31/01/2015

CA ROULE POUR LA CHINE AU SENEGAL

LA CHINE INVESTIT DANS L’AUTOMOBILE AU SENEGAL
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La République de Chine vient d’élargir sa gamme de services au Sénégal. La China Railway Seventh Group (Crsg), une filiale du conglomérat de construction de la corporation d’ingénierie des chemins de fer en Chine (China Railway Engineering Corporation) a procédé hier, vendredi 30 janvier, à Dakar au lancement des produits automobiles de Sinotruk.
La présence de la république populaire de Chine en Afrique et au Sénégal s’est enrichie d’une nouvelle gamme de produits présentée hier vendredi 30 janvier 2015 au public. En effet, la China Railway Seventh Group (Crsg) a exposé les produits automobiles de Sinotruk, première marque chinoise de gros porteurs, qu’elle s’est donnée pour mission de commercialiser au Sénégal. Le parc automobile de 11.000 véhicules est constitué de grues, de camions bennes, et de camions militaires, entre autres.
Depuis sa présence au Sénégal en 2014, la China Railway Seventh Group (Crsg) a participé à la mise en œuvre de 10 projets avec un investissement de 99.240.000 Dollars Us pour la réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako, la construction de l’échangeur de la Patte d’Oie, des ponts de Médina Ndiathbé, Allouar à Ndioum et Gouloumbou, mais aussi de nombreuses routes.    
Chérif FAYE/Sudonline

QUITTER LE PAYS

75 % DES JEUNES TENTÉS PAR L’AVENTURE
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Une étude du Grdr et l’Ifan de ce mois de janvier renseigne d’un point de vue social, que plus d’un ménage sénégalais sur deux compterait un émigré à l’étranger (52%). Mieux, 75% de la population âgée de 18 à 39 ferait le choix de quitter le territoire national au cours des cinq prochaines années.
Le gouvernement du Sénégal travaille d’arrache-pied pour mettre les immigrés à l’aise dans leur pays d’origine et d’accueil. C’est la conviction du secrétaire d’Etat, Souleymane Jules Diop, chargée du département des Sénégalais de l’extérieur. Pour mieux réussir cette mission le Sénégal a commandité une étude sur la question pour mesurer l’impact de ce secteur mais aussi pour mieux s’organiser en matière d’intervention. Le ministre s’exprimait ainsi lors de la restitution de l’étude sur la migration réalisée par Grdr et l’Ifan au de ce mois de janvier.
Selon cette étude menée, l’émigration sénégalaise observe une montée en puissance depuis les années 80. Des statistiques qui situent  la proportion de migrants internationaux entre 05% et 23% de la population sénégalaise estimée en 2013 à plus de 12 millions d’habitants. Les chiffres avancés varient selon les auteurs entre 650 000 et 3 millions de migrants. 
Replacé dans le contexte mondial, cette étude révèle que le Sénégal qui a fait son entrée dans le cercle des pays d’émigration au début des années 80 ne figure pas parmi les grands pays d’émigration.  Aujourd’hui, cette enquête renseigne d’un point de vue social, plus d’un ménage sénégalais sur deux compterait un émigré à l’étranger (52%), la France, représenterait 14,36% des émigrés et la première destination d’installation hors d’Afrique au sein des pays de l’Ocde.
Selon les enquêtes du programme Eumagine, 75% de la population âgée de 18 à 39 ferait le choix de quitter le territoire national au cours des cinq prochaines années. Selon cette étude : « quelles que soient les statistiques considérées, la place du Sénégal dans le classement africain des pays d’immigration, traduit le large fossé qui existe  entre les intentions migratoires positives de la population et la mise effective d’un tel désir. » Aujourd’hui, les plus grands émigrés sont originaires de la vallée du fleuve Sénégal, de la Casamance et sont orientés vers la France et les anciennes colonies françaises d’Afrique de l’Ouest à savoir la Cote d’Ivoire et le Gabon.
Les acquis
La population immigrés sénégalaise en France est relativement équilibrée selon le Grdr en termes de genres (45%) et plutôt jeunes (85%,) ont entre 18 et 59 ans. Par ailleurs, la France accueillerait près de 50% des émigrants qualifiés Sénégalais selon le conseil économique et social (2007). Un manque à gagner pour le Sénégal en matière de main d’œuvre qualifiée. Cependant, cette main d’œuvre peut aussi être une bonne contribution pour le Sénégal, si ces derniers décident de rentrer chez eux. Selon cette étude, « l’expérience et le savoir-faire acquis par les migrants, hautement qualifiés ou spécialisés dans un domaine technique ou associatif durant leur cursus migratoire constituent aussi des plus-values que ce soit pour renforcer des projets en cours, développer de nouvelles initiatives, insuffler des dynamiques de changement social, défendre des valeurs universelles où même faciliter les problématiques de réinsertion lorsqu’un retour est envisagé. » Pour l’année universitaire 2012-13, les estimations s’élevaient à 8 995 étudiants Sénégalais soit plus de 10% de l’effectif des immigrés sénégalais en France. 
La contribution de la Diaspora
Les ressortissants sénégalais se sont organisés dans leurs pays d’accueil autour de « caisses de solidarité ». Ils participent ainsi au développement de leur pays à travers plusieurs projets au bénéfice de leurs terroirs. Cette contribution est aujourd’hui ressentie dans la vallée du fleuve où la plupart des infrastructures a été financée par la diaspora.  Les projets tournent autour de construction d’écoles élémentaires, de lycées mais aussi de postes de santé et dans une moindre mesure, de routes.  Selon l’étude de Grdr et de l’Ifan, ce phénomène s’est fait remarquer depuis les années 60 et a été formalisé au sein d’associations de développement qui sont près de 300 en France en 2009 sur 74. Ces associations permettent de financer et de réaliser collectivement des infrastructures santé, éducation, hydraulique et d’assainissement.
A l’échelle individuelle, nombreux sont ceux qui ont aussi investi dans l’immobilier dans leur village d’origine ou dans les grandes villes, ou encore dans des activités économiques génératrices de revenus.
Les transferts d’argent
L’engouement  pour l’émigration demeure fondé sur l’importance des transferts d’argent des migrants. Selon l’Ifan les volumes d’argent injectés par  la diaspora dans l’économie nationale représentent 10% du produit intérieur brut du Sénégal, jusqu’à 19% selon les estimations de la Bad en 2005 qui intègrent les flux informels à savoir 46% des flux totaux faisant du Sénégal un pays largement dépendant des envois de fonds migrants. A noter, selon cette étude, que le corridor France-Sénégal estimé à partir des flux formels représenterait entre 12% des flux totaux (banque mondiale, 2011) et 36% (Bad 2005, carte. Les estimations intégrant les flux transitant par les comptes bancaires et les canaux informels porteraient ces envois de fonds de 100 millions à 250 millions d’euros (banque mondiale 2011).
Denise ZAROUR MEDANG/Sudonline

PROPOSITION DE VOYAGE...

Tourisme solidaire au Sénégal
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Projet de circuit touristique de Dakar à Kédougou et retour avec deux «séjours solidaires» pour contribuer à l’avancement de projets culturels pour la jeunesse à Kaolack et à Kédougou
Le Sénégal
Avec une superficie de 196.722 km2, une population de près de 14.000.000 d'habitants (dont 60% a moins de 20 ans, essentiellement jeune), le Sénégal possède un climat subtropical avec une saison sèche de Novembre a Mai caractérisée par un ensoleillement fort.
La saison humide appelée aussi saison des pluies ou hivernages ( de Juin à Octobre ) est caractérisée par un taux d'humidité qui peut excéder 80% rendant la chaleur encore plus étouffante et provoquant des torrents de pluie qui peuvent se déverser des heures durant. Ces conditions climatiques peuvent paraître un peu difficile mais elle ne doit pas empêcher des personnes en bonne santé de visiter un pays d’une grande richesse du point de vue de ses sites touristique et historique et surtout pour l’accueil des sénégalais et de leur générosité pour tous ceux et celles qui veulent les connaître davantage.
Un circuit pas comme les autres
Tourisme convivial
Le circuit proposé offre la possibilité de visiter les principaux sites touristiques qui jalonnent la route de Dakar à Kédougou en passant par Mbour et Kaolack dans un certain confort avec un minibus climatisé. Ces sites ont conservé leur intégrité sur le plan environnemental avec des panorama, des paysages, des promenades, des visites qui vous dépayseront et dans lesquels vous pourrez apprécier une végétation et une faune très diversifiée en passant par des régions très contrastées dont certaines sont semi désertiques et d’autres avec une végétation luxuriantes.
Il en est de même au niveau des populations fières de leur culture dans chacune des régions que vous visiterez. Ces régions tentent aujourd’hui de se prendre en main pour profiter, elles aussi, de la modernité tout en conservant leur intégrité culturelle qu’elles veulent mettre en valeur et faire partager.
Ce circuit vous offre deux «séjours solidaires» d’une semaine chacun environ, l’un à Kaolack, à 200km de Dakar, l’autre à Kédougou, au sud est du pays, non loin de la Guinée et du Mali. Vous serez accueillis dans ces deux localités par une équipe de personnes responsables qui sauront vous démontrer la vitalité de leurs populations et qui veulent se prendre en main. Elles vous offriront l’opportunité de partager avec vous leurs efforts, particulièrement pour éduquer leur jeunesse. Ces deux séjours vous offriront aussi l’opportunité de partager leur quotidien, de mettre la main à la pâte pour leur aménagement en cours et d’échanger sur les perspectives de développement culturel et artistique qu’ils sont en train de mettre en place.
Nous vous considérons comme des «visiteurs solidaires» car prendrez plaisir à visiter, dans un petit autocar climatisé, un pays haut en couleur avec un accompagnateur expérimenté tout en vous intégrant dans le quotidien des populations des régions de Kalolack et de Kédougou et en échangeant avec ces personnes au grand coeur qui sont prêtes à vous offrir le meilleur d’elles-mêmes dans un accueil chaleureux de partage.
Le circuit
1°) Jour: Arrivée à l'aéroport de Dakar:
Transfert sur Mbour a 80 km de la capitale nuitée à Mbour. A 80 km au sud de Dakar, Mbour, ville de 180.000 habitants s'est développée à la fin du XIXème siècle grâce au Gouverneur Pinet Laprade qui y édifia un camp …
2°) Jour: O.N.G Vivre Ensemble/ Ile de Joal-Fadiouth:
Matin, réunion d'information, visite de (O.N.G) Vivre ensemble qui gère, avec ses bénévoles industrieux et talentueux, `` Pouponnière``, Centre d'accueil pour les enfants de 0 a 3 ans, abandonnés ou avec des parents en difficultés. Possibilité de parrainer un enfant au besoin, déjeuner à Mbour. Le soir, visite de l'ile de Joal-Fadiouth de son cimetière marin et ses
greniers a mil sur pilotis; deux villages lacustres sur la petite côte, puis nuitée à Kaolack.
3°) Jour: Accueil des visiteurs et réunion d'évaluation des activités à mener.
4°) Jour: Visite et Rencontre:
Avec les autorités de Kaolack, visite de la pédiatrie de l'hôpital régional et de la pouponnière de Kaolack.
5°) Jour: Visite du Village de SOS:
Visite de l’Alliance franco-Sénégalaise et des daraas (écoles coraniques) de Kaolack.
6°) Jour: Matin 9h - 11h: Ateliers d'échanges avec les jeunes talibés
Thème sur l’éducation et le civisme.
Le soir, 16h - 18h: Ateliers de concours de poésies et d'illustration avec les élèves, jeunes talibés (élèves d’une école coranique) de l'école primaire de Nimzatt.
7°) Jour: Petit chantier humanitaire:
Réfection, maçonnerie et peinture de la case d'apprentissages des jeunes talibés de Serigne Drame.
8°) Jour: Repos le matin: Évaluation des activités menées.
9°) Jour: Activités Culturelles:
Avec la population Kaolackoise (danses, chants, expositions etc...)
10°) Jour: Kaolack / Tamba / Niokolo:
Départ pour Tambacounda Capitale du Sénégal Oriental, déjeuner à Tamba et départ pour le Parc National du Niokolo-Koba, réserve de
913.000 ha inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO où plus de 70 espèces de mammifères et de nombreux oiseaux cohabitent; dîner et nuitée au campement de Simentin.
11°) Jour: Niokolo - Koba:
Départ pour une journée en 4/4 à la découverte des animaux. Vous apprécierez les nombreux points d'eau où viennent s'abreuver les animaux tels que les herbivores et éléphants. Pique nique dans le parc dîner et nuitée au campement.
12°) Jour: Niokolo - Koba / Wassadou:
Départ pour une ballade sur le fleuve Gambie à travers les paysages luxuriants oiseaux et singes.
Déjeuner pique nique au bord du fleuve après midi visite du marché de Kédougou et nuitée à Kédougou.
13°au 17°) Jour: Kedougou
- Visite du centre Didier Calvet. Présentation des réalisations littéraires des jeunes de Kaolack.
- Participation au démarrage des travaux du Village des Arts et du Développement durable en fonction des connaissances et des capacités de chacun. Soirée folklorique le 17° jour avec des artistes locaux.
18°) Jour: Pays Bassari / Dindefello:
Découverte des villages Bassaris, endroit le plus enclavé et le plus pittoresque du Sénégal. Rencontre avec les peuples d'Ibel et d'Iwol sur les pieds du Fouta Djalon et du mont Bassari; l'endroit le plus élevé du Sénégal. Déjeuner pique-nique et départ pour les chutes de Dindefello par les pistes caillouteuses. Une marche vous plongera progressivement dans un havre de fraicheur aux chutes. Baignade possible dans la piscine naturelle. Retour au campement Wassadou.
19°) Retour à Dakar.
Cette organisation est celle de Diegane Diouf, jeune senegalais titulaire d un B.T.S en tourisme, guide officiel de tourisme.
Voici son lien internet et ses coordonnées:
http://terang92.skyrock.com
diegane.diouf92@gmail.com
TEL:(00) 221 77 158 06 22
Juste un coup de pouce à un guide dont nous ne connaissons que la sympathie "Facebookienne"... à vous de voir!

QUID MADAME LAGARDE!?!

Mme Lagarde ! Avec quel « passé » le Sénégal devrait il « rompre pour doubler sa croissance » ?
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Dans l’interview que Mme Lagarde a accordée au quotidien national «  Le Soleil », elle a mentionné un « passé »  avec lequel le Sénégal devrait « rompre » pour doubler sa croissance qui « est en moyenne de 3,5%  sur les cinq dernières années ».
Mais à la surprise générale, elle a évité de spécifier ce « passé » en se contentant de répéter les recommandations passées et présentes du FMI au Sénégal que sont :  les réformes du secteur de l’énergie pour diminuer voir supprimer le coût budgétaire de la subvention de l’énergie , le changement de la technologie de production de l’énergie pour la rendre moins chère pour les entreprises et les ménages,  l’amélioration des performances de l’Administration, la masse salariale, et l’environnement des affaires pour une plus grande attractivité de l’Investissement privé  national come étranger, le financement de la PME.
Depuis le début des ajustements structurels en 1985 jusqu’à nos jours, ce sont les mêmes recommandations que le FMI  donne au Sénégal. Alors, de quel « passé » parle t elle alors ?
La sagesse aurait dû lui faire dire , comme le fit OBAMA en parlant de Cuba, que  quand des politiques  n’ont pas marché depuis 30 ans, il faudrait essayer d’autres.  Il faudrait rompre avec ce « passé là », si l’on veut doubler le taux de croissance au Sénégal.
Mais son discours évasif lui a permis d’éviter les graves problèmes économiques auxquels, le Sénégal, l’élève fidèle  du FMI et de la Banque mondiale, est aujourd’hui confronté dans la conjoncture économique mondiale en appliquant leurs recommandations.
Elle n’a  même pas pu procéder à une analyse correcte des conséquences de la baisse des cours du pétrole sur notre Economie, n’y voyant que des opportunités de réduction des subventions de l’énergie, et de baisse des prix pour les entreprises et les ménages.
De ce fait, elle a occulté que la baisse des cours du pétrole accompagne celle du cours de l’or brut qui est notre troisième produit d’exportation après les produits alimentaires et les produits pétroliers. Elle a surtout oublié de mentionner que toutes ces baisses résultent de la volonté  politique délibérée des USA de manipulation du dollar à la hausse qui a entraîné la baisse des cours de l’or brut, et contribué à la baisse des cours du baril du pétrole.
Les conséquences de cette politique se sont  traduites au Sénégal,  par la baisse  de 14 milliards de nos exportations de l’or brut  sur les 11 mois de 2014 par rapport à 2013, réduisant amplement la baisse de 17 milliards de nos importations de produits pétroliers sur la même période. («  Note de Conjoncture de la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques », publiée en Décembre 2014.)
Au plan des recettes fiscales, une baisse des cours des produits pétroliers entraîne  mécaniquement une baisse des Droits de Douanes et de la TVA sur ces produits ; et au plan de la Dette extérieure, la hausse du dollar  l’augmente mécaniquement.
Elle ne peut pas ignorer tout cela, mais cette vérité va à l’encontre de son objectif de réduction de la subvention de l’énergie, rappelant qu’elle a coûté 180 milliards en 2012, soit 2,5% du PIB, en fermant les yeux, sur le fait que dans le budget pour l’année 2015, cette subvention a été ramenée à 61 milliards!
De même, le gouvernement vient, malgré tout,  de baisser les prix des produits pétroliers sans que la SENELEC, ou les transporteurs ne les  aient répercutés aux  entreprises et aux consommateurs.
Donc, l’effet bénéfique de la baisse du cours du baril sur notre Economie,  n’est pas si  évidente  qu’elle le fait croire afin de  fonder faussement de bonnes perspectives de l’Economie du Sénégal.
En outre, Mme Lagarde a semblé ignorer les effets négatifs des APE sur  les recettes fiscales de l’Etat, dont le Ministre du Commerce avouait  qu’il faudrait, « pour  y faire face » un   « besoin de 575 milliards de Frs CFA   pour renforcer sa production »!
 C’est dans ce contexte que le PSE, élaboré avant la crise actuelle et  la signature des APE, devrait être exécuté  avec des contre parties budgétaires de l’Etat  dans le cadre  du «  Partenariat Public Privé » (PPP) de  476 milliards d’apport de l’Etat,  et de contribution du budget de l’Etat  de  984 milliards, soit un total de 1460 milliards !
Donc, faire croire aux Sénégalais, que l’Etat peut dégager ces 1460 milliards supplémentaires dans la conjoncture de crise actuelle, ne peut être que le fruit d’une spéculation intellectuelle pour amener l’Etat à des réductions de dépenses budgétaires plus draconiennes, non pas pour investir et former des ressources humaines de qualité, mais pour payer sa dette, artificiellement  gonflée par la  flambée du dollar. 
Cette politique de continuité que Mme Lagarde présente comme une « rupture avec le passé » est d’autant plus inacceptable que le Sénégal est déjà rentré dans le « syndrome de la dette », qui lui fait emprunter pour la payer.
 C’est ainsi qu’en 2013,  le Sénégal a emprunté 373 milliards de Frs CFA alors qu’il devait faire face à un remboursement de 441 milliards de Frs CFA ; en 2014, il a emprunté 544 milliards face  à un remboursement de 523 milliards ; et en 2015, il projette d’emprunter 570 milliards, de Frs CFA et devra rembourser 598 milliards de FRS CFA, contre des investissements sur ressources propres de 557 milliards, et une  masse salariale avec 510 milliards.
Le remboursement de la Dette est donc devenu un obstacle aux investissements sur ressources propres et à  la masse salariale !
C’est dans ce contexte où l’APD, sous forme de Dons,  est en baisse, passant de 206 milliards en 2012, à 189 milliards en 2013, et que les investissements  privés chutent gravement en passant de 908 milliards en 2012, à 660 milliards en 2013 !
Le Sénégal n’a pu éviter de plonger dans une  grave crise économique qui lui aurait valu d’être mis, de nouveau, sous ajustement structurel, que grâce aux transferts des Sénégalais qui ont fortement réduit  le déficit de la Balance courante des payements  de l’Economie nationale.
C’est ainsi que ces transferts sont passés de 702 milliards en 2011, à 749 milliards en 2012, et à 835 milliards en 2013 qui ont permis de réduire le déficit de la Balance courante des payements de 18,5% à 8,2%.
Non Mme Lagarde ! Vous ne pourrez jamais nous faire prendre de « vielles recettes », pour des nouvelles !
Le Sénégal, pour doubler sa croissance, devrait rompre avec vos recettes qui l’ont enfoncé durablement dans la dépendance et la pauvreté.                     
Ibrahima SENE PIT/SENEGAL/Dakaractu

BELLE IMAGE DU SENEGAL...

LE SÉNÉGAL S'OFFRE EN SPECTACLE AU SALON INTERNATIONAL DU TOURISME EN ESPAGNE
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L’Etat du Sénégal représenté par son ministre du Tourisme, Abdoulaye Diouf Sarr qui est accompagné du directeur général des aéroports du Sénégal(Ads), Pape Maël Diop, au salon du Tourisme international de Madrid, vient d'être déshonoré par le comportement de son Consul général, Mouctar Belal Bâ.
En effet, ce dernier a failli en venir aux mains dans le Stand du Sénégal, avec le journaliste de l’Observateur, Mamadou Seck. Tout est parti du reportage publié lundi dernier par le journal l’Observateur sous la plume du journaliste en question, traitant de la situation des immigrés sénégalais vivant en Espagne et duquel, le Consul général du Sénégal à Madrid s’était exprimé.
Mouctar Belal Bâ qui ne dément pas les informations relayées, reprocherait par contre au journaliste, d’avoir publié des secrets diplomatiques. Récit de l'altercation :
«Tu as écrit qu’il y a 1 500 sénégalais en instance d’expulsion», a-t-il dit au journaliste de l’Obs.
«Mais oui, puisque c'est effectivement vous qui me l’avez dit, en me montrant tous les documents dans votre bureau», lui a répondu le journaliste.
«Ça dépasse même les 1 500, ils sont 4 000, mais tu n'aurais pas du publier cette information. Parce que les immigrés sont en train de préparer une marche à cause de ton article!»
Réponse sèche : «Pourquoi devrais-je faire de la rétention sur une partie de l’entretien? C’est pas mon problème moi!»
«Tu es un lâche! Vous de l’Obs vous n'êtes que des menteurs. Votre journal ne rapporte que des mensonges sur les gens, alors que votre patron mange à la soupe du Président»
«Tu mens! C’est toi le menteur, le lâche...» tempête Seck.
«Tu n'es qu'un  lâche», renchérit le Consul général.
« Lâche, va.  Pauvre type! C’est normal que tu aies ce comportement, toi qui ne vivais que de l’aide sociale de 400 euros (262000 FCfa) du gouvernement espagnol. Même le plus petit employé de Futurs médias perçoit plus que cela. Ce n'est pas étonnant, car sans enquête de moralité préalable, on tombe toujours sur des personnes comme vous pour représenter le Sénégal à l’étranger!», lancera encore Seck à l’encontre du Consul général à Madrid.
C’est après cette véritable foire d'empoigne qu'une partie de la délégation du Sénégal s’est levée pour sermonner le Consul général du Sénégal à Madrid. «Mais, comment pouvez-vous être le représentant du Sénégal donc «père» de tous les sénégalais ici à Madrid et avoir pareil comportement? C’est pas digne de votre rang!», lui fera savoir un responsable sénégalais. «Tu verras avec qui tu as affaire. Tu ne vas pas sortir du pays. J’ai alerté l’aéroport!», menace encore le Consul. «C’est faux! Tu ne peux même pas retenir un chat ici. Je vais comme ça à l’aéroport. Mieux, je te donne mon plan de vol : je prends mon vol à 20 heures pour Paris à bord de Easyjet», conclut le journaliste, non sans lui avoir fait un bras d'honneur...
Dakaractu
ndlr: Le salon des vacances de Bruxelles ouvre ses portes le 5 février. Le Sénégal en sera totalement absent!

30/01/2015

HANN: HONTE DU SENEGAL

La baie de Hann. L'une des plus belle de l'Afrique de l'ouest, est devenue un cloaque immonde et mortel.
Le Sénégal s'en fout! Et les politiques ne savent que palabrer comme pour toute chose en ce pays.

Dépollution de la baie de Hann - Les rejets industriels non prétraités compliquent la tache
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La dépollution de la baie de Hann reste encore parmi les préoccupations du gouvernement. En effet, malgré tous les efforts fournis jusqu'ici, la situation continue d'inquiéter à cause du non respect des normes de rejets par des industriels. Le sujet a été soulevé hier jeudi 22 janvier au cours d'un atelier à Dakar sur «Prétraitement des Effluents Industriels».
La question de la dépollution de la baie de Hann est restée pendant tres longtemps une équation pour les gouvernants sénégalais qui n'arrivent toujours pas à la solutionner. En effet, malgré toutes les démarches faites jusqu'ici, la gestion de cette plage pose encore un problème, le sujet restant alors au cœur des préoccupations de l'Etat. C'est dans cette perspective qu'un atelier de réflexion sur «Prétraitement des effluents industriels» est organisé hier, jeudi 22 janvier à Dakar en perspective de la réalisation du projet de dépollution de la baie de Hann.
Le directeur général de l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS), Alioune Badara Diop, explique alors que la difficulté pour résoudre ce problème réside dans le fait que des entreprises ne respectent pas en général les normes de rejet. «Sur toutes les entreprises qui sont le long de la baie, seules deux respectent actuellement les normes de rejet. Donc la préoccupation majeure des industriels est qu'ils ne maitrisent pas les techniques utilisées pour ça», a-t-il affirmé.
D'ailleurs, explique-t-il, c'est toute l'importance de cette rencontre qui permet d'échanger sur des procédés et des techniques pour les prétraitements des effluent industriels avant de les rejeter dans le réseau d'assainissement qui sera réalisé. Et, concernant ce réseau d'assainissement, les études techniques sociales et environnementales sont très en avance. Mieux, dit-il, l'ONAS a mis en place une unité de gestion du projet de dépollution de la baie de Hann qui est composée, entre autres, de spécialistes en assainissement industriel et d'une spécialiste en communication qui travaille actuellement avec les entreprises.
Cependant, précise M. Diop, il y a la problématique avec les entreprises qu'il faudrait mentionner. Et, cette dernière n'est pas liée à l'information mais il concerne plutôt le financement et la maitrise des techniques de traitement de prétraitement. Le responsable de l'ONAS a expliqué aussi que pour la Station d'épuration qui sera mis en place il y a des normes de rejet à respecter avant que les déchets n'arrivent au niveau des stations, ce pour faciliter le travail.
A noter que l'Etat va mettre 8 milliards pour le raccordement domiciliaire, les réseaux secondaires et qu'aujourd'hui les impasses sont en train d'être évaluées. Mais retenir aussi que ce projet a été signé depuis 2009 entre l'Etat du Sénégal, l'Agence Française de Développement et la Banque Européenne d'Investissement.
Alimatou Diagne/Sudquotidien

29/01/2015

LAGARDE A DAKAR

Pourquoi Christine Lagarde vient au Sénégal ?
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Pour la première fois depuis 30 ans, le patron du Fmi, sera au Sénégal. Christine Lagarde qui séjourne au Sénégal à partir de jeudi, sera l’hôte du président sénégalais, Macky Sall qui est le premier président sénégalais à accueillir depuis Senghor, un hôte si important des institutions de Bretton Woods.
Derrière cette visite de madame Lagarde, il y a aussi la marque du ministre des Finances Amadou Ba. Christine Lagarde sera donc, un hôte traité selon son rang par le président Macky Sall qui a décidé de ne pas se rendre au sommet de l'Union africaine pour accueillir la femme la plus puissante du monde.
Une conférence de presse spéciale pourrait même être tenue entre Madame Lagarde et le président Sall. A travers cette visite de la patronne du FMI, l'institution de Bretton Woods tient à saluer les efforts macro économiques consentis par le Sénégal. En effet, l'économie du Sénégal depuis l'arrivée du ministre Ba, a repris une dynamique de croissance forte. Le président Macky Sall a également fait de la réduction du déficit public, un élément de sa politique publique. Ce qui permet au Sénégal, de bien emprunter sur le marché financier international...
Dakaractu

REFOULEMENT A YOFF

Le Sénégal refoule trois Saoudiens et un Soudanais
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Les autorités sénégalaises ont refoulé trois Saoudiens et un Soudanais à l’aéroport de Dakar soupçonnés d’appartenir à des réseaux terroristes.
Trois Saoudiens et un Soudanais ont tenté dernièrement de pénétrer à Dakar, la capitale sénégalaise, rapportent les médias locaux. Mais ils ont été refoulés par les autorités sénégalaises dès leurs arrivée à l’aéroport de Dakar alors qu’ils comptaient créer un Institut islamique dans la capitale. Un projet qui a éveillé les soupçons des autorités du pays de la Téranga qui veulent éviter que des personnes liées au terrorisme ne s’invitent sur le sol sénégalais.
Les quatre hommes venaient de Dubaï. Mais l’enquête menée par les services de renseignements saisis à cet effet a permis de constater que l’un d’eux est fiché comme ayant de solides liens avec un mouvement radical très connu. Informé de cette donne, l’autorité a instruit l’expulsion des quatre personnes, contraintes de prendre dans la foulée, un vol à destination de Dubaï. D’après le journal Libération, dernièrement, deux femmes provenant de Cuba ont aussi été refoulées après avoir donné des explications confuses sur leur venue au Sénégal qui n’ont pas convaincu les autorités. De même, un Britannique a aussi été longuement interrogé par le contre-espionnage sur ses liens présumés avec certains mouvements radicaux.
En Afrique, la lutte contre le terrorisme est de plus en plus importante dans de nombreux pays, qui sont constamment en alerte. D’autant que le continent doit faire face aux tueries meurtrières du groupe terroriste Boko Haram, qui a déjà pris le contrôle de plusieurs villes du nord du Nigeria. Il est aussi très présent dans le nord du Cameroun voisin. Selon l’ONU, désormais le Sahel est aussi menacé par le groupe, qui aurait déjà un camp d’entrainement dans le Nord-Mali.
Assanatou Baldé.Afrikcom

LE WEB RECLAME SON DU

La presse en ligne réclame la facture de la publicité faite au Sommet de la Francophonie
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Au Sénégal, la presse électronique attend toujours d’être payée, deux mois après le Sommet de la Francophonie de Dakar les 29 et 30 novembre 2014.
La dénonciation vient d’être faite par l’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel). Elle a publié un communiqué qui accuse la délégation générale de cet évènement qui, selon l’appel, avait recommandé à différents sites Internet de faire de la publicité sur le Sommet de la Francophonie. Depuis, aucune facture n’a été payée, malgré plusieurs relances.
L’appel accuse la délégation générale d’avoir multiplié les promesses sans jamais les tenir. « Elle se cache derrière le juridisme et le dilatoire pour ne pas payer ces différents organes », indique le communiqué. L’appel explique que les commandes de publicité faites à la presse en ligne ne rentraient pas dans le budget de l’évènement, car l’ordre avait été donné par le président de la République à quelques jours du Sommet. Macky Sall avait ensuite demandé que les factures soient payées, croit savoir l’Appel qui cite le président de la commission communication, Racine Talla, par ailleurs Dg de la Radiodiffusion télévision sénégalaise.
On se souvient que l’Appel avait menacé de boycotter le Sommet de la Francophonie de Dakar. L’association dirigée par Ibrahima Lissa Faye, avait refusé l’enveloppe de 20 millions FCfa octroyés à la presse en ligne, au motif que ce n’était que le dixième du montant alloué à une station de radio, une chaîne de télé ou un journal écrit. A la suite des négociations, les journaux en ligne avaient finalement accepté de couvrir le Sommet « par patriotisme ».
Ecofin/Seneweb

CHARLIE VU DEPUIS GOREE...

Je suis Charlie - Je ne suis pas Charlie. Et après?
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Une opinion de Olivier Cogels, professeur Extraordinaire à l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve. Ancien Responsable de la Coopération Technique Belge au Sénégal.
Ayant vécu l’horrifiante affaire Charlie Hebdo depuis l’île de Gorée, au Sénégal, je souhaite partager mon point de vue sur les réactions qu’a suscité en Europe et ailleurs ce carnage du 7, 8 et 9 janvier. L’île de Gorée, ce petit coin de paradis à un jet de pierre de Dakar, pourtant marqué par l’un de crimes les plus odieux de l’histoire de l’humanité - l’esclavage - est aujourd’hui un microcosme multiculturel, multi-ethnique et multiracial où musulmans, chrétiens, noirs, blancs, peuhls, wolofs, lébous, sérères, vivent en parfaite harmonie et où l’on respire paix et tolérance à pleins poumons. Au Sénégal l’islam est une religion particulièrement respectueuse d’autrui. En douze ans, personne dans ce pays n’a jamais essayé de me convertir ou de m’influencer.
Ce qui m’a horrifié dans cette histoire épouvantable, c’est non seulement ce carnage innommable perpétré par des jihadistes en plein cœur de Paris, mais aussi les réactions que la diffusion des caricatures a suscitées à l’échelle globale. Car en plus de ce massacre qui nous révulse tous, une autre réalité doit nous interpeller tout autant : dans l’ensemble du monde musulman, la diffusion massive du numéro de Charlie a fait de nombreux morts, blessés, églises saccagées, etc. Au Sénégal, pays pourtant si fondamentalement accueillant, le drapeau français a été brûlé en public pour la première fois depuis l’indépendance. Pas par des extrémistes fous furieux, mais par une population excédée par ce qu’elle considère comme une arrogance insupportable de leur ex-colonisateur.
La réalité est que ces caricatures, dont on ne peut comprendre la subtilité que si on a l’esprit formé à ce type d’humour, n’ont eu pour effet que d’attiser colère et haine. Il fallait s’y attendre et l’éviter. A quoi sert en effet de dire quand on sait qu’on blesse ? Une liberté d’expression qui inclut la liberté de blesser est une liberté dangereuse. Nous sommes nombreux par ici à avoir été choqués par la facilité déconcertante avec laquelle autant de responsables politiques et de médias ont encouragé la diffusion massive de ce numéro très discutable de Charlie Hebdo, tiré à plus de cent fois son tirage habituel. Au lieu de porter un coup aux jihadistes, cette réaction a surtout mis de l’eau à leur moulin en leur servant sur un plateau d’argent une démonstration qu’en Occident le respect d’autrui est bafoué et que le blasphème y est promu par la classe politique au rang de symbole de la démocratie.
Le dimanche 11 janvier, le rassemblement des trois religions monothéistes sous la bannière de la lutte contre la terreur fut extraordinaire. Quel bonheur de voir Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas, en tête du cortège. Quelle revanche pour ceux qui ont perdu la vie de façon aussi abominable. Mais que l’on ne se leurre point. Si les peuples se sont serré les coudes sous le drapeau de la lutte contre la terreur, ils ne se rapprocheront jamais sous le drapeau d’une liberté d’expression débridée, prétendument universelle.
Je pense donc que ce fut une erreur de nombreux responsables politiques et médias d’avoir donné à ces caricatures autant de publicité. Au-delà de l’existence de cet hebdomadaire, c’est son apologie qui me paraît pour le moins inappropriée. Je pense que l’élan de révolte et d’émotion qui nous avait magnifiquement rassemblé, a dégénéré en dérapage dans l’intolérance et l’irrespect. Les faits le démontrent : la diffusion massive de ces caricatures a été perçue par l’entièreté du monde musulman - pas seulement les islamistes radicaux - comme une provocation, une incitation à la haine et à la violence. Une société qui érige ainsi l’irrespect au rang d’héroïsme national s’engage droit dans la voie de la guerre civile.
Or, que demande à l’Occident l’écrasante majorité des musulmans ? Tout en condamnant les massacres, ils nous demandent depuis des années de nous abstenir de diffuser de telles images, perçues comme blessantes et source de haine. Serait-ce donc si inconcevable que d’accéder amicalement à leur demande, en acceptant d’accorder plus de temps à l’évolution des mentalités ? Ce geste serait-il vraiment de nature à mettre notre liberté d’expression en péril ? Au nom de quelle liberté refuserions-nous d’accorder ce minimum de respect à nos amis musulmans ? La vérité sans respect n’est que provocation. Soyons réalistes, l’Europe est confrontée à une immigration croissante de musulmans qu’elle a beaucoup de mal à intégrer. Or sans immigration, une Europe vieillissante ne survivrait pas. Dans les décennies à venir elle deviendra donc plus multiculturelle qu’elle ne l’a jamais été. Acceptons-le. Malheureusement, dans plusieurs pays européens, la politique d’immigration est un échec.
Dans le contexte géopolitique actuel, où croyons-nous aboutir avec une attitude excluante qui consiste à penser que ceux qui n’adhèrent pas entièrement et aveuglément à notre vision du monde n’ont qu’à dégager ou fermer les yeux en se bouchant les oreilles ? Où mènera cette attitude radicale qui consiste à dire : "Accepte notre droit de nous moquer ouvertement de ton Dieu et de son Prophète ou fais tes valises !" Cette approche de l’immigration est vouée à l’échec car il y a trop de différences fondamentales quant à nos manières respectives de vivre nos croyances, nos visions de la famille, nos habitudes alimentaires, vestimentaires, etc. Une attitude plus réaliste et plus sage consisterait à accepter plus de dialogue et de compromis avec nos amis musulmans - y compris sur des questions fondamentales - afin que notre amitié se développe et que le vivre ensemble soit possible et paisible. Attention, ce n’est pas du tout pour plier devant les jihadistes que je condamne la diffusion de ces caricatures, mais parce que je crois fondamentalement qu’une attitude plus respectueuse et tolérante est indispensable pour bâtir une relation basée sur la confiance. Pour ce faire il faut être capable d’élever la notion de "respect mutuel" au moins à la hauteur de celle de "liberté d’expression", dont les limites devraient être mieux balisées. Car tant que nous ne serons pas capables de respecter ceux qui peuvent penser différemment, il sera impossible de vivre en paix dans un environnement de plus en plus multiculturel. Ne perdons pas de vue que ce n’est qu’ensemble que nous pourrons gagner la guerre contre l’islamisme radical et le jihadisme, ce qui ne peut être possible que sur base de confiance réciproque. Or qui peut croire que c’est en blessant que l’on crée la confiance ? Espérons que cette bataille idéologique autour des concepts de liberté et de respect ne nous entraînera pas dans un bain de sang.
Olivier Cogels/Lalibre

28/01/2015

LES LIONS SANS ENTRAINEUR...

Giresse et son staff technique virés!
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La Fédération sénégalaise de football a finalement rompu le contrat du sélectionneur national Alain Giresse de même que celui de son staff technique, ce qui serait une première mesure prise par l’instance après la défaite des Lions hier soir à la CAN de football. Selon Me Augustin Senghor qui a tenu une conférence de presse cette après-midi à l’hôtel des Lions, certains joueurs de l’équipe nationale ont tenu à aller à Dakar avant de regagner leurs clubs respectifs. Une décision à saluer, s’est réjoui le Président de la fédération sénégalaise de football au lendemain de l’élimination de la sélection nationale sénégalaise de football de la compétition continentale.
Seneweb

ADIEU LA CAN...ET MERCI!

L'Algérie élimine le Sénégal et se qualifie en quarts de finale
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L'Algérie, qui a battu le Sénégal par 2 buts à 0, s'est qualifiée pour les quarts de finale d'une Coupe d'Afrique dont elle est l'une des grandes favorites. Les Sénégalais, eux, sont éliminés, doublés dans les dernières minutes par le Ghana.
Favorite annoncée de la CAN-2015, l’Algérie avait été mise en danger par le sort, en écopant du groupe de la mort au tirage. Les Fennecs n’auront finalement pas à rougir d’une élimination précoce. Face au Sénégal, les hommes de Christian Gourcuff ont été bousculés, mais ils ont fait montre d’une solidité défensive à toute épreuve pour décrocher leur billet pour les quarts de finale de cette Coupe d’Afrique.
Les Algériens ont marqué à deux reprises et se sont logiquement imposés (2-0) face à des Lions de la Teranga inspirés mais trop maladroits devant le but.
Ce sont les Fennecs qui ont pris les devants dans le match assez rapidement. Après une énorme occasion dès la troisième minute par Feghouli, l’Algérie a ouvert le score sur un but de Mahrez peu avant le quart d’heure de jeu. L’attaquant de Leicester City, après s’être échappé dans le dos de la défense sénégalaise, a ajusté Coundoul d’un plat du pied droit croisé et totalement imparable (1-0, 13e).
Dans la foulée, Soudani aurait pu doubler la mise pour les siens (21e), mais c’est le Sénégal qui s’est réveillé par l’inévitable Sadio Mané. L’attaquant des Lions, très en vue mardi soir, s’est joué de Bougherra avant de frapper juste au-dessus des buts de M’Bolhi (22e). Puis la fin du premier acte est intervenue sans qu’aucune occasion vraiment franche ne vienne troubler une rencontre disputée somme toute sur un très bon rythme.
Un Sénégal offensif mais inoffensif…
Au retour des vestiaires, les Sénégalais sont progressivement montés en puissance. Après un premier quart d’heure au cours duquel ils ont repoussé les Algériens dans leur moitié de terrain, les Lions ont été à deux doigts de revenir au score par Mané.
Sur une belle montée de Mbodji, Mané a été servi au point de pénalty. L’attaquant de Southampton, qui a perdu l’équilibre dans la surface, est tout de même parvenu à reprendre le ballon d'un tacle rageur. Le cuir est passé à quelques centimètres de la cage de M’Bolhi (60e).
Quatre minutes plus tard, Mame Biram Diouf s’est retrouvé seul dans la surface algérienne. L’attaquant des Lions, accroché par Carl Medjani, a réclamé à juste titre un pénalty, mais sans obtenir gain de cause auprès de M. Seechurn (64e).
L’Algérie appuie, puis le Ghana conclut
À l’entame du dernier quart d’heure, alors que Fennecs et Lions étaient toujours virtuellement qualifiés, les Algériens se sont de nouveau montrés dangereux. Sur une sortie des deux poings de Coundoul aux six mètres, Taïder a hérité du ballon dans la surface et a frappé au but. Son tir, qui prenait les chemins des filets, a finalement été détourné par M’Bodji sur sa ligne (75e).
Puis, alors que les Lions poussaient pour égaliser, l’Algérie a profité de ses qualités offensives pour assurer sa qualification. Sur une nouvelle montée de Feghouli côté droit, Bentaleb a été servi à l’extérieur de la surface. Le milieu algérien s’est offert l’un des plus beaux buts de cette CAN-2015 en décochant une splendide reprise du gauche pour clore l’évolution du tableau d’affichage (2-0, 82e).
Dans la foulée, le Ghana, qui était mené par l’Afrique du Sud dans l’autre match du soir, a fini par prendre les devants pour s’imposer 2-1 et dépasser le Sénégal au classement du groupe C. Un ultime échec pour les Lions, qui rêvaient d’un nouveau quart après huit années de disette, un présent que leur sélectionneur Alain Giresse n'a pas réussi à leur offrir. Le technicien français a d'ailleurs annoncé dans la foulée de la défaite qu'il ne demanderait pas à être reconduit à son poste.
L’Algérie, elle, a évité une crise similaire, même si elle ne termine que deuxième de sa poule, dépassée par le Ghana à la différence de buts particulière. Mais si les chiffres sont loin d'être parfaits, l’équipe dirigée par Christian Gourcuff, qualifiée, a avant tout prouvé qu’elle avait les atouts offensifs et défensifs pour aller loin, très loin, dans cette compétition.
Le classement final de ce groupe C :
1. Ghana (6 pts)
2. Algérie (6 pts)
3. Sénégal (4 pts)
4. Afrique du Sud (1 pt)
Yann BUXEDA/France24

27/01/2015

JUTEUX VISA...

Marché lucratif des visas d’entrée au Sénégal: Bictogo, l’homme de paille du régime ?
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Pour qui roule Adama Bictogo du nom de cet homme d’affaires ivoirien sorti on se sait d’où et qui brasse des milliards dans le dos des pauvres sénégalais ? A qui l’homme vaut son statut de super privilégié pour ne pas dire chouchou de la République ? Votre site pose le débat.
Au Sénégal, au pays des paradoxes, décidément on aime bien les scandales. Limite, c’est à croire qu’ici, les choses se font toujours à l’envers. D’ou l’exception sénégalaise qui, au propre comme figuré, nous colle terriblement à la peau. En effet, passé la tempête médiatique provoquée par les fracassantes révélations de l’ancien chef de l’Etat Abdoulaye Wade concernant les affaires petrotim et Mittal, qui ont somme toute secoué le Palais présidentiel, une autre affaire pour ne pas dire scandale, est en passe d’éclater au grand jour. D’ailleurs, ce n’est qu’une question de temps, selon des sources qui se sont confiées à votre site préféré leral.net. Il faut dire qu’il s’agit ni plus, ni moins que le juteux marché des visas d’entrée au Sénégal. « L’affaire est gravissime », martèle la source très au fait de ce machin. D’ailleurs il nous revient que le plus cocasse dans cette affaire c’est que l’homme d’affaire ivoirien Adama Bictogo dont l’identité a été révélé pour la première fois par nos confrères de Libération ne serait que l’homme de paille du régime en place. En d’autres termes, il ne serait que le prête-nom de certains dignitaires de l’actuel régime. Car aujourd’hui, personne ne sait dans quelles conditions le marché a été filé à l’homme. Lequel, n’a pas manqué dans les colonnes du Magazine Jeune Afrique, de s’enorgueillir de ses relations « privilégiées » avec le Chef de l’Etat Macky Sall. Et Tenez-vous bien, Bictogo bénéficie également, selon ses dires toujours dans le Magazine, d’une aire de production de 40 hectares pour une production de 20 méga watts d’énergie renouvelable. Et encore et encore… Difficile au vu de ces entrefaites de ne pas s’interroger et légitimement d’ailleurs sur la SNEDAI (Ndlr : nom de la société de Bictogo en charge des visas). Maintenant, il appartient aux tenants actuels du pouvoir et Macky Sall en premier d’éclairer la lanterne de l’opinion sur tout le mystère qui entoure le juteux marché des visas qui brasse des milliards au risque de se mettre davantage le peuple à dos. Lequel n’arrive toujours pas à avaler la pilule amère que constitue le déplacement de son président au pays de Marianne pour soutenir les contempteurs du Prophète Mohamed (PSL). Quid des affaires Petrotim et Mittal… Les questions demeurent toujours sans réponses. Attention à la poussée de colère…
Leral.net

26/01/2015

ÊTRE SENEGALAIS...

Identités communautaires et identité nationale : Quel mélange des genres ?
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Le Sénégal est un pays caractérisé par sa diversité ethnique, culturelle, confessionnelle. Une diversité qui doit faire sa force et contribuer, pour employer un terme à la mode, à la construction d’un Sénégal émergent, même s’il convient de bien s’entendre sur cette notion d’émergence pour savoir ce à quoi elle renvoie (1)et atteindre, par ce fait, les objectifs qu’elle sous-tend. Mais, ce n’est pas mon propos.
Mon sujet est une réflexion qui fait suite à un article que j’ai lu récemment( 2) et qui relatait, entre autres, les propos suivants : « Dans la répartition des postes de ministre, de député, de directeur général, de Pca, le Président Senghor accordait toujours des quotas aux Lébous. Nous voulons restaurer cela parce que notre communauté n’est pas minoritaire, elle était divisée. Sans les Lébous, le Sénégal ne peut pas être émergent ».
Cet article vise, sans désir de montrer telle ou telle communauté du doigt, à questionner notre identité nationale, nos comportements parfois contradictoires et contraires à nos ambitions républicaines. Il tente également de répondre, par ricochet, à la question suivante : sommes-nous Diola, Malinké, Pular, Sérère, Soninké, Wolof, Catholique, Mouride, Tidjiane, etc., avant d’être sénégalais ?
En effet, nous avons bien souvent tendance, dans ce pays, à mettre en avant nos particularités, nos sensibilités au détriment de ce qu’on va appeler pour les besoins de cette chronique, notre « sénégalitude » ou « sénégalité ». Cette dernière doit traduire notre commun vouloir de vie commune, de se sentir membre d’une communauté nationale mue par des intérêts qui vont au-delà des aspirations culturelles ou confessionnelles particulières.
Aujourd’hui, force est de constater que cette collectivité « supracommunautaire » tarde à être une réalité incontestable. Il suffit, pour cela d’écouter les discours des uns et des autres. Soyons clairs, il ne s’agit pas de contester ni le désir, ni la fierté, ni la légitimité qu’a chacun et chacune de vivre selon ses convictions, encore moins de lui dénier toute forme de reconnaissance. Mais, il est tout aussi légitime de s’interroger sur certaines attitudes et/ou affirmations qui peuvent jeter le trouble ou exacerber une «compétition communautaire» qui n’a pas de raison d’être et qui pourrait être préjudiciable à la réalité de la cohésion nationale si forte et si fragile.
Quelles sont les raisons qui justifieraient qu’une communauté, une localité ou une confession puisse prétendre disposer d’un privilège de quelque nature que ce soit ? Sur quels fondements pourrait-elle s’imaginer être plus méritante qu’une autre ? Si, dans un souci d’équilibre, la gestion d’un certain « personnel étatique » par la représentativité, l’appartenance communautaire ou régionale a toujours été légion, elle doit être maniée avec prudence au risque de nous enfermer dans des considérations dangereuses.
Car, le Sénégal n’est pas un gâteau à partager et son destin n’est pas à ce point ordinaire pour être livré à des pratiques de cette nature. Par conséquent, seules les compétences, les vertus doivent être les critères de sélection de telle ou telle personne à quelque fonction que ce soit. Ainsi, de la même manière qu’on est président de la République, on doit être ministre ou PCA ou DG de la république avec tout ce que cela suppose comme responsabilité, comme neutralité et en faisant fi des appartenances et des sensibilités citées précédemment. Ne pas s’inscrire dans une trajectoire de ce genre, c’est faillir à ses missions et à ses obligations, notamment, celles de servir le Sénégal et tous les Sénégalais avec la même dévotion. C’est tomber dans un mélange des genres inadéquat et plonger le Sénégal dans le dictat des intérêts partisans.
Certes, il ne saurait y avoir de hiérarchisation et/ ou d’incompatibilité entre le fait d’être sénégalais et sérère, wolof, diola, peul, toucouleur, mandingue, mankagne, catholique, musulman , animiste ou que sais-je encore. Mais, puisque par définition autant de communautés il y a, autant de valeurs en découlent, la « sénégalitude », la «sénégalité » doit être ce qui nous est commun. Elle doit faire partager des valeurs et des croyances fédératrices, piliers de nos principes républicains. Elle doit donc être le socle autour duquel seront ancrées et vécues aussi bien des valeurs que « des moments effervescents » pour communier dans une même pensée et une même action, gage de cette énergie indispensable, de cette force du groupe nécessaire à l’exaltation de rituels rassembleurs. Dans ce sens, quelles sont les occasions autour desquelles la nation tout entière se réunit pour magnifier son adhésion, sa foi inébranlable à ces valeurs mentionnées, notamment, dans la constitution (3)? La fête nationale, la fête du Travail, la journée de la Femme, la fête du tirailleur sénégalais, etc. ? Ne serait-il pas judicieux de vivre d’autres moments forts autour des symboles et des idéaux de la République pour façonner les esprits autour d’un « seul but et d’une seule foi » ?
Il appartiendra à nos politiques de redonner du sens à ces moments essentiels ou de redéfinir leurs contenus de manière à ce qu’ils ne constituent pas seulement des jours fériés, mais surtout des moments d’éducation de notre citoyenneté, d’attachement aux repères de la nation, d'affirmation et de consolidation des fondements de l’État. Il leur appartiendra également de redonner du sens et de la tenue au discours politique.
N’est-ce pas là, la première voie de l’émergence ?
Pierre Sarr.
(1) Cf. Sciences humaines, « les grandes questions de notre temps » janvier 2015
(2) http://www.leral.net/A-la-reconquete-de-Dakar-Les-Lebous-font-cap-vers-le-pouvoir_a135101.html
(3) Cf. http://www.gouv.sn/-Constitution-du-Senegal-.html
sarr.pierre@sfr.fr

LE SENEGAL BIEN ASSURE...

Le Sénégal parmi les pays bénéficiaires d’une enveloppe de 8 millions de dollars
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La société d’assurance Arc a dégagé une enveloppe de 8 millions de dollars (environ 4 milliards de FCfa) au profit de la Mauritanie, du Niger et du Sénégal. Ces pays pourront mieux faire face aux conséquences des changements climatiques, notamment l’insécurité alimentaire.
Le Sénégal fait partie des pays bénéficiaires des primes d’assurance sécheresse de la société d’assurance Arc Limited (Arc Ltd). La Mauritanie et le Niger sont également concernés. L’enveloppe d’un montant global de 8 millions de dollars (4 milliards de FCfa) servira à dérouler des activités de résilience en se basant sur des plans d’urgence préétablis. Selon le communiqué parvenu à la rédaction, le modèle d’assurance contre les catastrophes a été conçu pour répondre spécifiquement aux problèmes climatiques en Afrique par la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (Arc), une institution spécialisée de l’Union africaine et la société d’assurance mutuelle affiliée à Arc Ltd.
« Cette initiative africaine répond à des préoccupations spécifiques liées au climat, au niveau de chaque pays, en réduisant la dépendance à l’aide extérieure et en favorisant une solution durable à un des plus grands défis de notre continent », a déclaré  Dr. Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances (de la coordination de l’Economie) du Nigeria et présidente du conseil d’administration de l’Arc.
Selon les techniciens, en souscrivant à des polices paramétriques, le Kenya, le Niger, la Mauritanie et le Sénégal sont les premières nations africaines à intégrer ce nouveau mode de financement innovant. «  Le Sénégal est fier d’être l’un des pionniers de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques.
La pertinence de l’Arc est à présent plus que prouvée », a affirmé, dans le communiqué, Amadou Bâ, ministre sénégalais de l’Economie et des Finances. Le coordinateur humanitaire régional de l’Onu pour le Sahel, Robert Piper, a relevé que « ces premiers versements par l’Arc représentent une étape importante dans le leadership des gouvernements et dans l’innovation financière pour les réponses d’urgence à travers le Sahel. L’information et l’action de l’Arc constituent des fers de lance de ce qui sera, au niveau mondial, une réponse d’urgence significative dans les mois à venir. Cela, pour juguler une crise qui, autrement, aurait pu devenir une source majeure d’insécurité alimentaire ».
Idrissa SANE/Lesoleil

TOUJOURS PLUS DE RIZ IMPORTE

Plus de 871.000 tonnes de riz importées par le Sénégal sur les 11 premiers mois de 2014
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Cette année les importations de riz du Sénégal ont grimpé de façon vertigineuse. C’est ce que renseigne la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Comparées à leur niveau durant la même période de l’année 2013 où elles se situaient à 821.300 tonnes, les importations de riz sur les 11 premiers mois de l’année 2014 se sont établies à 871.100 tonnes, d’où une hausse de 6,1% en valeur relative.
Pourtant elles ont subi une baisse de 2.900 tonnes en novembre 2014, s’établissant à 81.200 tonnes contre 84.100 tonnes en octobre 2013.
Concernant les importations de blé, la DPEE note qu’elles ont connu une hausse de 5,3%, se situant à 484.100 tonnes durant les 11 premiers mois de l’année 2014 contre 459.600 tonnes durant la période correspondante de l’année 2013.
APA/Seneweb

25/01/2015

LE TOURISME SE MEURT A MBOUR

Une situation apocalyptique !
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Désespoir et désolation ! C’est le constat fait par le secrétaire général du syndicat national de la Confédération des travailleurs du Sénégal hier, après avoir terminé de visiter les hôtels dans le département de Mbour. Fort de ce constat, Mody Guirro demande à l’Etat d’intervenir.
Le constat de Mody Guirro, secrétaire général du syndicat de la confédération nationale de travailleurs du Sénégal, est amer, après avoir fait le tour des hôtels de la Petite côte. “J’ai tenu à faire le déplacement pour voir la situation qui sévit dans le secteur du tourisme. Déjà depuis quelques mois, nous avons été saisi par Mamadou Diouf, le secrétaire départemental dudit syndicat, pour attirer notre attention”, a-t-il dit après la tournée. Car son constat est alarmant : “Nous assistons à des hôtels qui ferment, des salaires impayés, des prises en charge sociales déficitaires”, énumère-t-il. Les hôtels qui n’ont pas mis encore la clé sous le paillasson ont été coupés d’électricité, faute de paiement’’.
Depuis quelque temps, les syndicalistes ne cessent de tirer sur la sonnette d’alarme. Et la crise rampante du début a fini par atteindre un niveau inquiétant. Au domaine de Nianing, l’hôtel va déposer le bilan ce mois de mars et la majeure partie des employés sont remerciés et à l’hôtel Savana, jusqu’à la journée d'hier, le réceptif n’a enregistré que 4 clients. Saly qui auparavant était quasiment une ville de touristes s’est vidé de son monde et les hôteliers tirent désormais le diable par la queue.
Pour remédier à cette situation, Mody Guirro interpelle le président de la République et son gouvernement. “Nous lançons un appel à l’Etat pour réfléchir dans des délais raisonnables, en invitant les partenaires, hôteliers et employés y compris, à un dialogue inclusif, en vue de relancer le secteur”, propose-t-il. Pour relever le défi, le syndicaliste demande une synergie des forces.  “Il faut conjuguer les forces pour sortir de cette zone morte. Car le secteur du tourisme est un secteur porteur où des milliers de pères et de mères de familles gagnent leur vie. Ne serait-ce que pour cela, l’Etat doit accompagner les entreprises qui agonisent au lieu de les regarder fermer un à un », suggère Guirro.
Ainsi, le secrétaire général demande à l’Etat de faire vite et de trouver une solution définitive, même s’il reconnaît les efforts fournis par l’agence du Tourisme pour vendre la destination du pays. A ce propos, Mody Guirro estime que la campagne de  communication pour prouver qu’il n’y a pas de maladie à virus Ebola dans notre pays ne doit pas être seulement l’affaire de cette agence, mais aussi des ambassades et de la presse.
André BAKHOUM/Enquête+

LA MANIF "ANTI-CHARLIE" A DAKAR

Manifestation anti-Charlie Hebdo
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La manifestation, au cours de laquelle un drapeau français a été brûlé, avait pour mot d'ordre "Je suis nigérian, je suis africain", afin de dénoncer le silence des dirigeants africains et du monde sur les massacres sur le continent, en opposition à la réaction aux attentats de Paris. Elle a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, des représentants de la société civile, des députés et autorités coutumières et religieuses et de simples citoyens.
"Je ne suis pas Charlie. Je suis musulman", "La liberté d'expression n'est pas la liberté d'insulter", "Touche pas à mon prophète", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les participants. "L'islam est une religion de paix", a déclaré le grand serigne de Dakar, chef de la communauté leboue, Abdoulaye Mactar Diop, qui a reproché aux autorités françaises d'avoir "favorisé la publication du dernier numéro de Charlie Hebdo pour se moquer de nous".
Le Sénégal a interdit la diffusion de l'édition de l'hebdomadaire satirique du 14 janvier, le premier depuis la tuerie au siège du journal une semaine auparavant, publiant en Une une caricature présentée comme celle du prophète Mahomet.
"Charlie a répondu par la provocation, nous allons répondre par la paix. Charlie a des complices qu'il faut dénoncer. Il faut que la France arrête", a déclaré pour sa part un des organisateurs de la manifestation, Sambou Biagui, représentant la Plate-forme africaine pour le développement et les droits humains (Pladh).
La veille, plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant la Grande Mosquée de Dakar après la prière musulmane du vendredi pour dénoncer la caricature du prophète.
Les manifestants ont dénoncé vendredi la présence du président sénégalais Macky Sall à la "marche historique" contre "le terrorisme" organisée à Paris le 12 janvier. "Je ne cautionnerai jamais les pratiques d'un journal qui s'en prend à nos valeurs islamiques et à son plus grand symbole humain, le prophète Mahomet", s'est défendu le président Sall, cité vendredi par des médias d'Etat.
M. Sall, parti vendredi soir pour l'Arabie saoudite afin d'y présenter ses condoléances pour la mort du roi Abdallah, a justifié sa présence à Paris par son "souci de présenter les condoléances suite à l'assassinat d'innocents tout en réaffirmant mon engagement dans la lutte contre toute acte terroriste".
Lefigaro

Un millier de manifestants contre Charlie Hebdo à Dakar

A Dakar, une contre-manifestation en réaction à la marche parisienne du dimanche 11 janvier a rassemblé samedi environ un millier de personnes. Même si cet événement a réuni moins de monde que prévu, le Premier ministre et certains chefs religieux ont fait le déplacement. Une manifestation organisée pour dire non aux caricatures de Charlie Hebdo.
Les slogans étaient unanimes samedi après-midi place de l’Obélisque à Dakar. « Je ne suis pas Charlie », « J’aime le prophète », « Je respire Mahomet », pouvait-on lire sur les pancartes.
« Nous ne manifestons pas à cause des présidents venus en Europe pour soutenir le président français, mais parce qu’on est musulmans, explique Mame, un manifestant. C’est pour ça qu’on est venus, parce que le prophète n’a pas de portrait et que "Charlie" a créé un portrait. C’est ce qui a fait mal aux musulmans. »
Le mot d’ordre de départ de la manifestation, « Je suis Nigérian, je suis Africain », pour dénoncer le silence des dirigeants sur le terrorisme en Afrique s’est progressivement transformé. Sambou Biagui est le président de la Pladh (Plateforme africaine pour le développement et les droits humains), l’association organisatrice du rassemblement : « La France n’a jamais réagi aux agissements de "Charlie", souligne-t-il. La France n’a jamais empêché Charlie Hebdo de continuer sa provocation en s’attaquant aux musulmans, en s’attaquant à la liberté de culte qui est une règle fondamentale et qui est aujourd’hui aussi un aspect fondamental pour l’instabilité dans le monde. Parce que dans ce monde, il y a plus de 3 milliards de musulmans (sic) [en 2010 on estimait à 1,6 milliards le nombre de musulmans dans le monde, Ndlr]. S’ils sont attaqués dans leur foi, il ne peut pas y avoir de paix dans ce monde. »
Le Premier ministre Mohamed Dione, ainsi que des représentants des principales forces politiques du pays et des chefs religieux, tous présents à la manifestation, ont réaffirmé leur hostilité aux caricatures. Selon l’AFP, un drapeau français a été brûlé en marge de la manifestation. Certains manifestants minoritaires ont même scandé « Nous sommes Kouaci ».
RFI

23/01/2015

ATOS VA INVESTIR A DIAMNIADIO

Atos va s'installer dans la ville numérique de Diamniadio
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Le groupe français de services informatiques Atos veut installer une plateforme technologique dans la ville numérique de Diamniadio, un hub de 25 hectares prévu à 40 kilomètres de Dakar, au Sénégal.
Le Sénégal qui compte entamer cette année son projet de ville numérique à Diamniadio (40 kilomètres à l'Est de Dakar), peut compter sur Atos. Son PDG, Thierry Breton, a annoncé le 22 janvier que le groupe français, spécialisé dans la fourniture de services informatiques (conseil, gestion et intégration de systèmes), compte y installer une plateforme numérique qui devrait générer 1 000 emplois d'ici à trois ans.
"Mon ambition, c'est de faire en sorte que le Sénégal devienne un exportateur de services informatiques à l'image de l'Inde", a déclaré l'ancien ministre français de l'économie, lors d'un forum organisé à Dakar. Le projet d'Atos a été bien accueilli par le ministre sénégalais des Télécommunications et des Postes, Yaya Abdoul Kane. "Les ingénieurs qui seront formés sur cette plateforme pourront créer des entreprises, de la valeur ajoutée et, in fine, d'autres emplois", s'est-il réjouit.
60 milliards de F CFA
La ville numérique de Diamniadio entre dans le cadre du programme Parc des technologies numériques (PTN), une composante du Plan Sénégal émergent (PSE). Érigée sur une superficie de 25 hectares, elle sera dotée d'infrastructures télécoms modernes ainsi que de centres d'hébergements de données et de formation technologique.
L'État sénégalais va investir 10 milliards de francs CFA dans ce projet, et la Banque africaine de développement, 50 milliards de F CFA (76,6 millions d'euros). "Nous avons finalisé l'étude de faisabilité et la requête de financement a été envoyée à la BAD. D'ici à un ou deux mois nous pourrons signer la convention de financement. Notre ambition, c'est de démarrer le projet durant le premier semestre de 2015", a déclaré le ministre sénégalais.
Jeune Afrique

Match nul...

Afrique du Sud - Sénégal 1-1

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Deuxième sortie du Sénégal dans cette 30ème édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), la rencontre entre les "Lions" et l'Afrique du Sud est assimilable à un combat de gladiateurs. Plus physique qu'autre chose, la partie entre les deux sélections a vu les joueurs se livrer à une guerre sans merci le long de la partie.
Le round d'observation entre les "Bafana bafana" et le Sénégal aura duré onze (11) minutes. La minute choisit par les sud-africains pour déclencher les hostilités et obtenir la première chaude occasion du match.
Mis à contribution par le numéro cinq (5) de l'équipe adverse, Ngcongca, Bouna Coundoul ne prend pas de risque et détourne le ballon en corner. Agressifs et dangereux en contre, les "Bafana bafana" jouent de leur vivacité pour inquiéter la défense sénégalaise. Jouant principalement à travers de longs ballons, les poulains de Giresse se montrent trop imprécis et pèchent dans la dernière passe.
Buteur lors du match face au Ghana, Mame Biram Diouf a multiplié les appels sans succès, souvent oublié par ses partenaires. La seule frappe cadrée des "Lions" est l'oeuvre de Pape Kouly Diop sur coup-franc (24').
Prenant ses marques petit à petit, le Sénégal fait reculer l'équipe adverse avant de replonger dans la bataille physique. A quelques secondes de la fin du temps réglementaire de la premiere mi-temps, Mame Biram Diouf était à deux doigts d'ouvrir le score sur une tête qui est malencontreusement passée juste à côté. Trop imprécis, les "Lions" retournent donc aux vestiaires sur ce score de zéro but partout.
En seconde mi-temps, l'Afrique du Sud profite de sa vivacité pour cueillir à froid le Sénégal et ouvrir le score sur un centre parti du premier poteau et tranquillement arrivé dans les pieds de Manyisa à l'opposé. Ce dernier met le plat du pied pour tromper Coundoul.
Secoués mais toujours maladroits, les "Lions" reviennent au score grâce à un grand Kara Mbodji, qui reprend merveilleusement bien de la tête un coup-franc de Pape Kouly Diop. Comme en première, le reste de la partie ne sera que duels et imprécisions des deux côtés.
Le partage des points est donc mérité entre les deux sélections qui n'ont pas su se transcender pour venir à bout l'une de l'autre. Changeant considérablement son onze de départ présenté face au Ghana, Giresse semble être le seul à pouvoir expliquer ses choix ainsi que sa décision de n'attendre qu'au dernier quart d'heure du match pour effectuer son premier changement.
Seneweb

LA DIASPORA EST LA!

500 entreprises créées par les Sénégalais de l’Extérieur, ces dix dernières années
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Favoriser l’intégration des enjeux migratoires dans les stratégies de  développement territorial. Tel est l’objet de l’étude sur « la dimension locale de la dialectique migration et développement : le cas France-Sénégal » menée par le groupe de recherche pour le développement rurale, en partenariat avec l’Ifan.
Les  conclusions  de l’étude sur « la dimension locale de la dialectique migration et développement : le cas France-Sénégal » ont été présentées hier lors d’un atelier. Commanditée en six mois (mars-août 2014) par l’Agence française de développement (Afd) et le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd), elle  met en exergue l’intérêt d’une approche territoriale des interactions entre migration et développement ainsi qu’une démarche fondée sur  le dialogue, la concertation entre les acteurs locaux et les migrants.
Selon le coordonnateur du Paisd, Papa Birama Thiam, cette étude sur la dialectique migration et développement vise à voir comment amener les associations de migrants à se réconcilier avec les autorités locales pour qu’ils puissent travailler en synergie dans le cadre de projets qui dépassent juste leur territoire ou leur localité d’origine et qui peuvent s’intégrer dans un ensemble beaucoup plus globale. A l’en croire, dans certaines localités du Sénégal, précisément sur le long du fleuve Sénégal, beaucoup de projets ont été réalisés par les ressortissants sénégalais vivant en France.
D’après le coordonateur du Paisd, en matière de création d’entreprises, pas moins de 500 entreprises ont  été créées par les ressortissants sénégalais au cours des dix dernières années. « Le montant global des investissements dépasse les six milliards de FCfa sur fonds propres. Ces entreprises ont pu également générer 2.000  emplois directs », précise-t-il. Sans compter les réalisations d’infrastructures par des associations de migrants en France. « Pour un montant de près  de 19 milliards de FCfa, dont  quatre milliards mobilisés par les Sénégalais en France, nous avons pu financer 114 projets de développement allant de la construction d’une dizaine de lycées  entre Kidira et la région de Matam, aux postes de santé à Louga, écoles primaires, collèges et centres de formation professionnelle », informe M. Thiam
Présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier de restitution de l’étude, le secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur, Souleymane  Jules Diop, indique que  la dialectique migration et développement permet de penser les territoires d’accueil et d’origine en interaction les uns avec les autres et d’appréhender les migrations comme étant des vecteurs de lien, de  coopération et de co-développement au niveau local.
En croire M. Diop, ils sont en train d’encourager une dynamique nouvelle pour ainsi transformer les Sénégalais de la diaspora en acteurs de la coopération décentralisée. De même, il informe que l’Etat du Sénégal a pris des initiatives hardies pour améliorer la vie des Sénégalais vivant à l’extérieur pour en faire de véritables acteurs de développement. Parmi ces instruments, figurent le Fonds d’investissement des Sénégalais de l’extérieur qui finance des projets à l’intérieur comme à l’extérieur. Aussi, est-il prévu  de recenser tous les Sénégalais de la diaspora pour la confection  de cartes consulaires biométriques afin d’éviter d’éventuelles falsifications.
Maguette Guèye DIEDHIOU/Lesoleil

22/01/2015

Magouilles and Co...

Révélations sur le tong-tong à la Corniche Ouest : Des ministres, des épouses de ministres, des chefs religieux, magistrats se partagent le littoral
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Les conclusions du rapport de l'Inspection générale des finances (Igf) du ministère de l'Économie et Finances sur la gestion du foncier à Dakar de 2008 à 2013, sont ahurissantes. Elles révèlent les excès mais aussi des libéralités que les autorités de l'ancien régime se sont permises dans le foncier de la Corniche Ouest. D'après L'Observateur qui révèle le scandale, 26 personnalités dont les anciens ministres Abdoulaye Diop (Eco-Finances), Abdoulaye Diop (Budget), Awa Ndiaye, Aminata Niane, Fodé Sakho se sont partagé le titre foncier 5725/DG sis dans le prolongement de l'hôtel Radisson. Les surfaces des parcelles varient entre 1000 et 4000 mètres carrés.
Fatouma Sow, la douce moitié de l'ex-ministre des Finances, Abdoulaye Diop, a bénéficié d'une parcelle de 1900 mètres carrés. Son collègue du Budget n'a pas fait moins. Son épouse, répondant au nom de Fama Thiaw, a hérité de 1100 mètres carrés sur le même site. Selon les experts immobiliers, le mètre carré est cédé actuellement à 250 et 300.000 FCfa. Si les deux ministres ont préféré mettre leurs épouses en avant, l'ancien ministre de la Femme et actuelle responsable de l'Apr à Saint-Louis, Awa Ndiaye, a usé de son privilège de proche du Président Wade pour bénéficier de 1000 mètres carrés. Awa Ndiaye a moins que l'ancienne Directrice générale de l'Apix, Aminata Niane, riche, elle aussi, de 1100 mètres carrés. C'est aussi la même superficie qui a été octroyée à l'ancien chef adjoint du Protocole de la Présidence de la République et actuel Consul du Sénégal à Casablanca, Massamba Sarr. La générosité des autorités de l'ancien régime s'est aussi étendue aux cercles religieux. Un Khalife général d'une grande confrérie religieuse a reçu un cadeau de 1200 mètres carrés. Il en est de même pour le fils d'un khalife général d'une autre confrérie. Les hauts fonctionnaires ont aussi reçu leur part du gâteau. C'est le cas des magistrats Abdou Khadre, pour 1000 mètres carrés et Mor Ndiaye, en service à la Cour d'Appel, pour 1100 mètres carrés. Sur la liste des bénéficiaires figurent de sombres Sociétés civiles immobilières (Sci) comme « Todel », « Naet », « 2amb », entre autres. La plus grosse part du gâteau de ce titre est revenue à Loum Diagne, pour le compte de sa société dénommée Parivest Sa. Une superficie de 3000 mètres carrés lui est attribuée. L'ancien gouverneur de Dakar, Cheikh Tidiane Ndoye, ne s'est pas non plus plaint, pour avoir été gâté avec 1000 mètres carrés.
Leral.net

LA MAFIA CHINOISE A DAKAR...

Descente des enquêteurs au bar le «Le Tam-Tam» : la Dic débusque la mafia chinoise à Dakar

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La mafia chinoise est-elle en passe de s’installer à Dakar ? On le pensait depuis le meurtre aux allures de règlement de comptes d’un Chinois par un de ses compatriotes et un nouveau fait conforte cette hypothèse. Il s’agit d’une affaire pour la moins rocambolesque éventée par la Division des investigations criminelles (Dic).
Selon des informations de Libération, le gérant du bar le «Tam-Tam», Yang Meng, a été mis à la disposition du Procureur de la République après avoir été intercepté par la Division des investigations criminelles (Dic), alors que d’autres de ses compatriotes en fuite sont recherchés.
A la vérité, le bar étant le siège d’une vraie mafia. En effet, il comprenait plusieurs chambres de passe avec en bonus des prostituées chinoises «importées» pour l’occasion. Yang Meng, qui était à le tête de ce réseau de proxénétisme, prenait en charge les filles qui lui versaient automatiquement les fonds récoltés auprès de leurs clients.
C’est à la suite d’un renseignent que les enquêteurs de la Dic ont fait une descente dans les lieux après plusieurs jours de planque et de filature. Et, au delà de la débauche érigée en mode de gestion, les éléments de la Dic ont découvert que le bar était le point de ralliement d’une vraie mafia dont les membres, outre Meng, sont activement recherchés. N’empêche, plusieurs armes à feu de petits calibres ont été saisies par la Dic. C’est dire...
Dakaractu

LES SENEGALAISES PRENNENT LA MAIN

les femmes prennent la main
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La femme sénégalaise est-elle en train de prendre une place dominante au sein de la structure familiale ? Pays musulman reposant sur une agriculture traditionnelle, le Sénégal avait, jusqu’à présent, concédé peu d’espace d’expression aux femmes.
Pourtant, dans les villages, l’heure est au changement. De même que dans les structures de l’État puisque la parité des sexes est désormais en vigueur depuis 2010 sur les listes électorales. En Belgique, il a fallu attendre les élections fédérales de 2003 pour que la parité des sexes s’impose sur les listes.
Au travers de projets humanitaires les menant à plus d’autonomie, on a pu constater la place prépondérante qu’elles prennent et revendiquent dans les ménages. « En renforçant les femmes, on peut leur permettre de mieux assurer ce qu’elles font dans leur maison », assure Fatou Ndoye, coordinatrice de l’ONG Enda Graf.
« Le changement par les femmes »
Plusieurs ONG soutenues par le CNCD 11 11 11 axent leur travail sur l’émergence de la femme au sein de la société sénégalaise et de la structure familiale. « Le changement va passer par les femmes. Les femmes sont au cœur de tout  », assure le sous-préfet de l’arrondissement de Fattick, non loin de Dakar.
Et concrètement, sur le terrain, les femmes s’organisent en travaillant, en obtenant un salaire. Parfois plus important que celui de leur mari. Ce changement concret doit aussi s’accompagner d’un changement de mentalité.
Aujourd’hui, les femmes sénégalaises sont actives dans des coopératives agricoles : elles transforment les produits, les stockent, les vendent. Elles organisent des potagers communautaires qui leur permettent de vivre mieux, de nourrir leur famille en suffisance et de dégager un revenu. On les retrouve à proximité des ports où elles transforment les produits de la pêche. « Quand les femmes génèrent des revenus, elles ont à cœur de prendre en charge certaines dépenses du ménage. Comme celles liées à l’éducation des enfants », analyse Sogy dont l’ONG soutient la promotion de la femme.
Un rôle clé dans les villages
Dans un village proche de Kaolack, un groupe de femmes est à la tête d’une banque céréalière. C’est là que le maïs et le mil récoltés par les villageois y sont entreposés. Cette saine gestion a permis au village de ne plus manquer de nourriture et de pouvoir en acheter en cas de pénurie.
Le succès de leur banque céréalière et l’investissement de chacun des coopérateurs ont permis de créer un fonds rotatif pour appuyer financièrement des projets individuels. « Avant, il y avait des problèmes de disette. Au mois d’août, on n’avait plus de mil. Cette situation avait créé des tensions dans les familles car les maris voulaient nourrir leur famille. »
Le regard que porte leur mari a aussi évolué. Même si une période de transition fut nécessaire. « Maintenant, les femmes sont plus appréciées par leur mari car elles ont plus de responsabilité. Au début, c’était plus compliqué car les femmes rentraient plus tard car elles travaillaient. » Avec tout ce qu’elles apportent aujourd’hui, elles ont gagné en respect et pèsent de plus en plus dans la société sénégalaise.
Emmanuel Huet

ET VIVA ESPAGNA!

Visite du Ministre de l’Intérieur d’Espagne, Jorge Fernandez Diaz au Sénégal : lutte contre le terrorisme et criminalité organisée au menu
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Le Ministre de l’Intérieur d’Espagne, Jorge Fernández, visite le Sénégal pour renforcer la collaboration entre le Sénégal et l’Espagne dans des matières de gestion des frontières, lutte contre le terrorisme et  la criminalité organisée. Selon la note de presse des services espagnols, le Ministre de l’Intérieur espagnol s´est réuni avec le Ministre de l’Intérieur sénégalais Abdoulaye Daouda Diallo. Ils ont traité des thèmes relatifs à l’immigration irrégulière, la lutte contre le terrorisme et le crime organisé principalement. Au cours du point de presse convoqué par le Ministère de l’Intérieur suite à ces réunions, le Ministre de l’Intérieur espagnol, Mr. Fernández, a mis en exergue le partenariat stratégique entre le Sénégal et l’Espagne qui s’étend à des dossier au-delà des affaires migratoires dans le but de faire face à des défis communs tels que le terrorisme, le trafic de drogue et la criminalité organisée.
Le ministre de l’intérieur ibérique a au sortir de cette audience signé un protocole de collaboration avec la Délégation Générale au Renseignement National pour renforcer la coopération entre les deux pays dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé. Un protocole qui sera développé de la part d’Espagne par le CITCO (Centre d’Intelligence contre le Terrorisme et le Crime Organisé – dépendant du Ministère de l’Intérieur espagnol).
 Le Ministre de l’Intérieur espagnol a profité également de l’occasion pour visiter les Centres de Coordination Aérienne et Maritime chargés du contrôle des frontières du Sénégal et avec lesquels collaborent la Police Nationale et la Guardia Civil espagnols.
Le Ministre de l’Intérieur a visité en premier lieu le Centre de Coordination Aérien du dispositif FRONTEX, où se trouve l’hélicoptère du Corps National de la Police et a visité postérieurement les installations du Centre de Coordination Maritime du dispositif FRONTEX où se trouvent les patrouilleurs de la Guardia Civil. Ce contingent des forces et corps de sécurité de l’Etat espagnol se déploie conjointement avec l’Armée de l’Air, la Marine sénégalaise, la Police Nationale du Sénégal et la Gendarmerie Nationale du Sénégal en formant un dispositif de patrouilles conjointes destinées au contrôle de l’immigration illégale par voie maritime, sous l’égide de l’UE (FRONTEX) et géré et coordonné par le Ministère de l’Intérieur du Sénégal et le Comité de Gestion existant à cet effet.
Ce déploiement selon la note toujours, a eu un grand succès dans le contrôle de l’immigration illégale, comme en évitant le drame humain que supposait cette voie risquée d’immigration illégale, succès qui s’est mis en évidence par la sortie nulle de Pirogues à partir des côtes sénégalaises depuis 2009.
Dakaractu

21/01/2015

MOINS DE TRAFIC A YOFF

Léger repli du trafic de passagers à l'aéroport de Dakar
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Le trafic de passagers à l’aéroport international Léopold Sedar Senghor durant les 11 premiers mois de l’année 2014 a connu une légère baisse de 0,2% comparée à la même période de l’année 2013, a appris mercredi APA auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Sur la base des données de l'Agence de la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), la DPEE note que le total de passagers répertorié s'est établi à 1.732.021 contre 1.736.349 durant les 11 premiers mois de l'année 2013, soit une baisse de 4.328 passagers.
Le nombre de passagers au départ de l'aéroport (797.119) est légèrement au-dessus de celui à l'arrivée (765.746). Il est toutefois en repli de 1,7% par rapport à 2013 où il se situait à 810.883 passagers. Quant aux passagers en transit, ils sont en hausse de 9,7% à 169.157.
La même tendance à la hausse est notée concernant le mouvement des aéronefs. C'est ainsi que 33.193 avions ont foulé le tarmac de l'aéroport Léopold Sedar Senghor durant les 11 premiers mois de l'année 2014 contre 32.628 durant la même période de l'année 2013, soit une progression de 1,7%.
Concernant le fret transporté par les aéronefs, il se situe durant la période sous revue à 28.485 tonnes contre 25.307 tonnes en 2013 (plus 12,6%)
Apanews

CIRCULER A MBOUR...

MBOUR-CIRCULATION ROUTIÈRE : Une équation a mille inconnues !
senegal
La ville de Mbour connaît des scènes quotidiennes de blocage de la circulation. L’avenue Demba Diop, principale entrée et porte de sortie de la capitale de la Petite Côte, illustre tout le long de la journée les problèmes de transport et de fluidité du trafic. Les boulevards et avenues comme Diogoye Basile Senghor, Sana Daffé ou Cheikh Ahmadou Bamba sont envahis et sur ces différents axes, les embouteillages sont devenus banals. Les taxis-clandos ont fini de transformer le centre-ville en un lieu où la mobilité constitue un véritable casse-tête. Malgré quelques initiatives de la municipalité, ce problème à mille inconnus est en mal de solution.
Mbour connait une explosion démographique ces dernières années. Aujourd’hui, la population de l’agglomération mbouroise est estimée à plus de 650.000 habitants, répartie dans un espace de 27 kilomètres carrés et une banlieue polarisant une vingtaine de hameaux. De fortes concentrations humaines sont enregistrées dans les quartiers périphériques de la commune avec un besoin de mobilité sans lendemain. Aux heures de pointe, les usagers ont d’énormes difficultés pour accéder aux moyens de transport ou pour circuler d’un lieu à un autre de la ville. Les quartiers traditionnels sont en grande partie des lieux de résidences, des cités-dortoirs souffrant d’un manque de voies de desserte, avec une seule sortie goudronnée vers la station balnéaire de Saly-Portudal. Le Directeur des Transports routier avait diagnostiqué la problématique du transport. El Hadji Seck Ndiaye Wade avait ainsi donné une idée de la fluidité du trafic et du transport dans la ville et même le département. De l’avis de M. Wade, la Petite Côte est en retard sur le plan des  objectifs du millénaire pour le développement par rapport aux infrastructures routières dans la ville et le département de Mbour.
Le centre-ville ou quartier Escale, qui constitue le point de convergence de la ville de Mbour, se singularise par le fait qu’il abrite plus de 90 % des affaires économiques et services administratifs : la mairie, le marché central, les commerces, les banques ou centres des affaires, etc. Ce qui fait que tous les chemins mènent au centre-ville, entrainant ainsi une forte demande de transport.
Les difficultés de circulation et de mobilité ont ainsi attiré l’attention d’un spécialiste des transports routiers. Fodé Seyni Sagna, un ingénieur à la retraite, a fait une étude exhaustive qui a circonscrit les sources du mal. Selon lui, l’étroitesse des artères et routes, leur état de délabrement avancé et leur ensablement permanent restent des éléments visibles de l’état de dégradation des infrastructures routières. À cela s’ajoute un environnement urbain et péri urbain dont les occupants convergent vers le noyau central de la ville avec divers moyens de locomotion. L’absence de taxis et d’une politique de transport a favorisé la prolifération des véhicules hippomobiles, surtout les charrettes, et des taxis-clandos qui assurent la desserte. Aujourd’hui, le nœud gordien de l’organisation du transport et de la circulation reste l’équation des taxis-clandos.
Un parc de  900 taxis urbains et 68 autocars
L’expansion continue et progressive des lieux de stationnement autorisés ou non laisse voir l’insuffisance de la capacité de la voirie à contenir l’accroissement des parcs de voitures particulières, de charrettes, en plus d’une occupation constante et irrégulière de la chaussée dans le centre-ville et aux abords des gares routières et marchés. Cette situation constitue la vraie racine du mal. Les énormes problèmes de déplacement d’un lieu à un autre sont aussi liés à l’absence de fluidité due souvent aux gros porteurs mal intentionnés ou tombés en panne. L’avenue Houphouët Boigny, sollicitée à toute heure par des camions frigorifiques, illustre les faits. Le même scénario est fréquent au niveau de l’avenue Diogoye Basile Senghor. Les autorités municipales s’investissent pour assurer une réglementation de la circulation.
Les solutions, selon les experts, passent par la construction de nouvelles routes et leur matérialisation par une signalisation horizontale et verticale. Leur souhait est aussi de voir la mise en place d’un service d’entretien sous la supervision de la voirie municipale. Les expériences de l’implantation de panneaux de signalisation ont donné des constats peu honorables. S’ils ne sont pas heurtés par des gros porteurs, leur emplacement n’a pas du reste été visible. Une délégation spéciale avait pris le soin de mettre en place des feux de signalisation dans la partie ouest de la mairie, sur la route de Joal-Fadiouth. Tombés en panne, ils ne sont plus fonctionnels, faute de réparation et de maintenance.
Pierre Mbakhane Gomis, le secrétaire général du syndicat des chauffeurs et transporteurs de Mbour, reste d’accord sur plusieurs actions envisagées par la municipalité, mais exige la matérialisation des arrêtés d’interdiction ou d’autorisation concernant l’immatriculation des taxis-clandos d’une part et l’amélioration de l’état des routes d’autre part.
Aujourd’hui, il faut souligner que de nombreuses initiatives de modernisation du transport inter urbain ont connu des blocages avec l’état des routes. Certains promoteurs préfèrent attendre avant de se lancer dans des projets onéreux sans avoir la garantie ou des possibilités de rentabiliser leurs investissements. Du côté de la municipalité, malgré quelques efforts pour la reprise d’artères comme l’avenue Diogoye Basile dont les travaux sont en cours, l’espoir reste attaché à une mise en œuvre d’un projet d’un holding italien qui envisage de construire à Mbour 60 kilomètres de route. Cet ambitieux projet traine encore et ce n’est pas encore demain la veille pour le démarrage des travaux. Des procédures administratives, selon des sources bien informées, constituent le principal goulot d’étranglement.
mbourinfo

REOUVERTURE DE LA GARE ROUTIERE DE RUFISQUE

Rufisque: Réhabilitation et réouverture de la gare routière
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La gare routière de Rufisque sera bientôt opérationnelle, après 5 années de fermeture. Elle a reçu la visite des autorités du ministère des infrastructures et des transports. Ces dernières accompagnées du directeur général du CETUD ont annoncé sa prochaine réhabilitation. Une initiative qui rentre dans le cadre d’un programme national de réhabilitation des gares routières et ferroviaires « nous avons vu ce qui se fait ailleurs en terme de standard et en terme de standing, et nous savons que nous savons que nous pouvons faire plus et même  mieux » a dit Mr Omar Sylla, directeur de cabinet du ministre des infrastructures et des transports.
Pour rappel, la gare routière de Rufisque était restée fermée durant 5 années, malgré la demande toujours renouvelée des acteurs du secteur du transport  pour sa réouverture. Sa superficie et sa position stratégique font qu’elle joue un rôle central dans le transport des personnes et des biens. Ce qui être bénéfique pour une ville comme Rufisque qui compte prés de 300.000 habitants, sans prendre en considération l’ensemble des populations du département.
La réhabilitation annoncée de cette gare routière de Rufisque est bien accueillie par le maire de la commune de Rufisque Ouest Alioune Mar. Ce dernier a souligné devant les autorités présentes lors de cette visite, l’importance de cet outil qui peut servir pour abriter plusieurs services et infrastructures allant d’un centre commercial à des ateliers de formation pour les jeunes «  en terme de superficie nous avons la 2ème gare routière du Sénégal, nous avons visité et nous nous sommes rendus compte qu’il y a beaucoup de services au niveau de cette gare routière, nous vous faisons confiance et nous avons confiance aux acteurs au même titre que les populations pour que cette gare routière puissent redémarrer » a déclaré Mr Alioune Mar, maire de Rufisque Ouest.
Cheikh  Ahmed  Tidiane  Seck/Echos2rues

FRONTIERE OUVERTE AVEC LA GUINEE

Le Sénégal ouvre ses frontières avec la Guinée
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C’est désormais officiel ! La frontière guinéo-sénégalaise est ouverte au transport terrestre. Selon des informations confiées à Guineematin.com, le trafic routier entre la Guinée et le Sénégal a repris ce mardi 20 janvier 2015. Cela, après plusieurs jours de négociations entre les deux Etats.
Joint au téléphone par Guineematin.com,  El Hadj Alpha Daka Baldé, commerçant entre Labé et le marché Diawbhé (Sénégal), confirme : « C’est effectif, la frontière est ouverte depuis ce matin. Seulement, je ne connais pas à quelle heure le trafic a repris. Mais, cela a bel et bien repris quand même ».
Selon nos informations, dans la nuit d’hier le gouverneur de Labé, Sadou Kéita, accompagné du commandant de région de la gendarmerie, se sont rendus dans la Préfecture de Koundara où attendaient les autorités sénégalaises au niveau de Linkérin.
A rappeler qu’à cause de l’épidémie de la fièvre Ebola, le Sénégal avait fermé ses frontières à la Guinée. Une décision qui a eu de lourdes conséquences surtout économiques pour les deux pays.
Mamadou Alpha Baldé/Guineematin

20/01/2015

PREMIERE VICTOIRE DES LIONS

CAN-2015 : le Sénégal domine le Ghana au bout du suspense
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Largement dominateur face au Ghana, le Sénégal a dû attendre la dernière minute du match pour sceller sa victoire, grâce à Moussa Sow. Les Lions de la Teranga ont fait forte impression pour leur premier match de la CAN-2015.
Il a fallu attendre la dernière seconde du temps additionnel pour voir le Sénégal concrétiser enfin sa domination et l’emporter in extremis face au Ghana (2-1), lundi 19 janvier, dans le groupe C de la CAN-2015, à Mongomo.
Le Ghana, l’une des valeurs sûres du foot continental, finaliste de la CAN-2010 et toujours présent dans le dernier carré depuis 2008, a raté son entrée dans la compétition. Les Black Stars étaient pourtant bien entrés dans le match, menant 1-0 après un quart d’heure de jeu, grâce à un penalty transformé par André Ayew (16e, 1-0). Un penalty obtenu par Christian Atsu, intenable en première période et de loin le meilleur ghanéen sur le plan offensif. Autre joueur ghanéen à s’illustrer dans cette rencontre, le gardien Razak Braimah, auteur de plusieurs arrêts décisifs.
Mais au fil du match, la dynamique s’est totalement inversée et les attaques des Lions se sont faites de plus en plus mordantes. Le sélectionneur Alain Giresse a su trouver les mots pour remotiver ses joueurs à la pause. "On a su fournir les efforts en deuxième période, c'est plutôt un signe encourageant. À la mi-temps, j'ai dit aux joueurs que rien n'était perdu à condition de reprendre le football par le bon bout", a-t-il déclaré à la fin du match.
Des Lions plus convaincants et plus sérieux
Dame N'Doye, mais surtout Mame Biram Diouf, ont quasiment réussi à faire oublier Papiss Cissé et Moussa Sow, laissés sur le banc par Alain Giresse. C’est d’ailleurs Diouf qui a logiquement égalisé à l’heure de jeu d'une tête sur le poteau, reprise dans le but vide (59e). Il avait auparavant réussi un retourné acrobatique spectaculaire, sorti par le gardien, certainement la plus belle action de la compétition jusque-là.
Le Sénégal a affiché un jeu plus convaincant, plus sérieux dans la construction et les efforts déployés ont fini par payer. Après avoir fait le siège de la surface ghanéenne pendant la dernière demi-heure, les Lions ont fini par l’emporter, dans l’ultime seconde du match. Entré en jeu 10 minutes auparavant, Moussa Sow, servi par Diouf, n’a laissé aucune chance à Braimah. Une victoire à l’arrachée mais tout à fait logique pour les Sénégalais dans ce premier gros choc de la CAN-2015. Et trois points précieux pour les Lions avant d’affronter l’Afrique du Sud puis l’Algérie, dans le groupe sûrement le plus relevé de la compétition.
Pour le Ghana, c’est un coup dur, mais pas de quoi décourager André Ayew, qui avait hérité du brassard de capitaine, en l’absence d’Asamoah Gyan, victime d’une crise de paludisme. "On a montré un bel esprit, il ne faut pas baisser la tête. Bien sûr, je suis déçu de la défaite, mais je sais qu'on a de bons joueurs et qu'on peut faire de bons matches. Aujourd'hui le Sénégal a eu ce petit brin de chance en deuxième période qui nous a fait défaut", a indiqué l’attaquant de l’Olympique de Marseille.
Cassandre TOUSSAINT/Avec AFP