13/12/2015

LA FISCALITE SENEGALAISE...

Au Sénégal, les entreprises contribuent moins que les ménages et les personnes physiques aux recettes fiscales.

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Le système fiscal sénégalais est à parfaire. C’est ce que révèle le rapport intitulé « Baromètre de la fiscalité équitable au Sénégal », lancé hier par Oxfam et le Forum Civil.
Le document souligne que le système fiscal sénégalais ne remplit pas encore toutes les conditions pour aboutir à une équité fiscale. Il dénonce même des injustices fiscales.
Selon Oxfam, même si des efforts sont faits en vue d’une fiscalité plus juste et une répartition équitable des dépenses publiques, sur les dix dernières années, il reste beaucoup à faire. Car, « l’assiette et le recouvrement restent approximatifs, entraînant des injustices fiscales».
Ainsi, le rapport « Baromètre de la fiscalité équitable au Sénégal », publié hier, renseigne que la pression fiscale reste très forte sur les ménages. « Dans le cadre de son programme de développement Plan Sénégal Emergent (PSE), notre pays vise une pression fiscale de l’ordre de 20,9 %, à l’horizon 2018.
L’effort fiscal n’est pas réparti de façon équitable. La pression fiscale reste forte sur les ménages comparée aux entreprises », constate l’étude commanditée par Oxfam et son partenaire le Forum Civil. Elle met aussi en lumière la « non transparence des finances publiques, l’inefficacité de l’administration fiscale, et ses dépenses exorbitantes ».
De ce fait, cette situation constitue un manque-à-gagner considérable de 3 à 4% du PIB, soit plus du quart des recettes effectivement collectées du fait d’exonération totale ou de réduction d’impôt dont bénéficient certaines entreprises admises au Code des investissements).
La note de synthèse parvenue à EnQuête rapporte les propos du Coordinateur du rapport au Sénégal et de la thématique Gouvernance pour Oxfam, Elimane Kane qui déclare à ce propos que «la non transparence des finances publiques, l’inefficacité de l’administration fiscale, les dépenses fiscales exorbitantes sont entre autres des facteurs qui conduisent à cette situation».
« La justice fiscale et l’équité des dépenses publiques sont primordiales pour financer les services sociaux de base et inciter à l’investissement afin de réduire les inégalités et lutter efficacement contre la pauvreté», renchérit Thialy Faye du Forum Civil.
Pour remédier à cette situation, des pays en Afrique (Ouganda, Sénégal) et en Asie (Bangladesh et Pakistan) ont été désignés dans le cadre du programme CRAFT en vue de conduire des recherches pour rendre les systèmes fiscaux transparents et équitables. Les pays concernés, poursuit la note, ont mis en place, un cadre commun dénommé, Baromètre de la fiscalité équitable.
Conséquence, ‘’en vue d’une plus grande transparence dans la fiscalité, il est demandé aux différents pays de publier les données’’. Oxfam et le Forum civil prennent l’exemple du Sénégal et souligne que des informations sont disponibles sur les sites officiels du Gouvernement.
Mais, il y a un bémol : ‘’elles ne sont pas « intelligibles» et demeurent trop techniques pour le grand public’’. En outre, regrettent toujours les deux entités, les états financiers des entreprises et les audits fiscaux ne sont pas publiés dans les registres du commerce national.
De même, l’utilisation de certaines recettes non fiscales échappe parfois au contrôle de l’Etat (Agence, entreprises publiques, Fonds, etc.). Ce n’est pas tout, puisque le communiqué pointe les conventions fiscales, particulièrement celle signée entre l’Etat du Sénégal et l’Ile Maurice (un paradis fiscal) qui sont des causes de fuites de recettes fiscales.
Oxfam et le Forum civil Oxfam et le Forum civil renvoient enquêtes menées auprès de l’Inspection Générale d’Etat (IGE), rattachée à la Présidence de la République pour une confirmation de ces trouvailles.
Gaston COLY/Dakar Echo

Commentaires

de toutes façons les impots locaux finissent dans les poches des employés l'Etat ne voit rien, trop de corruption a tous les niveaux

Écrit par : chees | 14/12/2015

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de toutes façons les impots locaux finissent dans les poches des employés l'Etat ne voit rien, trop de corruption a tous les niveaux

Écrit par : chees | 14/12/2015

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faut pas qu'on se voile la face, le terreau fertile de la corruption n'est pas l'immoralité et la malhonnêteté, mais le faible niveau des salaires,
quand un employé perçoit 150.000 avec un loyer de 100.000F à payer, faut pas se leurrer il ira chercher le complément de salaire là où il en aura l'occasion.
ce sera plus facile d’être honnête quand on a un salaire décent qui colle aux coûts de la vie.

Écrit par : malicki | 14/12/2015

triste de voir cella dans un beau pays avec le soleil ....

Écrit par : BARBAIX | 14/12/2015

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le salaire ne tombe pas du ciel sans efforts .

Écrit par : oyster | 14/12/2015

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on ne peut pas dire que les employés administratifs croulent sous le travail!!!! ils arrivent avec 2h de retard, passent leur temps a faire joujou avec leur ordi, quand ils viennent...qu'il n'y a pas d'enterrements de mariages, de baptèmes, ce sont de grands fainéants qui veulent le beurre et l'argent du beurre le salaire oui, le travail non,pourtant ils ont la chance d'avoir un travail et un salaire

Écrit par : eddy | 14/12/2015

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c'est le serpent qui se mort la queue;
moi je suis adepte du : "donnons leur un bon salaire et sanctionnons sévérement les bras cassés"
si on leur paye mal, ils ne seront pas motivé d'ou les alibis d'absence, faible taux horaires, corruption, etc.;

Écrit par : dlklr | 14/12/2015

Comment motiver les troupes sans argent ,car pour les promesses cela ne manque pas ...

Écrit par : oyster | 15/12/2015

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