02/11/2015

VIOLENCES SEXUELLES

Le drame des filles violées au Sénégal
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Elles sont nombreuses au Sénégal les jeunes filles violées qui se sont retrouvées avec des grossesses. Abandonnées à elles-mêmes, avec des parents qui peinent à joindre les deux bouts, elles se tournent vers certaines structures comme l’Association des juristes sénégalaises ou le centre de guidance infantile et familiale (Cegid) du psychologue clinicien, Serigne Mor Mbaye.
Déjà en 2014, le ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, avait révélé que 3600 cas de viol ont été enregistrés au Sénégal. Cette année également, rappelle « Sud quotidien », le Garde des Sceaux a soutenu que « 3000 cas de violences sexuelles sont traités en justice dans notre pays ». Mais derrière ces chiffres, c’est un drame qui se joue dans les foyers. Des vies de filles, à peine sorties de l’enfance, sont brisées par des hommes à la libido débordante.
Astou est une fille de 15 ans. Elle a été séquestrée pendant 15 jours et violée à tour de rôle par des personnes inconnues. À la suite de sa mésaventure, elle ignorait qu’elle était enceinte. C’est lorsqu’elle a commencé à saigner sans arrêt qu’elle s’est rendue à l’hôpital. Sur place, la sage-femme lui fait savoir qu’elle a été victime d’une fausse couche. Stigmatisée dans son propre quartier, son père a été obligé de la déplacer, loin des regards du voisinage.
Mame est également âgée de 15 ans. Elle s’est retrouvée avec une grossesse après avoir été violée par un infirmier dans un centre de santé. Un infirmier qui était pourtant censé la soigner.
Quant à Coumba, elle est à peine âgée de 13 ans. Elle a été violée par un voisin âgé d’une cinquantaine d’années. C’est sa grand-mère qui a été la première à remarquer son changement morphologique. Elle était alors enceinte de 5 mois.
Awa elle, 15 ans, a été sauvée d’une tentative de viol. Seulement, son sauveur deviendra son bourreau. Après l’avoir sauvé, l’homme a proposé de la raccompagner, car il faisait nuit. Mais, au cours de route, il a assouvi sa libido sur elle. Après les faits, l’enfant et sa mère se sont rendues dans un centre de santé. La sage-femme leur a dit qu’elle a été victime d’une tentative de pénétration, mais que l’hymen restait intact. Quelques semaines plus tard, la fille tombe malade. À l’hôpital, la sage-femme diagnostique une grossesse. La fille tombe des nues, déprime, se montre agressive et refuse de garder l’enfant. Finalement, grâce à l’assistance de sa mère, de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs) et du Centre de guidance infantile et familiale (Cegid), elle finit par accepter son sort. Elle a accouché d’une fille en pleine rue, sa mère n’ayant pas pu avoir à temps un moyen de transport pour l’acheminer à la maternité.
Maty, pour sa part, est âgée de 12 ans. Elle a été violée par un homme de 60 ans. Son histoire est connue de tout le quartier. Elle vit avec sa grand-mère qui n’a pas les moyens de s’occuper convenablement de sa grossesse. Le centre de guidance infantile et familiale (Cegid) a fini par voler à son secours.
Oumou, une élève de 15 ans qui vit à l’intérieur du pays, était venue à Dakar pour chercher du travail durant les vacances. Engagée comme domestique, elle a été violée par le fils de sa patronne. Elle s’est retrouvée avec une grossesse. Une grossesse pareille que Khady, 16 ans, a contractée. Elle a été violée par son petit ami à qui elle refusait de se donner. Face aux accusations de la fille, le garçon a nié être le père de l’enfant. La fille fait une tentative de suicide et est sauvée in extremis avant d’être prise en charge.
Des cas pareils foisonnent. Si certains auteurs croupissent dans les prisons, certaines vaquent toujours à leurs occupations après avoir volé l’innocence de ces filles.
Seneweb

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