30/09/2014

Lutte contre l'érosion côtière

ND-GAIN récompense la lutte contre l’érosion côtière au Sénégal
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Au Sénégal, le CSE a réalisé plusieurs ouvrages pour lutter contre l'avancée de la mer.
L’Université Notre-Dame, basée à South Bend dans l’Indiana, aux Etats Unis, a délivré le prix 2014 de l’adaptation aux changements climatiques au Centre de Suivi Ecologique (CSE) du Sénégal et au groupe pharmaceutique suisse Novartis.
Le Centre de Suivi Ecologique (CSE) a été récompensé pour les réussites de son projet d’"Adaptation à l’érosion côtière dans les zones vulnérables" qu’il coordonne depuis 2011, en partenariat avec la direction de l’environnement, GREEN Sénégal et l’Ong Dynamique Femmes.
Ce prix est "une motivation supplémentaire pour montrer au monde que les collaborations locales peuvent aider à protéger les populations vulnérables contre les effets du changement climatique", estime Déthié Soumaré Ndiaye, forestier, Coordonnateur du programme au CSE.
Le projet "Adaptation à l’érosion côtière dans les zones vulnérables" vise à combattre l’érosion du littoral à travers des actions spécifiques dans trois localités au sud de la capitale sénégalaise : la ville historique de Rufisque, le site balnéaire de Saly et le village de Joal.
Ces localités ont été choisies en raison de leur importance dans les secteurs du tourisme et de la pêche, deux secteurs clés de l’économie sénégalaise.
C’est ainsi que les réalisations du projet ont permis de protéger les moyens de subsistance de ceux qui vivent de la pêche, de la transformation du poisson, de la riziculture et du tourisme, d'aider les habitants à mieux comprendre le changement climatique et les possibilités d’adaptation, de renforcer la capacité d’adaptation des habitants et de stimuler les investissements du secteur privé dans le tourisme, la pêche et l’agriculture.
Selon Déthié Soumaré Ndiaye, à ce jour, les principales réalisations sont "la construction des infrastructures de protection côtière à Rufisque et Saly, la construction d’une digue anti-sel à Joal, la réhabilitation de quai de pêche et des aires de transformation des produits halieutiques, la conception et exécution du programme de sensibilisation et de formation sur le cadre réglementaire de l’adaptation au profit des différents groupes ciblés, la réhabilitation en cours de l’aire de transformation de produits halieutiques à Joal-Fadiouth".
Par ailleurs, un prototype de four moderne a été réalisé au niveau du principal site de fumage et de séchage des produits halieutiques de Joal, pour permettre de réduire considérablement la consommation en énergie tirée de la matière végétale et d’améliorer les conditions d’hygiène et de salubrité.
Dans la ville de Rufisque, la construction de brise-lames immergés le long de la côte protège les habitations de l’érosion côtière, qui affecte notamment certaines écoles, le cimetière et l’héritage de cette ville historique tels que les maisons coloniales.
Grâce à une digue de protection côtière, les populations ont gagné une cinquantaine de mètres de plage.
A Saly, les ouvrages ont permis de protéger les hôtels et autres infrastructures touristiques dans cette zone qui concentre des milliers d’emplois générés par le tourisme et la pêche.
Dans la zone du projet, des centaines de personnes ont été formées sur les dynamiques organisationnelles, l’érosion côtière, les changements climatiques et la pêche, l’hygiène et la qualité dans la transformation des produits halieutiques et le code de l’environnement.
Parmi les leçons de ce projet, Déthié Soumaré Ndiaye mentionne le fait que "le projet a été géré par des institutions différentes, chacune ayant apporté ses avantages et ses spécificités. Dans la mesure où le problème de l’érosion côtière est complexe, un seul acteur ne peut arriver à faire quelque chose de durable."
La principale difficulté réside dans "l’ampleur des besoins par rapport aux moyens dont nous disposons. Nous avons eu 8 millions de dollars, c’est beaucoup mais c’est peu.  Les besoins restent énormes. La gestion du temps constitue aussi un autre enjeu de taille. Un  projet c’est trois ou quatre ans. Or pour réaliser des projets d’infrastructures au niveau du Sénégal les lois rendent obligatoires des procédures de passation de marches qui font que les activités prennent beaucoup de temps ". Selon lui, ce financement est faible par rapport aux difficultés auxquelles le littoral sénégalais est confronté.
L’indice global d’adaptation de Notre-Dame (Notre Dame Global Adaptation Index, ND-GAIN) est publié par l’Université Notre-Dame, basée à South Bend dans l’Indiana aux Etat Unis. C’est le seul indice de mesure de la vulnérabilité des pays du monde aux changements climatiques et de leur capacité à s’y adapter. Son principal but est de montrer que des actions d'adaptation au climat peuvent servir de sources d’inspiration pour les dirigeants de tous les secteurs, en vue de sauver des vies et d’améliorer les moyens de subsistance des populations les plus vulnérables.
SCIDEVnet

Le tourisme passe par les médias aussi...

Saly : des journalistes sensibilisent sur la crise du secteur touristique
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Le Réseau des journalistes en tourisme et pour la protection du littoral (RJTPL) a organisé, samedi, une journée de mobilisation, pour sensibiliser sur la crise qui secoue le secteur du tourisme et sur la nécessité pour tous les acteurs de s’asseoir pour y apporter une solution.
Sous bonne escorte des éléments de la Brigade spéciale de la gendarmerie de Saly-Portudal, les correspondants locaux ont parcouru plusieurs kilomètres pour tenter de ‘’porter la bonne parole’’. Le tout avec une totale implication des populations et même des touristes, même si directeurs d’hôtels et autres acteurs du secteur ont brillé par leur absence.
La manifestation a été rehaussée de la présence du secrétaire général du village artisanal de Saly-Portudal, Bassirou Gadji, et du conseiller départemental et responsable de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), Alpha Samb, notamment.
‘’Le secteur du tourisme traverse certes de nombreuses difficultés, mais il regorge d’un très fort potentiel susceptible de valoir à notre pays des lendemains enchanteurs'', a fait remarquer Thierno Daff, le coordonnateur du RJTPL.
Selon lui, ''le RJTPL estime qu’une synergie de l’ensemble des acteurs est devenue une nécessité, voire une urgence. On ne peut pas trouver mieux que les professionnels et les acteurs du secteur pour sortir le tourisme de sa léthargie’’.
Il estime qu'il appartient donc ‘’à tous’’, hôteliers comme autorités administratives, politiques, religieuses, mais [aussi] aux acteurs, notamment les travailleurs, les syndicats, voyagistes, élus locaux, artisans, presse spécialisée, transporteurs, entre autres acteurs, de s’ériger ‘’en médecins pour mieux diagnostiquer la maladie, afin d’apporter la thérapie adéquate’’.
A travers cette journée, le RJTPL lance ‘’un appel solennel’’ à toutes et à tous, afin de se réunir autour de l’essentiel pour sauver le secteur. Car, ‘’seul un dialogue inclusif peut permettre à notre tourisme de sortir de l’impasse et, par ricochet, relancer la destination Sénégal’’, a indiqué M. Daff.
Le Réseau en appelle à l’esprit de dépassement et au sens des responsabilités de chaque maillon du secteur pour la matérialisation d’une telle rencontre.
‘’Nous devons bien cela à un secteur qui fait entrer 350 milliards de FCFA par an dans les caisses de l’État. L’autre combat qui tient à cœur le RJTPL, c’est la bataille contre le virus Ebola, car notre pays, à cause de cette maladie, est placé sur la liste rouge des destinations à ne pas fréquenter’’, a-t-il fait observer.
Le RJTPL se désole de ‘’la campagne de diabolisation savamment orchestrée par certains milieux, jaloux de nos potentialités’’, qui font écho de cas de personnes infectées par le virus pour ternir l’image de marque du pays'', a-t-il indiqué.
Il a précisé que ''cette campagne odieuse n’a d’autre dessein que de déstabiliser le Sénégal, de créer une psychose, pour pousser les touristes à réfléchir par deux fois avant de mettre pied dans notre pays''.
‘’Aujourd’hui, les professionnels du tourisme et tous ceux qui dépendent et vivent de ce secteur sont morts d’inquiétude, car cette maladie constitue un facteur aggravant dans un contexte déjà difficile. Et cette diabolisation pourrait déboucher sur une réduction de l’afflux de touristes dans notre pays ; ce qui compromettrait totalement la prochaine saison’’, a relevé Daff.
Le réseau soutient ‘’avec fermeté’’ qu’il n’y a pas de cas d’Ebola au Sénégal. Ils invitent aussi les touristes à ne pas céder à la panique au sujet de cette maladie, assurant qu'ils peuvent toujours se rendre au Sénégal, qui est sans danger et reste ‘’une destination très attrayante’’, où la sécurité et l’hospitalité restent intactes.
‘’Notre gouvernement est confiant des systèmes et des protocoles qui ont été mis en place pour répondre à toute incidence du virus. Et le Réseau compte s’investir pour mener une campagne de sensibilisation visant à corriger cette diabolisation, qui n’a d’autres objectifs que d’effrayer les touristes et blesser notre économie nationale qui tire d’énormes revenus du tourisme’’, a soutenu Thierno Daff.
‘’Le tourisme doit être l’affaire de tous. Et tous les acteurs doivent s’unir derrière un tourisme communautaire et solidaire, mais aussi durable. D’où l’engagement des professionnels de l’information et de la communication qui, s’armant d’un patriotisme, veulent s’impliquer pour une meilleure visibilité de la destination Sénégal'', a-t-il conclu.
ADE/ASG/APS

28/09/2014

Football: les dresseurs de Lions sans salaire

Lions et salaires...

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Le sélectionneur national Alain GIRESSE a publié, ce vendredi matin, la liste des 23 joueurs sénégalais qui vont affronter la Tunisie le 10 Octobre à Dakar et le retour le 15 courant à Tunis. Ces deux confrontations entrent dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2015 prévue au Maroc.
Giresse a maintenu la même liste contre l’Egypte et le Botswana à l’exception de Moussa KONATE remplacé par Papis Demba CISSE pour renforcer l’attaque. Demba Ba, après son forfait, lors des derniers matchs, revient en sélection et le sélectionneur Alain Giresse de rappeler, « qu’il a été remplacé par Sangoné SARR de l’AS Pikine. » Lamine SANE et Cheikhou KOUYATE bien que sélectionnés sont incertains pour cause de blessure et sont susceptibles d’être remplacer en cas de confirmation une semaine avant le match. Les lions entrent en regroupement le 5 octobre 2014 à Saly et  ne s’entraineront pas une seule fois à Dakar pour des raisons, selon Alain GIRESSE, de voyage (Saly, Dakar, Saly) fatiguant pour les joueurs et que la pelouse est déjà connue des lions. 
Voici le programme :
06 octobre 2014 : galop d’entrainement 17h stade Fodé WADE de Saly
07 octobre 2014 : deux galops d’entrainement 10h et  17h stade Fodé WADE de Saly
08 octobre 2014 : open presse à 11h
09 octobre 2014 : galop d’entrainement 17h stade Fodé WADE de Saly
10 octobre : matche contre la Tunisie
La liste des joueurs convoqués par Alan GIRESSE le 26 Octobre 2015
Bouna COUNDOUL, Papa CAMARA, Lys GOMIS, Zarco TOURE, Issa CISSOKHO, Papy DJILOBODJI, Cheikh MBENGUE, Pape NDIAYE SOUARE, Lamine SANE, Serigne Modou Kara MBODJI, Cheikhou KOUYATE, Mouhamed DIAME, Papa Kouli DIOP, Idrissa Gana GUEYE, Stéphane BADJI, Alfred NDIAYE, Salif SANE, Sadio MANE, Demba BA, Mame Birame DIOUF, Moussa SOW, Dame NDOYE, Papis Demba CISSE
SENESPORT.INFO,/M. Ndiaye
Les salaires du staff ne sont pas payés
Le sélectionneur national du Sénégal, Alain Giresse et son staff n’ont pas perçu leur salaire depuis des mois, a révélé le technicien français, vendredi à Dakar, en marge de la conférence de presse sur la double confrontation Sénégal-Tunisie, prévue le mois prochain pour le compte des qualifications de la coupe d’Afrique des Nations de football-2015.
« Je ne peux pas vous dire le nombre de mois que je suis resté sans salaires…
En plus, je sais que mes adjoints actuels qui sont ensemble depuis janvier 2013, courent derrière un contrat en bonne et due forme, en plus d’arriérés de salaires que ne tombent pas », a déclaré le technicien français.
Selon la presse locale, le problème de salaires n’est pas une première au Sénégal. L’ancien sélectionneur national des Lions de la Teranga, Amara Traoré avait, pour les mêmes raisons, menacé de boycotter la CAN 2012 en Guinée Equatoriale et au Gabon, si ses adjoints dont Abdoulaye Sarr n’étaient pas payés, avant la compétition. Les autres sélectionneurs nationaux des autres catégories, sont également sans contrats et sans salaires.
Le Sénégal est bien parti pour se qualifier à la phase finale de la CAN-2015 au Maroc. Evoluant dans le groupe G des qualificatifs, les Lions de la Teranga partagent la première place avec la Tunisie (6 points), qu’ils retrouvent, le 10 octobre prochain à Dakar (3è journée), et le 15 du même mois à Tunis (4è journée).
DirectInfo

27/09/2014

Dakar-Gorée à la nage

Traversée Dakar-Gorée : 500 participants annoncés
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La 27ème édition de la Traversée Dakar-Gorée a lieu ce dimanche et mettra aux prises quelque 500 participants. Cette année, l’événement a pour parrain Makha Racine Sy, président désigné du Comité d’organisation des Championnats d’Afrique de natation initialement programmés du 22 au 28 septembre mais finalement reportés pour cause d’Ebola. Les fédéraux entendent ainsi rendre hommage à cet ancien secrétaire général de la Fédération qui s’investit depuis des années pour le développement de la natation. L’édition de cette année sera également mise à profit par la Fédération pour rendre un hommage à son vice-président Samba Kâ Sambe, « éminent dirigeant sportif, qui fête ses 50 années de présence au sein de la Fédération qu’il a intégrée en 1964 ».
  Les concurrents s’élanceront de la plage de la Voile d’Or avec 2 circuits distincts. La course A réservée aux nageurs élites (licenciés dans un club ou individuels) s’étalera sur 5200 m à travers un trajet balisé à cet effet « avec obligation de contourner la bouée 12 ». Selon le règlement chaque club peut engager au maximum 24 nageurs répartis dans les différentes catégories. Les individuels (non engagés par un club) doivent avoir déjà participé à la course B et l’avoir faite en 1h 30mn au maximum. Les vainqueurs de l’année dernière remettent leur titre en jeu :  Meredith Anne Staken du Cercle des nageurs de Dakar et Gorée (Cndg) en dames et Adama Thiaw Ndir de l’Asfa chez les hommes. Ils avaient réalisé des chronos respectifs de 1h26mn29sec et 1h11mn47sec. La course B longue de 4500 m est réservée aux amateurs et comportera 3 départs avec 5 minutes d’intervalle. Le premier concerne les nageurs masters (vétérans), le deuxième les nageurs individuels et le troisième intéressera les licenciés des clubs. 
Ousseynou POUYE/Lesoleil

L'électricité arrive!

111 villages de Mbour vont sortir de l’obscurité
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Dans le cadre de son programme prioritaire d’électrification rurale, l’État du Sénégal compte, dans 18 mois, sortir des ténèbres un certain nombre de localités dans les 8 nouvelles communes. Ainsi, 111 villages, soit plus de 9.500 ménages, seront concernés dans le département.
L’électrification rurale sera bientôt décentralisée dans le département de Mbour. En effet, 111 villages dans les nouvelles communes de Malicounda, Diass, Sindia, Nguéniène, Fissel, Ndiaganiao, Sessène et Sandiara ont été identifiés par le programme prioritaire d’électrification rurale. Au cours d’une réunion de mise à niveau tenue hier, le président du Conseil départemental et les élus de ces localités ont échangé avec les responsables de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) sur l’imminence du démarrage du programme et les critères concernant le choix des différentes localités ciblées. Pour Malick Gaye de l’Aser, « le président de la République a un ambitieux programme d’atteindre un taux de 60 % d’électrification rurale à l’horizon 2016. Cela nécessite un important travail quand on sait que le taux de pénétration en électricité se situe autour 25 % ». Selon M. Gaye, cette électrification qui va s’étaler sur 18 mois concerne, pour l’instant, 111 villages qui sont intégrés dans le programme et va permettre de desservir 9.500 ménages dans le monde rural.
« Le programme d’électrification rurale, initié dans le cadre d’un partenariat public-privé, sera réalisé par le groupement marocain Scl et va démarrer par les plus grands villages », a-t-il précisé. Cette moyenne est, selon lui, largement en deçà des ambitions de l’État qui a pour objectif d’électrifier tout le département. Le matériel sera sur place à partir du mois d’octobre. Pour le président du Conseil départemental, l’électrification de ces villages répond à des besoins vitaux et concourt à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Aujourd’hui, l’électricité n’est pas un privilège, mais un droit, et le président de la République l’a si bien compris en disant qu’il veut atteindre un taux d’électrification de 60 % d’ici 2016. Il avait trouvé un programme qui prévoyait 50 % en 2017, il a raccourci le délai en augmentant le taux. C’est un effort louable que les autorités locales doivent soutenir pour rendre cela possible », a dit Saliou Samb.
Les maires des nouvelles communes ont dit toute leur satisfaction. Aliou Samba Ciss de Diass a salué l’initiative du chef de l’État qui a pensé à doter tout le Sénégal d’électricité. Le maire de Malicounda, Maguette Sène, a félicité le président de la République pour cette initiative. « Nous sommes heureux que ce projet puisse démarrer et permettre à tous ces villages d'être électrifiés. Notre souhait est que d’ici la fin de notre mandat, qu’il n’y ait plus un seul village sans électricité. C’est possible, car le Président Macky Sall a de grands projets dans ce domaine et va nous accompagner à réaliser nos objectifs », a-t-il indiqué.
Samba Oumar FALL.Lesoleil

On aimerait que le tourisme soit à la fête...

Journée Mondiale du tourisme 2014 : Quelle Leçon et quelle posture pour le Sénégal !
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La Journée mondiale du tourisme  est une manifestation internationale organisée tous les ans à l’échelle mondiale le 27 septembre pour mettre en lumière la valeur sociale, culturelle, politique et économique du tourisme.
L’édition de 2014 a pour thème Tourisme et développement communautaire. Elle est axée sur la capacité que possède le tourisme à donner aux populations les moyens de se prendre en charge ainsi que les compétences dont ils ont besoin pour changer les choses localement, dans leur communauté.
Ceci nous invite à interpeller le système bancaire sénégalais et le système financier Africain et à parler du financement du secteur du tourisme, de la formation, et des produits à valoriser.
Le tourisme est la porte d’entrée de tous les investissements privés étrangers, il est le moteur de l’économie et le miroir d’un pays. Dès lors : «La richesse du Sénégal ne repose pas uniquement sur les beaux hôtels en déclin et les jolies plages, mais bien sur l’hospitalité sénégalaise qui ne se réinvente pas. Ceci dit : La capacité du tourisme à faire face dépend des stratégies et des moyens de ceux qui ont la charge de la gouvernance du secteur.
C’est à partir de ces constats et de ces considérations que nous devons rebâtir notre tourisme, pour renforcer considérablement la visibilité de la destination grâce à ses atouts uniques et naturels qui vont améliorer sensiblement l’image du pays et de l’industrie du tourisme grâce à l’apport de tous les techniciens et spécialistes du tourisme et des spécialistes de l’économie touristique et du système financier.
A ce titre, et pour la célébration de la journée mondiale du tourisme par le Sénégal, cela nous renvoie à trois axes importants que sont, le crédit hôtelier, le contrôle et la valorisation des guides, et la structuration du tourisme local, autrement dit le tourisme intérieur pour une meilleure opérationnalité et exploitation des produits locaux. Voilà les grandes innovations de cette année.
Persévérance et constance dans la chaine des valeurs touristiques ;
L’amélioration des compétences des guides touristiques et l’intensification de la communication de l’image du Sénégal en tant que destination sûre, amicale et de qualité constituent le premier pas du secteur du tourisme pour se développer durablement et attirer davantage de touristes, après que la question du financement et du crédit hôtelier soient réglés définitivement, et en complément à la remise en état et aux normes de toutes les infrastructures qui concourent à l’image du produit et de la destination.
L’étape suivante est de valoriser notre artisanat et de consommer local. Référence faite au discours du Secrétaire Général de l’OMT qui nous renseigne : Qu’à « chaque fois que nous partons en voyage, que nous prenons un taxi sur le lieu de destination ou que nous achetons des produits d’origine locale sur un marché auprès de petits producteurs, nous contribuons à une longue chaîne de valeur qui crée des emplois, assure des moyens de subsistance, renforce les capacités d’intervention des communautés locales et, en fin de compte, ouvre de nouvelles perspectives pour un avenir meilleur ».
Cependant il faut immatriculer les guides et les classer en tenant compte des niveaux d’études, d’expériences, de langues et de connaissances générales Il faut un répertoire des guides par région et par spécialité. Les étudiants en tourisme doivent être sensibilisés à cette filière, ajoutant que des cours d’orientations de carrières devraient être dispensés, d’autres offerts à ceux qui sont déjà sur le terrain à des normes professionnelles conformes à la demande du marché.
Il y a une transversalité d’actions institutionnelles entre le ministère du tourisme et le ministère chargé de la Formation professionnelle, de celui de la culture, de l’artisanat, du sport et du patrimoine classé. Il faut interagir dans les programmes du tourisme pour former un grand ensemble.
Il y a une innovation que le gouvernement devrait apporter en prenant un projet de loi sur le tourisme (amendé) couvrant de nouveaux segments notamment sur l’e-tourisme, comprenant également des termes flexibles, afin que des environnementalistes, des historiens, des personnes expérimentées et amateurs puissent rejoindre le corps des guides touristiques pour améliorer le niveau et la qualité de prestation du métier de guide touristique et des nouvelles filières qui s’offrent au secteur.
Parallèlement, les services de la Culture, des Sports, de l’artisanat et des arts devraient être associés avec les agences de voyage, à la confection de programmes de promotion touristique, en introduisant un calendrier d’événements capable d’accompagner et de soutenir la vente de la destination.
Un programme culturel conjoint portant sur la journée mondiale du tourisme serait un élément fédérateur important dans le rapprochement entre acteurs.
La démultiplication des salons tels que le salon du tourisme, le salon de la gastronomie, le salon de l’artisanat, le salon du stylisme et de l’habillement, le salon de la ferronnerie, le couplage de la biennale des arts a celui d’un grand festival de la culture, du livre des arts et du théâtre, sont des événements qui attirent les touristes et les populations.
Voilà des événements, comme celui du stylisme qui est une expression culturelle plurielle majeure capable de booster nos arrivées. L’habillement traduit des valeurs que le concept véhicule et à travers nos programmes, le tout adossé aux couleurs et aux comportements contribuent fortement à la création d’une image positive de notre destination.
L’habillement et la gastronomie mettent en valeur la personnalité singulière d’une destination touristique, c’est du grand art qui accompagne l’essor et le développement du tourisme de valeur, du tourisme culturel et du tourisme expérientiel.
Autant d’actions que de préalables pour relancer le tourisme avant de le repositionner sur les marchés cibles et émergents, qui sont à la recherche d’expériences et d’originalités dans un climat de paix et de concorde nationale.
Mouhamed Faouzou DEME/Dakarecho

Les Dakarois ont soif !

Grave pénurie d’eau dans la capitale
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Depuis quelques temps, des pénuries récurrentes d’eau sont notées dans la capitale et les populations trinquent grave. Sur tous les boulevards, toutes les artères et toutes les rues de Dakar, on peut voir des femmes, des hommes et des enfants porter des seaux d’eau à la recherche du liquide précieux au niveau de certains quartiers situés dans des cuvettes. Où il est possible d’avoir quelques gouttes d’eau.
Entre jeudi et ce vendredi, presque tous les quartiers de la capitale sont à sec: Castors, Usine Bène et Niary Tally, Hlm, Guédiawaye, Parcelles, Médina, Grand Dakar, Centenaire Gibraltar, Mermoz, Fass, Nord Foire, Ouest Foire et la liste n’est pas exhaustive.
Les autorités font dans le dilatoire et la situation empire. La forte canicule qui a envahi Dakar ces derniers jours rend la situation plus dramatique. Il est temps que les dirigeants de ce pays tiennent un discours de vérité à leurs administrés et s’attellent à satisfaire les besoins élémentaires des populations…
Senego

26/09/2014

Etrangers au Sénégal

181.651 étrangers vivent au Sénégal
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Sur les 13.508.715 individus résidant au Sénégal, 181.651 sont de nationalité étrangère, soit 1,3% de la population totale, selon les résultats du recensement général de la population, de l'habitat, de l'agriculture et de l'élevage (RGPHAE) effectué en 2013.
Cette population est composée de 109.920 hommes (60,5%) et de 71.731 femmes (39,5%), indique le rapport définitif rendu public jeudi, à Dakar, par l'Agence nationale de la démographie et de la statistique (ANSD).
Cette population étrangère provient principalement des pays limitrophes, à savoir : la Guinée (47,4% avec 86.085 résidents), le Mali (11,4% avec 20.668 résidents), la Gambie (7,1% avec 12.811 résidents), la Guinée Bissau (6,7% avec 12.108 résidents) et enfin la Mauritanie (3,4% avec 6.124 résidents), relève la même source.
L'enquête fait également remarquer que ces étrangers proviennent essentiellement de l'Afrique (90,9%, soit un effectif de 165.193 individus) et de l'Europe (5,2%, soit un effectif de 9 515 individus).
Elle précise que les citoyens américains ne représentent que 1,1% des étrangers résidant au Sénégal.
APS/Mbourinfo/diallo

26 septembre 2002...

Naufrage du Joola : La Casamance toujours orpheline après 12 ans
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26 septembre 2002, 26 septembre 2014, douze ans jour pour jour que la plus grande catastrophe maritime de l’histoire se produisait au large des eaux gambiennes. Le navire le Joola avec à son bord plus de deux mille passagers se noyait ce jour là au fond de l’océan : mille huit cent-soixante trois (1863) personnes y ont trouvé la mort.
A partir de ce jour, le Sénégalais le moins conscient pensait que l’autorité publique ne tolérerait plus le moindre comportement qui pourrait occasionner une catastrophe similaire. Mais « tey la walo guena ay », les choses s’empirent. L’inconscience, l’insouciance, l’intolérance sont toujours érigées en règle de conduite. Les pouvoirs publics prennent des décisions qui font feu de paille. Et comme les Sénégalais sont adeptes du vieux dicton qui dit que « Chasser le naturel, il revient au galop », la pagaille, l’insoumission à la règle deviennent la chose la mieux partagée.
La Casamance qui a payé le plus lourd tribut dans cette catastrophe mondiale avait retenu l’attention de tous les dirigeants de l’époque. Mais malheureusement, leur objectif était de panser la plaie dans des discours politiciens, dans des projets qui n’étaient que des éléphants blancs. On a promis deux bateaux, un avion, des routes praticables, une indemnisation des victimes, la prise en charge gratuite des enfants des disparus. Qu’est-ce qui a été fait de tout cela ? Douze ans après, les revendications sont toujours les mêmes. Qui se moque de qui ? En tout cas, la Casamance dont tout le monde pensait qu’elle allait profiter de cette situation malheureuse pour décoller, s’enlise davantage.
Un pont sur le fleuve Gambie reste toujours un rêve utopique. Une route de contournement reste toujours un rêve utopique. Un vol régulier entre Dakar et Ziguinchor, un rêve utopique. Quant à une route praticable, l’axe Fatick-Kaolack et l’axe Nioro-Keur Ayib brisent tous les rêves. Concernant le renouvellement du parc automobile, des cercueils roulants continuent de tuer plus que le Joola. Pour le contrôle de la charge, la corruption compromet tout sur la route. A Dieu rêve, c’est le stade des illusions perdues.
Paul Faye/SenewebNews

24/09/2014

La 4G à Saly

SONATEL LANCE LA 4G A SALY
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Le Groupe Sonatel a procédé, samedi dernier à l’agence Sonatel de Saly, au lancement de la phase pilote de son réseau de quatrième génération. Les autorités locales et administratives présentes à cette cérémonie ont magnifié l’esprit d’innovation du Groupe Sonatel. Par ailleurs, Directrice marketing grand public de Sonatel, Aminata Ndiaye Niang, est revenu sur les opportunités qu’offre la 4G qui selon elle va révolutionner l’expérience client sur le haut débit mobile.
Selon les responsables de Sonatel, l’avènement de la 4G entre en droite de la quête permanente d’innovations de leur boite. Elle obéit également à une volonté de ‘’toujours apporter à ses clients les dernières technologies et services de télécommunications les plus en pointe dans le monde’’.
« Sonatel est un des rares opérateurs en Afrique à déployer à ce jour un réseau pilote 4G, avec l’autorisation de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).La 4G est la quatrième génération de réseau mobile. Elle est la dernière norme des standards de téléphonie mobile permettant des débits jusqu’à 50 fois plus important que la première norme 3G. La 4G permet l'utilisation du haut-débit mobile, en apportant un débit qui permet de gagner du temps et en qualité », a expliqué Aminata Ndiaye Niang, Directrice marketing grand public de Sonatel.
Ainsi Mbour, Saly, Somone, Ndiass, Ngaparou font partie des 40 sites 4G Sonatel qui ont été mis en service.
Pour les responsables du Groupe Sonatel, la 4G va révolutionner l’expérience client sur le haut débit mobile. A titre d’exemple, le téléchargement d’un fichier musique de 5 Mo dure 2 minutes sur la 3G, 8 secondes sur la 3G+ et 1 seconde sur la 4G. en outre pour télécharger un album de 50 Mo, il faut ainsi 19mn30 sur la 3G, 1mn15 sur la 3G+ et 10 secondes avec la 4G. Idem pour le téléchargement de film : pour un film d’une capacité de 650 Mo, le client attendra plus de 4H sur la 3G, 16mn sur la 3G+ et 2mn seulement avec la 4G.
Pour évaluer les réelles possibilités de la 4G, ils informent que cette innovation apporte des débits dix (10) fois plus élevés sur les liens montants ou descendants que sur le réseau 3G+ et une plus grande souplesse en termes de capacité de trafic.
Pour rappel depuis le mois de mai des clients d’Orange testent ce réseau de 4ème génération. Toutes les offres de données mobile d’Orange sont déjà disponibles en 4G et utilisables par les clients répondant aux prérequis à savoir TV mobile, Internet Mobile (browsing, streaming), E-mail en mobilité, Business Everywhere, Internet Everywhere, BlackBerry, etc.
Il suffira juste pour cela de disposer d’un terminal (smartphone, tablette, clé ou Modem) compatible 4G et être ciblé par Orange qui remet à cet effet une nouvelle carte sim (Usim) en attendant la généralisation du pilote à tous les clients.
diallo/MbourInfo

23/09/2014

Haïdar se confie ouvertement...

ALY HAIDAR ET LES ECOLOGISTES SUR LES APE: «C'EST INSENSE…»
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L'ancien ministre de l'Ecologie, Aly Haïdar a déclaré que les Accords de Partenariat Economique (APE) entre le Sénégal et les pays occidentaux sont insensés et assimilables à une course entre Usain Bolt et lui. C'était lors d'une réunion tenue par les Ecologistes hier, dimanche 21 septembre 2014 à Dakar pour évaluer leur participation aux élections locales dernières.
«Il faut, dés à présent fermer nos frontières pour éviter toute entrée de produits venant de l'extérieur au risque de voir notre production et notre consommation se détruire. Les Accords de Partenariats (APE) entre le Sénégal et les pays occidentaux sont insensés du fait qu'il n'apporteront rien à notre pays». Ces propos sont d'Aly Haïdar, Secrétaire général de la Fédération Démocratique des Ecologistes du Sénégal (FDES). Pour lui, ces accords sont assimilables à une course entre l'athlète Usain Bolt et lui.
L'ancien ministre de l'Ecologie s'exprimait lors d'une réunion tenue par les Ecologistes hier, dimanche 21 septembre 2014 à Dakar. Une rencontre visant à évaluer leur participation aux élections locales du 29 juin dernier, à analyser des perspectives du parti et à préparer une tournée nationale (à l'endroit) des jeunes et des femmes. Il s'agira d'aller à la rencontre et d'échanger avec les différents responsables dans les départements et les communes. C'est une croisière qui aussi pour objectif disséminer la vision du parti et de la culture de l'Ecologie au Sénégal.
Pour l'ancien ministre, il est illégal qu'un pays, comme le Sénégal qui peine encore à se  développer, faute de moyens suffisants, noue de tels partenariats. Selon lui, le Sénégal n'est pas encore à ce stade. M. Haïdar pense alors que ce libre échange sera plutôt bénéfique aux pays occidentaux, au détriment du Sénégal. «Nous devons plutôt consommer ce que nous avons produit et encourager les sénégalais à aimer ce qui viennent d'ici», a-t-il défendu.
Revenant sur leur participation aux dernières élections locales, le Secrétaire général du FDES juge que les résultats obtenus pas sa formation politique sont satisfaisants, dans l'ensemble, du point de vue de l'engagement des militants, même s'il n'ont gagné aucune collectivité locale, donc aucun maire vert. A l'en croire, dans des zones comme le Cabada, Ziguinchor, et Ourrossogui, les résultats ont été bons.
UNE CANDIDATURE EN 2017 N'EST PAS EXCLUE
Toutefois, il pense qu'il suffit juste de faire plus d'efforts pour émanciper et promouvoir l'écologie politique. Car, soutient-il, c'est urgent d'agir pour l'environnement afin que les ressources naturelles du pays continuent à servir l'économie du Sénégal durablement. L'ancien ministre écologiste assure que le FDES continuera à se massifier et à travailler pour l'organisation de son prochain Conseil national.
La possibilité pour le parti de présente un candidat à la présidentielle prochaine n'est pas exclu. Cependant,  M. Haïdar  pense que cela n'est pas encore une priorité. A certains des militants ayant évoqués le manque de moyens à lors des locales, le Secrétaire général trouve que c'est normal, étant donné que ce parti se veut dynamique et travaille avec les moyens de bord. «Le FDES n'est pas corrompu», martèle-t-il.
ALIMATOU DIAGNE/Sudonline

22/09/2014

Epouser un chinois...

Pénurie de maris : La chine promet une importation massive de célibataires
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Toujours très active dans le développement du Sénégal, la Chine a pris la décision d'investir humainement dans le pays en proposant de répondre à la crise qui touche de plus en plus de femmes au Sénégal : le manque d'époux. Pour cela, le pays promet d'importer d'ici 2016 plus de 10 000 hommes chinois célibataires entre 25 et 40 ans.
Face aux critiques racistes ou dénigrants les produits chinois qui se seraient "pas de bonne qualité" ou "ne durerait pas suffisamment dans le temps", le ministre sénégalais de la famille a déclaré : "Les sénégalaises ne savent que se plaindre. Je pense qu'il vaut mieux un mari d'un peu moins bonne qualité que pas de mari du tout, de plus, le mari chinois est un moins gros mangeur que son homologue sénégalais, il est donc plus économique."
Interrogée sur cette mesure, Aminata Diallo, célibataire de 34 ans se montre plus enthousiaste : "Depuis le temps que j'attends un homme, il pourrait même venir de mars, s'il a de l'argent et qu'il est pieu, je l'épouse ! En attendant le convoi d'époux, je m'entraine déjà à cuisiner des nems... C'est un peu cliché mais on ne sait jamais !".
Ndiaye Thioker/Seneweb

Que va devenir l'aéroport de Dakar?

Délocalisation de l’aéroport de Dakar à Diass : Interrogations autour de l’avenir des terres
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Dans un an, l’aéroport de Dakar sera délocalisé à Diass. L’Etat reste imprécis sur les affectations futures de ce domaine public très convoité. Les populations riveraines  et particulièrement de Terme Nord se heurtent à une rétention d’informations qui les poussent à craindre des affectations qui les excluent et les ignorent. En partenariat avec l’Institut Panos, Le Quotidien est allé percer les secrets de ce patrimoine et des initiatives d’exploitation en cours ou envisagées. Le gouvernement pense à en faire un aéroport régional ou une cité des affaires. Une décision définitive n’est pas encore rendu publique. Du coup, l’heure est aux craintes et à la vigilance.
Lotissements ambigus, Absence d’implication des populations,… : Terme Nord maintient le cap de la résistance
Des riverains de l’aéroport de Dakar vivant à Terme Nord ne sont pas restés indifférents aux actes posés par l’Etat et aux occupations des terres de l’aéroport où ils habitent. Face au manque d’informations et à la prolifération des constructions qui ignorent leurs besoins, ils ont mis en place un collectif pour mieux résister et garder le seul espace où ils espèrent étendre leurs habitats.
La zone est estampillée «servitude de l’aéroport». Une vue sur le tarmac y est gratuite. A défaut, il est loisible de contempler la bande qui a reverdi sous les effets de la pluie. A Terme Nord, les constructions en dur pullulent mais aucune d’elle ne dépasse le niveau zéro. L’architecture de certaines bâtisses est édifiante sur l’ancienneté coloniale.
A côté, les échoppes exhibent charme et articles. Elles ne désemplissent pas. Les rues sont animées. Les enfants jouent, côtoient les flaques d’eau. Les jeunes, formés en équipes de football, s’alignent sur un terrain rocheux, rocailleux et hostile aux pieds nus. Sueur dégoulinant sur les visages, ils cultivent leur talent de footballeur. Dossards et maillots se confondent. Terme Nord ou «Yoff aéroport» est une bourgade de 3 hectares loin des yeux indiscrets des passagers de l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor (Ailss). Elle vit au rythme chaleureux des quartiers populaires de Dakar. En cette matinée de vendredi, une partie de l’unique aire de jeu disponible est rendu impraticable par une stagnation d’eaux de pluies. On y tape le ballon, poitrines nues. Mais l’inconfort a fini d’indisposer. Seau à la main, les footballeurs se débrouillent pour faciliter l’infiltration.
Cette  terre qu’ils habitent a été «héritée» de leurs parents. Le hic est qu’elle appartient au domaine foncier de l’aéroport. Quartier situé entre le hangar les pèlerins et la gare de fret, Terme Nord symbolise tous les enjeux liés aux terres de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor à la veille de la délocalisation de toutes les activités aéronautiques à Diass. Une telle opération est prévue au premier trimestre de l’année 2015. L’Etat est imprécis sur la prochaine utilisation de ce domaine public artificiel paradoxalement fruit de titres fonciers et d’expropriation des populations dakaroises, au début des années 1970 pour cause d’utilité publique. En ce moment, des Aéroports du Sénégal à l’Asecna, tous les services se préparent au déménagement.
A Terme Nord, les habitants ont hérité des maisons de leurs parents qui travaillaient à l’aéroport, une plateforme qui a bâti sa renommée à partir de la deuxième Guerre mondiale en tant que base de transit des Forces alliées. Certains bâtiments jouxtant le mur de l’aéroport gardent encore le secret de débarquements des soldats américains à Dakar.
Un recasement à Diamniadio refusé
Les parties vierges du site aéroportuaire attirent. Les gros bonnets y arrachent des parcelles. L’Etat expose les premiers habitants à l’expulsion. Ce faisant, Terme Nord se réveille, agit et défie les éventuels accapareurs du modeste espace qui leur reste pour un éventuel projet d’extension. Les pontes de l’ancien régime libéral se sont alignés à partir de l’hôtel Onomo jusqu’au hangar des pèlerins, malgré les exigences de sécurité aérienne. Aujourd’hui, ledit hangar est un barrage à ne pas franchir. Les populations se sont levées contre l’occupation de ce qui leur reste comme terres.
Un «Collectif de veille et de sauvegarde des intérêts de Terme Nord» est né. Il est sur le pied de guerre. La structure avait morcelé l’espace en 180 parcelles. La Direction de la conservation des sols (Descos) n’avait pas hésité à tout raser. Une manifestation a été organisée par les populations, le 24 juin 2012. Elle a eu des effets. Lors du Conseil des ministres décentralisé à Ziguinchor, le 26 juin suivant, le Premier ministre a confirmé la suspension du morcellement et des constructions sur cette réserve considérée comme «servitude aéronautique».
Au mois de novembre 2012, le préfet de Dakar d’alors Ibrahima Sakho – il est l’actuel gouverneur de la région de Saint-Louis -a pris un arrêté pour confirmer la suspension des chantiers, mais aussi pour normaliser certaines maisons en construction aux alentours de l’hôtel Onomo.
Dans l’article premier de son arrêté, le Préfet Ibrahima Sakho avait prononcé «la levée partielle de la mesure de suspension des opérations de construction ou de transformation d’immeubles sur les lots de terrain situés aux abords de l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor, à l’exception des lots impactés par les servitudes aéronautiques». Le deuxième article de l’arrêté liste les parcelles impactées par les servitudes aéronautiques. Il s’agit du site réclamé par les habitants de Terme Nord où «la suspension des travaux ordonnée par arrêté n°165/P/Dk du 28 juin 2012 continue à s’appliquer».
Une bataille est gagnée et non pas une guerre. L’Etat reste imprécis sur leur avenir aux abords de l’aéroport de Dakar. Depuis, le collectif est l’unique mandataire des habitants de Terme Nord. Ses responsables sont impliqués dans une procédure et une concertation avec l’administration. D’ailleurs, décision a été prise de ne plus livrer d’informations, «le temps de rassembler tous les éléments du dossier», selon le secrétaire général du collectif, Mamadou Lamine Diagne. Ceci court depuis l’Assemblée générale tenue le 3 septembre passé.
Les 5.000 habitants de Terme Nord attendent de la part de l’Etat et du collectif la suite qui a été donnée à leurs préoccupations. Certains d’entre eux veulent que leurs espaces de vie soient immatriculés à leurs noms, si jamais les autorités déclassent ce domaine public. Ces dernières leur avaient proposé un site de recasement à Diamniadio. Ce que les jeunes et les femmes ont décliné. Ils l’ont vivement démontré devant les caméras lors de la manifestation de juin 2012. Etant seul maître à bord pour le moment, l’Etat peut délivrer des baux occupants à moins que les anciens propriétaires victimes d’expropriation viennent réclamer leurs terres. Ils peuvent procéder ainsi, si le motif d’utilité publique disparaît.
Un aéroport régional à Dakar ?
Au-delà, l’avenir de tout ce patrimoine foncier de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor suscite des interrogations. Au niveau des Ads, il est confirmé que toutes les activités seront transférées à l’Aéroport international Blaise Diagne. Une source interne d’informer qu’un Comité de transfert y travaille actuellement. D’ailleurs, malgré le satisfecit des travailleurs, le décret 2012-462 du 23 avril 2012 abrogeant ceux «portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de l’Agence nationale des Aéroports régionaux du Sénégal et dissolution de l’Agence des aéroports du Sénégal» ne précise point que Dakar gardera son aéroport à la suite de l’ouverture de l’Aibd. L’exposé des motifs éclaire sur beaucoup de points dont le transfert des activités aéroportuaires et commerciales à l’Aibd. «A l’issue des travaux de construction de l’Aéroport international Blaise Diagne, les activités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor devaient être arrêtées et transférées à l’aéroport Blaise Diagne. C’est ainsi que le gouvernement avait procédé à la dissolution de l’Agence des Aéroports du Sénégal. Face aux difficultés apparues dans la gestion dudit aéroport, un projet en cours d’exécution ne pouvant se substituer à une structure étatique, l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) doit être rétablie dans son rôle d’unique gestionnaire des Aéroports du Sénégal, par l’abrogation du décret n°2012-175 du 26 janvier 2012 qui avait procédé à sa dissolution.»
Le premier vol devant décoller ou atterrir à l’Aibd est prévu pour le début du second semestre de 2015. Que fera-t-on du magnat foncier ? La question ne met point à l’aise certains officiels si bien qu’ils choisissent de ne pas être cités. Selon une source proche du ministère des Transports aériens, l’Etat étudie les dispositions de garder «un aéroport régional à Dakar, dans la mesure où toutes les grandes mé­­­­tro­­­­poles en ont au moins deux».
Les travaux de sécurisation du mur de clôture sont enclenchés. Les mécaniciens de véhicules installés sur «l’ancienne piste» proche de Mermoz sont sur le point d’être déguerpis. Une indemnisation est en cours d’étude. Pourtant, certains d’entre eux ne comprennent pas l’opportunité de leur départ du site, à la veille de l’ouverture de l’Aibd. «A vrai dire, nous ne savons pas ce que l’Etat veut. Il devait plutôt penser à nous céder cet espace pour qu’on puisse travailler dignement en ce sens que l’essentiel des activités seront transférées à Diass. Les choses ne sont pas claires. Comme tout le monde, on voit que tous les alentours de l’aéroport sont habités par des gros bonnets», déclare le mécanicien Moustapha Séye. Il est convaincu qu’un aéroport régional n’aura pas les mêmes proportions d’une plateforme internationale en termes de superficie.
Le Qatar et la Cité des affaires de Macky Sall
Quant aux éventuels autres projets, le président de la République ne s’est pas encore prononcé, si ce n’est devant l’Emir du Qatar. Lors d’une visite effectuée dans ce pays le 26 février passé, le chef de l’Etat a exposé un projet de construction d’une Cité des affaires. Ce jour, le Président Sall a manifesté sa volonté de mettre à disposition le site de l’Ailss pour la réalisation de cette Cité des affaires comme initialement prévu par son prédécesseur Abdoulaye Wade. Le résumé de présentation du projet élaboré par l’Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix) indique que «la Cité des Affaires sera implantée sur le site de l’actuel Aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar, qui sera libéré à la fin de l’année 2011, après la mise en service du nouvel Aéroport international Blaise Diagne».
Les objectifs d’un tel projet sont d’implanter un complexe immobilier «permettant d’offrir les capacités d’accueil, les infrastructures et les services nécessaires à l’implantation de quartiers généraux de grandes multinationales et d’entreprises souhaitant développer des plateformes de redéploiement régional de leurs activités à partir de Dakar». Pour ce faire, les réalisations sont étalées dans le temps. Ce qui fait que «les aménagements prévus seront réalisés de manière progressive, sur la base d’un programme architectural et urbanistique englobant l’ensemble du site (800 ha). L’étude de faisabilité a été terminée en 2010».
Le Sénégal a proposé aux Qataris le site de l’actuel Aéroport Léopold Sédar Senghor avec une superficie de quelques 800 ha. A défaut, ils peuvent opérer aux abords du Lac rose ou même sur le site de l’actuel Camp militaire Leclerc de Liberté 6. Le choix définitif d’un site attend d’être officialisé. L’aéroport de Dakar reste en ligne de mire.
Birame FAYE | Lequotidien

Fréquentation de l'aéroport de Dakar

Plus de 1,150 million de passagers enregistrés à l'aéroport de Dakar en juillet 2014
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Au total 1.153.879 passagers ont été enregistrés à l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor de Dakar durant les sept premiers mois de l’année en cours, a appris vendredi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Selon la DPEE qui cite l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), ce nombre a progressé de 4,9% comparé à la même période de l'année dernière où il se situait à 1.099.662.
Cette évolution a été boostée par les passagers en transit qui ont progressé de 26% à 121.427.
En volume, les passagers au départ se sont élevés à 531.862 (plus 1,4%) contre 500.590 pour ceux en arrivées (plus 4,5%).
Concernant le mouvement des aéronefs, on note une régression de 1,9% avec 21.106 avions répertoriés de janvier à juillet 2014 contre 21.520 durant la même période de l'année 2013.
Quant au frêt, le total transporté a régressé de 14,8% à 15.675 tonnes contre 18.390 tonnes en 2013. Le tonnage de frêt a aussi bien diminué au départ (moins 16%) qu'à l'arrivée (moins 13%) avec respectivement 8.939 tonnes et 6.736 tonnes.
Apanews

Le Tourisme sénégalais, ça met mal à l’aise.

La contribution socio-économique de notre tourisme est en chute libre
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Accabler par plusieurs maux l’hôtellerie de loisirs peine à tenir dans la station de Saly Portudal. Devant de telles circonstances, il est difficile de pérenniser les acquis qui volent en éclat jour après jour, sous le regard très « puissant » de l’Etat. Aujourd’hui l’hôtellerie à Saly cherche des repreneurs et des brises lames « impuissants » face à l’ampleur du désespoir et du manque de touristes.
Le prix à payer pour l’hôtel
Son environnement doit être attractif, séduisant, calme, la réception, l’hygiène du personnel, des locaux et du matériel, l’entretien des chambres, des toilettes et des salles de bain, le service en salle, et la mise en place, la gestion des bars et des restaurants, les menus, la décoration des plats, les boissons et les astuces sur le vin ou le champagne et toute la manière d’être sont des détails importants pour le service hôtelier.
Je suis déçu autant que les touristes aiment le Sénégal, car le développement de ce secteur est essentiel pour notre économie et il se gagne au prix des formations et des recyclages des personnels hôteliers et à la sauvegarde de son environnement.
Un renouveau en conformité avec les directives de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) et de l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) dont nous sommes membre, mais également référence faite à tous les autres standards internationaux en termes de gestion de la qualité, de classification, de renforcement du cadre juridique et de l’opérationnalité des contrôles et de vérifications.
L’Etat a une responsabilité morale et juridique dans la dégradation de la station balnéaire de Saly, et de la fermeture de certains établissements hôteliers. En plus d’impartialité à l’égard des hôteliers devant leurs obligations fiscales et le respect de certaines règles.
Le Sénégal  doit faire l’effort de modernisation des infrastructures  afin de s’arrimer à des pratiques communautaire et internationale dans l’amélioration des infrastructures routières sur l’axe Saly Mbour, Sine Saloum, Foundiougne et venir en aide les acteurs du tourisme alternatif dans les Iles du Saloum, ce qui participent à la politique de relance du secteur.
Mais hélas ! La politique de l’Etat est tournée vers la préparation et la participation aux Salons et Foires du tourisme dans le monde, alors que ni les produits, ni les acteurs, ne sont à même de satisfaire les exigences de la demande touristique. A quoi bon alors de dépenser l’argent du contribuable dans des voyages d’agréments et de «voyez-moi» en France et ailleurs, qui pourrait servir à améliorer l’environnement touristique intérieur et le produit.
Silence ! Il faut être un bon élève «Moute» pour entrer dans les grâces… «Mbamoteu»
Paroles et analyse d’Expert/Mouhamed Faouzou DEME/Setal.net

Bientôt le musée des civilisations noires

Bientôt le Musée des civilisations noires au Sénégal
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Le Sénégal s’apprête à abriter le plus  grand Musée des civilisations noires. Le ministre sénégalais de la culture et de la communication Mbagnick Ndiaye a procédé jeudi à une visite des chantiers de l’édifice dans lequel se reposera à partir d’avril 2016, une grande partie de l’histoire de l’Afrique.
Mbagnick Ndiaye  est  satisfait de l’évolution des travaux de construction du Musée des civilisations noires  confiés à des entreprises chinoises. Selon le représentant du gouvernement sénégalais le projet coûtera 1,5 milliards de F CFA à l’Etat du Sénégal et constituera avec le Grand Théâtre (2milliards de F CFA), les deux principales infrastructures culturelles du pays.
« Soixante pour cent des travaux du musée sont terminés. Et d’ici à avril 2016, vous allez nous remettre l’infrastructure flambant neuve (…) Le Sénégal va, grâce à la Chine, réaliser ce vieux projet issu du premier Festival mondial des arts nègres (1966) », a indiqué le ministre sénégalais.
Pour rappel, le Festival mondial des arts nègres (1966)  a été la plus grande célébration de l’histoire nègre. Plusieurs personnalités comme  André Malraux, Aimé Césaire, Jean Price-Mars, Duke Ellington, Joséphine Baker, Langston Hughes, Aminata Fall et bien d’autres avaient participé à la première édition du festival à Dakar (Sénégal) du 1er au 24 avril 1966.
La Chine partenaire du Sénégal dans la réalisation de cet ambitieux projet comprend l’importance de ce musée aux yeux des Africains : « Nous avons eu des vicissitudes similaires. C’est pour cette raison que nous comprenons (…) la souffrance de nos amis africains. C’est ce sort commun qui nous unit et ne cesse de donner un élan dynamique au renforcement de nos relations d’amitié et de coopération », a indiqué le diplomate Xia Huang.
Roger ADZAFO/Africatopsucces

21/09/2014

Les plages de Mbour sont sales!

Quand l'insalubrité gagne les plages
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La petite côte est réputée pour être une destination touristique prisée. Toutefois, les plages de Mbour, qui se particularisent par une insalubrité repoussante, ne participent pas au rayonnement de cette activité.
Il est 16h 30 mn. Nous sommes à la plage de Grand Mbour. Ce samedi, comme depuis le début de l'été, le lieu grouille de monde. On dirait que tout Mbour s'est retrouvé à la plage. La chaleur de plomb qui règne sur la capitale de la Petite côte est pour beaucoup dans cette affluence. Les baigneurs, pour la plupart des jeunes, prétextent plusieurs raisons pour justifier leur présence dans ces lieux. Binta Sow croque la vie à belles dents. Après une année scolaire pleine et aboutie avec à la clé son Bfem en poche, cette adolescente entend pleinement profiter des vacances. Comme Binta, de nombreux jeunes cherchent leur épanouissement dans le sable fin et la fraîcheur maritime. «Venir à la plage me procure beaucoup de bien. Une fois ici tous mes soucis s'évanouissent», confie Binta.
Toutefois, les plages de Mbour n'ont pas l'allure et la coquetterie de ces demoiselles. Celle de Grand Mbour est dans la lignée de ce triste lot. L'insalubrité de cette plage accueille le premier nu. Des tas d'immondices par ci, des sachets en plastique par là. Un spectacle désolant qui indispose les occupants. «Nous venons à cette plage parce que nous n'avons pas le choix. Ce spectacle n'est pas digne d'une ville touristique. Cette saleté, ces ordures, ces tas d'immondices n'ont pas leur place dans cette plage», se désole Assane Diop, venu avec sa famille à la plage de Grand Mbour.
Un sentiment partagé par de nombreux Mbourois qui fréquentent les plages. Fallou tient une échoppe d'art sur cette plage. Il s'évertue à tenir propre la devanture de son lieu de commerce. Une initiative personnelle qui fait que l'échoppe de Fallou contraste avec son environnement. «Dès lors que les autorités locales ne font rien pour tenir propre la plage. J'essaie avec les maigres moyens de nettoyer la partie où se trouve ma boutique. C'est le minimum que je puisse faire par respect pour mes clients», s'alarme Fallou, qui arbore fièrement ses dreadlocks. Il n'a pas manqué d'inviter les autorités municipales et la Sapco à assurer le nettoyage et le ramassage continus des ordures sur cette plage.
A cette insalubrité, s'ajoute une agression de l'environnement qui saute aux yeux du premier venu. En témoignent les algues, les poissons et autres déchets qui échouent sur la plage. Une situation déplorée par les touristes qui ont choisi Mbour comme destination pour leurs vacances. Sébastian, quinquagénaire, est un amoureux du soleil et un féru des belles plages. Une passion qu'il a du mal à savourer au regard de ce qu'il a trouvé sur les plages de Mbour. «Le Sénégal a beaucoup d'atouts en matière de tourisme. Sa stabilité, la chaleur de sa population et ses plages. Mais les autorités gagneraient à mieux s'occuper des plages. Ce que j'ai vu ici n'est pas de nature à m'inciter à revenir. Toutes ces ordures et déchets à tout bout de champ constituent une agression flagrante de l'environnement», s'émeut ce touriste français.
Nouveau refuge des malfrats
Aux côtés de cette insalubrité et cette agression de l'environnement, les vagabonds ne sont pas loin. En effet, il est fréquent de voir dans les plages des personnes peu recommandables erraient ou s'adonnaient à des pratiques peu orthodoxes. Leur présence ne rassure guère les personnes venues profiter de la grande bleue. «C'est fréquent de voir des personnes suspectes roder autour de nos affaires. D'autres s'adonnent à des pratiques interdites au niveau de ces plages. En plus des agents de sécurité de proximité qui font des descentes, il faut que la gendarmerie fasse des opérations de sécurisation afin de dissuader des malfaiteurs qui veulent faire des plages leur refuge», recommande Abdoulaye Touré qui a choisi la plage pour faire ses exercices de sport.
Le mal touche aussi les plages de Golf, Tefess, Hlm, entre autres quartiers de Mbour. Face à tous ces maux, les autorités locales ont pris des initiatives dans le sens de les juguler. C'est ainsi que la municipalité de Mbour a signé un contrat avec un concessionnaire pour assurer le ramassage des ordures dans la commune. «C'est vrai que les plages sont de façon générale mal entretenues. C'est un dépotoir d'ordures. Les populations riveraines ont une perception erronée de la mer du fait qu'elles soutiennent que la mer, c'est le lieu où l'on jette ce dont on n'a pas besoin. Le deuxième problème, c'est que ces zones sont sablonneuses et difficiles d'accès. C'est pourquoi, le dispositif de ramassage des ordures mis en place par la municipalité peine à aller dans ces lieux», indique Mangoné Mbaye, coordonnateur du bureau du développement local de Mbour. Mais, ce concessionnaire peine à répondre aux attentes des populations. C'est la raison pour laquelle, la municipalité a initié des programmes avec des partenaires pour corriger ces impairs. Le premier projet dénommé «Gestion améliorée et de valorisation agricole des déchets» concerne les communes de Joal-Fadiouth et Mbour. Ce projet a pu bénéficier d'un financement de l'Union européenne, une logistique de 8 000 poubelles, 20 charrettes, 20 ânes, des fourches, des râteaux, des équipements pour les charretiers.
Le deuxième projet s'intitule Projet de gestion intégrée des zones côtières (Gizc) qui entend améliorer les conditions de salubrité du littoral et la gestion des déchets. C'est ainsi que, pour appuyer davantage les communautés à gérer la problématique des déchets, Enda Energie a décidé d'équiper sept comités de salubrité des quartiers côtiers de la commune de Mbour, quatre villages côtiers, ainsi que les communes de Saly Portudal, de Ngaparou et de Somone.
Ces projets viennent renforcer le travail effectué avec le concessionnaire chargé du ramassage des ordures au niveau de la commune de Mbour.
En dépit de tout ce dispositif, les plages de Mbour sont mal entretenues. Seule une politique de ramassage bien définie et dotée d'importants moyens peut permettre de sortir de cette impasse. En outre, les populations devraient assumer leur citoyenneté en contribuant à l'amélioration de leur cadre de vie.
Wallafrica

Visite au contrôle technique...

La réduction des accidents par le contrôle technique...   
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Centre de contrôle technique des véhicules automobiles (CCTVA) a un grand rôle à jouer dans la sécurité de la mobilité urbaine et la réduction des accidents. Pour cela il doit être en mesure de déclarer certains véhicules inaptes pour qu’ils soient définitivement retirés de la circulation. C’est en substance que l’on peut retenir de la mission d’inspection sur place du ministre des Infrastructures, des Transports  terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane, hier, 19 septembre 2014 en rapport avec le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD).
Le Centre de Contrôle Technique des Véhicules Automobiles (CCTVA) «doit être en mesure de signaler que telle voiture n’est plus apte à la conduite». Car, «le fait de passer 7 fois la contre-visite est anormal.  Et si le CCTVA dit non, moins seront les accidents». C’est la conviction du ministre des Infrastructures, des Transports  terrestres et du Désenclavement. Elimane Mansour Kane qui a effectué hier, 19 septembre 2014 une visite au centre, a reconnu que «le CCTVA joue un rôle non négligeable dans la réduction des accidents. Si un bon travail y est réalisé, les risques diminuent». Aussi a-t-il relevé que «la pneumatique est une problématique à gérer techniquement et visuellement pour moins de chocs».
Toutefois, tout en se félicitant de telles réalisations, Mansour Elimane Kane a jugé qu’il reste beaucoup à faire surtout au niveau de la communication et de la sécurité. «On combat la pauvreté par la connaissance pas par l’argent. L’information n’existe pas au Sénégal, elle doit être systématique», a-t-il dit. En plus de cela, il faut «veiller à l’utilisation de tous les moyens de communication existants, à savoir le visuel, le verbal… Il ne faut pas s’appesantir sur le verbal seulement», a-t-il conseillé.
D’ailleurs, a soutenu le ministre des Transports, il faut des ambitions afin d’atteindre la mutualisation et l’extension du système de contrôle automobile dans l’ensemble du territoire, c’est-à-dire qu’il y ait dans chaque région une CCTVA. Pour cela, il en appelle à une coordination des efforts entre l’AGEROUTE, le Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar (CETUD) et le CCTVA, ce qui devrait permettre une issue plus satisfaisante. En attendant, «le matériel utilisé doit être évalué et étalonné et le dispositif modernisé car il manque de performance», a-t-il conclu.
Le directeur de Veritas-Sénégal, chargé de la gestion du centre, qui dénombre au moins 140 collaborateurs dans notre pays, s’est dit très satisfait de la visite du ministre. Il a noté l’importance des points que Mansour Elimane Kane a soulignés lors de son intervention. Auparavant, à travers une présentation et une projection, le directeur du centre, a montré que ce joyau, depuis sa mis en place en 2012, ne cesse de voir ses capacités d’accueil augmenter. Selon lui, informé il y a une hausse du nombre de visites enregistrées. Ce que démontrent les chiffres soumis: le taux de contre-visite est passé de 25% à 40% et le nombre de véhicules diagnostiqués s’élève à 14142 actuellement contre 2441 en juin 2012.
L’exploitation du CCTVA, construit grâce à un financement du Fonds Nordique de Développement à hauteur de 3 milliards 200 million de F Cfa en 2012, est assurée par une société privée (VERITAS), sur la base de convention. Il a pour rôle, entre autres, d’assurer le contrôle et l’amélioration permanente de la sécurité routière, mais aussi de contribuer à la formation de tous les acteurs du secteur. 
Le ministre déplore l'insalibrité des lieux.
Mansour Elimane Kane a visité hier, 19 septembre 2014, le Centre de Contrôle Technique des Véhicules Automobiles (CCTVA), avec comme objectif de constater son mode de fonctionnement afin de pouvoir améliorer en apportant des correctifs. Occasion pour le ministre des Infrastructures, des Transports  terrestres et du Désenclavement, de déplorer l’insalubrité des lieux. Il a dénoncé l’absence de propreté des lieux qui peut porter atteinte au bien-être des travailleurs.
Aussi, il a souligné qu’il est important d’installer des vitrines entre les cinq trajectoires que prennent les automobiles pour accomplir la visite technique. Ceci permettrait de plus sécuriser les lieux et protéger conjointement les employés. «Le centre doit être intégré dans le centre de décision du ministère pour une gestion mutuelle, intégrée», a-t-il suggéré, non sans décrier l’étroitesse des lieux.
Isseu SARR/Sudonline

20/09/2014

500.000 emplois à l'horizon

Le département de l’emploi table sur 500 000 emplois
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Le ministre de la Jeunesse et de l’emploi, Mame Mbaye Niang, a estimé que «la promesse du président de la République relative à l’emploi des jeunes sera largement dépassée au terme de son mandat, l’ensemble des projets et programmes mis en œuvre permettront d’atteindre 500 000 emplois».
Le ministre de la Jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, a souligné jeudi que la promesse du président relative à l’emploi des jeunes sera largement dépassée au terme de son mandat, l’ensemble des projets et programmes mis en œuvre permettront d’atteindre 500 000 emplois. «Le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) ambitionne de créer 300 000 emplois, l’Agence nationale de promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) 113 000 emplois, et il y a le Projet d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes (Papej), avec 17 000 entrepreneurs et 156 fermes agricoles», a déclaré le ministre de l’Emploi à l'occasion d'une visite à Diourbel. Et de commenter, «je crois que ça dépasse largement la promesse du président de la République, c'est-à-dire les 300 000 emplois pour son quinquennat. Nous serons dans l’ordre de 500 000 emplois».
Estimant que la jeunesse sénégalaise confrontée au chômage est à 60 % non qualifiée, Niang a désigné l’agriculture et l’élevage comme les deux secteurs capables de résorber «immédiatement» le taux de la population inactive. 
Lesafriques

19/09/2014

Quid de l'aéroport de Dakar?

Les travailleurs de l’aéroport LSS inquiets
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Les acteurs des aéroports du Sénégal ont peur pour leur avenir. Ils ne savent pas le sort qui leur sera réservé après l’inauguration de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass. Ils souffrent d’un problème d’interlocuteur sur les conditions et les modalités de transfert de leurs activités de l’aéroport LSS à Blaise Diagne.
A moins d’un an de l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, les prestataires et les opérateurs des aéroports du Sénégal ne savent plus où donner de la tête. Ils ignorent tout des modalités de transfert de leurs activités de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor à celui de Blaise Diagne dont l’ouverture est prévue le 15 juillet 2015. Hier, au cours d’une rencontre, ils ont estimé que le dossier devant définir les modalités de transfert tarde à se concrétiser. Pis, ils disent ignorer le rôle qu’ils doivent jouer dans le fonctionnement du futur aéroport mais aussi les conditions et les modalités de pouvoir exercer au sein de cette nouvelle plateforme.  Selon Ousmane Jospeh Diop, président de leur syndicat, leur plus grande préoccupation, ce sont les conditions de transfert des activités des différentes sociétés de transport qui travaillent au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor vers la nouvelle plateforme aéroportuaire Blaise Diagne de Diass. «Notre souci principal, c’est d’avoir un interlocuteur avec qui nous pouvons discuter sur ce transfert», a-t-il informé. Ainsi, les acteurs réclament, avec l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, la continuation de leurs activités. Non sans préciser que le secteur emploie à peu près 3 000 personnes sur la plateforme aéroportuaire rien que dans le secteur privé.  «Nous sommes légitimement soucieux de ce que nos sociétés que nous gérons depuis des années au niveau de la plateforme actuelle vont devenir dès que le transfert va se faire», a relevé Ousmane Joseph à la fin d’une rencontre avec le Conseil national du patronat sur le climat des affaires au niveau du secteur aéroportuaire. A l’en croire, les acteurs ont demandé aux autorités, depuis plusieurs années, un droit de préemption sur ce transfert. Cependant, l’Etat semble tendre une sourde oreille à leurs doléances.
D’après le président de l’Union des opérateurs des aéroports du Sénégal, l’aéroport Blaise Diagne a été initié pour créer un hub en Afrique de l’Ouest. Pour cela, il préconise, pour attirer les touristes, de baisser le coût des taxes et des billets. «Nous pensons qu’il faut revoir les taxes mais également le coût des billets pour attirer le plus de touristes dans notre pays», a réitéré le patron des opérateurs qui s’activent au niveau des aéroports du Sénégal. Dans la même veine, les acteurs invitent l’Etat à revoir la redevance aéroportuaire et voir clair dans son utilisation. «On avait voulu, pour plus de transparence, savoir où nous en sommes dans le prélèvement de la taxe aéroportuaire qui était uniquement destinée à financer la construction de l’aéroport Blaise Diagne», a rappelé le chef de file des acteurs des aéroports. D’après certains, les taxes de la redevance aéroportuaire (Rda) devront réaliser environ 540 millions d’euros (plus de 354 milliards Cfa) en dix ans. Une manne financière qui devrait permettre, selon eux, de financer presqu’une nouvelle ville. Toutefois, les acteurs soutiennent qu’ils ignorent ce que l’Etat fait de cette somme issue de ces taxes en vigueur depuis 2008. En clair, note Ousmane Joseph, les acteurs veulent être désormais associés à toutes les actions qui seront menées dans la réalisation de l’aéroport Blaise Diagne de Diass.
Adama COULIBALY/Walfadjri

Vive la diaspora!

690 milliards de F CFA envoyés chaque année par la diaspora
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Lors d’une rencontre avec la presse nationale sénégalaise, les responsables du Fonds d’appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE), ont indiqué le montant des fonds envoyés par la diaspora chaque année au Sénégal s’évalue à 690 milliards de Frs CFA.
A noter que ce chiffre tient compte des envois par circuit formels. C’est un optimisme qu’affiche alors Sory Kaba (photo), l’administrateur du FAISE en estimant que si son pays gère bien ses fonds, il n’aura plus besoin de parler de dette.
« Les 690 milliards envoyés par an par les Sénégalais de l’extérieur, le pays n’aura pas besoin de s’endetter pour financer son développement », soutient M Kaba.
Et d’ajouter que « dans le cas échéant le Sénégal n’a pas besoin de s’appuyer directement sur l’aide au développement ou de la coopération internationale pour son développement ».
Sory Kaba souligne que dans les régions du Sénégal à fort taux d’émigration comme le nord, « ces sommes servent à l’entretien des familles et participent à la construction d’infrastructures sociales, scolaires et sanitaire ».
Pour lui, 690 milliards constituent seulement les envois qui passent par les circuits formels alors que la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) estime les sommes qui passent par les circuits informels à peu près au même montant.
« Ce qui fait pratiquement plus que le budget du Sénégal », souligne t-il.
L’administrateur du FAISE déplore néanmoins que l’argent envoyé par les Sénégalais de la diaspora ne serve pas à grand-chose, à part entretenir la famille.
Blaise AKAME/Africatopsucces

18/09/2014

Toubabisation de capitaux à Saly...

Blanchiment de capitaux sur la Petite-Côte et les français de Saly...
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Le Sénégal aspire à améliorer sa notation en termes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Pour y parvenir, les autorités devraient redoubler d’efforts. En effet, les résultats des études que la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) a présentés hier, ont confirmé que l’immobilier, le paiement mobile et électronique constituent des secteurs à hauts risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. L’étude sur l’immobilier a révélé des cas suspects de blanchiment de capitaux concernant des Français dans la zone de Mbour et Saly du fait de son attractivité.
Des études commanditées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) viennent de confirmer que l’immobilier, le paiement mobile et électronique constituent des secteurs à hauts risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Ciblant Mbour, Saly, Dakar, Pikine et Guédiawaye, les résultats de l’enquête sur l’immobilier, qui ont été présentés hier, révèlent des cas suspects de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. La forte évolution des demandes d’autorisation de construire entre 2007 et 2012 révèle que les localités de Mbour et Saly constituent des zones très attractives, notamment pour les étrangers, du fait de leur position géographique (bordure de mer). Le travail de recherche du consultant, Alioune Ndiaye, a ainsi permis de mettre en évidence trois cas suspects. Le premier cas concerne deux français «P.R.P.C et J.P.M.B. Ces deux résidents français (apparemment apparentés) possèdent deux parcelles à Somone dont l’une d’une consistance de 4 172 m2». S’y ajoute un autre cas P.J.L.A. «Ce résident français est propriétaire de deux parcelles dont l’une dans la zone de Grand Mbour et l’autre (n°328) dans la zone Sonatel extension Mbour».
Le document relève également le cas L.N. dans la même zone. Ce dernier, d’après le rapport, «détient cinq parcelles (n°991, n°993, n°990 A, n°990 B, n°746 sur le titre foncier 764 Mb à Château d’Eau Nord) et un terrain à Warang Sérère. Il possède également un immeuble d’une valeur de 720 millions de francs Cfa comprenant des appartements en location-vente et un complexe bar-restaurant dont la déclaration n’apparaît pas dans les livres de la conservation foncière».
Dans ses investigations à Dakar, Alioune Ndiaye a détecté un cas relatif à une société dénommé B. Investment Sa. «Cette société, au capital de 50 millions de franc Cfa dont le conseil d’administration est composé par un Sénégalais et deux Espagnols, a reçu de l’Etat divers immeubles : Tf: 2446/Dp, 67/Dk, 3966/Dk, 7763/Dkp, 6092/Dk, 3744/Dk. lot B, évalués à 1 milliard 15 millions 574 mille francs Cfa. Et d’autres lots dont un terrain nu d’une superficie de 13 181 m2 faisant l’objet du titre foncier n° 5133/ Grd situé sur la corniche pour une valeur de 420 millions de francs Cfa dans le cadre de la construction de réceptifs hôteliers. En contrepartie, ladite société a cédé à l’Etat du Sénégal, des actions équivalentes à 5% de son capital social et ce taux de participation de l’Etat du Sénégal devrait rester inchangé quelle que soit l’évolution de ce capital», mentionne le rapport. Le caractère léonin de ce contrat au détriment des intérêts du Sénégal, fustige M. Ndiaye, jette un doute sur la transparence de cette transaction.
Le deuxième cas souligné par l’enquête concerne «la construction d’un immeuble R+4 à usage d’habitation sur le titre foncier 17.339/ GRD par une personne exerçant une profession ne lui permettant pas de disposer des revenus nécessaires pour entreprendre la construction d’un immeuble de cette consistance. On pourrait penser ainsi que cette personne est un prête nom».
L’autre cas suspect de blanchiment de capitaux est relatif à une «dame MG, conjointe d’un diplomate étranger, qui aurait converti, transféré ou manipulé à travers l’ouverture de comptes bancaires ou d’acquisitions immobilières, des sommes d’argent qu’elle savait provenir d’un crime ou délit dans le but de dissimuler ou de déguiser l’origine illicite desdits biens provenant d’actes de corruption de son conjoint».
Dans la zone de Guédiawaye et Pikine, neuf profils de risque avaient été recensés. Cependant, indique le consultant, «il n’a pas été possible de confirmer les indices de blanchiment et de trouver des éléments de preuves, compte tenu des insuffisances des systèmes d’information au niveau des administrations».
L’expert commis par la Centif rappelle que «le contexte au Sénégal est marqué par des réalités économiques (prédominance de l’économie informelle, faible taux de bancarisation (5%) et des pratiques sociales privilégiant des transactions économiques largement dominées par le recours à la monnaie fiduciaire (espèces) plutôt qu’à la monnaie scripturale et électronique (chèques, virements, cartes bancaires, etc.)». Il estime que «les blanchisseurs profitent sans doute de cette situation pour injecter des capitaux illicites dans le secteur de l’immobilier». Aussi, souligne le consultant, «la lutte contre le blanchiment est encore rendue plus difficile par la modicité des moyens humains, matériels et informatiques dédiés aux organes en charge de cette lutte ainsi qu’à l’hétérogénéité des systèmes d’information en place empêchant ainsi une connexion entre les différentes entités».
Tontines, un créneau à risques
Par conséquent, les blanchisseurs usent de toutes sortes de techniques pour injecter des capitaux dans le secteur. En guise d’exemple, le consultant rappelle un cas qui a été relevé par le Giaba. Il s’agit d’un «délinquant X qui tire profit du fait que les tontines sont bien connues en Afrique, il participe donc avec son argent sale à d’importantes tontines qui offrent des tirages de 10 millions de francs Cfa.
Il prend 10 «mains» de 1 million de francs chacune. Chaque mois, il contribue pour un montant de 1 million X 10, soit 10 millions de francs. La tontine compte 10 membres qui contribuent pour 1 million chacun, en sus des 10 millions du délinquant. Lorsque son tour arrive, les sommes auxquelles il a droit sont versées dans un compte ouvert auprès de la banque C. Il introduit alors auprès de la banque, une demande de prêt de 100 millions de francs, qu’il obtient. Il investit 20 millions de francs dans l’achat d’un terrain et se fait construire un logement pour un montant de 250 millions de francs, qui comprend une contribution personnelle de 170 millions. Il rembourse le prêt avant l’échéance tout en rachetant les intérêts. Au su et au vu de tous les participants, il répète plusieurs fois la même opération sans être découvert par les autorités compétentes.
Il possède actuellement plusieurs immeubles, des bureaux de change dans la ville X et manipule des milliards de francs Cfa.»
Paiement mobile
Le paiement mobile demeure aussi un secteur à hauts risques de blanchiment de capitaux de financement du terrorisme. Cette situation des services financiers par téléphone mobile est liée, selon Mme Fatou Soumaré, à «l’anonymat potentiel induit par la simplification des procédures, la facilité d’accès aux réseaux soit peu d’éléments de contrôle, la dématérialisation totale qui permet la distance mais réduit le contact humain donc les indicateurs qui en découlent, entre autres».
La consultante explique que le large accès des populations à la finance est assurément un levier de développement et le téléphone mobile offre cette opportunité aux politiques d’émergence.
A la différence des services financiers traditionnels, les services financiers sur mobile sont peu coûteux, d’accès facile, d’usage simple et d’exécution rapide. Ils connaissent de ce fait, un succès grandissant dans tous les secteurs socioéconomiques confondus mais plus particulièrement auprès des populations généralement non bancarisées et même non bancarisables.
Tout service financier peut, en fonction de ses particularités, être détourné comme outil de blanchiment de revenus illicites ou financement du terrorisme par la criminalité organisée, ce qui justifie les mesures lbc/ft auxquelles sont assujettis les acteurs financiers et autres activités professionnelles à incidence financière. Cependant, assure Mme Soumaré, «tous ces risques potentiels ne sont pas forcément réels d’une part et que d’autre part, des mesures d’atténuation sont d’ores et déjà adoptées comme par exemple la surveillance des transactions inhabituelles par analyse automatisée des flux, ou encore le plafonnement des opérations pour, par exemple, la surveillance des transactions inhabituelles par analyse automatisée des flux, ou encore le plafonnement des opérations pour, entre autres, décourager les malversations, ou les détecter plus aisément».
Le secteur du paiement électronique sur lequel le consultant, Elpidio Freitas, a enquêté, présente les mêmes risques.
Le Sénégal veut améliorer sa notation
Face à ces périls, les consultants ont invité les autorités à la vigilance et à prendre des mesures idoines. Entre autres, ils ont suggéré de renforcer le dispositif législatif. A leur avis, une stratégie adaptée aux spécificités de ces secteurs. Une réflexion proactive devra être menée et des actions entreprises dans l’objectif de réduire autant que possible, les risques de blanchiment de capitaux illicites et financement du terrorisme dans ces secteurs au Sénégal.
Ces recommandations ne semblent pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Car, à l’issue de la restitution de ces résultats, le président de la Centif a assuré que ces études s’inscrivent dans le cadre de l’approche basée sur les risques, l’une des recommandations du Groupe d’action financière (Gafi). Sur la base de cette recommandation, le Sénégal devrait être évalué en 2016, en termes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terroriste. Ainsi, déclare Waly Ndour, les recommandations formulées par les consultants et celles des acteurs qui ont pris part à la restitution des résultats, seront utilisées à bon escient afin que la notation du Sénégal puisse être améliorée.
Le Quotidien

You emballe...

Futurs Médias élargit son répertoire
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Presse, télévision, radio, internet... Sous l'impulsion de son fondateur, Youssou Ndour, le groupe sénégalais déploie des projets tous azimuts. Et s'attaque même à de nouveaux secteurs, comme l'emballage.
Habituellement discret, Mamoudou Ibra Kane, directeur général adjoint du Groupe Futurs Médias (GFM), ne cache plus ses réserves sur la manière dont le Sénégal gère le passage à la télévision numérique terrestre (TNT). Le président Macky Sall a confié ce chantier, évalué à 40 milliards de F CFA (61 millions d'euros), à l'un de ses concurrents, Excaf Telecom. "L'État nous doit des éclaircissements", affirme Ibra Kane.
Si le premier groupe audiovisuel privé du pays grince des dents, c'est parce que cette évolution technologique va bouleverser le paysage médiatique.
Des dizaines de chaînes verront le jour dès juin 2015. Mais, pour l'heure, personne ne sait sur quels critères seront choisies celles qui pourront diffuser. "C'est un enjeu majeur pour notre développement. Nous voulons créer plusieurs chaînes thématiques destinées à la TNT : sport, information - probablement en wolof et en français -, divertissement, musique...", explique Mamoudou Ibra Kane.
L'objectif pour le groupe, dont le chiffre d'affaires atteint 5 milliards de F CFA, est de rediffuser sur les canaux de la TNT des programmes de sa chaîne généraliste TFM. Grâce à ces émissions populaires et déjà payées, le groupe espère dépasser bientôt le cap des 2 milliards de F CFA de revenus publicitaires.
D'autant que l'arrivée de la TNT va rééquilibrer la manière dont les annonceurs répartissent leurs investissements. Aujourd'hui, environ 80 % des budgets publicitaires destinés à la télévision (évalués à 14 milliards de F CFA en 2010) sont alloués à la chaîne publique RTS1.
Annonceurs
Même s'il ne gère plus au jour le jour la société qu'il a créée en 2003, Youssou Ndour en reste le stratège. Et le chanteur entend bien renforcer la présence de GFM sur internet. Depuis près d'un an, le groupe édite un site d'information généraliste en français qui emploie une quinzaine de salariés. Les programmes produits pour la télévision seront, eux aussi, prochainement mis en ligne. C'est Birane Ndour, un des fils du chanteur, qui pilote cette activité.
GFM innove aussi dans la presse écrite. L'Obs, créé en 2003 et qui, avec une diffusion de 100 000 exemplaires, est le premier quotidien en langue française d'Afrique de l'Ouest, présentera une nouvelle formule en octobre prochain. Il s'agit d'accorder plus de place à l'actualité sous-régionale. En effet, le groupe souhaite étendre en 2015 la diffusion du titre à la Guinée et à la Mauritanie, voire à la Côte d'Ivoire, où résident d'importantes communautés sénégalaises. Le même mois, Futurs Médias inaugurera JFM, une deuxième station de radio pour compléter l'offre de RFM, et toucher les jeunes de 15 à 25 ans.
Téléphonie
Mais c'est en dehors du secteur des médias que GFM pourrait accélérer sa croissance. Youssou Ndour ne fait pas mystère de son intérêt pour une éventuelle quatrième licence d'opérateur de téléphonie. En outre, en octobre 2013, le groupe a obtenu de la part d'Afreximbank une facilité de crédit de 18,2 millions d'euros pour un projet d'imprimerie spécialisée dans l'emballage. Cette usine sera construite à Diamniadio, non loin du futur aéroport Blaise-Diagne. Le pari est de taille, car le marché national de l'emballage, dominé par des produits importés, est évalué à près de 70 millions d'euros.
Jeune Afrique

Il ne pleut pas assez!

Le manque de pluies inquiète les agriculteurs
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Au Sénégal, l’agriculture est essentiellement pluviale, or si la saison des pluies est désormais installée sur l’ensemble du pays, elle a commencé avec beaucoup de retard et les pluies ont été moins abondantes qu’à l’accoutumée. Tout le pays a été touché, mais la situation reste préoccupante dans le Nord, le Centre et le Centre-Est.
La saison a pris du retard à Kaolack, dans le centre du pays. Les premières grosses pluies ne sont tombées que le 4 août et les agriculteurs n’ont pu commencer à planter que le lendemain, soit avec près de 34 jours de retard.
Depuis, en un mois et demi, l’Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie a enregistré 294 millimètres de pluie contre une normale de 472 millimètres pour la même période. A Fatick, on a 277 millimètres contre une normale de 493.
« Pratiquement les deux tiers du bassin arachidier sont touchés par ce phénomène, explique inquiet Sidy Ba, le secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs d’arachide. Avec cette installation tardive, on craint qu’une bonne partie des cultures ne boucle pas le cycle. Et après, on va avoir le problème du manque de vivres au niveau de certaines zones et un risque de famine. »
Suite aux mauvaises récoltes de l’an passé, un plan de réponse à l’insécurité alimentaire est en cours au Sénégal. Il concerne déjà plus de 600 000 personnes. Et cette mauvaise saison des pluies pourrait encore aggraver la situation.
Carine Frenk/RFI

17/09/2014

Cher aéroport de Diass...

Nouvel aéroport du Sénégal : L’ Aibd gouffre à milliards

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Etant l’un des projets phare du régime libéral très cher au président Abdoulaye Wade, l’Aéroport Internationale Blaise Diagne (Aibd) qui est sorti de terre il y a de cela 14 ans constitue un véritable gouffre à milliards de F Cfa. Le joyau, achevé à 75%, d’après les autorités aéroportuaires qui ont organisé une visite guidée en fin de semaine à l’intention des journalistes, a déjà englouti des milliards de francs Cfa et a vu sa date de réception mainte fois repoussée.
Avec une enveloppe initiale estimée à 235 milliards de F Cfa, son budget a connu une hausse pour franchir la barre des 400 milliards F Cfa.
Dans le montage financier initial,  les banques et autres structures identifiées allaient débourser chacune une partie des fonds. La Banque africaine de développement (Bad), l’Agence française de développement (Afd), la Banque islamique de développement (Bid), Saudi fund for développement (Sfd), devait contribuer chacun à hauteur de 70 millions d’euros (soit 45,9 milliards chacun). Industrial developpement Corporation (Idc) devait donner 50 millions d’euros soit 32,7 milliards de F Cfa, Infrastructure crisis facility (Icf) devait cotiser à hauteur de 30 millions d’euros soit 19,6 milliards F Cfa, la Banque ouest africaine de développement (Boad) devait décaisser 26 millions d’euros soit 17,05 milliards de F Cfa et Opec found for international developpement (Ofid) avait consenti à libérer 20 millions d’euros soit 13,1 milliards de F Cfa. Ces 8 structures avaient pour mission de réunir ainsi les 406 millions d’euros (266,3 milliards de F Cfa) qui étaient nécessaires pour la réalisation de l’Aibd.
Mais depuis, trois avenants sont venus augmenter le coût de la réalisation de l’infrastructure. Une infrastructure dont la réalisation a été à la base de la Redevance sur le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia). Une taxe exigible depuis le 1e avril 2005 chiffrée initialement à quelques 30 euros (soit environ 20 000 F Cfa) pour les passagers internationaux et un euro (655 F Cfa) pour les nationaux. Et depuis le 1e janvier 2011, la Rdia est passé à 54 euros (environ 35 000 F Cfa) pour les passagers qui embarquent à partir de Dakar.
Depuis 14 ans donc, l’aéroport Blaise Diagne continue d’engloutir des milliards, mais peine à démarrer ses activités. C’est en 2000  que le projet a été lancé, suite à une vision politique de mise en œuvre de grands projets d’infrastructures de transport. En 2001, les études de faisabilité technique, économique, financière et juridique ont démarré sous l'égide de l'Agence pour la Promotion des Investissements au Sénégal (Aibd).
En février 2006, la Société Projet Aibd Sa est créée.  Elle a pour mission d'assurer, entre autres, le financement, la construction, l'exploitation et le développement du nouvel aéroport. C’est un  projet lié à l'Etat du Sénégal par une convention mettant en coopération des partenaires de classe mondiale. En mars 2007, la cérémonie de pose de la première pierre a été organisée avant que le financement à long terme ne soit bouclé en 2011. Déjà en décembre 2012, Rede Jabari, le représentant de la Saudi Bin Laden Group (Sbg), soutenait que l’aéroport a été réalisé à 65% voire 70%. Auparavant, en février 2012, le président Abdoulaye Wade, a fait atterrir l’avion présidentiel, «La Pointe Sarène », sur la piste de l’Aibd en plein travaux.
Des blocages s’ensuivent avant que les travaux ne redémarrent en octobre 2013 après un arrêt entrepris par la Sbg qui réclamait 100 millions d’euros (65,595 milliards de F Cfa).
On est en septembre 2014. Abdoulaye Mbodj, le directeur général de l’Aibd, annonce que l’aéroport est réalisé à 75 %. Il ne reste que les finitions des travaux et l’installation d’équipements et des systèmes de navigation, dit-il. A terme, indique-t-on, l’Aibd sera notamment équipé d’une piste principale de 3500 mètres de longueur sur 75 m de largeur. Une deuxième piste de la même taille est envisagée. Erigé sur 4 500 ha, Aibd aura une aire de stationnement capable d’accueillir simultanément 50 avions dont 26 gros porteurs, 6 petits et moyens porteurs et 18 appareils d’aviations générales.
Selon les prévisions, le premier avion commercial atterrira sur l’Aibd en juillet 2015. Un délai qui cette fois-ci, espérons-le, sera respecté.
Seneweb

Des khalis pour le riz

112 millions € pour le Programme national d'autosuffisance en riz
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Le gouvernement sénégalais a injecté 112,97  millions euros au titre de l'année 2014 dans la mise en œuvre du Programme  national d'autosuffisance en riz (PNAR).
Cet appui consenti par l'Etat sur fonds propres est "une première" qui  constitue un motif de satisfaction, a indiqué le coordonnateur du programme,  Waly Diouf, estimant qu'avec ce niveau d'engagement, "on est forcément amené à  être autosuffisant".
La formation des riziculteurs sera le prochain chantier du PNAR après  l'harmonisation des interventions des acteurs, selon Diouf. Il s'agira de professionnaliser les organisations de producteurs, ce qui  passe forcément par la formation.
Le Sénégal est l'un des plus gros consommateurs de riz en Afrique de l'Ouest.  Le pays reste toutefois dépendant des importations pour satisfaire une demande  en constante augmentation de cette denrée, dont la production nationale ne couvre que 30 pc.
Les importations en riz ont grimpé de plus de 700 pc, entre 1961 et 2012, et les dépenses dans ce domaine se chiffraient à 272,9 millions € en 2009,  contre 198,2 millions en 2005.
Pour redresser cette situation, le gouvernement sénégalais a mis en place le PNAR, une stratégie qui ambitionne d'atteindre l'autosuffisance en riz à  l'horizon 2017 avec une production de 1,08 million de tonnes de riz blanc.  (Avec MAP)
leconomiste.com

Aide à l'électricification

A.Girardin à Ziguinchor : « La France va soutenir le Sénégal dans l’électrification rurale "
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La secrétaire d’Etat française chargée du Développement et de la Francophonie, Annick Girardin, qui vient d’effectuer une visite dans la région de Ziguinchor, a déclaré, samedi dernier, dans le village de Baghagha (Bignona), que la France va aider le Sénégal dans sa politique d’électrification rurale.
La France est disposée à continuer de soutenir des initiatives du Sénégal dans le domaine de l’énergie comme le projet pilote d’électrification rurale de Baghaga, un village de 1.500 habitants, situé à quelques encablures de la nouvelle commune de Niamone, dans le département de Bignona, a fait savoir la secrétaire d’Etat française chargée du Développement et de la Francophonie. Il s’agit d’une centrale solaire dont le coût est estimé à quelque 45.000 euros (29,5 millions de FCfa), qui a été réalisée avec le soutien de la coopération française, de l’entreprise Schneider, de l’Ong Enda tiers-monde et des populations locales.
Annick Girardin, qui l’a visitée, s’est réjouie de savoir que cette usine productrice d’électricité a amélioré le cadre de vie des Baghaghois, leur permettant de disposer de l’éclairage public, de l’électricité en permanence, aussi bien à domicile qu’à l’école publique élémentaire, la case de santé, la mosquée et la chapelle du village.
La secrétaire d’Etat française chargée du Développement et de la Francophonie a fait savoir que ce type de projet pilote, comme la centrale solaire de Baghagha, est intéressant à reproduire, indiquant que c’est le genre de programme que la France soutient. Le projet a favorisé l’accès à l’énergie électrique des populations considérées comme étant les plus défavorisées du département de Bignona. Ces dernières ont exprimé leur satisfaction.
A l’instar du maire de la commune de Niamone, Léopold Yancouba Coly selon qui, les habitants de Baghagha n’ont plus de raison de parcourir des kilomètres pour rallier les villages environnants, pour recharger leurs téléphones portables. Les bénéficiaires ont aussi la possibilité de regarder la télévision à tout moment, de surfer sur internet, à l’image de bon nombre de leurs compatriotes des autres localités du Sénégal. La secrétaire d’Etat française chargée du Développement et de la Francophonie a visité aussi un reboisement de mangrove, en cours de réalisation à la sortie du Cap-Skirring (Oussouye). 
Moussa SADIO/Lesoleil

16/09/2014

Malikounda se rebiffe contre Mbour

La commune de Malikounda ne donnera plus de terres à la commune  de Mbour
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La commune rurale de Malikounda a décidé de ne plus donner de terres à la commune de Mbour pour lotissement. Maguette, le nouveau maire de Malikounda, en a décidé ainsi. C’est en marge de la journée d’évaluation des élections locales que le coordonnateur de l’APR dans la nouvelle commune a fait cette déclaration avant de fixer les objectifs de l’équipe municipale à atteindre d’ici 5 ans.
«Pourquoi la commune de Malikounda continuerait à donner des terres à la commune de Mbour ? Nous sommes autonomes et d’égale dignité. Ces pratiques sont révolues.  D’ailleurs il n’y a aucune disposition légale qui le justifie. Nous sommes une commune rurale. Nous avons besoin de nos terres pour nos agriculteurs et nos éleveurs». Ainsi en a décidé le président  de la commune rurale de Malikounda, Maguette Sène. Fini donc les dons de terre à la commune de Mbour pour des lotissements. La déclaration a été faite en marge d’une journée d’évaluation des élections locales dans son fief, à Mballing. Les représentants des 22 villages qui composent la commune étaient présents.
Cette décision participe d’une gestion nouvelle pour éviter le syndrome socialiste, Diak, comme on l’appelle dans son village. Il veut régler les problèmes de frontière de la commune. En effet, entre le Village de Roff et de Ndièmane, ainsi qu’à Mbodiène situé dans la communauté rurale de Nguèniène, il y avait un problème de limites. Ceux de Roff reprochent aux autres d’empiéter sur leur terroir.  «Les autorités administratives doivent s’impliquer pour que l’on sache nos limites réelles et on y mettra des piquets», souligne le maire.
A sa suite, le  nouveau maire de Malikounda, faisant le point sur son plan économique, a demandé aux 16 commissions mises en place par l’équipe rurale d’atteindre les objectifs  qu’il s’est fixés d’ici 5 ans. Selon Maguete Sène, «tous  les villages du département doivent être électrifiés. Pour les villages qui ont un problème d’adduction d’eau, l’équipe municipale doit tout faire pour qu’il y ait de l’eau potable». Lors de cette rencontre, le nouveau maire s’est félicité des résultats obtenus par l’APR, lors des élections locales. Après avoir été devancé par le parti socialiste de 2 mille voix, lors des élections présidentielles de 2012, les apéristes ont renversé la tendance en battant le PS de 600 voix et mettant fin au règne sans partage du parti de Senghor depuis les indépendances.
André BAKHOUM/Enquête+

Le ciment se porte bien

Hausse de près de 7% de la production de ciment au Sénégal
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Le cumul de la production de ciment du Sénégal à de janvier à juillet 2014, connu une augmentation de 6,8% par rapport à la même période de l’année 2013, a appris lundi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Cette production est passée de 2,886 millions de tonnes en 2013 à 3,082 millions de tonnes en 2014, soit une hausse de 196.300 tonnes en valeur absolue.
Les ventes locales ont absorbé plus de la moitié de cette production avec 1,945 millions de tonnes en progression de 9% par rapport aux sept premiers mois de l’année 2013.
Quant aux ventes à l’exportation, elles sont établies à 1,101 million de tonnes contre 1,086 million de tonnes en 2013 (plus 1,4%).
Concernant la production d’acide phosphorique, elle a connu une forte baisse de 13,9% à 123.300 tonnes alors qu’elle se situait à 143,300 tonnes en 2013.
La même tendance à la baisse caractérise les engrais solides avec moins de 29,5% à 43.700 tonnes contre 62.000 tonnes durant les sept premiers mois de l’année 2013.
APA

15/09/2014

Tourisme rassuré après Ebola

Ebola: le message rassurant du secteur du tourisme au Sénégal
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La fièvre Ebola a de lourdes conséquences économiques dans les pays touchés. Et les pays voisins commencent aussi à en ressentir les effets. Ainsi de nombreux opérateurs ouest-africains du secteur du tourisme se disent particulièrement inquiets. C’est le cas en Côte d’Ivoire, ou du Sénégal qui a enregistré un cas de malade d’Ebola, aujourd’hui guérit.
Les conséquences ont été immédiates : l’annonce du cas du jeune malade guinéen le 29 août à Dakar s’est traduite par une série d’annulations dans certains hôtels de la capitale sénégalaise. Des séjours, des séminaires, des locations de voiture : près de 30% déjà d’annulation pour l’un des principaux groupes hôteliers. Parfois, ce taux grimpe à 50%.
Aujourd’hui pourtant, le malade est guéri. Le Sénégal pense avoir démontré qu’il était en capacité de faire face. Il n’y a pas d’autres cas déclarés insiste Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre sénégalais du Tourisme et des transports aériens : « Même si l’on n’est pas touché, on est concerné. Il y a des inquiétudes, car cela peut rompre des liens de confiance. Il est important donc aujourd’hui de dire que le Sénégal baigne dans un environnement, que nous connaissons, c’est vrai, mais a pu tirer son épingle du jeu en termes de qualité de son dispositif de réponse qui a bien maîtrisé la situation ».
Le ministre se veut donc particulièrement rassurant : « Par conséquent, la destination Sénégal reste une destination extrêmement sûre. Et c’est ce message que nous avons envoyé à l’ensemble des acteurs du tourisme, aussi bien au plan national qu’au plan international. Nous sommes dans une situation où il n’y a pas de cas d’Ebola chez nous ».
Carine Frenk/RFI