligés de s’adapter également malgré les inondations, les toits qui tombent, la foudre, le tonnerre qui font peur et fuir ; tout comme les routes envahies par les eaux et leur corollaire, les embouteillages. Vendredi et Samedi, l’on n’a pas entendu beaucoup de bruit autour. Ni dans les médias, encore moins dans les quartiers où l’on parlait souvent plus qu’on agissait. Le temps est passé par là. Il a fait entendre son rythme imposant à tous, la contrainte de s’adapter à lui.
Depuis l’Etat, en passant par les élus et autorités publiques jusqu’aux simples citoyens, tous ont reçu l’alerte. Dans tout le Sénégal, on a en même temps, entonné la même chansonnette et sur le même ton : Ah ! Revoilà la pluie.
Mame Aly KONTE/Sudonline

60000 cocotiers contre la désertification

Lutte contre la desertification: Aly Haidar distribue 66 000 cocotiers

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Le constat est amer, la situation de notre environnement devient inquiétante. C’est une remarque des membres de l’Océanum, une association sénégalaise qui s’active dans la préservation de l’éco système. Aly Haidar président de cette association laisse entendre, avec une mine grise, que la désertification et l’érosion côtière sont des phénomènes qui entravent considérablement la vie des populations.
C’est pourquoi dit-il, il est urgent pour tout un chacun de travailler pour la régénération de nos forets. Car si on ne la respecte pas notre avenir est hypothéqué.
Pour apporter une pierre à l’édifice, l’Océanium de par son président Haidar El Aly a distribué gracieusement 66 000 cocotiers ce mercredi 6 Août . Aly Haidar, face à la presse déclare, que la distribution de ces cocotiers constitue un message fort à l’endroit des populations. « Il faut que chacun contribue efficacement à la lutte contre la désertification »
Vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=nlSHGSLEGys#t=43
Seneweb

22/08/2014

Scandale foncier à Mbour

Scandale foncier à Mbour : Malick Ndour, ex-président de la commission domaniale, déféré
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A Mbour, les contentieux fonciers entre citoyens et agents municipaux sont légion. Depuis hier,  Malick Ndour, ex-président de la commission domaniale de la mairie de Mbour et d’autres de ses collaborateurs, ont été déférés au Parquet de Thiès pour vente illégale de terrain.
La commune de Mbour est trop sollicitée par les citoyens à la recherche de lieux de résidence. Cette ruée  vers la Petite-Côte  provoque, évidemment, beaucoup de litiges fonciers entre courtiers et acheteurs. Jusqu’ici les plaintes arbitraient par le procureur de la République mettaient en cause les intermédiaires. Cette fois-ci, l’affaire a pris une nouvelle tournure : Depuis hier, l’ex-président de la Commission domaniale de Mbour, Malick Ndour, deux collecteurs et Commissaires ont été déférés au Parquet de Thiès pour vente illégale de terrain appartenant au domaine public.
Ils sont au cœur d’un scandale foncier, géré dans la plus grande discrétion, qui porte sur une affaire de vente de terrain à la station Eydon située à l’entrée de la gare routière de Mbour. Le terrain qu’il a vendu  appartient à l’Etat. On lui reproche de l’avoir confondu avec celui de la municipalité. L’acte était-il délibéré ? En tout cas, il a réussi à vendre  par l’entremise de deux collecteurs de la mairie de Mbour «par on ne sait quelle subterfuge, ce terrain à un certain Sacoura Badiane, opérateur économique pour la somme de 28 millions de francs Cfa».  Après avoir vérifié au niveau des services compétents, il s’est rendu compte «qu’il a été roulé dans la farine». Ulcéré, il a porté plainte contre Malick Ndour et ses collaborateurs qui seront déférés au Parquet de Thiès ou ils feront face au procureur pour répondre à cette plainte. Selon nos sources, les personnes impliquées dans cette affaire sont nombreuses et impliquent plusieurs personnalités de la mairie de Mbour.
Aujourd’hui, les conciliabules se multiplient pour sortir  les mis en cause de la «cave». En attendant, ils parient sur une médiation pénale qui est enclenchée pour arrondir les angles.   Selon nos sources, c’est la deuxième fois que cet opérateur économique est roulé dans la farine concernant une affaire de vente terrain. Il aurait été arnaqué sur le site de Tripano où il avait acquis  une parcelle sur la façade maritime de ce domaine public. Finalement, il a réussi à récupérer son argent. Quoiqu’il en soit, le train de vie de l’ex-président de la Commission domaniale suscitait beaucoup de supputations. Mais, une pluie de plainte a eu raison de son «impunité».
Quotidien.sn

5995 passagers par jour à Yoff, est-ce possible?

Plus de 539.000 passagers enregistrés par les Aéroports du Sénégal au premier trimestre 2014
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Les aéroports du Sénégal ont enregistré au 31 mars 2014 un nombre de 539 586 passagers, a appris vendredi APA auprès de l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS).
Selon le rapport d'activités et de gestion de l'ADS, ces passagers sont apparus en hausse de 4% par rapport à la même période de l'année 2013 où ils se situaient à 517514.
Les dirigeants de l'ADS notent dans leur rapport qu'''en considérant le taux de croissance de 4% au premier trimestre 2014, les ADS devraient réaliser, si les facteurs courants d'exploitation sont maintenus, 2, 200 millions de passagers commerciaux et non commerciaux à la fin de l'exercice''.
Les responsables des ADS avancent plusieurs raisons à cette embellie.
Ils soutiennent que la progression est due au renforcement des fréquences de certaines compagnies internationales. Il s'agit de la South African Airways avec une performance de 117 en valeur absolue, Kenya Airways 99 et la Sn Brussels qui réalise la plus grande performance avec 182 mouvements additionnels.
Il a été noté aussi une forte amélioration du trafic passagers des quatre leaders : Air France, South African Airways, Royal Air Maroc et Sn Brussels. Ils totalisent 36 707 passagers supplémentaires au premier trimestre 2014 par rapport à la même période 2013.
Selon toujours les responsables des ADS, ‘'la levée des mesures protectionnistes à l'encontre des compagnies étrangères conformément à l'option gouvernementale de concrétiser une véritable politique d'open- sky a également contribué aux résultats actuels dans le cadre de la relance du tourisme d'affaires, culturels et balnéaire conformément au Plan Sénégal Émergent (PSE) ‘'.
Outre ces facteurs exogènes et institutionnels, des efforts ont été consentis et des ressources mobilisées par les aéroports du Sénégal pour consolider le niveau de compétitivité des différentes plateformes.
C'est le cas au niveau de Dakar où des travaux d'extension de l'aérogare sont en cours, l'organisation de la conférence internationale de l'ACI en avril 2014 portant sur le thème ‘'La sûreté intelligente face à la menace'', le renforcement du niveau d'engagement et du cadre organisationnel de l'agence par le biais du démarrage du système de pointage biométrique et la mise en place d'un comité d'hygiène et de sécurité au travail.
Toutefois, aux yeux des dirigeants des ADS, ‘'le défi restera de consolider ces facteurs, de les renforcer particulièrement au plan de la maintenance, de l'entretien technique des pistes et voiries ainsi que des installations de transfert, de transbordement, tel qu'il résulte de l'Enquête de satisfaction menée en début d'année par le Pôle SMS/SMQ (Système de Management de la Sécurité et de la Qualité). ‘'
Apanews

Frontière fermée pour cause d'Ebola

Ebola : le Sénégal ferme ses frontières avec la Guinée
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Le Sénégal a décidé de fermer à nouveau ses frontières terrestres avec la République de Guinée ‘’compte tenu de l’évolution de la fièvre hémorragique à virus Ebola qui pose un problème de santé publique de portée mondiale’’, a annoncé jeudi soir le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
‘’Cette mesure est étendue aux frontières aériennes et maritimes pour les aéronefs et navires en provenance de la République de Guinée, de la Sierra Léone et du Libéria’’, ajoute Abdoulaye Daouda Diallo dans un communiqué reçu à l’APS.
‘’En conséquence, signale t-il, les autorités administratives et les forces de Défense et de Sécurité veilleront à la mise en œuvre rigoureuse de la présente mesure’’.
Il précise toutefois que le Sénégal ‘’reste solidaire avec tous les pays touchés par l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola’’.
APS

21/08/2014

Fatigue au Sénégal...

Les Sénégalais entre délestage, coupure d’eau, déficit pluviométrique et manque de réseau…
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Les Sénégalais ne sont pas dans leur assiette ces dernières semaines. Pliant sous leurs difficultés au nombre incalculable, les voilà qui souffrent à nouveau des délestages intempestifs de dame Sénélec, qui coupe le jus à longueur de journée et de nuit. Le temps déjà très sec est devenu si moite dans les chambres que certains n’hésitent pas à dormir sur la terrasse, à la bonne vielle étoile. Du moment qu’il ne pleut guère sur le pays, il n’y a pas de quoi se noyer dans son sommeil ni d’être inondé.
Seuls contents de cette offrande, les moustiques qui n’en ont jamais eu aussi ras-le-bol des moustiquaires bien flanquées dans les chambres, ces dernières années. Ils piquent à satiété. La lutte contre le paludisme qui leur a fait si mal n’avait pas intégré la donne délestage et ce retour forcé à la fraîcheur de nuit sur les terrasses. Miam miam et bonjour les pics de palu.
Non seulement soumis au dictat du délestage, les Sénégalais, bon nombre en tout cas d’entre nous, attendent le liquide précieux pour se rafraîchir et se désaltérer en cette période de canicule cruelle aidée par des frigos non alimentés par le courant. Heureux d’entre nous, ceux qui ont encore le bon vieux « Nda » aux racines rafraîchissantes, bien installé sur du sable dans un coin de la maison.
Sans électricité et sans eau au robinet, nous voilà à scruter indéfiniment, sans blague, ce ciel qui refuse d’envoyer ses goûtes si précieuses pour la terre et le bétail. Le Sénégal n’a pas connu un hivernage aussi sec depuis des lustres. Ceux qui s’en souviennent convoquent la fin des années soixante et le début des années soixante dix qui avaient marqué le début de l’exode rural. Réponse toute trouvée, entre autres, Aida Diongue, responsable à ANACIM, a mis le déficit pluviométrique sur le compte de plusieurs facteurs défavorables, dont le cyclone El Nino qui nous vient de l’Amérique latine.
Pourtant, il semble que tout le monde, y compris les autorités de ce pays, avait été alerté par dame météorologie d’un décalage de l’hivernage, voire d’un déficit pluviométrique. Le Président de la République, Macky Sall a lui-même dit que le cycle s’était déplacé. Pour avoir été de la branche scientifique, le Macky sait bien de quoi il parle.
Quoique, il n’a pas été aidé par ses ministres dans le cadre de l’anticipation et de la sensibilisation afin que nos paysans qui ne sont pas encore des agricultures s’adaptent et intègrent des culture à court cycle et au rendement plus élevé. Ce n’est donc pas demain que l’on fera la révolution (douce) agraire ou agricole.
La vérité elle sur le terrain est difficile voire terrible. A côté des paysans et éleveurs désorientés par le retard de la pluie et le bétail qui rend l’âme ou est cédé à cinq mille francs la tête, les Dakarois qui pleurent les délestages et le manque d’eau au robinet peuvent se faire moins bruyants. Il y a pire. Et qu’ils ne viennent surtout pas nous bassiner les oreilles avec les problèmes téléphoniques ressentis par une bonne partie d’entre nous sur le réseau Orange. On n’y comprend que dalle. Pas un seul son après la sonnerie.
Il y a aussi le procès de Karim Wade auquel la cour suprême devra apporter une réponse relative à la compétence ou non de la juridiction, soit la Cour de répression de l’enrichissement illicite. La prochaine audience, le 18 août, devrait permettre de voir un peu plus clair sur ce qui se présente comme l’un des procès les plus retentissants de la jeune histoire de la République sénégalaise. Comme l’a indiqué l’ancien ministre libéral Aliou Sow dans une interview publiée ce lundi 11 août par le quotidien Walf, le Sénégal a l’occasion de sortir grandi ou noirci de ce procès.
N’oublions pas le livre destruction massive du colonel Abdoulaye Aziz Ndao qui a regagné la capitale sénégalaise, tout comme le général abdoulaye Fall son supérieur et ancien patron au Haut commandement de la gendarmerie nationale mis en cause dans son brûlot « Pour l’honneur de la gendarmerie nationale ».
La semaine commence sur les promesses du sommet Usa-Afrique dont on attend les retombées concrètes. Mais on le sait, avec les Américains, rien n’est simple surtout quand il s’agit de donner l’argent du contribuable américain.
Enfin, il y a ce satané virus Ebola qui a déjà provoqué plus de mille 700 morts en Afrique de l’Ouest et auquel les Américains ont trouvé un sérum, vous savez ce liquide que l’on extrait du sang et qui est constitué de substances organiques et minérales. Sûr de sûr qu’on travaille dur du côté de Pasteur Sénégal pour trouver la formule afin d’administrer le sérum en vue de guérir les malades, en attendant de trouver le vaccin qui nous permettra de fortifier nos anticorps pour une immunisation totale contre ce virus qui déjà fait beaucoup trop de mort en moins d’un an, en Afrique de l’Ouest.
C’est clair que nous ne sommes pas dans nos assiettes par ces temps qui courent et dire qu’il y la tabaski qui arrive, la rentrée des classes, Noël, la Saint Sylvestre. Quelle année que ce 2014 !
Charles FAYE/leral.net

Espoirs à Kédougou

Kédougou (sud est du Sénégal), la région va devenir bientôt devenir une zone de pêche et de production de légumes.
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Une mission de prospection du Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC), s’est rendue sur les lieux pour identifier les sites susceptibles d’accueillir les DAC. L’aquaculture et les cultures sous serre de légumes vont servir de phase test pour les jeunes et les femmes.
C’est ce mardi 19 août qu’une mission du programme des domaines agricoles communautaires  (PRODAC), s’est rendue dans la région de Kédougou pour marquer le démarrage effectif des domaines agricoles communautaires.
Les techniciens de différents départements ministériels ont partagé le projet avec les autorités administratives de la région. Kédougou attend depuis fort longtemps ce programme qui va régler à la fois, l’autosuffisance alimentaire des populations ; mais surtout, la production de poisson et de légumes. Ces habitants du sud-est  du Sénégal ne connaissent pas du poisson frais. Toute la consommation provient de Mbour ou de Ziguinchor à plus de sept cent kilomètres.
La mise en place de bassins aquacoles, va permettre aux femmes et aux jeunes de produire suffisamment de poissons frais selon l’expert en « culture de poisson » de l’équipe du PRODAC.
En même temps, il y aura des périmètres de production de légumes qui vont être exploités avec l’aménagement des serres. Les légumes comme les carottes, navettes ou l’oignon et la pomme de terre vont apparaître sur les plats des populations.
Ces deux activités constituent l’entrée en matière des DAC dans la région de Kédougou jusqu’ici connue comme une zone minière. Elle deviendra bientôt une zone de production de légumes à côté de la transformation des produits de cueillettes et agricoles dont regorge la région.
Les jeunes en particulier et les femmes verront que ce ne sont pas que les « Douras » (qui signifie sites d’orpaillages),  qui peuvent rapporter gros. Il suffit d’avoir la volonté de retourner à la terre. Les périmètres d’exploitation doivent faire l’objet de délibération des collectivités locales pour démarrer les travaux d’aménagement.
En rappel, Kédougou, Séfa (Région de Sédhiou), Keur Samba Kane (Région de Diourbel) et Keur Momar Sarr dans le Louga, sont les quatre DAC qui seront aménagés durant l’année 2014. Les premières récoltes seront mises sur le marché a déclaré le Coordinateur National du PRODAC Jean Pierre Senghor qui a conduit la délégation a Kédougou.
Bamba Toure/Setal.net

Prostitution à Sambrambougou

Ce village du Sénégal où l’on peut louer des femmes mariées…
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Sambrambougou, site d’orpaillage situé au sud su Sénégal, prisé par les ressortissants ouest-Africains est devenu en plus de l’or la cité du sexe. Hormis les jeunes femmes qui affluent de partout pour vendre leurs charmes ce sont désormais les femmes mariées locales qui y louent leur service.
Sambrambougou, situé dans la communauté rurale de Missirah Sirimana dans la région de Kédougou, au sud du Sénégal, ce village connait un boom de l’immigration du aux chercheurs d’or venus y faire fortune. Ils viennent de toute part en Afrique de l’ouest : Nigéria, Ghana, Burkina-Faso, Guinée, Mali, Cameroun, Sierra-Léone. Tous ne sont pas la pour l’or, les femmes pour la plupart sont présentes pour se prostituer, car après une journée de travail harassante dans des conditions insoutenables à creuser et à faire sortir du sol, la terre contenant l’or, les orpailleurs ont l’habitude de se vider l’esprit dans les bras des femmes. Les passes vont de cinq mille francs à cent mille francs sans préservatif et une bonne partie de ces sommes vont généralement aux proxénètes qui sont pour la plupart étrangers : Maliens ou Nigérians. Pourtant un nouveau réseau a vu le jour, celui des femmes locales issues du village de Sambrambougou et des villages environnants, avec les « locales » la passe se négocie à partir de cent mille francs.
Cette nouvelle forme de prostitution est pratiquée aussi bien par les jeunes filles que par les femmes mariées, lorsqu’il s’agit d’une femme mariée les enchères peuvent monter jusqu’à trois cent mille francs. En plus, il y a possibilité de les louer ainsi elles ne restent qu’avec celui qui a payé le prix fort, bien sur selon la durée de la location. Tout ce trafic se fait souvent sous la complicité des époux qui jouent parfois les proxénètes. Bien souvent la somme « négociée pour la location de l’épouse » sert à couvrir les besoins de la famille pour plusieurs mois ; ce que des heures de souffrances à passer dans les trous pour chercher de l’or ou à cultiver son champ n’égalent pas.
AbidjanTV

20/08/2014

Stop à la mendicité des enfants

Lancement au Sénégal d’un Collectif pour l’interdiction de la mendicité des enfants
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Divers acteurs de la société dont des artistes et éducateurs ont lancé mardi à Dakar le Collectif « stop à la mendicité des enfants-doyna-(ça suffit en langue wolof) » pour l’interdiction totale de ce « fléau » avec l’application de la législation faite dans ce sens, a constaté APA.
« Notre seul et unique objectif est l’interdiction pure et simple du fléau de la mendicité. Et de ce fait, le collectif n’accepte aucune justification d’aucune sorte (ni religieuse, ni culturelle, ni éducative…) de la mendicité », a expliqué l’éducatrice Hulo Guillabert, membre dudit collectif au cours du lancement.
La structure regroupe des artistes comme le chanteur Abdou Guite Seck, des bonnes volontés, de simples citoyens, les associations et les organisations non gouvernementales.
« Il y a beaucoup de gens qui profitent de la mendicité des enfants. C’est pourquoi notre collectif veut libérer ces enfants mendiants de leur asservissement. Une fois que ce but sera atteint, nous nous érigerons en veille sociale sur leur devenir en collaborant de manière active avec les autorités », a poursuivi Mme Guillabert.
Sur la démarche à adopter pour parvenir à ce résultat, elle a souligné que la « contestation se fera dans la rue, à travers des débats et manifestations publiques en profitant de tous les événements ou dates symboliques, de toutes les tribunes ».
Selon Ndaraw Seck, pour combattre le fléau de la mendicité, l’Etat doit simplement appliquer les lois qui l’interdisent. « Il y a une législation dans ce sens. Il faut l’appliquer. L’Etat doit faire son travail », a-t-il dit.
La loi, datée de 2005, stipule : « Quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer profit, embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la livrer à la mendicité ou exerce sur elle une pression pour qu’elle mendie ou continue à le faire est punie d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500.000 à 2.000.000 de francs. Il n’y aura pas de sursis à l’exécution de la peine lorsque le délit est commis à l’égard d’un mineur, d’une personne particulièrement vulnérable en raison de son âge ou de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique, de plusieurs personnes, de recours ou d’emploi de la contrainte, de violence ou manœuvres dolosives sur la personne se livrant à la mendicité. »
En 2010, le Premier ministre d’alors, Me Souleymane Ndene Ndiaye avait interdit la mendicité dans les rues de Dakar qui en plus des enfants talibés, est aussi pratiquée par des adultes venus pour la plupart des pays limitrophes du Sénégal.
A la suite à une polémique née de cette décision, le président Abdoulaye Wade l’avait désavoué en soutenant lors d’une audience avec des religieux, n’avoir jamais été au courant d’une telle mesure.
APA

2900 milliards pour la mère et l'enfant

Don de près de trois milliards FCFA du Japon au Sénégal
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Le Japon a accordé mardi à Dakar au Sénégal un don d’un montant de 2,900 milliards FCFA (environ 5,800 millions de dollars) destinés à la réalisation du projet de construction du Centre d’application pour la santé de la mère et de l’enfant de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (ENDSS.
L’échange de notes permettant l’accord de don a eu lieu entre Amadou Bâ, le ministre sénégalais de l’Economie, des Finances et du Plan et M. Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal.
‘’Ce financement important vient appuyer les efforts du Gouvernement qui, dans le cadre de sa politique de santé et en vue de relever les défis du millénaire pour le développement, a mis en place un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2009-2018) dont l’objectif principal est d’assurer aux populations sénégalaises, l’accès à des soins de santé de qualité tout en mettant l’accent sur les groupes vulnérables tels que la mère et l’enfant », a déclaré M. Bâ.
Selon lui, malgré les efforts consentis par son gouvernement dans la première phase de mise en œuvre du PNDS, les taux de mortalité maternelle avec 392 décès sur 100.000 naissances vivantes et de mortalité infanto-juvénile évalué à 72 décès pour 1000 naissances vivantes, sont restés élevés.
‘’Cette situation est la résultante des difficultés d’accès aux soins et aux médicaments, du temps mis par les femmes enceintes pour accéder à une structure de soins, de la faiblesse du plateau technique et du déficit en personnel des structures existantes », a indiqué le ministre.
C’est à ses yeux, pour prendre en charge ces préoccupations, que le gouvernement du Sénégal a déployé des efforts considérables, dans le renforcement du système de santé en relevant les plateaux techniques des structures de référence, en développant les systèmes de référence et de contre référence et en mettant surtout l’accent sur une facilitation de l’accès aux soins de santé primaires pour tous.
M. Bâ a rappelé la place importante que son gouvernement a accordée au secteur de la santé dans le Plan Sénégal Emergent (PSE). ‘’Ainsi, affirme-t-il, la santé est l’un des six secteurs prioritaires du PSE en termes de volume de financement et le budget d’investissement sur ressources internes de la Santé est passé de 17 milliards FCFA en 2011 à 33 milliards FCFA en 2014 ».
Et plus spécifiquement, soutient encore le ministre, le Gouvernement a inscrit 46 milliards de FCFA, dans le Plan triennal d’investissements publics (PTIP) en vue de réduire la mortalité infantile et 88 milliards pour améliorer la santé maternelle.
APA

19/08/2014

Les avions volent!

Senegal airlines annonce un retour à la normale
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La compagnie Senegal airlines annonce un retour à la normale dans ses programmes de vols à compter de ce lundi suites aux dernières perturbations.
‘’Suite aux perturbations annoncées ces derniers jours, Senegal Airlines a le plaisir d’informer l’ensemble de sa clientèle que la situation est revenue à la normale’’, écrit la compagnie dans un communiqué.
Le programme horaire initialement prévu ‘’a ainsi été repris depuis de ce lundi 18 août 2014’’, précise la même source.
APS

18/08/2014

La coupe à Pikine

L’As Pikine vainqueur de la Coupe du Sénégal!
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L’As Pikine a gagné la Coupe nationale de football du Sénégal devant L’Olympique de Ngor (2-1). Une première pour les hommes de Alassane Dia qui viennent de réaliser leur premier doublé de l’histoire Coupe/Championnat. Pikine avait ouvert le score à la 30 mn par Idy Diouf sur un centre de Pape Alioune Diop. Et Ngor avait égalisé par l’intermédiaire de Mamadou Lamine Mané sur pénalty à la 53 mn. Et, c’est dans les prolongations que Pape Sa Ngoné Sarr a marqué le but de la victoire à la 100mn sur un puissant coup de tête.
Leral

Dimanche noir en Casamance

7 morts et trois blessés dans l’explosion d’une mine en Casamance
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Sept personnes ont été tuées et trois grièvement blessées dans l’explosion d’une mine en Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion indépendantiste, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.
«Dix jeunes qui se rendaient à un mariage, à bord d’une charrette tractée par des boeufs, ont sauté samedi sur une mine» dans un village près de la frontière gambienne, a affirmé un élu local sous le couvert de l’anonymat à l’AFP.
Sept occupants du véhicule, âgés de 12 à 24 ans, ont été tués et les trois autres ont été blessés au cours de cet incident survenu dans le département de Bignona, selon la même source.
Lesoir