25/11/2015

BURQA ET VOILE INTEGRAL: CONFUSION OU VOLTE FACE?

Confusion autour du port du voile intégral au Sénégal

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Le 17 novembre le président sénégalais avait tenu des propos laissant entendre que le port du niqab devenait interdit dans son pays. Il a depuis rectifié.
« Le port du voile intégral ne correspond ni à notre culture, ni à nos traditions, ni même à notre conception de l’islam », avait déclaré le président sénégalais Macky Sall, le 17 novembre dernier. Il ajoutait qu’il fallait avoir « le courage de combattre cette façon excessive d’imposer une manière d’être » et qu’il ne pouvait pas « accepter qu’on nous impose des modèles d’habillement venus d’ailleurs ». Ce qui apparaissait comme une mesure de sécurité nationale a été immédiatement soutenue par le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo. « L’État restera intransigeant sur l’interdiction de porter le niqab », prévenait-il, arguant que le voile intégral empêche l’identification de tous les citoyens et donc la prévention du terrorisme. Selon le quotidien sénégalais l’Observateur, ce sont en effet les forces de sécurité du pays, police, gendarmerie et forces armées qui auraient, convaincu le président de prendre une telle disposition.
Certains politiques et personnalités religieuses s’y étaient montrés hostiles. « Le port du voile est un commandement divin », avait ainsi déclaré l’imam de l’université Cheikh Antra Diop (UCAD) suite à l’annonce de l’interdiction. « C’est méconnaître l’islam que de dire que la burqa ne fait pas partie de la culture musulmane », ajoutait-il encore. L’ancien ministre des Affaires religieuses, Bamba Ndiaye, avait quant à lui comparé la situation sénégalaise à celle de la France pour rappeler que le Sénégal n’était pas en état d’urgence et que de telles mesures devaient être prises par l’Assemblée nationale.
Après le Tchad, le Cameroun et le Gabon, le Sénégal n’aurait pas été le premier pays d’Afrique à prendre de telles dispositions. Mais le président Macky Sall a depuis clarifié ses propos face au tollé provoqué. « Il n’y a aucune interdiction du voile intégral au Sénégal, précise-t-il. Il y a eu beaucoup de confusions dans les médias car j’avais justement posé la problématique du voile intégral », a déclaré le président. « Au moment où les gens posent des bombes, il ne doit être permis un accoutrement, quel qu’il soit, qui puisse permettre de camoufler des armes ou des explosifs », martèle-t-il encore en ajoutant que la burqa n’a rien à voir avec la religion musulmane.
Telquel.ma


Le président Macky Sall a affirmé dimanche à Bamako que la question du voile doit être discutée sous l’angle sécuritaire et non religieux.
Le 10 novembre, lors du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, il avait appelé les pays africains à promouvoir un islam tolérant et dénoncé le port du voile intégral.
Dimanche à Bamako, il a expliqué que "le voile ne pose aucun problème. Mais lorsque son port ne permet pas l'identification de la personne et de ce qu’elle porte, il y a un problème de sécurité publique. Il ne doit pas être permis un accoutrement qui puisse permettre de camoufler des armes ou des explosifs".
La question va être traitée au niveau de la Cedeao, selon le président sénégalais.
BBC

Commentaires

La burqa permet a certain hommes de se cacher ; pour passé toutes les fouilles tranquillement
on ne fouille pas les femmes ,même dans les aéroports .......

Écrit par : zette73 | 25/11/2015

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''La burqa contemporaine tient son origine du tchadri, un VÊTEMENT TRADITIONNEL des tribus pachtounes en Afghanistan, couvrant la tête et le corps de la femme et arborant un grillage devant les yeux''.
''Que dit l’islam sur la Burqa ou Niqâb ? (Mosquée Elfath). La règle chez les quatre écoles sunnites reconnues est que le Niqâb n'est pas du tout obligatoire, car le visage et les mains de la femme ne sont pas une 'Awra (nudité). AUCUN VERSET DU CORAN NI TEXTE DE LA SUNNA N'EXISTE QUI OBLIGE LE NIQÂB À LA FEMME MUSULMANE. Au lieu d’une loi, il vaut mieux encourager la formation et l’éducation autour du religieux en aidant les vrais savants compétents et modérés à faire ce travail. L’éducation et la formation valent mieux que la répression. La répression ne peut que donner des résultats contraires à ceux escomptés''.

Écrit par : Candide | 25/11/2015

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la burqua date de l'antiquité qui ordonnait à chaque femme de se prostituer une fois l'an . la femme pour ne pas être reconnu mettait alors ce vêtement .
Moustafa quémal dictateur de la Turquie , le siècle dernier à d'ailleurs argumenté dans ce sens pour faire cesser cette pratique qui est d'ailleurs plus en vigueur : pas de burqua en turque à ce jour .
la burqua n'est pas requise par la religion musulmane mais une provocation !

Écrit par : babacar revient | 25/11/2015

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que de temps perdu à parlementer, débattre du vrai du faux, du religieux du non-religieux! cette même attitude a conduit à la situation actuelle qui règne en France. Que le Sénégal ne s'illusionne pas de pouvoir rester à l'abri de ces fous, ils sont déjà là malheureusement. Mais Politiques et Chefs religieux préfèrent tergiverser. A suivre

Écrit par : PDP | 26/11/2015

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Bonjour,
BURGA ou TCHADRI avec le grillage ,sincèrement cela fait peur dans une période de terreurs ...
La décision de l'interdire est une bonne mesure ,d'autant plus que l'obligation de le porter n'existe pas

Écrit par : oyster | 26/11/2015

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Sauf que après un pas en avant, il a été fait 2 pas en arrière, on dirait.

Écrit par : rico | 26/11/2015

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