30/04/2015

LA JEUNESSE DE CE PAYS

La jeunesse du Sénégal

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La jeunesse estudiantine
Cette frange de la jeunesse est celle qui est passée par les mailles du système éducatif défaillant et en déliquescence. Différente des rejetons de la petite bourgeoisie, elle vient des campagnes, au fond de la verte Casamance, des berges du Sine- Saloum et du Fouta la pieuse. Par un miracle dont elle est la seule à pouvoir expliquer, cette jeunesse inscrite à l’école publique a réussi à franchir des barrières monstrueuses depuis le cycle primaire. Elle se retrouve à l’université dans des amphis bondés, avec un système d’évaluation qui frise la loterie nationale. L’intelligence et le travail ne sont plus des critères d’appréciations de son effort, elle semble perdue, désorientée et se refugie dans la violence pour survivre.
La jeunesse religieuse
Devant le désert des politiques publiques en matière de prise en charge de ses préoccupations et l’obstruction d’un horizon de plus en plus sombre. Telle un fantôme, elle erre de confrérie en confrérie. Cette jeunesse fait sienne la célèbre phrase de l’autre : « la religion est l’opium du peuple ». Elle devient la proie facile des marchands d’illusions et autres chimères. Elle se retrouve piéger dans l’adoration d’un Dieu dont elle ignore la puissance. Victime du désespoir, elle confond l’Islam à l’adoration d’un Illuminé qui la conduit directe dans les abîmes d’un enfer ardent. Elle se retrouve combattante d’une cause des barbus de Gao et la force de travail exploitée d’entrepreneurs agricoles enturbannés.
La jeunesse travailleuse
Née dans les confins du pays, démunie mais armée d’une volonté inébranlable, elle ne rechigne devant aucune tâche. Elle arpente les rues et les avenues pour écouler ses bricoles, elle cure et agrémente le quotidien de quelques bourgeoises oisives et dépigmentées. Elle est la main d’œuvre qui porte la souffrance d’un docker du port. Cette jeunesse rend aux carrosses des cols blancs leurs splendeurs d’origines. Souvent sans repères, elle tombe dans les mailles d’une justice impitoyable et renforce l’effectif des nombreux détenus anonymes de nos maisons d’arrêts et de corrections….Pardon !!! « d’incorrections ».
La jeunesse travailleuse c’est aussi celle, qui a bravé les pièges de l’éducation nationale pour se retrouver en haut de l’affiche. Elle accompagne les quelques progrès de notre économie nationale qui demeure sous perfusion continue des Institutions de Bretonne Woods.
La jeunesse politique
Sous la conduite d’un adulte entrepreneur politique, elle s’essaye à un militantisme du ventre…. Jadis combattante avec des convictions en bandoulière, elle se transforme malgré elle, en garniture d’évènements politiques. Elle est la foule. Elle est la masse… Elle est juste là, pour applaudir. Cette jeunesse exprime son ras le bol par un « y’en a marre », elle s’érige en théoricien du développement sans comprendre les enjeux du moment. Elle devient le mouvement d’un certain 23 juin.
Cependant, une partie de cette jeunesse a su se faufiler entre les jambes du système et se hisser en haut des montagnes veloutées du pouvoir. Elle devient la référence et aiguise les appétits des autres..
Au total, la jeunesse de mon pays est diverse, elle est travailleuse, studieuse, spirituelle et politique. Comme toute la jeunesse de la planète, elle vit les convulsions d’un monde incertain, d’un monde qui tangue entre un capitalisme devenu sauvage et une sociale démocratie qui peine à s’affirmer…Elle est simplement une jeunesse qui vit sa belle jeunesse, en attendant le souffle d’un vrai changement où celui de la mort.
Dr Bassirou NIANG.Leral.net2013

FATOU DIOME DE NIODIOR

Fatou Diome, la nouvelle pasionaria du tiers-monde
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On la savait immense écrivaine, mais depuis une semaine et son coup de gueule prononcé contre les élites occidentales, suite au drame de Lampedusa, elle a pris une dimension médiatique plus considérable. Fatou Diome ou la nouvelle voix des sans-voix.
Comme un obus, l’écrivaine d’origine sénégalaise, Fatou Diome a laissé exploser sa colère contre les politiques d’immigration de l’Union européenne (Ue). Invitée de l’émission Ce soir ou jamais sur France 2 le 24 avril dernier autour du thème : «Après le drame de Lampedusa, peut-on accueillir toute la misère du monde», l’écrivaine, le verbe incisif, a adressé un réquisitoire sans complaisance à «une Europe hypocrite» face au drame des Africains. Un véritable  uppercut ! Seul Battling Siki pouvait cogner aussi fort. A ses autres interlocuteurs, il ne restait plus qu’assez de dents pour afficher un sourire étourdi, à la manière d’un succulent épisode de son dernier ouvrage, «Impossible de grandir».
Depuis cette sortie fracassante, «a star is born». Fatou Diome est, depuis, la révélation de la semaine. Sur les réseaux sociaux, il y en a plus que pour elle. La vidéo où elle «descend en flammes» l’Europe a fait le tour du web. Elle est devenue pour cette jeunesse africaine «la voix des sans voix». Déjà dans son premier roman, le «Ventre de l’Atlantique», elle alertait sur ces centaines d’Africains qui se noyaient en Méditerranée. Aujourd’hui, elle constate avec dégoût que le nombre s’est considérablement accru.
La phrase choc : «On sera riches ensemble ou on va se noyer tous ensemble», a été repris des milliers de fois sur les réseaux sociaux. «Les gens qui meurent sur les plages, et je mesure mes mots, si c’étaient des Blancs, la terre entière serait en train de trembler. Ce sont des Noirs et des Arabes, alors eux, quand ils meurent, ça coûte moins cher (…).  Si on voulait sauver les gens dans l’Atlantique, dans la Méditerranée, on le ferait, parce que les moyens qu’on a mis pour le Frontex, on aurait pu les utiliser pour sauver les gens». Ces phrases qui retentissent encore dans l’Hexagone ont séduit des millions de téléspectateurs, qui ont applaudi des deux mains à ce puissant plaidoyer.
Mental d’acier
Pour comprendre la colère et l’indignation de cette jeune écrivaine, il faut se pencher sur son royaume d’enfance. Car, le succès de Fatou Diome est devenu le fruit d’un parcours à la fois heurté et passionné. Stylée, incisive, avec un franc-parler qui laisse pantois, Fatou Diome n’est pas seulement cette écrivaine libérée qui incarne une Afrique debout, elle a aussi une histoire. Enfant inquiétée par les adultes et qui a du mal à accepter sa vie, elle porte encore comme un fardeau son statut d’enfant illégitime à 47 ans. Dans son village natal à Niodior, le regard des autres lui rappelle de douloureux souvenirs. Pour autant, elle n’est pas du genre à se résigner. Avec un mental d’acier et un caractère bien trempé, elle marche seule dans sa quête personnelle. «Parfois accompagnée des tambours de Doudou Ndiaye Rose ou du flamenco de Paco de Lucha», confiait-elle. Ni cosette, ni plaintive. Fatou Diome est juste sans concessions. «Avec une femme de son caractère aux côtés de Napoléon en 1812, la Bérézina n’aurait jamais eu lieu. Elle aurait balayé l’armée de Tchitchagov du pont de Borisov d’un simple revers de la main», pour parler comme elle.
Lala Ndiaye/Seneweb

NE PARTEZ PAS!

Drame de l’émigration clandestine : Le gouvernement appelle les jeunes à rester et travailler au pays
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Jusque-là muet, ou presque, sur le drame de la Méditerranée qui a  emporté 800 jeunes africains, dont des Sénégalais, le gouvernement est sorti hier de son silence assourdissant. A Kédougou pour inaugurer le Domaine agricole communautaire (Dac) du village Itato, le Premier ministre, Mahammad Boun Abdallah Dionne ainsi que le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne, Mame Mbaye Niang, se sont prononcés sur l’épineuse question de l’émigration clandestine.
MAHAMMMAD BOUN ABDALLAH DIONNE, PREMIER MINISTRE
«Il est possible de rester et gagner dignement sa vie au Sénégal»
«Le Plan Sénégal émergent (Pse) concerne aussi bien Dakar que le reste du pays. La problématique de l’emploi reste un enjeu majeur au Sénégal. Les femmes et les jeunes sont les deux piliers sur lesquels compte s’appuyer le Président Macky Sall pour bâtir notre pays. Nous avons trouvé des projets pour que les jeunes de Itato ne pensent pas à l’Eldorado. Ce model novateur construit ici va contribuer à la réduction de la pauvreté rurale. Dernièrement, nous avons vécu un des drames les plus déroutants de notre époque. 800 personnes ont sombré dans les abîmes de la Méditerranée. Les jeunes doivent comprendre qu’il est bien possible de rester au Sénégal et de gagner dignement sa vie.»
MAME MBAYE NIANG, MINISTRE DE LA JEUNESSE, DE L’EMPLOIE ET DE LA CONSTRUCTION CITOYENNE
«Les victimes de la Méditerranée ont quitté notre pays, il y a 3 ans…»
«Le problème de l’émigration clandestine date de plus de 10 ans. Aucun Etat ne peut, aujourd’hui, avancer des chiffres exacts sur le nombre de victimes. Les jeunes émigrés refusent d’être rapatriés. Il y a juste deux mois, nous avons rapatrié 400 Sénégalais. Les émigrés déchirent leurs papiers pour ne pas être identifiés, puis ramenés dans leur pays d’origine. Les gens ne doivent pas dire que les jeunes sont en train d’embarquer en ce moment. Ceux qui sont cités dans ces voyages regrettables sont des émigrés partis il y a 2, 3 ans ou plus. Ces victimes de la Méditerranée vivaient en Libye. Nous avons hérité ce problème qui est africain. Si tous les pays africains s’y mettent, nous n’aurons plus ces naufrages. Au Sénégal, 57% des demandeurs d’emploi viennent du monde rural. Nous proposons des solutions structurelles et non pas des propositions populistes. Aujourd’hui, nous donnons la chance aux jeunes de rester et gagner dignement leur vie dans leur terroir.»
IBRAHIMA KANDE/IGFM

TOURISME CULTUREL

Tourisme culturel, un puissant moteur économique
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Le duo de la culture  et du tourisme est un moteur économique extrêmement puissant. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme,  le patrimoine culturel représente près de 40 % de l’activité touristique international. Pour le redécollage de ce secteur au Sénégal, tant souhaité par le gouvernement, la richesse culturelle sénégalaise devra être une composante importante dans la mise en œuvre du plan de relance.
« La culture est de plus en plus utilisée comme l’un des aspects du produit touristique et des stratégies visant à mettre en valeur l’image des destinations. Le tourisme a été intégré dans les stratégies de développement culturel afin de valoriser le patrimoine culturel et de soutenir la production culturelle. Cette synergie entre tourisme et culture est considérée comme l’une des principales raisons incitant à favoriser le renforcement des liens directs entre ces deux composantes » explique Xavier Starkloff, directeur Afrique de l’Ouest du site de réservation d’hôtels en ligne Jovago.com. Un constat qui place la culture aujourd’hui au centre des politiques de développement touristique. Une expérience touristique est avant tout un partage de culture aussi bien pour le visiteur que pour l’hôte, on cherche à connaître l’autre dans ses us et coutumes, dans ce qu’il a de plus beau. En Afrique, des pays comme le Nigéria, le Kenya, le Maroc ou encore l’Afrique du Sud, ont su profiter de leur richesse culturelle pour donner un coup de pouce au tourisme. D’autres pays comme le Cameroun et le Burkina Faso sont en voie de réussir ce pari.
Selon une étude de l’OCDE consacrée à l’importance économique de la culture dans plusieurs grandes économies, la valeur des secteurs culturels représente entre 3 % à 6 % de l’économie totale.
Les atouts culturels du Sénégal
La riche histoire et la grande diversité du peuple sénégalais rendent sa culture richissime et variée. Le Sénégal est reconnu comme l’un des rares pays en Afrique de l’ouest où la culture occupe une place importante dans le plan de développement du pays. Un héritage légué par ses illustres pères dont Léopold Sédar Senghor. Le «patrimoine culturel sénégalais», est d’une valeur inestimable prenant en compte les rites et traditions de plus de 22 ethnies, les œuvres architecturales, sculptures, peintures, la gastronomie, le cinéma et plusieurs monuments. A cela s’ajoute son répertoire musical qui a fini par faire le tour du monde grâce à des artistes comme Youssou Ndour ou Baba Mâal. La culture sénégalaise repose sur son hospitalité légendaire : la « teranga », une  composante importante de la société sénégalaise qui assure aux visiteurs une intégration rapide. Bref, voilà autant d’atouts culturels que l’on retrouve dans les 12 régions du pays, chacune avec ses spécificités et qui n’attendent que d’être mises en valeur et permettre aux populations d’en vivre.
En effet, le tourisme culturel est particulièrement attractif car il peut avoir toutes sortes d’avantages pour les populations locales. Il peut notamment avoir des retombées importantes en terme de création d’emplois et d’entreprises,  augmenter les recettes fiscales, diversifier l’économie locale, attirer des visiteurs s’intéressant à l’histoire et à la préservation du  patrimoine, assurer la préservation des traditions et de la culture locale mais surtout faire naître  la fierté de la collectivité vis-à-vis de son patrimoine.
Ismael Cabral Kambell/Djoloffactu

ET, ON PAIE DES GENS POUR CE GENRE D'ETUDE...

Le Sénégal parmi les 17 pays les plus malheureux de la planète
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Le Sénégal fait partie des pays les plus malheureux de la planète. C’est ce que révèle le troisième rapport de l’Onu sur le bonheur.
Jeudi dernier, le troisième rapport de l’Organisation des nations unies sur le bonheur a été publié à New York, aux Etats-Unis. Et il ressort dudit rapport basé sur les données du Gallup World Poll que le Sénégal est logé dans la catégorie des 17 pays les plus malheureux du monde.
Notre pays émarge à la 142e place (bizarre pour un pays qui se dit de la Téranga) devant le Gabon (143) mais se fait chapeauter par l’Ouganda. Le Maliens sont plus heureux que les Sénégalais puisque le Mali est rangé à la 138e place. La Mauritanie qui est également un pays frontalier du Sénégal est classé 124e tandis que la Guinée Conakry s’attribue le 150e rôle. Donc, moins heureux que le Sénégal.
Il faut préciser que la Libye (63e), en proie à une instabilité politique, est le pays africain le plus heureux. Elle est suivie de l’Algérie (68e) et du Nigeria (78e).
Ce rapport de 170 pages prend en compte le soutien social, la liberté, la générosité, la corruption, les problèmes de santé et le revenu des ménages révèle une chose: hormis la Syrie et l’Afghanistan, les dix pays les plus malheureux ont en partage la langue française. Faut-il en déduire que le français est un frein au bonheur ? On ne saurait faire une telle conclusion dans la mesure où le pays le plus heureux du monde est francophone.
En effet, la Suisse s’adjuge la première place mondiale. Elle est flanquée de l’Islande, du Danemark, de la Norvège, du Canada. Ensuite viennent la Finlande, les Pays-Bas, la Suède, la Nouvelle Zélande, l’Australie. Les Etats-Unis (15e) sont devancés par Israël (11e) au moment où la France se contente d’être le 29e pays le plus heureux.
Buzz.sn/Seneweb

GERER LES RICHESSES PETROLIERES

Quand le sous-sol sénégalais devient béni
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Au rythme des annonces des découvertes de gisements de pétroles, le Sénégal n’aura plus de complexe devant certains pays producteurs de pétrole. Il pourrait même titiller la hiérarchie mondiale au sein de l’OPEP.
En fin d’année 2014, la société pétrolière britannique Cairn Energy a découvert du pétrole faite sur le forage d’exploitation dénommée FAN-1, au niveau du bloc dénommé Sangomar profond. Ce  forage d’une épaisseur de 136 mètres pour une probabilité de 90% est riche de 150 millions de barils. Et de 670 millions barils pour une probabilité de 10%.  Le site, objet de la découverte, se trouve à 1100 mètres de profondeur, approximativement à 100 kilomètres au large du Bloc de Sangomar. Le pétrole ainsi découvert serait d’une bonne qualité selon des spécialistes des hydrocarbures.
Ce Mardi, l’entreprise américaine  kosmos Energy annonce aux plus hautes autorités sénégalaises la découverte d’un gisement de pétrole et de gaz entre Kayar et St Louis.  Elle ne s’est pas limitée à cette bonne nouvelle, Kosmos Energy ajoute que ce gisement pourrait être le plus important gisement jamais vu au Sénégal. De quoi titiller même certains géants africains du pétrole tel que le Nigéria.
Ces différentes annoncent arrivent au moment certes ou le baril du pétrole connait une baisse sur le marché international, mais dans le futur elles pourraient s’avérer avantageuses pour le Sénégal, un pays qui subit depuis longtemps le diktat des fluctuations des prix du baril de pétroles. Cela malgré une subvention par le gouvernement des prix des produits pétroliers à hauteur de 120 milliards par an.
Que faire de ces découvertes ?
Le Sénégal n’est pas un pays producteur de pétrole, ou du moins ne l’est pas encore. Cela est connu de tous mais dispose depuis le lendemain des indépendances d’une raffinerie qui approvisionne son marché et celui de certains pays limitrophes en produits  pétroliers alors que son sous-sol ne présageait de l’existence de gisement de pétrole. Cela grâce à la vision de ses dirigeants parmi lesquels le premier Président Léopold S Senghor et le président du Conseil d’alors Mamadou Dia.
Avec une capacité nominale d’un million deux cent mille tonnes par ans, la Société africaine de raffinage, à nos jours, ne couvre pas totalement les besoins du marché local, donc n’exporte alors pas. Sa production annuelle tourne autour de sept cent à huit cent cinquante mille tonnes par an, alors que les besoins du marché sénégalais frise le million de tonne annuellement.
De concert avec le comité national des hydrocarbures (CNH), elle comble le reste des besoins du marché par des importations de brut provenant principalement du Nigéria. Notamment le Bonny Light.
A la lumière des récentes découvertes, le Sénégal doit se préparer à mieux satisfaire la demande nationale et même sous régionale.
La Sar doit entrer en jeu
La doyenne des raffineries ouest africaines doit jouer les premiers rôles et ainsi accompagner les autorités sénégalaises dans le nouveau statut de pays producteur de pétrole.
Nommé il y à près de deux ans, le Directeur général de la Sar avait laissé entendre lors d’un entretien avec le quotidien national sénégalais le Soleil, que son entreprise se tournait vers la modernisation de ses installations afin de répondre aux exigences de l’heure en termes de capacités et de production. Et cela,  selon M Diop, passe par la mise en œuvre du projet d’extension et de modernisation de la Sar. Mieux M Diop le Directeur de la Sar pense maintenant à une extension, voir même, à la construction d’une nouvelle raffinerie capable de satisfaire le marché locale avec des productions pouvant atteindre entre deux et cinq millions de barils.
Bien vivant quelques tensions de trésoreries  avec son  client la Senelec dont elle est « obligée » de lui fournir le fuel, la sar n’en est pas moins une entreprise courtisée par des multinationales qui voudraient entrer dans son capital en rachetant les actions  Saudy Bin Ladin Group dont le départ est annoncé selon des sources concordantes.
Avec des installations modernes, la Sar pourrait valablement raffiner la part qui revient à l’état du Sénégal et pourquoi pas à celle des autres partenaires du Sénégal qui pourraient eux aussi vendre leurs produits fini à travers le marché régional.
Ceci pour dire que le raffinage au Sénégal a encore de beaux jours devant lui si les autorités sénégalaises et de la Sar suivent la cadence  des découvertes de gisements de pétrole et de gaz dans ses eaux.
Pullo Dieri/Senpppfinances

29/04/2015

DE L'OR NOIR AU LARGE DE LA GRANDE CÔTE

Un important gisement de pétrole et de gaz découvert entre Saint-Louis et Kayar : Eldorado sur la grande côte
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Les Américains assurent avoir fait la plus importante découverte de pétrole au large des côtes ouest-africaines, et c’est dans les eaux territoriales du Sénégal. Cette découverte, couplée avec les gisements précédemment connus, rend le pays de plus en plus attirant pour les investisseurs étrangers. Et le Pse rentre encore plus dans le domaine du possible.
Le Sénégal confirme chaque jour qui passe sa nouvelle vocation de pays pétrolier. Hier dans la soirée, le président de la République, Macky Sall, a été informé en primeur, de la plus importante découverte de pétrole dans les eaux sénégalaises. Les représentants de la société Kosmos Energy, qui a repris les actifs de la tristement célèbre Petro Tim Sénégal, ont annoncé avoir atteint le rêve de chaque explorateur, le Nirvana des géologues. Une poche de pétrole, qui s’étendrait quasiment de Kayar à Saint-Louis, à la limite de la frontière mauritanienne.
Les pétroliers américains ont assuré au chef de l’Etat que les estimations les plus fiables indiquent que ce gisement est le plus important jamais découvert au large du Sénégal, et serait même, à les en croire, «le plus important d’Afrique de l’Ouest», quasiment en comparaison avec les réserves du Nigeria. Cela, aussi bien pour le pétrole que le gaz, et qu’il ouvrait des perspectives on ne peut plus joyeuses pour le pays.
Des collaborateurs du chef de l’Etat assurent que cette nouvelle découverte vient notablement changer les perspectives pour le pays, surtout avec la mise en œuvre du plan Sénégal émergent. Une fois toutes les données concernant ce filon connues, on pourra s’attendre à ce que le pays suscite un grand intérêt et un engouement de la part des potentiels investisseurs. Et même pour ses propres projets de développement, le Sénégal pourrait, une fois la phase d’exploitation entamée, mieux maîtriser le coût de l’énergie domestique.
Cette nouvelle découverte vient s’ajouter à celles précédemment opérées par Cairn Energy vers la Petite-Côte. Les gisements du britannique avaient été jugés suffisamment importants pour justifier une exploitation. Cela, surtout parce que la découverte était intervenue à un moment où le prix du baril de pétrole était tellement haut qu’il rendait rentable une exploitation à 100 dollars de charge.
Entre-temps, les prix du baril et du Brent ont chuté, remettant en cause plusieurs certitudes et bloquant les perspectives qui s’étaient dessinées, surtout pour des pays qui, comme le Sénégal, ont toujours été handicapés par leur manque de source d’énergie locale.
Néanmoins, les nouvelles découvertes vont fortement changer la donne, car si le gisement de la Grande-Côte est aussi important que l’assurent les explorateurs, son exploitation devrait pouvoir entrer en vigueur même dans l’éventualité d’un baril moins cher.
Mohamed GUEYE/Seneweb

L'AIBD SUR LA TABLE A SALY

Transfert des activités de l'aéroport de Yoff vers l’AIBD : un comité Ad hoc mis sur place
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Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre du Tourisme et des transports aériens a présidé hier, à Saly-Portudal, l’ouverture de l’atelier d’installation et de mise en route du comité de transfert des activités de l’Aéroport international Léopold Sédar Senghor à l’Aéroport international Blaise Diagne.
Un comité de pilotage est nommé par un arrêté du Premier ministre regroupant tous les ministères concernés. Il se compose des représentants du ministère de l’Economie et des finances, du ministère de l’Intérieur, ainsi que ceux des Forces armées, du Tourisme et des transports aériens, de l’Energie, de l’Environnement et du développement durable . La disposition entre dans la dynamique de fixer les modalités et chronogrammes du transfert. Elle s’étend aussi à faciliter la capacité opérationnelle entre les acteurs et à la tenue d’un tableau de bord.
Selon le ministre du Tourisme et des transports aériens, la rencontre de Saly reste une étape importante et décisive dans la marche vers le parachèvement et la mise en service du nouvel aéroport international Blaise Diagne. A l’en croire, la finalisation de ce projet dans les meilleurs délais demeure un objectif stratégique .Elle escompte en effet positionner le Sénégal comme un hub aérien dans la sous-région.
A l’en croire, l’enjeu de l’atelier de Saly réside dans l’imprégnation et la mise à niveau des membres du comité sur la problématique de l’activité de transfert .Il s’agit pour lui de paramétrer et de parfaire la coordination entre les diverses autorités et autres services intervenants. La constitution des commissions et groupes de travail positionnés sur les différents aspects et composantes du transfert entre dans la même dynamique. Qui plus est, « la production de repères temporels des plans de travail par composante et par activité se couple à celle de rapports et notes pour l’information de la tutelle »,  selon lui.
Auparavant, le directeur de l’Aibd a déclaré la réalisation à 85 % du taux d’avancement, expliquant la mise en place du comité de transfert de l’Ailss vers l’Aibd. Il a insisté sur le fait  que le projet de création d’Aidb Sa se trouve à mi parcours. Selon lui, l’Aibd va impulser une nouvelle dynamique de développement économique territorial du Sénégal. Abordant l’érection ou l’émergence d’un deuxième pôle économique à l’extérieur de Dakar, il a cité la position de l’Aidb  par rapport  aux stations balnéaires de la Petite Côte d’une part et les périmètres maraîchers d’autre part. A l’en croire, l’environnement qui va être créé ,permettra la création d’emplois et de richesses.
Dakaractu

28/04/2015

L'EAU MONTE, LE TOURISME DESCEND

Rapport Banque mondiale: Ce qui freine le tourisme sénégalais
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Le tourisme, un des secteurs clés de l’économie sénégalaise est actuellement fortement menacé par les effets climatiques. Le Sénégal présente des atouts naturels tels qu’un climat subtropical ensoleillé le long de la côte, de nombreuses plages de sable à quelques distances de l’aéroport de Dakar et sa proximité avec le marché touristique européen. Toutefois, l’industrie sénégalaise du tourisme est en difficulté. Au cours des dix dernières années, le nombre d’arrivée de touristes n’a cessé de diminuer, renseigne la première édition du dernier rapport produit par le Groupe Banque mondial portant sur la «situation économique du Sénégal». Dans ce document relatant les résultats d’une étude bouclée en décembre 2014 il est aussi noté que les problèmes du tourisme au Sénégal sont, en partie, artificiels (impôts élevés manque d’investissements publics, mauvaise gestion), mais que c’est la disparition des plages qui demeurent le problème le plus sérieux.
Selon l’étude, c’est au début des années 80 que le phénomène avait commencé, mais n’avait pas été pris au sérieux. Les principales causes du problème, seraient en réalité, l’accroissement des constructions, l’emprise humaine sur le littoral et l’élévation du niveau des mers qui ont entraîné l’érosion côtière, souligne le rapport. « Cette situation est aggravée par les mesures de protection et d’adaptation isolées et ponctuelles qui éliminent la menace au niveau d’une zone donnée tandis qu’elles aggravent l’érosion au niveau des zones plus reculées du littoral. Toutes choses qui font qu’aujourd’hui, une zone sur quatre est à haut risque d’érosion côtière. Risque qui pourrait s’élever à 75% d’ici 2080, si les niveaux des mers continuent à monter.
Youssoupha MINE/Seneweb

AUTOROUTE DE TOUBA: ENCORE RIEN!

TROIS MOIS APRES LA POSE DE LA 1ERE PIERRE DE L’AUTOROUTE ILAA TOUBA : Aucun début de travaux
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Les études d’impact ont été bouclées, les recensements des populations affectées par l’autoroute Ilaa Touba terminés, mais le projet tarde à démarrer. Un trimestre est passé sans qu’un coup de pioche ne soit donné pour ce projet qualifié comme étant le plus important du Pse.
Trois mois après la pose de la 1ère pierre par le chef de l’Etat en compagnie du khalife général des mourides, les travaux de l’autoroute Ilaa Touba tardent à démarrer. Où se situent les blocages ? Difficile de répondre à cette interrogation. Sur le terrain, rien ne renseigne sur le début imminent du chantier, alors que les équipes des services techniques composées des services de l’agriculture, de l’environnement, du cadastre, des préfectures, de l’urbanisme et des eaux et forêts ont fini depuis un mois, les enquêtes sur le terrain pour recenser le nombre de personnes concernées par les impasses. Ce chantier, qualifié par le président de la République comme étant le plus grand projet du Plan Sénégal émergent (Pse), perd ainsi trois mois sur les 45 mois prévus. D’ailleurs à Touba, lors de la pose de la 1ère pierre, le chef de l’Etat avait demandé à l’entreprise chinoise Crbc, chargée de réaliser cette infrastructure longue de 113 km, d’accélérer la cadence. S’exprimant sur cette infrastructure qualifiée par bon nombre d’observateurs comme étant le plus grand projet de son magistère, Macky Sall disait parlant de «Ilaa Touba» au khalife général : «Elle exprime vos attentes légitimes quant à ses impacts positifs sur votre vécu quotidien. Elle traduit, enfin, nos aspirations communes à un Sénégal meilleur pour tous. Nous posons aujourd’hui un jalon particulièrement important du plan Sénégal émergent. Jamais dans l’histoire des Nations, il n’y a eu de développement sans infrastructures qui permettent la mobilité des personnes ainsi que le commerce des biens et services.»
Un coût d’environ 418 milliards
Revenant sur l’autoroute Ilaa Touba et son importance, le Président Sall disait : «En reliant Dakar-Thiès et Touba aux autres régions du Sénégal, cette infrastructure remplira une vocation multidimensionnelle.  Elle sera un instrument d’intégration nationale, un outil de  développement économique et social, et un facteur de réduction du temps de trafic et de sécurisation du transport. Ilaa Touba participera ainsi à la densification du réseau routier national, déjà enrichi de la route Linguère-Matam, et de  l’axe Touba-Dahra-Linguère, dont les travaux vont bientôt démarrer.  En facilitant la connexion avec d’autres axes routiers, ce projet suscitera l’émergence de nouvelles zones de production et d’activités économiques diverses. Voilà pourquoi il a nécessité des études minutieuses, sur presque deux ans, pour en mesurer les enjeux, définir les contours, évaluer les retombées et  maîtriser les impacts, sur l’environnement et le vécu quotidien des populations. Le tracé de l’autoroute a également été conçu de façon à assurer la fluidité du trafic entre toutes zones traversées, jusqu’à Dakar, via l’aéroport international Blaise Diagne et le Pôle urbain de Diamniadio.» Il poursuivait en ces termes   «Nous avons, en outre, sécurisé une bande d’extension potentielle de l’autoroute à 2x3 voies pour tenir compte de la densité future du trafic. Ce projet contribuera aussi à la création de plusieurs milliers d’emplois pour les jeunes. Il offrira un portefeuille élargi de marchés pour les Petites et moyennes entreprises (Pme) sénégalaises et de nouvelles opportunités d’affaires pour le secteur privé national.  Enfin, la réalisation de l’autoroute permettra d’effectuer le Magal dans de meilleures conditions de confort et de sécurité routière. Ainsi, la pertinence de ce projet est évidente car en dehors des avantages cités, son taux de rentabilité est estimé à hauteur de 29%. Cette autoroute, comme toutes celles répondant aux mêmes normes, va générer ses propres ressources pour assurer son entretien et garantir sa pérennité, avec un tarif de péage qui tiendra dûment compte du pouvoir d’achat des usagers. Je dois préciser que ce projet constitue en réalité, la première phase de la route d’interconnexion avec les corridors menant vers l’Est, le Nord et le Sud du pays».
Cette autoroute va coûter environ 418 milliards dont 52, 6 milliards de francs Cfa financés par l’Etat et 365,4 milliards de francs Cfa par les bailleurs. Ce projet est composé de travaux proprement dits y compris la fourniture et les installations des équipements de péage à 812 millions de dollars Us, soit environ 406 milliards de francs Cfa, l’assistance à la maîtrise d’ouvrage y compris les travaux de contrôle de la qualité des travaux à 7 milliards de francs et de la libération des emprises chiffrée à 5 milliards. Pour la libération des emprises, environ 1 100 personnes seront affectées par le projet, renseignait l’Ageroute, lors de la cérémonie de pose de la 1ère pierre.
lequotidien.sn/Dakaractu

TRAVAUX EN BERNE ENTRE TAMBA ET ZIGUINCHOR

Les Espagnols désertent la RN6
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La société espagnole chargée de construire la Route nationale n°6, qui relie Ziguinchor à Tambacounda, est en train d’abandonner le chantier, pour se porter vers celui du pont de la Gambie, qu’il a gagné. Cette désertion risque de porter un grand coup au projet d’un second compact du Sénégal pour le Mca.
La société espagnole des Bâtiments et travaux publics Isolux Corsan Corviam, qui a gagné le marché de réalisation de la Route nationale n°6, notamment du tronçon Tanaff-Kolda, long d’environ 75 km, est en train de plier bagages alors que le contrat du chantier n’est réalisé qu’à moitié, en moins de deux mois de la fin du contrat de construction. Cette route, qui fait partie des infrastructures financées par le Millenium challenge account (Mca) américain, a connu beaucoup de retard dans sa réalisation, comme l’a déjà dit Le Quotidien (voir n°3540 et 3541 des jeudi et vendredi 20-21 novembre 2014). L’entreprise espagnole, qui a été adjudicataire du lot le plus important de cette route, a déjà enregistré beaucoup de retard sur ce chantier. Il faut rappeler que ce n’est qu’une partie du large chantier de la route qui doit relier Ziguinchor à Tambacounda.
Les enjeux étant importants pour le Sénégal qui vise un autre compact avec les Américains, compact qu’il espère plus important que celui négocié en 2009 par un Abdoulaye Wade désabusé par l’annulation du premier qui avait été proposé aux Américains, et qui portait sur l’aménagement de Diamniadio, les autorités ont tout fait pour que l’entreprise espagnole ne continue pas de retarder les travaux. Il lui avait même était enjoint de sous-traiter une partie de son chantier pour aller très vite. Mais il semble que cela n’ait pas changé grand-chose.
Si des ouvrages symboliques, comme le pont de Kolda, qui a même été inauguré par le Président Macky Sall, ont pu être achevés et réceptionnés sans trop de difficultés, il n’en est pas de même avec d’autres parties du chantier. Cette situation a laissé pantois de nombreux observateurs, qui indiquant que les Espagnols avaient même reçu une avance très consistante, pour ce chantier d’environ 70 milliards de francs Cfa. Les mises en demeure n’ont pas tellement fait avancer les choses, alors que les normes du Mca imposent que les financements se terminent à la fin du compact. Et pour le Sénégal, celui-ci est, actuellement, à moins de 147 jours.
La compagnie espagnole, dont Le Quotidien avait révélé qu’il avait été co adjudicataire du marché de construction du pont sur le fleuve Gambie à Farafégné, avec l’entreprise Arezki, aurait, selon des informations fiables, commencé à déplacer le peu de matériel qu’il possédait sur le chantier de la Rn6 vers la Gambie. A ceux qui les interrogent sur ce qui ressemble de plus en plus à un abandon du chantier, les dirigeants de la société Isolux rétorquent que le Sénégal leur doit de l’argent après lequel ils seraient fatigués de courir.
Ce à quoi les autorités sénégalaises feraient comprendre que le contrat est pris en charge par la représentation du Mca au Sénégal, mise en place par les Américains, et qui est seule habilitée à faire des décaissements. Par conséquent, le Sénégal ne doit rien à Isolux. Par ailleurs, cette entreprise aurait encaissé à deux reprises, l’équivalent de 10% du chantier total, et ce, avant même qu’elle ait commencé son travail. Par ailleurs, les règles du Mca indiqueraient que n’ait payé que le service fait. Ce qui, à deux reprises, n’avait pas été respecté en ce qui concerne Isolux, et cela ne l’a pas poussée à être plus entreprenante, malheureusement.
Pour le moment, toutes les autorités interrogées sur les éventuelles conséquences de l’arrêt des travaux sur la négociation du second compact, essaient de se monter optimistes, en faisant valoir que ce ne serait que ce tronçon de Tanaf-Kolda, et même pas dans son entièreté, qui connaîtrait du retard. Et même si le compact venait à prendre fin, le Sénégal pourrait activer les choses pour que le tronçon prenne rapidement fin. D’où un optimisme assez mesuré, pour ne pas dire de façade. Car les enjeux sont très importants pour le Sénégal, qui espère recevoir cette fois-ci, un peu plus du double des 270 milliards de Cfa du premier compact.
Lequotidien/Dakaractu

DAKAR S'EMBELLIT

Aménagement espaces verts et détente: La Patte d’Oie change de visage
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Un hectare de gazon, 500 m2 de coquillage, 12 lampadaires solaires, un jet d’eau, deux passerelles, 10 000 plants dont 200 arbres. Voilà entre autres, ce qui est prévu sur le site du rond-point de la Patte d’Oie. Sur cette superficie de 3 ha, il est prévu dans le cadre d’un projet vert initié par l’Etat, des aires de jeux comprenant des terrains de sports (basket, handball, tennis), mais aussi un tour de 27 mètres avec au sommet des flammes tricolores, a annoncé, ce lundi, Abdou Aziz Diop, patron de la Direction des cadres de vie et des espaces verts urbains (Dcvevu),.
 C’était à l’occasion d’une visite de chantiers qu’effectuait Diène Farba Sarr, ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie sur des sites situés dans la région de Dakar. «C’était un désert, un refuge de bandits qu’on a aménagé. Le site va abriter un aquarium, un espace de détente avec connexion au wifi, des buvettes, mais aussi un jet d’eau. Un parking est même prévu sur le site», a déclaré le ministre, au cours de la visite de terrain. Rencontre au cours de laquelle il a relevé l’ambition de l’Etat de reconstruire dans cet espace, le capital animalier et végétal en y apportant des lièvres et des canards. Ce, pour dit-il, apporter un nouveau visage à la capitale. Avec à terme, promet Diène Farba Sarr, l’ambition de faire du site une porte d’entrée de Dakar, digne de l’image d’une capitale.
Une façon de rompre également avec le béton et améliorer le cadre de vie des populations sénégalaises, souligne le ministre qui rappelle que beaucoup de cartes d’identité nationale et d’armes blanches ont été retrouvées au niveau du rond point de la Patte d’Oie. Toutefois, il a précisé qu’après Dakar, les autres régions suivront. Des ciblages sur les potentiels sites devant accueillir de tels types d’ouvrages ont déjà été faits, dit-il. Partie prenante de ce projet, les membres de l’Association des jardiniers et pépiniéristes du Sénégal se sont réjouit de cette initiative. Et se sont engagés à faire de sorte à «corriger et faire de sorte que la verdure reprenne sa place ».
Youssoupha MINE/Seneweb

AIBD: LENTEMENT MAIS SÛREMENT

AIBD, Autoroute, Cargo Village: Khoudia Mbaye confiante pour le respect des délais
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Le ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat, Khoudia Mbaye, s'est dit confiante pour le respect des délais de constructions de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIDB), du prolongement de l’autoroute Dakar-Diamiadio et du Cargo village.
''Les chantiers avancent concrètement quoi qu’on en dise. Par exemple pour le tronçon prolongé Dakar-Diamiadio on a vu comment l’exploitation a été suivie. Elle est stricte et pointue avec un personnel concentré sur le travail et les objectifs’’, a-t-elle dit lundi lors d'une visite de chantiers.
Khoidia Mbaye a visité les chantiers de l’AIBD, le prolongement de l’autoroute Dakar-Diamiadio, le cargo village et la zone économique. ''Tous les objectifs seront atteints dans les délais ou avant'', a t-elle assuré.
''Le prolongement (de l’autoroute Dakar-Diamiadio) est sur l’intersection de la nationale et donne plusieurs choix de destinations ainsi qu’une flexibilité importante’’.
''Nous avons ici une redistribution du trafic vers toutes les destinations (...) Il reste juste à travailler au raccordement entre ce tronçon et l’AIBD et ce sont des chantiers sur lesquels les gens ont travaillé’’, a-t-elle expliqué.
S’agissant de l’AIBD, le ministre de la Promotion des Investissements estime qu’il est à plus de 90% de réalisation. ‘’Il y a un certain nombre de détails qui restent et qu’il faudra maitriser et l’avoir sous contrôle’’, a-t-elle ajouté.
‘’Nous ferons tout ce qui dépend de nous pour que les choses tournent dans le bon sens. Et s’il faut rencontrer à nouveau les autorités sur ce point là nous serons disposés à le faire’’, a-t-elle promis.
''Le projet est exécuté à plus de 90%. Il ne nous reste que quelques éléments (le cargo village et les travaux de finition) pour la livraison’’, a confirmé le conseiller spécial du Directeur général de l’AOBD, Mathiaco Bessane, sans plus de détails.
La date de livraison, initialement fixée en juillet, a été repoussée à cause, selon lui, des déplacements des populations des environs, les sous-projets qui se sont rajoutés sur le budget initial, la construction du centre de maintenance et d’écoles.
Un comité a été mis en place afin de créer une cohérence entre la finition du prolongement de l’autoroute Dakar-Diamiadio et la livraison de l’AIBD, a indiqué M. Bessane.
Aps

6 MEDAILLES DE BRONZE POUR LE SENEGAL EN JUDO

Le Sénégal remporte 6 médailles de bronze aux 36es Championnats d‘Afrique de judo
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Le Sénégal a remporté six médailles de bronze aux 36es Championnats d’Afrique de judo qui ont pris fin à Libreville, au Gabon, réalisant un net mieux par rapport à ses précédentes participations.
En individuel, les médaillés sont Hortense Diédhiou (-57 kg), Monica Sagna dans sa catégorie (+78 kg) et en open dames et Baboukar Mané en open hommes.
En équipes, les équipes féminine et masculine ont remporté chacune le bronze. Cela fait de nombreuses années que le Sénégal n’était monté sur le podium en compétition par équipe.
Cependant, le Sénégal devra patienter pour renouer avec la médaille d’or. Le dernier titre continental gagné remonte à 1998 chez les hommes et 2011 chez les dames.
Les 36es Championnats d’Afrique de judo, qui ont réuni 247 combattants représentant 27 pays, ont été remportés par la Tunisie (8 or, 1 argent, 4 bronze) qui a détrôné le vainqueur de la précédente édition, l’Algérie, classée 2e avec 15 médailles (4 or, 6 argent et 5 bronze). Le Maroc, avec 7 médailles (2 or, 1 argent, 4 bronze), occupe la 3ème marche du podium.
Dakarechos/APA

JUST A GIGOLO

Les gigolos au Sénégal: un phénomène qui prend de l’ampleur
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La prostitution masculine, on n’en parle pas souvent parce qu’accrochée aux jupes des dames qui ont l’apanage du plus vieux métier au monde. La prostitution est tellement conjuguée au féminin, que certains en sont arrivés à croire qu’il n’y a que les femmes qui s’y adonnent.
Erreur ! Les hommes aussi sont de la partie. Des clichés si tenaces que les filles, qui ont la malchance de se retrouver à certains endroits et à certaines heures, sont vite cataloguées dans le rang des vendeuses de sexe.
L’heure du crime se situe entre minuit et 5 heures du matin où il n’est pas permis aux dames d’être seules en certains endroits de la ville. Et pourtant des prostitués du sexe masculin circulent sans être inquiétés. Ils participent au décor de la ville qui a complètement changé face à la perte des repères et des contrecoups de la crise.
De jeunes gens se sont résolus, face à la crise, à vendre leur vigueur pendant que d’autres ont choisi de vivre de leurs corps. Cette dernière tranche est constituée de jeunes homosexuels qui ont réussi à se fondre dans l’anonymat de la population pendant que d’autres hommes s’offrent à de vieilles dames nanties et qui cherchent une cure de jouvence auprès de ces jeunes gens qui ont souvent l’âge de leur fils.
Ces jeunes gigolos cherchent toujours des muscles ou ont la coupe particulière pour appâter des dames plus ou moins jeunes. Une prostitution avec son lot de dangers puisqu’il n’est pas demandé à ces hommes de se doter d’un carnet sanitaire. L’homosexualité, avec le développement du tourisme, est devenue le terreau fertile de la contagion de maladies sexuellement transmissibles comme le Sida.
Et dans les zones touristiques et dans la capitale sénégalaise, beaucoup de jeunes frappés par la crise se livrent à cette pratique luxurieuse.
Ibou Ndiaye/Web7actu/Dakarechos

ESCLAVAGE DES MENDIANTS

La mendicité forcée des enfants ou «l’esclavage des temps modernes»
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Officiellement, la mendicité forcée est interdite par la loi au Sénégal. Mais des milliers d’enfants de plus en plus jeunes, les «talibés», sont exploités par les maîtres coraniques qui les jettent dans la rue. Dans un rapport publié le 20 avril 2015, Human Rights Watch et l’ONG sénégalaise PPDH dénoncent «l’esclavage des temps modernes». Géopolis a recueilli leurs témoignages.
Ils arpentent quotidiennement les rues des grandes villes du Sénégal. On les voit partout à Dakar, dès le lever du jour. Des enfants aux pieds nus et en haillons, la sébile à la main. Les talibés sont confiés généralement à des maîtres coraniques censés leur prodiguer une éducation religieuse. Ce sont des élèves de l'Islam. Dès leur plus jeune âge, vers 5-6 ans, l'élève étudie le Coran et termine son apprentissage à l'adolescence. Dans les faits, il n'y a rien de tel. Ils vivent dans la précarité et sont forcés de mendier et de rapporter à leurs maîtres des «quotas journaliers d’argent sous peine d’être battus». Des enfants à l'avenir incertain et privés de leurs droits.
Interrogé par Géopolis, Mamadou Wane, coordinateur de la PPDH, une ONG sénégalaise des droits de l’Homme, dénonce ce qu’il qualifie d’esclavage des temps modernes et d’une honte nationale: «Sous le soleil de plomb, le froid, l’harmattan, la pluie, le talibé mendiant vit tous les jours dans la peur de ne pouvoir rapporter la somme exigée (parfois jusqu’à 2000 francs CFA, un peu plus de trois euros). Ils sont sévèrement frappés et parfois enchaînés en cas de refus.»
Une décennie d’abus en toute impunité
Dans la seule région de Dakar, ils seraient plus de 30.000 garçons à la merci de leurs maîtres qui ont droit de vie et de mort sur les jeunes talibés. Pourtant, le Sénégal dispose depuis 2005 d’une loi qui interdit la traite et l’exploitation d’enfants dans les écoles coraniques.
Pour Corinne Dufka, directrice de Human Rights Watch pour l’Afrique de l’Ouest, le Sénégal a failli à ses responsabilités de poursuivre les auteurs d’abus dans les écoles coraniques. Seuls une dizaine de maîtres ont été poursuivis en justice depuis 2005: «La loi sénégalaise exige des procureurs et de la police qu’ils ouvrent une enquête sur toute activité criminelle lorsqu’il existe des indices crédibles que des abus ont été commis contre des enfants. Toutefois, malgré le caractère systématique et la visibilité des abus, les enquêtes et les poursuites judiciaires contre leurs auteurs sont extrêmement rares.»
Faut-il fermer les écoles coraniques ?
Oui, répond sans hésiter Mamadou Wane, coordinateur de l’ONG sénégalaise PPDH, il faut fermer toutes ces écoles qui ont dévié de leur mission d’offrir une éducation religieuse respectueuse des droits et de la dignité des enfants.
C’est aussi l’avis de Corinne Dufka de Human Rights Watch. Elle appelle le gouvernement sénégalais à prendre ses responsabilités en appliquant les lois qui protègent ces enfants vulnérables.
Martin Mateso/PhotoMoussa Sow/Francetvinfo

LE PONT 92, CE SERA LONG...

Démolition du Pont Sénégal 92 : le calvaire des usagers de ce trajet
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La destruction du Pont Sénégal 92 crée déjà des désagréments pour les automobilistes et les usagers de ce trajet. Le calvaire a commencé ce samedi et va continuer jusqu'à la fin des travaux dans 12 mois. Cependant, le respect du plan de circulation est demandé pour une meilleur fluidité de la circulation.
Le pont Sénégal 92 est fermé, depuis le samedi, en vue de sa démolition, après 23 ans d'existence. En effet, le pont doit laisser la place à l'échangeur de l'émergence, pour permettre la fluidité de la circulation pour les populations venant des Parcelles Assainies, Guédiawaye, Pikine, Grand Yoff, entre autres quartiers de la banlieue. Toutefois, ce plan de circulation, mis en place aux alentours immédiats de l'ouvrage pour la durée des travaux (12 mois), n'assure pas totalement la fluidité du transport. Le calvaire a déjà commencé pour les automobilistes et usagers de cet trajet. "La démolition est une bonne chose, mais nous allons souffrir avant la fin des travaux ", a déclaré Khady Thiam, une dame venue de Pikine. Elle souligne : "Le plan de circulation mis en place est bon mais, connaissant les Sénégalais, je craint que ce plan ne sera pas respecté dans les jours à venir, parce que cela sera une course effrénée et personne ne se laissera devancer". Ainsi, elle en appelle à la compréhension des usagers afin d'éviter le désordre sur ce tronçon.
Leral.net
L’échangeur de l’émergence (ex-pont Sénégal 92) va contribuer à l’amélioration de la mobilité urbaine à Dakar, a assuré le ministre des Infrastructures, Mansour Elimane Kane.
M. Kane a lancé samedi les travaux de l’échangeur de l’émergence (ex-pont Sénégal 92) d’un coût de plus de sept milliards de Francs CFA sur budget de l’Etat. Les travaux sont prévus dans 12 mois.
Le pont Sénégal 92 va être remplacé par un échangeur de troisième génération de cinq kilomètres à trèfle avec quatre branches, trois voies sur la route des Niayes. Il permettra de desservir certains quartiers de la banlieue Grand-Yoff,Parcelles Assainies, Golf, Guédiawaye .
 »Un échangeur trois fois, trois voies n’existe pas au Sénégal ça sera notre premier’’, a expliqué le ministre des Infrastructures, ajoutant que l’axe Patte d’oie-Aéroport Léopold Sédar Senghor et la routes des Niayes  »vont connaître des élargissements d’ici l’année prochaine ».
 »La routes des Niayes, à partir de Liberté 6 jusqu’à l’échangeur, aura un élargissement deux fois deux voies. De l’échangeur à Malika, on va assister à une révolution. La routes des Niayes va se métamorphoser en deux fois deux voies avec éclairage public, aménagement paysagé … », a assuré Mansour Elimane Kane.
Il a indiqué que d’ici un an, le nombre d’emplois va aller crescendo.
 »On prévoit 5000 emplois directs et 20000 emplois indirects. C’est un dispositif qui va permettre d’améliorer la mobilité urbaine de Dakar », a dit le ministre des Infrastructures.
Il a annoncé le démarrage dans un mois et demi de la deuxième section du prolongement de la Voie de dégagement nord(VDN) CICES-Golf et en juin les travaux d’agrandissement de la Routes des Niayes d’un côut de 100 milliards de Francs CFA.
 »Il y a tout un programme autour de la ville de Dakar. La ville de Dakar n’a pas été oubliée », a souligné Mansour Elimane Kane.
APS

HAUSSE DE LA VIOLENCE SEXUELLE

La violence sexuelle des mineurs en forte hausse
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La violence sexuelle, c’est des touchers ou des caresses que tu n’as pas demandés, mais qui font que tu te sens coupable quand même. Cela veut dire qu’une personne te touche d’une façon qui te trouble et qui fait que tu ne t’aimes plus. C’est un attouchement sur une partie intime de ton corps comme ton pénis ou tes fesses. Le violeur ne s’intéresse pas du fait que cette partie soit intime, c’est la satisfaction de son libido qui le préoccupe. La violence sexuelle est multiforme, multidimensionnelle. Car tu peux te sentir bien et mal à la fois et c’est très difficile à comprendre. Il peut aussi arriver qu’on te montre une vidéo dans laquelle des personnes touchent leurs parties intimes. Si la vue de la vidéo te fait te sentir drôle, c’est une sorte de violence sexuelle.
Au Sénégal, le nombre  de cas de violences sexuelles a doublé ces dernières années. Selon une enquête menée par Onu-Femmes au Sénégal, les violences à caractère sexuel occupe 60% des cas. Les acteurs de la santé s’inquiètent de l’âge toujours plus précoce des jeunes victimes de violences sexuelles. Beaucoup d’enfants victimes de violence sexuelle ont peur de parler, parce que la personne qui abuse d’eux les a menacés. Des victimes de ces sévices sexuelles font face à des obstacles sociaux et culturels majeurs qui entravent leur prise en charge. «Des études ont même révélé que les victimes des violences sexuelles ne bénéficiaient pas d’appui psychologiques, de soins médicaux et d’assistance judiciaire », déplore Racky Chaupin coordonnatrice d’Onu-Femmes. Un millier de jeunes adolescents sont impliqués chaque année dans des affaires d’agressions sexuelles ou de viols. De plus en plus de jeunes adolescents imposent des pratiques sexuelles d’adultes à leurs camarades de 12 ou 13 ans. Et les parents cherchent des réponses.
Selon un éducateur : «Ce sont les adolescents qui commettent les violences les plus brutales vis-à-vis des plus jeunes enfants que les adultes».
Les effets de la violence sexuelle sur les enfants
Il y a les maladies sexuellement transmissibles, dont le sida, les risques d’incontinence, d’hémorragies permanentes ou d’infertilité. Le traumatisme peut définitivement endommager le système nerveux d’un enfant, encore en cours de développement, occasionnant nervosité, migraines, phobies, fatigue chronique. Mais certaines blessures physiques peuvent provoquer la mort, comme d’ailleurs les grossesses précoces, pour la maman ou le bébé.
Cependant, il y a la blessure psychologique due à l’atteinte à la dignité, l’anxiété, l’amnésie, l’impossibilité de gérer le stress, la propension au suicide et à l’automutilation. Le sentiment d’être un mort-vivant. C’est une arme de guerre silencieuse qui aura des conséquences terribles sur leur vie d’adulte, sur leurs propres enfants et sur les futures générations.
En outre, les enfants violés ont-ils une propension à dispenser eux-mêmes la violence plus tard ? Pas systématiquement. Mais les recherches montrent que la façon dont les petits garçons sont socialisés et disciplinés dès la toute petite enfance est un indicateur de leur propension, à l’âge adulte, à se montrer violents. De même que lorsque la violence sexuelle devient la norme dans un conflit, elle finit par s’enraciner dans la culture.
Vincent Gomis/Senews

27/04/2015

QUI GAGNE A ETRE CONNU?

Youssou Ndour : "Je suis plus connu que Macky Sall mais c'est lui le patron"

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“Je vous dis sans détour que je suis plus connu que le Président Macky Sall. Mais c'est lui le patron. Macky Sall a été un ami, un compagnon avant qu'il ne soit le président de la République. Je fais partie des premiers à avoir trouvé Macky Sall dans son salon, alors qu'il était Premier ministre et en passe de devenir président de l'Assemblée nationale avant d'être exclu, pour lui dire : "Vous avez une responsabilité historique, prenez votre courage à deux mains". Après cela, on est resté très proche. On a travaillé ensemble. On est ensemble et je souhaite qu'après cela, on reste des amis. Sur la gestion du pays, on est d'accord sur presque tout. Même si des fois j'ai des critiques. Je suis un ministre-conseiller, je les formule à l'interne", a-dit Youssou Ndour dans un entretien avec EnQuête.
Le chanteur, qui assure être entré en politique par accident, dit avoir senti un besoin d'une majorité des Sénégalais. "Mon vrai combat, c'était que les autres (les libéraux) dégagent. Maintenant, je suis avec le Président avec qui je m'entends très bien. Je ne le gêne pas. Je ne crée pas de dualité. Tant que Macky Sall ne change pas de vision, je suis derrière lui. Je n'essaie pas de lui mettre des bâtons dans les roues et pourtant je peux avoir des ambitions", ajoute-t-il.
Sur son compagnonnage avec Macky Sall, il soutient : "Que ce soit 2017 ou 2019, nous sommes avec lui. Je ne suis pas avec lui juste pour parler, je participe et cela au vrai sens du terme".
Leral.net

LE TOUR EST BOUCLE

Le marocain Rahil Zouhair remporte le Tour du Sénégal
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En léthargie depuis 5 ans, l’édition du Tour du Sénégal 2015 a été bouclé en 19H 30’ 22 par le cycliste marocain Rahil Zouhair ce dimanche à Dakar, remportant ainsi le maillot jaune de la compétition. Le Néerlandais Kos Patrick (Global cycling team) et le Français Houanard Steve (Team creuse) ont terminé respectivement 2e et 3e.
Quant au représentant sénégalais Bécaye Traoré, il a été classé 4e au général.
Le Sénégalais avait remporté la 4ème étape de la compétition courue vendredi entre Thiès et Saint-Louis.
Au total, une cinquantaine de coureurs, issus du Maroc, de la France, des Pays-Bas, du Mali, de la Slovaquie, de la Gambie et du Sénégal ont pris part à ce tour.
Pape Dia/senenews

26/04/2015

ELECTRICITE MOINS CHER POUR CROITRE

Il n’y aura pas de croissance de 7 ou 8% sans baisse du coût de l’électricité, selon le FMI
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L’économie sénégalaise ne pourra pas atteindre l'objectif qu’elle s’est fixé en matière de croissance économique dans le Plan Sénégal émergent (PSE), sans une réduction au préalable du coût de l’électricité, a soutenu vendredi à Dakar le représentant du Fonds monétaire international (FMI).
"Le pays ne pourra pas atteindre le taux de croissance de 7 ou 8% si rien n’est fait dans le secteur de l’électricité. Il va falloir très vite (...) produire de l’électricité avec d’autres sources que le fuel, pour baisser les coûts de production et le prix de l’électricité", a dit Boileau Loko lors d’une conférence publique sur "les leviers de développement économique des pays africains".
Les experts et les opérateurs économiques privés jugent souvent le coût de l’électricité très élevé au Sénégal, par rapport à son prix dans de nombreux pays.
"Le FMI est en train de travailler avec les autorités sénégalaises pour accroître la croissance économique du pays et réduire la pauvreté", a ajouté M. Loko, rappelant que le Sénégal veut atteindre une croissance de 7 à 8 % dans les prochaines années, avec le PSE.
Le représentant du Fonds monétaire international au Sénégal a aussi souligné "la bonne stabilité macroéconomique" du pays.
L’économie sénégalaise doit profiter de cette situation pour entamer des réformes structurelles dans de nombreux domaines, selon Boileau Loko. "Le Sénégal jouit d’une bonne stabilité macroéconomique. Il faut maintenant que les autorités accélèrent les réformes structurelles dans tous les domaines, celui de l’électricité surtout, pour promouvoir le secteur privé et augmenter la croissance", a-t-il affirmé.
M. Loko a par ailleurs souligné le rôle du secteur privé en matière de performances économiques. "La croissance viendra du secteur privé. L’Etat doit créer les conditions qu’il faut pour attirer le secteur privé local et étranger."
Le Sénégal doit aussi faire preuve de "beaucoup plus de transparence (…) dans la gestion des dépenses publiques", selon le fonctionnaire du FMI.
AAN/ESF/APS

HAUSSE DES ASSURANCES

Le volume des assurances enregistre une hausse de 7,03% en 2014
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Au Sénégal, le secteur des assurances a connu une progression de 7,03% de son volume d’affaires, l’an dernier en passant de 96,067 milliards de francs Cfa au 31 décembre 2013 à 102,822 milliards de francs Cfa une année plus tard.
D’après l’APA, cette performance traduit la bonne dynamique que connaît ce secteur qui, à la fin de l’année 2013, enregistrait déjà une croissance de 3,85%. Selon la Fédération sénégalaise des sociétés d’assurances (FSSA), l’assurance dommage et l’assurance vie ont été les principaux moteurs de la croissance observée en 2014 avec respectivement un CA 76,128 milliards de francs Cfa (+6%) et de 26,684 milliards de francs Cfa (+9%).
A la fin de l’année dernière, on recensait 16 compagnies dans le sous-secteur de l’assurance dommage au Sénégal contre 7 compagnies présentes dans l’assurance-vie.
Aaron Akinocho/Ecofin

25/04/2015

ESPOIR DE PALU VAINCU

Un vaccin contre la malaria, développé en Belgique, autorisé dès octobre?
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Alors qu'on célèbre ce samedi la Journée Mondiale contre la Malaria, le premier vaccin, développé en Belgique, pourrait être approuvé par l'Agence européenne des médicaments (EMA) dans quelques mois, annonce la revue britannique médicale The Lancet. Si c'est le cas, l'Organisation Mondiale de la Santé devra alors décider de recommander ou non la vaccination dans les pays où le paludisme est endémique. Une décision est attendue pour le mois d'octobre prochain.
Le RTS, S/AS01, seul vaccin à avoir atteint la troisième phase des tests cliniques (la dernière avant l'autorisation définitive d'une commercialisation) a démontré qu'il offrait une protection contre la maladie mais cette protection n'est que partielle (4 ans maximum), surtout si aucun rappel n'est effectué. Le vaccin est plus efficace sur les enfants en bas âge (à partir de 5 mois) que sur les nourrissons. Le vaccin pourrait cependant permettre d'éviter des millions de cas de malaria, une maladie qui fait près de 600.000 victimes mortelles par an, en majorité des mineurs. Le RTS, S est le vaccin expérimental le plus évolué à ce stade. Dès 2004, il a été démontré qu'il pouvait protéger des enfants et des bébés vivant dans les zones endémiques de la maladie causée par le Plasmodium falciparum, espèce la plus meurtrière du parasite de la malaria. Le vaccin a été inventé et développé en Belgique, dans les laboratoire de la firme GlaxoSmithKline dès la fin des années 1980. La deuxième phase de tests cliniques, dirigée par le docteur Pedro Alonso au Mozambique en collaboration avec le Centre de Recherche International de Barcelone dans le domaine de la Santé, avait démontré que le vaccin permettait de réduire de 49 % le nombre de cas de malaria grave chez les enfants. Selon The Lancet, les résultats de la phase finale de recherche ont démontré que, quatre ans plus tard, ces mêmes enfants sont toujours protégés, même si on observe une diminution de l'efficacité du vaccin au fil du temps. Lors de la dernière phase de tests cliniques, le vaccin a été testé sur un total de 15.459 bébés dans onze zones de sept pays d'Afrique subsaharienne (Burkina Faso, Gabon, Ghana, Kénya, Malawi, Mozambique et Tanzanie). Les enfants vaccinés à partir de 5 mois ne sont plus que 36 % à être protégés, à condition d'avoir reçu un rappel 18 mois plus tard. Les nourrissons vaccinés à partir de la 6e semaine ne sont plus que 26 % à bénéficier de la protection. Ces résultats sont à la fois décevants et encourageants. "Le vaccin n'offre pas les mêmes résultats que ceux qui luttent contre d'autres maladies", dit Brian Greenwood, de l'Ecole d'Hygiène et de Médecine Tropicale de Londres. "Mais en 2012, 198 millions de personnes ont été infectées par la malaria. Le vaccin pourrait donc permettre d'éviter des millions de cas chez les bébés."
Agence Belga

LE BUSINESS DES TALIBES

Les talibés victimes d'un grand business juteux.
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La célébration de la journée mondiale du talibé impose un regard profond sur les stratégies mises en place pour lutter contre ce phénomène en propension et sur les actions entreprises par des structures à Saint-Louis qui se sont engagées de manière volontaire à éradiquer le phénomène. Malgré la prolifération des centres d’accueil, organisations locales de défense des intérêts des talibés, le phénomène de la mendicité rue s’amplifie de jour en jour. Cette situation pose la nécessité d’un audit de ces structures d’accueil et une politique de structuration permettant d’assainir ce secteur. Zoom sur ces multiples contraintes qui pèsent sur un secteur en malaise.
Un business juteux est né.
À Saint-Louis, la création effrénée de centre et structures d’accueil pour enfants talibés est  phénoménale et provoque une reconversion de plusieurs acteurs qui investissent leur milieu sans réelles compétences et expériences. Le sort des enfants en situation difficile est devenu le nouveau business identifié pour coopter d’importants financements extérieurs pour assouvir intérêts personnels. Un grand marketing et une quête incessante de visibilité accompagnent ce stratagème qui use de la sensibilité des étrangers via l’Internet pour « se faire du fric ». Aucune comptabilité n’est faite dans certaines structures sur l’enfant reçu d’ailleurs. Juste quelques actions spontanées prises au bout d’un cliché et éparpillées sur la toile pour renforcer la caisse ou … la poche.
Les enfants en ruptures familiales : un problème épineux.
Malgré les efforts consentis, le phénomène des enfants en rupture familiale est toujours épineux. Ces jeunes devront subir une nouvelle rééducation et une mise en confiance avant le retour ultime. Des structures spécialisées dans le domaine oeuvrent avec engagement, mais le manque de moyen plombe l’efficacité de leur action. Des descentes permanentes sur les  points de chute identifiés (gare routière, Diamalaye ou Quai de pêche ; ect) sont régulièrement effectuées pour se rapprocher des cibles en perpétuel mouvement et en proie à toutes formes de danger.
« Goûter» et « repas » pour les talibés : une nouvelle manie pour coopter des financements.
La régularisation et la restructuration des structures à Saint-Louis dévient plus qu’une obligation à laquelle l’État du Sénégal, à travers sa représentation régionale, doit s’atteler pour assainir un milieu infesté pour des convoitises personnelles de toutes sortes. Plusieurs associations sporadiquement des « goûters » ou « repas » symboliques et usant de l’effet de nombre pour susciter plus d’aides extérieures « au nom des talibés ». Le procédé est simple : les images sont postées sur Web et les réseaux sociaux pour massifier avec un zoom sur la désuétude de l’enfance pour toucher les âmes sensibles. La participation de bonnes volontés extérieures s’amplifie et la candidature de stagiaires monte.
Et le phénomène continue …
Des convois réguliers acheminent les gamins dans la capitale du nord. L’apprentissage du coran tel indiqué au départ n’est qu’un prétexte pour introduire le jeune enfant dans une razzia quotidienne sordide qui, si elle échoue, sera sévèrement et parfois mortellement sanctionné. L’enseignement du Coran pose problème, car les enfants passent la majeure partie de leur temps au marché et quai de pêche, gares routières dans les ruelles de l’ile et de Sor.
Les liens « complices » de certains centres  avec les maitres « coraniques » favorisent la prolifération des daaras au détriment de ceux traditionnels, gérés par des familles historiques bien connues pour leur expertise et leur sérieux.
La lutte contre la mendicité exige également une stratégie bilatérale qui permettra depuis les pays limitrophes de décourager l’acheminement d’enfants au Sénégal.
NDARINFO.COM

TOUR DU SENEGAL

14e Tour du Sénégal : 9 équipes sur la ligne de départ
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Après l’étape des négociations avec les sponsors, les contacts avec les hôteliers, les conférences de presse de préparation, le 14e Tour cycliste du Sénégal prend la route ce matin pour rallier certaines régions du pays. Et pour une reprise, les organisateurs comptent y aller mollo-mollo. Pas la grosse armada des Tours précédents, pas de prologue non plus pour lancer l’épreuve et pour finir un nombre restreint d’équipes participantes. Hier, le directeur du Tour, Michel Thioub, et son état-major s’affairaient autour des derniers réglages, principalement les villes-étapes pour la restauration et l’hébergement de la caravane.
Le tour a donc été lancé vendredi matin avec un départ fictif au rond-point Cirnos avant le départ réel devant la LGI de Mbao. Au programme, il y aura 6 étapes dont des transbordements, mais pas de journée de repos. Les cyclistes feront Dakar, Joal, Kaolack, Diourbel, Thiès, Somone, Saint-Louis, Tivaouane et retour sur Dakar, samedi, pour disputer le lendemain dimanche la dernière étape en circuit fermé, pour un total de 851 km. Comme à l’accoutumée, le Sénégal présentera deux équipes (A et B) à côté d’équipes étrangères venues du Maroc, de la Gambie, du Mali, de la Rdc, de la Slovaquie, d’un club français Team Creuse et un autre hollandais Global Cycling. Parmi les étapes, certaines seront en circuit fermé, d’autres en grande boucle comme la 3e, Somone-Somone. La plus longue distance devrait être celle reliant Thiès à Saint-Louis ou Saint-Louis-Tivaouane. L’étape Kaolack-Diourbel-Thiès n’est pas non plus à négliger. Les cyclistes auront donc à faire. Mais puisqu’une certaine boisson énergisante sera sur le circuit, ils pourront bien en profiter pour se redonner du tonus.
LES ETAPES : 1ère étape : Dakar-Joal. 2e étape : Kaolack-Diourbel-Thiès. 3e étape : Somone-Somone. 4e étape : Thiès-Saint-Louis. 5e étape : Saint-Louis-Tivaouane. 6e étape : Dakar en circuit fermé
NdarInfo

"RIEN NE VA PLUS"

Pefaco prépare une razzia sur les casinos
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Le groupe espagnol Pefaco s'apprête à racheter au groupe sénégalais Anfa ses deux casinos à Dakar, a appris "Jeune Afrique".
Le groupe Pefaco, dont le siège est à Barcelone, se présente volontiers comme le numéro un des salles de jeux en Afrique. Mais Francis Perez, son patron, entend passer la vitesse supérieure. Selon les informations recueillies par Jeune Afrique, après les machines à sous, qu'il commercialise dans sept pays, il s'attaque pour la première fois aux casinos et s'apprête à racheter au groupe sénégalais Anfa (casinos, hôtels, restaurants, night-clubs) ses deux établissements dakarois : le Café de Rome et le Casino du Cap-Vert.
Ce n'est pas tout ! Perez, qui est de nationalité française mais né à Oran, devrait inaugurer prochainement ses premières salles de jeux au Rwanda. Et il espère en ouvrir d'autres à Lagos, au Nigeria, avant la fin de l'année.
Créé en 1995, Pefaco est présent dans les jeux et loisirs ainsi que l'hôtellerie. En Afrique, le groupe qui compte 3000 employés, est présent au Bénin, au Burkina Faso, au Congo-Brazzaville, en Côte d'Ivoire, au Niger, en RD Congo, au Rwanda et au Togo.
Jeuneafrique

24/04/2015

LE NOUVEL AEROPORT GERE PAR DES ALLEMANDS

L’aéroport de Diass entre les mains des Allemands !
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C’est officiel ! La gestion aéroportuaire de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) a été confiée au géant Allemand FRAPORT AG. De sources autorisées, nous sommes en mesure d’affirmer que l’accord a été signé dans le courant de la semaine dernière. La délégation sénégalaise qui a effectué le déplacement à Francfort en Allemagne était composée d’un représentant de la présidence, des directeurs généraux de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) et celui du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis).
DAKARACTU

LA CUISINE DES TALIBES

Lutte contre la mendicité : Le concept « Cuisine des Talibés » lancé à Thiès
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Profitant de la journée du talibé, lundi dernier, des mamans habitantes du quartier Mbour 3 de Thiès ont, en présence de l’ex-Premier ministre, Aminata Touré, ouvert la première cuisine collective en charge de participer à la restauration de plus de 300 talibés des écoles coraniques.
C’est investissement d’au moins 5 millions de FCfa collectés par de braves mamans qui disent avoir choisi comme marraine Mme Aminata Touré pour le leadership qu’elle incarne. « Thiès comprend 35 cellules de mamans engagées auprès des "daaras" mais Dieu a fait que  nous soyons la première à réaliser un tel projet, un modèle que nous souhaitons inspirer toutes les bonnes volontés partout au Sénégal afin de faire reculer voire même éradiquer la mendicité dans sa forme actuelle », a confié Sokhna Ndèye Ndoye de la cellule des mamans de Mbour 3.
Pour le démarrage, les mamans indiquent que la cuisine va fonctionner suivant  un calendrier établi de concert avec les maîtres coraniques afin qu’elle puisse monter en puissance au fur et à mesure. « L’objectif étant d’arriver à assurer, au quotidien, la restauration de l’ensemble des "daaras" recensés au quartier Mbour 3 », précise-t-elle.
50 cuisines au profit des talibés
Avant de couper le ruban de la cuisine, Mme Aminata Touré soutient que pour donner aux enfants « talibés » une bonne formation religieuse, il est important de leur assurer une nutrition correcte tout comme un suivi sanitaire satisfaisant. « Dans ce chantier, même si l’Etat a un rôle à jouer, il faut surtout que la communauté s’engage de façon pratique comme vous venez de le démontrer », souligne-t-elle. Pour rassurer les maîtres coraniques sur le concept de « daara » moderne, l’ex-Premier ministre indique que les échanges se poursuivent avec tous les acteurs concernés, car la seule préoccupation du président de la République Macky Sall et de son gouvernement,  c’est d’assurer aux enfants sénégalais une bonne éducation et sans exclusive. « Je pense qu’avec la même ingéniosité, les mamans vont trouver la bonne parade pour faire tourner à plein régime la cuisine afin qu’aucun talibé n’erre  plus dans les rues à la recherche de nourriture ou passe la nuit à la belle étoile », prie-t-elle.
Une vision totalement partagée par Oustaz Tahir Fall, président national du Collectif des associations des maîtres coraniques du Sénégal.  Selon lui, cet exemple de Mbour 3 doit faire tache d’huile partout au Sénégal. « Notre association se fixe comme objectif de construire au moins 50 cuisines au profit des talibés dans les 45 départements du pays », assène-t-il. Des  notables  du quartier Mbour 3, le maire de la commune de Thiès-ouest, Aliou Sow, et Yankhoba Diattara, premier vice-président  du Conseil départemental de Thiès, ont assisté à la rencontre.                                    
Mbaye BA/Lesoleil

23/04/2015

SENEGALAIS MORTS EN MER

Naufrage de 800 migrants : 13 fils de Tamba parmi les victimes
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La région de Tambacounda est endeuillée. Treize de ses fils font partie des 800 migrants noyés le week-end dans les eaux de la Méditerranée, informe “Le Quotidien”.
Plusieurs localités de cette région sont touchées par ce drame. De Fayda à Sao en passant par Sambangaye, Demboubé et Sitacourou, plusieurs victimes y ont été recensées.
A Simbangaye, village situé vers la frontière gambienne, dit-on, Diao Kane, un fils de la localité, a été déclaré mort dans le naufrage. A Demboubé aussi, un certain Souleymane a été déclaré mort. A Makacoulibantan, Badi Bâ, la trentaine, a disparu dans les profondeurs de la Méditerranée alors qu'il voulait regagner l'Europe.
 “Nous avons été informés par un des nôtres qui était du voyage, mais qui a pu se tirer d'affaire. Il nous a dit que des fils de la commune de Maka, au nombre de plus d'une dizaine, qui étaient tous dans l'embarcation, ont péri dans les eaux méditerranéennes. Ce qui n'a pas manqué de créer l'émoi et la consternation surtout dans les familles concernées”, déclare Saliou Dieng, un habitant de la localité, dans les colonnes du journal “Le Quotidien”.
Macky demande une mobilisation internationale contre l'émigration clandestine
En Conseil des ministres, hier, le Président de la République, Macky Sall, a “exprimé sa profonde émotion et sa vive préoccupation suite au naufrage ayant coûté la vie à de nombreuses personnes, qui tentaient de rejoindre l'Europe par la voie clandestine”. “Il a salué la mémoire des victimes et a saisi cette occasion pour lancer un vibrant appel à une mobilisation générale, à l'échelle africaine et internationale, pour prévenir ces drames et mettre fin à la tragédie humaine de l'émigration clandestine”, note le communiqué du Conseil des ministres.
Seneweb

AMOUL VISA, ET APRES?

Suppression du visa d'entrée au Sénégal: Solution à la crise du tourisme?
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A la lecture des interpellations depuis 2013 des acteurs du tourisme sur la question du visa d’entrée au Sénégal jugé trop cher, et à l’accueil qui a été réservé à l’annonce de sa suppression, le débat sur la relance du tourisme au Sénégal est loin d’avoir trouvé son épilogue. Nombreux sont les Sénégalais qui pensent que cette mesure, bien que salutaire, est loin d’être suffisante. C’est officiel, à compter du 1er Mai 2015, plus besoin de visa pour franchir les frontières du Sénégal. L’annonce faite par le président de la République Macky Sall le 4 Avril dernier, loin de trouver l’assentiment de tous continue d’alimenter les débats. Cependant, personne ne peut nier que l’entrée sans condition de visas dans un pays comme le Sénégal ne peut qu’augmenter le nombre de visiteurs, mais s’agit-il réellement d’une solution aux maux que traverse le secteur du tourisme ?
Des mesures d’accompagnement
La suppression du visa d’entrée dans notre pays ne saurait être à elle seule « la main bénite » qui permettra, dès son entrée en vigueur le 1er Mai, de relancer ce secteur qui traverse depuis plusieurs années de nombreuses difficultés. Bien que salvatrice pour les acteurs du tourisme, elle ne saurait atteindre son objectif de relance si elle n’est pas accompagnée de mesures idoines. En effet, il ne suffit pas de faire bénéficier aux voyageurs d’une remise de 50.000 FCFA (prix du visa d’entrée au Sénégal dans certains pays) pour espérer que le tourisme sénégalais brille à nouveau.
Au-delà de la suppression, il faudra une mobilisation de l’ensemble des acteurs pour rendre la destination Sénégal attractive. Et sur ce plan, le pays peut compter sur l’implantation d’acteurs internationaux tels  jovago.com qui, depuis son implantation en 2014, multiplie des actions pour mieux promouvoir la destination.  Il est clair que la suppression du visa vise une clientèle internationale, de ce fait, il est impératif que le Sénégal bénéficie d’un meilleur marketing pour améliorer son image à l’extérieur, cela passe par une plus grande visibilité de ses atouts sur la toile (internet étant devenu de nos jours le premier guide du voyageur) mais aussi une présence plus importante dans les salons touristiques afin de mieux exposer la diversité de l’offre sénégalaise.
Le tourisme ne se limitant pas aux stations balnéaires, la culture devra également être mise en avant afin que visiter le Sénégal devienne une expérience unique que chaque touriste désire renouveler. Enfin, il est primordial qu’on cesse de penser que le tourisme est réservé aux étrangers ou occidentaux, c’est du moins l’analyse qu’on peut être tenté de faire si l’on considère la suppression du visa comme principal atout de la relance touristique. L’offre touristique doit être également tournée vers une cible locale, pour cela les acteurs du secteur doivent s’atteler à développer un tourisme local, afin de faire découvrir au sénégalais la beauté de leur pays.
Le rôle des médias
Pour des pays comme l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigéria ou le Kenya, la presse joue un rôle important dans le développement de la destination. En effet, ces pays ont su développer une presse qui s’intéresse de près aux questions touristiques, loin des débats. Celle-ci contribue à mettre en avant la beauté touristique du pays aussi bien pour le marché local qu’international. La motivation du touriste, c’est la perception qu’il a d’une destination, et de ce fait les journalistes sont des acteurs incontournables pour la relance du tourisme sénégalais. En somme, la mesure prise par le président Macky Sall, ne peut qu’être salutaire dans la mesure où cette action vise à sortir du « trou » un secteur touristique de plus en plus essoufflé. Toutefois, la suppression du visa d’entrée pour qu’elle puisse répondre à ces attentes devra être accompagnée par la mise en place d’un plan de relance tenant compte de facteurs clés comme la visibilité de l’offre et l’ouverture à une offre locale.
Ismael Cabral Kambell, Jovago/Pressafrik