14/10/2015

L'AVORTEMENT AU SENEGAL

La problématique de l avortement au Sénégal : le point de vue d un médecin
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Il apparait de plus en plus clair et évident, que le combat mené depuis maintenant quelques années, par des ONG et autres organisations de la société civile, en vue de légaliser l’avortement au Sénégal, arrive à son point d’achèvement. L’Assemblée Nationale, chevillée au corps par tout un mouvement pro-avortement, est prête à recevoir et étudier une telle loi. Il se susurre même, que beaucoup de députés sont prêts aujourd’hui à voter la loi autorisant l’avortement. La sensibilité du sujet dans notre pays commande que s’ouvre un débat inclusif, lucide et constructif, tenant compte de nos réalités sociales, culturelles et religieuses.
La constitution de notre pays en son article 7 dit ceci : “ la personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L’état a l’obligation de la respecter et de la protéger. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité, au libre développement de sa personnalité, à l’intégrité corporelle, notamment à la protection contre toutes mutilations physiques.” Il ne fait donc aucun doute, que notre République consacre la sacralité de la vie et de toute vie. Celle-ci, dont le début est daté à partir de la conception, est un long processus fait de multiples mouvements et séquences, chacun aussi important l’un que l’autre. Dès la rencontre entre les gamètes mâles et femelles, rencontre qui n’est jamais fortuite, il n’y a plus de discontinuité entre cet instant premier de la fécondation et ce que chacun d’entre nous est devenu à ce jour. En d’autres termes, si ce processus avait été interrompu pour chacun d’entre nous par des parents irresponsables, l’humanité serait aujourd’hui dégarnie. C’est pourquoi aussi, toute atteinte à un embryon quel que soit son âge de gestation demeure une atteinte envers un être humain et contre l’humanité toute entière.
Examinons maintenant les arguments des militants pour le droit à l’avortement. Leur premier argument est qu’il y aurait au Sénégal entre 8 et 13% des décès maternels qui seraient liés à des avortements clandestins. La “générosité de cœur” voudrait qu’en légalisant l’avortement, on sauverait par ricochet autant de vies maternelles. De même, suivant le même argumentaire, le nombre de cas d’infanticides serait directement lié à la rigueur de la loi qui réprime l’avortement au Sénégal et donc, permettre le meurtre d’enfants à naitre, pourrait réduire le nombre d’enfants nés et ensuite étouffés ou jetés dans des fosses septiques. En analysant les déterminants de ce raisonnement, on ne peut pas ne pas s’interroger sur les biais qui entachent les études qui les sous-tendent. Il est évident que le caractère tabou de la pratique ne milite pas en faveur de l’objectivité des études menées sur le sujet. Mais ce qui est constant, c’est qu’en scrutant les comptes rendus d’audiences des Assises, ainsi que les chroniques fait-divers des journaux, nous nous rendons bien compte que la plupart des cas d’infanticides au Sénégal provient en général des milieux les plus défavorisés. Ce sont des femmes le plus souvent analphabètes, issues de milieux pauvres, n’ayant pas accès à la bonne éducation préventive. Que l’avortement soit légalisé ou pas, ne changera pas grand-chose à l’attitude de ces femmes. Elles préféreront toujours se cacher pour avorter dans les mêmes conditions, qui garantissent pour la plupart un anonymat total. Reconnaissons que même en cas de légalisation de l’avortement, l’accès aux hôpitaux sera toujours réglementé et la traçabilité des actes médicaux fera que la plupart de celles qui se cachent, auront toujours les mêmes raisons de continuer à le faire. Un autre cheval de bataille des partisans de la légalisation de l’avortement est, la ratification par le Sénégal du protocole de Maputo en son article 14 (2003), qui obligerait notre pays à autoriser l’avortement pour les femmes victimes de viol et d’inceste ou dont la vie serait menacée du fait de la grossesse qu’elles portent. Il faut accepter, qu’ouvrir une telle brèche, risque de voir s’y engouffrer toutes les dérives possibles et imaginables. Le premier écueil à l’application d’une telle loi serait la difficulté qu’il pourrait y avoir à établir le diagnostic d’un viol ou d’un inceste. En effet dans la plupart des cas un test d’ADN pourrait être nécessaire et sa réalisation impossible à l’heure actuelle au Sénégal. Comment dès lors confondre un imposteur, qui parce que voulant avorter librement, se mettrait à inventer un viol ou un inceste? Et que dire des probables batailles d’experts autour de la reconnaissance ou non d’une paternité, pouvant durer plusieurs mois, parfois même, non vidées après la naissance de l’enfant. Par ailleurs, il serait immoral de rendre le fœtus issu d’un viol, responsable du crime commis par son géniteur violeur. Le ridicule ne tuant pas, comment justifier que pris et reconnu coupable, le violeur ne puisse écoper au maximum que de dix ans de prison, alors que, l’innocent produit de son crime, victime lui aussi plus que tout, va être aspiré et proprement éliminé. Il semble que parfois, le plaidoyer pour la reconnaissance du droit de tuer un embryon ou un fœtus en cas de viol ou d’inceste, n’est qu’un prétexte pour promouvoir la légalisation à grande échelle de l’avortement. Il serait alors légitime de parler d’escroquerie intellectuelle. Car comment comprendre que toutes ces organisations ne mettent pas autant de hargne à combattre le viol et l’inceste qu’à revendiquer le droit d’avorter? Pourquoi autant d’inaction vis à vis du viol et de l’inceste si tant est que le sort de ces pauvres victimes puisse intéresser véritablement tous ceux qui aujourd’hui se sont jetés dans la bataille pro-avortement? Au lieu de lutter pour renforcer la législation, sur le viol et l’inceste, on veut mettre toute son énergie pour faciliter le massacre d’innocentes vies. En plus, tous les cas de viol ou d’inceste ne se terminent pas forcément par une grossesse. Des études ont même montré la faible prévalence de cas de grossesse post viol. Comment peut-on proposer alors, une loi sur la base de cas particuliers? Le propre d’une loi n’est-il pas d’avoir un caractère général et impersonnel? Quand une personnalité de la société civile sénégalaise va jusqu’à affirmer que “ l’avortement est un besoin au Sénégal”, il nous faut sérieusement nous poser des
questions quant à l’avenir de notre société. Et les motifs d’inquiétude sont d’autant plus grands que de la bouche même de la présidente de la commission santé à l’assemblée nationale , il est ressorti un argument que les mouvements proavortement avait brandi en occident pour convaincre les femmes de se jeter à corps perdu dans la bataille pour faire reconnaitre le droit d’avorter : le droit inaliénable de la femme de disposer comme bon lui semble de son propre corps. Mais, est-ce que disposer comme nous voulons de notre corps, doit nous autoriser à détruire la vie de quelqu’un d’autre? Est-ce que disposer de son propre corps, doit nous dédouaner de la responsabilité que nous avons, de contrôler notre sexualité?
Avant d’avancer dans le débat, il serait nécessaire de clarifier un terme qu’on a voulu sortir de son contexte, pour mieux rendre flou la notion d’avortement thérapeutique. Lorsque volontairement on parle d’avortement médicalisé, il ne s’agit nullement de ce que la loi qualifie d’avortement thérapeutique ou d’interruption médicale de la grossesse (IMG). Un avortement peut être à la fois médicalisé et illégal, alors que l’interruption médicale de grossesse est toujours encadrée par la loi, lorsque trois médecins dont le médecin traitant, auront de concert, constaté que la vie de la mère est menacée par la poursuite de la grossesse. Le terme « médicalisé », qualifie quant à lui, l’acte d’avorter fait dans les meilleures conditions de technicité et d’hygiène, de préférence par un médecin.
Or le sacerdoce d’un médecin est centré sur une mission unique et exaltante : maintenir et préserver la vie à tout prix. Dans notre métier nos cibles sont la souffrance et la mort que nous combattons avec la dernière énergie. Un médecin ne peut pas dès lors militer pour une culture de mort. Il y a quelques décennies, quand la promotion de l’avortement était en vogue dans beaucoup de pays d’occident, les moyens modernes d’exploration de la vie in-utero n’étaient pas aussi développés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Beaucoup de nos confrères à l’époque n’appréhendaient pas l’horreur que pouvait constituer
l’avortement. La plupart d’entre eux avait simplement l’impression d’aspirer “ un amas de cellules” comme on disait à l’époque. Aujourd’hui avec l’avènement de la fœtoscopie et de l’échographie en quatre dimensions, on voit clairement la forme humaine qui sourit ou se crispe en fonction de l’ambiance rassurante ou hostile du moment. Au vu de cela beaucoup de praticiens ont fait valoir la clause de l’objection de conscience pour refuser de pratiquer l’avortement. Cette dynamique qui a conduit en Europe à la fermeture de beaucoup de centres d’IVG, se pérennise aujourd’hui à travers de nouvelles
générations de médecins qui ont en aversion cette pratique plus que meurtrière. Quand on voit et qu’on comprend que la vie humaine, quelle que soit sa forme, est un processus dynamique qui se poursuit de la fécondation à la mort, on mesure alors pourquoi de moins en moins de médecins pratiquent l’avortement. Un collègue a rapporté un fait insolite qu’il a vécu ; ayant réalisé un avortement chez une dame et alors qu’il la revoyait pour un contrôle, une dizaine de jour après l’acte, il se surprit à lui demander si elle n’éprouvait pas de remords à la suite de ce qui s’était passé. La réponse de la dame le fit geler; il s’entendit dire :” Mais Docteur, c’est vous qui avez pratiqué l’acte! Il venait de réaliser l’étendue de sa responsabilité.
Une société humaine évolue immanquablement avec le temps. Par moment des mutations sont nécessaires, parfois même obligatoires. Par contre il y a des valeurs fondatrices qu’il est difficile de changer au risque de voir s’écrouler l’édifice. Lorsque le caractère sacré de la vie est remis en cause, lorsque le plus fort ne protège pas le plus faible, quand la notion de paternité ou de maternité responsables n’a plus de sens, alors la loi de la jungle s’applique à tous. Vous commencez par accepter le fait de tuer des embryons, puis des fœtus, ensuite des nouveau?nés enfin des adultes, en fonction de vos intérêts du moment. Nous devons refuser d’importer les tares des autres. Aujourd’hui des pays cherchent à se repeupler parce qu’à un moment ils ont permis l’inconcevable :le génocide de milliard de fœtus.
Il me reste à lancer un appel, d’abord à tous mes collègues médecins: refusons de pratiquer la sale besogne. Nous avons été formés pour combattre la souffrance et magnifier la vie non pour donner la mort.
Aux militants de la cause pro-avortement, luttons ensemble pour qu’aucune femme ne soit plus violée dans ce pays. Luttons pour que les nouveau-nés dont personne ne veut, trouvent des refuges sécurisés, auprès de foyers sans enfants qui voudraient bien les adopter ou auprès d’orphelinats que tout le monde s’engagerait à soutenir.
A nos gouvernants et surtout aux représentants du peuple, soyez à la hauteur de la confiance en vous placée. Ce sont des Sénégalais qui vous ont fait confiance et c’est selon leur sensibilité que doit être administré leur vécu. Ne pas le comprendre, c’est s’exposer à un juste retour de bâton.
Docteur Jean Francois Diene/Seneweb

Commentaires

…"Au lieu de lutter pour renforcer la législation sur le viol et l’inceste, on veut mettre toute son énergie pour faciliter le massacre d’innocentes vies"... : qu'attend-on alors pour renforcer la législation ?
..."la responsabilité que nous avons de contrôler notre sexualité"... : à qui s'adresse ce précieux conseil ? ce sont les hommes qui violent... ou bien les femmes, les jeunes filles et les petites filles se laisseraient-elles violer volontairement ?
..."on voit clairement la forme humaine qui sourit ou se crispe"... : oui, vers la 20ème semaine de grossesse (5 mois) : le fœtus sourit ou se crispe, et ne dit-on pas également qu'il ressent le fait qu'il n'est pas le bienvenu, que cette grossesse n'est pas désirée, et que cette sensation restera gravée à jamais dans son subconscient ? peut-être en souffre-t-il déjà ?
..."Luttons ensemble pour qu’aucune femme ne soit plus violée dans ce pays. Luttons pour que les nouveaux-nés dont personne ne veut trouvent des refuges sécurisés, auprès de foyers sans enfants qui voudraient bien les adopter, ou auprès d’orphelinats que tout le monde s’engagerait à soutenir"... : voilà un serment respectable, honorable, qu'il faut saluer, qui ne devra pas rester lettre morte mais au contraire être suivi d'actions concrètes.
..."Une société humaine évolue immanquablement avec le temps"... : c'est vrai, cependant l'évolution peut paraître bien lente pour ceux qui souffrent dans leur chair, dans leur cœur, dans leur tête, dans leur vie quotidienne, et qui n'ont ni aide ni soutien.
Interdire l'IMG ou l'IVG c'est risquer aussi de voir se multiplier les infanticides... et le nombre d'enfants talibés dans les rues... Il est impératif aussi de sensibiliser les femmes sur la contraception.

Écrit par : Candide | 14/10/2015

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Bien vrai ...

Écrit par : oyster | 15/10/2015

"Lutter contre les viols" voilà bien une idiotie, ils se passent "en famille" selon les articles précédents publiés ici.

Écrit par : rico | 15/10/2015

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Ce n'est pas ce genre de réactions que je souhaitais susciter en proposant ce texte. Traiter les gens d'idiots sans les pratiquer relève d'une irresponsabilité qui exclut toute possibilité d'échanges sereins. L'élimination d'une vie ne peut être proposée en aucune manière comme une solution viable au problème des grossesses non désirées ou des infanticides.

Écrit par : l'auteur | 22/10/2015

Au moment où nous apprenons qu'une petite fille de 12 ans s'est fait violée et engrossée par un imam près de Touba. Pour cette pauvre gosse, c'est trop tard. Mais la notion d'avortement, en particulier pour un viol d'enfant doit revenir à l'ordre du jour au Sénégal, n'en déplaise aux idiots, lutteurs contre les viols, aux religieux et aux anti-avortements. Une forte politique de contraception pour les femmes est toujours la meilleure solution, mais elle est inexistante et chère pour la population. Nous sommes toujours en retard sur tout et devant ces situations humaines dramatiques, il faut prendre des décisions et prendre ses responsabilités. Le cas est d'actualité, une fillette de 12 ans violée par un homme de 66 ans doit elle garder l'enfant ou peut-elle avorter dans le cadre de la loi. Oui ou Non ?

"Aucune femme ne recourt de gaieté de cœur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. C'est toujours un drame. . . . . Les femmes doivent rester les seules maîtres de leurs corps et seules maîtres de pratiquer l'interruption de grossesse dans le cadre de la loi" Mme Simone Viel, Ministre de la santé française, discours d'ouverture sur le projet d'interruption volontaire de grossesse en novembre 1974. Le Sénégal ne serait-il pas en retard, fermé dans son obscurantisme culturel et religieux. Des situations dramatiques, comme des viols incestueux (dans la famille), des viols de fillettes, des risques de mort pour des mères, des risques de graves malformations pour des enfants à venir, ne sont -ils pas au XXIème siècle, secourables pour des femmes et des filles par une loi sur l'avortement.
Il ne s'agit pas d'encourager et recourir à l'avortement en permanence. Il s'agit d'intervenir dans les cas dramatiques pour éviter des souffrances supplémentaires aux victimes et leur venir en aide dans le cadre d'une loi. On supprime une vie embryonnaire pour sauver des vies humaines dans un cadre de loi très réglementée qui fera aussi reculer les infanticides, donc la mort d'enfants nés et vivants, étouffés.

Des orphelinats d'enfants abandonnés, non merci et que les religieux ne viennent pas nous faire chier. Nous savons comme ils traitent les enfants : l'esclavage de la mendicité des talibés pour les abandonner à l'adolescence dans la délinquance de la rue quand ils n'ont pas fui les maltraitances des daaras pourries. En 2012, deux enfants talibés retrouvés morts de tuberculose, jetés sur un tas d'ordures, sans les avoir déclarés à la police ou en 2015, un enfant talibé tabassé à mort par son marabout. Cela est pire que l'avortement d'un embryon. Les médecins devront annoncer leur position de refuser de pratiquer l'avortement. Mais la loi votée, les médecins volontaires pourront pratiquer l'avortement dans le cadre de la loi en toute légalité et liberté. C'est le Non et le Oui. Par contre, un médecin réfractaire à l'avortement qui recule l'intervention pour sortir du cadre de la loi et attendre délibérément les délais pour que l'acte ne soit plus faisable, doit être condamné et radié de l'ordre des médecins. La loi est la loi, la tromperie doit être punie.
Et si c'était votre petite fille qui était violée et enceinte ? Vous ne souhaiterez pas qu'une loi vous vienne en aide ?

Écrit par : issa gibb | 19/10/2015

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Puisque vous personalisez le débat je puis vous répondre la main sur le coeur qu'étant père deux filles, leur avenir me préoccupe au plus haut point, mais que jamais au grand jamais, si l'irréparable se produisait, je ne renierais la conviction qui est la mienne aujourd'hui, forgée par plus d'un quart de siècle de pratique médicale.

Écrit par : jean francois diene | 22/10/2015

Puisque vous personalisez le débat je puis vous répondre la main sur le coeur qu'étant père deux filles, leur avenir me préoccupe au plus haut point, mais que jamais au grand jamais, si l'irréparable se produisait, je ne renierais la conviction qui est la mienne aujourd'hui, forgée par plus d'un quart de siècle de pratique médicale.

Écrit par : jean francois diene | 22/10/2015

D'après une enquête nationale réalisée en France en 2014 par l'UNICEF, ''les violences sexuelles faites aux enfants'' ont de lourdes conséquences :

-sur la santé mentale pour 96% des victimes agressées dans l'enfance (troubles du sommeil, idées suicidaires, anxiété, perte d'estime de soi, stress, phobies...)
1 victime sur 2 agressée dans l'enfance a tenté de se suicider

-sur la santé physique pour 69% des victimes agressées dans l'enfance (pathologies de l'appareil uro-génital, troubles gastro-intestinaux, douleurs chroniques, dysfonctionnements thyroïdiens, troubles alimentaires, fatigue chronique...)
1 grossesse sur 5 consécutive à un viol affecte une mineure

Écrit par : Candide | 23/10/2015

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Un groupe d'avocats travaillent en ce moment pour présenter un mémoire d'aide à un projet de loi sur l'avortement à l'Assemblée Nationale sénégalais. Ce mémoire encadre des cas bien précis pour légiférer sur l'IVG : les incestes, les viols et les situations qui mettent en danger la santé physique ou mentale de la mère. Dans ce dernier cas, le médecin par déontologie, peut sacrifier l'enfant pour sauver la mère, on appelle cela des cas de complications...Les incestes, les viols sont aussi des cas de complications de la vie.
Oublié par les avocats, les risques de malformations sévères de l'enfant à venir, physiques et mentales. Avec la modernisation de la médecine, ces complications sont secourables. Il y a assez de misère, pour ne pas toujours tout accepter et pas de "volonté de Dieu", SVP. Nous parlons d'IVG dans le stricte cadre de la loi pour venir en aide à ceux qui le souhaitent et dans les cas bien précis, cités ci-dessus. Après je respecte toute personne qui fait un libre choix. Par contre pour des fillettes, ses enfants, la responsabilité est plus importante. Il ne faudrait pas qu'il y ai des reproches, plus tard, adulte, majeure et instruite. La fillette violée a son mot à dire, c'est un être humain douée d'intelligence et de réflexion. Un bébé pour une fillette de 12 ans est un fardeau pour son avenir qui est généralement foutu. Les classes sociales, l'éducation, la religiosité jouent aussi beaucoup face à ce problème de choix. Simplement, une loi pour ceux qui veulent. La liberté de choisir pour son corps, pour sa vie....

Écrit par : issa gibb | 24/10/2015

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