02/02/2016

SUBVENTION POUR LA MAISON DES ESCLAVES DE GOREE

GORÉE : UNE SUBVENTION DE PLUS 600 MILLIONS POUR LA RÉNOVATION DE LA MAISON DES ESCLAVES

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La coalition internationale des sites de conscience, une organisation qui regroupe 200 sites historiques et de mémoires, a octroyé une subvention d’un million de dollars (604 millions frs CFA) pour la rénovation, l’agrandissement et le changement de vocation de la Maison des esclaves de Gorée, a annoncé lundi le maire de la ville, Augustin Senghor.
"Nous avons obtenu un financement d’un million de dollars pour la rénovation de la maison des Esclaves de Gorée pour en faire en plus d’un lieu de mémoire, un centre de documentation afin qu’elle soit l’un des sites les plus visités dans le monde" a dit Augustin Senghor, dans un entretien avec l’APS.
Un changement de dimension de la maison des esclaves que le maire de Gorée appelle de tous ces vœux afin de permettre au site insulaire "de se positionner parmi les sites qui reçoivent le plus de visites au monde".
Augustin Senghor qui s’est réjoui d’un tel accord de financement a souligné que la coopération est l’un des piliers de fonctionnement de sa commune qui bénéficie de plusieurs engagements financiers de la part de structure privés nationaux et internationaux.
Dans un communiqué de presse consécutif à la visite rendue à l’édile de Gorée et à son équipe municipale, la coalition internationale des sites de conscience a précisé que "les travaux de rénovation ont un cout global de 1,8 millions de dollars dont déjà 1 million mobilisé grâce à la fondation Ford, le reste devant venir de l’Etat du Sénégal".
Selon la directrice du programme des réseaux mondiaux de cette coalition, Dr Sophia Milosevic, les travaux vise à faire de "ce site historique important, un centre international d’excellence pour l’engagement citoyen sur l’histoire de l’esclavage et ses héritages contemporains".
Prévu pour durer 3 ans, les travaux de rénovation, d’agrandissement et de modernisation de la Maison des Esclaves, devront, tout en respectant l’architecture des lieux, (Gorée étant classé patrimoine mondiale de l’UNESCO), comporter "une extension du musée ainsi que l’enrichissement de son contenu de même qu’une actualisation des expositions", renseigne le document.
A termes, selon la coalition des sites de consciences initiatrice de ce projet, "la Maison des Esclaves sera positionnée comme un centre mondial d’excellence sur l’esclavage et ses héritages contemporains".
La Maison des esclaves, un haut lieu de mémoire située sur l’île de Gorée, à 2 km au large de Dakar, accueille chaque année des milliers de visiteurs intéressés par la traite des esclaves.
La Maison des esclaves, dernière des esclaveries de Gorée construite par les Hollandais en 1676, entièrement restaurée en 1990 par l’association Gorée - Fraternité avec l’aide de l’UNESCO.
APS

Commentaires

Incontournable visite ...
Reste que la somme est énorme et que des projets restent sur le bord de la route par faute de crédits.

Écrit par : oyster | 03/02/2016

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Rasons Rasons.. Cacher moi ces mauvais souvenirs qu'on ne saurait voir éternellement...cela frise le masochisme

Écrit par : Ndiaye | 03/02/2016

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14/10/2012 - Publié par Edouard Boulogne
MAIS POURQUOI ENTRETIENNENT-ILS LE MYTHE DE GOREE ?
Notre récent article sur l'imposture de Gorée, au Sénégal, nous a valu de nombreuses approbations de lecteurs, et l'envoi du récent article de Bernard Lugan que vous lirez plus bas.
A cet égard mon ami Louis Dessout m'écrit : "Participant, en compagnie du député Moutoussamy, à un congrès professionnel maritime et portuaire qui se tenait à Abidjan puis Dakar, nous avions constaté, avec consternation, l'imposture historique de Gorée. Cette habitation n'a aucun accès maritime. Quel dommage que nos élus et le Président de la République contribuent à entretenir ce mythe" expliqué par le lien http://bernardlugan.blogspot.fr/
Et Louis Dessout ajoute : "Tu pourrais publier également ta photo de l'île et te demander comment à cette époque on pouvait techniquement y effectuer un double transbordement sans espace de stockage. D'abord du continent à l'île puis de l'île vers les Amériques... Différence fondamentale avec les installations, plus fonctionnelles, encore existantes dans les ruines de forts du Ghana, sur le continent où eurent vraiment lieu ces pratiques barbares et ignobles de la traite".
Voir le site http://www.lescrutateur.com/article-mais-pourquoi-entretiennent-ils-le-mythe-de-goree-111247721.html

Écrit par : Candide | 03/02/2016

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Monsieur Ndiaye, malgré mon respect, je trouve que vous êtes à côté de la plaque. Oublier le souvenir de l'esclavage, le passé des traites négrières et le passé colonialisme, c'est comme refuser l'extermination des amérindiens par les colons aux Amériques, oublier l'holocauste des juifs par les nazis en Europe, oublier les massacres du Rwanda....Cela s'appelle du révisionnisme. Ignorer le passé, raser les sites historiques de l'esclavage et les sites historiques du colonialisme auraient comme effets d'interdire aux nouvelles générations, la connaissance de l'histoire du pays et de ce que les hommes sont capables pour que cela n'arrive plus. Un pays qui ignore son passé n'a pas d'avenir.
Gorée n'était pas un grand comptoir de la traite négrière comme en Guinée, à Zanzibar et à Tombouctou, mais il rappelle à l'Humanité que du 15ème siècle au 19ème siècle, à cet endroit, les portugais, puis les hollandais, les anglais et enfin les français ont pratiqués l'esclavage. Que des africains ont été mis en esclavage, maltraités et vendus par d'autre africains, par des arabes et par des européens. Vivre dans le souvenir haineux du colonialisme peut être du masochisme. Vouloir effacer les traces de l'histoire de l'esclavage et du colonialisme relève de la connerie. Ne vous en déplaise.
Autre raison, c'est un des rares sites touristiques qui attirent encore des touristes dans un tourisme à l'agonie. Gorée doit être entretenue, avec ses maisons coloniales et son fort prison aux opposants de Senghor. C'est de l'Histoire su Sénégal aussi.
Si je ne pratique pas le wolof dans mes longs commentaires, je vous cite : que vous n'avez pas le temps de lire. C'est que la langue française est la langue officielle du Sénégal, déclaration inscrite dans la Constitution et c'est une langue universelle comprise dans le monde entier. Au contraire, du Wolof qui est un dialecte africain perdu au milieu des autres dialectes, peul, sérère, haalpuular, diolas, lébous, mandingues, sarakolés, bassaris, toucouleurs...Pourquoi les poèmes d'Ahmadou Bamba Mbacké et de Malick Sy sont pas connus et pas lus ? Parce ce que leurs poèmes ne sont pas en français ou traduits en français. Pourquoi les poèmes de Léopold Senghor et d'Aimé Césaire sont connus dans le monde entier ? Parce qu'ils sont en français.

Écrit par : issa gibb | 03/02/2016

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Je crois qu' à force de lire les commentaires mr ndiaye aura au moins un peu de culture générale.
Mais bon c'est pas donné.. on ne peut pas changer certains cerveaux.
Dur dur...

Écrit par : Lola diolla | 03/02/2016

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Je vais faire de l'humour noir pour une fois... "on ne peut pas changer certains cerveaux" : c'est vrai, encore faut-il en avoir un pour le changer :)
PS - n'ayant jamais entendu qui que ce soit parler d'humour blanc, c'est bien l'humour noir qui s'applique en la circonstance !

Écrit par : Candide | 04/02/2016

Seul contre tous, c'est de l'acharnement

Écrit par : Ndiaye | 04/02/2016

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Monsieur Ndiaye, vous l'avez bien chercher. Vous voulez qu'on efface le passé et vous avouez que vous n'avez pas le temps de lire les commentaires contradictoires. Ce n'est pas le but d'un blog qui doit être l'échange d'idées en toute liberté et respect de l'autre. On n'impose ses idées, on les présente et puis nous sommes pas d'accord avec vous que Gorée soit rasé et qu'on n'oublie le passé du Sénégal. Je peux comprendre qu'il faut arrêter les références incessantes sur le souvenir douloureux de l'esclavage et le larmoiement toujours très présent du colonialisme, 60 ans après, pour aller de l'avant dans un pays indépendant et souverain. Mais, on garde les preuves du passé, c'est L'Histoire du pays pour les générations futures. On a pas le droit de leur interdire L'Histoire du passé du pays. Nous serions dans le déni. Cordialement votre.

Écrit par : issa gibb | 04/02/2016

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Je pense que mr ndiaye en rajoute,n'a t-il pas d'autres moyens pour se mettre en valeur,que de s'en prendre systématiquement aux occidentaux,qui contribuent indirectement a son bien - etre!!!!c'est facile de cracher dans la soupe ,ça ressemble a de la jalousie,elle est pourtant mauvaise conseillère...

Écrit par : eddy | 07/02/2016

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