15/11/2015

L'EXODE RURAL TEND A DISPARAÎTRE

L’exode rural au Sénégal : Un phénomène qui tend à disparaître

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Au Sénégal, la capitale est la principale ville attractive d’où sa surpopulation. Dakar est devenue la ville la plus peuplée du Sénégal avec une population dont la majorité est issue des villages. La pauvreté et la misère constituent le principal motif qui pousse ces personnes à partir s’installer dans la capitale avec l’espoir d’avoir une vie meilleure.
Aujourd’hui près de 25% des Sénégalais habitent dans Dakar et sa banlieue. L’agglomération voit sa population augmenter chaque année de 125.000 habitants et une partie non négligeable de ce solde démographique vient de l’exode rural. Alors que la densité démographique du Sénégal est de 53 habitants/km², Dakar compte près de 4200 habitants au km².
Dakar est tellement inondée d’individus que la décentralisation est devenue une urgence. La forte concentration des services publics et privés tels que les hôpitaux, les banques, les ministères, les entreprises et autres fait que les populations prennent d’assaut la capitale sénégalaise. Alors que dans les villages mis à part l’agriculture il n’y a pas d’autres activités et les conditions de vie sont très difficiles.
Certes, dans ces localités la vie n’est pas chère mais le niveau de vie est faible à cause de la pauvreté qui frappe ces zones qui sont un peu reculées. Généralement les raisons qui poussent ces ruraux à quitter leurs villages sont le manque d’infrastructures, de ressources mais surtout d’assistance surtout médicale.
Les femmes enceintes sont obligées de parcourir des kilomètres pour faire leur visite prénatale et pour accoucher. La vie des femmes rurales se résume au champ et à la cuisine, elles n’ont aucune autre activité.
Les jeunes ne travaillent que pendant la période de l’agriculture saisonnière et le reste de l’année ils n’ont pas d’occupation. Raison pour laquelle certains d’entre eux viennent dans la capitale en espérant trouver du travail en attendant la prochaine saison de pluie. En ce qui concerne les enfants, soit ils ne vont pas à l’école soit ils arrêtent très tôt par manque de moyens ou d’établissements scolaires dans ces localités.
Cependant il faut reconnaître que des efforts considérables ont été faits depuis quelques années de la part du gouvernement. Aujourd’hui de nombreux villages ont accès à l’eau potable, à l’électricité, à des infrastructures ainsi que des écoles et des postes de santé. L’agriculture aussi est en train de retrouver sa place dans l’économie sénégalaise avec l’accès gratuit aux terres cultivables, la subvention des semences par l’Etat de même que les dons de matériels agricoles pour les cultivateurs.
Et ceux qui partent actuellement à la ville sont en réalité les forces vives du pays à savoir jeunes étudiants et lycéens qui doivent aller dans les grandes villes pour étudier. Ils y restent souvent après, mais la majeure partie préfère maintenant rester travailler dans leurs villages.
Malgré la forte présence des ruraux dans la capitale sénégalaise, le taux d’urbanisation reste assez faible comparé à certains pays développés. Ce qui montre que le sénégalais est toujours attaché à la campagne et qu’il faut juste que l’Etat investisse davantage dans ces zones rurales pour éviter à ces gens de quitter leurs villages qu’ils aiment tant.
El Bachir Mbacké Ndiaye/Senenews.com

Commentaires

Au lieu de donner des aides et des subventions aux confréries religieuses avec nos impôts, que cet argent soit redistribué au peuple, au développement de nos villages ruraux et nos campagnes. Nous rappelons que les confréries ont reçus des milliers d'hectares de la part de l'administration coloniale sur le dos du peuple sénégalais. Ces terres qu'ils font travailler gratuitement par leurs talibés et qui ont fait leurs fortunes. Ils sont milliardaires, alors que le peuple connait la misère et ne peut faire qu'un seul repas par jour.
Cette politique serait un rempart contre l'exode rural, mais aussi contre la misère, terreau du terrorisme prêché par des imams radicaux qui sont devenus tous puissants dans les villages ruraux profitant de l'ignorance et la misère du peuple . Le développement de nos campagnes sauvera le pays en limitant la puissance religieuse qui prône les valeurs d'une république islamiste. Modernisme ou obscurantisme, il faut choisir son camp.

Écrit par : issa gibb | 15/11/2015

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