31/01/2016

SAUVER LE PATRIMOINE DE ST LOUIS

Suspension des opérations de démolition à Saint-Louis

senegal

Le Gouverneur de la Région de Saint-Louis Alioune Aidara NIANG a signé, le 19 janvier dernier, un Arrêté interdisant toute opération de démolition de bâtiments anciens sur l’île de Saint-Louis, inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en 2000.
Elle constitue également une réponse adéquate aux recommandations du Comité du patrimoine mondial (Décision 38 COM 7B.54) demandant notamment de renforcer les mesures institutionnelles de protection et de conservation du site.
Ce nouvel arrêté contribuera sans doute à préserver le patrimoine architectural exceptionnel de l’île de Saint-Louis, ancienne capitale de l’Afrique occidentale, confronté à de nombreuses menaces. Il conduira également à réduire la disponibilité d’espaces pour la construction de nouveaux ensembles immobiliers qui, ces dernières années ont tendance à porter atteinte à l’intégrité du site.
Ainsi une bataille vient d’être gagnée mais la vigilance et le combat pour la protection et la conservation durable de cette ville historique doivent être menés de manière permanente face aux enjeux de croissance et de pression urbaine sur Saint-Louis.
unesco.org/Ndarinfo

Commentaires

Ils n'ont rien entretenu jusqu'à maintenant ,alors pourquoi redonner des fonds , c'est peine perdue ils feront un semblant de rénovation et tout continuera en plus tout datant du colonialisme ,je doute fort qu'ils aient envie de rénover,c'est un bon moyen de toucher encore de l'argent!!!!!

Écrit par : eddy | 01/02/2016

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non.., un bon moyen d'effacer ce passé douloureux

Écrit par : Ndiaye | 01/02/2016

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Je vous conseille d'étudier au moins l'histoire du Sénégal.

Écrit par : Lola diolla | 02/02/2016

Il est vrai, qu'avec tous les fonds, les aides, les subventions, les dons que reçoit le Sénégal de la part de beaucoup de pays étrangers et d'organisations internationales depuis des années en raison de sa stabilité démocratique, on peut se demander où passe l'argent ?
On connait les 2 premiers sports sénégalais : Mendicité et Corruption. On connait les scandales, dont celui du fils au 4 ministères et les milliards détournés avec arrivée à la case prison. On connait les dépenses de réunions, de séminaires, de colloques et d'assemblées dans les meilleurs hôtels de la côte. Par contre, l'aéroport pas fini, les autoroutes pas finies, centrales de destruction des déchets absentes, rénovation de Saint Louis oubliée, Gorée abandonnée, les plages disparues, le tourisme à l'agonie. Alors oui, pourquoi continuer à donner de l'argent puisqu'il disparait comme neige qui fonds au soleil et il n'y a jamais de résultat visible et tangible. De plus, à Saint Louis et à Gorée, la restauration du patrimoine colonial n'est pas prioritaire pour les sénégalais, ils sont dans le déni du passé historique. A part des conditions de transparence sur l'attribution des fonds et leurs emplois diffusés, suivis et contrôlés pour faire fasse aux détournements clairement établis, nous verrons peut être des améliorations finalisées dans le pays.
L'Afrique subsaharienne a obtenu 80 millions d'Euros lors de la COP21 pour faire face au réchauffement climatique. La Ministre du Tourisme sénégalaise à Marrakech a annoncé que cet argent irait à la station balnéaire de Saly pour lutter conte l'érosion côtière. C'est la 4ème annonce depuis 2012 que des fonds seraient attribués à Saly par différents organismes internationaux et les 9 digues promises et gérées par la formidable, incompétente SAPCO. On a rien vu, à part 2 digues sur 9, les hôteliers se sont débrouillés seuls contre l'érosion. Pour les nouveaux fonds de la COP21, il faudrait bien surveiller qu'ils ne fondent comme neige au soleil, comme leurs prédécesseurs !

Écrit par : issa.gibb | 01/02/2016

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Passé douloureux certes j'en convient ,mais balayé devant votre porte vous avez surement été les premiers esclavagistes en vendant vos frères,...

Écrit par : maie | 01/02/2016

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On aurait dû vous laisser payer vos impôts chez les boches,

Écrit par : gorgui | 01/02/2016

Malheureusement pour certains, on a pas été "colonisé" par les allemands.

Écrit par : Lola diolla | 02/02/2016

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Historiquement, il y a eu 3 traites négrières en Afrique
La première est appelée traite négrière africaine où les rois africains et les chefs de guerre attaquaient les peuplades plus faibles. Les combats étaient rudes, on estime à 3 morts pour avoir un esclave vivant. Au Moyen Âge, les empires du Mali et du Ghana avaient autant d'habitants libres que d'esclaves. C'est la création des sociétés esclavagistes africaines. L'esclave est un bien productif pour le travail et commercial, car on peut le vendre. Au 19ème siècle, ceux sont les colonialistes qui mettent fin a cette traite comme argument humanitaire pour justifier la colonisation. On estime à 14 Millions d'esclaves africains par des africains.
La deuxième traite est la traite appelée musulmane avec les razzias des arabes du Maghreb, d'Arabie Saoudite et du Yémen sur les villages africains. Les rois africains vendent aussi des esclaves aux arabes. Ceux sont les enfants qui sont les plus prisés et enlevés pour les marchés d'esclaves de Tombouctou, de Zanzibar, du Caire, d'Istanbul et de la Mecque. Les fillettes pour les harems et les garçonnets, après passage dans les ateliers de castration où beaucoup en mouraient, pour en faire des eunuques qui se vendent plus chers. Cette traite prend fin au 20ème siècle (si on ferme les yeux, sur les conditions de travail des ouvriers philippins en Arabie Saoudite) et elle est estimée à 17 Millions d'esclaves africains par les arabes.
La dernière traite négrière est la traite occidentale ou traite transatlantique. Du 15ème siècle au 19ème siècle, les européens ont pratiqué l'esclavage pour peupler le Nouveau Monde et faire travailler les africains, plus dociles que les indiens, dans les grandes plantations des Amériques. Les voyages en bateaux faisaient beaucoup de morts et les punitions aussi. Les garçons n'étaient pas castrés pour que la natalité donne plus d'ouvriers dans les champs. Certaines plantations étaient des lupanars pour les blancs et de nombreux enfants mulâtres ressemblaient aux propriétaires et aux contremaîtres blancs. L'abolition de l'esclavage est décrété en 1862 aux Etats-Unis et au 19ème siècle en général. On estime à 12 Millions d'esclaves africains envoyés aux Amériques.
En résumé, 14 Millions d'esclaves africains par des africains, 17 Millions d'esclaves africains par les arabes, 12 millions d'esclaves africains par les européens. Pourtant quand on parle de l'esclavage, on met toute l'Histoire de l'esclavage sur les européens. Même si ceux sont les européens qui ont mis fin à l'esclavage dans le Monde. Les africains n'ont pas compris l'arrêt de l'esclavage et les arabes ne l'ont pas accepté car c'était une énorme perte de ressource financière.
Le déni et l'oubli des 2 premières traites négrières s'expliquent par le fait que les autorités s'inquiètent d'enseigner aux nouvelles générations africaines la vérité sur l'Histoire de l'esclavage. Que des africains ont mis des africains en esclavage et ont vendus des êtres humains comme esclaves aux arabes et aux européens. C'est aussi au nom de l'amitié arabo-africaine, qu'on ne veut pas se souvenir et enseigner que des milliers de garçons africains ont été castrés et enfermés avec les filles dans les bordels des grandes villes arabes et dans les harems des dignitaires de la grande religion musulmane rayonnante pendant 14 siècles. On ne peut pas apprendre tout cela aux petits africains. On leur aurait menti sur leurs ancêtres. Alors, on reste dans le non-dit et l'oubli. L'esclavage, c'est le toubab ! La colonisation, c'est le toubab ! La misère, c'est le toubab !
Les 300 000 enfants talibés esclaves au Sénégal ? C'est qui ? Pas les toubabs, cette fois. Le Sénégal n'a pas fini avec l'esclavage et la traite négrière religieuse de ses enfants. C'est la 4ème traite historique du 21ème : La traite négrière religieuse des enfants talibés.

Écrit par : issa gibb | 02/02/2016

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Merci issa gibb,de remettre les choses a leur place .

Écrit par : maie | 02/02/2016

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Merci issa gibb.
Mr ndiaye vous avez compris?

Écrit par : Lola diolla | 03/02/2016

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Franchement pas trop le temps de lire de longs longs propos pour se donner bonne conscience.

En wolof on dit :"Dou mann rek, bokou maaci moko gueun ",
Je traduis (pour la majorité qui malgré les nombreuses années dans un pays ne (n'ont) fait aucun effort pour parler la langue locale comme tout bon expat), donc cela signifie :

"Ce n'est pas seulement nous, c'est bien mais on n'en fait pas partie c'est MIEUX"

Écrit par : Ndiaye | 03/02/2016

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Je n'en fait pas parti est mieux que ce n'est pas seulement moi.

Écrit par : Lola diolla | 03/02/2016

Lire, çà donne une meilleure vision du monde ; c'est aussi prendre de la hauteur et un certain recul sur ce que l'on croit savoir ; et lire c'est également apprendre.
Ceci dit le wolof n'est pas LA langue locale... il y en a plein d'autres, de langues locales au Sénégal, la langue officielle du pays étant (rappelons-le) le français.

Écrit par : Candide | 03/02/2016

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Ndiaye que je crois qu' on fait énormément d'efforts en répétant 10 fois la même phrase,
sans compter que la majorité des mots de la langue locale"wolof" est en français.
Alors Svp!!!!!!

Écrit par : Lola diolla | 03/02/2016

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Comme vous insistez Mr ndiaye à dire que c'est la langue locale.

Écrit par : Lola diolla | 03/02/2016

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