18/01/2016

EXEMPLE DE DEMOCRATIE CALCULEE

Macky Sall réduit son mandat présidentiel

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Le Président sénégalais, Macky Sall a confirmé dimanche son option pour le quinquennat qu’il compte appliquer à son mandat en cours. Il veut également exclure de la course à la présidentielle tous les Sénégalais âgés de plus de 75 ans. Un projet de constitution qui comporte également des verrous.
C’est une certitude: la prochaine présidentielle sénégalaise se tiendra en 2017. Le projet de révision de la Constitution proposé par le Président Macky Sall a été rendu public dimanche. Selon l’article 27 du projet de Constitution, «la durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Cette disposition s’applique au mandat en cours. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. Cet article ne peut faire l’objet de révision.»
L’article 27 de la Constitution est ainsi modifié pour restaurer le quinquennat et rendre impossible l’exercice de plus de deux mandats consécutifs si le projet est adopté par les Sénégalais. «En vue d’une meilleure protection de la Constitution contre les révisions intempestives, il est ajouté à l’article 103 de la Constitution que (…) le mode d’élection, la durée et le nombre de mandats consécutifs du président de la République ne peuvent faire l’objet de révision», souligne le document.
Limite d’âge
Si elle est adoptée à l’issue du référendum qui doit être convoqué en mai 2016, la nouvelle Constitution va aussi plafonner l’âge des prétendants à la magistrature suprême. «Relativement aux conditions d’éligibilité à la présidence de la République, l’article 28 de la Constitution limite l’âge maximum du candidat à 75 ans au plus le jour du scrutin», indique le texte. Résultats: toute une génération sera de fait exclue de la course à la présidentielle. Il s’agit de Moustapha Niasse, actuel président de l’Assemblée nationale et des ténors comme Ibrahima Fall, Abdoulaye Bathily, Djibo Leïty Ka. Ils sont tous frappés par la limite d’âge.
L’article 4 de la Constitution devrait être modifié dans le sens de garantir aux candidats indépendants leur participation à tous les types d’élection.
Par ailleurs, la nouvelle Constitution va définitivement enterrer le Sénat. Cette Chambre ne figure pas dans le projet de Constitution qui dit en son article 6 : «Les institutions de la République sont: le président de la République; l’Assemblée nationale; le Gouvernement; le Haut conseil des collectivités territoriales; le Conseil économique, social et environnemental; le Conseil constitutionnel, la Cour suprême, la Cour des Comptes et les Cours et Tribunaux.» A la place du Sénat, il y aura donc le Haut conseil des collectivités territoriales pour la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial. Autre fait important: le Conseil constitutionnel ne deviendra pas une Cour. Il verra juste le nombre de ses membres passer de 5 à 7.
OEIL D’AFRIQUE

Commentaires

Une réforme qui parait difficile à faire passer pour des raisons d'intérêts ,et qui peut se retourner contre le pouvoir en place....
Quant à diminuer de 7 à 5 ans le mandat pdt ,il ne fait que suivre la mode ...

Écrit par : oyster | 19/01/2016

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rien ne se retournera contre personne
Passer de 7 à 5 ans si le referendum est accepté, il n' y a pas lieu de parler d'effet de mode, mais de choix populaire
un peu de respect

Écrit par : gorgui | 19/01/2016

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Mon commentaire se fait sur l'ensemble en particulier le changement de la constitution et la suppression du SENAT :
il est probable qu'un SENATEUR en place et peut importe l'age ne peut accepter de perdre ses avantages et son "pouvoir" ce qui fait penser un refus prévisible .
N'oubliez pas que DE GAULLE avait eu la meme pensée de supprimer le SENAT avec un référendum catastrophique amenant sa démission...
Le fait de passer de 7 à 5 ans le mandat du président effectivement il suit le meme chemin que la FRANCE en le réduisant donc une mode ...
Ceci n'est pas un manque de respect an aucun cas ,d'autant plus que Macky SALL me parait très positif par son dynamisme et sa clairvoyance ..

Écrit par : oyster | 19/01/2016

il n y aura pas de SENAT simplement parce que le peuple n'en veut pas, chose étonnant "en afrique" mais faut pas chercher loin

Écrit par : gorgui | 22/01/2016

5 ans super et on change dans tout les pouvoirs alors...

Écrit par : BARBAIX | 19/01/2016

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"il suit le meme chemin que la FRANCE" ???
décidément c'est devenu une obsession ce nombrilisme

Écrit par : ndiaye | 19/01/2016

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Dans les faits ,c'est incontestable ...
J'aurai du prendre un autre exemple pour ne pas faire remonter à la surface un sentiment anti Français ?

Écrit par : oyster | 20/01/2016

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J'aimerais simplement savoir si ndiaye, Galsen, Gorgui sont vraiment des sénégalais ou s'ils sont là que pour mettre le feu?

Écrit par : Lola diolla | 21/01/2016

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Ce qui est sur,c'est que ndiaye est anti française !!!chacun de ses mots enfonce la France et ses habitants,ça s'appelle cracher dans la soupe... Mais bon finalement ce n'est pas grave si c'est pour positiver...mais je ne crois pas que ce soit son cas c'est plutot le contraire ,il faut de tout pour faire un monde

Écrit par : maie | 21/01/2016

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Question suivante à l'attention de Ndiaye : "pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?" ; sa réponse devrait être intéressante :) :)
Je suppose que, dans son esprit, tout est pardonnable au Sénégal, rien ne l'est en France. Il devrait donc réviser l'Histoire du Sénégal, en remontant loin dans le temps, bien avant l'arrivée des premiers colons européens. Si tant est que cela puisse lui apporter quelques lumières...

Écrit par : Candide | 22/01/2016

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Un mandat 5 ans, çà amène à 10 ans de pouvoir avec 2 mandats, c'est bien. Il faut laisser du temps aux élus pour réussir leurs politiques. Le changement à la tête d'un pays, tous les 10 ans. c'est bien. On n'est pas au Zimbabwe au moins. La disparition du Sénat, très bien. Le rôle du sénat est de valider la constitutionnalité des lois de l'Assemblée. En supprimant le Sénat, on fait des économies de salaires et on accélère le vote des lois et on espèrera qu'elles soient appliquées (pas sûr du tout). Conseil constitutionnel de 5 à 7, çà fait des dépenses supplémentaires, mais équilibrées sur la disparition du Sénat et puis çà doit être 2 copains. Profitons bien de notre petit système de république démocratique avec joie et amour de la patrie dirigée par le pouvoir religieux confrérique.
Quand nous serons, une république islamique, nous aurons à l'Assemblée nationale , que des barbus à toques enrubannées et en toges noires, plus de femmes et les lois seront votées que si elles sont compatibles avec le Coran et validées par le Guide Suprême, un vieux religieux plein de toiles d'araignées dans sa barbe grise, pas élu au suffrage universel, qui servira des fatwas à tour de bras contre toutes oppositions.
On ne dira plus le Sénégal, le pays de la téranga parce que plus personne ne viendra nous voir, mais on scandera le point levé vers le Guide Suprême : "Vive la R. I. S". Les confréries auront fait allégeance et garderons leur pouvoir de soumission à la misère de la population, les talibés seront les bras armés de ce futur état avec comme officiers, les thiantacounes et les baye-fall, à la police secrète. Les mourides aux finances, les tidjanes aux armées parce qu'ils sont les plus nombreux, les layènes à la marine parce que nous serons en guerre sans avoir d'armes nucléaires contre une coalition occidentale de 16 pays nucléarisés. Tout un programme formidable pour le pays, si on fait pas gaffe à nous. Vous parlez toujours du passé, réfléchissez au futur.

Écrit par : issa gibb | 24/01/2016

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