31/12/2014

FÊTES DE FIN D'ANNEE A DAKAR

Dakar en couleurs et en lumières...
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En prélude à la célébration des fêtes de fin d’année, la ville de Dakar vibre, depuis quelques jours, aux rythmes des fêtes de fin d’année. Dans tous les quartiers du centre-ville, les ruelles et grandes artères sont décorées. Une situation qui profite bien aux vendeurs de pétards, de sapins, de jouets et d’autres objets de décoration qui s'y frottent les mains
Dakar brille! La capitale sénégalaise a changé de visage depuis quelques jours. Une atmosphère de fête règne sur les lieux. La nuit, les jeux de lumières installés presque dans tous les coins, attirent le regard des passants. A l'intérieur des boutiques et magasins, les sapins et objets de décoration capent le décor.
Devant un grand commerce sis à Sandaga, Abdallah est assis sur sa chaise profitant des premiers rayons du soleil. Selon cet homme d’origine marocaine, la décoration fait partie de la vie. « Je crois que c’est une très belle chose. Après une année de travail et de stress, il est bon de contempler ces merveilles » lance-t-il. Non sans révéler : « J’ai déjà acheté trois arbres de Noël la semaine dernière et je vais acheter d’autres objets pour décorer notre maison ».
Mamy est étudiante. Accompagnée de ses amis, elle contemple les décorations au rond point « Intérieur ». « C’est très joli, c’est pourquoi je suis venue prendre des photos avec mes amis» déclare-t-elle avant de demander à ce que ces décorations ne se limitent pas aux fêtes de fin d’année.
« Malheureusement, dans quelques jours, toutes ces jolies décorations vont être détruites. Tout ce que je souhaite c’est que ces belles images perdurent » plaide-t-elle, le sourire au bout des lèvres. Dans et devant les grandes boutiques de la capitale, le décor est presque identique. Des sapins de Noël sont bien rangés et les jeux de lumière brillent.
Dakaractu

30/12/2014

EDUCATION BONIFIEE AU SENEGAL

Pour une éducation bonifiée
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La gestion par résultats en éducation (GPRÉ) est devenue une réalité incontournable dans les pays développés comme dans les pays en voie développement ou encore dans les pays émergents. À l’instar d’autres pays, le Sénégal, au cours des 15 dernières années, a mis de l’avant diverses initiatives visant à adapter la gestion de ses établissements publics à l’évolution du pays et aux attentes des citoyens. Cette préoccupation de changer la dynamique de gestion de ses écoles s’inscrit dans un processus continu visant à modifier et à adapter les modes d’intervention éducative, ainsi que son cadre de gestion. Parmi les initiatives les plus importantes prises par les différents gouvernements du Sénégal, mentionnons deux programmes: le programme de développement de l’éducation et de la formation (PDEF) et le programme d’amélioration de la qualité de l’équité et de la transparence (PAQUET).
Le principal dénominateur commun de ces deux programmes est le souci de la qualité de l’éducation en termes de réussite scolaire des élèves et l’utilisation de la gestion axée sur les résultats. Ce mode de gestion vise à accroître la transparence, la responsabilité et la reddition de comptes. Les gestionnaires scolaires (chef d’établissement, inspecteurs de l’enseignement) devraient avoir une plus grande liberté d’action dans l’utilisation des moyens tout en devenant davantage imputables, notamment au chapitre de l’atteinte d’objectifs mesurables. Pour y parvenir, ces acteurs doivent maîtriser non seulement les dimensions pédagogiques, mais également celles relatives à la gestion de ces écoles. Convaincus de l’apport que peuvent apporter les enseignants comme les directeurs d’école dans la réussite scolaire des élèves, notre article est composé de trois parties.
Dans la première, nous tenterons de montrer l’apport potentiel d’un enseignant dans la qualité du système scolaire ainsi que l’importance d’un environnement scolaire apaisé (effet-enseignant ou effet-établissement). Dans la seconde partie, nous porterons un regard sur le rôle de la direction d’école dans le pilotage de la gestion axée sur les résultats. Dans la conclusion, nous ferons quelques recommandations.Une des dimensions fondamentales de la réussite scolaire d’un élève est l’enseignement apprentissage.
Toutes les conclusions des recherches en éducation portant sur ce sujet montrent l’importance de cette dimension. Que ce soit aux États-Unis, en Angleterre ou dans d’autres pays, il a été démontré qu’un enseignement-apprentissage adapté aux caractéristiques socio-économiques des élèves permet d’obtenir des résultats spectaculaires. Dans ces pays, les recherches portaient sur l’inégalité de chance de réussite scolaire qui existait entre les élèves issus de milieux défavorisés composés majoritairement d’immigrants et les élèves d’autres milieux (Bressoux, 1994; Henchey et al, 2001).
1. Contribution des enseignants et écoles dans un système scolaire de qualité
Or, les recherches en éducation ont permis de montrer que l’enseignant et l’école peuvent faire la différence dans la réussite scolaire des élèves et ce, peu importe l’origine sociale de ces derniers. Aux États-Unis, l’étude qui a ouvert la voie au courant de recherche portant sur l’effet de l’établissement est le Rapport Coleman paru en 1966 et intitulé Equality of educational opportunity study (Brookover et al., 1979; Derouet, 1987; Bressoux, 1994). Ce rapport visait à évaluer l’impact des changements apportés au système éducatif américain pendant les années 50, notamment au chapitre de la prise en charge des problèmes scolaires des minorités ethniques (Derouet, 1987). Les conclusions de cette étude indiquaient que les variables propres à l’établissement n’ont que peu d’influence sur les différences de réussite scolaire des élèves (Teddlie et Reynolds, 2000).
Toutefois, ce rapport a été critiqué sur plusieurs aspects méthodologiques. Car l’objet de l’analyse aurait dû être l’école et non les élèves de surcroît, l’utilisation de tests d’intelligence pour mesurer les compétences académiques n’était pas appropriée (Rutter et al, 1979; Bresoux, 1994; Teddlie & Reynolds, 2000). C’est à partir de ce moment que d’autres chercheurs en éducation vont mener des études similaires pour voir s’ils pouvaient aboutir aux mêmes conclusions. Cette fois, les études porteront sur l’effet-école puisque les caractéristiques sociales des élèves seront contrôlées dans le but de faire ressortir les effets de l’établissement ou de l’école. Teddlie et Reynolds (2000) définissent l’effet-école comme étant les capacités connues d’une école à affecter les acquis scolaires des élèves qui la fréquentent.
Essentiellement, cela signifie qu’au-delà des caractéristiques socio-économiques des élèves d’un même établissement, il existe tout de même des résultats académiques qui peuvent être expliquées par l’action même de cette école. Outre les caractéristiques physiques du bâtiment, la notion d’établissement, inclut ici toutes les actions, les conduites et les attitudes de ses acteurs, à savoir les élèves, les professeurs, les membres de la direction et le personnel non- enseignant (Best, 1997). L’école est vue comme une organisation sociale. Par ailleurs, Cousin et Guillemet (1992) résument assez bien la manière dont la plupart des chercheurs [Brookover et al., 1979; Rutter et al. 1979; Bressoux, 1994; Meuret, 2000a, 2000b; Teddlie & Reynolds, 2000] conçoivent l’école lorsqu’ils écrivent: « l’établissement scolaire, au-delà des règles formelles qui le régissent, est appréhendé comme une organisation sociale possédant un style et un climat particuliers, un mode de relations sociales spécifique et un type de mobilisation de ses agents qui lui est propre ».
Ainsi, depuis les années 1970, les chercheurs ont mis l’accent sur les processus de scolarisation (process of schooling) pour déterminer les impacts de l’école (Brookover et al, 1979; Bressoux, 1994; Meuret, 2000a, 2000b; Teddlie et Reynolds, 2000). Le mot « processus » réfère dans ce contexte aux caractéristiques de l’organisation sociale (l’école)
qui créent le contexte d’enseignement-apprentissage et qui influencent la nature de l’expérience scolaire autant pour les enseignants que pour les élèves (Rutter et al., 1979). Qui plus est, de nouveaux facteurs, tels que le rôle de la direction, l’encadrement des élèves, les activités parascolaires et le climat scolaire ont été pris en compte bien que les
résultats scolaires soient toujours la variable dépendante, de nouvelles mesures de comportements et d’attitudes ont également été étudiées.
Aux États-Unis, Brookover, Beady, Flood, Schweitzer & Wisenbacker (1979) mèneront une étude importante auprès d’écoles primaires de milieu défavorisé. L’originalité de cette étude a été d’utiliser le concept de climat scolaire, mesuré à partir des perceptions des élèves, des enseignants et de la direction et de rendre compte de son impact sur les compétences en mathématiques et en lecture (mesurées par les résultats obtenus au test scolaire de l’état du Michigan) ainsi que sur le degré de confiance en soi témoigné par les élèves. En Angleterre, l’étude de Rutter, Maughan, Mortimore, Ouston & Smith (1979) a permis de vérifier l’impact des processus scolaires tels, les actions des enseignants, l’importance de l’accent mis sur l’académique et les comportements en matière de punitions/récompenses, non seulement sur les résultats scolaires obtenus aux examens, mais également sur des variables comportementales telles la délinquance et l’assiduité des élèves aux cours. Ces deux études menées en Angleterre et aux États-Unis aboutissent aux mêmes conclusions après avoir contrôlé certaines caractéristiques des élèves, dont le statut socio-économique, les écoles peuvent faire une différence sur les acquisitions et les comportements des élèves.
De plus, Brookover et al. (1979) ont démontré que le climat scolaire perçu par tous les membres des écoles primaires contribue de manière significative à l’explication de la variance inter-écoles au chapitre des résultats en mathématiques et en lecture de leur côté, Rutter et al. (1979) ont constaté que les comportements des élèves à l’école, leur assiduité
scolaire et leur réussite académique sont influencés par l’école secondaire fréquentée. Plusieurs chercheurs traitent désormais de l’efficacité scolaire en y cherchant les effets spécifiques aux unités insérées dans l’école (Derouet, 1987; Bressoux, 1995; Teddlie & Reynolds, 2000; Rutter & Maughan, 2002). Plus souvent, deux variables sont citées lorsqu’on s’intéresse à l’effet- établissement : il s’agit de la recherche des effets attribuables à la classe, dit effet-classe et de ceux dus à l’enseignant, nommé effet enseignant ou encore effet-maître, selon les chercheurs. Compte tenu du lien qui existe entre ces deux variables (un professeur est responsable d’une classe particulière), l’effet classe provient en grande partie de l’effet-enseignant (Bressoux, 1999).
Les chercheurs font remarquer qu’il existe un consensus sur le fait que les sous unités de l’école exercent un impact beaucoup plus important que celui de l’établissement sur les acquis des élèves (Bressoux, 1995; Best, 1997; Meuret, 2000b Cousin, 2000; Teddlie & Reynolds, 2000; Rutter & Maughan, 2002). Par conséquent, l’effet enseignant
serait plus important que l’effet-classe et ce dernier deviendrait par le fait même plus important que l’effet-établissement (Bressoux, 1995; Best, 1997; Felouzis, 1997; Meuret, 2000a, 2000b). Rutter & Maughan (2002) citent les résultats d’une méta-analyse de Schreerens & Bosker (1997) dans laquelle plusieurs pays sont étudiés (Europe, Amérique du Nord, Pays du tiers monde). Ces études montrent que, sans le contrôle préalable des caractéristiques socio-démographiques des élèves, 19%de la variance des résultats scolaires sont expliqués par des différences inter écoles, alors que cette même variance reste à un niveau élevé (8%), suite au contrôle de ces mêmes facteurs socio-démographiques. Ces conclusions sont également appuyées par Bosker et Witziers (1996, in Teddlie & Reynolds, 2000).
Aussi, comme le montre l’étude de Scheerens et al. (1989, in Bressoux, 1994) menée dans 17 pays, l’effet-école en France expliquerait 6% de la variance des résultats des élèves, alors que ce serait 10% aux États-Unis, 12% en Écosse et 15% au Luxembourg. Les résultats américains sont confirmés par la méta-analyse de Bosker & Witziers (1996, in
Teddlie & Reynolds, 2000) effectuée sur des recherches américaines ayant utilisé des analyses multiniveaux. Les auteurs rapportent que la variance inter-écoles des résultats des élèves est de 21% sans contrôle préalable du statut socio-économique, tandis qu’elle est de 10% après contrôle de ces mêmes variables. Du côté de l’Angleterre, l’école expliquerait entre 8 et 15% de la variance des résultats des élèves (Reynolds, 1992 in Teddlie & Reynolds, 2000), alors que les taux de variance inter-écoles aux Pays-Bas et en Allemagne sont de l’ordre de 11 à 12% (Bosker & Scheerens, 1989; Scheerens, 1992; in Teddlie & Reynolds, 2000).
Comme nous pouvons le constater, l’enseignant, l’école et l’environnement scolaire peuvent jouer un rôle déterminant sur la qualité du système éducatif du pays. Cependant, il serait naïf de croire que la qualité individuelle de l’enseignant suffit sans un leadership fort et affirmé de la direction d’école qui doit assurer la mise en œuvre tant pédagogique qu’administrative des politiques du pays. Quel rôle ce leadership public devrait-il jouer dans ce contexte de quête de la qualité?
2. Contribution de la direction d’école dans un système de qualité
Outre le travail de l’enseignant, les recherches portant sur les meilleures pratiques éducatives susceptibles de réduire les inégalités de chance de réussite scolaire entre les élèves issus de milieux défavorisés et ceux des autres milieux se sont intéressées au travail de la direction d’école. En effet, le directeur d’école doit être le premier répondant de l’école. Et le milieu scolaire dans lequel évoluent les principaux acteurs doit être porteur d’éléments significatifs susceptibles d’influer positivement sur la réussite des élèves. Les éléments les plus importants du milieu scolaire sont, entre autres, le climat de l’école ainsi que le rôle du directeur. On définit le climat de l’école comme la perception que les différents acteurs de l’école ont de la manière dont l’école les affecte (Legendre, 2005); bien entendu, cette perception influence le comportement des acteurs. Il en est de même pour le rôle du directeur. L’importance de ces éléments justifie l’intérêt de les expliciter, d’en saisir les déterminants et l’impact sur la qualité de l’école, notamment sur la réussite des élèves.
Selon (Robinson, Lloyd et Rowe, 2008), la gestion d’une école peut contribuer à réduire les disparités constatées dans les performances des élèves de milieux socio-économiques différents. De leur côté, (Duncan et Brooks-Gunn, 1997) font remarquer que deux séries de facteurs liés à la réussite de l’élève peuvent être identifiées, à savoir des facteurs
intrascolaires et des facteurs extrascolaires. Parmi les variables extrascolaires, la situation socio-économique, les caractéristiques scolaires des parents ou du milieu ont été mises en relation avec la réussite scolaire. En ce qui a trait aux facteurs internes à l’école, le climat de l’école et la gestion des activités éducatives par le directeur sont à considérer. Les recherches ont mis en relation : la réussite scolaire, la gestion de la direction et le climat de l’école.
Concernant la gestion de l’école et la réussite scolaire, les études ont établi un lien entre les activités du directeur d’école et la réussite des élèves, en identifiant certains aspects de son travail comme la supervision pédagogique des enseignants, la communication avec les autres acteurs de l’école, la création d’un climat propice aux apprentissages (Brewer, 1993; Day, Sammons, Hopkins, Leithwood et Kington, 2008; Heck et al., 1991; Ross et Gray, 2006; Willms,1997). Marzano, Waters et McNulty (2005) soutiennent la thèse d’un effet direct de la gestion du directeur d’école sur la réussite des élèves. Ils procèdent par une méta-analyse de 69 études faites aux États Unis d’Amérique et publiées entre 1978 et 2001.
Les conclusions de leurs études établissent une corrélation entre la réussite scolaire des élèves et l’attention de la direction à leurs situations individuelles. Un autre rôle qui est mentionné dans le travail du directeur d’école est la supervision pédagogique. Ainsi, en invoquant la supervision pédagogique, Eye et Netzer (1965) parlent d'un acte de gestion pour réaliser les objectifs scolaires ; Taylor (1975) parle d'une fonction permettant aux professionnels de l'enseignement de mener à bien leur travail; Huitt et Segars (1983) disent qu'il s'agit d'un processus de contrôle et d'évaluation. Plusieurs recherches qui se rapportent à la qualité de l’éducation évoquent la nécessité pour le directeur d’école d’avoir le souci permanent de mettre en place la supervision pédagogique pour accompagner les enseignants (Barnabé, 1995, 1997; Leclerc, 1996; Glasser, 1996).
En effet, la supervision pédagogique a pour objet d’améliorer la qualité de l’enseignement-apprentissage. Elle apparaît comme un outil permettant aux directions d'écoles de prendre les décisions nécessaires afin d'offrir un enseignement-apprentissage à la hauteur des objectifs éducatifs fixés par le système. Il s'agit d'un outil accessible, peu coûteux et qui demande peu de ressources, ce qui est important compte tenu de la « rigueur budgétaire » ambiante. Grâce à la supervision pédagogique, les directeurs d’école peuvent avoir accès à des techniques permettant à l'école d'offrir une performance meilleure. Non seulement les chercheurs s’entendent-ils sur l’objectif de la supervision pédagogique, mais ils évoquent l'aspect systématique que revêt la supervision. Tous insistent pour dire qu'il s'agit d'une démarche, d'un processus, d'un acte de gestion. La supervision ne s'improvise pas: elle se planifie, se contrôle, se gère.
Il est donc clairement établi que les enseignants comme les directeurs d’école, de par leurs interventions, peuvent influencer positivement la réussite scolaire des élèves. Cependant, pour que ces derniers puissent réaliser un tel travail, une série de préalables s’impose. Dans ce papier, nous évoquerons tour à tour la nécessité de mettre en place des systèmes de formation initiale et continue des enseignants et des directeurs d’écoles susceptibles de favoriser la qualité de l’éducation au Sénégal.
Conclusion
Nous avons mis en relief les différentes recherches qui confirment les apports potentiels des enseignants et des directeurs d’école dans la mise en place d’un système scolaire de qualité tel que souhaité par les autorités publiques du Sénégal depuis 2000. Il est à noter que pour avoir des enseignants et directeurs à la hauteur de ce qui est souhaité, plusieurs mesures doivent êtres urgemment prises.
Pour ce qui est des enseignants du secondaire, la formation initiale mérite d’être revue. En effet, si à l’ordre d’enseignement secondaire, la formation initiale est relativement adéquate pour les quelques privilégiés qui en bénéficient, force est de constater que la formation continue est presqu’inexistante. De plus, les enseignants qui n’ont pas bénéficié d’une formation pédagogique avant d’entrer en fonction sont devenus plus nombreux que ceux ayant réellement obtenu une formation. Or, lorsqu’on parle des enseignants exemplaires qui ont réussi à créer la différence et à réduire les inégalités de chance de réussir, on note chez ces derniers l’utilisation des pratiques pédagogiques renouvelées, la participation à des formations continues et la quête permanente des pratiques porteuses. Si nous souhaitons avoir une masse critique d’enseignants de qualité, un dispositif de formation continue doit être mis en place et tous les enseignants doivent en bénéficier. On pourrait par exemple lier les promotions des enseignants à leur degré de participation à ces formations. D’autres mesures d’encouragement peuvent être entreprises.
En ce qui a trait aux enseignants du primaire, tout devrait être revu. En effet, toutes recherches convergent : la complexité de la tâche d’enseignant exige que la formation de ceux-ci soit confiée aux facultés d’éducation. Les pays qui aspirent aux systèmes scolaires de qualité ont fait ce saut qualitatif en envoyant tous les instituteurs dans les facultés d’éducation et en exigeant que tous les enseignants du primaire et du secondaire aient le même niveau de formation. C’est en faisant ce choix audacieux que nous aspirerons certainement à système scolaire de qualité.
S’agissant des directeurs d’école, c’est leur mode de recrutement qui pose problème. Au Sénégal, le directeur d’école est choisi sur la base de son expérience en enseignement et son niveau de scolarité. Si ce mode de recrutement prévalait durant les années 1950-1960, période où on avait une certaine stabilité sociale, une éducation plus axée sur les valeurs traditionnelles et une pression moins importante en termes de ressources et de compétitivité internationale, force est de remarquer qu’aujourd’hui les temps ont changé.
Comme le fait remarquer si bien Mintzberg (2002), le dirigeant (directeur dans le cas d’une école) joue plusieurs rôles: rôle interpersonnel (symbole, leader et agent de liaison); rôles liés à l’information (observateur actif, diffuseur, porte-parole); rôle décisionnel (entrepreneur, régulateur, répartiteur de ressources et négociateur). Ces éléments doivent nous amener à remettre en question le mode de recrutement qui prévaut encore de façon à intégrer des compétences essentielles à la réussite d’un directeur d’école dans le contexte social et dans l’environnement qui sont les nôtres
aujourd’hui.
Mamadou Vieux Sané-Ph.D, administration de l’éducation-Université du Québec à Montréal-UQÀM
Leral.net

PAS DE FRANCAIS DANS LES DAARAS!

Levée de boucliers contre un projet de loi sur les écoles coraniques : les maîtres de daaras sonnent la révolte
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La polémique enfle autour d’un projet de loi sur les écoles coraniques avec l’introduction du français. De Touba à Darou Mousty, les maîtres coraniques ou «borom daaras» ne sont pas du tout contents et ils le disent ouvertement à qui veut l’entendre.
Contre ce qui est perçu comme la modernisation des daaras avec l’introduction envisagée du français dans l’enseignement, ils estiment que c’est une manière déguisée pour le pouvoir de leur mener la guerre. Sur les ondes de Walfadjri, ils ont réitéré leur opposition à un tel projet de loi qui suscite dans leurs rangs une levée de boucliers. «Personne ne nous soutient et nous ne demandons rien à personne», a martelé l’un d’entre eux qui estime que l’Etat du Sénégal s’est jusqu’ici désengagé de ce secteur de l’éducation qu’il ne finance. D’où leur mise en garde sévère adressée aux autorités. A Touba, dans une vidéo diffusée sur le web, certains responsables de daaras sont sur le pied de guerre, prêts à en découdre avec l’autorité si un tel projet aboutissait. «Cette loi ne sera pas appliquée, qu’elle soit votée ou non», renchérit un maître de daara interrogé par la radio.
À Darou Mousty, deuxième capitale du mouridisme, certaines populations indexent le président Macky Sall qui serait derrière une telle initiative selon eux.
Ils regrettent aussi que le chef de l’Etat n’ait jamais mis les pieds dans leur localité qu’ils estiment oubliée dans le programme de modernisation des cités religieuses à coup de milliards.
Seneweb

QUEL CONTRÖLE TECHNIQUE?

Un unique centre de contrôle technique pour tout le Sénégal, c’est une aberration inacceptable.
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Le simple fait de ne disposer pour tout le pays, que d’un seul et unique centre électronique pour le contrôle technique de tout le parc automobiles que compte le Sénégal, est à l’évidence une aberration et une absence de rationalité incontestable. Comment des autorités, douées tout simplement d’un minimum de bon sens, ont-ils pu imaginer un seul instant, pour une aussi importante mission nationale, de ne se doter qu’un seul centre et croire qu’il pourrait suffire pour le pays ? C’est encore là, une preuve matérielle incontestable d’une vision prospective étriquée de nos autorités, dans leur appréciation exacte des situations et perspectives. C’est également, un manque de considération impardonnable à l’égard des utilisateurs et du peu de souci qu’elles accordent à la satisfaction des besoins nécessaires des citoyens. Et pourtant le bon fonctionnement des importants services publics de l’Etat est l’une de leurs obligations. Au regard du rôle sécuritaire et de prévention pour les risques d’accidents, un tel centre devrait être parmi les priorités du ministère des transports routiers, dans ses dotations budgétaires. Ceci pour des raisons bien évidentes, dans la mesure où le service n’est pas du tout gratuit. Bien au contraire, il est exagérément très cher payé par les automobilistes. Par conséquent, doter le pays de tels centres en nombre suffisant, est une supériorité et une logique élémentaire de l’Etat. C’est également une nécessité évidente pour une bonne gouvernance publique et la dotation du pays de services publics performants.
A tout le moins, ces centres sont un investissement rentable à plusieurs égards, parce qu’ils rapportent incontestablement beaucoup d’argent, au vu des nombreux véhicules soumis au contrôle payant à chaque visite. Il s’y ajoute, qu’on pourrait être éventuellement, l’objet de renvois fantaisistes pour des motifs abusifs. Ce qui oblige les victimes à payer encore des frais à la prochaine visite. C’est injuste de livrer les usagers à la merci du service de manière aléatoire, sans règles ni code précis permettant aux usagers de se protéger contre des agents véreux ou des abus organisés par le service dans un semblant de légalité. Ensuite, le centre d’appel qui s’y greffe comme intermédiaire, ne fait qu’augmenter davantage les frais des clients sans raison, puisqu’il ne rend pas le service plus performant en nous référant à l’anarchie innommable qui y est manifeste. Alors, non seulement, les clients perdent beaucoup d’argent pour passer la visite, mais également, un temps fou avant.
Donc, nous sommes en vérité dans le cas d’espèce, en présence d’un service public, parfaitement à caractère commercial. Ce qui veut dire qu’un tel centre, bien géré selon les règles de l’art d’une gestion, peut bien se suffire financièrement, et même pourrait d’ailleurs, financer la création d’autres centres. A la condition toutefois, que sa gestion soit faite dans la transparence et la rigueur, avec une parfaite comptabilité soumise au contrôle sans complaisance, des services habilités. Ce qui suppose, la présentation régulière à la fin de chaque exercice comptable, des Etats financiers du centre. Ce qui ne serait que satisfaire une obligation légale et respecter un droit car, c’est un service public qui appartient à tout le pays, donc qui ne doit pas être laissé entre les mains de gestionnaires douteux, sans contrôle ni l’obligation de rendre compte. Au demeurant, le peuple a le plein droit de savoir précisément, où vont les recettes tirées de cette exploitation, et à quoi servent-elles?
Ainsi, si les automobilistes ont l’obligation de satisfaire à cette visite technique, mais la même logique devrait obliger aussi le centre et l’Etat, de nous doter d’un réseau routier national impeccable et en bon état de praticabilité. Ce qui permettrait la sauvegarde des véhicules qui les fréquent. Il est évident pour nous, que présentement, tel est loin d’être le cas. D’ailleurs, non seulement cela, c’est l’absence notoire de réfection et d’entretien régulier du réseau routier qui est regrettable. Et le plus grave, c’est l’implantation anarchique des nombreux ralentisseurs hors des normes réglementaires admises par le code de la route, parsemés à travers tout le réseau routier. Ce qui constitue des circonstances aggravantes. Les autorités et services techniques compétents, au vu et au su de cet état de fait, ne tentent la moindre intervention pour leur normalisation. C’est sûr que les usagers ne nous démentiront pas selon quoi, ces « dos de chameaux » causent plus de dégâts sur leurs véhicules, qu’ils ne leur épargnent de graves accidents.
Le paradoxe à notre sens, c’est comment des techniciens bien avertis de l’utilité d’un service public en général, et des administrateurs avisés de la chose économique peuvent-ils constater une situation aussi aberrante et la laisser perdurer jusqu’à présent ? Et ceci, sans même n’envisager aucune solution en perspective, pour y remédier définitivement et le plus rapidement possible. Au demeurant, Il était pourtant absolument clair dès l’entame de la mise en service du centre, qu’au vu de l’affluence du nombre exponentiel des demandes, que de sérieux problèmes allaient immanquablement se poser dans le fonctionnement normal pour satisfaire la demande. C’était bien évident et logique ! Et ils devaient parfaitement en être conscients, qu’il était pratiquement impossibilité, avec un seul centre, de pouvoir prendre en charge toutes les demandes des usagers. Qui plus est, de permettre aux automobilistes de faire le contrôle de leur véhicule dans un temps raisonnable. Il est tout de même surprenant, que tout ceci se passe dans un pays, sous la conduite d’un président de la République, ingénieur de formation !
Et comme si de rien n’était, l’Etat avec tous ses démembrements concernés, parfaitement au courant de cette incapacité du centre à remplir correctement la fonction qui lui est dévolue, laisse quand même faire malgré tout. Alors, les autorités compétentes en charge du premier au dernier responsable ne se contentent que d’observer. Ainsi, elles ne s’intéressant en réalité qu’à l’argent qu’ils en tirent, sans penser le moins du monde à fournir un service satisfaisant équivalent, aux clients. C’est asocial, voire indécent, de pressurer les contribuables, dans le but de permettre à une minorité d’entre nous de vivre de privilèges et dans l’opulence la plus abjecte, au lieu de satisfaire la demande sociale.
Logiquement, en lieu et place de ces dépenses folles de l’Etat telles que : les fonds politiques, pour le folklore et le prestige, les financements occultes de certains lobbies et d’autres dépenses parfois illégales et inopportunes, rien que pour faire plaisir à des gens , alors que ceci aurait pu être investi pour l’érection d’autres centres, l’entretien et la réfection du réseau routier actuel en état de dégradation. Dans le même ordre, cette masse d’argent allouée indûment, arbitrairement et illégalement aux anciens chefs d’Etat, pour soi-disant revaloriser leur statut n’est rien d’autre qu’un privilège indécent. Cet argent aurait pu servir plus utilement aux Sénégalais, s’il finançait d’autres centres ou réglait d’autres besoins publics des citoyens. Ceci aurait pu permettre aussi, de baisser les tarifs en cours d’une part, et d’autre part, de contribuer à l’entretien permanent du réseau routier.
C’est le moment d’ailleurs et l’occasion de se demander sérieusement, pourquoi l’Etat ne créerait-il pas, un service national d’entretien du réseau routier au sein du ministère de l’Equipement –genre Travaux Publics-, comme ce fut à l’époque ? Ceci, permettrait de faire face en urgence, aux petites réfections nécessaires des routes et rues, avant que les dégâts n’atteignent des proportions importantes, qui exigeraient de grands travaux très coûteux.
Par ailleurs, si l’Etat mettait enfin un terme à l’hémorragie quasiment permanente de nos ressources financières, rationalisait les dépenses publiques à leurs justes mesures, diminuait le train de vie dispendieux de l’Etat, freinait les détournements et malversations financières persistants, sources des enrichissements illicites que nous connaissons, etc., par conséquent rompre précisément avec les méthodes et le système Wade, notre pays serait sur de bonnes dispositions et se placerait sur les rampes de lancement pour son émergence. Mais hélas, ce n’est pas malheureusement encore, la voie empruntée avec fermeté par le gouvernement. C’est plutôt le tâtonnement, les hésitations et le manque de détermination à satisfaire les ruptures, les réformes nécessaires et la demande sociale pressante que nous constatons.
Nous soulignons au passage une caractéristique malheureuse qui fonde les gouvernances africaines en général, à savoir que nos gouvernants n’ont pas la culture de la planification, de l’évaluation, de la rationalisation et du suivi des décisions qu’ils prennent et projets qu’ils mettent en œuvre. Ainsi, ils ne font pas l’état des lieux pour constater et relever les anomalies et autres insuffisances survenues en cours d’exécution, afin de les corriger au fur et à mesure. C’est bien ce qu’on appelle le pilotage à vue qui mène la plus part du temps à l’échec. Par conséquent et malgré tout, ils foncent tête baissée avec les erreurs qui s’accumulent et une situation qui se détériore sans cesse. Tout cela ne suscite cependant aucune réaction de taille de la part des autorités, à prendre immédiatement les mesures idoines qui s’imposent dans de pareils cas, pour remédier à une situation qui se détériore chaque jour davantage.
Enfin, nous avons noté que le Sénégal a eu au cours de son histoire, un président Poète d’abord, ensuite un Administrateur civil, puis un Avocat, et présentement, un Ingénieur. Chacun d’eux a eu à imprimer en mal ou en bien à son magistère, une singularité particulière relative à sa profession. Les Sénégalais sont donc aujourd’hui parfaitement en droit, d’attendre du président ingénieur et pensent légitimement alors, qu’il doit doter le pays plus que les autres, d’infrastructures de qualité, notamment en routes de bonne facture avec un service d’entretien permanent.
En conclusion, le président Macky Sall doit se convaincre définitivement que, seul un bilan positif satisfaisant les Sénégalais est le seul gage, qui lui donnerait des chances d’avoir d’un second mandat. Et si toutefois et par malheur, il cédait au chant des sirènes qui le pousse avec insistance, à renoncer à la poursuite de la traque des biens mal acquis, ses engagements fermes pris devant son peule et subsidiairement, de libérer Karim Wade sans procès, ce serait là à l’évidence pour lui, courir le risque grave d’une défaite fatale et la perte du pouvoir en 2017. Alors, il doit prendre ses responsabilités et les assumer devant les Sénégalais, seuls juges et souverains en dernier ressort.
Mandiaye Gaye/Senenews

BON SCORE POUR MACKY SALL

Dans un sondage, 63% des Sénégalais approuvent l’action de Macky Sall
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Au moment où se déroule le procès controversé de l’ancien ministre Karim Wade, le président sénégalais Macky Sall caracole à la tête du sondage réalisé par le site Gallup.com sur une vingtaine de chefs d’Etats africains. 63 % des Sénégalais sondés approuvent l’action du chef de l’Etat, Macky Sall contre 34 opposés.
Selon les chiffres du sondage réalisé par le site Gallup.com sur la popularité des présidents africains, repris par Jeune Afrique, Macky Sall n’a pas de souci à se faire. C’est comme s’il continue de conserver son électorat présidentiel de 2012. Le site Gallup.com indique que 63 %  des Sénégalais approuvent l’action du chef de l’Etat contre 34 qui le désapprouvent. Qu’adviendrait-il donc, s’il a été réalisé au moment où se déroule le procès de l’ancien ministre Karim Wade jugé par la CREI pour enrichissement illicite sur une fortune de 117 milliards francs CFA. Macky Sall fait l’objet de beaucoup de critiques au sein même de son propre parti (APR) et de la part de l’opposition.
Car il faut signaler que le sondage a été réalisé en 2013 sur des échantillons d’au moins 1 000 personnes dans 26 pays du continent. Les statistiques du sondage s’intéressent également à d’autres chefs d’Etats du continent comme le malien Ibrahim Boubacar Keïta avec 86% des ses compatriotes qui approuvent son action contre 12.  Ailleurs, Alassane Ouattara (57%), Ali Bongo Ondimba (57%) réalisent des scores honorables. Alpha Condé de la Guinée obtient 49%. Idriss Déby reste bloqué à 44% au Tchad. Joseph Kabila est dernier de la queue avec 24% qui approuvent son action.
Oeildafrique

29/12/2014

CROISSANCE AU SENEGAL

5,4 % de croissance pour 2015
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Le Sénégal attend, en 2014, un taux de croissance économique de 4,5% et se projette déjà à 5,4% pour 2015.
Avec la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent, et l’exécution des projets et programmes, les « perspectives s’annoncent bonnes », selon le Chef de la division des projections macroéconomiques et de suivi des programmes à la DPEE, Abdoulaye Fame.
Les perspectives économiques pour l’année 2015 s’annoncent « très bonnes ». C’est l’analyse faite par le Chef de la Division des Projections macroéconomiques et de suivi des programmes (DPMSP) de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Abdoulaye Fame fonde son argumentaire sur le démarrage effectif du Plan Sénégal Emergent et l’accélération des réformes en 2015.
Selon ce dernier, qui faisait une présentation sur « la situation économique et financière en 2015 et perspectives avec le PSE », lors du Séminaire sur le « cadre budgétaire », la « situation économique et financière et perspectives », on attend, en 2015, une bonne tenue des activités sur l’ensemble des secteurs d’activités.
Et si cela se confirme, le Sénégal pourra avoir une bonne marge de progression sur sa croissance économique. Et selon même les prévisions de la DPEE, le taux de croissance est projeté, en 2015, à 5,4%.
Toutefois, ces projections peuvent se heurter à des risques d’ordre externe comme interne. Parmi les risques internes qui peuvent plomber notre croissance, Abdoulaye Fame cite « un retard dans l’exécution du Plan Sénégal Emergent ».
Si le PSE connaît un retard dans sa mise en œuvre, cela, dit-il, pourrait engendrer des pertes de croissance. Entre autres risques internes, il y a les aléas climatiques, ou des retards dans l’exécution du Plan de restructuration du secteur de l’Energie.
L’environnement international pourrait être aussi déterminant dans nos perspectives de croissance en 2015. Si la « faiblesse de la demande mondiale persiste », cela peut avoir des conséquences directes sur notre taux de croissance. Il s’y ajoute une envolée des cours des produits pétroliers et alimentaires.
Lesquels ont connu ces derniers temps une baisse considérable. Un autre risque, c’est celui lié à la propagation de la maladie à virus Ébola qui peut affecter le secteur touristique.
Poursuite des grands travaux
Cette année, notre taux de croissance est attendu à 4,5%, soit un bond d’un point de croissance, comparé à 2013 où le taux était arrêté à 3,5%.
Cette croissance doit s’améliorer l’année prochaine, surtout grâce à la poursuite de l’exécution des grands travaux, comme les travaux de l’AIBD, la construction du centre international de conférence Abdou Diouf à Diamniadio, la continuité de l’autoroute à péage etc.
L’amélioration de la situation au Mali avec la reprise des investissements dans les infrastructures dans ce pays sera aussi, explique, Abdoulaye Fame, d’un apport considérable.
La croissance en 2014 est surtout portée par « un regain d’activités dans le secteur secondaire » et le « maintien du dynamisme dans le secteur tertiaire avec 5% de progression ».
Cependant, dans le secteur primaire, ajoute le Chef de la Division des Projections Macro-économiques et de Suivi des Programmes à la DPEE, un « ralentissement de la croissance » a été noté.
Cela surtout à cause de « l’installation tardive de l’hivernage dans certaines localités du pays », mais aussi « d’une pluviométrie déficitaire » dans certaines zones du Sénégal.
J.Louis Verdier/Dakarechos

LE TRAIN BLEU VA REPARTIR!

Réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako : un accord a été trouvé avec le concessionnaire
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Le Sénégal et le Mali ont trouvé un accord avec le concessionnaire de la compagnie Transrail, Abbas Jaber, pour reprendre entièrement le chemin de fer Dakar-Bamako, a révélé, lundi, Abdoul Ndéné Sall, secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire.
‘’Le chemin de fer, c’est de l’investissement très lourd et l’actionnaire principal n’a pas assez de moyens (…). Nous avons décidé en accord avec le Mali, de convoquer l’actionnaire et nous avons trouvé un accord pour reprendre entièrement la concession’’, a-t-il dit.
Abdoul Ndéné Sall s’exprimait en marge de la journé du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, à la 23-ème Foire internationale de Dakar (FIDAK).
''Nous allons réhabiliter complètement le chemin de fer. Nous allons transformer la concession. Il y aura une société de patrimoine qui va être gérée entièrement par l’Etat et une société d’exploitation. Des privés vont soumissionner dans le capital pour pouvoir avoir des parts importantes’’, a expliqué le secrétaire d’Etat au Réseau ferroviaire.
Selon lui, ''le concessionnaire Abbas Jaber ne sera pas exclu, s’il décide de soumissionner pour l’exploitation du chemin de fer Dakar-Bamako''.
‘’On est en négociations avec beaucoup de partenaires qui sont intéressés par l’exploitation’’, a ajouté M. Sall.
Il a rappelé que ''le président Macky Sall a une option ferme de renouveler et de réhabiliter le chemin de fer''.
‘’Nous avons des projets importants sur l’axe ferroviaire Dakar-Bamako. On ne pouvait pas intervenir sur le chemin, parce que l’ancien régime avait donné une concession complète à Jaber’’, a souligné
BHC/AD/APS

DEFICIT SENEGALAIS

Le déficit sénégalais projeté autour de 3% vers 2018-2019 (officiel)
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Le Sénégal devrait se rapprocher de l'objectif de 3% de déficit vers 2018-2019, conforme aux critères de convergence édictés par l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a indiqué samedi, à Mbour, le directeur général de la Planification et des politiques économiques (DGPPE) au ministère de l'Economie, des Finances et du Plan Pierre Ndiaye.
"La nouvelle cible de déficit arrêtée dans les critères de convergence de l'UEMOA (Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest) est de 3% à l'horizon 2019. Nous sommes donc sur cette trajectoire de baisse qui devrait tendre vers l'atteindre de cet objectif communautaire autour de 2018-2019", a dit M. Ndiaye.
Les prix sont "relativement bien tenus", a assuré M. Ndiaye, au terme d'un atelier de partage sur les politiques économiques, budgétaires et financières du Sénégal, à l'initiative du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES) et du ministère de l'Economie, des Finances et du Plan.
Le directeur général de la Planification et des politiques économiques (DGPPE) au ministère de l'Economie, des Finances et du Plan a rappelé que le Sénégal était "parti d'un déficit très élevé de 6,7% en 2011'', notant que des mesures telles que la baisse des prix des loyers ont eu "un impact très significatif".
"Si on y ajoute la tendance baissière des courts du pétrole, avec la baisse récente des prix à la pompe, cela devrait se traduire par une très faible inflation en 2015", a indiqué Pierre Ndiaye.
Du point de vue de la balance des paiements, le déficit du compte courant reste "encore très élevé", autour de 10% du PIB, ce qui constitue selon lui "un vrai problème" toutefois pris en charge dans les objectifs du Plan Sénégal émergent (PSE) concernant l'atteinte de l'autosuffisance alimentaire. Cette perspective permettrait de "réduire drastiquement" ce déficit du compte courant.
"En 2015, nous pensons que la mise en œuvre du PSE permettra d'aller encore de l'avant et de faire une croissance de 5,4% de croissance du PIB qui sera toujours accompagnée d'une tendance baissière du déficit qui est attendue autour 4,5% en 2015", a relevé M. Ndiaye.
"En 2014 déjà, il y a eu des signaux qui montrent qu'on était en train de consolider la reprise économique. Je crois qu'en partant d'un niveau de croissance de 1,7% en 2011, 3,4% en 2012, 3,5% en 2013 et 4,5% en 2014, on est en train de consolider davantage la croissance", a souligné Pierre Ndiaye.
Il a dit que "des risques" externes et internes pourraient ralentir la mise en œuvre des réformes préconisées par le PSE, soulignant que le Bureau opérationnel de suivi (BOS) répond "effectivement à cet objectif de mettre en œuvre les réformes dans les délais qui sont requis", a indiqué le DGPPE.
La cérémonie de clôture de cet atelier a été présidée par le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie, des Finances et du Plan, en charge du Budget, Birima Mangara.
ADE/BK /APS

COÛT DE LA PÊCHE ILLEGALE

Le manque à gagner de la pêche illégale au Sénégal    
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La consommation moyenne de poisson au Sénégal est de 26 kg par habitant pour une moyenne mondiale de 16 kg. Des données qui démontrent l’importance du secteur de la pêche au Sénégal et la nécessité de son encadrement. Justement, il ressort d’un communiqué de l’Institut d’études de sécurité (ISS), diffusé par l’APS, que la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (pêche INN) fait perdre au Sénégal 150 milliards de f CFA. Au sortir d’un récent séminaire sur la pêche au Sénégal à Dakar, les professionnels et autres décideurs ont déploré une surexploitation de la ressource, des conflits entre pêcheurs artisanaux et pêcheurs industriels, mais aussi “une controverse autour des avantages liés aux accords de pêche signés entre l’État sénégalais et l’Union européenne”. Les chiffres sont parlants : la production moyenne de poissons au Sénégal est d’environ 427 000 tonnes dont 385 000 tonnes par la pêche artisanale, un secteur qui contribue pour 2% au PIB national, 12% du PIB du secteur primaire, compte près de 120 navires industriels et 18 500 pirogues de pêche artisanale, et une valeur commerciale des exportations de la production halieutique estimée en 2011 à 243,01 milliards de f CFA.
Lesafriques

28/12/2014

HAÏDAR DECU...

Haïdar El Ali : « dans le domaine écologique, Macky Sall a raté le coche »
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L’ancien ministre de l’Environnement et de la Pêche fait la déclaration dans une interview avec L’As ce week end. Haïdar El Ali se dit « très déçu parce qu’il y a beaucoup de théories et peu de pratiques » et « cela (le) préoccupe ». D’autant plus que les dangers sont nombreux et se nomment, « le désert qui avance », « les ressources qui disparaissent », « la dégradation des sols ».
Pour le patron de l’Oceanium de Dakar, « il y a urgence à agir pour l’environnement parce que le Sénégal vit une économie de prélèvement (et) on ne peut pas se développer si on passe notre temps à importer ».
En conclusion, M. Haïdar livre une intime conviction : « cela ne veut pas dire que je suis contre le Président Macky Sall, mais je pense que sur le terrain écologique il a raté le coche ».
Seneweb

LA POUPONNIERE "VIVRE ENSEMBLE" DE MBOUR A L'HONNEUR

LA PREMIERE DAME AU SECOURS DE LA POUPONNIERE «VIVRE ENSEMBLE»
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Madame Fatou Danielle Diagne, la  secrétaire exécutive de la fondation Servir le Sénégal dirigée par la Première Dame, Mme Mariame Faye Sall, a remis hier, en début de soirée, à la pouponnière ‘’Vivre ensemble’’ de Mbour des dons constitués d’aliments et de produits détergents.
Des centaines de pots de lait et d’autres des produits alimentaires, des centaines de couches de 1ère et 2ième âge, 67 seaux de produits détergents. C’est le don de la fondation Servir le Sénégal à la pouponnière ‘’Vivre ensemble’’ de Mbour. La délégation conduite par Mme Fatou Danielle Diagne a visité  la pouponnière, une structure qui souffre des effets collatéraux de la fièvre à virus Ebola.
En effet, à cause de l’épidémie qui sévit dans certains pays de la sous région, les jeunes français en conflit avec la loi qui étaient convoyés ici et qui permettaient le bon fonctionnement de la pouponnière, à travers une partie de leur prise en charge, sont désormais transférés au Maroc, entrainant un manque à gagner difficile à combler. Les impacts sont multiples: les bébés sont confrontés à des manques multiples, le personnel sous la menace de compression et des factures d’électricité difficilement honorées.
Selon la secrétaire exécutive de la fondation Servir le Sénégal, la Première Dame reste sensible aux problèmes des couches vulnérables et des familles sénégalaises. Et d’ajouter que les bébés de la pouponnière méritent une assistance particulière. Ils sont des enfants abandonnés, des bébés de malades mentaux, des enfants abandonnés à eux-mêmes, etc.
Pour rappel, la pouponnière, à travers ses responsables, a tiré la sonnette d’alarme il y a plusieurs semaines. Depuis, une pluie de dons et d’enveloppes financières est remise aux autorités de Vivre ensemble. Cette structure est la plus grande employeuse d’hommes et de femmes dans la commune avec 104 personnes. Ces dernières, dont la rémunération est fixé au même titre que celle des employés de maison, n’ont pas manqué de poser des doléances. Il s’agit d’une amélioration du traitement salarial (comme motivations) et des prises en charge pour la restauration.
Samba Niébé BASudonline

KYA LOUM A NDANGANE

Saint-Sylvestre à l'hôtel « Les Cordons Bleus à Ndangane.
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Léna et Lionel vous attendent dans le Chaudron pour une Saint-Sylvestre inoubliable. Venez passer une fin d’année de rêve à l’hôtel « Les Cordons Bleus ».
Du 31 décembre 2014 au 1er janvier 2015
Kya Loum la reine de la Soul en concert exclusif.
(Pour ceux qui souhaitent juste assister au concert et au défilé, entrée 2000 F hors boissons).
Défilé de lingerie et de maillots de bains, feux d’artifices. Soirée animée par DJ Lionel pour finir l’année en beauté.
Avec la participation exceptionnelle de Miss Sine Saloum 2014
Prix par personne : 50 000 (75 €) comprenant le repas gastronomique, les boissons (cocktails, les vins, le champagne, et les animations). 50% de remise pour les enfants de moins de 12 ans.
En cas d’indisponibilité au niveau des chambres, nous proposerons de vous héberger à l’hôtel Pélican
Réservation : 77 403 80 56
À Ndangane.
https://www.facebook.com/pages/Hote...

27/12/2014

BOA SENEGAL: +40%

BOA Sénégal : progression de plus de 40% du produit net bancaire
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Le produit net bancaire (PNB) de la Bank Of Africa (BOA) Sénégal a connu une progression de 40,2% au 3ème trimestre 2014 comparé au 3ème trimestre 2013, rapporte  l’agence APA auprès de cet établissement bancaire basé à Dakar.
Ce PNB, qui est l’équivalent du chiffre d’affaires pour une entreprise ordinaire, est passé de 7,955 milliards FCFA au 30 septembre 2013 à 11,152 milliards FCFA au 30 septembre 2014, soit une augmentation de 3,199 milliards FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0020 dollar), souligne l’agence de presse.
Les encours de crédits totaux ont progressé de 43,1% à 187,712 milliards FCFA contre 131,166 milliards FCFA en 2013. Quant aux ressources totales, elles se situent à 227,620 milliards FCFA contre 148,385 milliards FCFA en 2013 (plus 53,4%).
De fait, la BOA Sénégal occupe la 7ème place du marché bancaire sénégalais tant en ressources qu’en emplois avec des parts de marché respectives de 7,6% en ressources et 7,1% en emplois, notent les dirigeants de cet établissement.
Le résultat net de la BOA Sénégal a connu une progression de 48,6% à 2,823 milliards FCFA alors qu’il s’établissait à 1,899 milliard FCFA en 2013.
Blaise AKAME/Africatopsucces

UNE PRESSION FISCALE A FAIRE REVÊR LES FRANCAIS...ENTRES-AUTRES

Le taux de pression fiscale attendu à 18,9% en 2014 au Sénégal
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Le taux de pression fiscale attendu au Sénégal en 2014 est projeté à 18,9%, a déclaré samedi à Saly Portudal (80 km de Dakar) M. Abdoulaye Fame, chef de la Division projection macroéconomique et de suivi des programmes à la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
M. Fam faisait une communication sur la situation économique et financière et les perspectives du Sénégal dans le cadre d’un séminaire organisé par le collectif des journalistes économiques du Sénégal (COJES) en partenariat avec le ministère de l’économie, des finances et du plan. Selon lui, ce taux de pression fiscale a progressé 0,5 point de pourcentage car il se situait à 18,4% en 2013.
« Cette progression est à lier avec une plus grande appropriation du nouveau Code général des impôts » a affirmé M. Fame.
Pour autant, M. Pierre Ndiaye directeur de la planification et des études économiques estime que le Sénégal a encore des efforts à faire car le nouveau seuil fixé dans les critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) est 20%.
Selon M. Fame, les ressources totales de l’Etat sont projetées à 1860,3 milliards FCFA contre 1659 milliards FCFA en 2013.
Quant au déficit public, il est attendu à 5,1% en 2014 contre 5,5% en 2013 et 5,8% en 2012.
« Le niveau de la dette par rapport au Produit intérieur brut (PIB) se situe à 49,3% contre 46,7% en 2013 », affirme M. Fame qui explique cette augmentation par l’ Eurobond (obligations internationales libellées en devises) de 250 millions de dollars. « La dette demeure viable malgré un niveau élevé », soutient le chef de la division des projections macroéconomique de la DPEE. De plus, ajoute-t-il, le Sénégal est en deçà de la norme communautaire de l’UEMOA qui est de 70%.
APA

CONSOMMER LOCAL

Si les Sénégalais nourrissaient le Sénégal, alors vive le consommer local
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Après les paroles, l’Etat du Sénégal passe aux actes en vue de la réalisation du consommer local et de l’autosuffisance alimentaire. En traduisent l’objectif, à très court terme, de zéro importation en riz d’ici 2017 et les moyens d’accompagnement énormes qui sont dégagés. Ceci mérite des félicitations, des encouragements et un soutien de la part des citoyens de tous bords. Cependant, une discrimination positive doit être faite au profit des opérateurs nationaux, au risque de confier notre alimentation à des privés : ce qui serait grave pour le pays et notre économie.
En juin de cette année, le chef du gouvernement déclarait, au sortir d’un conseil interministériel sur le consommer local, que «la promotion des produits locaux est une priorité du gouvernement du Sénégal et elle retient toute l’attention de Macky Sall, président de la République».
C’est une très bonne option parce qu’il appartient à l’Etat dans sa mission régalienne de protéger ses citoyens, et dans le cas d’espèce, ses agriculteurs, ses paysans. Il lui appartient surtout de promouvoir les produits «made in» Sénégal et faits par des Sénégalais. Cette option salutaire confirme que le volontarisme d’Etat, s’il est accompagné des moyens et mesures nécessaires, peut bien inverser le spontanéisme populaire. Nous parlons de spontanéisme populaire parce que l’ouverture des marchés, résultant de la libéralisation de l’économie, a contribué au changement des habitudes d’achat des consommateurs sénégalais, qui préfèrent les produits importés aux produits nationaux. Pourtant, avec le gel des importations d’oignon, les consommateurs sénégalais ont très bien consommé l’oignon local, permettant ainsi aux professionnels sénégalais de l’oignon de produire davantage, de vendre davantage et de gagner davantage financièrement. En effet, la régulation des importations a permis à la fois une hausse de la production locale, de 70 000 tonnes en 2003 à 120 000 tonnes en 2007, mais aussi des niveaux de prix aux producteurs, de 75-100 F Cfa/kg à 125-175 F Cfa/kg. Ce bel exemple sur l’oignon, même s’il reste à parfaire, devrait servir de socle pour bâtir des modèles performants et viables du système alimentaire sénégalais, ou bien de notre économie agricole.
Les économistes, les organisations de la société civile (Osc) et autres observateurs ont fini de montrer que sur le marché international, les produits de l’agriculture sénégalaise n’ont pas les moyens de concurrencer ceux provenant des produits occidentaux ou des pays dits développés. Par exemple, pour un produit importé vendu sur le marché sénégalais à 100 F Cfa l’unité, son producteur basé en Europe gagne peut être 200 F Cfa grâce au système de subvention mis en place par son pays. Il est donc globalement plus cher que celui du sénégalais vendu sans soutien à 125-140 F Cfa. Cette situation a découragé les acteurs nationaux, occasionnant ainsi la baisse et l’insuffisance de leur production.
Jusqu’aujourd’hui, le Sénégal ne produit que 52% de ses besoins nationaux en céréales. La facture des importations est lourde pour combler le déficit. Félicitations au Président de la République et à son gouvernement pour cette volonté d’inverser la tendance à travers l’initiative «zéro importation de riz à l’horizon 2017»: des sommes immenses sont annoncées pour permettre à ce rêve de devenir réalité. Des retombées positives indéniables sont attendues pour la balance commerciale du pays, pour les revenus des acteurs et aussi sur l’apaisement du climat social, pourvu que ces acteurs soient des nationaux, des agriculteurs, ou mieux, des paysans qui constituent quand même un effectif très important des actifs du pays.
En effet, c’est à ce niveau que se trouve la grande crainte pour de nombreux Sénégalais ayant un regard critique sur les orientations du pays. Est-ce que le programme de production de riz profitera aux Sénégalais autant que l’oignon l’a été ?
En novembre 2013, suite à la publication du classement Doing business qui nous classait 178ème sur 189 pays, nous avions alerté l’opinion pour dire : ce n’était que de la combine avec la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Nasan). Cette alliance également appelée Nouvelle alliance G8 (Nag8), où le Sénégal est signataire avec quelques autres pays africains, promeut l’ouverture de nos économies aux multinationales. On le sait, ces dernières ne sont motivées que par le gain : l’environnement et la stabilité sociale étant négligés et non considérés.
Nous disions aussi que l’autre face (revers) de l’Acte 3 de la décentralisation est la facilitation de l’accaparement des terres. En effet, à côté des systèmes traditionnels selon qu’il s’agisse de zone urbaine, rurale, pionnière ou classée, les systèmes de gestion foncière multiples ont constitué un grand obstacle pour les «investisseurs». La communalisation globale devra alors uniformiser le système de gestion foncière. Ce qui conforte les réformes foncières dictées par la Nag8. A ce jour, l’Assemblée parlementaire francophone est l’organe par lequel ces réformes doivent passer partout et en même temps en Afrique francophone et ensuite sur le continent. Figurez-vous bien, une des propositions phare de cette Assemblée est la mise en place de Titres simplifiés sécurisés (Tss) pour mettre fin à la «nébuleuse» existante sur le droit foncier en Afrique, que ce soit à usage d’habitation ou agricole. Le Tss sera donc un titre de propriété foncier officiel, qui exclura l’Etat de l’administration des terres au profit des communes. Cette proposition est vieille de plus de 12 mois et permet donc de comprendre aisément certaines motivations de l’Acte 3 de la décentralisation qui a été accéléré. Ainsi, étant donné que les réformes foncières sont des engagements pris dans le partenariat avec la Nag8 et que la facilitation de création d’entreprises est un des critères phare du Doing business, ne serait-on pas tenté de dire que le «grand bond» du Sénégal, de la 178ème à la 161ème, est le résultat de manigances faites entre quatre murs ? La signature par l’Etat des Accords de partenariat économique (Ape) constitue un élément qui permet de répondre par l’affirmative. Pourtant ces mêmes Ape ont été rejetés il y a dix ans environ pour des motifs qui restent encore valables.
Il est évident que la plupart des communes, celles situées en milieu rural où il existe encore des terres cultivables, n’ont pas la force institutionnelle pour résister à l’offensive de l’agrobusiness. Elles deviennent alors très vulnérables face aux offres tentantes de ces multinationales. La société civile locale, également moins organisée et outillée, ne fera que constater les dégâts quelques années plus tard. Car au moment des accords entre leur collectivité et les multinationales, les élus brandiront tout haut le succès d’avoir attiré des «investisseurs» dans la localité. De tels actes se produisant presque simultanément dans diverses contrées du pays, les forces sociales nationales et les organisations paysannes (société civile), principalement concentrées à Dakar n’auront pas non plus les moyens de se présenter sur plusieurs fronts. Jusque-là, cette société civile à su défendre les communautés parce qu’il fallait directement s’adresser à un seul interlocuteur : l’Etat. Avec les Tss, il faudra qu’elle parle à plusieurs élus locaux. Mais quelle sera la légitimité de la société civile nationale dans des affaires locales ?
De toutes les façons, le Sénégal dispose de bras valides et d’esprits fertiles à revendre. Les orientations et engagements pris pour l’autosuffisance en riz doivent se faire en premier et en dernier avec les Sénégalais. Le consommateur sénégalais de son côté, doit acheter cette production de proximité par devoir de patriotisme, car en même temps, il soutient son parent qui travaille dans l’agriculture et limite ainsi l’exode rural tout en promouvant la production, qui n’a jamais été le faible des paysans sénégalais. Dans le Saloum et ses alentours, les paysans ont un professionnalisme enviable en matière de production d’arachide et de mil. Au niveau de la vallée du fleuve, les paysans n’ont plus rien à prouver dans la production de tomate et d’oignon et les rendements en production de riz ont atteint par endroits un record mondial. Dans l’Anambé et en Casamance des variétés spécifiques sont en train de faire leurs preuves dans un contexte spécifique plein de potentialités.
Par obligation et par devoir, le soutien de l’Etat doit être orienté vers les aménagements, la gestion de la fertilité et les technologies post-récoltes. Combien l’Etat dépense pour importer du lait ? Quel volume de lait est déversé chaque année dans la zone pastorale ? Quelles quantités de mangues, de tomates, d’oignons…, sont jetées chaque année faute de moyens de conservation/transformation ? Combien de Sénégalais évitent de manger les céréales locales parce qu’elles sont parfois mal transformées, mal conservées ou mal emballées ?
Pendant longtemps, des moulins sont remis aux groupements féminins dans le but d’alléger leurs travaux ou, récemment, pour améliorer leurs revenus mais avec un soubassement politique. Du fait des nouveaux enjeux alimentaires mondiaux, ces femmes devraient être un vrai levier pour faire face. Elles maîtrisent une bonne partie de la chaîne de valeur et la technique : il suffit juste de les renforcer en allant vers un palier supérieur du processus de transformation et de conditionnement, tout en mettant un dispositif normatif pour les questions d’hygiène applicable partout au Sénégal. Car les Sénégalaises et les Sénégalais doivent également consommer des produits de qualité comme ceux qui sont exportés, selon un cahier des charges qualité bien clair.
Toutes ces potentialités et initiatives des braves et valeureux Sénégalais et Sénégalaises ne sauraient prospérer sans un accès adéquat à la terre. Personne d’autre, qui qu’il soit, ne mérite davantage de soutien et de facilitation pour exploiter la terre plus que les Sénégalaises et les Sénégalais.
Enfin, le consommer local ne doit pas seulement se limiter à la promotion du riz local : le mil, le sorgho, le maïs, le niébé… sont autant d’autres cultures qui rentrent  bien dans le registre culinaire sénégalais et qui doivent être aussi appuyées. La diversité alimentaire, surtout lorsqu’elle est basée sur des produits locaux, est une des meilleures issues de sécurité et de secours pour pallier les pénuries alimentaires, les aléas climatiques… Qu’est-ce qui empêche l’Etat sénégalais d’obliger les boulangers à intégrer les céréales locales (mil, maïs, sorgho,…) dans une certaine proportion dans la fabrication du pain. Cette décision va avoir des effets majeurs dans la balance des paiements. Elle va en plus booster notre agriculture, et réduire fortement le chômage des jeunes. Les Domaines agricoles communautaires peuvent être des partenaires stratégiques. L’Inde, un des quatre principaux pays émergents du monde, a intégré le mil, avec brio, dans son système alimentaire. Pourquoi pas le Sénégal émergent ?
Famara DIEDHIOU/Fahamu Africa/Sg de la Plateforme nationale pour l’agriculture écologique et biologique

LA CHINE DELOCALISE AU SENEGAL

La Chine compte délocaliser certaines de ses entreprises au Sénégal
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Des industries chinoises seront délocalisées au Sénégal, afin de booster le secteur industriel, a déclaré, vendredi à Dakar, le chef du projet de la Plateforme industrielle intégrée
‘’S’inspirant de l’exemple de la Chine dont l’essor économique a été fulgurant, ces dernières années, le chef de l’Etat, lors de sa visite en février 2014, a obtenu des autorités chinoises une coopération économique industrielle et une offre de délocalisation d’entreprises chinoises au Sénégal”, a-t-il dit dans un entretien accordé à l’APS.
Cette coopération  »va permettre non seulement le changement structurel de l’industrie sénégalaise mais également la préservation de ces entreprises chinoises qui rencontrent d’énormes difficultés avec la production », a expliqué M. Ba.
 »Aujourd’hui, les facteurs de production sont devenus extrêmement chers en Chine et la conséquence c’est la nécessité pour elle de trouver d’autres lieux d’activités plus rentables’’, a-t-il estimé.
Il a ajouté: ‘’Le Sénégal offre une place stratégique, une stabilité politique etn des facteurs de production compétitifs qui le seront davantage dés 2015 à travers les réformes structurelles entreprises dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE)“ .
A l’en croire,  »il y a la nécessité de la réalisation des plateformes industrielles intégrées pour accueillir ces investisseurs .
La PII est un des projets phares du PSE. Il a pour mission de susciter l’investissement étranger et local dans les domaines où le pays a des avantages comparatifs. Le premier projet à être réalisé, dans le cadre de la coopération sénégalo-chinoise, sera installé à Diamniadio.
“Cette plateforme sera construite sur 53 ha dans un style innovant, spécifique et conforme aux besoins des investisseurs ciblés”, a martelé Mamath Ba qui a précisé “qu’elle sera composée d’usines de dernière génération”.
Selon lui,  »la plateforme sera achevée en décembre 2015 car l’urgence pour le Sénégal est de capter très rapidement l’opportunité offerte par les investisseurs chinois qui sont invités par les autres pays africains ».
j.Louis Verdier/Mamath Ba/Dakarechos

28000 BOURSES ANNULEES

Plus de 28 mille bourses annulées
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Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Racherche , Mary Teuw Niane a affirmé vendredi à Dakar que 28 909 bourses ont été annulées par le gouvernement.
Mary Teuw Niane défendait devant les députés réunis en session ordinaire unique 2014-2015 de l’Assemblée nationale "le projet de loi n°18/2014 relatif aux universités publiques du Sénégal".
Le texte et les différents amendements apportés par le gouvernement soumis à l’examen des députés ont été votés à l’unanimité.
Selon lui, après l'audit effectué, 28 909 bourses ont été annulées.
Le montant de ces bourses est estimé à près de 10 milliards de francs CFA, a dit M. Niane.
Seneweb

26/12/2014

ECLAIRAGE PUBLIC SOLAIRE

Le Sénégal mettra à disposition 15 000 lampadaires solaires pour l’éclairage public en 2015
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Le Sénégal va passer à la vulgarisation de l’énergie renouvelable pour l'éclairage public avec la mise en œuvre en 2015 d’un programme portant sur 15 000 lampadaires solaires, apprend-on du quotidien Walfadjri.
Le programme a été validé par le chef de l’Etat sénégalais Macky Sall et complètera, dit-on, la phase pilote ayant porté sur 1625 lampadaires solaires et qui est arrivée à son terme.Il touchera douze communes de la banlieue de Dakar et les villes de Tambacounda, Kaolack, Fatick, Linguère et Kolda, avec une première phase en faveur de 200 localités du bassin arachidier grâce à une aide de la coopération hollandaise.
Le programme vient renforcer l’engagement du Sénégal dans l’énergie renouvelable avec déjà près de 19 702 ménages qui s’éclairent à l'énergie solaire. Selon, Ibrahima Niane, directeur de l'électricité et des énergies renouvelables, repris par Walfadrji, le Sénégal présente d’énormes atouts pour se mettre à l’énergie solaire et éolienne.
Ce sont, rapporte-t-il, un fort ensoleillement pour 1850 à 2250 Kwh/an avec 3000 heures/an sur pratiquement tout le pays et un régime de vents sur la bande côtière nord d'une largeur de 50 km entre Dakar et Saint-Louis avec des vents de 6m/s en moyenne à une hauteur de 40m.
Ecofin

CAN: SANS DEMBA BA

Équipe du Sénégal : Voici la liste des 28 joueurs sélectionnés pour la Coupe d'Afrique
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L'attaquant sénégalais de Fenerbahçe (Turquie), Demba Ba, n'a pas été retenu parmi les 28 Lions présélectionnés pour la CAN 2015 et dont la liste a été publiée vendredi par la Fédération sénégalaise de football (FSF).
A part l'absence de Demba Bâ, les deux grandes surprises de cette liste élargie concernent les convocations de Lamine Gassama (Lorient, France) et d'Henri Saivet (Bordeaux, France), qui n'ont pris part aux éliminatoires de la CAN 2015.
Voici la liste des présélectionnés :
Gardiens : Bouna Coundoul (Ethnikos, Chypre), Lys Gomis (Trappani, Italie), Pape Demba Camara (Sochaux, France), Ousmane Mané (Diambars)
Défenseurs : Zargo Touré (Le Havre, France), Lamine Gassama (Lorient, France), Lamine Sané (Bordeaux, France), Kara Mbodj (Genk, Belgique), Pape Ndiaye Souaré (Lille, France), Papy Djilobodji (Nantes, France), Boukary Dramé (Atalanta Bergame, Italie), Ibrahima Mbaye (Inter, Italie), Cheikh Mbengue (Rennes, France)
Milieux : Cheikhou Kouyaté (West Ham, Angleterre), Pape Kouli Diop (Levante, Espagne), Idrissa Gana Guèye (Lille, France), Stéphane Badji (Brann, Norvège), Salif Sané (Hanovre, Allemagne), Pape Alioune Ndiaye (Bodo Glimt, Norvège), Alfred Ndiaye (Bétis, Espagne).
Attaquants : Diafra Sakho (West Ham, Angleterre), Mame Birame Diouf (Stoke, Angleterre), Sadio Mané (Southampton, Angleterre), Moussa Sow (Fenerbahçe, Turquie), Papiss Demba Cissé (Newcastle, Angleterre), Henri Saivet (Bordeaux, France), Dame Ndoye (Lokomotiv, Russie), Moussa Konaté (FC Sion, Suisse).
APS/Dakaractu

SENEGAL: 83ème POUR FORBES

Classement Forbes Best Countries for Business 2014: le Sénégal classé 83e sur 146
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Le magazine économique américain, Forbes, a publié son classement annuel Best Countries for business 2014, des pays les plus performants en Business.
Selon ce classement qui met en comparaison, une liste de 146 pays dans le monde, seule l’Afrique du Sud arrive à tirer son épingle du jeu en se classant 43e sur 146.
Ensuite dans l’ordre arrivent les pays d’Afrique Centrale, avec le Bostwana classé 69e, la Zambie, classée 70e, la Namibie, classée 72e, le Rwanda, classé 74e, et le Cap Vert se classe devant le Sénégal à la 76e place.
Le Maroc, premier pays du Maghreb est classé 79e suivi du Ghana, 81e et juste après les Philippines 82e, le Sénégal arrive à la 83e place sur 146
Les cinq pays africains qui ferment la marchent sont dans l’ordre: la Gambie, l’Angola, la Libye, le Tchad, et la Guinée
Selon Forbes, ce classement Best Countries for business 2014, est réalisé via la consolidation des résultats de nombreux rapports et enquêtes réalisés par la Banque mondiale, Heritage Foundation; World Economic Forum; Transparency International; Freedom House; CIA et Property Rights Alliance.
Le top 5 mondial à ce classement, est occupé par le Danemark 1er, Hong Kong 2e, la Nouvelle Zélande 3e, l’Irlande 4e et la Suède 5e.
Sénégal: 83e rang mondial sur 146
PIB $ 15 B En Décembre 2014
En bref:
Croissance du PIB: 4%
PIB / habitant: $ 2,100
Balance commerciale: -8,4%
Population: 13,6 millions
Dette publique en% du PIB: 38%
Chômage: 48%
Inflation: 0,8%
Classements
Liberté du commerce: 101
Liberté monétaire: 10
Droits de propriété: 86 (Amélioration importante)
Innovation: 56
Technologie: 94
Paperasserie: 74
Protection des épargnants: 107
Corruption: 63
Liberté personnelle: 43 (Amélioration importante)
Fardeau fiscal: 141
Sources: Fondation du patrimoine; Forum économique mondial; Transparency International; Freedom House; Banque mondiale; Central Intelligence Agency; Droits de propriété Alliance.
Senenews

VISA MAINTENU!

Suppression des visas d’entrée au Sénégal : Oumar Gueye marque son véto
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Le Ministre du Tourisme et des Transports aériens, Oumar Gueye a surpris les associations du patronat du tourisme en marquant son veto sur la suppression des visas d’entrée des touristes au Sénégal. Pour l’ancien maire de Sangalkam, cette décision est celle de « souveraineté ». «Le Président a sollicité la prorogation des visas, je suis contre le fait de les supprimer. Cette décision est une souveraineté de l’Etat du Sénégal. Mais, on a demandé la facilitation dans toute la chaîne et le Président de la République nous a demandé de prendre toutes les dispositions pour que tous les voyageurs demandant des visas en bénéficient dans des conditions faciles » a souligné Oumar Gueye. Remarquant que la destination Sénégal était très chère  et selon lui l’Etat est entrain de réfléchir pour baisser les taxes, sauf une, celle relative à la redevance qui finance les travaux de l’Aéroport International Blaise Diagne.
Lifexew

ndlr: Il suffit de savoir le dédit à payer à la société Ivoiro/Belge Snedai en cas d'annulation du visa pour comprendre ceci...

CARTE BLANCHE POUR LE TOURISME

Les bourreaux du tourisme au Sénégal
par Abou BA/Guide touristique/M’BOUR Sénégal
senegal

Cette carte blanche à Abou Ba est publiée grâce à "ichrono" qui veut marquer sa différence en donnant la parole aux acteurs de terrain, qui connaissent les réalités de leurs métiers. le tourisme au Sénégal est en grande difficulté, il nous a semblé bon de convoquer " un notable de la chose" pour nous livrer avec force, rigueur, critique, ses idées  et propositions. Pape CISSOKO/ichrono

C'est, encore une fois, la répétition de dire que le secteur du tourisme, au Sénégal, va mal, très mal.
Ça revient à dire que, en plein midi, le soleil brille et que la mer subit les marées en fonction de la lune ; les faits sont bien réels et le constat visible malheureusement.
C'est une analyse simpliste que de vouloir coller la situation actuelle à l'épidémie d'Ebola ! Ebola arrive juste au moment du dernier souffle pour refermer les yeux du cadavre.
L'alerte a sonné depuis bien longtemps ! C'est même rigolo, comme un singe patas ou singe rouge juché sur un acacia seyal pour nous narguer !
Certaines de nos autorités attendent le moment du bain mortuaire du tourisme pour nous dire :
• Le secteur du tourisme est à l'agonie !
Le tourisme est une chaîne dont les maillons sont constitués par l'ensemble des secteurs clés pour le développement d'un peuple, d'une nation. La conscience collective doit en être le fermoir pour faire une parure à porter avec délicatesse et fierté.
Depuis plus d'une décennie, aux vus et aux sus de tous les professionnels avertis, le tourisme s'engouffre dans la décadence. Les raisons en sont multiples et la liste bien longue.
Le manque de professionnalisme et de rigueur, dans ce secteur, a provoqué une brèche qui a permis au laxisme de s'y installer. A qui veut, il est possible d'investir dans le tourisme sans aucune connaissance de base, il suffit d'avoir l'argent pour l'investissement. Souvent ces personnes se cassent les dents au bout de quelque temps ; ensuite ils mettent la faillite sur le dos de la population ou de nos autorités, mais surtout pas sur leur ignorance dans le tourisme.
Aucune initiative sérieuse et pérenne n'est prise pour éduquer la population aux atouts et aux inconvénients du tourisme.
Comment peut-on, alors, développer un secteur dans l'ignorance, la négligence totale de ses piliers fondamentaux ?
La plupart des gens prennent également le touriste pour une vache à lait, sans le moindre égare à son encontre.
Au Sénégal, nous sommes les bourreaux du tourisme : nous avons empoisonné, décapité le secteur, sans nous en rendre compte ou, plus grave, avec hypocrisie.
La pollution, tant décriée, est de tout bord et pas uniquement ordurière : depuis le voyagiste qui fourni un programme bien embelli, mais très loin des réalités et du qualité/prix, tel une termite dans le bois, jusqu'au petit vendeur du coin de rue qui augmente son prix dès qu'il s'agit d'un touriste.
L'arnaque permanente est pire qu'un sac plastique jeté par un enfant qui ignore les méfaits que cela engendre, par manque d'éducation.
Le touriste cherche la quiétude, la propreté, la gentillesse de la population, la qualité/prix que lui offre une destination.
Malheureusement, le harcèlement est présent partout, de l'arrivée à l'aéroport jusque dans sa chambre d'hôtel, en passant par les contrôles sur la route et les vendeurs.
Il faut quand même reconnaitre quelques améliorations, pour ne pas rester sur la liste noire. Le prix des billets d'avion a connu une légère baisse par rapport aux années passées. Il n'est pas rare de trouver un billet entre 400 et 500 €, depuis la France, notre principal marché émetteur. A savoir, est-ce la politique gouvernementale ou bien, est-ce la crise qui étrangle les compagnies aériennes, au point de faire baisser les tarifs ?
Le prix du baril de pétrole, en baisse depuis quelques temps (presque 30 %) devrait mieux se répercuter sur le tarif des billets, au lieu d'engranger des bénéfices.
Il y a, également, un accueil plus sobre à la descente de l'avion ; il faudrait juste augmenter les guichets de police, car, lorsque deux avions arrivent en même temps, l'attente dure trop longtemps.
Il serait peut-être bon d'ouvrir des guichets pour les touristes et d'autres pour les ressortissants sans visa qui passeront plus vite : la salle serait libérée plus rapidement.
Obtenir des informations sur les vols est une vraie galère : un ou deux grands écrans, tels que celui qui est placé et que l'on voit de loin, à l'entrée de l'aéroport (celui qui diffuse des publicités) pourrait régler le problème en affichant les informations sur les vols. Cela éviterait à l'accueil l'attroupement comme des sans-papiers parqués derrière les barrières.
La bonne qualité de nos routes, à l'exception de quelques tronçons, est une fierté pour accueillir les visiteurs.
Certaines villes affichent une nette amélioration de propreté publique, mais il reste encore beaucoup à faire.
La présence des ASP (agent de sécurité de proximité) sur les sites touristiques est à saluer, car c'est dissuasif pour les inconditionnels traqueurs de toubabs. Ils font un travail remarquable pour la sécurité ; pourvu que cela dure et qu'ils ne se laissent pas entrainer dans le laxisme et l'arnaque qui gangrène le secteur.
En citant ces avancées très importantes, on ose croire à la résurrection du tourisme au Sénégal. Il suffit d'un sursaut national, à commencer par nos autorités, étatiques, politiques, religieuses, forums civiles, etc.... la tâche semble hardie mais nécessaire et faisable dans le court, le moyen et le long terme.
En semant la bonne graine dans des cendres, il peut bien pousser une belle plante ; sans éducation, l'enfant deviendra un adulte ignorant.
Il faut introduire dans notre système scolaire l'éducation touristique, au moins dans les localités à vocation touristique, à défaut nationale. Ce ne sera pas un programme technique et professionnel du tourisme, mais des bases civiques, morales, sanitaires et culturelles pour une vision plus adaptée à nos réalités.
Par exemple, il est formellement interdit, dans notre éducation, qu'un enfant dise : « mayma khaliss »* ; c'est choquant au point de recevoir une bonne correction. Alors, pourquoi accepte-t-on que les enfants disent : « toubab, donne-moi de l'argent » ? Croyez vous que cela honore nos valeurs en matière d'éducation ? Pourtant, c'est presque une chanson dans la bouche des enfants, si ce ne sont pas les adultes qui entonnent : « toubab, cadeau, toubab cadeau ! » Une grande tare sera enlevée le jour où le touriste sillonnera le pays sans être interpellé ou agacé par des demandeurs de cadeaux, souvent masqués derrière un projet fantôme.
Pour ce faire, il faut mettre, dans les écoles, un programme avec des exemples qui attirent l'attention sur le vécu au quotidien :
• Un enfant bien poli ne demande pas de cadeau aux touristes,
• Je participe à l'amélioration du cadre de vie de mon quartier pour accueillir les touristes,
• Je garde mon village propre pour accueillir mes amis touristes,
• Non au tourisme sexuel pour la dignité humaine.
Tant d'exemples peuvent sortir des idées de nos éminents pédagogues afin d'éduquer nos jeunes sur le tourisme.
En l'état actuel de la situation, seul l'Etat peut apporter un massage cardiaque pour réanimer le secteur.
Quand le pays traverse une crise, l'Etat prend toujours les mesures adéquates pour y remédier : plan Takkal* pour l'énergie, plan Orsec pour les inondations, aliment de soudure pour le bétail, bourse familiale pour le monde rural, etc....
On brandi la baisse de la TVA 10 % pour le tourisme comme arme. Certes ce n'est pas négligeable mais cela n'est répercuté nulle part sur les prix au profit du touriste. Cela n'a rien changé. De plus, sans client, point d'argent encaissé pour défalquer la TVA. La meilleure méthode pour que cette baisse profite aux touristes, c'est d'imposer des prix homologués de certains produits pour tout le secteur.
Dans notre tradition, quand le visiteur arrive, la première chose, c'est de lui présenter un pot ou une calebasse d'eau fraîche.
Le ministère du tourisme peut, en collaboration avec KIRENE qui est un produit bien local, homologuer la vente de la bouteille d'eau à 500 Fcfa dans tous les hôtels, restaurants, bars. A moins que ces derniers nous expliquent les raisons de vendre la bouteille d'eau entre 1000 et 1500 Fcfa alors que sur le marché on l'achète entre 300 et 500 Fcfa.
Il est encore possible de redynamiser nos coutumes à travers le tourisme : offrir une bouteille d'eau à la descente de l'avion à tous les visiteurs serait un acte noble pour le Pays de la Téranga. En plus, une bonne opportunité de faire passer des messages sur les étiquettes des bouteilles et également une manne financière et source d'emploi pour les fournisseurs. C'est une idée basique que peuvent explorer et exploiter nos experts en communication et marketing pour apporter un pan sur la bannière du tourisme au Sénégal.
A l'heure actuelle, nous avons l'impression que le secteur du tourisme est inconsidéré, relégué au plus bas de l'échelle. Le secteur traverse une crise hors du commun et aucune action immédiate n'est prise pour venir en aide aux familles directes ou indirectes qui sont au bord de l'abîme.
Je demande solennellement à nos autorités, de sonner l'alerte et de lancer un PDT (Plan Dékil* Tourisme) :
1. Surseoir à toutes les taxes pour deux ans : sans touristes, point d'argent pour payer les taxes,
2. Eponger les dettes des entreprises touristiques, au même égard que les paysans,
3. Mieux équiper les services régionaux du tourisme pour un meilleur contrôle des qualités/prix, du laxisme et l'arnaque dans le secteur,
4. Mettre l'école au chevet du tourisme : l'ignorance est mère de tous les vices.
Nos experts en la matière peuvent compléter la liste pour redynamiser le Tourisme au Sénégal.
Abou BA*Guide touristique/M'BOUR Sénégal /cvsenegal@gmail.com

25/12/2014

NOUVELLE TÊTE A LA SAPCO

SAPCO: Bocar Ly remplace Paul Faye
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Le Directeur général de la  Société d’Aménagement et de Promotion des Côte et Zone touristiques du Sénégal (Sapco), Paul Faye, vient d’être limogé. La décision a été prise par le président de la République, Macky Sall, en Conseil des ministres. Il a été remplacé par Bocar Ly, qui était jusque là Directeur commercial de la Sapco.
« Monsieur Bocar LY, Professeur de mathématiques, est nommé Directeur général de la Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones touristiques du Sénégal (SAPCO-SENEGAL), en remplacement de Monsieur Paul FAYE », mentionne-t-on dans le communiqué du Conseil des Ministres qui s’est réuni le mercredi 24 décembre 2014, au Palais de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Macky SALL, Président de la République
diallo/Mbourinfo

NOËL SANS EAU

48 heures sans eau: Sud Stade, Mbour 3, Grand-Standing et environ crient leur soif
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L’eau n’a pas coulé du robinet depuis plus de deux jours dans les quartiers Sud Stade, Mbour 3, Grand-Standing et environ, a constaté Thiesvision.com. Un calvaire très fréquent dans ces localités de la commune de Thiès-ouest où l’eau s’avère être une denrée rare. Dans les rues, nombreux sont les jeunes, femmes et enfants munis de gourde, de bassines et de seaux pour parcourir de longues distances à la recherche du liquide précieux. Les habitants, pour le moment, se ravitaillent difficilement à partir des puits et forages des communes environnants. Elles restent à l'écoute du réseau SDE-Sones aux abonnés absents...
thiesvision

PRÊCHE POUR UN AUTRE TOURISME

Promotion du tourisme au Sénégal : Diouf Sarr préconise le projet ‘’Kham sa gokh’’ pour asseoir une sécurité locale
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A l’occasion de la 23ème édition de la Foire Internationale de Dakar (FIDAK), la journée du Ministère du Tourisme et des Transports Aériens s’est tenue ce mercredi, au Centre International de Commerce et d’Echanges du Sénégal (CICES).     
Après avoir présidé le Forum organisé à cet effet, le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, a indiqué que l’ensemble des acteurs et spécifiquement les professionnels qui gèrent le secteur du tourisme et des transports aériens ont permis de comprendre l’importance du secteur.
La journée du ministère a permis aux acteurs et visiteurs de suivre les exposés des cadres du département du Tourisme et des Transports aériens. « Nous avons expliqué quels sont les métiers du Tourisme et des Transports aériens, surtout les projets qui vont nous permettre de booster le secteur», a souligné Mr. Abdoulaye Diouf Sarr, non sans exprimer sa satisfaction de la participation à cette journée d’un invité de marque, son collègue du ministère du Commerce, Mr. Alioune Sarr, qui était venu les soutenir. Cela démontre, a-t- il dit, la forte corrélation qui existe entre le tourisme et les autres secteurs.
Le ministre a rappelé que le Plan Sénégal émergent est mis en perspective jusqu'en 2035, avec des étapes dont la première 2014- 2018 est en cours d’exécution. Dans la deuxième étape 2018- 2023, il est prévu d’avoir effectivement un marché de 3 millions de touristes pour la destination Sénégal. «Et le projet le plus ambitieux est celui de l’aménagement de zones touristiques dans Joal, Mbodiène, Pointe Sarène, le nord du Sénégal et le Sud», a révélé Diouf Sarr. Il s’agit pour lui, d’élargir et d’augmenter l’offre.
Interpellé par la presse sur le budget escompté, le ministre du Tourisme et des transports aériens dira que l’Etat prend en charge l’aménagement direct des zones mais l’investissement est fait par des privés. «Aujourd’hui, nous avons des promoteurs qui sont très intéressés par le premier projet situé à Pointe Sarène que nous voulons livrer», a-t- il rassuré.
Et, il ajoutera que le projet ‘’Xam sa gokh’’ est important parce que permettant d’avoir une sécurité sur le marché local. «Vous savez présentement si nous subissons un choc exogène, tout de suite notre secteur le ressent durablement. Et si on a un marché local sécurisé, le secteur sera plus ou moins à l’abri de ces chocs». C’est pourquoi Mr. Diouf Sarr préconise la promotion du marché local qui fera en sorte que les sénégalais visitent le Sénégal : «à partir de ce moment, notre secteur sera plus ou moins sécurisé».
Le ministre précisera qu’il n’y a pas de financement exceptionnel, il y a simplement de la promotion. «Il faut promouvoir, inculquer dans les habitudes sénégalaises une volonté voire une envie de visiter le Sénégal», a expliqué Diouf Sarr. Il a donné en exemple le marché de tourisme chinois qui est à presque 75% local...   
 Dakaractu

DES KHALIS DE L'UNION EUROPEENNE

L’ Union Européenne verse plus de 13 Milliards au Trésor public sénégalais
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Ce sont les finances qui s’en porteront mieux. Dans le cadre de son appui budgétaire au secteur de l’environnement, l’Union européenne (UE) a annoncé avoir fait don de 13,1 milliards de francs CFA au Trésor public sénégalais,
«L’Union européenne, dans le cadre de son appui budgétaire sectoriel au développement durable dans le secteur de l’environnement, a décaissé ce 23 décembre 2014 un montant de 13,1 milliards de francs CFA sous forme de don transféré au Trésor public», rapporte un communiqué qui rajoute qu’au total un montant de 21.6 milliards a été alloué au Sénégal depuis le début de l’année 2014.
«Ce décaissement complète le don effectué au mois d’août d’une valeur de 8,5 milliards de francs CFA. Au total, durant l’année 2014, un montant global de 21,6 milliards de francs CFA de dons budgétaires a été accordé au Sénégal.»
L’UE affirme que «cette allocation s’appuie sur les progrès enregistrés dans le maintien d’une politique de stabilité macroéconomique et dans la mise en œuvre de la réforme des finances publiques, ainsi que sur la bonne exécution de la stratégie environnementale du gouvernement sénégalais».
«En ce qui concerne la stabilité macroéconomique, note-t-elle, tous les critères d’évaluation quantitatifs et objectifs indicatifs du programme ont été respectés, selon le FMI (Fonds monétaire international). Le Sénégal prouve ainsi sa volonté d’améliorer sa croissance, à travers un cadre macroéconomique stable, en respectant ses engagements vis-à-vis du FMI et des partenaires techniques et financiers».
«De plus, des progrès notables ont été constatés dans le domaine de la gestion des finances publiques, en particulier l’adoption du projet de loi organique sur le statut des magistrats de la Cour des comptes en conseil des ministres du mercredi 3 décembre 2014″, lit-on encore dans le communiqué.
Siré Diagne/SENENEWS.COM

LE KOWEÏT ACCORDE UN PRET DE 18 MILLIARDS AU SENEGAL

REHABILITATION DE L’AXE TOUBA-LINGUERE
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Un prêt de 18 milliards est accordé à l’Etat du Sénégal par le Fonds koweitien pour le développement. La signature de l’accord entre le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Ahmadou Ba et le directeur adjoint du fonds, Hamad Al-Oumar, a lieu hier, mardi 23 décembre.
Le ministre de l’Economie des Finances et du Plan, Ahmadou Ba et le directeur général adjoint Fonds koweitien pour le développement économique, Hamad Al-Oumar, ont signé hier, mardi 23 décembre, un accord de prêt de 10 millions de dinars koweitiens, équivalant à 18 milliards de F Cfa. La somme dégagée par le gouvernement du Koweït vise à réhabiliter l’axe  Touba-Linguère long de 115 Km.  Ce montant vient en appoint au premier financement de 5 millions de dinars koweitien, estimé à plus de 5 milliards de F Cfa, et dont l’accord a été signé le 18 novembre 2013.
A en croire, le ministre de l’Economie, des finances et du Plan, Ahmadou Ba, il est espéré, au terme des travaux, de transformer ce tronçon en une route bitumée répondant aux normes de construction. Aboutir à un tel résultat, va assurer, laisse entendre le ministre de l’Economie, le désenclavement des régions du centre afin de faciliter les échanges économiques au niveau national mais aussi d’améliorer sa connexion avec Dakar.  
L’engagement pris par l’Etat koweitien de financer les travaux de réhabilitation de ce tronçon traduit, selon Ahmadou Ba, la volonté de l’émir du Koweït, Sheikh Sabah Al-Ahmad Al-Jaber Al Sabah, de matérialiser les engagements pris par son gouvernement lors du groupe consultatif de Paris. Le ministre rappelle que le fonds koweitien s’est engagé à apporter un appui d’un montant de 26 milliards de F Cfa au Pse, une somme qui servira à réhabiliter la route Ndioum-Ourossogui-Bakel ainsi que la mise à niveau de l’hôpital principal de Dakar. 
Le directeur adjoint du fonds koweitien, Hamad Al-Oumar, a, pour sa part, salué la coopération entre le Sénégal et son pays, un partenariat qui, de puis 1976, s’est matérialisé par la réalisation de plusieurs projets tant sur le plan agricole, sanitaire qu’infrastructurel rappelle-t-il.
Fatou NDIAYE/Sudquotidien

SAPCO: AU SUIVANT!

Paul Faye, le Dg de la Sapco, limogé
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Paul Faye n’est plus le Directeur Général de la Sapco. Ainsi en a décidé le Président de la République Macky Sall qui l’a limogé lors du conseil des Ministres.
Le Chef de lEtat n’a pas pardonné au désormais ancien Directeur général de la Sapco ses manquements graves constatés dans l’attribution des terres de la Société.
Un scandale révélé par la mission d’audit menée par l’Inspection des affaires administratives et financières du ministère du Tourisme et des transports, qui a rapporté que Paul Faye avait immatriculé au nom de son épouse, ses trois enfants, son chauffeur et autres parents, des terrains situés dans le domaine de Saly et de ses environs.
Très mécontent Macky Sall a sans ambages pris la décision de relever Paul Faye de ses fonctions et d’instruire au services compétents d’annuler toutes ces attributions frauduleuses. Il a été remplacé par Bocar Ly, Directeur commercial de la même structure, qui était jusque là numéro deux de la Sapco.
Siré Diagne/Senenews

24/12/2014

17 MILLIONS AUX ECOLIERS DE MBOUR

LA COMMUNE MET 17 MILLIONS SUR LA TABLE
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La municipalité de Mbour a procédé hier, dans le hall de la mairie, à la remise d’un lot de fournitures scolaires d’une valeur estimée à 17 millions de francs. La somme inclut une enveloppe de 5 millions destinés au fonctionnement. Ils proviennent  du fonds de dotation voté et alloué à l’éducation.
Le matériel scolaire remis se constitue de 36530 cahiers. Le décompte donne 6970 cahiers de 100 pages ,12 898 de 48 pages ,16662 de 32 pages .Un total de 16000 stylos bleus avec 949 crayons noirs , avec 250 boites de craies blanches et 123 craies de couleur, accompagnent les lots de cahiers. Ce sont 41 écoles élémentaires pour une population scolaire 35 571 élèves et 551 cours.
Fallou Sylla, le maire de la commune de Mbour a fait le point sur les procédures avec le paiement de la Tva influant dans la somme, une taxe étatique défalquée. Selon lui,  une expression de besoins de l’inspection de l’éducation et de la formation de Mbour1, a abouti à la mise en place du fonds et de sa répartition  . Le maire Fallou Sylla a, en outre, donné son engagement pour l’éradication progressive des abris provisoires qui ont beaucoup diminué. Il a attiré l’attention sur la diminution progressive des fonds de dotation au moment où les écoles et les élèves augmentent de plus en plus.
Selon Tidiane Mané, le 1ier adjoint au maire de Mbour, la commune va venir en aide aux 41 écoles de la commune pour une somme de 9 millions de francs comme un apport de plus. La répartition de ces 9 millions va se faire selon un critère de répartition en fonction du nombre de classes par école.
L’inspecteur de l’éducation et de la formation de Mbour 1, Abdoulaye  Gning a invité désormais les directeurs d’école, les associations de parents d’élèves à travailler dans la transparence par rapport à la gestion des fonds recueillis. Ils doivent être domiciliés dans des comptes bancaires et utilisés avec efficience .Les retraits d’argent sont sujets à des procédures exigeant au minimum deux signatures, dont une  du président du comité de gestion ou du trésorier.
Ndiaga Ndiaye, le porte-parole des directeurs des écoles élémentaires de Mbour a salué le geste de l’équipe municipale avant de faire des remarques et appels à leur endroit. Les directeurs d’école souhaitent une meilleure implication pour la désignation des besoins car malgré le nombre, les élèves de la commune ne pourront pas disposer d’un cahier et les cours au nombre de 551 ne disposeront pas d’une boîte de craie chacun. Les problèmes de distribution suscités sont appelés à être réglés .Ils ont demandé au maire de continuer dans l’accompagnement des écoles et de procéder à l’ouverture des classes à des opérations de désherbage et de dératisation des établissements scolaires.
Samba Niébé BA/SudQuotidien

89 VICTIMES DE LA MER...

89 pêcheurs morts ou portés disparus en 2014
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Le bilan des accidents en mer a été particulièrement lourd pour les acteurs de la pêche artisanale en 2014. En effet, selon le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, il y a eu 89 pêcheurs morts ou portés disparus, 37 cas d’accidents en mer et des dégâts matériels estimés à plus de 30 millions de francs Cfa. Oumar Gueye, qui procédait samedi, au quai de pêche de Mbour, au lancement officiel de la campagne nationale de sensibilisation sur la sécurité en mer, a invité à des ruptures pour éviter de tels drames.
Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, a procédé samedi, à Mbour, au lancement officiel de la campagne nationale de sensibilisation sur la sécurité en mer qui s’étalera jusqu’au mois d’avril 2015. A cette occasion, le ministre est revenu sur le lourd bilan occasionné par les accidents en mer. «Il convient de souligner pour le regretter que le bilan macabre est alarmant avec en moyenne 95 pertes en vies humaines enregistrées annuellement ces quatre dernières années. De manière plus spécifique, le premier semestre de l’année 2014 a été particulièrement douloureux avec 89 pêcheurs morts ou portés disparus, 37 cas d’accidents en mer et des dégâts matériels estimés à plus de 30 millions de francs Cfa», a détaillé Oumar Guèye. Pour le ministre de la Pêche, ces statistiques doivent faire prendre conscience de la complexité de plus en plus accentuée des espaces maritimes où les usagers sont confrontés à des menaces et risques de tout genre, notamment en période de mauvais temps. «C’est la raison pour laquelle, je voudrais du haut de cette tribune, exhorter encore une fois de plus, l’ensemble des acteurs de la pêche au respect scrupuleux du port du gilet de sauvetage en mer, à l’observation des règles élémentaires de sécurité à bord des embarcations et à la prise en compte effective des prévisions météorologiques dans l’exercice de leurs activités», a souligné M. Guèye.
Le ministre a offert un important lot de gilets de sauvetage aux acteurs de la pêche artisanale. En outre, Oumar Guèye a annoncé l’octroi, par le président de la République, Macky Sall, d’une subvention de cinq (05) milliards de francs Cfa à partir de 2015, destinée à aider les pêcheurs à acquérir des moteurs hors bord à raison d’un million de francs Cfa par unité.
Dans la foulée, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a précisé que la campagne de cette année s’inscrit dans une démarche de rupture, et s’étalera jusqu’au mois d’avril 2015 pour optimiser l’atteinte des objectifs escomptés.
Durant cette période de sensibilisation, les activités classiques seront déroulées en même temps que la mise en œuvre d’initiatives novatrices comme l’organisation de classes de sensibilisation sur l’ensemble des sites de débarquement, la mise en œuvre d’un important programme de constitution d’un stock de vingt mille (20 000) gilets de sauvetage. Il y aura aussi des politiques de modernisation des équipements et matériels de pêche pour renforcer la sécurité des acteurs.
De leurs côtés, les pêcheurs ont incité leurs collègues à l’observation des règles élémentaires de sécurité à bord des embarcations. Pour sa part, l’adjoint au maire de Mbour, Bayati Babou, a interpellé le ministre sur l’impérieuse nécessité de réserver exclusivement la pêche des petits pélagiques notamment les sardinelles à la pêche artisanale.
diallo/Mbourinfos