30/06/2015

100 MILLIONS F CFA POUR LES ORPHELINS DU SÉNÉGAL

100 MILLIONS F CFA POUR LES ORPHELINS DU SÉNÉGAL
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L’organisation humanitaire Human Appeal International, basée à Petit Mbao a dégagé une enveloppe de plus de 100 millions F Cfa pour soulager les pères et mères de familles confrontés à des difficultés pour faire face à la dépense quotidienne. Ce don vient s’ajouter aux interventions en faveur de plus de 3608 orphelins pris en charge par l’organisation.
Avant chaque mois de Ramadan et fête de Tabaski, l’Ong Human Appeal International, basée à Petit Mbao, distribue des dons pour aider des pères de familles tenaillés par des dépenses. Selon Moustapha Pouye, chef de la Division orphelinat, ce geste s’explique par le fait que «les charges sont énormes pour ces responsables de famille. C’est un mois où l’on doit manifester la solidarité et l’entraide qui font parties du volet social de l’organisation. Nous les aidons à supporter les charges », a fait savoir M. Pouye.
Moustapha Pouye qui assure l’intérim du directeur exécutif Talla Omar Lèye absent, a révélé qu’une enveloppe de plus de 100 millions de F Cfa est dégagée pour ce programme Ramadan. Il estime que la somme peut être même revue à la hausse à cause de la forte demande sociale. Un dîner-débat (ndogou) est prévu dans un hôtel de la place pour les orphelins issus des régions du Sénégal dans le but de leur faire passer de bons moments.
A son avis, l’objectif des dons est de permettre à ces populations démunies de vivre dignement en ces temps durs. «Nous travaillons pour un programme mensuel Ramadan avec nos partenaires des Emirats Arabes Unis, d’Angleterre, d’Australie etc. pour permettre aux enfants de la rue, aux orphelins et pères de familles à avoir des tissus et vivres pour passer un bon mois de Ramadan». Par rapport au programme il a renseigné que l’Ong Human Appeal International va faire le tour des régions pour toucher le maximum de personnes vulnérables.
Pour Moustapha Faye, Chef de projet, «les  505 bénéficiaires sont répartis comme suit: 125 personnes qui vont recevoir des paniers composé de 2 litres d’huile, 10kg de riz, 5 kg de sucre, 1kg de datte et 1kg de lait. Il y a aussi 50 personnes qui vont recevoir 10.000 F Cfa en guise de Zakat. 30 personnes vont recevoir des tissus et vêtements. Les 130 orphelins recevront le panier et 150 vont recevoir un sac de 25 kg de riz», renseigne le chef de projet. Aussi a-t-il annoncé des projets phares dans une vingtaine de zone où Human Appeal International s’investit dans l’humanitaire.
A l’en croire, compte tenu du nombre de bénéficiaires augmente d’année en année, deux équipes vont démarrer la tournée dans les régions de Thiès et Kaffrine, ensuite Louga et Saint-Louis. «Le nombre de bénéficiaire a considérablement augmenté parce que c’est la première fois qu’on reçoit plus de 500 personnes dans nos locaux qui sont très exigus pour les contenir», a indiqué Moustapha Faye.
Moussa THIAM/SudQuotidien

FESTIVAL SALAM DE DAKAR

Festival Salam : un événement dédié à l’islam
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Du 2 au 11 juillet 2015, se tiendra à Dakar, la première édition du festival Salam. Cet événement initié par le chanteur et ministre conseiller Youssou Ndour, permet aux musulmans issus de toutes les confréries du Sénégal, de se retrouver, de fêter ensemble et de partager beaucoup de choses.
Selon son organisateur, le festival sera parrainé par le roi Mouhamed VI du Maroc et son homologue sénégalais, le président Macky Sall.
L’artiste a précisé s’être inspiré du festival des musiques sacrées de Fès pour mettre en place cet événement.
Ce festival qui regroupera des artistes locaux et internationaux aura lieu dans la deuxième quinzaine du mois de ramadan.
Le lancement du festival Salam est prévu le 2 juillet au grand théâtre de Dakar.

APS

LES FINANCIERS AU CHARBON

L’avenir de la centrale de Sendou en suspens
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La construction de la centrale à charbon de Sendou est à l'arrêt depuis plus de quatre mois. Une situation qui menace l'avenir du projet dont le montant s'élève pourtant à 200 millions d'euros
Le chantier va-t-il repartir ? Après deux ans de travaux, la construction de la centrale à charbon de Sendou est à l’arrêt depuis plus de quatre mois. Et l’avenir de ce projet de 200 millions d’euros de budget est plus que jamais incertain. L’enjeu est important pour le pays et pour la Senelec, dirigée par Pape Dieng, car Sendou est le premier grand site de production d’électricité (125 MW) devant entrer en activité dans le cadre du Plan Sénégal émergent de Macky Sall.
Finances
En plus de préoccupations environnementales, des désaccords entre les deux actionnaires, le suédois Nykomb et le marocain AFG, ont conduit les bailleurs à bloquer les financements du projet, a appris Jeune Afrique. Les actionnaires, les bailleurs et les conseils juridiques se sont réunis en urgence la semaine du 8 juin à Paris.
Selon nos informations, AFG a accepté de vendre pour 22 millions d’euros l’intégralité de ses 50 % dans le projet au groupe Quantum, propriété du magnat israélien Idan Ofer. Nykomb lui céderait lui aussi une partie de sa participation (50 % également), afin de créer une majorité claire dans le projet. Reste à savoir si cette vente est de bon augure.
JeuneAfrique

ENFIN LE PROCES D'HABRE

Plus de 4.000 victimes parties civiles au procès de Hissène Habré
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Plus de 4.000 victimes seront parties civiles au procès de l'ex-président tchadien Hissène Habré, prévu à partir du 20 juillet à Dakar pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture", affirment lundi les avocats qui les représentent.
Le collectif d'avocats "représente plus de 4.000 victimes directes et indirectes" devant les "Chambres africaines extraordinaires", le tribunal spécial qui jugera l'ex-chef d'Etat, a affirmé sa coordinatrice, l'avocate tchadienne Jacqueline Moudeina, lors d'une conférence de presse à Dakar.
Le tribunal a également prévu "de faire comparaître 100 témoins (qu'il a) pris en charge", a-t-elle indiqué, estimant que ce procès "marquera un tournant pour la justice en Afrique et sonnera comme un signal d'alarme pour tous les dictateurs qui devront un jour être rattrapés par leurs crimes".
"Les preuves qui seront présentées au procès sont solides, surtout les documents de la DDS (Direction de la documentation et de la sécurité, police politique tchadienne) qui démontrent qu'il y avait un lien direct de supérieur à subordonné entre Habré et la direction de la DDS", a assuré l'avocate.
"Habré avait une connaissance parfaite des opérations menées par la DDS", a-t-elle insisté.
"Ce ne serait pas une violation de la loi si le tribunal ordonnait une comparution forcée de Hissène Habré", a de son côté indiqué Assane Dioma Ndiaye, autre avocat des victimes, qui craignent qu'il refuse de comparaître.
Les conseils de l'ex-président tchadien ont affirmé qu'il ne "reconnaît pas" le tribunal spécial devant lequel il avait refusé de parler, selon un des avocats, lors de sa présentation le 3 juin pour un "interrogatoire d'identité".
"Les victimes auraient souhaité le voir les yeux dans les yeux. Nous aurions souhaité, comme il dit qu'il n'est pas coupable, qu'il se disculpe", a dit M. Ndiaye.
Le tribunal spécial a été créé par l'Union africaine après la signature d'un accord avec le Sénégal en décembre 2012.
Il est présidé par le Burkinabè Gberdao Gustave Kam, assisté de trois juges sénégalais.
Hissène Habré a dirigé le Tchad de 1982 à 1990, date à laquelle il a été renversé par l'actuel président Idriss Deby Itno. Depuis sa chute, il vit en exil au Sénégal.
Il a été arrêté le 30 juin 2013 à Dakar, puis inculpé le 2 juillet 2013 par le tribunal spécial et placé en détention préventive.
APS

29/06/2015

TOUT VA BIEN A THIES...

Un court-circuit bousille tout le parc informatique du tribunal de Thiès
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Suite à une baisse de tension électrique, le Tribunal de Thiès a été, hier, en proie à un incendie provoqué par un court-circuit qui a ravagé tout le parc informatique.
On glose encore sur les quelque 600 millions de FCfa qui ont été injectés par les institutions financières internationales, pour réfectionner le Tribunal régional de Thiès, qui a été réceptionné l’année dernière par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba. A peine réceptionnée, la structure judiciaire commence à se dégrader. Certains travaux semblent avoir été mal exécutés. Et le réseau électrique, peu fiable, porte, tous les jours, un sacré coup à la bonne marche de l’institution judiciaire secouée par de terribles baisses de tension. Aujourd’hui, les magistrats, presque à l’étroit dans leurs bureaux, travaillent difficilement avec leurs ordinateurs de bureaux en raison d’un déficit criant d’électricité. Encore, hier, une baisse de tension a fini par provoquer un incendie dans le Temple de Thémis où les magistrats ont connu une véritable peur bleue, puisqu’ils ont frôlé le pire des catastrophes. Vers 9 heures, le poste d’électricité a pris feu, occasionnant des dégâts matériels inestimables. Les ordinateurs de bureaux et les appareils de climatisation ont été endommagés par le sinistre. Pris au dépourvu par cet incendie, certains magistrats ont déploré les conditions difficiles de travail auxquelles ils sont confrontés en raison des baisses de tension d’électricité récurrentes qui paralysent le système judiciaire depuis plusieurs mois. Aussi, les magistrats sont obligés de travailler avec leurs ordinateurs portables personnels, au moment où le ministère de la Justice leur exige une gestion accès sur le résultat. Pis, depuis plusieurs mois, les magistrats de Thiès sont privés de téléphone. Ainsi, au Tribunal de Thiès, les magistrats, malgré leurs locaux flambants neufs, portent leur croix.
Dakarflash/L’obs
On se souvient qu'il y a quelques années, la région wallone, en Belgique avait offert une bibliothèque complète avec livres, étagères et gestion informatique. 6 mois plus tard, ne restaient que les étagères...

TALIBES EJECTES DE GAMBIE

La Gambie rapatrie 48 enfants « talibés » au Sénégal
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La mendicité des enfants est interdite en terre gambienne. De ce fait le pays de Yaya Jammeh a procédé au rapatriement de quarante-huit enfants «talibés» sénégalais ce dimanche. Selon les informations de l’APS, les autorités gambiennes ont engagé l’initiative suite aux conditions difficiles auxquelles étaient confrontées ces enfants.
A en croire la source, les «talibés» âgés de 4 à 12 ans ont été remis au Gouverneur de Kaolack Lamine Sagna, par une délégation gambienne composée d’un agent du service de l’immigration et de membres de l’action sociale.
Le coordonnateur adjoint d’Enda Jeunesse Action, Birame Ndiaye qui a suivi l’opération de rapatriement explique que «le gouverneur a chargé le préfet de Nioro, Mame Less Cabou, de veiller avec Enda Jeunesse Action à ce qu’ils regagnent tous leurs familles respectives de Maka Nianguène (Paoskoto). Les enfants «talibés» sont tous originaires du village de Maka Nianguène, situé dans l’arrondissement de Paoskoto. Ils ont été acheminés en Gambie par deux marabouts originaires également de Maka Nianguène qui avaient implanté un «daara» à Bondaley, un village gambien».
Le Réseau Afrique de l’Ouest pour la protection des enfants (RAO) et d’autres organisations de protection des enfants ont participé à l’organisation du rapatriement des enfants vers le Sénégal.
Senenews

28/06/2015

400 TRACTEURS BRESILIENS POUR LE SENEGAL

400 tracteurs mis à la disposition des producteurs
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Le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural mettra à la disposition des exploitations familiales un premier lot de matériel agricole motorisé composé de 400 tracteurs et plusieurs équipements attelés subventionnés à hauteur de 60% a appris l’APS.
L’acquisition de ce matériel agricole entre dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de coopération brésilienne dénommée ‘’Maïs alimentos’’, qui œuvre pour une sécurité alimentaire durable, indique une circulaire du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural sur les modalités de cession de équipements aux producteurs.
Composé de 400 tracteurs et équipements agricoles la répartition du matériel s’est effectuée selon les 14 régions éco-géographiques du Sénégal, explique la même source.
Ainsi la région de Diourbel va bénéficier de 30 tracteurs, 21 sont prévus pour Fatick.
La région de Kaolack aura 22 tracteurs, celle de Louga 25, Kaffrine 30, Kolda 40, Tambacounda 32, de Thiès 25, Matam 25, Ziguinchor 25, Sédhiou 20, Kédougou 15, Saint-Louis 30, Dakar 20.
‘’Quant aux gros producteurs, ils auront à se partager 40 tracteurs’’, précise la circulaire.
Au-delà des tracteurs, la répartition de ce matériel agricole de la coopération brésilienne a porté également sur ’’une importante quantité d’équipements agricoles attelés à distribuer entre les régions du Sénégal et les gros producteurs dans le cadre de la présente campagne 2015-2016’’.
‘’Ces équipements agricoles sont entre autres composés de semoirs de grandes cultures, de semoirs de maraîchage, de bineuses, de fertiliseurs, des herses à dents, des charrues à quatre socs réversibles, des lames niveleuses et des moissonneuses batteuses à riz, des égraineuses de maïs, des motoculteurs…’’, selon la circulaire.
Concernant les modalités de cession des équipements agricoles, il est demandé, aux producteurs intéressés de formuler de demandes adressées aux commissions départementales chargées de la cession du matériel.
En retour, précise le texte, ’’les bénéficiaires s’engagent à atteindre les performances selon le type de matériel demandé et notifié, à alimenter un compte d’amortissement à hauteur d’un cinquième de la valeur contractuelle du matériel mis à sa disposition par le gouverneur de région de façon à en reconstituer le prix de cession au bout de 5 à 6 ans’’.
Par ces engagements, les parties concernées par ce programme, s’engagent ainsi à contribuer à la réalisation des objectifs du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS), volet agricole du Plan Sénégal Emergent (PSE).
Dakaractu

DERNIERS SOUBRESAUTS DE SENEGAL AIRLINES

Sénégal Airlines : Une quarantaine d’agents mis en chômage technique
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Alors que le problème des retards de salaires n’a pas encore été résolu à Sénégal Airlines, voilà que la direction ouvre un nouveau front contre les travailleurs. En effet, près de 42 agents de la compagnie aérienne dont 6 délégués du personnel ont reçu des lettres de notification de chômage technique, hier, après la prière du vendredi. Toutefois, les travailleurs ont déchiré lesdites lettres et comptent mener une contre offensive.
Une quarantaine d’agents (42 d’après nos sources) de Sénégal Airlines, «voire même plus» selon Ibrahima Diaw, un des délégués du personnel, ont reçu des lettres de notification de chômage technique hier. «La situation de la compagnie est marquée par des problèmes d’organisation, de management de la direction. Mais le summum c’est qu’après la prière du vendredi, plusieurs employés ont reçu des lettres de notification de chômage technique de la part de la direction», explique au bout du fil, le porte-parole des délégués, Ibrahima Diaw, qui n’en revient toujours pas.
Sa surprise est d’autant plus grande qu’ils avaient, dit-il, introduit une demande d’audience à l’Inspection du travail pour essayer de trouver des solutions avec le précédent problème. Au sortir de l’audience, l’Inspection du travail avait demandé à la Direction de surseoir à toute initiative de déstabilisation des travailleurs. Malheureusement pour les agents, c’est juste avant la nouvelle audience avec l’Inspecteur du travail qui gère le dossier que la Direction générale a décidé de mettre au chômage technique la quarantaine d’agents.
Ibrahima Diaw croit dur comme fer que la Direction de Sénégal Airlines est en train de mener une course contre la montre en vue de l’assemblée générale de lundi prochain. D’après lui, le Directeur général veut utiliser le personnel mis en chômage technique comme trophée de guerre, afin de plaider pour sa cause et dire qu’il a réussi à réduire le personnel et les dépenses dans le cadre du plan de relance de Sénégal Airlines.
Notre interlocuteur trouve qu’ils sont en face d’une Direction «irresponsable» car, même pour leur annoncer la mise en chômage technique, les autorités n’ont pas respecté les textes. «La Direction est irrespectueuse car la notification s’est faite par mail. Nous regrettons cette décision illégale. Parmi les agents qui ont reçu une notification, il y a aussi 6 des 10 délégués alors que tout le monde sait qu’on ne touche pas à un délégué sans l’aval de l’Inspection du travail. C’est une décision irrégulière», peste Ibrahima Diaw.
Les agents concernés vont perdre 25% de leur salaire brut
Devant ces nombreux manquements, les syndicalistes de la boîte comptent se battre pour annuler la mesure. Car avec la notification de chômage technique, même s’ils ne sont pas limogés, ils perdent 25% de leur salaire brut pendant 2 mois renouvelables. «Puisque nous sommes dans un pays de droit, nous allons déposer une série de plaintes à l’Inspection du travail et au niveau des autorités compétentes contre le directeur pour faute de gestion. Nous allons avertir toutes les autorités concernées contre cette irrégularité car le problème de Sénégal Airlines, ce ne sont pas les travailleurs mais l’administration», assène Ibrahima Diaw qui a demandé à tous les agents concernés de rejeter les notifications de chômage technique. Dès lundi, les agents se retrouveront en assemblée générale pour durcir le ton et entamer un autre bras de fer contre la direction
L’As
lundi de tous les dangers pour la compagnie
«Depuis le début du ramadan, le personnel n’a pas fait trop de bruit parce que nous étions tenus par un impératif qui est la certification des comptes de 2014. Cette certification a été achevée grâce à Dieu, ce qui fait que le Conseil d’administration va se tenir ce lundi 29 », annonce le Secrétaire général du collège des délégués. Ibrahima Ndiaw d’assurer que ladite rencontre sera doublée «d’une Assemblée Générale (AG) ». Et, à l’issue desquelles, «la décision sera prise par l’Etat du Sénégal de passer majoritaire. Une fois passée majoritaire, l’Etat prendra sur lui soit de revendre une partie de ses actions à un  repreneur stratégique ou tout bonnement de fermer la compagnie », a soutenu ce dernier sur la Rfm.
Lundi de tous les dangers donc pour la compagnie en ce sens que «l’Etat aura toute la latitude de pouvoir décider de son avenir».
Pressafrik

LES VERITABLES DIRIGEANTS DU SENEGAL

Ces hommes qui gouvernent véritablement le Sénégal : Diagna Ndiaye
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« A l’origine, la candidature de Macky Sall n’était pas politique. Et même si elle a pu l’être finalement, elle était surtout encouragée et accompagnée par les milieux d’affaires qui ne voulaient plus d’un Wade qu’ils trouvaient trop souverainiste et qui menaçait sérieusement certains intérêts, notamment ceux du capital français » disait un interlocuteur bien introduit dans les cercles économiques. En tout cas à l’épreuve des faits « la gouvernance sobre et vertueuse» déclamait par le Président Macky Sall ressemble davantage à une belle formule que la manifestation d’une volonté politique de rompre définitivement avec le business d’Etat.
Le pouvoir politique est juste un intermitent d’un spectacle où de véritables et froids hommes d’affaires, capitaines d’industries tirent en réalité les ficelles. Mouhamed Mbodj du forum civil parlera de « patrimonialisation du pouvoir ».De Baba Diaw Itoc à Cheikh Amar en passant par Mamadou Racine Sy, Gerard Senac, Diagna Ndiaye, etc
Dakarmatin.com léve le coin du voile et dresse le portrait de ces hommes qui influent sur la marche du pays,controlent le pouvoir et gouvernent veritablement le Sénégal.Mais la protection de leurs interets passe avant tout....
Aprés Baba Diaw Dakarmatin.com dresse ici le portrait de l’homme de confiance de Jean Claude Mimram
DIAGNA NDIAYE : LE TOMBEUR D’ABDOUL MBAYE ?
Tout, en lui, reflète un énorme paradoxe. Il est petit par la taille, mais n’en est pas moins un grand homme par son influence. Il ne paie pas la mine, mais n’en reste pas moins impressionnant. Il cultive la discrétion alors qu’il est paradoxalement l’un des hommes d’affaires les plus connus et les plus craints du pays. Et pour cause, il porte plusieurs casquettes. Il est à la fois administrateur du Groupe Mimran, directeur d’une banque à New York et président du Comité olympique sénégalais. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il a été retenu, le 28 février dernier, par le Ministre des Sports Mbagnick Ndiaye, pour gérer le Comité d’organisation de la Can Junior (8–22 mars 2015) au Sénégal. Un défi que le Président du Cnoss a accepté de relever, sachant que la réussite de cette manifestation de grande enver­gure peut contribuer à la tenue de la Can Sénior au Sénégal. Preuve qu’il est un dirigeant sportif très engagé pour le rayonnement du sport de son pays.
Quant à l’homme d’affaires, il est plutôt teigneux et sans état d’âme, même s’il est réputé ne jamais réagir lorsqu’il reçoit des attaques. Et c’est sans doute parce que ses plus grands défenseurs contrôlent une certaine presse. Alors que lui défend, par-dessus tout, les intérêts du groupe Mimran. En 1995, il était monté au créneau pour se faire l’avocat de son employeur, le groupe Mimran, face au groupe de presse Sud communication qui l’avait accusé d’avoir orchestré une fraude douanière sur ses importations de sucre. Abdoul Mbaye qui aurait tenté, en tant que Premier ministre de toucher aux intérêts du groupe Mimran, l’a appris à ses dépens. De même, beaucoup voient sa main derrière la mansuétude de la Direction des Impôts vis-à-vis de la Cbao dont il est l’un des administrateurs.
Diagna Ndiaye, Little Big Superman…
Au sommet du «top cinquante» des hommes d’influence, l’inévitable Mamadou Diagna Ndiaye, désigné comme un «little big man». Ils ne savent pas y faire… Nous, on rajoute volontiers une barrette à son épaulette : c’est little big superman ! Normal, le fluet et influent ministre-conseiller de Sa Rondeur Macky Quatre à ses heures perdues, président de la Fondation Marie-Louise Mimran, administrateur du groupe Mimran, heureux propriétaire de l’ancien consulat de France à Saint-Louis (une gâterie raflée l’an passé à un demi-milliard Cfa), est, cerise sur le gâteau, la référence suprême pour …Paco Jackson Thiam en matière de jet-set. Quand Packo Jackson (qui se répand dans la presse people pour affirmer sa filiation de jet-setter avec Diagna Ndiaye) revendique sa proximité avec des footeux sur le déclin, Môssieu Diagna Ndiaye enfile dans son interminable chapelet de relations, sultans, émirs et princes sur le trône, premières dames et chefs d’Etat en fonction. On passera sur les stars, starlettes et tout le petit monde des strass et paillettes qui décorent le pourtour de son carnet d’adresses. Vous nous trouverez mauvais esprit mais nous, au P’tit Railleur, ce qui nous épate le plus, c’est que Diagna, accessoirement président du Comité olympique sénégalais, de toute la famille sportive olympique sénégalaise ,est le seul à glaner des médailles aux quatre coins de la planète depuis des décennies… La dernière en date ? C e l l e d’officier de la Légion d’Honneur accrochée depuis la France, pour laquelle il déplace alors tout ce qui ne veut pas compter pour des prunes à «Ndakarou-akli-ko-weurr». Quand on a les moyens, faut pas se gêner… Quant aux athlètes nationaux, sur les pistes, ils ne ramassent que du vent. Et encore ! Ce bilan élogieux à la tête du Cnoss ne l’empêche pas d’y rempiler cette année pour la troisième fois, alors qu’il n’y a pas même un rival face à lui : la baraka, on l’a ou on ne l’a pas ! D
BaBacar, où es-tu ?
L’origine de la bonne fortune de Diagna Ndiaye
Diagna Ndiaye, le milliardaire le plus court sur pattes du Sénégal (il dispute le titre à Idrissa Seck), ne doit sa fortune ni à ses titres universitaires ni à une haute naissance. L’affaire est plus simple, à la mode du pays. Pour faire …court, Diagna est le frère de l’épouse décédée du regretté Babacar Bâ, alors tout puissant ministre des Finances de Senghor et même candidat en pole-position pour sa succession. A la mort de sa sœur, Diagna s’est mué en tonton protecteur, répétiteur, coursier des enfants du Bâ super-ministre. C’est ainsi que celui-ci qui arrosait alors tout le bassin arachidier de ses largesses, le pistonnera auprès de l’industriel Mimran. Diagna saura vite se rendre indispensable à la Compagnie sucrière, exécutant les tâches pour lesquelles Mimran ne savait pas y faire. Aujourd’hui, Diagna supplée à son absence de grades universitaires et à son complexe d’extraction commune en frayant avec du beau monde. Il est ainsi connu pour s’inviter tout seul à la table des ambassadeurs, les jours de Noël et de Nouvel An, les bras chargés de cadeaux et de victuailles. Alors que ceux-ci ne demandaient qu’à passer la fête en famille, en toute intimité… Son amour immodéré des médailles le perdra !
Leral.net

27/06/2015

LA LITTERATURE SENEGALAISE A L'HONNEUR

Aminata Sow Fall primée par l’Académie Française
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Récipiendaire du grand prix de la Francophonie de l'Académie française 2015, la Sénégalaise Aminata Sow Fall est la grande dame des lettres africaines. Elle est l'auteure d'une dizaine de romans et de recueils de nouvelles. Son roman le plus connu, La grève des bàttu, avait été présélectionné pour le Goncourt 1979.
C’est à la Sénégalaise Aminata Sow Fall que l’Académie française a décerné cette année son grand prix de la Francophonie. Ce prix distingue tous les ans l’œuvre d’un auteur francophone qui a « contribué de façon éminente au maintien et à l’illustration de la langue française ». Parmi les lauréats des dernières années, citons dans le désordre l’Haïtien Jean Métellus, l’Algérien Boualem Sansal, le Marocain Fouad Laroui ou la Malgache Michèle Rakotoson.
Tout comme ses prédécesseurs, Aminata Sow Fall est une auteure confirmée dont l’œuvre, essentiellement romanesque, a été régulièrement primée par des prix prestigieux. Considérée comme l’une des pionnières des lettres africaines, la romancière sénégalaise a à son actif une dizaine de romans, mais aussi des recueils de nouvelles.
Maturité d’analyse sociale et de narration
Née à Saint-Louis (Sénégal) en 1941, la Sénégalaise est venue à la littérature tardivement, à son retour au pays natal au terme d’un long séjour d’études en France. Tout en poursuivant une carrière exigeante dans la fonction publique, elle a publié en 1976 son premier roman, Le Revenant. Un roman didactique dans lequel l’auteure dénonce le goût du lucre de ses concitoyens, la corruption omniprésente, ainsi que la trahison des valeurs familiales de solidarité et de compréhension.
C’est toutefois son second titre, La Grève des bàttu, paru trois ans plus tard, qui a fait connaître Sow Fall du grand public. Ce roman, qui témoigne d’une grande maturité d’analyse et de narration, raconte, en partant de faits réels, la révolte des mendiants de Dakar. Ceux-ci se mettent en grève, paralysant la vie et démontrant par la même occasion leur utilité sociale aux autorités, qui les traitaient comme des rebuts de la société.
Lors de la publication de ce livre au Sénégal, le refus de ses mendiants fictionnels d’être réduits à des « déchets humains » avait résonné fortement dans ce pays traditionnel où le rôle des hommes est lié à leur place dans la hiérarchie sociale. Le roman eut aussi beaucoup de succès à l’étranger, notamment en France où il avait été présélectionné pour le prix Goncourt 1979. Il n’obtiendra pas le prix, mais il s’est depuis imposé comme un classique de la littérature francophone. Traduit dans une dizaine de langues, il a même été adapté au cinéma par le Malien Cheikh Omar Sissoko sous le titre Bàttu, qui désigne en wolof la petite écuelle que tendent les mendiants pour recueillir les oboles.
Ecrivaine engagée, Aminata Sow Fall a aussi traité dans sa fiction de l’aliénation sociale, de la dictature, du métissage, de la détresse économique et de l’immigration. Des thématiques qui inscrivent l’œuvre de cette romancière hors pair dans la veine réaliste. Or le réalisme ne signifie pas pour elle « copier le réel ». « L’écrivain doit recomposer, recréer, ré-inventer le réel », a-t-elle souvent expliqué aux journalistes qui l’interrogent sur la pratique de son art.
Ni négritude ni féminisme
Dans ses professions de foi, Aminata Sow Fall s’est aussi signalée à l’attention en prenant ses distances par rapport à la négritude, qui a fortement influencé la littérature sénégalaise à ses débuts. Dans les années 1970, alors que le soleil de Senghor, le grand chantre de la négritude, brillait de toutes ses ardeurs dans le ciel du Sénégal, celle qui était encore une aspirante romancière se faisait remarquer en affirmant que la littérature africaine devait évoluer et dépasser le stade de la réhabilitation de l’homme noir. « Je pensais, se souvient-elle, que l’on devait pouvoir créer une littérature qui reflète simplement notre manière d’être, qui soit un miroir de notre âme et de notre culture. »
L’auteure de La Grève des bàttu est aussi l'un des premiers écrivains femmes de l’Afrique francophone. Avec Mariama Bâ, elle aussi sénégalaise et auteure de la célèbre Une si longue lettre, elles ont mis fin au long silence des femmes dans le champ littéraire francophone d'Afrique. Pour autant, Aminata Sow Fall ne s’est jamais présentée comme une romancière féministe obnubilée par les questions de la polygamie ou du patriarcat. La problématique de la condition féminine nourrit sa fiction, mais la romancière parle aussi des hommes, des puissants et des pauvres, des dérives sociales et religieuses. Et au-delà de la force des thématiques, il conviendra d’être sensible dans les livres d'Aminata Sow Fall à la modernité de l’écriture, qui puise parfois son inspiration dans les formes d’écriture traditionnelles, comme dans le roman Le Jujubier du patriarche où, derrière les réalités de la société moderne, résonne le chant épique des héros antiques.
Agée de 74 ans, Aminata Sow Fall est la doyenne des lettres sénégalaises, sans doute l’une des littératures les plus dynamiques et les plus inventives du continent noir. Ses représentants les plus emblématiques ont pour nom Ken Bugul, Sylvie Kande, Boubacar Boris Diop, Fatou Diome, Cheikh Hamidou Kane, Hamidou Dia, pour ne citer que ceux-là. A travers la personne et l'œuvre d'Aminata Sow Fall, le grand prix de la Francophonie distingue et illumine aujourd'hui tout le pan sénégalais de la littérature africaine.
* Lire les romans et les nouvelles d'Aminata Sow Fall : Le Revenant (NEA, 1976), La Grève des bàttu (NEA, 1979), L'Appel des arènes (NEA, 1982), L'Ex-Père de la nation (L'Harmattan, 1987), Le Jujubier du Patriarche (Khoudia, 1993), Douceurs du bercail (Khoudia, 1998), Sur le flanc gauche du Belem (Actes Sud, 2002), Festin de la détresse (Editions d'en bas, 2005)
Tirthankar Chanda/RFI

26/06/2015

OU VAS TU SENEGAL?

Le crépuscule des valeurs au Sénégal ou le triomphe de l’immoralité
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Lorsqu’on évalue le Sénégal au ‘’scandalométre’’ ou à l’’éthicométre’’-excusez des néologismes-, on ne peut pas manquer d’être sidéré, outré par l’ampleur de la gangrène immorale qui ronge notre pays, au point qu’on semble assister à une inversion, à une perversion pour ne pas dire à une érosion des valeurs. Si jadis au Sénégal, les voleurs, les violeurs, les pervers bref les criminels faisaient profil bas lorsqu’ils avaient commis leurs forfaits, et que certains gagnés par la peur, le remords ou par la honte , le fardeau du regard social préféraient s’exiler ou se donner la mort pour ne pas déshonorer les siens et sauvegarder un minimum de réputation, force est de reconnaitre qu’aujourd’hui les valeurs cardinales qui fondaient la société sénégalaise telles que la dignité, l’honorabilité, la réputation, la patience, la tempérance …sont entrain de s’affaisser comme un château de cartes devant la puissance de l’argent, l’appât du gain, le gout du pouvoir, l’amour du luxe. Le culte de l’honneur était tellement présent dans le Sénégal d’antan que dire à une personne ‘’je te donne ma parole’’ était l’équivalent de lui donner pour gage sa précieuse vie ou de mettre au défi son honneur, car celui-ci pour un homme de valeur est au-dessus de toutes les considérations matérielles à tel point que Shakespeare avait pu dire ’’Tout homme attache de la valeur à la vie; mais l’homme de valeur attache à l’honneur une valeur plus précieuse qu’à la vie’’.
Aujourd’hui, le sens de l’honneur est quasiment absent du comportement de bon nombre de nos concitoyens et le respect de la parole donnée n’a plus aucun de droit de cité et cela de la part des plus hautes autorités de l’État championnes des dires et des dédires. Le mensonge, la traitrise, la scélératesse sont tellement monnaie courante qu’être véridique apparait comme une anomalie. C’est d’ailleurs pourquoi la calomnie, la délation, sont érigées en règle de conduite .Pour cause à longueur de journée, la presse colporte des informations inexactes sur des personnes qui perdent à jamais leur dignité et leur honorabilité. La tricherie, les magouilles, les combines malveillantes sont tellement banalisées que prendre la résolution de vivre selon la droiture devient un acte de déviance ou défiance au sein d’une société gravement malade de ses élites politiques et de ses soi-disant guides spirituels. En effet, au sein d’un système maffieux, d’une administration rongée par la corruption, le détournement récurrent ; vouloir vivre selon l’éthique et le sens du patriotisme devient un frein pour sa carrière voire un risque pour sa vie, car des forces obscures, ’’ des charognes’’ macabres sans vergogne travaillent à décourager toute tentative de déverrouillage et de mise à nu d’un système de partage illicite des deniers publics. Ces administrateurs et cadres, souvent plus fortunés que les vaillants entrepreneurs, sont même capables de vendre leurs âmes au diable pour protéger leurs sources de revenues illicites .Il suffit d’observer le train de vie plus qu’élevé de certaines catégories de fonctionnaires, de scruter les biens matériels qu’elles détiennent dans un pays aux maigres ressources ,pour comprendre que l’accumulation de biens matériels a pris le pas sur le soucis du respect du bien commun ou de la construction nationale .Ce qui est révoltant c’est moins les crimes et les violations flagrantes de la loi que le traitement de faveur que ces bandits hauts perchés dans les plus hautes sphères de l’`État reçoivent en prison et l’impunité complice dont ils bénéficient de la part de dame justice . Ces personnes criminelles, drapées du manteau de la célébrité, protégées par des lobbies politico-religieux et affairiste, adulées par une foule aveuglée par l’ignorance, saoulée de musique, de lutte et de danse; narguent constamment les lois du pays et n’hésitent pas à s’accorder un semblant de virginité morale, une illusoire renaissance publique à coup de rhétoriques ou de campagnes de séduction médiatique que des scandales sexuels et financiers avaient sérieusement entamé.
Peu importe le style de vie douteux que certaines célébrités mènent où un niveau d’enrichissement fulgurant que connaissent certains arrivistes à la fortune injustifiable ; ils bénéficient toujours du soutient sans faille de certains opportunistes ,troubadours ou laudateurs accrochés à l’idée que l’argent n’a pas d’odeur aussi longtemps qu’il permet d’ouvrir les portes de la réussite sociale .Sans état d’âme ,les artistes, les promoteurs de lutte s’empressent d’organiser des événements mondains, de les faire parrainer par des hommes politiques ,par des fortunés sortis de nulle part ou même paradoxalement par des personnalités religieuses rien que pour amasser de l’argent sans peine. Nos artistes, nos musiciens et certaines célébrités ne se gênent plus d’ailleurs à faire de leurs productions musicales une litanie d’éloges sur des gens nanties au point que la création artistique devient de plus en plus médiocre au profit d’un giottisme mercantiliste à peine voilée. Certains ‘’artistes’’ sans scrupule aucune n’hésitent plus à aller courber l’échine devant le président gambien Yaya Djameh pour profiter de ses largesses ou de ‘’sa générosité’’ fruit des sacrifices de son peuple meurtri par une répression implacable.
Le signe le plus symptomatique de cette perversion morale, c’est le rapport quasi pathologique que certains guides religieux entretiennent avec l’argent, la femme, le luxe et le pouvoir. Sous couvert de servir la religion ses prétendus guides religieux à la moralité douteuse se servent de la religion au point de lier et de délier des alliances avec le pouvoir en vigueur au gré de leurs passions charnelles, et telles des girouettes, ils suivent le vent des avantages et des privilèges que pourraient leur octroyer les autorités politiques entrainant dans leur nomadisme vicieux une horde de fidèles déboussolée par la méconnaissance de la science religieuse.
Que dire du mutisme ou de la mutation de certains acteurs de la société civile qui dans un passé récent combattaient les violations des droits des citoyens et le tripatouillage de la constitution de l’ancien régime, mais aujourd’hui qui sont devenus de fervents défenseurs du régime actuel au point de cautionner toutes ses dérives anti-démocratiques(interdiction de marche, condamnation d’opposants selon des motifs légers, non respect des règles élémentaires de passation de marché, monopolisation des médias publics, gestion clanique … ).Bon nombre d’ ONG et de partis politiques sous prétexte qu’ils travaillent pour le bien du peuple, utilisent leurs organisation comme des moyens de pression et des tremplins pour s’offrir une visibilité publique afin de bénéficier des privilèges du pouvoir.
Nos politiques ne sont ni de gauche ni droite, ils ont aujourd’hui divorcé avec les idéologies telles que le socialisme, le libéralisme, le communisme, ils ne sont en réalité plus mus par des convictions doctrinales si on observe les alliances contre-natures qu’ils nouent sur le dos du peuple et surtout de la facilité avec laquelle ils transhument vers la parti au pouvoir. Au fond, le seul objectif de la pléthore des formations politiques au-delà de leurs rhétoriques, de leurs querelles idéologiques de façade est de leurrer le peuple pour accéder au pouvoir et s’accaparer ainsi des ressources du pays.
En un mot, le constat est amer, toutes les entités du pays censées défendre les valeurs religieuses, morales, démocratique sont aujourd’hui perverties par l’amour des privilèges et du pouvoir, le goût du luxe. Il reste maintenant à espérer que les rares personnes de valeurs du pays vont enfin prendre leur responsabilité en s’offrant en exemple de droiture en face d’un peuple sevré de modèle de moralité ,en faisant entendre leurs voix à défaut de s’engager socialement ou politiquement, en faisant comprendre à la masse la primauté du savoir sur l’avoir, du mérite et du travail sur le favoritisme et la facilité , de la dignité et de l’honneur sur la cupidité et indécence morale ,du patriotisme sur l’égoïsme pour freiner cette marrée perverse qui submerge le Sénégal, sans cela le naufrage moral sera irréversible et lourde de conséquence pour l’avenir de notre nation.
Ciré Aw/Senenews

VISITER LE SENEGAL

Les périodes propices pour visiter le Sénégal
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C’est toujours un réflexe de se renseigner sur un pays avant de le visiter. Nombreux sont les touristes qui s’interrogent sur les périodes propices de voyage au Sénégal.
On serait tenté de dire qu’il n’existe pas de périodes propices pour visiter le Sénégal car il y fait presque beau toute l’année. Toutefois il  faut savoir que certaines périodes de l’année présentent de meilleurs avantages touristiques que  d’autres (paysages, festivals, météo...). Il n'y a pas toujours la même affluence d’arrivée tout le temps. Au Sénégal quand on regarde le nombre de réservation d’hôtels certaines périodes sont plus appréciées que d’autres, cela est notamment dû à plusieurs conditions . Il est vrai que le Sénégal n’offre pas les plus beaux paysages d’Afrique, mais le pays possède des sites inoubliables qui vous apporteront un dépaysement total. Ses parcs naturels, riches en oiseaux de toutes sortes et de gros mammifères, ou encore ses plages agréables, bordées d’une végétation luxuriante et variée, ont tout pour séduire le visiteur.
La période la plus propice pour visiter le pays de la Teranga est vraisemblablement l’été ou saison séche qui commence vers le mois de juin et dure environ jusqu’au mois de Novembre. Cette période est en proie à un climat chaud et humide, parfois à la limite du supportable. Mais c'est aussi la saison la plus vivante et la plus sensuelle, idéale pour les amoureux des plages et des sports nautiques. C’est aussi la période des festivals, pour les passionnés de culture, et des navetanes (compétitions de football amateur), les étudiants et élèves sont en vacances. Dans l’ensemble du pays, il y a de la couleur, de la vie, de la fête. Les sites touristiques sont d’une beauté extraordinaire, les stations balnéaires comme Saly, Cap Skirring… présentent un meilleur visage pour plaire aux visiteurs. Du côté du sud et du nord, notamment en Casamance, c’est plutôt l’opposé, c’est la période des pluies ou hivernage. Mais attention, cela ne doit pas faire peur à ceux qui veulent visiter le Sénégal. C’est même, pour beaucoup, la plus belle des saisons, avec des couleurs magnifiques : une végétation qui renaît, la savane est verdoyante et les baobabs sont feuillus, les paysages sont d’une incroyable beauté.
Pour ceux qui redoutent les périodes chaudes, la visite du Sénégal se fera entre le mois de Janvier à Mai, période plutôt calme, mais optimale pour les amoureux de la nature. C’est la saison idéale pour visiter les réserves et parcs naturels du Sénégal (Djoudj, Bandia, Niokolo Koba, langue de barbarie…), vous y découvrirez des milliers d’espèces d’oiseaux et végétaux…
Selon votre sensibilité, le Sénégal vous offre l’occasion de vivre des sensations nouvelles avec des climats qui offre une ambiance différentes. Chaque saison est unique et vous n’aurez jamais la sensation du déjà-vu.
Ismael Cabral Kambell/via Mbourinfo

LA GRECE, UNE REFLEXION POUR L'AFRIQUE

Le scénario grec : un exemple à méditer pour une Afrique (1) à la croisée des chemins.
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Les pourparlers qui font rage entre Athènes et la Troïka, ces « institutions partenaires » alimentent les inquiétudes en tout genre et témoignent du reste de la toute-puissance des pouvoirs financiers, ces « maîtres du monde ». Entre les injonctions d'augmentation des recettes et de diminution des dépenses, d’allégements de la dette et de réformes, voire d’engagements contraints, le sort de la Grèce est lié au bon vouloir d’une « communauté d’intérêts » dont les préoccupations paraissent s’opposer aux attentes et aux choix des peuples, en dépit des résultats des urnes. Mais, au-delà du scénario grec, cet affrontement semble engager le destin de la démocratie en Europe (2) comme partout ailleurs et confirmer ces adages ô combien d’actualité : « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois (3) », « il y a deux manières de conquérir et d’assouvir une nation, l’une est par les armes, l’autre est par la dette (4) ».
Assurément, « pendant que le garrot européen se resserre, que les marchés financiers accentuent leur pression sur le gouvernement d’Athènes, les termes du jeu deviennent terriblement clairs. La Grèce est soumise à un diktat. En échange des financements dont elle a besoin, on exige qu’elle entérine sur-le-champ une avalanche d’exigences dogmatiques et inefficaces, toutes contraires au programme de son gouvernement (5)».
Bien sûr, Athènes n’est pas Dakar, ni Abidjan encore moins Bamako ou Accra pour ne prendre que ces quelques exemples. Mais, les phénomènes qui sont à l’origine de la situation grecque, quand bien même, je le redis, très différente de nos réalités, doivent, néanmoins, nous rappeler une chose essentielle : accepter d'autrui qu'il subvienne à des besoins vitaux, nombreux et même superflus, et aussi parfaitement que possible, finit par vous réduire à un état de dépendance (6). Or, il n’y a pas pire folie que de se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent (7) . Au regard de ce qui précède, le problème grec a donc le mérite de soulever plusieurs questions qui pourraient inspirer l’Afrique :
Quel est, aujourd’hui, son degré de dépendance par rapport au reste du monde ?
Cette servitude n’est-elle pas de nature à compromettre son avenir ? Qu’est-ce qui se cache derrière les vocables de « destin commun », « d’objectifs communs », de « partenariat stratégique basé sur l’égalité politique et la confiance mutuelle », de « coopération économique gagnant-gagnant », de « nouveau modèle de partenariat » qui sont devenus les maîtres mots de la relation entre l’Afrique et ses partenaires ?
Les réponses à ces questions sont aussi diverses que ceux qui s’y intéressent. Cependant, une chose est sûre, le statu quo et le manque d’ambition, les indécisions, les tâtonnements et les tiraillements, les laxismes ambiants, la prise en compte de l’accessoire au détriment de l’essentiel en plus d’une très grande « contrainte » vis-à-vis de l’extérieur peuvent avoir des conséquences insoupçonnées, telle de la mauvaise graine, se disséminant sournoisement dans le champ des espérances collectives.
Tirer les leçons des modèles sociopolitiques expérimentés à travers le monde, et en l’occurrence du cas grec, puis rompre les processus des dépendances dans lesquels l’Afrique ne cesse de s’enliser devient une nécessité absolue au regard de ses ambitions et des dangers d’une telle stratégie. Cela passera par une reconquête, et de sa pensée, et de son indépendance.
Qui ne possède pas sa pensée ne possède pas son action.
L’Afrique a été, pendant longtemps, le terrain d’expérimentations des politiques de toutes natures, politiques supposées permettre son développement, son arrimage au reste du monde et qui n’ont cessé de la soumettre aux ukases d’une pensée à laquelle elle adhère, lors même que les échecs de cette dernière dans plusieurs domaines, ont été largement démontrés (8)
. Qu’en est-il aujourd’hui ? Qui est-ce qui dicte le tempo ? Qui écrit la partition ? L’Afrique est-elle maître de sa pensée et donc de ses actions ? En un mot, qu’en est-il de son indépendance ?
Le constat est sans équivoque au regard des faits et des rapports qu’entretient l’Afrique avec le monde. D’abord, parce que la dépendance exagérée de ces moyens d’action, de certaines de ses institutions est avérée et traduit, par ailleurs, une profonde imprudence voire une sous- estimation des intérêts qui guident aujourd’hui le monde9
. Ensuite, parce que l'Afrique est un acteur subissant aussi bien les relations internationales, économiques, que financières. Enfin, parce qu’elle est continuellement malade de ses contradictions, de ses faiblesses et de ses impuissances(10)
Dans de telles conditions, comment peut-elle maîtriser son destin ?
Quels sont donc les forces à l’œuvre et les intérêts en jeu lorsqu’il est question de l’avenir de l’Afrique ? L’interventionnisme de certaines institutions internationales dans les stratégies de développement, l’implication de certains États partenaires dans la résolution des conflits comme dans le financement de ses économies, est-il seulement fondé sur une certaine philanthropie ou un quelconque altruisme ? Il ne faut pas être naïfs ! Dans les relations entre États, il n’y a pas d’amis, il y a que des intérêts, des cibles ou des vassaux. Dans un contexte de compétition permanente, compétition entre États, compétition entre entreprises où tous les coups sont permis pour arriver à ses fins, où chacun essaie de préserver ses intérêts, aller à la conquête d’une certaine indépendance de pensées et d’actions ne serait que salutaire au regard des enjeux auxquels l’Afrique fait face et des ambitions qui doivent être les siennes. Car l’indépendance dont elle se prévaut ne lui a nullement permis, jusque-là, d’avoir l’initiative encore moins de toujours décider pour elle-même et par elle-même.
Quid des moyens ? D’abord s’unir, mutualiser ses efforts dans tous les domaines (11). L’union face aux États continents et autres puissances régionales qui domineront ce siècle et contre lesquels aucun pays ne peut agir seul. Ensuite, l'Afrique doit s’assumer elle-même, pratiquer largement et sans complexes les emprunts12 à l’Occident avec un opportunisme scientifique (13) pour mieux et davantage servir ses intérêts. Enfin, elle doit choisir les bonnes voies, ses propres voies, celles qui correspondent à ses réalités, à ses aspirations. Faudrait-il encore attendre cinquante ans pour cela! (14)
L’indépendance n'est pas un état de choses, mais un devoir que l’Afrique et ses dirigeants doivent à ceux qui ont sacrifié leurs vies pour la conquérir et à ceux qui en attendent tant.
1- Il n’y a pas une Afrique. L’Afrique est plurielle et caractérisée par une forte hétérogénéité de situations. Le terme Afrique fait donc, ici, référence à la partie subsaharienne.
2- Lire « La gauche grecque peut-elle changer l’Europe ? », Le Monde diplomatique, février 2015 ; «L’Europe a-t-elle un avenir ?», Alternatives économiques, hors série n° 095 ; «La crise a-t-elle fait reculer la démocratie en Europe?», Alternatives économiques, hors série n° 096 - février 2013.
3-  Mayer Amschel Rothschild (1744 - 1812) est le fondateur de la dynastie banquière des Rothschild, devenue l'une des familles les plus célèbres dans le monde des affaires.
4- John Adams (1735 - 1826) est un homme politique américain.
5- «Contre l’austérité à perpétuité, soutenir la Grèce», Le Monde diplomatique, mars 2015.
6- Friedrich Nietzche.
7-  Albert Einstein.
8- Joseph Stiglitz, La Grande Désillusion, Fayard, 2002, 407 p, Gilles Duruflé, L’ajustement structurel en Afrique, Karthala, 1988, 205 p.
9- Les écoutes de la NSA sur certains de ses partenaires, révélées par Wikileaks.
10-  Nguway K. Kadony, Une introduction aux relations internationales africaines, l’Harmattan, Paris, 2008, 208p
11-  Théophile Obenga, L’État Fédéral D’Afrique Noire : La seule issue, L’Harmattan, 2012, 71 p.
12 - Imitation, reproduction d’une idée, d’une expression, pour en tirer profit, pour son propre compte.
13- Adapté d’Axelle Kabou : Et si l'Afrique refusait le développement ? L’Harmattan 1991, 208 p.
14- «Agenda 2063, l’Afrique que nous voulons», Commission de l’Union Africaine.
Pierre Sarr/sarr.pierre@sfr.fr

VOL OU HOLD UP SUR L'AUTOROUTE

12 millions disparaissent dans les caisses de l'entreprise en charge de la gestion de l’autoroute à péage
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Un scandale secoue, depuis mercredi dernier, la Senac entreprise en charge de la gestion de l’autoroute à péage. Et hier jeudi, tôt le matin, il a été découvert que 12 millions de F Cfa ont disparu des caisses de la grande gare communément appelé Bpv. Si d’aucuns parlent de cambriolage, d’autres pensent plutôt à un vol commis à l’interne. Ce qui intrigue les travailleurs, c’est qu’en plus de la difficulté d’accéder aux locaux, il y a un poste de la gendarmerie sur place et des vigiles. Aucun indice qui laisse penser à un cambriolage n'est visible. Selon Rewmi Quotidien, une enquête est ouverte.
Politico.sn
Hold-Up : 3 hommes encagoulés emportent 12 millions au poste de péage de Thiaroye
Trois malfaiteurs, encagoulés, ont fait irruption dans la nuit du lundi au mardi dernier, vers 2 heures du matin, à la gare de Thiaroye de l'autoroute à péage dans le bureau de surveillance péage. Ils connaissent, apparemment, bien les lieux, note une source de “L'Observateur”, car ils ont pénétré facilement dans les lieux où il y a des coffres et n'avaient pour arme que des bombes à gaz.
Ils ont ainsi “gazé” les gardiens, les ont ligotés avant de récupérer les clés des coffres. Ils ont réussi à emporter une somme comprise entre 12 et 13 millions de Fcfa, note “L'Observateur” avec une facilité déconcertante.
Seneweb

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Le Sénégal adopte le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption
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Le Protocole de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) relatif à la lutte contre la corruption a été unanimement adopté, jeudi à Dakar, par les députés assemblée nationale sénégalaise.
« Le gouvernement du Sénégal a la ferme volonté de lutter contre la corruption. C’est pourquoi, nous voulons disposer des règlements juridiques nationaux et internationaux prévus à cette fin », a dit Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui défendait le texte.
Les dispositions de ce protocole de la CEDEAO couvrent l’extradition, la communication d’informations financières, les douanes et l’immigration, la gestion informatisée et les processus judiciaires. Le document sert également de cadre sous-régional pour la lutte contre cette pratique.
Au Sénégal, l’actuel régime a inscrit parmi ses priorités, la lutte contre la corruption, en renforçant l’office de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), l’Inspection générale d’état, et en ressuscitant la Cour de répression de l’enrichissement illicite.
Cette dernière a condamné Karim Wade, ancien ministre libéral et fils de l’ex président, à 6 ans de prison et à une amende de 147 milliards de FCFA pour enrichissement illicite.
APA

25/06/2015

RECORDS D'INVESTISSEMENTS AU SENEGAL

Investissement Etranger Direct :Le Sénégal capte 171,5 milliards sur une manne de 615.000 milliards de Cfa
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La conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced)  a publié son rapport 2015 sur l’investissement dans le monde. Et pour l’année 2014, le document renseigne que l’’investissement étranger direct (Ied) a baissé de 16%. En effet, de 1.450 milliards de dollars en 2013, il a chuté à 1.230 milliards de dollars en 2014 (environ 615.000 milliards de Cfa). La Chine a été le pays qui a reçu le plus d’investissements directs étrangers en 2014. Le groupe des pays en développement, a, lui aussi, accaparé 681 milliards de dollars, soit plus de la moitié du montant total, là où les entrées d’Ied dans les pays développés ont chuté de 28% pour se placer à 499 milliards de dollars. L’Afrique, elle, n’a capté que 54 milliards de dollars de ce pactole. Soit environ 2%. L’Afrique du Sud reste le champion continental. Quid de notre pays ? Il a reçu 343 millions de dollars en 2014 (171,5 milliards de Cfa environ), contre 276 millions de dollars en 2013.
«Le Sénégal a connu au cours des trois dernières années, une progression. On est passés de 276 millions de dollars en 2012 à 311 millions de dollars en 2013 et en 2014 on a pu recenser 343 millions de dollars. C’est une augmentation des trois dernières années», a indiqué le Pr Malick Sané, Directeur du laboratoire des politiques commerciales à la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), qui présentait le rapport. «Peut-être qu’on pourrait relier ce résultat au démarrage du Plan Sénégal émergent. Et je pense que les décaissements ont été plus notés à partir de cette année. Et peut-être que c’est l’année prochaine qu’on pourrait y voir plus clair», indique-t-il. Cependant, par rapport à d’autres pays du continent, notre pays est loin derrière. «Mais il n’en demeure pas moins que par rapport aux pays à forte démographie comme le Nigeria, ou les pays disposant de ressources naturelles, on est assez loin puisque le Sénégal n’a pas ces deux facteurs-là que sont la démographie et les ressources naturelles. Par contre, on pourrait jouer sur l’environnement des affaires et la stabilité du pays compte tenu de sa position géographique. Si on parvient à réformer l’environnement des affaires, notamment en réglant la question énergétique en réduisant son cout, sa disponibilité et mettre en place des infrastructures de qualité, peut-être que le Sénégal pourrait compenser son absence de ressources ou sa faible population par un environnement propice au développement des affaires», estime M. Sané.
Youssouph Sané-Seneweb.com

AIR FRANCE VA REBOOSTER LA DESTINATION SENEGAL

Après Corsair, Air France s'engage à promouvoir le Sénégal
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À son tour, Air France s'engage à rebooster la destination Sénégal en partenariat avec l'état et donc le ministère du tourisme et des voies aériennes.. La compagnie va proposer des offres promotionnelles et augmentera de 22% le nombre de places vendues au tarif "Economy".
Le ministère du Tourisme et des Transports aériens et la compagnie Air France ont donc signé une convention de partenariat pour la relance du tourisme sénégalais ce 19 juin dernier, à l’occasion du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget (Paris).
Cette convention, signée par le ministre Abdoulaye Diouf Sarr et le président-directeur général d’Air France-Klm, Alexandre de Juniac, prévoit, pour la compagnie aérienne, des actions commerciales en 2015 et 2016 comme l’organisation de voyages promotionnels en lien avec les tours opérateurs et des communications publicitaires et commerciales ciblées sur Internet et sur les médias sociaux, indique le communiqué de presse.
Le ministère du Tourisme et des Transports aériens s’engage, de son côté, à soutenir ces actions au niveau local en fournissant toutes les prestations annexes au voyages (hébergements, transferts, programmes d’animation, etc.).
« Le Sénégal est une destination touristique sûre qui présente de nombreuses possibilités d'expériences et de dépaysement à quelques heures de l'Europe. Cette convention signée avec Air France permettra aux clients de la compagnie sur le marché français et certains marchés européens, de découvrir ou de redécouvrir, le pays de la "Teranga" à travers des actions marketing conjointes mises en œuvre avec les équipes du ministère du Tourisme et des Transports aériens du Sénégal », a déclaré le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, qui avait encore ce ministère danjs ses attributions, il est désormais au ministère de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, remplacé depuis par Madame Maimouna Ndoye Seck.
Le Pdg A. de Juniac a déclaré à son tour que « « cette convention de partenariat vient sceller les liens existants entre Air France et le Sénégal, où la compagnie est présente depuis 1936.
Elle confirme également la contribution d’Air France à la relance du tourisme au Sénégal et son engagement pour sensibiliser les acteurs du tourisme à cette problématique ». Air France relie quotidiennement l’aéroport Paris-Charles de Gaulle à l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar en Boeing 777.
LeSoleil/Seneplus/Malick Ciss

BONNE NOTE DE S&P

Standard & Poor’s confirme la note du Sénégal à « B+/B », avec perspective stable
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L’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) a annoncé, dans un communiqué publié le 19 juin, avoir confirmé la note du Sénégal pour la dette à long et court terme à «B+/B», avec perspective stable. S&P a précisé que le Sénégal affiche de faibles niveaux de revenus et une flexibilité monétaire limitée, estimant que la réduction des importants déficits publics et de la balance courante ne se fera que progressivement.
 Elle considère, cependant, que les institutions du pays sont relativement solides par rapport à d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest et à son développement économique. «Le pays affiche un historique de passation de pouvoirs sans heurt depuis son indépendance et des conflits ont été évités, malgré le conflit mineur qui touche de longue date la région méridionale de la Casamance, où des négociations de paix ont récemment permis un cessez-le-feu. Cela a contribué à gagner la confiance des bailleurs de fonds et autres investisseurs étrangers. De plus, le Sénégal se situe à un rang assez élevé, soit 69ème sur 175 pays, dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International», souligne l’agence.
S&P fait également remarquer que le gouvernement sénégalais est en train de mettre en œuvre un programme de réformes et d’investissements  pour favoriser la croissance.
Agence EcoFin

24/06/2015

NE TUEZ PAS LA CASAMANCE!

Le zircon de la discorde en Casamance
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Une grande partie de la population de la Casamance mène un combat que nous sommes nombreux à ignorer en France et en Europe. Et pourtant ….
Objectif Transition a décidé de médiatiser cette lutte en France, tout en étant conscients que la distance géographique limite nos moyens d’action.
Il s’agit en l’occurrence de la thématique classique « emploi contre environnement » , ici « projet minier dévastateur contre écosystème précieux »,  qu’on rencontre un peu partout sur notre planète. Ce triste bras de fer prend une couleur particulière quand il se déroule sur le continent africain, qui  plus est dans la Casamance, à peine vaguement apaisée après des années de violence autour de la question de son indépendance.
Un peu de géographie : la Casamance est une région à part entière du sud du Sénégal, mais isolée de la région capitale par la Gambie.  Le fleuve Casamance lui a donné son nom, mais aussi ses caractéristiques : des terres fertiles, une activité agricole et de pêche ainsi que le tourisme qui se développe autour du littoral. Ce littoral est en fait un immense delta.  Au nord de ce delta, une large bande dunaire protège l’arrière-pays, ses villages, mangroves et rizières ….
Nous y sommes ! C’est justement cette bande dunaire que convoitent deux sociétés (l’australienne Carnegie et la chinoise Astron, un des plus gros acheteurs de zircon au monde)  pour en extraire du zirconium, minéral utilisé massivement dans le monde, de l’industrie nucléaire jusqu’aux peintures et papiers abrasifs.
Un permis d’exploration a été délivré par le gouvernement de Dakar en 2004 et les choses ont traîné, de prolongation en prolongation. On connaît cela chez nous … carte permis zirconMais des centaines de petits forages exploratoires ont eu lieu dans « la dune » et Carnegie/Astron semblent prêts à passer à la phase de l’exploitation. L’Etat Sénégalais a publié le 1er août 2014 un décret dans ce sens.
Sauf que la population locale entre Niafarang, Diouloulou, Kabadio et Abéné ne l’entend pas de cette oreille. Et elle a de bons arguments :
– ce permis minier se situe en partie dans une « aire marine protégée » décrétée par l’Etat Sénégalais en 2004. On y trouve en nombre crocodiles, varans, singes et oiseaux …
– les techniques d’exploitation du zircon constituent un véritable massacre ; de la dune il n’en restera pas grand-chose car le minéral est emprisonné dans le sable. Alors on gratte, on aspire, on extrait et on redépose le sable … Et de l’écosystème il ne restera plus rien. La méthode du dragage nécessite l’aménagement de bassins et fonctionne par aspiration et pelletage. On sait ce qu’on doit penser des promesses de remise en état après cinq ans d’exploitation.
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crédit photo : « Moustapha Faty »
– la dune constitue  une protection naturelle pour l’arrière-pays qui lutte déjà contre la montée du niveau de l’océan. Le trait de côte recule  sérieusement par endroit depuis plusieurs années. L’arrière-pays est constitué de mangroves d’eau salée, mais aussi de vergers et rizières. On n’ose donc imaginer un affaiblissement de ce rempart naturel contre les forces de l’océan Atlantique.
– la nappe phréatique d’eau douce de l’arrière-pays risque l’infiltration de l’eau salée.
– la population vit actuellement des cultures maraîchères, de la pêche, de l’ostréiculture et du tourisme, et toutes ces activités seront fortement impactées par l’activité  minière.
L’imposante « Etude d’impact environnemental et social » publiée en 2010 minimise aussi bien la plupart des nuisances que  le degré de l’opposition de la population locale et conclut sur un long catalogue de « mesures d’atténuation ».
Cependant, même le décret d’Etat d’exploitation du 1er août 2014 parle « d’énormes difficultés liées à la faible acceptation sociale du projet dans son milieu d’implantation ».
On a en effet assisté à des réunions publiques houleuses, des pétitions de chefs de villages, des communiqués du MDFC,… Bref, le climat est « électrique », d’autant que l’armée commence à pointer son nez. La stratégie actuelle de la sous-préfecture en charge du dossier semble pousser vers des affrontements entre « pro – et anti – zircon ». Lorsque les arguments pour un projet minier n’arrivent pas à convaincre, l’intimidation et la corruption font forcément leur apparition.
Dans ce contexte il nous semble utile de faire pression sur le gouvernement sénégalais par intermédiaire des ONG internationales comme Greenpeace, WWF…
« Objectif Transition »  tentera de s’y employer, la diffusion de l’information étant un premier pas. Nous invitons médias, ONG et simples citoyens à relayer ce combat.
La tenue à Paris en cette fin d’année de la conférence internationale sur le climat  nous donne une responsabilité particulière. Nous devons être sensibles à tous les sujets connexes liées à la montée du niveau des océans, à la préservation de la biodiversité et au développement économique durable et en harmonie avec la nature.
Objectif Transition/Achim Gertz
Lien: http://www.objectiftransition.fr/wordpress/casamance-le-z...

234 MILLIARDS DES ETATS UNIS

Aide au développement: Les Etats-Unis ont investi 234 milliards FCfa au Sénégal entre 2010 et 2015
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Le ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal Amadou Ba et l’Ambassadeur des Etats-Unis, James Zumwalt, ont procédé ce mardi, à Dakar, à la présentation de la revue annuelle conjointe du programme de coopération entre le Sénégal et les Etats-Unis d'Amérique. Celle-ci permet de faire le point sur l’état d’avancement de l’exécution des projets financés par l’USAID.
Débuté en 1961, le programme bilatéral entre le Sénégal et les Usa s’est intensifié au fil des années pour atteindre "un montant cumulé d’environ 1 095 milliards de FCFA en 2014".
"Le montant des engagements sur la période 2010-2015 s’élève à environ 463, 88 millions $ US, soit environ 232 milliards de FCFA. Ce programme bilatéral figure parmi les plus importants au Sénégal. Il est en parfaite adéquation avec les priorités du Président Macky Sall et de son Gouvernement", a révélé le ministre de l’Economie de Finance Amadou Bâ lors de cette rencontre tenue à Dakar.
En plus de la santé, de l’Education et de l’appui au processus de paix en Casamance, l’aide au développement des Etats-Unis est tournée vers la promotion de la croissance économique à travers l’initiative « Feed the Future » qui vise la réduction de la pauvreté et la malnutrition par la promotion de l'agriculture. Les Etats Unis appuie également "les efforts du Sénégal pour la promotion des investissements du secteur privé dans l’agriculture, dans le cadre de la Nouvelle Alliance pour la Sécurité alimentaire et la nutrition", a indiqué Amadou Bâ.
Par ailleurs, a-t-il souligné "notre programme avec le Millennium Challenge Corporation (MCC), dont l’achèvement est prévu cette année, investit massivement dans les infrastructures de transports et hydro agricoles. Ces investissements contribuent grandement à améliorer la mobilité urbaine et rurale, tout en permettant des avancées notables dans la réalisation de l’autosuffisance alimentaire".
Le programme de coopération entre le Sénégal et les Etats Unis sur la période 2010 -2015 tire à sa fin.
"A ce jour un montant global de 397, 650 millions de dollars us (ndlr: environ 234 milliards FCfa) a été déboursé. Il équivaut à un taux de décaissement cumulé de 86%. Il a été convenu que toutes les opérations fassent l’objet d’une extension sur les cinq prochaines années (2015-2020", a dit Amadou Bâ.
Leral.net

TABASKI 2015

Le Sénégal a besoin de 742.000 têtes de moutons pour satisfaire la demande nationale pour la fête de la Tabaski 2015, a révélé mardi à Dakar le premier ministre sénégalais Mahammad Boun Abdallah Dionne.
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M. Dionne s’exprimait lors d’un conseil interministériel sur la préparation de la Tabaski 2015.
Partant du fait que le marché national ne peut pas satisfaire la demande en moutons, il estime qu’il convient de bien préparer l’approvisionnement du pays en la matière.
En 2014, le Sénégal a importé 378.018 moutons du Mali et de la Mauritanie contre 267.263 en 2013.
Le ministre de l’élevage Mme Aminata Mbengue Ndiaye a estimé qu’en 2014, sur un besoin estimé de 740.000 moutons, il y a eu au finish des invendus de 97.000 têtes.
Elle s’est félicitée du respect des tarifs conseillés aux transporteurs pour le convoyage des moutons des éleveurs.
« Il faut noter cependant quelques difficultés avec notamment la subsistance des tracasseries routières », a-t-elle déploré
Un certain nombre de mesures ont été arrêtées et validées par le Premier ministre au terme du conseil interministériel en vue d’une correcte préparation de la Tabaski 2015.
C’est le cas de la suspension des droits et taxes sur les moutons aux frontières qui sera appliquée 45 jours avant et 15 jours après la Tabaski.
Concernant les points de ventes, 34 seront autorisés à Dakar où il est escompté l’accueil de 253.000 moutons.
Il est aussi prévu le renforcement de la sécurisation des personnes et des biens, notamment pendant la période d’affluence des moutons (15 jours avant la fête).
Le gouvernement a promis également une subvention de 50% du prix de l’aliment de bétail usiné.
Quant à la question du financement, la Caisse nationale de crédit agricole (CNCAS) a prévu de faire plus par rapport à l’année 2014.
Sur un financement global de 1,772 milliard FCFA, la CNCAS en a assuré 1,639 milliard FCFA.
La Tabaski est l’une des deux principales fêtes musulmanes au Sénégal qui commémore le sacrifice d’Abraham.
Toutefois, l’acquisition d’un mouton à un prix abordable constitue chaque année un casse-tête pour beaucoup de Sénégalais moyens. En 2014, les prix appliqués variaient entre 70.000 FCFA et 350.000 FCFA.
Mahammad Boun Abdallah Dionne/SENENEWS.COM /APA

23/06/2015

AIDE A LA CASAMANCE

Les parlementaires sénégalais accordent un statut fiscal spécial aux entreprises touristiques de la Casamance
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Les parlementaires sénégalais ont adopté mardi à Dakar, sans débats en séance plénière un projet de loi qui accorde un statut fiscal spécial pour les entreprises touristiques installées dans le pôle touristique de la Casamance (Sud).
Le statut spécial aura une durée de 10 ans à compter de la date de délivrance de l'agrément, a dit M. Amadou Bâ le ministre de l'économie, des finances et du plan, expliquant aux députés les motivations du projet de loi.
« La crise que traverse la Casamance depuis plus de trois décennies a inhibé la compétitivité des entreprises touristiques qui y sont installées », a –t-il souligné.
Selon lui, la région naturelle de Casamance (qui comprend les régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda), compte tenu des opportunités de sa localisation géographique, de la richesse et de la diversité de son environnement culturel est appelée à être un des pôles majeurs de la nouvelle politique touristique du Sénégal.
« Les entreprises touristiques installées en Casamance pourront prétendre à des avantages fiscaux et douaniers sur la base d'un agrément qui leur sera délivré suivant les procédures prévues par les décrets d'application de la présente loi », a notamment précisé le ministre de l'économie.
Dans l'entendement du ministre, le programme d'accompagnement des investissements touristiques, à travers ce statut spécial, permettra le maintien et la création d'emplois ainsi que des revenus durables indispensables à la viabilité du pôle économique de la Casamance.
Apanews

ALBI EXPOSE 4 ARTISTES SENEGALAIS

L'art contemporain sénégalais installé pour l'été à Albi (France)
Du 23/06/2015 au 31/08/2015

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Une exposition a découvrir dans le hall d'accueil et les couloirs de l'hôtel Ibis à Albi
L'association Tarn Terang'ART propose en partenariat avec l'hôtel Ibis, avenue Gambetta, des peintures et sculptures de 4 artistes sénégalais. Ces œuvres sont exposées dans le hall d'accueil et les salons de l'hôtel. Elles sont donc à la fois proposées aux clients de l'établissement mais aussi à tout visiteur en accès libre 24 heures/24 heures jusqu'au 31 août 2015. Sylvie Martinez, créatrice et présidente de l'association, explique : «L'objectif est de faire connaître les créations de ces artistes qui n'ont pas forcément l'occasion d'être présentés en dehors du continent africain. Le but est aussi de faire réagir : on aime ou on n'aime pas, dans tous les cas, on ne reste pas indifférent devant le travail des artistes».
Quatre artistes
Chacun expose ses œuvres dans son style. Ainsi, Yves Le Casamançais donne une nouvelle vie à des matériaux autour de créations orientées Récup'Art. Les enfants sont amusés par l'utilisation des boîtes de conserve ou de canettes pour habiller «une femme qui part à la recherche de l'eau». Ses tableaux sont incrustés de sculptures en bois de teck. Il a remporté le 1er prix des Jeunes Talents en 2013.
Lamine Mane, lui, propose des moulages dans des mélanges qui peuvent nous paraître surprenants (par exemple du goudron à l'eau et de marc de café) pour donner vie à un «pécheur Lébou». Beaucoup des créations sont sur le thème de la femme qui occupe une place importante dans la société africaine. On retrouve ainsi la mère et l'épouse dans ses activités quotidiennes, dans les peintures de Elhadji Sall. Le dernier artiste, Baba Ly, propose des peintures acryliques où le choix des couleurs met en valeur la beauté des femmes africaines.
Au travers de ces peintures et sculptures, ces artistes font découvrir les valeurs de la société africaine. Quand l'art n'a pas de frontières.
J.G.C./Ladepeche.fr

ENERGIE ET TOURISME CHANGENT DE MINISTRE...

Remaniement du gouvernement, Macky Sall coupe des têtes au département de l'Energie
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On s’y attendait suite aux coupures intempestives du courant depuis quelque temps au Sénégal, ca vient de se faire.
Le président de la république vient de remanier le gouvernement. Macky Sall à coupé les têtes du ministre de l’énergie et le directeur général de la Société nationale d’Electrification la Senelec. Les ministres Omar Youm, Maimouna Ndoye Seck et Abdoulaye Diouf Sarr bougent, Seydou Gueye  et Thierno Alassane Sall  réintègrent l’attelage gouvernemental.
Ca y est des têtes ont enfin tombé. Le président Macky Sall vient de procéder à un remaniement de l’attelage de son gouvernement. Macky Sall  a ainsi affecté ses hommes de confiance aux départements clefs pour satisfaire la demande sociale.
Ainsi l’ex ministre Omar Youm précédemment ministre de la décentralisation des collectivités locales est nommé Directeur de cabinet du Président de la République en replacement de Seydou Gueye nommé ministre délégué auprès du premier ministre et porte parole du gouvernement.
L’ancien ministre des transports aériens Abdoulaye Diouf Sarr est projeté au département des collectivités locales et de la décentralisation. Lui-même remplacé au secteur du tourisme et des transports aériens par Maimouna Ndoye Seck.
Mais le summum de ce remaniement reste les « sauts » de Pape Dieng directeur général de la Senelec remplacé par un autre homme de confiance du président Sall en l’occurrence Matar Cissé. Mais aussi son ministre de tutelle (Energie), Maimouna Ndoye Seck remplacé par l’ancien directeur de l’Agence Régulation des Télécommunications et des Postes (Artp), Thierno Alassane Sall.
Sidy Ndao, Dakar/Kaoci

22/06/2015

LE PETROLE DU SENEGAL

L’or noir, le futur du Sénégal ou sa condamnation ?
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Cairn Energy a donc annoncé la découverte de pétrole à 100 kilomètres des côtes du Sénégal exactement à 1 427 mètres de profondeur sur le puits FAN-1, situé sur le bloc Sangomar profond ("Sangomar deep"). Les premières estimations des réserves de ce puits vont de 250 millions de barils de pétrole à 2,5 milliards de barils.
A cela vient s’ajouter, selon les Américains, de la plus importante découverte de pétrole et de gaz au large des côtes ouest-africaines, précisément entre Saint-Louis et Kayar.
Cependant, n’oublions pas que les conséquences pour l'environnement sont considérables tout au long du processus de développement pétrolier (pollution atmosphérique urbaine, pollution des océans, destruction de la biodiversité, appauvrissement de divers écosystèmes, etc.)
D’après GreenPeace, le pétrole « facilement » accessible se raréfie de plus en plus, c’est pourquoi l’exploitation de ce combustible devient toujours plus périlleuse et nuisible. La demande étant en croissance permanente alors que le pétrole se fait de plus en plus rare, les compagnies pétrolières vont toujours plus loin pour satisfaire la demande. Ainsi, la coûteuse technique de forage des fonds marins est de plus en plus rentable, tout comme le processus de production de pétrole à partir de sables bitumineux, terriblement nuisible et énergivore.
Le Delta du Niger est un bon exemple de région où les problèmes environnementaux dus au pétrole sont source de pauvreté pour les populations vivant dans un pays producteur. Selon Amnesty International, en 50 ans ce sont près de 9 millions de barils bruts qui se sont déversés dans le Delta… soit près de 1.200.000 tonnes de pétrole ! Un rapport de 2011 émanant du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) avait d’ailleurs alarmé : « La restauration environnementale de l'Ogoniland pourrait bien être l'exercice de nettoyage de pétrole le plus vaste et le plus long jamais réalisé dans le monde si l'on veut ramener à un état entièrement sain l'eau potable, les sols, les criques et les écosystèmes importants tels que les mangroves, qui sont contaminés ».
Vie/http://www.environnement-afrique.com/petrole_senegal.php#...

AMOUL FÊTE DE LA MUSIQUE

Un 21 juin haram au Sénégal ? : Non à l’autocensure !
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21 juin 2015. C’est la fête de la musique. Habituellement Dakar et sa banlieue vibrent au rythme des décibels à cette date de l’année. Pour cette édition de la fête de la musique, tout est mort au Sénégal. Pas un seul plateau. Pas un seul bruit de musique dans les maisons de la culture ou dans les quartiers. Ramadan oblige ! Mais pourquoi ? Pourquoi diantre nous priver de cette commémoration si importante ? Pourquoi diantre nous pousser à cette «sénégalaiserie» qu’on ne peut qualifier que d’hypocrite ? Combien ont-ils été les musulmans à avoir allumé leur poste de radio, télévision ou autres supports audiovisuels pour écouter de la musique en ce jour précieux réservé à la musique ?
Disons non ! Comment se fait-il que dans un Etat laïc, qu’on puisse invoquer le Ramadan pour annuler toute manifestation publique relative à la fête de la musique ? Comment diantre peut-on nous convaincre qu’hier, en la fête de la musique, aucun musulman n’a écouté de la musique, parce qu’ayant jeûné ? Et d’ailleurs, sans avoir la prétention de toucher à une question de foi, ou l’ambition de jeter la pierre à qui que ce soit au nom de la religion, l’islam interdit-il, que l’artiste, celui-là qui fait de la musique son gagne-pain ne vive pas sa passion en plein ramadan ? Je ne le pense pas. Jusqu’à preuve du contraire, les religions révélées autant qu’elles sont, nous disent que «Dieu, Allah est miséricordieux».
Le mois du ramadan est un mois de partage, d’amour. Et la fête de la musique est aussi un moment de partage et d’amour autour d’un art. Pourquoi alors nous priver de cette occasion exceptionnelle de célébrer la musique ? C’est ridicule ! Que ce soit les chaînes de télévision sénégalaises qui, à cette occasion font du boucan, que ce soit le ministère de la Culture, aucun programme culturel n’a été déroulé à cette occasion. C’est dommage. Dommage pour la démocratie. Dommage pour la liberté. Dommage pour l’amour pour la culture. A notre avis, la seule chose à éviter à cette occasion pour ne pas gâcher son ramadan, c’est peut-être la débauche durant cette fête. Et les nombreux plateaux habituellement organisés à cette occasion sont loin d’orchestrer des scènes de débauche. Pourquoi alors supprimer la fête de la musique? Pourquoi nous priver ? Nous avons le droit d’écouter de la musique, de vibrer aux rythmes des sons pendant le ramadan. Car, une religion ne peut interdire, elle peut seulement guider certains dans leur conduite et comportement. Et les autres, à eux de décider, selon leur conscience.
Certes, les traditionalistes iront jusqu’à dire que la musique est haram. Mais non ! L’islam est une religion de respect et donc il respecte les choix de chacun. Le Sénégal encore une fois est un pays laïc. Et, sans être hypocrite, une manifestation culturelle n’a pas à être annulée à cause d’une religion, quelle qu’elle soit. Il faut un minimum de respect de la liberté. Les minorités ont le droit de célébrer cette fête s’ils en ont envie. Alors, à défaut de respecter la laïcité de cet Etat, proposez nous au moins des plateaux de musique religieuse. Là au moins, on se serait régalé tout en faisant la découverte d’un nouveau style de musique. De là à noyer la fête du 21 juin sous prétexte du ramadan, vivement pas cela l’an prochain.
Gilles Arsène TCHEDJI/Seneweb

ESPOIR POUR LES TALIBES?

ENFANTS DANS LA RUE : LA CÉDÉAO LANCE UN PROJET, À DAKAR
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La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) organise, à partir de ce lundi, à Dakar, un atelier de trois jours (22-24 juin) marquant le lancement d’un projet régional visant à éradiquer "le phénomène des enfants dans la rue", dans ses 15 pays membres.
Cette rencontre se tient à l’hôtel King Fahd, selon un communiqué de l’organisation régionale. Elle démarre par un conclave d’experts, qui sera suivi de la cérémonie officielle de lancement "proprement dite", mardi, de 10h à 11h30.
La cérémonie sera présidée par le Premier ministre sénégalais, Mahammed Dionne
APS/Seneweb

21/06/2015

POURQUOI TANT DE SENEGALAIS TENTENT DE MIGRER CLANDESTINEMENT?

Les jeunes sénégalais ne manquent de rien mais veulent plus en allant en Europe
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Le phénomène du Sénégal est révélateur de ce qui se passe en Afrique de l’Ouest.
Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et Reuters, plus de 100.000 migrants africains vont transiter par le Niger en 2015 pour rejoindre ensuite la Libye, puis l’Europe après une traversée périlleuse de la Méditerranée. Parmi ces dizaines de milliers de clandestins qui traversent le continent entassés dans des camions, nombreux viennent du Sénégal. Un pays dynamique sur le plan économique et où « la jeunesse ne manque de rien », selon le Wall Street Journal qui a publié un long reportage sur le sujet.
Contrairement à des réfugiés qui fuient la guerre, comme en Syrie et au Soudan du Sud, ou une dictature comme ne Erythrée, les jeunes sénégalais ne risquent leur vie « que » pour obtenir un meilleur niveau de vie en Europe que chez eux. Le Sénégal est l’une des démocraties les mieux établies en Afrique de l’Ouest et les campagnes sont en plein développement.
« Il ne manquait de rien, il avait tout ce dont il avait besoin », témoigne une mère qui a perdu l’un de ses fils dans le naufrage d’une embarcation en Méditerranée. « Mais il voulait avoir son propre argent ». Comme ce fils parti trop tôt, cinq hommes du village de Kothiary où « beaucoup de gens possèdent des smartphones ou des ordinateurs portables », écrit le Wall Street Journal, ont tenté leur chance pour l’Europe l’an dernier.
Entre janvier et mars, 1.187 Sénégalais sont arrivés en Italie selon l’OIM. Derrière la Syrie, la Somalie ou l’Erythrée, c’est l’un des pays dont les migrants vers l’Europe sont les plus nombreux en 2015. L’une des explications sur cet exode massif au Sénégal, et plus largement en Afrique de l’Ouest, est le taux de chômage important qui touche les jeunes. La moitié de la population sénégalaise a moins de 19 ans.
Conséquence, l’économie du Sénégal dépend aujourd’hui fortement de la diaspora. Selon le Wall Street Journal, 12% du PIB national est issue des transferts d’argent des membres de la diaspora, un chiffre qui a triplé depuis 1999. « Tout ce que vous voyez ici à Kothiary, les mosquées, les belles maisons… a été financé par les émigrés », explique un responsable gouvernemental. Une réalité qui encourage les plus jeunes à suivre l’exemple de leurs aînés.
Abdou TIMERA/Slateafrique

LE SENEGAL A PERDU LA PETITE FINALE

Mondial U20 : Battu par le Mali, le Sénégal termine 4ème (3-1)
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Mali et Sénégal étaient aux prises pour l’attribution de la troisième place de la Coupe du Monde U-20 ce 20 juin. Une sorte de choc entre pays-frères pour un match qui n’avait rien d’amical. A l’arrivée, les Aiglons ont pris le meilleur sur les Lionceaux s’offrant le bronze, 16 ans après leurs aînés (1:3).
Une forte pluie s’était in extremis invitée à la fête, mais cela ne gâchait en rien les premières minutes du spectacle 100% africain. Le Mali se montrait d’ailleurs plus à l’aide sur cette pelouse glissante, Hamidou Traoré se créant les premières occasions du match aux première et sixième minutes, sans conséquence sur l’évolution du score. Il jouait ensuite un une-deux avec Aboubacar Doumbia, mais l’extérieur du pied du numéro 13 ne faisait que flirter avec la transversale d’Ibrahima Sy. Il fallait attendre la 38ème minute pour enfin voir le Sénégal inquiéter réellement Djigui Diarra, Roger Gomis ratant le cadre à 20 mètres, puis Sidy Sarr forcant le portier malien à briller de la tête (42′).
La poussée sénégalaise était freinée juste avant la mi-temps avec l’exclusion de Moussa Ba. Les Jaunes tentaient de profiter de leur supériorité numérique pour ouvrir le score dès le retour des vestiaires. Lassine Konate puis Souleymane Diarra trouvaient l’espace de tir dans la défense repliée sénégalaise. Mais pas le cadre (47’ et 61’). C’est finalement les Lionceaux qui trouvaient l’ouverture sur contre-attaque, Ibrahima Wadji trompant Diarra du gauche à 10 mètres (1 :0, 71’). La réponse malienne était quasi-immédiate : Adama Traoré enroulait son coup franc à 20 mètres, du gauche (1:1, 74’).
Dans la foulée, Alhassane Sylla déséquilibrait Hamidou Traoré dans la surface. Penalty. Falaye sacko tirait fort au centre mais Sy repoussait l’échéance du pied. Toutefois, il ne pouvait rien sur une nouvelle tentative d’Adama Traoré : aux 18 mètres, le Lillois effaçait d’un dribble son vis-à-vis d’un dribble et allumait… du droit (1:2, 83’). Le Sénégal obtenait une ultime chance de revenir dans la partie trois minutes plus tard, mais Malick Niang voyait à son tour son penalty repoussé par Diarra. Le Mali se mettait définitivement à l’abri dans les arrêts de jeu, Diadie Samassekou transformant en but un caviar de Traoré (1 :3, 90+1).
fifa.com

20/06/2015

DE TOUS LES MUSULMANS DU MONDE, LES SENEGALAIS SONT LES PLUS COMPLIQUES

Au Sénégal, le ramadan démarre dans la confusion
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Ibou n’y comprend rien. Ce bout d’homme d’une quarantaine d’années, rencontré au détour d’une ruelle du quartier Liberté 4 de Dakar, n’apprécie pas les débuts confus de la période du jeûne du ramadan au sein de la communauté musulmane du Sénégal.
« C’est ainsi depuis plusieurs années, les Sénégalais débutent toujours le ramadan en rangs dispersés. C’est écœurant pour un pays constitué à plus de 90 % de musulmans », peste-t-il entouré d’un groupe d’amis. Conséquence, l’aid el fitr (fête marquant la fin du ramadan) est toujours célébrée, elle aussi, dans la discorde, soupire Khalilou, un des camarades d’Ibou, musulman pratiquant.
« Il arrive bien que l’on assiste à trois célébrations de l’aid el fitr dans ce pays. C’est une honte que les populations d’un si petit pays (14 millions d’habitants, recensement 2014) ne puissent s’accorder sur le début et la fin du mois béni de ramadan », ajoute Abdoul levant les yeux vers le ciel. « On devrait en faire une affaire d’Etat », selon Ibou.
Un ciel, plusieurs lunes
Après son élection à la présidentielle de 2012, Macky Sall, interpellé sur la question avait répondu que le Sénégal était une République laïque et que la gestion de cette situation incombait aux religieux.
Le jeûne a débuté jeudi 18 juin chez une bonne partie des musulmans du Sénégal. Il s’agit des membres de la Coordination des musulmans de Dakar et de la famille omarienne. Ces descendants d’El Hadji Oumar Tall, érudit musulman soufi sénégalais du XVIIIe siècle et fondateur de l’empire Toucouleur, ont dit recevoir des informations fiables sur l’apparition du croissant lunaire. Une information corroborée par l’Association sénégalaise pour la promotion de l’astronomie qui affirme avoir aperçu le croissant lunaire mercredi soir à Dakar à partir de la corniche.
Les racines d’un mal profond
La Commission nationale chargée de scruter le croissant lunaire, en revanche, a indiqué dans une note diffusée mercredi soir que le ramadan débuterait ce vendredi 19 juin, l’instance n’ayant reçu aucune information sur l’apparition du croissant.
Pour l’imam Moustapha Niang de la mosquée du quartier Liberté 6, l’islam sénégalais est très confrérique avec des « khalifes » à la tête de chaque groupe. Il regrette que les confréries n’arrivent pas à s’accorder. « Chaque groupe se suffit à son marabout et tire la couverture de son coté », souligne l’imam, qui suggère de renforcer la cohésion entre les khalifes généraux à chaque approche du ramadan, et l’importance d’impliquer les scientifiques dans la recherche du croissant lunaire.
Amadou Ndiaye/Le Monde Afrique