23/12/2015

SENEGAL CHERCHE CHERCHEUSES

Au Sénégal les femmes ne constituent que 25% des chercheurs au Sénégal

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Les femmes ne représentent que 25% de l’effectif des chercheurs dénombrés au Sénégal, a indiqué, lundi à Dakar, Mary Teuw Niane, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Nombreuses sont les pesanteurs socioculturelles, économiques qui tendent à confiner les femmes loin des sphères de la science et de la recherche, a-t-il dit auparavant. Il co- présidait avec son collègue, le ministre de la fonction publique, Viviane Bampassy la la troisième édition de la cérémonie de signature des contrats et de remise des subventions du Projet d’appui à la Promotion des Chercheures et des Enseignantes-chercheures du Sénégal (PAPES).
Selon lui, les domaines comme les sciences sociales et la médecine sont les mieux pourvus en recherche or dans l’économie du savoir, la qualité de la recherche et de l’innovation constitue la véritable richesse d’un pays.
Il poursuit que c’est dans le champ de la science que se livre les batailles les plus décisifs, aussi il faudra relever le défi de doter le Sénégal d’une recherche et d’une innovation de qualité en s’appuyant sur toutes les forces du pays, les femmes aussi bien que sur les hommes.
M .Niane a annoncé que pour promouvoir une recherche de qualité au Sénégal , un vaste programme d’équipements et de construction d’infrastructure scientifique a été mise en place , entre autres du programme de modernisation et d’équipements de laboratoire de recherche qui passe de 500 millions en 2014 à 3 milliards en 2015, de la convention de financement que le ministère a signé avec l’IFAN doté d’un montant de 150 millions pour les études sur le nouveau pôle urbain de Diamniadio, de l’organisation du concours du grand prix du président de la république pour les sciences, de l’abonnement à des bases de données scientifiques internationales .
Selon Viviane Bompassy, ministre de la fonction publique, à l’image de leurs homologues des autres pays de l’espace UEMOA, les enseignantes et chercheures du Sénégal sont sous représentées dans nos université et centres de recherches.
Elle a invité ainsi les bénéficiaires du PAPES, qui ont obtenus ces subventions pour la finalisation de leurs thèses, à mener plus loin leurs recherches, pour participer à des rencontres internationales. Ainsi vous rejoindrez toutes ces autres braves qui à travers le monde refusent de laisser la recherche se conjugué seulement aux masculin.
Elle soutient que le PAPES contribue assurément à combattre les inéquites dont les femmes demeurent encore victimes, bien que la protection et la promotion des droits de la femme ait connu une amélioration significative, dans de nombreux domaines au Sénégal. Tout de même, beaucoup reste encore à faire.
Pour rappel, le PAPES a pour objet de soutenir la carrière académique des enseignantes-chercheuses et des chercheuses à travers la poursuite de la thèse, le concours d’agrégation et l’inscription sur les listes d’aptitudes du Conseil Africain et Malgache de d’Enseignement Supérieur (CAMES) et en particulier stimuler l’insertion, le maintien et la promotion des femmes dans l’univers de la recherche.
Source lejecos/Khadim FALL/Pressafrik

Commentaires

Ca viendra ca viendra, patience
Moi je vois le verre a moitié plein ou plus plein que chez certains réputés grands donneurs mondiales de leçon sur la question genre.
Il serait donc bon de les informer ou de leur raffraichir un peu la mémoire.

Statistiques officielles :

1) Nombre de femmes premiers ministres ou chef de gouvernement
France : 1 sur 169 , soit donc 0,6 %, commentaire :(
Senegal : 2 sur 13, soit 15%, commentaire :|

2)Nombre de femmes députés à l'assemblée nationale :
France : 155 sur 422 , soit 37%, commentaire :|
Senegal : 75 sur 150, soit 50%, commentaire :)

Conclusion :
Nous sommes donc plus en position de leur faire un peu la leçon et les sensibiliser sur la place qu'une femme n'est pas seulement à la cuisine, ni garder les enfants, ni même dans la recherche uniquement, elles doivent être au coeur des décisions nationales car l'autre disait "ce que vous décidez pour nous et sans nous est contre nous", au Sénégal les femmes ne peuvent pas penser cela et à juste raison.

Écrit par : . | 24/12/2015

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