31/08/2015

QUELQUES PRIX ACTUELS POUR DAKAR...

LES PRIX DES TRANSPORTS AERIENS POUR LE SENEGAL BAISSENT.
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Voici les meilleurs tarifs de vols secs MRS - DKR récemment trouvés (30/8/2015) :
VOL DIRECTpour air mediteranée
Marseille - Dakar Air Mediterranee Aller/retour 08 Janvier 29 Janvier 335€
Marseille - Dakar Air Mediterranee Aller/retour 22 Janvier 29 Janvier 335€
Marseille - Dakar Air Mediterranee Aller/retour 11 Mars 25 Mars 335€
Vol Marseille - Dakar : Dernières recherches
Marseille - Dakar Royal Air Maroc Aller/retour du 16 Decembre au 16 Mars Aujourd'hui 15:31 381€
Marseille - Dakar Brussels Airlines Aller/retour du 12 Septembre au 01 Octobre Aujourd'hui 15:06 401€
Marseille - Dakar TAP Portugal Aller/retour du 16 au 30 Novembre Aujourd'hui 15:06 358€
Marseille - Dakar Air Algérie Aller/retour du 20 Decembre au 30 Janvier Aujourd'hui 13:02 370€
Marseille - Dakar Air Algérie Aller/retour du 13 au 17 Fevrier Aujourd'hui 12:48 370€
Routes internationales les plus recherchées vers Dakar
Vol Bruxelles - Dakar Air Europa Aller/retour du 05 Septembre au 03 Octobre Il y a 4 jours 332€
Vol Genève - Dakar Iberia Aller/retour du 07 Octobre au 14 Decembre Aujourd'hui 11:13 317€
Vol Luxembourg - Dakar Iberia Aller/retour du 11 Septembre au 02 Octobre Il y a 10 jours 461€
Principales liaisons aériennes de France vers Dakar
Vol Paris - Dakar Air Europa Aller/retour du 10 au 17 Octobre Il y a 4 jours 318€
Vol Lyon - Dakar TAP Portugal Aller/retour du 16 au 23 Janvier Il y a 6 jours 362€
Vol Nantes - Dakar TAP Portugal Aller/retour du 12 au 20 Octobre Il y a 2 jours 356€
Vol Bordeaux - Dakar Iberia Aller/retour du 06 au 20 Novembre Il y a 3 jours 307€
Vol Marseille - Dakar Air Mediterranee Aller/retour du 08 au 29 Janvier Il y a 4 jours 335€
Vols Marseille - Dakar : Principales compagnies aériennes
Dominique Josse

PODOR, J'ADORE

Podor, j’adooore
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Ici, vous ne pouvez pas vous perdre, les rues sont impeccablement tracées au cordeau. Et vous avez deux muezzins pour le prix d’un. A 500 km au nord de Dakar, l’ancien comptoir colonial est un havre de paix au bord du fleuve Sénégal.
Il ne se passe rien à Podor et c’est pour ça qu’il faut y aller : rien qu’y admirer le fleuve Sénégal vaut son pesant de noix de kola. Accéder à la beauté de cet extrême nord est simple : comptez sept heures de voiture depuis Dakar (500 km), par une route impeccable mais garnie de ralentisseurs. Il fut un temps, le Sénégal produisait des arachides. Aujourd’hui, il cultive des gendarmes couchés, mais ça rapporte peanuts, contrairement aux cacahuètes.
Ce n’est pas Las Vegas
«Podor, tu dors ?» se demande-t-on, vu le calme ambiant dans la ville de 10 000 habitants. «Non ! A Podor, on dore et on adore !» nous glisse un familier des lieux. Le long du quai, bien refait et classé monument historique en 2004, comme quelques-unes des maisons de cet ancien comptoir colonial, on admire les merles à dos métallique et à courte queue, on déguste le capitaine ou le rouget du fleuve, tout en taquinant la Gazelle, la bière en bouteilles de 63 cl. Puis on saute à l’eau et une flopée de gamins taquins et rigolards proposent de faire «course course». Gaffe : ils sont rapides. En fin de journée, on attaque une pétanque sur le quai, au frais - un concept tout relatif dans une ville où le mercure drague facilement les 40°C.
Ici, vous ne pouvez pas vous perdre, les rues sont impeccablement tracées au cordeau. Et vous avez deux muezzins pour le prix d’un : celui du chef-lieu du département sénégalais et son collègue mauritanien, sur l’autre rive du fleuve. Alors que le duo international vous nourrit d’Allah akbar en stéréo, votre attention est attirée par un camion garé d’où l’on décharge de gros sacs immédiatement transférés sur des pirogues, qui les transportent côté mauritanien, où ils repartent sur des camionnettes chargées à bloc. Vous vous enquérez : «Mais qu’est-ce donc ?» «Du carton !» vous répond-on. On se paye votre tête ? Que nenni : ce carton d’emballage récupéré va nourrir les moutons mauritaniens. Bon appétit !
Le village de Ngawlé
C’est le lieu de naissance du chanteur Baaba Maal, qu’on atteint après une balade facile à pied le long de la boucle du fleuve, où les jardins potagers prospèrent : persil, mangues, salades, oignons, poivrons, piments, bananes, papayes… Sur le chemin, une petite plage permet de se baigner. Des gamins font du thé, la motopompe tire l’eau du fleuve pour l’irrigation en pétaradant. On passe près de l’aéroport - immense et délaissé -, près de champs d’oignons qui se vendent mal, car il s’en produit trop, et les paysans n’ont que leurs yeux pour pleurer. Le sentier est balisé par l’association Podor rive gauche, mais il vaut mieux prendre un guide. De Podor, il y en a pour neuf kilomètres et deux heures.
A Ngawlé, on apprécie les maisons en adobe ou briques de banco, dont le style traditionnel est malheureusement concurrencé par de nouvelles habitations en parpaings. A l’heure de la récré, on peut discuter avec les enseignants de l’école primaire, qui reçoivent fort aimablement pour deviser sur les richesses de l’éducation en pays pauvre. Ensuite, retour en charrette.
Fort à faire
Comme le fort de Podor est fermé, il faut téléphoner au gardien pour le visiter. Construit par les Français en 1743, pris par les Anglais entre 1758 et 1783, abandonné, reconstruit en 1854 sur les ordres du général Faidherbe, il domine la ville, seul monument d’importance. Le chevalier de Boufflers, qui y a séjourné, a gardé de la ville un merveilleux souvenir, la comparant en 1785 au «poêle de l’Afrique, avec sa garnison composée de 20 soldats agonisants… Et ces magasins où il n’y a presque rien». Selon le chevalier, le thermomètre explosait à midi. Un rien exagéré.
Vide d’occupants depuis 1997, le fort n’a été préservé puis restauré entre 2003 et 2005 par la coopération française que grâce à l’action têtue de deux habitants, dont le gardien actuel, qui vous guidera utilement à travers une petite expo et la reconstitution des lieux d’époque.
Le circuit des mosquées, vers l’île à Morphil
Il s’effectue agréablement sur des pistes en latérite perchées sur des digues, à bord d’une 505 break baptisée «Air Podor». Elle a 33 ans, soit deux de moins que son chauffeur, Malik, et roule impeccablement sur les traces d’El Hadj Oumar Tall (1794-1864), le chef guerrier qui combattit Faidherbe, et inversement. Oumar Tall fonda l’immense Empire toucouleur et résista face à la colonisation. «Il se tailla, par le verbe et le sabre, un empire qui s’étendit de Tombouctou au Fouta Djalon [ex-Guinée, ndlr], avant de disparaître un jour de février 1864 dans le mystère des falaises de Deguembéré», près de Bandiagara (Mali), dit la légende - en fait, il serait mort dans l’explosion de ses réserves de poudre. On peut, suivant cette balade, retrouver les traces des «mosquées omariennes», comme celle d’Alwar, son village natal, en briques de terre séchée, de style soudanais. Elle n’a néanmoins pas été bâtie par Oumar Tall, ce serait trop simple.
Le studio photo d’Oumar Ly
Le photographe reçoit au Thiofy Studio, à l’écart du marché de Podor, sur un petit banc. A l’intérieur, son studio, où il prend les gens en photo avec, en décor de fond, un magnifique Boeing 747. Oumar Ly, 72 ans, est un fils de marabout au regard malin. «Mon père était grand jardinier, je vendais les salades au marché.» Tout jeune, il achète son premier Kodak à la Maurel et Prom et ouvre son studio en 1963, faisant l’opérateur ambulant : baptêmes, mariages et photos d’identité, pour lesquels il parcourt les villages avec les autorités. «Je faisais les deux rives, Mauritanie et Sénégal. Quand un Maure refusait d’être photographié, je lui disais : "Si tu ne prends pas de photo, tu n’iras jamais à La Mecque, car tu n’auras pas de carte d’identité."» La combine marchait. Oumar Ly a pris tout le monde. «J’ai gardé tous les négatifs.»
En 2009, l’homme au Rolleiflex 6x6 devient célèbre, un des rois du portrait africain, à l’instar de Malick Sidibé, notamment grâce à une journaliste française, Frédérique Chapuis. Alors qu’il recadrait les visages, elle a imprimé les photos en entier et ça a fait la différence. «Frédérique a un seul défaut : elle ne m’appelle pas», tance Oumar Ly, qui a un petit problème : il a fort besoin de révélateur Ilford. La solution ? Lui en envoyer : Oumar Ly, quartier Thiofy, Podor, Sénégal. Ça arrivera, merci pour lui.
Michel HENRY Envoyé spécial à Podor/Sénégal/Libération

30/08/2015

PAS DE FINALE POUR LE SENEGAL

Afrobasket 2015: le Nigeria en finale, le Sénégal battu
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L’équipe du Nigeria s’est qualifiée pour la finale du Championnat d’Afrique de basket-ball où elle affrontera l’Angola le 30 août à Radès. Les Nigérians ont battu les Sénégalais 88-79 après prolongation en demi-finale de l’Afrobasket 2015, ce 29 août. Les Lions de la Téranga joueront la médaille de bronze contre la Tunisie.
Le Sénégal ne remportera pas le Championnat d’Afrique masculin de basket-ball (Afrobasket 2015) pour la sixième fois, ce 30 août 2015 à Radès. A la place, les Sénégalais joueront la médaille de bronze, comme en 2013 à Abidjan. En effet, l’équipe entraînée par Cheikh Sarr a craqué face à une équipe nigériane plus fraiche physiquement et plus adroite au tir, en demi-finale de l’Afrobasket 2015, ce 29 août en Tunisie.
« On n’a pas été réalistes, a regretté Cheikh Sarr. Je pense que le Nigeria a été beaucoup plus réaliste que nous. On a eu l’opportunité de plier ce match plusieurs fois ».
En première période, les deux adversaires sont pourtant au coude-à-coude. Les Sénégalais sont portés par leur meneur de jeu Xann D’Almeida et les Nigérians par leur intérieur Olaseni Lawal. Les Lions de la Téranga rentrent ainsi au vestiaire avec une courte avance, obtenue grâce à un dernier panier d’Ibrahima Thomas (37-35).
Un Chamberlain Oguchi insolent de réussite
Ce shoot longue distance donne le ton de la seconde période. Les deux sélections ouest-africaines se lancent durant le troisième quart-temps dans un concours de tirs à 3 points. A ce petit jeu, l’ailier Antoine Mendy a certes le dernier mot, et les Sénégalais virent ainsi en tête à dix minutes de la fin (63-57) grâce notamment à un 13-4 infligé aux D’Tigers.
Mais les Nigérians, dont la résistance physique est impressionnante et l'effectif plus riche, rendent la politesse durant le dernier quart temps avec un 16-4 (67-73). L’équipe sénégalaise doit s’employer de toutes ses forces pour égaliser et aller en prolongation (76-76).
Usée, celle-ci cède notamment suite à deux paniers de Chamberlain Oguchi. L’arrière finit meilleur marqueur de cette demi-finale avec 28 points, dont un insolent 8/13 de réussite au tir à 3 points. Score final : 79-88. « C’est un regret, c’est une déception, car on voulait vraiment rentrer au Sénégal avec le titre », a conclu Sarr dont les joueurs tenteront de se consoler un peu avec le bronze face à la Tunisie.
RFI

29/08/2015

COMME PARTOUT, MBOUR RÂLE

Mbour entre Problèmes d'éclairages publics, et inondations : Fallou Sylla, maire de la Médiocrité !
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Le maire de Mbour est dans l’embarras. La cause : Fallou sylla est confronté à un mécontentement graduel des populations   qui font face à plusieurs difficultés. Difficultés auxquelles la marie s’est montrée «impuissant» disent-elles. L’éclairage public défectueux et l’inondation de la ville ont fini par révoltés les Mbourois particulièrement les jeunes.
S’il a terminé son premier mandat sans polémique, Fallou n’aura pas réussi à sauvegarder sa tranquillité durant son second mandat. La pluie a déversé des vagues de frustrations dans cette localité. Les habitants se plaignent d’absence de système de canalisation pour évacuer les eaux de pluies «même l’entrée de la mairie est inondée » nous confie un octogénaire. Il poursuit «je me demande s’il existe un maire dans cette ville, Mbour n’a pas de maire» se désole-t-il.
Plus loin au marché «guélaw» l’heure est aux regrets et révoltes. La perte de marchandise causée par la forte pluie et l’absence de réaction des autorités municipales traumatisent les commerçants. « On paye nos taxes municipales, donc on s’acquitte convenablement de nos devoirs mais pourquoi mon dieu la mairie ne fait pas autant !» s’exclame un commerçant. Qui poursuit «aujourd’hui on parle d’inondation mais on oublie l’obscurité de Mbour qui a fini par semer l’insécurité, nous avons rien Mbour manque de tout»
Entre le marteau des inondations et l’enclume des inondations les Mbourois ne savent plus à quel saint se vouer. La marie va-t-elle apporter des réponses adéquates à leurs inquiétudes ? Les prochains jours nous diront.
Rédaction sénégal7.com

LA RN6 EST EN RADE

Projet de construction de la RN6 en Casamance: Les Américains retirent leur 100 milliards de FCFA
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Les américains retirent leur financement le 23 septembre 2015 à minuit. Les travaux de construction de la Route nationale N 6; (le route qui va de Ziguinchor à Manda douane dans le Vélingara en passant par Kolda) risquent de connaître un blocage définitif suite au "Sabotage de l’Etat Sénégalais".
Financés par le Millenium  Challenge Account  (MCA) à Hauteur de 100 milliards CFA, les travaux de construction de cette devraient durer trois à quatre ans. Selon les explications des experts lors de la rencontre avec Atika en 2011, la RN6 serait une des meilleures routes du « pays » c’est-à-dire du Sénégal.
Elle serait large de 10 mètres, construite en enrobé danse d’une épaisseur de 10cm. Tous les ponts et autres ouvrages routier seraient entièrement reconstruits, tous les nombreux marchés hebdomadaires se trouvant le long de cette route seraient entièrement construits et équipés ainsi que les murs des écoles des différents villages traversés par cette RN6.
Les experts avaient promis que ce travail se ferait en l’espace de trois ans, ils avaient demandé au MFDC de tout faire pour ne pas compromettre le projet à travers des actes qui pourraient bloquer ou retarder les travaux.
Le groupe de négociateurs avait enfin promis de tenir informé le MFDC sur les différentes étapes d’avancement des travaux. Fort de ce beau discours et de toutes les promesses d’engagements, le MFDC à travers Atika sa branche combattante s’est engagé à garantir une sécurité totale à toutes les entreprises qui seront engagés pour l’exécution des travaux de construction, jusqu’à même accepter les activités de déminage le long de cette route.
La seule exigence était que les principaux responsables des travaux soient des originaires de la Casamance pour éviter tout esprit de sabotage. Les négociateurs avaient donné leur accord de principe.
Mais la réalité est tout autre et de nos jours le constat est plus que dégoûtant selon le journal local pro MDFC
Laterangainfo

SUITE DU FEUILLETON DE L'AIBD

Abdoulaye Mbodj (Dg de l' AIBD) : “ Nous pouvons résilier le contrat de Saudi Bin Laden”
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Après le constructeur Saudi Bin Laden Group qui réclame un avenant de plus de 63 milliards de FCFA pour la poursuite des travaux, c’est au tour de Fraport de se retirer de l’exploitation de l’Aibd. Quelle analyse faites-vous de cette situation ?     Il faut d’abord préciser que les Allemands n’ont rien à voir avec la construction de l’aéroport international Blaise Diagne. Ils étaient plutôt concernés par l’exploitation. Nous étions sur le point de confier à Fraport, pour exploitation, un aéroport flambant neuf et financé à hauteur de 400 milliards de F CFA par le Sénégal. C’est un élément qu’il ne faut pas oublier.      Certains disaient d’ailleurs pour quoi construire notre aéroport et le confier à autrui ?     Je pense que c’est la société Saudi Bin Laden Group qui devait se mettre dans de bonnes dispositions pour terminer l’aéroport. Nous pensons que sa réclamation n’est pas fondée. De toutes les façons, le gouvernement va l’appeler à la table des négociations pour qu’ensemble on trouve une issue de sortie.     Est-ce que le gouvernement a les moyens de contraindre Saudi Bin Laden Group...
  Le contrat signé nous le permet, nous pou- vons le résilier pour une exécution. Et terminer les travaux par nous-mêmes. C’est une possibilité qui s’offre à nous.     Etes-vous dans les dispositions de résilier le contrat ?     Si on ne trouve pas de solution avec Saudi Bin Laden, c’est la seule voie qui s’offre à nous. Certes Sbg peut aller à l’arbitrage mais nous, nous avons le droit, conformément au contrat, de le résilier pour une exécution. D’ailleurs on leur a adressé une lettre de mise en demeure dans ce sens. Ils ont demandé à ce que l’on se mette autour d’une table pour discuter de cela. On attend le retour de notre ministre pour le faire.  
I. K. WADE/Seneweb

EXPRESSO PIEGE

Après Sonatel et Tigo, Expresso a été à son tour victime d'un réseau de fraude télécom
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Selon un communiqué du directeur général de l’Autorité de régulation des télécommunications et de la poste (Artp) du Sénégal, publié le 26 août 2015, un nouveau réseau de fraude télécom a été démantelé par la police. Après les cas de Sonatel et de Tigo, respectivement en juillet 2014 et juillet 2015, ce nouveau cas de fraude sur les appels télécoms entrants a touché le réseau de l’opérateur de téléphonie mobile Expresso.
Des descentes sur les sites de Gueule Tapée et de  Fann Hock ont permis à la police de Medina d’appréhender trois personnes: un Tchadien et deux Comoriens, dont une femme. L’opération a permis la saisie, sur le site de Gueule Tapée, de 125 cartes SIM Expresso et 2 SIMBOX. Sur le site de Fann Hock, c’est 139 cartes SIM Expresso qui ont été retrouvées ainsi que  2 SIMBOX. Soit un total de 264 cartes SIM Expresso et 4 SIMBOX d’une capacité de 8 cartes SIM chacune.
Selon les estimations de l’opérateur de téléphonie mobile Expresso, le préjudice causé par cette attaque sur son réseau pourrait être évalué à plusieurs dizaines de millions de Fcfa. Il représente également une perte de revenus pour l’Etat sénégalais qui perçoit des dividendes des opérateurs télécoms sur les appels internationaux entrants.
Ecofin

28/08/2015

AUTOROUTE: MATCH FRANCE-CHINE...

Autoroute Thiès- Aibd : Senac veut le marché des Chinois
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L’entreprise chinoise, chargée de réaliser la route Aibd-Mbour, a également acquis le marché du tronçon Aibd-Thiès. Mais la société Eiffage Sénégal, dirigée par Senac, ne veut pas la laisser faire.
Le Président Macky Sall a pu se rendre compte hier, de l’état d’avancement des travaux des voies qui doivent relier l’aéroport Blaise Diagne de Diass à Diamniadio ainsi qu’à Mbour. Et il n’a pu manquer d’exprimer sa pleine et entière satisfaction. En compagnie de son Premier ministre Boun Abdallah Dionne, et de ses ministre de l’Economie et des finances Amadou Ba, et des Infra­structures Mansour Elimane Kane, ainsi que de différents directeurs des services concernés, le chef de l’Etat a parcouru les 42 km de chantier des voies en construction aussi bien par la Franco-sénégalaise Eiffage et l’entreprise chinoise Cwe.
Emporté par l’enthousiasme de­vant le travail accompli, Macky Sall n’a pu s’empêcher de demander le démarrage, dans les meilleurs délais, du tronçon de route devant relier Thiès à l’aéroport. «Il faut que dans un an, l’autoroute arrive à Thiès pour faire la jonction avec l’autoroute Ilaa Touba pour avoir un système autoroutier moderne et interconnecté et qui intègre parfaitement la dimension aménagement du territoire», a déclaré le président de la République qui a adressé ses félicitations au Premier ministre, ainsi d’ailleurs qu’au ministre des Infra­structures et du désenclavement, Mansour Elimane Kane et à ses services.
Néanmoins, ce que le communiqué du ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement ne dit pas, ou n’a peut-être pas pressenti, c’est l’élan que ces paroles du chef de l’Etat ont donné aux dirigeants de la société Eiffage, dirigée par Gerard Senac.Les milieux bien informés du pouvoir savent déjà que le rêve de Gerard Senac et de ses patrons en France, est d’accaparer la réalisation et la gestion des autoroutes à péage du Sénégal. Depuis de longs mois, ils mènent un effort intense de lobby pour supplanter l’entreprise chinoise qui doit construire ce tronçon.
Or, de son côté, Cwe, qui est en train de réaliser la route qui va du nouvel aéroport à la ville de Mbour, est si convaincue de remporter le marché, qu’il est dit qu’elle a même pris sur elle, afin d’engager les travaux sans tarder, de dédommager les populations impactées par le projet (Pap).Il faut dire que le coût de ces 17 km de route a été estimé à 62 milliards de francs Cfa.
La réalisation du marché par Cwe est conditionnée par une convention entre l’Etat du Sénégal et Eximbank of China, la banque du commerce extérieur de la République populaire. Et Le Quotidien a appris que les services du ministère de l’Economie et des finances ont déjà envoyé la requête de financement à Eximbank. Et si l’on se fie aux propositions ramenées de Chine par Macky Sall lors de son séjour dans l’Empire du Milieu en janvier de l’année dernière, il est quasiment certain que cette requête de financement sera honorée.
On ne peut dès lors que s’étonner de voir que des personnes proches de la Primature puissent faire croire à Senac et à ses collaborateurs que les Chinois travaillent sans aucune convention, et que rien n’est encore engagé. Et on n’est pas sûr que le pouvoir de Beijing verrait d’un bon œil, en cette période où son économie est fortement chahutée, que l’une de ses entreprises se fasse rafler un marché quasiment acquis au Sénégal.
Mohamed Gueye-Le quotidien

LES ALLEMANDS ABANDONNENT DIASS

Aéroport International Blaise Diagne: Fraport quitte le navire
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La société allemande Fraport qui détenait 51% des actions de la nouvelle société Fraport Sénégal dont l'exploitation de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD) est dévolue, s'est retirée des travaux de l'aéroport international de Diass.
Selon notre source, les allemands se sont retirés du projet il y a quatre jours déjà, jugeant que c'est un projet qui ne leur inspire plus tellement confiance avec toutes les irrégularités constatées.
Leur retrait n'est pas encore rendu officiel sinon que plusieurs journaux de la place l'annoncent, dont Dakaractu.
Sur l'exploitation de l'Aéroport international Blaise Diagne de Diass (AIBD), "Enquête" informe que «les Allemands quittent la piste».
«Fraport qui détenait 51% des droits d'exploitation réclame 1 million d'euro pour partir», explique EnQuête, dans lequel journal, le Dg de l'AIBD soutient : «Si on ne trouve pas de solution avec Saudi Bin Laden (le constructeur), on va résilier le contrat».
«AIBA: Après Saudi Bin Ladin Group, Fraport verse dans la menace», lit-on à la Une de Libération, soulignant que la société allemande veut une rupture à l'amiable et fixe trois semaines à l'Etat

GASPILLEZ MOINS!

Gaspillage de l’énergie au Sénégal: Thierno Alassane Sall dénonce une mentalité de sous-développé
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Le Sénégal est champion en matière de gaspillage d’énergie, selon le ministre de tutelle. Et Thierno Alassane Sall y voit une mentalité de sous-développé accepté.
En visite dans les différentes structures publiques relevant de son département. Thierno Alassane Sall a principalement axé son intervention sur deux points : la visibilité des structures de son ministère et l’économie de l’énergie. Le ministre  a particulièrement regretté l’utilisation irrationnelle de l’énergie. «  Jusqu’ici, nous nous  sommes occupés de la fourniture, mais on s’est un peu moins occupé de la demande.
« Nous sommes un des champions en matière de gaspillage. Et si nous continuons à utiliser l’énergie de cette façon, il y a de quoi désespérer », prévient-il, tout en encourageant fortement  l’Agence nationale pour l’économie et la maitrise de l’énergie ( AEME) à convaincre les institutions publiques à réduire leur facture d’électricité. Le ministre dénonce même ce qu’il appelle un sous-développement accepté, c'est-à-dire qui relève plus d’un état psychologique. Et, pour appuyer sa thèse, Thierno Alassane Sall invite à faire une comparaison entre les bâtiments légués par les colons et ceux  construits par les Sénégalais. Selon lui, les premiers sont préparés à absorber la lumière naturelle et le vent. Par contre, les immeubles modernes ne sont pas préparer ni à l’absorption du vent, ni de la lumière solaire. Ce qui augmente la facture d’électricité avec des lampes allumées pendant le jour et l’utilisation de la ventilation artificielle.
L’autre point sur lequel le ministre s’est attardé est la visibilité des structures de son département. Thierno Alassane Sall les invite à communiquer davantage  sur leur travail, afin que le public en soit informé. Cette visite est en effet une prise de contact pour le ministre nouvellement nommé mais aussi un moment de recueillir les doléances et préoccupation des agents des différentes institutions de son ministère.  
Khadim FALL/Pressafrik

27/08/2015

SENEGAL EN DEMI FINALE

Sénégal - Algérie (75-58): Les Lions s'offrent un ticket pour le dernier carré
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Ce jeudi après-midi, le Sénégal affrontait l’Algérie en quart de finale de l’Afrobasket 2015. Après un premier quart poussif (17-12), les Lions n’ont pas su jouer à leur meilleur niveau. Malgré ce léger couac, ils sont devant, à la mi-temps, au tableau d’affichage (37-28). Visiblement "boostés" par le discours de leur entraîneur Cheikh Sarr à la pause, les Sénégalais n’ont pas laissé aux Fennecs le temps de comprendre ce qui leur arrivait.
En effet, ils ont acculé leurs adversaires et les ont poussés à se désorganiser complètement. Une désorganisation dont vont profiter les Lions qui gagnent le troisième quart sur le score de 25 à 29. Le dernier acte de la rencontre ne sera qu’une promenade de santé pour les partenaires de Gorgui Sy Dieng qui l’emportent finalement avec 17 points d’écart (75-58). Le pivot des Wolves de Minnesota a nouvelle fois régalé avec ses 20 points, 17 rebonds et 8 passes. En demi, les Lions affronteront le Nigéria. Les « Super Eagles » ont largement battu le Gabon (88-64), plus tôt ce jeudi.
Henri Louis-Seneweb

NOUVEAUX VOLS VERS DAKAR

Air Méditerranée et Aigle-Azur lancent la destination Dakar
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Air Méditerranée lance cet hiver 2015-2016 de nouvelles lignes vers Dakar au Sénégal (depuis Marseille), de Boa Vista et Sal au Cap Vert (au départ de Nantes et de Paris-Charles de Gaulle), et de Las Palmas aux Canaries.
Air Méditerranée lance cet hiver la ligne Marseille-Dakar, qu’elle opérera tout à la fois en ligne régulière, puisque la compagnie détient les droits de trafic sur Dakar, et en vols touristiques pour le compte de ses clients tour-opérateurs ou agences de voyage. Du 18 décembre 2015 au 6 mai 2015, les vols réguliers affichés sur son site Internet et opérés en Boeing 737-500 configurés pour 131 passagers, partiront une fois par semaine (le vendredi) à 12h15 pour une arrivée à 16h50 (5h35 de vol), les vols retour repartant à 17h40 de Dakar pour une arrivée à 0h15 le lendemain à Marseille.
D’autres destinations loisirs sont au programme hivernal. Ainsi, du 18 décembre 2015 au 27 mai 2016, Air Méditerranée s’installe au Cap Vert en ouvrant pour le compte de ses principaux clients tour opérateurs deux nouvelles destinations vers Boa Vista et Sal, chaque vendredi, au départ de Paris-CDG et de Nantes-Atlantique.
Avec Las Palmas, Air Méditerranée renforce enfin la desserte des Canaries qu’elle avait lancée l’année dernière, en co-affrètement pour huit des principaux tour-opérateurs français et européens : FRAM, FTI, Karavel, Look Voyages, Thalasso N°1, Thomas Cook, TUI France et Voyamar. L’édition hiver 2015/2016 du programme Canaries s’enrichit de la destination Las Palmas au départ de Lyon, Nantes et Paris qui vient s’ajouter à Lanzarotte au départ de Paris-CDG, Bordeaux, Brest, Deauville, Lyon, Marseille, Metz, Nantes, Toulouse et à Fuerteventura au départ de Paris-CDG, Marseille, Lille, Lyon, Nantes, Toulouse.
Aigle Azur détaille son Marseille – Dakar
La compagnie aérienne Aigle Azur lancera fin décembre une nouvelle liaison entre Marseille et Dakar, sa première vers le Sénégal.
A partir du 21 décembre 2015, la compagnie française proposera deux vols par semaine entre Marseille-Provence et l’aéroport de Dakar-Léopold Sédar Senghor, opérés en Airbus A319 bi-classe. Les départs sont programmés lundi à 20h15 (arrivée 0h50) et samedi à 18h35 (arrivée 21h10), les vols retour quittant la capitale sénégalaise mardi à 1h50 (arrivée 8h00) et dimanche à 0h40 (arrivée 6h50). Aigle Azur sera en concurrence sur cette route avec Air Méditerranée (le vendredi à partir de janvier), l’aéroport Sédar Senghor étant également desservi par exemple depuis Paris par Air France et Corsair International.
La compagnie avait annoncé cette ligne fin juillet, en même temps que deux autres reliant Marseille à Sal au Cap Vert et Paris-CDG à Faro au Portugal. Elle expliquait alors qu’à travers ces nouveautés « Aigle Azur montre qu’elle est résolument tournée vers l’avenir et confirme sa volonté de poursuivre son développement et ses investissements afin d’accroître toujours plus les options de voyages proposées à ses passagers ». Les nouvelles liaisons vers Dakar et Sal sont « en cohérence avec sa stratégie de développement moyen-courrier et avec sa volonté d’étendre son réseau sur le marché africain », où elle desservira cet hiver Bamako trois fois par semaine. Aigle Azur est déjà présente sur 27 destinations prisées, desservies par 300 vols par semaine.
Airjournal

PAS DE DATE DE LIVRAISON DE L'AEROPORT

Abou Lô : « On ne peut (plus) avancer une date pour la livraison de l'Aibd»
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Abou Lô, Président du Conseil d'administration de l'aéroport international Blaise Diagne (Aibd) ne veut plus avancer de date pour la livraison de cette infrastructure. « Je ne peux pas avancer de date parce que avancer une date, c'est supposer avoir un état du chantier bien précis. Aujourd'hui, les travaux sont arrêtés. Quelle hypothèse pouvons nous faire pour dire que les travaux seront terminés à telle date ? Ce qui est important est qu'on trouve une solution pour continuer les travaux. Si aujourd'hui, les travaux sont arrêtés, nous sommes dans une impasse. Comment peut-on avancer des dates dans ce cas de figure !», s'exclame-t-il dans une interview avec «Enquête», prenant le contrepied du ministre des Infrastructures.
«Si le ministre des infrastructures a avancé une date, il a ses raisons. Moi, à mon niveau, je dis ce que je pense, ce que je constate sur le terrain. Nous avons un chantier qui est pratiquement à l'arrêt ou qui est au ralenti. Nous sommes en négociation, nous n'avons pas encore terminé les négociations, nous n'avons pas signé le cinquième avenant que Saudi Bin Ladin Group prend comme condition pour continuer les travaux. Les sous-traitants réclament le paiement de leurs factures, cela n'est pas fait. Dans ces conditions, je n'avance pas de date », tranche-t-il.
seneweb

LES RUSSES BOUFFENT AFRICAMER

RACHAT D’AFRICAMER PAR DES OPERATEURS PRIVES RUSSES : «ON LES ECONDUIT PAR LA PORTE, ILS REVIENNENT PAR LA FENETRE»
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Le quotidien l’OBS du 31 juillet 2015 a annoncé que le liquidateur d’Africamer venait de signer  avec la société Flash Afrique Sea Products (que nous appelons FLASH, une société de droit sénégalais mais appartenant à des opérateurs privés russes), un protocole de reprise de la société en liquidation depuis 2011.
 Les termes de l’entente préliminaire convenue se résument comme  suit :
- le repreneur compte améliorer les activités d’Africamer « avec un cycle complet de production, de traitement et d’exportation de surgelés, de conserves et de farine de poissons » ;
- pour faciliter la liquidation, le bail  signé entre Africamer et le port autonome de Dakar (PAD) devrait être renouvelé au profit du repreneur qui, en outre, bénéficierait des  licences de pêche  accordées à la défunte société. Ces deux promesses devraient se concrétiser dans un délai de 2 mois, à compter de la date de signature définitive de la vente, faute de quoi, les 2,7 milliards de FCFA versés par les russes, seraient  remboursés.
Dans les lignes qui suivent  nous allons :
- faire un rappel  portant sur Africamer ;
- citer les différentes tentatives des autorités russes pour faire pêcher leurs bateaux dans les eaux sous juridiction  sénégalaise ;
- développer nos observations sur  les programmes que FLASH envisage de réaliser au Sénégal, si le rachat  d’Africamer se concrétisait. 
De Sonafrig à Africamer.
Africamer a été créée en 1979, suite au rachat de l’entrepôt frigorifique SONAFRIG par des opérateurs  privés. 
Africamer :
- était une entreprise intégrée avec ses 13 chalutiers glaciers et ses 3 congélateurs. Elle occupait, au quai de pêche, une superficie de  20.856 m2 sur laquelle, sont bâtis  sur  12.356 m2 des bureaux, des ateliers, des  unités de production de froid, une fabrique de glace, des chambres froides une chaîne de filetage et de préparation du poisson ;
- traitait, par an, 20.000 tonnes de poisson et en exportait 12.000, dont 85% vers l’Europe.
- avait créé 2.425 emplois dont  506 CDI, 219 CDD et 1700 journaliers.
Africamer fut la plus importante unité de pêche du Sénégal, en termes de chiffre d’affaires, de création d’emplois et de recettes d’exportation. Elle a connu, entre 2005 et 2010, des difficultés qui ont entraîné une suite d’arrêts suivis de reprises d’activités éphémères. La société a été, finalement, mise en liquidation le 19 octobre 2011.
Les tentatives de la Russie d’accéder aux ressources halieutiques du Sénégal.
L’accès des eaux des pays situées sur la façade nord-ouest africaine, comme le Sénégal, est très  importante pour la flotte de pêche lointaine russe. A cet égard, la  Russie déploie beaucoup d’efforts pour avoir l’autorisation de poursuivre les bancs de petits pélagiques, dans les eaux respectives du Maroc, de Mauritanie, de Gambie, du Sénégal et de Guinée Bissau.  Ainsi, chaque année, à l’approche de la saison froide, les autorités russes s’agitent en faisant des propositions aussi saugrenues que la livraison de camions, de fournitures de bureau et l’attribution de bourses d’études, en contrepartie de droits de pêche.
Ainsi en :
- 2010-2011, les bateaux russes, ont pu, à satiété, piller les eaux sénégalaises. Le ministre chargé de la pêche de l’époque leur ayant accordé des avantages outranciers. Ainsi, la sardinelle leur a été cédée à 35 dollars la tonne. Greenpeace, sans jamais avoir été démentie, dans un rapport très bien documenté « Main basse sur la sardinelle», soutient que c’est 120 dollars qui ont été payés au Sénégal. Cette  sardinelle est revendue à 400 dollars sur les marchés africains ;
- avril 2012, la flotte russe a été sommée de cesser ses activités dans les eaux sénégalaises ;
- 2013, un accord de pêche a été signé entre la Russie et la Guinée Bissau, offrant aux bateaux russes la possibilité d’opérer dans la zone commune entre le Sénégal et la Guinée Bissau et d’en profiter, pour faire des incursions dans les eaux sénégalaises ;
- 2013 toujours, dans l’OBS du 31 décembre 2013  au 1er janvier 2014, il est indiqué que des investissements portant notamment sur des infrastructures frigorifiques ont été proposés au Sénégal ;
- 2014, un opérateur économique de Dakar a introduit, auprès du Ministère chargé de  la Pêche une requête portant sur les licences de 10 chalutiers pélagiques  russes ;
- 2015, les Russes reviennent à la charge avec, cette fois-ci, le rachat d’Africamer. Ils semblent, enfin, comprendre qu’on ne peut pas pêcher indéfiniment au Sénégal, en n’y débarquant pas un kilo de poisson, en ne s’y approvisionnant pas en vivres et en carburant et en n’embarquant pas des marins locaux.
Observations.
Nos observations se déclinent ainsi qu’il suit :
1- Concernant le bail
Une  entreprise peut être autorisée  à réaliser des infrastructures dans l’enceinte portuaire en signant avec le PAD un contrat de location ou bail. Le terrain reste la propriété du port autonome de Dakar (PAD).  A notre avis,  un bail peut être  signé avec le repreneur.
2- S’agissant des licences de pêche
Le code de la pêche loi 98-32 du 14 avril 1998 (le code la pêche du 13 juillet 2015, non  publié au journal officiel, pour l’instant, n’est pas encore en vigueur) dispose en son article 25  que « La licence de pêche attribuée à un navire déterminé ne peut en aucun cas être transférée à un autre navire, sauf en cas de force majeure dûment constaté ». Les dispositions du code de 2015, notons-le, sont plus contraignantes que celles de la loi de 1998.
Les licences des bateaux d’Africamer étaient des licences pour la  pêche au chalut de fond,  alors que celles convoitées par FLASH concernent des senneurs.
Pour obtenir la nationalité sénégalaise, un navire de pêche doit remplir les conditions que nous citons in extenso :
- soit appartenir pour moitié, au moins, à des nationaux ou ressortissants d’un des  pays membres de la CEDEAO ;
- soit appartenir pour le tout à une société ayant son siège social au Sénégal et dont le contrôle , au sens du droit commun des sociétés, est assuré par des nationaux ou ressortissants d’un des  pays membres de la CEDEAO ;
- avoir satisfait aux formalités d’individualisation.
A notre avis, les conditions requises pour battre pavillon sénégalais ne sont pas remplies par FLASH et nous ne serions nullement surpris de voir ses dirigeants recourir à des montages « tordus » pour «sénégaliser » les deux senneurs. En effet, n’a-t-on pas vu au début des années 90, un tailleur  pauvre comme Job mais ayant la nationalité sénégalaise  la monnayer, puis déserter son atelier pour devenir directeur d’une société sénégalo-coréenne d’armement ?
Par ailleurs, le code de la pêche ne prévoit pas la promesse de licence. Aussi en délivrer sur une ressource  surexploitée surprend-t-il. En effet, la réduction  de 50% au moins de l’effort de pêche sur la sardinelle ronde est recommandée.
3- Concernant les autres activités envisagées par FLASH.
FLASH envisage,  outre l’armement et le traitement des captures par congélation, de fabriquer  de la farine poisson  et des conserves.
 S’agissant des conserves, nous  ne connaissons pas, de par le monde, une industrie à terre de traitement des produits de la pêche faisant, à la fois, de la congélation (traitement par le froid) et de l’appertisation (traitement par la chaleur) de conserves. Ces différents modes de traitement du poisson se font habituellement avec les gros chalutiers congélateurs.
Concernant la farine de poisson,  nous noterons que :
- aujourd’hui, l’activité de production de farine connait un essor important, en raison d’une demande de plus en plus accrue sur les principaux marchés internationaux, avec des prix très rémunérateurs.
- la production mondiale de farine et d’huile de poisson est en augmentation constante depuis 10 ans mais est loin de satisfaire une  demande de plus en plus importante, provenant essentiellement de l’aquaculture qui connait une croissance soutenue de 7% par an ;
- avec la multiplication des usines de farine de poisson au Sénégal - il en y a maintenant 5 à 6, contre 2, de 1978 à 2012- la farine pourrait devenir un concurrent potentiel des marchés de consommation car les usines actuelles transforment, non des déchets  mais du poisson  frais  pêché par des bateaux armés à cet effet ;
- autoriser  un armement à approvisionner une unité de traitement par congélation ainsi qu’une fabrique de farine de poisson,  c’est  ouvrir la porte à la pêche des juvéniles  et autres petits poissons plus faciles à transformer en  farine ;
- plus grave, l’industrie de farine de poisson serait néfaste à l’environnement ;
Au môle 10, une petite usine de farine est déjà installée depuis 37 ans et nous avons encore, en mémoire, les objections provenant de toutes parts y compris  du poète-président. C’est pourquoi, l’ouverture de nouvelles usines de farine dans le port surtout celles qui transforment du poisson frais, doivent être interdites.
Deux  senneurs de 150 à 200 TJB  ne peuvent pas approvisionner suffisamment  une usine de la taille de l’ex Africamer, avec dit-on «un cycle complet de production, de traitement et d’exportation de surgelés, de conserves et de farine de poisson». Ce qui intéresse FLASH, ne serait-il pas plutôt la fabrication de farine avec une usine approvisionnée par la pêche artisanale locale ?
Conclusion
La  pêcherie de sardinelle est stratégique pour notre pays, tant du point de vue de la production (70% des débarquements), que de la valorisation et au plan socio-économique,  des emplois et des revenus générés au profit des acteurs de la filière.
Le rôle de cette pêcherie est essentiel dans notre  sécurité alimentaire et l’importance de la composante féminine dans la distribution et la transformation artisanale du poisson constitue un facteur favorable aux politiques de réduction de la pauvreté.
Il ne faut pas que nous ayons  la tentation  d’imiter un pays voisin où,  en 10 ans, près de 20 usines de farine de poisson ont été créées. Ce voisin  n’a pas une pêche artisanale active comme la nôtre et la  consommation e poisson n’y  est que de 8 kg / habitant/an, contre 26 kg chez nous.
Par ailleurs, actuellement,  on parle et attend beaucoup de l’aquaculture. Il est peu probable qu’elle se substitue un jour à la production naturelle des écosystèmes marins. Les poissons d’élevage sont nourris à partir de poissons sauvages et il en  faut 2,5 à 4 kg  pour faire 1 kg de poisson d’aquaculture et 5 tonnes de poisson pour faire une tonne de farine.
Ainsi, il apparait clairement que la farine de poisson est un concurrent potentiel de la consommation humaine et nous ne croyons passa qu’il  soit normal de prélever sur l’alimentation humaine, de qualité, pour nourrir des animaux.
Sudonline/Dr Sogui DIOUF - Vétérinaire - soguidiouf@gmail.com

LA MORT DES BAOBABS

Baobabs déracinés : notre futur atterré
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Ce matin là, le ciel est celui gris léger et dense, celui de l’hivernage. Je suis devant le porche d’entrée de la cité Sidak en construction à Thiès Ouest. La future cité a repoussé la forêt de baobabs : gisant dans le lointain, des troncs énormes ont le sol pour toute sépulture. Une infamie.
La Sidak, promoteur immobilier construit pour le compte de la Société immobilière du Cap Vert (Sicap) des maisons économiques, voire très économiques, dans des parcelles de 150 m2.
La visite d’information de M. Doudou Ndiaye, conseiller au ministère de l’Environnement, est l’occasion d’un retour sur les lieux après les premiers articles informant début mai-juin de l’irréparable. Nous sommes accueillis par le gardien du site, un jeune homme handicapé qui a toute autorité sur la poursuite des travaux. Sur la droite, la forêt est en arrière plan. C’est la que se dressent baobabs intacts feuillus, fromagers géants d’où s’envolent des calaos et des perroquets. Au sol, les massifs d’adera aux fleurs rouges et des plantes rampantes qui fleurissent a la bonne saison. C’est agréable et formidablement bucolique.
M Ndiaye reconnait pourtant qu’en cas de constructions entre les arbres, aucun Sénégalais n’irait s’établir si près d’un baobab, la crainte de leurs méfaits terrorise toujours. Les anciens racontent les interférences possibles des baobabs avec les djinns, les rabs silencieux qui les habiteraient.
Pourtant ces arbres millénaires comblent l’homme de ses bienfaits. Ils sont présents dans les rituels de vie et de mort depuis des temps immémoriaux. L’arbre aux fruits à nombreuses graines des arabes prend son nom « baobab » lors des recherches que lui consacre Michel Adanson en 1757. Cet arbre médecine offre des retombées alimentaires innombrables et a un potentiel médicinal apprécié (antianémique, anti diarrhéique, augmente les défenses immunitaires, sans gluten). C’est un arbre qui inspire des légendes, peut conserver de l’eau dans son tronc creux et a humblement servi de sépultures aux griots sérères jusqu’ a l’interdiction faite par Senghor en 1960.
J’aime l’idée que les arbres, liens naturels entre la terre et le ciel, offrent un archétype universel. Le baobab plus qu’un autre se prête à cette évocation avec ses troncs et branches qui forment comme des « arbres a l’envers ». Voir à terre ces tronçons d’arbres creux où un homme peut de dresser debout a quelque chose de pathétique. N’a-t-on pas écrit dans la presse et les revues universitaires, lors de la période de l’alternance au Sénégal en mars 2000, qu’un baobab était tombé, avec une sorte de consternation craintive. Comment avait-on osé commettre l’irréparable ?
Patrimoine menacé du Sénégal
Le baobab peuplait probablement tout le Sénégal à l’ origine. Du nord au sud du pays, certains sont restés célèbres : des 68 baobabs exceptionnels des îles de la Madeleine aux différents « « gouye » (baobabs) d’hier et d’aujourd’hui. Le Djouli de Kahone servait de lieu d’initiation à la vie aux combats et à la cavalerie des jeunes par le Bour Saloum. Les baobabs sont cimetières à Fadial, Kangea à Diakhao … et palmier à Bignona – Balismane voir « éléphant » dans le parc de Bandia.
Quand il ne devient pas quartier de la Sicap après de probables déracinements non documentés, orchestre afro-cubain des dansantes années 70 ou domaine viticole expérimental récemment. Le baobab est sur tous les fronts et appartient au patrimoine immatériel du Sénégal, présent sur les drapeaux nationaux. Respect.
Aujourd’hui ces arbres sont menacés par la sécheresse qui fragilise leurs bases. La pression des troupeaux à la recherche de nourriture absorbe un feuillage de courte durée (deux mois) laissant les arbres dénudés et fragiles. Les jeunes pousses alentour disparaissent. Quant ils ne sont pas simplement abattus n’ayant aucune chance face à l’habitat ou il ne sera jamais intégré. Combien de morts dans ce combat inégal ? Difficile à dire.
Des citoyens s’engagent
Pourtant le baobab a d’ardents défenseurs. Ute Bocandé, citoyenne de Thiès, alerte l’opinion depuis 1983 sur les atteintes à l’environnement. Cette année depuis mai, avec ténacité et sans découragement, elle informe sur le déracinement des baobabs et l’attaque du poumon vert de la deuxième ville du Sénégal. Les parcelles restantes au nord et au sud de la zone détruite ne pourraient- elles pas devenir un parc pour les familles s’interroge la citoyenne engagée. D’autre part, n’y a t-il pas dans cette cité, d’espaces publics comme dans tous les quartiers crées par la Société nationale de construction où de tels arbres pourraient être valorisés et trouver refuge ?
Une association de scientifiques et de défenseurs de l’environnement, le LAB (l’Association des amis du baobab) se proclame défenseur et promoteur de l’arbre millénaire. Le LAB a des idées sur l’avenir possible de ces troncs abattus. Si la possibilité de dresser les troncs nécessite des moyens dont elle ne dispose pas, le projet de construction d’un théâtre des baobabs a été faite et soumise à la société immobilière. Les autorités saisies n’ont pas répondu aux interrogations de la société civile.
A l’heure où le développement ne peut être que durable comme l’a rappelé le Président Sall en juillet, il serait souhaitable de s’engager dans la construction d’environnements propices aux habitats futurs et aux familles résidentes.
J’ai planté un baobab a Thiès Tangor dans mon jardin pour le plaisir de sa compagnie et deux sont arrivés et se sont développés naturellement. Je n’ai aucune chance de les voir devenir millénaires. Mes petits enfants et leurs descendants peut-être. Je leur offre cette chance.
Anne Jean Bart.Ausenegal.com

LA BANQUE MONDIALE AIDE LA SENELEC...

La Banque mondiale appuie l'effort du Gouvernement du Sénégal pour répondre à la demande en électricité
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La République du Sénégal et la Société nationale d'électricité du Sénégal (SENELEC) ont signé avec l'Association Internationale de Développement (IDA), Tobene Power SA, Citibank et BNP Paribas la documentation relative à la garantie du projet Tobene Power.
Tobene Power SA est un producteur d'énergie indépendant (IPP) chargé de développer une centrale efficiente à fioul lourd de 96 mégawatts à Taiba Ndiaye, à 90 km au nord-est de Dakar, sur un modèle de Construction-Propriété-Exploitation-Transfert. L'IPP, dont le propriétaire est Melec PowerGen, une filiale du Groupe Matelec, aura la possibilité d'être converti pour fonctionner au gaz naturel. Il fournira à la SENELEC une énergie abordable et fiable et répondra à la croissance de la demande en électricité au Sénégal.
La garantie de l'IDA de la Banque mondiale va fournir un mécanisme de renforcement du crédit pour les paiements de la SENELEC à la société de projet. La disponibilité de la garantie a contribué à attirer des capitaux privés pour le projet Tobene. La centrale, en cours de construction, entrera en phase d'exploitation commerciale début 2016.
" L'énergie est un secteur clé pour le développement économique du Sénégal », a déclaré Madame Louise Cord, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal. « La garantie soutiendra le Sénégal pour assurer une production continue et fiable d'électricité, contribuant à l'effort du pays pour atteindre les objectifs du Plan Sénégal Émergent. »
La garantie sera complémentaire du financement de 90 millions d'euros mobilisé par la Société financière internationale (IFC) pour le projet Tobene Power SA. Celui-ci comprend un prêt de 28,5 millions d'euros de IFC, le solde ayant été syndique auprès de Emerging Africa Infrastructure Fund (basé en Angleterre), de Dutch Development Bank (FMO) (basé au Pays Bas) et de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).
« Ce projet a bénéficié d'un fort soutien du secteur privé et des institutions financières internationales, y compris durant la phase de conception, à travers le fond de capital risque Infraventures de l'IFC », a déclaré Bertrand de la Borde, responsable du département infrastructure Afrique de l'IFC. « Le lancement rapide est le résultat de l'engagement des promoteurs, des différents partenaires privés et publics et de la qualité de la coopération entre ceux-ci. Ce projet renforce l'attractivité du Sénégal vis-à-vis des investisseurs privés et les banques locales et internationales. »
Le projet a été l'un des premiers à être instruit conjointement par IDA et IFC. La collaboration entre ces deux institutions a été fortement appréciée par le gouvernement du Sénégal, ainsi que les directeurs exécutifs du Groupe de la Banque mondiale.
Ce projet est complété par d'autres initiatives de la Banque mondiale dans le secteur, tels que le Project appui au secteur énergie, le Projet de gestion durable et de participation des énergies traditionnelles et de substitution et l'initiative Énergie durable pour tous (SE4ALL). Le Groupe de la Banque mondiale est engagé avec le Gouvernement du Sénégal et les autres partenaires techniques et financiers dans le développement d'un projet de production indépendante d'énergie solaire d'une capacité de 50 à 100 MW, dans le cadre du Programme Scaling Up Solar.
À propos du Groupe de la Banque mondiale
Le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle essentiel dans les efforts déployés dans le monde pour mettre fin à l'extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée. Il se compose de cinq institutions : la Banque mondiale, qui regroupe elle-même la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l'Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (IFC) ; l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Ces institutions collaborent dans plus de 100 pays pour fournir à ceux-ci les financements, les conseils et l'ensemble des solutions qui leur permettent de faire face aux défis les plus urgents du développement.
NewsPress/Banque Mondiale

26/08/2015

ET DE 4 VICTOIRES!

Afrobasket: Le Sénégal marche sur l'Ouganda pour prendre le Quart (79-48)
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Après une phase de regroupe excellente ponctuée par trois succès en autant de sorties, le Sénégal affronte ce mercredi l’Ouganda en huitième de finale. Un adversaire qui s’est montré d’emblée beaucoup plus coriace que prévu.
Usant d’une grande adresse sur les tirs à trois points, les Ougandais prennent l’avantage au tableau d’affichage dès les premiers instants, profitant de la maladresse dont font montre l'equipe de Cheikh Sarr.
Ces derniers, amenés notamment par le très virevoltant Antoine Mendy, reviennent dans la partie avant la fin du premier quart et prennent l’avantage (16-13).
Sur leur lancée, ils maintiennent les ougandais à distance et arrivent même à creuser l’écart avant la mi-temps avec une avance de 14 points (36-22). Au retour des vestiaires, la bande à Gorgui maintient le rythme. Mieux, elle augmente son avance et la porte à 21 points au terme du troisième quart (59-38).
Le dernier acte ne sera qu’une formalité pour les Lions qui se font plaisir avec des tirs de grande classe. Au terme de la partie, le Sénégal obtient sa plus large victoire depuis le début de la compétition (79-48). Au prochain tour,
l’équipe amenée par le coach Cheikh Sarr affrontera le Cameroun ou l’Algérie qui joue aujourd’hui, à 20 heures (Gmt).
Henri Louis-Seneweb.com

DU GOUDRON ENTRE KEDOUGOU ET SALEMATA

L’AXE KÉDOUGOU-SALÉMATA ‘’BIENTÔT’’ BITUMÉ, ANNONCE UN OFFICIEL
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Les travaux de bitumage de l’axe reliant la commune de Kédougou à celle de Salémata démarreront bientôt, a annoncé mardi, le préfet du département de Salémata, Mamadou Khouma.
‘’Les travaux de bitumage de la (voie) Kédougou – Salémata vont bientôt démarrer’’, a indiqué notamment Mamadou Khouma, qui présidait un comité départemental de développement (CDD ) au terme duquel il avait lancé officiellement le début de la mise en œuvre du programme de Couverture médicale universelle (CMU) dans sa circonscription.
M. Khouma avait à ses côtés, le directeur de l’agence de la CMU, Cheikh Mbengue, ainsi que des sous-préfets et élus du département.
Salémata est un département difficile, dont l’insuffisance des structures sanitaires est aggravée par la mauvaise qualité de la piste latéritique qui le relie à Kédougou où sont évacuées certaines urgences.
Salémata un des trois départements de la région de Kédougou, est distant de plus de 80 km de son chef-lieu de région, situé à quelque 700 km de la capitale du pays.
Erigé en département à la faveur du découpage administratif de 2008 faisant au même moment de Kédougou une région, Salémata est ‘’peu équipé’’ en infrastructures sanitaires, a relevé M. Khouma, notant que Salémata dispose d’un centre de santé sans bloc opératoire, encore moins de gynécologue. ‘’
’’On a des problèmes avec les infrastructures routières, on n’a pas de route bitumée’’, a-t-il poursuivi, non sans ajouter : ‘’c’est vrai que la réalisation de cette route, c’est pour bientôt. Dans les prochains mois, on va voir les chantiers démarrer’’.
Le préfet a toutefois estimé que ‘’là où réside le problème, c’est dans les autres localités un peu enclavées’’. Une femme en grossesse devant être transportée de ’’Oubadji à Salémata, ‘’pose problème, parce qu’on a des pistes très difficiles’’, a-t-il dit à titre d’illustration.
‘’Arrivée à Salémata, si cette femme présente des complications, on est obligé de la référer à Kédougou à 82 km.
Et la route est difficile’’, a poursuivi Mamadou Khouma. ‘’Il y a des moments où il pleut (et) la route est coupée. Vous êtes obligés d’attendre une heure à deux heures, avant de passer’’, a-t-il ajouté.
M. Khouma a plaidé pour que le centre de santé de la commune de Saraya soit doté d’un bloc opératoire et se voit affecter un gynécologue. ‘’Salémata est un département au même titre que les autres départements du pays. C’est important que les autorités sachent que Salémata est un département difficile, mais (que) les populations de cette localité font tout pour se relever de ces difficultés’’.
Comme dans le département de Saraya, plusieurs participants à ce CDD avaient cité l’enclavement et le manque de structures sanitaires au nombre des principales contraintes à une bonne mise en œuvre de la CMU dans cette zone au relief très accidenté.
Le directeur général de l’Agence de la CMU a indiqué que cette annonce ’’renforce (son) optimisme’’ quant au progrès futur,dans le département de Salémata, du programme qu’il dirige.
ADI/AD/APS

LE NOUVEAU GOUVERNEMANT

Le nouveau Gouvernement de Macky Sall
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Voici le gouvernement au complet de Macky Sall. Il compte 13 ministres d’Etat, 23 ministres de plein exercice, 4 ministres délégués et 6 secrétaires d’état. Ceci est loin des 25 ministres que Macky promettait aux Sénégalais lors de la campagne du second tour de la présidentielle de 2012.
La caractéristique de ce gouvernement réside dans la diversité de l’ossature ministérielle qui ressemble plutôt à un gouvernement d’ouverture vers l’opposition.

–Monsieur Mahammed Boun Abdallah DIONNE, Premier Ministre.
–Monsieur Djibo Leyti KA, Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur.
–Monsieur Ousmane NGOM, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de l’Administration Territoriale.
–Monsieur Serigne DIOP, Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.
–Madame Awa Marie Coll SECK Ministre d’Etat, Ministre de la Santé et de l’Action sociale.
– Monsieur Modou DIAGNE, Ministre d’Etat, Ministre du Tourisme.
–Monsieur Mankeur NDIAYE, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.
–Monsieur Amadou BA, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan.
–Monsieur Augustin TINE, Ministre d’Etat, Ministre des Forces armées.
–Monsieur Abdoulaye Daouda DIALLO, Ministre d’Etat chargé de la Sécurité Publique.
–Monsieur Papa Abdoulaye SECK, Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural.
–Madame Mariama SARR, Ministre d’Etat, Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance.
–Monsieur Mansour FAYE, Ministre d’Etat, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
–Monsieur Mbagnick NDIAYE, Ministre d’Etat, Ministre de la Culture.
–Monsieur Diéne farba SARR, Ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie.
–Monsieur Thierno Alassane SALL, Ministre de l’Energie et du Développement des Energies Renouvelables.
–Monsieur Aly Ngouille NDIAYE, Ministre de l’Industrie et des Mines.
–Mansour Elimane KANE, Ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement
–Monsieur Abdoulaye BALDE, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable.
–Monsieur Mary Teuw NIANE, Ministre de la Recherche Scientifique.
–Monsieur Serigne Mbaye THIAM, Ministre chargé des Relations avec les Institutions.
–Monsieur Alioune SARR, Ministre du Commerce.
–Monsieur Oumar GUEYE, Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime.
–Monsieur Yaya Abdoul KANE, Ministre des Postes et des Télécommunications.
–Madame Aminata Mbengue NDIAYE, Ministre de l’Élevage.
–Monsieur Abdoulaye Diouf SARR, Ministre de la Décentralisation et des Collectivités Locales.
–Monsieur Serigne Mbacké NDIAYE, Ministre de l’Aménagement du Territoire, Porte-Parole du Gouvernement.
–Madame Khoudia MBAYE, Ministre de la Promotion des Investissements, des Partenariats et du Développement des Téléservices de l’Etat.
–Monsieur Diégane SENE, Ministre de la Communication.
–Monsieur Mansour Sy, Ministre du Travail et des Organisations professionnelles.
–Madame Maïmouna NDOYE SECK, des Transports Aériens.
–Monsieur Mamadou TALLA, Ministre de la Formation Professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat.
–Mame Mbaye NIANG, Ministre de la Jeunesse et de l’Emploi.
–Monsieur Matar BA, Ministre des Sports.
–Madame Viviane Laure Elisabeth BAMPASSY, Ministre de la Fonction Publique.
–Monsieur Khadim DIOP, Ministre de l’intégration Africaine, du NEPAD et de la Promotion de la Bonne Gouvernance.
–Monsieur Birima MANGARA, Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, chargé du Budget.
-Monsieur Sory FantaMady KABA, Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères chargé des Sénégalais de l’Extérieur.
–Monsieur Moustapha DIOP, Ministre Délégué auprès du Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, chargé de la Micro-finance et de l’Economie Solidaire.
–Madame Fatou TAMBEDOU, Ministre délégué auprès du Ministre du Renouveau Urbain, de l’Habitat et du Cadre de Vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des Banlieues.
–Monsieur Souleymane Jules DIOP, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé du Programme d’Urgence de Développement Communautaire.
–Monsieur Moustapha Lo DIATTA, Secrétaire d’Etat à l’Accompagnement et à la Mutualisation des Organisations Paysannes.
–Monsieur Diène FAYE, Secrétaire d’Etat à l’Hydraulique Rurale.
-Monsieur Yakham MBAYE, Secrétaire d’Etat à la Communication.
–Monsieur Abdou Ndéné SALL, Secrétaire d’Etat au Réseau Ferroviaire National.
–Monsieur Youssou TOURE, Secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation et à la Promotion des langues nationales.
xibaaru.com

LA REFORME DE LA PROPRIETE FONCIERE

Le Sénégal saura-t-il réformer son droit foncier ?
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Comment remédier au problème de la propriété foncière au Sénégal ?
Cheikh Oumar Ba dirige l’IPAR (Initiative prospective agricole et rurale) qui fait partie du comité d’organisation du forum foncier mondial qui s’est tenu à Dakar en mai 2015. Il a pointé une situation assez étonnante :
« L’essentiel des terres du Sénégal sont des terres du domaine national qui n’appartiennent pas aux personnes qui les exploitent, car la loi de 1964 avait supprimé les droits coutumiers. Or, les pratiques courantes font que ceux qui cultivent les terres de façon régulière considèrent que ces terres leur appartiennent, que ce sont leurs terres, les terres de leurs parents. Mais sur le plan juridique, ces terres ne leur appartiennent pas ; c’est pourquoi ils sont relativement dans l’insécurité foncière parce qu’à tout moment, l’État pour des raisons d’utilité publique peut venir et reprendre ses terres. Les collectivités locales peuvent faire la même chose, donc cela pose un problème d’insécurité foncière. »
Effectivement les chiffres sont édifiants : environ 14 millions de Sénégalais et seulement 152.000 titres fonciers délivrés !  La Commission nationale de réforme foncière (CNRF), créée fin 2012, doit proposer une loi en décembre 2015 pour y remédier et permettre de développer l’investissement privé national comme étranger.
Quelle est l’origine de cette situation ?
Traditionnellement, les terres sont détenues par la communauté et gérées par les « Lamane » qui les administrent et les attribuent à ses membres afin qu’elles soient exploitées avec un souci d’équité. Monsieur Keba Mbaye, connu pour sa contribution au CIO, est aussi un des plus grands juristes sénégalais. Il expliquait qu’en Afrique l’appropriation des terres à titre puisque « la terre est une création divine, comme le ciel, comme l’air comme les mers. Elle est à Dieu, aux dieux et aux ancêtres ». Ce principe a été consacré par un décret de 1955.
Les autorités coloniales, n’étant pas à un paradoxe prêt, essayent aussi d’imposer leur conception occidentale du droit de propriété. L’arrêté du 5 novembre 1830 importe au Sénégal les dispositions du Code civil français relatives à l’inscription et la transcription. Le décret du 24 juillet 1906 repris par celui du 26 juillet 1932 confirme la possibilité d’immatriculation. Rien ne fonctionne toutefois puisque les Sénégalais, ne maîtrisant pas le français et ne comprenant pas les enjeux de faire valider un droit de propriété totalement absurde pour eux, ne font pas la démarche.
Le Sénégal, indépendant en 1964, se trouve donc avec un régime de droit foncier assez particulier puisqu’il consacre deux conceptions à priori opposées. Que faire ? Reconnaître un droit de propriété aux détenteurs des terres (Lamane) et spolier les exploitants ? Consacrer la dualité des régimes juridiques existants en rendant la terre propriété de la nation et définir deux types de domaines juridiques : celui public et celui national ? C’est la deuxième option qui est choisie avec l’idée de décoloniser les mentalités et de se développer en choisissant une voix socialiste modulée à la tradition.
Le code du domaine national est donc créé et toutes les terres non immatriculées y sont versées (95% à 99% selon les études). Les lois de 1964 et 1976 consacrent cette option qui protège le droit d’exploitation du paysan (État, investisseurs) et le préserve au profit de la collectivité puisque si l’affectation est individuelle, la valorisation en est la condition et l’exploitation est obligatoirement collective et restreinte aux membres de la famille. Le droit coutumier est aboli et les Lamane sont remplacés par l’État, ce qui amenait une sécurisation du système pour des investisseurs. Les détenteurs des terres, bien que spoliés, conservaient leur droit d’exploiter, ce qui ne changeait rien à leur situation de leur point de vue. Tout semblait bien aller dans le meilleur des mondes possibles puisque les effets pervers de ce système, à savoir le cantonnement de l’agriculture à une agriculture traditionnelle (pas de grandes exploitations, impossibilité d’embaucher des ouvriers) et la dévolution à l’État d’un pouvoir quasi absolu sur une terre qui n’est pas à lui (elle appartient à la Nation), ne sont pas apparus de suite. Il n’y avait à l’époque pas d’investisseurs privés et les paysans n’arrivaient pas à exploiter l’intégralité des terres dont ils bénéficiaient. Quant à l’État, il avait si peu d’intérêt pour les terres qu’il devait administrer qu’il ne contrôlait rien, et n’a même pas pris la peine de les délimiter.
La situation s’est toutefois compliquée lorsque l’État (volonté de développement du pays, corruption), assimilant son pouvoir de gestion à un droit de propriété, s’est mis à vendre le domaine public naturel immobilier (littoral, plages…), normalement inaliénable puisque appartenant à la Nation, à des privés. Lorsqu’il n’a plus rien eu à vendre, il s’est autorisé à s’accaparer les zones urbaines agricoles et réserves foncières. Ainsi des hôtels se sont mis à pousser comme des champignons sur la corniche de Dakar par exemple. Ces terres étant épuisées, pour combler son avidité il ne restait plus que les terres de culture situées dans les zones de terroir qu’il commença à réquisitionner en arguant du fait qu’elles n’étaient pas mises en valeur, ce qui était plutôt paradoxal lui-même ne mettant pas en valeur les espaces qui lui étaient dévolus.
Le plan d’action foncier est adopté en 1996. Il favorise les investisseurs en autorisant un créancier de tout paysan affectataire à saisir et même transformer ledit titre d’affection en titre foncier, ce qui est totalement stupéfiant. On accordait aux créanciers étrangers des droits refusés aux paysans sénégalais. Le Sénégal suivait ainsi la même direction que celles de pays comme la Côte-d’Ivoire, le Bénin, le Zimbabwe, le Burkina Faso ou le Mali. La privatisation des terres au profit des industriels majoritairement étrangers a des conséquences désastreuses : expulsion des paysans réduits à la mendicité pour vivre, exclusion, création d’une classe ouvrière rurale. Chacun jugera des raisons motivant de telles politiques et de l’impact que ces plans à géométrie variable sur le continent africain.
C’est dans ce contexte, après 40 ans de socialisme, que Monsieur Wade en 2000 arrive au pouvoir et décide de lancer des projets de grande ampleur : REVA en vue de lutter contre l’émigration des jeunes en leur assurant du travail au Sénégal et GOANA pour assurer l’auto suffisance alimentaire. Ces projets sont axés sur la promotion du secteur agro-industriel et le développement des biocarburants. Il engage donc une réforme du droit foncier pour rendre la terre disponible afin de pouvoir l’exploiter. Sous sa présidence, 17% des terres arables du Sénégal ont été accordés à 17 entreprises privées (10 sénégalaises et 7 étrangères). Des conflits éclatent. La population locale se sent flouée, d’autant plus que les investisseurs ne tiennent pas leurs promesses de contrepartie.
Les rendements agricoles du Sénégal se sont améliorés de manière considérable mais pas assez pour assurer la sécurité alimentaire, rendre le Sénégal auto suffisant et donc le libérer d’une pression/intervention extérieure. Les exploiteurs de terre n’ont toujours pas les moyens financiers ou techniques de l’exploiter. Ceux qui les auraient n’ont pas la quantité de terre qui les leur permettrait.
Selon Priya Gajraj du PNUD, « la quête de l’émergence en Afrique dépend de l’agriculture. L’Afrique est en passe de devenir un continent stratégique pour l’agriculture. Avec 60 % des terres non cultivées, suffisamment de ressources en eau, de main-d’œuvre, elle peut répondre à la demande mondiale ». Il est indispensable compte tenu de la corruption et des politiques agressives d’achat par les Chinois, Saoudiens ou Qataris de terres en Afrique, sans aucune contrepartie pour le développement des économies locales, de protéger le foncier africain. Selon des rapports récents de l’Union africaine, l’Afrique a cédé pour plus de 100 milliards de dollars de terres depuis l’an 2000, ce qui est énorme.
Aujourd’hui l’agriculture fait vivre 60% de la population mais Mamadou Sall, président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux, explique que la plupart des paysans vivent en dessous du seuil national de pauvreté. «Dans les régions, le sol est érodé ou acidifié. Cette situation a contribué à la paupérisation des populations rurales et à l’insécurité alimentaire dans les régions ; et dans tout ceci, l’État n’établit que des projets utopiques». La destruction des terres est aussi un des risques de l’agriculture intensive qui a pour but une rentabilité à court terme et ne tient pas compte de ses effets sur l’environnement (forêts détruites, perte de la biodiversité, pollution) tout en usant d’une technologie qui ne produit pas d’emploi.
La piste du Brésil qui interdit la vente de terres aux étrangers est intéressante. L’Afrique du Sud vient d’ailleurs d’annoncer que les étrangers ne pourraient plus acheter de terres dans le pays d’ici 5 ans. Sans aller jusque là, il est à souhaiter que le Sénégal trouve avec la réforme foncière qui doit aboutir en décembre prochain un équilibre qui permettra de veiller aux intérêts des locaux tout en permettant aux investisseurs de s’installer. Pour y arriver, elle devra obligatoirement poursuivre la politique de libéralisation du foncier commencée.
La loi du 30 mars 2011 est déjà une avancée magnifique. Elle donne la possibilité aux urbains d’obtenir gratuitement des titres fonciers à la place des permis d’habiter, de permis d’occuper, d’autorisation d’occupation et d’autorisation d’occuper qui leur avaient été délivrées. Reste maintenant la question des ruraux. Plusieurs pistes sont envisageables :
décentralisation des modalités de gestion foncière en laissant aux communautés rurales le soin de s’administrer dans le respect des orientations étatiques et leur laisser aussi le soin d’instaurer des partenariats libres et équilibrés entre les investisseurs par le biais de la palabre.
création de zones spécifiques d’investissement ouvertes à tous pour démocratiser l’accès à la terre dans des espaces dont l’exploitation est difficile pour les paysans sans moyens.
suppression de l’interdiction du faire valoir indirect pour permettre au paysan de devenir un entrepreneur.
redéfinition de la notion de membre de la communauté rurale afin de conserver aux non résidents (émigrés) les terres qui leur avaient été affectées.
amélioration de la gestion administrative et technique du foncier (création d’un plan cadastral, traçabilité des opérations foncières) et notamment la mise en place d’une «immatriculation au nom de l’État ou une immatriculation au nom des collectivités locales » selon Monsieur Sy membre de la CNRF. Dans la première hypothèse, l’État accorde ensuite un bail emphytéotique (99 ans) aux collectivités qui sous louent ensuite aux paysans. Dans la seconde, les collectivités reçoivent la pleine propriété des terres dont elles accordent l’exploitation par baux aux paysans.
Dans ce contexte de recherche délicat d’équilibre, la Banque Mondiale a proposé un programme d’aide au développement qui a reçu un accueil favorable du Président Maky Sall. Il est notable que que son «Benchmarking the Business of Agriculture» (BBA) soutient l’agrobusiness et que ce qu’elle considère bon pour les investisseurs étrangers ne l’est pas souvent pour les paysans locaux. Il est notable que lors de la constitution de la CNRF la participation de la société civile ait été « oubliée », ce qui l’a amené à se battre pour y remédier. Le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (C.N.C.R) et le Conseil des Organisations Non Gouvernementales (CONGAD) ont fini par été cooptés afin de la représenter au cours de l’élaboration du projet. C’est un très bon présage pour le contenu de la réforme et l’avenir de ce pays. Les Sénégalais, bien informés, mesurent aujourd’hui l’importance des enjeux qui se jouent et n’ont pas l’intention que cette réforme se fasse sans eux et dans n’importe quelles conditions.
Nafy-Nathalie/Contrepoints.org

LA CHINE MISE SUR LE SENEGAL

Coopération industrielle : le Sénégal, un pays prioritaire pour la Chine
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Le Sénégal est parmi les pays prioritaires pour la Chine, dans le cadre de la coopération industrielle prévue entre cette puissance économique asiatique et l’Afrique, a déclaré, ce lundi, à Dakar, le vice-président du constructeur chinois CGCOC CO Ltd, Chen Mao Wang.
“Pour la coopération industrielle entre l’Afrique et la Chine, le Sénégal figure parmi les priorités du gouvernement chinois”, a souligné M. Wang à la fin d’une audience avec le Premier ministre sénégalais Mahammed Dionne.
Chen Mao Wang est également l’”envoyé spécial” au Sénégal de CGCOC CO Ltd, un groupe du bâtiment et des travaux publics choisi par les autorités sénégalaises pour construire le parc industriel de Diamniadio, l’un des projets phares de la politique industrielle du président Macky Sall.
Il a discuté avec Mahammed Dionne des “enjeux” de ce projet industriel en cours d’installation à Diamniadio, une commune située à 27 kilomètres à l’est de Dakar.
Des responsables sénégalais du ministère des Mines et de l’Industrie et de l’Agence chargée des grands travaux de l’Etat et des investissements (APIX) ont participé à la réunion. Des officiels chinois étaient également présents.
Le parc industriel est l’une des composantes de la “zone économique spéciale” prévue à Diamniadio.
A Dakar, Chen Mao Wang est en compagnie d’une équipe de techniciens chargés d’inspecter les travaux du parc industriel.
Durant son séjour au Sénégal, il aura des entretiens avec des responsables du ministère des Mines et de l’Industrie et de l’APIX, mais aussi avec le ministre chargé du suivi du Plan Sénégal émergent.
Ces rencontres lui permettront de mieux connaître “l’environnement des affaires et la législation fiscale en vigueur” au Sénégal.
“Avec ce parc, nous allons surtout attirer des investisseurs chinois, pour la construction de la cité prévue à Diamniadio. Les machines ont déjà fait l’objet d’une commande et les ingénieurs chinois sont déjà sur place”, a assuré le vice-président de CGCOC CO Ltd.
“Nous avons déjà neuf personnes, à savoir des experts en aménagement, en urbanisme, en gestion de zones économiques spéciales, et des ingénieurs, qui sont là pour mener des rencontres techniques avec la partie sénégalaise”, a-t-il ajouté.
Mahammed Dionne a invité la partie chinoise à accélérer les travaux du parc industriel, afin que l’ouvrage puisse commencer à exporter ses produits “vers les marchés américain et européendès “le 1er mai 2016”, ce qui est prévu dans le projet de l’infrastructure.
Le parc industriel de Diamniadio va se spécialiser dans la fabrication des motos et des produits textiles, électroménagers, pharmaceutiques, etc., selon les partenaires chinois et sénégalais. Elle va générer entre mille et cinq mille emplois.
Aps/Senenews

25/08/2015

SALIOU SAMB EST SATISFAIT...

Saliou Samb se félicite du « retour des tours opérateurs dans le département de Mbour »
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” Après la mission de plaidoyer que j’ai menée en Europe, notamment en France auprès des élus et décideurs, je vais entamer des négociations directes auprès d’autres tours opérateurs pour que le tourisme soit relancé dans la Petite-Côte avec une diversification des produits à côté du balnéaire », réitère Saliou Samb.
Cela n’a pas été facile, souligne- t-il ” il fallait convaincre et rassurer, donner des gages que notre département et notre pays présentent toutes les garanties de sécurité pour les investissements comme ne cesse de le rappeler le Président Macky Sall.»
Avec le projet du Club Med de s’installer à Nianing avec un investissement qui va créer 1000 emplois dont 400 directs, le Président du Conseil départemental de Mbour dit se ” féliciter du retour des tours opérateurs dans le département de M’bour, poumon du tourisme sénégalais.»
Il a aussi salué ” les efforts considérables du FONSIS et de l’Etat sénégalais pour la relance du tourisme et d’autres secteurs vitaux de notre économie… »
Pour l’élu départemental, ” la volonté des tours opérateurs est nette dans toutes les discussions que j’ai eues avec eux, il faut juste d’autres mesures incitatives et surtout l’encadrement de leur installation pour que cela se traduise en création d’emplois durables pour nos jeunes. »
D’après Saliou Samb, ” aux côtés du balnéaire, il faudra penser à la diversification de notre offre touristique notamment dans le domaine du tourisme intégré qui offre d’énormes possibilités en termes d’emploi par le biais de l’économie sociale et solidaire à laquelle mon équipe et moi accordons toute l’importance requise », conclut-il.
dakaractu

POURQUOI L'AEROPORT NE DECOLLE PAS...

Blocage des travaux de l'Aibd : Saudi Bin Ladin Group réclame 63,62 milliards à l'Etat
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Depuis plusieurs semaines, les travaux de l'aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd), achevés à près de 90%, sont à l'arrêt. La société chargé de la construction de l'infrastructure, Saudi Bin Ladin Group, a croisé les bras et réclame la somme de 63,62 milliards de Fcfa à l'Etat du Sénégal, selon «L'As», après avoir «absorbé» 303 milliards de Fcfa.
Courroucé par ce qu'il assimile à du chantage, la Direction générale de l'Aibd a mis en demeure le groupe Saudi Bin Ladin et menace de saisir le Tribunal arbitral de Paris.
«L'As» rappelle que le contrat de base (pour la construction de l'aéroport Blaise Diagne) a été signé le 3 avril 2007 pour une date de démarrage des travaux le 4 décembre 2007 et pour un montant total de 349,479 millions d'euros, soit 229 milliards de Fcfa. C'est le marché de base avec Saudi Bin Ladin Group pour la réalisation complète de l'aéroport dans un délai de 33 mois qui devait courir à partir du 4 décembre 2007.
Seulement, plusieurs avenants seront signés par la suite. Le premier est intervenu le 15 décembre 2008 pour un montant de 1,8 milliards Fcfa. Avenant qui devait servir à la viabilisation du site de recasement des populations déguerpies. Les travaux devaient être réalisés en 5 mois et ne devaient pas impacter sur le délai de 33 mois imparti. Un deuxième avenant a été signé le 7 juillet 2010 pour un montant de 46 milliards. Argent qui devait servir à régler un problème de traitement de cavité pour des prix de bitume qui ont entre temps évolué. Une nouvelle date de livraison de l'ouvrage est ainsi retenue pour novembre 2011. Plus tard, un 3e avenant est signé à la demande de Saudi Bin Ladin Group le 17 juin 2011 qui disait n'avoir pas signé le financement à long terme. L'Etat casque 27 milliards et un délai supplémentaire de 12 mois pour la livraison de l'aéroport est consenti.
Un 4e avenant négatif (-4,5 milliards) est signé en 2013 puisque la date de livraison prévue en novembre 2012 n'avait pas été respectée et la direction de l'Aibd avait soutenu que c'est le groupe Saudi Bin Laden qui n'a pas été performant pour terminer les travaux à temps. La société saoudienne s'engage alors à livrer l'aéroport en novembre 2014. Elle n'a pas terminé à la date prévue et réclame maintenant un 5e avenant de 63,62 milliards Fcfa. Ce que l'Etat du Sénégal refuse, surtout que Saudi Bin Laden ne veut pas s'engager sur une nouvelle date de livraison. D'où le bras de fer qui est en train d'être mené.
seneweb News

YOU...ARE MEDIAMAN

Groupe Futurs Médias : Youssou Ndour lance 4 autres chaines de télévision et une autre radio
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Après la Rfm, l’Observateur et la Tfm, incontournables dans le paysage médiatique sénégalais, Youssou Ndour, le Président directeur général du groupe “Futurs Médias” va incessamment lancer trois nouvelles chaines de télévisions. Déjà, selon nos sources, un département des nouveaux produits a été créé et confié à Boubacar Bâ, ancien Directeur de la Tfm.
Youssou Ndour compte lancer Tfm infos (Itfm), une chaine d'informations en continu. Cette chaine est déjà confiée à Barka Bâ, ancien Directeur de l'information de la Tfm. Il y aura également une chaîne sportive confiée à Papa Abdoulaye Der. Des journalistes y ont déjà été affectés pour ces nouveaux supports et un séminaire de renforcement de capacités d'un mois a été organisé à leur intention dans les locaux du stade Léopold Sédar Senghor (Lss).
Il y aura également une chaîne culturelle ainsi qu'une chaine religieuse. L'on avance le nom de “OléTfm” pour la chaine culturelle et “DinéTfm” pour la chaine religieuse.
La réflexion sur les noms de ces télévision et les programmes se poursuivent. Mais le lancement de ces chaînes est imminent, nous souffle nos sources.
Il y aura également une autre radio “ Jfm”, qui émet sur la fréquence 99.4". La nouvelle radio, confiée à Boubacar Diallo alias Dj Boubs, va axer ses programmes sur la jeunesse, la musique, les divertissements, entre autres.
seneweb News

24/08/2015

L'HIVERNAGE EST RUDE

Pluie du week-end : Dakar inondé, Touba patauge
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Les fortes précipitations qui se sont abattues sur presque l'ensemble du territoire national ont créé beaucoup de désagréments.
A Dakar, plusieurs quartiers (de Guédiawaye, Yeumbeul, Grand Yoff ...) sont inondés, les routes impraticables. Beaucoup d'automobilistes ont été obligés de se garer pour éviter de noyer leurs véhicules.
Les désagréments n'ont même pas épargné le stadium Marius Ndiaye où la finalement de la Coupe du Sénégal de basket, opposant Duc (Dakar université club) à Slbc (Saint-Louis basket club), s'est déroulée. Du fait que la toiture suintait, le parquet de Marius Ndiaye était inondé, retardant le match de 4 heures. Devant débuter à 16 h 30, la confrontation a finalement eu lieu à 20h30. Slbc a battu le Duc.
A Touba, 46 millimètres de pluie ont suffi à transformer la capitale du mouridisme en une vaste rivière au grand dam des populations riveraines. Ces dernières qui vivent depuis ce dimanche sous la hantise des fortes précipitations enregistrées le 09 août 2012 et qui avaient fait plusieurs morts. Plusieurs routes ont été coupées dans Touba où certains endroits sont momentanément isolés du reste de la cité religieuse. C'est le cas des quartiers de Guède Bousso, Gare bou ndaw, ou encore Niarry étages. Idem du côté de la grande mosquée où même la résidence Cheikhoul Khadim n'est pas épargnée.
Seneweb

LE CLOS DES BAOBABS EST UN EXPLOIT

Clos des Baobabs: un incroyable premier vignoble expérimental au Sénégal
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C’est un véritable exploit. C’est aussi le premier vignoble expérimental de l’Afrique de l’Ouest. Son nom : le Clos des Baobabs. Ce vignoble a connu ses vendanges en avril 2015. Un domaine d’un hectare qui pourrait s’étendre à 5 ha prochainement.
Des vignes au Sénégal ? Incroyable ! Un pari osé lancé par François Normant, un informaticien débarqué au Sénégal en 2007, et Philippe Franchois, un assureur qui a travaillé pendant trente ans à Meursault, avant de revenir dans son pays natal.
Alors que Bordeaux s’apprête à vendanger ses premières parcelles de blancs cette semaine, au Sénégal, les secondes vendanges ont eu lieu en avril 2015 (après une toute première expérience en juillet 2014).
Les vendanges avec en toile de fond les baobabs © Clos des Baobabs
Le Clos des Baobabs est un vignoble expérimental unique d’un hectare. Il se situe sur la Petite Côte, à une bonne heure de route de Dakar au Sénégal. Pour ces vendanges, les associés bourguignons étaient tous présents, mais aussi l’Ambassadeur de France, c’est pour dire l’importance de l’événement.
Produire du vin au Sénégal était un sacré défi car il y a avant toute chose à régler les problèmes d’eau: c’est en allant puiser dans la nappe phréatique à 180 mètres que ce problème a été solutionné. Il a fallu aussi recréer la dormance (cycle végétatif de la vigne) en badigeonnant les bourgeons afin de provoquer le nécessaire choc thermique, après avoir su écarter les termites et autres parasites…
Les premiers pieds ont été plantés en janvier 2013, les premières vendanges ont eu lieu en juillet 2014 et les secondes vendanges en avril 2015. « 5 cépages ont été mis en test sur 1 hectare avec une densité 1.000 pieds par hectare. Le Grenache est le cépage le mieux adapté actuellement », m’explique Philippe Franchois.
On fait du vin quasiment partout dans le Monde et depuis longtemps en Afrique du Sud; en Afrique du Nord également avec les français à l’origine mais aussi en Afrique de l’Est (Ethiopie avec Castel très présent) mais il n’y avait rien en Afrique de l’Ouest .Le défi du Clos des Baobabs se situe bien là faire aussi du vin en Afrique de l’Ouest et ça semble possible désormais ! », Philippe Franchois
Pour l’heure, ce vignoble a donné 250 bouteilles sur 500 pieds de grenaches fructifères: Actuellement il donne « un rosé (qui pourrait se rapprocher d’un Minuty en raison du 100% grenache ) mais aussi un rouge (100% grenache) que nous mettrons en bouteille sous peu…«
« L’objectif est de valider le cycle en milieu tropical et trouver le bon cépage, pour ensuite passer d’1 hectare à 4 ou 5 hectares ». « Il y a une forte analogie avec le vignoble de Tahiti et ses problématiques: irrigation – cépage – taille – absence de repos végétatif « …. Dans ce défi, les deux associés sont conseillés et aidés par Jean-Marie Mikalef , oenologue à Dakar et de Mohksine DIOUF, un ami sénégalais qui a une formation viti-oeno.
Côté châteaux souhaite bonne chance à ces pionniers de le vigne en Afrique de l’Ouest.
Jean-Pierre Stahl

/http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux...

AFROBASKET: LE SENEGAL BIEN PARTI

Afrobasket 2015 : Le Sénégal s'impose contre le Mozambique avec un double-double de Gorgui Dieng (74-86)
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Pour la deuxième sortie des Lions du Sénégal dans cet Afrobasket, le Sénégal a sorti une belle prestation en dominant de bout en bout l'équipe mozambicaine sur le score de 74-86. Gorgui Sy Dieng a réussi un deuxiéme double-double en deux matchs avec 28 points et 18 rebonds.
Le Sénégal a commencé très fort la partie avec un 8-0 en 7 minutes de jeu. Notamment avec un Maleye Ndoye très chaud, qui montre la voie à ses partenaires. Les joueurs de Cheikh Sarr jouent bien collectivement avec une défense agressive et une bonne présence au niveau des rebonds défensif. Le Sénégal termine le premier quart-temps sur le score de 16-27.
Au deuxième quart-temps, l’entraineur Cheikh Sarr fait des changements et lance dans le bain, Ibrahima Thomas, Thierno Niang, Saer Sène et Mohamed Diop. Les hommes du banc sont moins efficaces et permettent au mozambicains de recoller au score. Avec le retour de Gorgui Sy, Anthoine et Maleye, le Sénégal reprend le large pour terminer le deuxième quart-temps avec 10 points d’écart (33-43).
Le troisième quart-temps a été un peu plus difficile pour les Lions du Sénégal avec des mozambicains plus conquérants. L’équipe du Mozambique grappille quelques points mais les sénégalais gardent toujours la main en terminant ce quart-temps avec un score de 57-64.
Pour le dernier quart-temps, le Sénégal assure la victoire en creusant un petit peu le score pour un score final de 74-86.
Gorgui Sy Dieng nous gratifie encore d’un nouveau double-double avec 28 points et 18 rebonds. Xan D’Almeida finit avec 8 passes décisives. Maleye Ndoye et Antoine Mendy ont réussi chacun 17 points dans cette rencontre.
Le discours de Cheikh Sarr a surement été entendu par ses joueurs qui ont joué en équipe avec beaucoup de concentration, une bonne circulation de balle et une défense agressive des Lions. Une belle prestation des Lions cet après-midi qui augure de bonne choses pour la suite de la compétition. Le Sénégal affrontera l’Angola au dernier match de poule, lundi prochain, à 20h00 Gmt.
wiwsport.com

23/08/2015

PLUIES DILUVIENNES A MBOUR

DES DEGATS MATERIELS ENORMES   

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Les 126 millimètres de pluie tombées au cours de la journée du 20 août 2015, dans la nuit du jeudi au vendredi ont installé plusieurs quartiers de Mbour dans un déluge total. Des marchés et des maisons envahis par les eaux de ruissellement, des poteaux électriques au sol, des murs d’établissements scolaires tombés ont fini par faire monter l’adrénaline des mbourois. Ils décrient la situation sévissant dans la ville, avec des tranchées ouvertes et des ouvrages d’assainissement en cours de réalisation. Les sinistrés s’en remettent à la volonté divine. Face à ce spectacle décrit, certains n’hésitent pas à réclamer la tête du maire.
126 millimètres de pluie tombées à Mbour, et c’est… le déluge. Des inondations et plusieurs dégâts matériels sont enregistrés un peu partout, avec des murs effondrés, des caniveaux en construction endommagés et des poteaux électriques à terre, etc. Certains ont pourtant résisté à la furie des eaux pour constituer un danger aux usagers de la route. Les conséquences sont énormes, des routes et allées ravinées et entaillées avec des trous béants. Des voitures stationnées flottent avec le niveau de l’eau si elles ne sont pas tout bonnement englouties. Un des ces trous a piégé un camion frigorifique. Les sinistrés qui s’en remettent à la volonté divine réclament la tête du maire.
Dans le quartier Golfe sis au Nord-ouest de la ville, des murs d’habitation sont emportés par les eaux diluviennes. Une maîtresse de maison N.S remercie le bon Dieu parce qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée. «Quand la pluie a débuté dans l’après-midi, nous étions tous dans la maison. Quelques minutes après, on entend un grand bruit suivi de la coupure du courant. Sortis pour voir ce qui se passe, des eaux torrentielles, avec un bruit assourdissant, ont envahi la rue en direction de la mer. On a couru pour voir les murs s’affaisser», confie-t-elle.
Dans la journée d’hier, le spectacle désolant de sinistres était perceptible. Le mur de clôture du Lycée Demba Diop, dans sa partie nord-ouest, en face du Centre communal des aveugles est littéralement au sol, à côté des travaux des constructions du bloc scientifique et technique de l’établissement scolaire secondaire. Il est saigné et raviné, laissant voir le substratum d’une fondation avec des blocs de béton et de fer ne reposant plus sur rien. Des appels fusaient. Des personnes sont dans des chambres éventrées avec des murs tombés et exposés aux embruns maritimes et elles redoutent que le ciel ouvre encore ses vannes. Elle a salué le passage du délégué du maire dans le quartier et la solidarité des voisins.
Cap sur le quartier Grand-Mbour, là les eaux de ruissellement occupent la rue et ont une mobilité presque nulle. Dans la nuit du jeudi à vendredi, des voleurs ont profité de la pénombre et des difficultés de se mouvoir pour vider un magasin ‘’Prêt à porter’’. La propriétaire, après une plainte à la police se désole de voir la pluie lui porter préjudice. Les voleurs ont profité de la pluie pour scier en toute quiétude les crochets de son cadenas. Thiocé –Est Oncad est l’un des foyers les plus affectés car étant sur un point bas. Là, aussi, les eaux sont dans les maisons.
Dans le 11 novembre, un quartier disposant pourtant d’une canalisation centrale dans son point, les choses n’ont pas mieux évolué .Les eaux de pluie ont convergé avec une rapidité extrême surprenant tout le monde .Les conséquences sont très graves, un camion frigorifique en mouvement a fini sa course dans un trou creusé par les eaux débordantes aux abords de la canalisation centrale. Le centre de la ville n’est pas mieux loti. La caserne des sapeurs-pompiers est d’accès difficile dans sa partie nord .Les travaux de construction et de réhabilitation de la route jouxtant les lieux ont favorisé un charivari indescriptible fait de dépôts et de détritus en tout genre en plus d’un ensemble d’engins. Le centre artisanal de Santessou est sous les eaux .Des sculptures et autre matériel en bois sont mouillés et séchés.
Le comble ou la palme des inondations reste pour le quartier Zone Sonatel ou Zone Sud. Là, des maisons sont sous les eaux et posent des problèmes en tout genre. Les sapeurs-pompiers y ont installé une pompe à haut débit pour évacuer les eaux vers la mer. Comble de désespoir, les gens sont venus vivre sur d’anciens marécages et points bas de la ville ; les bords de la cour d’eau ou du bras de mer le Mballing. Selon un observateur averti des questions hydraulique, la Zone sud est comparable à un centre de captage d’une part et d’autre part à une rivière alimentée par les eaux souterraines. A l’en croire, le pompage ne fait qu’atténuer ou amoindrir le mal car la remontée capillaire de l’eau  ne facilite pas les choses. L’eau captée naturellement n’est pas maîtrisée avec une seule possibilité, un refoulement vers la mer .La tuyauterie installée à ces fins a fortement ralenti la circulation ou le trafic sur la route départementale 705 menant vers Joal-Fadiouth car les automobilistes sont tenues sur des allées métalliques pour ne pas l’endommager.
Tous les habitants des quartiers face à cette calamité naturelle en veulent au maire de Mbour comme si c’était lui qui ouvrait les vannes du ciel .En plus , les travaux non achevés lui sont imputés au moment la municipalité hausse le ton du côté de l’entreprise chargée de faire l’ouvrage d’assainissement dont les délais impartis pour la livraison et la remise en état des rues et allées de la ville décapées et creusées sont dépassés depuis.
LE MARCHE NGUELAW INONDE : LA VOIE PUBLIQUE BLOQUEE…QUATRE INTERPELLATIONS
Les fortes pluies enregistrées à Mbour dans la nuit du jeudi au vendredi 21 août 2015 ont suscité de vives réactions au marché Nguélaw, dans le quartier Santassou. Des tailleurs et des commerçants ont fini par bloquer la voie publique après le constat de l’entrée des eaux de ruissellement dans leur boutique et atelier. La police a dégagé le blocus et rendu la circulation fluide, avec l’interpellation de quatre individus dont  Massata Thioune, l’un des délégués et responsables du marché.
Leur ire est consécutive, selon l’un des porte-paroles du jour, à des manquements. Il décrit le manque de présence de la municipalité dans le marché qui a beaucoup de problèmes. Il ne les voit que pour la perception de la taxe municipale ou la récupération des redevances mensuelles. Les commerçants ont fini par occuper la voie publique dans le but de se faire entendre .Ils désirent un enlèvement  des ordures en plus d’un réseau d’assainissement et une sécurité du marché, un nid de marginaux dès la tombée de la nuit.  Des toilettes fonctionnelles sont au menu des doléances et une pompe pour évacuer l’eau à défaut d’un hydro-cureur dépêché dès la fin de la pluie. Ils veulent sécuriser leurs biens des eaux en partie des machines électriques et les coupes de leurs clients estimées à plusieurs millions de francs. Des pourparlers sont envisagés pour rencontrer les autorités municipales .D’autres responsables préfèrent la rétention des taxes à l’occupation de la voie publique. Ils supplient et demandent la clémence pour la libération des interpellés.
Samba Niébé BA/Sudonline

DIAMNIADIO DECOLLE

Boom immobilier au Pôle urbain de Diamniadio - L’expertise locale en osmose avec celle étrangère, pas moins de 75 000 emplois seront générés
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C’est un secret de polichinelle. Depuis que Diamniadio a été érigé en pôle urbain par le successeur de Me Wade à la magistrature suprême, avec l’ambition de désengorger Dakar et matérialiser dans le même temps le début de mise en œuvre des programmes décidés par les pouvoirs publics concernant les villes nouvelles, c’est la ruée vers cette zone. Le constat est unanime. Aujourd’hui, des experts étrangers dans le domaine de l’immobilier ont investi le pôle. Ils travaillent en osmose avec l’expertise locale. Pas moins de  75.000 emplois seront ainsi générés en 4 ans. Le pôle urbain de Diamniadio explose. Des investisseurs étrangers arrivent en nombre important même si le marché sénégalais sur l’achat d’immeubles et autres appartements reste très restreint.L’expertise étrangère en osmose en celle trouvée sur place mise sur  les coopératives d’habitats pour s’en sortir. La première en date, celle de ce samedi, relayée par la plupart de chaines de télévisions sénégalaises. «Senegindia».Selon l’information donnée par Mamadou Ndiaye, directeur de sénégalaise all Business (Sab), et co-promoteur de «Senegindia», l’entreprise qui fait dans la construction-vente est composée de sénégalais et d’indien bon teint.En effet, ils sont nombreuses ces sociétés étrangères qui s’illustrent dans la construction-vente à choisir le pôle urbain de Diamniadio.De sources concordantes, les autorités publiques ont en ce sens privilégié l’investissement, fut-il, étranger accompagnent les pôles territoires de la décentralisation où l’urbanisation va se développer de manière galopante comme à Dakar. Car, selon le délégué général du pôle, Seydou Sy Sall, tout au début des travaux : «le site porte sur 1946 hectares divisés en quatre arrondissements de 400 à 500 hectares. Nous avons découpé un noyau de 700 hectares que nous appelons le centre. Ce centre sera réalisé en trois ans. Il va recevoir l’université et ses différents sites, le centre international de conférence y est déjà implanté». La ruée…Ce qui fait courir des sénégalais et même des étrangers à aller construire ou acheter un appartement dans le Pôle ou à proximité, ce sont les grands chantiers du chef de l’Etat dans cette zone ô combien stratégique, située à un jet de pierres de l’aéroport International Blaise Diagne en finition.Le Président Sall prône que «les pôles ministériels soient implantés dans ce noyau composé de quatre centres qui vont recevoir chacun une sphère ministérielle. En sus, il a envisagé la construction des équipements hôteliers qui accompagnent le centre de conférence. Quelques industries dans le domaine de la pharmacie, de l’électronique et des matériels de construction, des universités privées, des équipements de santé et des autres équipements d’accompagnement y seront installés. «Le président de la République a décidé d’installer des sphères ministérielles dans la zone. Le ministère de l’Enseignement supérieur est déjà dans la première vague de même que le département du Commerce.D’autres ministères seront délocalisés dans la zone. La deuxième université de Dakar sera installée avec quatre sites. Un site pour les Sciences et les Techniques. Un site sur la Santé. Un site dans le domaine de l’Economie et de la Gestion, un autre qui va abriter le pôle administratif de l’université », a signifié Seydou Sy Sall. 75.000 emplois pour 4 ansUne véritable aubaine. Même si l’expertise étrangère y occupe une place de choix dans la construction d’infrastructures, il n’en est pas moins que les activités créatrices d’emplois et de richesses dans le pôle urbain de Diamniadio seront privilégiées. Et les jeunes sénégalais en quête d’emplois vont y trouver leur compte. Ce, quand on sait que dans un premier temps, la ville devrait recevoir, à terme, 40.000 logements, car le programme prioritaire porte sur 15.000 logements. Et selon toujours le délégué au pôle urbain, «l’activité portant sur le logement pourrait générer 75.000 emplois pour 4 ans». Sans compter les emplois qui seront créés pour l’activité industrielle en général et les investissements universitaires qui seront installés.
Sékou Dianko DIATTA/Seneweb

LA SAPCO RAME...

La Sapco dans une zone sombre : « Le retrait du bail lui a enlevé sa principale source de revenus qui assurait son budget de fonctionnement… »
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La Sapco-Sénégal traverse une vraie zone de turbulence. L’affirmation en a été faite par le directeur général Bocar Ly, en ces termes : « La Sapco Sénégal traverse une période difficile. Le retrait du bail lui a enlevé sa principale source de revenus qui assurait son budget de fonctionnement. La subvention de financement de l’Etat du Sénégal de 500 millions de FCFA, pour accompagner la Sapco-Sénégal, est insuffisante pour couvrir les besoins de gestion de la station de Saly et des nouveaux projets qui sont  encore en phase de maturation. La réalité est que des mesures urgentes doivent être prises pour assurer la transition vers les nouveaux projets qui, à coup sûr, pourront à terme garantir la viabilité de la société. C’est la condition nécessaire pour assurer correctement la gestion de la station de Saly sur le plan sécuritaire et environnemental, et pour réaliser les projets de nouvelles stations. »
Et traitant des alternatives engagées face à cette situation, Bocar Ly d’expliquer : « C’est pourquoi la Sapco a lancé un important programme de recouvrement de ses arriérés sur Saly et compte sur l’accompagnement de l’Etat, qui a toujours été présent, à chaque fois que la situation l’exigeait. Nous pensons que les crédits d’investissements annoncés pour le compte de la Sapco-Sénégal  seront mobilisés. Comme cela avait été proposé, il est utile de penser à un « fonds d’impulsion » qui permettrait à la Sapco-Sénégal, dans cette phase de retrait  du bail, de disposer de fonds suffisants lui permettant d’assurer les investissements et de couvrir ses frais de fonctionnement, dans le cadre de contrat de performance. »
La direction générale de la Sapco-Sénégal s’engage à relever les défis, a ajouté Bocar Ly, non sans préciser que « des projets importants sont prévus pour la station de Saly (construction d’un complexe immobilier, modernisation et mise à niveau du centre commercial et du village artisanal, aménagement de la forêt classée). Tous les efforts seront consacrés pour le développement des projets de Pointe Sarène, M’bodiène et Joal Finio. Des actions de requalification de la station de Cap Skirring, le lancement des projets du Delta du Saloum et de la zone Nord seront engagés prochainement ».
Interrogé sur l’affaire à polémique du marché de la route principale de Saly, Bocar Ly, directeur général de la Sapco, de déclarer :
« Ce marché a été piloté de bout en bout avec une grande rigueur et beaucoup de professionnalisme. L’élaboration du Dao a commencé bien avant notre arrivée à la tête de la Sapco. Dès mon arrivée, j’ai contacté l’ensemble des parties prenantes de ce dossier : à savoir la mairie de Saly et le comité de station de Saly pour qu’ils se décident sur ce Dao. Et tous ont participé à toutes les étapes de la validation du Dao. Le Dao a été transmis par la suite à la Dcmp et a obtenu un avis de non objection (Ano).
Par la suite, nous avons publié l’avis d’appel d’offres le 11 mars 2015. Sept entreprises ont acheté le Dao et l’ouverture des plis a été faite. Trois entreprises qui étaient intéressées par le marché ont déposé leurs offres. Je tiens à rappeler qu’à cette étape, si l’une des entreprises estimait que le Dao était orienté ou était discriminatoire, elle avait la possibilité d’introduire un recours auprès de l’Armp. Sur l’évaluation du marché, la commission des marchés s’est réunie et a désigné un comité technique chargée d’évaluer les offres. Sur l’attribution du marché, le comité technique a proposé un attributaire et la commission a annoncé sa proposition. Le rapport d’évaluation et le PV d’attribution ont été transmis à la Dcmp qui a encore émis un avis de non objection le 23 juin 2015. Voilà donc un marché qui s’est déroulé de façon régulière et transparente ».
Dakaractu