30/11/2015

BOURRE A MBOUR

CAN U23 : quand l’alcool se vend comme du pain à Mbour

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L’alcool est devenu un liquide vendu et utilisé partout et n’importe comment. A Mbour, hier dimanche quelques heures après la fin de la rencontre entre le Mali et le Nigéria (2-3), comptant pour la première journée du groupe B de la Coupe d’Afrique des nations de football des moins de 23 ans, l’heure de la découverte a sonné.
Il était minuit passée quand nous étions dans une boutique d’une station de service pour se trouver à manger. Quelques minutes après notre arrivée, un homme d’une quarantaine d’années, vêtu d’un boubou traditionnel ‘’Baaye Lakhate’’ est entré dans la sélect. La première chose qu’il a eu à faire, c’est de demander au gérant s’il vendait de l’alcool. Il a une réponse positive puisqu’il y en avait à gogo, entassé dans une étagère.
Le nom de Serigne Touba prononcé au moment de passer à l’acte
L’achat effectué, cet homme a commencé à boire sa boisson préférée avant même de sortir de la boutique. C’était sans gêne malgré les quelques individus qui se trouvaient à l’intérieur. Mais, ce qu’est étonnant dans cette affaire, c’est qu’il prononçait le nom du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba avant de passer à l’acte à la veille du grand Magal de Touba. Effectivement, car, en ce moment, il s’apprêtait à prendre la direction de la ville sainte quand on sait qu’un véhicule de transport en commun l’attendait dehors. Les vigiles qui veillent sur la sécurité de cette sélect, n’étaient que de simples spectateurs, muets même si seul les regards parlaient.
Des jeunes se l’arrachent
Pourtant, il n’était pas le seul. Leur voiture garée au niveau de la station de service, deux autres personnes, mais cette fois des jeunes d’une vingtaine d’années ont également répondu à leur aîné en accédant à cette boutique puis ressortir avec chacun une bouteille d’alcool à la main. Ils se l’arrachaient puis le buvaient sans gêne ni complexe à l’entrée du lieu de vente où il y avait en même temps quelques personnes qui vaquaient à leurs occupations. Toujours, le nom de Cheikh Ahmadou Bamba revenait souvent après chaque goûte. Eux aussi, ils s’apprêtaient à aller à Touba en se soûlant.
Nous avons tenté d’interpeller le gérant de la sélect, mais c’était sans réaction. Quant aux alcooliques, difficile de les approcher.
Mbour est-il vraiment devenu le carrefour de la vente de la boisson alcoolisée au Sénégal ?
En tout cas, sur ce que nous avons constaté, ce dimanche soir, on peut se permettre de le dire.
Mamadou Salif GUEYE/GFM

TOUBA TUE

Magal Touba 2015 : 41 accidents, déjà 8 morts

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A 24 heures de la célébration du grand magal de Touba, le bilan des accidents est déjà lourd. Les premiers éléments fournis par le groupement des sapeurs-pompiers fait état 45 interventions dont 41 accidents de la circulation ayant occasionné 8 morts dont un enfant de 2 ans, tombé dans une fosse septique et 306 blessés, contre 142 interventions entraînant 11 morts et 302 blessés, l’année dernière. Pourtant, un important dispositif sécuritaire fort de 434 gradés et sapeurs-pompiers ont été mobilisés pour couvrir le grand Magal.
Des ambulances, des camions et quatre grues ont été mis à contribution pour assurer la couverture de l’événement. Le lieutenant Moussa Niang, commandant du groupement d’incendie et de secours, chef de délégation des sapeurs impliqués dans la couverture du Magal a exhorté les conducteurs au respect du code de la route. Selon lui, les causes ne sont pas liées à la défaillance technique encore moins à l’état de la chaussée mais surtout aux comportements des conducteurs.

Mamadou Salif DIENG/SenewebNews


Touba est l’une des plus grandes villes du Sénégal, de par sa démographie et son activité économique.
Cette ville, créée en 1888 par Cheikh Ahmadou Bamba, abrite la plus grande bibliothèque musulmane au Sénégal où sont rassemblés des livres du Saint Coran ainsi que des livres de nombreux érudits musulmans et des écrits de Cheikh Ahmadou Bamba. La ville sainte abrite chaque année le Magal de Touba, qui marque le départ de Cheikh Ahmadou Bamba au Gabon. Un événement qui réunit des millions de fidèles venant du monde entier.

PETROLE: DANS 3 ANS

l’exploitation du pétrole débutera d’ici à 3 ans

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Le ministre de l’Energie et du Développement des Energies renouvelables, Thierno Allassane Sall, a indiqué, samedi, à Dakar, que l’exploitation du pétrole découvert dans les eaux territoriales du Sénégal débutera d’ici à trois ans, au terme des recherches actuellement en cours, et assuré que les textes qui régissent cette exploitation garantissent les intérêts du Sénégal.
‘’Au moment où je vous parle, des infrastructures assez importantes en terme de bateaux, d’hélicoptères et d’équipements techniques sont dans les eaux en train de faire un travail de recherche pour pouvoir, d’ici trois ans, apporter des résultats claires, probants et définitif à partir desquels nous pourront engager les investissements nécessaires pour commencer à produire’’, a-t-il dit
S’exprimant lors de l’examen du budget de son ministère, adopté samedi par les députés, il a annoncé qu’‘’un programme précis de forages et d’analyse’’ va être mené durant ces trois ans pour pouvoir recueillir le maximum de données’’ à travers ‘’deux ou trois puits de pétrole dans la zone concernées qui est totalement dans les eaux nationales du Sénégal’’.
Il a expliqué que ce travail va permettre d’’’évaluer, de manière précise, les quantités, la qualité du pétrole, et de voir à partir de là l’aspect commercial’’.
‘’Le Sénégal s’est doté lui-même des textes qui régissent ses activités et qui stipulent dans quelles conditions nous allons faire les partages nécessaires sur d’éventuelles bénéfices tirées de cet exploitation’’, a rappelé le ministre.
‘’Ces textes ne sont pas des textes imposés par les compagnies, mais ils ont été établis par le Sénégal et soumis à le représentation nationale’’, a-t-il ajouté, soulignant que ces textes ‘’garantissent les intérêts du Sénégal tenant compte des contraintes liées à cette activité où beaucoup de compagnies ont investi par le passé en prenant beaucoup de risque sans être sûr d’aboutir’’.
M. Sall a aussi indiqué que ’’ce même processus’’ engagé pour la gestion du pétrole ’’est valable pour le gaz’’, après les découvertes ‘’faites à la frontière nord du pays dans la partie mauritanienne’’, par Kosmos Energy, pétro-gazier coté à New-York.
‘’Cette même entreprise fait des recherches du côté du Sénégal. Nous sommes en train de discuter à trois (Sénégal-Mauritanie-Kosmos Energy) pour voir comment, dans les meilleurs conditions de paix et de coopération, trouver les arrangements nécessaires pour que nous puissions véritablement nous engager à entamer la phase d’exploitation actives de ce gaz.
Il s’exprimait en séance plénière pour le vote du budget 2016 de son ministère. Le budget 2016 du ministère de l’Energie et du Développement des énergies renouvelables s’élève à 85 370 572 700 FCFA contre 99 645 989 060 FCFA en 2015, soit une baisse de 14 275 416 360 FCFA en valeur absolue et 14,33% en valeur relative.
AAN/ASG/APS

29/11/2015

AMADOU SOW EST DECEDE

Décès du peintre et sculpteur Amadou Sow

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Le peintre, sculpteur et artiste graphique sénégalais Amadou Sow est décédé dans la nuit de samedi à dimanche à Dakar, à l’âge de 64 ans, a annoncé sa famille à l’Agence de Presse sénégalaise (APS).
Sow est l’auteur du logo de la Biennale de l’art contemporain africain de Dakar (Dak’Art), organisé depuis 1992. La peinture, la sculpture, les arts graphiques, la gravure, la céramique et la lithographie sont les techniques qu’il a privilégiées dans son travail.
Né le 17 novembre 1951 à Saint-Louis, il a effectué sa formation académique à l’Institut national des Beaux-Arts du Sénégal et à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne, en Autriche.
Fin octobre dernier, il inaugurait sa dernière exposition – intitulée ‘’Ecriture et Lumière’’ - à la résidence de l’Ambassadeur d’Autriche, à l’occasion de la Fête nationale de ce pays. Aux journalistes venus assister à l’événement, il disait : ‘’Quand on est un maître, on est maître de soi-même. On sait où l’on va. Je respecte tous ces aspects d’autres cultures et civilisations, mais j’ai ma propre personnalité dans mon travail.’’
L’ambassadeur d’Autriche au Sénégal, Caroline Gudenus, avait, dans son discours, qualifié Amadou Sow de ‘’pont vivant entre le Sénégal et l’Autriche’’, dont il a travaillé et contribué à faire se rapprocher les cultures.
La levée du corps est prévue mardi matin à l’hôpital Principal, suivie de l’inhumation au cimetière de Thiaroye.
ADC/ASG/APS/Dakaractu

PREMIERE SEIGNEURIE A SALY

Une grande nouveauté au SENEGAL pour cette fin d’année 2015 , la création de la première résidence haut de gamme destinée aux séniors , avec des villas spécialement étudiée pour répondre aux besoins et envies de nos séniors.

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Cette première résidence située derrière le Golf de SALY commercialisée sous la marque SENEGORIALE va permettre aux nouveaux retraités européens et sénégalais de profiter pleinement de leur nouvelle vie dans un cadre apaisant en résidence privative spécialement pensée pour eux , en leur proposant un habitat de qualité en villa individuelle construite aux normes européennes ,isolée thermiquement ,meublée et décorée à partir de 80 000 Euros .
Cette résidence SENEGORIALE affiche également une véritable volonté écologique en ayant conçu à des habitations peu énergivores , alimentée en énergie électrique par la centrale solaire de la résidence qui viendra en appui du réseau national SENELEC .
Par ailleurs toutes les eaux usées seront collectées vers une station d ‘épuration autonome collective et permettra après traitement des eaux d’assurer l’arrosage des espaces verts de la résidence .
Autre point positif pour la commune qui va accueillir cette résidence la création de nombreux emplois qui permettront de faire vivre de nombreuses familles
Pour les services tout a été pensé pour nos séniors . Des espaces communs pour se retrouver , pour partager un match de foot , pour les adeptes de jeux de société mais aussi un service d’accueil , une conciergerie pour faciliter la vie quotidienne , une épicerie pour les produits de première nécessité avec dépôt de pain , des ateliers et animations de danse , de gym , couture , musique et chant , bricolage ….
Un terrain de boules ombragé attendra les futurs adeptes de la pétanque pendant que d’autres pourront profiter de la piscine collective et de son bar ou bien de leur piscine privée.
Un nouveau concept qui va permettre de véritables échanges entre les européens qui souhaiteront venir profiter d’une retraite paisible avec 365 jours de soleil , et la population locale qui séduira nos séniors par sa gentillesse ,sa bonne humeur , son sourire et son envie de partager .
Pour en savoir plus rendez vous sur le site SENEGORIALE – www.senegoriale.com
Bruno RUELLET

28/11/2015

BON POINT POUR LE RESEAU ROUTIER

Entretien des routes : le Sénégal parmi les pays en tête avec une moyenne de 75% en 2014 (ministre)

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Le Sénégal est l’un des pays africains les mieux lotis dans le domaine de l’entretien des routes, avec, en 2014, une moyenne de 75% de son réseau routier qui est entretenu, a révélé samedi le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Elimane Kane.
Il en a fait la révélation dans le document de présentation du rapport sur le budget de son département pour la gestion 2016, un document dans lequel il a fait part ‘’des efforts’’ consentis dans le domaine de l’entretien des routes.
‘’Le Sénégal est passé des derniers rangs en 2000 à près de 75% du réseau routier national entretenu en 2014, la moyenne en Afrique étant de 72%’’, a fait observer M. Kane.
Pour lui, ‘’ces efforts ont valu au Sénégal d’être cité comme exemple par le MCA (Millenium challenge account) pour la qualité de ses routes, au point que le pays espère être candidat à un deuxième compact en vue de bénéficier d’un don de 360 milliards de francs CFA’’.
Cité dans le document soumis à l’examen des députés, le ministre des Infrastructures, des Transports aériens et du Désenclavement a assuré que le Fonds d’entretien routier autonome (FERA) ne va pas être relégué au second plan dans le cadre du budget 2016. L’objectif consistant à trouver ‘’les axes d’amélioration (…) qui permettront d’atteindre l’objectif de 90% de routes en bon état en 2017’’.
Le projet de budget 2016 du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement est arrêté à la somme de 193.954.072 700 milliards francs CFA contre 168.117.213.020 milliards FCFA, soit une hausse de 25.836.859.680 milliards de francs CFA, a constaté l’APS.
Cette hausse est surtout visible dans le chapitre ‘’Transfert en capital’’ dont les dépenses s’élèvent pour la gestion 2016 à plus de 126, 379 milliards de francs CFA contre 85,855 milliards FCFA, soit une augmentation de plus de 40,5 milliards en valeur absolue et 47,20% en valeur relative.
MTN/ASG/APS

LE SENEGAL EST EN CROISSANCE

Selon l’ANSD, la croissance économique du Sénégal s’est établie à 4,3 % en 2014

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Selon un document de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie intitulé «Note d’analyse des comptes nationaux provisoires 2014, semi définitifs 2013 et définitifs 2012- 2014», la croissance économique s’est établie à 4,3% en 2014 contre 3,5% en 2013.
Dans le texte, l’ANSD indique que «cette reprise de l’activité économique est essentiellement imputable au redressement de la croissance du secteur primaire qui a atteint 2,7% contre 0,5% l’année précédente, et à la consolidation de celle du secteur secondaire qui s’est établie à 5,2%, après 5,1% en 2013».
L’Agence note que la reprise est en revanche limitée par «le ralentissement» du secteur tertiaire qui a perdu 0,5 point de croissance pour ressortir à 4,1%, sous l’effet de la perte de vigueur des services de Poste et Télécommunications et de l’impact de l’épidémie à virus Ebola sur les activités d’hébergement, de restauration et de transport aérien.
Et d’ajouter que la relance du secteur primaire «est principalement imputable aux performances notées dans les activités extractives (6,3%) portées par les productions de Zircon et de Titane, de l’+élevage et chasse+ (4,9%) ainsi que de la sylviculture et l’exploitation forestière (4,5%)».
Concernant le raffermissement du secteur secondaire, l’ANSD explique qu’il «est impulsé par la vigueur de la construction (+11,3%) et la bonne tenue des activités de fabrication de produits en caoutchouc et en plastique (+11,5%) et de fabrication de machines (+15,5%)».
Quant au déficit extérieur du compte des biens et services l’Agence indique qu’il s’est amélioré en passant de 1 527 milliards en 2013 à 1 449 milliards en 2014.
Pape Dia/Senenews

REBRANCHER CAP DES BICHES

IFC et l’OPIC mobilisent 91 millions de dollars pour une centrale électrique au Sénégal

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La réouverture de la centrale du Cap des biches, située à Rufisque, est attendue en mai 2016
L’État sénégalais, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), le groupe énergétique américain Contour Global, la Société financière internationale (IFC – Groupe Banque mondiale) et l’Institution américaine de promotion des investissements (OPIC) ont signé, le 26 novembre à Dakar, un accord de financement de 91 millions d’euros pour la centrale du Cap des biches (Rufisque) située à une vingtaine de kilomètres de Dakar.
L’accord signé jeudi consiste en un prêt de 91 millions de dollars de l’OPIC avec une couverture de change apportée par IFC.
Modernisation
Ces ressources vont servir à financer la rénovation et la modernisation de cette centrale acquise par Contour Global en 2013 auprès de Greenwich Turbine, filiale du géant américain General Electric. Construite en 1998, elle est hors-service depuis 2007. Contour Global entend en faire une centrale fonctionnant à la fois au gaz naturel et au fioul.
D’une capacité de 53 mégawatts, la centrale du Cap des biches devrait en principe, être rouverte en mai 2016. Un contrat d’achat de l’électricité produite au Cap des Biches lie la Senelec à Contour Global.
Power Africa
La centrale du Cap des Biches est la quatrième à bénéficier d’un financement de IFC au Sénégal. Selon Bertrand de la Borde, directeur du département des Infrastructures en Afrique de l’institution financière, cette infrastructure « revêt une importance capitale pour le secteur de l’énergie au Sénégal et contribuera significativement à la satisfaction de ses besoins énergétiques, à la pérennisation de sa croissance économique et à la mise en œuvre de son plan d’émergence ».
Selon IFC, le Sénégal a besoin de 80 à 130 MW supplémentaires afin de pouvoir satisfaire ses besoins énergétiques, avec une demande domestique qui croît de 5 % à 8 % annuellement.
L’OPIC, dont c’est la première transaction dans le secteur de l’énergie au Sénégal, précise que ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative pour l’électricité en Afrique (Power Africa Initiative) lancée par le président américain Barack Obama en 2013 et qui vise à fournir 60 millions de raccordements et 30 000 mégawatts supplémentaires en Afrique subsaharienne.
Amadou Oury Diallo/Jeune afrique

ELECTRICITE OUI, CHARBON NON!

Le projet de six centrales à charbon électrise le Sénégal

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Les autorités sénégalaises veulent supprimer les coupures de courant qui provoquent incendies et colère.
Les habitants, qui constatent tous les jours les effets du réchauffement climatique, entendent bien contrecarrer les plans du gouvernement.
Six centrales à charbon dans différentes zones côtières du pays : telle est l’une des pièces maîtresses du « Plan Sénégal émergent », censé apporter l’indépendance énergétique au pays. Les autorités veulent ainsi mettre fin aux coupures de courant récurrentes, les fameux « délestages », qui handicapent grandement la vie des habitants et des entreprises. À leurs yeux, le choix du charbon s’impose, car son prix concurrence largement celui du fioul, à l’origine de 90 % de l’électricité du Sénégal.
À Bargny, petite ville côtière à 30 km de Dakar où la population est issue de communautés de pêcheurs, deux centrales doivent voir le jour, avec pour principal bailleur de fonds la Banque africaine de développement (BAD).
Colère des habitants et travaux à l’arrêt
Les travaux de la première, de 125 mégawatts, sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, officiellement en raison d’une mésentente entre actionnaires. Mais à Bargny, les habitants, qui se battent depuis six ans contre le projet, assurent qu’ils sont à l’origine de la paralysie.
« Les études d’impact sur l’environnement n’ont pas respecté les normes sénégalaises. La loi stipule qu’une centrale ne peut être construite dans une zone d’habitation », souligne Daouda Larry Gueye, l’un des responsables du Collectif des communautés de Bargny contre les centrales à charbon.
Selon les habitants, la zone de dispersion des émissions polluantes va couvrir la quasi-totalité de Bargny. Car la centrale a été implantée à l’intérieur de la ville… sur un terrain offert par la mairie aux pêcheurs qui avaient perdu leur maison à cause de l’érosion côtière due au réchauffement climatique. Dans cette portion de la presqu’île de Dakar, la mer vole plus de deux mètres à la terre chaque année.
Préparation d’une plainte contre la Banque africaine de développement
« On sait ce que cela signifie d’être victime des dérèglements du climat. De nombreuses maisons ont été détruites à cause de l’avancée de la mer, s’indigne Daouda Larry Gueye. Comment nos représentants vont-ils parler à la COP 21 de leur politique de réduction des émissions de gaz à effets de serre ? ».
Aujourd’hui, le collectif, qui demande aux autorités d’investir dans les énergies renouvelables, compte aller plus loin. Soutenu par l’ONG Waterkeeper alliance, il assure être en train de préparer une plainte contre la BAD, mais aussi contre l’État sénégalais.
LOU GARCON/Lacroix

CHERE ALPHABETISATION

Plan d’accélération de l’alphabétisation : Le Sénégal cherche 105 milliards de F Cfa

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A travers la mise en place du Plan d’accélération de l’alphabétisation au Sénégal, le secrétariat d’Etat aux langues nationales et à l’alphabétisation vise à éradiquer de moitié le nombre d’analphabètes dans une perspective d’insertion socio-économique. Mais ce plan nécessite 105 milliards pour sa réalisation dans les trois prochaines années.
Après une longue concertation avec ses partenaires comme des organisations de la société civile, les associations sportives et culturelles, les collectivités locales, les fondations, les universités, privées et directions techniques ministérielles, le secrétariat d’Etat à l’alphabétisation et aux langues nationales (Seapln) a conçu un Plan d’accélération de l’alphabétisation au Sénégal (Paas). Ce programme «très intensif d’éradication de l’analphabétisme» permettra d’instruire en 3 ans de 2016 à 2018 et dans les 14 régions du Sénégal plus de 1 800 000 «citoyens dont près de 67 % de femmes, âgés de 9 ans et plus, et n’ayant jamais été à l’école ou l’ayant quitté très tôt».
Bien sûr, la réalisation de ce programme nécessite des moyens colossaux. Car les besoins exprimés s’élèvent à 105, 814 milliards de F Cfa en 3 ans. Soit 35, 271 milliards par an. Selon le secrétariat d’Etat, dirigé par Youssou Touré, si cette somme n’est pas disponible, le Paas sera financé exclusivement par le gouvernement. «La mission du Paas reste d’éradiquer de moitié le nombre d’analphabètes dans une perspective d’insertion socio-économique, de citoyenneté et d’éducation tout au long de la vie», explique le secrétariat d’Etat dans un communiqué. Ces investissements permettront de créer «annuellement 24 313 emplois directs, soit à terme, plus de 72 940 emplois, composés de 60 790 postes d’alphabétiseurs et de 12 150 postes de superviseurs, de former aux plans technique et professionnel au moins 180 000 membres des comités de gestion de Caf dont plus de 75% de femmes, de développer l’environnement lettré en langues nationales dans plus de 60 000 localités (quartiers et/ou villages) du Sénégal, de former un nouveau type de Sénégalais». Sans oublier le financement de quelque 60 790 projets productifs ou Activités génératrices de revenus (Agr) des groupements de femmes pour un montant global de 6, 079 milliards F Cfa.
Salimata MANGANE/Lequotidien

27/11/2015

LES VILLES LES PLUS VISITEES

Le top 5 des villes qui attirent plus de visiteurs – Dakar, Touba, Tivaouane, Saly Portudal, Cap-Skirring, Saint-Louis

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Bien que victime de bien curieux préjugés, la destination Sénégal est de loin la plus convoitée en zone UEMOA. Chaque année, de millions de touristes y séjournent et dans différentes villes. Jovago.com, la plateforme africaine de réservation d’hôtels vous présente le Top 5 des villes les plus visités au Sénégal.
Dakar. Comme il faut s’y attendre, la capitale sénégalaise est de loin la ville qui attire le plus de visiteurs. Cette attractivité se justifie non seulement parce qu’elle abrite le principal aéroport du pays pour les vols internationaux, mais aussi grâce à l’organisation permanente d’événements à dimension sous-régionales et au-delà. Dakar est aussi une ville d’affaires, grâce à la stabilité politique du pays et un climat des affaires propice. A cela s’ajoute l’Île de Gorée, lieu culturel chargé d’histoire.
Touba et Tivaoune. A elles deux, ces villes représentent la parfaite correlation entre le tourisme et spiritualité. Ces villes accueillent des millions de visiteurs (nationaux et internationaux) lors des principaux événements religieux qui s’y tiennent chaque année : le Magal de Touba et le Gamou de Tivaoune. Pendant toute l’année, elles sont également des lieux de pèlerinages pour de nombreux fidèles musulmans.
Saly portudal et ses environs. On ne peut parler de tourisme dans ce pays sans évoquer Saly et tous les environs de la petite côte. Cette zone balnéaire qui est depuis plusieurs années la « coqueluche » des grands groupes hôteliers et immobiliers, attirent à elle seule la moitié des touristes occidentaux. Soleil, plage et un mélange d’exotisme font de Saly et ses environs un endroit fréquenté toute l’année.
Saint Louis. Ville au passé historique, Saint Louis a gardée toute son attractivité. Elle peut compter sur le calme et l’hospitalité qui y règnent. Son charme en fait une des villes les plus appréciées par les touristes. La ville bénéficie également du désert du Loumpoul qui se trouve à environ une heure de route, un lieu devenu une véritable attraction pour les amoureux des grands espaces du Sahara.
Cap Skirring. Deuxième site balnéaire le plus visité du Sénégal , le Cap Skirring fait office de vitrine touristique dans la belle région de la verte Casamance. Plus calme que Saly et ses environs, cette cité balnéaire est en passe de devenir le nouvel endroit de charme pour les touristes occidentaux.
APS

NETTOYER LA CASAMANCE

Casamance : 100 000 m2 de terre à déminer, Plus de 400 personnes amputées...

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Depuis l’éclatement du conflit armé en Casamance, plusieurs morts et blessés ont été dénombrés. Hormis les armes qui ont fauché des vies humaines, les mines antipersonnel assimilées aux « engins de la mort » ne cessent de causer des dégâts au sein de la population. Selon les révélations faites par l’Association sénégalaise des victimes de mines (Asvm), la majeure partie des personnes handicapées en Casamance sont des victimes de mines. D’où la nécessité, pour le porte-parole de ladite association, de redémarrer les déminages des zones polluées dans le département de Bignona où le besoin se fait sentir.
« Le nord Sindian est la zone qui abrite un nombre important de mines antipersonnel. Très souvent, des personnes à la recherche de bois mort dans la forêt sautent sur des mines. C’est une localité très polluée avec la présence de ces engins de la mort », explique Mamady Gassama. Ce dernier portant la parole de l’Asvm estime que « l’État du Sénégal doit faire du déminage l’une de ses priorités. Les mines sont en train de faire des ravages dans le nord Sindian, surtout au sein de la gent masculine. La plupart des handicapés dans cette localité sont des jeunes de moins de 20 ans. Aujourd’hui, il urge pour le gouvernement de reprendre les activités de déminage ».
Mamady Gassama rappelle d’ailleurs qu’au jour d’aujourd’hui, il reste en Casamance 100 000 m2 de terre à déminer.
Seneweb

ON NE VEUT PAS DE TERRORISTES A SALY

La station balnéaire de Saly renforce sa sécurité

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Les autorités sénégalaises prennent très au sérieux la menace terroriste. Et, sur la petite côte réputée pour sa vocation touristique et ses stations balnéaires ont joue à l’anticipation pour éviter toute mauvaise surprise. C’est ainsi que sur les lieux la sécurité a été renforcée au maximum.
L’attaque de l’hôtel Radisson blu de Bamako sonne comme un coup de semonce que les autorités sénégalaises prennent très au sérieux. Elle montre surtout que les terroristes ont en ligne de mire les hôtels, les lieux touristiques et de villégiature qui concentrent beaucoup de ressortissants étrangers. A Saly, avec l’ouverture prochaine de la saison touristique, les effectifs des forces de l’ordre ont été revus à la hausse. L’endroit est placé sous haute surveillance, avec l’installation de caméras de surveillance un peu partout. D’ailleurs, Saly est la seule localité où la police et la gendarmerie interviennent conjointement dans le département.
Déjà à l’entrée de la petite côte au Croisement Saly plus précisément, jusqu’à la station balnéaire, la silhouette des hommes en bleu est visible de partout, ils jalonnent tout le long de la route, sans tenir compte des éléments en civil qui se fondent dans la masse. Et, d’après le journal Enquête, c’est tout un contingent qui est mis à la disposition de la compagnie de la Légion ouest pour des interventions rapides.
Khadim FALL/Pressafrik

GRAND MONSIEUR ECOLOGISTE

Haidar El Ali, l’infatigable lutteur

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L'homme qui plantait des palétuviers, militant écologiste sénégalais à l'inimitable bagou, sera présent en France à l'occasion de la COP21, du 29 novembre au 11 décembre. Sans illusions, mais toujours optimiste et combatif.
« Bonjour ! Comment va Vieille Afrique ? » La voix porte, qu’accompagne un geste ample et un sourire chaleureux. À l’époque où il nous accueillait, monsieur le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes du Sénégal ne recevait pas dans un bureau climatisé et ne s’embarrassait d’aucun protocole. Pour prendre rendez-vous ? « Envoyez-moi un SMS. » Et il était là comme convenu, Haidar El Ali, le sauveur de la mangrove, l’éphémère ministre de l’Environnement, le grivois sans gêne et blagueur fort en gueule, drapé dans son boubou vert et assis sur une chaise de jardin, à l’ombre des arbres de l’Oceanium, son repaire face à la mer.
Sous le masque du plongeur
Il en a vu passer, des journalistes. Bernadette Gilbertas, pour ne citer qu’elle, a même publié une sorte d’hagiographie de 260 pages intitulée Haidar El Ali, itinéraire d’un écologiste au Sénégal (éd. Terre Vivante). Pourtant, parler encore de lui ne le gêne pas : c’est pour la bonne cause, celle de la planète évidemment. À 64 ans, un peu alourdi par la bonne chaire, il a dépassé l’âge des bilans et renoncé aux exploits sous-marins qui ont fait sa renommée. « Malheureusement, je plonge très peu, confie-t-il. Les génies me le rappellent et je leur demande pardon. »
Ses pires détracteurs reconnaissent volontiers qu’il « parle mieux wolof que les Wolofs »
Si l’on remonte loin dans la matrice de l’enfance, il y a deux souvenirs marquants – fondateurs. « Le premier, je pense que c’est dans une rigole de la médina où j’ai ramassé un bout de manioc pour le manger, car j’avais faim, dit-il. Le second, c’est plus tard, vers l’âge de 11 ans. Je me suis perdu dans la ville et je me suis retrouvé ici, face à l’Océan que je voyais pour la première fois et dont je prenais conscience de la dimension puissante. »
Fils de petits commerçants libanais, Haidar El Ali apprend à l’école que ses ancêtres sont des Gaulois quand dans la rue il parle wolof avec sa bande de copains. Aujourd’hui, il en maîtrise même le verlan et ses pires détracteurs reconnaissent volontiers qu’il « parle mieux wolof que les Wolofs ». L’école, ce n’est pas vraiment son truc : « J’allais en mer avec les pêcheurs de Soumbédioune, des amis comme Alpha Khadam et Ibnou Sow. Je faisais l’école buissonnière, je nageais beaucoup, je naviguais, j’apprenais la mer. » Nageur de l’équipe espoir de Dakar, El Ali se montre plus curieux que les pêcheurs : « Un jour, j’étais à l’anse Bernard, j’ai emprunté un masque de plongée… Ce simple geste a changé le cours de ma vie. » À 17 ans, il devient apnéiste, capable de rester 3 à 4 minutes sous l’eau, puis découvre la plongée sous-marine avec bouteilles d’air comprimé.
Quand le fabricant de meubles devient militant écologiste
Mais l’idée de consacrer sa vie à la mer nourricière n’est pas encore là : après le bac, il sera fabricant et vendeur de meuble – un métier qu’il exercera pendant douze ans. Est-ce l’ennui qui le ronge ou la mer qui l’appelle ? Toujours est-il qu’il délaisse peu à peu le mobilier pour s’en aller sous l’eau récupérer le fer des épaves de la baie. Sa rencontre avec le professeur Jean-Michel Kornprobst, au milieu des années 1980, lui ouvre les yeux sur la nécessité vitale de l’écologie. « Au fur et à mesure que je découvrais la mer, je découvrais l’agression qu’elle subissait du fait de la surexploitation. »
Son premier « acte d’engagement » sera de libérer un banc de carangues prisonnières d’un filet perdu, son premier combat de s’opposer à la pêche à l’explosif, qui tue sans discriminations petits et gros poissons, ravageant les fonds. Pour le boulimique Haidar El Ali commence une nouvelle vie de luttes, caméra au poing et verbe haut, ayant pour point commun l’intérêt futur de l’humanité : défendre le yeet (cymbium), coquillage fort prisé des Sénégalais, mais aussi des Chinois, militer pour le départ du chimiquier Orient Flowers, protéger les lamantins du fleuve Sénégal, créer des aires marines protégées, s’opposer aux feux de brousse et surtout, replanter les palétuviers de la mangrove…
Comme il n’est pas homme à faire les choses à moitié, cet engagement met à mal son mariage. Peu reconnaissante, la mer lui prend son fils aîné, Momo, qui trouve la mort en plongée… Ébranlé, mais fidèle à un idéal semblable à celui qui animait la Kényane prix Nobel de la Paix, Wangari Maathai, le militant suit sa ligne, et qui l’aime le suive ! N’en faisons pas pour autant l’un de ces ascètes végétariens qui se nourrissent de salade. Oui, il mange du thiof et veut pouvoir continuer à le faire : « Moi, je mange de tout, j’aime la vie. La vie est trop belle, c’est fou ce qu’elle est belle ! »
Combat pour l’environnement et la démocratie
De l’engagement militant à la politique, il n’y a souvent qu’un pas. Le militant finit donc par rejoindre le Rassemblement des écologistes du Sénégal (RES), puis crée la Fédération des écologistes du Sénégal (FEDES). «Sous Abdou Diouf, nous menions un combat pour l’environnement, sous Wade nous avons dû mener un combat pour la démocratie », rappelle le tribun adepte des formules chocs. Mais très vite il s’éloigne du champ politico-politicien, comme s’il avait besoin de préserver l’aura de pureté que donne l’engagement civil. « Quand je plante un arbre, c’est un acte politique, dit-il. Quand je fais une loi, c’est un acte politique supranational. J’espère qu’un jour il y aura un président écologiste.
Greenpeace récolte des signatures pour qu’on me foute dehors, eh bien je relève le défi, je vais obtenir des signatures pour qu’on les vire du Sénégal
Lors de la dernière élection présidentielle, il a soutenu le candidat socialiste Ousmane Tanor Dieng, arrivé 4e. Le jeu des alliances lui a ainsi permis d’obtenir pour un an le poste de ministre de l’Écologie et de la Protection de la nature – avant d’être renvoyé vers celui de la Pêche et des Affaires maritimes. À l’époque de cette rencontre, il l’était toujours et évoquer son transfert ne l’enchantait guère. « Bien sûr que j’ai mal vécu ce passage ! À mon sens, il faut toujours conserver les acquis. Quand on dispose d’un temps trop court, on ne peut rien réaliser. Mais j’ai quand même accepté, parce que je pense que le président à une vision globale pour ce poste. » Violemment attaqué sur la question du protocole thonier signé avec l’Union européenne, il avait du mal à décolérer. Aborder le sujet, c’était sans doute le meilleur moyen d’avoir un aperçu – sans doute dilué – des colères homérique qui peuvent l’animer.
Renoncer, moi ? Jamais !
Les textes sortent d’une mallette, s’étalent sur la table. « Quand je suis arrivé, des accords existaient déjà depuis 2006, sans aucune compensation financière, rugit-il. J’ai obtenu 15 millions d’euros, qui viennent s’ajouter à 50 millions d’euros pour la recherche, la surveillance, la restauration des systèmes juvéniles dégradés et un fonds social en cas de calamité. Greenpeace rue dans les brancards, mais où étaient-ils quand les bateaux pouvaient venir pêcher le thon sans rien payer ? » Les vannes sont ouvertes, le débit s’accélère : « Je n’ai ouvert que sur le thon, pas sur la sardinelle ou le poulpe, s’emporte-t-il. Greenpeace récolte des signatures pour qu’on me foute dehors, eh bien je relève le défi, je vais obtenir des signatures pour qu’on les vire du Sénégal. Moi, de toute façon, ça ne me gêne pas de ne pas être ministre. » Et d’ajouter : « J’ai vécu pendant 25 ans dans une chambre de 25 m2, aujourd’hui je squatte chez mon frère et je ne veux pas que mon poste change quoi que ce soit dans ma vie. »
Il y a trop de rencontres où l’on théorise la protection de l’environnement, je préfère rester sur le terrain et l’appliquer
La tempête s’apaise et Haïdar El Ali revient à ses poissons, ceux qui peuvent de nouveau venir pondre dans les « 15 000 hectares de mangrove restaurée, où 200 millions de propagules de palétuviers ont été plantées. » Puis il part en campagne : « La priorité des priorités, c’est la lutte contre les feux de brousse, un vrai fléau qui est en train d’installer le désert… » Poursuivre les pilleurs de la mer au côté de l’association radicale Sea Shepherd ? Créer des pépinières ? « Il y a trop de rencontres où l’on théorise la protection de l’environnement, avec les mêmes personnes qui répètent les mêmes choses, je préfère rester sur le terrain et l’appliquer. »
Débarqué du ministère, il a fini par retrouver ce terrain qui lui est si familier. Joint par téléphone alors qu’il pataugeait dans la mangrove, il s’est confié sans détours, toujours aussi combatif. « C’est vrai que je passe de plus en plus de temps avec le peuple des arbres, car celui des homme me fatigue. Mais je suis optimiste, persuadé que les équilibres vont se remettre en place et qu’après une grosse baffe, on va comprendre que « time is money » était une forfaiture. « Time is life ».
Pour les enfants de ses enfants – et ceux qui suivront…
Ainsi, c’est en militant qu’il participera à la COP21, à Paris, où il interviendra pour le Programme régional de conservation de la zone côtière et marine. « On va encore faire du théâtre dans des forums de discussion, puis prendre des décisions qui ne seront jamais appliquées, dit-il. Mais il faudra bien un jours que les Occidentaux comprennent que toutes les vies se valent, qu’il ne peut pas y avoir d’un côté ceux qui font la fête et de l’autre ceux qui n’ont pas accès à l’eau. Que le 1 % des plus riches de la planète possède autant que les 99 % restant, ce n’est pas durable. » La politique, il n’y a pas renoncé : si on lui proposait de nouveau un poste, il l’accepterait, parce que « quand on a la volonté de faire, on peut faire, malgré les lobbies et les intérêts qui nous pourrissent la vie. »
Passionné, emporté, un brin égocentrique, l’homme aux 12 000 plongées qui se souvient surtout de celle, atroce, qu’il fit sur le Joola, est de ceux qui ne renoncent qu’avec la mort. Et même elle, il pourrait l’envoyer balader. Père de sept enfants, ses yeux s’illuminent quand il évoque ses derniers nés : Madiba, deux ans et 8 mois, et Sarah, qui n’a pas encore un an. Il sait pour qui il se bat.
Nicolas Michel/Jeune Afrique

LE PROGRES PAR LA CHINE

Huawei va installer 2 500 km de fibre optique au Sénégal

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Le Sénégal et la Chine ont signé un accord-cadre le 24 novembre pour l’installation de 2 565 kilomètres de fibre optique dans le pays ouest-africain.
Cette réalisation entre dans le cadre d’un projet dénommé « Large bande », décrit par les autorités sénégalaises comme « une plateforme de passage au numérique (TNT, 4G, transport du signal fibre optique) » qui inclut « une autoroute de l’informatique nationale » reliant environ 240 structures administratives et les 21 capitales départementales du Sénégal, ainsi que la construction d’un data center.
Prêt
Le coût de ce projet est estimé à 50,8 milliards de francs CFA (77,44 millions d’euros), financé par un prêt de Eximbank China, la banque chinoise d’import-export. Sa réalisation a été confiée au groupe technologique chinois Huawei.
Benjamin Polle/Jeune Afrique

26/11/2015

DAKAR-BAMAKO EN TRAIN, C'EST PAS POUR DEMAIN...

Le Sénégal et le Mali en désaccord sur le futur de Transrail

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Pour les autorités sénégalaises, la résolution de la crise que traverse Transrail depuis plusieurs années passe par le départ de son actionnaire de référence, le groupe Advens (de l’entrepreneur franco-sénégalais Abbas Jaber) qui détient 51 % du capital de la société en charge de l’exploitation de la ligne ferroviaire Dakar-Bamako.
C’est le souhait clairement affiché par Amadou Ba, le ministre de l’Économie et des Finances, devant les députés sénégalais en fin de semaine dernière à Dakar. « Avec Transrail nous sommes dans un processus de rupture même s’il y a un niveau de complexité majeur avec le Mali. L’option du gouvernement est irrévocable et irréversible. On va se séparer d’Abbas Jaber, mais il y a une transition à gérer », a-t-il expliqué.
Le « niveau de complexité majeur avec le Mali » tient au fait que Bamako ne serait pas favorable à cette séparation. Le Mali et le Sénégal détiennent chacun 10 % du capital de Transrail, des opérateurs privés des deux pays se partagent à parts égales 20 %, les 9 % restants devant en principe revenir aux employés de la société.
Déficit chronique
Transrail est dans une situation difficile. Selon Mame Mbaye Tounkara, patron de l’organisation syndicale sénégalaise Sutrail, « sur un parc de 13 machines de tractions convoyeuses de marchandises, Transrail en est maintenant à 6 machines fonctionnelles », a-t-il déclaré à Jeune Afrique.
Pour le leader syndical, « l’entreprise souffre d’un déficit d’exploitation cumulé de 30 milliards de F CFA (45,73 millions d’euros), pour un niveau d’endettement évalué à 50 milliards de F CFA ainsi que des arriérés de cotisations sociales de 23 milliards. Les comptes de l’entreprise sont saisis par les créanciers aussi bien à Dakar qu’à Bamako ».
Pour autant, parmi les travailleurs de Transrail, les positions sont loin d’être homogènes en ce qui concerne le maintien ou non de l’actionnaire majoritaire. Si Sutrail souhaite le départ de ce dernier, l’Union des travailleurs de Transrail/Sénégal conduite par Mamadou Madiodio Diagne et la section syndicale unique UNTM/Transrail/Mali d’Abdoulaye Berthé sont, elles, pour le statu quo.
Dans une déclaration commune et faute d’un plan viable proposé par les États, les deux organisations syndicales proposent d’accorder « à l’actionnaire majoritaire un délai de 4 ans pour qu’il puisse amortir les investissements qu’il aura réalisés et financer les besoins immédiats de réhabilitation du matériel roulant ».
Une concession « inopérante »
Dans une interview publiée dans l’édition n°2863 de Jeune Afrique, actuellement en kiosques, le patron d’Advens – qui a trouvé un accord avec l’État, fin octobre, pour sortir du capital de leader sénégalais de l’arachide Suneor – a rappelé avoir pris le contrôle de Transrail « à la demande de la Banque mondiale, au moment où l’entreprise était à genoux ».
« Le Sénégal et le Mali se sont engagés à plusieurs reprises à amender la concession, qui est inopérante, a-t-il ajouté. Ce n’est toujours pas fait et cela fragilise énormément l’entreprise. Des médiateurs ont été nommés de part et d’autre, ils doivent rendre leur rapport dans les jours qui viennent. »
Jeune Afrique

NGUEKOKH DANS LE FUTUR

Nguékokh aspire à devenir un grand pôle économique

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Dans le sillage des grandes villes comme Mbour et Saly-Portudal, Nguékokh vit un développement urbain et économique. Mais l’urbanisation rapide de ces dernières années pose des défis titanesques en termes d’accès à l’eau, d’électrification, d’assainissement que l’équipe municipale compte bien relever. Avec les projets structurants de l’État (Aibd, Zone économique spéciale, autoroute) implantés dans le département, cette commune qui connaît un nouvel attrait veut devenir un grand pôle économique.
Nguékokh est une ville en pleine expansion. Sa population est passée de 5106 habitants en 1979 à plus de 40.000 âmes aujourd’hui. Cette explosion démographique a entraîné un essor économique fulgurant. Située le long de la route nationale 1, à 70 km de Dakar, la ville de Nguékokh qui couvre une superficie de 700 ha, joue un rôle de carrefour et reste en contact à travers le réseau routier avec Mbour, Saly, Ngaparou et Somone. Avec une économie semi-rurale basée sur l’agriculture et l’élevage qui dominent largement les activités de la zone, Nguékokh joue un rôle de carrefour, une grande escale et un nœud d’échange.
Les besoins de cette commune sont énormes, d’autant que la population évaluée à plus de 40.000 habitants va encore augmenter dans les années à venir. Selon le maire Pape Songo Diouf, Nguékokh connaît beaucoup de difficultés, même s’il reconnaît que beaucoup d’efforts ont été faits. Cette ville, à en croire son édile, va bénéficier de plusieurs projets de l’État du Sénégal. « Un nouvel hôtel de ville sera réalisé grâce à un financement de 75 millions de francs CFA acquis auprès du Fonds d’équipement des collectivités locales (Fecl). Il y a aussi la construction du foyer des femmes, l’érection de deux châteaux d’eau et d’un forage qui porteront le réseau d’adduction à 32 kilomètres, la construction d’un stade digne de ce nom qui va bientôt démarrer et qui est une promesse du chef de l’État, la réalisation de la route Tène Toubab- Nguékokh-Tassète », a listé le maire qui a également indiqué qu’une enveloppe de 6 milliards de francs CFA devrait être dégagée par des partenaires canadiens pour la gestion des ordures ménagères.
Cependant, les difficultés ne manquent pas, surtout sur le plan sanitaire. « Pour une population de 40 à 50.000 habitants, on n’a pas de médecin. Cela pose problème. On n’a pas de centre de santé », a déploré le maire qui a plaidé pour le renforcement des capacités des postes de santé avec l’augmentation de la capacité d’accueil afin d’offrir aux populations de meilleures qualités de soins. À cela vient s’ajouter le problème des canalisations pour les eaux de pluie et les eaux usées.
Comme dans plusieurs localités du département de Mbour, l’accès à l’eau constitue un véritable casse-tête à Nguékokh. La ville ne comptait que deux châteaux d’eau vieux de 20 ans et qui étaient conçus pour 5.000 habitants. Avec l’explosion démographique, les deux châteaux d’eau se sont avérés incapables d’assurer une distribution correcte du liquide précieux. Selon le maire, des projets sont en cours de réalisation. « On a un projet avec la Banque mondiale qui concerne deux forages de 250 mètres cubes chacun et un château d’eau de 1100 mètres cubes. Cela veut dire qu’on peut donner de l’eau jusqu’à Ngaparou, Somone et environs », a relevé le maire.
Le combat de l’électrification
Outre l’accès à l’eau potable, l’électrification déficiente génère moult difficultés dans la commune de Nguékokh. Le paradoxe ainsi relevé dans cette ville s’illustre par un taux d’électrification qui ne dépasse guère 60 %. « Il se pose le problème d’extension du réseau d’électricité, car tous les quartiers ont des problèmes d’électricité ; ce qui fait que 80 % de la population n’ont pas accès à l’électricité. C’est un grand problème », a avoué le maire. Mais ce faible taux d’électrification est encore plus flagrant dans des localités comme Guet Ardo où près de 90 % de la population n’a pas accès à l’électrification ; même si la municipalité a réussi à installer quelques poteaux électriques. « On avait promis lors des élections locales de travailler sur l’électricité. On a commencé l’électrification dans les quartiers avec un financement de 9 millions pour trois kilomètres de réseau électrique », a noté le maire. Mais le combat de la commune demeure, selon Pape Songo Diouf, un accès à une énergie fiable et de qualité pour tous les ménages. « Notre défi, c’est l’électricité à 100 % », a-t-il. Pape Songo Diouf s’est par ailleurs réjoui de l’électrification de Keur Bacary, un hameau situé dans la périphérie de la commune. « L’électrification de Keur Thiam, un village religieux et ancien, est en voie d’achèvement. À l’époque, le khalife général de Ndiassane avait demandé à Wade d’électrifier cette localité, mais en vain », a fait savoir le maire. Ville carrefour, Nguékokh souffre aussi de son secteur de transport très mal organisé, avec plusieurs dysfonctionnements. Pour bien sécuriser le secteur et bien desservir les localités enclavées comme Boustane, Tène Toubab et autres, le maire a assuré que ces dysfonctionnements seront corrigés en améliorant notamment la qualité et la quantité des infrastructures.
Samba Oumar FALL/Lesoleil

LA DROGUE AU SENEGAL

"Le problème de la drogue devient très complexe au Sénégal"

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De part sa position, l’Afrique de l’Ouest devient de plus en plus une zone clé dans le trafic international de la drogue. Les mouvements du crime organisé sont également enregistrés en Afrique de l’Ouest, avec des augmentations considérables dans la production et l’usage de drogue au niveau local, avec celle synthèse psychostimulantes. Ce sont là les conclusions de la consultation du Sénégal organisée par l’Institut de la Société Civile de l’Afrique de l’Ouest (WACSI) dans le cadre des réunions nationales multisectorielles sur la réforme des politiques en matière de drogues en Afrique de l’Ouest, ce matin à OSIWA.
D’après le dernier rapport de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), le cannabis reste la substance illicite la plus consommée dans le monde et le Sénégal n’échappe pas à cette tendance eu égard aux différentes saisies ces derniers temps. Le rapport 2014 de la Commission Ouest Africaine sur les Drogues (WACD) a recommandé la décriminalisation d’un certain degré d’usage et de possession de drogue à des fins personnelles. Et suggère que l’usage de drogues soit premièrement considéré comme un problème de santé public.
«Les usagers de drogues ont besoin d’aide, pas de punition», souligne le rapport. «Le Sénégal a fait beaucoup d’efforts reconnus par nos partenaires, nos frères des pays africains mais le problème de la drogue devient très complexe, il faut une approche globale et sur le plan social… », fait savoir le vice- président du Réseau national des intervenants de la société civile sur les drogues. Bamar Gueye ajoute que «le Sénégal de part sa position géostratégique est reconnue comme une zone de transit de l’héroïne et de la cocaïne à destination des pays consommateurs d’Europe et d’Amérique du Nord avec comme conséquence du trafic et de l’usage de la drogue. La vulnérabilité des consommateurs de drogues est liée au contexte légal répressif, à la marginalisation sociale et familiale, à la précarité économique ainsi qu’aux comportements et pratique de consommation à risques (viol, agression, partage de matériaux de consommations, VIH, VHC, VHB, relations sexuelles non protégées, etc.) ».
Selon toujours ce dernier, « il existe au Sénégal une volonté politique mais elle n’est pas soutenue par une politique de mise en œuvre efficace en matière de prévention et de prise en charge" alors que "la réponse contre la drogue est essentiellement de type répressif marqué par une forte stigmatisation et incompréhension des populations ». Pour renforcer cette réponse, le Sénégal a mis en place depuis 2011 un programme de réduction des risques couronnés en décembre 2014 par l’ouverture d’un Centre de Prise en charge Intégrée des Addictions de Dakar (CEPIAD).
L'UNODC attire l’attention sur l’indépendance des systèmes de gouvernance et des institutions de sécurité qui risquent d’être minée par la corruption et le crime organisé. Une quarantaine de cadres techniques des ministères de la Santé, de la justice et de l’intérieur impliqués dans la formulation et la mise en œuvre des politiques en matière de drogue, ont participé à la réunion.
Ibrahima Mansaly/Pressafrik

25/11/2015

BONNE NOUVELLE DES CHINOIS...

Autoroute AIBD-Mbour-Thiès : le Sénégal obtient le feu vert de Pékin pour «le financement et la finalisation»

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Bonne nouvelle pour le Sénégal. En effet pour «le financement et la finalisation» de l’autoroute AIBD-Mbour-Thiès, le gouvernement du Sénégal a reçu mardi de son homologue chinois une lettre d’acceptation.
C’est au cours de la cérémonie de signature de l’accord cadre relatif au financement du Projet national de Large Bande du Sénégal avec l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar, Zhang Xun que le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, a fait la révélation.
«Nous venons de recevoir une lettre d’acceptation pour le financement et la finalisation du projet d’autoroute AIBD-Mbour-Thiès dont les travaux ont déjà démarré», a déclaré Amadou Bâ.
Selon lui les deux gouvernements signeront «sous peu» la convention de financement de ce projet «dont les travaux sont engagés jusqu’à la localité de Somone».
Pour sa part le nouvel ambassadeur de la Chine, qui a pris fonction depuis un mois, a souligné «l’avancée rapide et solide des relations de coopération entre Dakar et Pékin et les nombreux succès qui en ont découlé». Et d’ajouter que le gouvernement chinois a pris la mesure «de poursuivre ce partenariat d’amitié et de coopération avec le Sénégal».
Pape Dia/Senenews

SAUVER L'ÎLE ST LOUIS

Sauvegarde et mise en valeur de l’île de Saint-Louis : Le plan d’action validé

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A l’issue d’un atelier organisé conjointement par l’Agence de développement communal (ADC) de Saint-Louis et le centre culturel régional Abdel Kader Fall, un plan d’action pour la sauvegarde et la mise en valeur de l’île de Saint-Louis a été adopté et validé.
Les travaux de cet atelier se sont déroulés à l’hôtel de ville de la capitale du Nord en présence de la première adjointe au maire Mme Aïda Mbaye Dieng, du directeur du centre culturel régional Moustapha Ndiaye Och, du Directeur général de l’Adc Boun Daouda Soumaré, de Mme Kadia Sow, représentant l’Unesco, de Frederic Auclair, architecte consultant, de Mme Fatima Fall, directrice du Centre de recherches et de documentation du Sénégal (Crds), le chef du service régional du tourisme Ibrahima Sarr, etc.
Riche d’une histoire de plus de trois siècles, l’île de Saint-Louis, ses maisons typiques, le tracé des rues, l’omniprésence du fleuve, l’approche par le pont Faidherbe lui donnent une identité unique qui lui a valu sa place comme cité de l’humanité.
Mais, selon Moustapha Ndiaye Och, aujourd’hui ce patrimoine est menacé par un manque d’entretien, par des constructions qui ne respectent pas le bâti traditionnel de l’île. Pour le protéger, un Plan de sauvegarde et de mise en valeur est entré en vigueur en 2008 (Décret présidentiel n°2008-694 du 30 juin 2008). Le plan de sauvegarde est un texte juridique opposable aux tiers. Il règlemente les travaux et constructions et tous les aménagements urbains. Ce règlement est aussi un document d’urbanisme qui prend en compte le développement urbain de la ville. Il identifie les parties à préserver mais définit aussi les zones pour de nouvelles constructions dans le périmètre sauvegardé. Le règlement s’applique sur un territoire défini, notamment le secteur sauvegardé appelé Zone PM (Patrimoine Mondial) reprenant l’île, les quais et berges et le pont Faidherbe (tous également classés sur la liste des Monuments historiques du ministère de la Culture – les zones tampons (ZT) qui recouvrent le fleuve et ses berges, la langue de Barbarie, les berges du côté du faubourg de Sor.
Parlant des autorisations de travaux, Moustapha Ndiaye a précisé que tous les travaux sur l’île sont règlementés par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur. C’est-à-dire les travaux sur des bâtiments classés monuments historiques, de grand intérêt architectural ou d’intérêt architectural moyen, les constructions nouvelles, la modification de l’aspect d’un bâtiment, la démolition d’un bâtiment ou d’une partie, le changement d’affectation d’un bâtiment ou d’une partie, les aménagements urbains, des quais et des berges, l’abattage ou la plantation d’arbres, la construction d’une piscine, la pose ou la modification d’une clôture, la pose d’une enseigne ou d’un panneau publicitaire...
La demande d’autorisation de travaux, a-t-il souligné, est adressée aux Services techniques municipaux (STM) qui instruiront le dossier vers les différents services. L’autorisation de travaux est accordée si l’architecte de l’Etat estime que le patrimoine et le cadre de l’île ne sont pas mis en danger. L’architecte de l’Etat doit visiter les lieux avant le début des travaux. Il peut donner des prescriptions qui devront être respectées. Une quarantaine de participants venus d’horizons divers ont discuté à bâtons rompus sur les enjeux et les perspectives de ce plan d’action, avant de le valider avec des amendements.
Mbagnick Kharachi DIAGNE/Lesoleil

BURQA ET VOILE INTEGRAL: CONFUSION OU VOLTE FACE?

Confusion autour du port du voile intégral au Sénégal

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Le 17 novembre le président sénégalais avait tenu des propos laissant entendre que le port du niqab devenait interdit dans son pays. Il a depuis rectifié.
« Le port du voile intégral ne correspond ni à notre culture, ni à nos traditions, ni même à notre conception de l’islam », avait déclaré le président sénégalais Macky Sall, le 17 novembre dernier. Il ajoutait qu’il fallait avoir « le courage de combattre cette façon excessive d’imposer une manière d’être » et qu’il ne pouvait pas « accepter qu’on nous impose des modèles d’habillement venus d’ailleurs ». Ce qui apparaissait comme une mesure de sécurité nationale a été immédiatement soutenue par le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo. « L’État restera intransigeant sur l’interdiction de porter le niqab », prévenait-il, arguant que le voile intégral empêche l’identification de tous les citoyens et donc la prévention du terrorisme. Selon le quotidien sénégalais l’Observateur, ce sont en effet les forces de sécurité du pays, police, gendarmerie et forces armées qui auraient, convaincu le président de prendre une telle disposition.
Certains politiques et personnalités religieuses s’y étaient montrés hostiles. « Le port du voile est un commandement divin », avait ainsi déclaré l’imam de l’université Cheikh Antra Diop (UCAD) suite à l’annonce de l’interdiction. « C’est méconnaître l’islam que de dire que la burqa ne fait pas partie de la culture musulmane », ajoutait-il encore. L’ancien ministre des Affaires religieuses, Bamba Ndiaye, avait quant à lui comparé la situation sénégalaise à celle de la France pour rappeler que le Sénégal n’était pas en état d’urgence et que de telles mesures devaient être prises par l’Assemblée nationale.
Après le Tchad, le Cameroun et le Gabon, le Sénégal n’aurait pas été le premier pays d’Afrique à prendre de telles dispositions. Mais le président Macky Sall a depuis clarifié ses propos face au tollé provoqué. « Il n’y a aucune interdiction du voile intégral au Sénégal, précise-t-il. Il y a eu beaucoup de confusions dans les médias car j’avais justement posé la problématique du voile intégral », a déclaré le président. « Au moment où les gens posent des bombes, il ne doit être permis un accoutrement, quel qu’il soit, qui puisse permettre de camoufler des armes ou des explosifs », martèle-t-il encore en ajoutant que la burqa n’a rien à voir avec la religion musulmane.
Telquel.ma


Le président Macky Sall a affirmé dimanche à Bamako que la question du voile doit être discutée sous l’angle sécuritaire et non religieux.
Le 10 novembre, lors du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, il avait appelé les pays africains à promouvoir un islam tolérant et dénoncé le port du voile intégral.
Dimanche à Bamako, il a expliqué que "le voile ne pose aucun problème. Mais lorsque son port ne permet pas l'identification de la personne et de ce qu’elle porte, il y a un problème de sécurité publique. Il ne doit pas être permis un accoutrement qui puisse permettre de camoufler des armes ou des explosifs".
La question va être traitée au niveau de la Cedeao, selon le président sénégalais.
BBC

24/11/2015

EXCISION INTERDITE EN GAMBIE

Le président gambien décrète l'interdiction immédiate de l'excision

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Le président gambien Yahya Jammeh a décrété l'interdiction de l'excision, avec effet immédiat, soulignant que cette pratique très répandue dans le pays n'était pas dictée par l'islam et devait par conséquent être abolie, a annoncé mardi le ministre de l'Information.
Le président Jammeh "a déclaré il y a quelques minutes que la mutilation sexuelle féminine (FGM en anglais, excision, NDLR) était interdite avec effet immédiat", a écrit le ministre, Sherrif Bojang, sur sa page Facebook, dans la nuit de lundi à mardi. "Le président a fait cette déclaration la nuit dernière (lundi) lors d'un rassemblement à Kanilai", sa localité natale, sous les applaudissements des femmes de l'assistance, a précisé mardi le ministre. Cette décision vise à "la protection des fillettes", a assuré M. Bojang, soulignant que le chef de l'Etat l'avait motivée par l'absence de justification religieuse de cette pratique dans l'islam. M. Jammeh a prévenu les parents et les autorités locales qui ne respecteraient pas cette interdiction qu'ils subiraient des sanctions. Selon les commentateurs, les peines devraient être alignées sur celles prévues par la loi en cas de coups et blessures volontaires. Le quotidien britannique The Guardian, qui a lancé en 2014 une campagne mondiale contre l'excision, avec notamment, en coopération avec le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), un prix de reportages sur l'excision en Afrique en 2015, cite mardi la réaction enthousiaste d'une militante de l'abolition de cette pratique en Gambie. "Je suis vraiment impressionnée que le président ait fait ça. Je ne m'y serais jamais attendue en un million d'années", a déclaré Jaha Dukureh au journal, se disant "fière de (son) pays". Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), la Gambie est l'un des dix pays, tous africains, où l'excision est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine. Parvenu au pouvoir par un coup d'Etat sans effusion de sang en 1994 puis constamment réélu depuis 1996, Yahya Jammeh dirige d'une main de fer la Gambie, petit Etat anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique.
Agence Belga

BRACONNAGE ENFIN PUNI

LUTTE CONTRE LA CRIMINALITE FAUNIQUE AU SENEGAL

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3 trafiquants condamnés à 6 mois prison ferme et au paiement solidaire de 7 millions CFA
L’Environnement sénégalais (y compris la faune) est un patrimoine national, partie intégrante du patrimoine mondial. Au regard de ses avantages pour l’homme, sa protection doit être définie avec rigueur. En ce qui concerne la faune, le Sénégal a été identifié dans le passé comme étant une plaque tournante du trafic de faune et le pays l’est encore. Cela pose une réelle problématique de l’efficacité des politiques mises en œuvre pour la protection des espèces animales menacées d’extinction. Pourtant, concernant ces politiques, depuis le 24 janvier 1986, le Sénégal a adopté une loi spéciale, le Code de la chasse et de la protection de la faune. Mais la loi a souffert d’un manque d’application, les trafiquants pouvaient donc agir librement en toute impunité.
Maintenant, la donne commence à changer, le Projet SALF (Sénégal-Application de la Loi Faunique) collabore avec les autorités. Depuis l’implantation de ce projet qui a pour mandat l’appui des autorités dans la lutte contre le trafic faunique et l’application de la loi, les juridictions sénégalaises ont commencé à être saisies de ces affaires. Mais, jamais une sanction digne de son nom n’a été préalablement infligée aux trafiquants des espèces animales menacées d’extinction.
Enfin, une sanction ‘’exemplaire’’ a été infligée le 16 novembre 2015 par le Tribunal de Grande Instance de Dakar. Ainsi, 3 trafiquants jugés concernant cette affaire ont été condamnés à 6 mois ferme de prison ferme et au paiement solidaire de 7 millions de Francs CFA à titre de dommages et intérêts pour détention, circulation et commercialisation illégale d’espèces animales intégralement protégées.
A l’origine, il s’agissait de l’arrestation d’un trafiquant, Moustapha DIOP, arrêté en possession d’espèces intégralement protégées dont des pélicans blancs, des tortues et 04 perroquets gris Timnehs. En septembre, ces mêmes perroquets Timneh avaient déjà été saisis lors de l’arrestation d’Abdoul Aziz SALL, dealer majeur impliqué dans un réseau international de trafic d’espèces protégées. De ce trafiquant, il a été saisi beaucoup de perroquets dont 109 perroquets gris Timnehs. Ils étaient mis en quarantaine dans une volière au parc de ‘’Hann’’. La volière était fermée à clé et ses mailles infranchissables. Un agent des Eaux et Forêts détenait la clé et était chargé, en contrepartie de la perception d’une prime distincte de son salaire, de les nourrir et nettoyer les lieux.
Monsieur Moustapha DIOP, le trafiquant arrêté en possession de ces espèces intégralement protégées, avoue avoir acheté les 4 perroquets d’un éleveur; lequel a précisé les avoir lui-même acheté auprès d’un animalier du nom de Babacar SEYE, contractuel aux Eaux et Forêts. Pourtant même bagués à la patte par une bague unique et facilement identifiable, Babacar SEYE n’a pas hésité à les vendre.
A la barre, le commandant Sonko des Eaux et Forêts, en sa qualité de partie civile a demandé au tribunal de poursuivre toute la chaine de responsabilité jusqu’à interroger l’agent en charge de l’entretien de la volière. Selon lui, il n’est pas question que l’on salisse l’administration des Eaux et Forêts.
L’avocat de l’Etat, Me Bamba CISSE, poursuivant dans le même registre, a demandé au Tribunal de requalifier les faits et de retenir aussi l’infraction de vol et, ainsi poursuivre dans ce sens.
Malheureusement, Le Tribunal ne les a pas suivi et s’est limité aux infractions fauniques avec la décision ci-dessus. Un autre avocat agissant dans l’anonymat a déclaré « cette décision est discriminatoire, les vrais responsables des Eaux et Forêts ne sont punis. Ce sont les innocents qui sont condamnés pour cette affaire».
Cette forte décision de Justice, 6 mois ferme à l’encontre de ces 3 trafiquants, est a salué. Mais les complices doivent être tenus pour responsables.
Est-ce là une première décision de justice militant pour l’effectivité de la loi faunique mais discriminatoire ?
Ndarinfo

TURKISH AIRLINES A LA TÊTE DE SENEGAL AIRLINES

Senegal Airlines Sur Le Point D'être Rachetée Par Turkish

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Sénégal Airlines bat de l'aile. Depuis le 18 juin 2015, la compagnie aérienne n'a plus d'avion parce que n'étant plus financièrement dans la possibilité d'en affréter un à l'extérieur du pays. Par conséquent, l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (Anacim) ne peut leur octroyer un Permis d'exploitation Aérienne (Pea). C'est ce qui fait qu'opérant actuellement sous son seul agrément de transport, un accord a été signé avec Transair, une société locale, pour que les vols de Sal puissent continuer à être effectués avec les avions de ladite compagnie. Un accord qui est, selon des acteurs de l'aviation, en cours jusqu'à présent.
La situation financière de Sal a, de l'avis de ces acteurs, fait que «depuis des mois une bonne centaine de personnes a été mise en chômage technique. Aujourd'hui, "on parle de Turkish Airlines qui va reprendre la compagnie Sénégal Airlines». Pis, «le même scénario qu'avec Royal air Maroc (Ram) se dessine à l'horizon», s'alarment-t-ils, en relevant que «le Président Macky Sall a rencontré le Directeur général de cette compagnie lors de son voyage en Turquie». Et prétendent qu'une sollicitation a été faite «à Turkish airlines d'éponger la dette de Sénégal Airlines évaluée à 60 milliards de FCFA. Et qu'en contrepartie, la compagnie Turque recevrait la majorité des parts de Sénégal Airlines". Un montant non encore défini, souligne des acteurs qui ont préféré garder l'anonymat. Lesquels renseignent que «le reste serait partagé entre l'Etat du Sénégal et les privés sénégalais actionnaires actuels de la compagnie. En contrepartie de tout cela Turkish mettrait des avions à la disposition de Sénégal Airlines pour effectuer des vols, avec la grande perspective de faire diminuer des rotations hebdomadaires de certaines compagnies étrangères (tel que Royal Air Maroc, Corsair, etc…) et de mettre en place un Direction Turque».
Avec ce scénario, regrettent les sources, «une fois de plus, les revenus de cette nouvelle structure à mettre en place, seront très certainement exportés à l'équivalent des participations de Turkish vers l'étranger, alors que le Sénégal dispose d'hommes d'affaires capables, financièrement, de gérer cette situation. Et permettre ainsi de garder les revenus dans le pays et de faire gérer la compagnie par des Sénégalais.
Aujourd'hui, très préoccupés, ils s'interrogent sur la pertinence d'un tel choix : «Pourquoi chercher ailleurs ce que l'on a sous la main ? Et pourquoi pas la promotion de la compétence locale comme les compagnies privées de droit sénégalais qui a pourtant prouvé leur savoir-faire pour reprendre les activités de la compagnie nationale défunte ?
Youssoupha MINE/Seneweb.com

STAGE DE DECEMBRE A SALY/SOMONE

Stages de musique et de danse à Saly/Somone

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Les stages proposent des cours de danse africaine, de capoeira, de hip-hop, de percussions, et de sophrologie/tai chi. Une journée complète et 3 demi-journées libres (notamment la première matinée et la dernière après-midi).
Prochain stage: décembre 2015
Le professeur principal, Seydouba Camara est guinéen, d’ethnie Soussou, pratiquant l’art depuis son plus jeune âge, doté d’une forte expérience et possédant un grand professionnalisme. Il a intégré la troupe du Circus Baobab à l’âge de 15 ans, puis fut sélectionné parmi les meilleurs artistes pour faire une tournée dans l’Afrique de l’Ouest, et a fini par s’installer au Sénégal, depuis 2006, où il a créé la troupe Cirque Konfon d’Afrique en 2010, et le centre culturel Métissé en 2014. Ses cours et spectacles sont très prisés, réputés dans le pays.
Les autres intervenants, guinéens et sénégalais, sont tous formés de manière professionnelle, et transmettent leur savoir-faire patiemment et passionnément. De nombreux toubabs et locaux fréquentent les différents cours et ateliers de Seydouba Camara. Informez-vous, de quoi passer un séjour riche au Sénégal.
https://www.facebook.com/events/1696247277265041/
https://centreculturelmetisse.wordpress.com/
contact: centremetisse@gmail.com

STREET ART BY YZ

"Amazone" par YZ

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Le projet "Amazone" rend hommage aux femmes guerrières africaines.
En résidence au Sénégal, YZ initie le projet "Amazone" dans les rues de Dakar, Mbour et Saly, entre-autres, en réalisant de grand collages peints à l'encre de Chine sur papier de soie, collés symboliquement sur des cantines tenues par des femmes.
Dans la continuité de cette série de collage, elle récupère du bois, du métal et peint ces mêmes portraits sur ces supports de récupération.
Son travail; vise à reconstruire le passé et faire connaître le parcours de ces femmes qui reste relativement inconnu à ce jour.
"Femmes guerrières, révolutionnaires, anticolonialistes, femmes intellectuelles, nous avons besoin de personnages emblématiques pour nous inspirer, nous battre, défendre nos droits et écrire l'histoire de demain."
Oeuvres visibles sur les murs, à la galerie "Memoires africaines" de Saly et sous ces liens
http://www.yzart.fr/
http://www.widewalls.ch/street-artist-yz-exhibition-frenc...
https://vimeo.com/144097093
https://www.youtube.com/watch?v=KQRmBUBhawM

23/11/2015

BARRAGE AU TERRORISME A DAKAR

Terrorisme : 43 milliards pour faire de Dakar un bunker

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Au vu des nouvelles orientations budgétaires pour 2016, force est de constater que l’État sénégalais a pour objectif de se blinder face à la menace terroriste. En effet, ce sont 43 milliards de francs CFA qui seront mobilisés l’année prochaine pour accroître les possibilités de riposte au plan sécuritaire.
Sauf surprise, ce mardi 24 novembre, les députés voteront en faveur en faveur de l’augmentation du budget des ministères des Forces armées et de l’Intérieur. Au-delà même de ses propres ressources budgétaires, comme le révèle « Enquête », l’État a provoqué un tour de table bancaire, conduit par « Ecobank », et a pu bénéficier de 23 milliards de francs CFA, toujours dans le cadre d’un vaste plan d’équipement des forces de sécurité. Le ministre des Forces armées voit ainsi son budget passer de 127,209 milliards à 150,78 milliards de francs CFA pour l’horizon 2016. Même son de cloche au ministère de l’Intérieur avec une hausse de 11 milliards. En effet, il se voit allouer un budget de 76,17 milliards pour 2016 contre 64,82 l’année précédente.
Seneweb

22/11/2015

NON A LA CENTRALE A CHARBON DE BARGNY

Création d’une centrale à charbon au Sénégal: Bargny dit non

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En prélude à la COP21, la conférence des Nations unies sur le climat, qui prévoit d’accueillir quelque 40 000 participants du 30 novembre au 11 décembre au Bourget (Seine-Saint-Denis), la population de Bargny manifeste son désaccord à la création d’une centrale à charbon au Sénégal.
Selon Daouda Lary Kane spécialiste en la matière cette centrale à charbon ne fera qu’accentuer les gaz à effet de serre. Il a d’ailleurs fourni une étude qui donne froid au dos:»Avec cette centrale à charbon notre pays atteindra plus 2000 tonnes de gaz à effet de serre».
Quant au maire de Bargny, Ahmadou Seck les dirigeants devraient plutôt porter à cette COP21 les véritables maux de la société sénégalaise que sont selon lui, l’avancée de la mer, les inondations et l’aménagement du territoire.
Fatou Sakho/Senenews

RECORD D'EXPORTATION D'ARACHIDES

Le Sénégal va exporter 255 mille tonnes d’arachides cette année

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Le Sénégal va exporter 255 mille tonnes d’arachides. La révélation est du ministre de l’Agriculture. Pour Papa Abdoulaye Seck, le Sénégal est le premier pays exportateur d’arachide vers la Chine.
« Le Sénégal est devenu, en un an et demi, après son entrée au marché chinois, le premier pays exportateur d’arachide en Chine. Nous avons battu les 7 concurrents acceptés par les Chinois. Nous sommes allés à Beijing, nous avons fourni un dossier dit « solidité intellectuel » et on les a tous battus. Nous avons exporté 155 mille tonnes, l’année dernière, cette année, on veut exporter 255 mille tonnes d’arachides. C’est dire donc que notre position est en train de se bonifier », se glorifie le ministre sur la rfm.
Mangoné KA/Senego

OPTIMISME TOURISTIQUE

La Ministre du Tourisme et des Transports aériens Maïmouna NDOYE SECK réaffirme les ambitions sénégalaises de figurer dans le Top 5 africain en 2025.

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Le Sénégal compte accueillir trois millions de touristes en 2025, avec l’ambition de figurer dans le top 5 des destinations africaines les plus prisées d’Afrique, a réaffirmé, mardi à Dakar, la ministre du Tourisme et des Transports aériens, Maïmouna NDOYE SECK.
"Notre ambition est d’atteindre trois millions de touristes en 2025 et de mettre le Sénégal dans le top cinq de l’Afrique", a-t-elle déclaré aux membres du Conseil économique social et environnemental (CESE), réunis pour la deuxième session ordinaire de cette institution.
Pour ce faire, le Sénégal s’est fixé des objectifs intermédiaires, consistant à accueillir 1 million 500.000 touristes en 2016 et deux millions en 2018, a indiqué Mme SECK.
"Nous ne doutons pas de la capacité du gouvernement à relever les défis portant sur des questions sécuritaires et d’autres relatives à la salubrité et à l’érosion côtière", a-t-elle dit, en évoquant l’importance du tourisme balnéaire pour le Sénégal.
Ce constat doit pousser le Sénégal à relever "le défi de la protection de l’environnement", a-t-elle fait valoir, se félicitant de ce que le tourisme est le secteur où le partenariat public- privé se trouve "le plus développé".
La deuxième session ordinaire du Conseil économique social et environnemental (CESE) porte sur la promotion du tourisme sous la forme d’une activité "solidaire et durable à fort potentiel de valeur ajoutée".
Aussi cette session vise-t-elle à recueillir "les avis critiques, suggestions et recommandations de l’ensemble des acteurs du tourisme pour impulser de profondes réformes" de ce secteur, indique le CESE dans un document remis aux journalistes.
"Des recommandations pour un environnement sécurisé, attractif, et favorable à l’éclosion des activités touristes, culturelles et de loisirs’’, seront formulées à l’issue de cette session, précise le document.
APS