31/10/2015

REBATIR LE TOURISME

Rebâtir le tourisme

11034241_946390102050453_152775566394209273_n.jpgUn colloque national sur le tourisme pour faire la révolution du tourisme sénégalais
Depuis quelques jours, les articles au titre des contributions sur le tourisme, sont publiés dans les sites d’informations et chacune d’elles est abordée sous l’angle du cri du cœur, de l’alerte, d’appel à la conscience, au delà de la volonté et à la responsabilité.
Nous avons appris que le Conseil Economique Social et Environnemental s’est fait l’avocatdu secteur dans sa deuxième session, et qu’un rapport sera envoyé au Chef de l’Etat. Alors que le Président de la République, avait annoncé la tenue d’un conseil présidentiel sur le
tourisme, « fin Octobre ». Nous avons jugé important, d’attirer son attention sur la méthodologie, les participants, les priorités et les urgences, ainsi que les termes de références servant à la préparation de cette importante rencontre, qui devra aboutir principalement a la validation des programmes et des prises de décisions sans précédent dans l’histoire du tourisme sénégalais
Pour cela nous conseillons avant la tenue du conseil présidentiel sur le tourisme, des préalables. Il s’agit, de tenir un séminaire gouvernemental sur la transversalité institutionnelle du secteur du tourisme, ensuite des assises régionales et départementales pour le secteur privé, zone par zone, des séminaires de formation et de mise à niveau pour les fonctionnaires sur la gouvernance touristique, le recrutement d’une cinquantaine de hauts cadres, techniciens supérieurs, gestionnaires de destination et enfin un colloque national sur le tourisme.
Le secteur du tourisme traverse déjà une crise profonde depuis quelques années, et il continu de subir de plein fouet les mauvaises décisions, les mesures inappliquées, les promesses irréalistes et irréalisables devant l'urgence. Avec un gouvernement beau parleur, couronné d’un ministère ou chaque année, il y a un défilé incessant de ministres aussi incompétents les uns, que les suivants. Un cabinet du ministre très mobile, ou les conseillers sont laissés la discrétion du ministre qui privilégie la proximité et la confiance à la place de l’expertise, de l’expérience et des connaissances techniques au service exclusif du tourisme.
La saison touristique 2015/2016 est ouverte officiellement depuis deux semaines, sans un message fort de la tutelle, du chef du gouvernement ou du patronat du tourisme.  Ceci dans un climat de ressenti amer, sans aucun espoir pour les intégrés, petites et moyennes structures qui ne savent plus a quel saint se prêter.  Au même moment, les perspectives de 2016/2017 n'augurent rien de bon, puisque nous nous acheminons vers des échéances électorales  présidentielles et législatives qui ne font pas bon ménage avec le tourisme lorsqu'il y a crainte de violences et d'instabilités. Aujourd’hui la seule période d’espoir se situe en le 15 Décembre et le 15 janvier. Tout le reste de la saison c’est sauve qui peut. A ce rythme il est normal que le Sénégal ait produit moins de richesse qu’en 2014 selon les différentes sources FMI et Banque Mondiale. C’est une preuve évidente de l’importance du tourisme et de sa capacité à générer de la richesse.
A l’heure ou la compétitivité du tourisme sénégalais est sérieusement malmenée par la cherté de la destination, avec tous les ingrédients autour de la mal gouvernance, mais aussi par les bouleversements profonds et rapides crées par les nouvelles technologies « l’e-
tourisme, le m-tourisme et les paiements en ligne ». Il est important que nos mentalités changent à travers une innovation sérieusement planifiée, basée sur nos atouts pour reconquérir des parts de marchés, qui soient le déclic décisif de la relance de la destination.
Il faut aussi prendre en compte les nouveaux modes de consommation et la réalité de l'e-tourisme qui représente 35 % des parts de marché du commerce numérique, huit consommateurs sur dix utilisent Internet pour choisir leur hôtel, 72 % des consommateurs lisent les avis sur Internet et 29 % des touristes ont utilisé leur Smartphone pour préparer leur voyage.
Voila ! Un changement d'envergure, dont les professionnels du tourisme n'ont pas encore mesuré l'importance. Adapter le tourisme aux nouvelles mutations. Le grand retour de l’Etat sur l’aménagement avec une politique publique du foncier, l’intégration de l’outil numérique, et de l’arrivée de créateurs d’affaires.
Cette innovation devrait permettre aux acteurs du tourisme de prendre le temps de s'informer, de réfléchir aux nouveaux enjeux de leurs métiers et du développement touristique de leur département, de la création de l’universités des métiers du tourisme, prenant en compte le foncier comme paramètre de richesse non élastique, non transférable, qui doit être mis à la disposition d’activités à plus haute valeur ajoutée et de rentabilité économique pour le territoire. Il s’agit d’infrastructures qui répondent aux attentes et aux besoins  des touristes et des populations.
Que représente le potentiel de la richesse de notre continent ?
Le continent Africain détient prés de 30% des ressources minières 90% du chrome, 12% du pétrole, 40% de l’or et ne produit que 1,4% des richesses du monde. 25 pays d’Afrique sont des plus pauvres dont onze du continent ouest Africain. C’est un paradoxe si l’on sait que la première industrie du monde est le secteur du tourisme qui représente à lui seul la première richesse mondiale loin devant le pétrole, l’armement, le nucléaire, l’aéronautique et l’or.
L’Afrique avec ses 56 millions de touristes en 2014 a produit la croissance la plus faible au monde, celle de 2%, alors qu’elle reste le seul continent d’avenir sur les segments, « tourisme, agriculture, énergies renouvelables et infrastructures » qui pourrait relancer le développement harmonieux et équilibré du reste du monde. Mais elle joue avec ses atouts culturels, touristiques et environnementaux qui sont des multiplicateurs de croissance pour doper son économie de manière générale.
Le tourisme bouge partout dans le monde sauf dans les pays d’Afrique, les plus pauvres au monde, ou la maladie de mauvaise saison touristique plane au-dessus de nos têtes en permanence, avec une vague imprévisible de fermetures d’hôtels au Sénégal pays, jadis leadeur dans la sous région ouest Africaine. Aujourd’hui devancé par le Cap vert, le Sénégal a peine  rivalise avec la Cote d’ivoire, le Mali, la Gambie et le Faso
Parmi les solutions que je suggère, il y a ce colloque national, Africain devrais je dire, sur les potentialités de notre tourisme à travers la politique commune de la zone, qui va permettre d’exploiter, d’étudier ensemble, les enjeux actuels et les perspectives d’avenir du tourisme culturel de notre continent à travers le développement de notre artisanat, de notre gastronomie, de nos costumes et de notre art. Il faut souligner que le tourisme culturel reflète des cultures et des pratiques locales dont l’immersion des touristes à travers leur présence et l’implication des populations et d’acteurs locaux créent des spectacles vivants, des scènes et des souvenirs du patrimoine visité. 
Mais, hélas ! L’industrie du tourisme sénégalaise, de par le manque de dynamisme et de leadership éclairé de son secteur privé national à subi beaucoup de pertes et de dommages, qui ont aggravé la situation économique nationale du pays, et cela, malgré les prévisions positives attendues de l’agriculture. Il faut que le gouvernement accepte, à l’image de la France, de la Tunisie et du Maroc, que le tourisme soit une cause nationale et l’un des premiers secteurs à pouvoir relancer rapidement l’économie sénégalaise, en quoi faisant : «  une thérapie et un suivi médical » qui doivent-ils commencer au sein de l'entreprise avant de faire cap vers les autorités politiques, publiques et partenaires au développement.
Cette exigence ne saurait s'appliquer sans des prés requis, qui sont à la base de toutes solutions durables, définitives et concrètes. Il s'agit de compétences, d'expertises, de professionnalisme et de connaissances techniques, qui seront adossées sur une politique inter sectorielle, inclusive dynamique et maitrisée du tourisme. Avec obligation de partage d’informations, intra net, la formation de ressources humaines qui doit être au cœur de la dynamique de l’émergence d’un nouveau tourisme, à travers des centres de formations de haut niveau, d’une culture de promotion du savoir qui valorise les compétences, le travail, et impliquant la contribution de tous les acteurs concernés. Ainsi sera née, une révolution de notre tourisme, autour d’efforts et de sacrifices, qui nous imposent d’adapter notre politique du tourisme aux nouvelles mutations et exigences internationales, au sortir du colloque national sur le tourisme.
Il faut faciliter l’arrivée de grands labels de l’hôtellerie internationale avec le retour des Tours Operators et des vols charters. L’hôtellerie sénégalaise n’est plus adaptée aux ambitions touristiques de notre pays, bien que nous n’ayons pas pour l’heure un problème de capacité, mais plutôt une mauvaise répartition des capacités d’accueil, aussi bien du point de vue des normes et des équipements. Mais la conjoncture difficile dans le secteur du tourisme sénégalais pousse les hôteliers à fermer ; sinon à modifier leurs offres pour s’adapter a une clientèle nationale en version « VSD » et l’organisation de séminaires qui n’est pas rentable a long terme, puisque son organisation affecte les autres services de la chaine de valeur commerciale. Ce produit transforme l’hôtel comme un dortoir, qui devrait être des espaces de rêves, de détente, de loisirs qui procurent  plaisir et joie de découverte et d’expériences.
Mouhamed Faouzou DEME/Dakaractu/photo : Francis Desrousseaux

BOOSTER LES INFRASTRUCTURES

LE SENEGAL LEVE UN EUROBOND DE 299 MILLIARDS FCFA
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Le Sénégal semble résolu à mettre le paquet dans la construction d’infrastructures pour booster la croissance économique. En effet, notre pays vient de lever sur les marchés financiers, 299 milliards 250 millions  460 mille francs CFA (500 millions de dollars Usd). L’emprunt obligataire, d’une maturité de 10 ans, a été émis à un taux nominal de 6,25 %.
Pour financer certains de ses projets d’infrastructures, le Sénégal s’est ouvert aux marchés financiers, en levant un eurobond de 299 milliards 250 millions  460 mille francs CFA soit 500 millions de dollars sur les marchés internationaux. Un prêt lancé le 23 juillet dernier s’est passé comme lettre à la poste puisque le Sénégal est côté en crédibilité financière au plan international. L’emprunt obligataire, d’une maturité de 10 ans, a été émis à un taux nominal de 6,25 % et a attiré un carnet d’ordres de près de 4 milliards de dollars.
Ce recours aux marchés financiers par certains Etats africains qui entendent émerger, s’inscrit dans les bonnes perspectives de croissance économique qu’enregistre l’Afrique depuis quelques années déjà. 
Faible taux par rapport à 2011
Assurément, l’eurobond 2011-2021 émis par le Sénégal en mai 2011 avait également permis de mobiliser 500 millions de dollars, mais à un taux nominal de 8,75 %, soit 2,5 point de plus que celui levé mercredi dernier, selon Jeune Afrique et Financial Afrik que nous avons parcouru.
L’opération dirigée par Citigroup, Société générale corporate investment banking et Standard chartered, intervient trois ans après la dernière incursion du Sénégal sur les marchés financiers internationaux et s’est déroulée dans des conditions plus favorables au pays ouest-africain. Du reste, malgré la note similaire B1 attribuée par l’agence Moody’s, l’eurobond émis par le Sénégal affiche un coupon supérieur à celui lancé il y a une semaine par la Côte d’Ivoire (5,625%). Un écart qui s’explique sans doute par les meilleures perspectives de croissance d’Abidjan.
Pour rappel, le 16 juillet dernier, le Côte d’Ivoire avait lancé sur le marché financier un emprunt de 750 millions de dollars.
Dynamisme de l’économie africaine
C’est un engouement immodéré qui anime les financiers, confirmant ainsi, l’intérêt particulier des investisseurs, américains, britanniques, chinois, entre autres, à afficher une totale confiance dans la solvabilité.
Bref, le succès de l’emprunt opéré par la Côte d’Ivoire et le Sénégal en particulier qui a attiré un carnet d’ordres de 4 milliards de dollars, soit huit fois le montant sollicité par les Etats africains est la preuve tangible de la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest.
A quelques exceptions près, depuis décembre 2013, les Etats de la sous-région, ont levé plus de 7 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux, et à des taux nominaux inférieurs à 7 %. 
Jean Pierre MALOU/Susonline

30/10/2015

LE PAYS BASSARI EN FÊTE

À Bandafassi, le Festival des minorités ethniques
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La 4e édition du Festival des minorités ethniques se déroulera du 6 au 8 novembre 2015 au village communautaire de Bandafassi, dans la région de Kédougou, sous le thème « Préservation et valorisation du patrimoine culturel, véritable levier de paix et de développement durable. »
Ce grand rendez-vous sera un cadre de rencontre et de partage, mais surtout d’expression de la diversité culturelle des ethnies minoritaires du Sénégal oriental (Bassari, Dialonké, Koniagui et Bédick), et des autres communautés ethniques de la région de Kédougou comme les Peulh, Malinkés, Diakhankés et Sérères.
Le festival sera ainsi l’occasion de faire découvrir sous leurs différentes facettes la diversité et la richesse du pays Bassari, reconnu sur la liste du patrimoine mondial depuis 2002. La manifestation va se dérouler à travers des expositions ethnoculturelles, une mini-foire des produits artisanaux, des prestations de danses initiatiques, une rencontre des chefs coutumiers des différentes communautés, des séances de contes et des veillées culturelles.
Au total, plus de 400 participants, dont 50 par délégation pour les quatre communautés à l’honneur, sont attendus, mais aussi des centaines de festivaliers, en présence de représentant du ministère de la Culture et de la Communication, du Tourisme et des élus locaux.
Organisé par l’Association des minorités ethniques (AME), structure fédératrice des différentes communautés (Bassari, Dialonké, Koniagui et Bedcik), avec l’accompagnement du village communautaire de Bandafassi et le Centre culturel régional de Kédougou, ce festival qui était en veilleuse depuis quelques années a pu relancer sa 4ème édition grâce à l’appui du ministère de la Culture et de la Communication.
ausenegal.com/http://www.au-senegal.com/a-bandafassi-le-festival-des-minorites-ethniques,11626.html

NOTAIRE AU SENEGAL

4eme EDITION DES JOURNÉES PORTES OUVERTES :
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La profession de notaire expliquée aux usagers
« Le notariat est mal aimé parce que mal connu », faisait remarquer un ancien président du Conseil supérieur du Notariat français. C’est pour inverser cette tendance que la Chambre des notaires du Sénégal (Cdns) a initié la quatrième édition des Journées portes ouvertes et de consultations juridiques gratuites de deux jours au profit des usagers.
La quatrième édition des Journées portes ouvertes et de consultations gratuites initiée par la Chambre des notaires du Sénégal (Cdns) a été ouverte hier à l’hôtel de ville de Dakar en présence du Garde des sceaux, ministre de la Justice. Cette rencontre entre les notaires et les usagers qui a pour thème « le notaire au service de la paix sociale », se tient sur deux jours à l’hôtel de ville et au Complexe Léopold Sédar Senghor. Le ministre de la Justice a rappelé le rôle important du notaire. « Il joue un rôle important dans la pacification sociale, dans la médiation parce qu’ils sont à la fois acteurs juridiques, professionnels, économiques et sociaux », a déclaré Me Sidiki Kaba. « Acteurs juridiques, dit-il, parce qu’ils ont des connaissances qui permettent de concilier tous les citoyens qui ont besoin de leurs services. Acteurs professionnels, ils rédigent des actes qui ont une authenticité. Lorsque vous avez un document notarié, vous avez une preuve tangible entre vos mains ».
Aussi, poursuit Me Kaba, « les notaires sont des acteurs économiques parce qu’ils jouent un rôle dans la sécurisation de l’environnement des affaires ». Le Sénégal, de l’avis de M. Kaba, a été félicité et bien placé dans le classement de Douing Business. « Lorsque nous avons fait adopter la loi sur la société à responsabilité limitée (Sarl) en 2014 », précise le Garde des Sceaux. De la 159e place, le Sénégal se retrouve à la 156e, se situant dans le top des pays réformateurs, puisque passant de la 9e à la 6e place. La conviction du Garde des sceaux est que « les notaires ont joué un rôle important dans cette réforme parce qu’ils l’ont accompagnée à travers les émoluments qu’ils ont ramenés de 150 000 FCfa à 20 000 FCfa ».
Actes authentiques
S’agissant du rôle social, il soutient que « lorsque vous avez des problèmes à régler sur le patrimoine et sur tout autre acte qui peut engager votre vie, les notaires sont là et ils vous font des actes qui vous permettent d’atteindre vos objectifs ». Ainsi, à travers ces Journées portes ouvertes, souligne le président de la Chambre des notaires du Sénégal, Me Papa Sambéré Diop, « nous voulons faire comprendre aux citoyens qui est le notaire et quel est son rôle ». « Il est un juriste quelque part dont la mission est d’établir des actes authentiques, c’est-à-dire ce qui est vrai, avéré, incontestable, indéniable et indiscutable », a-t-il déclaré.
Ceux qui trouvent que les honoraires du notaire sont élevés, ne connaissent pas le métier. Quand on fait une répartition des frais, les émoluments sont quasiment insignifiants par rapport à la nature de l’acte. On a diminué nos honoraires de 150 000 à 20 000 francs Cfa pour la constitution d’une société », a expliqué Me Diop qui précise que « plus de 35 % des actes reçus par le notaire sont reçus à perte. C’est cela qui fait la péréquation entre les actes reçus à perte et d’autres actes pour trouver un équilibre ». Pour sa part, Mme Woré Thiaw, adjointe au maire de Dakar chargée de la démocratie participative et des droits humains et du dialogue citoyen, a salué la pertinence de l’initiative qui donne, dit-elle, « l’opportunité aux citoyens d’échanger, de recevoir des conseils et des orientations liés à la mission du notaire ».
Souleymane Diam SY/Lesoleil

29/10/2015

PONT DE ROSSO: ADOPTE!

Le projet de construction du pont de Rosso entre le Sénégal et la Mauritanie adopté
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La réalisation du pont de Rosso n’est plus qu’une question de temps. Au terme de la 12e session de la commission mixte entre le Sénégal et la Mauritanie, décision a été prise de conjuguer les efforts pour finaliser les études et trouver le financement de cet infrastructure.
Le Sénégal et la Mauritanie s’engagent dans la réalisation du pont de Rosso. C’est là une des principales conclusions de la 12e session de la commission mixte entre les deux pays qui s’est tenue à Dakar du 22 au 24 octobre.
Cette décision laisse espérer un règlement de l’épineux problème que constitue le franchissement de la frontière mauritanienne à la fois par les véhicules et les passagers.
«Il nous appartient d’agir en conjuguant nos efforts pour finaliser les études et trouver les financements nécessaires à la réalisation du pont de Rosso qui aura un impact certain dans la promotion de la coopération économique et commerciale entre nos deux pays», indique le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne à l’ouverture des travaux.
La commission mixte entre le Sénégal et la Mau­ritanie qui est présidée pour la première fois par les premiers ministres des deux pays s’est également penchée sur la question énergétique. «Avec la découverte de quantités non négligeables de ressources d’hydrocarbures dans nos sous sols respectifs, il nous incombe d’établir une bonne coopération afin que nous puissions ensemble tirer partie au mieux de cette richesse qui nous ouvre de bonnes perspectives pour doper nos économies», souligne M. Dionne.
Au terme de trois jours de travail, de nombreux accords ont pu être conclus. Ils portent sur le domaine de la santé, de l’enseignement supérieur, des affaires consulaires, des mines, de l’énergie, des transports routiers et de la justice, informe le Premier ministre sénégalais.
Mais la question des accords de pêche n’a pas non plus été occultée puisque les discussions se poursuivent entre les deux délégations, indique le ministre des Affaires étrangères du Sénégal. «La Mau­ritanie donne un quota au Sénégal chaque année. Mais le renouvellement de ces licences ainsi que la question du franchissement des frontières posent problème. Et nous espérons qu’une solution va être trouvée», indique Mankeur Ndiaye.
Même chose pour la libre circulation et l’établissement des Sénégalais en Mauri­tanie. D’ailleurs, indique le ministre des Affaires étrangères, le mois prochain, le ministre sénégalais de l’Intérieur se rendra en Mauritanie pour discuter plus amplement de questions liées à la sécurité, notamment la criminalité transfrontalière, les trafics illicites ou le vol de bétail.
«Nous sommes dans une région trouble et troublée et où des menaces pèsent, l’extrémisme violent, le terrorisme etc. Nos pays sont devenus très prudents et il faudrait que les questions de sécurité soient prises en compte», indique M. Ndiaye.
Mise en place d’un groupe d’impulsion
Les engagements pris par les deux pays sont confortés, informe Mankeur Ndiaye, par la mise en place d’un groupe d’impulsion dirigé par les ministres des Affaires étrangères des deux pays et comprenant les ministres de l’Intérieur, de l’Elevage, de la Pêche, de l’Energie et des Transports ainsi que tout autre ministre concerné.
Selon Mankeur Ndiaye, ce mécanisme va permettre de faire le suivi des décisions prises par la commission mixte. «Ce qui se passe généralement, c’est qu’après la commission mixte, chacun rentre dans son pays et on attend la prochaine session dans deux ou trois ans.
Cette fois, on a décidé de faire comme on a fait dans le cadre de notre coopération avec le Maroc et de mettre en place un groupe d’impulsion.» Ce groupe devra également faire le suivi des nombreux accords qui ont été signés à l’issue de cette rencontre.
Jean Louis Verdier/DakarEcho

LITTERATURE SENGALAISE A L'HONNEUR

Le roman d’un jeune Sénégalais, Terre ceinte, reçoit le prix Kourouma 2015
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Le Salon africain du livre de Genève a fermé ses portes dimanche 3 mai. Point d’orgue de ce rendez-vous incontournable des lettres africaines : la remise du prix Ahmadou Kourouma au sénégalais Mohamed Mbougar Sarr pour son premier roman « Terre ceinte ». Un livre magnifique qui nous fait pénétrer au cœur de l’âme des habitants d’une petite ville sahélienne, sous la coupe de milices islamistes qui font régner le silence et la terreur. Son nom ? Kalep, sorte de contraction entre Kidal au Mali et Alep en Syrie. Il ne s’agit cependant pas d’un roman « à la mode », qui surferait sur la vague de l’« actualité djihadiste ». Non, « Terre ceinte » rejoint l’universel, en posant la question de savoir comment chacun de nous réagirait dans une situation de tyrannie et d’oppression - collaboration, résistance, lâcheté, héroïsme – sans proférer le moindre jugement.
Lorsqu’on rencontre le lauréat du Prix Kourouma 2015, l’intensité et la profondeur de ses propos surprennent de la part d’un si jeune homme, qui fêtera ses 25 ans le 20 juin prochain. Cette gravité a également marqué le public présent au Salon africain du livre, lors de l’hommage rendu par Mohamed Mbougar Sarr à l’écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, reçu des mains du professeur Jacques Chevrier, président du jury : « Tout auteur africain francophone, en même temps qu’il admire Kourouma, l’envie un peu ; car il a accompli ce que chaque écrivain rêve peut-être secrètement de faire : réinventer une langue littéraire ». Il a enchaîné en dédiant son prix « à tous ces anonymes qui vivent dans une terre ceinte quelque part en ce monde, qui y composent avec la terreur et, trop souvent en meurent (…), ces drames silencieux qu’aucune caméra ne filmera parce que, voyez-vous, ce n’est pas très sensationnel ».
L’élément déclencheur qui lui a donné envie d’écrire « Terre ceinte » fut l’exécution d’une jeune fille et d’un jeune homme maliens, mis à mort pour s’être aimés sans être mariés. Même s’il n’a jamais mis les pieds à Bamako ou à Tombouctou, il s’est alors immergé dans cette réalité. « Il était important pour moi de mettre en scène toutes les formes de sentiments qu’on peut ressentir dans un univers assiégé, où règne la peur, décrire l’instinct de survie, de résistance, autant de sentiments qui se mêlent et dont mes personnages sont le reflet », raconte-t-il d’une voix posée, en buvant un thé à la menthe dans le brouhaha du salon du livre de Genève.
Mais que pense-t-il de ces nombreux jeunes qui en Afrique s’engagent aux côtés de groupes islamistes armés et autres Boko Haram ? Selon lui, la responsabilité des dirigeants africains est écrasante, incapables qu’ils sont d’offrir un avenir à leur jeunesse, privée de formation et de travail. « De nombreux jeunes n’ont aucune perspective ; ils se laissent alors séduire par des discours religieux intégristes, qui semblent porteurs de solutions à leurs problèmes, ou alors cherchent à gagner l’Europe, au péril de leur vie », constate-t-il, tout en relevant que les islamistes intégristes « détruisent les manuscrits, les bibliothèques, parce qu’ils n’aiment pas le savoir » – une réalité qu’il met précisément en scène dans son livre.
Né à Dakar, Mohamed Mbougar Sarr a, lui, passé son enfance à lire une vaste palette d’écrivains, de tous horizons, qui ont inspiré ses réflexions, et l’ont poussé à écrire à son tour. Une de ses nouvelles intitulée « La cale » a reçu l’année dernière le prix Stéphane Hessel 2014. Il poursuit actuellement ses études en France à l’École des Hautes études en sciences sociales, et prépare une thèse de doctorat sur la question du corps, dans le contexte du génocide rwandais. Un écrivain est né, une jeune pousse prometteuse, à suivre absolument.
Catherine Morand/Le Monde Afrique

UN BON RAPPORT POUR LE SENEGAL

Rapport Doing Business : Le Sénégal dans le top 10 des économies en progression
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Le Sénégal a fait son entrée dans le top ten des pays au monde qui ont réalisé des progrès sur le plan économique. L’étude de la Banque Mondiale note que le Sénégal est en train d’assainir son économie pour la rendre plus compétitive et cela grâce à l’accélération des réformes.
Le rapport place le Sénégal dans le lot des pays en voies de développement, qui ont accéléré le rythme des réformes économiques au cours des dix derniers mois. Des réformes qui ont  permis aux entreprises de créer et de gérer une entreprise en un  temps record.
Le document officiel note que l’économie sénégalaise presse le pas « En matière d’améliorations, le top ten inclut les économies ayant mis en œuvre au mois trois réformes au cours de l’année passée et amélioré leur classement ».
L'Etude du groupe de la  Banque Mondiale, constate des avancées  le rapport « De multiples réformes ont également été mises  œuvre dans plusieurs pays d’Afrique, et pour ce qui est de l’Afrique, l’économie la mieux placée reste l’Ile Maurice, classée 32éme au niveau mondial.
Le rapport ‘’Doing Business’’ 2016, constate par ailleurs que 85 économies en développement ont mis  en œuvre 169 réformes facilitant, l’environnement des affaires  au cours de l’année passée.
Khadim FALL/Pressafrik

LUTTE CONTRE LE TERRORISME

La psychose Boko Haram envahit le pays
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4 personnes arrêtées pour terrorisme au cours des 48 heures passées
L’imam Alioune Ndao Rechercher Alioune Ndao n’a rien vu venir. Cet imam résidant à Kaolack (centre) a été arrêté hier par des éléments du Groupement d’Intervention de la Gendarmerie Nationale, Gign , il est soupçonné d'appartenir à des réseaux jihadistes . Et comme si l’opération ne visée pas que l’imam Alioune Ndao Rechercher Alioune Ndao , trois autres personnes, Un homme et deux femmes ont aussi été arrêtés et mis à la disposition de la Dic.
Les autorités sénégalaises ne badinent pas avec la question du terrorisme . Au cours de ces 48 dernières heures, quatre présumés terroristes ont été interpellés par la gendarmerie, informe L'Enquête. Ils sont depuis hier dans les locaux de la Section de recherches de la gendarmerie nationale, à Colobane, où la sécurité a été renforcée pour la circonstance.
Les quatre personnes placées en garde à vue sont soupçonnées de préparer des actions subversives. Il s'agit d'un imam répondant au nom de Alioune Ndao Rechercher Alioune Ndao , habitant au quartier Ngane de Kaolack, soupçonné d'appartenir à des réseaux Djihadistes Rechercher Djihadistes . L'homme en question, bien introduite au sein de la ligue des Imams de Kaolack, a été contesté pour discours virulent et ses liens supposés avec des mouvements radicaux.
Il a été appréhendé au cours d'une intervention musclée par une vingtaine de gendarmes dans la nuit du lundi au mardi, vers 4 heures du matin. Les forces de sécurité ont également mis la main sur une voiture et de l'argent.
Deux autres arrestations ont lieu, presque au même moment. La Section de recherches de la gendarmerie a interpellé deux femmes habitant Guédiawaye, la banlieue dakaroise, et une quatrième personne, habitant Khar Yalla. Pour le moment, un lien n'a pas encore été établi entre ces quatre personnes. La Gendarmerie ne souhaite pas communiquer sur ce dossier estampillé "sensible".
Pour rappel il ya quelque jour, un imam qui est par ailleurs professeur de Histoire-Géographique a été arrêté à Kolda pour des présumés relations avec Boko Haram Rechercher Boko Haram . En 2014, un suspect du nom de Boubacar Diango Rechercher Boubacar Diango a été arrêté à Thiaroye
Sidy Djimby Ndao/Kaoci

28/10/2015

BOUM DES RESEAUX SOCIAUX

Explosion des réseaux sociaux au Sénégal : Les deux faces d'une révolution
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Les réseaux sociaux, moyens de communication aujourd’hui incontournables dans nos sociétés, sont de nos jours utilisés pour s’informer, discuter, faire de nouvelles connaissances etc. Facebook, Instagram, Twitter, Tango, Whatsapp Messenger, Imo, Skype, Messenger, Viber, sont les principaux réseaux qui nous permettent d’échanger, de publier, de partager des images, vidéos avec les amis.
Cependant, ces réseaux sociaux ne sont pas utilisés que par des adultes. Les adolescents aussi s’y invitent. Ils ne sont pas épargnés par les conséquences néfastes de ces réseaux sociaux. Facebook est devenu un réseau social où beaucoup viennent s’exposer. Photos et vidéos y sont publiés à longueur de journée. Contenus, qui tombent facilement, sans contrôle, entre les mains d’un public jeune ou adolescent. Si avant, il était quasiment impossible qu’un enfant pose les yeux sur du contenu  pornographique, aujourd’hui, à l’ère de Facebook,  tout est devenu plus facile. La drague y est devenue monnaie courante entre jeunes filles et dragueurs virtuels, sur fond de messages d’amour enflammés ou salaces. Le tout, sans que les parents soient au courant. Parfois, filles et garçons envoient des photos tout en exposant leurs corps et même leurs parties intimes.
 «Je me connecte pour communiquer avec les amis sans me déplacer et sans acheter du crédit. J’utilise Facebook, Whatsapp, Viber et aussi wahattpad qui me permet de lire des documents écrits par des ados de mon âge», explique Ndéye Ndoumbé Sarr. Fillette de 13 ans, élève en classe de 3eme, elle est férue de réseaux sociaux. Gaie dans son body blanc, tresses longues sur la tête, elle nous explique : «Pendant les vacances, je passe tout mon temps à naviguer sur ces réseaux sociaux. Car je n’ai rien à faire. Beaucoup d’inconnus m’écrivent sur Facebook et autres mais je ne réponds pas».
Si certains ados se connectent pour communiquer uniquement avec leurs amis, d’autres, en revanche, le font pour tisser des nouvelles amitiés et découvrir le monde tout en publiant et en échangeant des fichiers sur le web. Ousmane Sow, fait partie de ceux-là. «Je me connecte pour publier des photos, télécharger des images sur youtube, partager des vidéos sur Facebook, et je me fais de nouvelles connaissances».
Pas de connexion avant 18 ans
Aliou Dieng, lui est père de famille, évoluant dans l’événementielle. Il confie: «Moi je n’accepte sérieusement pas que mon enfant se connecte sur les réseaux sociaux vu leur impact sur l’éducation de nos enfants. Certains se connectent et communiquent avec des inconnus, s’envoyant des messages indécents. Ma fille ainée a 12 ans et ce n’est que durant les vacances que je lui donne un téléphone. Je ne lui télécharge que de la musique. Je ne condamne pas les autres enfants, mais moi je voyage trop, je connais ce qui se passe dans le monde. Donc je ne souhaite pas que mes enfants soient comme moi», indique le père de famille. «Lorsque mes enfants auront 17 ans voire 18 ans, ils seront libres de faire ce qu’ils veulent», dit-il.
Saliou Baldé, est un amoureux de Facebook. Pour lui, les réseaux sociaux c’est deux voies. La bonne et la mauvaise. «Ils nous permettent de nous informer, nous cultiver, de tisser des relations avec de nouveaux amis, de nous épanouir. Cependant, il y a du négatif. Car, certains ados passent tout leur temps dessus. C’est un espace qui leur offre toute la liberté pour s’exprimer. Ce qui verse parfois vers des échanges de photos et vidéos très intimes», explique-t-il. Pis, sur un domaine purement scolaire, le langage utilisé dans les échanges sur les réseaux sociaux, nuit beaucoup à la maitrise linguistique: « l'échange des Sms affaiblit la maitrise de la grammaire, l'orthographe et la conjugaison. J'invite les responsables scolaires, universitaires, parents et à tous les niveaux à une causerie avec les jeunes sur le "comment" se servir des réseaux sociaux». Et aujourd’hui, ils sont nombreux ces ados qui utilisent de fausses identités pour s’inscrire.
Mamadou Mansour Diop, est un jeune community manager.  Il explique: «L’internet est devenu un outil incontournable, parce qu'on peut en faire  divers utilisations. On travaille avec les réseaux sociaux dans nos activités. Les autres utilisent les réseaux sociaux pour échanger avec des amis, collègues, connaissances. Mais, comme on le dit, tout excès est nuisible. Les réseaux sociaux ont deux conséquences. Malheureusement, les conséquences négatives sont les plus énormes. Les enfants passent tout leur temps sur  Twitter, Instragam, Facebook en train de regarder les mêmes pages, des photos publiées par des inconnus, télécharger des images vidéos. Tout ça ne leur rapporte rien absolument dans la vie concrète. Ils s’enferment dans un monde virtuel tout en oubliant le monde réel», diagnostique-t-il. Pour lui, la primeur doit être donnée à la vie réelle : «Les jeunes ont plein d’autres choses à faire. Par exemple étudier ou partager des moments en famille, au lieu  de rester tout leur temps à naviguer sur les réseaux sociaux».
Cependant, si les jeunes ont envie de faire une bonne utilisation des réseaux sociaux, il y a plusieurs manières de le faire. «A cotés des conséquences négatives, l’internet ou les réseaux sociaux ont aussi une grande importance chez les enfants. Les réseaux sont utilisés dans le cadre  du travail. On peut y apprendre comment rédiger un rapport de stage ou un mémoire. Actuellement  il y a des écoles, des établissements qui sont en train d’utiliser Facebook comme moyens d’apprentissage aux jeunes tout en créant des groupes pour les différentes salles de classes. Ils postent les supports de cours sur le réseau. Les membres de la classe inscrits y reçoivent le support du cours. Messenger et Viber sont aussi utilisés pour réviser ensemble compte tenu de la distance», ajoute-t-il.
Les parents, les véritables coupables
Basile Niane, lui, n’est plus à présenter dans le milieu sénégalais des nouvelles technologies de l’information et des réseaux sociaux. Il explique que l’utilisation des réseaux sociaux est devenue un fait très banal aujourd’hui. «Parce que l’avancée des nouvelles technologies de l’information et de la communication a permis à chacun d’avoir un téléphone ou Smartphone. Les ados on les voit même avec des Ipads, alors qu’ils n’ont même pas 10 ans et ils commencent à utiliser ces réseaux sociaux. Nous sommes en 2015, les enfants ne doivent pas être comme leurs parents qui n’ont pas connu les Ntic. C’est le temps qui l’impose», explique-il.
Pour M. Niane, «les réseaux sociaux sont comme un couteau à double tranchant». «Il faut savoir les utiliser. La mauvaise utilisation des réseaux sociaux est causée  par les parents. C’est eux qui donnent aux enfants ces machines là. Ils doivent avoir la protection des parents. Avec ces Smartphones les jeunes ont la possibilité de publier des photos, regarder des films pornographiques. C’est aux parents de vérifier ce que les enfants font sur ces réseaux. Nous avons vu beaucoup de choses dans les réseaux sociaux. Des gens qui ont été tués, violés, cambriolés. Aujourd’hui les gens ne font plus la différence entre vie privée et vie publique. Avec les ados, ça devient plus grave. Pour attirer, elles pensent qu’il faut publier des photos où elles sont à moitié habillées ou très sexy. Les jeunes ne vont plus sur les sites internet pour lire. Ils passent leur temps sur Facebook, Twitter, cela permet de connaitre beaucoup de choses mais tout excès est nuisible. Cela peut même causer des maladies psychiques», avertit Basile Niane.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux occupent une place centrale dans la communication sociale. Ils ont des bons comme de mauvais côtés. A chacun de savoir bien s’en servir.
Rayhanatou DIALLO/Seneweb

MBOUR ETOUFFE

MBOUR : Une commune asphyxiée par une croissance anarchique
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La ville de Mbour a connu ces dernières années un boom économique notoire, accompagné d’une explosion démographique sans précédent. Cette croissance spectaculaire a eu son corollaire avec une augmentation des difficultés dans le vécu des populations (insalubrité, dégradation de la voirie, inondations, déficience de l’éclairage public, etc.). Les autorités municipales veulent aujourd’hui relever ces multiples défis, mais comptent sur le soutien de l’État pour atteindre l’émergence.
Le développement urbain de la commune de Mbour a connu des excroissances anarchiques qui lui donnent un visage hideux. Véritable carrefour commercial, la ville occupe une place importante dans le système socio-économique de la région de Thiès. Elle continue à attirer des populations venant de l’extérieur et à jouer un rôle central dans les flux d’échanges commerciaux. Son dynamisme économique provient essentiellement de l’essor des activités halieutiques et du développement du secteur touristique.
Mais ces potentialités ne profitent pas totalement à la ville qui suffoque du fait de l’accumulation des problèmes. Comme toutes les grandes villes, Mbour doit faire face à plusieurs difficultés liées à la dégradation de la voirie sur les grands axes de circulation, l’inexistence de canaux d’évacuation des eaux usées, l’insuffisance de canaux de drainage des eaux pluviales, l’insuffisance du système de collecte des ordures ménagères, la déficience de l’éclairage public dans beaucoup de quartiers.
Mbour n’a pas l’aspect d’une ville moderne et développée. Il ressemble tout simplement à un village qui s’agrandit anarchiquement, avec une très forte concentration de la population dans les quartiers centraux et péricentraux que sont Thiocé-ouest, Thiocé-est, Tefess, Diamaguène, Zone Sonatel, Médine, Bey Deuk, Grand Mbour, etc.
Dans divers endroits de la ville, l’incivisme et l’anarchie se côtoient quotidiennement dans une infernale ambiance, mettant chaque jour à rude épreuve les nerfs des habitants qui contribuent parfois à la dégradation de leur cadre de vie. Plusieurs actions ont été initiées par la municipalité, mais elles restent insuffisantes par rapport aux attentes.
La gestion et la collecte des ordures ménagères restent une problématique qui se pose avec acuité. Dans ce grand centre urbain, l’insalubrité règne en maître. Mbour a vu, ces derniers temps, son cadre de vie connaître une dégradation allant crescendo.
L’équation de la gestion des ordures
Dans beaucoup de quartiers, la saleté fait partie du décor. Même le jardin public, cet espace vital squatté en permanence par des vendeurs, les mendiants, les déficients mentaux et les sans-abri, n’est pas épargné. Le ramassage des ordures ne se fait pas correctement. Aux failles de la collecte, s’ajoute l’incivisme des citoyens qui déversent les ordures un peu partout. « L’assainissement, c’est un problème particulier, national », a indiqué le premier magistrat de la ville. S’agissant  de l’insalubrité de la commune, le maire Fallou Sylla, dédouanant la municipalité, a argué l’indiscipline des populations et le manque de moyens pour justifier le visage peu attrayant qu’offre Mbour. Pour Fallou Sylla, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les habitants y ont leur part de responsabilité. « L’incivisme des populations qui ne veulent pas garder les ordures chez eux en attendant le ramassage contribue à l’insalubrité notée dans la ville. Certains jettent les déchets dans les rues et on a l’impression qu’il y a toujours des ordures. Or, chaque jour il y a ramassage », a soutenu le maire. Mais ce fait n’empêche pas la municipalité de prendre à bras le corps ce problème. « Il y a l’Ude qui nous vient en appoint. Nous avons aussi nos partenaires étrangers qui s’apprêtent à venir. C’est le cas de Limoges. On a eu six bennes tasseuses », a fait savoir Fallou Sylla. Selon le maire, l’assainissement coûte très cher à la ville de Mbour. « On dépense à peu près 14 millions par mois. Si l’on avait les moyens de le prendre en charge, on l’aurait fait. Mais la ville est devenue très grande et pour dérouler un programme de ramassage c’est tout un problème. Mais on fait de notre mieux pour satisfaire les populations », a-t-il indiqué.
La défaillance de l’éclairage public est visible au centre-ville. Les artères principales, notamment la route nationale qui traverse le territoire communal sur une dizaine de kilomètres, n’échappent pas à ce phénomène. Même si l’extension du réseau électrique a connu des avancées significatives, le fait est assez aberrant pour une ville qui aspire à l’émergence. « On est en train de faire du bon boulot pourvu que ça continue, car la population est impatiente sur certains problèmes ».
Des inondations récurrentes
La question des inondations est devenue un casse-tête pratiquement insoluble. En dépit des nombreuses actions initiées par la municipalité pour lutter contre le phénomène, la solution magique tarde toujours à être trouvée. Conscientes des déconvenues que causent chaque année ces pluies récurrentes, les autorités municipales ont, comme à chaque saison des pluies, mis en branle leur offensive contre les inondations, mais les efforts n’ont pas été suffisants. Les systèmes de la mairie pour contrer les inondations ont montré leurs limites. Les nombreux efforts ne sont pas suivis d’effets en dépit des investissements consentis. Même constat sur la voirie où le spectacle de la stagnation de l’eau se répète chaque année. L’exceptionnelle intensité des précipitations enregistrées cette année a engendré des inondations dans la commune, assiégeant certaines voies stratégiques de la ville. Avec l’ampleur de l’eau à chaque saison de pluies, on est tenté de dire que la solution appropriée est loin d’être trouvée. Ce qui fait que, selon Fallou Sylla, Mbour fait partie des villes les plus inondées. Pour le maire, beaucoup d’efforts ont été entrepris. Mais, pour faire face à ces intempéries hors normes, l’aide de l’État est indispensable. « Les inondations comme l’avancée de la mer sont autant de problèmes qui dépassent la mairie. Il faut que l’État intervienne. La mairie, avec ses maigres moyens, a loué des hydro-cureurs, mais cela n’a servi à rien à cause de l’intensité des pluies », soutient le maire. À son avis, il faut de gros investissements pour régler définitivement cette équation. C’est dire que la question est difficile à résoudre et impose une implication conséquente des pouvoirs publics.
Aujourd’hui, Mbour est en chantier, selon le maire, et la ville ne pourra respirer qu’une fois sa mue terminée. Car les nombreux chantiers ouverts simultanément dans le centre-ville ont engendré pour leur faisabilité beaucoup de tracasseries pour les habitants dans leurs déplacements. Les Mbourois ne sont pas encore sortis de l’auberge. Et leur calvaire durera tant que dureront ces travaux qui concernent le réaménagement de routes pour une bonne fluidité de la circulation dans les grandes artères et, notamment au centre-ville, la réalisation de réseaux de drainage des eaux, etc.
Émerger avec l’appui de l’État
En quête d’un développement harmonieux, Mbour ne veut pas rater le train de l’émergence. Selon le maire Fallou Sylla, cette émergence passe par de grands projets structurants. Et pour cela, le soutien de l’État est primordial. « Mbour est la troisième ville du Sénégal, il faut donc que l’État nous aide. Nous avons signé avec des partenaires italiens pour 70 km de route et 70 km d’électricité, mais il nous faut une garantie de l’État du Sénégal. Malheureusement, depuis deux ans, nous courons derrière cette garantie », a déploré le maire.
« Nous travaillons dans le cadre du Pse. L’État nous a instruit d’aller voir des partenaires public et privé. Maintenant, les partenaires sont venus et sont prêts à financer la reconstruction du marché central qui est très vétuste. Ils vont tout raser et construire un nouveau marché à deux niveaux. Ce projet va prendre en charge la construction d’un marché agroalimentaire. Ce projet, qui entre dans le cadre de la coopération décentralisée, va nécessiter une enveloppe de 27 milliards alors que le budget de la mairie ne dépasse pas les deux milliards. Dans le cadre du Plan Sénégal émergent, nous lançons un appel à l’État pour réaliser tous ces projets », a dit le maire qui est d’avis que l’émergence de la ville de Mbour passe par des projets de cette envergure. Leur réalisation permettra, selon Fallou Sylla, de changer considérablement le visage de la ville et d’en faire une localité où il fait bon vivre. « C’est dans l’intérêt de l’État de nous aider à concrétiser ces projets. Les populations savent que la mairie ne peut pas tout faire, c’est pourquoi elles attendent beaucoup de l’État. Dans la coopération décentralisée, tout est possible, mais il faut la garantie de l’État pour arriver à ses fins », a relevé le maire.
Mobilité urbaine : Un véritable casse-tête pour les usagers !
Mbour étouffe. Des embouteillages monstres se forment chaque jour sur les différents axes routiers et principalement sur la RN1. La croissance du parc automobile, la demande chaque jour plus importante du transport, la multiplication des déplacements dans et hors de la ville, le manque d’infrastructures routières et les camions ont engendré une circulation routière enchevêtrée. Cette situation, selon le maire, ne trouvera sa solution que dans l’initiative du plan de circulation.
Circuler à Mbour est devenu infernal. La ville, traversée par la RN 1 Dakar-Kaolack et la route départementale n° 101 vers Joal-Fadiouth, est envahie par les automobilistes et plusieurs bouchons se forment sur ces principales artères. Tout le trafic en provenance de Dakar et se dirigeant vers le Sud et l’Est du pays passe par cette ville qui assume un rôle de relais, de carrefour. Comme c’est devenu une habitude ces dernières semaines, la RN 1 connaît des embouteillages monstres qui se multiplient et se perpétuent à longueur de journée. Le nombre très important de véhicules empruntant cet axe crée une véritable anarchie. La circulation est rendue plus difficile encore par les camions transportant des marchandises qui utilisent régulièrement cette voie.
Le centre-ville n’est pas épargné. La circulation pose aussi problème sur l’avenue Demba Diop. Et l’équipe municipale est consciente de cet état de fait. D’ailleurs, a fait savoir le maire de la ville, des solutions sont envisagées et elles seront mises en œuvre graduellement. Parmi les solutions envisagées figure un nouveau plan de circulation. « La commission transport s’est réunie pour définir un plan de circulation qui sera bientôt déroulé. On s’y attèle et les choses vont changer sous peu », a dit Fallou Sylla. Selon lui, tout sera fait pour rendre la ville plus circulable. Ce nouveau projet préconise la fluidité de la circulation dans les grandes artères et suggère la réalisation de ralentisseurs, l’installation de feux optiques de panneaux de signalisation, de panneaux d’indication. Un programme de réhabilitation de la voirie accompagnera aussi ce plan.
Aujourd’hui, Mbour est devenu une attraction pour les automobilistes qui viennent de toutes les localités du Sénégal pour gagner leur vie. Près de 3.000 taxis sont en circulation et sillonnent quotidiennement la ville et, selon M. Sylla, « beaucoup de jeunes ont trouvé dans le transport urbain un créneau porteur. Ils viennent de Thiès, de Dakar, de Fatick, de Kaolack et de partout pour gagner leur vie à Mbour ».
Aujourd’hui, des réaménagements de routes sont en train d’être faits pour assurer une bonne fluidité de la circulation dans les grandes artères, notamment au centre-ville, a expliqué le maire. « On est en train de réorganiser le secteur pour pouvoir alléger nos routes qui se sont dégradées durant l’hivernage. Toutes les routes seront refaites avec l’Agence de développement municipal (Adm) et nos partenaires de l’Ageroute. D’ici deux mois, tous ces problèmes seront de vieux souvenirs », a assuré Fallou Sylla.
En outre, a indiqué le maire, il y a des routes à créer et d’autres à réparer. Parmi celles-ci figurent celle de l’avenue Sana Daffé, l’axe Darou Salam-Oncad, et aussi l’avenue Diogoye Basile Senghor. « Sur cet axe, nous avons beaucoup de problèmes, car il y a beaucoup d’eau qui converge vers cette route-là. C’est une particularité. Les ingénieurs ont vu qu’il nous faut des radiers, des systèmes d’évacuation des eaux. Avec l’Ageroute et les ingénieurs qui sont sur le terrain, on va travailler autrement pour pouvoir les sauvegarder longuement », a expliqué le premier magistrat de la ville.
Samba Oumar Fall/Lesoleil

TOUS A ST LOUIS CES 3 JOURS!

les régates vont exposer toute la splendeur culturelle de GUET-NDAR".

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Saint-Louis s’apprête à revivre les intenses moments d’ambiance des régates. Le programme de cette communion culturelle et sportive qui se déroule du jeudi 29 au samedi 31 octobre augure une fête en apothéose dans laquelle plusieurs activités citoyennes et civiques sont inscrites.
L'édition 2015 auréolée d’innovations permettra de créer, selon le Président du comité d’organisation  des régates, EL Hadji Moctar GUEYE, un espace d’émulation culturelle et d’expressions artistiques dédiées aux jeunes habitants de la Langue de Barbarie à travers des représentations scéniques primées.
Des randonnées pédestres de sensibilisation sur les dangers de la sédentarité, des opérations de nettoiement des berges du fleuve seront organisées en marge de ces régates qui mettront 6 pirogues en compétition.
Du chant du Fanal, à la procession des faux lions, en passant un carnaval grandeur nature, de riches pans de l’histoire culturelle et du patrimoine immatériel de Saint-Louis seront exposés, au cours de cet événement, soutenus par des Partenaires dont Tigo, Cfao, la Mairie de Saint-Louis, la Soboa, la Rts, le Port autonome de Dakar, les ministères de la Santé et du Sport.
Ndarinfo

OUMAR SANKHARE N'EST PLUS

Oumar Sankharé, deuxième agrégé de grammaire après Senghor, tire sa révérence
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Le professeur agrégé de grammaire, le deuxième du Sénégal après Léopold Sédar Senghor, est décédé lundi à l'âge de 65 ans, des suites d'une longue maladie, rapportent les médias sénégalais.
M. Sankharé avait une santé chancelante ces dernières années, et fut même hospitalisé en France.
Il a été nhumé mardi à Thiès", sa ville natale à environ 70 km à l'est de Dakar
"C'est le deuxième agrégé de grammaire du Sénégal après Senghor" en 1935, agrégation obtenue en 2011, "mais il était déjà agrégé de Lettres classiques" depuis 1983. Il enseignait depuis trois décennies.
Formé au Sénégal et en France, auteur de plusieurs ouvrages écrits seul ou avec d'autres ("La nuit et le jour", "Youssou Ndour le poète", "Notes sur Ethiopiques de Léopold Sédar Senghor"...), Oumar Sankharé était perçu dans son pays comme un des fils spirituels de Senghor, poète, académicien et premier président (1960-1980) du Sénégal, décédé en 2001.
AFP

LE N°1 MONDIAL CONSTRUIT A l'AIBD

Dubaï Ports World va construire une zone franche logistique au Sénégal 
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L’opérateur portuaire émirati Dubaï Ports World  (DP World) a annoncé, dans un communiqué publié le 24 octobre, avoir signé un protocole d'accord avec le gouvernement sénégalais pour construire et développer une zone franche logistique à la périphérie la capitale de Dakar.
Cette zone sera construire près du nouvel aéroport international Blaise-Diagne, non loin du terminal à conteneurs du port de Dakar géré par DP World, a-t-on ajouté de même source, sans divulguer le montant des investissements prévus.
La nouvelle plateforme logistique sera ainsi le complément de ce port présenté comme étant le plus grand en termes de capacités, en Afrique de l’Ouest depuis la construction d’un deuxième terminal à conteneurs en 2011.
Le protocole d’accord relatif à la zone logistique a été signé à Dakar par le sultan Ahmed bin Sulayem, président de DP World, et le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Mankeur Ndiaye.
Le sultan Ahmed bin Sulayem a déclaré, à cette occasion, que ce projet est en ligne avec l'objectif des Emirats arabes unis de soutenir la croissance et le développement dans des pays amis comme le Sénégal. «Le projet s’inscrit dans le cadre de notre engagement à aider ces pays amis à se doter des infrastructures nécessaires pour le commerce et le développement économique, en particulier dans le domaine des activités portuaires, dans lequel DP World est un leader mondial avec 65 terminaux exploités actuellement à travers le monde», a-t-il dit.
Ecofin

27/10/2015

25ème PLUS PAUVRE OU EN CROISSANCE?

Roger Nord, Directeur adjoint Afrique du Fmi : «Le Sénégal se porte bien»
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Le Sénégal se porte bien, a déclaré, ce mardi 27 octobre 2015 Roger Nord, directeur adjoint du département Afrique du Fmi, en marge de la cérémonie de présentation du rapport portant sur les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne à Dakar.
M. Nord est allé dans le même sens que le ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Bâ, qui avait démenti l’information selon laquelle la croissance économique sénégalaise connaissait un recul.
«Pour confirmer ce que le ministre vient de vous dire, le Sénégal se porte bien. Le taux de croissance en 2015 du Sénégal est supérieur à celui de la moyenne africaine et pour 2016, dans nos anticipations, ce sera de même. Est-ce que le Sénégal peut faire encore mieux ? Bien sûr ! C’est bien pour cela que le Pse a des objectifs ambitieux. Des objectifs que, au Fmi, nous soutenons pleinement. Et avec les réformes envisagées, nous sommes tout à fait d’accord avec le ministre que le taux de croissance augmentera davantage».
M. Nord relève que «les taux de change jouent un rôle. Il n’y a pas de changement qui concerne le Sénégal, il n’a pas reculé, il reste à la même place. Et la deuxième chose à dire en 2015 et 2016, les taux de croissance envisagés au Sénégal sont supérieurs à celle de l’Afrique subsaharienne et c’est important. Il reste maintenant plus à faire afin que le taux de croissance augmente davantage».
Youssoupha MINE-Senewebnews/Seneweb.com

STAGES "MUSIQUE ET DANSE" A SALY/SOMONE

Stages de musique et de danse à Saly/Somone
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Les stages proposent des cours de danse africaine, de capoeira, de hip-hop, de percussions, et de sophrologie/tai chi. Une journée complète et 3 demi-journées libres (notamment la première matinée et la dernière après-midi).
Le professeur principal, Seydouba Camara est guinéen, d’ethnie Soussou, pratiquant l’art depuis son plus jeune âge, doté d’une forte expérience et possédant un grand professionnalisme. Il a intégré la troupe du Circus Baobab à l’âge de 15 ans, puis fut sélectionné parmi les meilleurs artistes pour faire une tournée dans l’Afrique de l’Ouest, et a fini par s’installer au Sénégal, depuis 2006, où il a créé la troupe Cirque Konfon d’Afrique en 2010, et le centre culturel Métissé en 2014. Ses cours et spectacles sont très prisés, réputés dans le pays.
Les autres intervenants, guinéens et sénégalais, sont tous formés de manière professionnelle, et transmettent leur savoir-faire patiemment et passionnément. De nombreux toubabs et locaux fréquentent les différents cours et ateliers de Seydouba Camara. Informez-vous, de quoi passer un séjour riche au Sénégal.
https://www.facebook.com/events/1696247277265041/
https://centreculturelmetisse.wordpress.com/
contact: centremetisse@gmail.com

NOUVEAU SITE WEB A DAKAR

Nouvelles de Dakar
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Pauline Bouveau a débarqué à Dakar! Avec dans ses (solides) bagages une jolie expérience en communication, en webmarketing entre-autres.
Journaliste, chroniqueuse, rédactrice, globetrotteuse, Pauline a quitté la France pour débarquer au Sénégal après un riche crochet par la Thaïlande.
Après avoir goûté au pays, voyagé, elle peaufine son but: ouvrir une nouvelle fenêtre de Dakar et du pays de la Téranga sur le net.
Lancement du portail en juillet 2015 avec, évidemment, un support Facebook.
En un seul trimestre, Pauline ancre "Nouvelles de Dakar" sur la toile. Un magazine en ligne qui propose des sujets d'actualité, de société, des évènements culturels, des infos pratique et tous les bons plans et bonnes adresses pour faciliter son quotidien à Dakar et/ou son voyage au Sénégal. Des partenariats se créent, des liens, des références aussi. Son business est lancé!
Suite à sa demande, "Blackrainbow" (yveslebelge/salysenegal/Facebook senegal) lui donne volontiers un petit coup de pouce, un éclairage amical. Son boulot est "rek" et mérite une large audience.
Le site: http://nouvellesdedakar.com
Le Facebook: https://www.facebook.com/nouvellesdedakar

ST LOUIS RISQUE LE DECLASSEMENT

Agressions sur le patrimoine : Saint-Louis à la porte du déclassement.
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Le directeur du patrimoine culturel a déclaré jeudi que beaucoup de dérives sont perpétrées sur le patrimoine de l’ile de Saint-Louis. Ces actes illégaux sont matérialisés par « de nombreuses initiatives et petites réhabilitations entreprises par des particuliers », a-t-il expliqué, ce matin. 
«  Cette situation risque de faire perdre à l’Ile de Saint-Louis, sa cohérence. Saint-Louis risque d’être rayée de la liste de patrimoine et cela va constituer une grosse perte pour l’humanité et le Sénégal », a dit Hamady BOCOUM qui s’exprimait en marge d’une réunion d’information et de sensibilisation sur le projet d’élaboration d’un plan d’action actualisant le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV). 
Le directeur du patrimoine a signalé que sans l’adoption d’une « tolérance zéro » sur ses agressions contre les orientations techniques indiquées par les experts pour la gestion et la conservation de l’ile, Saint-Louis risque de perdre cet acquis. 
Le Gouverneur adjoint de Saint-Louis chargé des affaires administratives qui a regretté la léthargie des acteurs a invité le comité de sauvegarde mis en place à plus d’engagement pour traduire de manière opérationnelle les mesures prises pour sauvegarder le patrimoine. 
« Si des mesures hardies ne sont pas prises, Saint-Louis risque d’être sanctionnée », a dit Ababacar KANE, révélant l’urgence d’une symbiose forte des acteurs concernés pour « restaurer la valeur culturelle » de la ville. 
L'état du patrimoine à Saint-Louis est alarmant : 10 à 20% des constructions menacées de ruine et plus de 30% nécessitent de grosses réparations... Les rares restaurations effectuées ne respectent pas les détails de façades : encadrements moulurés des baies, balcons en bois ou en ferronnerie surmontés d'auvent couvert en tuile, coloration des enduits. 
Pourtant, le classement au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000, couronne une série d'études et de missions, d'initiatives et d'actions d'information et de sensibilisation, mais la population saint-louisienne ne semble ne pas mesurer l’importance de cet enjeu, déplore un acteur du tourisme, au cours de cette réunion. 
Des techniciens de l’Agence de Développement (ADC) ont indiqué que plusieurs actions de sensibilisations ont été menées en collaboration avec la Commune et rappellent que des mesures fermes doivent être prises pour sauver Saint-Louis de cette menace de déclassement qui pèse sur elle. 

NDARINFO.COM

NOUVEAU DEGUERPISSEMENT A SALY CARREFOUR

Déguerpissement des chauffeurs au croisement Saly Mbour
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Les chauffeurs de taxi clandos qui faisaient du croisement Saly Portudal leur gare routière ont eu aujourd’hui une très grande surprise. En effet, ils ont reçu la visite des agents de la mairie de la localité ce matin.
Cette visite consiste tout simplement à leur faire quitter les lieux. Il est vrai que cette décision n’enchante pas les conducteurs. Mais ils reconnaissent néanmoins qu’ils avaient occupé illégalement ce croisement. C’est dire,  ils n’avaient aucune autorisation préalable d’une quelconque autorité de la ville.
Du côté des riverains de la localité, ceci devrait être fait depuis très longtemps. Ils ont poussé un ouf de soulagement. Car, l’occupation du croisement par les conducteurs de clandos y a semé le bordel, le désordre ainsi que le banditisme. Cet endroit est très dangereux à certaines heures pour certaines personnes.
Un habitant déclare que le croisement Saly demeure un coin de rencontre de tous les malfaiteurs de la ville de Mbour et de ses alentours.
Fatou Sakho/Senenews

26/10/2015

DINDEFELO EN PAYS BASSARI

A la découverte des chutes Dindéfelo
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Il existe au Sénégal des endroits qu’il faut nécessairement visiter pour découvrir et apprécier toute la beauté du paysage sénégalais.
Parmi eux les chutes de Dindéfelo, situées dans le département de Kédougou. Raconté par la population locale (en majeure partie peulh) le site aurait été découvert en 1923 par un chasseur nommé Manga Dian Pathé.
« Des endroits comme Dindéfelo sont d’une valeur  inestimable pour le tourisme sénégalais, ce site fait partie des merveilles de ce pays mais comme il n’est pas mis en avant certains touristes vont jusqu’au Kenya ou en Ethiopie pour voir de tel paysage alors qu’ils auraient pu venir au Sénégal », explique Ismael Kambell de la plateforme hôtelière Jovago, qui œuvre pour la promotion de la destination du pays de la Téranga.
Figurant sur la liste des sites classés, Dindéfélo, comme pour dire au pied de la montagne en langue peulh, est un site géant. Une cascade d’environ 80 mètres de haut et qui à elle seule fait la fierté du pays Bassari.
Pour les amoureux de la nature, un tel décor de quiétude n’est comparable. C’est  un véritable paradis vous diront ceux qui ont déjà eu la chance d’y aller, un spectacle magique de bruit d’eau et de chants d’oiseaux qui vous berce sous la brume de la forêt dense qui l’abrite.
Dindifelo
Au pied de la montagne, une gigantesque piscine naturelle, qui d’après les autochtones aurait des vertus thérapeutiques. Comment ne pas croire à cette histoire tellement le spectacle qui s’offre aux visiteurs est magique. Et comme la nature a plutôt été généreuse de ce côté du Sénégal, la localité de Dindéfélo possède une immense réserve d’animaux où l’on peut découvrir de nombreux mammifères dont des singes, des chimpanzés mais aussi de nombreuses espèces d’oiseaux qui ont pris refuge dans ce magnifique jardin d’éden.
Et si l’envie vous prend de mieux connaitre la culture Bassari, ce que nous vous conseillons vivement, c’est de  visiter le petit village où les sages vous raconterons avec enthousiasme  l’histoire de ce petit coin de paradis encore méconnu et  qui ne demande qu’à être visité. Le peuple autochtone est un savant mélange de culturel, de partage et de convivialité.
Avec une telle magnificence on se demande bien comment les chutes de Bassari reste jusqu’ici peu visitées et très peu connues du grand public.
Pourtant Dindéfélo est un endroit plein de charme qui pourrait chaque année, si le site est mieux promu, attirer de nombreux touristes à la quête de nouvelle aventure.
JovagoAfrique

25/10/2015

SALE TEMPS POUR LE TOURISME

SALE TEMPS POUR LE TOURISME
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Ce n’est pas la diversité des destinations qui manquent, ni les attraits naturels et culturels, mais plutôt une grande prise de conscience et une forte volonté politique
Quoi que l’on lise et quoi que l’on entende de nos dirigeants, le sujet de la rentrée ou plutôt le mot d’ordre établi au plus haut niveau, semble être la relance de notre tourisme, national et international. Réalité ou fiction ?
Le tourisme, on en parle toujours comme d’un marronnier, dans les creux de l’actualité chaude. On se réveille, on s’agite, on en fait une tartine et puis elle ne dégouline même pas.
Je blague mais enfin imaginons un peu, si c’était vraiment cela la priorité, si la clé était là, sous nos yeux : un Sénégal paisible et accueillant, une enclave de paix en Afrique, un berceau de l’humanité moderne et démocratique. Un Sénégal réconcilié qui ouvrirait au monde entier sa nature, ses cultures, sa gastronomie, ses rythmes et ses couleurs.
Non, excusez-moi, je rêve. Je délire, même. Il nous faudrait un peu plus de volonté et surtout une organisation des structures et des personnels pour un tourisme digne de ce nom… Un ministre qui boude le plus grand salon du tourisme du monde pour des détails de prise en charge et autres sornettes : je ne peux que m’en accabler tant c’est abracadabrantesque.
Pas besoin de beaucoup voyager pour s’apercevoir que le tourisme est un métier. Et c’est aussi une industrie, une grosse industrie qui peut générer des richesses pour tous et des milliers d’emplois durables pour notre pays. Des Sénégalais dans le tourisme, vous en voyez à l’étranger et ils font partie des meilleurs. Demandez à nos frères marocains pourquoi tant de nos compatriotes excellent dans leur métier chez eux ou ailleurs dans le monde, et jusqu’aux Etats-Unis.
Pour réussir la relance du secteur touristique chez nous, le Président Macky Sall en appelle à son «excellence», par «l’adaptation aux normes internationales de nos réceptifs touristiques et hôteliers, la professionnalisation des personnels en activité ainsi que l’accélération du développement de nouveaux sites et zones touristiques». Il demande également la contribution de notre réseau diplomatique et consulaire. Mais, n’était-ce pas déjà le cas ? Pourquoi pas tant que l’on y est, demander à la classe politique d’arrêter la violence verbale et ces cirques qui donnent une image déplorable de notre pays autant à l’interne qu’à l’international ?
Mais revenons à nos moutons, où plutôt à notre ciel d’azur que nous envie le monde entier. Allez disons-le, le Sénégal est un pays merveilleux, avec une diversité culturelle et géographique extraordinaire. Mais que faisons-nous de ce trésor ? Nos produits touristiques sont raplapla et mornes… Ils restent peu diversifiés et n’ont guère évolué depuis des années.
Dans la plupart des zones, on peine à inculquer une culture touristique entreprenante, afin de réduire la forte saisonnalité du tourisme mais aussi pour ne pas, exclusivement, miser sur les arrivées de touristes étrangers.
Voilà entre autres pourquoi le secteur du tourisme sénégalais, qui dispose pourtant de toutes les qualités des destinations recherchées, est en berne au lieu d’être au beau fixe. Manque de professionnalisme ou de professionnels reconnus, manque d’idées, de folie, de créativité, de renouvellement de l’offre et de véritable volonté politique, au-delà des mots vides de sens et d’action d’éclat sans lendemain.
La volonté politique ? Parlons-en. Certes des mesures ont été prises et c’est une bonne chose, comme celle de la suppression de ce stupide visa payant pour l’entrée au Sénégal. Mais est-ce suffisant quand il est temps de dépasser la mesure pour bâtir un vrai plan de relance globale du tourisme ?
Parlons de «relance globale» et par le détail. Commençons par notre capitale, car le tourisme, c’est d’abord une capitale. Que fait-on à Dakar pour recevoir les touristes ? Dakar est sale ! Et pire depuis la fête de la Tabaski, c’est un doux euphémisme que de le dire. La gérante de l'hôtel la Madrague à Ngor est assaillie par les poubelles à même les chambres des touristes. Quand pourra-t-on enfin faire comprendre à nos compatriotes qui jettent tous ces abats dans les caniveaux que ça les bouche, qu’un caniveau n’est pas un dévidoir ? Que les poubelles se trient, qu’il s’agit de civisme et de santé publique ?
En dehors de cet aspect repoussant et en attendant une véritable opération citoyenne «Dakar la ville propre», que fait Dakar pour les touristes ? Y-trouve-t-on en nombre suffisant des bureaux, des offices de tourisme, des hôtesses, des agents spécialisés, des événements et des activités attractives ? Je n’ai pas en mémoire un seul événement international qui ferait de Dakar la ville phare de l’Afrique de l’Ouest.
Il est certain en revanche que «Dès l’aéroport, j’ai senti le choc». Alors là, c’est folklorique ! À la place d’agents assermentés, de zones marchandes ou de files de taxi, en guise de comité d’accueil, vous voici entouré d’une horde de gens hagards, de petits vendeurs et bidouilleurs à la sauvette, qui insistent pour vous changer votre argent, vous harcèlent et ne vous laissent plus respirer si vous n’achetez pas en outre l’une de leurs breloques, même si vous venez d’arriver.
En lieu et place de belles plantes dorées, miel et diaphane, aux diadèmes de fleurs, ce sont des gaillards au regard souvent inquiétant qui vous assaillent. Des taxis détraqués ou brinquebalants, avec des chauffeurs pas moins que cela, qui vous hèlent et vous chargent, pas si rassurants du reste, sans tarif officiel clair et ne parlons pas de leurs lacunes langagières… Et vous n’avez encore rien vu puisque vous n’êtes pas encore assis dans le taxi.
Lorsque, enfin, vautré dans ce siège dont le Skaï lacéré par le temps et rabiboché vous aspire le fessier, ses ressorts en ferraille se disputant votre chair tandis que vos oreilles souffrent le martyre avec le tintamarre de l’autoradio et que vos narines sont condamnées à respirer l’odeur nauséabonde qui se dégage des pots d’échappement et d’huile acre. Gorge serrée, marges de réflexion anéanties, vous vous dites bien que vos vacances vont détonner, que le dépaysement sera total, enfin le top quoi.
Prenons garde à notre image en veillant à nos comportements avant de chercher ailleurs le frein au tourisme au pays de la Téranga.
La sécurité ? Il faut une implication de tous les acteurs et une meilleure coordination entre la police touristique, les ASP (Agents de sécurité de proximité) et les agents de sécurité de la Sapco. Car effectivement, si l’on n’ose plus sortir de son hôtel le soir pour aller diner, déguster une langouste grillée, un yassa, un tiéboudieune ou un mafé, même la meilleure cuisine du monde aura du mal à passer. Après tout, les aires de nature sont protégées et les espèces également, alors pourquoi pas les êtres humains ?
La sécurité oui, mais aussi la qualité de l’offre Sénégal. Le niveau de son service et bien sûr, cette part d’immatériel qui fait le charme, pour aller à la conquête de l’Europe et du monde, mais avant tout de nous-mêmes, car un tourisme vivant et permanent, c’est d’abord un tourisme national. Voilà d’abord ce qui ferait du bien au tourisme sénégalais : une classe moyenne qui ait les possibilités de prendre des vacances et qui ait envie de les prendre chez nous.
Ce n’est pas la diversité des destinations qui manquent, ni les attraits naturels et culturels, mais plutôt une grande prise de conscience et une forte volonté politique.
Quand pourra-t-on par exemple déclarer notre verte Casamance zone de paix et de fraternité ? Car même décrétée Zone Touristique d’Intérêt National au travers de mesures d’incitations fiscales et sociales de grande portée et déjà en vigueur, la Casamance attire en même temps qu’elle fait froid dans le dos dans l’esprit du voyageur.
Le Sénégal est sûr et agréable pourtant, la seule chose extrême que l’on peut y rencontrer, c’est la gentillesse. Le seul risque que l’on y prend, c’est de s’en éprendre. Notre pays se visite avec le cœur... L'hospitalité y est profondément ancrée. La Nature luxuriante et généreuse. La Culture incomparable. Le patrimoine magnifique. Le littoral merveilleux. Les découvertes infinies. La démocratie modèle et stable.
Alors pourquoi n’y vient-on pas ? Tout simplement parce qu’on ne le fait pas savoir. Notre Sénégal a décidé de ne pas se montrer. Notre Sénégal refuse de se promouvoir. Notre Sénégal ne lève pas le petit doigt. Notre Sénégal a enfin sciemment choisi d’être le dernier de la classe avec les meilleurs atouts  du monde. Notre Sénégal fait de la politique pendant ce temps là, de la mauvaise politique avec ses croyances bruyantes hors du temps et n’a pas de temps pour autre chose. Entre la chèvre et le chou l’on se doit de choisir. Le tourisme, si nous le voulons sérieusement, nous nous devons de respecter les croyances et valeurs des visiteurs. Et d’écouter leurs doléances.
Pour que la Téranga redevienne une terre en vue, il est grand temps de donner un grand coup de pied dans la fourmilière ou plus concrètement d’y injecter massivement des investissements globaux comme la Côte d’Ivoire et le Congo le font avec des centaines de millions d’euros dans ce secteur stratégique, en misant sur des professionnels reconnus et en arrêtant les nominations grotesques.
À commencer par les métiers de l’aviation civile, des aéroports, des transports aériens qui pratiquent des tarifs exorbitants. Les hôtels de manière générale sont trop chers, avec des prix qui détonnent par rapport au niveau de vie du pays. Mais puisque le Sénégal du tourisme a décidé de rester au fond du trou en se contentant d’envoyer des signes étouffés depuis ses administrations pour dire qu’il est là alors qu’il n’en est rien, que peut-on faire, sinon le regarder descendre dans les limbes de l’obscurité et des occasions manquées de sa mauvaise promotion, en attendant de se faire ramasser par plus gourmand et plus pragmatique ? Échappe-t-on à son destin ? Certainement non, mais Tonton Bolloré viendra peut-être nous sauver.
OUMOU WANE Editorialiste Seneplus/Président d'Afrika 7

UN DEUXIEME PORT (CHINOIS) A DAKAR

Construction prochaine d'un nouveau port près de Dakar
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Le président sénégalais Macky Sall a décidé de construire à Bargny, localité située à environ 30 km de Dakar, d'un nouveau port multifonctions, qui sera conçu, réalisé et exploité par l'opérateur portuaire Dubaï Ports Word (DPW), a-t-on appris vendredi de source officielle.
Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement sénégalais précise que le nouveau port de Bargny sera adossé à la zone économique spéciale intégrée.
Le futur port sera doté d'équipements et d'infrastructures permettant de traiter les navires de dernière génération avec des tirants supérieurs à 16 mètres.
"Il sera conçu, réalisé et exploité par DP World, opérateur mondial des terminaux maritimes, conformément au contrat de concession qui le lie à la société nationale du Port autonome de Dakar", souligne le texte.
L'intégration du nouveau port à la zone économique spéciale et sa connectivité avec l'aéroport de Dakar contribueront au développement du potentiel économique du Sénégal, au renforcement de sa compétitivité par l'abaissement du coût des transactions commerciales et à la création de nouveaux emplois, ajoute le communiqué.
L'infrastructure, essentielle pour une croissance économique durable, répond aux objectifs fixés dans le plan Sénégal émergent (PSE), qui vise, entre autres, à accroître la productivité globale de l'économie, conclut le texte. F
Norbert/Agence de presse Xinhua

TOUJOURS PLUS DE POISSON EXPORTE

EXPORTATION DES PRODUITS DE MER EN 2014
UNE HAUSSE DE 32 % ENREGISTREE
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Les exportations de poissons frais de mer sont évaluées à 141,6 milliards de FCFA en 2014 contre 106,7 milliards de FCFA en 2013, soit une hausse de 32,7%.
Selon un communiqué de l’Asepex qui nous est parvenu hier, jeudi 22 octobre, cette évolution est essentiellement due à la progression des expéditions de ce produit vers la Côte d’Ivoire (+31,3%), premier client depuis 2012. Il note également que les exportations de poissons frais vers la Corée du Sud sont passées de 2,0 milliards de FCFA en 2010 à 28,9 milliards de FCFA en 2014, faisant ainsi de la Corée du Sud le deuxième pays client de poissons frais de mer. « Les principaux clients du Sénégal en 2014 pour les poissons frais de la mer sont donc la Côte d’Ivoire (22,4%), la Corée du Sud (20,4%), la France (11,5%), le Cameroun (6,2%) et le Mali (5,5%). En 2014, la part des exportations de poissons frais dans les expéditions totales du Sénégal est ressortie à 11,7% contre 9,1% en 2013», indique le document.
Concernant les crustacés et mollusques, leurs expéditions ont été évaluées à 40,4 milliards en 2014 contre 31,6 milliards de FCFA en 2013, soit une hausse de 28,0%. Cette évolution fait suite à une baisse structurelle des exportations depuis 2012. Elle est essentiellement due au relèvement des exportations vers la zone Europe, notamment l’Italie (+31,0%) et l’Espagne (+16,0%). 
Par ailleurs, Le communiqué relève une forte augmentation des ventes de crustacés et mollusques vers le Kenya, passant de 0,2 milliard de FCFA en 2013 à 1,7 milliard FCFA en 2014.
Toutefois, il souligne que le repli des exportations vers le Mexique (-78,8%) et le Portugal (-75,3%) a atténué cette tendance haussière.
La part des exportations des crustacés et mollusques en 2014 est arrêtée à 3,4% contre 2,7% en 2013.
Ndeye Aminata CISSE/SudOnline

L'ESPAGNE RALLONGE POUR LA VALLEE DU FLEUVE

Agriculture dans la vallée du fleuve sénégal : La coopération espagnole accorde une rallonge de 250 millions de FCfa au Psdar
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La deuxième phase (de consolidation des acquis) du Psdar a été lancée hier dans la capitale du Nord. Ce sera grâce à l’appui de l’ambassade du Royaume d’Espagne à Dakar qui encore une fois décidé de financer ce programme pour un coût de 250 millions de FCfa et une durée de 18 mois.
En présence des autorités administratives, le directeur de l’Agence régionale de développement (Ard) Ousmane Sow et le coordonnateur du Psdar Harouna Sow ont passé en revue les réalisations du Projet de soutien au développement agricole et rural par la formation et la promotion (Psdar 1) mis en œuvre dans la région nord depuis août 2012. «Cette première phase du programme a été déjà financée par nos partenaires espagnols pour un coût global de près de 2 milliards de FCfa et une durée de 24 mois. Des réalisations très importantes ont permis de contribuer efficacement au développement des communes rurales de Doumga Lao, de Gamadji Saré (Podor), de Gnith (Dagana) et de Fass-Ngom (Saint-Louis)».
L’Ambassadeur d’Espagne à Dakar Alberto Virella, accompagné d’une forte délégation, s’est réjoui du succès de ce partenariat entre l’Agence régionale de développement et l’Agence andalouse de coopération internationale pour le développement (Aacid) avec les résultats encourageants enregistrés dans le cadre de ce projet.
Alberto Virella a rendu un vibrant hommage au coordonnateur de ce programme Harouna Sow qui, en étroite collaboration avec son équipe et les experts de l’Ard de Saint-Louis, a aménagé et mis en valeur plus de 300 ha de terres cultivables avec des infrastructures structurantes et des équipements modernes de dernière génération pour booster la production agricole régionale et accroître le pouvoir économique des familles bénéficiaires. L’aménagement complet de terres agricoles avec des infrastructures et des équipements adéquats ainsi que le financement de campagnes agricoles entières ont été l’une des réalisations ou la réalisation la plus importante du PSDAR/SL dans les communes où il intervient. L’impact a été positif avec des records de récoltes jamais atteints dans les communautés bénéficiaires comme en témoignent les producteurs eux-mêmes.
Siré Diagne/Senenews

ON NETTOIE SALY...

Saly : des journées de nettoyage de la station balnéaire pour préparer la saison touristique
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Le directeur général de la Société d’aménagement des zones et côtes touristiques du Sénégal (SAPCO), Bocar Ly, a officiellement lancé, samedi, les grandes journées de nettoyage de la station balnéaire de Saly-Portudal (Mbour, ouest), pour ‘’mieux préparer’’ la saison touristique 2015-2016, a constaté l’APS.
‘’Aujourd’hui, nous espérons que la situation (touristique) va beaucoup s’améliorer et, d’ailleurs, on voit les signes. Il est donc important que nous soyons prêts à accueillir les touristes qui vont choisir la station balnéaire de Saly-Portudal pour leurs vacances et qui la trouveront beaucoup plus propre et beaucoup plus sûre’’, a notamment déclaré M. Ly lors d’un point de presse.
Il a rappelé qu’en plus des 70 agents de la SAPCO qui nettoyaient quotidiennement, pour ces journées, 150 personnes sont mobilisées.
Bocar Ly a signalé que la SAPCO a des camions de ramassage d’ordures, mais ces derniers sont, dit-il, très vieux et tombent souvent en panne. Il a annoncé que sa société avait passé une commande pour deux nouveaux camions et des bennes tasseuses.
‘’Nous avons besoin de beaucoup plus de moyens, surtout matériels, parce qu’en fin de saison des pluies, les besoins sont énormes. C’est la raison pour laquelle nous avons commandé du matériel neuf et, avec le soutien de tout le monde, nous œuvrons à améliorer le travail que nous faisons tous les jours pour assurer une bonne salubrité de la station’’, a dit le DG de la SAPCO.
Il assure qu’un suivi sera assuré pour améliorer l’environnement de la zone.
Outre ce travail de nettoyage, M. Ly a souligné que ‘’la SAPCO a aussi beaucoup travaillé pour la sécurité de la station de Saly". "Nous discutons avec les autorités préfectorales, la gendarmerie et autres services compétents pour améliorer la sécurité’’, a-t-il expliqué.
Il a signalé à cet égard qu’une trentaine de nouveaux gendarmes viennent d’être affectés à la station, sans compter une vingtaine d’autres gendarmes qui le seront à la fin du mois d’octobre.
‘’Pour la gestion de l’environnement et de la sécurité de la station balnéaire de Saly, dit-il, nous avons besoin de l’implication de tous. C’est pourquoi nous sommes en train de réfléchir sur la façon de sensibiliser et de motiver les populations et autres responsables de structures basées au niveau de la station sur ces aspects-là."
Il a exprimé la volonté de sa structure de "mettre en place un prix de la SAPCO, qui va récompenser régulièrement tous ceux qui font des efforts pour le nettoyage et l’entretien de la station’’.
ADE/ASG/APS

24/10/2015

PAUVRE SENEGAL...

Le Sénégal fait son entrée dans le classement Fmi des 25 pays les plus pauvres du monde
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Une régression qui ne va pas plaire au président Macky Sall. Et le Sénégal peut mieux faire. Le pays de la téranga qui était classé 27e l’année dernière (2014) a finalement rejoint cette année le club des 25 pays les plus pauvres du monde selon le Fonds monétaire international (FMI).
Avec un PIB par habitant de 934,6 dollars en 2015, soit près de 3 fois le produit intérieur brut par habitant du Burundi (dernier du classement avec 315,2 dollars), le Sénégal boucle la liste des 25 et fait désormais partie des pays qui produisent le moins de richesses dans le monde.
En 2014, le Pid par habitant du Sénégal était de 1079 dollars.
Il faut noter que l’écrasante majorité de 25 pays se trouve sur le continent africain, dont onze en Afrique de l’Ouest. Alors que trois pays hors du continent africain (Afghanistan, Népal et Haïti) se situent tous en dessous de la 10e position du tableau avec des PIB par habitant tous supérieurs à 600 dollars par habitant.
Seneweb

NOUVELLE PROMESSE DE PONT A ROSSO...

Le Sénégal et la Mauritanie bientôt reliés par un pont à Rosso
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Le Sénégal et la Mauritanie se sont engagés à construire un pont à Rosso, à la frontière entre les deux pays. Cet édifice permettra aussi de faciliter le passage des pèlerins souhaitant se rendre à Nimjatt, lors de l’Aïd el-Fitr.
Le Président sénégalais, Macky Sall, et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, partagent l’idée de faire construire un pont à Rosso, à la frontière entre les deux pays, afin de faciliter le transit entre ces deux pays. Et tout particulièrement le transport des disciples khadres souhaitant se rendre au pélerinage annuel de Nimjatt, en Mauritanie, selon le porte-parole du Khalife générale des khadres, Sidil Kheir, rapporte l’agence officielle APS.
« Je remercie Macky Sall pour les efforts fournis pour ce pèlerinage et pour avoir pris langue avec le Président mauritanien et discuté de la question de la traversée du bac. Il nous a assuré qu’un pont sera construit, car le financement en est quasiment acquis », a déclaré Sidil Kheir.
Le pèlerinage à Nimjatt est un évènement religieux annuel qui coïncide avec l’Aïd el-Fitr, la fête marquant la fin du Ramadan. Le porte-parole du Khalife générale des khadres a souligné l’existence de « nombreuses difficultés » rencontrées par les fidèles pour rejoindre Nimjatt. D’après lui, le dirigeant mauritanien s’est engagé à bitumer la route Tiguent-Nimjatt, précisant que « la ziarra annuelle du pèlerinage de Nimjatt est également un prétexte pour raffermir les relations bilatérales entre les deux pays » que sont le Sénégal et la Mauritanie.
Une file d’attente interminable.
Ces décisions ont été prises à la suite de nombreuses plaintes de pèlerin qui, lors de cette 65e édition à Nimjatt, ont relevé d’importantes difficultés pour la traversée du bac à Rosso. Des queues de plusieurs kilomètres s’étaient formées à la frontière, en raison de nombreuses pauses dans les rotations dudit bac. Une surprise pour les pèlerins qui s’attendaient à des rotations du bac 24 heures sur 24, comme l’avait assuré précédemment le premier secrétaire de l’ambassade de la Mauritanie au Sénégal, Massar Abdoulaye Cissoko.
afrik.com
ndlr: Deux arlésiennes en tête de pont... Celui sur le fleuve Sénégal, l'autre sur le fleuve Gambie. On n'arrête pas depuis des années de jeter des promesses. A quand jeter les jetées?

OUVERTURE DE LA SAISON TOURISTIQUE EN CASAMANCE

Tourisme en Casamance : La saison s’ouvre le 1er novembre
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La saison touristique 2015-2016 sera ouverte le 1er novembre en Casamance, avec son lot de problèmes liés essentiellement au transport aérien et au fait que cette région méridionale du Sénégal soit toujours considérée comme une zone en rouge.
Les acteurs touristiques souhaitent que l’Etat trouve des solutions idoines à l’acheminement des touristes. Le président du syndicat d’initiative et du tourisme, Augustin Diatta, rappelle que la compagnie nationale Senegal Airlines, qui faisait quotidiennement la navette Dakar-Ziguinchor, Dakar-Cap Skirring, n’a plus d’appareil. « Actuellement, renseigne-t-il, c’est Transair (un avion de 17 places) qui assure chaque jour la navette Dakar-Ziguinchor ». Cela lui paraît insuffisant et l’inquiète pour le transport des touristes. Nostalgique, le président du syndicat d’initiative et du tourisme en Casamance se souvient : « Il y a six ans, nous avions 7 vols internationaux Paris-Cap Skirring ou Milan-Cap Skirring. Et aujourd’hui, on en a que 2 vols affrétés par le Club Med ». Augustin Diatta avertit que si cette saison encore, le problème du transport aérien n’est pas résolu, les acteurs touristiques risqueront d’avoir une année difficile pour l’acheminement des touristes en Casamance.
Pour le coordonnateur de l’Office de tourisme de Casamance, Modou Diouf, l’Etat doit faire en sorte que l’acheminement, aux niveaux national et international, des touristes qui souhaitent venir visiter la Casamance, soit assuré. Il estime que cela permettra de relancer le tourisme, de manière générale, et de sortir les acteurs touristiques de la Casamance « du diktat du Club Med ». D’après lui, en Casamance, quand on parle de la saison touristique, c’est en fonction du premier et dernier avion du Club Med. M. Diouf déplore que le tourisme en Casamance reste lié en grande partie au Club Med, « qui, fait-il remarquer, est une entreprise privée, qui fixe les dates qui l’arrangent pour démarrer et terminer la saison ». A l’en croire, si le Club Med impose les dates d’ouverture et de fermeture de la saison, c’est parce qu’il est présent à tous les niveaux de la chaîne de valeur du tourisme : le transport (acheminement des touristes par vols directs, Paris-Cap Skirring), l’hébergement (il a l’un des plus grands hôtels du Sénégal) et la restauration ».
Modou Diouf préconise qu’une compagnie nationale prenne en charge les préoccupations du tourisme en Casamance ou l’Etat autorise des compagnies qui en ont fait la demande. « Comme XXL », renseigne-t-il. L’autre ennui des acteurs touristiques du sud du Sénégal, c’est la destination Casamance « qui, d’après Augustin Diatta, est déconseillée par la France, parce que définie comme une zone en rouge ». Si cela continue, à son avis, la promotion du tourisme en Casamance ne sera pas possible. « Aujourd’hui, on ne peut pas développer une destination touristique sans ouvrir le ciel, en laissant venir les charters ». M. Diatta soutient qu’il ne servira à rien, si on règle le problème du transport aérien d’un côté et que de l’autre, on déconseille aux gens de ne pas venir en Casamance.
Néanmoins, les acteurs touristiques préparent la saison avec beaucoup d’espoir. Ils estiment que la région recevra plus de visiteurs que l’année dernière. Selon le président de leur syndicat d’initiative, en 2014/2015 toutes les réservations avaient été annulées, à cause de la maladie d’Ebola. « Il n’y a eu que deux hôtels à la station balnéaire du Cap-Skirring (La Paillotte et le Club Med) qui ont pu résister. Les autres hôtels n’ont pas eu de clients ». L’impact négatif de la crise économique mondiale sur la saison n’a pas été occulté. Avec la suppression du visa biométrique, on espère également qu’il y aura plus de touristes en Casamance, par rapport à la saison passée. Par ailleurs, les acteurs touristiques attendent toujours la mise à niveau des hôtels, promise par le président de la République.
Moussa SADIO/LeSoleil

LA PÊCHE EST VITALE

La Pêche au Sénégal : Un secteur essentiel dans les activités économiques du pays
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La pêche est une activité économique essentielle pour le Sénégal. Selon des études faites par des experts dans ce domaine, ce secteur contribue pour environ 2% au PIB. Il produit 30% des recettes d’exportation devant le tourisme et les phosphates.
Il génère 600 000 emplois directs et induits dont 94% sont fournis par la pêche artisanale et 1 600 000 à 2 000 000 de personnes sont dépendantes du secteur. La pêche joue un rôle capital dans l’alimentation des populations. Elle satisfait 70% des besoins en protéines d’origine animale des consommateurs au Sénégal.
Autant de raisons valables qui doivent pousser l’Etat du Sénégal à investir davantage dans ce secteur surtout qu’il fait partie des quelques rares secteurs qui offrent aux jeunes du travail. Mais malgré cela la pêche connaît d’énormes problèmes qui sont liés au manque de transparence des activités de ce secteur ainsi qu’une mauvaise gestion des licences.
Il faut aussi noter problèmes préoccupants de non-respect des normes d’hygiène sur nos quais de débarquement de même qu’au niveau du transport et de la conservation des produits de la pêche. Les pays occidentaux comme la Russie sont les principaux obstacles pour le développement de ce secteur. Ils débarquent avec leurs grands bateaux de pêche et raflent tous les poissons en échange de matériels ou de financements.
L’accès des eaux des pays situées sur la façade nord-ouest africaine, comme le Sénégal, est très important pour la flotte de pêche lointaine russe. A cet égard, la Russie déploie beaucoup d’efforts pour avoir l’autorisation de poursuivre les bancs de petits pélagiques, dans les eaux respectives du Maroc, de Mauritanie, de Gambie, du Sénégal et de Guinée Bissau.
Il y a aussi les accords de pêche que le ministre Ali Haidar avait signé avec l’Union Européenne qui autorisaient cette dernière à pécher environ 14 mille tonnes de poissons. Une décision qui a suscité pas mal de réactions de la part des sénégalais en particulier des pêcheurs.
Le secteur de la pêche est un levier économique essentiel pour le développement d’un pays comme le notre et aussi un facteur important pour la lutte contre le chômage. Raison pour laquelle il faut tout faire pour préserver les acquis et essayer de régulariser ce secteur afin qu’il puisse continuer à peser dans l’économie sénégalaise.
El Bachir Mbacké Ndiaye/Senenews

LA BAD MISE SUR DIAMNIADIO

la BAD investit 70 millions d’euros dans la ville numérique de Diamniadio
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La Banque africaine de développement (BAD) mettra à la disposition du Sénégal 70,61  millions d’euros pour l’édification de son Parc technologique numérique. Objectif ? Faire du pays un centre d’excellence des Technologies de l’information et de la communication (TIC).
La décision a été approuvée à l’issue du conseil d’administration de l’institution financière panafricaine réuni le 21 octobre à Abidjan. Un tel appui se justifie, explique la Banque dans un communiqué, par le fait de vouloir « contribuer à promouvoir le Sénégal comme centre d’excellence des Technologies de l’information et de la communication (TIC) et comme cadre d’implantation de centres d’appels, d’e-commerce, de services Internet sans fil, de pôles de développement de logiciels ainsi que d’autres segments du marché des TIC ».
La ville numérique de Diamniadio entre dans le cadre du programme Parc des technologies numériques (PTN), une composante du Plan Sénégal émergent (PSE).
Incubateur
L’infrastructure, qui pourrait générer 35 000 emplois directs et 105 000 emplois indirects à l’horizon 2025 selon la BAD, sera implantée au sein du nouveau pôle urbain de Diamniadio (à la périphérie de la capitale sénégalaise) polarisant les agglomérations alentour de Diass (site d’implantation du nouvel aéroport international Blaise-Diagne), de Sébikotane et du Lac Rose.
Selon un calendrier publié par la banque panafricaine [PDF], le début des travaux est prévu en janvier 2016 pour un début d’exploitation en mars 2017.
Le parc visera en particulier à « créer une solide base informatique qui permettra au Sénégal d’attirer des multinationales et des entreprises qui relocaliseront leurs activités dans ce nouveau centre urbain en développement », souligne la BAD.
À ce titre, plus d’une vingtaine d’entreprises, parmi lesquelles le groupe français de services informatiques Atos et l’opérateur de téléphonie mobile Tigo Sénégal ont déjà manifesté leur intérêt pour l’installation de leurs activités dans le futur Parc technologique numérique. Ce dernier sera également doté d’un incubateur destiné à doper les activités de jeunes diplômés axées autour des nouvelles technologies.
Valeur ajoutée
De même, cette infrastructure va contribuer à moderniser le fonctionnement du gouvernement, diversifier l’économie vers les technologies, développer des contenus et externaliser les processus d’entreprises, ou encore soutenir la recherche universitaire sur les technologies…
Sur le plan technique, la valeur que la BAD va ajouter à la mise en œuvre du projet réside essentiellement, détaille le communiqué, dans son avantage comparatif acquis non seulement dans le développement de parcs technologiques en Afrique, mais aussi, dans le soutien à d’autres projets de TIC : l’infrastructure d’e-gouvernement au Lesotho, le Parc technologique du Cap-Vert, l’Université virtuelle du Sénégal et le Centre d’excellence des TIC au Rwanda.
Amadou Oury Diallo/Jeune Afrique

23/10/2015

3 MILLIONS D'ENFANTS DONT 62% NE SONT PAS SCOLARISES...

Population Jeune : Le Sénégal compte plus de 3 millions d’enfants âgés de 6 à 14 ans
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Le dernier recensement général de la population et de l’habitat, de l’agriculture et de l’élevage (RGPHAE) effectué par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANDS) a comptabilisé 3 129 546 enfants âgés de 6 à 14 ans.
La population d’enfants âgés de 6 à 14 ans a été estimée à 3 129 546, soit 23,2% de la population totale du Sénégal, lors du dernier Recensement Général de la Population et de l’Habitat, de l’Agriculture et de l’Elevage (RGPHAE). Il a révélé une répartition presque égalitaire, selon le sexe (50,4% de garçons et 49,6% de filles). L’étude pilotée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANDS) a été publiée, il y a quelques mois. 60,5% de cette population enfantine vivent en milieu rural, contre 39,5% en milieu urbain. C’est le cas dans toutes les régions du pays, sauf dans la capitale qui compte 17 733 enfants.  70 413 enfants ont entre 6 et 9 ans. 14 402 ont entre 10 et 14 ans.
61,5% de ces enfants n’ont jamais fréquenté l’école
Le recensement s’est également penché sur la question de la scolarisation. Il renseigne que le nombre d’enfants de la tranche d’âge qui fréquentent présentement l’école est estimé à 29 682 contre 52 830 enfants qui ont déjà fréquenté l’école. Cependant, 131 901 n’ont jamais fréquenté l’école (soit 61,5% de la population des enfants suscités). Le rapport soutient qu’en milieu urbain comme rural, 131 901 enfants n’ont jamais fréquenté.
Toutefois, s’ils ne fréquentent pas l’école, certains ont une occupation. Le rapport évalue à 67,2% les enfants qui fréquentent l’école et ont une occupation.
Ces enfants qui participent à l’activité économique constituent 13,8% (soit 8,3% chez les garçons contre 5,3% chez les filles). Selon le rapport, les régions de Tambacounda, Kaffrine, Sédhiou, Kolda et Louga affichent les taux d’enfants occupés les plus élevés. Ils dépassent les 10%.
Par contre, c’est dans les régions de Thiès, Dakar et Ziguinchor que le travail des enfants est moins développé, avec des taux d’occupation des enfants respectivement de 4,3%, 3,2% et 2,3%. A Ziguinchor, sur 50 enfants, seulement 1 est occupé (2,7% chez les garçons contre 2% chez les filles).
Le travail des enfants touche plus les enfants qui n’ont jamais fréquenté l’école
Le rapport indique que le travail des enfants est plus observé chez ceux qui n’ont jamais fréquenté l’école. En effet, dans cette population, la proportion des occupés est de 18,2% (contre 13,5% chez les enfants qui ont fréquenté l’école et 1,5% chez ceux qui fréquentent actuellement l’école). ‘’Quels que soient le milieu de résidence ou le sexe, le travail des enfants touche plus les enfants qui n’ont jamais fréquenté l’école et moins ceux qui fréquentent présentement l’école’’ a signalé le rapport.
Concernant la répartition des enfants travailleurs par tranche d’âges, on a 4,6% pour les 6-9 ans, contre 9% pour les 10-14 ans. Quels que soient le sexe ou le milieu de résidence, le travail des enfants est plus développé chez les enfants âgés de 10 à 14 ans que chez ceux âgés de 6 à 9 ans, précise le rapport de RGPHAE.
CHEIKH THIAM - EnquetePlus/Seneweb