31/10/2014

TOURISME: L'ESPOIR FAIT VIVRE...LES MOTS

Le Sénégal vise 3 millions de touristes
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Le Sénégal est un pays qui place le tourisme au centre de ses préoccupations. Le président de la République Macky Sall veut repositionner ce secteur comme un élément clé du centre de développement ».
La déclaration est du ministre du tourisme Abdoulaye Diouf Sarr qui présidait hier l’inauguration de l’extension de l’hôtel Baobab à Somone, une commune située dans le département de Mbour. A l’en croire, « bientôt, d’importantes mesures à incidence positive vont être mises en place par l’Etat du Sénégal. Pour accueillir 3 millions de touristes pour l’année 2015″.
Pour atteindre un tel nombre, le gouvernement du Sénégal a pris des dispositions audacieuses dans un contexte difficile miné par la maladie à virus Ébola et la crise mondiale.
Parmi les décisions, le ministère du Tourisme a annoncé la communication défensive qui consiste à démentir l’existence de la maladie au Sénégal pour adapter une autre phase de communication qui est « agressive ou offensive ».
C’est-à-dire vendre la destination vers le Sénégal en mettant en avant l’apport qu’offrent la nature, le paysage et le confort des hôtels. En plus de cette mesure, l’Etat a pris la décision d’exonérer les visas des touristes qui veulent venir au pays de la téranga.
Et le ministre du Tourisme dit avoir demandé à la nouvelle agence sénégalaise touristique de se mettre au service « sans lourdeur avec pour objectif la fidélisation de nos visiteurs et la conquête de nouveaux marchés ».
Baobab, avec son extension de 800 mètres, est devenu le plus grand hôtel de la Petite côte. Avec un investissement de 18 milliards de nos francs, il emploie 300 personnes dont les 70% sont de la commune de Somone et des environs.
A en croire Jean Marie Gras, le directeur, « il y a un manque de maîtrise des médias occidentaux qui ont fait du Sénégal un nid d’Ébola, or la maladie n’existe plus dans le pays « .
Mais en dépit de cette médiatisation, il a créé un hôtel et va bientôt investir 80 milliards à Sindia (une commune dans le département de Mbour), à Saint-Louis et en Casamance.
Et le président d’Afriximbank, Ekran, qui a fiancé M. Gras, d’en rajouter que le Sénégal n’est pas seulement un pays qui a un potentiel de croissance mais aussi une nation démocratique avec un environnement favorable à l’investissement.
Dakarecho

Nicolas Hulot à Dakar

Visite à Dakar de Nicolas Hulot, jeudi 6 novembre
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L'envoyé spécial du président français François Hollande pour la protection de la planète, Nicolas Hulot, est attendu jeudi à Dakar, où il sera reçu le même jour par le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall, a appris l'APS.
M. Hulot sera reçu en compagnie de la secrétaire exécutive de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification, Monique Barbut, précise un communiqué, sans donner d'indication sur l'heure de cette rencontre.
Cet entretien portera sur la prochaine Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, prévue à Paris en 2015.
Dans le cadre de ce déplacement, Monique Barbut va signer avec le ministère de l'Environnement et du Développement durable, un projet relatif sur la neutralité de la terre, le premier du genre, selon le communiqué.
Ce projet concerne 15 pays pilotes dont le Sénégal. Il va accompagner les pays volontaires dans la mise en pratique de l'objectif de neutralité de la dégradation des terres, en mobilisant la communauté scientifique, les acteurs économiques des secteurs les plus directement concernés.
APS/Seneweb

VOLS ANNULES

Avis de réception de mail:

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Les vols au départ et à l'arrivée de Brest/Dakar sont annulés ( mauvais remplissage des avions ) à cause des actualités défavorables.
Sur le site Air Méditerranée, effectivement tous les vols sont supprimés sauf pour les fêtes de fin d'année.
"Bonsoir,
Vous allez recevoir un mail automatique vous informant de l’annulation de vos vols
BREST – DAKAR - BREST
Cette annulation est motivée par les mauvais remplissages de ces vols (conséquence des actualités défavorables)
Nous vous proposons :
· La modification sur NANTES DAKAR NANTES - LES VENDREDIS"

CARAMEL SPIRIT OF FASHION

Site très bientôt opérationnel

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Les objectifs de Caramel Spirit sont les suivants :
Révéler les jeunes talents Sénégalais dans tous domaines confondus.
Vendre la destination Sénégal.
Orienter les investisseurs Étrangers au pays de la Téranga.
Positionner la mode Africaine sur le plan international en plaçant les stylistes dans les boutiques et en incitant des industriels du textile à produire la confection Africaine.
Nous intervenons en tant que courtier pour toutes les transactions.
Le site sera opérationnel à 100% dans 15 jours, à cette date vous pourrez lire les magazines et voir les vidéos en cliquant sur les images.
En attendant, vous pouvez cliquer sur toutes les pages du site pour comprendre le concept.
www.caramelspiritoffashion.com

30/10/2014

LE SENEGAL MONTE DANS LE DOING BUSINESS

Le Sénégal dans le Top10 des réformateurs, l’Afrique subsaharien maintient le Cap
senegal
Un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale révèle que l'Afrique subsaharienne a enregistré le plus grand nombre de réformes de la réglementation des affaires en 2013/14. Au cours de la dernière année, 74 pour cent des économies de la région ont amélioré la réglementation de leur environnement des affaires pour les entrepreneurs locaux.
Rendu public, le rapport Doing Business 2015 : au-delà de l’efficience constate que le Bénin, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Togo sont parmi les 10 premiers pays ayant le plus amélioré leur réglementation des affaires parmi les189 économies couvertes par le rapport. Depuis 2005, tous les pays de la région ont amélioré l'environnement réglementaire des affaires pour les petites et moyennes entreprises-  le Rwanda en tête, suivi par Maurice et la Sierra Leone.
La série de rapports montre qu'au cours des cinq dernières années, 11 différent pays en Afrique Subsaharienne sont apparus sur la liste annuelle des10 économies qui ont fait le plus de progrès, selon les indicateurs de mesure de Doing Business. Certains l'ont même été à plusieurs reprises - le Burundi, la République de Cabo Verde, la Côte d'Ivoire et le Rwanda.
«Les économies d'Afrique subsaharienne ont fait des progrès notables ces 10 dernières années en réduisant les contraintes réglementaires relatives à l’environnement des affaires», a déclaré Melissa Johns, Conseillère, Group des indicateurs mondiaux,Économie du développement, Groupe de la Banque mondiale. «Nos données montrent que l'Afrique subsaharienne a enregistré le plus grand nombre de réformes sur 2013/14 ayant facilité le climat des affaires, avec 75 réformes sur les 230recensées à travers le monde. Pourtant, malgré ces réformes, des défis persistent dans la région. Par exemple,l'incorporation d’entreprises continue d’être plus coûteuse et complexe en moyenne que dans toute autre région».
Le rapport constate que le Sénégal a mis en œuvre des réformes dans six des10 domaines suivis par Doing Business– soit le plus grand total cette année. Grâce à ces réformes, le Sénégal réduit progressivement l'écart avec les meilleures pratiques observées ailleurs. En 2005, par exemple, l’importation des marchandises provenant d’outremer prenait27 jours.Aujourd'hui, il faut14 jours, soit autant qu’en Pologne.
Pour la première fois cette année, Doing Business a recueilli les données pour la deuxième ville commerciale dans les 11 économies où la population est de plus de 100 millions d’habitants. Au Nigeria, le rapport analyse donc maintenant la réglementation des affaires à Kano ainsi qu’à Lagos.
Le rapport de cette année élargit l’étendue des données de trois des10thèmes abordés, et il est prévu d’en élargir cinq autres l'année prochaine. En outre, le classement de la facilité à faire des affaires est désormais basé sur l’index de la distance de la frontière. Cette mesure montre à quel niveau chaque économie se situe par rapport aux meilleures pratiques mondiales en matière de réglementation des affaires.Un score plus élevé indique un environnement d'affaires plus efficace et des institutions juridiques plus solides.
Le rapport constate queSingapour est en tête du classement mondial sur la facilité à faire des affaires. La Nouvelle-Zélande; la Région Administrative Spéciale de Hong Kong (Chine); le Danemark; la République de Corée; la Norvège; les États-Unis;le Royaume-Uni; la Finlande; et l’Australie suivent dans la liste des 10premières économies où l’environnement est les plus favorable aux affaires.
Ibrahima Khalil/Pressafrik

29/10/2014

GOUDRON ET PISTES: INVESTISSEMENT

L'AGEROUTE prévoit 240 milliards FCFA à Saint-Louis, Matam et Tambacounda
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L’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE) envisage d’injecter sur la période 2014-2017 un investissement de prés de 240 milliards de F CFA pour plus de 900 km de linéaire dans les régions de Saint-Louis, Matam et Tambacounda, annonce un communiqué reçu à l’APS.
''Ce financement est destiné à des programmes de construction de pistes de désenclavent, de réhabilitation, de construction de nouvelles routes, etc'', selon AGEROUTE qui développe par ailleurs un programme routier en cours d’un coût global de 70 milliards de F CFA dans cette zone qui font actuellement l’objet de la tournée économique du président Macky Sall.
''Il s’agit essentiellement de travaux d’entretien, de réhabilitation et de construction de routes revêtues, de pistes de désenclavement ou travaux de construction de ponts et ouvrages d’art'', indique l’AGEROUTE, notant que dans la région de Saint-Louis ‘’c’est un linéaire de 400 km de route revêtue et 4 ouvrages d’art et ponts pour un cout global de 50,366 milliards de F CFA’’.
En effet, en passant la reconstruction complète de la route nationale (RN2) par la bretelle Rosso est une réalité compte non tenu des 18 km de voiries urbaines t périurbaines à Saint-Louis et Richard-Toll et des pistes de désenclavement pour le développement de l’agriculture.
Pour Matam, souligne ce communiqué, le Fonds d’entretien routier autonome (FERA) a entrepris un important programme d’entretien et de réhabilitation sur le réseau routier en consentant un investissement de 15 milliards de F CFA pour quelques 45 km de linéaire ainsi qu’un programme de construction de pont à Ganguel Souley ou Bosséabé en vue.
S’agissant du département de Bakel, dans la région de Tambacounda, l’AGEROUTE développe, selon cette note, un programme en cours d’exécution qui entre dans le cade des travaux pluriannuels d’entretien des routes revêtues sur financement du FERA pour un montant global d’1,383 milliard.
APS/Seneweb

SITE COQUILLE DU SALOUM

L’amas coquillier de Diorom Boumack, un trésor culturel du Delta du Saloum
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L'amas coquillier de Diorom Boumack est l'une des principales attractions du Delta du Saloum (centre-ouest), qui figure depuis 2011 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco.
La colline de coquillages de Diorom Boumack se trouve dans cette localité située près de la frontière du Sénégal avec la Gambie. Deux choses frappent le visiteur : la quiétude et la verdure des lieux.
Un paysage d'une rare beauté s'offre aux villages de Toubacouta et de Soucouta, situés de part et d’autre du fleuve Bandial.
L’accès à l’amas coquiller se fait à l’aide de la pirogue, sur le Bandial, en bordure duquel se trouve une belle forêt de palétuviers. De nombreuses espèces d’oiseaux en quête de nourriture peuplent la mangrove de Toubacouta.
De ce village, pêcheurs et touristes sautent dans les pirogues, pour sillonner les fleuves et bolongs du Delta du Saloum, et déboucher sur l'amas coquillier de Diorom Boumack, l'une des principales attractions du Delta du Saloum.
La traversée du Bandial, de Toubacouta à Diorom Boumack, dure une trentaine de minutes au moins, à travers de nombreux ilots de coquillages.
Debout, dans une pirogue motorisée, un sac en bandoulière, le guide touristique Bacary Mané donne aux compagnons de voyage une idée de l’endroit à visiter. "Nous allons visiter l’amas coquillier, une île artificielle âgée d’un millier d’années", explique M. Mané, qui est par ailleurs directeur d’une radio communautaire à Betenty, un village du Delta du Saloum.
Plus la pirogue s’éloigne de Toubacouta, plus l’amas de coquillages se rapproche. "Nous sommes arrivés", fait observer Bacary Mané, environ 30 minutes après le départ de la pirogue.
L’île de Diorom Boumack est une masse de terre d’environ 400 mètres de long et de 15 mètres de hauteur. Elle offre une vue panoramique sur le Delta du Saloum, qui est parsemé de forêts.
Sur la base de travaux réalisés par des archéologues, Bacary Mané et son collègue Mamadou Dieng racontent l’histoire de l’amas coquillier. Selon eux, l’endroit était autrefois habité par les hommes.
Des traces d’opérations militaires restent sur cet endroit, qui a récemment accueilli des exercices des armées sénégalaises et françaises. L’île est peuplée de nombreux baobabs et fourmille de plantes sauvages.
Il faut emprunter un sentier, pour monter sur l’île aux coquillages, où l’on découvre une centaine de tumulus funéraires. Certains baobabs, communément appelés "gouy guéwél", auraient servi de sépultures, selon les guides touristiques. Ils signalent toutefois qu’il n’existe pas d’ossements dans les trous de ces arbres géants.
BHC/ESF/ASG/APS

28/10/2014

LE SENEGAL AIME TROP LA FETE

Oui, le Sénégalais est un éternel fêtard !
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On connait l’antienne, au Sénégal, on aime fêter ! Trop fêter et on ne s'en cache pas. Ce n’est pas une titraille de journaux mais un constat du Président Macky Sall himself, qui confirme que l’une des images qui colle le plus à la peau des Sénégalais est celle de fêtard. Ceci peut paraître fort, mais il s’agit bel et bien de la réalité, une réalité qui fait que les critiques fusent de toute part pour dire: « Ah ces Sénégalais ! », « C’est ça un Sénégalais », « Jamais le Sénégal ne pourra évoluer ! » …
Quel triste mélange d'exaspération et d'impuissance pour le Sénégalais que je suis ! Et quand j’y pense, je crois pouvoir comprendre que nonobstant tous les changements qu’a vécu notre pays depuis son indépendance, nous sommes restés les mêmes : Un peuple qui ne travaille pas !
Empiriquement, le laxisme des Sénégalais au travail est une situation que tout le monde connaît. En effet, combien de fois avons-nous attendu un fonctionnaire qui arrive au bureau avec des heures de retard, ou bien qui part avec des heures d'avance ? Combien de fois avons-nous fait face à un agent qui discute avec ses collègues en plein travail, pendant que les citoyens font la queue devant lui ? Combien de fois avons-nous entendu d'exemples de stagiaires qui travaillent dur et une fois le CDI (contrat à durée indéterminée) en poche, ne font plus rien ? Combien de fois avons-nous entendu des chefs d’Entreprise déplorer un taux d’absentéisme très élevé aux lendemains de fêtes ?…
Notre Pays perd tous les ans 1000 heures de travail alors qu’il y a seulement 365 jours dans l’année. Et toutes ces 1000 heures sont dévolues aux fêtes. C’est la productivité de nos entreprises, facteur de compétitivité, malheureusement qui en souffre le plus.
Sur un autre plan, combien de fois avons-nous assisté ou vu à la télé des scènes de distributions avec grandiloquence, de billets de banque à la manière d’un guichet automatique ? De la vraie comédie dans l’antre du Grand théâtre et ailleurs ! Aussi combien de mariages, de baptêmes et de cérémonies religieuses ? Rien que du pédantisme ! Il est inutile d'énumérer les exemples, car nous les vivons tous au quotidien. On est inter-minable-ment un peuple fêtard. Et c’est de cette culture de la fête à tout prix et par tout temps, que fustige le Président Macky Sall dans sa requête.
Il ne faut donc pas rêver : Il n'y a pas de réussite pour un pays si ses populations ne travaillent pas assez. Nous, Sénégalais avons pris l'habitude du laisser-aller et de la paresse. Il appert donc aujourd’hui que ce temps-là soit révolu, surtout sous le magistère du Président Macky Sall, qui incarne avec sa gouvernance, le plus de travail et moins de gaspillage et d’épicurisme.
Chacun d'entre nous doit prendre un miroir, s’y regarder et accepter ce qui s’y reflète ! Nous devons saisir cette invite du chef de l’Etat, pour changer nos mentalités et convenir du fond de nous-mêmes, qu’on ne peut construire une nation émergente en demeurant braillard. Quand même !
Pourquoi cette levée de boucliers ? Et pourtant, il a bien raison Monsieur le Président de la République et n’en déplaise aux pourfendeurs ! D’ailleurs, ils peuvent en faire tous les commentaires, mais après, ils doivent simplement opiner du chef et savoir que la valeur des débats ne se mesure pas au nombre des réactions, mais à leur qualité. Et comme disait l’autre, il vaut mieux ne rien dire et passer pour un con, que l'ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet.
Aux détracteurs, laissez-moi-vous dire que Macky Sall surpasse les autres. Il est incomparable ! C’est un travailleur infatigable, mettant toujours l'intérêt de son peuple au centre de toutes les priorités, et surtout pas fêtard, il n’a jamais était noceur comme vous l’insinuez, aveuglés que vous êtes par une jalousie grégaire, vous poussant à vous comporter comme la petite brebis égarée en forêt, bêlant dans tous les sens à la recherche de sa génitrice.
Comprenez que Macky Sall est un Homme d’Etat conséquent et sa priorité politique urgente, est de remettre le Sénégal et les Sénégalais au travail. Et cela doit inéluctablement passer par la franchise et surtout le courage de dénoncer le fait que les Sénégalais fêtards se contentent des distractions plutôt que des actions. La question est d’une importance capitale et engage la responsabilité de tous. Les Sénégalais ne doivent pas tout attendre de l’Etat, et cela prouve à suffisance que la plus grande joie du Président Sall, c’est le bien être de son peuple. Je pense qu’un grand homme d’Etat ne tire son inspiration et sa force que de son peuple. Macky Sall est proche de son peuple car c’est de là qu’il vient, c’est celui auquel il appartient. Ceci est un fait. Ce ne sont pas que des mots.
N’allez pas croire qu’en inaugurant de nouveaux ouvrages comme celui que constitue le Centre International de Conférence de Diamniadio, des moments directs de communion forts et intenses avec le peuple, qui justifie un intermède musical, Macky Sall tombe dans un populisme démagogique et surtout que cela soit assimilable à de la bamboula ! La reine mère Elisabeth II d'Angleterre, n’avait-elle pas fêté ses 100 ans en grande pompe ? Mais pour autant avait-on qualifié ce royaume de fêtard ? N’avons-nous pas vu à plusieurs reprises le Président Obama danser et même chanter dans des cérémonies solennelles ? Mais est-ce un fêtard ? Que nenni !
Aussi, dans le cadre de la tournée économique du Président Sall qui démarre ce Dimanche 26 à St-Louis, c’est sûr que de nombreuses populations Sénégalaises sortiront en masse sur les routes pour l’acclamer, l’ovationner, l’accueillir ! Cela ne devrait être nullement considéré comme de la pagaille, du gaspillage mais seulement la rencontre d’un chef de l’Etat adulé par son peuple et qui le manifeste.
Ces exemples, juste pour dire que l’intérêt n’est pas de trouver une faille dans la communication du Président de la République appelant ses compatriotes au travail mais plutôt faire de sorte que les Sénégalais se l’approprient.
Pour ma part, je continue à croire en mon pays, en cette gouvernance du Président Sall qui innove, se lâche et s’exprime pour un Sénégal meilleur. Nous le réussirons tous ensemble. Mais cette réussite ne se fera pas sans une révolution des mentalités ! Cette réussite ne se fera pas sans une nation où chaque citoyen intégrera au plus profond de lui le sens noble de la valeur travail. Cette valeur qui rend digne et fier, cette valeur qui a permis de construire les plus grandes nations et les plus grandes civilisations.
Nous méritons notre place parmi les grands de ce monde. Mais nous ne l'aurons que si nous nous départissons de cette fâcheuse propension à considérer TOUT comme prétexte pour fêter, festoyer et décidons enfin d'incarner la valeur Travail.
M’enfin !! Nous pouvons quand même faire un effort sur ce point, n’est-ce pas ! Alors au boulot, citoyens !
Alioune Badara Niang/Leral.net

LA HOLLANDE AU SECOURS DE LA LANGUE DE BARBARIE

Des experts néerlandais attendus pour une solution à la brèche ouverte sur la Langue de Barbarie
2012 12 26. La Langue de Barbarie disparaît ! Courtesy photo Eddy Graëff pour Saintlouisdusenegal et Ornithondar, IMG_9505.JPG
Des experts néerlandais sont attendus à Saint-Louis (Nord) au mois de novembre prochain, dans le cadre de la recherche de solutions aux problèmes écologiques causés par la brèche ouverte en 2003 sur la Langue de Barbarie, a annoncé le chef de l'Etat Macky Sall, dimanche, à Saint-Louis.
‘’(…) Un groupe d’experts de haut niveau des Pays-Bas séjourneront au mois de novembre à Saint-Louis pour voir comment trouver une solution aux problèmes de la brèche. Nous mobiliserons toutes les ressources nécessaires afin de résoudre définitivement ce problème’’, a promis le chef de l’Etat.
Il s’exprimait lors d’un forum organisé sur le site devant abriter le futur port de Saint-Louis. Des acteurs du secteur de la pêche et du tourisme ont pris part à cette rencontre tenue dans le cadre de la tournée économique, qu'il a entamée le même jour à Saint-Louis.
En 2003, l’ancienne capitale du Sénégal avait été touchée par de fortes inondations qui avaient poussé les autorités de l’époque à ouvrir une brèche de quatre mètres pour évacuer les eaux de pluie. Depuis lors, cette brèche ne cesse de croître, occasionnant la disparition de plusieurs villages en raison de l’avancée de la mer.
L’ouverture de cette brèche sur la Langue de Barbarie a provoqué une véritable catastrophe écologique et humaine. ''Le bilan en pertes en vies humaines est très lourd, mais nous n’avons pas voulu reproduire la même erreur en essayant de trouver rapidement une solution qui ne serait pas viable'', a expliqué le chef de l’Etat.
‘’C’est pourquoi je me suis référé au royaume des Pays-Bas qui a accepté d’aider le Sénégal à résoudre ce problème. Nous n’oublions pas également les chercheurs et experts locaux qui vont travailler avec les néerlandais pour que ce problème soit un vieux souvenir pour les Saint-Louisiens’’, a conclu le chef de l'Etat.
APS

27/10/2014

LE PLASTIQUE AU MUSEE

Péril plastique : le savoir-faire traditionnel sert à sensibiliser les citoyens
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Une exposition sur la sauvegarde de l’environnement et la protection des sociétés de consommation traditionnelle s’est ouverte, samedi au Musée Théodore Monod d’art africain de Dakar, pour sensibiliser les populations particulièrement les jeunes face à l’envahissement des produits plastiques.
Dans un cercle assez grand se trouve un arbre, entouré de déchets plastiques, d’ordinateurs non fonctionnels, de récipients cassés en plusieurs morceaux et d’une statue en entier représentant une personne décédée.
Cette représentation, qui frappe à première vue le visiteur, est celle de la décharge de Mbeubeuss, la principale ouverte dans la région de Dakar, mais qui est devenue hors de contrôle. Le péril plastique le montre à suffisance.
‘’La prolifération du plastique n’arrête de gagner nos marchés et face à son utilisation abusive, il a fini par envahir notre quotidien. Et, Il urge d’éduquer les citoyens particulièrement les jeunes à préserver notre cadre de vie’’, a expliqué, Ibrahima Thiaw conservateur du musée, lors du vernissage de l’exposition.
Le Musée Théodore Monod d’art africain de Dakar va abriter jusqu’au 30 avril 2014 cette exposition qui est axé sur le thème : "Du savoir faire au savoir vivre". Cette exposition est à l’initiative de ImagiNation Afrika, en partenariat avec la Fondation SOCCOCIM, Eiffage Sénégal, l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l'Institut fondamental d'Afrique noire (IFAN).
Une représentation du marché avec des étals de condiments, une boutique de vente de plastique qui porte le nom de ‘’Mbaye yomballé plastique’’, un point de vente de café et une table de restauration font le décor de la première partie de l’exposition intitulée : ‘’Le plastique’’.
‘’A travers cette exposition, nous tentons de reconstituer, de dénoncer la surproduction et la surconsommation des produits plastiques dans nos sociétés postmoderne’’, a indiqué, M. Thiaw.
Selon lui, il s’agira d’‘’interpeller les visiteurs sur les questions du développement durable et la préservation du patrimoine culturel en réfléchissant sur ce qui pourrait remplacer le plastique et aura un effet positif sur l’environnement’’.
La deuxième partie est intitulée : ‘’Confrontation: négociation entre les sociétés moderne et tradition’’, tandis que la troisième est consacrée au thème suivant: ‘’La société de consommation traditionnelle’’.
Dans la première cité, il offre des solutions alternatives modernes à l’utilisation du plastique par un certain retour du savoir faire traditionnel. Ainsi, des sandales de chef fait en cuir, des babouches, de la poterie et des gourdes en argile y sont exposés. Ces œuvres viennent des artistes de la Guinée, de Madagascar, du Bénin, du Sénégal, etc.
Les organisateurs annoncent que deux fois par semaine, il y aura des activités dans la galerie principale, un espace laboratoire et un espace extérieur, dans le but d’initier les enfants à la poterie, au savoir-faire traditionnel (travail du cuir, de la calebasse, de la vannerie, du bois, des textiles, etc.).
SDI/SAB/APS

LE RIZ LOCAL DETAXE

Suppression de la TVA sur le riz local
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Le président de la République Macky Sall a annoncé, dimanche, à Saint-Louis, la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le riz local dans un souci de mieux propulser ce secteur et atteindre les objectifs d’autosuffisance en riz fixés à l'horizon 2017.
Le président Sall, qui a entamé ce matin une tournée économie dans la vallée du fleuve Sénégal, tirait les conclusions après l’exposé du directeur général de la Société nationale d’aménagement et d'exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED).
Dans son intervention, le chef de l'Etat a aussi évoqué une solution éventuelle à la prime fixe sur l’électricité.
Cependant, il estime que cette mesure ne doit pas nuire à la Société nationale d'électricité (SENELEC) et a promis de voir ce qu’il faut faire au bénéfice de la grande majorité par une subvention pour régler ce problème soulevé par certains producteurs.
Par ailleurs, le président Macky a réaffirmé sa volonté de booster le secteur agricole pour atteindre les objectifs fixé en matière d’autosuffisance en riz.
Il a dans la foulée promis de donner les moyens qu’il faut dans le cadre du Budget consolidé d’investissement et l’implication des bailleurs pour réaliser, à l’horizon 2017, une production d’un million 700 000 tonnes de riz.
Ainsi, le gouvernement a commandé 1000 tracteurs dont la commercialisation a été confiée à des sociétés sénégalaises, a dit M. Sall, demandant que ces équipements aillent à ceux qui les utilisent, notamment les producteurs.
La Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) sera mise à profit pour la commercialisation de ces engins qui seront subventionnés par l’Etat.
AMD/AKS/ASG/APS

25/10/2014

UN NOUVEAU PARADIS AU COEUR DU SALOUM

Boundao Lodge à Yayème

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Au cœur du Siné Saloum, l'une des plus belle région du Sénégal, entre Samba Dia et Fimela, à quelques kilomètres de Ndangane: Yayème!
Un village authentique entouré de forêts de rôniers où bat la vie rurale, agricole du Saloum. Le goudron est récent et la grande piste en latérite finit le voyage par une transversale sablonneuse à travers les vergers jusqu'au cœur du village.
L'église, la coopérative des femmes, le grand fromager, les baobabs, les artisans, les concessions d'éleveurs et d'agriculteurs, les petits clandos sous l'ombre fraiche du margousier, l'école, les figures joviales des personnalités du village, les bouilles rieuses des gosses, les chèvres curieuses, les cochons à tête chercheuse, les petites filles en robe blanche et tresses magiques, les femmes qui pilonnent dans leur boubou multicolore, loin d'un certain tourisme: Yayème!
C'est au milieu de ce village qu'Olivier et Marie, sa Maman, ont patiemment imaginé et réalisé un petit (boundao) lodge de brousse hors du commun, hors du temps.
Articulé autour d'une jolie piscine intégrée dans une végétation luxuriante, le lodge se compose de plusieurs cases typiques, construites en s'inspirant de l'habitat ancestral. Olivier et son équipe ont merveilleusement joué avec les bois nobles, les pailles, les tissus, les objets pour offrir à leurs hôtes des chambres feutrées, confortables et d'une originalité vraie.
Des paillotes ombragées invitent à la sieste; une case ouverte où s'élance une longue table d'hôte enivre des parfums de la cuisine de Marie. Le bar n'est pas loin, il fera patienter, le temps que mijotent les plats français ou locaux, saupoudrés d'originalité et d'inspiration gourmande...
Apéritif les pieds dans l'eau en regardant le spectacle de la flore abondante du jardin; en écoutant le chant de mille oiseaux et les bruits de la brousse,...
Ndangane est à deux pas. Les pirogues glissent vers les îles du Saloum, les bolongs, les mangroves préservées. Les forêts, les pistes, les petits villages de brousse attendent votre passage. A pied, en calèche, en 4X4. Boundao organise vos excursions. Pour les résidents, ceux qui viennent en 4X4, moto, buggy, quad, Olivier organise même des balades par les pistes à charrettes avec initiation à la navigation GPS. Rompu au pilotage et à la mécanique, Olivier "Boundao" saura, en cas de soucis, être l'assistance technique et mécanique de vos escapades en brousse.
Bien évidemment, si vous êtes en vacances, à Dakar, à Saly, des navettes peuvent s'organiser pour vous conduire à Yayème!
Le "Boundao Lodge" ouvre officiellement le jeudi 6 novembre. Voici donc les premiers éléments pratiques pour réserver votre séjour:
29000 cfa/45 euros/personne en demi-pension (case ventilée) - 35000 cfa/54 euros en chambre climatisée.
Supplément de 10000 cfa/15 euros pour une case single.
Repas (hors demi-pension/hors boissons) entrée/plat/dessert: 8000 cfa/12 euros
Réservations: olivier.servanin@gmail.com - (00221) 777000788
Site en construction - Facebook: https://www.facebook.com/pages/Boundao-Lodge/526539627479810?fref=ts
Sur cette page Facebook, vous aurez déjà une jolie idée du boundao paradis qui vous attend...

24/10/2014

Sauver Saint Louis

Saint Louis à la dérive

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Le directeur du patrimoine culturel, Hamady Bocoum, a plaidé jeudi pour une application rigoureuse du Plan de sauvegarde et de mise (PSMV) en valeur de l’Ile de Saint-Louis, afin d’éviter un déclassement de cette ville sur la liste du patrimoine mondial et son inscription sur celle du patrimoine en péril.
M. Bocoum présidait une rencontre de ‘’réactualisation’’ du PSMV au terme de laquelle les acteurs du patrimoine ont manifesté leur souhait de se doter d’un plan d’actions étalé sur cinq ans pour rétablir la situation.
‘’Beaucoup de dérives sont en cours dans cette ville, et nous devons nous ressaisir pour éviter son déclassement ou son exclusion pure et simple de cette liste’’, a dit le directeur du patrimoine culturel.
Pourtant, dans cette ville existent tous les outils nécessaires pour sauvegarder le patrimoine, mais la réglementation peine à être appliquée, indique l’homme de culture qui plaide pour un changement de la donne.
La situation n’est pas désespérée, mais elle est inquiétante, a-t-il ajouté, en plaidant pour l’implication de tous les acteurs du patrimoine et aussi pour une application correcte du PSMV dont la ville s’est dotée depuis 2008.
Il y a un problème de gouvernance, et tout cela devra être réglé, a dit M. Bocoum, ouvrant une brèche sur les perspectives alléchantes qui s’ouvrent à la ville de Saint-Louis.
Une ville qui affiche des opportunités énormes avec la présence de différents, sites comme le parc des oiseaux de Djoudj, un environnement favorable, un statut de ville amphibie et la présence d’une université, etc.
''Il est impératif que le comité de sauvegarde soit une réalité et non une fiction'', a déclaré le directeur du patrimoine culturel, déplorant la léthargie de cette instance
En collaboration avec l’UNESCO, un programme sera mis en place pour restaurer le statut de cette ville, a annoncé M. Bocoum, soucieux de garder la cohérence architecturale de l’île en harmonie avec le faubourg de Sor.
AMD/ASG/APS

Le rose du Retba

Au fond des eaux du lac rose

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Entre Niaga, Déne sud et nord, Mbéye et Wéyé Mbam, jonche un cours d’eau qui laisse ses petites vagues caresser doucement le tapis salé de sa berge. Ce lac, dit rose en raison de sa couleur qui fait penser aux fleurs d’automne, est le lieu où des centaines de pères de familles gagnent leur vie dans l’exploitation du sel. Découverte…
A une trentaine de kilomètres au nord-est de la capitale sénégalaise, se trouve une source qui étale son lit sur l’aile droite de la commune de Niaga. Lac Rose, ou lac Retba, étend ses eaux peu profondes sur une superficie de 15 km2. Ce site constitue le gagne pain de centaines d’exploitants artisanaux du sel venus de tous les horizons. Dit lac rose en raison de sa teinte (rose ou mauve), due à une forte concentration de minéraux, cette lagune est, nous apprend-on, dix fois plus salée que l’Océan. Dans ce lac, la teneur de sel représente 80 à 300 grammes par litre alors que dans l'océan, celle-ci est seulement de 32 grammes par litre. Mais, cette forte dose de sel n’entrave en rien le travail de ceux qui en font leur entreprise de survie au quotidien.
Depuis les années soixante dix, l’exploitation du sel du lac continue de nourrir de milliers de familles sénégalaise et même, quelquefois, étrangères parce que cette activité est librement exercée par d’autres personnes venues d’un peu partout dans la sous-région.
Le dur labeur des exploitants
Extraire le sel des eaux n’est point une tâche aisée si l’on se fie aux pratiquants qui soulèvent nombre d’anicroches auxquelles ils sont toujours confrontés. En cette période d’hivernage, les exploitants sont même obligés d’avoir recours à des fers qui leur servent de béquilles, tellement le niveau de l’eau monte ! Ils ont besoin de ces rallonges pour ne pas se noyer. « Actuellement, ceux-là que vous voyez dans l’eau ont des rallonges de cinquante centimètres. L’année dernière, vu que le niveau de l’eau avait monté, nous avions utilisé des rallonges de presque un mètre cinquante (1,5m) », nous explique Assane.
Pour déplanter le sel qui s’agrège sous l’eau, les travailleurs artisanaux auront besoin d’une pirogue, deux piquets, un panier et une pelle. Une fois sur les lieux, les exploitants s’enduisent le corps avec du beurre de karité pour éviter que l’eau salée abîme leur peau et leur donne des plaies. C’est, selon eux, très dangereux de s’introduire dans l’eau sans le beurre de karité.
Du fond de l’eau, le sel est tiré avec la pelle pour être mis dans un panier qui assure le tamisage. C’est seulement après cette phase qu’ils procèdent au chargement de la pirogue. Une fois sur la berge, ils forment des tas pour sécher le sel tout à fait noir au début parce que renfermant encore de l’eau. A les en croire, il aura juste fallu l’exposer pendant cinq jours au soleil pour qu’il retrouve sa couleur normale, c'est-à-dire le blanc. Et, pour se conformer aux règles de commercialisation du sel définies par l’Etat, les exploitants artisanaux y appliquent de l’iode. Pour cela, la Commission de gestion de l’exploitation du sel, créée depuis 1990, veille à l’application stricte des règles. Pour faire face à cette exigence de qualité qu’est l’iodation, ils bénéficient de l’appui de l’Unicef et du PAM. Ces organismes internationaux les dotent d’unités leur permettant d’ioder le sel.
Le lac perd ses épines
Lorsqu’on s’approche du lac, la sensation la plus poignante est celle de voir que le lac a perdu sa couleur rose qui faisait son charme. Cette situation s’explique, selon Fatou Ndiaye, une dame âgée d’une quarantaine d’années, par le fait que l’année dernière, un canal d’évacuation des eaux usées déversait ses déchets directement sur le lac. A cela s’ajoutent, selon elle, les fortes pluies notées l’année dernière qui ont fini par augmenter le niveau de l’eau et délayer, par la même occasion, sa couleur. Ce qui diminue de facto la production du sel. A l’en croire, plus le lac est rose, plus il y a du sel en quantité et en qualité. Un avis que son collègue Assane, trouvé entre les tas de sel qui trônent sur la berge du lac, conforte bien. La cinquantaine bien sonnée, Assane travaille dans cette lagune comme exploitant depuis près de quatorze ans. « Je peux vous dire ça fait presque près de quinze ans que travaille comme exploitant artisanal dans ce lac qui m’a presque tout donné dans ma vie. J’avoue cependant que ce n’est pas un travail facile et aussi ça ne marche pas tout temps. Vous pouvez constater que le lac a perdu sa couleur rose. Actuellement, il est toujours envahi par les eaux venues d’un canal d’évacuation qui, à l’hivernage de l’année dernière, s’y étaient déversées. C’est cette eau qui a augmenté le niveau de l’eau et diminué sa salinité. Le lac a besoin d’un niveau normal de l’eau qui lui procure sa couleur rose qui donne du sel en abondance », renchérit-il, en écho aux propos de Fatou.
L’économie et le tourisme en danger à lac rose
Pour tirer un meilleur profit de leur travail d’exploitation du sel du Lac rose, les travailleurs ont mis en place depuis 1990 une commission de gestion chargée de veiller non seulement aux normes établies par l’Etat du Sénégal pour l’exploitation de cette denrée précieuse mais aussi la suivie et l’amélioration des conditions de travail des exploitants. Selon Magatte Ndiour, président de la Commission de gestion du lac, auparavant, les gens travaillaient jour et nuit sans pour autant pouvoir tirer un réel profit de leurs efforts. C’est la raison pour laquelle, nous dit-il, ils ont mis en place la commission composée de dix-huit membres choisis entre les cinq villages qui partagent le lac. A l’en croire, tous les trois mois, la commission se retrouve pour donner à chacun de ces cinq villages que sont Niaga, Déne sud, Déne Nord, Mbéwé et Wéyé Mbam sa part issue des prélèvements faites sur les commandes.
Par ailleurs, le lac est aussi connu pour son attractivité. Chaque année, il accueille des centaines de touristes qui viennent d’un peu partout dans le monde pour la découvrir. Mais, en cette période, les antiquaires, qui y attendent vainement les touristes qui se font désirer, sont inquiets. Accroché quelques mètres plus loin, sur les bords du lac avec ses objets d’art et ses jolis tableaux, Moussa Wade, âgé de 42 ans, regrette la rareté des touristes qui a des répercussions immédiates sur son travail. Selon lui, cela s’explique d’abord par le fait que la saison des touristes est fermée. Il précise que ces derniers viennent pour la plupart de janvier au mois de mai. Il se rappelle le cas de quelques touristes qui, l’année dernière, sont rentrés fâchés parce que trouvant un lac qui n’a rien d’extraordinaire. Selon lui, la situation devient de plus en plus alarmante et que l’Etat gagnerait à prendre les devants pour sauver ce lac menacé de disparition depuis quelques temps.
La Tribune/Ndarinfo/Abdoulaye NDIAYE

ABDOU DIOUF: PORTRAIT

Vingt ans de gouvernance à la tête du Sénégal : Abdou Diouf, entre ombres et lumières

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A la tête du Sénégal pendant 20 ans, l’ancien président Abdou Diouf a vécu les plus grandes difficultés qu’il ait été donné à un chef de l’Etat sénégalais d’affronter. Entre les graves contradictions internes au Parti socialiste que Senghor venait de lui offrir, l’instauration du multipartisme intégral, la libéralisation des ondes, les crises avec la Gambie et la Mauritanie, l’ajustement structurel, la dévaluation du franc Cfa, etc., Diouf aura marqué son époque. A quelques encablures de la fin de son dernier mandat à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie, EnQuête revient sur une gouvernance pas si banale que cela.
Aimé ou détesté, Abdou Diouf a de la chance : on lui reconnaît un certain statut d’«homme d’Etat». A 79 ans, l’ancien président de la République du Sénégal, éternellement placide, est sans doute un quidam comblé. Après plusieurs années passées à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), il s’apprête à passer le témoin, heureux d’avoir fait trois mandats successifs. Fort d’une riche carrière administrative et politique, ce natif de la région de Louga aura posé ses empreintes dans l’histoire du Sénégal indépendant. Mais son bilan est globalement jugé «mitigé». Loin d’être un long fleuve tranquille, son règne aura cumulé les bons et les mauvais points.
Multipartisme intégral
Arrivé au pouvoir le 1er janvier 1981 à la faveur de l’article 35 – qui faisait de lui Premier ministre le dauphin constitutionnel du président Senghor - Diouf a grandement contribué à l’ouverture démocratique au Sénégal. De quatre courants idéologiques tolérés par son mentor et prédécesseur, le pays passera, avec lui, au régime du multipartisme intégral, rappelle Abdoulaye Ndiaga Sylla, journaliste, et formateur à l’ISSIC. A ce propos, il retient encore cette fameuse phrase imagée lâchée à l’époque par Diouf. ’’Jakka jaa ngook, ku meuna nodd nodal’’ (L’arène politique est ouverte ; quiconque veut créer un parti est libre de le faire).
Et plus ou moins concomitamment, il a eu le courage de siffler «la fin du centralisme démocratique», explique Cheikh Sèye, secrétaire permanent du Ps et contemporain du deuxième président sénégalais. Mais Abdoulaye Ndiaga Sylla déplore les ‘’effets pervers’’ de cette ouverture démocratique. Celle-ci  s’est traduite en effet par une floraison de partis politiques. «Aujourd’hui, constate-t-il, n’importe qui peut créer un parti politique. Cela n’aide pas à la visibilité du jeu démocratique et favorise plutôt la transhumance.»
Des avancées, le Sénégal en a connues au plan social. Selon Abdoulaye Ndiaga Sylla, Diouf a favorisé la naissance des syndicats (CNTS, Synpics, entrée en vigueur de la convention collective des journalistes). Et surtout, il a mis fin au «monopole de l’information» par l’Etat central à travers ses organes de presse. Ainsi, à partir des années 90, «Sud Fm» du Groupe Sud Communications devient la première radio privée à émettre au Sénégal.
Guerre interne fratricide
En dépit de ces acquis, le magistère d’Abdou Diouf sera parsemé d’embûches. Ses principaux  déboires découleront de sa gestion du PS dont les prémices étaient perceptibles dès sa prise pouvoir, selon une source digne de foi. ‘’La première chose qu’il a faite à son arrivée, c’est d’écarter les  barons du parti comme Amadou Cissé Dia, Maguette Lo, Karim Gaye. Il les soupçonnait d’être des pro-Senghor’’, indique notre interlocuteur. C’est que Diouf avait un objectif primordial, qui était de placer des hommes de confiance dans l’appareil du Ps. Ndiaga Sylla confirme mais avec un bémol : «il a ouvert le parti aux autres. C’est ainsi que des jeunes, comme le très brillant Babacar Sine, sont arrivés. Cela a permis au Ps de survivre à Senghor ‘’.
Cependant, à force de vouloir faire main basse sur le parti par l’entremise de ses fidèles, Abdou Diouf finit par braquer certains barons socialistes. C’est le cas de Moustapha Niasse et de Djibo Ka qui, s’opposant à sa volonté de confier les rênes du parti à Ousmane Tanor Dieng, seront exclus du PS. Ce que regrette Doudou Issa Niasse, responsable socialiste à Dakar. ‘’Diouf a commis l’erreur de les avoir évincés du parti pour des raisons de personne. Il voulait se retirer de la tête du parti et être dans une position d’arbitre. Mais il n’avait pas prévu cette disposition dans les textes du parti’’, explique le député-maire socialiste.
Cette thèse est contestée par son camarade Cheikh Sèye pour qui, ‘’cette crise interne’’ au PS s’expliquait par le ‘’bouillonnement politique’’ et ‘’la lutte de positionnement’’ qui prévalaient à l’époque. «Diouf ne pouvait pas étouffer les ambitions’’ des uns et des autres, dit-il.  Soit ! Mais Doudou Issa Niasse demeure convaincu que Diouf était moins un homme politique qu’un commis de l’administration. A preuve, ‘’il avait mis de côté le parti pour se concentrer sur l’Etat. Il était d’accord sur tout ce que disait l’opposition à l’époque’’, se désole le maire de la commune de Biscuiterie.
Les remous politiques n’étaient pas seulement internes. Au plan national, le règne de l’ex-pensionnaire de l’Ecole nationale de la France d’Outre mer (ENFOM) n’aura pas été de tout repos. On se souvient encore des événements violents du 16 février 1993 qui ont conduit à la mort de huit personnes dont six policiers. Cela faisait suite à une manifestation organisée par les partis de l’opposition alors regroupés autour de la coordination des forces démocratiques (CFD) conduite par Me Wade.
Assassinat du juge Sèye
Et alors qu’on n’a pas fini d’épiloguer sur les raisons de cette tuerie, les Sénégalais apprennent avec stupéfaction la mort du vice-président du Conseil constitutionnel, Me Babacar Sèye, une après-midi du 15 mai de la même année, juste après une élection présidentielle contestée. Ces événements douloureux relèvent dangereusement un thermomètre politique déjà assez inquiétant. Accusé d’être l’auteur du crime contre le juge, Me Abdoulaye Wade et plusieurs de ses partisans sont arrêtés, jugés mais relaxés au ‘’bénéfice du doute’’. Un témoin des événements ayant conservé l’anonymat avoue n’avoir pas été surpris par ce verdict. ‘’Wade n’avait rien à voir avec le meurtre.
Avant la mort de Me Sèye, le président Diouf avait signé un accord avec Wade ; lequel accord faisait de Wade, nommé vice-président, le dauphin (constitutionnel) de Diouf. Cet accord n’avait pas plu aux barons socialistes. On se demande qui avait alors intérêt à commettre ce forfait», dit notre interlocuteur.
Bien auparavant, Abdou Diouf a dû gérer deux crises graves avec deux voisins. En 1989, Diouf entre en conflit avec son homologue gambien, Daouda Diawara, victime d’un coup d’Etat manqué. Cet épisode a directement provoqué l’éclatement de la confédération de la Sénégambie créée en 1982. Quelques mois plus tard, c’étaient les pogroms avec la Mauritanie, avec des débordements inhabituels de violences de part et d’autre de la frontière entre les deux pays.
Ajustement structurel
Comme si le mauvais sort s’était installé dans le pays, Abdou Diouf se devait également de répondre aux attentes pressantes des Sénégalais et relatives à la demande sociale. Mais sur exigence des institutions de Bretton Woods (Fmi et Banque mondiale), le Sénégal devait se soumettre à une politique hardie d’ajustement structurel dont les conséquences seront durement ressenties par les populations. Cette politique d’austérité tous azimuts s’est traduite, selon l’économiste Abdoulaye Seck, par la privatisation de plusieurs entreprises publiques, entraînant des conséquences incalculables. Celles-ci sont : suppressions massives d’emplois, réduction du volume de financement des investissements, désengagement de l’Etat du secteur agricole, réduction des subventions au secteur de l’éducation, mise à mort de la caisse de péréquation au profit de l’économie de marché…
Ancien secrétaire général de banque et membre de la Cnts, Doudou Issa Niasse s’en souvient encore. «Ils (FMI et BM)  nous ont imposé la fermeture de la Bnds alors que cette banque n’a jamais fauté. Au contraire, elle a payé la dette des paysans qui s’élevait à 150 milliards de francs Cfa. Si la banque a eu des difficultés, c’était donc de la responsabilité de l’Etat» qui avait ordonné le paiement de cette ardoise, rapporte le député socialiste.
Dévaluation
Même si «c’était le prix à payer», le Pr Abdoulaye Seck trouve «la période d’ajustement relativement longue» car «il aura fallu attendre quinze ans après (De 1980 à 1995) pour récolter les fruits de la croissance». Pour y parvenir, le Sénégal a dû mettre en œuvre une série de programmes que le Pr Moustapha Kassé, doyen honoraire de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG), a relevé dans son ouvrage intitulé «Le Sénégal en mutation». Il s’agit du programme de stabilisation à court terme (1979-80), «aux résultats relativement satisfaisants en ce qui  concerne la dette et les finances’’ ; du plan de redressement économique et financier (PREF) dont «les résultats globalement peu satisfaisants se justifient partiellement par le durcissement de l’environnement économique et financier international entre 1981 et 1986».
Pour ne rien arranger à une situation sociale plus que morose,  le franc Cfa subit une dévaluation en 1994. Mais pour le Pr. Kassé, cette décision était un mal nécessaire. «La vigueur des mesures prises ont permis (…) une reprise des activités, le taux de croissance du PIB passant de 2% en 1994 à plus de 4,5% depuis 1995 après le recul de -2,1% en 1993, (…) une maîtrise de l’inflation, une réduction du déficit budgétaire global (3,7%)», énumère l’économiste.
Plan Sakho-Loum
Avec une économie pas au meilleur de sa forme, Abdou Diouf n’avait apparemment pas le choix face aux bailleurs de fonds. Ses marges de manœuvre étant réduites, il met en place, en 1993, un plan d’urgence conduit par le duo Sakho-Loum (respectivement ministre de l’Economie et des Finances et ministre du Budget). L’objectif était de «restaurer les capacités financières de l’Etat, (…) chahutées assez vertement par ce que nous avions analysé comme étant les conséquences du consensus politique qui avait cours entre 1991 et 1993», rappelle Mamadou Lamine Loum, dans une interview accordée au Quotidien.
Face au «risque (…) de connaître une crise financière», le gouvernement du Sénégal a essayé, selon le dernier Premier ministre de Diouf, «de répartir la charge entre les différents compartiments du segment social et de leur faire porter le poids idoine, de manière à ce que l’ensemble soit non seulement efficace en rapportant les ressources prévues, mais soit également équitable».
En dépit de tout ce volontarisme du pouvoir, les conditions d’un échec étaient déjà là. Le mécontentement populaire s’ajoutant à l’usure du pouvoir (20 ans), Diouf et son régime n’ont pas pu résister à l’alternance démocratique de 2000. Toutefois, Abdoulaye Ndiaga Sylla pense que l’ex-futur patron de la Francophonie n’a pas démérité. Notamment pour avoir fait preuve de grandeur après sa défaite. «Dans un continent  perturbé par des coups d’Etat fréquents, le fait d’appeler (son adversaire) Abdoulaye Wade (au téléphone) pour le féliciter, a été un bien pour Diouf’’, se réjouit notre confrère.
L'EnQuête/Dakaractu

23/10/2014

MOBILITE PERILLEUSE SUR LA TRANSGAMBIENNE

QUAND LA TRAVERSÉE DU BAC DEVIENT UN ENFER
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Les passagers en partance pour le centre ou le sud du Sénégal vivent le martyre d’une traversée  infernale au bac  de Farafégny en Gambie. Entre intempéries, insalubrité et corruption, les usagers sont astreints à la résignation. Et pendant ce temps, les effets  d’annonce pour l’érection d’un pont peinent à se traduire en acte concret. Tel un chemin de croix en cette période de rentrée scolaire post Tabaski, le séjour au ferry est quelquefois assimilé à une véritable épreuve d’Hercule pour d’honnêtes citoyens qui ne demandent qu’à traverser un cours d’eau à seulement un jet de pierre d’une rive à une autre.
En cette période de fin de vacances scolaires et de la fête de Tabaski, la mobilité inter urbaine des personnes a augmenté de plusieurs crans sur les différents axes routiers. Mais le comble a lieu quand arrive l’épreuve de la traversée au bac de Farafégny, en Gambie. Des passagers déclarent passer plusieurs tours d’horloge et même des jours à la merci de la chaleur, de l’insalubrité, de l’obscurité, des moustiques et autres rampants avant d’apercevoir le bout de métal du bac qui assure la liaison fluviale. Madame Ndèye Sané, à la cinquantaine révolue, décrit son passage mouvementé en ces termes « la traversée de Farafégny est un calvaire intenable pour nous surtout de la Casamance. Je suis ici depuis deux jours alors que le site n’a ni eau sûre, ni offres de restauration fiable et le tout dans un décor de canicule extraordinaire ».
En de pareilles situations, ajoute un homme de retour des fêtes de Tabaski, « les conducteurs du bac et autres agents des lieux sont corrompus jusqu’à la moelle pour laisser circuler ceux qui exhibent des billets de banque. Devant nous et sans gêne, on leur tend de l’argent à leur demande et ils laissent passer les véhicules de corrupteurs. Ce n’est pas juste et nous l’avons dénoncé malgré qu’ils ont menacé de nous mettre en prison à Mansakonko ». Et notre interlocuteur de poursuivre indiquant que « l’Etat du Sénégal doit travailler à assurer une mobilité fluide et par tous les moyens qui lui sont accessibles ».
KEUR AYIB - FATICK, L’AXE DU MAL ?
Et la coupe est pleine si l’on y ajoute l’état chaotique du tronçon Keur Ayib - Dinguiraye et plus loin encore jusqu’à Fatick, nous dit notre interlocutrice visiblement éreintée du voyage comme pour rejoindre le bout du monde : « tant que cette route n’est pas construite, les citoyens sénégalais vont souffrir du martyre. Et pendant ce temps, nous qui n’avons pas les moyens de payer des billets d’avion en pâtissons dangereusement », a souligné Fatou Sadio, une habitante de la région de Kolda. Elle ajoute que « la voie du contournement via Tambacounda rassure mieux car nous resterons dans notre propre pays et les transactions opérées sur le chemin vont grossir les assiettes fiscales de nos collectivités locales ». Sur place en Gambie, il est d’un haut risque de vouloir interroger un simple passager, à fortiori un agent du bac. Nos tentatives de recueillir l’avis d’un conducteur a failli nous valoir un séjour carcéral à Mansakonko, du nom de cette maison d’arrêt assez connue pour les atrocités qui s’y passent et de façon sommaire.
Pour rappel, la promesse de construire un pont sur ce fleuve de Farafégny a traversé l’exercice des quatre présidents à la tête du Sénégal même si toute la décision souveraine revient à la Gambie. Suffisant pour s’interroger sur  le sort des multiples conventions paraphées au nom de la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Et à la lumière de ce schéma, le réalisme ne voudrait pas qu’on s’y attende de sitôt.
SudQutotien/Moussa DRAME

L'agonie de Sénégal Airlines

Repas à bord, carburant et assurance maladie bloqués à Sénégal Airlines : L’Etat verse 500 millions à Vivo Energy
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L’Assemblée générale des employés de Sénégal Airlines (ce matin) est partie pour être les Assises de la compagnie aérienne nationale. Car, tous les maux de la boîte dirigée par Mayoro Racine sont inscrits à l’ordre du jour : suspension de la couverture maladie par Saham Assurance, arriérés de salaire (3 mois), arrêt de la fourniture de kérosène par Vivo Energy, location élevée du Dash Q400 avec son équipage, chômage des pilotes, management et gestion commerciale…
Repas à bord, carburant et assurance maladie bloqués à Sénégal Airlines : L’Etat verse 500 millions à Vivo Energy
L’Etat du Sénégal doit étudier profondément les raisons qui plombent la vie des compagnies aériennes nationales. A preuve, Sénégal Airlines, née des cendres de Air Sénégal international (Asi), est en voie de disparition, en moins de 5 ans d’existence. Et la situation financière actuelle de la boîte laisse croire qu’elle va vers la faillite. Car, le chiffre d’affaires a baissé de 3 milliards à moins de 500 millions de francs Cfa. Des raisons qui devraient pousser le Président du Conseil d’administration, Ibrahima Ndiaye, à convoquer les actionnaires pour revoir le fonctionnement de la direction commerciale et marketing qui procède à l’annulation des vols. Le Directeur général, Mayoro Racine, qui assure l’intérim depuis 6 mois, devrait aussi être évalué par les administrateurs. Des mesures qui n’aideraient qu’à mieux orienter la compagnie aérienne nationale.
L’Etat débloque 500 millions de FCfa pour du kérosène
Vivo Energy, fournisseur principal de kérosène de la compagnie aérienne nationale, avait refusé, la semaine dernière, de livrer du carburant à Sénégal Airlines pour cause d’arriérés de paiement. Bloquant du coup le rapatriement des pèlerins sénégalais à La Mecque. Si l’on sait que l’avion d’Air Asia devrait effectuer le vol retour des pèlerins. C’est ainsi que le Directeur général de Sénégal Airlines a alerté la hiérarchie pour débloquer la situation. Aussitôt après, l’Etat a versé 500 millions de FCfa à Vivo Energy pour que l’Airbus A330 puisse décoller en direction de Makkah.
Servair bloque les repas à bord
Pas de repas à bord dans les vols de Sénégal Airlines. Car la société Servair, en charge du catering, a bloqué le ravitaillement à bord pour réclamer son dû. Pis, Vivo Energy qui n’avait encaissé de l’argent que pour livrer du carburant à Air Asia pour les vols retour de La Mecque a encore bloqué la livraison de kérosène à Sénégal Airlines. Ce qui a ralenti l’exploitation de la compagnie aérienne(seul le Crj100 assure les vols domestiques) dirigée par Mayoro Racine. A preuve, Sénégal Airlines a annulé pratiquement tous les vols du week-end et du lundi (Ndlr : vols annulés jusqu’au 22 octobre) pour la sous-région et vers l’Afrique centrale. Des vols qui devraient être effectués par l’Airbus 320 cloué au sol à cause de l’argent réclamé par le loueur. Mettant du coup les passagers dans une mauvaise situation. Surtout que certains hôtels réclament des factures à Sénégal Airlines depuis des mois. Il s’y ajoute que les frais d’hébergement des pèlerins ont coûté 20 millions de FCfa à la compagnie, suite au retard de certains vols.
Un Dash Q400 loué avec son équipage
Pour assurer la desserte du voisinage et Ziguinchor, la compagnie aérienne nationale a loué un avion Dash Q400 à un prix élevé, taxé à l’heure. L’avion visible dans le hangar de Sénégal Airlines a été peint aux couleurs nationales. L’appareil qui attendait des documents d’autorisation de vol n’a pas encore démarré ses rotations. Si l’on sait que l’appareil n’est pas immatriculé au Sénégal. Pendant ce temps, l’équipage qui a été loué avec l’avion se la coule douce dans un hôtel de la place aux frais de la compagnie. Alors que Sénégal Airlines dispose d’une trentaine de pilote qui ne font que se tourner les pouces 24H/24. Et ils sont payés par la compagnie aérienne nationale. La meilleure solution serait de les mettre en chômage technique pour faire économiser de l’argent à Sénégal Airlines.
L’histoire des commissions
Il faut préciser qu’en réalité, les couacs constatés lors du démarrage du pèlerinage sont loin d’être des problèmes d’autorisations d’avions. Mais plutôt à un problème de commissions obligeant Sénégal Airlines a hébergé certains pèlerins à raison d’un coût global de 20 millions de FCfa. En fait, il y avait une histoire de commissions entre le loueur principal et son intermédiaire qui se trouve être un ex-cadre de Air Sénégal international (Asi) récemment licencié d’une compagnie aérienne de la sous-région. Est-ce que l’histoire de commissions n’a pas été à l’origine du retrait de Air Europa ? Car, cette compagnie avait refusé de verser des sous à des intermédiaires.
La couverture maladie suspendue par Saham Assurance
C’est dans ce contexte que la couverture maladie a été suspendue par la société d’assurance Saham Assurance, ex-Colina. Par conséquent, les employés ainsi que leur famille sont priés de ne pas tomber malade. Pis, à la fin de ce mois d’octobre, les employés de la boîte de Mayoro Racine seront à trois mois sans salaire. Des points sur lesquels les employés de la compagnie aérienne vont évoquer à leur assemblée générale prévue ce matin à l’aéroport de Dakar.
Mamadou SECK gfm.sn/Leral/L’OBS

22/10/2014

SENEGAL HIVERNAGE PLUVIOMETRIE

Mbour : tous les postes pluviométriques déficitaires

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Tous les postes pluviométriques du département de Mbour sont déficitaires, a appris mardi le correspondant de l’APS auprès du service départemental du développement rural (SDDR).
Pour Joal-Fadiouth, le responsable de la protection des végétaux du SDDR, Ousmane Thiam, précise que pour l’hivernage 2014, un cumul de 413,2 mm a été enregistré contre 728,4 mm en 2013, soit un écart de 315,2 mm.
Le poste pluviométrique de Nguékokh a recueilli 279,7 mm cette année contre 604,8 mm l’année dernière, ce qui correspond à un écart de 325,1 mm. A Mbour, le cumul est tombé de 805,5 mm en 2013 à 445,3 mm en 2014, soit un écart de 260,2 mm.
Pour le poste de Fissel-Mbadaane, la quantité d’eau recueillie cette année est de 303 mm. Lors du précédent hivernage, la hauteur d’eau était de 648,1 mm, soit une différence de 345,1 mm.
A Thiadiaye, là où 891,9 mm avaient enregistrés en 2013, le cumul pour 2014 est de 346,6 mm, soit un écart de 545,3 mm.
Même situation à Ndiaganiao où l’on est loin cette année des 625,1 mm de 2013, lesquels sont supérieurs de 341 mm à la hauteur d’eau enregistrée lors de l’hivernage qui vient de s’achever.
Ousmane Thiam a rappelé qu’il y a cette année une installation tardive de l’hivernage. En conséquence, ‘’les semis qui se faisaient d’habitude en juillet, ont été faits tardivement’’.
‘’Mais le mil est en stade de maturation dans certaines zones du département et se comporte bien’’, a-t-il relevé, évoquant même ‘’un miracle’’ concernant cette culture. Selon lui, ‘’on espère avoir de bonnes récoltes, sauf dans quelques zones qui n’ont pas reçu de pluies en octobre’’.
L’arachide est au stade de maturation, précise-t-il, indiquant qu’un programme de riziculture pluviale a été mis en place par l’Etat du Sénégal, dans la zone de Fadial, notamment.
‘’Mais avec l’arrêt brutal des pluies, le riz a encore besoin d’eau’’, a-t-il signalé. Il a révélé que compte tenu du retard de la pluie, ‘’un programme alternatif pour des variétés hâtives, comme le niébé, le sorgho, le manioc et la pastèque a été aussi mis en place’’.
Selon lui, ‘’un opérateur agréé par l’Etat du Sénégal était chargé de faire la distribution des semences au niveau des paysans. Le niébé, la pastèque et le maïs sont en train d’être récoltés à vert’’, a déclaré Ousmane Thiam.
Sur le plan phytosanitaire, la situation est ‘’relativement’’ calme cette année, hormis quelques apparitions de sauteriaux dans la zone de Sessène. Mais ce phénomène n’a pas occasionné de dégâts considérables, a-t-il rassuré.
‘’Une unité de la Direction de la protection des végétaux devait même être envoyée à Sessène. Mais, il faut préciser que les sauteriaux n’ont touché que le feuillage et n’ont pas détruit le mil qui était en floraison. C’est ainsi que, pour des mesures de sécurité, on a demandé aux paysans de récolter rapidement avant que n’arrive l’irréparable’’, a-t-il souligné.
ADE/ASG/APS

Le Sénégal, victime collatérale d’Ebola!

Ce que disent les hôteliers
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Alors que le Sénégal n’est pas concerné par Ebola, que le gouvernement semble avoir pris les mesures nécessaires pour empêcher l’épidémie de passer la frontière, le pays est, alors qu'il gère parfaitement la situation, indirectement touché.
Selon nos sources, toute l’industrie touristique locale est en train de constater la fuite des touristes. Les TO belges comme français déprogramment les séjours, voire les déconseillent aux rares personnes encore intéressées. Les hôteliers locaux de Saint Louis à la Casamance ne peuvent que constater les annulations qui se succèdent les unes après les autres.fontaine les alizes
Déjà l’an passé, suite à certaines décisions prises par les autorités locales, selon les chiffres locaux, le tourisme a baissé de 30 à 50 % en fonction des régions. Pour Jean-Paul Fontaine propriétaire de l’hôtel 5 étoiles Les alizés en Casamance : « En plus des passeports biométriques, les touristes directs doivent payer des frais de visa. Si ce n’est pas le cas pour les clients des TO, par contre ces derniers, suite aux alertes Ebola, les généralistes ne programment plus le pays. Or le pays, comme la Gambie, gère parfaitement la crise sanitaire. »
Et de poursuivre : « Pour les TO, le mot d’ordre semble être « Pas de risques ». Pite même : certains placent un stop non seulement pour les pays voisins de ceux où Ebola sévit, mais sur toute l’Afrique noire »
Deux exemples
Les Alizés enregistrent une baisse des réservations de 40 %. Proche de lui, le Club Med Cap Skirring après avoir reporté par trois fois son ouverture ne programme plus qu’un avion au lieu de deux et selon Jean Paul Fontaine n’attendrait qu’une centaine de GM alors que sa capacité est de 400…
Conséquence sur l’emploi
Cette désaffection des vacanciers va avoir une conséquence dramatique sur l’emploi local. Jean Paul Fontaine : « En saison, les Alizés emploient 40 équivalant temps plein. J’ai été obligé de réduire le nombre de mes collaborateurs, cette année, à une vingtaine… »senegal 3
Pour le Sénégal, le tourisme, malgré une gestion aberrante menée par les gouvernements précédents, est l’une des principales ressources du pays aussi bien au niveau financier qu’au niveau social.
Pour le futur
Si la saison semble être foutue cette année, pour l’an prochain Jean Fontaine espère que le gouvernement prendra des décisions qui vont dans le bon sens : réduction des taxes aéroportuaires qui sont abusives actuellement, une grande campagne de promotion de la destination et surtout suppression du visa payant. Par exemple en acceptant la gratuité, comme pour les TO, pour les touristes disposant des réservations hôtelières pour toute la durée de leur séjour.
L’avis des autorités Belges et Françaises
Pourtant, lorsqu’on lit les avis et conseils aux voyageurs de Belgique et de France, il est simplement demandé aux touristes d’être vigilant.
Pour la Belgique :
À condition de respecter les mesures de sécurité mentionnées ci-dessous, il est possible de voyager au Sénégal. 

Le virus Ebola a jusqu’à présent surtout touché la Guinée, le Sierra Leone et le Libéria. Aucun cas n’est actuellement répertorié au Sénégal. Il est en revanche recommandé de se tenir informé des directives sanitaires émises par les autorités locales, de se tenir à l’écart des personnes qui présentent les symptômes d’Ebola ; de respecter strictement les règles d’hygiène et de s’abstenir de consommer de la viande de chasse. Consultez également les sites de Erreur ! Référence de lien hypertexte non valide., Erreur ! Référence de lien hypertexte non valide. et Erreur ! Référence de lien hypertexte non valide..
En raison de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, le Sénégal a décidé de fermer ses frontières pour tous les voyageurs (toutes nationalités confondues) en provenance du Libéria, de la Sierra Leone et de Guinée. Tous les vols entre le Sénégal et ces trois pays ont été suspendus.
Pour la France
Le 17 octobre 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la fin de l’épidémie Ebola au Sénégal, où le seul cas déclaré a évolué vers une guérison complète, au mois de septembre dernier.
Une épidémie de fièvre hémorragique virale Ebola sévit actuellement en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Des cas ont été rapportés au Nigéria.
Les autorités sénégalaises ont décidé jusqu’à nouvel ordre de fermer leurs frontières terrestres avec la Guinée et suspendu les vols entre Dakar et Conakry. Elles ont étendu ces mesures aux frontières aériennes et maritimes pour les avions et navires en provenance de Guinée, de la Sierra Leone et du Libéria.
À l’exception des voyageurs en provenance de ces trois pays, il n’existe aucune restriction pour les ressortissants français se rendant au Sénégal.
Michel Ghesquière/Pagtour

GASPILLAGE LORS DES CEREMONIES

LES FEMMES INDEXEES SE DEFAUSSENT SUR LA TRADITION
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Le changement de mentalité des Sénégalais. C’est la requête du Président Macky Sall qui déplore ainsi le gaspillage lors des cérémonies. Toutefois les personnes rencontrées rejettent la responsabilité sur la gent féminine, qui à son tour indexe des coutumes dont elle ne peut plus se départir. Reportage
Grand Dakar, un des quartiers populeux de la capitale sénégalaise, livre en ce lundi 20 octobre, son décor habituel. La chaleur aidant, les rues semblent  être la place de salut où jeunes, femmes, enfants et vieux se retrouvent à la quête d’un temps beaucoup plus clément. Si ce n’est des enfants, la démarche innocente, qui reviennent de l’école, arborant fièrement sacs et bouteilles d’eau, ce sont des femmes plongées dans des corvées ou d’autres assises tranquillement sous l’ombre des arbres, qui attirent l’attention.
Les dépenses, dans les cérémonies c’est une réalité dans ce quartier : «il y a trop de baptêmes, de mariages et de cérémonies religieuses, et le pire c’est les hommes qui en souffrent le plus», clame Ass, rencontré prés d’une boîte de nuit. Poursuivant son réquisitoire contre les femmes, il fait remarquer : «pour les cérémonies, désormais je dépenserai en fonction de mes moyens. Je ne vais pas m’endetter pour faire plaisir à mon épouse». Mieux, estime-t-il, « Aucune religion ne recommande le gaspillage, donc même ma mère ne m’obligerait pas à faire pareil ».
Embouchant la même trompette, M. T renchérit, «le Président a dit tout haut ce que tout le monde pense. Il  y a trop de désordre dans ce pays, des fêtes à en plus finir alors que les temps sont durs, Même les gens riches ne doivent plus se permettre de faire certaines choses», tonne t-il.  Le pire dans tout ça, juge t-il, ce sont les femmes qui créent toutes les dépenses, surtout celles aux revenus modestes.
Les dépenses excessives, Astou les désapprouve, «la semaine passée, une de mes voisines, lors de son baptême, a distribué plus de 2 millions de F Cfa, sans compter les tissus », raconte   -t-elle.
La folie dépensière dans les cérémonies est une question dans la société sénégalaise qui mérite plus d’attention, de l’avis de mère Yama : « Ce que nous dépensons, nous l’avons gagné à la sueur de notre front et dans ce cas, il nous revient de choisir comment le dépenser. Quant on a un baptême ou un mariage, si on fait des choses sobres, tout le monde en parle le lendemain. C’est la société qui l’impose maintenant», affirme-t-elle, tout en sueur, devant un fourneau aux charbons incandescents. Non loin de là, il y a l’avenue Bourguiba très animée du reste. Les incessants va-et-vient des voitures, mêlés aux coups de klaxons, font ressentir l’effet de la chaleur déjà intenable. En ces lieux également, le sujet ne laisse pas indifférent : « Au lendemain du baptême de mon premier enfant, j’étais fauché comme un rat d’église, alors que j’avais fait beaucoup d’économies, et depuis lors c’est comme si je ne travaille pas, j’ai des problèmes pour joindre les deux bouts », raconte Ibrahima interrompu dans sa discussion par un bus en partance pour le centre ville.
Les pratiques sociales font perdre aux femmes la plupart de leurs économies : «ce que j’ai dépensé pendant ces 4 dernières années avec les baptêmes de mes deux filles, je pouvais acheter un terrain avec », laisse entendre Adja. Un choix qui ne l’arrange guère : «je ne pouvais pas faire autrement, le cas contraire elles seraient la rusée de leurs belles-familles ».
ABBE EUGENE DIOUF, VICAIRE À LA CATHÉDRALE DE DAKAR -  «POUR PLUS DE RESPONSABILITE ET DE MODERATION...»
L’abbé Eugène Diouf, Vicaire à la cathédrale de Dakar, a déclaré que l’Eglise catholique n’encourage pas le gaspillage. Elle en appelle à plus de responsabilité dans la gestion de toutes les richesses confiées à l’homme par Dieu. Par la même occasion, le Vicaire a aussi rappelé que l’Eglise n’interdit pas la fête, mais elle invite tout simplement les hommes à faire un usage modéré de leurs biens.
Le vicaire Eugène Diouf de la cathédrale de Dakar s’est réjoui de la réaction du président Macky Sall sur la question du gaspillage dans les fêtes et les cérémonies. Il estime que la question est d’une importance capitale et engage la responsabilité de tous. « Une réflexion sur la question du gaspillage, à mon avis, au sens de l’Eglise, c’est faire appel à la responsabilité. Et pour parler de responsabilité, il faut remonter au livre de la Genèse qui est le livre des origines. Car Dieu, après avoir créé l’homme et la femme à son image, leur a donné le pouvoir de dominer, dans le sens de «dominare», c’est-à-dire d’être maîtres de l’univers. Il prend ainsi tous ses biens qu’il met sous la responsabilité de l’homme», a-t-il laissé entendre.
Selon lui, «cela suppose que tout ce que l’homme a reçu ne lui appartient pas comme tel». Le vicaire estime dès lors que «l’homme a reçu le pouvoir de bien gérer ce qu’il a reçu, de bien le conduire de manière à ce que cela corresponde d’avantage à la volonté de Dieu».  Et de préciser : «Quand Dieu confie toutes les richesses de la terre à l’homme, c’est pour qu’il puisse en faire un usage responsable, sage et solidaire. De ce point de vue-là, le gaspillage n’est pas une chose permise. C’est donc une chose qui doit être combattue». Toutefois, Abbé Eugène Diouf regrette qu’il y ait autant de gaspillages dans notre pays.
Il a d’ailleurs rappelé que l’Eglise a toujours essayé d’attirer l’attention des fidèles sur la question. « Des lettres pastorales ont été écrites dans ce sens. Et dans les prêches, les questions reviennent souvent. Et pour exemple les fêtes de communion coûtent souvent assez chères, il faut le dire. Il y a le mariage où les gens dépensent des fortunes et se retrouvent dans des difficultés le lendemain. C’est quand même une occasion de tirer la sonnette d’alarme et d’amener les gens à plus de raison », a plaidé l’abbé tout en rappelant que l’Eglise n’interdit pas la fête, mais qu’elle recommande la modération en toute chose.
«Il y a des choses prioritaires, donc l’usage des biens doit être orienté vers ces choses-là. Le chef de l’Etat attire notre attention sur le fait que le gaspillage doit être combattu parce qu’il n’est pas normal que pendant que la terre produise suffisamment pour tout le monde, pendant que les richesses du monde sont suffisamment abondantes pour tous, qu’il y ait une minorité qui en gaspille, alors qu’il y a une majorité qui manque du stricte nécessaire », rappelle-t-il.
«Jésus même dit dans l’Evangile que nul ne peut servir deux maîtres, c’est-à-dire Dieu et l’argent. Dans les Saintes Ecritures, ils sont nombreux les passages qui mettent en garde contre la richesse en général et l’argent en particulier. Nous devons profiter modérément des richesses que nous détenons mais nous devons aussi les utiliser pour le bonheur des autres. C’est ce que véhicule le Consul Vatican 2 qui est un document de référence dans l’Eglise », a souligné Abbé Eugène Diouf.
OUSTAZ TAÏB SOCE, PRECHEUR À LA RFM - «L’ISLAM N’ENCOURAGE PAS LES NOMBREUSES FETES»
L’Islamologue Taïb Socé, n’a pas mis des gants pour fustiger cette propension pour notre pays à faire la fête. Il estime que «l’Islam n’encourage pas les nombreuses fêtes, tout ce qu’il encourage c’est plutôt le travail». Selon lui, «l’Islam est une religion qui prend bien en compte l’économie, car elle participe à la bonne marche d’un pays. Mais, il est bien évident que les nombreuses fêtes ne favorisent pas l’essor économique d’un pays».
Pour lui, « si tout le monde est obligé d’observer les fêtes des catholiques et des musulmans en même temps, quand est-ce que le Sénégal va avancer ? » Pour toute réponse, il donne en exemple la télévision TV 5 qui avait consacré 24 h au Sénégal. « TV 5 a dit que le Sénégal perd tous les ans 1000 heures de travail alors qu’il y a seulement 365 jours dans l’année. Et toutes ces 1000 heures sont dévolues aux fêtes. L’Islam n’encourage guère cela. Tout ce que l’Islam encourage c’est le travail », dit-il.
Ousstaz Taïb Socé a aussi cité les festivités organisées autour du retour des pèlerins de la Mecque. Il a toutefois tenu à rappeler que « si c’est dans le cadre de l’Islam, il n’y a que deux fêtes qui ont été autorisées par le prophète Mouhammad (PSSL) en son temps : la Korité (Eid El Fitr) et la Tabaski (Eid El Kebir). On devra travailler pour tout le reste. Pour les autres fêtes de l’Islam comme la « Tamxarit » (nouvel an musulman) et le « Gamou » (naissance du prophète Mouhammad), et les autres fêtes créées par les hommes, quand elles arrivent, personne ne travaille ».
L’islamologue fait aussi remarquer qu’après la prière du vendredi, « les gens ne travaillent plus, ils décident de rentrer chez eux ». Mieux, « personne ne travaille à l’occasion des baptêmes, de mariages et de décès », fait-il remarquer avant de signaler que : « tout cela constitue des gaspillages dans le cadre des cérémonies familiales ».
L’islamologue s’est aussi réjoui du courage du président de la République qui a soulevé le débat sur cette question. « Ce que le président de la République a dit est très important. Mais cela doit se traduire en acte, il faut que des mesures soient appliquées dans ce sens. S’il y a une loi dans ce sens, elle n’est pas appliquée. Or, une loi est faite pour être appliquée sinon elle n’a pas de sens. Appliquer une loi c’est respecter la charte divine. Le Sénégal vote malheureusement des lois sans les appliquer. Ce qui pose problème. Or ce sont les lois qui développent un pays », a-t-il laissé entendre.
Pour terminer, Ouztaz Taïb Socé s’est posé la question la question : « quand est-ce qu’on va se développer ? ». Donnant en exemple les parents qui sont déjà acculés par la rentrée scolaire juste après la fête de la Tabaski, il a cité la Tamxarit et le Gamou qui se profilent à l’horizon. « Tout ceci n’est pas enseigné par l’Islam. Je ne veux pas que ceux qui ne savent pas pensent que c’est la religion qui l’a recommandé. L’Islam n’a pas recommandé cela. Ce sont nos propres coutumes », a-t-il conclu.
REGARD DU SOCIOLOGUE ALY KHOUDIA DIAW - «LES ADEPTES DU «M’AS-TU-VU» VEULENT DEMONTRER LEUR PUISSANCE FINANCIERE EN FAISANT TOUT POUR OCCUPER LES RAGOTS DE «GRAND-PLACE»
Interpellé sur la question du gaspillage lors des cérémonies au Sénégal, le sociologue Ali Khoudia Diaw pense que les adeptes du «m’as-tu-vu» se livrent à cette pratique pour démontrer leur puissance financière. Selon lui, ce phénomène peut être expliqué par le fait que la vie est devenue une éternelle compétition de position dont on ne cerne pas toujours les réelles motivations.
«Le contexte culturel sénégalais est devenu le lieu propice pour toutes sortes de gaspillage et un terreau fertile pour les adeptes du «m’as-tu-vu» qui veulent démontrer leur puissances financières ou révéler leur personnalité en faisant tout pour occuper les ragots de « grand place ». C’est du moins  l’avis du sociologue Aly Khoudia Diaw qui était interpellé hier, lundi 20 octobre, sur les gaspillages lors des cérémonies au Sénégal. Selon lui, la problématique du gaspillage lors des fêtes peut en partie s’expliquer par le fait que la vie est une éternelle compétition  de positions dont on ne cerne pas toujours les réelles motivations.
«C’est ce que le wolof appelle le «poukaré» qui signifie gaspillage, signe ostentatoire de richesse et qui se traduit par le fait que pour toute cérémonie (tabaski, korité, fêtes du nouvel an, baptême, mariage,) les protagonistes transforment de simples fêtes en gigantisme, ameutant toute  la famille, les amis, le voisinage, conviant les griots à la fête, etc »,a souligné le sociologue.
Poursuivant, il indique : «mais les uns et les autres savent que c’est un investissement dans le ménage qui se consolide du fait de l’appréciation positive que les parents, amis, familles et connaissances feront sur l’acteur». Toutefois, il relève que dans la pratique, une tendance à la dénaturation est de plus en plus notée car la pratique est source de convoitise, «de m’as-tu vu», et cela s’explique, selon lui, par le fait que le nouvel enjeu, c’est  le positionnement au sein de la communauté où désormais les apparences priment sur tout, et encouragées en cela par la volonté quasi maladive de tenter de conserver un rang ou un standing social   par des astuces et artifices multiples.
GASPILLAGE DANS LES CEREMONIES RELIGIEUSES - LA LOI N°67-04 DU 24 FEVRIER 1967 IMPUNEMENT VIOLEE
La loi n°67-04 du 24 février 1967 sur les gaspillages dans les cérémonies religieuses n’a pas atteint son objectif. Selon le juriste NFALY Kama de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar : « quand une loi est votée les députés et les parlementaires doivent s’assurer qu’elle va être appliquée ».
Malheureusement, dit-il, ce n’est pas le cas avec cette loi. C’est pour cette raison qu’il suggère « sa suppression de l’ordonnancement juridique du Sénégal ». Par ailleurs, il faut noter que la loi n°67-04 du 24 février 1967 n’est pas la seule  à ne pas être appliquée au Sénégal. Il en est ainsi de la loi sur les tapages nocturnes. Même celle sur l’excision peine aussi à être appliquée dans toute sa rigueur.
Fatou NDIAYE, Chérif FAYE, Ndèye Aminata CISSE/Sudonline

21/10/2014

"Mourir pour des idées"...

Le tourisme sénégalais malade d’Ebola... mais pas seulement
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Alors qu’aucun cas mortel n’a été recensé au Sénégal, le tourisme, et en premier lieu l’hôtellerie déjà fragilisée par la crise, est durement impacté par les peurs liées à la maladie. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), Ebola pourrait coûter 1% du PIB au pays.
Il y a des experts qui ne se trompent pas. Fin septembre, Ali Mansoor, chef de mission du FMI en séjour à Dakar expliquait que le tourisme serait le secteur de l'économie sénégalaise qui pourrait pâtir le plus de la fièvre hémorragique Ebola.
« Ebola est partie d'une région qui est affectée, et donc par association, il y a des effets qui sont induits. Et le secteur qui risque d’être plus affecté, c’est le secteur touristique. Et ce n’est pas seulement au Sénégal, en Gambie aussi, le secteur touristique est très affecté », avait-il déclaré en conférence de presse.
Dans une analyse publiée début octobre, la Banque mondiale avait anticipé les conséquences économiques du virus Ebola dans les différents pays d’Afrique de l’Ouest. Deux conclusions avaient été avancées par le FMI.
Dommages collatéraux
Si l’épidémie parvenait à être contenue à la fin de l’année 2014, l’impact économique en Afrique de l’Ouest pourrait être moindre et les économies de la région redémarrer assez rapidement. Mais, si la crise devait persister en 2015, la croissance plus faible pourrait coûter 32,6 Md$ à la région en 2014 et 2015 avec des conséquences grave sur la pauvreté qu’elle engendrerait.
Mais le pire, c’est que les conséquences du virus Ebola débordent largement des principaux pays touchés par le virus. Ainsi, pour le Sénégal, le FMI explique que, « Bien qu’un cas d’Ebola ait été détecté au Sénégal, ce patient a été pris en charge et l’impact sur l’économie du pays a été minime. En revanche, les conséquences d’Ebola sur le tourisme pourrait réduire le PIB annuel de 1% ».
Et la situation devient alarmante. Selon les dernières statistiques publiées, le pays, qui accueillait plus d’un million de touristes en 2000, n’en reçoit plus que 450 000 aujourd’hui. En crise depuis plusieurs années, le virus Ebola vient plomber encore plus l’attractivité du Sénégal.
Ebola et jihadisme s’ajoutent à une longue liste
Annulations à la chaîne, hôtels déserts, avions presque vides… aujourd’hui, plus aucun touriste de se risque au Sénégal. Conséquence directe de cette désaffection, entre 800 et 1 800 emplois auraient déjà été supprimés.
Et s’il n’y avait qu’Ebola. « Le Quai d’Orsay avait classé le Sénégal en zone rouge, au même titre que le Mali par exemple, avant de rectifier le tir il y a une semaine. Au Sénégal, il n’y a ni Ebola, ni jihadistes, mais les gens font l’amalgame. Le secteur touristique allait déjà mal depuis plusieurs mois, mais les craintes suscitées par Ebola et le jihadisme ont porté le coup de grâce », explique Lionel Lopez, un français propriétaire d’un hôtel dans le Sine Saloum.
Selon lui, les difficultés du secteur touristique sénégalais datent bien avant l’épidémie Ebola. Le conflit au Mali voisin, l’érosion côtière (notamment à Saly –ndlr), l’instauration des visas biométriques pour les Européens depuis un an ou encore de l’augmentation du prix du billet d’avion liée aux taxes aéroportuaires en seraient les principales causes.
Ebola et le djihadisme n’ont fait que se rajouter à la liste.
Hervé Ducruet/Pagtour

20/10/2014

L'offre médicale s'étend à Mbour

Un centre psychiatrique sera construit à l'hôpital de Mbour avant fin 2015
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L’hôpital de Mbour sera doté d’un centre psychiatrique de qualité avant la fin de l’année 2015, ont annoncé vendredi le directeur du Centre hospitalier Esquirol de Limoges (France), Antoine Pachéco et le président de l’Association française Formation-Santé-Partage de Limousin, Raffi Fernand. ‘’On va accompagner l’hôpital de Mbour et, notamment dans le cadre de la convention qu’on a signée et qui va jusqu’en 2015. On va développer une prise en charge psychiatrique avec la mise en place d’une équipe mobile qui va pouvoir aller s’occuper des patients à domicile. Dans le cadre d’un projet d’extension voire de construction d’un hôpital dans ce domaine-là’’, a expliqué Antoine Pachéco.
Les deux responsables français ont signé une convention tripartite avec l’EPS 1 de la capitale de la Petite Côte.
APS

Le prix de milliers de centres de santé à travers le pays...

Construction d’une polyclinique à Touba : Un « adiya» de 100 milliards
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La ville de Touba va abriter en 2015, la «plus grande» polyclinique internationale de l’Afrique, dont le budget est arrêté à plus de 100 milliards de francs Cfa, compte tenu de la gestion au moins pendant 10 ans.
Le 8 novembre prochain, la première pierre de la polyclinique internationale Mame Diarra Bousso Diop Gaïndé Fatma de Touba, sera posée sur le site même de l’actuelle clinique éponyme, qui est en déliquescence. Ce projet de l’Association internationale de lutte contre l’ulcère de Burili et d’appui au développement ambitionne de construire à Touba, une «clinique unique en son genre en Afrique», pour un budget de près d’une centaine de milliards de francs Cfa, compte tenu de son budget de fonctionnement au moins pendant dix ans.
La présidente de l’association est venue présenter au journal Le Quotidien, la maquette de la polyclinique avec un enthousiasme débordant, qui témoigne des potentialités, dont elle dispose pour réussir un tel pari. «La santé étant un levier incontournable du Sénégal émergent, ce projet entre en phase dans l’atteinte des objectifs de ce programme. Cette structure se veut complète et moderne, elle est sur 13 niveaux avec sous-sol. Sur le dernier niveau, il y a un héliport, qui permettra l’évacuation sûre et rapide des patients», sourit Awa Diop, par ailleurs belle-sœur du défunt Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma.
Basée en Côte d’Ivoire où elle développe, depuis quelques années, des projets en santé et éducation, Awa Diop dit avoir pu étendre ses tentacules en Europe, Afrique, Asie, Amérique et Océanie grâce à un réseau dynamique de partenaires. A propos justement de partenaires sur ce projet très ambitieux, elle cite les hôpitaux Pitié Salpetrière, Val de Grâce, Hôtel de Dieu, Neuilly, Bichat, Necker ou encore Saint-Antoine, tous basés à Paris. Elle cite également l’Ong Médecins sans frontières, qui sera «d’un grand apport» sur le plan médical.
Au niveau national, elle dit compter sur l’entregent du Président Macky Sall, dont la présence est même annoncée à Touba, le jour de la pause de la première pierre de la polyclinique. Cérémonie qui verra aussi la présence du ministre de la Santé Awa Marie Coll Seck ainsi que «tous les chefs religieux» musulmans comme chrétiens du Sénégal.
Elle a assuré que les constructeurs déjà désignés, à savoir la Cse, la Cde, l’Ordre des architectes ainsi que les différentes sociétés d’assurances ont été sensibilisés dans le sens de livrer l’édifice avant le magal 2015. Un délai certes court, mais réalisable, selon Awa Diop, qui précise qu’outre la polyclinique, il y aura d’autres immeubles connexes, sur le même site de 5 hectares, dont l’immeuble Serigne Sidy Moctar Maty Lèye Mbacké, la pharmacie Serigne Ahmed Moctar Mbacké et ceux qui abriteront les logements des médecins ou encore de la promotrice.
Aly FALL/Lequotidien

Pas d'Ebola au Sénégal!

Ebola entraine des annulations et plongent les professionnels du secteur dans l’inquiétude
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A moins de deux quelques jours de l’ouverture de la prochaine saison touristique 2014/2015 en Casamance, les professionnels du secteur sont très inquiets. Des acteurs du tourisme qui déplorent l’impact négatif que l’apparition, pour la première fois du virus Ebola à Dakar, pourrait avoir un coup sur leurs activités durant cette présente saison.
«Plusieurs de nos réservations de séjours touristiques en Casamance ont été annulées. D’ailleurs, il y a quelques jours seulement, un groupe de 50 personnes qui devait venir en vacance ici en Casamance, nous a finalement signifié qu’il ne viendrait plus à cause du virus Ebola bien que, la maladie n’existe plus au Sénégal», explique Michelle Ndiaye, gérante d’agence de voyage au quartier Escale, à Ziguinchor. Le virus Ebola, à en croire nombre des professionnels du secteur dans cette partie sud du pays, a ralenti l’activité touristique en Casamance.
«Dans le courant du mois de novembre des tours opérators et autres touristes ont annulé leurs réservations en raison de la maladie du virus Ebola dans la sous-région mais, faute est de reconnaitre, à nos jours, nous n’avons pas encore enregistré des annulations. Il y a que les professionnels sont, à cause du virus Ebola, sont dans l’inquiétude», renseigne Mamadou Diouf, directeur de l’Office Régional du Tourisme en Casamance. Plus que jamais convaincu même si le Sénégal a été déclaré pays indemne et non infecté par la communauté internationale, «force est de reconnaitre aussi que beaucoup de T.O (Tours Opérators) ont peur de programmer l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb. Ils ont préféré au contraire les îles Canaris. Nous pensons que les autorités sénégalaises doivent mettre l’accent sur la communication pour montrer à la face du monde, si on veut avoir cette année une bonne saison touristique, qu’elles ont su gérer le virus Ebola», dixit Mamadou Diouf.
Pour le président de l’association des guides professionnels de la région, Lamine Sané, «l’attitude des médias internationaux ont négativement amplifié la présence du virus Ebola au Sénégal. Des médias internationaux qu’on peut même accuser d’avoir été à l’origine des plusieurs annulations de réservations à destination de la Casamance en particulier et du Sénégal d’une manière générale», regrette-t-il.
Des acteurs du tourisme en Casamance qui se préparent activement pour l’ouverture prochaine de la saison touristique. «Beaucoup de chose reste cependant à faire dans les aéroports de Cap Skirring et de Ziguinchor, les billets sur les lignes Dakar-Ziguinchor-Cap Skirring sont également chers, les correspondances de l’Europe vers Ziguinchor qui peuvent faire éviter les touristes de passer des nuits à Dakar ne sont pas encore réglées, les visas touristiques restent toujours un calvaire pour les touristes. Ce sont là autant de facteurs, de complaintes des professionnels qui empêchent la relance des activités touristiques en Casamance», a soutenu le directeur régional de l’Office du tourisme qui demeure convaincu qu’il y a une mauvaise communication, au plan international, autour de ce malade Guinéen guéri qui a été guéri à Dakar.
Ainsi à quelques jours seulement de l’ouverture de la saison touristiques, les professionnels du secteur pensent cependant que si l’Etat si met, les programmations peuvent être sur la bonne voie. «Parce que le Sénégal n’est plus cité comme un pays contaminé», soutiennent avec force ces acteurs du tourisme qui jadis, était le poumon économique de la région.
L'OBS/Moussa Diaw

Ambulances pour Somone et Ngaparou

Deux ambulances de ‘’Servir le Sénégal’’ aux communes de Somone et Ngaparou
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La fondation Servir le Sénégal de la Première dame, Marième Faye Sall, a offert aux communes de Somone et de Ngaparou (Mbour) deux ambulances médicalisées destinées à faciliter les évacuations des urgences vers les structures sanitaires de référence, a constaté l’APS.
Chacune de ces deux collectivités locales a organisé une cérémonie de remise officielle des clés de ces ambulances, dimanche, en présence du préfet du département de Mbour, William Manel, de l’Administratrice générale de la fondation, Fatou Danielle Diagne.
A la Somone, tout comme à Mbour, élus locaux et populations ont salué ce geste ‘’d’une si grande importance’’, parce que contribuant à la prise en charge de la santé des populations des communes voisines.
‘’La fondation Servir le Sénégal, à travers ce don, nous vient en appoint dans notre politique de santé’’, a déclaré le maire de Ngaparou Mamadou Mbengue, selon qui, ‘’pour qu’une nation puisse être économiquement au top, elle a besoin de fils sains’’.
Pour Fatou Danielle Diagne, la fondation ''fait beaucoup de choses dans la totale discrétion’’. ‘’Les actions discrètes que la fondation mène au profit des populations sont plus importantes que celles qui sont visibles par le commun des Sénégalais’’, a-t-elle fait valoir.
''En s’engageant auprès de son épouse, le président Macky Sall, elle a voulu être au chevet des populations, pour jouer sa partition dans le développement du pays'', a-t-elle soutenu, annonçant que ''d'’autres actions vont suivre, pour améliorer les conditions de vie des populations''.
Pour sa part, le préfet William Manel a invité les bénéficiaires à ''veiller à leur bon entretien qui passe inéluctablement par un bon usage’’
APS

19/10/2014

La lucidité d'un président qui ose...

« au Sénégal nous passons tout notre temps, toute l’année à faire la fête! » Macky Sall dixit
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Le chef de l’Etat Macky Sall qui a présidé ce matin l’ouverture du séminaire « Benno Bokk Yakaar » a, après avoir fait ressortir quelques aspects techniques du Plan, Senegal Emergent (PSE), cité quelques politiques sociales qui ont pour vocation de ne laisser personne au bord du chemin.
 Cependant il a tenu à regretter le non changement de mentalité de la majorité des Sénégalais et a appelé au travail.
« Le drame c’est que l’on ne travaille pas assez. Tout le monde exige tout de l’Etat, tout le monde veut consommer et attend tout de l’Etat, mais il faut d’abord que tout le monde se mette au travail et produise les ressources. Et le PSE c’est justement les réformes qu’il faut engager. Nulle part dans le monde, on ne verra un développement fondé sur des rêves. Il y a des gens qui travaillent beaucoup.  Nous devons engager ce combat essentiel pour le changement de mentalité dans ce pays, la vérité c’est que nous sommes des… je ne dirais pas des épicuriens en général, je ne voudrais pas utiliser un terme qui pourrait être mal interprété demain, parce que…nos amis de la presse sont là et je vois déjà les titres de demain. Disons, nous voulons beaucoup d’abondance, alors que nous n'y mettons pas autant d’efforts pour créer cette richesse » avancera-t-il.
« Nous fêtons du 1er Janvier au 31 Décembre »
Le President Macky Sall s’est par la suite appesanti sur la capacité des Senegalais à etre dans une atmosphère festive permanente. Selon lui les Senegalais consomment très mal parce que tout passe dans les fêtes. « Nous consommons très mal aussi ce que nous produisons parce que nous passons tout notre temps toute l’année à faire la fête, les Senegalais si vous voyez la structure de la dépense du 1er Janvier au 31 Décembre, vous voyez que tout ce qui a été produit c’est pour fêter, fête sociale, fête religieuse, fête de je ne sais pas, fête fête…..Ce travail-là il faut que « gneup diapssi », surtout les religieux. En plus de consommer ils tendent la main pour demander encore des ressources. »
 « C’est une invite  à l’ensemble des députés, fonctionnaires, et autorités pour que notre pays puisse faire un bond qualitatif à plus de travail et moins de gaspillage » finira-t-il par dire.
« Nous devons avoir une administration de développement et pas une administration de commandement »
Selon Macky Sall le renforcement du secteur informel est nécessaire pour aider au développement tout en notifiant à ses ministres d’être plus ouverts aux populations. « Il y a une nécessité de renforcer les paysans les pécheurs dans leurs outils de production etc. Pour les enseignants qu’ils forment plus de personnes dans leurs amphis, pour les fonctionnaires il faut qu’ils accélèrent les procédures, que les ministres soient diligents, ils sont au service des populations nous devons avoir une administration de développement et pas une administration de commandement et c’est important pour le changement de «mentalité » dira Macky Sall.
Dakaractu

18/10/2014

Il manque des logements sociaux

Le Sénégal a un déficit de 125.000 logements sociaux
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Le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, Diène Farba Sarr, insiste sur la nécessité, pour le pays, de travailler à la résorption du déficit en logements estimé actuellement à près de 125.000 unités d’habitation.
Le Sénégal est confronté, à l’heure actuelle, à un déficit de logements évalué à 125.000 unités. Mais le gouvernement compte résorber ce gap à travers le Plan Sénégal émergent (Pse) dont l’ambition est d’en construire 15.000 par an, a rappelé Diène Farba Sarr, le ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie. Dans cette dynamique, la Société immobilière du Cap-Vert (Sicap) envisage, selon son directeur général, Ibrahima Sall, de lancer un ambitieux programme de construction de 40.000 logements par an. Ces annonces ont été faites, hier, à l’occasion du séminaire sur la contribution des politiques de logement à l’exercice des droits des femmes et des jeunes organisé par le Réseau habitat de la Francophonie (Rhf).
La gestion de la croissance urbaine (45 % de taux d’urbanisation au Sénégal. Et d’ici à 2030, un Sénégalais sur deux sera un citadin) qui implique la mise en place d’infrastructures et de services adéquats est, en effet, devenue une priorité des politiques publiques. Ainsi, dans le Pse, l’habitat figure parmi les six secteurs prioritaires avec l’ambition de construire 15.000 logements par an pour les 10 prochaines années. « Pour atteindre cet objectif, l’Etat a consulté tous les professionnels de l’immobilier et les institutions financières. Dans ce cadre, mon département travaille sur les réformes nécessaires pour créer un environnement de la promotion immobilière plus adapté. L’installation d’un guichet pour les autorisations de construire fait partie des premières réformes, de même que la révision du Code de l’urbanisme », a souligné le ministre de l’Habitat. Il a annoncé que d’autres pôles urbains seront aménagés dans les régions de l’intérieur après Diamniadio. Par ailleurs, M. Sarr a indiqué qu’une nouvelle politique d’habitat social (qui prend bien en compte les besoins des catégories défavorisées, notamment les femmes et les jeunes) est en train d’être mise en œuvre par le gouvernement.
Plaidoyer pour un meilleur accès des femmes et des jeunes au logement
Un fort plaidoyer a été fait, hier, par le Réseau habitat de la Francophonie (Rhf) en faveur d’un meilleur accès des femmes et des jeunes au logement.
Le logement est un besoin fondamental de l’être humain qui reste, aujourd’hui, insuffisamment pris en compte sur le plan international. Ainsi, accéder à un logement décent relève d’une véritable gageure, notamment pour les femmes et les jeunes. Or, 60 % de la population des pays francophones ont moins de 30 ans. Au Sénégal, les femmes représentent 50,4 % de la population et les jeunes de moins de 18 ans constituent la moitié de cette même population. En direction du prochain Sommet de la Francophonie, le Réseau habitat de cette organisation a jugé nécessaire de se pencher sur la problématique de l’accès des femmes et des jeunes au logement, en vue de faire des recommandations aux décideurs. Dans cette optique, Le Rhf a convié, hier, à Dakar, ses membres, venus d’une quinzaine de pays, à un séminaire.
Le Réseau estime que « c’est une façon de montrer que l’accès à un logement décent pour les femmes et les jeunes est primordial pour la cohésion sociale, la paix et la sécurité ».
Mamadou Bocar Sy, président du Rhf et directeur général de la Banque de l’Habitat du Sénégal (Bhs), a insisté sur le rôle de ce réseau présent sur la scène internationale depuis un quart de siècle et regroupant des professionnels francophones de l’habitat social et du développement urbain. Néanmoins, il a reconnu que l’accès au logement n’est pas seulement difficile pour les femmes.
Selon lui, Ce problème transcende le genre. « Il faut parler de l’accès au logement des ménages. C’est une question pour laquelle il faut un consensus, afin qu’il n’y ait pas de discrimination sexiste. Les femmes crient partout à la discrimination, mais dans le domaine du logement, elles sont très présentes. Toutefois, on essaiera d’améliorer ce qui peut l’être », a martelé M. Sy.
Pôle urbain de Diamniadio : Les 1.000 premiers logements seront disponibles avant décembre 2015
La délégation du Réseau habitat et Francophonie (Rhf) a visité,  hier, le pôle urbain de Diamniadio. En présence de Seydou Sy Sall, Délégué général du pôle, le Pdg de l’entreprise Getran, Mar Thiam, a annoncé qu’avant décembre 2015, les 1000 premiers logements de cette nouvelle ville seront mis à la disposition des Sénégalais. Il s’agira de 500 logements sociaux et de 500 autres standing. La  Société nationale d’habitats à loyer modéré (Sn/Hlm) a aussi exposé son programme de 4.400 unités d’habitations qui seront construites sur le site de Sendou, à 2km de la route nationale et à 2 km de la mer. C’est un grand programme qui englobe aussi la mise à disposition de parcelles sur une surface de 45 ha. D’ici à décembre 2015, les 1.000 premières parcelles (à raison de 23.000 FCfa le m2) seront disponibles, a affirmé le Dg de cette société immobilière, Ibrahima Wade.
Le Rhf souhaite un modèle d’habitat social adapté aux villes africaines
Dans un document appelé déclaration de Dakar pour le XVème Sommet des chefs d’Etat de la Francophonie, les membres du Réseau habitat et Francophonie (Rhf) souhaitent la mise en place d’un modèle de développement de l’habitat social adapté aux villes africaines. Le logement durable répond aux défis écologiques et à la transition énergétique. Il vise, selon le Réseau, à modifier et à transformer les villes africaines. L’idée est de disposer d’un laboratoire d’idées et d’un catalyseur de programmes d’actions ainsi que d’un système de financement plus performant en bénéficiant d’une coopération interétatique.
Les membres du Rhf sont conscients que le logement social doit rester une préoccupation majeure dans l’ensemble de l’espace francophone. Dès lors,  il estime qu’il est essentiel que la Francophonie s’appuie sur un réseau concret d’acteurs du secteur de l’habitat pour la développer et répondre aux besoins colossaux de la population, des femmes, des jeunes et de leurs familles.
Mamadou Lamine Diatta et Elhadji Ibrahima THIAM/Lesoleil

900 talibés scolarisés

PLAN SENEGAL OUVRE LA VOIE DE L’ECOLE A 900 TALIBES
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L’organisation humanitaire a procédé avant-hier à la remise des attestations pour 900 talibés issus de 52 Daaras de la banlieue dakaroise pour leur insertion dans le cycle formel.
Ce, après l’organisation des tests sous la supervision de l’Inspection d’académie permettant aux talibés d’avoir un parchemin qui les permet d’accéder à l’école.
Selon Mme Diallo Marie Faye coordonnatrice du projet talibé au niveau de Plan Sénégal a déclaré à cet effet : «c’est un projet initié depuis 2009  pour les daaras. Nous avions constaté que les talibés, après plusieurs années dans les daaras prenaient de l’âge pour être admis dans les écoles. C’est fort de ce constat que Plan avec Usaid, dans un projet dénommé Education de base, a installé un programme de français dans les daaras de commun accord avec les maitres coraniques consentants».
Et de poursuivre : «c’est un cycle de 3 ans pour chaque talibé âgé entre 6 et 12 ans. Il y avait des talibés qui n’avaient fait que 2 ans et on a décroché un autre partenaire qui a financé 50 millions pour finir le cycle de 3 ans. Un test d’examen a été élaboré par l’IA et administré à 900 enfants dont les 830 ont réussi les tests et pourront être insérés dans l’école publique».
Le président de l’association départementale des daaras, Kéba Gaye, dira que «Cela vient à son heure. On n’avait pas de doute pour la pertinence du projet même si certains de nos collègues avaient émis des doutes. Mais, actuellement, ce sont ces mêmes maitres coraniques qui adhèrent dans ce projet. Nous voulons la pérennisation du projet pour les 515 daaras du département»
Pour Mohamed Cissé, pensionnaire du Daara, Oumar Ben Khatab et parmi les attestés, c’est un défi à relever. «Nous auront l’opportunité d’apprendre le français et l’anglais. Et nous allons donner le meilleur de nous-mêmes pour réussir car, je veux devenir professeur», a lancé le jeune talibé.
Pour Bacary Bodian, l’inspecteur de l’enseignement  élémentaire au niveau de l’inspection des daaras , «les résultats, par rapport, à l’apprentissage du français et des mathématiques dans les daaras, sont très encourageants.
Le professeur Amsatou Sow Sidibé venue prendre part à la rencontre estime que «l’introduction de langue française dans les daaras est fondamental parce que les enfants arabisants, ont besoin d’avoir la culture, d’avoir le savoir-faire et le savoir-être et cela se fait en arabe et en français. Et nous invitons à ce que ce projet fasse tache d’huile dans le Sénégal car, c’est une excellente idée de lutter contre la mendicité surtout dans le département de Pikine».
«On ne demande pas mieux que l’enfant puisse avoir une éducation religieuse et en même temps une culture générale», a indiqué Mme Sidibé.
Moussa THIAM/Sudonline

17/10/2014

Un toubab à Saint Louis

Yannick PHILIP, Président de l’office de tourisme
Cet hôtelier qui héberge la mémoire culturelle de Saint-Louis
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Né à Saint-Louis du Sénégal le 3 mars 1967, Yannick Philip est aujourd’hui le président de l’Office de Tourisme et du Syndicat d’initiative de la région. Il fait partie des icônes de la capitale du Nord pour son engagement en faveur de la préservation du fonds culturel à Saint-Louis.
En d’autres lieux, on aurait dépeint Yannick Philip sous les traits caricaturaux d’un Saint-Louisien d’ethnie « toubab », tant son engagement pour la capitale du Nord est légendaire. Directeur du célèbre « Hôtel de la Poste », Yannick, comme aiment à l’appeler ses intimes, est un pur produit de l’île de Ndar pour y avoir effectué ses études primaires et passé sa plus tendre enfance. Puis, cap sur la France pour des études au collège et au lycée, sanctionnées par un bac professionnel en gestion informatique. Il est revenu au bercail pour reprendre la direction du célèbre établissement hôtelier que ses grands-parents et parents lui ont légué. Son leitmotiv reste le fervent désir de vivre et de travailler à faire perdurer le labeur de ses aïeux. Le patron du Syndicat d’initiative touristique de la région de Saint-Louis tient à transmettre un message aux Sénégalais : Ne pas désespérer, renforcer notre démocratie, se départir de tous les lobbies en veillant au renforcement de la Société civile. Des témoignages concordants informent que Yannick Philip est un homme multidimensionnel, dont les principaux traits de caractère sont la loyauté, la tolérance, la générosité et la pugnacité. Il déteste, par-dessus tout, l'hypocrisie. Ceci explique la réserve qu’il observe par rapport à la chose politique : « Les compétences sont pourtant là, mais noyées par les lobbies qui n'en ont que pour leurs propres intérêts. Il faut associer tout le monde au processus de prise de décisions ainsi qu'à la vision du développement et faire prévaloir les actes plutôt que les paroles sans lendemain ». Yannick Philip est donc un Saint-Louisien authentique, qui investit et travaille d’arrache-pied pour la ville. Il participe régulièrement aux grands débats qui ont trait au développement économique et social de la ville. Son ambition pour Saint -Louis se résume au souhait de voir une ville attrayante, car ayant une vocation culturelle, métisse et touristique avec un énorme potentiel à remettre en valeur. Cet attachement à la cité explique son désaccord lorsque l’ancien maire, Cheikh Bamba Dièye, avait organisé le gala des 140 ans de sa commune… à Dakar ! Sa prise de position publique en disait long sur le caractère trempé de l’homme qui ne cesse de faire remarquer que les Saint-Louisiens sont des gens tolérants, généreux et démocrates.
Yannick gère, avec une bonne dose de professionnalisme, l’« Hôtel de la Poste », classé, depuis belle lurette, patrimoine mondial par l’Unesco. Ses relations avec l’Aéropostale (hormis le fait qu'il s'agit d'une histoire commune à l'Humanité), sont également très fortes, car Saint-Louis fut une base très importante dans le cadre de la traversée de l'Atlantique Sud du fait de sa position géographique. Son établissement, à l'époque (années 1930), était géré par ses grands-parents qui ont eu la chance de rencontrer et connaître des héros comme Jean Mermoz qui séjournait dans la chambre 219. Le Syndicat d’initiative qu’il dirige a récemment signé une convention de financement avec l’Agence française de développement (Afd) pour un montant total de 280.000 euros (environ 183 millions de FCfa). Il est prévu l’agrandissement du Musée Jean Mermoz. Un projet qui est mené à la suite du grand retour du Bou El Mogdad.
Mamadou Lamine DIATTA/Lesoleil

Le Sénégal va exposer aux Pays Bas

Le Sénégal va vendre sa destination au salon de Vakantiebeurs en 2015
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Une signature de convention entre le ministère du Tourisme et des transports aériens et l’ambassade du Royaume des Pays-Bas a été faite hier, dans la salle de conférence dudit département ministériel. Ce partenariat permettra au Sénégal d’être présent à Amsterdam, lors du Salon de Vakantiebeurs, qui aura lieu du 13 au 14 janvier 2015. L’ambition du ministre Abdoulaye Diouf Sarr, est de vendre la destination Sénégal, ses produits et opportunités touristiques (stabilité politique, site balnéaire avec 700 Km de côte, la biodiversité, la richesse culturelle, l’hospitalité…).
Ce sera, confie le ministre, la bataille pour être à fond de la promotion et d’entretien du tourisme. «Nous allons montrer le portefeuille de notre tourisme », a promis M. Sarr.   
A l’endroit de l’ambassadeur hollandais, Pieter Jan Kleiweg De Zwaan, le ministre a indiqué avoir, très tôt, senti en lui un défenseur de la destination sénégalaise. Il a ainsi bien apprécié l’engagement et la disponibilité du diplomate  à appuyer la promotion de la destination sénégalaise et à mieux présenter le tourisme sénégalais sur le marché néerlandais. « L’histoire retiendra que vous êtes le premier à venir dans nos nouveaux locaux pour signer une convention de promotion du tourisme », s’est réjoui M. Sarr.
Selon lui, cette signature se présente dans un contexte où le tourisme sénégalais a besoin de visibilité. A l’en croire, depuis lundi (avant-hier) la communauté internationale (Oms) a rayé le Sénégal de la liste rouge des pays où le virus Ebola est présent. Cela, indique le ministre, n’a été possible que grâce à l’effort de riposte déployé par nos autorités.
De son côté, l’ambassadeur des Pays-Bas a révélé que 2.000 Hollandais étaient au Sénégal l’année dernière. Il a fait remarquer que 5 heures de vol séparent Dakar d’Amsterdam. « Le secteur du tourisme est sous pression à cause d’Ebola, mais, il n’y a plus d’Ebola au Sénégal. J’ai pleine confiance  et je vais transmettre le message pour faire la belle publicité », a aussi soutenu Pieter Jan Kleiweg De Zwaan. Soulignant ainsi l’importance de donner la bonne information.
Serigne M. S. CISSE/Lesoleil