31/05/2015

TOI, T'ES TOUBAB!

Ça fait longtemps que tu es Toubab au Sénégal quand...

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- Tu trouves qu'il fait froid dès que le thermomètre descend en dessous de 25°C.
- Tu ne t'arrêtes plus au stop et tu as oublié ce qu'était un clignotant.
- Tu bois de la bière comme d'autres boivent du café.
- Tu trouves normal que quelqu'un te porte tes courses jusqu'à ta voiture.
- Tu ne t'étonnes plus du nombre de chèvres, cochons, chiens, zébus, piétons qui traversent la route.
- Tu essayes de tout négocier, même le prix du vin au resto.
- Tu as peur de te faire marabouter.
- Tu possèdes 3 portables, un par réseau GSM.
- Tu commences à sortir ton portefeuille dès que tu vois une voiture de Pandores
- Tu achètes tes chaussures dans la rue.
- Tu mets du piment et du Maggi liquide ou cube partout.
- Tu agites un grigri pour qu'il ne pleuve pas le jour de ta soirée barbecue.
- Tu dis « hahaaaan » pour montrer que tu as compris.
- Tu achèves toutes tes phrases par "quoi".
- Tu ne mets plus que des tongs en plastique.
- Tu ne réagis plus quand le policier t'amende pour "non possession du triangle" dans la voiture et non parce que vous êtes 10 dans une voiture 5 places.
- Tu réponds "C'est ça !" pour montrer que tu es foncièrement intéressé par ce que les gens te disent.
- Tu marches pieds nus dès que tu peux.
- Tu manges du tiep, du yassa, du mafé
- Tout le monde est ton cousin ou ta cousine, voire ton frère ou ta sœur, Papa ou Maman
- Tu connais 17 Mamadou, 7 Idrissa, 5 Moussa, 12 Awa, 21Cheikh, 3 Aminata...
- Tu mâches de la cola dans les bouchons centre ville.
- Tu achètes un fer à repasser, des guirlandes de Noël ou un perroquet du Gabon au feu rouge dans ta voiture.
- Tu connaissais Magic System et Sagacité 5 ans avant le reste du monde.
- Tes expressions sont : "amoul solo", "y a quoi ?!", "c'est quoi quoi", "ou bien !?", "nio far", "en tout ka même...", et "présentement..."
- Ta chaîne hi-fi, ta télé et tous les autres appareils électriques ont sauté à cause d'une coupure d'électricité ou d'un délestage.
- Tu sais allumer un groupe électrogène.
- Il pleut, tu cours sous la pluie en criant car oui il faisait chaud et que oui ça fait du bien.
- Tu te baignes dans une piscine à 30 degrés.
- Tu vois un lézard, tu dis "ouais ben t'as pas vu un margouillat".
- Tu te dis que les grillons ou les grenouilles ont envahi ta chambre tellement ça t'empêche de dormir.
- T'as mis des bougies et allumettes partout chez toi au cas où il y aurait délestage.
- Tu te lèves le matin pour aller travailler et qu'il fait jour à cette heure toute l'année.
- Tu cries dans ta salle de bain car t'as mis l'eau froide mais qu'elle est bouillante à cause des tuyaux exposés au soleil.
- Maintenant tu vois une grosse bête, tu ne cries pas mais deviens "tueur" et tu la pulvérises d'un coup de claquette !
- On te demande un nom d'animal commençant par C et que tu dis chameau et par M tu dis margouillat.
-  A la saison des pluies tu trouves normal de te déchausser et relever ton bas de pantalon avant de sortir de ta bagnole.
- Tu palabres avec le chauffeur de taxi, la caissière au supermarché, le gars assis sur un banc à côté de toi, etc.
- Tu as déjà pris un taxi où on voit la route à travers le plancher.
- Tu es déjà rentré à 9 dans un taxi.
- Tu as plus tendance à t'étonner quand une mobylette s'arrête au feu rouge (quand il y en a!) que quand elle le grille.
- Tu divises au minimum le prix par trois quand tu veux acheter quelque chose.
- En descendant de l'avion tu sens la chaleur étouffante te prendre, et tu te dis que y a rien à faire, l'Afrique t'a manqué !
- Tu marches pour aller chez les voisins ou un peu plus loin et qu'arriver là-bas tu as les pieds couverts de poussière ....
- T'as connu les vents de sable qui arrivent d'un coup et qu'il fait soudain noir (de sable) à 14H !
- Tu dois arrêter ta bagnole parce qu'un troupeau de vaches ou moutons ou chèvres traverse la route en pleine ville.
- Tu as déjà mis des pulls quand il fait 20°c.
- T'as au moins 3 potes qui viennent manger chez toi chaque jour...
- T'as déjà bu du bissap et mangé des gingembres glacés.
- Tu atterris en avion et que tous les gens applaudissent.
- La première chose que tu fais en sortant de chez toi le matin, c'est de SOURIRE en regardant le ciel...

L'HYGIENE RECOMPENSEE

Campagne de promotion de l’Hygiène : Le Sénégal gagne le prix d’Afrique
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Le Service National de l’Hygiène du Sénégal a reçu le prix régional AfricaSan, parrainé par Unilever via sa marque Lifebuoy, pour leurs initiatives exceptionnelles en matière de sensibilisation aux bonnes pratiques de l’hygiène.
Organisés par le conseil des ministres africains chargés de l’eau (African Ministerial Council on Water, AMCOW), ces prix récompensent les efforts en matière d’hygiène et d’assainissement réalisés en Afrique, qui ont provoqué un réel impact ainsi que des changements de comportement durables. Ce prix a été remis au directeur du service national d’hygiène au ministère de la Santé, le Dr Moussa Sarr, par la directrice de mission sociale internationale d’Unilever pour Lifebuoy, Anila Gopal, et la célèbre chanteuse sénégalaise Vivianne N’Dour, au cours de la quatrième conférence africaine sur l’assainissement et l’hygiène qui s’est tenue à Dakar, au Sénégal.
Pendant la conférence, qui avait pour thème Faire de l’assainissement pour tous une réalité en Afrique, Unilever a annoncé le renouvellement de son partenariat avec USAID, qui entraînera le développement de la campagne de promotion du lavage des mains au savon Lifebuoy, visant à sauver les vies de nouveau-nés.
Mme Gopal rappelle qu’en Afrique subsaharienne, plus d’1,2 million de nouveau-nés ne survivent pas à leur première année, et beaucoup de ces décès pourraient être évités grâce au lavage des mains au savon. « La plupart des décès de nouveau-nés sont dus à des infections qui pourraient être évitées en prenant de simples mesures de prévention et en veillant à la disponibilité de soins curatifs pour soigner les enfants malades », dit-elle.
Lifebuoy, à travers le renouvellement de son partenariat avec le programme de survie maternelle et infantile (Maternal and Child Survival Programme, USAID), vise à créer un programme dédié aux nouveau-nés afin que le lavage des mains au savon devienne courant chez les mères.
« 50 % des décès d’enfants âgés de moins de 5 ans surviennent en Afrique, où un enfant sur 10 meurt avant de fêter son cinquième anniversaire. Nous mettons en commun notre savoir-faire pour opérer un véritable changement chez les mères et les enfants en Afrique, afin que chaque enfant africain puisse vivre au-delà de son cinquième anniversaire », a ajouté Mme Gopal.
En Afrique subsaharienne, plus de 1,2 million de nouveau-nés ne survivent pas au-delà de cinq ans, et beaucoup de ces décès pourraient être évités grâce au lavage des mains au savon, l’un des moyens les plus efficaces et les moins chers pour se protéger contre des maladies telles que la pneumonie et la diarrhée, qui empêchent chaque année 2,1 millions d’enfants de vivre au-delà de leur cinquième anniversaire.
« Le lavage des mains au savon peut réduire les risques de diarrhée de 45 % et les risques de pneumonie de 23 %. C’est un acte simple mais qui peut sauver des vies, et qui pourrait permettre à plus d’enfants de vivre au-delà de cinq ans », a-t-elle insisté.
Lifebuoy vise à toucher 71 millions de personnes en Afrique d’ici 2020, dans le cadre de son programme de modification des comportements dans lequel ont déjà été impliquées 257 millions de personnes dans 24 pays depuis 2010, en leur apprenant comment bien se laver les mains. À la faveur du lancement par les Nations unies des nouveaux Objectifs de développement durables (ODD) en septembre 2014, Lifebuoy réalise actuellement un travail de sensibilisation autour de la nécessité d’inclure une disposition concernant les installations d’hygiène dans l’objectif relatif à l’eau et à l’assainissement
Leral.net

L'ECOLOGIE AVANCE

10 000 biodigesteurs seront distribués aux ménages vulnérables d’ici 2019
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Le gouvernement sénégalais prévoit de distribuer 10 000 biodigesteurs à des ménages vulnérables d’ici 2019. Cette annonce a été faite par Mor Ndiaye, responsable à la cellule du programme national de biogaz.
A travers cette distribution, le programme permettra à ces ménages d’avoir accès à l’électricité par le biogaz et ce à moindre coût. En outre, cette opération permettra la création de nombreux emplois tout en offrant aux fermiers la possibilité de transformation des produits céréaliers, a expliqué M. Ndiaye.
A long terme, le programme vise l’alimentation en énergie grâce au biogaz de 100 000 ménages sénégalais pour un coût global de plus de 133 millions $.Il entre également dans le cadre de la politique nationale de protection de l’environnement. En effet, au cours de l’année 2009, plus de 2 millions de tonnes de bois ont été utilisées par les Sénégalais.
Ecofin

LE SENEGAL PERFORME

Le Sénégal parmi les meilleurs réformateurs africains, selon un expert
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Le Sénégal a engagé ''beaucoup d’efforts en termes de réformes'', pour attirer l’investissement, se positionnant ainsi parmi les meilleurs réformateurs africains, a soutenu Makha Racine Sy, président de la Chambre américaine de commerce (AmCham) au Sénégal.
‘’Le Sénégal vient de très loin, car au niveau du classement mondial du Doing-business, nous étions, il y a 10 ans, très bas dans les profondeurs du classement. Beaucoup d’efforts ont été faits, beaucoup de réformes et aujourd’hui le Sénégal se positionne parmi les meilleurs réformateurs africains’’ a t-il expliqué.
M. Sy s’entretenait avec l’APS, vendredi, au dernier jour de la Semaine américaine à Dakar (USA Week - Dakar 2015). Cette 5ème édition ouverte mercredi dernier a été axée sur le thème : ''Sénégal : terre d’investissements''.
Selon lui, ‘’ il reste quand même du chemin à faire, mais au-delà des progrès spécifiques dans des domaines précis plus généralement ce qu’il faut continuer à changer c’est l’état d’esprit qui consiste à dire que par exemple un entrepreneur c’est forcément un voleur’’.
‘’Non les entrepreneurs, aujourd’hui, ont une éthique. Les grandes entreprises développent une éthique forte pour être des bons citoyens, respecter les lois, gagner de l’argent et payer leurs impôts,’’ a t-il précisé.
''Il faut, selon lui, encourager cet état d’esprit-là et que l’Etat et les administrations comprennent que les entreprises sont là pour développer le pays (..). D’ailleurs, l’Etat le fait de plus en plus, puisqu’il instaure les PPP (partenariats public et privés)’’.
‘’Mais le grand rôle de l’Etat, c’est de mettre en place la cadre global réglementaire et laisse les entreprises travailler, un cadre qui définit qui peut faire quoi de manière à ce que les entreprises se lancent et l’Etat sénégalais est dans cette mouvance’’, a indiqué M. Sy.
Depuis 2003, la semaine américaine (USA Week Dakar) s’est érigée comme le premier salon commercial de Dakar à travers plusieurs éditions dans le but de renforcer les relations d’affaires entre le Sénégal et les Etats-Unis.
MF/AD/APS

CONTREBANDE DU TABAC

Commerce illicite du tabac : Le Sénégal perd 3,2 milliards de francs par an
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Le commerce illicite du tabac fait perdre à l’Etat du Sénégal 3,2 milliards de francs Cfa par an. Ainsi, notre pays qui croit amasser 32 milliards de francs Cfa de taxes sur le tabac se retrouve avec beaucoup moins à cause du commerce illicite de celui-ci. Cette révélation a été faite hier à l’occasion d’un point de presse animé par le président de la Ligue sénégalaise de lutte contre le tabac (Listab), Dr Abdoul Aziz Kassé, en prélude à la Journée mondiale de lutte contre le tabac, célébrée ce 31 mai. Comment la cigarette de contrebande inonde-t-elle le marché sénégalais ? Sans ambages, Dr Kassé répond : «Si un tel commerce est possible au Sénégal, c’est grâce à la bénédiction de l’industrie du tabac. Elle (l’industrie du tabac Ndlr) dit souvent que le commerce illicite de tabac leur porte préjudice, mais nous (société civile) leur avons proposé de faire le traçage de la cigarette pour lutter contre un tel commerce. Mais elle a refusé. On ne veut pas une chose et son contraire. Nous en avons déduit qu’elle est complice puisque c’est elle qui vend la cigarette de contrebande sur le marché parallèle», martèle M. Kassé.
Le commerce illicite du tabac menace la stabilité du pays
Ce trafic ne fait pas perdre que de l’argent à notre pays. Pis, détaille le coordonnateur de la Listab, ce commerce, en plus de poser un sérieux problème de santé publique, menace la stabilité du pays. Donnant l’exemple du Mali qui fait à des remous dans le nord de son territoire, M. Kassé révèle que c’est le trafic de la cigarette de contrebande qui finance en partie ce conflit. «Il ne faudrait pas que le Sénégal dorme sur ses lauriers. Un important trafic de tabac est en train de se faire dans le nord du pays à Rosso, au sud en Casamance, mais aussi à Mbour où nous avons identifié un réseau de trafiquants. Nous n’avons pas certes la cartographie complète de ce trafic, mais c’est un problème qui doit être pris au sérieux par les pouvoirs publics», alerte Dr Kassé.
Le Sénégal dispose maintenant d’une législation anti-tabac. Selon Kassé, le commerce illicite de tabac risque de la fragiliser. Par conséquent, le patron de la Listab a invité le Sénégal à signer et ratifier le Protocole d’élimination du commerce illicite lancé depuis novembre 2012 par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). En attendant la signature de ce protocole et aussi l’effectivité de la loi anti-tabac qui attend ses décrets d’application, la Listab engage la bataille. D’abord, elle va sensibiliser les décideurs qui, selon les acteurs de la société civile, doivent prendre des mesures pour freiner ce business. Ensuite, les membres de la Listab vont s’atteler à illustrer davantage le rôle de l’industrie du tabac dans le commerce illicite de la cigarette.
Par ailleurs, Dr Kassé salue les avancées du Sénégal en matière de lutte contre le tabac et demande aux autorités d’accélérer la rédaction des décrets d’application. «On est resté presqu’un an sans rien faire depuis le vote de la loi. On nous a fait comprendre qu’il n’y avait pas dans le budget 2015 du ministère de la Santé une ligne pour prendre en charge les décrets d’application. Mais ce problème est derrière nous puisque une Ong américaine a décidé d’accompagner l’Etat du Sénégal. La Listab a de son côté acquis un financement et sous peu, je pense qu’on aura les décrets d’application et les arrêtés ministériels», se réjouit Dr Kassé. Il annonce qu’il va veiller à ce que le processus aille jusqu’au bout. Car il soupçonne «des manœuvres de l’industrie du tabac qui cherche à modifier quelques dispositions de la loi à travers les décrets d’application, notamment celui lié à l’interdiction de fumer dans les espaces publics».
Ngoundji DIENG/lequotidien.sn

30/05/2015

REMONTER LA PENTE DU TOURISME

Le secteur touristique sénégalais en plein déclin
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Autrefois pionnier de l’Afrique en matière de tourisme, le Sénégal peine aujourd’hui à attirer les voyageurs. L’augmentation du coût du voyage, les réformes du gouvernement, et l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, n’ont rien arrangé en matière de tourisme. Pourtant aujourd’hui, l’État semble prendre conscience du malaise et a pris des mesures pour relancer ce secteur. Décryptage de la situation du tourisme au Sénégal.
Derrière la pêche, le tourisme est le deuxième secteur d’activité du Sénégal. Mais aujourd’hui, la situation est alarmante : la chute a commencé après la crise financière de 2008, et s’est accélérée depuis 2012. Les pertes sont lourdes pour le pays, comme l’explique Babacar Beuz Diedhiou, journaliste sénégalais : « le tourisme sénégalais ne fait plus de recettes importantes, du fait que la destination du Sénégal n’est plus prisée et ne se vend plus comme avant ».
Le nombre des visas délivrés témoigne du déclin du secteur touristique. En novembre 2013, Abdoulaye Daouda Diallo, ministre sénégalais de l’Intérieur, annonçait que « 85 736 visas ont été délivrés en quatre mois ». La communication est devenue plus rare ensuite. D’ailleurs selon le consul du Sénégal à Paris, il y a eu seulement « 19 738 visas délivrés » en 2014 alors que près des deux tiers des visas d’entrée au Sénégal sont délivrés dans la capitale française. La baisse s’est poursuivie au premier trimestre de 2015 avec 3 577 visas attribués de janvier à avril 2015.
Les raisons de la crise
Il y a plusieurs explications à la perte de vitesse du secteur touristique sénégalais. La mise en place d’un visa payant en juillet 2013 en est une : un document de 50 euros par personne alors que le Sénégal était déjà destination onéreuse, notamment à cause des surtaxes sur les billets d'avion. « La saison dernière, à la suite de l'instauration du visa biométrique par les autorités, la fréquentation a baissé de 30 % à 40 % », explique Jean-Paul Fontaine, propriétaire et gérant d’un hôtel cinq étoiles dans le sud du pays. La baisse de la fréquentation a aussi contribué à la mise au chômage technique de centaines d’employés.
D’après les mots du président Macky Sall, cette mesure devait « rehausser la dignité des Sénégalais » qui ont de plus en plus de difficultés à accéder à l’espace Schengen ou à l’Amérique du Nord, les visas étant de plus en plus compliqués à acquérir pour eux. Cela représentait aussi pour l’État une nouvelle source de revenus. Si la mesure était cohérente, elle n'a pourtant pas fait l’unanimité dans le secteur touristique qui traversait déjà une crise grave. L’augmentation du prix du visa rendait le voyage plus coûteux pour les touristes.
La crainte de voir le virus Ebola arriver au Sénégal fait partie des facteurs qui ont freiné le tourisme. Le pays est limitrophe de la Guinée, l’un des trois principaux foyers de l'épidémie en Afrique de l’Ouest. Pourtant, un seul cas a été recensé en 2014, et a été guéri avant d'être renvoyé en Guinée. Pour l’Organisation mondiale de la santé, le pays est depuis quelques mois déjà « Ebola-free ». Cela devrait donc inciter les touristes à revenir, bien que les risques de contracter le virus étaient déjà très faibles.
Aujourd’hui ce n’est plus particulièrement le virus Ebola qui fait peur, mais l’activisme de groupes terroristes qui a pris de l’ampleur, dans la bande sahélienne (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad). La frontière malienne et une partie de la frontière avec la Mauritanie sont donc déconseillées aux touristes, tout comme certaines parties de la Casamance, au sud du pays.
Une volonté de remonter la pente
Face à ces multiples problèmes, le gouvernement n’avait pas d’autres choix de que prendre des mesures fortes. Le 3 avril 2015, le président sénégalais Macky Sall a profité de la célébration de la fête de l’indépendance, pour annoncer la mise en vigueur de plusieurs mesures. « Le visa payant pour l'entrée au Sénégal sera supprimé à compter du 1er mai 2015. La parafiscalité sur les billets d'avion sera réduite de 50% pour baisser le prix du billet. Ces mesures s'ajoutent à la suppression du droit de timbre sur les billets d'avion ».
Ces décisions ont immédiatement été applaudies par l’industrie hôtelière. En plus de cela, le président a annoncé la mise en place d’un budget de 5 milliards de francs CFA pour le tourisme. Un nouvel aéroport d’une capacité d’accueil initiale de 3 millions de passagers est aussi en passe d’ouvrir ses portes d’ici décembre 2015. Il devrait faciliter le flux des touristes et l’organisation des voyageurs.
Si la volonté de relancer le secteur touristique est présente, il reste des efforts à faire notamment sur la communication, comme le souligne Babacar Beuz Diedhiou, « le Sénégal est le seul pays au monde qui ne communique pas sur ses atouts pour vendre sa destination ». Même s’il dispose d’atouts importants sur le marché régional et international, le pays n’a pas encore remonté la pente, surtout face à l’émergence de nouvelles destinations comme le Cap Vert, des îles situées à l’ouest du Sénégal. Le pays a comme objectif le million de touristes d’ici 2020.
En ce qui concerne les 5 milliards de francs CFA alloués au tourisme par Macky Sall, ils font encore pâle figure face aux 30 à 40 milliards dépensés par le Maroc dans le même secteur. Le chemin à parcourir est encore long pour arriver aux 3 millions de touristes par an d’ici 2023, annoncés par le président au début de son mandat. Ils étaient un peu plus d’un million en 2013 selon le ministère du Tourisme, mais 400 000 selon les professionnels du secteur.
Aurélien Sperandio/International

29/05/2015

SENEGAL PAYS DE TOUS LES SAÏ SAÏ...

Les « monnayeurs » de Dakar à l’épreuve du grand banditisme
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Vols à l’arrachée, empoisonnement, braquages, agressions, extorsion de fonds et gages sur fond d’arnaque… les cambistes de Dakar sont à la peine, assurément. Prompts à mordre à l'appât du gain facile et rapide, ils se font constamment avoir, leur vigilance ne s’exerçant réellement que lorsqu’il s’agit de repérer les faux billets de banque où ils s’y connaissent comme des dieux détecteurs ! Pourtant, ces cambistes sont en général de braves jeunes gens ou adultes d’âge mûr, voire des vieillards, qui gagnent honnêtement leur vie bien que s’activant, pour la plupart, dans l’informel. Avec le vol à l’arrachée survenu devant une agence de la banque Orabank, la longue série noire des monnayeurs continue assurément… « Le Témoin » vous replonge dans quelques-uns des plus sinistres traquenards tendus aux cambistes de Dakar ces dix dernières années.
Les « monnayeurs » de Dakar à l’épreuve du grand banditisme : La longue série noire des cambistes continue…
Les cambistes, le scooter et la sacoche à devises
L’affaire du vol à l’arrachée d’une sacoche renfermant une somme de 160 millions fcfa devant l’agence Orabank de la rue Carnot x Jean Jaurès n’est que le dernier en date d’une longue série  de cambriolages qu’ont subis les cambistes de Dakar ces dix dernières années. Il faut dire que ces monnayeurs de l’informel qui s’activent dans la rue ou des échoppes de fortune manipulent d’importantes sommes en devises qui les exposent à toutes formes de criminalités.  Poumon de l’activité économique de la capitale, le marché Sandaga a toujours été un carrefour de change où circulent toutes les devises du monde. Des activités « illégales », mais tolérées par le législateur du fait de l’absence de bureaux de change agrées en nombre suffisant dans les quartiers et marchés de Dakar. Toujours est-il que les cambistes clandestins amassent certes des fortunes, mais encourent des risques énormes de par leur indiscrétion. Exemple : le cas des cambistes d’Orabank où les malfaiteurs avaient pris en filature leurs victimes, saboté leur scooter avant de passer à l’acte c’est-à-dire arracher leur sac contenant 250.000 euros. Si les malfaiteurs ont « réussi » leur coup, c’est parce qu’ils avaient muri et préparé l’opération du fait qu’ils sont, eux-mêmes,  des cambistes-racoleurs connaissant les moindres déplacements de leurs collègues.   Un scénario de grand banditisme  que la police a mis à nu avant de démanteler la bande en un temps record. Il s’agit de deux individus répondant aux noms de Doudou Ndoye et Cheikh Fara Yola, tous domiciliés à la Médina. Faisant d’une pierre deux coups, les policiers se sont rendus immédiatement au quartier Niary Tally pour procéder à l’interpellation de la dame Oulimata Niang, âgée de 60 ans, mère du second braqueur. Accusée de recel et interrogée, la sexagénaire a déclaré que les 2.778.000 fcfa retrouvés dans son armoire lui ont été remis par son fils Cheikh Fara Yola, en fuite.
Les cambistes, le Chinois et la boisson empoisonnée
Le dimanche 11 janvier 2008, les cambistes Alla Faye et Mbaye Ndour, s’activant à la rue Raffenel x Thiong à Dakar, véritable place forte du change informel dans la capitale, étaient retrouvés en état de putréfaction avancée dans le coffre arrière d’un véhicule de marque Mercedes, à la Sicap Liberté VI.   Le cerveau de ce crime odieux et barbare n’était autre qu’un commerçant chinois du nom Chian Houg établi aux allées du Centenaire à Dakar. « Le Témoin »,alors hebdomadaire, en avait fait la révélation. En fait, les deux cambistes étaient tombés dans un redoutable  piège. Par l’intermédiaire d’un gérant de télécentre (à l’époque ces cabines publiques existaient) établi au quartier Hamo, le ressortissant chinois Chian Houg avait pris contact avec les nommés Cheikh Kane et Youssou Badji, pour qu’ils contactent Alla Faye et Mbaye Ndour exerçant la profession de cambistes et officiant à la rue Raffenel. Et comme Alla Faye et Mbaye Ndour connaissaient ceux qui les avaient appelés, ils ne doutaient pas de leur bonne intention.  Surtout que le Chinois Chian Houg se faisait passer pour  un « richissime » homme d’affaires qui s’activait également dans le trafic des visas d’entrée pour l’Europe et les Usa pour le compte de ses compatriotes asiatiques désirant émigrer dans ces deux pays ou continents via Dakar. Mieux, Chian Houg avait l’habitude de faire des opérations de change atteignant parfois des montants de 300 millions fcfa. Attirés par le gain facile,  Alla Faye et Mbaye Ndour avaient réussi à collecter rapidement 500 millions fcfa ou un demi-milliard fcfa en euros auprès d’autres collègues pour un change en francs cfa que voulait le Chinois.  L’argent dans des sacoches,  ils s’étaient rendus à la station Mobil du Point E, plus précisément sur la terrasse du fast-food « Nandoo’s » où ils ont attendu le Chinois Chian Houng et ses complices sénégalais. C’était le vendredi 9 janvier 2008. Ensemble, tout ce beau monde avait pris la route des Almadies en passant par  Ouakam. A bord d’une voiture de marque  « Volkswagen Golf » louée pour l’occasion,  ils avaient décidé de se désaltérer  dans une buvette en bordure de route. Trompant la vigilance d’Alla Faye et de Mbaye Ndour, le Chinois avait réussi à introduire dans leur boisson  un poison qu’il avait caché sous sa bague.   Arrivés à la pointe des Almadies, c’est-à-dire derrière le Club-Med,  près de la plage, les cambistes et leurs drôles de clients se  sont mis à compter les devises à bord de la Mercedes de Mbaye Ndour. Quelques minutes après, le produit avait fait son effet mortel. Alla Faye et Mbaye Ndour piquèrent ainsi un malaise, suivi d’une mort subite. Entassés dans la malle arrière de la Mercedes, les deux corps avaient été transportés et abandonnés à la Sicap Liberté 6 où ils ont été découverts  deux jours plus tard, c’est-à-dire le dimanche 11 janvier  par les riverains intrigués par la mauvaise odeur qui sortait du véhicule.  Alertés de cette découverte macabre, les éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar, dirigée à l’époque par le commissaire Modou Diagne, se sont dépêchés sur les lieux.  Après une enquête rondement menée, en moins de quarante huit heures, les policiers ont réussi l’exploit de procéder à l’arrestation des assassins ayant à leur tête un certain Cheikh Kane (condamné en cour d’assises depuis). Quant à Chian Houg,  le cerveau de la bande, il avait pu prendre la fuite en passant par la Gambie voisine. Localisé en Chine par Interpol, il n’a jamais fait l’objet d’une extradition, faute de convention entre les deux pays.
Le voleur, le change et la 4x4 du ministre Djibo Ka
« Le Témoin », toujours lui, a été au cœur de cette rocambolesque histoire de véhicule volé et mis en gage, une opération dans laquelle un cambiste avait perdu une somme de sept millions fcfa. Les faits :  Courant 2005, nous sommes au quartier résidentiel des Almadies. Et précisément devant la résidence  du ministre d’Etat Djibo Ka, alors ministre de l'Économie maritime sous l’ancien régime de Me Abdoulaye Wade. Comme tout leader de parti,  Djibo Ka se faisait toujours assaillir par ses militants et autres personnes en détresse sociale. Ce jour-là, comme d’habitude, ces nécessiteux faisaient le pied de grue devant le domicile du ministre et profitaient de sa moindre sortie pour lui poser leurs problèmes sociaux. Dans ce lot, un voleur  qui se faisait passer pour un militant de Djibo Ka. Aux environs de 14h, les gardiens  ne pouvaient pas ne pas l’inviter au déjeuner de masse que partageaient domestiques, militants, chauffeurs et jardiniers, tout un beau monde qui s’est retrouvé au garage pour se restaurer. Profitant de l’inattention d’un des chauffeurs, le voleur piqua la clé d’une rutilante voiture 4x4 garée devant la maison et appartenant au ministre Djibo Ka. Jusque-là, le chauffeur  (un Sérère sûrement !) ne savait pas que la clé qu’il avait rangée dans une de ses chaussures le temps d’un repas, venait d’être dérobée et qu’elle avait servi à emporter la voiture garée devant le domicile. A bord de ce rutilant 4x4, l’individu avait filé directement à l’aéroport de Dakar-Yoff où il s’est fait passer pour un homme d’affaires désirant changer sept millions fcfa de devises (euros). De bouche à oreille, les jeunes cambistes de l’aéroport sonnent la mobilisation des fonds. Un chef cambiste du nom de Kamal Tall, officiant en toute légalité dans le milieu des antiquaires de l’aéroport, est désigné par ses pairs pour mener l’opération. Invité à bord du 4x4 par l’homme, Kamal Tall lui remet une somme de sept millions fcfa dans l’attente de ses euros. Pour mieux gagner la confiance de Kamal, l’individu le confine dans la voiture stationnée sur le parking.  Pour mieux le ferrer, l’homme a laissé la voiture au ralenti, histoire de lui faire savoir qu’il s’agit d’une question de minutes. De 16 h jusqu’à 18h, Kamal Tall a attendu le gars sans désespérer et sans douter surtout que cette imposante 4x4 neuve dans laquelle il se trouvait  valait au bas mot 50 millions fcfa. Justement, c’est à cet instant que « Le Témoin »  a joint Kamal, une veille connaissance, pour un change destiné à un reporter devant voyager. C’est ainsi que Kamal Tall nous a raconté sa mésaventure.   « Jusqu’à présent, je suis dans la voiture du gars pour l’attendre alors qu’il est déjà parti avec mes 7 millions fcfa » avait-il raconté sur un ton de désolation. Ayant flairé un coup, « Le Témoin »  avait contacté une haute autorité de la gendarmerie pour l’informer de la mésaventure de Kamal. « Mais comment ! Mais, la gendarmerie vient juste de lancer un message radio concernant la voiture de Djibo Ka volée… » avait expliqué l’officier de gendarmerie avant d’alerter la brigade de Dakar-Yoff. Transportés sur les lieux, les gendarmes ont entendu Kamal Tall pour sa version des faits. D’ailleurs, l’information avait fait la Une du « Témoin » de cette semaine-là. Joint au téléphone hier depuis Barcelone où il se trouve présentement, Kamal Tall se souvient bien sûr de cette rocambolesque histoire. «  D’ailleurs, faute de pouvoir rembourser mes collègues, j’ai dû émigrer ! Djibo Ka avait promis de m’aider, mais rien ! Et le voleur n’a jamais été retrouvé… »  nous explique l’ancien cambiste de Yoff joint depuis Barcelone. Cambiste à Dakar, un dur métier, assurément.
"Le témoin" via Dakaractu

TOURISME: REGARD D'OBSERVATEURS EXTERIEURS...

l’œil critique des professionnels sur la destination
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Après quatre jours de circuits dans les sites touristiques, les acteurs du secteur livrent leurs impressions.
Le regard extérieur sur l’offre touristique sénégalais est critique, mais constructive. Réunis mardi à Dakar à l’initiative de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt), les tour-opérateurs, les agences de voyage, entre acteurs de l’industrie hôtelière, sont passés à l’oral pour exprimer, sans langue de bois, leurs sentiments de ce qu’ils ont vu dans les sites visités (Saint-Louis, Joal, Saly, Lompoul, Gorée, Lac rose, Iles du Saloum, etc).
Ainsi, le premier à dire ses vérités s’appelle Gaël De La Porte du Theil. Il est le président d’Interface tourism France. Le premier produit touristique auquel il s’est attaqué est l’île de Gorée. Son inquiétude réside dans le fait que ce site reçoit trop de visiteurs. «La sur-fréquentation peut rendre Gorée ‘’memoriel’’ peu propice à la symbolique et à l’émotion  qui devrait envahir le visiteur d’un tel lieu», a-t-il relevé avant de recommander une amélioration qualitative de l’accès maritime.
«Ne serait-il pas possible d’organiser des visites en début de soirée avec dîner et visites approfondies des ateliers et boutiques des artistes. Un transport rapide serait naturellement adapté à la clientèle visée par ce genre de programme», a-t-il-indiqué.
Le Lac rose est le deuxième produit auquel il a évoqué. Ici, Gaël a plutôt fait une suggestion en recommandant aux autorités d’envisager la création d’une ‘’maison du sel’’ sur les bords du lac avec toutes les facilités pour les touristes (parking, toilettes, souvenirs…). A son avis, l’objet d’un tel lieu est de présenter d’une manière pédagogique et ludique, l’histoire de l’utilisation du sel, l’explication scientifique de la couleur rose du lac, etc. A son avis toujours, par ce biais, on donne du contenu et par la scénarisation, on supprime ce côté improvisé qui n’est pas très positif.
Il a aussi parlé du désert de Lompoul qui est d’un réel intérêt pour la découverte. Cependant, il a jugé «peu court» ce désert de sable ‘’dunaire’’ en bordure de l’océan. Pour lui, des tribus nomades, s’il en existe, pourraient générer un intérêt supplémentaire. De plus, il a émis le souhait de mettre en place des activités en liaison avec le lieu.
Sur Saint-Louis, il a soulevé plusieurs problèmes qui méritent d’être réglés. Ils sont relatifs à la non explication de l’architecture portugaise d’origine, à la problématique d’accès à la population afférée aux quais de pêche aux rues avoisinantes, à un auditoire international limité du festival de jazz et aux conséquences écologiques considérables de la lutte ancestrale entre le fleuve, l’océan et la terre ferme dans la langue de barbarie.
Dans le même ordre d’idée, Gaêl a évoqué le problème de la salubrité. Une bataille qui, à son avis, ne peut être gagnée que si la population y est étroitement associée.     
En outre, il s’est réjouit de l’harmonie interreligieuse entre l’Islam, le catholicisme et l’animisme. Une tolérance que le monde aurait bien besoin actuellement.
A sa suite, tous les intervenants qui se sont succédés à la parole ont partagé les mêmes constats. Ils ont fait des recommandations allant dans le sens de mettre en avant l’authenticité des produits et de ne plus se contenter du balnéaire.
D’ailleurs, c’est ce regard extérieur critique que recherché par l’Agence sénégalaise de la promotion touristique à travers cette rencontre pour mieux adapter l’offre à la demande.
Ndakhté M. Gaye/Ecofinance.sn

LE SENEGAL ABSENT DU TOURISME AFRICAIN

Top 15 des pays africains les plus compétitifs dans le domaine du tourisme, selon le Forum économique mondial
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L’Afrique du Sud est le pays le plus compétitif dans le domaine du tourisme en Afrique, selon un rapport publié par le Forum économique mondial (World Economic Forum/WEF) le 6 mai.
Avec un score de 4,08 points, la nation arc-en-ciel (48è à l’échelle mondiale) est suivie par les Seychelles (54è à l’échelle mondiale, avec un score de 4,0) et Maurice (56è, 3,90), selon ce rapport qui mesure la compétitivité dans le domaine du tourisme et des voyages de 141 économies, dont 37 pays africains.
A l’échelle africaine, le Maroc arrive occupe la 4è position (62è au classement mondial, avec un score de 3,81), devant la Namibie (70è au classement mondial), le Kenya (70è), la Tunisie (79è), l’Egypte (83è), le Cap Vert (86è) et le Botswana (88è).
La Tanzanie occupe la 11ème position. Ce pays est talonné par le Rwanda (98è), la Zambie (107è), le Swaziland (108è). La Gambie (109è à l’échelle mondiale) ferme le Top 15 des pays africains les plus compétitifs dans le domaine du tourisme.
Pour réaliser cette 5è édition du « Travel & Tourism Competitiveness Report 2015 », le WEF s’est basé sur une enquête menée par ses propres chercheurs ainsi que sur des chiffres fournis par des organisations internationales dont les Nations Unies et des bailleurs de fonds multilatéraux comme la Banque mondiale.
Les critères pris en considération pour établir le score moyen de chaque pays sont notamment la sécurité, le degré d’ouverture du pays, la compétitivité des prix, la qualité de l'environnement, la qualité des infrastructures et les ressources naturelles et culturelles.
A noter que l’Espagne est le pays le plus compétitif dans le domaine du tourisme et des voyages à l’échelle internationale. La France et l’Allemagne occupent respectivement la 2è et la 3è position.
Selon le Travel & Tourism Competitiveness Report 2015, le nombre de touristes internationaux a augmenté de 51 millions entre 2013 et 2014 pour atteindre 1,14 milliard.
Top 15 des pays africains les plus compétitifs dans le domaine du tourisme :
Afrique du Sud, Seychelles, Maurice, Maroc, Namibie, Kenya, Tunisie, Egypte, Cap-Vert, Botswana, Tanzanie, Rwanda, Zambie, Swaziland, Gambie.

Le tourisme africain, une industrie en pleine croissance qui va plus que doubler sa part de marché d’ici 2030
Avec 56 millions de visiteurs en 2013, l’industrie touristique africaine affiche 5,4 % de croissance, soit près de 3 millions d’arrivées de plus qu’en 2012, année qui avait elle-même enregistré une croissance de 6,6%. L’Afrique représente désormais 3% du tourisme mondial en terme des recettes. La croissance du tourisme africain, prévue entre 4 et 6% en 2014, devrait se poursuivre pour atteindre d’ici 2030, 7% de parts de marché mondial.
Le Maroc est le pays africain le plus visité en 2013 avec plus de 10 millions d’arrivées, soit une croissance de 7,2% en une année.
Il est suivi par l’Afrique du Sud, avec 9,5 millions de visiteurs, soit un bond de 3,5%.Troisième, avec près de 6 millions de visiteurs et 5,3% de croissance, la Tunisie remonte peu à peu la pente après l’effondrement du secteur en 2011.
A noter la bonne performance de l’Algérie qui se hisse à la quatrième place africaine avec 2,7 millions d’arrivées en 2013, soit une croissance de 3,7%, après les bonds exceptionnels de 15,7% en 2011 et 10% en 2012 (dus en partie aux événements en Tunisie).
Le Mozambique occupe la 5eme position africaine, suivi du Zimbabwe, du Kenya, de l’Ouganda et de la Tanzanie.
Pour rappel, le secteur touristique, c’est 9% du PIB mondial, 1 emploi sur 11 dans le monde.
Le premier pays récepteur de touriste est la France avec 83 millions d’arrivées. Le premier pays émetteur de touristes est la Chine.
Agence Ecofin

EXPLOITATION AURIFERE A KÉDOUGOU

L’or luit et la nature sombre
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A Kédougou, le métal jaune a détrôné l’agriculture. L’or fascine et attire les adeptes de l’enrichissement fulgurant. Mais les conséquences écologiques de l’exploitation aurifère sont alarmantes. Le problème de l’eau se pose avec acuité, la déforestation s’intensifie et l’agriculture décline. Enquête sur un revers de la médaille de la ruée vers l’or.
En cet après-midi de février, la communauté rurale de Sabodala est plongée dans la torpeur d’une journée de canicule. Allongée sur un banc en bois, une jeune femme sommeille près de sa petite fille jouant à la poupée. A côté d’elles, le bétail erre en quête de pâturages mais ne trouve aucune trace d’herbe, même sèche, sur le sol. En fait, ici la végétation se limite à quelques arbres au feuillage dégarni. C’est sous l’un de ces arbres dépouillés, que se trouve l’étal de légumes de Fatou Soumaré. Sabodala ayant progressivement tourné le dos à l’agriculture au profit de l’orpaillage, la plupart des aliments consommés sur place proviennent de la ville de Kédougou distante de 99 km. Fatou s’y rend deux à trois fois par semaine pour s’approvisionner. Mais depuis la fermeture temporaire des mines et le départ des orpailleurs étrangers, son activité tourne au ralenti. La baisse de ses recettes n’est toutefois pas son principal souci. Sabodala est privée d’eau depuis quatre jours. « Durant ces trois derniers jours nous n’avons pas cessé de redéfinir nos priorités pour économiser la moindre goutte d’eau. A présent, nos réserves de secours sont épuisées», nous apprend-elle. D’une main lasse, elle chasse les mouches qui virevoltent autour de ses légumes. Près de son étal, un amoncellement de vaisselle sale indique que les ustensiles n’ont pas été lavés après le repas d’hier. « Il ne reste plus assez d’eau pour s’en servir et préparer le déjeuner », s’explique-t-elle en grignotant des cacahuètes. Son repas du jour. Elle se désaltère de temps à autre avec un sachet d’eau entamé et délicatement posé sur la table. Vendue deux fois plus chère dans la boutique des maures, cette eau offre un arrière goût douteux. « Le goût n’est pas agréable mais c’est tout ce qu’on trouve par ici », affirme-t-elle avec un détachement révélateur de sa lassitude.
La chaleur vient aggraver une situation déjà insoutenable. Assis à l’ombre d’un vieux « car rapide », le visage constellé de gouttes de sueur, Fodé Sarr est visiblement épuisé. Ce jeune homme originaire de Saraya est un agent de sécurité affecté à Sabodala depuis quelques mois. Jusqu’ici, il peine à s’adapter. « La vie est difficilement supportable dans ce coin infernal. Comment peut-on vivre décemment sans eau ? », Interroge-t-il, sans chercher à dissimuler son indignation. Ce coin infernal est pourtant assis sur un potentiel aurifère estimé à 90 tonnes. En 2014, Sabodala Gold Operation, la société qui exploite l’or de Sabodala, a réalisé un chiffre d’affaires de 174 milliards de FCFA. En 2015, le budget alloué à la RSE plafonne à 600 millions de FCFA, soit 0,34 % du chiffre d’affaires de 2014.
« Nous ne sentons pas les retombées de l’exploitation minière», regrette Fodé. Et les faits semblent lui donner raison. Des cases et quelques maisons en dur, souvent en ruines, peuplent ce paysage hostile où la vie est chère, l’électricité inexistante et les pénuries d’eau fréquentes. Kédougou étant traversée par deux cours d’eau (le fleuve Gambie et la Falémé), son potentiel hydraulique contraste avec sa soif permanente. De plus, la région connaît une saison des pluies étendue (d’avril à Novembre) avec une moyenne pluviométrique annuelle importante (1 200 mm). Alors comment expliquer ce problème d’eau ?
Paradoxe hydraulique
Alimentées grâce à l’infiltration de la pluie, les eaux souterraines constituent la principale réserve d’eau douce au monde. Lorsqu’elle est située à une faible profondeur, cette eau est facile d’accès. Mais à Kédougou, l’eau est située à une telle profondeur qu’elle est difficilement accessible. « Il faut des forages de plusieurs dizaines de mètres de profondeur pour l’exploiter. Or à Kédougou la plupart des forages ne sont pas aussi performants. », regrette Mamadou Hadji Cissé, maire de la localité. C’est ce qui explique le déficit hydrique noté durant la saison sèche, entre janvier et avril notamment.
La proximité des fleuves Sénégal et Gambie aurait pu être un palliatif salutaire. Mais là encore, un obstacle se dresse : la pollution au mercure. Toutes les deux formes d’exploitation de l’or, industrielle et artisanale, utilisent ce produit chimique pour augmenter leur rendement. Le mercure possède la capacité de se lier facilement à l’or et  peut ainsi en libérer les particules les plus fines. Si les sociétés industrielles maîtrisent le maniement de cette substance, pour les orpailleurs, eux, l’exercice expose à des risques. Mal manipulés, ces produits souillent l’environnement. C’est pourquoi, leur utilisation artisanale est interdite par la loi. Ils sont cependant importés et vendus clandestinement. Malgré les campagnes de sensibilisation, l’appât du gain prime sur le danger sanitaire. « Sans ces produits on ne peut pas récupérer beaucoup d’or. C’est une perte d’argent», se justifie Mamoudou Keita, l’un des rares orpailleurs qui reconnaissent ouvertement avoir recours au mercure. Au cours de son utilisation, ce métal toxique s’évapore dans la nature et contamine l’environnement immédiat dont les cours d’eau.
« Il y a un important risque de pollution au mercure dans le fleuve Gambie», met en garde Pathé Diéye, expert en environnement affecté à Kédougou. Par ailleurs, une étude scientifique dirigée par Birane Niane, chercheur à la section des sciences de la terre et de l’environnement de l’Université de Genève, tire la sonnette d’alarme. "Après seulement dix ans d'utilisation du mercure dans l'est du Sénégal, les impacts environnementaux de son utilisation intensive sont évidents", déplore-t-il. En effet, après un prélèvement d’échantillons de poissons et de cheveux humains, le chercheur a constaté que le niveau de pollution au mercure était préoccupant. La proximité des exploitations minières et des cours d’eau favorise la contamination des ressources halieutiques. Leur consommation constitue ainsi une menace sanitaire majeure. Le Dr Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, est formelle : «Le mercure se disperse dans les écosystèmes et y demeure pendant des générations, entraînant de graves problèmes de santé et des déficiences intellectuelles pour les populations exposées». Les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement vulnérables car le mercure compromet le développement du fœtus et du jeune enfant.
Déforestation intensive
Outre la pollution chimique, l’exploitation de l’or s’accompagne d’une intense activité de déforestation. «Plusieurs milliers d’arbres sont abattus pour étendre les périmètres d’exploitation minières», regrette le colonel Kidiéra, inspecteur général des eaux et forêts à Kédougou. En effet, dans cette région réputée pour la richesse et la diversité de la faune et de la flore, la déforestation atteint des proportions inquiétantes. « Même le Parc Niokolo Koba n’est plus épargné. En y abattant des arbres, les orpailleurs mettent en péril la biodiversité d’une zone à forte sensibilité écologique», prévient Pathé Dièye, expert en environnement. Cette réserve classée au patrimoine mondial de l’Unesco concentre une grande variété d’espèces végétales et animales. Des espèces menacées d’extinction y trouvent refuge. La déforestation pourrait sceller leur sort. Autre zone défigurée par le déboisement : Kharakhéna, village situé à 90 km à l’est de Kédougou. Cette localité minière offre un paysage désertique parsemé d’habitats de fortune où tout tourne autour de la recherche effrénée de l’or. Pourtant, riche de ses terres fertiles et de la pluie abondante, Kédougou possède d’importantes potentialités agricoles. Pour inciter les populations à un retour vers l’agriculture, le Président Macky Sall a ordonné la fermeture de tous les sites d’orpaillage pendant l’hivernage 2014. Cependant, au cours de la même année, les paysans ont constaté une nette baisse de leurs rendements agricoles. « Après avoir cultivé du maïs sur un hectare, je n’ai récolté que 4 sacs. Comment nourrir ma famille avec une si maigre récolte ? », s’indigne Souleymane Keita, au bord des larmes. Ce paysan de Tomboronkoto, une communauté rurale de Kédougou, regrette de ne pas être en mesure de s’acquitter des charges liées à son rôle de père de famille. C’est sa femme qui assure la dépense quotidienne en pratiquant l’orpaillage clandestin. En effet, suite aux récoltes calamiteuses, les femmes de la communauté rurale n’ont pas eu d’autre choix que de braver l’interdiction de l’Etat. Munies de seaux et de calebasses, elles partent en groupe chercher de l’or. «Nous parvenons à trouver quelques décigrammes d’or que nous revendons. Ca nous rapporte juste assez pour vivre au jour le jour», déclare Fanta Keita, l’une d’elles. Dans le groupe l’atmosphère est plutôt détendue. Elles ne semblent pas redouter la réaction des gendarmes qui ont récemment inculpé des hommes pour pratique clandestine de l’orpaillage. « Ils sont plus tolérants avec les femmes. En plus nous ne bravons pas l’interdit pour nous enrichir mais pour nourrir nos familles», se défend Fanta.
Au vu des conséquences de la crise que connaît l’agriculture, une question s’impose : La baisse de la productivité agricole  est-elle imputable aux agressions sur l’environnement ? « Il y a deux facteurs pouvant influer sur la productivité : la baisse de la pluviométrie et la dégradation de la qualité des sols », explique Pathé Dièye. Or, Ces deux paramètres semblent réunis à Kédougou. Alors que la déforestation réduit la pluviométrie, les sols sont malmenés par l’exploitation minière. « L’utilisation intensive de produits chimiques comme le mercure entraîne une pollution supposée des sols », ajoute-t-il.
Après avoir reléguer l’agriculture au second plan, l’exploitation minière est en phase d’en détruire les fondements. Pour sauver l’agriculture, Mamadou Hadji Cissé, le maire de la région préconise deux solutions : « Il faut d’une part interdire la pratique de l’orpaillage près des cours d’eau et dans les zones à fortes potentialités agricoles. D’autre part, il faut moderniser l’agriculture pour en améliorer les rendements et ainsi accroître les revenus des paysans».
En attendant que de telles mesures soient appliquées, le désastre écologique se poursuit, présageant un sombre avenir à une région victime de ses richesses aurifères mal exploitées.
Marlyatou DIALLO/CESTI/OXFAM

DAKAR VA MANQUER D'EAU

L'eau denrée rare à Dakar depuis quelque jour
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Les populations de Dakar, Thiès et Louga devront encore attendre pour « boire ». En effet la Sénégalaise des Eaux a informé hier ses clients que la distribution connaîtra des problèmes dans les jours à venir. Elle informe aussi qu’un dispositif de camions-citernes sera mis en place pour soulager les populations.
Galère en vue pour les populations ce week-end. En effet, alors que Dakar est confronté depuis plus d’une semaine déjà à des problèmes d’approvisionnement correct en eau, la Sénégalaise des eaux (Sde) a publié, hier, un communiqué pour annoncer des perturbations dans la distribution d’eau.
Selon la Sde, cela ira «de la baisse de pression au manque d’eau total sur une partie de Dakar et sa banlieue ainsi que dans le département de Rufisque, dans la journée du samedi». Mais il n’y pas que dans la capitale où on va galérer.
Car ces perturbations dans la distribution de l’eau toucheront aussi les régions de Thiès et Louga, des localités situées le long des conduites du Lac Guiers.
D’après la Sde, ces «perturbations seront dues aux travaux de maintenance annuelle de la Senelec (la société d’électricité sénégalaise) sur le poste haute tension de Sakal qui assure l’alimentation électrique des principaux centres de production d’eau».
La Sde renseigne, en effet, qu’en raison de ces travaux de Senelec, les unités de Dakar, l’usine de Keur Momar Sarr, les forages de Kelle-Kébémer et du littoral Nord seront à l’arrêt.
Mais pour atténuer la galère, elle informe qu’un dispositif de camions-citernes sera mis en place pour soulager les populations des quartiers les plus impactés par ces travaux. Parce que la situation ne devrait revenir à la normale que dans la journée du samedi.
En attendant que la situation revienne à la normale, les dakarois continuent de prendre leur mal en patience. Mais en ce temps de forte canicule dans la capitale sénégalaise, les dakarois ne devront pas pouvoir attendre longtemps pour sortir de cette situation.
Sidy Ndao/koaci.

28/05/2015

UN ANCIEN 1er MINISTRE DECOUVRE LE TOURISME...

Relance du tourisme sénégalais : Les 85 recommandations de Abdoul Mbaye
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Le tourisme sénégalais manque cruellement de compétitivité. Selon Abdoul Mbaye, le secteur traverse beaucoup de problèmes. Et, pour faire redécoller le secteur, le Club travail et vertu (Ctv) de l’ancien Premier ministre, propose près d’une centaine de recommandations.
L’ancien Premier ministre,  Abdoul Mbaye est sensible aux difficultés que rencontre le secteur du tourisme au Sénégal. En effet, le président du Club travail et vertu (Ctv) a engagé une réflexion autour de la question pour sortir le secteur de l'ornière. C’est dans ce contexte que son Club a tenu un atelier de réflexion et d’échanges consacré à la relance du tourisme au Sénégal, tenu le 14 mars dernier, à Dakar, dont l’ensemble des acteurs de la profession ont pris part. 
A l’issu de ce rendez-vous, un rapport de synthèse de l’ensemble des réflexions a été rédigé, dont Seneweb détient une copie. Dans ce document, les participants ont formulé 85 recommandations pour le renforcement et/ou l’établissement de Partenariats publics et privés (Ppp). Ce, pour assurer la relance des tourismes dans le pays de la Téranga.
Pour la conduite de la politique du secteur, le Ctv recommande d’accorder la plus grande importance à la disponibilité à temps de statistiques sur le tourisme au Sénégal, d’associer l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) à la production des statistiques sur le tourisme à temps.
 Une relance basée sur l'éco tourisme
 Face à la concurrence rude des autres pays balnéaires, le Ctv estime que le positionnement du Sénégal n’est pas adapté à son offre. En ce sens, il propose de redéfinir une nouvelle stratégie immédiate sur le tourisme d’affaire et de découverte, éco tourisme et culture, avec en complément du balnéaire. Etablir avec les professionnels du secteur, avec l’appui du ministère du Tourisme et celui en charge de l’Aménagement du Territoire, un répertoire exhaustif de l’ensemble des sites et des événements culturels du Sénégal, en mesure d’être proposés aux touristes, établir un Plan directeur d’aménagement des sites touristiques et favoriser l’émergence de «Tours operators».
A cela, le Ctv recommande de favoriser le partenariat avec les pays voisins pour proposer aux touristes des circuits incluant parfois des séjours et visites dans plusieurs pays après y avoir identifié les sites et événements à fort intérêt historique, culturel ou économique, d’associer les deux nouveaux bateaux qui desservent la Casamance aux circuits de découverte et mettre en place un groupe de travail constitué de professionnels.
Concernant l’organisation de l’activité de promotion touristique, le Ctv recommande l’identification d’un promoteur principal pour la création d’un portail internet, associer les collectivités locales à sa cogestion, substituer à l’agence de promotion et aux bureaux du tourisme à l’étranger, une Agence nationale de développement du tourisme (Andt) à partir du Sénégal, associant dans sa gouvernance le ministère, les professionnels et les collectivités concernées et la conception de documentaires sur le Sénégal ou sur des thèmes intéressants les touristes en assurant la diffusion sur internet avec des campagnes périodiques sur des chaînes de télévision internationales ciblant dans les grands marchés émetteurs traditionnels ou à conquérir. Et créer au sein de cette future agence, un bureau central du tourisme d’affaire en charge de mener une démarche marketing ciblée.
Faire de Dakar un hub aérien
 Il propose aussi de mettre de l’ordre et réorganiser les professions de guide et conteurs avec une accréditation, de mieux documenter l’histoire de Gorée (en anglais) par des traductions adéquates de l’histoire de Gorée, en mettant à disposition des prospectus et brochures, d’inscrire la région de Dakar dans la liste des destinations de croisières, en proposant des circuits de découvertes adaptés au temps de séjour des touristes en escale de croisière. En ce sens, le Ctv recommande l’aménagement d’un terminal de croisière aux normes internationales au sein du PAD.
Le Club propose également la constitution d’un groupe de travail qui va réfléchir sur l’organisation d’un ou deux événements qui seraient attachés à l’image de Dakar comme le Fespaco l’est à Ouagadougou. Et, recommande que le fonctionnement du complexe King Fahd Palace soit soumis à un audit indépendant afin d’identifier son réel potentiel et sa contribution effective au développement du tourisme d’affaires au Sénégal.
Pour rester ou redevenir une ville carrefour, le Ctv estime que Dakar doit reconquérir son statut de hub aérien. Pour ce faire, il recommande de trouver dans l’urgence des solutions de substitution à la compagnie Sénégal Airlines au nom de l’intérêt national pour pouvoir faire face à des stratégies cohérentes et efficaces mises en œuvre par des voisins du Sénégal, procéder à une étude portant sur la possibilité de permettre l’accès des «low cost» à l’aéroport de Dakar en rapport avec les ambitions retenues pour le secteur touristique, prévoir la construction de nouveaux centres commerciaux à proximité des hôtels ou facilement accessibles par voie d’autoroute. Comme moyen d’inciter le touriste à la dépense, mettre en place des brigades de Police touristique dans les principaux sites, assurer la quiétude des touristes dans leurs espaces de séjour en se montrant très ferme dans l’application de la loi et des règlements contre les nuisances sonores, s’inspirer largement de la gestion de l’aéroport d’Abidjan, en soumettant les agents de police et des douanes en poste à l’aéroport en permanence, à des critères de performances mesurables portant notamment sur le temps de traitement des formalités à remplir par les voyageurs.
Concernant la gouvernance du secteur touristique au Sénégal, le Ctv recommande la mise en place d’un crédit hôtelier qui permettra de financer la logistique touristique pour le déplacement des touristes, réhabiliter les syndicats d’initiative touristique et les accompagner dans la mise en œuvre de leur mission et mettre en place, pour le secteur, un dispositif de veille stratégique du tourisme sénégalais, africain et mondial en partenariat public privé (Ppp).
Cheikhou AIDARA /Seneweb

LES VIOLS SUR THIES/MBOUR/SALY

Viols sur Mbour et sa région
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Les viols ne sont pas absents dans la région de Thiès et le département de Mbour. Ces deux dernières années, les statistiques relevées auprès de l'Observatoire pour la protection de l'enfant (Mbour) font état d'une vingtaine de cas.
Les victimes sont traumatisées même si leurs bourreaux sont identifiés auprès des services de sécurité et remis entre les mains de la justice.
Ce sont généralement des drogués, des bandits, ou leurs propres parents (cas d'inceste). Les victimes, des filles et des femmes ayant entre 3 et 40 ans, ne souffrent d'aucune stigmatisation.
Le focus sur le département de Mbour pousse à relater le cas d'une collégienne de 16 ans violée et engrossée par son petit copain dans le quartier Baye Deuk.
Elle vit le martyr avec ses 5 mois de grossesse. Une équipe du Centre conseil Ado a permis de briser l'omerta et de participer à la prise en charge de ce cas douloureux.
La victime, en attendant sa délivrance, s'est éloignée de son collège. Une autre collégienne d'un quartier périphérique a subi les assauts de l'amant de sa tante jusqu'à ce que grossesse s'en suive. Celle-ci, après des traumatismes a fini par reprendre ses études sans succès.
L'auteur présumé est un enseignant. Une autre désolation est le cas d'une collégienne d'un foyer d'un quartier périphérique dont le père adoptif et l'oncle violaient souvent tour à tour. Cette affaire est révellée suite à des confidences auprès de ses amies et de sa mère, d'une part.
Et, d'autre part, des observations minutieuses du personnel de surveillance et du gouvernement scolaire du collège ont permis de mettre fin aux actes délictuels évoqués. La victime a fini par abandonner le collège.
Un constat, aucune d'elles n'a souffert de stigmatisation. Toutefois, des personnes interrogées et particulièrement des membres et relais des structures protégeant les enfants en situation de vulnérabilité ont sollicité l'affectation d'assistants sociaux dans les collèges et lycées pour une meilleure prise en charge des victimes de viol. La coupe est loin d'être pleine.
Deux cas de viol suivi de grossesse sur des malades mentales continuent de défrayer la chronique. L'un des cas, non moins douloureux, est l'œuvre d'un notable refusant de reconnaître l'enfant.
Tout de même, l'enfant porte le nom d'une autorité médicosociale. Non loin de là, dans la commune de Saly, une femme travaillant dans la restauration et domiciliée à Saly-Portudal a subi les assauts d'un délinquant qui répond aujourd'hui de son forfait en prison.
Si au premier trimestre de l'année 2015, un seul cas est connu, selon les informations reçues auprès du Centre Ado et de l'Observatoire pour la protection de l'enfant, Mbacké Diouf, directeur du Centre conseil Ado (Cca) de Mbour, interrogé sur les cas de viols, reste ferme et salue le travail de terrain de ses relais et l'efficacité des services de sécurité prompt à traquer les violeurs et à les mettre dans les liens de la détention et de la prévention.
Seulement, il regrette la non reconduction de la ligne internet du Cca, un outil indispensable pour sensibiliser, informer et encadrer les jeunes.
Samba Niébé Ba/Allafrica

LE FONDE

Le “fondé”, Plat Dakar Emergent des familles
Consommé outrancièrement dans la capitale sénégalaise
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La conjoncture a bouleversé le menu du goorgorlou (débrouillard) sénégalais. Jadis consommée comme dessert ou pour le petit-déjeuner chez les Socé (ethnie du sud Sénégal), la bouillie de mil, communément appelée « fondé », est devenue le menu dinatoire très prisé de nombreux habitants de Dakar.
A cet effet, de capitale du Sénégal, Dakar s’est muée en capitale du “fondé”.
Et pour justifier ce nouveau statut, la diva fragile invoque la pauvreté qui ne cesse de culminer à cent dans les ménages, entre autres raisons. Actusen.com vous propose une petite promenade au coeur de la vente de ce repas.
A Dakar, difficile, pardon impossible de se promener, dès la tombée du crépuscule, sans apercevoir à l’angle des rues et autres ruelles, des vendeuses avec un saut rempli de bouillie de mil. Il est 20 heures dans le populeux quartier de Grand-Dakar. Mère Sonko, la cinquantaine, installe sa table devant la devanture de sa maison.
Dans son environnement, des pots en plastique installés çà-et-là. Mère Sonko excelle, depuis cinq ans, dans un commerce : la vente de bouillie de mil. Que les Dakarois appellent, affectueusement, “fondé”. Affectueusement, parce que ce plat est devenu un allié incontournable de bon nombre de ménages.
“Les prix varient entre 100 et 200 francs”, confesse la vendeuse. Selon ses dires, la vente de bouillie de mil est génératrice de revenus. Mais elle déplore, par la même occasion, la cherté du kilo sucre. «La vente de mon fondé me permet de subvenir aux besoins de ma famille.
Car, depuis le licenciement de mon mari, les charges financières me reviennent. Et, avec le bénéfice de mon commerce, chaque mois, je participe à une tontine. Laquelle tontine me permet de payer les frais de scolarité de mes enfants et gérer les frais inhérents aux fêtes de tabaski ou korité », confesse-t-elle.
Bref, si Macky Sall mise sur son Plan Sénégal Emergent, pour tirer notre pays des bas-fonts du sous-développement, nombreuses sont les familles caricaturées “have not” (très démunies) qui font du fameux “fondé” leur Plat Dakar émergent.
Avec le bénéfice généré par son “fondé”, Mère Sonko résout les frais de scolarité de ses enfants et fait face aux charges de “tabaski, korité…”
Au plan historique, la consommation du “fondé” est à placer à l’époque de l’empire Mandingue. En effet, ici, il a été introduit cet aliment, au Sénégal à travers les guerres d’annexion. Cependant, la bouillie de mil connait un essor fulgurant avec la conjoncture qui sévit en ce moment.
La préparation requiert une certaine habilité, les  graines utilisées pour la bouillie se font traditionnellement à la main. Il s’agit de former de minuscules graines, en frottant la farine de mil à l’intérieur d’une calebasse. Ainsi, par frottement et adjonction minime d’eau, de petites boules se forment.
Le “fondé” est un aliment riche en vitamines. Fait à base de blé, de mil ou de maïs, cet aliment fait partie des bouillies les plus prisées à Dakar et est aussi recommandé dans l’alimentation des nourrissons à partir de 6 mois. Mais aujourd’hui, ces derniers se sont vu arracher ce produit. Pour un plat de résistance. Et non plus pour le dessert.
Trouvé devant son étal en train de préparer le lait caillé qui accompagne la bouillie de mil, Rama est prise d’assaut par une clientèle qui attend avec impatience d’être servie. Talla, avec son physique impressionnant qui renvoie à celui d’un gladiateur, est un habitué des lieux.
Pour le lutteur Talla sans moyens, “fondé”, égal aliment riche en valeurs nutritives
Inutile de lui demander les raisons de son goût prononcé pour le “fondé”. Car sa réponse tombe sèche en ces termes : “mon métier de lutteur nécessite de consommer des aliments riches en valeurs nutritives”, invoque-t-il.
Poursuivant, Talla souligne : “le fondé me permet de régler deux problèmes, c’est-à-dire résoudre mon incapacité à me payer les repas copieux et emmagasiner des vitamines, dont mon corps d’athlète a besoin ».
Dans notre jargon sénégalais , on dit souvent qu’il n’existe pas de perte dans la vente du bouillie de mil. Dans la mesure où si on n’y gagne pas d’argent, les fessiers s’en sortent plus grossis.
Même Point E, quartier jadis réputé huppé, est tombé dans les bras de “fondé”
Lissa, une jeune fille de 25ans, trouvée au Point E, dit en avoir la certitude, clé en main. Svelte, sanglée dans un jean slim et body débardeur, en cette période de chaleur, elle nous reçoit dans ce quartier jadis réputé huppé de Dakar. Et qui, au fil des années, a sombré dans les travers de la pauvreté. Pardon du “fondé”.
«J’ai toujours envié les filles qui ont des poitrines généreuses et les fesses à la KIM. Avec ma petite taille, j’ai développé un complexe par rapport à mes copines. D’ailleurs, c’est sur recommandation de l’une d’entre elles que je consomme chaque soir du fondé.
Et je ne regrette pas d’avoir suivi ses conseils, parce que les résultats commencent à me satisfaire », souffle Lissa. Conjoncture ou tendance, la consommation du «  fondé » risque de perdurer au grand bonheur des vendeuses qui se frottent les mains.
Khady Sylla/Actusen.com

VIOL DE LA NATURE

Une nouvelle Cité construite sur un cimetière de Baobabs centenaires
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Vous, les Baobabs, vous, les Arbres, vous étiez là avant nous. Des centaines, des fois un millier d’années avant nous. Nous, dans la folie la plus absurde, dans un laps de temps, détruisons notre patrimoine naturel sur la terre. Oui, à Thies Ouest, derrière la direction de l’élevage, on est en train d’abattre des dizaines de Baobabs centenaires, millénaires. Ils détruisent le poumon vert de Thies Ouest et personne ne s’en émeut. Ils assassinent les Baobabs, un par un, c’est monstrueux.
Tout ce massacre dans la logique d’une incroyable boulimie foncière.
Oui, il y a quelques hectares entre le rail et la base, entre la voie de contournement et la direction de l’élevage. Et même s’ils veulent, dans leur folie de construction partout et à tout prix, y élever une cité, pourquoi ne pas au moins laisser vivre les Baobabs les plus anciens? Pourquoi faut-il s’accaparer de chaque centimètre carré de cette surface? Pourquoi ne pas laisser des petits espaces avec des arbres centenaires? Vraiment c’est incroyable.
Cette destruction délibérée va à l’encontre de toutes les grandes déclarations des autorités publiques et des représentants élus du Sénégal. On signe toutes les chartes pour l’environnement et le développement durable, c’est bien, c’est du papier. Et de l’autre côté, dans la pratique, on fait exactement le contraire. Qui va m’expliquer comment on peut autoriser la destruction d’une forêt entière, même si elle n’est pas classée, alors qu’il n’y a presque plus de forêts au nord du Sénégal?Une nouvelle cité sera implantée sur un cimetière, un cimetière de Baobabs, de Kadd, de tout un écosystème détruit sciemment, pour des raisons financières.
A Thies, il n’y a pas de pénurie foncière qui pourrait expliquer cette folie de destruction. Il y a suffisamment de terres autour de la ville, il s’agit juste de trouver des arrangements entre la commune de Thies et les communes voisines. Il n’y a aucune raison compréhensible de cette destruction. Le terrain appartiendrait ou bien à la direction de l’élevage, aux chemins de fer ou à la commune de Thies, je ne dispose pas d’informations précises. Seulement, il ne s’agit pas de savoir à qui appartient le terrain qui a abrité la forêt, mais de savoir qui l’a fait détruire.
Je ne connais pas bien le code de l’environnement, mais il me semble absurde que dans une logique financière, pour maximiser les gains, on puisse détruire un patrimoine écologique de telle envergure. Il reste encore deux morceaux épargnés, au sud et au nord de la zone détruite, et j’appelle les autorités à les protéger, à les garder, à les conserver, comme parc, comme petit poumon vert des nouvelles cités qui sont en train d’être construites. Mais je sais que mon appel sera vain, car l’appât du gain est plus fort que la cinquantaine de Baobabs encore en vie dans cette zone.
Dr. Ute Gierczynski-Bocandé

SOULEYMANE KEITA A GOREE

HOMMAGE AU PLASTICIEN SOULEYMANE KEITA, DECEDE EN 2014
A GORÉE, 5 AMIS-ARTISTES SE SOUVIENNENT…
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L’exposition qui s’ouvre ce vendredi 29 mai sur l’île de Gorée est un hommage au plasticien et céramiste Souleymane Keita, décédé en 2014. 5 amis à lui, artistes tout comme lui, ont voulu raconter cette part d’histoire qui les lie au défunt : Soly Cissé, Ndary Lo, Viyé Diba, Mauro Petroni ou encore Ousmane Sow. L’expo, qui se poursuit jusqu’au 11 juin prochain, commence le même jour que l’édition 2015 de «Gorée-Regards sur cours» qui prend fin ce dimanche 31 mai.
C’est en juillet 2014 que disparaissait le plasticien et céramiste Souleymane Keïta, et c’est à Gorée, où il est né en 1947, et où il a vécu de nombreuses années en compagnie de son épouse et de ses deux filles, que l’on a voulu lui rendre hommage. Gorée avait le don de l’inspirer. L’exposition qui lui est consacrée s’ouvre ainsi ce vendredi 29 mai au Centre socio-culturel de l’île, et elle y sera encore jusqu’au 11 juin prochain. C’est ce que dit le communiqué qui nous est parvenu, et qui nous apprend aussi que cette exposition est en fait une histoire personnelle, quand on sait que pour les 5 artistes qui s’approprient ainsi les lieux, Souleymane Keïta n’était pas vraiment un inconnu. Le peintre et sculpteur Soly Cissé, le sculpteur-plasticien Ndary Lo, le peintre Viyé Diba, le céramiste Mauro Petroni ou encore le sculpteur Ousmane Sow étaient plutôt proches de l’artiste.
L’exposition en tant que telle tourne entre autres autour d’une vingtaine de toiles, une vingtaine d’œuvres regroupées autour de quelques-uns de ses thèmes de prédilection : Scarification, Chemises de chasseur (une allusion au « Mali de ses ancêtres), et Synthèse, au nom de ses 40 années passées entre la peinture et la céramique. Parce qu’il faut savoir, toujours selon le communiqué, que c’est en section Céramiques qu’il fera ses premiers pas à l’Eole des Arts de Dakar. Ce qui explique, sur fond de « retour aux sources », la présence à cette exposition de quelques céramiques sur assiettes que lui-même avait créées à l’atelier Céramique Almadies de Mauro Petroni, qui  aura la mission de les présenter.
Le sculpteur Ousmane Sow va plutôt jouer les «nostalgiques», puisqu’il exposera une œuvre ancienne inédite, intitulée l’Empereur fou, et qui date en fait de la période où ni lui, ni Souleymane Keita, n’étaient encore vraiment célèbres. Ndary Lo va quant à lui proposer une œuvre spécialement conçue pour cette exposition, un portrait très expressif de son ami », qui avait le don de le fasciner par cette façon qu’il avait de toujours tenir « sa sacoche fermement arrimée sous son aisselle ».
Il faut dire aussi que cette expo, co-organisée par la mairie de Gorée, s’ouvre à l’occasion de l’édition 2015 de «Gorée-Regards sur cours», une résidence artistique qui transforme une soixantaine de maisons en galeries d’art, et qui se tient sur l’île-mémoire du 29 au 31 mai prochain.
Théodora SY SAMBOU/Sudonline

27/05/2015

TURKISH AIRLINES VEUT BOOSTER DAKAR

Turkish airlines et Sénégal airlines vont coopérer plus
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Sénégal Airlines pourrait prochainement bénéficier de l’appui et de l’expérience de la compagnie Turkish airlines, a assuré dans un entretien à l'Aps, l’ambassadrice de la Turquie à Dakar.
Madame Ari s’est d’abord félicitée de la multiplication par dix, des échanges économiques entre le Sénégal et la Turquie, depuis 2004, atteignant 170 millions de dollars, dans un contexte marqué par un ‘’intérêt grandissant’’ des entrepreneurs turcs pour le Sénégal.
Son pays, dit-elle, a la volonté de ‘’développer’’ ses relations avec le Sénégal ‘’sur une base gagnant-gagnant’’, notamment dans le domaine des transports aériens où une coopération entre Turkish Airlines et Sénégal Airlines ‘’est bien envisageable’’, a indiqué la diplomate qui informe que les chefs d’Etat des deux pays ont déjà abordé la question.
Toutefois, précise-t-elle, il appartient aux deux entreprises de définir les modalités d’une éventuelle collaboration à travers des discussions».
SenewebNews

TAMBA SOUFFRE

SITUATION DU TOURISME A TAMBACOUNDA
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Le tourisme est au ralenti à Tambacounda. Les touristes ne sont plus assidus dans cette région orientale qui faisait jadis valoir ses potentialités socioculturelles. Mais le tourisme culturel ne fait plus venir ses adeptes. La raison n’est pas Ebola, comme d’aucuns l’ont fait croire à un moment, mais plutôt une incapacité de l’Etat à mettre en œuvre une politique touristique efficace. Ce qui a fini aujourd’hui de gangrener le secteur, comme le pensent un certain nombre de gérants d’hôtel approchés à Tambacounda. Ils estiment tous que l’Etat est largement responsable de la situation.
La situation du tourisme n’est pas rose dans la région orientale du Sénégal. L’Etat est largement tributaire de cette situation inquiétante qui menace l’industrie touristique et les établissements d’accueil de touristes. Le constat est fait par des hôteliers. « Le tourisme ne va plus dans la région. La destination n’enregistre plus d’arrivés comme à l’accoutumée. Car les touristes se rendent ailleurs », renseigne Raimond Rodriguez, gérant du Relais de Tambacounda. « Les billets d’avions sont trop chers à cause des taxes aéroportuaires. Les hôtels sont aussi chers à cause des taxes imposées par l’Etat. Du coup, si le touriste découvre une destination moins chère quelque part ailleurs, il s’y rend sans état d’âme. Les gens calculent en termes d’économie. C’est humain », poursuit-il.
« J’ai fait plus de vingt ans à Kédougou avant de venir à Tambacounda, mais la situation du tourisme a complètement changé. Kédougou et Tambacounda sont des destinations culturelles non valorisées par l’Etat qui ne fait aucun effort pour les vendre », renchérit-il. De son point de vue, tout comme celui d’un autre gérant trouvé dans un établissement touristique situé sur l’avenue Léopold Sédar Senghor, l’Etat du Sénégal est entièrement responsable de la décadence du secteur touristique dans notre pays. «La destination Sénégal n’est pas bien vendue à l’étranger. On ne sent pas une politique touristique dans les représentations sénégalaises à l’étranger. Les tours operateurs ne sont pas aussi aidés par l’Etat.
Du coup, ils préfèrent travailler avec d’autres nations plus dynamiques », déclare ce dernier qui a préféré s’exprimer sous le couvert de l’anonymat.
Jadis prisées pour leur potentiel socioculturel, les régions de Tambacounda et de Kédougou enregistraient de nombreux flux de touristes qui visitaient les chutes de Dindéfélo, les manifestations culturelles des Bédik, entre autres. Après la Casamance, minée par le conflit, la Petite côte dont le tourisme balnéaire a fait son temps et Saint-Louis, la région orientale était une destination touristique de valeur. Aujourd’hui, il faut beaucoup d’efforts pour relancer la destination et redonner envie aux touristes d’y revenir. L’engagement de tous les acteurs, dont l’Etat, est donc plus que nécessaire.
Chérif FAYE/Sudonline

LE MAROC VEUT RELANCER LE TOURISME SENEGALAIS...

La RAM annonce une série de mesures
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La compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) a annoncé, mardi à Dakar, une panoplie de mesures destinées à contribuer à la promotion du tourisme sénégalais.
Parmi ces mesures, la compagnie nationale a proposé aux professionnels du tourisme «des partenariats multiples» afin que le réseau international de la RAM en Amérique et en Europe serve à alimenter, à travers le hub de Casablanca, le tourisme sénégalais.
S'exprimant lors d'une rencontre avec les professionnels de voyages en marge des Journées de découverte et de promotion de la destination Sénégal, tenues du 22 au 26 mai à Dakar, le PDG de la RAM, Driss Benhima, a affirmé que le soutien au secteur touristique constitue un axe principal du Plan Sénégal émergent (PSE) proposé par le Président Macky Sall, soulignant que la RAM peut apporter «de la valeur» à cette stratégie dans une coopération gagnant-gagnant entre les professionnels du tourisme sénégalais et le transporteur national.
«Nous avons proposé des offres de prix très intéressantes pour tout ce qui est offre packagée, c'est-à-dire des offres proposées par les voyagistes sénégalais et les tour-opérateurs européens dans lesquelles il y a, à la fois, le transport et le séjour», a-t-il dit.
Selon Driss Benhima, la RAM est également disposée à présenter à toutes les agences de voyage et tour-opérateurs, quelque-soit leur taille, «des propositions de tarifs extrêmement avantageuses», le but étant de booster le tourisme sénégalais.
La RAM est aussi prête à «investir matériellement et financièrement» dans la promotion du tourisme sénégalais dans les pays de destination, a-t-il affirmé, estimant que le tourisme sénégalais n'est absolument pas en concurrence avec le tourisme marocain et ce qui intéresse la RAM «c'est de pouvoir faire embarquer un maximum de passagers dans le Sénégal».
D'autres mesures sont envisagées, a dit Driss Benhima, citant à titre d'exemple l'annulation de la taxe au carburant sur les billets de la RAM à destination du Sénégal ainsi qu'une baisse sensible des billets d'avion sur Casablanca-Dakar.
Lematin.ma

NDLR: Ben voyons!

GREEN TALKS A DAKAR

4ème édition « Green Talks » au Sénégal
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Au Sénégal, l’urbanisation ne cesse d’augmenter, et avec elle la production de déchets en tous genres qu’il faut éliminer d’une façon ou d’une autre. Or, pour les 3 millions d’habitants que compte la capitale Dakar, près de 80 % des rejets ménagers sont directement déversés dans l’Atlantique sans être traités au préalable, détruisant ainsi nos richesses marines, ou bien ils sont jetés dans des décharges sauvages créant des risques sanitaires pour la population riveraine.
Partout au Sénégal, vous voyez des décharges sauvages d’ordures ménagères mais également industrielles, comme le montrent les photos ci-dessous. Depuis quelques mois les Dakarois sont témoins de ce désastre écologique et sanitaire : en plein centre-ville sur la belle corniche à Dakar, dans un quartier chic, à côté d'un célèbre complexe médical et à quelques pas d'un hôtel de luxe 5 étoiles, des charrettes mais également des camions déchargent des déchets multiples (des matériaux de construction aux ordures ménagères), dans l’immense trou d’un ancien chantier.
Le trou est devenu au fur et à mesure une décharge à ciel ouvert en plein centre-ville et pollue ainsi les eaux, les sols et l’air environnants causant des désagréments pour les riverains et des risques sanitaires importants pour la population.
POURQUOI cela ne semble ni inquiéter les déchargeurs ni les autorités, malgré la violation des lois en vigueur, ni les populations riveraines à la fois responsables et victimes du désastre écologique et sanitaire ?
POURQUOI semble-t-il si difficile au Sénégal d’organiser une collecte et un traitement efficace et durable des déchets ?
Nous allons en débattre avec des représentants du secteur du traitement des déchets, de l'administration, de la recherche scientifique, de la société civile, et avec comme modérateur le Professeur Adams Tidjani, fondateur de IMEM et Professeur à l’Université Cheikh Anta Diop à Dakar UCAD.
Objectif du green talks ?
Le but est de pouvoir entendre toutes les parties afin de faire émerger des ébauches de solution qui impliquent tant le secteur privé, que les populations et les autorités publiques.

C'est ce mercredi 27 mai de 17H30 à 18H 30  à l'Institut des Métiers de l’Environnement et de la Métrologie - IMEM, Mermoz Extension Lot N°26 (VDN près de l’Imprimerie GRAPHIPLUS), Tel : 33 825 29 25 / 77269 30 60 Dakar
Ecofund

LA RELANCE DU TOURISME

Promotion de la destination Sénégal: l’Etat et le secteur privé unis pour la relance du tourisme
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Relancer et promouvoir la destination Sénégal, c’est l’objectif commun que se sont fixés L’Etat et l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT). Réunis aujourd’hui dans le cadre de l’atelier de clôture des journées de promotion et de découvertes, l’Etat et le secteur privé ont renouvelé leur engagement à travailler de concert. Ce, dans le but de renforcer l’attractivité touristique du Sénégal.
L’atelier a réuni plusieurs professionnels du secteur touristique au plan international, sous la présidence d’Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre du Tourisme et des Transports aériens. Ce dernier est revenu sur l’importance du rôle que joue l’ASPT.  « L’élément promotion est indispensable pour mettre en musique l’ensemble des mesures que nous avons entreprises. Autrement, dit si toutes ces mesures sont mises en œuvre et que derrière il n’ya pas de promotion, on ne risque pas d’engranger tout le potentiel de marchés qui devraient venir au Sénégal.» a-t-il déclaré.
Il a aussi souligné que le travail ne se fait pas uniquement au niveau du Sénégal, il y’a d’autres étapes qui sont prévues pour aller vers les marchés et positionner définitivement la destination. « Nous sommes dans un environnement devenu très concurrentiel et quand on parle de concurrence, on parle de combat. C’est un combat commercial très sérieux et notre pays ne doit pas rater le virage de la promotion,...» a-t-il ajouté.  La tutelle est par ailleurs revenu sur les mesures prises récemment par le Chef de l’Etat pour booster le secteur, notamment la réduction de la cherté de la destination, le positionnement de la Casamance au plan fiscal comme étant une zone touristique d’intérêt national prioritaire, la suppression du caractère payant et des procédures du visa.
Mais aussi la mise en place d’un crédit hôtelier pour aider à la mise à niveau et la rénovation. Selon Mamadou Racine SY, président du Conseil de surveillance de l’ASPT et président de la Fédération des Organisations patronales de l’Industrie touristique du Sénégal (FOPITS), il y a une parfaite synergie et très fort partenariat entre le secteur privé et l’Etat. Il félicite en outre, le Chef de l’Etat pour les mesures fortes et courageuses qui ont été prises pour la relance du secteur. « Quand ça ne va pas, nous le crions tout haut, mais là il faut reconnaitre que des mesures courageuses ont été prises » a-t-il servi. Cependant, il affirme qu’il reste toujours des choses à faire.
«Nous avons demandé que ces mesures soient complétées par d’autres. Si nous avons salué les mesures prises pour la Casamance, nous avons aussi demandé qu’elles soient, pour une durée de 2 à 3 ans, étendues à l’ensemble des zones touristiques du Sénégal car c’est le pays dans l’ensemble qui est sinistré ». Pour ce qui est de la mise en place du crédit hôtelier, ce dernier salue l’effort de 5 milliards déployé par l’Etat mais, « au regard du gouffre dans lequel se trouve le tourisme », il estime qu’il faudrait 20 à 30 milliards.
Alimatou Mbaye/Pressafrik

LE NOUVEAU SOUMBEDIOUNE

Le Maroc va changer Soumbédioune

senegal

Macky Sall, Président du Sénégal, et Mohammed VI, Roi du Maroc, ont procédé à la pose de la première pierre des travaux d’aménagement de la baie de Soumbédioune, ce lundi 25 mai 2015, à Dakar.
Le président de la République du Sénégal, Mack Sall, et le Roi du Maroc, Mohammed VI, ont procédé, ce lundi 25 mai 2015, à la pose de la première pierre des travaux d’aménagement de la baie de Soumbédioune, à Dakar, la capitale sénégalaise.
Selon la Présidence, il s’agit de la réalisation d’un point de débarquement aménagé de pêche artisanale financé par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable et le Département de la Pêche maritime du Royaume du Maroc, à hauteur de 1,2 milliard FCFA.
Cette baie, dont les travaux dureront un an et demi, abritera « toutes les infrastructures nécessaires aux acteurs de la pêche avec, notamment, un complexe frigorifique, des fabriques de glace, un atelier mécanique pour la réparation des pirogues, un grand marché à la criée », entre autres, assure le Palais.
Omar Guèye, ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, précise que « cet aménagement a pour objectif d’améliorer les conditions de travail des pêcheurs locaux en offrant un cadre structuré pour une activité artisanale déjà présente sur le site avec un important potentiel de développement ».
Ce quai de pêche ultra- moderne, témoin de la coopération bilatérale Sud- Sud et des liens d’amitiés entre le Sénégal et le Maroc, permettra aux pêcheurs et aux mareyeurs de pouvoir conserver leurs produits dans les meilleures conditions pour en faciliter la transformation et l’exportation.
Abubakr Diallo/Afrikacom

26/05/2015

QUE CECI SOIT SU, LU ET REPETE

Esclavage: Coumba, domestique en Arabie Saoudite: "Nous sommes comme des esclaves, battues et maltraitées"
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En Arabie Saoudite, plusieurs centaines de domestiques noires sont encore traitées comme des esclaves. Battues, maltraitées et séquestrées. L’affaire des trafiquants de femmes qui convoient des candidates à l’immigration en Arabie Saoudite pour les vendre comme des esclaves avaient défrayé la chronique en 2013 au Sénégal.
La Division des investigations criminelles (Dic) s’en était même saisie pour mettre la main sur les cerveaux de cette bande organisée. Apres 2 ans d’accalmie, le réseau de trafiquants de Sénégalaises dans les pays arabes reprend du service. Le témoignage d’une femme domestique sénégalaise du nom de Coumba dans les colonnes du journal Grand Place, qui vit en Arabie Saoudite, remet cette affaire au goût du jour. «J’appelle au secours pour pouvoir fuir de la maison où je me trouvais. Nous sommes séquestrées ici et traitées comme des esclaves », explique la jeune domestique.
Celle-ci qui vit à Ryad a profité de l’absence de son patron subtilisé le téléphone de ce dernier et appelé au secours la presse sénégalaise. Coumba raconte sa vie au quotidien dans la maison de son patron. « En venant ici, je pensais à un travail décent comme domestique. Mais, en réalité on m’a amenée ici pour être une esclave. Je suis la bonne à tout faire pour mon patron saoudien. Et nous sommes beaucoup de filles à vivre ce calvaire. On nous bat, on ne nous paie pas», raconte-t-elle au bout du fil.
Seneweb

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Google a ouvert un espace dédié aux créateurs de contenus Youtube
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Le 21 mai 2015, lors du lancement par Google Sénégal du programme Youtube for content creators, il a été annoncé l’ouverture d’un espace dédié aux créateurs de contenus Youtube. Le Créativ Lab.
Il s’agit d’une salle ouverte en partenariat avec l’école de formation Sup IMAX. Elle est équipée de 10 ordinateurs de bureau et de trois ordinateurs portables, de caméras et même d’une ligne Internet de 8 Mo fournie par l’opérateur télécom Tigo.
D’après Didier Diop,  le directeur général de l’école Sup IMAX, « tous les Youtubers auront accès aux machines et caméras gratuitement durant les heures qui seront choisies en fonction de la disponibilité de la salle». Le matériel devrait leur permettre de créer aisément du contenu qu’ils publieront sur le site de vidéos.
En mettant sur pied une salle pour faciliter la création de contenus Youtube, Google Sénégal milite pour que l’amélioration de la connectivité dans laquelle s’est lancée le pays ne profite pas uniquement aux fournisseurs de service Internet. La filiale sénégalaise de la firme américaine voudrait donner aux utilisateurs sénégalais d’Internet la possibilité de consommer du contenu local, et permettre également aux producteurs locaux de ces contenus de gagner de l’argent.
Agence Ecofin

25/05/2015

LE SILENCE DES DIRIGEANTS AFRICAINS

Migrants en Méditerranée - Le Congolais Denis Mukwege déplore le silence des dirigeants africains
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Le gynécologue congolais Denis Mukwege, prix Sakharov 2014 du Parlement européen pour les droits de l'Homme, a déploré lundi à Rome le silence des dirigeants africains face aux drames de l'immigration en Méditerranée.
Alors que les Européens "s'indignent quand il y a 1.800 morts, on aurait bien voulu qu'il y ait un sommet spécial des présidents (africains), ne serait-ce que pour pouvoir exprimer leur indignation et voir à leur niveau ce qu'ils peuvent faire pour éviter ces drames", a-t-il déclaré à l'AFP, en marge d'une conférence à Rome sur la Méditerranée. Pour ce gynécologue, dont l'hôpital en République démocratique du Congo (RDC) est devenu un refuge pour des centaines de femmes victimes de violences sexuelles, "il faut engager les dirigeants africains à ce qu'ils fassent leur part pour éviter que ce trafic (de migrants) puisse continuer". "Quand on voit des milliers de gens se noyer, on ne peut pas dire que l'Afrique n'a rien à faire, que les autorités africaines ne peuvent pas engager un système qui permette de pouvoir contrôler quelqu'un qui prend cette route de la mort", a assuré ce médecin. Les Etats africains peuvent par exemple mieux contrôler les flux de départs, en particulier en Afrique centrale, même si cela n'aurait d'effet qu'à court terme. "On peut mettre des barbelés, on peut faire des murs, on peut faire toutes les lois qu'on veut pour protéger l'Europe mais lorsque quelqu'un a cet instinct de survie, il est très difficile de pouvoir l'arrêter", a-t-il estimé. Il est donc indispensable d'aider les Africains "à construire leur rêve en Afrique même", ce qui est aussi dans l'intérêt de l'Europe, a-t-il expliqué dans son intervention devant cette conférence. Aujourd'hui, "la paix que vous connaissez ne peut être durable que s'il y a la paix ailleurs", a-t-il martelé. "Si vous devenez un îlot de paix isolé, la pression de l'insécurité ailleurs va être très forte sur les portes de l'Europe".
Agence Belga

LE PLASTIQUE TUE!

LE SÉNÉGAL PERD 10 MILLIARDS CHAQUE ANNÉE
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«Chaque année, le Sénégal perd 10 milliards de FCfa du fait de la mort du cheptel suite à la consommation des sachets en plastiques». L’information est donnée par le conseiller juridique du ministère de l’environnement M. Boniface Cacheu. Une situation plus qu’inquiétante à laquelle il faut mettre un terme le plus rapidement possible.
L’environnementaliste considère que c’est une conséquence très lourde pour un pays comme le Sénégal.  Pis, indique-t-il, «c’est un problème très sensible dans la mesure où il touche différents domaines».
«Il est temps de faire des démarches. D’ailleurs c’est dans cette logique qu’une loi va bientôt être mise en place» dit-il. Il explique qu’avec ce texte, la gestion des sachets et des déchets plastiques plus précisément, sera mieux réglementée avec l’établissement des mesures d’accompagnement et de suivi.
«Désormais, des collecteurs seront installés au niveau des entreprises de fabrication de produits plastiques mais aussi dans les rues. Ce, pour renduire le maximum possible les dégâts causés par ces sachets».         
«Cinq millions de sachets plastiques sont abandonnés dans la nature chaque jour. A Dakar, prés de 5 tonnes de déchets plastiques sont aussi versés dans la nature. Ces abandons diminuent le rendement agricole de plus en plus», d’après une étude.  
L’autre conséquence de l’envahissement des sachets plastiques à l’entendre est qu’actuellement, «ils impactent lourdement dans l’environnement, en bouchent les caniveaux et les égouts où devraient passer l’eau. Ce qui empêche l’eau de s’infiltrer normalement». Et en plus de ça, ils sont à l’origine de la diminution des espaces agricoles et du taux de leur rendement en milieu rural.
 De la même manière, il soutient que ces déchets plastiques créent beaucoup de dégâts au niveau des océans parce que beaucoup de mammifères marins les confondent avec des céphalopodes et une fois qu’elles les consomment, elles meurent. D’où la nécessité de sensibiliser davantage les populations sur les dangers de ces abandons. «A notre niveau, un séminaire de formation est en train d’être fait à notre personnel et on compte l’élargir», confie-t-il.   
ALIMATOU DIAGNE/Sudonline

AUJOURD'HUI A ST LOUIS

23EME EDITION DU FESTIVAL DE JAZZ DE SAINT-LOUIS
LE WALLACE RONEY QUINTET SUR SCENE A SAINT-LOUIS ET A GOREE
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Parmi les têtes d’affiche de cette 23ème édition du Festival de Jazz de Saint-Louis qui se poursuit jusqu’à ce lundi 25 mai, on retrouve le fameux Wallace Roney Quintet qui se produira ce dimanche 24 mai sur la Place Faidherbe, toujours à Saint-Louis.
C’est ce que dit le communiqué qui nous est parvenu, et qui précise aussi que l’autre étape de ce parcours musical, ce sera le 27 mai, à Gorée cette fois. Le Wallace Roney Quintet profitera encore de sa présence au Sénégal pour faire connaissance avec les étudiants de l’Ecole Nationale des Arts et aussi avec les musiciens de l’Orchestre National. La rencontre est prévue ce mardi 26 mai.
Wallace Roney, c’est aussi le nom de l’homme qui est aux commandes de ce groupe composé de six membres. Un trompettiste de jazz, héritier d’un certain Miles Davis avec qui il a d’ailleurs joué au Festival de jazz de Montreux en Suisse, c’était en 1991, Pour lui rendre hommage à sa mort, Miles Davis décède en septembre 1991, il organisera toute une tournée, avec de grands noms du jazz aux Etats-Unis : Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter, Tony Williams.
En 1993, Wallace Roney forme son propre groupe : Lennie White à la batterie, Lonnie Plaxico à la basse, Victor Gould au piano, Benjamin Solomon au saxophone, et enfin Aube Jones, le manager.
Théodora SY SAMBOU/Sudonline

TOUBACOUTA BOUGE!

150 HECTARES DE MANGROVES RESTAURÉS EN TROIS ANS
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Le ministère de l’environnement et gestion des parcs nationaux en partenariat avec le bureau régional de «Wetland» et les associations inter-villageoises de Toubacouta et Sokone, ont réussi en l’espace de trois  ans (2013/2015) à restaurer une superficie de 150 ha dans la mangrove du Delta du Saloum.
L’information a été donnée lundi par le directeur régional de «Wetland» Sénégal, Ibrahima Thiam. C’était à l’occasion d’une tournée d’inauguration des infrastructures réalisées par l’organisation américaine dans les communes de Sokone et Toubacouta.
Il s’agit en effet d’un centre de transformation des produits anacardiers pour les regroupements des femmes de Sokone et d’une miellerie au profit des associations inter-villageoises de Dassilamé Sèrère, village situé à 5 Km au Sud Ouest de Toubacouta.
Ainsi, dans le cadre de son programme spécifique à la conversation, «Wetland» Sénégal qui est le bras technique et opérationnel de ce partenariat a choisi de greffer à son programme classique de nouvelles stratégies et activités génératrices de revenus capables de mettre un terme sur l’exploitation abusive de la mangrove, et la dégradation du système environnemental dans cette partie du pays. L’objectif de cette démarche consiste cependant à offrir aux populations d’autres opportunités.
De ce fait, elles ne seront plus obligées à aller couper la forêt ou affecter les écosystèmes pour se procurer de l’argent. Ainsi pour ce besoin, prés de 100 millions de F Cfa ont été investis dans ces deux collectivités. D’abord à Sokone où le but visé par «Wetland» dans ce programme est de renforcer la filière anacarde et de développer une large opération de plantation de cette espèce végétale tout autour des zones humides pour mieux lutter contre l’ensablement des eaux de la mangrove.
Dans l’arrondissement de Toubacouta où 80 ha de terres perdues ont été reboisés durant la même période, les 97 % des femmes qui s’activent dans la production de miel et la collecte des huîtres se retrouvent aujourd’hui dans l’obligation de se plier à la règle et suivre les nouvelles directives données en termes de sauvegarde et protection du système écologique.
Car, outre les milliers de tables de collecte d’huîtres posées un peu partout dans les écosystèmes, plus de 250 niches ont également été placées dans cette faune où les femmes de Toubacouta pourront  disposer d’une quantité de production annuelle avoisinant les 2000 tonnes de miel.  
Abdoulaye FALL/Sudonline

23/05/2015

INVERSER LA TENDANCE AU NIVEAU DU TOURISME

Tourisme : Inverser la tendance
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« Le tourisme est à l’agonie » est le refrain sans fin servi à un peuple qui aspire pourtant à « l’émergence »-pour se référer au terme consacré. Cette fausse note découle d’une politique incohérente, d’une administration en carence de compétences, d’acteurs peu performants et d’un système fonctionnant selon des schémas obsolètes. Le tourisme sénégalais est structurellement axé sur l’hébergement et la restauration. Il est fondamentalement tourné vers les activités balnéaires. Les équipements vieillissants et les plages disparues dans les stations balnéaires du fait de l’érosion côtière, il est logique que les touristes désertent la destination. Ne reviennent en séjour que la clientèle passionnée par le Sénégal et les touristes d’affaires. Le tableau n’est point reluisant avec une cohorte de touristes historiquement francophones ; une mainmise des promoteurs étrangers dans les maillons de l’hôtellerie et du tour operating ; des agences de voyage limitées à la billetterie aérienne ; des emplois précaires et peu rémunérés ; une saisonnalité de l’offre d’une absurdité effarante.
Le segment de l’offre et des services est basique, il est bien mince et se rétrécit comme peau de chagrin. Le diagnostic des maux du secteur étant fait et bien connu, les responsables rasassent ces problèmes en guise de prétextes pour masquer leur impuissance. Pour porter l’estocade au patient, la destination Sénégal est victime d’une communication désastreuse entretenue au sommet et à la base. La danse macabre des alibis, formule récurrente au Sénégal, est de mise pour se dédouaner et assister aux funérailles d’un secteur pourtant prometteur.
Les mesures prises récemment par le Président de la République à Ziguinchor sont salutaires. Elles ne constituent pas une panacée, mais ont l’avantage de gommer des arguments brandis par des acteurs pour expliquer la crise dans le secteur touristique. Ces thèses qui justement faisaient fuir les touristes au lieu de les inciter à venir visiter le Sénégal. L’on a même réussi la prouesse de faire du Sénégal une destination à risque, infestée par la saleté, l’insécurité, la mendicité et l’Ébola…
A force de communiquer sur les faiblesses réelles et supposées, l’on a oublié d’exploiter les atouts, les bonnes cartes. Il faut inverser la tendance pour que le chant du cygne soit la chanson du rossignol.
Il existe en effet un vaste champ du tourisme à investir et qui peut valoir des investissements, des emplois et des revenus. Pour ainsi dire qu’il faut apporter des solutions aux problèmes déjà identifiés et mieux, exploiter dans une démarche durable les ressources qui végètent à l’état de potentiel. Il faudra lancer une véritable industrie touristique dans la diversité des territoires et terroirs.
Le tourisme a littéralement changé de visage. Cette activité est désormais tournée vers les activités de découverte des attractions culturelles ou naturelles et des expériences de vie originales. Il repose sur des niches de produits d’une diversité sans commune mesure allant du sport à la mode, à titre indicatif. Qui plus est, avec la révolution numérique, les activités de services s’opèrent via internet. Ce qui fait de Google et des entreprises de l’économie numérique parmi les plus grands opérateurs touristiques.
Ce changement de paradigme est une chance pour l’économie touristique sénégalaise qui présente un cycle en déclin mais susceptible de se relancer au regard du potentiel existant et des opportunités du moment.
Le secteur reste un excellent créneau pour l’investissement local et le développement des territoires par une ingénierie du tourisme, de la culture et des loisirs.
L’Etat doit mener son action dans l’aménagement et l’accessibilité des sites et renforcer son rôle d’orientation et d’encadrement en faisant valoir des mesures incitatives liées à l’investissement, au financement du secteur et à la création d’entreprises touristiques.
L’Etat doté d’une administration touristique à niveau, peut poser la rampe de la relance du secteur touristique avec l’implication des collectivités locales et la mise à contribution des universités. Toutefois, l’économie du tourisme repose sur des initiatives privées. Il s’agit de renforcer le réseau des offices de tourisme et syndicats d’initiative et mettre en branle une dynamique d’ensemble tant le tourisme sollicite des compétences opérant dans différents domaines d’activités.
Autrement les acteurs en synergie devront agir sur deux leviers : l’attractivité de la destination et la compétitivité des services offerts à la clientèle. Ceci requiert tout un programme de refondation du secteur touristique que le nouvel aéroport censé former un hub du transport international pourrait impulser.
Le Sénégal un pays naturellement attractif ayant une excellente réputation, étant un havre de paix, devrait profiter des remous politiques qui secouent les destinations concurrentes d’Afrique du Nord.
Au préalable, des efforts relatifs à la diversification et à la structuration de l’offre devront être menés. Pour fabriquer des produits touristiques, il faut un potentiel naturel, des ressources culturelles et des infrastructures de communication et d’accueil. A cela s’ajoute la prise en compte des dimensions commerciales, géographiques, culturelles et temporelles dans la conception. Sont également cruciaux les volets relatifs à la valorisation du patrimoine culturel et à la mise en tourisme systématique des espaces et des ressources.
Cet axe nécessite la mise en réseau des activités touristiques et la formation, voire le renforcement des capacités des professionnels du secteur.
La conquête du marché intérieur et des marchés émergents en Asie, en Amérique, dans les pays du Golfe et en Russie est à la portée du Sénégal. Des formules comme le tourisme « halal » sont à prospecter. Avec le développement des technologies de l’information et de la communication, les acteurs devront opérer une présence significative dans les plateformes multimédias de distribution et de promotion des produits.
Les services, le marketing, la distribution et à la promotion du tourisme se font essentiellement par le biais de l’internet. Concevoir des applications informatiques assurera une excellente visibilité et facilite l’usage des produits dans les lieux de séjour. Les réseaux communautaires, les réseaux sociaux, les plateformes de réservation et de distribution et le « community management » garantissent le positionnement au niveau global (mondial).
Des services innovants, une bonne formation des acteurs, une stratégie marketing opérationnelle et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication constituent des facteurs clés de réussite.
Quand le tourisme fonctionne, la consommation augmente et la roue de la croissance tourne. Le tourisme, il faut s’en convaincre est un formidable pôle d’activités de développement et tire l’économie locale.
Le pari sera réussi quand le désir de découvrir la merveilleuse Casamance triomphera de la peur d’une insécurité exagérée. C’est cela « inverser la tendance ».
Mamadou KANE/Consultant/ Formateur en Tourisme&Culture/Chargé de cours Université de THIES/ ISEP/Mbourinfo

POPENGUINE FÊTE SON 127eme PELERINAGE

127ème édition du pèlerinage marial de Popenguine
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Du 23 au 25 mai 2015, la communauté catholique du Sénégal célébrera la 127ème édition du pèlerinage marial de Popenguine sur le thème : « Avec Marie, tous au service de l’Église Famille de Dieu ».
A travers ce thème, les Evêques de la Conférence épiscopale ont choisi de placer le pèlerinage de cette année sous le sillage du Synode de la Famille d’octobre 2015 et l’Année de la Vie Consacrée, deux évènements majeurs de l’Eglise Catholique, convoqués par le Saint-Père François.
Les fidèles catholiques,  venant de la Gambie,  du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal, convergeront donc aux pieds de Notre Dame de la Délivrande, portés par le souffle de l’Esprit Saint, pour se mettre à l'école de Marie et renouveler leur engagement au service du Christ et de son Eglise, au service de l’homme et de tout l’homme.
L’autre contexte immédiat du 127e pèlerinage marial de Poponguine est l’accession, le 21 février dernier, de Son Excellence Monseigneur Benjamin Ndiaye, à la tête de la Province Ecclésiastique de Dakar et au siège archiépiscopal de Dakar, en remplacement de Son Éminence le Cardinal Théodore Adrien Sarr, à qui toute la communauté catholique du Sénégal souhaite une longue vie et un bon repos après tant d’années, au service de l’Eglise de Jésus Christ.
Le comité national d’organisation, qui est à pieds d’œuvres depuis plusieurs mois, a pris les dispositions nécessaires pour assurer un bon pèlerinage aux fidèles.
joberco