06/11/2015

ADIEU PONT DE LA TRANSGAMBIENNE...

Construction d’un pont sur la Transgambienne: Le Consortium Corsan-Covian-Arekzi plie bagages
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Construction d’un pont sur la Transgambienne: Le Consortium Corsan-Covian-Arekzi plie bagages
En novembre 2014, les autorités gambiennes annonçaient à grand bruit la signature de la convention de construction d'un pont sur le fleuve Gambie entre Bamba Tenda et Yilli Tenda pour faciliter la circulation sur la Transgambienne. Le consortium Corsan-Covian-Arezki chargé d'exécuter les travaux de construction avait alors posé quelques matériaux sur les berges du site de ce pont. Aujourd'hui, tout indique que l'entrepreneur semble avoir d'autres priorités que la mise en œuvre de ce projet prévu pour mettre fin au calvaire de la traversée par les vieux bacs impotents de l'Etat gambien.
A Bamba Tenda et à Yilli Tenda, il n'y a plus une seule trace de la présence du consortium Corsan-Covian-Arezki chargé d'exécuter les travaux de construction du pont sur la Transgambienne. Ce projet, financé par la Banque africaine de développement (BAD) à hauteur de 65 millions de dollars US, semble déjà reporté aux calendes grecques. Car depuis la pose de la première pierre en février 2015, jamais un seul ouvrier n'a mélangé du béton ou plongé du matériel amphibie censé mettre en branle la réalisation de cet ouvrage tant désiré par les Sénégalais soucieux de faire la navette entre les régions nord et sud de leur pays.
Chargé de piloter les travaux de ce projet, le gouvernement de Yahya Jammeh reste silencieux sur les raisons de cette paralysie étonnante. Le fait est cependant qu’il n'a jamais réellement voulu de ce pont. Car une semaine après avoir signé la convention de construction du pont avec le consortium Corsan-Covian-Arezki, Ousmane Badjie, alors ministre gambien des Transports et des Infrastructures, a été arrêté et envoyé en prison pour n'avoir « pu empêcher un vol supposé de fonds alors qu'il était ambassadeur de Gambie à Paris », selon l'acte d'accusation porté contre lui. Libéré sous caution, le malheureux fonctionnaire est jusqu'ici baladé entre son domicile et la Cour suprême de Banjul.
Un journaliste de la télévision publique sénégalaise (RTS) qui l'avait interviewé à Banjul en février dernier sur la construction du pont sur Bamba Tenda, Yilli Tenda, Yahya Jammeh qui était agacé par la question disait : « Le pont ne va pas se lever pour saluer quelqu'un. Il ne va rien changer sur les relations bilatérales entre le Sénégal et la Gambie. Donc vous ne devez pas vous mettre dans la tête que c'est le pont qui va tout régler entre nos deux pays. »
Il reste que le régime du président gambien traverse de graves difficultés économiques et financières et a largement perdu la confiance des bailleurs de fonds. A Banjul, certaines langues soutiennent que l'inconstance dans les choix stratégiques et les envies débordantes de l'homme fort de Banjul à trouver de l'argent par tous les moyens ont refroidi les ardeurs de beaucoup de partenaires financiers dont ceux qui vont mettre la main dans la poche pour la construction du pont sur le fleuve Gambie.
Enquete/Lateranga

Commentaires

La pose de la première pierre et puis ........plus rien :un classique !...

Écrit par : oyster | 06/11/2015

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