10/01/2016

DAKAR AIME LES CHINOISERIES

Habillement et téléphonie : les produits « Made in China » s’imposent à Dakar

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Les marques chinoises s’imposent de plus en plus au Sénégal où elles séduisent de nombreux consommateurs grâce notamment à l’accessibilité de leurs prix.
Ce constat peut être fait dans deux grands marchés d’échanges de matériel « Made in China » à Dakar: Petersen et Centenaire.
« Mon business prospère depuis que j’ai commencé à vendre du matériel chinois. Mais il y a des gens qui n’ont pas encore percé le secret », avoue Abdoulaye, un vendeur de téléphones portables au marché de Petersen depuis 2009.
Dans sa boutique, on trouve les accessoires pour la téléphonie: casques, écouteurs, habillages, cartes mémoires, antichocs, entre autres pour presque toutes les marques de téléphone. Tout est « Made in China ».
Comme Abdoulaye, Arame est vendeuse de jouets et d’accessoires femme (colliers, boucles d’oreilles, bracelets) au marché Centenaire de Dakar, que certains Dakarois surnomment China Town à cause de la forte présence de magasins tenus par des grossistes chinois. Elle se réjouit aussi des produits chinois.
« C’est plus facile à vendre. Les Sénégalaises adorent les produits chinois parce que leur coût n’est pas élevé », témoigne cette femme.
Les vendeurs de produits « Made in China » ne gagnent pas beaucoup sur un article vendu : entre 100 et 200 francs CFA, selon eux.
« Mais, comme on peut en écouler de grandes quantités, on s’en tire », explique Cheikh Niang, vendeur de chaussures Made in China, dont le commerce est, dit-il, plus rentable que la vente du produit local.
« Les Sénégalais sont généralement de revenus modestes. Il leur est difficile de se procurer les produits locaux ou importés d’Europe, qui coûtent souvent chers comparés à ceux venant de Chine.
Avec 10.000 Francs CFA, une jeune fille peut porter de beaux habits avec tous les accessoires. Ce qui lui aurait coûté 40.000 F dans les boutiques de luxe », argumente Cheikh, qui s’active dans la vente de chaussures fabriquées en Chine depuis 2004.
Les produits venant de Chine (robes, collants, bodies, escarpins, colliers et boucles d’oreille) font l’affaire des jeunes filles dakaroise à la coquetterie légendaire. À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, les étudiantes rencontrées confirment.
« L’accessibilité des produits « Made in China » n’est plus à démonter au Sénégal. C’est des choses qu’on peut avoir à un prix insignifiant », affirme Ouley Soumaré, étudiante en sciences économiques.
« Les Chinois nous arrangement vraiment. Ce sont eux qui nous apportent les produits à la portée de notre pouvoir d’achat. Au Sénégal, le gouvernement veut promouvoir la consommation locale mais, le problème, c’est que les prix ne sont pas accessibles pour tout le monde. Donc, notre recours reste les produits chinois », renchérit sa copine Astou Seydi.
Pour les jeunes sénégalaises, il est hors de question de faire les grandes boutiques à la recherche d’habits haut de gamme à des prix « exorbitants » alors qu’elles peuvent se les procurer à bon marché grâce au Made in China.
Face aux accusations à l’encontre de la qualité des produits chinois, les vendeurs sénégalais de produits Made in China font observer que les Chinois fabriquent de plus en plus des chaussures de bonne qualité pour les consommateurs sénégalais, mais c’est à un prix un légèrement plus élevé.
L’engouement pour les produits chinois se traduits dans les échanges commerciaux entre la Chine et le Sénégal. Selon les chiffres officiels, ces échanges ont connu une croissance de plus de 20% en 2014 et étaient estimés à plus d’un milliard de dollars.
China.org/Dakarecho

Commentaires

Il est clair que le produit CHINOIS assure un renouvellement rapide...........

Écrit par : oyster | 11/01/2016

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Les pays d'Asie disposent en général de beaucoup de main d'oeuvre bon marché...
http://www.decouvertes63.com/2011/07/29/le-travail-des-enfants/
"On considère qu’en Asie, entre 80 à 100 millions d’enfants auraient échappés au système éducatif. Les autorités chinoises, quant à elles, nient l’existence du travail des enfants, mais tout porte à croire, qu’hélas, comme dans les autres pays d’Asie à forte densité et à grande pauvreté rurale, beaucoup d’enfants échappent à l’école, pour rejoindre le flot des enfants exploités".
Alors oui, effectivement, les produits 'made in China' peu chers à la fabrication, sont abordables sur les marchés car de qualité médiocre... mais il faut les renouveler souvent, et au bout du compte, c'est l'acheteur qui est perdant, quoi qu'il en pense.
De plus, acheter 'étranger' empêche le développement des produits locaux, et c'est bien dommage pour le Sénégal émergent.

Écrit par : Candide | 11/01/2016

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Acheter chinois c'est acheter 2 fois... Sans compter que l'article chinois fini dans la nature. Suffit de voir la quantité de cochonneries en plastique (chaussures, déco...) qui trainent après la Tabaski

Écrit par : bill | 12/01/2016

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Vrai, mais acheter chinois c'est pouvoir acheter au moins.. ce qui n'est pas négligeable dans un pays pauvre.

Écrit par : ndiaye | 13/01/2016

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Les femmes sénégalaises souffrent hélas d'un mal redoutable... c'est la fièvre acheteuse... pour acquérir des pacotilles... et faire illusion ! et augmenter du même coup la masse des déchets non biodégradables. Triste !

Écrit par : Candide | 13/01/2016

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Tout pour le paraitre!!!! mieux que le voisin,voilà ou passe le peu qu'ils ont dans le bling bling et quand ils ont besoin d'un cachet c'est chez vous qu'ils viennent frapper c'est sur nous n'avons pas les memes priorités ...

Écrit par : chees | 18/01/2016

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