30/11/2014

LA POUPONNIERE DE MBOUR DANS LE COLLIMATEUR

Pouponnière de Mbour : Le ministre de la Femme décrie la gestion et appelle à une reddition des comptes
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En visite hier à la pouponnière de Mbour, le ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfance, Mariama Sarr, a décrié la gestion de la structure. Elle a également demandé une reddition des comptes, indiquant ne pas comprendre les difficultés récurrentes de la pouponnière, qui bénéficie pourtant annuellement, d’une aide de l’État et des organisations caritatives.
Les responsables de la pouponnière de Mbour ne sont pas près d’oublier la visite effectuée hier dans leurs locaux par la ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfance, Mariama Sarr. Venue s’enquérir des conditions de travail et de gestion de cette structure, le ministre s’en est pris aux responsables de la Pouponnière. Elle a fermement décrié la gestion de cette structure dédiée aux enfants vulnérables. Un courroux que Mariama Sarr explique par la récurrence des problèmes que rencontre la pouponnière qui pourtant, rappelle-t-elle, «bénéficie d’un soutien constant de l’État et des organisations caritatives.» En réponse aux interrogations du ministre, Cheikh Diop, chargé de la communication de la pouponnière, a informé que ces difficultés «sont en grande partie le fait du désengagement de la France, qui confiait à la pouponnière de Mbour des mineurs français ayant commis en France des délits. En contre partie de la prise en charge de leur séjour à Mbour, l’État français débloquait une forte enveloppe financière, dont les 23% étaient destinés à la gestion de la pouponnière. Après s’être désengagée, pour cause de la pandémie d’Ébola, Cheikh Diop soutient que la France s’est tournée vers le Maroc. Une décision durement ressentie par la pouponnière de Mbour. Un argument qui ne tient pas la route, de l’avis du ministre. A l’en croire, «cette situation de léthargie, qui n’a que trop duré, est inacceptable. Malgré le désengagement de la France, le cas de la pouponnière de Mbour mérite une profonde réflexion. Il faut dépasser le désengagement de la France et revoir le mode de gestion, pour combler les failles et trouver des solutions idoines.»
Dans la même veine, Mariama Sarr a dit ne pas comprendre pourquoi la pouponnière de Mbour est la seule du pays à connaître ce type de difficultés. Pour trouver des solutions à ces problèmes, Mariama Sarr souhaite que soient budgétisés tous les besoins de la pouponnière de Mbour. «On ne  doit pas jouer avec la vie des enfants. Sur un ton menaçant, elle a lancé : «Ce n’est pas le moment de revenir sur les détails, car ce n’est pas le lieu indiqué. Puis, elle a «convoqué» les responsables de la pouponnière à Dakar, pour examiner en profondeur l’ensemble des maux de cette structure. Elle a aussi invité à chercher des partenaires et à mettre en œuvre une gestion plus rigoureuse et efficiente des fonds. Réagissant à une intervention du responsable de la pouponnière sur des questions de légalité, le ministre a dit : «La légalité est synonyme de reddition des comptes. Quand vous avez des problèmes, vous saisissez les autorités compétentes. Nous ne pouvons pas  comprendre qu’à chaque fois que vous nous sollicitez, l’État, qui vous vient en aide, mais au moment de faire les comptes, on a l’impression que l’État ne fait rien pour la pouponnière, ce qui est inexact. Pour rappel, dans un passé récent, des partenaires étrangers et autres organisations caritatives ont apporté leur soutien à la structure. «Vous allez nous faire l’inventaire de tous les dons offerts par les partenaires», a enfin exigé la ministre.
Alioune Diop/L’OBS

SOMMET DE LA FRANCOPHONIE

Un sommet de la Francophonie placé sous haute surveillance
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Le sommet de la Francophonie commence ce samedi au centre international de conférence de Diamniadio, à 32 kilomètres de Dakar. En tout, 77 délégations, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement, plus de 5 000 visiteurs, dont un demi-millier de journalistes sont attendus pour un sommet placé sous haute surveillance.
Tout le long de la route qui mène au centre de conférence de Diamniadio sur les grandes artères et les principaux points stratégiques de la capitale sénégalaise, les forces de l’ordre sont bien visibles.
Selon une source sécuritaire, plus de 3 000 policiers et gendarmes sont mobilisés. Un important dispositif militaire est également déployé, car le risque terroriste existe bel et bien, comme l'explique Jacques Habib Sy, le délégué général à l’organisation du sommet : « Chacun de ces chefs d’Etat apporte avec lui son bagage de risques sécuritaires, souligne-t-il. Il y a sur les airs, sur les mers, autour du personnel hôtelier, partout au Sénégal, une gestion du risque sécuritaire qui a été poussée à la paranoïa, mais je pense qu’il vaut mieux être très bien préparé. L’Etat n’a pas lésiné sur les moyens ».
La France est impliquée aux côtés du Sénégal. Un navire de guerre aviso est arrivé à Dakar. Plus de 500 policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers ont été formés par des experts français dans le cadre d’un plan d’appui à la sécurité du sommet. Il n’y a aucune menace sur le sommet, précise la même source sécuritaire. Mais depuis le déclenchement du conflit au Mali, cette menace est permanente et diffuse.
Carine Frenk/RFI

ACCES INTERNET DANS LES UNIVERSITES DU SENEGAL

504 MILLIONS DE FRANCS CFA POUR ASSURER LA GRATUITE
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L’internet sera gratuit, désormais autour des différents campus universitaires de tous   Universités publiques du Pays, a soutenu, ce jour, le ministre en charge de l’enseignent supérieur et de la recherche Mary Teuw Niane au cours d’une signature de ‘’protocole sur la connectivite des universités publiques du Sénégal entre le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’ARTPET le FDSUT   Au delà du désenclavement des universités, l’ambition du ministère est plus grande, face aux enjeux du numérique, il compte connecter tous les établissements universitaires publics et privés à l’internet car soutient t-il, afin d’inscrire l’université dans sa mission de pilier de développent, s’est –il exprimé.  En effet, ce programme de connectivité à l’internet inscrit dans une durée de 3 ans est financé à hauteur de 500 millions de nos francs par le Fond de Développement du Service Universel.  Ainsi le protocole va allouer spécifiquement 25 millions de francs CFA pour l’audite du Wifi déjà installé au niveau des campus afin de lever tous disfonctionnement adit le ministre  
AMINA BAYO/Setal.net

29/11/2014

POURVU QUE SENELEC ASSURE!

Publicité Dynamique: Dakar Brille De Mille Feux
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A l'instar de Times Square à New York, Tokyo, Dubaï, Shanghai, Johannesburg, Tunis, Dakar a ses écrans géants. Depuis quelques temps, la capitale sénégalaise change de décors : des écrans publicitaires illuminent la ville de mille feux !
L’effervescence de ces panneaux s’explique par l’évolution qui s’est opérée dans le monde du marketing et de la publicité, gagnant de plus en plus de nombreux pays.
Idéalement conçus pour une publicité en extérieur, ces supports innovants jouent un rôle très important dans la mise en œuvre des actions marketing au sein d’une entreprise. Véritables porteurs d’image, ils sont ultra-résistants, et très efficaces pour préserver une identité visuelle.
Avec des créations de plus en plus innovantes, certains professionnels en la matière arrivent carrément à booster la vente de n’importe quel produit grâce aux associations de couleurs et d’effets visuels.
Digitaux, ces supports « réactifs » et modifiables en temps réels offrent une actualisation plus rapide du message publicitaire et donc l’adaptation des campagnes à d’éventuels événements en quelques clics effectués à distance.
Le plus grand écran dynamique du monde a été installé à New-York. Le monstre mesure plus de 100 mètres de long, soit la taille d’un terrain de football, pour 25 mètres de haut, ce qui correspond plus ou moins à un immeuble de 8 étages
Un bémol, cependant : ces écrans sont coûteux et le retour sur investissement se doit d’être sérieusement étudié avant tout déploiement, d’autant plus que les actes de vandalisme à leur égard induisent des coûts de réparation d’une toute autre ampleur.
A l’échelle planétaire, le virage digital est bel et bien amorcé dans le domaine de l’affichage, même s’il se révèle encore discret au Sénégal.
Ces supports contribuent à la modernisation de la ville de Dakar, une ville moderne vers l’émergence.
Selon certains professionnels du secteur, cette nouvelle ère de la publicité dynamique ne fait que commencer !
Depeche Diplomatique/Webnews

LES BELGES MONDRON-PREVOT GAGNENT LE RALLYE HISTORIQUE DU SENEGAL

Rallye historique du Sénégal: La première pour Mondron
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Après le Safari Classic et le Maroc Historique, le Sénégal vient de lancer cette année le Rallye Historique du Sénégal dont la première édition qui s’est déroulée du 22 au 26 Novembre a été remportée par le Belge Jean Pierre Mondron sur une Porsche 911.
Bien avant le Paris Dakar, lancé par le regretté Thierry Sabine en 1979, le Sénégal avait, depuis les années 1960, un grand rallye qui, certes, n’avait pas l’aura du Safari ou du Bandama mais qui était couru par les grand constructeurs français qui n’ont pas hésité à y dépêcher des équipages « officiels ».
La crise pétrolière au début des années 1980 a mis fin à cette belle aventure. Une trentaine d’années plus tard, l’épreuve renaît de ses cendres, à l’initiative de J.A Collard entouré de quelques passionnés. Les organisateurs ont concocté un joli programme pour les concurrents à travers de magnifiques sites sur les rives l’Atlantique comme la magnifique réserve de Bindia.
Parti le Dimanche 23, les concurrents devaient boucler un parcours long de 1400kms dont 550 face au chrono alternant spéciales classiques (Terre) et circuit (Asphalte) jusqu’à l’arrivée final à Dakar le Mercredi 26. 20 équipages (à très grande majorité belge) ont pris le départ à Tène Toubab dans la région de Thiès à l’est de Dakar. Pour la plupart des gentlemen drivers ou des riches amateurs mais qui abordent la compétition comme des vrais pros.
Le Français François Léthier sur une Peugeot 504 V6 est  le premier à s’installer sur le fauteuil de leader du rallye. Pas pour longtemps car les Belges et leurs Porsche vont succéder pour l’y déloger à commencer par André Lausberg avant même la fin de la première journée. Mais un problème d’embrayage lors de la  l’oblige à céder sa place à Jean Michel Martin le lendemain. Ce dernier va perdre une vingtaine de minutes et tout espoir de victoire dans l’avant dernière étape, à cause d’une roue arrachée. Jean Pierre Mondron hérite alors du commandement.
Au départ de la dernière journée, Mondron, associé au très expérimenté Stéphane Prévot, ne comptait que 23 secondes d’avance sur son compatriote Patrick de Frahan. Ce dernier est parvenu à renverser la vapeur au terme des 3 spéciales de la matinée, mais dans le dernier tour lors de l’ultime spéciale sur le Circuit de Dakar, la Porsche verte a pris feu suite à souci de carburateur. Mondron a conjuré le mauvais sort  qui semblait s’acharner sur les leaders successifs, en retrouvant la tête de la course à la fin de journée, également fin du rallye. Il est le premier en être surpris : « ce fut un merveilleux rallye ! j’étais le premier étonnée de passer en tête avant cette dernière étape. Ce matin, nous n’avons pas voulu prendre de risques excessifs car, à certains endroits il y avait vraiment moyen de casser la voiture. Au final, c’est le destin qui nous offre cette victoire ».
Grands animateurs de la troisième journée, l’équipage suisse Stephan Meyers – Marc Desiebenthal monte sur le premier accessit à plus de 4 minutes du vainqueur. Auteur d’une course très régulière le duo belge Albert Michiels – Tomas Van den Berg complète un podium 100% Porsche.
Les Belges Gilles Binels et Sylvie Lagouche terminent premier équipage non Porsche à la quatrième place à bord d’une Ford Escort Mk2 Groupe4, devant les anciens leaders Martin et Lethier.
13 équipages ont rallié l’arrivée dont Alexandre Leens et Marie Michiels de Belgique sur une petite Austin Mini Cooper S. Malgré tout, tous les concurrents ont apprécié cette course à l’image des locaux Guy Chriqui et Philippe Thiolat qui se sont bien amusés sur leur Peugeot 504 : « Pour nous, ce rendez-vous ne fut qu’un concentré de bonheur à l’état pur. Des paysages extra, de pistes splendides et une ambiance géniale (…) J’ai déjà eu l’occasion de prendre par plusieurs fois au Maroc et même au Safari Classic avec des Citroën DS et SM. Ce rallye du Sénégal Historique viendra compléter la liste et je crois que c’est une épreuve qui est appelée à grandir, car les possibilités sont énormes ».
Collard et son équipe s’y attèlent déjà : « avant tout, je tiens à remercier tous les équipages et l’ensemble de l’équipe d’organisation (…) Sportivement, le suspense est resté intacte jusqu’au bout avec un incroyable mano à mano. Nous allons nous employer à améliorer tous les points de détail et les petits dysfonctionnements afin d’offrir une édition 2016 digne des plus grands rendez-vous de la discipline… »

Africatopsports

28/11/2014

ERADIQUE LE PLASTIQUE!

Bientôt une loi contre les sachets plastiques au Sénégal
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La loi contre les sachets plastiques déjà envoyée au Secrétariat du gouvernement est dans le circuit d’approbation et sera bientôt soumise à l’Assemblée nationale, a révélé jeudi le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé.
‘’La loi est déjà dans le circuit. Elle nous permettra de réglementer la production, la commercialisation en mettant l’accent surtout sur le grammage à la fabrication et à l’importation. C’est une loi qui va viser la fin des sachets plastiques au Sénégal’’, a expliqué Abdoulaye Baldé devant l’Assemblée nationale.
Le budget du ministère de l’Environnement et Développement durable va passer de 25 milliards 737 millions pour le budget en cours à 22 milliards 155 millions pour 2015.
Ce budget qui a baissé de 14 pour cent en valeur relative a été soumis aux députés pour examen. Lors de cette session les débats ont tourné autour des feux de brousse, de la nécessité d’accentuer la politique de reboisement, les aires marines protégées, les enjeux autour des sachets plastiques, l’installation des fermes aquacoles et piscicole, la situation de la grande muraille verte, entre autres sujets.
‘’Nous retrouvons des sachets en plastique partout au Sénégal, dans toutes les villes et les villages. Nous allons nous s’attaquer à cela à travers cette loi qui va bientôt être votée’’, a poursuivi Abdoulaye Baldé.
Il a invité les députés à contribuer aux actions de sensibilisation pour une meilleure effectivité de la loi contre les déchets en plastiques. ‘’Nous avons vu qu’en Côte d’Ivoire, une telle loi a provoqué tellement de remous parce que touchant à des intérêts de particuliers. C’est pourquoi nous comptons sur la sensibilisation avant l’adoption de la loi’’, a insisté Abdoulaye Baldé.
Devant les députés, il assuré que la loi contre les déchets en plastique et la loi sur le littoral sont l’une des priorités de son département.
‘’Je prends l’engagement sur moi de conduire ces deux lois qui sont très importantes pour le développement du pays. J’en ferai mon cheval de bataille’’, a-t-il assuré, annonçant dans la foulée ‘’une actualisation du code de l’environnement’’’.
Le projet de la grande muraille verte n’est pas abandonné, assure Abdoulaye Baldé
Le gouvernement n’a pas abandonné le projet de construction de la grande muraille verte initié par l’ancien régime, a déclaré, jeudi, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdoulaye Baldé, reconnaissant que le ‘’rythme de réalisation est assez timide’’.
‘’Je vais vous rassurer. L’Etat n’a jamais abandonné le projet de construction de cette grande muraille verte. Nous reconnaissons que le rythme de réalisation est assez timide, faute de moyens financiers’’, a -t-il expliqué devant l’Assemblée nationale.
grande_muraille_verte‘’La grande muraille verte n’est pas abandonnée. C’est un projet qui fonctionne toujours. Nous en sommes à un rythme de réalisation de 4.000 hectares de plantation par année dans ce projet de régénération naturelle qui s’étend sur 553 kilomètres et large de 15 kilomètres’’, a rappelé Abdoulaye Baldé.
Le budget du ministère de l’Environnement et Développement durable va passer de 25 milliards 737 millions pour le budget en cours à 22 milliards 155 millions pour 2015.
Ce budget, qui a baissé de 14 pour cent en valeur relative, a été soumis aux députés pour examen.
Dakaracho

ET COMBIEN DE VIOLS NON DECLARES?

3600 cas de viols enregistrés au Sénégal en 2014
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Les viols seraient au nombre de 3 600 au Sénégal, entre janvier et aujourd’hui. C’est le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, qui en a fait l’annonce devant les parlementaires, lors des plénières en vue du vote du budget de son département. Lors de son face-à-face avec les députés, ce mercredi, le ministre a déploré la récurrence de cette infraction qui affecte les victimes avant d’énumérer les conséquences fâcheuses qui en découlent. C’est, selon lui, principalement la destruction de la femme, la fissure dans la famille dans le cas d’inceste.
Prenant la parole, lors de cette rencontre, la présidente de la Commission de la santé, de la population, des affaires sociales et de la solidarité nationale, Mme Haoua Dia Thiam, a réclamé la criminalisation de ce délit à l’origine de beaucoup de drames familiaux. Elle a aussi interpelé Me Sidiki Kaba sur la nécessité de revoir la loi pour permettre l’avortement médicalisé. Non sans déplorer le fait que les prisons soient remplies de femmes incarcérées pour infanticide.
Dans cette même lancée, une de ses collègues, a dénoncé la récente libération d’un violeur. "Etes-vous près à accorder la liberté conditionnelle à des violeurs ? Etes-vous prêt à corser les peines des violeurs ?", a-t-elle demandé au ministre de la Justice.
A son tour, Mme Aminata Diallo, a aussi parlé de l’avortement médicalisé, en sollicitant l’élargissement au niveau des chefs coutumiers de la sensibilisation, dès lors que tous les jours, plusieurs cas d’interruption volontaire de grossesse sont commis.
Réagissant sur ce point, Me Sidiki Kaba a estimé que «ceux qui combattent l’avortement médicalisé sont le plus souvent ceux qui vont dans les cliniques privées, s’ils sont confrontés à ces situations, pour y faire des interruptions volontaires de grossesse, sans que personne ne le sache. C’est cette hypocrisie qu’il faut combattre», peste-il.
Me Sidiki Kaba/Ndarinfo

RETOUR A LA CASE DAKAR

Francophonie au Sénégal
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Un quart de siècle après avoir été l'hôte du 3e sommet de la Francophonie, la capitale sénégalaise s'apprête à accueillir sa quinzième édition. Devenue l'un des principaux centres d'affaires ouest-africains, gagnée par une urbanisation effrénée, elle n'a pas pour autant perdu son charme.
Vingt-cinq ans après son premier sommet sur le continent, l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) revient au Sénégal. Tout un symbole, puisque le pays a vu naître l'un des pères fondateurs de la Francophonie, Léopold Sédar Senghor, qui, dès 1962, louait "cet humanisme intégral qui se tisse autour de la terre", ainsi que son actuel secrétaire général, Abdou Diouf.
Ce 15e sommet sera aussi chargé d'émotion et d'enjeux, puisque l'ancien président sénégalais, après douze années passées à la tête de l'organisation, fera ses adieux. À quelques jours de l'événement, Dakar semble toutefois moins fébrile qu'en juin 2013, lorsqu'elle se préparait à accueillir le premier président africain-américain des États-Unis, Barack Obama. Pourtant, pas moins de 57 chefs d'État ou de gouvernement sont attendus, ainsi que de nombreux représentants des organisations internationales, des milieux économiques, culturels et sociaux...
Depuis le sommet de 1989, la capitale sénégalaise a bien changé. De plus en plus peuplée, polluée, dévorée par une fièvre immobilière qui gagne peu à peu le moindre mètre carré, jusque sur la corniche, Dakar est un perpétuel chantier à ciel ouvert. En quelques mois, des immeubles surgissent du néant et de nouveaux quartiers résidentiels poussent au milieu d'anciens terrains vagues.
Dakar, métropole métisse
Plus cosmopolite que jamais depuis que la crise ivoirienne a conduit les expatriés à se trouver un havre ouest-africain plus paisible, Dakar, métropole métisse, véritable carrefour des affaires et de la culture dans la sous-région, a néanmoins su conserver son ADN, combinant folklore et modernité. Le quotidien des Dakarois n'est pour le moment pas affecté outre mesure par les préparatifs du grand raout francophone, annoncé ici et là par quelques affiches discrètes. Les "mesures importantes" prévues par les organisateurs, notamment en matière de sécurité, vont surtout se faire sentir dans les deux ou trois jours précédant l'événement.
Principale infrastructure d'accueil de la rencontre, le Centre international de conférence de Diamniadio (CICD) a été construit en un temps record à l'écart de l'agglomération. Mais la capitale ne sera pas pour autant éclipsée par cette "ville nouvelle" : le Grand Théâtre national, situé au coeur de Dakar, accueillera, du 24 au 30 novembre, le Village de la francophonie, un lieu de rencontres et d'échanges entre les pays membres et les divers acteurs de l'espace francophone.
Si, comme le souligne un proche du maire de la capitale, Khalifa Sall, "la part de la ville est quasi nulle dans l'organisation du sommet" (elle est supervisée par une délégation générale rattachée à la présidence sénégalaise), Dakar la festive ne jouera pas les farouches dès que les projecteurs vont s'allumer. Du centre-ville à la banlieue, de nombreux événements culturels, débats et conférences vont rythmer ce sommet. Ainsi, du 22 au 29 novembre, sous le parrainage de l'Institut français, la compagnie de théâtre de rue Royal de Luxe animera différents quartiers populaires avec le spectacle Dakar-Dakar, tandis que des concerts et compétitions sportives se tiendront à Fass, Ouakam et Pikine.
"Un contre-sommet de la Francophonie"
Un millier de journalistes sont attendus pendant ces quelques jours, selon le président Macky Sall. Une surexposition médiatique dont les détracteurs du chef de l'État sénégalais devraient chercher à tirer profit. D'ores et déjà, le trublion Malick Noël Seck, qui a fondé le Front national de salut public - depuis son exclusion du parti socialiste -, entend organiser un "contre-sommet de la Francophonie" afin de dénoncer "une administration instituée par la Françafrique".
Quant au Parti démocratique sénégalais (PDS) de l'ancien président Abdoulaye Wade, devenu la principale force d'opposition, il a voulu tenir un grand rassemblement sur la place de l'Obélisque le 21 novembre. Une initiative que Macky Sall avait l'intention d'interdire mais qui a finalement été autorisée par le préfet de Dakar. De son côté, Abdou Diouf risque de se découvrir quelques inimitiés, de retour sur ses terres. Certaines confidences parues dans ses mémoires ont en effet provoqué une levée de boucliers chez plusieurs ténors de la scène politique, de Djibo Kâ à Iba Der Thiam.
Mehdi Ba/Jeuneafrique

27/11/2014

ESCROQUERIES FONCIERES A SALY-MBOUR

Gestion de terre à Mbour et Saly: De l’or ou la mort pour les escrocs du foncier
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De tous les maux dont souffre les mbourois, celui relatif au foncier retient le plus leur attention. L’on constate l’importance que les mbourois accordent à la question foncière. Ils ont dénoncé le fait qu’un ’’poignet d’individus profitent du foncier au détriment de toute une communauté.’’
Cette situation qui prévaut sur le foncier dans la capitale de la petite côte inquiète véritable et les bradeurs de terre sont prêts à tout sorte de sacrifice pour décrocher l’or. Ce réseau est formé autour d’agents municipaux et très souvent même le maire de la localité.
« Je suis certes conseillère municipale mais je ne suis pas très informée de ce qui se fait au niveau de la municipalité parce que je ne suis pas dans le cabinet du maire. Depuis 2009 je n’ai pas assisté à une séance de délibération des parcelles», cette phrase de Madame Aminata Fall Diouf, conseillère municipale à la commune de Mbour, est révélateur du degré de scandale du foncier impliquant des agents de la municipalité et son réseau de grands bandits connus du secteur.
La commune de Mbour est trop sollicitée par les citoyens à la recherche de lieux de résidence. Cette ruée vers la Petite-Côte provoque, évidemment, beaucoup de litiges fonciers entre courtiers et acheteurs.
Lors d’une rencontre sur la question organisée à mbour, les participants avaient déploré le fait que les autorités municipales ne communiquent pas avec les populations qui les ont élues. Selon eux, avoir des informations sur le fonctionnement du service municipal est quasiment impossible du fait que les autorités municipales se méfient des populations qui ont pourtant placé leur confiance en elles. Ainsi foulant au pied le droit d’accès à l’information.
Aucune solution pour inquiéter les courtiers véreux à la recherche de l’or
Le forum civil à Mbour, avait pourtant annoncé que le foncier dans le département de Mbour sera la prochaine étape du combat pour une transparence et une justice sociale envers la population mbouroise.
Pour se faire d’ailleurs, le forum civil a en mis en place un numéro vert gratuit (800 800 001) pour conseiller les sénégalais sur des problèmes juridiques et aussi pour signaler des cas de corruption de n’importe quelle sorte. Mais cela n’aura rien changé dans la gestion du foncier. Le réseau poursuit son chemin et le foncier continue à être une guerre entre des individus propriétaire souvent de la même surface vendue par la même personne. La prison ne change rien, les menaces de mort aussi. Ce qui veut dire qu’ils sont prêts à tout. L’essentiel, c’est d’avoir le pignon comme disent-les bandits dans leur jargon.
En aout dernier, Malick Ndour, ex-président de la commission domaniale de la mairie de Mbour et d’autres de ses collaborateurs, avaient été déférés au Parquet de Thiès pour vente illégale de terrain.
Ils sont au cœur d’un scandale foncier, géré dans la plus grande discrétion, qui porte sur une affaire de vente de terrain à la station Eydon située à l’entrée de la gare routière de Mbour. Le terrain qu’il a vendu appartient à l’Etat. On lui reproche de l’avoir confondu avec celui de la municipalité. L’acte était-il délibéré ? En tout cas, il a réussi à vendre par l’entremise de deux collecteurs de la mairie de Mbour «par on ne sait quelle subterfuge, ce terrain à un certain Sacoura Badiane, opérateur économique pour la somme de 28 millions de francs Cfa». Après avoir vérifié au niveau des services compétents, il s’est rendu compte «qu’il a été roulé dans la farine». Ulcéré, il avait porté plainte contre Malick Ndour et ses collaborateurs qui seront déférés au Parquet de Thiès. Lors des investigations, il a été découvert que les personnes impliquées dans cette affaire sont nombreuses et impliquent plusieurs personnalités de la mairie de Mbour.
Des Français au cœur du système pour blanchiments de capitaux
Le bradage de terres dans cette localité est surtout facilité par des français qui ont investit le lieux. Des études commanditées par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) viennent de confirmer que l’immobilier, le paiement mobile et électronique constituent des secteurs à hauts risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Mbour et Saly, font partie des localités qui avaient été ciblées dans le cadre de l’enquête sur l’immobilier. Les résultats de l’enquête avaient révèlés des cas suspects de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. La forte évolution des demandes d’autorisation de construire entre 2007 et 2012 révèle que les localités de Mbour et Saly constituent des zones très attractives, notamment pour les étrangers, du fait de leur position géographique (bordure de mer).
Le rapport de la centif a permis justement de mettre en évidence trois cas suspects. Le premier cas concerne deux français «P.R.P.C et J.P.M.B. Ces deux résidents français (apparemment apparentés) possèdent deux parcelles à Somone dont l’une d’une consistance de 4 172 m2» et un autre cas P.J.L.A. Ce résident français est propriétaire de deux parcelles dont l’une dans la zone de Grand Mbour et l’autre (n°328) dans la zone Sonatel extension Mbour».
Le document relève également le cas L.N. dans la même zone. Ce dernier, d’après le rapport, «détient cinq parcelles (n°991, n°993, n°990 A, n°990 B, n°746 sur le titre foncier 764 Mb à Château d’Eau Nord) et un terrain à Warang Sérère. Il possède également un immeuble d’une valeur de 720 millions de francs Cfa comprenant des appartements en location-vente et un complexe bar-restaurant dont la déclaration n’apparaît pas dans les livres de la conservation foncière».
Avec cette mane financière que possèdent ces étrangers, les escrocs du foncier continueront à mener leur travail d’escroc et continueront à sucer le sang de braves hommes et femmes qui ont difficilement acquis leur parcelle de terre pour prévenir leur avenir.
Sambou BIAGUI/Dossier réalisé par l’hebdomadaire « Le bien public/derniereminute.sn

SPORTIFS DE L'ANNEE

Les meilleurs sportif sénégalais 2014
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Le pivot de Timberwolves du Minnesota (NBA, ligue professionnelle de basket des Etats-Unis), Gorgui Sy Dieng, a été élu meilleur sportif du Sénégal à l’issue d’un vote organisé par l’Association nationale de la presse sportive du Sénégal (ANPS).
Il a devancé les champions d’Afrique de lutte, Isabelle Sambou, et de karaté, Saliou Diouf, les deux autres postulants.
Étincelant avec les Timberwolves du Minnesota, Gorgui Dieng Sy a été l’un des artisans du bon parcours de l’équipe nationale du Sénégal au Mondial qui a débouché sur une historique qualification au second tour, en août dernier en Espagne.
Le trophée de meilleur footballeur de l’année 2014 est revenu à l’attaquant international Sadio Mané, devant Dame Ndoye (Lokomotiv de Moscou, Russie) et Demba Ba (Chelsea, puis Besiktas en Turquie).
Champion d’Autriche avec les Red Bulls de Salzbourg, le feu-follet de 22 ans a rejoint Southampton (Première League anglaise) à l’intersaison. Il est le leader technique des « Lions » qui viennent de se qualifier pour la CAN 2015. Il est également nominé pour le titre meilleur footballeur africain de l’année de la Confédération africaine de football (CAF).
Quant au trophée de meilleur footballeur local, il a été décerné à Ibrahima Diop. Ancien attaquant du Jaraaf, avec lequel il a été meilleur buteur de la Ligue 1 la saison écoulée avec 16 réalisations, il a rejoint le club de Safi du Maroc. Diop devance Pape Sangoné Sarr et El Hadj Adama Mbaye, tous les deux sociétaires de l’AS Pikine, auteur du doublé Coupe du Sénégal-championnat national.
Enfin, en lutte, sport le plus populaire du Sénégal, la distinction est revenue à Serigne Dia alias « Bombardier », tombeur du « Roi des arènes », Balla Gaye 2. Il a devancé au vote Modou Lô et Ama Baldé.
Le gala de remise des trophées aux lauréats est prévu le 21 décembre prochain à Dakar.
APA

25/11/2014

LE SENEGAL A L'HONNEUR A HOLLYWOOD

Une simple parole" de Khady et Mariama Sylla primé à Hollywood
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Le film documentaire "Une simple parole" de Khady et Mariama Sylla a remporté le "Diversity Award" du Women's International Film and Television Showcase (WIFTS) de Hollywood (Los Angeles), a-t-on appris de son producteur.
"Le prix sera remis le 6 décembre 2014, lors d'une cérémonie dénommée International Visionary Awards, qui aura lieu à Hollywood, le célèbre quartier de Los Angeles considéré comme le carrefour de l'industrie cinématographique américaine", annonce Guiss Guiss Communication, une maison de production sénégalaise.
Selon cette structure, le "Diversity Award" est un prix "attribué aux femmes qui s'illustrent dans le domaine du cinéma et de la télévision par leur créativité, leur originalité et leur combativité".
"Chaque année, nous honorons des femmes exceptionnelles, qui continuent à relever le défi dans leurs domaines respectifs", expliquent les organisateurs de la manifestation.
"Nous recherchons des personnes remarquables, connues ou méconnues, qui ont fait la différence dans leurs communautés respectives et qui méritent d'être reconnues et félicitées pour leurs efforts extraordinaires et leur impact positif sur notre société", ajoutent-ils dans un document cité par Guiss Guiss Communication.
Cet événement, qui en est à sa septième édition, est l'occasion de remettre chaque année des prix dans plusieurs sections : meilleure réalisatrice, prix du jury, meilleure musique de film, meilleure actrice, meilleure scénariste, etc.
"Le +Diversity Award+ n'avait pas été décerné l'année dernière, mais il avait été remporté en 2012 par la réalisatrice indienne Gauri Shinde, pour son film +English Vinglish+", rappelle Guiss Guiss Communication.
"L'année dernière, le Women's International Film and Television Showcase avait distingué des cinéastes dont la réalisatrice anglaise Amma Asante, auteure du film +Belle+, sur la vie de la métisse Dido Elizabeth, qui a su trouver sa place dans l'aristocratie britannique raciste et conservatrice du 18e siècle", indique la maison de production sénégalaise.
"Cette année, poursuit-elle, des Awards récompensent d'autres réalisatrices telles que la Norvégienne Mona Friis Bertheussen pour son documentaire +Two Sisters+, la Polonaise Jolanta Dylewska, auteure de +Sous la ville+, etc."
Cet événement compte "aussi rendre un grand hommage à la célèbre actrice hollywoodienne Susan Oliver (décédée en 1990) pour l'ensemble de sa carrière".
"Une simple parole" a déjà été projeté lors du Festival international du film de Toronto (du 4 au 14 septembre 2014). Le film est en lice au Festival des 3 Continents de Nantes (du 25 novembre au 2 décembre). Il est également programmé en Californie (International Black Women's films), du 4 au 14 décembre.
A Nantes, une grande rétrospective intitulée "Les voyages intérieurs ou la parole regagnée" sera consacrée à l'œuvre de Khady Sylla, selon Guis Guiss Communication.
"Une simple parole" est la dernière œuvre de la cinéaste et écrivaine Khady Sylla, décédé le 8 octobre 2013, en co-réalsiation avec sa sœur, la cinéaste et productrice Mariama Sylla.
Ce film est présenté comme un testament de Khady Sylla, avec comme personnages principaux les deux réalisatrices et leur grand-mère Penda Diogo Sarr. Il sortira le 8 octobre dernier au Sénégal.
"Une simple parole" est un film célébré comme un "hymne à la poésie cinématographique, qui essaie de bousculer les codes du documentaire de création. Comment passer de la tradition orale à la parole filmée ? Une question qui touche l'humanité entière et que les deux réalisatrices visitent avec tendresse, poésie et humour".
http://vimeo.com/101715983
APS/Diallo/Mbourinfo

24/11/2014

AHS BIENTÖT H.S.?

AHS Sénégal dans la tourmente
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L'administrateur provisoire de AHS Sénégal aurait fait passer le chiffre d'affaires de 5,4 milliards de F CFA à plus de 6 milliards. DR
Au coeur de l'affaire d'enrichissement illicite impliquant Karim Wade, la société d'acheminement a été placée sous administration judiciaire. Sa gestion, confiée à ADD-Value, est aujourd'hui très discutée.
Sur l'aéroport international Léopold-Sédar-Senghor, les salariés d'Aviation Handling Services (AHS) continuent de s'activer autour des long-courriers et des vols régionaux. Mais tous savent que leur sort se joue peut-être loin du tarmac, à l'autre bout de la presqu'île du Cap-Vert, où se tient le procès pour enrichissement illicite de Karim Wade.
Car depuis 2013, les actionnaires d'AHS - Ibrahim Aboukhalil (dit Bibo Bourgi), son frère Karim et leur associé Pape Mamadou Pouye - sont soupçonnés par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei) d'avoir servi de prête-noms au fils de l'ancien président sénégalais. Ce dernier est suspecté d'être le véritable propriétaire de la société. Résultat, l'entreprise a été mise sous administration judiciaire et sa gestion confiée à la société ADD-Value Finance, qui a mandaté pour cette tâche Abdoulaye Sylla.
Opacité
À l'heure où les magistrats s'efforcent de valider leur théorie, il est difficile d'obtenir des informations fiables sur la situation économique d'AHS. Si l'administrateur provisoire est tenu d'"établir un rapport d'activité mensuel" à l'intention de la justice, les avocats des actionnaires de référence s'inquiètent de n'avoir "aucune visibilité". "Abdoulaye Sylla gère la société en toute opacité, estime l'un d'eux. De hauts responsables qui avaient été détachés par Menzies Aviation, le partenaire stratégique d'AHS, ont été mis au placard à son arrivée, et le commissaire aux comptes s'est plaint de ne pas avoir pu exercer pleinement sa mission lors des exercices 2012 et 2013."
Il est vrai que le groupe Menzies Aviation, l'un des poids lourds mondiaux du secteur du handling, avait été la clé du succès d'AHS au Sénégal et de son développement à travers l'Afrique. "Menzies apportait son expertise à AHS, et, en contrepartie, le groupe avait détaché à Dakar des membres de son équipe pour contrôler le bon déroulement des opérations", rappelle la même source.
Un réseau ouest-africain dans l'impasse
Le partenariat entre AHS et Menzies Aviation, débuté en 2003 au Sénégal, a rapidement été étendu à d'autres pays. À la faveur des appels d'offres ou du rachat d'entreprises, AHS s'est implanté en Guinée équatoriale, au Niger, au Bénin, au Ghana, en Centrafrique, en Guinée-Bissau et même en Jordanie.
Toutes ces sociétés sont contrôlées par Pape Mamadou Pouye et Ibrahim Aboukhalil au travers de Menzies Middle East and Africa. Cependant, leurs déboires judiciaires ne leur permettent plus d'assumer un rôle actif dans la gestion de ces sociétés. Interrogé par Jeune Afrique, le bureau de Menzies Aviation en Afrique du Sud confirme que les entreprises AHS continuent leurs activités en dehors du Sénégal.
Seul AHS Niger et AHS Bissau ont cessé d'exister, la première à la suite d'un désaccord avec les autorités, la seconde parce que le trafic de l'aéroport de Bissau ne permettait pas de couvrir les coûts d'exploitation.
Malgré nos demandes, aucun responsable d'AHS ou de Menzies n'a souhaité communiquer d'informations sur l'état de santé des différentes implantations.
Dans son dernier rapport d'activité, daté d'avril 2014 et portant sur l'exercice 2013, Abdoulaye Sylla indique que Menzies Aviation aurait "rompu unilatéralement le contrat d'assistance le 25 juin 2013" avec AHS. Selon l'entourage de Bibo Bourgi, ce départ serait lié à la purge déclenchée en interne par l'administrateur provisoire afin d'asseoir son contrôle, écartant les principaux dirigeants de la société au risque d'aller au clash.
De fait, Abdoulaye Sylla mentionne dans son rapport "la cessation des rémunérations du directeur général et du directeur des opérations", "la démission de trois chefs de service" et "quelques licenciements". Une vague de départs qui aura eu, selon lui, le mérite de permettre de réduire les charges salariales de 11 % entre 2012 et 2013 en dépit d'une revalorisation des salaires.
Sceptiques
Toujours selon le rapport d'Abdoulaye Sylla - sollicité via l'un de ses collaborateurs, l'intéressé n'a pas souhaité répondre aux questions de Jeune Afrique -, la mise sous administration provisoire aurait permis à la société de faire passer son chiffre d'affaires de 5,4 milliards de F CFA (8,2 millions d'euros) à plus de 6 milliards, faisant un bond de 12 %. "2013 affiche un résultat qui augmente de 225 % par rapport à 2012", conclut l'administrateur provisoire.
"Pour le nombre de compagnies, notre concurrent Senegal Handling Services a une légère avance, mais AHS assure plus de vols", indique une source interne, ajoutant que l'activité de maintenance aéronautique, désormais assurée par AHS, lui permet d'espérer conforter son développement.
Cette analyse rassurante laisse pourtant sceptique l'entourage des frères Aboukhalil. "Le poste de charges "prestation de services extérieurs" a connu une augmentation fulgurante de 39 % et les créances dues aux fournisseurs ont également atteint un niveau extrêmement alarmant", s'inquiète l'un de leurs avocats, ajoutant que "les compagnies aériennes n'aiment pas l'incertitude et, surtout, ont besoin d'interlocuteurs fiables et spécialisés dans le secteur". Mais après avoir déposé sans succès une requête visant à récuser la société ADD-Value Finance et Abdoulaye Sylla, ces derniers ne peuvent qu'attendre l'issue du procès Karim Wade pour savoir à quelle sauce AHS Sénégal sera mangée.
Mehdi Ba/Jeuneafrique

DAKAR SANS MENDIANTS

Le centre de Dakar débarrassé de ses mendiants
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La police a effectué une vaste opération de nettoiement des artères de Dakar. Après avoir traqué les délinquants en tous genres, les forces de l’ordre ont jeté leur dévolu sur les mendiants. Les hommes de tenue ont ratissé tout le centre-ville, dans la nuit du samedi au dimanche, entre 00h et 5h du matin. Cette opération consistait à enlever tous les mendiants des rues du Plateau.
Ainsi, 25 mendiants ont été pris et déportés dare-dare à Sébikotane par les éléments de la police. Ces derniers n'ont récolté, une fois à Sébikotane, que des injures de la part de ces « pauvres » mendiants. Il faut cependant relever que ce ne sont pas seulement les mendiants qui  étaient traqués dans le centre-ville. Les chiens errants étaient également dans le viseur des éléments des services d’hygiène, qui ont empoisonné tous les chiens qui avaient élu domicile sur la voie publique. Pour dire que le Plateau a retrouvé son visage des années 70... 
Dakaractu

23/11/2014

DAKAR S'EMBELLIT

Dakar s’embellit et se sécurise en vue du 15e Sommet de l’OIF – 23/11/2014
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A moins de sept jours du 15-ème Sommet de l’organisation internationale de la francophonie (OIF), la ville hôte, Dakar, la capitale sénégalaise, fait peau neuve à travers des opérations d’embellissement et de nettoiement ponctuées par des déguerpissements et des campagnes d’affichage, le tout dans une atmosphère de sécurisation de grande ampleur avec 1, 7 milliard de FCFA dégagé pour cet aspect sécuritaire.
Un peu partout dans la ville, des panneaux publicitaires informent déjà de cette rencontre qu’abritera le Centre international de conférences de Dakar à Diamniadio (CICD). D’un coût d’une soixantaine de milliards, ce local qui a été inauguré le 23 octobre par le chef de l’Etat a une capacité d’accueil de 1500 places. Il se trouve par rapport au centre-ville à une vingtaine de minutes en voiture via l’autoroute à péage.
« XVe Sommet de la Francophonie: 29-30 novembre à Dakar », indiquent certains panneaux là où d’autres rappellent le le thème de la rencontre : « femmes et jeunes en francophonie: acteurs de paix, vecteurs de développement ». Sont attendus, 3000 à 5000 personnes, dont environ 700 journalistes, venues du monde entier.
« Une rencontre d’une telle ampleur mérite qu’on offre à Dakar un visage accueillant », soutient le ministre de l’Habitat, du Cadre de vie et du Renouveau urbain, Diéne Farba Sarr. Face à la presse le 12 novembre, il a révélé que cinq milliards FCFA ont été dégagés pour ces actions d’embellissement de Dakar.
« XVe sommet de la francophonie : bienvenue au pays de la Teranga (hospitalité) », lit-on sur d’autres panneaux publicitaires où l�on voit tout sourire le chef de l’Etat, Macky Sall.
Des déguerpissements, il y en a déjà eu, notamment au quartier Plateau, le centre-ville de Dakar, où se trouvent le Palais présidentiel qui doit accueillir le déjeuner des chefs d’Etat et le dîner des Premières dames, l’assemblée nationale, le conseil économique, social et environnemental ainsi certains hôtels.
« Ces déguerpissements se poursuivront jusqu’à l’approche du sommet », promet Alioune Ndoye, maire de Dakar Plateau.
S’agissant du volet sécuritaire, Dakar a pris toutes les dispositions pour un bon séjour de ses hôtes, selon le Premier ministre, Mahammed Dionne, qui annonce 1, 7 milliard consacré à la sécurité.
Ce week-end, le gouvernement a organisé une série d’activités de simulation pour tester le dispositif sécuritaire et sanitaire mis en place pour l’organisation du XVe sommet, en présence du ministre des Forces armées Augustin Tine, et de plusieurs responsables dont des généraux, de hauts cadres de la gendarmerie, de la police, des douanes et des sapeurs-pompiers.
« Au cours de l’opération, 1.887 personnes sont interpelées dont 180 pour diverses infractions au code de la route, 814 véhicules immobilisés et 12 personnes déférées », selon le colonel Assane Bèye, commandant de la légion de la gendarmerie ouest.
Des réceptifs hôteliers prévus pour loger les délégations à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor en passant par le Centre international de conférences de Dakar (CICD) qui abrite l’évènement, tous les sites ont été visités et testés par ces exercices de simulation.
CamerPost/APA/photoseneweb

SALY: TOULY DANS L'EXPECTATIVE

Affaire de la drogue du Lamantin beach : L’impunité fait perdre des milliards au pays
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Faussement accusé dans une histoire de drogue, le propriétaire de l’un des plus luxueux hôtels du Sénégal hésiterait à faire des investissements supplémentaires au Sénégal, du fait de l’impunité dont semblent jouir ses accusateurs, malgré leur culpabilité reconnue.
L’hôtel Lamantin Beach de Saly Portudal fête cette année ses dix ans d’existence. Contrairement à beaucoup de réceptifs, il n’a en rien subi le poids de l’âge. Alors qu’au-delà de cinq années, beaucoup d’hôtels entament leur décrépitude, le réceptif de la famille Touly semble rajeunir encore tous les jours. Est-ce dû à sa fréquentation ? Au moment où plusieurs autres places de Saly peinent à remplir, le «5 étoiles de luxe» donne souvent l’impression, surtout les week-ends, de refuser du monde. Et nombreux sont les clients, Sénégalais comme étrangers, qui se félicitent, dans ce désert de qualité que devient de plus en plus la station de Saly, de la présence de ce réceptif.
Or, beaucoup se rappellent encore qu’il n’y a guère longtemps, il a failli fermer ses portes de manière dramatique.
Son propriétaire, Bertrand Tou­ly, n’a pas oublié qu’il a fait de la prison au Sénégal pour avoir été faussement accusé de trafic de drogue dure. Un délit qui, dans ce pays, conduit directement aux Assises. Il lui a fallu beaucoup de chance pour s’en sortir sans trop de dégâts, même si moralement sa famille, son personnel  et lui en sont toujours affectés.
L’un de ces employés rappelle d’ailleurs que c’est depuis maintenant une vingtaine d’années que la famille Touly s’intéresse à la station de Saly en particulier, et à la Petite Côte en général. Il indique que ce sont les Touly, père et fils, qui ont financé la construction du poste de santé de Saly nord, financé bon nombre d’associations locales, «en plus de construire le Lamantin». Ce ne fut d’ailleurs pas le seul investissement dans le secteur touristique, assurent les membres du personnel. «Touly a en plus acheté l’hôtel Delta Niominka dans les îles du Saloum. Pendant 4 années, ils ont financé les pertes de l’hôtel, pertes dues à un enclavement du Saloum ; d’où des difficultés à le commercialiser. Mais persuadés et confiant dans la destination et dans le pays, cette famille n’a pas hésité à continuer l’exploitation en perte de cet hôtel et à financer les pertes sur ses fonds propres, comme elle l’a fait avec le centre de pêche. De plus, sur 7 hectares à Nguering, ils ont eu un projet d’hôtel club, avec comme thème un Aquapark de 250 chambres avec 400 emplois directs. Un autre projet dans la même zone, concernait une boutique hôtel Lodge de 30 chambres aux normes palace.» Malheureu­sement, patatras, un grain de sable, sous forme de boulette de cocaïne, est venu tout dérégler de ces projets.
Non content d’avoir été faussement accusé, bien qu’heureux de s’en être tiré à bon compte grâce aux progrès de la technologie et au professionnalisme de la Gendar­merie sénégalaise, Bertrand Touly voit son accusateur, Luc Nicolaï, revenir le narguer presqu’à son nez.
En effet, alors que le promoteur de lutte a été reconnu coupable par la justice de ce pays, il n’a bizarrement bénéficié que d’une peine légère qui a été rapidement commuée. Alors qu’il devait encourir au moins 10 ans de prison. Il envisage même de reprendre ses activités dans le monde de la lutte avec la complaisance et les assurances des autorités du sport, et le soutien des médias. On dit même qu’il envisage d’être reçu par le chef de l’Etat Macky Sall.
Face à cette situation, Bertrand Touly avoue à certains de ses proches ne plus se sentir vraiment en sécurité dans ce pays. Ce qui fait qu’il a décidé de ne plus faire d’investissements supplémentaires, et d’attendre voir l’évolution des choses. L’homme d’affaires confierait en privé que si des coupables reconnus peuvent sortir de prison avec l’onction des plus hautes autorités, être reçus même par le chef de l’Etat, qu’est-ce qui pourrait les empêcher de venir un jour tenter de les dépouiller, si ce n’est attenter à leur existence même ?
Construit sur fonds propres, le Lamantin Beach a été reconstruit totalement après un incendie qui avait tout ravagé. La reconstruction avait nécessité plus de 4 milliards. C’est quasiment le mê­me montant qui avait été mis dans le Delta Niominka. On peut donc imaginer que des amitiés coupables et une justice complaisante auront fait perdre au Sénégal des montants quasi-équivalents encore en investissements annulés.
Le Quotidien

WADE: ATTENTION DANGER!

Wade "met en demeure" Macky Sall
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À la place de l’Obélisque où le Front Patriotique pour la Défense de la République dirigé par Mamadou Diop Decroix a convié les militants et sympathisans de l’opposition venus répondre massivement au meeting du 21 novembre, Me Wade n’a pas raté le pouvoir actuel. La traque des biens mal acquis à propos de laquelle Me Wade révèle que “Le pouvoir m’a envoyé des émissaires pour négocier  une liberation de Karim”, et l’urgence de tenir... une élection anticipée ont occupé la place centrale de son discours.
L’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade a retrouvé hier, vendredi 21 novembre, la symbolique place de l’Obélisque. Habitué de la grande foule, le patron des Libéraux a tenu en haleine son public dans un discours entre-mêlé de révélations, précisions et stratégie à adopter pour affronter le pouvoir actuel. Dans cette ambiance munitieusement observée par l’opinion nationale et internationale, il a saisi l’opportunité pour non seulement brocarder le régime en place avant de “mettre en demeure” Macky Sall, en quelque sorte, mais ensuite décortiquer la gestion alambiquée de la traque des biens  présumés mal acquis.
Selon ainsi l’ancien Président Me Wade, Macky Sall est complètement dépassé par la situation actuelle du sénégal. Raison pour laquelle, confesse-t-il, “nous n’attendrons pas la fin de son mandat pour organiser son départ car, jusque après le Sommet de la Francophonie s’il ne répond pas (à nos interpellations-ndlr), nous mettrons en place une commission nationale pour organiser des élections générales dans une année (dimanche 29 juin 2015 ou dimanche 06 décembre 2015)”. C’est dire que le Front patriotique pour la défense de la République, avec cette sorte d’ultimatum lancé à Macky Sall (Commission de transition pour une élection anticipée) n’est nullement dans la dynamique de respecter le calendrier républicain et plus,  qu’il n’a pas encore dit fini de dérouler sa stratégie anti-Macky.
« LE POUVOIR M’A ENVOYÉ DES ÉMISSAIRES POUR NÉGOCIER ... »
Me Wade ne s’est fait disert sur la traque des biens dits mal acquis. Si l’on en croit ainsi l’ancien Président, Me Wade, le pouvoir en place était sur la voie de trouver une solution pacifique à cette affaire après certains actes posés dernièrement dont le limogeage du Procureur Alioune Ndao laissant penser qu’on allait tout droit vers un arrêt des poursuites. Pour cause, a révélé Me Wade,  Macky Sall lui a envoyé des émissaires pour trouver une issue heureuse au procès relatif à la traque des biens supposés mal acquis. Et le Pape du Sopi de balancer alors, à l’assistance, une confidence du Président Macky Sall: “ Macky m’a dit que s’il sort Karim Wade, c’est la catastrophe. S’il le maintient, c’est  également la catastrophe”. Fermement convaincu que “la traque a conduit Macky Sall dans une situation insoluble” , Me Wade a avoué avoir conseillé à ce dernier de se méfier de ceux qui lui font croire qu’il existe des milliards du Sénégal planqués à l’extérieur. Continuant sa diatribe, Me Wade  a dit ne pas comprendre les raisons de l’entêtement du pouvoir par rapport au procès relatif à la traque des biens supposés mal acquis. Et cela, d’autant que les autorités judiciaires américaines et françaises, sur instruction de celles du Sénégal, ont vainement cherché des comptes où lui-même pourrait garder de l’argent à l’extérieur.  Pendant plusieurs mois, révèle Me Wade, elles n’ont rien trouvé de ce qu’ils cherchaient. “Pourquoi n’ont-ils pas trouvé quelque chose?” Réponse simple du patron du Pds: “ J’ai donné aux Sénégalais tout ce que j’avais et je suis sorti du Palais avec 700000F cfa”.
REPORTANT « SES SOLUTIONS » POUR LE SÉNÉGAL,  APRÈS LA FRANCOPHONIE - ME WADE «ÉPINGLE» ARCELLOR MITTAL ET ALIOU SALL
Me Abdoulaye Wadea déjoué tous les pronostics en reportant les solutions qu’il avait promises pour panser les maux du Sénégal. N’empêche, ils’est fait tout feu tout flamme en déterrant de chauds dossiers dont celui d’Arcellor Mittal et même du cas Aliou Sall.
Ceux qui s’attendaient à des solutions de sortie de “crise” du Sénégal devront patienter encore. Pour cause, le Pape du Sopi a préfèré différé ses “solutions” jusqu’après le Sommet de la Francophonie. Dans son argumentaire, il a fait savoir : “nous ne voulons pas perturber la Francophonie dont je salue les participants. Ils sont les bienvenus en terre de paix et de téranga”. C’est pourquoi, a-t-il ajouté, “les 72 heures que nous lui (Macky Sall-ndlr) avions données pour répondre à nos questions, nous les reportons après le Sommet de la Francophonie pour traiter nos problèmes entre Sénégalais”. Par là,  Me Wade prenait le contrepied de Pape Samba Mboup qui assurait un moment le micro central et qui galvanisait le public en promettant des solutions aux maux dont souffrait le Sénégal. “Le Sénégal est malade . Son médecin est arrivé. Il va vous donner la thérapie à utiliser pour sortir le Sénégal de la torpeur”, lançait trépignant l’ancien de chef de cabinet de l’ex-Président Wade.
« 150 MILLIONS DE DOLLARS DÉCLARÉS ET 50 MILLIONS... DÉTOURNÉS »
Même s’il n’a pas exposé ses “solutions”, le Pape du Sopi n’a pas manqué d’étaler des bombes en direction du pouvoir en placde. Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Energie de même qu’Aliou Sall (maire de Guédiawaye et frère de Macky Sall) ont été royalement servis  respectivement avec les affaires Arcelor Mittal et l’exploitation du pétrole au Sénégal.
Dans l’affaire Arcelor Mittal, aussi bien Aly Ngouille Ndiaye que le Président Macky Sall sont accusés de n’avoir pas dit la vérité aux Sénégalais. Selon Me Wade, “ils ne sortiront jamais le rapport du conseil d’administration tenu avec Arcelor Mittal qui a donné à l’Etat du sénégal 200 millions de dollars”. Parce que, poursuit Me Wade, “ Mittal a versé seulement 200 millions de dollars dont 50 à l’avocat de Macky et les 150 ou 75 milliards de dollars de Fcfa au Trésor.La loi de finances rectificative qui aurait dû porter sur 75 milliards ne porte que sur 40 milliards. Le Gouvernement a donc caché une partie de la somme aux députés”.
« RÉCUPÉRER LES 30% D’ALIOU SALL... »
Revenant sur la manière par laquelle, Aliou Sall, frère du président de la République a pu avoir 30% dans une société de recherche et d’exploitation du pétrole, le Pape du Sopi a fustigé un contrat qui ne prend pas en compte les intérêts du Sénégal. “ Le volume découvert vaut 200 milliards...Macky a donné à son frère 30% des 200 milliards, c’est-à-dire 60 milliards. Aliou Sall peut vendre ses actions à l’amiable ou à la Bourse et toucher l’argent”. Pour autant, Me Wade  a demandé “que les 30% détenus indûment par Aliou Sall soient transférés à l’Etat qui aura ainsi 40% au lieu de 10%. Nous demandons aussi des poursuites pénales contre Aliou Sall, co-auteur et complice”.
REACTIONS…REACTIONS…REACTIONS
MAMADOU DIAGNE FADA, PATRON DU GROUPE PARLEMENTAIRE DU PDS
«Une grande mobilisation, une mobilisation exceptionnelle des grands rendez-vous. La démocratie est un bien que nous partageons avec tout le monde .Nous nous sommes tous battus pour que la démocratie s’installe dans ce pays, c’est la raison pour laquelle quand on n’a voulu la confisquer,  nous nous sommes tous mobilisés comme un seul homme contre   la confiscation des libertés démocratiques, contre la confiscation des libertés collectives et individuelles. C’est la raison pour laquelle ce meeting est devenu le meeting du peuple sénégalais, de l’ensemble des démocrates de ce pays, le meeting de toutes les forces vives de la nation. Et c’est un grand plaisir pour moi de prendre part à ce meeting. Je souhaite que le meeting se termine dans la paix et le  calme et que les citoyens puissent rentrer tranquillement sans  qu’il n’y ait rien du tout à  nous reprocher ».
SOULEYMANE NDENE NDIAYE, ANCIEN PREMIER MINISTRE
 « Je suis très content de cette grande mobilisation des militantes et des militants du Pds et ses alliés qui démontre que l’espoir est encore là, que les militants croient encore en leur secrétaire général et en leur coalition. Je pense que si cette mobilisation se poursuit, nous allons vers de bonnes perspectives  en 2017. Je pense que ce meeting marque le point de départ d’une grande mobilisation en vue des échéances à venir ».
ABDOULAYE WADE, SECRETAIRE GENERAL NATIONAL DU PDS
« Je trouve la mobilisation extraordinaire, je savais qu’il en serait ainsi…Ici, il y a des centaines de milliers de personnes. Je ne peux pas les compter. Si les gens viennent me voir, c’est à cause des sentiments qu’ils ont pour moi  mais aussi ils ont un espoir de voir les choses changer. Ils souffrent de la situation actuelle. Les jeunes n’ont pas d’emploi, les étudiants n’ont pas d’avenir parce que l’université ne fonctionne plus. Les gens pleurent. Je suis satisfait de voir ce monde. Il faut qu’on change le Sénégal non pas en paroles…Je veux remettre le Sénégal sur les rails ».
MAMOUR CISSE DU PSD/ JANT BI
« Tout le monde se rend compte que le Sopi d’hier demeure valable .Le peuple sénégalais  qui, pour différentes raisons, avait  pensé qu’il fallait l’alternance,  est aujourd’hui  en train de regretter.  Ce monde qui est ici présent démontre encore, à souhait, que ce que Wade  a fait est là de façon durable. Il n’est  jamais trop tard pour bien faire  et je pense que les conditions sont réunies pour qu’en 2017, il y ait une nouvelle alternance ».
PAPE DIOP, LEADER DE LA CONVERGENCE BOKK GIS-GIS
« Vous l’avez constat é vous-même. C’est une très belle mobilisation et cela montre aujourd’hui que toutes les forces vives  de  ce pays sont en train de s’organiser  pour faire face à un régime qui n’a pas encore réussi à respecter  tous les engagements  que le  candidat d’alors avait pris lors de la dernière campagne présidentielle. Cela montre aussi que les Sénégalais sont extrêmement décidés à faire face et à proposer une force crédible et capable de polariser les espoirs de ce peuple. C’est pourquoi vous avez vu cette belle mobilisation ici, sur la place de l’Obélisque ».
NICOLE GACKOU, DIRECTRICE DES STRUCTURES DE L’UNION CENTRISTE  DU SENEGAL (UCS)
« Le Sénégal est là pour dire non à l’injustice et à la traque des biens mal acquis, pour dire non à une justice partiale. J’en profite pour féliciter les membres du front patriotique  pour cette excellente organisation. C’est une réussite totale. Si on doutait qu’une opposition n’existait pas au Sénégal, la preuve est là aujourd’hui. L’opposition est  une opposition responsable ».
CIRE BA/Sudonline

22/11/2014

TOURISME ET FRANCOPHONIE

La Francophonie ou l’énorme poids du tourisme face à la « Franco folie »
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Évaluer et comparer l'attractivité touristique est une nécessité de gouvernance
Nous parlons tous Francophonie depuis plus d’un mois, et l’heure est à nos pieds. Nous voudrions, à une semaine de l’événement, aborder le sens de cette grande conférence, sous l’angle économique et du terme « événementiel » qui est un élément important dans le tourisme. (Hébergement, restauration, transport, et achats de souvenirs) etc… En matière de tourisme, comme dans d'autres domaines, des outils d’impacts et de comparaison (benchmarking) internationale se développent. Le plus utilisé et mentionné est l'Indice de compétitivité du voyage et du tourisme fait par le Travel and Tourism Competitiveness Index, (TTCI) établi dans le cadre des travaux du Forum économique mondial (WEF) World Economic Forum. Le Forum de Davos. Rappelons que les bons investisseurs d'hier sont les meilleurs ambassadeurs de notre tourisme.
L'Indice de compétitivité du voyage et du tourisme couvre également l’événementiel.
L'accumulation de la richesse des nations découle du solde positif de leurs échanges extérieurs et le tourisme en est un. Produit d’exportation par excellent pas comme les autres, il est le socle du développement économique et de l’émergence par l'enrichissement des nations au moyen de ses leviers qui jouent sur la transversalité du secteur. Il pèse plus de 1400 milliards de dollars en produit d’exportation.
L'économie est un «jeu» à somme nulle. « Tout le monde ne pouvant gagner, ce que certains gagnent, d'autres le perdent ». C’est cela qui nous est arrivé sur notre tourisme avec la Gambie et le Cap-Vert. Suivre ce lien, pour en savoir plus: http://www.dakaractu.com/Tourisme-le-malheur-des-uns-fait-le-bonheur-des autres_a78762.html.
Affaiblissement de nos établissements hôteliers et du petit producteur indépendant, inexistence des commandes publiques etc… Beaucoup d'économistes ne manquaient pas de rappeler qu'il n'y a pas d'économie sans justice, et sans contrôle. Or dans l’investissement du secteur du tourisme et plus particulièrement dans les résidences et la parahôtellerie, y règnent une mafia et des pratiques peu orthodoxes. La triche, et la loi du plus fort dictent leurs lois dans cette station balnéaire, qui jadis faisait la fierté du Sénégal et de la sous régions ouest-africaine.
Redonner confiance à tous, passera par une remise en ordre des structures en charge de cette économie en trois grands axes : Le cadre général et réglementaire (système politique, sécurité, santé, soutien au secteur du tourisme), les infrastructures existantes (transports aérien et terrestre, infrastructure touristiques, d'information et communication, compétitivité des prix), les ressources (financières, humaines, éducatives, adaptation à l'accueil des voyageurs et des touristes, ressources naturelles et culturelles).
A quelques jours, de ce grand événement de la francophonie, il est important de mettre en place des outils de mesure de l’impact économique de cet « événement touristique », pour que de façon définitive l’Etat, puisse comprendre l’apport positif du tourisme sur les territoires. Notons également qu’il existe plusieurs cas d’événements, dont les principaux et les plus importants sont en fonction de la taille, de la localisation, du caractère gratuit ou payant, des modes d’organisation public, privé ou mixte.
A ce titre, la mesure d’impact va se manifester à plusieurs niveaux : Sur la satisfaction et le bien-être des populations (impacts sociaux), sur les sites et paysages, la pollution, la faune et la flore (impacts environnementaux), sur la valorisation et le développement local des activités artistiques, sportives ou culturelles concernées par l’événement (impacts culturels ou sportifs), et la dimension économique, celle qui fait seulement référence à la notion (essentiellement pécuniaire) de prospérité, de création de richesses et de revenus pour la collectivité et les Entreprises. A travers cette démarche, nous voyons bien que le tourisme est un tissu économique social intégrateur.
En faisant références, aux référentiels de base du Consultant Éric Maurence, pour le ministère de l’Économie Française, (DGE), il est dit que le tourisme favorise la mise en place de mesures pour garantir une balance commerciale positive, notamment en stimulant ou créant des productions nationales, (artisanat, agro-business) et la protection du marché intérieur pour les manufactures locales qui créent de la richesse locale. De ce point de vue, la dimension économique de l’impact va jouer sur l’importance de la dimension territoriale.
Les études et analyses internationales des données, ainsi que les résultats des facteurs de compétitivité dans le secteur des voyages et du tourisme de « l'Executive Opinion Survey », accessibles au grand public, institutions internationales et experts spécialisés, sont réalisées par le Forum Economique Mondiale, ce qui permet de fournir à ceux qui voudraient développer une activité touristique, des informations de tailles, mais également et surtout aider à orienter l'action des gouvernements et des entreprises vers des règles de gestion plus efficaces, transparentes et lisibles.
Selon Éric Maurence du DGE Français, six principaux indicateurs économiques sont utilisés : volume de ventes, chiffre d’affaires, valeur ajoutée, emploi, revenu des ménages et recettes fiscales. Il s’agira donc, lors de l’étude d’impact sur la conférence de la francophonie, d’identifier et de mesurer les surplus ou les pertes d’activités générés par l’événement dans le tissu économique du territoire et des environs, du déplacement momentané des populations environnantes (chiffre d’affaires, emplois), puis leurs conséquences sur le niveau de ressources des acteurs locaux : Revenus des ménages, ressources fiscales locales etc…
Une attention particulière est requise, dans la lecture et l’appréciation entre l’impact primaire, généré par les organisateurs et par les visiteurs et l’impact secondaire découlant des échanges interentreprises, de la consommation des ménages, de l’action des collectivités et de la commande publique.
- De la zone qui bénéficie de l’essentiel des dépenses
- Du bassin de population ou bassin de vie concerné par l’évènement et
- Le couple distance/temps séparant la visite, à la journée de la venue en séjour
Loin du spectacle et du cérémonial, voilà en quoi nous souhaitons par cette contribution, attirer l’attention de la tutelle, du ministère des finances et de l’économie, des collectivités locales, des acteurs et des populations, sur l’enjeu du tourisme dans cet événement de la conférence de la « franco folie » et du pari des villes nouvelles comme celle du concept de « Saly ville nouvelle » et de Diamniadio.
Mouhamed Faouzou DEME/Leral.net

21/11/2014

LA DETTE DU SENEGAL

Dette du Sénégal : La courbe grimpe à 3 341 milliards de F CFA
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La dette publique du pays reste élevée. Selon la Dpee, elle est chiffrée à 3 341 milliards de francs Cfa. Malgré tout, l’Etat continue de lancer des emprunts obligataire
Trois trimestres consommés ont autorisé la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) à faire des projections sur le reste de l’année 2014. La 16e édition du Point économique, rencontre mensuelle, a été l’occasion pour les responsables de cette structure du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan de livrer les tendances macro-économiques du Sénégal. Notre pays avait tablé sur un taux de croissance de 4,9%. Finalement, selon le Quotidien, il a été revu à 4,5%. Cette création annuelle de richesses a été négativement affectée par l’épidémie à virus Ebola. La découverte d’un cas de malade à Dakar a suscité des frémissements dans l’hôtellerie et la restauration du­rant le 3e trimestre. Les touristes se sont fait rares et les chiffres d’affaires des hôtels ont baissé. En effet, il a été récemment révélé que l’hôtel Terrou-bi a vu ses recettes baisser de 200 millions de francs Cfa, au moment où le King Fahd palace voit  670 millions lui passer sous le nez à cause de clients qui ont décommandé.
Cependant, renseignent nos confrères, il existe des domaines du secteur tertiaire qui portent encore la croissance. Il s’agit des télécommunications, des Bâtiments et travaux publics (Btp). Le hic est que ces secteurs d’activités n’emploient pas les masses. «C’est la raison pour laquelle la croissance n’est pas ressentie par la majorité des Sénégalais», avoue le directeur de la Dpee, Serigne Moustapha Sène.  Il est constant que la croissance démographique tire la demande de  consommation au Sénégal. Par conséquent, elle encourage la production, mais aussi les importations. L’objectif déclaré est d’arriver à «une croissance inclusive et portée par plusieurs secteurs de l’économie».
Les effets  de la faible pluviométrie
La situation économique nationale présentée par Ibrahima Dia­gne de la Dpee a montré que le sous-secteur agricole a peu contribué à la création de richesses à cause du déficit pluviométrique et de l’installation tardive de l’hivernage dans la plupart des régions du pays. Du coup, les rendements seront moins importants que ceux de l’année dernière. Plus de 60% de la population  tirent ses revenus du secteur primaire. Mais son apport à la croissance reste encore faible faute d’investissements conséquents et d’organisation.
La contribution de l’agriculture à la croissance économique a été revue à la baisse. Au contraire, l’Etat  est appelé à consentir des efforts pour venir en soutien au monde rural. Le secteur secondaire n’a pas été performant non plus cette année. En effet, «il y a un secteur qui bat de l’aile. Il s’agit des industries», reconnaît le directeur de la Dpee. La production industrielle nationale a chuté. Par exemple, les Industries chimiques du Sénégal (Ics) n’ont pas fonctionné à plein temps. L’Etat réfléchit sur une recapitalisation de cette société. Elle s’ajoute aux nombreuses entreprises en difficultés et la baisse de production d’or. Par ailleurs, les cimenteries comme la Sococim ont été affectées par la crise malienne, pays qui importait d’importantes quantités de ciment du Sénégal.
1860,3 milliards de recettes attendues
L’Etat espère ainsi tirer bénéfice de la reprise de l’économie malienne avec la stabilisation politique en cours. En termes de mobilisation de ressources internes, le Trésor public va encaisser cette année 1 860,3 milliards de francs Cfa contre 1 659 milliards de francs Cfa en 2013. Ces recettes fiscales attendues vont, selon le Quotidien, contribuer à réduire le déficit budgétaire de l’administration centrale qui s’est évertuée à rationaliser certaines dépenses de fonctionnement. Il est passé de 5,5% en 2013 à 5,1% en 2014.
Toutefois, la dette publique du pays reste élevée. Selon la Dpee, elle est chiffrée à 3 341 milliards de francs Cfa. Malgré tout, l’Etat continue de lancer des emprunts obligataires. Les exportations qui devaient permettre d’assurer des services de la dette ne suscitent pas espoir. Les produits venus de l’étranger ont pris le dessus sur la production nationale pour satisfaire la demande.
«Quant aux transactions avec le reste du monde, elles seraient marquées en 2014 par une légère amélioration du déficit courant…», relativise M. Diagne. De 10,8 %, il s’est établi à 9,6% en 2014. Si le Sénégal a choisi de s’endetter pour réaliser des investissements publics si bien qu’il en occupe le premier rang dans la Cedeao, les effets  significatifs sur la croissance économique restent faibles, d’après Djibril Dionne, le chef de la Division des prévisions macro-économiques et du suivi des programmes de la Dpee.
Les facteurs de croissance
L’année 2015 doit voir notre pays arriver à plus de 5% de taux de croissance si les investissements annoncés dans l’agriculture et ailleurs dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) sont réalisés. Le gouvernement s’est engagé à injecter des dizaines de milliards dans des projets d’infrastructures. La consolidation de la stabilité au Mali devrait également profiter aux industries sénégalaises. Lorsque le coût de l’énergie conserve sa stabilité, l’objectif de 7% en termes de taux de croissance ne sera pas «une vue de l’esprit» aux yeux du directeur de la Dpee. Néanmoins, lui et ses collaborateurs ont retenu que les prévisions recèlent des risques exogènes comme endogènes. Il s’agit du ralentissement économique au niveau mondial marqué par la baisse de la demande, la hausse des cours des produits pétroliers et agro-alimentaires, le retard dans la mise en œuvre des projets du Pse, une faible productivité dans l’agriculture liée aux changements climatiques. La persistance de l’épidémie Ebola dans la sous-région en serait un autre.
Dakaractu

ACCORD CONTROVERSE

En contrepartie de 8,69 millions d'euros, le Sénégal autorise 38 navires européens à pêcher
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Le Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Monsieur Oumar GUEYE, à la tête d’une délégation composée de l’Ambassadeur du Sénégal à Bruxelles, des représentants de structures du département de la Pêche, du Ministère de l’Economie et des Finances, du Centre de Recherche Océanographique Dakar Thiaroye et d’organisations professionnelles (Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES) et de l’Union Patronale des Mareyeurs Exportateurs du Sénégal (UPAMES), séjourne depuis ce jeudi 20 novembre à Bruxelles.
Il a ainsi procédé à la signature de l’accord de partenariat de pêche durable entre l’UE et le Sénégal, après huit ans de suspension de tels accords. Prévu pour une période de cinq ans, cet accord permettra à 38 navires de l'UE de pêcher dans les eaux sénégalaises en échange d'une contrepartie financière de 8,69 millions d’euros de l'UE.
Cet accord d’une durée de cinq ans, autorise l’UE de pêcher le thon et le merlu selon les dispositions du Code de la pêche. Dans le cadre dudit accord, il est prévu une enveloppe de 750 000 euros comme appui sectoriel de l’UE  par an. Ce montant est destiné à l'amélioration de la surveillance, notamment la lutte contre la pêche INN, le développement de la pêche artisanale et à la recherche,...
Le Ministre de Pêche et de l'Economie Maritime, Omar GUEYE, a par ailleurs rencontré, le Commissaire européen à l'Environnement, des Affaires maritimes et de la pêche, Karmenu VELLA. Une occasion pour les deux parties de magnifier ce partenariat qui s’inscrit en droite ligne de la politique de préservation et de gestion durable des ressources.
Dié BA/Pressafrik

20/11/2014

LES LIONS SONT BIEN LES ROIS!

Alain Giresse salue l’état d’esprit de son groupe
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Le sélectionneur national Alain Giresse a salué l’état d’esprit de son groupe qui, malgré sa qualification, a mis l’intensité et l’envie nécessaires pour gagner sur un score de 3 à 0 devant le Botswana.
Malgré la qualification, l’équipe est restée concentrée pour aller chercher la victoire’’, a déclaré le sélectionneur national en conférence de presse.
Et elle a gardé ses qualités malgré les nombreux changements effectués, a encore dit le technicien français. Selon lui, même si la Tunisie a terminé première de la poule G (14 points), elle n’a pas pour autant fait le meilleur jeu.
Alain Giresse a donné l’exemple de l’Egypte qui, en dépit de son élimination, a selon lui montré de la qualité dans son jeu.
Au sujet des satisfactions, l’ancien sélectionneur du Gabon et du Mali, s’est réjoui que son équipe termine avec un seul but encaissé.
‘’C’est bien parce qu’une équipe, on la construit par une bonne défense’’, a-t-il dit souligné, indiquant que quand ça ne marche pas devant, elle peut s’appuyer sur sa défense, pour assurer un résultat.
Appelé à se projeter sur la CAN, il a expliqué que le Sénégal ne se fixe aucune limite, espérant que la Guinée Equatoriale, désignée vendredi en remplacement du Maroc, sera prête.
‘’Je veux parler du point de vue des infrastructures, les terrains de jeu et d’entraînement’’, a-t-il précisé.
Peter Bluter, le sélectionneur du Botswana dont l'équipe a été battue par le Sénégal sur le score de 3 à 0 ce mercredi à l’occasion de la 6-ème journée des éliminatoires de la CAN 2015, estime que le Sénégal est la meilleure équipe de la poule G.
‘’C’est vrai que le Sénégal n’a pas fini à la première place, mais c’est la meilleure équipe du groupe avec de très grandes qualités techniques et physiques’’, a dit le sélectionneur botswanais en conférence de presse.
En dépit de sa large victoire 3-0, le Sénégal a terminé à la 2-ème place du groupe avec 13 points, un point de moins que la Tunisie qui a battu l’Egypte 2-1 à Monastir.
S’il a salué la qualité de l’équipe, il s’est appesanti sur les qualités individuelles des joueurs, notamment du numéro 11 (Dame Ndoye) qui joue en Russie.
‘’Celui-là, je le connais, il a toutes les qualités, c’est un joueur de très haut niveau’’, a-t-il insisté relevant que cette équipe du Sénégal émarge parmi les meilleures.
Sur le classement de son équipe qui a terminé dernière du groupe G avec un point en six rencontres, il a reconnu que c’est juste parce que ‘’le Botswana est tombé dans une poule où il était le plus faible’’.
‘’Nous avons appris’’, a-t-il assuré.
APS

19/11/2014

MANNEQUIN A MBOUR...

Les nouveaux visages du mannequinat à Mbour
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Elles sont jeunes, belles, pleines de grâces et rêvent toutes de faire carrière dans le mannequinat. Âgées de 19 à 20 ans, ces filles du  département partagent la passion de la mode et aspirent à devenir de célèbres mannequins. Dans ce dossier, Rokhaya, Amina et Mame Fatou portent leurs robes d’avocates pour défendre leur métier accusé de tous les péchés d’Israël. Mbour Info est allé à la rencontre de ces nymphes qui assument leur choix et exhibent leurs atouts.
Le mannequinat n’est pas un métier étranger aux Mbouroises. Hier comme aujourd’hui, il y a toujours eu des mannequins dans la capitale de la Petite Côte. Du fait de son statut de ville touristique, Mbour n’en est pas moins une ville de mode. Et la nouvelle génération de mannequins compte perpétuer cette tradition. Mame Fatou Mbaye  est de cette trempe. Âgée de 19 ans, cette jeune demoiselle  à la noirceur d’ébène et au commerce facile vit sa passion depuis plus d’un an.
« J’ai commencé à exercer le métier il y a quelques années. Mais j’étais obligée de l’écourter parce que les gens racontaient beaucoup d’histoires sur moi. J’ai repris mon courage à deux mains depuis huit mois pour vivre ma passion qui est la mode. Je ne me fie plus à ce que racontent les autres. J’ai été élue Miss Fescum et depuis, je suis dans une agence de mannequinat », explique Mame Fatou Mbaye.
Cette passion, elle la partage avec Aminata Ba. Cette jouvencelle au teint mat déborde de passion et d’enthousiasme quand elle déclare sa flamme pour le mannequinat. « J’ambitionne de devenir un mannequin top model tout en gardant intact ma probité morale. Je suis dans ce milieu depuis un an, mais j’ai fait preuve de passion et de responsabilité. J’ai pour modèle Sokhna Aidara pour sa simplicité et son professionnalisme », confie Amina Ba. Cette beauté peule, âgée de 19 ans, allie sa passion avec sa vie scolaire (elle est en classe de terminale au lycée Demba Diop). Cette double vie ne perturbe pas outre mesure cette demoiselle pleine de grâce. « J’ai reçu l’approbation de mes parents avant d’entrer ce métier. Depuis un an, je suis dans ce métier en intégrant une agence de mannequinat à Mbour. En même temps, je suis élève au lycée Demba Diop de Mbour. Je n’éprouve aucune difficulté pour allier ma passion et ma vie scolaire. Je ne défile pas les jours ordinaires et le mannequinat n’impacte pas négativement sur mes performances scolaires », ajoute-t-elle.
Un mannequin c’est de l’allure, de la prestance…
En plus de Mame Fatou et d’Amina Ba, il y a aussi Rokhaya qui, comme ses devancières, exercent ce métier. Pour cette dernière, un mannequin doit avoir la taille (1,75 m au minimum), la prestance et l’allure. Mais Rokhaya estime que les études sont aussi nécessaires pour celles qui veulent percer dans ce milieu. Même si elle a très tôt quitté l’école, Rokhaya confie qu’elle est en train de combler cette lacune à travers des cours à domicile. « J’ai toujours aimé le mannequinat, surtout à travers Adja Diallo que je prends comme exemple dans ce métier. J’exerce ce métier depuis 2012, à Mbour. Mais j’ai aussi fait un saut à Dakar où je garde une mauvaise expérience. Le dirigeant d’une agence m’avait proposé de faire des choses indécentes. J’ai refusé cette proposition. Cela a précipité mon retour au bercail », raconte-t-elle. « Il y a des mannequins qui fument, qui boivent de l’alcool et d’autres qui se prostituent. Mais je n’ai pas vu cela à Mbour » , explique Rokhaya Mbengue.
Le mannequinat est une jungle où les rivalités et la jalousie y sont tenaces. Et les filles qui s’adonnent à ce métier ne sont pas à l’abri de « pervers » qui rodent autour de ces affriolantes créatures. « Il faut reconnaitre qu’il y a des tentations. Il nous arrivait, après un défilé dans un hôtel à Saly, d’être apostrophés par un touriste qui me proposait des choses indécentes. J’ai des principes et je refuse de tout porter. Je me fixe des limites. Je refuse de faire des défilés avec le linge de corps parce que je ne veux pas que de telles images portent préjudice à mes enfants », confie Mame Fatou Mbaye.
Plaintes et complaintes des mannequins
Les mannequins se plaignent beaucoup des maux que les populations mettent sur leur dos. Des propos qui mettent hors d’elles ces jeunes demoiselles. « On met beaucoup de choses sur le dos des mannequins. Ce n’est pas le mannequinat qui est pourri, ce sont plutôt des personnes qui importent leurs mauvaises habitudes dans le milieu. En ce qui me concerne, je ne fume pas et ne bois pas. Je refuse même de rester en compagnie des filles qui s’adonnent à de telles pratiques », souligne Mame Fatou Mbaye. Dans le même sillage, Amina Ba indique que toutes les personnes sont des mannequins qui s’ignorent. « Ceux qui sont en dehors du mannequinat racontent beaucoup d’histoires. Alors que celles et ceux qui s’y trouvent sont des femmes de valeur. Celles qui exercent le métier méritent respect et considération », ajoute-t-elle.
Les plaintes de ces mannequins ne se limitent pas aux dires des populations. Elles s’offusquent aussi du fait que certains stylistes préfèrent recourir à des « mannequins de rue » plutôt qu’à de vrais professionnels.
« Les tailleurs de Mbour sont pingres et ont le plus souvent recours à des mannequins de rue. Au lieu de se référer à nous pour mettre en valeur leurs créations, ils font appel à des non professionnels », déplore Rokhaya Mbengue. Selon elle, les mannequins ne roulent pas sur de l’or. « Mon plus gros cachet est de 40.000 FCFA. Il m’est arrivé de défiler avec de la lingerie de corps, mais avec un paréo. Par contre, je n’accepterai jamais de gravir les échelons dans ce métier si c’est pour faire des actes vils », martèle Rokhaya Mbengue, par ailleurs Miss Petite Côte 2014.
Les autorités locales en ont aussi pris pour leur grade. Ces belles créatures leur reprochent le fait qu’elles traitent le mannequinat en parent pauvre. « Le mannequinat est royalement ignoré par les autorités gouvernementales comme locales alors que c’est un métier comme les autres. Des jeunes exercent ce métier et pour cette raison les autorités doivent prendre en compte leurs préoccupations », s’alarme Mame Fatou Mbaye. Même son de cloche du côté d’Amina Ba qui estime que les autorités locales minimisent le travail des mannequins alors qu’elles sont des filles de Mbour qui méritent appui et considération. « Les autorités ne se soucient même pas de notre existence. L’émergence de Mbour n’épargne aucun domaine. Nous avons besoin de formation et du matériel pour exercer convenablement ce métier que nous avons choisi », explique Rokhaya Mbengue.
MBOURINFO

GOLF A SALY

 

Serez-vous le nouveau, la nouvelle championne sénégalaise comme Oumy Kalsome Dieye qui a remporté la finale en Thaïlande en 2014?

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Au Sénégal le sport de golf est encore fort méconnu, et pourtant il y existe des graines de champions qui devraient représenter dignement le pays lors des prochains jeux olympiques. Mais ceci c'est pour le futur (2016)
Pour ce qui est de l'actualité,  vous trouverez ci-joint un communiqué sur la plus importante compétition amateur de par le monde dont la sélection au Sénégal se déroulera à Saly les 13 et 14 décembre prochain.
Quels seront les champions de golf amateur qui représenteront le Sénégal en Australie ?
Le concessionnaire de la marque, Carrefour Automobile à Dakar, a choisi à nouveau le parcours de Saly pour l’organisation de la compétition Nationale de la BMW Golf Cup
Sénégal 2014, les 13 et 14 décembre prochain.
En 2012 le Golf de Saly avait déjà accueilli le tournoi BMW Golf cup. Trois concurrents ayant fait leurs classes au sein du Golf de Saly avaient remportés ce prestigieux challenge sénégalais et se sont envolés vers l’Afrique du sud pour la finale, ils n’y ont malheureusement pas performés.
En 2013, la compétition eu lieu sur le golf des Almadies à Dakar. Elle fut remportée en catégorie 1 par Khalil el Gazri, en catégorie 2 par Bernard David et en catégorie dames par la championne de Saly, du Sénégal et d’Afrique de l’ouest Oumy Dieye.
A l'issue de cette compétition au golf de Saly les 13 et 14 décembre prochains, ou l’on attend une centaine de participants, 3 joueurs seront qualifiés pour la BMW Golf Cup International - World Final 2014 qui se tiendra à Sydney, en Australie au printemps 2015.
Ce tournoi réservé aux amateurs est considéré comme la plus importante manifestation de golf amateur au monde, en effet les tournois qualificatifs ont lieu dans une cinquantaine de
pays et attirent environ cent mille participants de par le monde.
La finale internationale du tournoi sera joué en trois manches (Stableford, net) selon les règles du golf du Royal and Ancient de Saint-Andrews, et les règles locales du golf de Sydney.
En cas d’égalité pour la première place individuelle après 54 trous, le vainqueur sera départagé par play-off (basé sur les scores nets). Lors de la finale en Thaïlande en mars dernier c’est la Sénégalaise Dieye Oumy, qui a remporté la première place en dominant l’Indonésienne Kelly Marutani et la Japonaise Asako Matsuki après deux trous de play-off.
Le Prix de l’équipe nationale sera déterminé après les trois tours, par addition des scores individuels nets des joueurs de chaque pays. Cette année l’équipe du Sénégal a fait un excellent score et a terminé 7ème sur 47
Souhaitons déjà des résultats aussi exceptionnels aux futurs gagnants de l’équipe sénégalaise pour cette superbe compétition internationale.
Plus d’infos sur le site : BMW Golf Sport et la page https://www.facebook.com/pages/Golf-de-Saly/251571734892093?ref=hl

SALL INVITE LE PAPE AU SENEGAL

Macky invite le Pape au Sénégal
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Le président de la république, Macky Sall, a été reçu en audience ce mardi par sa sainteté le Pape François. «Au cours des entretiens, ont été évoquées les relations cordiales existantes entre le Saint-Siège et le Sénégal, en soulignant, entre autres, l'importante contribution de l’Église catholique dans les domaines de l'éducation et de la santé, ainsi que l'engagement généreux et apprécié en faveur de la paix et de la réconciliation nationale», note la nonciature apostolique au Sénégal.
Les services de la Présidence de la République ajoutent que «durant leur tête à tête, le chef de l'Eglise catholique a salué le modèle sénégalais de coexistence pacifique ainsi que le respect de la liberté de culte». Avant de prendre congé de son hôte, le chef de l’Etat a invité le souverain Pontif à effectuer une visite au Sénégal, comme l’avait fait le Pape Jean Paul II.
Nouveau!:   Retrouvez toutes les archives concernant Macky Sall de 2006 à ce jour.
SenewebNews   

CE MERCREDI: SENEGAL-BOTSWANA

Sénégal- Botswana : Coup d’envoi à 19 Heures, 53.500 billets mis en vente
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Le coup d’envoi du match Sénégal-Botswana de ce mercredi, comptant pour la 6-ème et dernière journée des éliminatoires de la CAN 2015 dans le groupe G, est prévu à 19h locales, a annoncé Amadou Kane, le chargé de l’organisation à la Fédération sénégalaise de football (FSF) à l’Agence de Presse Sénégalaise .
« Le coup d’envoi, c’est 19h et toutes les mesures sécuritaires et organisationnelles ont été prises pour que le public puisse venir communier avec son équipe’ » dixit  le 4e  vice-président de la FSF.
A cet effet, 53.500 billets ont été mis en vente  pour la rencontre prévue au stade Léopold Sédar Senghor.
Une simulation a  d’ailleurs été faite lundi avec les forces de l’ordre et les autorités du ministère des sports afin « de pouvoir mettre tout le monde à l’aise ».
Cheikh DIACK/Pressafrik

CONTRE-SOMMET A DAKAR

Un front contre le Sommet de la francophonie lancé au Sénégal
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Comme la plupart des sommets, celui de l’Organisation de la Francophonie à Dakar à la fin du mois, connaîtra son contre sommet. Le Front contre le sommet de la francophonie a lancé ce lundi 17 novembre son programme d’action : des colloques, des expositions et un concert pour porter « la voix du refus ».
« L’OIF est une organisation qui ne sert qu’à asseoir la diplomatie française au niveau international et n’est pas acceptable », selon Malick Noël Seck, coordinateur du Front contre la Francophonie. « Lorsque l’Organisation de la Francophonie organise un sommet chez Sassou-Nguesso (président du Congo-Brazzaville), valide des élections de dictature héréditaire, comme on l’a vu au Togo et au Gabon, nous nous posons des questions sur les réelles motivations démocratiques de cette organisation, interroge Malick Noël Seck. Et ça, il faut que ça cesse ! Nous n’avons aucun problème, en tout cas avec la culture française, ni avec les Français ».
Pour les pourfendeurs du 15e sommet de l’OIF à Dakar, la francophonie n’est ni plus ni moins que du colonialisme. C’est en tous les cas l’avis du rappeur Karim Gueye : « C’est bien de parler français, ça nous sert. Mais on a nos trucs, on peut les gérer. On peut gérer le Sénégal en tant que Sénégalais ! On veut que le peuple sénégalais soit conscient que tout ce qui se passe dans cette francophonie-là, c’est la France qui dicte comment gouverner nos pays ».
L’OIF serait donc une organisation du passé pour Lamine Ba, l’un des organisateurs du contre sommet : « Aujourd’hui, dans ce monde globalisé, on prend son petit déjeuner à l’aéroport Charles-de-Gaulle, pour prendre son thiep bou dien, à 13 heures à Dakar et le soir à 20 heures, on peut prendre son hamburger aux Etats-Unis à New York. Donc le monde est un monde ouvert. Les cloisons c'est terminé. Et ce sommet tel qu’il est organisé est aujourd’hui dépassé ».
Carine Frenk/RFI

18/11/2014

ECOLODGES DE QUALITE AU SENEGAL

Des hébergements originaux et de qualité

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Construits dans les plus beaux sites du Sénégal, ces écolodges sont axés sur le tourisme responsable.
Ils associent qualité et confort, au charme et à l’authenticité.
Profitez ainsi d’hébergements plus haut de gamme, avec de nombreuses activités gratuites, le tout hors des sentiers battus, à la découverte d’un Sénégal authentique.
gite-de-simal
Situé en bord de lagune, au cœur d’une végétation luxuriante, l’Ecolodge de Simal a été entièrement renouvelé et reconstruit afin d’apporter au charme et à l’authenticité qui le caractérise, plus de confort et de qualité.
Ainsi son architecture traditionnelle en paille, parfaitement adaptée au microclimat local, a été préservée. Les cases sont désormais nettement agrandies et disposent de douche et wc privatifs conformes aux nouvelles exigences et attentes des voyageurs.
Une attention particulière est portée sur les activités. Toutes gratuites, elles sont plus nombreuses pour profiter pleinement de votre séjour et combiner détente et loisirs sportifs.
De nombreuses excursions sont proposées pour la découverte et la rencontre des villageois du Saloum, région classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Le restaurant en plein air à l'ombre des fromagers ou sous les étoiles selon l'heure, propose une cuisine riche et variée à base de produits frais.
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Niché entre les plages de sable blanc et les lagunes du Delta du Saloum, l’Ecolodge de Palmarin offre une situation unique pour associer détente et découverte du Saloum.
Architecture étonnante car fruit du métissage de plusieurs ethnies du Sénégal. Pour préserver l'harmonie du site, nous disposons de 18 bungalows composés d'un salon, d'une chambre ventilée avec vue sur la mer, d’une salle de bain et wc privatifs.
L’Ecolodge a opté pour un tourisme équitable qui favorise, rencontres, convivialité et les plus beaux souvenirs.
Villages chaleureux et accueillants, forêts préservées, lagunes bordées de palétuviers et paradis de milliers d'oiseaux… un environnement unique à découvrir dans cette région classée réserve naturelle.
Lodge de lompoul
Véritable oasis, l’Ecolodge de Lompoul est le seul situé au cœur du désert et se fond ainsi parfaitement dans ce magnifique et incroyable paysage dunaire.
Les nouvelles tentes, spécialement conçues pour apporter un maximum de confort et d’espace, sont en adéquation totale avec la beauté du site. Elles sont réparties en trois villages pour conserver la quiétude des lieux.
En contigu, une deuxième tente fait office de douche et wc privatifs, permettant ainsi de préserver l’intimité. C’est ainsi près de 45 m2 qui sont mis a disposition pour vous faire ressentir la magie du désert en tout confort.
Le plaisir d’évasion pourra s’accompagner d’une balade en dromadaire dans les dunes de sable ou une veillée autour d’un feu, voire une soirée rythmée au son des djembés.
Les dîners servis dans plusieurs tentes pour plus d’intimité, sont à base de couscous, de tajines ou de grillades.
Possibilité d'organiser des déjeuner-grillades sur la plage à base de poissons et crustacés.
http://www.ecolodge-senegal.com

L'ACTIVITE ECONOMIQUE REMONTE

Forte remontée de l’activité industrielle au Sénégal
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L’activité industrielle au Sénégal a connu en septembre 2014 un accroissement de 13,7% de la production, après avoir sensiblement reculé de 8,5% au mois d’août 2014, a-t-on appris lundi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
‘’Cette évolution a lieu sous l’effet essentiellement des performances des industries des matériaux de construction (plus 46,6%), de l’alimentaire (plus 13,3%), de la mécanique (plus 10,2%), des autres industries manufacturières (plus 3,8%), des industries chimiques (plus 2,7%) ainsi que des industries du papier et du carton (plus 1,1%) », explique l’ANSD.
Il faut relever toutefois le repli de la production des industries de l’énergie (moins 2,3%) et de l’extractive (moins 0,4%) qui a amoindri la hausse observée. Au même moment, l’arrêt de la production des industries textiles et du cuir s’est poursuivi.
Par rapport à septembre 2013, la production industrielle s’est accrue de 0,5%. ‘’Sur les neufs premiers mois de 2014, elle a fléchi de 1,5% par rapport à celle de la période correspondante de 2013 », signale l’ANSD.
 APA

17/11/2014

TOURISME: EDITORIAL

La Francophonie et la suppression des visas, une solution idoine pour redorer l’image du Sénégal contre le virus de l’EBOLA.
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C’est une répétition de dire que le tourisme sénégalais connaît des difficultés énormes qui plombent son essor. Ce secteur économique et stratégique pour le développement du Sénégal reste encore inconsidéré par les différents régimes qui se sont succédé. Cette négligence est aggravée par le désintéressement et la non implication des populations locales aux activités touristiques.
Force est de rappeler qu’au lendemain de la première alternance démocratique du Sénégal, le ministère du tourisme a été dissout et suppléé par une délégation générale chargée des affaires touristiques. La suppression de cette institution motrice de coordination, de management et d’exécution des plans et programmes touristiques a été fatale à l’activité touristique durant des années. Elle a ralenti l’élan de croissance lancée par Monsieur le Ministre Tidiane SYLLA.
Heureusement, quelques années plus tard, le régime libéral s’est ressaisi et a rectifié le tir en mettant les moyens nécessaires pour relancer le secteur touristique qui a connu des avancées notoires.
Le régime libéral avait néanmoins le génie d’organiser des événementiels qui boostaient le tourisme culturel, religieux, de découverte et le tourisme d’affaires au pays de la Téranga.
Le Sénégal a eu l’honneur d’organiser entre 2004 et 2011 des rencontres d’envergures internationales. Le gouvernement du Sénégal d’alors a abrité à Dakar la conférence des Ministres du tourisme des Etats de l’OCI, la conférence des chefs d’Etats de l’OCI, des conférences sur le NEPAD, la Grande Muraille verte, le FESMAN etc.
Les nombreuses visites de chefs d’Etats, de Rois et de Premiers ministres occidentaux, asiatiques et africains renforçaient les arrivées et recettes touristiques qui résolvaient les tares de la saisonnalité.
Le régime libéral a construit le monument Ndatté Yalla à Dagana, le monument de la renaissance, la place du souvenir, le grand théâtre, des infrastructures hôtelières, routières et touristiques sur la corniche ouest qui ont hissé le niveau de qualité de services de l’offre de la Destination Sénégal.
La mobilisation d’importants fonds (plus de 400 milliards) pour la construction de l’Aéroport International Blaise DIAGNE a beaucoup suscité l’espoir de relance du tourisme d’affaires et ludiques chez les promoteurs.
Cependant, cette levée de fonds a entrainé l’augmentation des taxes sur les billets d’avion (redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires RDIA) et sur la taxe de promotion touristique (TPT). Ces mesures lucratives ont malheureusement rendu la Destination Sénégal plus chère et moins attractive.
Mais la décision cruciale que le régime libéral a prise en 2004 en rehaussant à plus de 1000% (de 500 000fcfa à 5 000 000fcfa) la caution de dépôt pour l’obtention d’une licence d’exploitation touristique au Sénégal, a porté un coup dur à l’entreprenariat jeune et national. Le décret n° 2005-144 du 2 mars 2005 constitue un frein contre l’auto-emploi des jeunes entrepreneurs. Car Il n’est pas donné au Sénégal à n’importe quel jeune de disposer un cautionnement de 5 000 000fcfa (en espèces) à déposer à la Caisse de Dépôt et de Consignation.
C’est ainsi que le nouveau régime doit agir pour revoir à la baisse cette caution excessive et obstructive au développement du tourisme dans le Plan Sénégal Emergent (PSE) voire censitaire contre les jeunes promoteurs touristiques sénégalais.
Ainsi, c’est l’occasion de rendre un vibrant hommage à un illustre personnage Monsieur Ousmane Masseck NDIAYE qui a abattu un travail extraordinaire dans le secteur touristique sénégalais. Durant son magistère, il a piloté la création des Aéroports du Sénégal (ADS) et la Haute Autorité de l’Aéroport Leopold Sedar SENGHOR. Il a formé plusieurs jeunes diplômés qui exercent aujourd’hui dans les différents métiers du tourisme. Il avait créé l’Agence Nationale de la Promotion Touristique (ANPT) dissoute plus tard par le régime actuel. Il est l’initiateur du TICCA (Tourisme Industries Culturelles et Artisan d’Art) qui est le plus grand salon de tourisme de l’Afrique de l’Ouest et qui est une vitrine importante pour la promotion de la Destination Sénégal.
Toutes les réalisations touristiques et culturelles ont été mises en œuvre sous l’égide du Premier ministre Macky SALL qui était chef du gouvernement et exécutait la politique définie par le Président Abdoulaye Wade avec sa vision panoramique et ambitieuse. D’où la nécessité d’instaurer aujourd’hui d’un dialogue politique au Sénégal pour la réussite du Plan Sénégal Emergent qui est une continuité et une consécration de la formation politique inculquée au Président de la République par son prédécesseur Maitre Abdoulaye WADE.
Mais le tourisme sénégalais continue à souffrir encore sous le régime républicain malgré la volonté du chef de l’Etat à développer ce secteur. Son engagement et ses efforts restent salutaires.
La première mesure prise est l’octroi de baux aux promoteurs touristiques sur le TF 638/MB, c'est-à-dire celui de Saly. La décision de l’Etat de retirer le bail concédé à la Sapco-Sénégal et d’octroyer directement un titre aux occupants est un véritable acte de politique économique.
Il a le mérite d’être le premier Président à avoir visité et séjourné pendant 48 heures dans le plus grand parc du Sénégal, le parc de Niokolo Koba. Lors sa visite le Président a lancé un appel pour promouvoir le tourisme national. Il a ensuite assisté à l’ouverture de la saison touristique 2013 / 2014 à Saly Portudal et il a dégagé un montant de 1 milliard francs CFA pour embellir les avenues et les environnements immédiats de la plus grande station balnéaire de l’Afrique occidentale. Il a satisfait des vielles doléances des acteurs touristiques tels que la création de l’Agence Sénégalaise pour la Promotion Touristique et l’exonération des visas aux touristes convoyés par les tours opérateurs. Il a validé le Plan Stratégique de Développement du Tourisme Durable au Sénégal (PSDTD) qui est le fruit de longues concertations entre les acteurs et les autorités étatiques.
Malheureusement, ces efforts sur le tourisme de l’actuel pouvoir sont assujettis à des problèmes structurels et conjoncturels qui doivent être résolus au préalable.
Les difficultés structurelles sont plus simples à résoudre car elles consistent à :
- Supprimer les visas qui est un motif de dissuasion et de tracasserie administrative pour le touriste,
- Généraliser la réduction du taux imposable de la TVA à 10% dans tous les métiers du tourisme,
- Réduire la taxe de la Promotion Touristique,
- Réduire le déficit de promotion de la Destination etc.
Quant à la problématique conjoncturelle qui a surpris tout le monde et porté un coup dur au tourisme sénégalais c’est le cas importé de l’Ebola par le jeune guinéen au Sénégal. Et c’est dans la panique que le gouvernement a mal communiqué portant ainsi un coup sur les flux entrants touristiques et l’annulation de plusieurs réservations. Car la Destination Sénégal a été black-listée par l’Organisation Mondiale de la Santé et l’Organisation Mondiale du Tourisme. Or, les cas d’Espagne, de la France et des Etats Unis sont plus graves que celui du Sénégal mais ils ont su maitriser leur communication avec responsabilité.
C’est ainsi qu’une solution conjoncturelle doit être prise faire face à ce ternissement de l’image de la Destination Sénégal. La francophonie est une occasion offerte au Pays de la Téranga pour montrer à la face du monde que le Sénégal est un pays épargné de ce virus. Que toutes les dispositions médicales préventives et curatives sont prises au Sénégal comme dans les grandes nations occidentales et orientales.
La tenue de ce sommet de la Francophonie du 29 au 30 novembre 2014 atteste le niveau de sureté et de sécurité du Sénégal indispensables pour une destination touristique. C’est par là que l’Agence Sénégalaise de la Promotion Touristique doit se montrer avec plus de visibilité et de lisibilité. Jusqu’à présent, elle est restée inactive aux yeux des acteurs touristiques or sa mission est d’accompagner la vision du Président Macky SALL pour vendre le tourisme national et promouvoir la Destination Sénégal sous le label du « Pays de la Téranga ».
Pap.TOURE/Consultant en management des entreprises et projets touristiques. tourepap7@gmail.com/Ndarinfo

16/11/2014

LES PECHEURS DE MBOUR SONT EN COLERE!

Les pêcheurs de Mbour crient leur désespoir : « A chaque fois que le Ministre Oumar Gueye fait des sorties, c’est pour annoncer ou faire des visites »
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Les pécheurs de Mbour sont très remontés contre le Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime. Le Ministre Oumar Gueye a pris fonction le mardi 15 juillet 2014 au Ministère de la pêche, remplaçant l’ancien Ministre Ali Haidar.
Descendus nombreux dans la rue pour se faire entendre, ils lui reprochent de privilégier des discours plutôt que des actes :
« Cela fait maintenant 5 mois que le nouveau Ministre de la pêche est à son poste. Nous pouvons comprendre qu’ils prennent du temps pour se familiariser avec les dossiers cependant il doit savoir que ce secteur n’est nullement politique. Des actions concrètes doivent être établies », dénonce Pape Malick Cissé, un pécheur âgé de 27 ans, avant de reprendre :
« A chaque fois que le Ministre Oumar Gueye fait des sorties, c’est pour annoncer des visites…constatez par vous-même. J’ai assisté à plusieurs de ses rencontres et je peux vous assurer que maintenant son discours je le connais par cœur. Cela commence par de nouveaux projets….puis se termine par nous remercions son Excellence le Président Monsieur Macky Sall. Et pourtant notre cher Président et Premier Ministre à bien souligner qu’il faut travailler d’avantage et non discuter d’avantage ! »
Selon un communiqué envoyé à l’APS, la Journée mondiale de la pêche sera célébrée le 21 novembre prochain à Nianing, dans le département de Mbour (ouest), à l'initiative de la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale (CAOPA).
Les pêcheurs de Mbour comptent créer une autre association pour taper sur les dirigeants en cas de négligence de leur part. D’après eux, il est important quelque fois de rappeler au Ministre ses priorités pour le bien de tous et pour qu’il puisse exercer avec brio, la tâche que Macky Sall lui a confié.
Amady Médoune Sarr/Porte-Parole de l’association des pêcheurs « Yéwuléénn té liguey »/Dakaractu

15/11/2014

LES LIONS VONT A LA CAN

Le Sénégal ira à la CAN 2015, sans doute pas l’Egypte
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L’équipe du Sénégal retrouve la Coupe d’Afrique des nations, après avoir manqué la dernière édition. Les Sénégalais ont décroché leur qualification en gagnant 1-0 en Egypte, ce 15 novembre 2014, en éliminatoires de la CAN 2015. Les Egyptiens, eux, vont sans doute rater une troisième phase finale de suite.
Contrat rempli pour l’équipe du Sénégal et son entraîneur Alain Giresse : les « Lions de la Téranga » se sont qualifiés pour la Coupe d’Afrique des nations 2015, ce 15 novembre 2014 au Caire. Les Sénégalais ont réalisé le match qu’il fallait face à des Egyptiens battus 1-0.
La partie a basculé à la 8e minute lorsque Mame Biram Diouf a devancé le gardien de but adverse sur un coup franc. L’attaquant a envoyé le ballon au fond des filets avec un coup de tête. La sélection sénégalaise a ensuite conservé le contrôle de la rencontre, ce qu’elle n’avait pas su faire lors de matches couperets face à la Côte d’Ivoire, en éliminatoires de la CAN 2013 puis de la Coupe du monde 2014.
Résultat : le Sénégal renoue avec la phase finale du tournoi après avoir notamment manqué les éditions 2010 et 2013.
Pour l’Egypte, le constat d’échec est terrible. Les Egyptiens, sept fois sacrés champions d’Afrique, dont trois fois de suite (2006, 2008, 2010), vont sans doute manquer une troisième Coupe d’Afrique des nations de suite. Ils n’ont plus disputé un match de CAN depuis leur victoire en finale, en 2010. Il ne leur reste qu'une seule possibilité finir meilleur troisième tous groupes confondus.
David Kalfa/RFI